DORA
MlTHRIDATIUM. bot. Ce nom est dans les anciens celui de la Dent de Cliien (Erylhronium dens Canis, L.). Adanson l'a emi)loyé comme nom générique pour désigner ce genre, f. Érytdronier.
MITILÈNE. OIS. Espèce du genre Bruant, f^. ce mot.
MITILLINE. IKF. /'. Mytilire.
WITINA. BOT. Adanson fait du Carlina lanata, L., un genre distinct qu'il nomme Milina, et qu'il distingue surtout par les écailles de l'involucre, qui sont dépourvues d'épines sur leurs bords, f^. Carline.
MITOPÉTALE. Mitopelaium. bot. Le docteur Blume a établi ce genre dans la famille des Orcbidées, Gynandrie Monandrie, L., pour une plante qu'il a observée dans les forêts de l'île de Java et qu'il avait primitivementnommée Tainiaspeciosa. Lcscaraclèresdu genre sont : folioles extérieures du périgone ou sépales ringenles, très aiguës, les latérales subposées au labelle et soudées au pied du gynostème ; les intérieures presque conformes, mais un peu plus petites; labelle articulé avec la partie inférieure ou le pied du gynostème, indivise, acuminé, rayé inlérieuremeut et idus court que les folioles du périgojie; gynostème droit, demi-cylindrique, prolongé à sa base; anthère charnue, terminale, légèrement convexe, à deux loges quadrilocillées; huit masses polliniqucs un peu comprimées, élastiques au moyen d'une membrane.
MiTOPÉTAiE brillant. Mitopelalutu speciosum, Blume. C'est une plante herbacée, terrestre, glabre, à
liges radicanles et latérales, à feuilles membraneuses, nervurées; pétioles longs, renflés à leur base qui forme une sorte de pseudobnlbe; Heurs assez nombreuses, réunies en épi au sommet de la hampe ou tige.
MITOSATES. Mitosala. ms. Fabricius donne ce nom au sixième ordre de sa classe des insectes; cet ordre répond à celui des Myriapodes de Latreille. A'. Mtriapoues.
MITOU oc MITU. OIS. Synonyme deHocco. f. ce mot.
MITRA, bot. Le genre établi sous ce nom par Houston fut adopté par Linné qui le nomma Mitreolu, puis le réunit ù VOphiorhiza. A. Richard en a de nouveau établi la distinction ; il a définitivement rangé le véritable Ophioihisa parmi les Hubiacées, tandis que le Mitreola reste parmi les Genlianées. F. Mitréole.
Le genre Mitra, établi par Fries dans la famille des Champignons Hyménomycètes, ne diffère pas du genre Helrella de Linné.
MITRACAKPE. Mitracaipum. bot. Genre delà famille des Rubiacées, établi parZuccarini qui lui assigne pour caractères : tube du calice ovale, son limbe persistant, à quatre dents, dont deux souvent plus petites et quelquefois presque nulles ; corolle hypocratérimorphe, avec son tube cylindrique, ayant une ligne circulaire, velue près de sa base et l'orilicc glabre; son limbe est à quatre lobes; anthères exserles ou incluses; stigmate bifide. Le fruit est une capsule membraneuse, couronnée par le calice, divisée en deux loges, s'ouvianl circulaircment vers le milieu; chacune de ces loges renferme une semence attachée à la partie de la cloison très-voisine delà base. Ce genre, dont quinze ou seize espèces sont connues, appartient à l'Amérique du sud, à l'exception d'une seule espèce qui est africaine. Ce sont des plantes herbacées ou des sous-arbrisseaux à feuilles opposées, péliolécs, accompagnées de stipules qui sont soudées aux côtés de la base du pétiole; les fleurs sont verticillées, formant un capitule dense au sommet des tiges ou des rameaux; elles sont ordinairement blanches.
Mitracarpe be Hdubolbt. Milracarpa HumboUlliuna , Cham. et Sch. Sa tige est droite, à rameaux presque cylindriques et pubescentsdans leur jeunesse, glabresquand ils sont adultes; les feuilles sont linéaircsoblongues on lancéolées, pubescentes et même velues; stipules garnies de quatre ou cinq soies à l'exception du sommet qui est nu; fleuVs composant un vcrticille serré ou une sorte de capitule terminal. Des environs de Rio-Janeiro.
MlTRAGYiNE. bot. (U. Bronn.) Synonyme de Mitrasacme. ^^. ce mot.
MITRAIRE. Mitmria. bot. Cavanilles {Icon. rar., 6, p. 57, t. 579) a établi sous ce nom un genre de la Didynamie Angiospermie, L.,et qui paraît avoir quelques affinités avec la famille des Bignoniacées.U offre pour caractères principaux : calice double : l'extérieur en forme de mitre, et partagé inégalement; l'intérieur à cin(i divisions profondes, inégales, linéaires et aigutjs; corolle tubuleuse, renflée, à deux lèvres dont la supérieure est bifide et l'inférieure trifide; <iuatre étamines didynames, ayant leurs filaments plus longs que la corolle, insérés à la base du tube de celle ci; une cin-
quitïme elamine nulimcnlaire; ovaire sii|ii:rc, ovale, siiirnonlé d'un slyle siibulé el d'im sligmale (;'pais; baie siicculenle, uniloculaire, renfermant des graines nom- Ineuses, nageant dans la pulpe, luisantes et allongées. Ce que l'auteur de ce genre considère comme la partie extérieure d'un cnlice double, n'est que la cohérence de deux bradées, ainsi que cela s'observe sur un grand nombre de plantes qui appartiennent à la classe des Monopétales. Ce caractère semble donc moins important que s'il dépendait d'une structure particulière dans les enveloppes florales; l'organe dont il s'agit ne faisant plus partie du calice, et devant être rejeté parmi ceu.x de la végétation, et assimilé aux feuilles, sur lesquellesonnepeutétablirdebons caractères génériques.
MiTRAiRE ÉCARLATE. Mitiaiia coccinea , Cavan., loc. cit. Ses tiges sont ligneuses, grimpantes, divisées en rameaux faibles, opposés, obscurément tétragones et légèrement velus. Ses feuilles sont opposées, quelquefois ternées, portées sur de courts pétioles, ovales, aiguës ou allongées, dentées en scie, vertes et légèrement velues à la face supérieure, glauques en dessous. Les fleurs, d'un rouge écarlate, sont ordinairement solitaires, quelquefois géminées ou ternées, axillaires, pendantes et portées sur des pédoncules longs, rudes et épais à leur sommet. Cette plante croît près de San- Carlos, dans l'île de Chiloe.
Gmelin {Sj'st. f'egel.) a donné le même nom de Mitiaiia à un genre qui a pour type VEugenia racemosa, L., et qui a été nommé Stiavadiiim par Jussieu.
M1TR.\L oTi MITREFORME. bot. Désignation donnée par Palisot de Beauvois à la bàle de quelques Graminées et à la coiffe des Mousses lorsque ces organes présentent laf orme d'une Mîlre.
MITRAS.iCME. BOT. Labillardière (Nov.-Uollanil. Plant. Spec, I, p. 56, t. 49) a constitué sous ce nom lin genre de la Tétrandrie Monogynie, L., et il le considérait comme faisant partie de la famille des Scropliularinées. En adoptant ce genre, et proposant le nom de Mitragyne comme plus convenable, Rob. Erown (Piodr. Flor. Nov.-Holland., p. 452) l'a placé in la tîn de la famille des Gentianées, parce qu'il a plus de rapports avec le genre Exacum qu'avec aucun de ceux qui composent les Scrophularinées. Voici les caractères qu'il lui a attribués; calice anguleux, à quatre ou rarement à deux divisions courtes; corolle caduque dont le tube est anguleux, le limbe à quatre divisions profondes et égales; quatre étamines égales, ordinairement renfermées dans le tube de la corolle, rarement saillantes ; anthères s'ouvrant à l'extérieur; style bifide à la base; capsules déhiscentes au sommet par les fentes qui séparent les branches du style. Les plantes de ce genre sont des herbes glabres ou poilues; ù feuilles opposées, tantôt connées, tantôt rassemblées en rosettes au collet de la racine, et alors la tige est nue. Leurs fleurs sont disposées en ombelles terminales, plus rarement axillaires et solitaires. On doit considérer comme type le Mitiasacme pilosa, Labillard., loc. cil. Celte plante, velue sur toutes ses parties, couchée sur le sol, h feuilles ovales, à fleurs solitaires, axillaires et pédonculées. croît à la terre de Van-Diémen. Rob. Brown a
décrit dix -huit autres esiièces, toutes originaires des environs du Port-Jacksou, et de la partie de la Nouvelle-Ifollande située entre les Tropiques; il les a distribuées en quatre sections : la première se compose de seize espèces que l'auteur a nommées vraies Mitrasacmes {Mitiasacme veiœ). Elle est caractérisée par son calice quadrifide, par ses étamines incluses et insérées sur le milieu du tube de la corolle, par son style bifide à la base jusqu'au moment de l'épanouissement de la fleur, et par son stigmate bilobé. La deuxième section diffère essentiellement de la précédente par son calice bifide. Elle ne renferme qu'une seule espèce à laquelle R. Brown a donné le nom de Mitiasacme paradvxa. La troisième section offre les caractères de la première; mais on n'y retrouve point la structure si singulière du style. Le Mitiasacme connala possède en effet un style dont la base est indivise même avant l'anlhèse, et dont le stigmate est entier. Enfin, dans la quatrième section, l'auteur a placé le Mitiasacme amhigna, dont le calice est plissé, à lobes concaves, les étamines saillantes, insérées sur l'entrée de la corolle, et la capsule qui finit par se diviser en deux valves.
MITRE. Mitra, jioli. U est peu de genres parmi les Mollusques qui offrent des Coquilles dont les formes soient plus agréables et les couleurs plus vives et mieux distribuées. Voisines des Volutes, les Mitres sont des Coquilles qui habitent principalement les mers équatoriales; elles diminuent et disparaissent à mesure que l'on s'éloigne des mers chaudes. Quoique les collines subappennines présentent à l'état fossile plusieurs grandes espèces, on n'en retrouve plus aujourd'hui que de petites dans la Méditerranée; elles sont d'ailleurs différentes et fort rares; les environs de Paris en offrent aussi un assez grand nombre dont on ne connaît plus les analogues vivants. Le genre Mitre peut se caractériser de la manière suivante ; animal peu connu, paraissant voisin de celui des Volutes; coquille turriculée, subfusiforme ou coniforme, à spire pointue au sommet, à base échancrée et sans canal ; columelle chargée de plis parallèles entre eux, transverses, et dont les inférieurs sont les plus petits; bord columellaire, mince et appliqué.
t Co((uilles turriculées ou bucciformes, sans dépression sur le bord droit.
Mitre papale. Mitra papalis, Lamk.; Coin ta papulis, L., Encycl., pi. 370, fig. 1, a, b. Grande et belle Coquille striée transversalement, surtout dans le jeune âge, avec des points peu profonds dans les stries; ces stries et ces points disparaissent presque entièrement sur le dernier tour; sur un fond blanc , cette Coquille est agréablement ornée de taches d'un rouge briqueté; elles sont sériales. Les sutures de chaque tour sont plissées régulièrement el couronnées de dents. On voit cinq plis à la columelle, et le bord droit est souvent dentelé dans toute sa longueur.
tt Espèces qui ont un sinus sur la lèvre droite. Les Minarets.
Mitre pucwKt.. Mitra plicaria, Lamk.; yolutaplicaria, L., Encyclop., pi. 373, fîg. 6. C'est parmi les Minarets l'espèce la plus commune el la mieux caractérisée sous le rapport du sinus du bord droit, qui
ost assez piofond el assez semblable à eelui des Clavaliiles.
Mitre en lyue. Mitra l/rata, Lamk.; Mitra subdivisa, Lanik., Ann. du Mus., t. xvii, p. 204, n» 26; Eiicyclop., pi. 375, fig. 1, a, b. Très-jolie Coquille, élégammenl ornée de côtes longitudinales, distantes, étroites, et dans leur intervalle se voient des stries transverses, fines et peu profondes.
■[■[■[ Espèces courtes, qui ont le bord droit épaissi, rcntlé dans son milieu.
Mitre DtzoriME. Mitra bizonalis, D.; Colombella bizoïiatis, Lamk., Encyclop., pi. 575, fig. 7, a, b. Lamarck, en confondant plusieurs espèces de Mitres de celte section avec les Colombelles, avait assigné à celles ci un caractère qu'elles n'ont jamais, les |)lis à la columelle; ces plis, dans ces Coquilles, sont absolument semblables à ceux des autres Mitres; ils ont dû servir de caractère essentiel pour les replacer dans leurs rapports naturels, et les huit ou dix espèces que l'on connaît font un groupe bien caractérisé parmi les Mitres.
fttt Espèces olivaciformes ou coniformes. Genre CONELIX, Sow.
Mitre dactyle. Mitra daclylus, Lamk. ; f^olula ilaclylus, L., Encycl., pi. 572, Bg. 51, a, b.
Mitre crénelée. Milra crentilata , Lamk.; Foliita crcnulala, Encyclop., pi. 572, lîg. 4, a, b. Quoique la forme des espèces de celte section soit difTérenle de celles des autres Mitres, on doit néanmoins ne pas admcUre le genre de Sowerby, car on arrive à ces formes par des passages insensibles.
SIITRE DE MEU. poiTP. Ce nom a été donné, par d'anciens naturalistes, à des Psychodiaires de la famille des Éponges.
MITRE DE NEPTDNE, MITRE POLONAISE, poitp. On a donné ces noms à une variété du Madrepora pileiis de Linné, dont Laraarck a fait une espèce sous le nom de Fongic Bonnet. F. Fongie.
MITREMYCES. bot. (Lycoperdacées.) Ce genre établi par Nées d'Esenbcck, a pour type le Lycoperdon lietcrogeniini, décrit par Dose dans les Mémoires de l'Académie de Berlin, t. v, p. 87, pi. 6, fig. 10. On peut le caractériser ainsi : péridium double; l'extérieur globuleux, ayant son orifice fermé par une sorte de coilîe écailleuse et laciniée sur ses bords ; l'interne arrondi, beaucoup plus petit, fixé supérieurement au pourtour de l'orilice du péridium externe; sporules dépourvues de filaments. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, qui croit dans la Caroline et dans quelques autres parties des États-Unis; Schweinitzen a donné une excellente description el nne très -bonne figure dans son histoire des Champignons de la Caroline du Nord {Comment. Soc. Nat. Ciir. Lipsiensis). Le pédicule de cette plante est épais, irrégulier, d'un brun foncé; il supporte un péridium gros comme une petite noix, sphérique, lisse, d'une couleur fauve; la petite coiffe qui couvre son orifice est d'un beau rouge ; le péridium interne, beaucoup plus petit que l'externe, est suspendu dans la cavité de celui-ci, qu'il ne remplit pas à beaucoup près. Schweinitz a observé, dans la Pensylvanie, une autre espèce de ce genre plus petite et rouge. 11
pense que le Sclerodcrma pistillare de Persoon doit également se ranger dans ce genre.
MiTRÉOLE. Mitreola. bot. Linné avait nommé ainsi un genre appelé d'abord Milra par Houston, et qu'il avait ensuite réuni à VOpliiorhiza, placé par Jussieu dans la famille des Genlianées. Mais ayant étudié avec soin l'organisation des deux plantes nommées par Linné Opliiorhiza Miinyos et Ophiorhiza Mitreola, A. Richard a reconnu (Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, 1, p. 61) que ces deux espèces appartiennent non-seulement à deux genres différents, mais que ces deux genres doivent se ranger dans deux familles distinctes. 11 a donc ôlé la seconde espèce du genre Ophiorhiza, et rétabli pour elle le genre Mitreola qui reste dans la fainille desGentianées, tandis que le genre Ophiorhiza fait partie des Rubiacées. Voici les caractères assignés au genre Mitreola : son calice est à cinq divisions profondes, persistant et libre; la corolle est monopétale, régulière, presque urcéolée, ;> cinq lobes. Les cinq étamiiies sont incluses. L'ovaiie est libre, à deux loges polyspermes; les ovules sont attachés à la cloison. Le style est court, simple, terminé par un stigmate également simple. Le fruit est une capsule terminée supérieurement par deux cornes qui s'ouvrent par leur côté interne.
Mitréole opnioRBizoïDE. Mitreola ophiorhizoides, Ricli., loc. cit., t. 5. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale et a le port d'un Héliotrope, surtout quant à la disposition de ses Heurs. Sa tige est simple, dressée, glabre, cylindri(|ue, haute d'un pied à un pied et demi; ses feuilles sont opposées, sessiles, ovales, oblongues, aiguës, un peu sinueuses. Les fleurs, fort petites, formant nne sorte de cime terminale composée d'un grand nombre de ramifications rouléesen crosse, comme dans les Héliotropes. Quoique l'ovaire soit terminé par un style et un stigmate simples, le fruit est néanmoins bicorne à son sommet. Voici comment se fait ce changement. Après la fécondation, peu à peu la cloison se sépare en deux lames, qui s'écartent l'une de l'autre, et il se forme une sorte de fente qui traverse l'ovaire dans sa partie supérieure, son sommet restant intact. Mais bientôt le sommet lui-même se fend, et chaque moitié emporte avec elle une partie du style.
MITRÉPHORE. Mitrephorus. iNS. Coléoptères tétramèies; genre de la famille des Cuiculionides, institué par Schoonherr qui lui donne pour caractères : antennes médiocres, coudées, presque grêles, avec la lige composée de sept articles dont les deux premiers allongés, obconiques, et les autres fort courts; massue ovale; rostre longiuscule, fort, cylindrique et un peu ar(|ué; corselet oblong, bisinué à la base, beaucoup plus étroit antérieurement où il se prolonge en une sorte de corne; tcusson arrondi, un peu élevé et trèsdistinct; élytrcs cylindriques, trisinuées à leur base; pieds médiocres, presque égaux; cuisses un peu en massue ; jambes cylindriques, droites; tarses allongés.
MiTRÉPiioRE DE Waterbodse. Mitrephoriis If^aterhousei, Sch. Il est noir, couvert de nombreuses écailles serrées et cendrées; rostre nu vers l'extrémité; élytres finement poinlillées; cuisses mutiques. Du Brésil.
MITROGÉME. Mitror/eniiis. its. Coléoplèies hélé-
romères; genre il« la famille des Miilasoines, liiliii des Nyctélides, iiislilué pai' Solier (lui lui appliiiiie pour caiaclères : menton (iiesque aussi loiij; (|ue larijo, rétréci à sa base qui est tronquée, et à sa partie antérieure qui a une écliancrure anguleuse, Irès-profonde; pédoncule écliancré par un sinus très étroit; palpes maxillaires terminées par un aiticlc allongé, les labiales courtes, à articles épais; languette profondément écliancrée; antennes filiformes et velues; premier article court et en massue, le deuxième beaucoup plus court, transverse et nodiforme, les suivants coniques, étroits et à peu près égaux, le troisième excepté; les trois derniers sensiblement comprimés cl un peu plus gros que le précédent; corselet légèrement élargi en arrière, avec les angles postérieurs prolongés; sa base est tronquée presque carrément; écusson légèrement saillant; corps ovale; élytres arrondies latéralement; pattes velues; jambes grêles; tarses filiformes, plus courts que les jambes.
MiTROGÉNiE DE Dejean. iMilrotjeniiis Dejeanii, Sol. Il est noir, ovale; sa tête a une impression anguleuse, bien marquée; les élytres sont d'un cuivreux pâle, mouchetées de noir, principalement le long des bords ; chacune d'elles a trois côtes médiocrenient saillantes, mais bien marquées. Taille, cinq à six lignes. Du Chili.
MITROPHORA. bot. Necker (Elem. Bot., n- 208) a donné ce nom, comme géiiérii|ue, au yaleiiana Coinncopiœ, L.. lyjie du genre Feilia de Moench et de De Candolle. F. Fédie.
MITROUILLET. bot. L'un des noms vulgaires de la Gesse tubéreuse.
MITRULA. BOT. (Champignons.) Persoon donna d'abord le nom de Miliula HeydeiU à un Champignon qu'il réunit ensuite au genre Leotia sous le nom de Leotia Miliula; Fries a rétabli le genre Milrula en y plaçant plusieurs espèces nouvelles, et il a formé de l'espèce décrite en premier par Persoon une section particulière sous le nom de Uefderia. Ces plantes se rapprochent des Clavaires et des Leotia; elles présentent un style charnu qui supporte un chapeau en forme de massue ovoide, parfaitement distinct du stipe libre, même à sa base dans les véritables Miliula, adhérent au stipe dans les Hexderia; ce chapeau porte extérieurement, sur toute sa surface, une membrane fructifère. On connaît cinq espèces de ce genre, qui ont été observées particulièrement dans le nord de l'Europe, en Suède et en Angleterre; elles croissent sur les feuilles mortes, et plus spécialement sur celles des Conifères.
MITSA. BOT. Le genre créé sous ce nom par Cojer, dans la famille des Labiatées, pour une plante de Madagascar, a été réuni au genre Caleus, précédemment établi i>ar Loureiro.
MITSCHERLICHIA. EOT. Le genre de la famille des Nyctaginées, auquel Kunlh a donné ce nom, avait précédemment reçu celui de Neea. A", ce mot,
iUlTTE. ARACHPi. /^. Mite.
MITU-PORANGA. ois. Espèce du genre Hocco. /'. ce mol.
MlTZLl. MAM. (Nieremberg.) Synonyme de Couguar.
/'. CUAT.
Wl.XlNE. POIS. y. MïxiiNE.
MIXODE. POIS. y. Myxode.
MIXTINERVÉ. Mi.vlineivis. dot. On dit les feuilles Mixtinervées lorsque leurs nervures se dirigent en plusieurs sens.
WNASIUM. bot. Synonyme de lîapatea. y. ce mol.
MNÉMIE. Mnemia. acal. Genre de la famille des Béroides, établi par Lesson avec les caractères suivants : corps gélatineux, éminemment contractile, libre, régulièrement pair, lisse extérieurement, avec deu.\ rebords ciliformes sur les côtés cl des appendices autour delà bouche.
Mnémie de Schweigcer. Mnemia Schweiygeri, Lcss. Eschsch., Ac, pi. 2, fig. 3. Son corps est ovalaire, mulique postérieurement et tianslucide. On le trouve dans la baie de Rio-Janeiro.
Mnébie de Kcbl. Mnemia Kiihli, Less., Eschsch.; Acal., pi. 2, fig. 4. Son corps est également ovalaire, mais deux prolongements tubulés en terminent la partie postérieiu'c. Cette seconde espèce habite les latitudes équaloriales du grand Océan, par ISO" de Greenwich,
MNEMOSILLA, bot. Ce genre de Forskalil a été réuni au genre Hypecoum. y. ce mot.
WNÉMOSINE. iivs. Espèce du genre Papillon de Linné, placée par Latrcille dans le genre Parnassien. y. ce mot.
MNÉMOSYNE. bot. Synonyme de Telraphis. r. ce mot.
MNÉSITÉON. bot. Ce nom qui, chez les anciens Grecs, désignait le Genévrier, a été donné par Raffinesque (Flor. Lndov., p. 67) à un genre qu'il a établi dans la famille des Synanthérées, et qui appartient A la Syngénésie supei Sue, L. Il offre pour caractères essentiels : un involucre à quatre folioles étalées; calathide radiée, dont les fleurons sont hermaphrodites, ù corolles quadrifides; quatre élamines syngénèses; akènes comprimés, membraneux, ailés, couronnés par un rebord épais; réceptacle nu. Si ces caractères sont exacts, le genre Mnésitéon est très-remarquable parmi les Synanthérées, par le nombre quaternaire des parlies de sa Heur. Mais l'auteur n'aurait-il pas observé une variété accidentelle, au lieu d'une structure constante, qui seule peut motiver l'établissement d'un nouveau genre? On est d'autant plus autorisé à faire cette réflexion, que le nombre des parties de la fleur varie assez souvent dans la même espèce, parmi les plantes qui appartiennent à diverses familles dont la corolle est monopétale. Quoi qu'il en soit, Raffinesque a formé son genre Mnésitéon de deux csjièces sous les noms de Mnesileoii album et Mnésitéon luleum. La première a des rapports avec le Buphlalimim anguslifolium de Pursh. Ces plantes sont indigènes de la Louisiane.
MNÉSITHÉE. Mnesilhea. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Kunth qui lui assigne pour caractères : épillets à trois fleurs dont la supérieure hermaphrodite, a deux paillettes, l'inférieure ellipticooblongue el concave, enveloppant la supérieure; une glume antérieure, oblique cl oblongue; deux squammules tronquées et glabres; trois étamines; un ovaire sessile el glabre; deux styles terminaux, avec des slig-
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mates plumeux. Ce senre, formé aux dépens du genre Rotlbollia de Robert Brown, appartient essentiellement au climat de l'Inde, et les espèces qu'il comprend sont peu connues; elles ont en général leurs feuilles assez larges et planes, leurs épis cylindriques et articulés, leurs épillels géminés et opposés.
MnÉsixaÉE lisse. Mnesilhea lœvis, K.; Rotlbollia lœi-i's, Rclz. Ses cliaiimes sont ascendants, feuilles seulement jusqu'àla deuxième ou la Iroisièmearticulation; les autres articulations sonlgarnies de gaines d'oii sortent trois ou quatre pédoncules longs de plus d'un pied; les articulations inférieures sont demi cylindriques, presque triangulaires, les supérieures sont arrondies; les feuilles sont courtes, carénées, munies de poils à l'orifice de leur gaine; les épis sont simples, droits, articulés, garnis à chaque articulation de deux épillets latéraux et alternes; la valve extérieure du calice est oblique, ovale, cartilagineuse, parfaitement lisse; l'intérieure de même longueur, très-mince, membraneuse, ainsi que celles de la corolle. De Tranquebar.
MtiESTOTaÉLÉ. Jlnestolltclœus. iiOT. Épilhète donnée par Allan,aux plantes dont la fleur otTre simultanément un ovaire et un organe mâle.
MNIARE. Miiiarum. bot. Genre de la famille des Paronychiées, et de la Monandiie Digynie, L., établi par Forsler sous ce nom qu'ont adopté Labillardière et R. Biown : Banks et Gfertner, après lui, le nomment Diloca. Son calice urcéolé, divisé jusque vers son milieu en quatre parties, porte insérée à sa gorge une étamine unique. Son ovaire libre renferme un seul ovule, et est surmonté d'un style biparti. Son fruit est un utricule renfermé dans le tube enduici du calice persistant. Sa graine renversée présente un périsperme embrassé pai' un embryon à radicirie supère. Les deux espèces de ce genre, qui croissent l'une et l'autre à la Nouvelle-Hollande, sont de petites herbes, couvertes de feuilles courtes, opposées, connées à leur base, rapprochées et subulées. Les pédoncules biflores portent, vers leur sommet, quatre bractées et s'allongent après la Boraison.
BJNIOPSIDE. Mtiiopsis. bot. Genre de la famille des Podostémées, Monadcipbie Diandrie, L., établi par Martius, pour une petite plante herbacée, qu'il a observée dans la province de Goyazaiie, au Brésil, près de S'^-Marie. Caractères : spathe monophylle, globuleuse, campanulée, fermée verticalement et incisée; point de calice et de corolle; trois étamines hypogynes, accolées à l'ovaire sur l'un de ses côtés; celle du milieu est linéaire, comprimée, bifide au sommet, portant quatre anthères insérées deux par deux, sur chacune des deux divisions du filament; les deux éiamines latérales sont privées d'anthères; ovaire globuleux; point de style; un stigmate déprimé, bifide et quelquefois à trois divisions; capsule supère, biloculaire et bivalve; cloison orbiculaire, comprimée, plane, portant de petites semences anguleuses.
Mniopside des sources. Miiiopsis scatuiiginum, Mart. Ses racines sont fibreuses et Irès-menues ; la lige est droite, garnie de feuilles demi-embrassantes, alternes, distiques, imbri(|uées presque horizontalement, presque semi-orbiculaires, avec le bord irrégulièrement
denliculé et le milieu du dos échancré, subbilobé; leur couleur est le vert obscur; les stipules sont presque semblables aux feuilles, mais infiniment plus petites, adnées et transversalement décurrentes; la spathe est veric; l'ovaire est d'abord coloré en rouge pourpré, qui bientôt passe au brun. On trouve cette plante tapissant les parois voisines des sources et des fontaines.
Dumortier a proposé sous ce même nom de Mtiiopsis un sous-genre de Jungermannes qui serait caractérisé par des feuilles périchéziales, libres et conformes aux autres; par l'absence de colésule; par une coiffe exserte et nue. Le Jungermannia HookerisevdM le type de ce sous genre qui, s'il était adopté, devrait nécessairement changer de dénomination, vu l'antériorité de celle adoptée dans le paragraphe qui précède.
MNIOTILLE. jMiiiolilla. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, créé par Vieillot qui lui assigne pour caractères : bec court, subulé, droit, entier, comprimé sur les côtés; fosses nasales ovalaires et membraneuses; langue pointue et cartilagineuse; tarses scutellés; pouce robuste, terminé par un ongle allongé; ailes médiocres : première, deuxième et troisième rémiges les plus longues; queue de douze rectrices égales. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce que l'on avait placée à lort parmi les Sylvies. Elle habile l'Amériipie spplenlrionale et se retrouve assez souvent dans la plupart des iles .Antilles, où ses habitudes n'ont rien qui la fasse distinguer des véritables Sylvies.
Mmiotille variée. Mniotitla varia, Vieill.; Sylvia varia, Lath.; Motacilla varia, Lin.; Ficedula doiiiinicensis varia, Bris., pi. 27, fig. 3. Sommet de la lèle blanc, les côtés noirs avec deux petites bandes blanches; dos et croupion blancs, variés de grandes taches noires; gorge noire; poitrine et ventre blancs, avec ([uelques taches noires, plus rapprochées sur les flancs; grandes tectrices alaires supérieures noires, terminées de blanc, ce qui forme sur chaque aile deux bandes transversales blanches; rémiges grises, bordées de blanc au côté interne ; rectrices noires, bordées de gris bleuâtre. Bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces et demi. Des Antilles.
MKIUM. BOT. Linné et Hedwig, ainsi que Schwœgricben ont donné ce nom à un genre de Mousses, qui a été définitivement réuni au Bryum par Hookcr. y. Brt.
MOA. OIS. L'un des noms vulgaires du Bulor, Ardea slellaris, L. f^. Héron.
MOACURRE. Moacurra. bot. Ce genre appartient ;"l la famille des Chailletiacées de Robert Brown, adopté par DeCandolle (Prodr., 11, p. 57). Il a été établi par Roxbourg pour un arbuste de l'Inde, qui lui a offert les caractères suivants : fleurs polygames ; calice à cinq divisions ou folioles ovales; corolle formée de cinq pétales égaux en longueur, alternes avec les folioles du calice et plus étroits qu'elles; cinq étamines insérées au réceptacle, alternes avec les pétales et plus petites qu'eux; anthères introrses, biloculaires, cordées, longiludinalement déhiscentes; cin(| glandules ovales, o]) posées aux pétales; ovaire ovale, cordé, un peu comprimé, à deux loges renfermant des ovules géminés, pendant réunis du sommet de la cavité; deux slyles
recoiiibés; sligmak-s sulil)ilol)és. Le fniil consiste en une capsule Iransverse, ovale, hilobée, liiloculaiie, (•ouilement bivalve au sommet; semence solilaiie par avoitement dans sa loge, inverse, oblongue, convexe sur le dos, couverte d'une arille colorée et d'un lest fibreux, spongieuse en dedans; embryon sans albumen; cotylédons semblables à la semence; radicule courte, supère; plumule bi-quimiuelnbéc. On ne connaît encore qu'une seule espèce de Moacurre; c'est un arbuste à nombreux rameaux ascendants dont l'écorce velue et jaunâtre dans la jeunesse, devient âpre, brunâtre et ponctuée de blanc dans l'état adulte; les feuilles sont alternes, courtement pétiolécs, laigement lancéolées, acuminées, très-entières, minces, glabres, à stipules subulécs et velues; les Heurs sont petites, réunies en faisceaux axillaires. De l'Inde.
WOBULA. POIS. Dans son Ichthyologie sicilienne, Raffinesque établit sous ce nom, aux dé|)ens des Raies, un genre qui pourrait bien rentrer parmi les Céplialoptères, et n'être que le Mobular de Duliamel, que Cuvier regarde comme une espèce établie sur des Poissons mutilés.
MOBULAR. POIS. Dubamel cite sous ce nom une espèce du genre Cépbaloplère.
MOCANÈRE. Mocaneia. bot. Genre décrit par Linné ais (Suppl. 56) sous le nom de yisnea, auquel Jussieu a substitué celui de Mocanera , sous lequel il était connu aux îles Canaries dès avant la con(iuéte. Ce genre a été placé à la fin de la famille des Onagraires. Mais il ne i>araît avoir aucun rapport avec cet ordre naturel, ainsi qu'on le verra par la description suivante de son organisation, qui, faite d'après nature, s'éloigne en plusieurs points de celle qu'on lui avait attribuée. Le Mocanera Canaiieiisis est un moyen arbrisseau toujours vert. Ses tiges sont cylindriques el rameuses; ses feuilles, assez dures, sont alternes, elliptiques, trèscourtementpéliolées, inégalement dentées, à dents peu profondes; leur face supérieure est gUibre, et l'inférieure porte quelciues longs poils coucbés. Les Heurs sont solitaires ou géminées à l'aisselle des feuilles, portées sur des pédoncules recourbés, longs de quatre à six lignes el lomcnleux, offrant chacun à leur sommet deux bractées fort petites et à peine perceptibles. Le calice est monosépale, persistant, à cinq divisions profondes et obtuses, dont trois extérieures, et deux plus intérieures, minces et membraneuses sur leurs bords; la corolle est monopélale, rotacée, à cinq lobes obtus et très profonds. Les élamines sont en nombre variable. Le plus souvent on en compte de dix-huit à vingt dans les individus cultivés; ces élamines sont insérées à la base de la corolle, plus courtes qu'elle, un peu inégales, ayant leurs filets grêles, courts et glabres, leurs anthères terminales sagittées, introrses, biloculaires, terminées par une longue pointe. L'ovaire est libre, ovoïde, allongé, terminé en pointe à son sommet qui se confond insensiblement avec le style, hérissé de poils. Le slyle est simple et velu à sa partie inférieure, trifide et glabre à son sommet, dont chaque division est terminée par un stigmate peu distinct. L'ovaire, coupé transversalement, offre trois loges contenant chacune deux, très-rarement trois ovules suspendus attachés vers la
partie moyenne de l'angle interne de chaque loge. Le fruit est une sorte de noix , charnue extérieurement, à deux ou trois loges contenant chacune deux graines et accompagnée à sa base par le calice qui est persistant.
Cette description s'éloigne du caractère tracé par Jussieu : 1» par la corolle, qui est bien certainement monopétale et non polypétale; 2" par la forme des anthères; ôo et enfin par l'ovaire i|ui est tout à fait libre. Ce genre ne paraît avoir aucun rapport avec la famille des Onagraires, ni par son port, ni par les caractères des organes de la fructification. Il semble au cou traire avoir une affinité bien réelle avec la famille des Ternslrœmiacées, et en particulier avec le genre Teinstrœmia. En effet, le calice, la corolle, les élamines et l'ovaire paraissent avoir la même organisation dans ces deux genres. Chaque fleur y est également accompagnée de deux bractées. Quant au fruit et à la graine, n'ayant pas encore eu l'occasion de les examiner dans le genre Mocatiera, on ne saurait assuicr qu'ils offrent la même structure que dans le Ternstiœmia, mais les descriptions qu'on en donne ne s'oppo sent pas du tout à ce rapprochement qui parait naturel. On pourrait aussi lui trouver quelques rapports avec la famille des Ébénacées, dont il se rapproche par la structure de sa fleur, mais l'organisation de son fruit l'en éloigne. Le Mocauère est un joli arbrisseau qu'on cultive dans les serres tempérées où il fleurit chaque année. H lui faut une terre substantielle el consistante, et ou le multiplie par marcottes et par boutures.
MOCHOK. Mochocus. pois. Genre de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, institué par Joannis pour un Poisson qu'il a observé dans la haute Egypte, aux environs de Thèbes. Caractères : bouche fendue au bout du museau; oi)eicules à branchies mobiles; maxillaires garnis de dents en corde; une nageoire adipeuse accompagnant la dorsale qui est double et rayonnée, mais courte et non comme dans les Plotoses où elle va se réunir à la caudale.
MocDOK DD Nil. Mochocus Nilolicus, Joan. Sa tête qui forme à peu près le cinquième de la longueur du corps, est fort large, vue en dessus, et sa plus grande largeur est à l'insertion des pectorales; elle est terminée en avant, en forme de museau, et porte dans son milieu, un sillon assez profond et large, qui se rend en pointe au bout de ce même museau ; dents fort petites, n'existant qu'à la mâchoire supérieure où elles forment un simple rang sur le bord de cette mâchoire; opercule un peu ouvert en dessus; quatre barbillons à la lèvre inférieure et deux à la supérieure, près de la commissure; corps dépourvu d'écaillés; nageoires pectorales composées de quatre rayons, accompagnées d'une forte épine ou rayon épineux; elles sont armées de forts crochets en arrière et de plus petits en avant; dorsale antérieure de six rayons dont le premier est une forte épine dentelée assez finement et antérieurement; deuxième dorsale de dix rayons articulés; anale de huit; ventrales de six; caudale, un peu échancrée, de dix-huit. La couleur du corps est le gris blanc, avec une teinte rosée, marbrée d'un brun noir; la tête plus chargée de celle marbrure que le reste du corps; l'extrémité do
ila
la queue est rou(;e ; la caudale et la dorsale postérieure sont couvertes de taches noires. Taille, dix-huit lignes.
La piqûre des ^^pines de ce Poisson passe pour trèsdangereuse, parmi les Arabes de l'Egypte. Ce petit Poisson habite ordinairement le fond des eaux et les rivages; il a constamment le ventre appliqué contre terre, ce qui joint à sa couleur, le dérobe à tous les regards, quand il ne lemue pas.
MOCHON. POIS. Espèce du genre Athérine.
MOCHOS. BOT. C'est, selon Dodœns, VEivum Eivili'a, et, suivant Césalpin, le Lathyrus sylveslris.
MOCIINIA. BOT. Le genre établi sous ce nom, dans la famille des Synanthérées, par le professeur De Candolle (Diss. et le., 1813) pour une plante du Brésil qu'il avait nommée Mociiiia mutiscoiiles , a été ensuite fondu dans le genre Sliftia de Mikan. f^. Stiftia.
MOCINNA. BOT. Lagasca {Gêner, et Spec, p. 51) a établi sous ce nom un nouveau genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie Polygamie superflue, L. Les caractères essentiels qu'il lui attribue sont : un involucre ovale, imbriqué; une calathide radiécj les fleurons de la circonférence peu nombreux; les akènes couronnés d'une aigrette formée de plusieurs paillettes lancéolées et subulées. Des caractères aussi incomplets ne permettent pas d'établir les affinités de ce genre; on le dit composé de deux espèces ligneuses, Mocinna serrata et Mocinna brachiala, qui croissent au Mexique, dans les environs de la Nouvelle- Salamanque, et à l'isthme de Panama.
MOCO 00 WOKO. MAji. Nom d'un Rongeur découvert au Brésil par le prince Maximilien de Neuwied, et décrit par lui sous le nom ieCavia rupestris. Cette espèce est le type du nouveau genre KeioUon de Fr. Cuvier. f^. Kérodou.
Buffon appelait Singe de Moco le Tarlarin, espèce du genre Cynocé|ihale. r. ce mot.
MOCOCO. MASi. Espèce du genre Maki. /'. ce mot.
MODAGAN. BOT. (Rhéede.) Petit arbre dont les Ueurs sont pentandres, monogynes et à cinq pétales. Son fruit est en forme de poire, et rempli de beaucoup de graines menues.
MODÈQVE. Modecca. bot. Rhéede (Mort. Malab., vol. 8, t. 20-23} a décrit et figuré sous ce nom quatre plantes qui ont le port des Passiflores, mais qui s'en distinguent essentiellement par plusieurs différences dans les organes de la fructification. Dans son Gênera Planlarum, Jussieu, en 1789, avait indiqué la formation, avec ces plantes, d'un genre nouveau, et il reproduisit en ISOj (Ann. du Mus., vol. 6, p. 106) cette indication dans un Mémoire sur les Passiflorées. Lam.irck (Encyclop., t. iv, p. 208) avait, dès 1793, constitué ce genre, en lîxanl ainsi ses caractères : calice monopliylle, campanule, quinqnéfidc, à divisions ovales et pointues ; corolle à cinq pétales vraisemblablement insérés au calice, et alternes avec les découpures de celui-ci; cinq étaraines (gynandriques) moins longues que la corolle; ovaire supérieur, stipité, ovale, surmonté d'un style trifide supérieurement; capsule pédicelléc, ovale ou obronde, renflée, presque vésiculeuse, uniloculaire, polyspermc, s'ouvrantcn trois valves; graines
attachées l'une près de l'autre à un placenta qui règne dans toute la longueur delà partie moyenne des valves. Linné avait cru que le genre Modecca pouvait être rapporté au Convole ii lus; cependant par son port et ses vrilles, il ressemble aux Cucurbitacées; son fruit supère le rapproche encore plus des Passiflores, dont il se distingue surtout par l'absence de la couronne de filets, et par son fruit capsulaire à trois valves déhiscentes. Lamarck a réduit à deux les espèces décrites et figurées par Rhéede, et il leur a donné les noms de Modecca paimata et Modecca integrifolia. 11 a de plus décrit une nouvelle espèce sous le nom de Modecca bracteata. Enfin, Fischer [in iFiUd. Enuni. Plant., suppL, p. 13) en a fait connaître une quatrième qu'il a nommée Modecca tobata. Ce sont des plantes sarmenteuses, munies de grandes feuilles simples ou multifides, et ayant des Heurs ordinairement disposées en grapi)es paniculées, axillaires Elles croissent dans les Indes-Orientales.
MODESTIA. BOT. Ce genre de la famille des Scrophularinées, établi par Chamisso (in Linnœa, m, 4) n'a été considéré que comme une section du genre Slemndia de Linné.
MODIOLA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Mœnch (Melh. Plant., C20), et qui a pour type leMalru Caroliniana, L., n'a pas été adopté. De Candolieen a fait une des sections du genre Mauve, f^. ce mol.
MOUIOLE. Modiola. coKcii. Lamarck est le créaleui' de ce genre qu'il a démembré des Moules de Linné et de Bruguière. Il est ainsi caractérisé : coquille subtransverse, équivalve, régulière, à côté antérieur tièscourt; crochets presque latéraux, abaissés sur le coté court; charnière sans dent, latérale, linéaire; ligament cardinal presque intérieur, reçu dans une gouttière marginale; une impression musculaire sublatéralc, allongée, en hache; animal semblable à celui des Moules. Lamarck, dans l'énoncé des caractères, n'admet qu'une seule impression musculaire aux Modioles et aux Moules, ce qui l'a porté à ranger ces deux génies dans la grande division des Monomyaires, quoique réellement ces genres aient deux muscles adducteurs des valves, organisation qui doit les faire replacer dans la méthode parmi les Dimyaires, ainsi que plusieurs auteurs l'ont déjà fait. Les Modioles sont encore peu nombreuses dans les collections. Elles viennent de toutes les mers, et l'on en compte presque autant à l'état fossile ou de pélrificatiim qu'à l'état frais. Elles ne peuvent se diviser qu'en deux sections , de la manière suivante.
t Espèces libres, non cylindracées.
MoDioLE DES Papous. Modiola Papuana, Lamk. , Anim. sans vert., t. vt, p. 111, no 1; Cbemnitz, Conchyl., t. viii, t. 83, fig. 737; Favanne, pi. 8, fig. b; Encyclop., pi. 219, fig. 1. C'est la plus grande espèce du genre. Le plus souvent on la trouve décapée dans les collections. Dans cet état, elle est d'un beau violet; elle' est couverte naturellement d'un épiderme brun. Lamarck cite avec doute le Lulat d'Adanson, et effectivement cette coquille offre bien des différences avec la Modiole des Papous.
MoDioLE Tulipe. Modiola Titlipa, Lamk., Anim. sans
veii., loc. cit., n° 2; Cheninilz, Conchyl. Cal)., I. viii, t. 86, %. 758 el 759; Encycl., pi. '221, fig. 1; KiioiT, Verg., t. VI, t. 15, fig. 5. Celle espèce, l'une des plus communes dans les colleclions, esl probablement celle que Linné a désignée sons le nom de Mytiliis Modiolus; mais la confusion qui exisle dans la synonymie, pour celle espèce, est lelle qu'il est foil difficile de décider la queslion.
tl Esjièces cylindriques, lilliopliages.
MoDioi.E iiTHOPDAGE. Modiola Ullwplioga, Lamk , -inim. sans vert., t. vi, p. 115, n» 22; HJxtiliis lithuphagus, L., Gmel., p. 5351, n" 6; Lister, Concliyl., t. 427, fig. 268; Bornn, Mus. Cœs. f^ind, t. 7, fig. 4; Encyclop., pi. 221, fig. 6, 7; Lilhodomus , Cuvier, Règne Anim., t. ii, p. 471. Espèce remarquable par les slries transverses, qui sillonnent en tremblant la surface extérieure; elle est bien nacrée à l'intérieur. Lamarck en caractérise une variété dont les stries sont plus apparentes sur le côté postérieur. Elle se dislingue aussi par la couleur i|ui est moins foncée; car dans le type de resjièce la couleur est d'un brun noir foncé. Lamarck n'a pas connu celle coquille dans toute sa grandeur; les deux variétés acquièrent jusi|u'à douze centimètres (quatre pouces el demi). C'est sous le nom de Datte de mer que cette espèce esl connue des marins. On la recherche pour la délicatesse de son goût. Elle est abondante dans plusieurs parages de la Méditerranée, de l'Océan européen et de l'Océan indien, et surtout aux îles de France et de Mascareigne , d'où viennent les plus grandes.
MODIRA-WALLI. BOT. (Rhéede, Malab., 7, t. 46.) Synonyme à'Jiioita uticinala, Lamk. Esiièce d'Unone de De Candolle.
MODO. POIS. Espèce norwégienne du genre Pleuronecte.
MŒHNIA. BOT. Ce genre de la famille des Synantliérées, tribu des Cynarées, établi par Necker (Élém. , n» 15) a été fondu dans le genre Gazania de Gaertner. A', ce mot.
MOEHRINGIE. Mœhringia. bot. Genre de la famille des Caryopbyllées, et de l'Octandrie Dyginie, L., ainsi caractérisé : calice à quatre folioles lancéolées, aiguës, ouvertes; corolle à quatre pétales ovales, allongés, entiers, plus longs que le calice; huit étamines; ovaire globuleux, surmonté de deux styles; cajjsule ovale, presque ronde, à quatre valves, uniloculaire, renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Le nombre des espèces de ce geiire est Irès-borné; les auteurs n'en ont décrit que trois, parmi lesquelles on doit considérer la suivante comme type du genre.
MoEDRiNGiE jioDSSEBSE. Mœhringia muscosa, L., C'est une petite planle vivace, qui croît en gazons, dans les fentes des rochers el dans les lieux humides des monlagnes subalpines de l'Europe. Sa lige se ramifie dès sa base, et poi le des feuilles filiformes, connées. Ses fleurs sont blanches, portées sur des pédicelles terminaux et axillaires. Le Mœhiingia se.difolia de Willdenow, qui croît au Col de Tende, dans les Alpes-Maritimes, avait été décrit et figuré par Balbis (M/sc. bot., -JO. t. 5. f. 2) comme une simple variété du Mœhringia
muscosa. La troisième espèce est une plante de l'ile de Crète, décrite sous le nom de Mœhringia stricta dans la Flore de Grèce de Sibthorp et Smith.
MOEKISTOCÈRE. iNS. y. M.ïkistocÈRE.
MOELLE. zooL. r. Os.
MOELLE. BOT. On donne ce nom en botanique à celte substance spongieuse, légère et diaphane, formée presqu'en totalité de tissu cellulaire, et qui, dans les végétaux dicotylédones, remplit le canal médullaire. Dans les plantes monocotylédones, au contraire, la Moelle, au lieu d'être circonscrite par les parois de l'étui médullaire, forme en quelque sorle toute la masse de la tige. Dutrochet lui a donné le nom de Médulle interne, par opposition à celui de Médulle externe, sous lequel il désigne l'enveloppe herbacée de la lige, qui n'en parait être en quelque sorte qu'une dépendance, et avec laquelle elle est en communication par le moyen des rayons ou insertions médullaires. La Moelle est composée de tissu cellulaire, parcouru quelquefois par un petit nombre de vaisseaux. Ces cellules, qui constiluenl la Moelle, sont en général vides et ont leurs parois sèches et diaphanes, lorsque le végétal a pris tout son accroissement. Mais, dans les plantes encore jeunes, ces cellules sont remplies d'un Huide diaphane et leurs parois parsemées de points verdàlres, que les uns regardent comme de nature glanduleuse, les autres comme ajjpartenant au système nerveux. Grew ;i comparé le tissu cellulaire de la Moelle à celle mousse légère qui se forme sur l'eau de savon quand on l'agite, el Mirbelù l'écume blanche qui s'élève sur les liqueurs en fermentation. Jusqu'en ces derniers temps les divers physiologistes s'étalent tous accordés à considérer les parois des cellules de la Moelle, el en général du tissu cellulaire, comme simples, c'est-à-dire comme communes aux deux cellules conligues. Mais cette opinion a été combattue à la fois el presqu'en même temps en France et en Allemagne, par Dulrocbet et Link. Lorsqu'on soumet, dit le premier de ces observateurs, à l'ébullilion dans l'Acide nitricpie, la Moelle de la Sensitive on de tout autre végétal, on voit toutes les cellules se séparer les unes des autres, el se présenter comme autant de vésicules complètes, qui conservent la forme que leur avait donnée la compression exercée par les cellules voisines. Ainsi partout où deux cellules se louchent, la paroi qui les sépare offre une double membrane (Dutrochet, Rech. sur la Struct. des Végét., p. 10). Telle est aussi l'opinion du célèbre professeur Link [Philos, botaiiica, p. 70), qui dit que par la coction dans l'eau on sépare les cellules de la Moelle, et en général de tous les organes pareuchymateux, en vésicules distinctes les unes des autres. Cependant les parois conligues des cellules finissent quelquefois par se souder, de manière à ce qu'on ne puisse plus les distinguer, et c'est dans ce sens alors qu'elles paraissent simples. En général les cellules de la Moelle sont plus ou moins régulièrement hexagonales, quelipiefois cependant elles sont allongées ou diversement comi)rimées. Leur forme parait dépendre des obstacles qu'elles éprouvent dans leur développement. Ces cellules communiquent les unes avec les autres. Mais comment se fait celle communication ? Les uns ont dit que leurs parois sont per-
fées de pores visibles au microscope, et qui permellenl le libre passage des fluides aériformes ou aqueux d'une cellule dans une autre. D'autres au contraire, surtout en Allemaffue, nient absolument l'existence de ces pores, tels du moins qu'ils ont été décrits par le professeur Mirhel. Rudolpbi et Sprengel ont dit (|ue la communication entre les cellules avait lieu par l'inleriupliondes membranes qui forment les parois. Cette opinion a été combattue par Treviranus, Link, Bernhardi, Moldenbaver, Kyéser, lesquels admettent l'existence de pores qui, par leur ténuité, écbappent entièrement à tous nos moyens d'investigation. Cependant il est bors de doute que les fluides d'unecellule passent dans celles qui lui sont contiguës, et c'est d'après ce fait seulement qu'on peut admettre la porosité des parois cellulaires, bien que l'existence de ces pores ne puisse être rigoureusement démontrée.
Quels sont les usages de la Moelle dans les phénomènes de la végétation? H n'est pas facile de résoudre cette question. Le célèbre Haies, et depuis lui plusieurs autres physiologistes, ont considéré la Moelle comme l'agent essentiel de la végétation. Étant éminemment élasticpie et dilatable, elle agirait, dans cette hypothèse, à la manière d'un ressort qui presse sur tous les autres organes et les sollicite à se développer. Cependant on a objecté à cette opinion, (jue la Moelle est un corps tout à fait inerte, sans force propre, et par conséquent ne pouvant exercer d'influence sur les aulres parties du végétal; c'est ce que semblent prouver les arbres dont le tronc creux et dépourvu de Moelle n'en continue pas moins cependant à végéter. Dans ces derniers temps, Dutrocliet a redonné une très -grande importance à celte partie dans les phénomènes de la vie végétale. Selon cethabile expérimentateur, c'est la Moelle «;ui forme et produit les vaisseaux qui, dans les tiges des arbres dicotylédones, doivent constituer chaque année la nouvelle couche ligneuse. Les couches ligneuses de nouvelle formation, <|ui se développent chaque année, sont séparées des anciennes par une couche mince de Moelle ou Médulle centrale. Ces couches de Médulle, iîénéralement très minces, ne sont pas toujours faciles à apercevoir. Dans le Rhus typiiinum elles sont trèsvisibles, parce qu'elles sont d'une teinte plus foncée que les couches ligneuses. Au printemps, l'accroissement commence toujours par la formation de cette couche mince de Médulle. Bientôt, par sa propriété de donner naissance à des fibres longitudinales, cette couche de Moelle se couvre de vaisseaux qui finissent par constituer la nouvelle couche ligneuse. On voit que, dans cette hypothèse, la Moelle jouerait un des rôles les plus importants dans les phénomènes de l'accroissement et de la nutrition des végétaux. F. Accroissement, Nc-
TRITION.
MOELLE-ÉPINIÈRE. zooL. r. Cêrébho-spinai.
MOELLE DE PIERRE. MIN. Nom vulgaire d'une variété de Chaux carbonatée spongieuse, friable et légère.
MOELLERIA. BOT. Scopoli a remplacé par ce nom celui li'Iroiicana qu'Auhlet avait donné à un de ses genres. Ce changement était d'autant plus inutile, i|ue le genre d'Aublet est le même (jue le Casearta
de Jussieu qui avait déjà plusieurs synonymes. /-'. Casëarie.
MOELLON. HiN. Nom vulgaire de la Chaux carbonatée compacte et grossière; sorte de pierre que l'on emploie fréquemment à la grosse bâtisse.
MœNClllE. j)/a?«c/im. bot. Ce genre, dédié à Mœneh (|ui, sous le nom A'Alsinella, le distinguait du Sagina auquel Linné l'avait réuni, appartient à la famille des Caryoi)liyllées et à la ïétrandrie Télragynie, L. 11 présente les caractères suivants : calice à quatre folioles lancéolées, aiguës, conniventes; corolle à quatre pétales entiers, oblongs, un peu plus courts que les divisions calicinales; quatre élamines; capsule nniloculaire, à huit valves s'ouvrant seulement par le sommet, et contenant de très-petites graines scabres et réniformes. Ce genre n'a pas été admis dans le Prodrome du professeur De CandoUe qui, en ce qui concerne la famille des Caryopliyllées, a été rédigé par Seringe.
MoENCHiE GLA13QUE. Mœnchia gluHca, Pers.; Mœiicliia qiialeniella, Ebrart; Sagina erecta, L. Elle est l'unique espèce du genre. C'est une |ietite plante dont la tige est le plus souvent divisée à la base en plusieurs rameaux dressés, grêles, garnis de feuilles linéaires, connées à la base, glabres et d'un vert glauque. Les fleurs sont blanches, petites, portées sur de longs pédoncules dressés, axillaires et lerminaux. On trouve cette plante dans les lieux sablonneux et surtout parmi les bruyères, en Europe. Vaillant l'a figurée dans son Botanicon Paiisiense, lab. 3, f. 2.
Un autre genre Mœncliia a été établi par Roth avec plusieurs Crucifères qui ont peu d'affinités entre elles. Tels sont les Myagnim saticum, Alyssnm incumim, Draba aizoides et Tlduspi caiii/iestre, L. Ce genre n'a pas été adopté.
MOERZA. ciiusT. r. Maera.
MOFAT. CONCH. Adanson {Voy. au Sénég., pi. 18) a rangé sous le nom générique de Pétoncle les Bucardes et les Arches. Le Mofat appartient à ce premier genre; c'est une des espèces les plus rares et les plus intéressantes en ce qu'elle complète un petit groupe des Bucardes. Elle a reçu le nom de Bucarde grimacière, Cariliuin ringens, de Lamarck, Anim. sans vert., I. vi, p. 4, n" 3. f^. BiiCARDE.
MOFETTE. MIN. CHIM. Le Gaz azote a souvent été nommé Mofette atmosphérique, et l'on a élendu le nom de Mofette ù plusieurs autres Gaz, soit délétères par eux-mêmes, soit incapables d'entretenir la respiration et la combustion. Ainsi les vapeurs épaisses qui se dégagent des mines, principalement en été, et surtout des mines qui sont fermées depuis longtemps avec les déblais, ont été nommées Mofettes. Ces vapeurs sont formées de divers Gaz, tels que l'Azote, l'Hydrogène carboné, l'Hydrogène sulfuré, l'Acide carbonique, etc. ^. ces mots.
MOGHANIA. BOT. Nom donné par Jaume Saint-Hilaire (Journal de Botanique, 3, p. Cl) ù un genre de Légumineuses établi sui' V Heilysarum slrobiliferuni, L., mais qui rentre dans le Flemingia de Roxburgh. A', ce mot.
MOGIPHANE. Mogiphancs. bot. Genre de la famille des Amaranlbacées, et de la Pcnlandrie Monogynie, L.
M 0 il
élabli par Marlius (Nov. Gen. et Spec. Plant. Biasil., 2, p. 29) qui Ta ainsi caractérisé : calice coloré, membraneux, à deux folioles opposées, eiigaînanles à la base et carénées, ordinairement accompagné d'une bradée persistante; corolle à cinq pétales à peu près égaux entre eux, lancéolés, dressés, presque libres, légèrement concaves, à estivation quinconciale; élamines réunies en un tube membraneux; entre chacune des cinq étamincs fertiles que porte ce tube, existent des languettes découpées au sommet et considérées par l'auteur comme des lîlels d'étamines; lorus en forme de colonne, placé entre le calice et la corolle, supportant celle-ci ainsi que les étaniines et l'ovaire, A cinq glandes qui par la dessiccation prennent l'apparence de cinq dents calleuses et triangulaires; enfin ce torus est articulé au-dessous de la corolle; style unique, surmonté d'un stigmate capité; ulricule membraneux, ovoïde ou oblong, sans valves, s'ouvrant irrégulièrement tantôt par le sommet, tantôt par la base; graine solitaire, obloiigue, suspendue, comme dans tous les autres genres d'Amaranthacées, au moyen d'un funicule qui s'élève du fond de l'ovaire, ayant un tégument extérieur, coriace, luisant, une membrane intérieure blanche et très-mince ; un embryon plus ou moins complètement circulaire, à cotylédons linéaires, incombants, à radicule conique, dirigée vers le bile; et un albumen intraiie et farineux. Ce genre se compose de plantes que les auteurs avaient placées parmi les Gomphrena, les Celosia et les Alternanlhera. Ainsi le Mogiphanes Biasilfensis se rapporte au Gomphiena Brasilicnsis de Jussieu ou Philoxerus Biasiliensis de Roemer et Scbulles; le Mogiphanes slraminea au Gomphiena patula de Wendiand; le Mogiphanes diffusa est le Celosia diffusa du comte de HofFmannsegg, et le Mogiphanes fluvescens est synonyme de VJltcrnanlheia flavescens de Kunth. Outre ces plantes, Marlius (loc. cit.) a décrit et tiguré quatre autres espèces sous les noms de Mogiphanes hiitiila, ramosissinia, mutlicatilis et villosa. Elles croissent toutes dans l'Amérique tropicale, et principalement dans le Brésil. Elles se plaisent à l'ombre des forêts et des haies. Ce sont des herbes ou des plantes sous-frulescentes, dressées, ou rarement diffuses, rameuses, velues ou pubescentes. Leurs feuilles sont opposées, portées sur de courts pétioles; les fleurs, dont les pédoncules sont allongés et ordinairement nus, forment des capitules globuleux et denses, ou des épis à peu près cylindriques.
MOGORl. Mogorium. bot. Ce genre de la famille des Jasminées et de la Diandrie Monogynie, L., ne différant des autres espèces du genre Jasmin que par le nombre de lobes de son calice et de sa corolle, doit lui être réuni, y. Jasmin.
MOGIUTE. DOT. Synonyme de Mogori.
MOHA. BOT. Nom que divers auteurs donnent au Setaria Italica; Pauicum Germanicum, Bauh.
MOHLANE. Mohlana. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, institué par Marlius qui lui assigne pour caractères : calice à quatre divisions inégales : l'antérieure ovale, presque distincte jusqu'à la base, les trois autres n'en forment pour ainsi dire qu'une seule trilobée, dont le lobe intermédiaire plus grand; point de
corolle; quatre étaniines hypogynes. allerncs avec les découpures du calice; filaments grêles et courts; anthères à deux loges longitudinalement déhiscentes; ovaire simple, uniloculaire, ovato-globuleux, un peu comprimé sur les côtés ; un seul ovule fixé par sa base, ampbitrope; style très-court, épais, suhiatéral; stigmate truncalo-subcapité; akène lenticulaire, crustacé, ayant au sommet un rudiment de style; semence semblable à l'akène et verticale; lest membraneux, adhérent à l'endocarpe; embryon annulaire, enveloppant un albumen farinacé; cotylédons membraneux, dont l'un extérieur plus grand, embrassant l'intérieur qui est fort petit; radicule conique, infère. La seule espèce de Mohiane connue jusiju'ici, constitue une plante herbacée, à liges rameuses et anguleuses; les feuilles sont alternes, pétiolées, enlières ou faiblement crénelées; les stipules sont géminées à la base des pétioles, ovalosubulées. Les Heurs sont portées sur des pédicules bibracléolés. Du Brésil.
mono. Molio. OIS. Genre de l'ordre des Anisodaclyles, établi parLesson aux dépens du genre Philédon, pour une espèce qui y avait été placée avec doute. Caractères : bec de la longueur de la tète, fort, recourbé, pointu, à commissure bordée, abords rentrés; narines ovales, pointues, longitudinales, ouvertes; plumes du front écailleuses; ailes moyennes, à troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues; queue élagée, à reclrices médiocres et pointues ; tarses allongés, scutellés; doigt du milieu peu prolongé au delà des latéraux.
MoBO DES ÎLES SANDWICH. Moho fosciculalus. Mcrops fasciculatus , Lath.; Giacula nohilis , Merr.; Melliphaga fascicuiata, Tem., pi. 471; Merops niger, Gmel.; Phileiiwu fasciculatus, Vieil. Son plumage est noir, à reflets d'acier bruni et de bronze; les flancs sont ornés de panaches d'un beau jaune serin, qui est aussi la couleur des tectrices caudales inférieures ; la queue est très-longue et Irès-étagée, les deux reclrices intermédiaires excèdent de beaucoup les autres en longueur; elles sont effilées vers la pointe qui est contournée en dehors et forme gouttière ; ces reclrices ont leur extrémité et toute la barbe extérieure d'un blanc pur. Taille, douze pouces.
WOHOKO. OIS. r. Héron-Butor de la baie d'Hddsor.
WOHKIE. Muhiia. bot. La plante qui a servi de type à ce genre de Fougères fut d'abord indiquée par Linné sous le nom de Polypodium Cafioium, et placée ensuite par le même auteur dans le genre Jdianthum dont elle se rai)procbe au premier coup d'œil par la disposition de ses capsules. Plus tard, Lamarck et ensuite Swartz la réunirent aux Osinondes auxquelles elle ressemble par la structure de ses capsules. Enfin ce dernier auteur, dans son Synopsis Filic'um, créa pour cette plante le genre Mohria. Il ai)partient à la tribu des Osmondacées, et peut être ainsi caractérisé : capsules arrondies, sessiles, striées à leur sommet, s'ouvrant latéralement par une fente qui s'étend de la base au sommet, insérées sur le bord de la fronde et recouvertes parce même bord recouibé. On voit que la structure des cajisules est la même que celle des genres Lrgodium, Schisœa, Anémia, et diffère de celle des
vi'siies Osraondes par la présence d'ime calolle striée aii sommet, et par sa déliisccnce latérale; elles diffèrent en outre de tous ces genres par leur mode d'insertion sur le bord de la fronde et parla manière dont elles sont recouvertes par le bord de cette fronde; disposition assez analogue à celle des capsules de plusieurs Polypodiacées, tels (|ue les Cltcitanllies, Nolholœiia, etc. Ces Fougères sont petites, elles croissent par touffes; les frondes fertiles diffèrent des frondes stériles par leurs folioles plus petites et enroulées en dessous; ces folioles sont cunéiformes et lobées à leur extrémité. Longtemps on n'a admis qu'une seule espèce dans ce genre sous le nom de Mohria thurifraga. Desvau.x en a distingué deux; l'une à laquelle il réserve le nom précédent et qui habile le cap de Bonne-Espérance, a les folioles des frondes stériles, à dentelures très-aigues, elles sont très-velues en dehors; Sckhuhr en a donné une bonne figure. L'autre, (jne Desvaux nomme Mohria vrenata, croit à l'ile de Blascareigne, sur les plateaux élevés des montagnes; ses folioles sont simplement crénelées, à dentelures obtuses, et n'offrent que quelques poils épars à leur surface inférieure.
MOHIilNGIE. BOT. r. MOEBRINGIE.
MOHSITE. Mm. Le professeur Levy a donné ce nom à une substance minérale trouvée en Dauphiné et qui offre (juclques caractères particuliers, qui n'ont pas permis jusqu'ici de l'assimiler à aucun autre minéral connu. Elle est noire, opaque, métalloïde, non magnétique, en petits cristaux tabulaires, chargés de facettes qui dérivent d'un rhomboèdre de 'ô° 45'; elle est fragile; elle raie le verre et se fond difficilement.
MOIGNET. OIS. L'un des noms vulgaires de la Mésange à longue queue.
MOINE. zooL. Nom vulgaire d'un Singe, d'un Phoque, d'un Marsouin, ainsi que d'un Squale vorace. On a encore appliqué ce nom à la Mésange à longue queue, à un Canard, au Scarabé nasicorne qu'on trouve souvent dans les bouses; à un Vautour, à un Faucon, enfin à un Mollusque du genre Cône.
MOINEAU ET MOINEAU-FRANC, ois. Espèce du genre Gros Bec. y. ce mot.
MOlRE.iioLL. Espèce du genre Cône, 6'o»JMii^/e;ce<smuscaniin, L.
MOIRE. BOT. L'un des noms vulgairçs du Chèvrefeuille.
MOISISSURE. Miicor. bot. (Mucédinées.) Sous ce nom Linné et la plupart des auteurs anciens avaient réuni toutes les petites espèces de Cryptogames qui se développent sur les substances en décomposition, et dont l'aspect est filamenteux ou pulvérulent; mais ces petits végétaux offrent, lorsqu'on les examine avec soin, des différences de structure très-remarquables qui les ont fait diviser'en un grand nombre de genres; ainsi les genres Mucor et Byssus de Linné correspondent à presque toute la famille des Mucédinées, et le premier même renferme plusieurs piaules qui font paitie de celle des Lycoperdacées. Le Mucor Jlliicedo de Linné est resté le type du genre Mucor. C'est en effet la Moisissure la plus commune, celle qui se développe le plus fréquemment sur les substances en fermentation. Elle consiste dans des filaments rampants, entrecroisés
el rameux, qui forment un réseau lâche à la surface de ces substances; de ces filaments il s'en élève d'autres simples, droits, terminés par une petite vésicule sphérique, remplie d'un grand nombre de sporulcs libres. Ces vésicules d'abord pres(|ue transparentes, deviennent ensuite opaques et noirâtres ; elles se rompent et répandent au dehors les sporules qu'elles contenaient ; c'est cette plante (pie Bulliard a figurée (pi. 480) sous le nom de Mucor sphœrocephalus; le Mucor ramosus du même auteur appartient aussi à ce genre. Dans les ouvrages plus modernes, on a décrit plusieurs autres espèces de ce genre ; tels sont les Mucor flavidus, Fers.; Mucor caninus, Fers.; Mucor murinus, Fers.; Mucor fimbria, Nées; Mucor cyanocephalus , Mart.; Mucor aureus, Mart.; Mucor armatus, Martiiis. Ces trois derniers ont été découverts au Brésil; peut-être devra-t-on réunir à ce genre celui que Tode avait désigné sous le nom d'^/icop^o/n, et qui parait différer à peine des vraies Moisissures, et surtout du Mucor Mucedo, que quelques auteurs ont même rapporté à celle plante. VAscophora ne se distingue en effet des Moisissures que parce que la vésicule se retourne à l'époque de la dispersion des sporules. et reste comme une sorte de cloche au sommet du pédicelle. Le genre décrit par Ehrenberg sous le nom de Rhizopus, et dont il a parfaitement fait connaître la structure et le développement (Nova Acta Acad. Nul. Ciir., t. x), semble aussi devoir être réuni aux Moisissures. Enfin les genres Thelaclis, Mari., et Thamnidium, Link, n'en diffèrent que par des caractères assez légers, mais qui cependant mérilent d'être distingués; ils composent avec quelques autres genres la tribu des Mucorées. f^. ces mois.
MOISISSURE DE PIERRES. MIN. Nom vul;;aire de rAmianllioïJe. K. ce mot.
MOISSONNE, bot. Variété de Figue.
MOISSONNEUR, ois. Synonymevulgairede Frayonue ou Freux, y. Cordeau.
MOKO. M,\M. y. Moco.
MOKSEI. bot. L'arbre ainsi désigné par Kaempfer, est VOlea fragrans de Thunberg. /'. Olivier.
MOKUS. MAM. y. ÉCUREUIL COSIMCS.
MOKUSIN. BOT. (Champignons.) Nom vulgaire d'un Phallus de Linné, duquel Fries a formé le genre Lysurus. y. ce mot.
MOLA. pois. Synonyme de Mole. r. ce mot.
MOLAIRES. zooL. y. Dents et Mammifères.
MOLAN. coNCB. Nom imposé par Adanson (Voy. au Sénég., pi. 19, fig. ô) à une petite espèce de Solen que Linné rapporte au Solen Lcgumen. Il parait assez probable que la citation est exacte, autant qu'il est possible d'en juger d'après la courte description et la figure médiocre d'Adansoii. F. Solen.
MOLARITE ET MOLAUOSILEX. min. Nom donné par Lamélherie à la variétéde Silex employée comme pierre meulière.
MOLASSE. MIN. Nom que l'on donne vulgairement à un Grès des terrains tertiaires, que l'on emploie avec succès dans la bâlisse. Ce Grès est abondant aux environs de Paris, dans le midi de la France, en Suisse, etc.
MOLDAVICA. BOT. Tuurncfort avait établi sous ce
nom un genre qui a clé réuni par Linné au Diacoceplialiim. K. ce mot.
MOLDEiNUAWÈRE. Moldetihawera. bot. Deux genres ont été formés presqu'en même temps sous ce nom qui devra conséquemment être cliangé pour l'un ou pour l'autre. Celui qui semble avoir l'antériorité appartient ù la Tétrandrie Monogynie de Linné, il est très-voisin du genre Elœagnus et a été publié par Sprengel dans le 1" vol., p. 489 de son Système; il a pour caractères : fïeurs dioïques, incomplètes, supères; calice à quatre sépales; style radié; fruit consistant en une noix uniloculaire. La seule espèce décrite a été nommée par l'auteur Moldenhaiveia scandens. C'est un arbrisseau du cap de Bonne- Espérance, à rameaux grêles et flexueux, à feuilles oblongues, velues et ferrugineuses en dessous.
L'autre genre du même nom a été constitué par Schrader (in Gœtting. Jnz., 1821, p. 718); il appartient à la famille des Légumineuses et à la Décandrie Monogynie , L. Le prince Maximilien de Neuwied l'a décrit à peu près à la même époque sous le nom de Dolichomeiia. De Candolle (Prodr. Sysl. f^eg., 2, p. 488) l'a placé dans la tribu des Cassiées, et en a ainsi exposé les caractères : calice à cinq sépales soudés à la base; corolle à cinq pétales presque égaux et pourvus de longs onglets; dix étamines libres, glabres, dont neuf fertiles, plus petites que les onglets des pétales, la dixième stérile, trois fois plus longue que les autres, portant une antbère velue et différente de celles-ci ; légume linéaire-oblong. Ce genre est, d'après son auteur, voisin du Cassia et du Tachigalia d'Aublet. Il ne renferme (|u'une seule espèce, Moldetihawera floribunda , qui croit dans le Brésil. C'est un arbre à feuilles une ou deux fois pennées, et à fleurs jaunes.
MOLE. Orlhagoriscus. pois. Genre de l'ordre des Plectognallies, dans la méthode de Cuvier, formé aux dépens des Télrodonsde Linné, pour cette espèce considérable que sa figure étrange fît aussi appeler Poisson Lune. Ses caractères sont ; des mâchoires indivises, comme celles des Diodons, avec un corps comprimé, sans épines, non susceptible de s'enfler, et dont la queue est si courte et si haute verticalement qu'on dirait un Poisson dont on a coupé la moitié postérieure. La dorsale, la caudale et l'anale se confondent; il n'y existe pas de vessie natatoire; l'estomac est petit, et reçoit immédiatement le canal cholédoque. On ne connaît guère que trois ou quatre espèces de ce genre singulier, dont la principale, Oiihagotiscus Mola, Cuv.; Tetrodon Mola, L., Gmel., Sysl. Natur., xiii, t. i, p. 1447; la Mole, Encyclop., Pois., pi. 17, f. 34, habite nos mers, particulièrement la Méditerranée; elle y acquiert une assez grande taille , et pèse jusqu'à quatre et cinq cents livres. Presque arrondie en profil, mais comme tronquée vers la queue; son dos, assez tranchant, est d'un noir brillanl, tirant sur le bleu, moirant en s'approchant des flancs qui deviennent argentés. Les nageoires sont également noires, les yeux ronds, grands et munis d'une membrane clignotante. La chair est assez bonne; il faut, pour la manger, arracher la peau qui est épaisse et coriace, n. 9 à 17; p. 10 à 17; A. 10 à 17; c. 4. 10 à 17.
On a aussi donné vulgairement le nom de Mule au Blennitis Phycis, L. r. BiERniE.
MOLÈNE. Ferbascum. bot. Genre de la famille des Solanées et de la Pentandrie Monogynie, L., très-nombreux en espèces fort difficiles à distinguer les unes des autres et offrant pour caractères communs -. nn calice monosépale, persistant, à cinq divisions profondes; une corolle monopétale, rolacée, à cinq lobes un peu inégaux; cinq étamines dressées, insérées à la base du limbe calyclnal, ayant leurs Blets libres, tantôt tous chargés de longs poils, tantôt tous ou deux ou trois seulement glabres, généralement déclinés et un peu inégaux. L'ovaire est ovoïde, terminé insensiblement en pointe à son sommet, à deux loges, contenant chacune un très-grand nombre d'ovules attachés à deux trophospermes qui naissent de la cloison. Le style est qucl(|uefois oblique, terminé par un stigmate simple arrondi ou réniforme. Le fruit est une capsule ovoïde pointue, enveloppée en partie par le calice, à deux loges polyspermes, s'oiivrant en deux valves par le milieu de leur cloison qui se sépare en deux parties. Les graines sont réniformes et à surface chagrinée.
Les nombreuses espèces de ce genre croissent pour la plupart dans le midi de l'Europe et dans l'Orient. Ce sont des plantes bisannuelles ou vivaces, dont la tige, glabre ou tomenteuse, atteint quebjuefois une hauteur de cinq à six pieds; elle est toujours simple inférieureraent, divisée supérieurement en branches dressées qui forment une panicule, etc. Les feuilles sont les unes radicales, les autres caulinaires. Les premières, généralement très-grandes, sont pétiolées et étalées en rosette ;t la surface du sol ; les secondes sont alternes, sessiles et quelquefois décurrentes. Les fleurs, assez grandes, sont généralement jaunes, plus rarement purpurines. Les espèces de ce genre, quoiqu'elles produisent un bel effet par leur vaste panicule de fleurs, ne sont pas cultivées dans les jardins d'agrément. Appartenant à la famille des Solanées dont tous les végétaux sont plus ou moins narcotiques et vénéneux, elles y forment une exception remarquable par l'innocuité de leurs propriétés médicales. En effet toutes les espèces de Molènc sont émollientes et adoucissantes, et nullement narcotiques. Aussi les emploie-t-on en médecine, particulièrement les feuilles et les fleurs du Bouillon-Blanc (yerbascum Thapsus, L.). Voici quelques-unes des espèces qui croissent communément dans l'Europe tempérée et méridionale.
§ I. Feuilles décurrentes sur la tige.
MoLÈNE Bocii.LOPi-BLANC. yerbascuvi Thapsus, L., Rich., Bot. méd., 1, p. 294. Celte espèce, connue sous les noms vulgaires de Bouillon Blanc et de Bon-Homme, est extrêmement commune dans tous les lieux incultes et sur le bord des chemins. Sa tige simple, blanche et tomenteuse. comme toutes les autres parties, est haute de deux à quatre pieds; les feuilles sont très-grandes, sessiles et décurrentes à leur base; les fleurs jaunes, grandes, formant un épi simple et très-long à la partie supérieure de la tige. Ces fleurs sont généralement réunies en petits groupes composés de deux à quatre chacun.
A celte première section appartiennent encore les
reibascum ciassifulium, DC, et Feibascuiii Tliapsoldes, L.
§ II. Feuilles non décurrentes.
MoLtSE NOIRE, rerbascum nignim, L. La Molène noire oii Bouillon-Noir a sa tige liaiile de trois à quatre pieds, droite, cylindrique; ses feuilles sont alternes, pétiolées, très-grandes, crénelées, tomenteuses à leur face inférieure; ses fleurs sont jaunes, plus petites et plus nombreuses que dans le Bouillon-Blanc, formant une j grappe presque simple. Les filets de ses élamines sont hérissés de longs poils purpurins. Celte espèce est commune dans les hois et sur les collines.
MotÈNE siNDÉE. l^erhascum sinualtim, L. Originaire des régions méridionales delà France, celte jolie espèce se dislingue facilement à ses feuilles radicales oblongues, profondément sinueuses sur leurs bords, tomenteuses et blanchâtres. Celles delà tige sont presque sessiles et également sinueuses. Sa tige, haute de deux à quatre pieds, est simple ; ses Heurs sont petites, jaunes, ayant les filaments de leurs élamines violacés. Molène pobpdrine. Feibascum phœniceum, L., Jacq., Austr., t. 123. Cette espèce croît naturellement en Piémont, aux environs de Suze, de Turin, etc. Sa lige est simple, droite, offrant quelques poils rares, haute d'environ deux pieds; ses feuilles sont allongées, un peu sinueuses el glabres. Ses fleurs sont d'une couleur pourpre foncé, disposées en grappes simples ou rameuses à la partie supérieure de la tige.
Un grand nombre d'autres espèces se trouvent également en France; telles sont les rerbasciim phlo- ■iiioides , L.; Feibascutn lychnitis, L.; f^erbascum pulvenilentutHiViU ; yerbascum inixlum, Ramond; l^eibascum alopecurus, Tluiill.; Ferbascitm Blatlaria, L. Quant au f^erbascuin Myconi. L., il forme aujourd'hui le genre Rinnondia. F. ce mol.
MOLETTE. MOLL. Nom vulgaire que l'on donne à |)lusieurs espèces des genres Trochus, Monodonle et 'i;urbo, parce que leur forme aplatie et les épines dont le dernier tour est armé, leur donnent assez de ressemblance avec la .Molette d'un éperon.
MOLETTE. BOT. L'un des noms vulgaires du Thlaspi Bursa-Pastoiis, L.
MOLI. BOT. Pour Moly. F. ce mol.
MOLICORIUM. BOT. F. Grenadier.
MOLINA.BOT. Deux genres ont reçu celle dénomination, et tous deux ont été supprimés. Le premier avait été constitué par Ruiz el Pavon, sur des Synanthérées qui se distinguaient, par leurs fleurs dioïques, des espèces de Bacchaiis connues jusqu'alors; mais (ouïes les espèces américaines de Baccharis ayant offert ce caractère, on a dû leur réunir le Alolina de Ruiz et Pavon. L'antre genre ainsi nommé par Cavanilles {Dissert. 9, p. 4-55), est le même que VHiplage de Ciertner. F. ce mot.
MOLIN^A. BOT. Le genre de la famille des Sapiudacées, établi sons ce nom par Commerson et Jussieu (Gênera Pianl., 245), a été réuni au Cupania, et en forme la seconde section dans le Prodrome du professeur De Candolle. F. Cdpaivie.
MOLINEUIA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Colla {Hort. Ripnl. Jpp. 11, ôôô, t. 1S), dans la fa-
mille des Ilypoxidées, n"a point paru dilTérer du genre Curculifjo, précédemment établi parGœrtner.
MOLINESIA. POIS. Le genre de Malacoplérygiens abdominaux, institué sous ce nom par Lesueur, dans les actes de la Société d'histoire naturelle de Philadelphie (Janv. 1821), se distingue de tous les autres Cyprinoïdes, en ce que l'espèce <iui lui sert de type a la nageoire anale placée entre les ventrales, et sous l'origine de la dorsale qui est très grande; les dents sont semblables à celles des espèces du genre Fundiilus de Lacépède, el elle n'a que quatre ou cinq rayons aux ouïes. Une seule espèce est connue et décrite jusqu'à ce jour; elle a reçu pour nom, Molinesia latipinna, Les.
MOLINIE. Molinia. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Digynie, établi par Schranck et Kœler, aux dépens du Melica de Linné, et ainsi caractérisé : lépicène à deux valves inégales, aiguës, renfermant deux à quatre fleurs, celle de l'extrémité avortée el remplacée par un petit corps rudimenlaire; glumes coniques, beaucoup plus longues que les valves de la lépicène, lancéolées, pointues; style à deux branches; stigmates en goupillon; caryopses enveloppés par les valves de la glume , et marqués d'un sillon latéral. Dans la nouvelle classification des Graminées, que Raspail a publiée (Annales des Se. nalur., juillet 1823), le genre Molinia est réuni au Cynodon de Richard. 11 ne renferme qu'une seule espèce assez commune dans les prés et les forêts humides de l'Europe. C'est le Molinia cœnilea, Kœl.; Melica cœrulea, L.; y4ira cœrulea, Pers. Cette plante acquiert une taille assez élevée lorsqu'elle croit dans les forêts. Elle a le port d'un petit Roseau; son chaume semble n'avoir point de nœuds, mais on en trouve quelquesuns rassemblés à la hase.
MOLLE. Schinus. bot. Genre de la famille des Térébinthacées cl de la Diœcie Décandrie, L., dont les caractères ont été ainsi tracés par Kunth (Terebinlh. Gêner., p. 7) : fleurs dioïiiues par avorlemenl; calice petit, persistant, divisé profondément en cinq divisions profondes, presque arrondies et égales entre elles; cinq pétales insérés entre le calice et le disque, sessiles, ovales, ohlongs, égaux entre eux, et imbriqués pendant la préfloraison; dix élamines insérées au-dessous du disque, vides de pollen dans les fleurs femelles; filets subulés, libres; anthères elliptiques, biloculaires, déhiscentes intérieurement et longiludinalement; ovaire supère, sessile, rudimenlaire dans les Heurs mâles; une grande loge monosperme occupe le centre de cet ovaire ; elle est entourée de six autres cavités très petites remplies d'huile volatile; ovule à peu près de forme lenticulaire, atlaclié à un funicule qui naît de la paroi latérale; disque annulaire, ondulé et sinué; trois ou rarement quatre styles terminaux très-courts, surmontés de stigmates en petites têtes; drupe sphérique, succulent, à un seul noyau, présentanl des cavités pleines d'huile volatile entre celui-ci et le sarcocarpe; graine comprimée, dépourvue d'albumen, ayant son tégument membraneux revêtu intérieurement d'une substance charnue, ses cotylédons plans, sa radicule infère, ascendante et allongée.
JIoiiÉ A FOLIOLES DENTÉES. Schinus Molle, L., vul-
gaiiement nommé Puiviier (rAmtrique. C'est un pcUt arbre paré d'un feuillage élégant et toujours vert. La tige se divise en longs rameaux faibles, pendants comme ceux du Saule pleureur, garnis de feuilles ailées, composées d'une vinglaine de folioles linéaires, lancéolées et dentées en scie. Les lileurs sont petites, pédicellées, disposées en panicules lâches et un peu llexupuses. Ce petit arbre est un deceux (|ui, transplanlés dans l'Europe méridionale, y ont le mieux réussi.
On a observé que ses feuilles exposées à la surface de l'eau, y acquièrent presque aussitôt un mouvement giratoire, semblable à celui imprimé, en pareille circonstance, à de petits fragments de Campbre. On attribue ce mouvement aux efforts que fait l'huile essentielle contenue dans les pores de la feuille, pour s'en séparer, et s'unir ù l'eau; efforts qui paraissent assez grands pour vaincre la résistance du centre de gravité. On a constaté qu'en effet, après l'expérience, l'eau ù la surface de laquelle on l'a faite, conserve de l'arôme de la feuille.
MOLLE oc TANCHE DE MER. pois. Espèce du genre Gade. F. ce mot.
MOLLIA. PQI.TP. Lamouroux, sans caractériser bien distinctement ce genre nouveau, formé aux dépens des Flustrcs, d'après deux figures données par De Moll, y renferme deux Eschares de cet observateur, qui auraient leurs cellules distantes et presque pédicellées.
MOLLICINE. ACAi. Espèce du genre Équorée. y . ce mot.
MOLLIE. jVollia. bot. Vlinbiicaria creniilala de Smilli, décrit primitivement par Solander, comme un Philadelphus, a formé le lype d'un genre distinct auquel Gmelin a donné le nom de Moltia, et que Gœrlner a reproduit sous celui de Jungia. IMais cette plante paraît rentrer dans VEscallonia de Linné fils. y. ce mot. Willdenow établit un autre genre MoUia fondé sur deux piaules appartenant au genre Polxcaipœa de Lamarck ou Hagea de Venlenal. y. ce dernier mot.
Le nom de Mollia restant sans emploi, Martius l'a récemment appliqué à un nouveau genre de la famille des Tiliacées, et de la Polyandrie Monogynie, L., qu'il caractérise de la manière suivante {Nov. Gen. et S/jec. Biasit., t. T, p. 90) : calice à cinq folioles linéaires, caduques, à estivation valvaire; corolle à cinq pétales longs, onguiculés, tronqués, mucronés, à estivation quinconciale; étamines en nombre indétini, ayant leurs filets réunis par la base en plusieurs phalanges : les extérieurs au nombre de vingt à vingt-cinq par phalange, elles intérieurs plus courts et en nombre indéterminé; les anthères incombantes, linéaires, à deux loges s'ouvrant longiludinalemenl par leur partie antérieure: ovaire supère, biloculaire, renfermant dans chaque loge plusieurs ovules fixés à la cloison; style simple, filiforme, surmonté d'un stigmate également simple; capsule ligneuse, obcordée, comprimée et ailée sur les deux bords, biloculaire. à deux valves loculicides. portant sur leur dos la cloison, et présentant à l'intérieur des loges |)lusieurs saillies transverses entre lesquelles les graines sont nichées par paires; celles-ci sont attachées à la cloison, nombreuses, comprimées et munies d'un rebord. I
MoLLiE REMARQUABLE. jVollia iiiskjnis, Mart., loc. cit., t. GO. C'est un arbre qui ressemble à un petit Tilleul, dont les feuilles sont alternes, ovales, simples, pétiolées, glabres et vertes en dessus, couvertes en dessous d'une pubescence écailleusc; les Heurs sont axillaires, pédonculées et agrégées. Cette plante croît sur les collines boisées près de Barra, ca|iitale de la province de Rio-Négro, au Brésil.
MOLLIENSIE. MoUiensia. pois. Genre établi par Lesueur {Journ. of the yécail. ofnatnr. sciences, of Pliiladelph., vol. u, n" 1, 1821) dans l'ordre des Malacoplérygiens abdominaux, et de la famille des Cyprins. Son corps est assez comprimé, son dos élevé, sa queue large, sa tète plate en dessus et son museau assez pointu; sa dorsale, très-haute surtout en avant, a sa partie postérieure prolongée en un vaste lobe arrondi, qui atteint la moitié de la largeur de la nageoire caudale; cette dernière est très-large et arrondie; les pectorales sont nioyeimes, également arrondies et larges, elles ventrales très-rapprochées; mais ce qui caractérise iirincipalement le genre Wollicnsie, c'est que l'anale, qui est assez petite et pointue, se trouve placée précisément entre ces dernières. Le corps est couvert de larges écailles qui s'étendent jusque sur les opercules, les préopercules et les joues.
MoLLiEivsiE A LARGES NAGEOIRES. jMolUensia latipinna. C'est un Poisson des eaux douces de la Nouvelle- Orléans, assez petit, ayant l'iris brun, avec des reflets dorés et une petite tache noire, allongée posléiieurement au milieu de chacune des grandes écailles, de sorte qu'il en résulte une huitaine de lignes noires, longitudinales, sur chaque Banc; la dorsale est variée de lignes noirâtres. B. 4 ou 3; d. 14; a. 6; p. 16; v. 10.
MOLLINEDIA. bot. Genre de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Ruiz et Pavon (Syst. Veg. Flor. Peiuv., p. 142) qui l'onl ainsi caractérisé : calice turbiné, presque fermé, à quatre divisions ; corolle nulle ; étamines nombreuses, attachées sur le réceptacle, à anthères cunéiformes; ovaires multiples, surmontés de styles subulés, et qui deviennent autant de drupes sessiles sur un réceptacle plan. Ce genre a été rapporté aux Anonacées, dont en effet il offre quelques caractères. Mais il n'a pas été mentionné dans la monographie de cette famille par Dunal. Jussieu (Ann. du Mus., t. XIV, p. 133) l'a rapporté avec doute à la première section de la famille des Monimiées ou au moins l'une de ses espèces qui a les feuilles opposées. 11 ne se compose que de trois arbres ou arbrisseaux qui croissent dans les grandes forêts du Pérou, liuiz et Pavon les ont désignés sous les noms de Mollinedia repanda, ovula et lanceolala.
MOLLIPENNES. iNS. Duméril désigne ainsi ime petite famille de l'ordre des Coléoptères, section des Ilétéroptères, renfermant quelques genres à élytrcs molles, tels que les Téléphores, les Lampyies et quelques autres analogues.
MOLLUGINE. Mollugo. bot. Ce genre, de la famille des Caryopbyllées, et de la Triandrie Trigynie, L., est ainsi caractérisé : calice à cinq folioles colorées intérieurement; corolle nulle; trois à cinq étamines; trois styles; capsule à Irois valves, à trois loges, et conte-