‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 69 sur 99 · DICT. DES · texte numérisé non relu

DICT. DES

lEl^CES NAT.

involueelle analogue à celui des Oiiil)ellifÈres ; il a en outre établi que ccl involueelle est lihre, quoique dans quelques cas, étant appliqué immédiatement sur l'akène el le véritable calice, il puisse contracter une adhérence partielle avec ces organes.

MORINE A LONGUES FEUILLES. v>/or/Mn/o«!7//b/îa, Wall. Sa tige est cylindrique, velue au sommet, atténuée à sa base qui est de la grosseur du petit doigl ; feuilles caulinaires étroitement oblongues, sinueuses, subpinnatilides, épineuses, pétiolées, d'un vert sombre en dessus, blanchâtres en dessous : nervure médiane large, les latérales élevées et distantes; feuilles radicales nombreuses, très-longues, étalées, pétiolées; fleurs rassemblées en verticille, convexes el progressivement plus rapprochées au sommet de la tige, formant un long épi; elles sont tubuleuses, arquées en arrière, à tube pubescent, longues d'un pouce, terminées par un limbe étalé, à cinq divisions, dont quatre presque ovales et la cinquième placée inférieurement, plus longue et plus éti'Oite que les autres; leur couleur est trèsremarquable : lorsque les Heurs commencent à s'épanouir, elles sont presque blanches et bientôt elles deviennent d'un rose carné en dehors el d'un rouge pourpré, plus ou moins varié de rose, en dedans. Cette jolie plante peut servir à l'ornement des plates-bandes, où sa tige florale atteint la hauteur de deux à trois pieds; elle ne craint pas trop le froid, mais elle redoute les pluies du printemps, aussi est-il prudent d'abriter le pied soit avec une cloche à melon, soit avec des feuilles sèches pour empêcher l'eau de pénétrer jusqu'à la i)lante; elle se multiplie par la séparation des œilletons que l'on effectue au printemps et que l'on fait reprendre d'abord sons châssis. Cette espèce est originaire des montagnes du Népaul.

MoRiNE DE Perse. Marina Persica; L.; Morina Oiientalis, Miller. Cette espèce rapportée des environs d'Erzérum en Perse, par Tournefort qui en a donné une figure dans le Iroisième volume de ses voyages, a été retrouvée dans plusieurs autres contrées du Levant, el particulièrement sur le Parnasse. Sa racine est épaisse et perpendiculaire; elle émet plusieurs fibres très-grosses. Sa tige, haute d'environ un mèlre, est garnie à chaque nœud de trois à quatre feuilles verticillées, sinuées et épineuses comme celles des Carlines. Les fleurs sonl verticillées, axillaires, très-serrées, formant un épi terminal.

MORINGE. Morinrja. bot. Genre placé dans la famille des Légumineuses , et qui appartient à la Décandrie Monogynie, L., établi parBurmann. el adopté par la plupart des botanistes modernes. De Candolle (Pro- (Irom. Sfst. Feget., 2, p. 478) le caractérise ainsi : calice à cinq sépales presque égaux, oblongs, caducs, légèrement soudés à la base; corolle à cinq pétales presque égaux, oblongs, le supérieur ascendant; dix étamines inégales, à filets séparés, cimi d'entre elles quelquefois stériles; style filiforme, aigu ; légume en forme de siliquc à trois valves; graines trigones, attachées au centre du fruit, dépourvues d'albumen; embryon droit, à cotylédons épais, huileux, renfermés dans le spermoderme pendant la germination. La structure de ce fruit est très-singulière pour un genre de

Légumineuses; les trois valves dont il se compose représentent, selon De Candolle, trois carpelles étroitement soudées, dont les parties intérieures, minces et membraneuses, se sont oblitérées pendant la maturité, et n'ont laissé au centre que les sutures séminifères sous l'apparence d'un filet. En admettant cette explication, le fruit du Moringc n'est pas aussi anomal qu'il le semble au premier coup d'œil. De Candolle place ce genre dans la Iribu des Cassiées; mais il l'indique comme pouvant former le type d'une tribu nouvelle, ou bien être réuni aux Géoffrées. Dans ses observations sur les plantes de l'Afrique australe, recueillies parle docteur Oudney, R. Brown a isolé le genre Moringa et en a constitué une nouvelle famille pour laquelle il a proposé le nom de Muringées (Moriiigeœ). Linné l'avait supprimé, elle confondait avec le Guilandina; rétabli postérieurement par plusieurs auteurs, il reçut diverses dénominations qui n'ont point été adoptées. Ainsi Vllyperantheia de Forskahl et de Vahl , VAnoina de Lourciro, VAlanilina de Necker, sont synonymes du Moringa. Quatre espèces ont été décrites par les auteurs sous les noms de Moringa pterygosperma , Gsertn.; Moringa polygona, DC; Moringa optera, C-ertn., el Moringa Arabica, Persoon. La première est le Guilandina Moringa de Linné, espèce qui a reçu tant d'autres noms. Ses légumes sont triquètres, ses semences sonl trigones, à angles saillants en forme d'ailes. Elle croit dans les Indes orientales et dans l'Amérique équatoriale, où elle a été vraisemblablement introduite. La seconde espèce ne se distingue de celle-ci que par ses légumes polygones et non pas toujours triquètres. Elle paraît en être une simple variété. C'était Vl/yperanlhera decandra de Willdenow. Sa patrie est le Bengale, ainsi que quelques autres localités de l'Inde. Le Moringa aplera de Gsertner est probablement la plante figurée par Blackwell (Herb., t. ô8G) sous le nom de Balanus Mjrepsica. Il ne diffère des espèces précédentes que par ses graines non munie.! d'ailes. Enfin le Moringa Arabica, qui, comme son nom l'indique, croit en Arabie, est remarquable par son légume à six saillies carénées, et par les glandes que l'on observe sur le pétiole commun entre les pinnules des feuilles. Celait Vffyperantliera semi-decandra de Forskahl, réuni à tort, par Lamarck, au Gj'»inocladiis.

Les graines des trois premières espèces de Moringa contiennent une huile douce, sans odeur et qui se rancit difficilement. Une qualité aussi précieuse la fait rechercher des parfumeurs; ils l'imprègnent des odeurs suaves et fugaces comme celles du Jasmin, de la Tubéreuse, etc. Celle huile est connue dans le commerce sous le nom d'Huile de Ben.

MORINGÉES. Moringeœ. bot. Rob. Brown {Observ. on thc Plants ofAfric. central collect. by Dr. Oudney) propose de former sous ce nom un nouvel ordre naturel, formé du seul genre Moringa (/^. ce mol); sa place dans la série des ordres naturels n'est pas encore déterminée. Il se distingue surtout par son ovaire â trois placentas pariétaux et par les anthères uniloculaires.

MORIO. MOLi. Nom latin donné par Monlfort à son

genre Heaulme ou plutôl Uaume, qui n'esl rien autre chose que le genre Cassidaire de Lamarck.

MORION. Moiio. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers terrestres, tribu des Carabiques bipartis, établi par Latreille qui l'a placé à côté de ses Karpates. Ce genre est trésrapproehé des Scarites, mais il s'en distingue par les jambes antérieures qui sont palmées dans ces derniers. Les Ozènes ont les articles des antennes lenticulaires et le dernier est plus gros ; les Aristes s'en distinguent par la forme du corps et surtout du corselet; enfin les Harpales s'en éloignent par leurs tarses antérieurs (|ui sont dilatés dans les mâles, ce qui n'a pas lieu dans les lUorions. Le menton de ces Carabiques est concave, large, assez avancé, très-fortement écbancré, et il a, dans son milieu, une petite dent obtuse et peu saillante, qui paraît presque bifide. La lèvre supérieure est assez avancée, assez étroite et fortement écbancrée. Les mandibules sont fortes, peu avancées, arquées et aiguiis. Les palpes sont peu saillantes; le dernier article des labiales est presque cylindrique, un peu ovalaire et tronqué à l'extrémité. Les antennes sont moniliformes, plus courtes que la moitié du corps; leur premier article est à peu près de la longueur du deuxième et du troisième réunis; tous les autres sont presque égaux, distincts, lenticulaires, et ils ne grossissent presque pas vers leur extrémité. La tête est un peu rétrécie derrière les yeux; ceux-ci sont assez saillants. Le corselet est plan, presque carré et plus ou moins rétréci postérieurement. Les élytres sont plus ou moins allongées, plus ou moins parallèles et planes. Les pattes sont assez fortes, mais elles ne sont pas très-grandes. Les jambes antérieures s'élargissent vers l'extrémité; elles sont terminées par deux épines fortes, et elles sont fortement écbancrées intérieurement, mais elles n'ont aucune dent sur le côté extérieur; les intermédiaires et les postérieures sont simples. Les espèces de ce genre sont propres à l'Amérique et à l'Inde.

MoRiON MOiviLicoRNE. Motio monUicomis , Lalr.; Uarpalus monilicornis, Latr.; Scatilis nigenimus, nerbst , Coléopt. , tab. 76, lig. 2; Scarilis Georgiœ, Palisot-Bauv., 7, p. 107, t. 13, fig. 5. Il est noir, luisant; ses élytres sont allongées, presque parallèles, profondément striées, avec les stries de leur base légèrement ponctuées; il se trouve à Cayenne.

MoRioN DU Brésil. Moiio Brasiliensis, Dej. II est d'un beau noir luisant; sa tête est grande, presque plane et lisse ; son corselet est un peu convexe ; la ligne longitudinale est un peu enfoncée; le bord antérieur est coupé tout à fait carrément, sans échancrure; les angles postérieurs sont un peu relevés ; les élytres sont en ovale allongé, légèrement convexes, fortement striées, avec un point enfoncé un peu au delà du milieu; près de la seconde strie du côté extérieur, est une impression assez forte, et une ligne de points le long du bord. Taille, buit lignes.

MORIQUE. MIN. r. Acide.

MORISIE. Morisia. bot. Genre de la famille des Crucifères, Tétradynamie siliqueuse, Lin., formé aux dépens du genre Erucaria. Dne petite plante crucifère, trouvée par le professeur Moris, de Turin, dans les

montagnes de la Sardaigne. avait été placée par ce savant bolanisle parmi les Érucaires, sous le nom d'JS'ritcaria hypogœa. Une étude plus parfaite et plus approfondie de la plante a fait reconnaître à Gay qu'elle différait, par plusieurs caractères particuliers, des Érucaires et des autres genres de la famille des Crucifères. En conséquence il en forma un genre nouveau, dont il fitbommageauprofesseurquiavail découvert la plante. Les caractères distincts de ce genre consistent dans sa silii|ue lomenlacée, à deux articles crustacés, globuleux, sillonnés et biloculaires; dans la loge su])érieure en beccourt, avec des loculesmonospermes;rinférieure est plus grande, à locules Irispermes.

MoRisiE HYPOGÉE. Morisia hfpogœa, Gay. C'est une plante vivace, dont les racines sont longues et fusiformes. Les liampes, nombreuses, cylindriques, glabres el unitlores, s'amincissent un peu vers le sommet; elles ne dépassent pas en longueur les feuilles qui ont environ deux pouces. Celles-ci sont d'un vert foncé en dessus, glauques en dessous, oblongues, pinnatifides, à lobes triangulaires, grands de deux lignes environ et attachés à la nervure médiane par un des côtés du triangle; le segment terminal est trilobé. Les fleurs sont jaunes, étalées el larges de dix à douze lignes; le calice est légèrement pubescent, d'un vert blanchâtre, à sépales conuivenls, ovales, émoussés ; les pétales sont cunéiformes, échancrés au sommet, d'un peu plus du double de la longueur des segments du calice. Les étamines sont au nombre de six, dont quatre plus longues; elles ont leurs filaments simples, légèrement comprimés el glabres; les anthères, dioiles et jaunes. L'ovaire esl ovale, portant à sa base deux pelits corps glanduleux; le style est plus long que l'ovaire, cylindrique, terminé par un stigmate capité. Le fruit consiste en une capsule courte, biarticulée, crustacée, globuleuse, ridée, surmontée du style persistant ; la double articulation de cette capsule constitue deux loges, dont la supérieure ne renferme qu'une seule graine, tandis qu'on en Irouve trois dans l'inférieure. Les graines sont ovalaires, brunâlres, avec le test cartilagineux; l'embryon est blanchâtre; les cotylédons sont ovales, égaux, avec la radicule dorsale, comprimée et obtuse.

MORI.SIEN. POIS. Espèce du genre Lcplocéphale.

MORISOME. Morisonia. uot. Genre de la famille des Capparidées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., établi par Plumier {Gênera, p. .50, t. 2.5), et présentant les caractères suivants : calice ovoïde, obtus, marcescent, se déchirant profondément en deux découpures inégales et concaves; corolle à quatre pélales ovales, allongés, obliis. très-ouverts, une fois plus longs que le calice; environ vingt étamines à filets droits, siibulés, plus courts que la corolle, réunis par la base en un tube infundibuliforme; ovaire supérieur, pédicellé, et surmonté d'un stigmate sessile, convexe et élargi; baie sphérique, uniloculaire, à peu près de la grosseur d'une pomme, couverte d'une écorce dure, parsemée de points calleux, renfermant une pulpe blanche, dans laquelle sont éparses plusieurs graines réniformes. Ce genre avait été réuni au Capparis par Swartz.

lUoRisoNiE d'Ajiériqde. Moiisonia Americana, L. el Jacq., PL Amer., t. 97. Arbre droit, qui ne s'élève

pas au delà de cinc| milrcs. Ses branches sont garnies de feuilles extrêmement grandes, alternes, pétiolées, ovales ou oblongues, entières, coriaces, glabres et luisantes. Les Heurs sont d'un blanc sale, peu odorantes, pédicellées et rassemblées, au nombre de quatre et plus, en petites ombelles, supportées par des pédoncules communs, épars sur les lameaux. Cet arbre croît sur les montagnes de l'Amérique méridionale; ses racines longues, grosses, noueuses, compactes et pesantes, servent aux sauvages pour faire des massues. Les habitants de la Martinique le nomment Arbre du Diable ou Bois-Mabou, d'où l'on a fait le mot Mabouier, sous lequel ce genre est décrit dans l'Encyclopédie.

MORME. POIS. Synonyme de Spams monoptents sur les cotes de la Méditerranée, particulièrement aux îles Baléares, y. Spare.

MORMODE. Mot-modes, bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin. Les Grecs exprimaient par le mot f-opii-a, un être fantastique, d'un aspect repoussant, qu'ils représentaient sous la forme d'une femme monstrueuse; Lindley a eu recours à ce mot pour désigner un nouveau genre de plantes dont le type n'offre rien d'agréable dans son aspect en général, pas plus que dans la forme et les couleurs de sa Heur en particulier. Celte fleur par son gynoslènie se rapproche assez de celle des Catasets et des Myanthes, mais d'autres caractères éloignent la plante de ces deux genres; il en est de même des Monacanlhes, avec lesquels elle n'a de rapport que dans la conformation du labelle.

MoRîioDE A FLEDRS d'dn fodrpre obscdr. Mofuiodes alropuipurea, Lindl., Botan. regisl., n» 1861. C'est une plante singulière, dont le pseudobulbe, en forme de fuseau, a quatre pouces de hauteur et quinze lignes de diamètre ; il paraît articulé : du moins de chaque nœud sort une feuille demi-embrassante, articulée à sa base par une écaille large, sillonnée et brusquement rétrécie. Les feuilles sont marquées de cinq côtes ou nervures saillantes, elles sont réfléchies vers l'extrémité, un peu plus longues et moins larges que le pseudobulbe; cin<i le garnissent à égale distance et deux le terminent. La hampe est très-courte, latérale, cylindrique, pourvue de petites écailles spalhiformes, lancéolées et d'une douzaine de fleurs formant un épi terminal. Les sépales sont linéaires-oblongs, égaux, réfléchis et adnés par leur base à l'onglet du labelle; les sépales sont ovales, dressés et connivcnls au-dessus du gynostème. Le labelle est arqué, replié extérieurement, légèrement onguiculé, à trois lobes, dont l'intermédiaire épais, charnu, acuminé et doublement échancré; les lobes latéraux sont recourbés et veinés. Le gynostème forme le prolongement du labelle; il est comprimé, droit, mutique, terminé par un bec acuminé dans Ie(iuel est logée l'anthère, portant quatre masses pollini(iues, adhérentes par paires, à une caudicule presque en forme de capuchon; la glandule est épaisse et concave. De la Nouvelle-Hollande. On cultive cette espèce dans la serre chaude, propre à la culture des Orchidées des tropi(|ues ; il est plus favorable de la maintenir en pot. Sa propagation s'opère par la sépalation des pseudobulbes.

MORMOLYCE. Mormotyce. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, division des Thoraciques, établi par Hagenbach, sur un insecte trouvé à Java par Kunlh et Van Hasselt, et ayant pour caractères : antennes de onze articles, dont le premier épais, court; le deuxième beaucoup plus court; le troisième deux fois plus long que les deux premiers pris ensemble; le quatrième un peu moins long que le précédent, et les sept derniers plus courls et presque égaux; mandibules cornées, fortes, aiguës et ayant une dent an milieu du côté intérieur; mâchoires cornées, avec le lobe intérieur très-aigu, recourbé et muni de cils trèsserrés; palpes maxillaires intérieures composées de deux articles égaux, minces, les extérieures en ayant quatre : le premier très-pelit et peu apparent; le deuxième le plus grand de tous, épais, un peu comprimé; le troisième moins long, et le dernier un peu plus long que le troisième, arrondi et ovoïde; labre presque carré avec son bord antérieur légèrement échancré; lèvre cornée, étroite, divisée en trois lobes dont les deux latéraux larges et arrondis, et l'intermédiaire petit et pointu; languelte spongieuse, déprimée au milieu, échancréc en forme de cœur antérieurement, et portant deux palpes de trois arlicles dont le premier trèscourt et les deux autres presque égaux; le dernier finit en pointe arrondie; menton corné, très-court, avec le bord antérieur échancré. La forme du Mormolyce est très-exlraordlnaiie, et aucun Carabique connu jusqu'à présent ne peut lui être comparé. Sa tète est très-longue, déprimée, et va en diminuant vers le corselet; les yeux sont placés à sa partie antérieure; ils sont saillants, hémisphériques et très -luisants. Le corselet est allongé, dilaté, avec ses bords latéraux relevés et dentés en scie; l'écusson est petit, allongé et aigu. Lesélytres sont un peu membraneuses, très-larges antérieurement, allant en diminuant postérieurement et coupées en arc rentrant, ce qui laisse l'anus à découvert, et forme une échancrure profonde quand les élytressont fermées et dans leur état de repos. Chaque élytre a un appendice de la même consistance, attaché à son bord extérieur, aussi large qu'elle, arrondi, descendant beaucoup plus bas et s'af rondissant pour venir finir à l'angle extérieur de l'échancrure postérieure; cette partie donne à l'insecte l'aspect de certains Lycus dont les élytres sont quelquefois Irès-dilatées. Les pattes sont très-longues, grêles, comprimées et égales; les antérieures ont une échancrure au côté intérieur, les trochanters des quatre premières sont petits; ceux des postérieures sont très-grands et en ovale allongé. Les tarses sont allongés, composés de cinq articles, le premier est long et les autres presque égaux entre eux et beaucoup plus courls. Ils sont terminés par deux crochets recourbés. L'abdomen est en ovale cylindrique, un peu comprimé. La seule espèce connue de ce genre est :

MoRuoiYCE Phyllode. Moiinolxce Phyllodes, Hag. Il est long de plus de deux pouces et entièrement d'un brun luisant ; ses élytres ont neuf stries enfoncées ; sur la cinquième ligne on observe deux ou trois tubercules oblus et peu apparents; il y en a quelques autres sur

Srmi.BK BAKBEAi:. sch.ll..l.i>- mystiis.

le bord Rxlérieur. La dilalation est loute sillonnée de légères nervures; elle est couverte de petites dépressions arquées qui lui donnent un aspect légèrement rugueux .

MORMON. MAM. Synonyme de Mandrill. K. Cynocé-

PUALE.

MORMON. OIS. (Illiger.) Synonyme de Macareux. ^\ ce mol.

MORMOPS. Mormops. mam. Nom donné par Leach à un genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, qu'il a caractérisé de la manière suivante : quatre incisives supérieures inégales, dont les intermédiaires sont largement écliancrées; quatre incisives inférieures égales, trifîdes; deux canines à chaque mâchoire, dont les supérieures sont doubles en longueur des inférieures, presque comprimées et canaliculées en devant; cinq molaires en haut, et six en bas de chaque côté; une seule feuille nasale droite est réunie aux oreilles, qui sont très-compliquées.

MoRMOPS deBiai^^ville. Mormops Blaini-iUii, Leach. Cette Chauve Souris est remarquable par l'élévation extrême de son front; l'excavation de son chanfrein; la forme lobée, crénelée de sa lèvre supérieure; la division de l'inférieure en trois lobes membraneux; l'existence sur sa langue de papilles, dont les antérieures sont bifides et les postérieures multifiiles; le plissement de sa feuille nasale; la division du bord supérieur de ses oreilles en deux lobes, etc. Elle est de la Jamaïque.

MORMYRE. Alonnynis. pois. Genre formé par Gmelin d'après Forskalil, dans l'ordre des Brancliioslèges, adopté par Cuvier qui le place à la suite de la famille des Ésoces, dans son ordre des Malacoplérygiens abdominaux, et duquel les espèces, dont Geoffroy Saintllilaire a beaucoup augmenté le nombre et donné d'excellentes descriptions, habitent le Nil. Le nom de Mormyre, d'origine grecque, désignait dans l'antiquité un Poisson de mer varié de couleurs diverses; on ne voit pas les motifs qui en valurent l'application chez les modernes à des Poissons d'eau douce dont les teintes sont uniformes. Les caractères des Mormyres de Linné, deGeoffroy etdeCuvier, sont : corps comprimé, oblong, écailleux; queue mince à la base, leuBée vers la nageoire; tète couverte d'une peau nue, épaisse, qui enveloppe les opercules et les rayons des ouïes, ne laissant pour l'ouverture de celles-ci qu'une fente verticale; dents menues et échancréesau bout; une seule dorsale. Les intestins sont plus longs que chez les Ésoces, et il y a deux cœcums. Il existe cin<i ou six rayons à la branchie, encore que d'après l'orskahl on n'y en comptât qu'un dans le Systeina Nalurœ de Gmelin. Des dents menues et échancrées au bout garnissent les interinaxlllaires et la mâchoire inférieure, et il existe sur la langue et sous le vomer une longue bande de dents en velours. La vessie est longue, ample et simple. Les formes générales de ces Poissons rappellent celles des Cyprins; leur chair est délicate et fort estimée des Égyptiens. Les principales espèces de ce genre qui eu renferme neuf ou dix, sont :

MoRJiTRE oxTRHVNQDE. Moimyrus oxyi-hyuchus, Geoff., jEgxpl-, pi. 0, f. 1 ; Centiiscus Nilolicus, Schn., pi. 50. 11 a son museau cylindrique, pointu et

droit, avec la mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure. Sa dorsale esl longue, et s'étend d'une extrémité à l'autre du dos. La caudale est écaiU leuse à sa base. C'est un Poisson bleuâtre, plus foncé sur le dos, pâle sous le ventre, avec la tète rouge, surtout vers le museau, et des points bleus en dessus. Il a quelque chose du Brochet pour l'aspect, et fut plusieurs fois confondu avec ce Poisson. Paul Lucas en avait anciennement donné une figure médiocre, mais reconnaissable. Il est très-commun dans le Haut-Nil qui en alimente les marchés du Caire. Les anciens Égyptiens l'avaient mis au nombre de leurs divinités. On l'appelle aujourd'hui Kaschoué dans le pays.

Mormyre Kannomé. Mormxrus Kannume, Gmel.; Syst. Nat., xiii, t. i, p. 1440. Ce Poisson, que Forskalh fit connaître en introduisant son nom arabe dans la science, a, comme le précédent, sa dorsale fort longue, mais en même temps bien plus basse; sa caudale est fourchue, son corps à peine comprimé, et sa couleur blanchâtre.

MoRHYRE BERSÉ. Souniui, Voy., pi. 9-2, f. 1 ; Moimj-iHs Dendeia, GeofF., Mfjypt., pi. 7, f. 2; Moimyriis AntjuiloUes, L., Gmel., Syst. Nat., xiii, t. i, p. \AiO(Syti. Haselq.excl.) Celte espèce avec laquelle on a mal à propo confuiidu le Caschivé, autre espèce du même genre, asa dorsale courte, son museau obtus et cylindrique, a«c des lèvres épaisses. Elle ne dépasse guère six ù huit puces de longueur; ses parties supérieures, d'un noi luisant, sont ponctuées de gris; ses flancs et le dessas sont grisâtres, avec ses nageoires obscures.

MORNA. BOT. le genre établi sous ce nom par Lindley, dans la faniUe des Synanthérées (Bolan. regist., vol. 23, t. 1941).a été réuni au genre Leptorhynque. ^^. ce mot.

M0R0C.4RPU. BOT. Genre établi par Ruppi, aux dépens du genre lète. de la famille des Atriplicées, pour le Blilitm capalum et le Blitum viigatum. Il ne paraît pas devir être adopté.

MOROCHITt MIS. Morochus, Galac/ia.Terrehlanche que les aniens tiraient de l'Egypte, et dont ils se servaient pou blanchir les éloffes. C'était probablement une sor'de Terre à Foulon on de Terre magnésienne. Le Mochlon ou Morchotus, que Dioscoride dit avoir été issi appelé Galaxia et Leucographida, était probablnent la même Terre qu'on employait en médecine come absorbant.

MORON. IT. Qu'il ne faut pas confondre avec Mouron (Anagds). Nom vulgairede la Morgeline {Alsiiie).

MORONGE-MARIAGE. bot. L'un des noms vulgaires de l'Érythre des Indes.

M0R0N«ÉE. Moronobea. bot. Genre de la famille des Guttifes et de la Monadelphie Penlandrie, L., établi par Aiet (Plantes de la Guiane, 2, p. 789, t. 313), et ainsi cactérisé : calice à cinq sépales imbriqués et coriaces oroUe à cinq pétales tordus pendant la préfioraisoiélamines nombreuses, dont les filets forment trois ouinq faisceaux réunis par la base en un urcéole; 1 anthères sont adnées aux faisceaux des filets etsimuit des stries; ovaire strié, surmonté d'un slyle simple de cinq sligmales; baie couverte d'une écorce

cpaisse, à cinq loges monospermes. Linné fils (SiippL, p. 302) a donné à ce genre le nonj de Symphonia, que Willdenow et Persoon ont adopté. Le Moronobea coccinea d'Aublel, Sjmplwnia globulifeia, L. fils, loc. cit., est un arbre qui croit dans les forêts monlueuses de la Guiane. Son tronc est épais et élevé; ses feuilles sont oblongues et glauques. Les fleurs, dont les pétales sont connivents el forment une corolle globuleuse, sont peu nombreuses et disjiosées en ombelle terminale et simple. Les Perroquets sont trés-friands des graines de cette plante. Dans le premier volume des Mémoires de la nouvelle société d'Histoire naturelle de Paris, p. 230, Choisy a décrit une nouvelle espèce de ce genre, qu'il a nommée Moronobea grandiflora. Cette plante a été rapportée de la Guiane par Richard père, et elle est caractérisée par ses feuilles elliptiques, lancéolées, un peu acuminées, par ses grandes Heurs en corymbes, ses étamines réunies en trois faisceaux, et, de même que le style, remarquables par leur longueur. Cette forme des étamines dans le Moronobea grandiflora rappelle, selon Choisy, celle des Maynolia, avec lesquelles les Gultifères ont plus d'un rapport.

MORONOBÉES. Moronobeœ. bot Choisy a nommé ainsi la quatrième section de la famlle des Guttifères. f'. ce mot.

MOROTOTONI. bot. (Aublet.) Ispèce de Panax.

r. GENSEN ou GifiSEMG.

MOROXITE. MIN. Nom donné à un variété de Chaux phosphatée, d'uu bleu verdàtre, qu'oi trouve à Arendal en Korwège. F. Cbacx phospaatée.

MORPHINE. Case salifîable, blancle, cristallisée en prismes aciculaires, amère, presqu insoluble dans l'eau froide, un peu plus dans l'eaiiouillante, trèssoluble dans l'Alcool, fusible à une doce chaleur et se prenant par le refroidissement en untmasse transparente, où se laissent apercevoir des siges de cristallisation. La Morphine est contenue danâ'Opiura où elle est combinée avec l'Acide méronique.oour l'obtenir, on fait bouillir une infusion d'Opium aw de la Magnésie; il se forme un dépôt grisâtre que bn fait sécher pour le traiter ensuite et à plusieurs rejises, par l'Alcool faible d'abord, puis concentré, leqel laisse précipiter, par le refroidissement, la Morphie cristallisée. Celte substance jouit de toutes les progélés des Alcalis; elle n'a qu'une action presque insjnifiante sur l'économie animale; mais les sels qu'el, forme avec les Acides et l'acétique en particulier, sondes poisons d'autant plus dangereux, qu'ils agissentiai' absorption et qu'ils laissent des traces encore irl équivoques de celte action. La composition de ( Morphine est : Carbone, 72,G2;Oxigène, 14,8-5; Hydrtene, 7,01 ; Azote, 3,55. \

MORPHIXIE. Morphixia. bot. Genre dia famille des Iridées, établi par Bellenden-Ker, auxWns du genre Jxia de Linné, avec les caractèresWvants : spathe sphacelée, mince, quelquefois mênfcresque hyaline, à cinq dents ou stries; corolle tuliuse ou hypocralériformc, avec le limbe partagé enW divisions et l'orifice ordinairement turbiné; étami^ dressées, à tîlaments anguleux, attachés à l'intéVu- de l'orifice ou insérées au sommet du tube; anthèlcon-

nivenles; stigmates linéaires, doublés et entiers; capsule membraneuse, à six slries; semences disposées sur deux rangs. Les Morphixies sont des plantes herbacées, qui atteignent rarement la hauteur d'un pied; leur bulbe est ovale ou arrondi, enveloppé d'une membrane ordinairement réticulée; les feuilles sont collatérales, étroites, linéaires, é|)aisses au centre et trèsminces sur les bords; le limbe de la corolle est légèrement anguleux ù sa partie inférieure; ses découpures sont obtuses et le plus souvent nervurées; la spathe, presque aussi longue que le tube de la corolle, a cinq nervures bien mar(|uées. Bellenden-Ker cite quatre espèces bien déterminées comme devant faire partie de ce genre; elles appartiennent toutes au voisinage du cap de Bonne-Espérance.

MoRPBixcE incarnate. Morphixia incarnata, Ker; Isia incarnata, Jacq., W'illd. Son bulbe est arrondi, de la grosseur d'une noisette; sa hampe est simple et grêle, entourée à sa base de feuilles ensiformes, droites et fermes; elle porte au sommet cinq Heurs sessiles, unilatérales, redressées et d'un rose pâle.

Les Ixia Unearis, Thunb.; capillaris, Thunh.; aiilica, Soland., et peut-être tenuifolia, Vahl, sont les autres espèces qui constituent le genre Morphixia.

-MORPIINUS. OIS. Synonyme d'Autour urubitinga, dont Cuviera fait un genre distinct. A'. Faucon.

MORPUON. Morplio. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papilionides, division des Nacrés, établi par Fabricius et ayant pour caractères : palpes inférieures très-comprimées, avec la tranche antérieure étroite ou aiguë; cellule discoïdale el centrale des ailes inférieures fermée postérieurement; antennes presque filiformes, légèrement et insensiblement plus grosses vers leur extrémité. Ce genre se distingue des Brassolides, des Pavonies, des Eurybies et des Satyres par les antennes qui, chez ceux-ci, sont terminées par un bouton gros et bien distinct, et par d'autres caractères tirés des cellules des ailes et de la longueur des palpes. Les Nymphales en sont aussi distingués par un tort bouton au bout des antennes, et parce que leurs palpes ne sont pas comprimées. Ce sont des Lépidoptères de tièsgrande taille, souvent ornés des couleurs les plus brillantes; ils faisaient partie des Chevaliers {Equités) de Linné. Leurs pattes antérieures ne sont pas ambulatoires, et leurs ailes inférieures reçoivent dans un canal de leur bord intérieur l'abdomen. Leurs chenilles sont nues ou presque rases, quelquefois terminées postérieurement par une pointe fourchue. Ces Papillons sont propres aux contrées chaudes de l'Amérique méridionale; leur vol n'est pas très-élevé, et ils se tiennent de préférence le long des haies ou contre les rochers. Ils se posent et étendent leurs ailes au soleil comme le font souvent les Satyres. Fabricius avait composé avec les Morphons de Latreille plusieurs genres qui n'ont pas été adoptés. Ce genre est assez nombreux eu espèces; Godart (Encycl. raéth., art. Papillon) en décrit quarante-deux espèces que l'on peut partager en deux coupes, ainsi qu'il suit :

1. Cellule discoïdale ou centrale des secondes ailes ouverte en arrière.

MoRPHON Adonis. Morpho //(/o«iJî, Fab.,Latr.,God.;

PaiJitio Adonis, Cram.. \\\. 61, flg. a, b II a de liois pouces et demi à quatre pouces il'envergure. Le dessus des ailes est du bleu azuré le plus brillant, avec le limbe postérieur noir (et tacheté de blanc dans la femelle). Le dessous est d'un gris lavé de brun, avec des bandes plus claires et des yeux séparés. Il se trouve au Brésil et à Cayenne.

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