Cellule discoïdale des secondes ailes fermée en arrière
MoRPBON ACTORioK. i>/o>/)/iO Actorion,GQA., Latr ; f'apilio Jctorion, L.. Clcrck, icon., t. 30, fig. 2; Séba, Mus., t. 41, fig. 17, 18. Il a deux ]iouces d'envergure; ses ailes sont entières, couleur de terre d'ombre en dessus; les supérieures ont une bande rousse à l'extrémité, avec un espace d'un violet, luisant, vers l'angle interne. 11 se trouve au Brésil et à Surinam. F. pour les autres espèces, Crammer, Esper, Hubner, Fabricius, Godarl, etc.
MORPION. ARACB. Nom vulgaire d'une espèce du genre Pou. K. ce mot.
MORRÈNE. BOT. Corruption del'épithète Morsianœ, nom spécifique d'une Hydrocbaride. /'. ce mot.
MORRÉNIE. Monenia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par le professeur Lindley, pour une plante obtenue de graines envoyées de Buenos- Ayres, à la Société d'Horticulture de Londres, et que W.HookeretArnotl {Journal ofBolanr, vol. 1, p. 294) avaient placée dans le genre Cynanchum. Voici les caractères de ce genre que l'auteur a dédié par reconnaissance à Cb. Morren, professeur à l'Université de Liège : calice formé de cinq sépales linéaires, qui se redressent entre les pétales; corolle rotacée, à cinq lobes étalés et acurainés; couronne tubuleuse à cinq angles, à cinq lobes soudés en forniede cloisons, pour entourer les organes de la génération; cinq étamines insérées en opposition aux lobes de la couronne; anthères eu pointe, réunies par forme de lame membraneuse autour du stigmate; masses polliniques pendantes et déhiscentes parleurbord supérieur; ovaires sphéroïdaux, ventrus; stigmate convexe, apiculé, bilobé.
MoRRËiviE ODORANTE. Monenia odorata, Lindl ; Cfuanchtim odoratum, Hook. C'est une plante volubile qui grimpe et s'enroule autour des corps qui l'environnent, sans néanmoins s'élever guère au delà de quelques pieds; elle se garnit d'un assez grand nombre de tieurs vertes d'un pouce de diamètre, qui répandent, surtout dans les soirées humides, une odeur balsamique très-forte; la couronne angulaire centrale est blanche. Cette plante se distingue de toutes celles de la famille et principalement du genre Cynanchum, où elle avait été admise au premier abord, par une formation remarquable de tubes polliniques. A vaut l'épanouissement des Heurs, les parois internes de la cavité de la couronne tubuleuse sont sèches et membraneuses; mais insensiblement une sécrétion liquide les imprègne et les gonUe, ainsi que toutes les parties qui surmontent les loges des anthères; on voit bientôt saillirau sommet de ces derniers organes un tissu filamenteux, qui s'accroît successivement, au point de recouvrir la partie supérieure et glabre du stigmate, ce qui le fait paraître comme laineux. Ce tissu est entièrement formé de tubes
polliniques qui, soilant du bord exleinc des logos des anthères, dilalent leurs valvules et se dirigent vers le stigmale pour féconder l'ovaire.
MORRHUE ET iMORRLDE. rois. Pour Morue. /^.Gade.
MORS. BOT. On donne quelquefois ce nom aux Spatelles des plantes de la famille des Graminées.
MORS-DU DIABLE. Moisus-Diaboli.BOT. Espèce du genre Scabieuse, dont la floraison annonce la mauvaise saison. Sa racine, échancrée et comme mordue, lui a valu son nom qui est assez trivial. On a appelé Mors-deGreivouili.e Y Hydrocharis Morsusltanœ.
MORSE. Trichechus. mam. Genre encore très-imparfaitement connu, qui compose, avec les Phoques, la Iribu si remarquable des Carnassiers Amphibies. Les modifications de l'appareil de la locomotion le rendent voisin de celte dernière famille, à laquelle il ressemble aussi par ses formes générales; mais dont il s'éloigne au contraire a plusieurs aulres égards, et spécialement par son système dentaire. Les deux mâchoires ont ordinairement l'une et l'autre huit màchelières, et la supérieure a en outre i|iiatre incisives et deux canines, qui manquent à l'inférieure, du moins chez l'adulte. Le nombre des dents est en effet sujet à varier chez les Morses, soit par l'efïet de l'Age, soit même par d'autres causes; fait qu'il est important de remarquer parce qu'il explique les nombreuses contradictions que présentent les diverses descriptions données par les voyageurs et les naturalistes. Il paraît que, dans le jeune âge, on trouve à la mâchoire inférieure deux petites incisives frès-rudimenfaires, et dont il n'existe plus de vestiges chez les adultes. Les deux incisives médianes de la mâchoire supérieure manquent elles-mêmes chez un grand nombre d'individus; elles sont d'ailleurs, lorsqu'elles existent, coniques et crochues, mais toujours très-petites et rudimentaires. Les externes, dont le volume est beaucoup plus considérable, sont cylindriques et coupées obliifuement de dehors en dedans : elles diffèrent peu des màchelières par leur foime, et c'est ce qui avait porté quelques auteurs ù les compter parmi les molaires, quoi(|u'elles soient bien réellement de véritables incisives. Les canines sont d'énormes défenses qui se recourbent en bas et en arrière : elles sont arrondies en dehors, mais creusées d'un sillon longitudinal à leur face interne. On ne voit point sur leur coupe de lignes courbes comme dans l'ivoire de l'Élél)hant, mais de simples granulations. Les trois premières molaires de clia(|ue côté sont plus fortes et l)lus grosses que les incisives externes, avec lesquelles elles ont, comme on l'a déjà remarqué, beaucoup de ressemblance; la dernière n'est au contraire qu'une petite dent rudimentaire, et qui tombe avec l'âge: elles n'ont d'ailleurs toutes qu'une racine conique trèscourte, et sont formées d'une seule substance très-dure, très-compacte, et analogue à celle des défenses. Les màchelières inférieures sont toutes à peu près de même forme; elles sont plus étendues de devant en arrière que de dedans en dehors, et leur couronne parait légèrement convexe. En général, le système dentaire des Morses, remarque Fr. Cuvier, « ne parait pas plus convenir pour broyer des matières végétales que pour couper des substances animales. On dirait que les dents
il 0 i;
(le ces Amphibies sonl spécialement destinées à briser, à rompre des matières dures; car elles semblent, par leur structure et leurs rapports, agir les unes sur les autres, comme le pilon agit sur son mortier. « Les membres très-courts, et disposés comme chez les Phoques, sont terminés par cinq doigts réunis par une forte membrane et armés d'ongles assez robustes; le corps, allongé, conique et généralement assez semblable à celui des autres Amphibies, est terminé par une queue très-courte; la tête est arrondie, et les narines, au lieu d'être terminales, sont dirigées en haut; disposition qui dépend de la forme de la mâchoire supérieure relevée et modifiée d'une manière très- remarquable à cause de la grandeur des alvéoles qui logent les défenses.
Les mœurs et les habitudes des Morses sont aussi imparfaitement connues que leur organisation. On sait cependant que ces Amphibies vivent par troupes assez nombreuses sur les côtes désertes ou peu habitées. Ils se nourrissent de Fucus et de matières animales, mais surtout de coquillages qu'ils brisent au moyen de leurs mâclielières, que leurs formes et leur structure rendent très-propres à cet usage. Les femelles portent neuf mois environ, et neproduisenlordinairement qu'un seul petit.
On ne connaît encore, d'une manière bien certaine, que le Morse du Nord, Tiichechus Rosmarus, L., ou l'animal api)elé vulgairement Vache marine , Cheval marin et Bête à la grande dent. Cette espèce, répandue dans toutes les parties de la mer Glaciale, est couverte d'un poil ras, de couleur brunâtre : elle atteint quelquefois jusqu'à vingt pieds de longueur, et on a trouvé des individus du poids de deux milliers. Sa graisse, sa peau et l'ivoire de ses défenses sont employés à divers usages.
On croit qu'il existe dans ce genre une seconde espèce qui serait propre aux mers équaloriales ; mais on n'a encore sur elle que des notions très-vagues. Quant aux Lamantins et aux Dugongs, longtemps placés dans le genre Trichechus, il est bien démontré aujourd'hui «lue ce sont des êtres d'une organisation très-différente de celle des vrais Morses, et que c'est avec juste raison que Cuvier les a reportés vers les Cétacés, y. Dugong et Lamantin.
MORSEGO. EOT. Sous ce nom est décrit et figuré dans Rumph (Herb. Ainboin., vol. vu, p. 17, t. 10) un petit arbre très-rameux, à feuilles opposées et dentées. Les fruits, disposés en grappes terminales, sont des baies sèches ou des capsules qui s'ouvrent d'un seul côté, et renferment un noyau. Quoique l'arbre ait le port de certains genres de Verbénacées, il n'est cependant pas possible d'en déterminer les affinités naturelles, attendu que l'on ne connaît aucunement sa fleur.
MORSURE DE PUCE. moll. Nom marchand d'une espèce de cône, Conus puUicarius, h.
MORT. ïooL. BOT. Cessation totale des fonctions vitales. /^.Organisation.
On a appelé vulgairement :
MoRT-AC-CuANVRE. l'Orobanche rameuse.
MoRT-ALX-CfliENS, le Colchique d'automne.
Mort-de-Froid, VAgaricus procerus.
MoRT-AD-Loup, VAconitum Lycocthonum.
MoRT-Acx-MoccHES, le Cobalt et l'Arsenic.
MoRT-ACx-PoniES, la Jusquiame noire.
Mort abx-Rats, le Deutoxide d'arsenic, la Stronliane, etc.
Mort-de-Safran, un Champignon du genre Sclerotium.
Mort-acx-Vaches, la Renoncule scélérate.
Mort-acx-pocx, la Staphisaigre, etc.
WORTEFÉRIE. ois. Nom vulgaire du grand Plongeon jeune. ^. Plo>'geon.
MORTON. bot. L'un des noms vulgaires de VAgaricus necatoriiis, L.
MORUE. POIS. Espèce du genre Gade. ^. ce mot.
MORUNGA ou MORUNGU. bot. Synonyme de Moringa. f^. ce mot.
MORUS. BOT. r. Mûrier.
MORUS. OIS. Synonyme de Fou. ^. ce mot.
MORVAN. MAM. r. Mouton.
MORVEN. BOT. Synonyme vulgaire de Janiperus phœnica. V. Genévrier.
MORVÈQUE. BOT. Vaiiélé de Raisin noir.
MORVIAU. BOT. L'un des noms vulgaires de rif,ra;ri<s baccala, L.
MORVRAN. OIS. r. Morbran.
MORYSIE. Moiysia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, établi par Cassini aux dépens des genres Athanasia et Tanucetiim de Linné. Voici les caractères imposés au genre nouveau par son auteur; calathideoblongue, incouronnée, équaliHore, multiflore, régulariflore, androgyniBore; péricline oblong, un peu inférieur aux fleurs, formé de squammes imbriquées, appliquées, ovales-ohlongues, obtuses, concaves et coriaces; clinanlhe petit, planiuscule, garni de squamilielles inférieures aux Qeurs, planes, sublancéolées, presque membraneuses, diai)hanés, irrégulièrement denliculées; ovaires oblongs, glabres, munis d'environ dix côtes longitudinales, saillantes; aigrette absolument nulle; corolles à tube cylindrique, droit, articulé sur l'ovaire, nullement prolongé par sa base sur le sommet de l'ovaire, à limbe presque aussi long que le tube, à cinq divisions privées de bosse derrière le sommet.
MoRvsiE A FEUILLES DIVERSES. Mof/sia (IwerstfoUa, Cass.; Athanasia dentata, Lin. Sa tige est épaisse, tortueuse, haute de près de trois pieds et très-rameuse; les feuilles sont peu distantes : les supérieures sessiles, à i)eine décurrentes, courtes, larges, arquées, subcordiformes, à bords presque entiers; les inférieures sont décurrentes, contournées, linéaires-lancéolées et dentées; les calatbides sont nombreuses, rapprochées, composées de quinze ù seize Heurs jaunes, réunies en corymbe. Du cap de Bonne-Espérance.
MOSAÏQUE. MOLL. Nom marchand d'une espèce du genre Cône, Conus tessetlatiis, L.
BIOSAMBÉ. bot. Nom indien de quelques espèces de Cléomés, adopté dans quelques ouvrages pour désigner ce genre, f^. Cléosé.
MOSASAURE. Mosasaurus. rept. foss. Genre de l'ordre des Sauriens, créé par Buckland pour la grande espèce fossile trouvée dans les carrières de tuf calcaire qui constitue la montagne de Saint-Pierre, près de Maes-
Iricht. Ce (uf résultant des dépôts les plus modernes de la formation crétacée, contient des Ammonites, des Bélemnites, des Hamites et grand nonil)re d'autres coquilles de la craie, en même temps que des débris d'animaux marins qui lui appartiennent en propre. Ce fut en 1780 que l'on y découvrit une tête à peu près complète, qui appartient maintenant au Muséum de Paris. Cette pièce célèbre dérouta pendant plusieurs années toute la science des naturalistes : plusieurs y voyaient la tête d'une Baleine, d'autres celle d'un Crocodile; mais sa véritable place, dans la série animale, lui fut assignée pour la première fois par Adrien Camper dont les travaux de Cuvier sont venus depuis confirmer l'opinion. Il résulte des recherclies de ces deux savants illustres que l'animal auquel avaient appartenu lesdébris en question était un Reptile marin d'une taille gigantesque et très-voisin des Monitors. Et quant à l'époque à laquelle le Mosasaure se montra pour la première fois, ce fut selon toute apparence vers la fin de cette longue série de périodes géologiques, durant laquelle se déposèrent les groupes oolitiques et crétacés. Dans toute la durée de ces périodes, notre planète paraît avoir été surtout habitée par des animaux marins, et, au nombre des plus grands parmi ces derniers, se trouvaient des Sauriens d'une stature gigantesque, dont plusieurs bahitaienl la mer et arrêtaient dans de justes limites l'accroissement excessif des tribus de Poissons leurs contemporaines.
Depuis le Lias jusqu'au moment où a commencé le dépôt de la Craie, les Icbthyosaures et les Plésiosaures l'urent les tyrans de l'Océan; et, à partir de cette dernière époque qui est précisément celle où se termina leur existence, ils paraissent avoir été remplacés, tout le temps ([ue dura le dépôt de la Craie, par le Mosasaure, qu'on dirait avoir été créé pour remplir temporairement leurs fonctions, et qui devait lui-même céder la place aux Cétacés de la période tertiaire. Comme il n'existe dans le monde actuel aucun Saurien qui habite la mer; comme d'un autre côté les représentants les plus puissants de cet ordre, les Crocodiles, bien que créés spécialement pour vivre dans les eaux, ont recours plutôt à la ruse qu'à la vitesse pour s'emparer de leur proie, il ne sera pas sans intérêt d'étudier les arrangements mécaniques par suite desquels un Reptile, voisin des Monitors, se mouvait dans la mer avec assez de puissance et de vélocité pour atteindre et saisir d'aussi grands Poissons que ceux dont il dut faire sa pâture, à en juger d'après le volume prodigieux de ses dents et de ses mâchoires.
Les caractères de la lêle et des dents prouvent des rapports intimes entre cet animal et les Monitors, et les proportions des diverses autres parties du squelette conduisent à conclure que ce Monitor monstrueux des mers d'autrefois, avait vingt-cinq pieds de longueur, quoique parmi ses congénères modernes aucun n'excède cinq pieds. La tète est longue de quatre pieds ; celle des plus grands Monitors ne dépasse pas cinq pouces. Les anatomistes les plus profonds ne pourraient imaginer qu'avec peine une série de modifications à l'aide desquelles un Monitor pût atteindre la taille et le volume d'un Êpaulard (Delphiniis orca), et posséder en même
temps la faculté de se mouvoir avec force et vitesse au sein des eaux de la mer. C'est néanmoins ce qu'offre le squelette fossile dont l'étude fait l'objet de cet article : dans tout son ensemble, on trouve les caractères d'un Monitor; mais ces caractères se modilient dans le but manifeste d'en faire un animal créé pour vivre au sein des eaux de la mer.
Le Mosasaure n'avait guère de caractères communs avec le Crocodile; mais il se rapprochait des Iguanes par un appareil dentaire fixé sur l'os ptérygoide, et occupant la voûte palatine, ainsi que cela a lieu chez certains Serpents et chez certains Poissons, où ces dents, dirigées en arrière comme les barbes d'une flèche, s'opposent à ce que la proie puisse leur échapper.
Les autres parties du squelette sont parfaitement en accord avec les caractères fournis par la tête. Toutes les vertèbres sont concaves en avant, et convexes en arrière, et s'adaptent par une articulation orbiculaire qui leur permet des mouvements faciles de flexion dans tous les sens. Depuis le milieu du dos jusqu'à l'extrémité de la queue, elles sont dépourvues des apophyses articulaires qui sont d'une utilité si essentielle pour la solidité du tronc chez les animaux destinés à se mouvoir à la surface de la terre. Elles ressemblent sous ce rapport aux vertèbres des Dauphins, et cet arrangement n'a été créé que dans le but de leur rendre la natation plus facile. Les vertèbres du cou sont aussi construites de façon à procurer à cette partie du corps plus de flexibilité qu'elle n'en a chez les Crocodiles.
De même que la queue des Crocodiles, la queue du Mosasaure, comprimée dans le sens latéral, en même temps qu'épaisse dans le sens vertical, constitue un aviron droit, d'une puissance énorme; et l'action qui résulte de ses mouvements latéraux, chasse le corps en avant, comme ces bateaux que fait avancer un seul homme avec un seul aviron à l'arrière. Bien que les vertèbres caudales soient à peu près en même nombre que chez les Monitors, la queue était proportionnellement plus courle, par suite de la plus grande brièveté relative du corps de chacun de ces os; et de cette disposition résullaientun accroissement de puissance dans la queue considérée comme instrument de natation, et une rapidité de locomotion qui n'eût pu se concilier avec une queue longue et mince comme celle du Monitor, qui s'en aide pour grimper. Enfin une dernière disposition, qui a pour but de donner à la queue une plus grande vigueur, c'est l'existence d'os en chevron solidement fixés au corps de chaque vertèbre, de la même manière que dans les Poissons.
Le nombre total des vertèbres est de cent trente-trois, à peu près autant que chez les Monitors, et plus du double de ce qu'on en observe chez les crocodiles. Les côtes n'ont qu'une seule tête, et sont arrondies comme dans la famille des Lézards. Quant aux extrémités, on en possède des fragments assez nombreux pour démontrer que le Mosasaure, au lieu de pattes, les avait terminées par quatre larges rames pareilles à celles du Plésiosaure et de la Baleine ; et il est probable qu'un de leurs usages principaux fut d'aider l'ai/imal à s'élever à la surface des eaux pour y venir respirer, dépourvu qu'il était, suivant toute probabilité, de la queue hori-
zontale, qui permel aux Cétacés ce même mouvement d'ascension. L'ensemble de ces caractères concourt à démontrer que le Mosasaure était organisé dans le but d'une existence exclusivement aquatique, et que, malgré l'exagération de ses proportions, s'il vient à être comparé aux genres vivants de ces deux familles, il établit un anneau intermédiaire entre les Monitors et les Iguanes. Quoi que l'on puisse trouver d'énorme dans ces dimensions comparées à celles de tous les Lézards actuels, et quelque étrange que puisse paraître l'existence de genres marins dans cet ordre des Sauriens dont aucune espèce actuellement vivante n'habite la mer, il n'y a rien là qui doive plutôt étonner que les modifications analogues que l'on observe dans le Mégalosaure et dans l'Iguanodon, exemples d'un agrandissement plus considérable encore du type -des Monitors et des Iguanes, converti en des formes colossales appropriées à une locomotion terrestre.
Au milieu de celte variation dans les proportions, on voit persister les mêmes lois qui président à l'organisation des genres contemporains; et la perfection des combinaisons mécaniques qui, à toutes les époques, ont résulté de leur action, prouve quelle haute sagesse a calculé ces mécanismes, et quelle puissance infinie les a maintenus dans leur intégrité.
Cuvier affirme, à propos du Mosasaure, que, même avant d'avoir vu une seule de ses vertèbres ou un seul os de ses extrémités, il était à même de déterminer le caractère général de l'ensemble du squelette, d'après l'examen des mâchoires et du système dentaire, ou même d'après la vue d'une seule dent. Ce pouvoir de détermination, la science en est redevable à ces lois magnifiques de corrélation des organes qui sont le fondement de l'anatomie comparée, et qui donnent à ses découvertes un intérêt si puissant.
Outre les grands débris de l'animal de Maestricht, Mantell en a trouvé d'autres et bien évidemment semblables dans la craie supérieure, près de Lewes, et le docteur Morton dans le sable vert de Virginie.
MOSAT. coNCH. (Adanson.) F. Bccarde.
MOSCARIA. BOT. Pour Moscliaria. F. Mosqdaire.
MOSCATELLINE. bot. F. Adoxa.
MOSCH. BOT. Graine d'Ambrette. F. Abei.-Mosch.
MOSCHARIA. bot. y. MOSQCAIRE.
MOSCHATELLA on M0SCATELL1NA. bot. F. Adoxa.
MOSCHELAPHUS. mam. L'un des synonymes de Bubale. F. Antilope.
MOSCHIFERA. bot. Le genre créé sous ce nom par Molina, pour une plante du Chili , est le même que le genre Moscharia de Ruiz et Pavon. F. Mosquaire.
MOSCHOSME. Moschosma. bot. Genre de la famille des Labiatées, établi parle professeurReichenbach,aux dépens du genre Acymuni de Linné , avec les caractères suivants ; calice ovale, à cinq dents dont les supérieures sont plus grandes et à bords simples, et les inférieures pres(|ue égales entre elles, un peu décurrentes sur les bords; intérieur de l'orifice nu; tube de la corolle inclus dans le calice ; son limbe est subbilabié, avec la lèvre supérieiu'e courtement quadrifide, l'inférieure très- entière, presque plane, avec tous les lobes égaux ; quatre étamines déclines : les inférieures
les plus longues; filaments libres, édentulés; anthères ovato-réniformes, à loges conHuentes ; style clavatocapité au sommet, très courtement bifide; stigmates petits; akènes ovato-comprimés et lisses.
MoscnosME a épis nombreux. Moschosma polystachia, Reich.; Ocymum polystachium , L. Sa tige est haute de deux pieds, dressée, tétragone et rameuse; ses feuilles sont opposées, longuement pétiolées, ovales, obtuses, pointues, rayées et dentées; les Heurs sont blanchâtres, réunies par verticilles de cinq en une longue grappe nue, axillairc, unilatérale et penchée vers le sommet. Elle est originaire de l'Inde.
MOSCIIOXYLE. Moschoxrlum. bot. Genre delà famille des Méliacées, établi par A. de Jussieu qui lui assigne pour caractères ; calice court, à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes, rarement presque entier; quatre ou cinq pétales quelquefois soudés à leur base, ce qui forme alors une corolle monopétale, trèsprofondément divisée; huit ou dix étamines dont les filaments sont soudés, et forment un tube court à huit ou dix dents au sommet qui porte huit ou dix anthères exsertes, dressées, alternes avec les dents; style court; stigmate capité ou trilobé; ovaire établi sur un disque qui le recouvre en partie, à trois loges, renfermant chacune deux ovules pendant aux parois latérales. Le fruit consiste en une capsule à trois valves, à trois loges monospermes; semences enveloppées d'un arille succulent. Ces plantes, dont on connaît jusqu'ici trois espèces, appartiennent à l'Amérique du sud.
MOSCHOXYLE PSEDDOTFPUIAIRE. Moschoxfluin pSeU-
tlotipulate, }uss. Ses feuilles sont ailées avec impaire, bijuguées, à folioles obovales, acuminées, glabres, les inférieures très-petites (ce sont pour ainsi dire des stipules), orbiculaires; les fleurs sont réunies en panicules axillaires, très-courtes et pauciflores; les corolles sont à quatre divisions et pubérules. Du Brésil.
MoscnoxYLE Plécan. Mosclioxylum Plecaiium, Juss. Feuilles composées de sept folioles presque opposées ou alternes, ovato-lancéolées, acuminées et trèsglabres; les fleurs sont rassemblées en panicule terminale, oblongue; les corolles sont à cinq divisions et glabres. Du Brésil.
WOSCHUS. MAM. F. CllEVROTAIN.
MOSCOUADE. BOT. Nom vulgaire du Sucre brut, produit par une première cristallisation; il est plus ou moins chargé de mélasse et autres impuretés qui sont enlevées par l'opération du raffinage.
MOSHITE. MîN. Substance noire, opaque, métalloïde, non magnétiiiue, en petits cristaux tubulaires, chargés de facettes, et qui dérivent d'un rhomboèdre de 73° 4S', dont la pesanteur spécifique est ô,8, qui raye le verre, quoi(iue fragile.
MOSIGIA. BOT. Le genre produit sous ce nom par Sprengel (Syst., 111, GCl) est le même que le genre Moscharia. F. Mosqcaire.
MOSILLE. Mosilltis. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Atbéricères, tribu des Muscides, division des Scatophiles, établi par Latreille aux dépens du grand genre Musca de Linné, et ayant pour caractères : antennes plus courtes que la tête, insérées près du milieu de sa face antérieure, composées de trois
4Ua
arlicles, dont le dernier en patetle presque Iriangulaire ou demi orliiculaire, n'est pas beaucoup plus long que le deuxième, avec une soie lalérale; cuillerons petits; balanciers nus; lèle presque globuleuse ou transverse; ailes couchées sur le corps; pieds propres au saut. La- Ireille avait d'abord établi ce genre dans son Gênera Crustaceonim et Insectorum. Plus tard (Uègne Animal) il le confondit avec les Oscines, et ce n'est que dans ces derniers temps qu'il l'en a de nouveau distingué (Fam. Nat., etc.)- H en diffère essenliellenient par la forme de la tète qui, dans les Oscines, est triangulaire au lieu d'être globuleuse. Les habitudes de ces petits Diptères sont encore peu connues : on sait cependant qu'une espèce (la Mouche aux yeux rouges de Panzer) dépose ses oeufs dans les liqueurs fermentées ; c'est cette espèce que l'on voit voltiger en si grand nombre aux environs des cuves où l'on fait le vin ; on la trouve souvent morte dans le vin et le vinaigre. Une autre espèce, jVosillus casei, Latr., dépose ses œufs dans le fromage; la larve s'en nourrit et exécute des sauts en rapprochant en forme d'arc les deux extrémitésde son corps et en le débandant ensuite avec force pour produire l'effet d'un ressort. GoCdart, Lister, Merlan et Frisch ont parlé de cet insecte. Linné en fait une variété de son Musca pxitris; mais il en diffère essentiellement. La larve d'une autre espèce nommée Musca frit par Linné, vit dans les balles de l'orge : elle est un des plus grands fiéaux pour les habitants de la Suède, en détruisant souvent la dixième partie des grains de celle plante. Le dommage occasionné annuellement par ce Diptère est évalué à plus de cent mille ducats, suivant le calcul de Linné. Enfin une autre espèce dépose sa larve dans la chair des Nègres qui sont attaciués de l'horiible maladie appelée éléphanliasis. Linné la nomme Musca leprœ. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces.
MosiLiE ARQUÉ. /l/osi//!«« a /CimiMS, Latr. Noir bronzé; ailes transparentes, sans taches ; balanciers blancs. La- Ireillc a trouvé cette espèce sur le sable des fentes des murs : il pense qu'elle y pratique des enfoncements pour s'y cacher la nuit. On la trouve fréquemment à Paris.
MOSl.NA. BOT. (Adanson.) Synonyme d'Ortégia. V. ce mot.
MOSLA. BOT. Le genre créé sous ce nom, par Hamillon, dans la famille des Labiatées, a été réuni au genre Hedeovia, de Persoon , dont il ne diffère que parce que la lèvre inférieure de la corolle a trois petites dents au lieu de deux. 11 en constitue simplement une section, y. Hédéojie.
MOSOSAURE. Mososaurus. rept. foss. f^. Mos.\-
SAIJRE.
MOSQUAIRE. Moscharia. bot. Ruiz et Pavon {Proilrom. Flor. Peruv., p. 103) ont proposé sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, et de la Syngénésie égale, L., auquel ils ont imposé les caractères suivants : involucre ovoïde, composé de six folioles ovales, concaves, presque membraneuses et sur un seul rang; réceptacle plan, garni de paillettes, les extérieures carénées, les autres linéaires, lancéolées; calathide composée de Heurs hermaphro-
dites, à corolle en languette linéaire, lancéolée, tronquée et tridentée; les fleurs extérieures au nombre de huit, enveloppées par des écailles carénées, les intérieures placées entre des écailles linéaires-lancéolées; style filiforme, de la longueur des étamines ; deux stigmates un peu étalés; akènes obovés, les extérieurs couronnés d'une aigrette courte et plumeuse, les intérieurs dépourvus d'aigrette. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, Moscharia piniiatifida, plante herbacée, dont les feuilles sont amplexicaules, pinnatifîdes, à segments profondément incisés. Elle croit dans les lieux arides et sablonneux du Chili.
Forskahl (Flor. £gxpt. Jrah., p. 138) avait donné ce même nom de Moscharia à un genre qui, selon Valil, n'est autre chose que le Teucrium Ira, L.
Le genre Rhaponticum, formé aux dépens du Centaurea, L., avait aussi été nommé Moscharia par Heister.
MOSQDILLES , MOSQDITES et MOUSQUITES. ins. Par corruption de Moustiques. F. ce mot.
MOSQUILLON. ois. L'un des noms vulgaires de la Bergeronnette giise.
MOSQUITE. ois. Synonyme vulgaire de Sylvie 5 tête noire, f^. Sylvie.
MOTACILLÀ. OIS. F. Bergeroti^ette.
MOTELLE. Même chose que Mustèle. F. Gade.
MOTERELLE oc MOTTERELLE. ois. Synonyme vul gaire de Motleux. f^. Traqiet.
MOTMOT. OIS. /'. MoMOT.
MOTTELLE. pois. L'un des noms vulgaires du Cobiiis fossilis. V. CoBiTE.
MOTTEREAC. ois. Synonyme vulgaire d'Hirondelle de rivage. V . Hiroivdelie.
MOTTEUX. OIS. Espèce du genre Traquet, que Vieillot a faite type d'un genre distinct. /''. Traquet.
MOUCELET. BOT. Synonyme vulgaire de Thiaspi.
MOUCHARRA. pois. Espèce du genre Glyphisodon. V. ce mot.
MOUCHAT. OIS. L'un des noms vulgaires du Grosbec Moineau.
MOUCHE, pois. Nom vulgaire du Salmo nolatus, t. y. Saimoiv.
MOUCHE. Musca. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Linné qui l'avait caractérisé d'une manière si vague, qu'il renfermait d'abord jusqu'à des familles et une grande quantité de genres différents. Dans les dernières éditions de son Sustenta Nattirœ, il partageait son genre Mouche en plusieurs sections et en deux coupes principales, dont l'une renfermait les Diptères à antennes effilées, grenues ou terminées en massues; cette coupe comprend actuellement la famille des Tanystomes de Latreille, et une grande partie de la famille des Nolacanthes. L'autre coupe comprenait toutes les espèces à antennes terminées par une palette, et portant une soie sur leur dos: elle renferme les genres i>/MScn et Syrphus de Fabricius. Depuis Linné, plusieurs auteurs ont démembré son genre Mouche, et ont établi à ses dépens plusieurs autres genres. Scopoli a préparé le premier les améliorations qui ont été apportées dans ce grand genre; il a examiné les parties de la mandu-
cation de ces insectes, et s'en est servi pour caractériser ses genres. Geoffroy, Degéer, Fabricius, etc., ont ensuite travaillé ces insectes, et Meigen a formé plusieurs nouveaux genres, en employant pour base de sa classification les ailes et quelques parties extérieures du corps et de la bouche. Enfin Latreille, Duraéril et Fallen, ont encore beaucoup éclairci cette matière dans leurs ouvrages, et le genre Moucbe, tel qu'il a été restreint par Latreille, peut être ainsi caractérisé : ailes écartées, les deux premiers articles des antennes beaucoup plus courts que le troisième; celui-ci formant une palette allongée et prismatique qui porte une soie mince et souvent plumeuse.
Le genre Moucbe, tel qu'il est caractérisé par Latreille , se distingue des Écbinomyies et Ocyplères, genres qui en sont les plus voisins, par les antennes, qui, dans ces derniers, n'ont point le troisième article beaucoup plus long que les deux premiers pris ensemble. Le genre Célyphe de Dalman en est suffisamment distingué par son écusson (lui recouvre tout le corps; les genres Pbasie, Tricbopode, Ivie, Métopie et Mélanopliore, en sont séparés par leurs antennes, qui sont beaucoup plus courtes que la face antérieure de la tête, tandis qu'elles sont presque aussi longues qu'elle dans les Moucbes; les Lispes ont des ailes couchées sur le corps; le genre Achias a les yeux portés sur des prolongements de la tête en forme de cornes; enfin il existe un grand nombre de genres qui ont le même port, mais qui s'en distinguent par des caractères tirés de la forme des antennes, de la lête, des palpes, etc. Les Mouches proprement dites, dont on peut considérer comme type du genre la Mouche domestique, ont le corps oblong, à peu près cylindrique; leur tête est globuleuse, un peu plus large que longue, avec deux yeux Irès-grands et à réseaux, et trois petits yeux lisses distincts. La partie antérieure, ou le front, est aplatie et présente un espace arrondi au haut duquel sont insérées les antennes qui sont composées de trois articles, dont le premier et le second très-courts, plus larges que longs, hérissés de quelques longs poils rudes ; le troisième est à peu près trois fois plus grand que les deux premiers ensemble; il est presque prismatique, c'est-à-dire que sa partie extérieure est composée de deux faces arrondies et que le côté intérieur est aplati; il donne attache à sa base, et un peu extérieurement à une soie plus longue, couverte de longs poils ou plumeuse dans la plupart, et simple dans d'autres. La cavité buccale est située à la partie inférieure de la tête, elle contient une trompe membraneuse, coudée, rétraclile et terminée par deux grandes lèvres. Les palpes sont insérées presque à la base de cette (rompe, et dirigées vers sa naissance; elles sont filiformes ou un peu plus grosses vers leur extrémité et hérissées de longs poils : cette trompe, ainsi (pie ses palpes, sort et rentre dans la cavité buccale à la volonté de l'animal. Le corselet est cylindrique, il ne paraît composé que.d'un seul segment apparent. Les ailes sont grandes, horizontales; leurs nervures longitudinales sont fermées par des nervures transversales; les cuillerons sont grands, ils recouvrent en majeure partie les balanciers qui sont assez courts; les pattes sont assez longues, grêles, elles
sont terminées par deux crochets et deux pelotes, et sont généralement couvertes de longs poils rudes. L'abdomen est ovalaire. composé de quatre segments apparents, et terminé dans les femelles, par un oviducte un peu saillant.
Les larves des Mouches sont apodes et cylindriques; elles sont molles, et leur tête est garnie d'un ou deux crochets écailleux; l^of., quant aux détails de l'organisation de ces larves, à l'article Muscides; quant à leurs habitudes elles vivent dans différentes matières, telles que les excréments, la viande en décomposition; celle de la Moucbe domestique habite les fumiers et les lieux fangeux et sales. Les Mouches, dans leur état parfait, sont très-abondantes pendant tout l'été, surtout en juillet et août; ce sont des insectes très-incommodes dans nos maisons, où ils gâtent tout en y déposant leurs excréments, qui sont mous et durcissent en forme de petite tache aux endroits où ils ont été posés. Soit que l'on mange, soit que l'on travaille, on est continuellement assailli par les Mouches, qui viennent se placer sur les mets, qui y tombent même, ou qui s'attachent à vous pour sucer la transj>iration. On ne parvient à s'en préserver dans les appartements qu'en ne laissant que très-peu de jour; dans les provinces méridionales, où elles sont encore plus abondantes, on en détruit beaucoup en les prenant par milliers au moyen d'un appareil très-simple : on suspend au jilancher un paquet de branches et de feuilles de Saule ou de Fougère ; pendant la nuit toutes les Mouches vont s'y placer, et on n'a qu'à faire entrer ce faisceau dans un sac pour en prendre une énorme quantité. Plusieurs espèces de Mouches aiment à sucer le miel des fleurs, d'autres attaquent les cadavres, et y déposent leurs œufs; il y en a même une espèce qui est vivipare, c'est à-dire ([u'elle ne pond pas des œufs, mais bien de petites larves toutes formées, qu'elle dépose sur la viande et qui y grossissent Irès-rajiidement. Ces habitudes carnassières de la larve et de l'insecte parfait forment un caractère assez général des Mouches.
Dans un excellent travail publié récemment par J. Macquart, sur les Diptères du nord de la France, ce profond entomologiste a cru devoir scinder encore plus qu'on ne l'avait fait précédemment le genre Mouche, et il l'a limité aux caractères suivants : épistome peu saillant; antennes atteignant à peu près l'épistome; deuxième article peu onguiculé; troisième au moins triple du précédent; style plumeux; première cellule postérieure des ailes entr'ouverte près de l'extrémité de l'aile, à nervure exlerno-médiaire un peu concave en dedans ; nervure transverse située vis-à-vis l'extrémité de la cellule médiastine; discoïdale à nervure transverse droite. Macquart décrit les espèces suivantes :
Mouche domestique. Musca domestica, L. Longue d'environ trois lignes et demie ; antennes noires avec la soie barl)ue; yeux d'un rouge brun; devant de la tête d'un blanc satiné, le reste noir; corselet d'un noir cendré avec quatre raies longitudinales noirâtres; abdomen d'un brun noirâtre en dessus avec des taches noires allongées, et d'un jaunâtre pâle en dessous avec une ligne brune au milieu; ailes transparentes avec la
base jaiinâire tiùs-pàle. L'accouplement de celle espèce est fort remarquable; c'est la femelle qui inlrodulf son organe générateur, conformé en long tuyau, dans le corps du mâle.
Moi'CHE iioiiRRE\D. Miisca camifex, Macq.; Byomj'a camifex, Rob. Elle est d'un vert métallique obscur, à léger duvet cendré; face et côtés argentés; bande fronlale noire. Taille, trois lignes.
Mouche bovine. Musca boiina, Robineau. Elle est cendrée, avec les côtés de la face et du front blancs; abdomen à bande dorsale noire. Taille, trois lignes. Très-commune, incommode aux animaux ruminants.
Mouche corviwe. Musca corvina, Fab. Semblable à la Mouclie domestique, mais les côtés de la face et du front sont argentés; l'abdomen est ferrugineux et marqueté de blanc chez les mâles, cendré et marqueté de noir chez les femelles. Taille, trois lignes.
Moucbe a face dorée. Musca auiifacies, Rob. Elle a les côtés de la face d'un rouge doré, une bande frontale rouge, l'abdomen testacé, à reflets et ligne dorsale noirâtres.
MoccRE LATÉRALE. Muscu lutefalis, Macq. Côtés de la face et du front blancs, abdomen noirâtre, à premier segment testacé chez le mâle; chez la femelle il y a en outre les côtés du second également leslacés. Taille, trois lignes.
Mouche vitripenne. Musca vilripennis, Meig. Elle est d'un vert obscur, avec la face et les côtés argentés; bande frontale et antennes noires; corselet verdàtre ou bleuâtre; abdomen teslacé, transparent, à bande dorsale noirâtre. Taille, deux lignes.
Le nom de Mouche a été appliqué à beaucoup d'insectes appartenant à des genres et à des ordres bien différents , et en général on donne le nom de Mouche à tous les insectes volants. On a appelé vulgairement:
Mouche ageilliforue, un Élophile.
Mouches aphidivores, des Syrphes et des Hémérobes.
Mouches .iRAiGUÉES, les Hippobosques et les Ornitbomyies.
Mouches armées, les Stratiomides.
Mouches Asiles ou Parasites, des œstres, des Taons et des Mélophages.
Mouches d'Automre, lesStomoxes.
Mouches a râteau, des Notonectes.
Mouche a bec, un Rhingie.
Mouche Bécasse, un Empis.
Mouches Bombardières, les Brachines.
Mouches Bourdoiss, les Vohicelles.
Mouche Bretonne, Mouche a Chien, l'Hippobosque du Cheval.
Mouches a coton, VIchneumon glotneralus. Cet insecte dépose ses œufs dans le corps des chenilles de Papillons, et sa larve se file des coques d'une matière blanche ou jaune qui a l'apparence du coton.
Mouches Éphéïères, les Éphémères.
Mouche a faux, la Raphidie.
Mouches a feu, les Lampyres, quelques Fulgores et Taupins.
Moucbe du fromage, un Mosille.
Mouches des Galles, des Diplolépes et des Cinips.
MoucDES Callinsectes et Progallinsectes, des Cochenilles et des Kermès.
Mouche de la gorge du Cerf, un CEstre.
Mouche Guêpe, un Conops.
Mouches Loups, les Asiles.
Mouches luisantes, les Lampyres, quelques Fulgores ou des Taupins.
Mouche lumineuse, VElater noctilucus de Linné; il est nommé Cucujros ou Coyoïiyou par les naturels de l'AmériquÈ méridionale, et Cucvjo par les Espagnols.
Mouches mebdivores, les Scalophages.
Mouches a miel, les Abeilles.
Mouche de l'Olivier, un Téphrile.
Mouches a ordure, les Scatopses.
Mouches papilionacêes, les Phriganes et les Perles.
Mouches papilionaires, les Hémérobes.
Mouche Pétronelle, un Calobate.
Mouche piqueuse, un Stomoxe.
Mouche Pourceau, l'Érislale tenace.
Mouches de rivière, les Éphémères et d'autres insectes dont la larve vit dans l'eau.
Mouche de Saint-Jean, la Canlharide.
Mouches de Saint-Marc, les Billions.
Mouche sautante, le Psylle.
Mouches sautillantes, les Mosilles.
Mouches a scie, les Tenlhrédincs.
Mouche Scorpion, le Panorpe.
Mouches stercoraires, les Scatophages.
Mouches a tarière, les Hyménoptères de la section des Térébrans de Latreille.
Mouches vibrantes, les Ichneumons.
Mouche du vinaigre, un Mosille.
MOUCHEROLLE. Muscipeta. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec très-déprimé, plus large que haut, souvent un peu dilaté sur les côtés; une arête vive sur la mandibule supérieure qui est crochue et recourbée même sur l'inférieure qui est trèsdéprimée, pointue, garnie à sa base de poils qui souvent en surpassent la longueur; narines placées à la surface du bec et près de sa base, ouvertes et cachées par des poils qui les recouvrent à claire-voie; pieds courts et faibles; quatre doigts : trois en avant, inégaux, l'externe uni à l'intermédiaire jusqu'à la seconde articulation, l'interne soudé à la base; ailes médiocres; les trois premières rémiges étagées, la quatrième ou la cinquième la plus longue. Quant aux mœurs et aux habitudes de ces Oiseaux, tout ce qui a été dit en parlant des Gobe- Mouches, dont ils sont un démembrement, leur convient exclusivement.
Moucherolle d'.Acadie. y. Gobe-Mouche de la Nouvelle-Ecosse.
Moccherolle aux AiiES dorées. F. Sylvie aux ailes