Les Aptères, Apterœ
Genre : Caruus.
Robineau Desvoidy, docteur en médecine, qui préparait depuis longtemps un travail sur les Muscides, l'a présenté à l'Académie des Sciences, et il en a été fait un rapport très -avantageux par Blainville dans la séance du 2 octobre 1826. Dans ce nouveau travail, la famille des Muscides est érigée en ordre sous le nom de Myodaires, et l'auteur, subdivisant son ordre en familles, conserve le nom de Muscides à celle qui renferme le genre Mouche dont le type est le Musca domestica de Linné. 11 sera parlé plus amplement de cette ' nouvelle classification de Mouches, au mot Myodaikes, j auquel on peut recourir.
I MUSCIGRALLE. Muscigrallor. ois. Genre de l'ordre ; des Insectivores, établi par d'Orbigny qiiilui donne pour "> caractères ; bec allongé, conique, déprimé, échancré
MUS
a rextrémité; ailes courlcs, arrondies à l'exlrémité; seconde, troisième, quatrième et cinquième rémiges presque égales; queue très-courte, coupée carrément; tarses et jambes très-longs; celles-ci nues depuis leur moitié; tarses et acrotarses garnis d'écaillés nombreuses. La seule espèce connue jusqu'ici appartient à l'Amérique méridionale.
MusciGRAiiE A QUEUE COURTE. Miiscigmlla brevicauda, d'Orb. Parties supérieures d'un gris cendré, avec les plumes du sommet de la lête brunes, jaunes à leur origine; croupion d'un roux jaunâtre; tectrices caudales supérieures d'un brun châtain; lectrices alaires brunâtres; rémiges brunes, bordées de roussâlre; rectrices noires, d'un brun châtain à leur origine; poitrine cendrée; abdomen blanchâtre, avec le milieu nuancé de jaune ; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces. Du Pérou.
WUSCIPETA. OIS. (Cuvier.) F. Moucherolie.
MDSCIPIPRA. Musci'pipra. ois. Sous-genre proposé par Lesson dans l'ordre des Insectivores, avec les caractères suivants : bec court, faible, légèrement crochu; tarses moyens; queue un peu fourchue, médiocre, dont les deux rectrices intermédiaires sont disposées en brins un peu élargis et ovalaires à leur extrémité. Lesson ne cite qu'une seule espèce comme devant appartenir à ce genre, et tout porte à croire que ses habitudes ne diffèrent point de celles des Gobe-Mouches. • MusciPiPRA. LONGiPENPiE. Musci'pipra longipennis, Lcss. Tête d'un cendré bleuâtre, avec le front blanc; le reste du plumage d'un noir fuligineux, à l'exception du croupion qui est blanc; bec grisâtre; pieds noirs. Taille, cinq pouces, et trois environ pour les rectrices intermédiaires. Du Brésil. Vieillot a fait de cette espèce son Platyrhynque à raquettes, Platyrliynchm plalurus.
MUSCISAXICOLE. Muscisaxicola. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, institué par d'Orbigny, avec les caractères suivants : bec mince, comprimé, allongé, non déprimé à sa base; pieds allongés et grêles; ongles des doigts antérieurs courts, le postérieur un peu plus long et courbé ; ailes allongées et pointues; queue médiocre, coupée carrément à l'extrémité. Les Oiseaux de ce genre ont les mêmes habitudes que les Saxicoles; ils habitent les contrées équaloriales de l'Amérique.
Mi-scisAxicoLE A NBQUE ROUSSE. Muscisaxicola rufiverlcx, d'Orb. Parties supérieures d'un gris cendré pâle, avec grande crête verticale couleur de canelle sur la nuque; croupion noirâtre; ailes brunes, avec les rémiges bordées de cendré; rectrices brunes-noirâtres; parties inférieures, sourcils et narines blanchâtres; côtés du cou cendrés; pieds noirs. Taille, six pouces environ. Du Pérou.
MuscisAXicoLE MENTAL. Muscisaxicola mentalis , d'Orb. II ressemble beaucoup au précédent, mais il est d'une structure plus petite. Son plumage est en dessus d'un gris brunâtre; il a le croupion noir, le sommet de la tête tout brun, les ailes d'un brun noirâtre, avec les rémiges bordées de gris; les rectrices fort étroites, noires, frangées de gris, et l'externe bordée de blanc; les parties inférieures grisâtres, avec le menton fuligineux; pieds noirs. De la Palagonie.
MusciSAxicoiE A liEC TACHETÉ. Miiscisnxicola maculirostris, d'Orb. Parties supérieures d'un roux cendré, uniforme; les inférieures sont d'une nuance un peu plus pâle; queue noire avec le bord des rectrices roussâlre et leur extrémité frangée; bec noir, avec la base de la mandibule inférieure jaune; pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Pérou.
MuscisAXicoiE A TÈTE STRIÉE. Muscisaxicolu sln'aticeps, d'Oib. Parties supérieures d'un gris roussâtre; nuque striée longitudinalement de noir; croupion roux; ailes d'un brun noirâtre, avec les tectrices elles rémiges bordées de brun ochracé; parties inférieures blanchâtres; poitrine et Bancs striés de brun; bec brun, avec la base de la mandibule inférieure blanchâtre; pieds bruns. Taille, cinq pouces. Du Pérou.
MUSCITES. Mtiscites. Dox.ross.Brongniard fait sous ce nom un genre de végétaux fossiles qui se rencontre assez souvent dans les sédiments durcis des eaux douces. Ce genre se caractérise par des tiges simples ou ramifiées et filiformes; par des feuilles membraneuses, sessiles ou amplexicaules, imbriquées ou presque étalées. Brongniard cite comme espèce la plus commune, le Muscites squamatus, Hist. Végét. Foss., 1. 10, f. 5-7.
MliSCIVORA. OIS. Sous-genre formé par Lesson aux déjiens des Moucherolles, pour l'espèce nommée par Mangé, MoucheioUe à plastron, (|ui a été rapportée de Timor, et qui fait partie de la collection du Musée de Paris. Son bec est aplati, assez élargi, et sa queue longue et delloïdale.
MUSCLES. ANAT. Les Muscles sont des organes charnus, irritables, contractiles, composés de fibres, d'ordinaire fixés à des parties solides par l'intermédiaire de tendons ou d'aponévroses. Il y a production de mouvement partout où se trouvent des Muscles ; ce sont des organes moteurs par excellence. Mais on rencontre des mouvements en des organes et chez des animaux où les Muscles ne sont pas appréciables. Les Polypes, les Infusoires, les Radiaires ont des mouvements sensibles, et néanmoins l'existence de leurs Muscles est un problème que les observations les plus assidues ne peuvent résoudre. Dans les animaux vertébrés, certains organes où rien de musculenx ne s'observe, sont doués de mouvements très-manifestes : le scrotum et les vésicules séminales des Mammifères, la crête des Oiseaux, les parties composées de tissu érectile sont dans ce cas, aussi bien que les feuilles de la Sensitive et les organes sexuels de beaucoup de plantes. En vain Tournefort a voulu démontrer des Muscles dans les parties irritables des végétaux, personne n'a partagé son erreur, fruit de ses premières études d'anatomiste et de médecin.
Tout Muscle est composé de fibres diversement colorées, selon l'ordre de l'animal, plus ou moins ridées selon qu'il agit peu on beaucoup. Ces fibres sont liées par du tissu cellulaire dont la laxité varie selon leur force et leur fonction. Elles reçoivent des vaisseaux; elles sont abreuvées de sang ou de lymphe ; elles sont animées par des nerfs dont l'existence a quelquefois été contestée; enfin elles se terminent en s'entrelaçant fibres et fibres, ou en s'unissant à des organes tendineux attachés à des parties solides.
11 y a des Muscles soumis à la volonté, Il en esl d'au-
1res entièrement soustraits à son empire. Les Muscles volontaires sont ceux des membres et du corps, qui exécutent les mouvements de déplacement exigés par les besoins de la nutrition, ou qui s'exercent pour la culture des différents arts. Mais ces mouvements sont bien moins volontaires encore qu'instinctifs; presque toujours ils s'exécutent aussi ponctuellement chez les animaux que chez l'Homme, malgré sa noble origine. Mais l'Homme reconnaît le pouvoir et l'énergie de sa volonté dans la faculté qu'il a, et qu'il a seul, d'arrêter ou de modifier ces mouvements que l'instinct est habitué de diriger. Et c'est à cet empire sans bornes de la volonté, c'est à cette extrême docilité des Muscles que sont dus tous les arts, toutes les industries admirables, qui font rivaliser les productions de l'Homme avec les productions de la nature.
Il est des Muscles que la volonté n'influence qu'accidentellement, ce sont les Muscles de la respiration. Nuit et jour, sans cesse, mais non sans relâche, ils agissent. Que la volonté veille ou s'assoupisse, leur jeu n'en éprouve que d'imperceptibles changements; cependant la volonté les gouverne, car elle peut les accélérer, les ralentir, les modifier diversement, les arrêter même dans leur jeu, presque jusqu'à ce degré où la mort surviendrait par leur inaction. Des mouvements tout à fait involontaires, c'est le mouvement du cœur; c'est le mouvement de l'estomac et des intestins. Celui de la vessie est en partie volontaire. L'estomac agit toujours à notre insu : ce mouvement même, nous ne l'apprécions que par ses effets. Le cœur agit sans repos, sans intervalle, depuis la première existence du fœtus animal jusqu'à la mort consommée. Ces mouvements involontaires loin d'être relatifs à la force totale de l'individu, sont d'autant plus marqués (|ue la faiblesse est réellement plus grande. C'est dans les extrêmes faiblesses, dans les évanouissements, que l'action du cœur et de l'estomac est plus manifeste. 11 y a des palpitations, et souvent des vomissements dans la syncope, et après les pertes excessives de sang ou d'autres humeurs. Le cœur bat plus énergiquement, et l'estomac rejette tout ce dont il est rempli dans la plupart des attaques d'apoplexie. A l'instant du sommeil tous les Muscles se convulsionnent légèrement, surtout les Muscles volontaires, qui éprouvent une sorte de tressaillement. Quand la vie est près de finir, les Muscles de la poitrine, de l'estomac, de la matrice, de la vessie et des infestins éprouvent des convulsions remarquables, principalement dans l'agonie des maladies aiguës; mais tout cela est involontaire et non ressenti. Les mouvements musculaires ne sont donc pas tous ni toujours proportionnés à l'énergie de la vie ni au développement de la sensibilité.
Rien ne développe les Muscles, ni ne les colore et ne les fortifie comme l'exercice. Ils sont plus pâles et plus mous dans le premier âge et chez les animaux femelles; plus huileux dans les animaux aquatiques; plus durs, plus noirs et plus putrescibles dans les espèces carnivores. Souvent on voit chez le même animal, des Muscles qui tiennent de deux espèces et de deux âges. Ainsi les Muscles de l'aile des Oiseaux ressemblent rarement uix Muscles des cuisses : ceux des ailes sont plus déve-
loppés, plus colorés et plus nourrissants, si l'Oiseau est sauvage et aérien ; c'est le contraire s'il est terrestre et apprivoisé : l'aile de la Perdrix ressemble, pour la qualité de ses Muscles, à la cuisse des Oiseaux de basse-
L'action des Muscles volontaires est intermittenle; le sommeil consiste surtout dans leur repos. C'est précisément le temps où les Muscles involontaires agissent davantage : le cœur ne se repose que pendant les évanouissements; le diaphragme, que dans la syncope et l'asphyxie; l'estomac n'a de relâche que durant la diète des maladies aiguës, ou l'abstinence volontaire ou forcée. La compression du cerveau, l'opium, le vin, l'acide prussique, les solanées, toutes choses qui procurent un repos total aux Muscles volontaires, qui souvent même les paralysent, accroissent la tâche et la fatigue des Muscles involontaires.
Durant le sommeil, le corps prend la position qui favorise davantage le repos et la détente de tous ses Muscles fatigués: l'Homme malade ou affaibli par de trop grands exercices, se couche en supination; c'est un des caractères dislinctifs de l'espèce humaine. Mais il n'est pas de signe plus satisfaisant, dans le cas de maladie, que de voir le sommeil arriver, le corps reposant latéralement. C'est toujours un présage de salut. Au nombre des influences qui énervent les Muscles, on pourrait encore citer la chaleur, cause puissante de lâcheté, de débauche et d'esclavage. Cette même chaleur du climat, qui fait vendre à vil prix, comme inutile, une liberté sans force et sans vouloir, qui rend stérile un sol cultivé par des esclaves, le dépeuple par la polygamie.
Le principe de la contraction des Muscles est tout à fait inconnu. Tout ce qu'on a pu faire à cet égard a été d'étudier cette contraction, et de nombrer les causes qui la peuvent exciter, augmenter, amortir ou faire cesser. L'hypothèse la plus raisonnable est toute récente; elle est due à Prévost et Dumas (F. Myotiltté). Un Muscle qui se contracte, oscille, se ride, se fronce surlui-même, et se raccourcit ordinairementd'un quart ou d'un tiers de sa longueur totale. On peut juger des oscillations d'un Muscle contracté, par le bruit que font entendre dans l'oreille, durant le bâillement, les Muscles internes des osselets de l'ouïe. Les contractions musculaires sont excitées ou par la volonté, ou par l'instinct pur, ou par la répétition habituelle d'un acte primitivement volontaire, ou par l'excitation directe des fibres musculeuses, ou par la dilacération des nerfs ou de la moelle épinière et allongée, par l'électricité, par le magnétisme, ou par certains poisons, comme la Noix vomique et l'Upas, ou par certaines maladies dont la douleur est le principal élément.
U y a toujours des Muscles qui prédominent sur les autres Muscles, et qui produisent la position du corps et des membres rendus à l'inaction; ce sont ordinairement les plus longs, mais non pas les plus forts. Cela , même est un moyen de repos plus parfait pour les Muscles extenseurs plus courts, sur qui reposent les grands efforts. Us se délassent d'autant mieux que les Muscles opposés attirent les membres de leur côté. Tout ce qui se fail évidemment dans le corps est l'ouvrage des Mus
des, si l'on exceple les sécrétions, les absorptions, les divers modes de sentir et la pensée. Il y a du mouvement dans la presque universalité des actes vitaux, et presque tous les mouvements sont musculaires. Mais ces actions des IMuscles sont rarement isolées ; elles s'associent, s'encliainent et se coordonnent pour produire des mouvements d'ensemble. F. Myotiltté.
ftJDSCOLOGlE. Miiscologia. bot. Partie de la botanique qui traite des Mousses.
MUSCULITES. CONCH. Synonyme de Moules fossiles.
MUSCULCS. zooL. Synonyme ancien de Souris. On employait aussi le même mot autrefois pour désigner les Moules. Klein s'en est servi pour une des classes de sa méthode (Oslrac, pag. 127); il l'a divisée en trois genres : le premier, Musculus acutus, ne renferme que des Wodioles et des Moules : il est donc bon et il a été conservé jusque dans ces derniers temps. Le deuxième, Musculus lattis, s'éloigne beaucoup du premier, il comprend des Anodontes seulement sans mélange d'autres coquilles, ce qui est très-remarquable : ce groupe se trouvait donc établi en genre bien avant Bruguière, qui en avait fait ses Anodontites; le troisième, enfin, Musculus mammarius, a été fait sur une figure de Lister, sur laquelle on conserve des doutes : il est difficile de la rapporter à un genre connu.
MUSCYLVA. OIS. Sous-genre formé par Lesson, aux dépens des Gobe-Mouches. U a pour type l'Oranor, Muscicapa suhflara, Vieill. F. Gobe-Moicue.
MUSEAU. zooL. Le prolongement des mâchoires dans les animaux. De sa configuration dans diverses espèces, on a appelé :
Mi'SEAU DE Brochet (Rept.), une espèce de Crocodile du sous-genre Caïman.
McsEAC ALio;!GÉ (Pois.), Ics Chelmons.
Mdseau poisTU (Pois.), une Raie, etc.
MUSELIER. IMS. Espèce du genre Cychre. y. ce mot.
MUSERAIN BT MUSETTE, ham. Vieux noms français de la Musaraigne vulgaire. F. ce mot.
MUSETTE. OIS. (Salerne.) Synonyme vulgaire de Cujelier. F. Alouette.
MUSICIEN. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. A^. ce mol.
MUSIWON et MUSMON. mam. Synonyme ancien de Mouflon, y. Mouton.
MUSINEON . BOT. Le genre auquel Raffinesque a donné ce nom et qu'il a placé dans la famille des Ombellifères, n'a pas paru assez distinct du genre Seseli pour en être séparé. F. ce mot.
MUSIQUE. 1101,1.. Plusieurs espèces du genre Volute qui offrent des lignes parallèles, semblables à la portée sur laquelle sont placées les notes, et des points plus ou moins multipliés dans l'intervalle de ces lignes. Elles ont présenté quelque ressemblance avec de la Musique écrite, d'où le nom que les marchands donnent, surtout au Folula Musica. On a désigné par le nom de Musique de Guinée, le Foltila Guinaica, Lamk.; de Musique lisse, le Folula lœvigata, Lamk.; de Musique marbrée el de Musique rouge, deux variétés du Foliifd Musica; enfin la Musique verte est le Folula polyzonalis.
MUSOCARPUM. BOT. Dans son histoire des Végétaux fossiles, Brongniard a institué ce genre qui est re|>ré-
senlé dans les Schistes houillers, par un fruit cylindrique, atténué à sa base à laquelle adhère un pédicelle; il est marqué de six côtes, et au sommet, d'une grande aréole hexagone, au cenire de laquelle sont incruslés les vestiges de l'insertion d'un style. F. Brongn., Protlr., 137.
MUSOPHAGE. Musophaga. ois. Genre établi parLatham et adopté ensuite par divers ornithologistes pour y placer quelques espèces qui sont des Touracos dans la méthode de Temminck. C. Touraco.
MUSSA. poi.yp. Oken a formé sous ce nom une petitecoupe ou un sous-genre parmi les Madrépores; elle rentre parmi les Caryophyllies de Lamarck. F. ce mol.
MUSSCHIE. Musschia. bot. Genre de la famille des Campanulacées, établi par Dumortier aiwc dépens du genre Campanula de Linné. Caractères : calice à cinq divisions, corolleprofondément partagée en cinq lobes; cinq éiamines libres, avec leurs filaments glabres à leur base, et faiblement étendus; anthères armées de pointes; cinq stigmates; capsule ù cinq loges et à dix nervures entre lesquelles s'opère la déhiscence au moyen de nombreuses fissures Iransverscs el latérales : ces loges alternent avec les lobes du calice et conséquemment avec les étamines; semences ovoïdes.
Mdsschie dorée. Musschia aurea, Dumort.; Campanula aurea, Lin. C'est un sous-arbrisseau à lige épaisse; ses feuilles sont très-grandes, alternes et dentées; celles de l'extrémité des rameaux sont ramassées, ovales lancéolées, entières et longues d'un demi pouce eulement. Les fleurs sont nombreuses, terminales ou axillaires el d'un jaune doré. Des îles du cap Vert.
MUSSENDE. Mussœnda. dot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice divisé en cinq paities inégales, plus ou moins longues; l'une d'elles extérieure, développée en une grande feuille péliolée el semblable à celles de la tige, mais discolore et à cinq ou sept nervures. Corolle infundibulifornie ou presque campanulée, à tube allongé et à limbe divisé en cinq segments ovales el égaux. Anthères non saillantes, presque sessiles sur la base du lube. Capsule oblongue, à deux loges el à deux valves polyspermes; les graines très-petites, attachées à un réceptacle qui partage incomplètement chaque loge en deux. Plusieurs espèces de Gardénia avaient été placées dans ce genre, el réciproquement les auteurs avaient réuni quelques véritables Mussœnda à d'autres genres distincts, ou formé des genres nouveaux pour ces espèces. Ainsi les Mac roc ne 1)1 II m candidi.isiiniim el coccineiim de Vahl, qui ont une foliole Irès-longue dans leur calice, et le genre f/HcAHe^a de Michaux, sont définitivement réunis au genre Mussœnda. Le Landia de Commerson en est aussi congénère, quoiqu'il ne présente pas cette grande foliole si caractéristique du calice; mais il a tant de rapports par une de ces espèces avec le Pinckneya, el par une autre avec le Mussœnda glabra, qu'on se voit forcé de le placer dans ce genre plutôt qu'avec les Macrocnemum qui comme lui n'offrent pas d'anomalie dans le calice. Après ces réformes, le genre Mussœnda se trouve composé d'environ quinze espèces qui croissent, pour la plupart, dans les
• Indes orientales et dans les Iles australes d'Afiiiiue; linéiques -unes seulement liabitent l'Amérique équinoxiale. Ce sont des arbrisseaux à fleurs terminales, ordinairement en capitules, rarement en grappes ou fasciculées. L'espèce suivante peut être regardée comme type générique.
MiissENDE APPENDicriÉE. Mussœiida frondosa, L.; Gardénia frondosa, Lamk. C'est un arbrisseau qui forme un buisson de deux à trois mètres, et dont les rameaux sont, comme dans le Sureau, remplis de moelle. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales et pointues ; les fleurs forment une cime brancliue au sommet des rameaux, et sont ornées de belles feuilles colorées, très-particulières. Cette plante croit dans les Indes orientales. Rumph (Herb. Avihoin., A, p. 5, t. SI) l'avait décrite et figurée sous le nom de FoUum principissœ; et Rbéede (Hort. Malab., 2, p. 27. 1. 18) sous celui de Belilla qui a été reproduit par Adanson.
MUSSIMA. BOT. Ce genre établi par Willdenow pour le Gorteria rigens auquel ce botaniste a réuni plusieurs autres espèces de Gorteria, décrites par Thunberg, avait reçu antérieurement de Gœrtner le nom de Gazania. V. Gazanie.
MUSSITE. mm. Nom donné par Bonvoisin à une substance minérale en longs prismes d'un gris verdàtre et •l'une forme peu prononcée, que l'on trouve à la Alussa en Piémont, et que Hauy a reconnue appartenir à l'espèce du Pyroxène diopside. V. Pyroxè>e.
MUSSOLE. MOll. l^. RloussOLE.
MUSTELA. MAJi. /-'. Marte.
MUSTÈLE. POIS. V. Gahe.
MUSTELIA. BOT. C. Sprengel {Tram. Linn. Soc, U, p. 152, l. xiii) a donné ce nom à un nouveau genre de Synanlhérées, qui est formé sur une plante que tous les botanistes ont rapportée au genre Slevia. C'est le Stevia purpurea de Persoon, <iui est le Stevia Eupaloria de Willdenow.
MUSTÉLmS. MAM. Nom proposé par Desmarest pour un groupe composé de plusieurs genres dont la plupart appartiennent à la famille des Carnassiers Vermiformes, qui correspond au genre Mustela de Linné. F. Vermiformes.
MCSTELUS. POIS. Nom scientifique du sous-genre Ëmissole. F. ce mot.
MUTABEA. BOT. Pour Moutabea. V. ce mol.
MUTELLINE. bot. Espèce du genre Phellandrium. V. ce mot.
MUTILLAIRES. Miitillariœ. ins. Tribu de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des liétérogynes, établie par Latreille et renfermant le grand genre Mulilla de Linné. Les caractères généraux de cette tribu sont : antennes filiformes ou sétacées,vibratiles,avec le premier et le troisième articles allongés, la longueur du premier n'égalant jamais le tiers de celle de l'antenne. Pieds des femelles forts, avec les jambes épineuses ou ciliées. Ces insectes vivent solitairement, et chaque espèce offre des mâles qui sont toujours ailés, et des femelles aptères, différant souvent des premiers par la couleur. Cette tribu diffère de celle des Formicaires par des caractères d'organisation bien faciles à saisir; le plus saillant est la forme des antennes
qui sont plus grosses vers le bout et dont le premier article est aussi ou plus long que le tiers de la longueur totale de l'antenne. Dans les Formicaires il y a trois sortes d'individus, des mâles, des femelles comme dans les Mutillaires, et de plus des neutres. Les mœurs des Formicaires les distinguent encore des Mutillaires d'une manière bien tranchée; les premières vivent en sociétés fort nombreuses, taiulls que les autres sont solitaires.
Latreille divise ainsi cette tribu ;
I. Antennes insérées près de la bouche;'abdomen cylindracé, avec le premier segment, soit séparé du suivant par une incision transverse et arrondie en dessus, soit presque en forme de selle; une ou deux cellules ciibilales fermées; point de seconde nervure récurrente.
Genres : Doryle, Ladide.
U. Antennes insérées près du milieu de la face antérieure de la tête; abdomen soit conique, soit ovoïdeovalaire; premier segment tantôt globuleux ou en cloche, tantôt de la forme des suivants; trois cellules cubitales complètes, avec deux nervures récurrentes dans les uns; point de cellules cubitales et discoidales fermées, dans les autres.
1. Les deux premiers segments abdominaux en forme de nœuds; point de cellules cubitales et discoïdales fermées; une radiale.
Genre : Aptérogyne.
2. Premier segment abdominal au plus en forme de nœuds; trois cellules cubitales fermées, avec deux nervures récurrentes.
t Palpes maxillaires aussi longues au moins que les mâchoires; second article des antennes découvert, point reçu dans le premier.
a. Thorax des femelles entièrement continu, presipie cubique.
Genres : Mktime, Psamsotiiermé.
;S. Thorax soit noueux ou comme articulé, soit divisé par des sutures.
Genres : Myrmose, Sciéroderme, Méthoqce.
•ft Palpes maxillaires beaucoup plus courtes que les mâchoires; second article des antennes reçu dans le premier et caché.
Genre : Myrmécode. F. tous ces mots.
MUTILEE. Mutilla. iiss. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Hélérogynes, tribu des Mutillaires, établi par Linné qui comprenait sous cette dénomination tous les insectes (|ui forment à présent la tribu des Mutillaires. Ce genre, tel qu'il a été restreint jtar Latreille, a pour caractères : abdomen ovoïde et convexe dans les deux sexes; le premier anneau plus étroit, en forme de nœud ou de poire; le second grand, presque en cloche; corselet des femelles cubique, point noueux et sans divisions. Ce genre est distingué des Aptérogynes parce que ces derniers ont les deux premiers anneaux de l'abdomen en forme de nœuds : les Doryles et les Labides s'en séparent par le mode d'insertion des antennes; les Psamraotbermes ont les antennes pectinées chez les mâles; enfin les Myrmoses, Sclérodermes, Mélhoques et Myrmécodes en diffèrent par leur thorax qui est noueux ou comme articulé, tandis qu'il paraît être d'une seule pièce et cubique dans les Mutilles. Les mâles sont ailés;
leurcorpseslallongé, souvent velu, ordinairement varié de noir et de fauve et taclielé de blanc. La tête est arrondie, épaisse, convexe, obtuse en avant, avec les yeux échancrés; entre les yeux et sur le haut de la tête on voit trois jietils yeux lisses, disposés en triangle. Les antennes sont filiformes, vibratiles, un peu moins longues que la moitié du corps; leur premier article est long, le deuxième très-court, le troisième presi|ue aussi long que le premier et les suivants plus courts et égaux entre eux; les* trois premiers articles réunis forment un peu plus du tiers de la longueur totale de l'antenne. Le labre est presque membraneux et transversal; les mandibules varient de forme suivant les espèces : ordinairement elles sont fortes, arquées, plus ou moins dentées, pointues et quelquefois éperonnées. Les palpes maxillaires, composées de six articles inégaux, sont filiformes et plus longues que les labiales qui n'ont que quatre articles. Le corselet a à peu près la forme d'un cube et n'offre ni nœuds ni sutures transverses. Les ailes supérieures présentent une cellule radiale, petite, arrondie, et trois cellules cubitales presque de la même grandeur, dont les deux dernières reçoivent chacune une nervure récurrente; la troisième est presque hexagonale et donne naissance postérieurement à trois petites nervures qui ne vont pas jusqu'au bas de l'aile. Ces mâles sont encore remarquables par la grandeur des pièces écailleuses, en forme de coquilles, que l'on voit à l'origine des ailes supérieures; l'abdomen ressemble à celui de certaines Guêpiaires. Les Mutilles femelles diffèrent des mâles parce qu'elles n'ont point d'ailes, leurs yeux sont ronds ou ovales et entiers; on ne voit pas entre eux ces petits yeux lisses que les mâles l>ortenl sur le haut de leur tête; le reste de leur corps est à peu près le même que dans les premiers; mais elles ont de plus un aiguillon qu'elles portent à l'extrémité de l'abdomen et dont la piqûre cause des douleurs aussi violentes que celle des Guêpes et des Abeilles.
Les mœurs de ces Hyménoptères sont peu connues, et l'on ne sait rien de leurs métamorphoses. Ils habitent les lieux chauds et sablonneux et courent assez vite; les femelles vivent toujours à terre, cachées sous des pierres ou dans de petits trous; les mâles voltigent sur des fleurs, et on ne les rencontre que sur les bords des chemins arides et dans les environs des lieux habités par les femelles. Ce genre est très-nombreux en espèces; Olivier ( Encycl. Méthod.) en décrit soixanteneuf. Klug [Noo. Jet. Pltfs. Medic. Acad. Cœsar LeopoUL, t. \0,pars 2) en décrit un grand nombre. Latreille a publié la Monographie desespèces de France dans les Actes de la Société d'Histoire naturelle de Paris; enfin Coquebert en a figuré beaucoup dans ses Illustrations iconographiques des Insectes.
MuTiLiE d'Ecrope. MiUilla Europœa, Lin., Fabr., Oliv., Latreille, etc. Sa tête est noire; son corselet roux, un peu noir à la partie antérieure; l'abdomen est noir , avec la base et le bord des anneaux d'un l)lanc brillant, un peu doré. On la trouve aux environs de Paris et dans toute l'Europe,
MDTIQUE. Muticus. Par opposition à mucroné et liispide, se dit de tout organe (|ui n'est ni aristé, ni acuminé. ni spincscenl, etc.
MUTISIE. Mntisia. ooT. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie superflue, L., dédié par Linné fils (Supplem., 37.3) au célèbre Mntis de Santa-Fé de Bogota. Il présente les caractères suivants ; involucre cylindracé, composé de folioles imbriquées: les extérieures ovées, les intérieures oblongues et lancéolées; réceptacle nu. Calalhide dont les fleurs offrent diverses formes; celles du disque sont tubuleuses, bilabiées, la lèvre extérieure tridentée, l'intérieure partagée profondément en deux lanières. Les fleurs de la circonférence ligulées ou bilabiées ; la lèvre extérieure grande, plane, tridentée au sommet; l'intérieure tantôt divisée profondément en deux lobes, tantôt simple, filiforme; anthères munies de deux soies à la base; akènes oblongs, tétragones, surmontés d'une aigrette plumeuse. Kunlh, auquel sont empruntés les caractères ci -dessus exprimés, a placé ce genre dans la Syngénésie égale, L., parce qu'il croyait, avec quelque doute il est vrai, que tous les fleurons de la calathide étaient hermaphrodites. Mais les descriptions et les figures données par Cavanillcs et Bonpiaud, et l'examen des fleurs de plusieurs espèces par Cassini, ne permettent plus de douter que les fleurs de la circonférence ne soient femelles ou qu'elles n'offrent que des étamines avortées. Le genre yi/w/ism a été subdivisé en trois groupes par Cassini , auxquels il donne les noms de Miilisia, Guariruma et A ploplifllutit , et qui sont caractérisés par les formes diverses des folioles de l'involucre, et par celles des feuilles de la tige. Dans les vraies JMiilisia, les folioles de l'involucre sont dénuées d'appendices, et les feuilles de la lige sont pinnées et terminées par trois vrilles. Les Gttarinima ont au contraire les folioles extérieures et intermédiaires de l'involucre constamment surmontées d'un appendice bien distinct, lancéolé ou subulé, plus ou moins étalé ou réfléchi; leurs feuilles sont ordinairement décurrenlcs, longues, étroites, dentées, terminées par une vrille simple. Enfin, dans les Jplophj'lliiiii, l'involucre se compose de folioles privées d'appendices comme dans les vraies Mntisia, mais les feuilles de la lige sont simples de raêmp que celles des Guariruma. L'auteur de ces subdivisions a fort bien senti qu'elles étaient trop faiblement caractérisées pour mériter d'être admises comme genres distincts, et il paraît tenté de n'y voir que des sous-genres provisoires. Les Mutisies sont des planles frutescentes , indigènes de l'Amérique méridionale. Elles font partie des Labiati- Hores de Decandolle, ou Cbénanthophores de Lagasca. Cassini a formé du genre Mutisia le type de la tribu des Mutisiées qui correspondent aux Onoséridées de Kunth. On en a décrit douze espèces.
iivii&iY.C\.t^KTn%. Mutisia Clematis, Lin. ?.,loc. cit., Cavan., Icoii. Rar., 5, p. G3, t. 492. C'est un arbrisseau dont les liges sont grimpantes, tomcnleuses dans leur jeunesse; les feuilles sont pinnées, munies au sommet de vrilles trifides, et dont les folioles sont presque sessiles, oblongues et tomenteuses en dessous. Les fleurs sont axillaires, solitaires et pédonculées. Celte plante , sur laquelle le genre a été constitué, croit dans les Andes tempérées du Pérou et de la Colombie.
MuTisiE A GRANDES tLtvtiS. Miitisia yiundifloro, Uumb. et Donpl. [Plant. /Equiii., 1, p. 177, t. 30). C'est une fort belle plante dont la tige est ligneuse, grimpante, cylindrique, à rameaux alternes, anguleux et striés. Ses feuilles sont alternes, ailées sans impaire, à deux ou trois paires de folioles, portées sur de courts pétioles, oblongues, un peu aiguës, arrondies à la base, Irès-entières, veinées, réticulées, vertes et glalires en dessus, et cotonneuses en dessous. Les Heurs sont extrêmement grandes, de couleur rouge, terminales, solitaires, pendantes, portées sur de longs pédoncules et accompagnées de deux bractées. Cette espèce croit à la hauteur de 2,400 métrés dans les Andes de la Nouvelle-Grenade. Les autres espèces de Mutisia qui habitent le Chili, et que Cavanilles a figurées {loc. cit., tab. 490 500), portent les noms de Mutisia peiluncularis, viciœfolia , ilicifolia, stnuala , liastuta, inflexa et linearifolia.
MUTISIÉES. Mulisieœ. bot. H. Cassini a donné ce nom à la seizième des vingt tribus qui, suivant sa classification, composent la famille des Synanthérées. Voici les caractères qui la distinguent : la calathide est ordinairement radiée; le réceptacle est nu, muni quelquefois de fimbrilles, mais jamais de petites écailles; les folioles de l'involucre sont disposées sur plusieurs rangs et imbriquées; les corolles présentent deux lèvres égales en longueur: l'extérieure plus large et à trois divisions plus courtes, l'intérieure plus étroite, et à deux divisions plus longues; les étamines sont munies d'appendices apicilaires, soudés par leur partie inférieure, et d'appendices basilaires longs et subulés; le style est à deux sligmatopbores courts, non divergents, munis à la partie interne de deux trèspetits bourrelels, et à la partie externe de quelques petits poils collecteurs épars; l'ovaire est cylindracé, ordinairement couvert de grosses papilles, quelquefois surmonté d'un bourrelet apicilaire; l'aigrette est composée de poils soyeux, rarement plumeux.
Les Mutisiées sont des plantes herbacées, quel(|uefois des arbrisseaux assez ordinairement cotonneux, tantôt pourvues de vraies tiges, le plus souvent munies simplement de hampes. Les feuilles sont alternes, sessiles, quelquefois indivises, mais le plus souvent lyrées ou roncinées, pinnatifides ou pennées, et accompagnées de vrilles. Les corolles sont ordinairement jaunes, rarement purpurines ou blanchâtres. Les Mutisiées et les Nassauviées, tribus très-voisines entre elles, présentent, selon Cassini, des rapports très-marqués avec les Lactucées et les Carlinées. Elles habitent |)Our la plupart l'Américiue méridionale; quelques-unes se rencontrent dans l'Afrique et dans l'Amérique septentrionale.
Cette tribu renferme la plupart des genres dont se compose le groupe désigné par De Candolle sous le nom de Labiatitlores, et par Lagasca sous celui de Chénanthophores. Elle est également identique avec la seclion que Kunlh a nommée Onoserideœ, sauf le genre Homantis de cet auteur ou Hovioiantlinsde De Candolle, que Cassini rejette dans le groupe des Nassauviées.
Les genres qui constituent la tribu des Aliitisiées sont
à leur tour répartis en deux sections de la manière suivante :
§ I. Mctisiées-Prototypes. Mutisieœ-Ârchelypœ. Elles ont une vraje tige herbacée ou ligneuse, garnie de feuilles, portant plusieurs calathides. Genres : Proustia, Lagasca; C/ien«a, Cass.; Cliœtaiilhera , lîuiz et Pav.; Giiarinima, Cass.; ÀplophyUnin, Cass.; Miilisia, Linné fils; Dolichlosium , Lagasca; Lycoseris, Cass.; flipposeris, Cass. F. ces mots.
§11. MutisiIïes-Gerbériées. Mulisieœ -Gerberieœ. Dans cette section, les plantes ont une ou plusieurs hampes simples ou quelquefois rameuses, dénuées de vraies feuilles, mais souvent pourvues de bractées, portant une ou quelquefois plusieurs calathides, et entourées à la base de feuilles radicales. Genres : Onoseris, Persoon; /so/>'pMs, Kunlh; Parclisium, Burm.; 7'iichocliiie, Cass.; Geiberia, Cass.; Lasiopus, Cass.; Chaplatia, Ventenat; Loxodon, Cass.; Lieberkuhna, Cass.; Leria, DC; Perdicium, Lagasca; Leibnilzia , Cass. 1^. ces mots.
MYA. MOLi. Synonyme de Mye. F. ce mot.
MYACANTHOS. bot. (Théophraste.)SelonC. Bauhin. la Cbaussetrape (Dioscoride) ; selon Dalécbamp, V Asparagus acntifolius, L.
MYAGRE. iUj-ayrum> bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L. Les anciens botanistes donnaient le nom de Myagrum à plusieurs Crucifères siliculeuses ; mais Tournefort le restreignit à un de ses genres qui fut adopté par Linné, et dont .les espèces furent considérablement augmentées. La plupart de ces espèces ajoutées au genre de Tournefort, sont devenues les types de genres établis ou rétablis par les modernes , tels que Rapislnim , Cameliiia, Neslia, Didesmus, etc. Depuis Linné, certains auteuis ont encore multiplié les espèces de Myagrum, s'en servant comme d'un réceptacle où ils accumulaient toutes les Crucifères qu'ils ne pouvaient faire rentrer dans les grands genres connus. Dans son dernier travail sur la famille des Crucifères, De Candolle a réduit, d'après Brown et Desvaux, le genre Myagrum à la seule espèce anciennement décrite par Tournefort, et il en a exprimé les caractères génériques ainsi qu'il suit: calice presc|ue dressé; pétales oblongs, à peine plus grands que le calice; étamines dont les deux plus grandes sont légèrement soudées à la base; ovaire turbiné, oblong, terminé par un style court et conique; silicule coriace, subéreuse, comprimée au sommet et dilatée en deux lacunes stériles, inférieurement amincie, uniloculaire et monosperme; graine pendante, ohlongue, ù cotylédons incombants, ovales, légèrement courbés. Ce genre est placé dans la tribu des Isatidées, près de VIsalis dont il diffère surtout par la structure de son fruit, qui n'est pas composé, comme dans ce dernier genre, de deux valves membraneuses exactement appliquées et [ilanes, mais de membranes renQées, et laissant entre elles une lacune. Les lacunes de la silicule, ou fausses loges supérieures, sont constamment vides, tandis que la loge inférieure est monosperme; peut-être celle-ci est elle biloculaire dans l'ovaire, ce qui expliquerait le caractère de péricarpe quadriloculaire donné au Myagrum par Medicus et
Mœncli qui, d'ailleurs, auront compté comme une quatrième loge la lacune du pédicelle.
Mtagre perfolié. Mxagntm perfoliahim, L.; Cakile perfoliata de la Flore Française. Plante herbacée annuelle, glabre, dressée, qui croit dans les champs sablonneux de l'Europe australe et tempérée. Ses feuilles inférieures sont oblongues et longuement atténuées en pétioles; les supérieures sont sessiles, sagittées, amplexicaules et munies d'oreilletles aigués. Les fleurs sont petites, d'un jaune pâle, disposéesen grappes allongées, terminales et dressées.
MYAGIIOIDES. BOT. (Barielier.) Synon. de Diaba renia, L.
MY.4IRES. MOLL. Lamarck le premier a institué la famille des Myaires dans la Philosophie zoologique; il la composait alors des genres Mye, Panorpe et Anatine, qui certainement ont entre eux des rapports; seulement les Myes et les Anatines ont le ligament interne; l'autre genre, Panorpe, l'a externe. Cette famille est bien placée entre les Maclracées et les Solénacées; elle tient de l'une et de l'aulre. Dans l'Extrait du Cours où les familles sont mieux caractérisées, surtout d'après la position du ligament, celte famille ne se compose plus que des deux genres Mye et Anatine; les Panorpes, mieux étudiées, ayant été reportées dans la famille des Solénacées. Le dernier ouvrage de Lamarck offre des rapports et la composition de cette famille fiilièrement semblables; Cuvier ne l'a point adoptée. Les deux genres Mye et Anatine font partie de la famille des Enfermées, et sont des sous-genres des Myes aussi bien que les Lutraires, les Anatines, lès Glyciinères et les Pandores. Férussac, en admettant la famille de Lamarck, y a apporté plusieurs changements; il y a ajouté les genres l,ulraire et Solémye. C'est le dernier de ces deux genres qui est le moins naturellement rapproché. Blainville, dans son Tiailé de Malacologie, n'a point adopté la famille des Myaires de l.amarck; les genres ([u'elle renferme sont compris dans la neuvième famille des Lamellibranches, qu'il a nommée les Pyloridés. Lamarck caractérise ainsi celle famille : ligament intérieur; une dent élargie, et un cuilleron, soit sur chaque valve, soit sur une seule, donnant attache au ligament. La coquille est bâillante aux deux extrémités latérales ou à une seule. F. Mye, Anatire et Lbtraire.
MYANGIS. BOT. r. MlANGIS.
MYANTHE. Myanthus. eot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie, L., établi par le professeur Lindley qui lui assigne pour caractères : périanthe étalé, ouvert; sépales libres et égaux; les latéraux un peu ascendants ; pétales conformes aux sépales, mais un peu plus étroits, presque opposés au sépale antérieur; labelle plan, subovale, à trois dents et plus long que les sépales; gynostème dressé, cylindrique, bicirrheux à sa base, se prolongeant longuement en arrière et au delà du support de l'anthère. Ce genre, quoique bien distinct du Catasetum, s'en rapproche néanmoins d'une manière bien sensible, quant. aux caractères les plus saillants.
Myastue a fleurs barbues. Myanthus barbatus, Lindl.,Iiol. Fiegist. 1778. Les liges anciennes sont cy-
lindriques, fusiformes, nues, articulées et longues de quatre à cinq pouces; à leur base en poussent de nouvellesi pseudobulbeuses, ovales-allongées, garnies de cinq ou six feuilles ondulées, réfléchies, oblongues, lancéolées, marquées de tiois fortes côtes ou nervures, rétrécies vers la base, acuminées au sommet, d'un vert agréable et assez intense en dessus, plus pâles et presque glauques en dessous. Le pédoncule florifère naît de la base latérale du pseudobulbe ; il est cylindrique, assez grêle, rougeàtre, muni inl'érieurement d'écaillés vertes, embrassantes, lancéolées et pointues; les fleurs, au nombre de neuf ou dix, présentent une belle grappe lâche; elles sont portées sur des pédicelles rouges, accompagnés chacun d'une bractée membraneuse, linéaire, lancéolée, presque aussi longue. Le périanihe est bilabié; les sépales et les pétales sont presque semblables, d'un vert intense, parsemés de taches sanguines, obscures; le sépale intermédiaire, réuni en partie aux pétales, forme avec eux une sorte de casque ; les autres sont étendus. Le labelle, inférieurement articulé avec le gynostème, est linéaire, brisé ou pour ainsi dire coupé vers le milieu, d'un rouge de rose avec les bords garnis de fines lanières blanches, extrêmement nombreuses, imitant une frange à longs brins ou une crête d'Oiseau ; on remarque à sa base une corne recourbée, blanche et Iridentée. Le gynostème est aussi long que le sépale intermédiaire dans la cavité duquel il s'emboitc en partie; il est d'un rouge sanguin à l'intérieur, roulé, avec ses bords latéraux échancrés. garnis inférieurement. de chaque côté, d'un appendice cirrlieux, droit et d'un rouge pourpré. L'anthère a deux loges adossées au prolongement en forme de corne du gynostème; la glandule est très-grande, cartilagineuse, oblongue, contournée, se séparant avec élasticité du stigmate.
Myantbe deltoïde. Myanthus delloides, Lindl. , Bot. Regist. 1896. Cette espèce, qui diffère bien sensiblement de la précédente, par la forme et la nudité de son labelle, est, comme elle, originaire de Demerarie. Les tiges pseudobulbeuses sont allongées, striées, cannelées, articulées, d'un vert jaunâtre, longues de trois pouces environ, épaisses de dix à douze lignes; il en naît trois ou quatre feuilles engainantes et dilatées au talon, puis très-sensiblement rétrécies et prenant enfin la forme foliacée, oblongue, lancéolée et pointue. La hampe se termine par une grappe lâche, composée de neuf ou dix bractées membraneuses, linéaires et aiguës. Les sépales sont lancéolés, veris, tachetés transversalement de brun pourpré, longs d'un pouce, larges de trois à quatre lignes; les pétales leur ressemblent, ils sont seulement un peu plus jaimàtres et faiblement ondulés. Le labelle est plus court que les sépales, dilaté vers sa base en deux lobes prolongés et dentés, qui le rendent triangulaire ; il est d'un violet foncé à sa base, et vert au sommet où l'on observe un tubercule Oblong et calleux; il adhère par la partie intermédiaire des deux lobes latéraux au gynostème qui est droit, demicylindrique, étranglé vers le milieu, à bords infléchis et roulés, vert, nuancé de noir pourpré, terminé antérieurement par deux appendices cirrheux. Les masses poUiniques occupenllecentre du gynostème, porléessur
une Rlandiile cat tilagineiise et roiigeûlre comme elles.
MYAS. M/as. ii^s. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Péronides, établi par Ziegler, qui lui assigne pour caractères ; antennes presque monoliformes. peu allongées; lèvre supérieure transversale, coupée presque carrément; mandibules peu avancées, légèrement arquées et assez aiguës; une dent bifide au milieu de l'écliancrure du menton; dernier article des palpes labiales peu allongé et fortement sécuriforme; corselet presque carré; ély- Ires ovales ou parallèles ; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, moins longs que larges et fortement sécuriformes. Ziegler a formé ce genre sur un très-bel insecte qu'il a observé en Hongrie ; et le général Dejean dans son Species, vol. 5, p. -424, en apublié une seconde qui lui a été envoyée de l'Amérique septentrionale.
Myas CHAiiBÉE. 71/ras chalybœus, Ziegl. Son corps est ovale et noir, dépourvu d'ailes; le corselet est noir, fort court, presque quadrangulaire, avec deux stries de chaque côté postérieurement et les bords lalérau.x arrondis; les élylres sont de la couleur de l'acier bruni, ovales, larges, avec des stries de points peu distincts. Taille, sept lignes. De Hongrie.
Myas iiledatbe. Myas cyanescens, Dej. Son corps est oblong et noir, sans ailes; son corselet est carré, avec deux stries de chaque côté postérieurement; les élytres sont d'un noir bleuâtre, presque parallèles, striées, avec des points presque effacés. Taille, sept lignes. Amérique septentrionale.
MYCARANTHE oc M\CkV.\DK^1UE. Mycaranthes.
BOT. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie. institué par le docteur Blume pour trois espèces qu'il a observées dans l'île de Java ; les caractères assignés au genre nouveau sont : folioles extérieures du périgone (ou sépales), connivenles, étalées, égales ou presque égales, laineuses à l'extérieur; les latérales égales à leur base, adnées au pied du gynostème et plus grandes que les folioles intérieures ou pétales; labelle en capuchon, trilobé, articulé au pied du gynostème : son disque est crété ou appendiculé; gynostème petit, prolongé à sa base, avec ses bords ailés et recourbés en dedans; anthère terminale, à deux loges quadrilocellées; huit masses poUiniques. petites et ovales. Les Micaranthes sont des plantes parasites sur les arbres des forêts, elles croissent aussi sur les rochers; elles sont pourvues de tiges; leurs feuilles sont épaisses', charnues ou coriaces, ordinairement plissées; lesHenrs sont nombreuses, formant une giappe terminale.
Mycarantbe a larges FECULES. Mycanuitlies latifolia, Bl., Bydrag. 333. Les feuilles sont lato-linéaires et un peu charnues; le lobe intermédiaire du labelle est assez court et un peu déchiqueté; les sépales extérieurs sont un peu plus épais vers l'extrémité.
Mycararthe oeutéré. Micaranthes obliterata, Bl. Ses feuilles sont un peu coriaces, le lobe intermédiaire du labelle est oblitéré.
MYCASTRUM. BOT. {Lycopenlacées.) Genre établi par Rafiînesque, mais qui est encore très-imparfaitement connu; il se rapproche beaucoup du genre Geastium. 11 est ainsi caractérisé : sessile, sans valve;
péridium étoile, plan; sporules pulvérulentes, réunies dans le centre de la partie supérieure, qui se déchire irrégulièrement. On n'en connaît qu'une seule espèce, qui croit en Sicile, dans les terrains sablonneux; elle est d'un brun noirâtre, divisée en cinq à neuf rayons; sa surface est glabre.
MYCt;CYTES. POLYP. (Bertaud.) Nom de quelques espèces de Polypiers fossiles.
MYCEDIUM. POLYP. Hill et Brown ont réuni sous celte dénomination générique quelques Polypiers lamellifères, rangés par Lamarck dans les genres Méandrine. Pavone et Monticulaire. F. ces mots.
MYCÉLIDE. Mycelis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, établi par Cassini qui l'a placé dans la tribu des Laclucées ou Chicoracées, et l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, formé de cinq folioles presque sur un seul rang, se recouvrant par les bords, égales, appli(|uées, oblongues, obtuses, membraneuses sur les bords, un i)eu carénées; la base de l'involucre est entourée de quelques petites écailles inégales, appliquées, à peu près cordiformes. Réceptacle petit, plan et nu. Calalliide composée de cinq fleurs ligulées, hermaphrodites, ayant leurs corolles ornées d'une touffe de longs poils très-fins, autour du sommet du tube. Akènes portés sur de courts pédicelles, comprimés, obovales, à côtes nombreuses, prolongés supérieurement en un col, d'abord très-court, qui s'allonge après la floraison, terminé par un bourrelet saillant et entouré d'une couronne de poils courts qui ceignent la base de l'aigretle; celle ci est très-longue, blanche, composée de poils nombreux, extrêmement fins et à peine plumeux. Ce genre ressemble par ses fruits aux Lactuca, mais il en diffère par son involucre; il offre au contraire l'involucre Aes.Lampsana, mais il s'en éloigne par la structure de ses fruits. Placé ainsi entre ces deux genres, il ne peut être associé aux Prenanthes ou aux Chondrllla, dont il faisait partie suivant Linné, Lamarck, Gsertner et De Candolle. 11 ne se compose que d'une seule espèce, Mycelis angulosa, Cass., ou Prenanthes muralis, L. Cette plante, qui habite les lieux ombragés de l'Europe, a une tige verticale, simple, ga rnie de feuilles alternes, sessiles, vertes en dessus, glauques en dessous; les inférieures trèsprofondément lyrées, les supérieures graduellement plus petites et moins divisées. Ses fleurs sont jaunes, nombreuses, disposées en une panicule terminale, divariquée et accompagnée de bractées.
MYCÉLION. Mycélium, bot. Substance blanche et filamenteuse, qui paraît être l'état rudimentaire des Champignons, et que l'on connaît vulgairement sous le nom de blanc de Champignons. /'. ce dernier mot.
WYCENA. BOT. ^^. Agaric
WYCETES. MAM. (llliger.) r. Sapajod.
MYCETIA. BUT. Le genre établi sous ce nom par le professeur Reinwardt, pour une plante qu'il a observée à Java, n'a point été adopté par De Candolle qui a donné ce nom à une section de son genre Bertiera dont le Mycetia caiiliflora, de Reinwardt, fait partie.
MYCÉTOBIE. Mycelobia. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipulaires fongivores, établi par Meigen, et ayant pour carac-
lires : yeux écliancrés; museau poinl rostriforme; antennes perfoliées, de la même grosseur dans toute leur longueur. Ce genre se dislingue desPlatyures, Sciopliiles et Campilomyzes, par les yeux qui, dans ceux-ci, sont entiers; le genre Céroplate en est distingué par les antennes qui sont en massue perfoliée, au lieu d'être de la même épaisseur dans toute leur longueur. Ces insectes sont de taille assez petite; ils vivent, sous leur premier état, dans les Champignons.
MYCÉTOBIES on FONGIVORES. iNS. Nom donné par Duraéril à une famille de Coléoptères qui correspond à celle que Latreillc a établie sous le nom de Taxicornes. f-\ ce mot.
IMYCÉTOCH.VRE. TlZ/f e/oc/iara. iivs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Sténélylres, tribu des Cistélides, établi par Latreille (Fam. Nat. du Règne Anim.), et que Gyllenhal avait nommé Mycetoi/hila. Comme ce nom de Mycetophila avait été donné depuis longtemps à un genre de Diptères, on a été obligé de le changer pour éviter la confusion. Les caractères du genre Mycétochare sont : antennes filiformes, à articles coniques et un peu épais; tête courte, subhexagonale ; yeux gros, lunules et trèsécartés en dessus; labre court et transverse; palpes maxillaires terminées par un article gros et sécuriforme ou en triangle presque éqiiilaléral; protliorax subrectangulaire, un peu plus étroit que les élytres; hanches antérieures saillantes et serrées l'une contre l'autre, dans le bas, en comprimant fortement la partie (lu présternum qu'elles renferment; pattes courtes; tarses très-grêles.
BIycétochare FLivipÈDE. Mycetochara flavi'pes, Lat.; Mycetophila flavipes, Gyll.; Cistela humeratis, lllig. Son corps est linéaire, allongé, noir, avec la bouche, les antennes, les pieds, la poitiinect la partie antérieure de l'abdomen d'un jaune testacé ; les élytres sont profondément striées par des points noires, avec une tache humérale jaune. Taille, quatre lignes. En Europe.
MYCÉTODÉENS. Mycelodei. bot. Link a donné ce nom à l'une des tribus de sa famille des Gastromyciens qui correspond aux Lycoperdacées. Cette tribu qu'il caractérise par son péridium simple et persistant, renferme presque tous les genres de cette famille placée par Brongniard dans sa seconde tribu, sous le nom de Lycoperdacées vraies. J. Lycoperdacées.
.MYCÉTODÉES. Mycetoileœ. noT. LinU a réuni dans la section des Mucédinées, qu'il désigne sous le nom de Mycétoïdes, les deux genres Isa/ia et Àphalotrichum. Elle correspond à la tiibu (|u'il indique sous le nom d'Isariées, quoiqu'il n'y place pas tous les genres que Brongniard rapporte à cette tribu, y. Mdcé-
DIRÉES.
MYCÉTOLOGIE. Même chose que Mycologie, f . ce mot.
MYCÉTOMYZE. Mycelowyza. tns. Ce genre de Diptères appartient à la famille des Athéricères, tribu des Muscides.
MYCÉTOPHAGE. Mycetophagus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Xylophages, tribu des Trogossitaires, établi par l'abricius, et ayant pour caractères ; antennes perfo-
liées, grossissant insensiblement vers l'extrémité; premier article des tarses beaucoup ])lus long que les suivants; mandibules bifides à leur extrémité; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article plus grand que les précédents, et tronqué à son extrémité. Corps ovale, déprimé; corselet transversal plus large postérieurement; jambes allongées, grêles, presque cylindriques, sans épines au côté extérieur. L'espèce qui sert de type à ce genre (Mycelophayus qttadripustulatus) a été placée par Linné avec les Chrysomèles, et ensuite avec les Carabes. Geoffroy n'ayant pas connu l'édition de la Faune Suédoise, dans laquelle Linné décrit cette espèce, en fit un genre propre, sous le nom de Tritome, parce qu'il ne vit que trois articles aux tarses de cet insecte. Enfin Fabricius a donné ce nom de Tritome à un autre genre d'insectes, et les Tritomes de Geoffroy ont reçu de lui le nom de IMycétophages, qui a été ensuite adopté par tous les entomologistes. Les Mycétophages se distinguent des Triphilles. Diphilles et Agalhidies, dont ils sont les plus voisins, par des caractères tirés de la forme des antennes, du nombre des articles qui composent la massue, et des articles des tarses; les Ditomes, Lictes et Diodesmes en sont séparés par leur corps qui est beaucoup plus étroit, et par la massue de leurs antennes qui n'a que deux articles. Les Mycétophages vivent sous leurs divers états dans les Bolets ou sous l'écorce des vieux arbres. On ne connaît point leur larve. Ces insectes se trouvent au printemps et en été. Le genre Wycéloidiage est peu nombreux en espèces; celle qui sert de type au genre est :
MYCÉTOPHAGE QDADRiaACtILÉ.A0-ee<0/;/(fl!7WS5«O<//'/-
maculatus, Latr., Fabr., Oliv.; Chrysomela qiiailripustnlata,Carabus(juadripustulalu s, L.\\eTvilome, Geoff. Long de deux lignes à deux lignes et demie; tête, dessous du corps et pattes jaunes ; antennes noires dans leur milieu, fauves à la base et à l'extrémité; corselet noir, avec deux enfoncements postérieurs; élytres striées, noires, avec deux taches rouges presque carrées sur chacune, l'une vers la base et l'autre à l'extrémité. UYCÈTOPlllLE. Mycetophila. ifts. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipulaires fongivores, établi par Meigen, et ayant pour caractères : trompe très-courte; deux ocelles ou petits yeux lisses écartés; ailes couchées l'une sur l'autre; antennes de seize articles simples, filiformes, pas plus longues que la tète et le thorax; yeux ovales, entiers; hanches grandes; jambes postérieures épineuses; tête basse; corselet élevé, comme bossu. Ces Diptères se distinguent des Macrocères et des Bolitophiles par les antennes, qui sont plus longues que la tête et le corselet dans ces derniers; le genre Leia en est suffisamment | distingué par les ocelles de la tête, qui sont au nombre de trois chez ceux-ci. Les Mycétophiles ont à peu près la forme des Cousins; mais leurs pattes sont moins longues; la tête est très-petite, très-penchée et piesque invisible quand on regarde l'insecte sur le dos ; les antennes sont insérées entre les yeux, elles se louchent à leur base. Le corselet est grand, globuleux, ordinairement couvert d'un léger duvet. Les pattes sont grandes, moins longues et moins grêles (pie celles des
Cousins et des atilrcs Tipiilaires; leurs lianclios sont très-grandes, et la jambe est terminée par deux grandes épines. Les ailes sont grandes, les balanciers sont très-dislincts, libres et comme tronqués à leur extrémité. L'abdomen est assez long, plus large postérieurement qu'à la partie antérieure; les organes générateurs ont été observés sur une espèce qui vil dans les Champignons (r^pM/a fiingorum, Deg); l'exlrémilé posiérieure du ventre du mâle est plus grosse que celle rie la femelle; si on la presse on en fait sortir deux tenailles ressemblant un peu aux mandibules des Aranéides, et composées chacune de deux pièces écailleuses mobiles; l'inférieure est grosse, ovale, et sert de manche à la supérieure qui est allongée, un peu courbée en crochet, et terminée en pointe obtuse. Elle est appliquée, dans l'inaction, contre la pièce précédente; à la base du crochet sont deux émincnces arrondies; les deux serres sont velues; on voit entre filles deux lames écailleuses, velues, courbées en haut et se rencontrant avec les crochets des serres ; l'organe sexuel présumé est situé dans leur entre -deux, il est d'une forme conique et blanchâtre. En pressant le bout de l'abdomen de la femelle, on voit paraître deux parlies allongées, écailleuses, placées l'une sur l'autre, formant une sorte d'étui, dont le dessus est fortifié par une lame écailleuse, en forme de coquille; la pièce supérieure est composée de deux autres pièces qui se terminent en pointe mousse, tandis que l'inférieure a un crochet au bout; celle-ci est concave et un peu courbée; une plus forte compression fait sortir d'entre elles une autre pièce qui est longue, blanchâtre, terminée en pointe mousse, et au bout de laquelle est l'ouverture de l'anus.
Les larves des Mycétophiles sont apodes; leur corps est composé en général de douze anneaux; elles ont une petite tête écailleuse, et sont toujours couvertes d'une matière gluante; elles vivent ordinairement dans les Champignons où elles se trouvent en grand nombre; celles d'une espèce (Mycetophila fusca, Meig.), ont été observées par Degécr dans un le liolelus liiteus, L. Elles y sont en très-grand nombre, mangent sa substance intérieure et le criblent de petits trous. Ces larves, n'ayant point de pâlies, glissent dans l'intérieurdu Champignon en conlraclanlet allongeant alternativement les anneaux de leur corps. Sur chacun d'eux, les deuxième, troisième, onzième cl douzième exceptés, on voil, de chaque côté, un petit point noir, élevé en forme de tubercule, et qui est un stigmate communiquant, par des conduits ou des branchies, avec deux trachées principales, très-déliées, parcourant laléralemenl cl en zigzag la longueur du corps, et même toute son étendue, au moyen de leurs ramifications. Le nombre des stigmates est de seize, huit de chaque côlé. Les laives d'une autre esptce {Mj'celophila Jganci) se placent sur le dessous de la surface blanche de l'Agaric; elles s'établissent et se réunissent au nombre de quatre à cinq dans l'endroit concave et inégal de celle surface, tapissent le fond de celte cavité d'une couche de malière blanche et soyeuse, cl se font en oulre une couverture ou une série de tente en construisant d'une élévation à l'autre, au-dessus
d'elles, une autre toile. Degéer a vu que ces larves avaient deux filières semblables à celle de la Chenille, et qu'elles filaient leur soie de la même manière. Ces laives se filent en outre une coque ovale et très-mince dans laquelle elles se métamorphosent quand le temps en est venu; les nymphes sonl de moitié plus courtes que les larves, d'un blanc sale grisâtre; le corselet paraît brun ; on voit les yeux et les antennes placés sur les deux côtés. Ce genre est assez nombreux en espèces.
Mycétophile obscure. Mycetophila fusca, Lalr., Meig., Oliv.; Tipula fuiigonim, Deg. (Mém. Ins., t. VI, pi. 22, fig. 1-15). Longue de deux lignes, d'un brun un peu jaunâtre, garnie de quelques poils, avec des ailes sans taches, et teintées uniformément de brun; dessus de l'abdomen de la femelle ayant des taches plus foncées; celui du mâle aussi plus obscur au bout. Celle espèce se trouve en France.
Le nom de Mycétophile a également été donné à un genre de Coléoptères auquel LalreiUe a substitué celui de Mycélochare. l-^. ce mol.
MYCÉTOPOr.E. Mycetopoms. iNS. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Brachélylres, tribu des Tachinides, établi par Mannerheim, aux dépens du genre SiaphyUniis de Fabricius et Olivier. Caractères ; palpes maxillaires courtes, avec le pénultième article ' un peu lenflé, le dernier aciculaire, très-pelit et grêle; palpes labiales très-petiles; labre assez avancé et arrondi; mandibules médiocres, légèrement arquées à leur extrémité, entières, assez aiguès; menton largement et faiblement échancré; antennes médiocres, en massue allongée, avec le premier article grand, allongé et un peu renflé à son sommet, le deuxième court et arrondi, le troisième obconique, les suivants courts, monoliformes, grossissant graduellement, le dernier ovoïde et obtus; lêle ovale; prolhorax suborbiculaire,rélrécianlérieuremenl;élylres courtes; avantdernier segment de l'abdomen beaucoup plus grand que les autres, entier dans les deux sexes; corps allongé, atténué aux deux extrémités; pattes très-grandes; toutes les jambes épineuses; tarses antérieurs simples ou très-légèrejpent dilatés dans les deux sexes , les quatre postérieurs de la longueur au moins de leurs jambes respectives. Les Mycélopores sont des insectes de petite taille qui se rapprochent beaucoup des Bolilochares.
MTCÉTOPORELONGDiE.71i>-ceiopo/-!«s/on.(7M/Ms, Mann.; Mycetopoms rufescens, Dej. Sa tête est orbiculairc, d'un noir brillant et très - lisse; ses palpes et les Irois premiers articles des antennes sont d'un brun ferrugineux ; yeux grands et arrondis ; bords du prolhorax un peu plus clairs et rougeàlres ; deux points enfoncés sur son disque; écusson noir, triangulaire et lisse; élylres d'un rouge vif et luisant, avec la base, les bords antérieurs et l'extrémité légèrement fuligineux; elles sonl coupées carrément, et ont chacune trois rangées de petits points enfoncés; abdomen d'un brun noirâtre cl brillant, avec les segments bordés de roussâlre; pattes leslacées. Taille, trois lignes environ. En Europe.
Les autres espèces de ce genre sont les Tachyporus lepùliis de Gyllenhal; Tachy partis spleiuliilus, du
même auteur, el une nouvelle que Koch a nommée M/celopoius simaculalus.
MYCINEMA. BOT. [Confervées.) Le genre formé sous ce nom par Fiies, a pour caractères : des filaments membraneux, opaques, tenaces, colorés, la plupart bruns. L'auteur y réunit le Confeiva Pteridis avec deux ou trois autres Conferva et Bfssus.
MYCOBANCHE. BOT. (Mucéilinées.) Pcrsoon adonné ce nouveau nom au genre Sepedoniiim de Link. y. Se-
PEDOPiltM.
MYCODERME. Mycoderina. zooi,? bot.? (^rthiodiées.) Genre formé par Persoon (Mycologia Eiiropœa) dans la section des Trémelloïdes où il précède les Auriculaires et les Trémelles, pour les pellicules qui se forment sur plusieurs substances humides en fermentation. Il paraît, d'après les caractères trop vagues donnés par l'auteur, et par les espèces qu'on a coutume .d'y rapporter, être le même que VHygrociocis d'Agardli dont les espèces croissent également sur les liquides où sont, eji solution putride, des substances organisées, soit végétales, soit animales. Desmazièrcs, dans son Catalogue des plantes omises dans la Botanograpbie Belgique, en décrit cinq espèces ; Mycoderina acetosœ coclœ, Mycodenna vini, Mycoderma ceievisiœ, Mycoderma atramotUi , Mycoderma siicci cerasorum. « Les Mycodermes, dit-il, comme les Oscillaires, les Conferves et beaucoup d'Hydrophytes, sont des productions microscopiques. Si on les aperçoit à l'œil nu, c'est parce que les individus dont elles sont composées, vivent réunis en société. Ils se montrent à la surface de beaucoup de liquides, ou de corjis très-humides et fermentescibles, sous l'apparence d'une bouillie souvent blanchâtre, qui s'étend en une sorte de pellicule, comme la crème sur le lait. Observée au microscope, cette pellicule est d'abord composée de corpuscules monadaires très -simples, hyalins, gélatineux, prodigieusement petits, libres et doués d'une locomobilité très-sensible dans la plupart des espèces. Mais bientôt, comme si ces petits êtres éprouvaient une sorte de besoin d'association, ils se réunissent bout à bout en séries linéaires, soit en conservant leur dimension première, soit après avoi(^.subi une élongation plus ou moins considérable. Par cette agrégation, ils constituent des filaments hyalins, quelquefois granulés intérieurement, très -nombreux, moniliformes ou paraissant cloisonnés à des intervalles plus ou moins grands, el presque toujours couchés sur le liquide où ils s'entrecroisent, se feutrent, pour ainsi dire, et donnent plus de consistance à la pellicule qui, par le développement de nouveaux corpuscules soumis aux mêmes destinées, augmente continuellement en épaisseur. MYCOGOKE. BOT. (Mucédinées.) Link a fondé ce genre sur une seule espèce qui croit sur les Champignons en putréfaction. Depuis, Dittmar en a décrit une autre, et Persoon en a ajouté une troisième qui n'est peut-être que l'élat plus jeune de la première. Ces plantes, qui appartiennent au groupe des Sporotrichées, sont formées de filaments nombreux, décombants, entrecroisés, qui portent des sporidies pédicellées, solitaires, très-nombreuses. L'espèce la plus commune, Mycogone incarnala, Pers. , ou Mycogone
rosea, Link, couvre les Agarics en décomposition d'une sorte de duvet d'un rouge plus ou moins vif, dû particulièrement à la couleur des sporidies. Les deux autres espèces sont moins communes, l'une est blanche et l'autre fauve.
MYCOLOGIE. On a désigné sous ce nomia science dont l'objet est l'étude spéciale des Champignons; et depuis que ce vaste groupe de végétaux a été subdivisé en plusieurs familles, on peut conserver ce mot pour l'histoire de toutes les plantes comprises autrefois sous le nom de Champignons, lesquelles, malgré leurdiversité, ontquelques caractères communs dans leur texture et leur mode de développement, qui engageronltoujours à les grouper les uns auprès des autres. Leurs principaux caractères, et l'organisation des familles qu'elles composent, sont exposés aux articles Champignons, Lycoperdacées, HtpoxYLONS, Mucédinées et Urédinéés. A', ces mots.
MYCONIA. BOT. Le genre auquel La Peyrouse, dans son Abrégé des plantes des Pyrénées, a donné ce nom, avait déjà reçu celui de Ramondia qui a été adopté. f^. Ramondie.
Kecker (Elem. Sot., n" 39) avait donné le nom de Myconia à un genre formé des espèces de Chrysanthemum de Linné, auxquelles il attribuait un involucre simple, à plusieurs divisions, et une aigrette en forme de petite couronne membraneuse.
MYCOPORE. Mycoporum. bot. Genre de Lichens liyménothalames, de la tribu des Trypothéciacées, établi par Meyer, d'après les caractères suivants : noyau subglobuleux, gélatineux, dépourvu de périthèque; verrues subgélatineuçes, hétérogènes, multiloculaires, parties de plusieurs trous au sommet pour recevoir les thèquesqui sont oblongues et annulaires; ostioles distinctes. Ces plantes se trouvent sur les troncs et les écorces des arbres des régions tropicales.
MYCTERIA. OIS. F. Jabirc.
MYCTÈRE. Myclerus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Slénélytres, tribu des Rhynchostomes, établi par Clairvillc, el au(|uel on peut donner i)Our caractères : devant de la tête allongé en forme de museau ou de petite trompe; antennes filiformes; corps oblong, assez large et épais; pattes courtes; corselet plus étroit en avant, en forme de trapèze; écusson arrondi. Ce genre se distingue des Sténostomes qui en sont très-voisins, par la forme du corps qui, dans ces derniers, est allongé et ressemble à celui des Œdéinères. ClairviUe ayant voulu conserver le nom de lihinomacer à un genre formé d'un démembrement de celui que Geoffroy nommait ainsi, désigne sous le nom de Myctère le genre que Fabricius avait appelé lihinomacer. Olivier a adoi)té la dénomination de Myctère et son application ; mais il a fait un genre particulier, sous le nom de Rhinomacer, de quelques espèces que Fabricius avait placées dans sa coupe générique ainsi désignée.
Myctère ccrcciioïde. Mycterus curculioides, Clairville, Latr.; Rhinomacer curculioides, Fab. Long de deux lignes et demie à trois lignes; tête prolongée, grise; corselet gris, chagriné ainsi que les élytres qui sont de la roênie couleur; ([uand l'insecte n'a pas été usé par un frottement, il est couvert d'une poussière
jaunâtre comme ccilains Charançons. On connail une aulre espèce de ce genre qui a élé nommée Bhinomacer umbellatoium par Fabricius. Toutes deux se Irnuvent en Hongrie.
MYCTIRE. CRtST. /'. MiCTYRIDE.
lUYCTOPUE. JM/ctophiim. pois. Raffinesque a. dans son Indice Ilhiologia Siciliana, établi sous ce nom un genre dont il a figuré, sous le nom de punclatum, une espèce méconnaissable où l'on peut néanmoins, et malgré la petite corne imaginaire qu'y a mise le graveur, retrouver le Scopeliis Hiiinboldtnde Risso.
MYDAS oc MYD.iUS. M/daûs. mam. (Et non pas Midans, comme l'on écrit quelques auteurs.) Genre de Carnassiers plantigrades composé, dans l'état présent de la science, d'une seule espèce que Desmarest et RafQes avaient d'abord placée parmi les Mouffettes et décritesous \e nom lie MephilisJavanensis, mais dont Fr. Cuvier et Horsfield ont fait le type d'une nouvelle division, sous le nom de Mydaûs meliceps. Cet animal, découvert dans l'Inde il y a quelques années par Leschenault de la Tour, présente en effet quelques caractères génériques qui lui sont propres, dans sa tête conique et allongée, dans sa queue presque rudimentaire, dans ses oreilles dépourvues de conques, et dans ses narines qui s'avancent de beaucoup au delà des os maxillaires, et se trouvent environnées d'un muHe dont on ne peut mieux donner l'idée qu'en le comparant, avec Fr. Cuvier, au grouin du Cochon. Les dents sont en même nombre et de même forme que chez les Mouffettes ; seulement la Ipngucur plus considérable de la tête chez le Mydaiis, a permis aux molaires de s'écarter davantage les unes des autres; et les incisives, au lieu d'être disposées sur une ligne à peu près droite, sont placées en demi-cercle. Les mamelles sont au nombre de quatre, deux étant pectorales, deux abdominales.
L'espèce unique de ce petit genre : Mtdas Télagon, Mydaiis meliceps, Fr. Cuvier, avait déjà été indiquée par Marsden (Histoire de Sumatra), sous le nom de6'//>ickard, qui signifie puant. Elle répand en effet, comme les Mouffettes, une odeur extrêmement fétide; et c'est aussi à cette même circonstance que se rapporte la dénomination générique de Mydaiis, proposée par Fr. Cuvier dans son Histoire naturelle des Mammifères (avril 18-21), et adoptée depuis par plusieurs naturalistes. Le pelage du Mydaiis meliceps, très-peu fourni surtout vers les parties inférieures du corps, est généralement brun avec une tache blanche longitudinale sur l'occiput, tache qui se prolonge sur le milieu du dos et jusque sur la queue, en une ligne de même couleur. Telle est du moins la disposition la plus ordinaire ; car ce genre est, comme celui des Mouffettes, remarquable par les nombreuses variations que présente le pelage, suivant les individus; ainsi, la ligne blanche est très-fréquemment interrompue sur une étendue plus ou moins considérable, et elle manque même quelquefois presque entièrement. Cette espèce n'est pas rare à Java, et c'est de cette ile que Lescbenault de la Tour, Diard et Duvaucel ont envoyé au Muséum les peaux et le squelette qu'il possède aujourd'hui: elle existe aussi à Sumatra où elle est connue
sous le nom de Télagon, qui lui a été conservé en français par Fr. Cuvier. Tel est le genre Mydaiis fort semblable à celui des Mouffettes par le système dentaire, par les organes de la locomotion, par presque tous les caractères de premier ordre, et même par les couleurs du pelage; mais qui néanmoins se distingue très-facilement au premier coup d'oeil de ce dernier, soit par la forme très-singulière de sa tête, soit par la disposition de sou muUe, soit par l'extrême brièveté de sa queue.
MYD.iS. REPT. On a donné ce nom à une Tortue.
MYD.\S. Mydas. irss. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Mydasiens, établi par Fabricius, aux dépens du grand genre Musca de Linné et des Némotèles de Degéer, et ayant pour caractères : antennes beaucoup plus longues que la tête, et dont le troisième article forme une masse ovoïde, divisée transversalement en deux articles avec un ombilic à leur extrémité renfermant un très-petit stylet; point d'yeux lisses distincts; ailes écartées. Les Diptères de ce genre se distinguent des Tbérèvcs de Lalreillc, par les antennes qui, dans ces derniers, ne sont, au plus, que de la longueur de la tête, avec le troisième article en cône allongé et portant un filet distinct.
Mydas effilé. Mydas filatus, Fabr.; Nemotelus asiloides, Degéer, Mém. sur les Ins., t. vi, p. 204, tab. 23, fig. G; Drury, Illust. of Tnsect., t. i, tab. 44, fig. 1. Il est long de plus d'un pouce, d'un noir foncé partout le corps avec les côtés et quelquefois tout le second anneau transparents et rougeâtres. Sa tête est aplatie, un peu plus large que la partie antérieure du corselet, avec les yeux d'une couleur métallique sombre; les antennes sont noires, ainsi que la trompe qui se dirige en avant, après avoir formé deux coudes. Le corselet est grand, velouté, presque en trapèze, s'élargissant postérieurement et comprimé sur les flancs. Les ailes sont presque aussi longues que le corps, d'un brun enfumé plus foncé vers leur attache qui devient aussi noire que le corps; elles sont comme finement plissées dans le sens de leur largeur, sur plusieurs points de leur surface. Les pattes sont grandes, les postérieures surtout le sont beaucoup plus que les autres, la cuisse est armée en dedans de petites épines, et la jambe terminée par une forte pointe. Les tarses sont assez longs, terminés par des crochets et par deux pièces membraneuses jaunes. L'abdomen est allongé, glabre et terminé par quelques poils. On trouve celte espèce en Caroline; on en trouve une aulre, plus petite, en Portugal; enfin le Brésil en offre une troisième qui atteint à plus de deux pouces de longueur.
MYD.iSlENS. Mydasii. iss. Tribu de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, établie par Lalreille, et caractérisée ainsi : palpes man(|uant ou n'étant pas extérieures; dernier article des antennes terminé par un stylet, tantôt en massue ovoïde, divisé transversalement en deux, avec un ombilic au bout, tantôt en cône allongé ou en alêne; suçoir de quatre soies; trompe courte, rétractée et terminée par deux lèvres saillantes, grandes, relevées, et faisant un angle avec elle. Cette tribu renferme les genres Mydas et Thérève. y. ces mots.
MYD.iU.'^. MAM. /'. Mydas.
MYDONOTniCIIUM. bot. Ce genre établi par Corda, dans les Champignons pyrénomycèles, a été réuni au genre Fermiciilaria.
MYE. Mxa. concn. Ce genre d'Acéphales teslacés appartient à la famille des Enfermés de Cuvier. 11 peut être caractérisé de la manière suivante ; animal ovale, plus ou moins épais, pourvu de deux tubes réunis, longs et revêtus d'un épiderme brun et rugueux ; les lobes du manteau réunis ne laissant qu'une très-pelile ouverture antérieure ; pied petit, linguiforine, rudimentaire; palpes labiales épaisses, pointues, profondément striées à leur face interne; trois feuillets branchiaux de chaque côté: l'interne le plus grand, l'externe le plus petit; ils se réunissent postérieurement et leur masse flotte dans la cavité du manteau; coquille transvorse, ovale, subéquilatérale, bâillante aux deux bouts; valve gauche munie d'une dent cardinale, grande, comi)riniée, arrondie, saillante presque verticalement; une fossette cardinale à l'aulre valve; ligament intérieur s'insérant sur la dent saillante et dans la fossette de la valve opposée. Les Myes vivent enfoncées dans le sable, près des côtes; elles y sont placées les tubes ou siphons en haut, et l'ouverture de la bouche en bas; il doit leur être fort difficile de <piitter cette position ou de se creuser un nouveau trou lorsqu'elles sont arrachées de celui où elles ont pris leur accroissement.
Mye tronquée. Mfa truncala, Lamk., Encyclop., pi. 229, fîg. 2, a, b. Coquille fort commune, épaisse, subovale, bâillante aux deux extrémités, mais surtout postérieurement, où elle est comme tronquée à l'endroit où sont fixés les siphons.
Mye bes sables. Mya urenaria, Lamk., Encyclop., pi. 229, fîg. 1, a, b. Elle se distingue de la précédente parsa forme régulièrement ovale; elle n'est point tronquée postérieurement, elle est moins inéipiilatérale, moins épaisse, et aussi moins épidermée. Toutes deux se rencontrent dans l'Océan d'Europe.
MYGALE. MAM. /^. Desman.
MYGkhï.. Mygala. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, section des Tétrapneumones, établi par Walckenaer, et ayant pour caractères : yeux au nombre de huit, presijue égaux, groupés sur une élévation, et disposés ainsi : trois de chaque côté, formant par leur réunion un triangle renversé et dont la pointe est en devant; les deux autres situés sur une ligne Iransverse, entre les précédents; mandibules horizontales, avec leur crochet terminal fléchi en dessous, et ayant, dans quelques-unes, des |)Ointes cornées, disposées en forme de râteau ou de dents de peigne, et placées au-dessous de ce crochet; palpes insérées à l'extrémité des mâchoires ; filières inégales, dont deux beaucoup plus grandes, de quatre articles, saillantes et presque cylindriques; les autres très-petites. Les espèces de ce genre, démembré du genre Aianea de Linné et de Fabricius, avaient attiré l'attention des naturalistes avant que Walckenaer l'eût établi. Dorthes aperçut le premier que l'organisation de la bouche des Mygales n'était pas la même que celle des véritables Araignées; Latreille fit en même temps la même remarque, et Walckenaer, qui étudiait les Aranéides, confirma quelque temps après les obser-
vations de ses devanciers, et établit le genre Mygale (el qu'il a été caractérisé plus haut, avec l'Araignée aviculaire de Linné et quelques autres analogues, et avec des Araignées mineuses d'Olivier. Quoique ce mot Mygale ait déjà été employé par Cuvier pour désigner un genre de Quadrupède, et que les Grecs l'aient employé au même usage, Latreille l'a conservé, afin de ne pas embrouiller la science en créant un mot nouveau qui nécessiterait une synonymie.
Les Mygales se distinguent facilement des Ëriodons et des Atypes de Latreille par leurs palpes insérées à l'extrémité des mâchoires, ce qui n'a pas lieu dans ces deux derniers genres qui les ont attachées à la base de ces mêmes mâchoires. Les Filislates et les Disdères, qui appartiennent à la même famille, en sont séparées par le nombre de leurs yeux, qui n'est que de six, et par leurs filières qui sont toutes très-courtes. Walckenaer (Tableau des Aran., p. 5 et suiv.) divise le genre Mygale en trois familles : dans la première, les Plantigrades, il place les espèces à pattes obtuses à leur extrémité, charnues et veloutées en dessous et à onglets non pectines, insérés en dessus et cachés par les poils; leurs mandibules sont inermes ou dépourvues de râteaux. Dans la seconde famille, les Digitigrades inermes, se rangent les espèces à pattes minces à leur extrémité, avec des onglets terminaux apparents et pectines; leurs mandibules sont dépourvues de râteau comme dans la famille précédente. Enfin dans sa troisième famille, les Digitigrades mineuses, il met les espèces dont les onglets terminaux sont apparents et non pectines, et dont les mandibules sont pourvues, à l'extrémité de leurs premières pièces, de pointes droites, cornées, et formant un râteau. Olivier (Encycl. Méthod., art. Mygale) ne fait entrer dans ce genre que les espèces qu'il a désignées dans son article Araignée sous le nom de Mineuses ; ainsi, d'après lui, la Mygale aviculaire et ses congénères doivent former un autre genre. Quoique l'opinion de ce naturaliste soit d'un grand poids dans cette matière, Latreille a pensé qu'il était inutile d'introduire ce nouveau genre, surtout depuis qu'il a découvert des espèces qui forment la liaison entre les Araignées avicnlaires et les Mineuses.
Le genre Mygale renferme les Araignées les plus grandes et les plus fortes, associées à des espèces assez faibles, mais douées d'un instinct et d'une industrie qui leur tient lieu de force. Les premières, connues dans l'Amérique méridionalesous le nom d'Araignées Crabes, sont énormes, et quelques-unes peuvent occuper, les pattes étendues, un espace circulaire de huit â neuf pouces de diamètre; elles vivent dans des troncs d'arbres ou d'autres cavités, grimpent aux branches et saisissent quelquefois des Oiseaux-Mouches el des Colibris. Plusieurs voyageurs et naturalistes ont donné sur les mœurs de ces Araignées quelques détails qui doivent trouver place dans cet article. D'après Pison (Hist. IValur. du Brésil), l'espèce qu'il nomme Nhanulu ou Nhamdu guacu (Grande Araignée) et qui est, d'après Latreille, très-voisine de l'Aviculaire, nidifie à la manière des Oiseaux dans les cavités des vieux arbres ou dans les décombres. Pison dit encore qu'elle se construit quelquefois des toiles semblables à celles que