MYDAS TELAG-ON. Mvdaus mcliceps
.■î. GALLOœ feÉOANTK . Galldla eleffans .
MODFETTA. bot. C'est le nom d'un des genres élal)lis par Necker, aux di^pens du f^aleriaiia de Linné, et (|ni n'a pas été adopté.
MOUFETTE. BOT. L'uiidesiiomsvulgaircsdu Thlaspi Bursapasion's, L.
MOUFETTES, géol. Même chose que Mofello. /'. ce mot.
MOUFFETTE. Mcphitis. mam. (On écrit aussi Moufette.) Genre de Carnassiers, très-voisin du genre Marte, et particulièrement du sous-genre Zorille, dont il se dislingue cependant à plusieurs égards, et particulièrement par son système dentaire. La mâchoire inférieure a, comme chez les Putois, six incisives, deux canines et dix mâchelières, parmi lesquelles on compte six fausses molaires, deux carnassières et deux tuberculeuses; et toutes ces dents sont généralement semlilahles à celles de ce sous - genre : seulement les carnassières sont divisées par une cavité assez prononcée, en deux parties à peu près égales, dont l'antérieure est formée de trois tubercules pointus, disposés eu triangle, et la postérieure, d'un talon terminé par deux tubercules aigus et assez minces. Les incisives, les canines, et, parmi les mâchelières, les carnassières et les tuberculeuses, sont à la mâchoire supérieure en même nombre qu'à l'inférieure; mais les fausses molaires sont (de même encore que chez les Putois) au nombre de quatre seulement. Les incisives sont semblables à celles de toutes les Martes, et il en est de même des canines. La première fausse molaire de chaque côté est très-petite et rudimentaire; la seconde a deux racines et une pointe, et ne présente rien de bien remarquable. » La carnassière (dit Cuvier, Dents des Mamm., xxvm) se fait remarquer par le grand développement du tubercule interne, qui lui donne une grande épaisseur et une forme triangulaire; et la tuberculeuse, par ses dimensions qui sont à peu près les mêmes du bord antérieur au bord postérieur que du côté interne au côté externe. Chez les Martes, au contraire, cette dent n'avait quelque étendue que dans ce dernier sens, et ses tubercules, peu saillants et arrondis, ne se marquaient pas nettement. Chez les Mouffettes, ces tubercules sont devenus très-forts et anguleux, ce qui en fait vraiment une dent triturante ; il y en a quatre principaux, séparés par des creux assez profonds; mais l'extrême irrég'ularité de leur figure ne permet pas de les décrire. " Les membres sont pentadactyles, comme chez toutes les RIartes; et les doigts sont terminés par des ongles arqués, robustes et propres à fouir, comme chez les ZoriUes. C'est encore de ces derniers que les Mouffettes se rapprochent par les couleurs de leur pelage ordinairement rayé de blanc sur un fond noir ou noirâtre; et la ressemblance entre ces animaux est si grande, que le Zorille avait été regardé comme une véritable Mouffette parSparrman et par quelques autres naturalistes, qui regardaient même son existence en Afrique, comme une preuve certaine contre la grande loi de géographie physique, établie par Buffon. Les Mouffettes ne sont pas, comme les Martes, de véritables Digitigrades : elles ont les talons de derrière fort peu relevés dans la marche, et sont, comme on a coutinne de le dire, demi-planti-
grades. Leurs organes génitaux ue sont point connus, cl leurs organes des sens ne le sont que très-peu; les oreilles sont arrondies, et le mufle est assez étendu. La queue, assez courte, est couverte de très -longs poils, et il parait (|ue l'animal la tient habiluellemenl relevée en panache sur son dos. En outre les apophyses postorbitaires du frontal et du jugal sont presque effacées, caractère (|ui distingue ce genre de celui des Martes; le nombre des vertèbres caudales est de vingt-trois, et celui des dorsales, de quinze : elles ont ainsi une paire de côtes de plus que le Putois, ce qui n'empêche pas que leur corps ne soit beaucoup plus trapu et beaucoup moins vermiforme que celui de ce carnassier, parce que les vertèbres sont généralement beaucoup plus courtes (Cuvier, Oss. Foss., t. vi).
On voit que l'organisation des Mouffettes est encore très-imparfaitement connue; il en est à peu près de même de leurs habitudes. On sait cependant que ce sont des animaux nocturnes, qui vivent dans des terriers, mais qui, du reste, ont à peu près les mœurs des» Putois, et se nourrissent comme eux de petits Quadrupèdes, d'oeufs, de miel, etc. Leur nom de Mouffette (Mephitis), et ceux de Bêtes puantes, d'Enfants du diable, etc., qu'ils ont reçus en divers lieux, leur sont venus de l'odeur véritablement infecte «[u'ils répandent, surtout lorsqu'ils sont irrités : celte odeur est produite par un liquide onctueux, sécrété par deux glandes qui le versent dans l'anus, et non pas, comme chez les Civettes, dans une poche particulière. On trouve de même chez les Putois deux semblables glandes, en sorte que les Mouffettes sont encore à cet égard en rapport avec eux; mais elles les ont beaucoup plus grosses, et plus développées, et leur odeur est aussi beaucoup plus fétide : » elle est si forte, dit Kalm (Voyage dans l'Amérique septentrionale), qu'elle suffoque : s'il tombait une goutte de cette liqueur empestée (de l'urine) dans les yeux, on courrait risque de perdre la vue; et quand il en tombe sur les babils, elle leur imprime une odeur
si forte qu'il est très-dilficile de la faire passer
En 1749 il vint un de ces animaux près de la ferme où je logeais : c'était en hiver et pendant la nuit; les Chiens étaient éveillés cl le poursuivaient : dans le moment il se répandit une odeur si fétide, qu'élant dans mon lit, je pensai être suffoqué ; les Vaches beuglaient de toutes leurs forces. «
Geoffroy pense que la détermination et la distinction des diverses espèces du genre Mouffette sont encore impossibles dans l'étal présent de la science: tous les individus que possèdent les collections zoologiques de l'Europe et que les naturalistes ont pu comparer entre eux, et tous ceux qui se trouvent décrits dans les ouvrages des voyageurs, sonl assez différents par les couleurs de leur pelage pour faire regarder comme probable l'exislence de plusieurs espèces ; mais ils ne le sont pas assez pour que le nombre de ces espèces puisse être tîxé avec quelque certitude. Aussi presque tous ceux qui ont cherché à résoudre celte question diflicile, en ont-ils donné une solution différente. Buffon pensait qu'il existe cinq Mouffettes, et il lesindiquail sous les noms deCoase, de Conépate, de Chinche, de Zorille (t. xiii) et de Mouffette du Chili (Suppl. vu); mais le Coase, auquel il as-
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signait pour caiactèies d'avoir le pelage généralement brun, et la queue non touffue, ne paraît pas être une véritable Mouffel le, et doit être rapporté au genre Marte suivant les uns, Coali suivant les autres. Le Conépate a sur un fond noir cinq bandes longitudinales. Le Cliinche est blanc sur le dos, et noir sur les flancs et sur la lête; sa queue est Irès-louffue et fournie de Iréslongs poils blancs, mêlés d'un peu de noir. Le Zorille (dont le nom a été depuis transporté à un Carnassier du cap de Bonne-Espérance et du Sénégal. V. Marte) a des bandes blanches longitudinales sur un fond noir, et d'autres bandes blancbes transversales surles flancs : sa queue est noire dans sa première moitié, blanche dans sa portion terminale. Enfin la Mouffette du Chili, envoyée au cabinet du Roi par Dombey, a sur un fond noir deux lignes blanches, qui se réunissent vers l'occiput ; la queue est blanche. Cette dernière espèce habite, comme son nom l'indique, le Chili : le Conépate est répandu dans la Nouvelle-Espagne, la Louisiane, la Ca- «roline, etc.; le Chinche et le Zorille sont au contraire propres à l'Amérique équaloriale. Au reste BufFon remarque lui-même que le Chinche et le Zorille qui ont, comme on le voit, la même patrie, pourraient bien n'être que des variétés du même animal; et comme le Coase n'est d'ailleurs pas une véritable Mouffette, le nombre des espèces de Buffon se réduit à trois, le Conépate, le Chinche ou Zorille, et la Mouffette du Chili. Les deux dernières ont seules été admises par Geoffroy, qui ne donne comme espèces distinctes que le Chinche (Viverra Mephilis des auteurs systématiques) qu'il appelle Mephitis laticaïutata, et la Mouffette du Chili, <|u'il nomme MeiiliUis Cliitensis. Celle manière de voir a élé adoptée par plusieurs naturalistes, et par Fr. Cuvier. Enfin Desmarest et Uanzani remarquant, d'après Cuvier, que les différentes variétés qu'indiquent les descriptions des voyageurs, rentrent tellement par nuances les unes dans les autres, qu'on est presque tenté ou de n'admettre qu'une seule espèce ou d'en admettre di.x-huit, réunissent ensemble toutes les Mouffettes sous le nom de Mephilis Americana. « Nous ferons observer néanmoins, ajoute Desmarest (dans sa Mammalogie, l'" partie), que les variétés qu'elles présentent dans la disposition des bandes blanches de leur pelage, sont le plus souvent assez constantes dans une même contrée, et que l'espèce (s'il n'y en a réellement qu'une) s'étend dans toute l'Amérique, depuis le centre des États-Unis jusqu'au Paraguay, dans les plaines comme dans les pays de montagnes, dans les endroits boisés comme dans les lieux découverts. » Desmarest donne ensuite, d'après Cuvier, le tableau des Mouffettes décrites par les voyageurs et les naturalistes, et indique leurs caractères avec autant d'exactitude qu'il a été possible de le faire d'après le peu de détails qu'on trouve dans les auteurs originaux ; on ne peut donc mieux faire que de renvoyer à son ouvrage, ou aux Recherches sur les Ossements Fossiles de Cuvier (t. iv) , en remarquant seulement que les nombreuses variétés admises par ces savants ont reçu, en outre, des noms que l'on a déjà vus, ceux de Polécat, de Conépatl , de Mapurito, de Mapurita, d'isquiepati, de Zorra, d'Yagouare, d'.Ortohula, de Tamaxla, etc.
Au reste il ne serait pas impossible, comme on l'a aussi déjà remaripié, que quelques-uns de ces animaux dussent être, lorsqu'ils seront mieux connus, reportés dans d'autres genres.
On trouve des Mouffettes dans presque toute l'étendue de l'Amérique; il n'en existe point au contraire dans l'ancien monde : la prétendue Mouffette du Cap est le Zorille; et la Mouffette de Java, espèce découverte il y a quelques années par Leschenault de la Tour, est devenue le ly|ie du nouveau genre Mydas.
MOUFFLE. MIN. Petit fourneau qui sert aux essais de métallurgie, dans l'analyse des minéraux.
MOUFLON. MAM. Ce nom, qui appartient en propre à une espèce du genre Oois, est donné maintenant d'une manière générale à tous les Moutons sauvages. A'.Mod-