‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 84 sur 99 · MYG.VLF, fasciée. j 3. EPELRB UûiUur · texte numérisé non relu

MYG.VLF, fasciée. j 3. EPELRB UûiUur

k. CTÉNIZE Cliasseur.j 4. LYCOSE Xv-line

S ERE SE roucfe.

foiil toutes les Araignées. Lalreille pense que l'auteur n'a point vu ces toiles, et qu'il est possible qu'on l'ail induit en erreur par de faux rapports. Il parait qu'il est dans la même erreur ou (|u'il s'abandonne à des conjectures, quand il dit que, dans l'accouplement, ces Araignées ont leurs corps opposés l'un à l'autre. Suivant cet auteur, la piqilre de cette Mygale, la liqueur sécrétée par sa bouclie, et même ses poils sont réputés venimeux ; le meilleur antidote, suivant lui, est la préparation du Crabe qu'il nomme Aratu(G;a/M».v/;(C<M5): ou le pile et on en fait un breuvage en le mêlant avec du vin; il agit comme vomitif. Celte Mygale, au rapport du même voyageur, se dépile avec l'âge; alors la peau de son ventre esl d'un rouge incaiiiat. Mérian, qui a observé les insectes de Surinam, dit avoir trouvé plusieurs individus de la Mygale aviculaire sur l'arbre nommé Guajare, y faisant leur nid et se tenant à l'affût dans le cocon que forme une cbenille du même arbre. L'auteur de l'Histoire naturelle de la France équinoxiale place l'habitation de la Mygale aviculaire dans les fentes de rochers. Dans le Voyage à la Guiane du capitaine Stedmann, cette Araignée est appelée Araignée de buisson, et sa toile est, dit-on, de peu d'étendue, mais forte. On voit, d'après ces relations, et par la dissemblance (|ui règne entre elles, que des voyageurs, peu accoutumés à observer la nature, n'ont fait qu'errer dans le vague, el '|ue leurs assertions ne sont pas propres à jeter un grandjour sur l'histoire de ces grandes Araignées. Les observations de Moreau de Jiinnés, qui a fait une étude spéciale des productions naturelles de la Martinique, peuvent jeter un plus grand jour sur cette matière, etdoiventtrouverplace ici. L'espècedont ce savant a observé les mœurs est bien déterminée par Latreille, c'est son Mygale Caceritles; elle est connue aux Antilles sous le nom d'Araignée Crabe et sous celui de Malûnloii que lui donnaient les anciens Caraïbes. Elle ne file point de toile, s'enterre et s'embusque dans les fentes de la paroi dépouillée des ravins creusés dans les tufs volcani(|ues; elle s'écarte souvent beaucoup de sa demeure pour chasser, se tapit sous des feuilles pour surprendre sa proie qui se compose d'Anolis, de Fourmis, et quelquefois de petits Colibris et du Sucrier. C'est pendant la nuit qu'elle chasse. Sa force musculaire est tiès-grande, et quand elle a saisi un objet avec ses pattes, on a beaucoup de peine à lui faire lâcher prise. Lorsque cette Mygale applique ses mandibules sur un corps dur el poli, on y voit aussitôt des traces d'un liquide qui doit être le venin qu'elle injecte et qui rend sa pi(|ûre dangereuse. Celle lii|ueur est lactescente et d'une grande abondance pour le volume de l'animal. Les œufs de celle Araignée sont renfermés dans une coque de soie blanche d'un tissu Irès-serré; elle rnaintienl celle coque sous son corselet au moyen de ses palpes, el la transporte avec elle; quand elle esl pressée par ses ennemis, elle l'abandonne un instant, mais elle revient la prendre aussitôt que le combat a cessé. Les petits qui sortent de ces œufs sont entièrement blancs; le premier changement qu'ils éprouvent esl l'apparition d'une tache noire qui se forme au milieu de l'abdomen et au-dessus. .Moreau de Jonnès dit qu'un seul de ces cocons lui a fourni dix-huit cents à

deux raille petits; il est probable que les Fourmis détruisent une grande quantité de ces petits, car autrement la prodigieuse fécondité de ces animaux les rendrait plus communs qu'ils ne le sont à la Martinique.

D'autres espèces beaucoup plus petites, vivent sous tous les climats, et ont été observées par des naturalistes instruits, qui n'ont rien laissé à désirer sur leur histoire. Sauvages, Olivier, Lalreille el Léon Diifour ont donné des délails curieux sur ces Araignées dans les divers ouvrages qu'ils ont publiés. Ces Mygales, qui sont nocturnes comme les précédentes, se construisent dans la terre, de profonds souterrains tapissés de soie, el fermés par une porte construite d'une manière Irèsremar(|uable. L'espèce que Sauvages a observée dans le raidi de la France (Mygale raaçunne) choisit ordinairement, pour faire son nid, un endroit où il ne se rencontre aucune herbe, un terrain en penle ou à pic, afin que l'eau de la pluie ne puisse s'y arrêter; elle tâche aussi de trouver une terre forte, exemple de roches el de petites pierres, et y creuse un boyau d'un ou deux pieds de profondeur, du même diamètre partout et assez large pour qu'elle puisse s'y mouvoir en liberté. Elle le tapisse d'une toile adhérente à la terre, soit pour éviter les éboulemenls, soit pour se ménager des moyens de communication, afin de sentir du fond de son trou, ce qui se passe à sa porte. C'esl surtout dans la fermeture (|u'elle conslruil à l'entrée de son terrier, que brille principalement toute l'industrie de celte Araignée. Elle forme, avec plusieurs couches de terre détrempée, liées entre elles par des fils, une porte ronde, de la grandeui' de son Irou, dont le dessus, qui est plal el raboteux, se trouve à fleur de terre, et dont la partie inférieure ou le dessous est convexe, uni el recouvert d'une toile Irès-forle et à tissu très-serré; ces fils prolongés du côté le plus élevé du trou, y attachent la porte comme avec des pentures, de manière que (|uand on ouvre cette porle, el qu'on vient à l'abandonner ensuite, elle se referme d'elle-même par son propre poids; l'entrée du trou forme par son évasement une sorte de feuillure contre laciuelle la porte vienl battre et n'a que le jeu nécessaire pour y entrer el s'y appliquer exactement; ce couvercle ou opercule esl absolument semblable, extérieurement, au terrain qui l'environne; il ne présente aucune saillie ni fissure quand il esl fermé, et il est difiScile de découvrir l'endroit où il existe. C'est dans ce Irou ainsi fortifié que la Mygale femelle dépose ses œufs, et c'est en aoûl qu'elle entre en amour, du moins ce n'est qu'après ce temps qu'on a trouvé des petits dans les nids de Mygales. Dorlhes en a compté une Irenlaine dans un seul nid. Quand on vienl à in(|uiéter la Mygale maçonne dans son habitation el qu'on tente d'ouvrir la porle de son nid, elle emploie toute sa force el son adresse pour l'empêcher. Dès qu'elle sent le moindre mouvement à sa porte, elle se précipite du fond de son trou où elle se tient toujours, et accourt à l'entrée; là, le corps renversé et accroché parles pattes, d'un côté aux parois de l'ouverture, et de l'autre à la toile qui tapisse le dessous de l'opercule, elle lire fortement à elle. Sauvages, qui faisait ces expériences, vit, en entr'ouvranlla porle, l'Araignée placée comme on vient

lie le dire. Cliaiiiic fois qu'il parvenait à cnlr'ouvrir celle porle avec une épingle, et qu'il venait à lâcher prise, elle se refermait de suite; il rouvrit et la laissa refermer plusieurs fois sans que l'Araignée lâchât prise, et elle ne céda et ne s'enfuit au fond, que quand la porte fut entièrement ouverte. Si on ne force pas l'entrée du Irou et (ju'on revienne à la charge plusieurs fois, après de courts intervalles, la Mygale arrive surle- champ et répète le même manège. Tant qu'elle lient sa porte fermée, elle ne craint rien, et l'on peut travailler autour de son trou et cerner la terre pour enlever son hahitation sans qu'elle abandonne son poste; si on la fait sortir de son nid, elle perd tout le courage ([u'elle montrait en le défendant; le grand jour la déconcerte, et ce n'est qu'en chancelant qu'elle parvient à faire quelques pas; elle semble dans un élément étranger. On ne l'a jamais vue sortir d'ellemême de son hahilalion, ce qui porte à croire qu'elle est nocturne ; en effet, Olivier dit que la Mygale Ariane, qu'il a trouvée dans l'île de Naxos, ne sort de son nid que pendant la nuit. 11 parait constant que la Mygale maçonne et toutes les autres espèces analogues ne travaillent à la construction de leurs nids (|ue la nuit, car personne, jusqu'à présent, n'en a vu pendant le jour hors de leur habitation. Il est presque certain qu'elle ne sort aussi (|ue la nuit pour recueillir les insectes qui se prennent dans les filets qu'elle tend à fleur de terre aux environs de son hahilalion. Dorthes a trouvé des débris d'insectes et de Coléoptères assez gros au fond de son nid. Latreille pense que ces Araignées vivent dans le voisinage les unes des autres sans se nuire, et il base son opinion sur un fait incontestable: dl existe, dit-il, dans la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, un bloc de teire taillé en forme de i)arallélipipède, et dont un des côtés offre, à chacun de ses angles, un nid de la Mygale de Sauvages. »

Rossi a fait encore une observation fort curieuse sur une espèce de Mygale qui se trouve en Coise. Il a vu que si on détruit l'opercule qui ferme l'entrée de son nid, elle le reconstruit, et qu'un peu plus d'un jour suffit pour ce travail. La différence qu'il y a de cet opercide au premier, c'est i|u'il n'est pas mobile. Rossi ne dit pas comment l'insecle peut sortir de son nid et y rentrer; mais Latreille pense que l'expérience peut avoir été faite à l'enliée de l'hiver, et qu'à celte époque la Mygale pourrait bien fixer sa porte jusqu'au printemps. Enfin Olivier a observé aux environs de Saint- Tropez et aux îles d'Hières en Provence, le nid d'une Alygale qui pourrait bien être, suivant Latreille, la Mygale cardeuse. La position et la structure de ce nid diffèrent beaucoup de celles des autres espèces, et annoncent que l'animal a des mœurs différentes; ce nid était situé dans un terrain horizontal. Sa porle, quoique de terre, et se fermant d'elle-même par une sorte de ressort, ressemblait à un cercle dont on aurait retranché une petite portion; elle était attachée à un des côtés de l'ouverture, et l'entrée élait libre. Olivier ne vit pas l'Araignée qui était peut être absente ou bien qui n'existait plus ; il présume qu'elle ne ferme sa porle i|ue dans les momenis où elle est dans son nid. Boyer l'onscolombe a aussi observé ce même nid; il dit (|u'il

esl formé d'un tuyau de soie, enfoncé verlicalemenl en terre, et qu'il est fermé par deux battants placés d'une manière horizontale à la surface du terrain.

Le génie Mygale n'est pas très-nombreux en espèces; on en connaît une quinzaine que Latreille place dans deux grandes coupes i|u'il subdivise : voici la description des principales cl leur place dans ces divi-

t Extrémité supérieure de la première pièce des mandibules dépourvue de pointes cornées, droites et avancées.

a Extrémités inférieures des pattes garnies d'une brosse épaisse et serrée, cachant en majeure partie les crochets.

Mygale Avicdlaire. Myijale Jticiilarki , Lalr., Walck.; Aranea Acictilaria, L., Fabr.; Jraiiea hirti'/ies, Fabr.; Araignée des Oiseaux. Degéer; Klein, Ins., I. I, lab. 1 1, mas. Celle espèce varie beaucoup pour la grandeur; on en trouve <|ui n'ont que seize lignes de longueur depuis le bord antérieur du corselet jusqu'à l'extréinilé de l'abdomen; les i)lus giandes vont jusqu'à plus de deux pouces. Tout leur corps est velu, surtout chez les jeunes individus; le corselet est déprimé, grand, ovale et tronqué postérieurement; il a, vers son milieu, une petite cavité transverse, et des enfoncemenls disposés en rayons; l'abdomen est ovale et porle deux filières longues et cylindriques. Les pâlies, couverles de longs poils, ont en dessus quelques raies longitudinales plus claires; celles de la première et de la dernière paire sont plus longues; les jointures sont en dessus d'un rouge pâle; les deux derniers articles ont inférieurement une brosse formée par des poils très-courts et très-pressés; celle de l'article terminal est arrondie au bout et cache deux crochets petits et simples. Les griffes des mandibules sont fortes, coniques et très-noires; elles ont évidemment une petite ouverture longitudinale sur le côté extérieur, près de leur extrémité. Les palpes des mâles sont terminées par un bouton écailleux, replié en dessous et finissant en un crochet arqué, très-fort et aigu. Cette espèce se trouve à Cayenne et à Surinam. On peut rapporter à la même division les Mygale Blondi, canceiides, fasciala, atra et brunnea de Latreille. Elles habilent toutes les contrées les plus chaudes de l'Ainérii|ue, de l'Afrique et des Grandes Indes.

^ Extrémités inférieures des pattes sans brosses et simplement velues; crochets terminaux découverts, saillants, irès-dislinclement pectines en dessous.

Mygale NOTASiENnE. Mrtjale Notasiaiia, Walck., Tableau des Aran., pi. 1, fig. 5 (yeux). Longue de sept à huit lignes; corps d'un brun clair, luisant, peu velu, si ce n'est sur les pâlies ; les deux premières aussi grandes que les dernières ; tubercule des yeux peu élevé. Elle habile la Nouvelle-Hollande. Le Mygale calpeiana de Walckenaer appartient aussi à cette division.

tt Exlrémilé supérieure de la première pièce des mandibules armée de pointes cornées, droites, et dont quel(|ues-unes forment ordinairement une sorte de râteau. Celle section renferme les Aiaignécs dOlivier.

a Bout (les tarses garni en dessous d'une Iirosse épaisse et serrée, cachant, en majeure partie, les crochets.

Mygale hersecse. Mygale crali'ens, Lalr. Longue de sept à liuit lignes; noire, avec quelques traces d'un duvet cendré, formant deux ou trois raies longitudinales sur les mandibules; leur extrémité supérieure offre un assez grand nombre de pointes avancées et parallèles. Plus petile que les espèces suivantes. Latreille ne dit pas d'où vient cette espèce; il pense qu'elle a beaucoup de rapports avec \i Mygale nidulans, deWalckenaer, qui habite la Jamaïque.

^ Bouts des tarses sans brosses et simplement velus en dessus; crochets découverts et saillants.

' Crochets des tarses distinctement pectines en dessous.

Mygale cardeuse. Mygale carminans, Lalr. Corps d'un brun fauve, pâle, mêlé de cendré; corselet un peu aplati; mandibules noires, garnies d'un duvet cendré qui laisse à nu deux intervalles formant deux raies noires ; râteau de quatre dents. Les mâles ont une forte épine ù l'extrémité postérieure du cinquième article de la première paire de pattes. L'organe sexuel est arrondi infériourement et se termine en forme d'alêne bifide et très-aiguë. Du midi de l'Europe.

** Crochets des tarses sans dentelures sensibles à leur partie inférieure.

Mygale maçonne. Mygale cementaria, Latr., Mém. Soc. Hisl. nat. de Paris, an vu, p. 121, pi. G, fig. 1, a-f; Walck., Hist. des Aran. ; Dorthes , Tians. Lin. Soc, tab. 2, pi. 17, fig. 6. Longue de huit à dix lignes, brune, luisante; palpes hérissées de piquants; mandibules armées en dessous de cinq dents étroites, allongées, presque égales, dont les deux plus éloignées plus courtes; corselet ayant un enfoncement transversal et postérieur; sa carène et ses bords d'un brun plus clair; abdomen obscur en dessus, moins foncé sur les côtés et en dessous, couvert d'un duvet court ; poitrine et pattes d'un brun plus clair que le reste du corps. Europe, les Mygale Sauvagesii de Latreille ei Ariane d'Olivier appartiennent à cette sous-division ; elles ont les mêmes habitudes.

MYGALURUS. BOT. Ce genre, établi par Link pour les Festuca Myuius et bromoides, n'a pas été adopté.

MYGINDE. Myginila. bot. Ce genre, de la famille des Célaslrinées de R. Brown, et de la Tétrandrie Tétragynie, L., a été établi par .lacquin (Plant. Amer., p. 24, lab. 16). Swartz lui réunit le Rhacoma de Linné ou Crassopetahnn de P. Browne. Étudié de nouveau en ces derniers temps, par Kunlh et De Candolle, ce genre présente les caractères suivants : calice trèspetit, urcéolé, persistant, à quatre divisions j)lus ou moins profondes; quatre pétales insérés au-dessous d'un disque, munis d'un onglet large et court, égaux et réfléchis; quatre élaniines insérées entre les lobes du disque, alternes avec les pétales et plus courtes que ceux-ci, à anthères didymes, biloculaires et s'ouvrant du côté intérieur par une ligne longitudinale; disque très-grand, placé au fond de la Heur, urcéolé, profondémentlobé au point où s'insèrent les étamines; ovaire supère, sessile, presque arrondi, à quatre ou rarement

à trois loges, au fond de chacune desquelles est dressé un ovule solitaire; style terminal, très-court, quelquefois nul, à quatre stigmates; drupe ovoïde, pisiforme, uniloculaire et monosperme, probablement par suite d'avortement. Les Mygindes sont des arbrisseaux non épineux, (jui croissent dans l'Amérique méridionale et dans les Antilles. Leurs branches sont tétragones, garnies de feuilles opposées ou lernées, légèrement coriaces, simples, entières et accompagnées de stipules géminées. Les fleurs, d'une extrême petitesse, blanches ou roses, sont portées sur des pédoncules axillaires, souvent trichotomes. Les fruits sont d'un rouge vif.

MVGINDE 0RAGOGA. Mygitula Uragoga, Jacq. Cette espèce doit être considérée comme le type du genre. .Ses racines, ainsi que les feuilles, sont employées par les habitants de Carthagène et de Sainte-Marthe , comme diurétiques.

MYIAGRA. OIS. y. Myiagraire.

MYIAGRAIRE. Myiagra. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, établi parVigors etHorslield pour quelques espèces de la Nouvelle-Hollande, très-voisines du genre MoucheroUe. Caractères : bec droit, assez court, déprimé, élargi à la base, beaucoup plus large que haut; mandibule supérieure écbancrée; narines basâtes, ovalaires, presque cachées par les plumes et les barbules; base hérissée de soies fortes; ailes médiocres, arrondies; première rémige courte, deuxième plus longue du double, troisième, quatrième et cinquième égales, très-longues; queue médiocre, large, égale, presque fourchue; pieds grêles, médiocres; tarses scutellés, mais la suture qui isole chaque scutelle ne paraissant presque pas.

Myiagraire rdbéculoide. Myiagra rubecnloides, Vig. et Horsf. Parties supérieures d'un gris plombé; gorge et poitrine rousses; abdomen blanchâtre; moignons, rémiges et rectrices fauves; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.

Myiagraire d'un gris de plomb. Myiagra ptumbea, Yig. et Horsf. Parties supérieures d'un fauve plombé; tète, occiput et gorge d'un bleu cendré brillant; abdomen blanc; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.

Myiagraire MACRoPTÈRE.il/;'/o</raHiac/o/.;<e/a, Vig. et Horsf. Parties supérieures d'un fauve olive, les inférieures blanches; rémiges et rectrices fauves; le bord externe de celles-ci de même que la gorge blancs; bec cendré; pieds bruns. Taille, cinq pouces.

-Myiagraire RESPLENDISSANT ylAffV/^/a resplendens, Drap. Tout son plumage est d'un noir bronzé, à reflets métalliques, à l'exception de l'abdomen et des tectrices subcaudales qui sont d'un blanc assez pur; le bec est d'un bleu noirâtre, plombé à sa base; les pieds sont noirs. Taille, six pouces. De la Nouvelle- Hollande.

Il faudra sans doute rapporter à ce genre le Muscicapa qiterula et quelques autres Platyrhyuques.

MYIOPHAGE. Myiophaga. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, proposé par Lesson pour un Oiseau que l'on avait jusqu'ici placé, avec doute, parmi les Brèves. Le genre nouveau présenterait pour caractères : bec médiocre, allongé, fort, convexe, crochu, comprimé sur les côtés, denté, à mandibule inférieure un peu

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renflée; bords du bec lisses et menibrancux; narines latérales, ouvertes et amples; ailes allongées, pointues : deuxième et troisième rémiges les plus longues ; queue moyenne, à peu près rectiligne; larses longs, minces, à sculelles peu marcpiées. Les Myiophages sont des Oiseaux solilaiies, faisant leur demeure babiluelle dans les forêts touffues, élevées de quatre ù six mille pieds audessus du niveau de la mer. C'est dans ces montagnes littorales que l'on trouve ces Oiseaux, mais toujours cachés et retirés sous le feuillage le plus épais, cherchant pour leur nourriture les fruits mûrs et les insectes.

Myiophage bleuet. Myiophaga glaucina ; Pitta glaucina, Temm.,Ois. col., pi. 194. La couleur dominante de son plumage est le noir moiré de bleu violet, et ces nuances, selon la direction des rayons incidents, passent au bleu d'azur magnifiquement lustré : le poignet et les bords de l'aile sont d'un bleu plus pur et plus brillant que sur aucune autre partie ; du reste, la base de toutes les plumes est d'un blanc très-pur. Le bec et les pieds sont noirs; les tarses sont très-longs et la queue fort courte. Taille, huit à neuf pouces. De Java.

Lesson pense qu'il faut encore rapporter à ce genre le Fourmilier .Andromède, Myiolheia Jndiomeda, et le Fourmilier flambé, Mxiotheraslngilala.

MYIOTHliRA. ois. Les espèces qu'Illiger comprenait dans ce genre ont été disséminées dans ceux qui ont été nommés depuis Grall\ire, Brève, Myiopdace, Fourmilier, etc. /-'. ces mots.

MYIOTIIÈRE. ois. Vieillot a établi sous ce nom, une famille qui contient les genres Platyrhynque, Ilollier, Canopopbagc,Gallile, iVIoucberoUe, Tyran, Bécarde, Pythis et Kamphocène.

MYLABllE. Mylabiis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Héléroinères, famille des Trachélides, tribu des Canlharidies, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Méloé de Linné, et restreint par Latreille et les autres entomologistes. Le corps des IMylabres est oblong; leur tète est plus large que le corselet, inclinée; le labre est transversal, échancréau milieu ; les mandibules sont cornées, très-dures, arquées, terminées eu lames vues en dedans, mais ayant une apparence pointue quand on les regarde en dessus; les palpes maxillaires sont composées dequaire articles dont le premier est très-court et les trois autres presque égaux; le dernier est ovoïde et comme tronqué à son extrémité. Les antennes ne sont pas plus longues que la tête et le corselet pris ensemble ; elles sont composées de onze articles : le premier est un peu plus épais et plus long que les autres, le second très-petit, les suivants grenus, à peu près de la même longueur et augmentant d'épaisseur jusqu'au dernier, qui est ovoïde, assez gros, et finit en pointe. Ces derniers articles forment une massue qui est toujours arquée. Les yeux sont placés en dehors des antennes, ils sont ovales et paraissent entiers; le corselet est petit, plus étroit que l'abdomen , oblong : sa partie dorsale est allongée, un peu plus étroite vers la tête; le dessous est extrêmement étroit, ce qui lui donne, vu de profil, une forme triangulaire; il est arrondi aux angles et

assez convexe; l'écusson est très-petit, arrondi; les élytres sont oblongues, inclinées sur les côtés, de manière ù donner une forme parfaitement cylindrique à l'insecte ; elles sont un peu flexibles et arrondies à leur partie postérieure; l'abdomen est mou; les pattes sont assez grandes, avec les jambes terminées par deux épines, et les tarses par deux crochets bifides à leur extrémité. Les organes digestifs des Mylabres n'ont pas plus d'une fois et demie la longueur du corps; ils commencent par un jabot très court; l'œsophage est plus long, en forme de poire, plus large vers le bas; le ventricule chyliflque est' de la même largeur dans toute sa longueur, et plissé transversalement; il donne attache inférieurement à six vaisseaux hépatii|ues longs, qui vont s'insérer en deux faisceaux de trois chique, à la fin de l'intestin grêle qui est trèsmince et assez long; le cœcum s'élargit un peu et est terminé par un court rectum moins large que lui. Le corps des Mylabres est généralement noir; leurs élytres sont rougeâtres ou jaunâtres, et ont ordinairement des bandes ou des taches noires. Ces insocles sont tous propres aux contrées chaudes de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Inde.

Myladre de la Chicorée. Mxlabrîs Chicorii, Fabr., Oliv. {Col., m, 47, 1, A, E.) Long de six à sept lignes, noir, velu, avec Irois bandes jaunes et dentées, dont la première divisée en deux taches sur les étuis. Il se trouve dans toutes les parties chaudes de l'Europe, sur les Chardons, la Chicorée et d'autres plantes.

MYLANCHE. Mylanche. dot. Genre institué par Wallioth, dans sa Monographie de la famille des Orobanchées (p. 75), dont les caractères consistent en des fleurs polygames : les inférieures femelles, les supérieures hermaphrodites et stériles; calice bihractéolé, uicéolé, à cinq dents dont la postérieure, plus grande que les autres, s'en dislingne encore par un sinus plus jjrofond. Les Heurs hermaphrodites ont la corolle hypogyne, à lube comprimé, à lèvre supérieure voûtée et entière, l'inférieure Iritide et égale; elles ont quatre élamines incluses, insérées au lube de la corolle, portant des anthères ù deux loges carlilagino-mucronées, séparées à leur origine; l'ovaire est entouré d'un disque annulaire, à deux loges, à deux placentaires pariétaux el bilobés, renfermant plusieurs ovules anatropes; le style est simple, et le sligmale capité. émarginé. Les fleurs feinelles ont la corolle courte, obtusénient (juadridentée, l'ovaire semblable à celui des fleurs hermaphrodites, le style court, le stigmate échancré, la capsule petite, ovale, incomplètement bivalve au sommet, à valves plus profondément distinctes au sommet et placenlifères au milieu; elle renferme plusieurs semences oblongues et ù lest coriace , l'embryon est très-petit, subglobuleux. Ce genre parait complètement identi(iue avec celui que Nultal a nommé Epifagus, dont on a fait ensuite Epiphcgus et qui a pour type l'O/obanche l^iiginiaiui de Linné. Baffinesque a donné à ce même genre le nom de Leptamnium.

MYLESIS. INS. Nom donné par Pallas, dans ses Aones, à un nouveau genre de Coléoptères, qu'il forme du Tenebrio Gigas de Fabricius. F. Ténébriopi.

MYLÈTE. Myletes. pois. Genre de Malacoptérygiens

abdominaux, famille des Salinoncs,élab!i par Ciivier, aux dépens des Saumons, avec ces caraclères dislinc- Ufs : dents en prismes lrianf;ulaires, courts, arrondis aux arêtes et dont la face supérieure se creuse par la mastication, de sorte que les trois angles y forment autant de pointes salllaules; bouclie peu fendne, à deux rangs de ces dents aux intermaxillaires et un seul à la màcboire inférieure, avec deux dents en arrière; langue et palais lisses; ventre caréné et denté en scie.

Mvi.ÈTE BsKLiiozE. Alyletes Baremoze, ioan. Sa télé est pyramidale; son opercule est formé d'une grande écaille postérieure demi-circulaire, et de deux inférieures longues et étroites; sa membrane braehiostège est soutenue par quatre rayons lamelleux et trancbants en avant; corps allongé, couvert d'écaillés assez grandes; (luatorze rayons articulés aux pectorales qui sont courtes et pointues, neuf aux ventrales, dix à la dorsale, trente à l'anale et vingt-six ù la caudale; sur le dos se trouve une petite adipeuse, l.a tète est nuancée de reflets dorés, lavée de vert et de bleu, avec le sommet d'un vert rougeâtre; les nageoires sont d'un jaune pâle, avec les extrémités brunes. Taille, cinq à six pouces. De l'Arabie.

A ce genre appartiennent encore les Myletes nilo tiens, Cuv. {Çypriiius denlex, Lia.); Myletes rhomboiilalis, Cuv.; Myletes duricentris , Cuv.; Myletes Bracliy/ioinus , Cuv.; Myletes viaciopomus, Cuv.; Myletes Paco, Humb.; tous cinq de l'Amérique méridionale; le Myletes Guile, Irouwé par Joannis aux environs de Thèbes.

MYLIA. BOT. Même cliose que Fritllania. V. Jis-

GERa\NNE.

MYLINUM. BOT. Gandin, dans sa Flore Helvélienne. avait créé, sous ce nom, un genre distinct pour le Solinum curvifolia de Linné; mais ce genre n'a pas été adopté.

WYLIOBATIS. POIS. Synonyme de Mourine. ^. ce mot.

MYLLÈNE. Myllœna. iNS. Coléoptères pentamères? Genre de la famille des Biacbélytres, tribu des Microcépbales, établi par le docteur Erichson qui lui assigne pour caractères : mandibules égales, allongées, cornées intérieurement, dentelées et terminées par un crochet; palpes labialesexarticulées et sélacécs; languette courte, entière, dépourvue de paraglosses; quatre articles aux tarses antérieurs et cinq aux postérieurs, dont le premier un peu plus long. Ce genre a pour type le Myl- Icena Diibia; Aleochaia Ditbia, Gravenli. Il est noir, opaque, couvert d'une pubescence cendrée; le corselet a ses angles postérieurs proéminents; sa longueur est d'un peu plus d'une ligne; ou le trouve aux environs de Berlin. Ericbson lui adjoint deux autres espèces : Myllœna iiilennedia et minuta, des mêmes localités.

MYLLOCÈRE. Myllocerus. ins. Coléoptères tétramères ; genre de Rbynchopbores, de la famille des Curculionides, tribu des Pbyllobides, institué par Schnonherr qui lui assigne pour caractères: rostre assez court, plus ou moins arqué, un peu épais et arrondi; corps allongé ; épaules obtusémenl anguleuses; cuisses simples.

Myliocère ccrvirostre. Myllocerus curvirostris, Schoon.; Curculio curvirostris, Fab. Antennes et

trompe noires; rostre un peu plus long que le corselet; tète noire, arrondie; yeux peu saillants; corselel noir, finement ponctué ; élytres brunes, striées, un peu plus courtes que l'aliriomen; dessous du corps noir ainsi que les pattes. Taille, deux lignes. De la Nouvelle- Hollande.

Les Curculio dentifer et riridianus, de Fabricius, font encore partie de ce genre.

niYLOCAKVE. AJylocaryiim. lot. Quoique ce nom générique ait été proposé par Willdenow (Enuvivrat., 1, p. 434) postérieurement à celui de Cliftonia déjà employé par Banks, la plupart des botanistes l'ont adopté. Le genre Mylocaryum est placé dans la famille des Éricinées, auprès du Clethru, et dans la Décandiie Monogynie. Nutlall (Gênera of iiorlh Amer. Plant., 1, p. 276) indique une affinité bien différente; car il demande s'il n'est pas voisin du Danisteria. Ce genre offre pour caractèies essentiels : un calice trêspctit. à cin(| divisions profondes; une corolle à cinq pétales; dix élamines dont les filets sont dilatés et comme anguleux dans leur milieu; un ovaire supérieur, surmonté d'un stigmate sessile, en tête et trigone; une capsule à trois on (|ualrc ailes, ressemblant beaucoup à celle du Polygonum Fagopyrum. à trois ou (|uatre loges monospermes. Le Mylocaryutn ligustrinum, Willd., lac. cit., Pursli (Flor. Âmeric. septentr., t. 14), est un arbrisseau <iui s'élève à plus d'un mètre, toujours vert, à rameaux cylindriques, d'un brun jaunâtre, garnis de feuilles alternes, portées sur de courts pétioles, glabres, rétrécies à la base et obtuses au sommet. Les fleurs sont disposées en grappes simples, terminales, accompagnées de bractées. Cette plante est indigène de l'Amérique septentrionale.

MYLŒyUE. Mylœchus. iNS. Genre de l'ordre des Coléo|)tères, section des Pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Pelloïdes, établi par Latreille, aux dépens du genre Catops de Kabrioius (Cbolève, Latr.), et ayant pour caractères: palpes maxillaires terminées brus(|uement en alêne; les deux premiers articles des antennes notablement plus gros que les suivants, et différant d'eux par la forme; les derniers presipie égaux, faisant massue. Ce genre et celui des Cholèves se distinguent de tous les autres de la tribu, par leurs palpes maxillaiies qui sont terminées brusquement en alêne, tandis qu'elles sont filiformes ou plus grosses à leur extrémité dans les autres; les Cbolèves s'en distinguent par les premiers articles de leurs antennes qui ne diffèrent des suivants ni par la forme ni par la longueur.

Myloeque Et,V!i. Mylœchus fuscus, Lat. [Gen. Crusl. et Ins., t. n, p. 3). 11 est long de près d'une ligne , ovoïde, d'un brun cbàtain, pubescent, finement et vaguement pointillé, avec une dent peu distincte aux cuisses postérieures; Latreille pense qu'il a de grands rapports avec le Catops brévicorne de PaykuU et le Catops agile de Panzer. 11 se trouve aux environs de Paris.

Postérieurement à Latreille, Herbsl a formé le même genre sous le nom de Colou, et il y décrit deux espèces autres que celle de Latreille; depuis le docteur Erichson, dans sa Faune de la marche du Brandebourg, a

porlé à treize le nombre des espèces qu'il y décrit. Toutes existent en Eiimpe, et se trouvent assez fré(|ueminent en été, sur les fleurs.

MYLOSPH^RA. BOT. (Necker.) Synonyme de Singana, Aubl. A', ce mol.

MYNOME. Monômes. m\m. Genre de la famille des Rongeurs, établi par RaflSiiesque (Amer. Mag.) qui le caractérise de la manière suivante : dents semblables à celles de l'Ondatra; quatre doigts onguiculés aux pieds, et un pouce très-court; queue velue et déprimée. Une seule espèce compose jusqu'ici le genre du zoologiste américain.

MïNOME DES PRAIRIES. Mynomes pratensis. 11 est originaire de la Pensylvanie, et a été figuré dans l'Ornilliologie de Wilson. Son pelage est d'un brun obscur en dessus, d'un gris tiqueté de blanc en dessous. Menton et pieds blancs; oreilles plus courtes que le poil de la tête; queue ayant un cinquième de la longueur totale qui est de quatre pouces. Ce petit Rongeur habite le bord des rivières, et vit de bulbes de Liliacées.

MYMARE. Alymar. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidites, et de la tribu à laquelle il a donné son nom, institué par ilaliday qui l'a caractérisé de la manière suivante : antennes composées de treize articles dans les mâles, et de neuf dans les femelles : les premiers, allongés, forment une sorte de pédicelle plat et élargi; tète ovato- globuleuse, avec le verlex planjuscule, presque carré, le front avancé, obli(|uement troni|ué; corselet ovale, convexe et lisse; abdomen pétiole, semi-cordé; pieds très grêles; ailes antérieures fort longues, capillaires, planes à l'extrémité, avec le bord cilié et même plumenx : une ligne longitudinale et sétifère au milieu; les postérieures sont très-courtes et nues.

Mtmare très belle. Mymar pulchellus. EUeestd'un jaune ocreux, avec l'extrémité des antennes cl les yeux bruns ; les ailes sont byalines au bout. Taille, deux lignes. En Europe.

MYOBIE. Myobia. iNS. Diptères; genre de la soustribu des Tachinaires, famille des Muscides, établi par Robert, aux dépens des Tachines de Meigen, et adopté par J. Macquarl qui lui assigne pour caractères : corps étroit ; tête presque spliérique; face ordinairement nue; épistome et front saillants; troisième article des antennes allongé; style tomenleux, dont les deux premiers articles sont à peine distincts; abdomen cylindrique, dont le milieu des segments est ordinairement dépourvu de soies; première cellule postérieure des ailes ordinairement entr'ouverte à l'extrémité; nervure externo-médiaire droite après le coude, quel(|uefois nulle. J. Macquart, dans son Histoire des Diptères du nord de la France, décrit dix espèces de Myobies que l'on rencontre dans les jardins et les prairies.

MroBiE A VIDE. Myobia iiianis, Macq.; Myobia sublittea, Rob. Elle a les palpes fauves, la face et le front d'un blanc argenté, une bande frontale noirâtre; la base des antennes est fauve, à reflets blancs; le troisième article est noir; le corselet est d'un cendré jaunâtre, avec des lignes noires; l'abdomen est ferrugineux, transparent, à reflets jaunâtres, avec une bande dorsale obscure, élargie postérieurement; les pieds sont

fauves et les tarses noirs. Taille, trois lignes et demie.

MYOCHAMA. moll. Nouveau genre institué par Sowerby, pour une jolie et singulière coquille décrite par Stutcbbury, dans le Zoological Journal, vol. 5. Elle se rapproche des Chames, et s'attache aux valves des Pétoncles et des Trigonies de la Nouvelle -Hollande.

MYOCONQUE. Myochonca. copicH. Genre proposé par Sowerby, dans son Minerai Conchology, pour une coquille de l'Oolite, qui a la forme des .Modioles, et cependant deux impressions musculaires assez grandes, et, à la charnière, une dent cardinale un peu semblable à celle des Astarlés. On peut, d'après cela, considérer cette coquille comme intermédiaire entre les Mytilacées et les Conques, d'autant plus que le ligament est tout à fait extérieur, porlé par des nymphes grandes et saillantes, ce qui n'existe pas dans les Moules ou les Modioles. Sowerby caractérise ce genre de la manière suivante ; coquille bivalve, oblique, équivalve; la charnière ayant un ligament externe et une grande dent oblique sur la valve gauche; les crochets se rapprochant ù leur extrémité; point de sinus à l'impression du manteau.

Mtocoi^qoe épaisse. Myochonca crassa, Sow., Minerai ConchoL, pi. 4G7. Elle est grande, épaisse, inodioliforme, et elle se trouve, mais rarement, dans les Oolites de Bristol.

MYODA. BOT. r. MVODE.

MYODAIRES. Myotlarœ. ins. Nouveau groupe de Diptères établi par Robineau Desvoidy, aux dépens du grand genre Musca de Linné; il est caractérisé ainsi : trompe molle, univalve, coudée à la hase, renfermant dans une gouttière supérieure un suçoir composé de deux Blets; deux palpes supérieures; antennes insérées au-dessus du péristome, toujours formées de trois articles, dont le dernier, ordinairement le plus développé, reçoit toujours sur son dos une soie composée de trois articles plus ou moins apparents; cuillerons souvent très-développés; anus des femelles terminé par une tarière inlérieure ou extérieure dans les races destinées à perforer. Larves apodes, ayant la bouche armée de deux crochets et vivant de substances liquides, végétales ou animales. Nymphe iuactive, à coque opaque, eu barillet et ne montrant aucune partie de l'insecte parfait.

Les Myodaires diffèrent des familles de Diptères qui en sont les plus rapprochées, par des caractères faciles à saisir. Ainsi leur trompe apparente les sépare nettement d'avec les (Sstrides qui n'ont (|ue les rudiments de cet organe. Leur suçoir, formé de deux soies, les distingue des Syrphios qui ont quatre soies à cet organe. Enfin la soie anteunaire, insérée sur les côtés ou sur le dos du troisième article, empêchera toujours de les confondre avec les Stratyomydes qui oui cette même soie continue avec le troisième article, et étagée ou annelée.

Robineau a pris pour bases de sa classification divers caractères tirés des cuillerons des antennes, de la forme et des proportions du péristome, etc. Il a combiné ces caractères avec les mœurs et les habitudes, et ses familles se trouvent ainsi caractérisées par la sorte de

noiirriliire ([ue prennent les insectes qui les compusent, par leur état de larve et celui d'insecte parfait. Ue principal caractère qu'il emploie pour former ses grandes divisions consiste dans les cnillerons; ce sont de petits appendices arrondis, sciuanimifoimes, que l'on remarque à la racine postérieure de l'aile des Mouches; c'est cet organe qui paraît produire le bourdonnement dans ces animaux, mais dont on ne connaît pas encore l'utilité; il s'efface dans la série par des nuances presque insensibles. Le développement de ces cuillerons est assez bien en liarmonie avec les principales habitudes des Mouches; ce développement plus prononcé détermine l'activité des Myodaires, et indue beaucoup sur leur genre d'existence; aussi voit on que les espèces les plus grosses, les plus colorées cl les plus actives, sont pourvues de cuillerons considérables, tandis que les espèces sédentaires, qui vivent aux environs du lieu (|ui les a vues naître, et qui ne sont pas obligées de parcourir de grands espaces pour chercher leur nourriture, les ont très- petits et niêuie riidimentaires. Les couleurs qui parent les Myodaires, indiquent d'une manière assez certaine leur manière de vivre et leur séjour habituel; ainsi les espèces qui sont le plus souvent exposées aux rayons du soleil et qui vivent ù lair libre, ont des couleurs bien plus brillantes que les espèces timides, vivant à l'abri et sous les Champignons pourris. Les antennes des Myodaires sont d'un grand secours pour caractériser les Iribus; Robineau regarde la soie ijui les termine comme leur continuation; les trois premiers articles de l'antenne varient de formes et de proportions entre eux; la soie qui est elle même composée de plusieurs articles, et dont on aperçoit les trois premiers dans beaucoup de Myodaiies, sa direction, sa longueur, son état nu, villeux ou plumeux, servent de bons caractères pour distinguer les genres entre eux. L'auteur se sert encore de plusieurs autres caractères pour séparer ses genres; ainsi il n'a pas négligé la forme générale du corps des Mouches : cette forme se trouve en rapport plus ou moins direct avec la |)nissnnce du vol et avec les habitudes de ces animaux, soit (|U'ils pénètrent dans l'intérieur des corps dont ils se nourrissent, soit qu'ils se tiennent dans l'intervalle des feuilles de Graminées aquatiques ou d'autres plantes. L'abdomen des Myodaires a ordinairement ses derniers anneaux rentrés l'un dans l'autre comme un tube de lunette; quelquefois ces anneaux sont toujours sortis et assez solides pour constituer une sorte d'oviducte chez les femelles qui s'en servent pour déposer leurs (Bufs dans les tissus de divers corps organisés. Enfîn Robineau a tiré parti, pour la distinction de ses familles et de ses tribus, de la connaissance des lieux qu'habitent les différentes espèces de Mouches, de l'espèce de corps organisé qui leur sert de nourriture, soit à l'état de larve, soit à l'état d'insecte parfait. Ces circonstances sont assez en rapport avec le système de coloration des individus, la grandeur des cuillerons, les formes des corps, etc., et cette considération est d'une très-grande utilité pour arriver à classer les petites esl)èces qui sont ordinairement molles et qu'il est bien difficile et quelquefois impossible d'observer d'une manière satisfaisante et un peu positive.

Le nombre des espèces de Myodaires que Robineau fait connaître, est cin(| à six fois plus grand que ce qu'on en connaissait en France avant lui; on sait qu'il en a décrit déj;"> plus de trois mille. Cet ordre est divisé en dix familles ainsi qu'il suit ; î I. C/HYPTÉRÉES. Ciilypteralce. Le caractère essentiel de celte famille est d'avoir la soie antérieure distinctement triarticulée, et les cuillerons Irès-grands; elle tire même son nom de ce grand développement des cuillerons, et renferme des espèces d'une assez grande taille, douées d'un vol puissant et soutenu; leurs teintes sont le noir-brun, le brun et le métallique; elles vivent autour des habitations, dans les lieux élevés et ex- I posés à l'ardeur du soleil; leurs larves sont coprophages, radicivores, vivipares, entomophages, etc., etc. On les rencontre plus particulièrement sur les lleurs, quelques-unes tourmentent les Quadrupèdes. Celle famille est divisée en deux sections et renferme quinze tribus.

•fSoie des antennes ordinairement luie.

Macomydes, Cyclémydes, Eombomydes, Entomobies, Ocyptérées, Gaslrodées, Lépidoniydes.

ffSoie des antennes velue ou plumeuse.

Phasiennes. Plierbellées,Tomenteuses, Macropodées, Théramides, Muscides, Aricines et Gagatées.

II. Mésomydes. Mcsomydœ. Ce nom lui vient de ce que les Mouches qui composent cette famille sont d'une taille moyenne. Leurs cuillerons sont bien moins développés que dans la famille précédente dont elles forment la suite directe; leur grosseur diminue beaucoup! le système de coloration est moins vif et plus étiolé ; déjà quelques espèces vivent sur des végétaux déterminés; les larves de la plupart des races sont mineuses de feuilles. Cette famille renferme cinq tribus distribuées dans trois sections.

•f- Cuillerons assez larges.

Limoselles, Éleuthérées.

•f-]- Cuillerons moyens.

Chorellées.

•{•■{■f Cuillerons très rapetisses.

Hylemides et Sligmatalées.

III. MAt.ACusoMES. Malacosomœ. Celle famille tire son nom de ce que les espèces qui la composent ont le corps généralement mou et peu coloré; le jaune, le blanc sale et toutes les teintes Havescentes appartiennent à ces Myodaires; elles sont en général assez petites, et vivent dans des matières animales ou végétales en putréfaction. Elles sont fixées ou à peu près fixées sur un domicile spécial. Souvent on ne découvre pas même l'apparence des cuillerons. Cette famille renferme cinq tribus :

Pégamiiles. Scatophagines, Mycélainydes, Térhénides et Malacomydes.

IV. AciPUORÉES. Aciphoreœ. Ce nom a été donné à cette famille parce que le ventre des femelles a ses derniers anneaux sol ides, non rétracliles, et qui, produisant l'effet de la tarière des Tenlhrèdes, sert à introduire les œufs sous l'épiderme des piaules, où leur présence fait naître des galles. Cette famille comprend des espèces de Mouches qui ont beaucoup de ressemblance avec les trois dernières tribus précédentes; leurs ailes

sont presciiie toujours bariolées de raies et de points noirs; le jaune et toutes ses teintes est leur couleur ordinaire. Ce sont des insectes phylopliages tant à l'état de larve qu'à l'état adiillc : chaque espèce est souvent fixée sur une espèce particulière de plantes, mais non pas toujours, ce qui, suivant Roliineau, a causé beaucoup de confusion dans les travaux des entomologistes. Cette famille n'a pu être partagée en tribus ; elle renferme vingt-quatre genres formés d'après la considérai ion du périslome.

V. Palomydes. Paloniydœ. Celte famille renferme des Myodaires de petite taille, à corps mou et sans cuillerons; leur corps est plus ou moins oblong; leurs ailes sont étroites, quelquefois mouchetées; elles ont en général des couleurs Uavescentes, et c'est surtout ce caractère qui annonce ce groupe qu'il est assez difficile dedéfinirautrementque par un ensemble de caractères, dont chacun se retrouve dans une autre section. Les genres qu'elle renferme sont assez distincts quoique nombreux. Elle ne présente (lu'une tribu, et son nom exprime que les espèces qui la composent vivent sur les plantes herbacées des marais. Outre les genres nouveaux établis par Robineau, cette famille renferme les genres Tétanocère, Loxocère, Sépedon et Dyclie des autres entomologistes.

VI. Napéellées. Napcelleœ. Cette famille est caractérisée par la forme du front et de la face qui est large et développée; le péristome est carré, les antennes distantes, horizontales, avec le troisième article tendant à .s'arrondir. Leurs pattes sont longues et les couleurs du corps sont d'un noir mat. Ces Myodaires vivent sous leurs deux états, dans les endroits humides et ombragés, sur les substances animales et végétales en décomposition. Celte famille se compose de deux tribus.

Kapéellées et Pulrellidées.

Vil. Phïtobïues. Plifluiiiydce. Ce nom vient de ce que les espèces qui composent celte famille se trouvent sur des plantes; elles y vivent sans se donner de grands mouvements, aussi sont-elles souvent sans cuillerons; leur corps est mou, allongé, quelquefois même filiforme, coloré de leintes métalliques, ce qui les rapproche des Ophyres, parmi les Calyplérées; il s'en trouve néanmoins quelques-unes dont le système de coloration est plus paie et j)lus étiolé; les larves connues vivent aux dépens des plantes herbacées et ombragées que les femelles perforent avec une tarière intro-rétractile. Cette famille se compose de quatre tribus.

Héliadées, Myodines, Thélidomyes et Hydrellées.

ViU. MiCROMYDES. Micromxdœ. Ce nom indi(|ue la petitesse extrême des Myodaires de celle famille. En effet, les espèces qui la composent peuvent difficilement être piquées avec les épingles à insectes sans en être entièrement détruites; leurs antennes sont très-courtes, le ventre des femelles est terminé par quelques anneaux formant tarière. Toutes les lai ves sont granivores ; les femelles déposent leurs œufs dans les ovaires des Heurs. Leur corps est ordinairement noir ou flavcscent. Cette famille renferme six tribus.

Anthidulées, Pherbomydes, Anlhidulinées, Herbellidées, Floridulées et Ptéromydes.

IX. MicipnoRÉES. MticipUoreœ. Celte famille a beaucoup de rapports avec celle des Malacosomes; mais elle en diffère par la forme des antennes et par leur petitesse qui égale celle des précédentes; leurs teinles sontplusou moins llavescenles, étiolées; ces Myodaires se nourrissent des produits de la décomposition des animaux et des végétaux. lille renferme (pialre tribus.

Dorinées, Mongomydes, Gibbomydes et Mycénides.

X. Céphaléhydes. Cephaleinydœ. Celle famille tire son nom de la grosseur de la lêle des Myodaires qui la composeni; le dernier article anlennaireest slyliforme, et la bouche très-petite; leur corps est en général cylindrique. On les trouve sur les Heurs, parmi les herbes des prairies et les gazons des champs ; les larves sont tolalemcnt inconnues. Celle famille ne renferme qu'une tribu, el ou peul considérer comme son type le genre Pi/junciiliis de Latreille.

MYODE. Myoda. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin., institué parle professeur Lindiey qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgoue, ou sépales, réHécliies; leslalélales libres, l'intermédiaire adhérente par la hase aux folioles intérieures ou pétales; labelle avancé antérieuremenl, soudé au gynostème, onguiculé au sommet, haslato-lriparlile; gynoslèmc cylindrique, en massue; clinandre charnu, en capuchon; bec acumiiié, oblique; stigmate ])etit, punctiforme et bilabié; anthère ovale; masses polliuiques au nombre de deux. Les Myodes sont des plantes herbacées, propres au climat de l'Inde.

MYODE oc MYODITE. Myodes. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Héléromères, famille des Trachélides, tribu des Mordellones, établi par Lalreille, cl ayant pour caraclères ; palpes filiformes; antennes Mabelliforraes; élytres extrêmement courtes, et ne recouvrant pas les ailes. Ce genre qu'Olivier et Fabricius plaçaient avec les Ki|)iphores, a été nommé Doithesia par les Anglais, en l'honneur de Dorthescjui le découvrit le premier, et qui était d'avis ((u'on devait le i)lacer près des Nécydales; le nom de Doithesia ayant été donné par Bosc à un genre d'Hémijjlères, n'a pu être adoplé pour le genre nouveau, el Lalreille lui a assigné celui qu'il porte acluellement, et qui signifie forme de Mouche. Les MyodilesdifTèrenl desilipiphoresparles crochets des tarses, qui ont leur exlrémité bifide dans ceux-ci, tandis qu'elle est simple dans les Myoditcs. Les Pélécotomes en sont distingués par leurs élylres qui recouvrent tout l'abdomen, el par les antennes qui, dans les mâles, ne jetlenl qu'un seul rameau par article. Enfin, les Mordelles, Anaspes et Scraplies en sont suflisaniment distingués par leur corps recouvert par les élytres, el surtout par leurs anlennes qui sont tout au plus en scie dans les mâles. Les antennes des Myodites sont insérées sur le fronl, et composées de onze articles; les quatre premiers sont sans a|)pendice latéral, les autres en ont deux dans les mâles, un de chaque côté, et un seul dans les femelles. Le labre est corné, ovale, allongé, terminé par deux soies; les mandibules sont cornées, arquées et sans dents. Les mâchoires sont membraneuses, Irès-courles, obtuses; les palj)es sont inégales, filiformes: les maxillaires plus longues, composées de quatre articles allongés dont le premier très-

pelit. le second le pins f;rancl de lous; les labiales son de 11 ois articles à pen près égaux. La lèvre est cornci postérieurement, membraneuse à la partie antérieure la léle est arrondie supérieurement, Irès-inclinée sou le corselet qui est convexe, point bordé et rétréci anté rieurement. Les élytres sont très-courtes, voûtées; les ailessont découvertes et étendues. L'abdomen est fjrand allongé; les pâlies de longueur moyenne, avec lescro chets de leurs larses entiers à leur extrémité et denteléi en peigne le long de leur côté inférieur.

MvoDiTE MusciFORME. iMfOtles subdipterus, Latr.j M) odites Dorthesii, Lat.; Ripi/ihorus subdipterus, Falir., Oliv. Il est long de trois à ([uatre lignes; ses an tenues, sa tète, son corselet et tout le tliorax sont noirs, ainsi que les cuisses et l'extrémité de l'abdomen; ce lui-ci, les élytres, les jambes et les tarses sont d'ur jaune d'or assez clair. Les ailes sont grandes et trans parentes; leur milieu seul est taché de brun-roussàlre Celle espèce se trouve dans les provinces méridionales de la France.

Myodite américain. Myodes americantis. Il est en tièremeot noir, et ses ailes sont brunes seulement à l'extrémité, tout le reste de leur surface étant transpa rent. Elle existe aux environs de Philadelphie.

MYODOQUE. Myodocha. i^s. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Héléroptères, famille des Géo corises, tribu des Longilabres, établi par LalreiUe, e ayant pour caractères : léte étroite, avancée, ovalaire strangulée ; premier article des antennes un peu renHi et court, le deuxième mince et allongé, le troisième renflé au bout, et le quatrième presque cylindrique el pointu; rostre d'une longueur médiocre; corselet se paré en deux parties presque égales, par un sillon transversal; écusson petit el triangulaire; pattes Ion guus et grêles; cuisses antérieures renflées et épineuses; premierarticle des tarses assez allongé, le deuxième court, et le troisième spongieux; crochet très-court, Ce genre, composé d'espèces aquatiques, est peu i breux; il se distingue des Réduves, des Alydes et des Bérytcs, avec lesquels il a le plus de rapports, par la forme de la tête; les Myris et les Capses en sont séparés par leurs antennes qui sont effilées et en forme de soies à l'extrémité. Le corps des Myodoques est oblong, avec le corselet presciue coni(iue. plus étroit en devant et comme divisé transversalement en deux par une impression linéaire; les cuisses antérieures sont épineuses en dessous.

MïoDOQBE SERRIPÈUE. MjTodocha serripes, Lalr. Son corps est long d'environ cpiatre lignes, noir; les élytres sont d'un brun clair et bordées extérieurement de blanchâtre; les pattes sont pâles, avec l'extrémité antérieure des cuisses obscure. Elle se trouve dans l'Amérique septentrionale.

iMYOGALE. Myogaluin. bot. Genre de la famille des Liliacées, instilué par Link ijui lui assigne pour caractères : périgone à six folioles campanulato-conniventes et égales ; six étaniines hypogynes et toutes fertiles, à filaments pétaloïdeo-dilatés, alternativement imbriqués sui' les bords, se terminant en deux lobes, entre lesquels sont les anthères; ovaire à trois loges renfermant plusieurs ovules analropes, disposés horizon-

talement sur plusieurs rangs; style un peu épais et droit; stigmate obtus, trigone et papilleux; capsule un peu charnue, obtusément trigone. à trois loges séparées par des cloisons el fermées par autant de valves ; elles contiennent des semences peu nombreuses, subglobnleuses et disposées horizontalement; leur test est noir et criblé de fossettes; l'embryon est axile, de moitié plus pelit que l'albumen, avec l'extrémité radiculaire parallèle et conligiié à l'ombilic.

Myogale PENCHÉ. M}otjuli(m nutans, Link; Ornitliof/a/uin nulaiis, Lin.; Oiiiilhoyalum Aeapolitanuiii, Clus. Sa tige ou hampe est élevée d'un pied envii'ou, lisse, nue et molle; les feuilles sont radicales, longues, étroites et canaliculées; les Heurs sont vertes en dehors, avec les bords blancs; elles sont disposées en épi lâche, et tournées du même côté; les pédicules, plus courts que la corolle, s'inclinent en vieillissant; les bractées sont membraneuses, verdâlres, bordées de blanc, aiguës, plus longues que les pédoncules. Cette plante est originai-re des contrées méridionales de l'Europe; on la trouve en Suisse el sur tout le littoral de la Méditerranée.

MYOIMY'CES. BOT. Battara, dans sa Nomenclature Mycologique, a désigné, sous ce nom, un groupe d'Agarics dont il a figuré plusieurs espèces qu'il est difiScile de rapporter avec certitude à celles qui sont connues.

MYON. BOT. L'un des noms antiques de l'Asperge.

MYONIME. Mxonima. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Télrandrie Monogynie, L., établi par Commerson pour un arbrisseau originaire de l'île de Bourbon, où il porte le nom vulgaire de Bois de Rat. Ce genre offre pour caractères : un calice turbiné, adhérent avec l'ovaire, ayant son limbe presque entier; une corolle raonopétale, à tube court, ayant son limbe à quatre divisions profondes, étalées et obtuses ; quatre étamines à anthères allongées. presi|ue linéaires; un style simple, terminé par un stigmate renHé. Le fruit est un drupe globuleux, de la grosseur d'une petite cerise, ù peine ombiliqué à son sommet, et contenant un noyau à quatre loges monospermes. Ce genre ne se compose encore que d'un petit nombre d'espèces.

Myonime a feuilles obovales. Mfonima ohorala, Lamk., lllustr.. t. G8. C'est un arbrisseau de grandeur moyenne, ayant ses feuilles obovales, obtuses, courlemenl pétiolées, luisantes et comme vernissées; ses Heurs sont axillaires, au nombre de deux à trois; ses fruits sont globuleux, déprimés et un peu anguleux; il croît dans l'île de Bourbon. Le Myonima tiiyrtifolia, Lamk., 111., t. G8 , fig. 2, croit à l'Ile-de-France ; il diffère de l'espèce précédente par ses feuilles aigués, ses fleurs plus nombreuses et terminales, et ses fruits nullement anguleux. De Candolle décrit encore le Myonima mulii/iora de Richard ( liiss. iMém. de la Soc. d'ilist. nat. de Paris, vol. 3), dont il admet deux variétés, et il donne comme douteux le Myonima umbelUila de Ha;nke.

MYOPE. Mynpa. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricè'res, tribu des Conopsaires, établi par Fabricius, aux dépens du genre Conops, de Linné, et adopté par tous les entomologistes qui l'ont ainsi ca-

r.iclOrisé : anlennes plus couiles que la lèle, lenninées en palette, avec un style; suçoir de deux soies au plus, reçu dans une trompe saillante; corps allongé; ailes croisées sur le corps. Les insectes de ce genre ont beaucoup de ressemblance avec les Conops et les Zodions, mais ils en sont distingués par la trompe qui est dirigée en avant dans les deux derniers genres, tandis qu'elle se replie en dessous près de son milieu chez les Myopes. Les Bucentes et les Slomoxes s'en éloignent par la forme de leur corps qui est court, et par les articles des antennes qui ont des proportions différentes. La tête des Myopes est plus large que le corselet ; elle est grande, et sa face est revêtue d'une membrane molle, blanche et comparable à un masque. Les yeux sont grands, et on voit entre eux et au-dessus trois petits yeux lisses : la trompe est coudée à sa base, dirigée ensuite en avant, se repliant en dessous, près de son milieu, pour former un second coude ; le deuxième article des antennes est aussi long que le troisième, et forme avec lui une massue. Le corselet est prescpie cylindrique, un peu convexe; il a deux points élevés aux angles huméraux; les ailes sont couchées; l'abdomen est sessile. presi|ue cylindrique, un peu renflé à l'extrémité, et arqué. Les pattes sont fortes, avec les cuisses un peu renflées, et les tarses à deux crochets et deux pelotes. Ces Diptères habitent les prés et les lieux un peu humides; on les trouve sur les fleurs; la plus grande partie habite l'Europe.

Myope ferrcgineiix. Myopa fenuginea, Fabr. , Meig. (Dipt., 2, part..\iv, 17); Conops ferniginen, L.; Asile, GeofF. Long de près de quatre lignes; antennes ferrugineuses; devant delà tète d'un jaune citron; yeux bruns; corselet varié de noirâtre et de ferrugineux; abdomen d'un brun ferrugineux; ailes noirâtres; pattes ferrugineuses; balanciers jaunâtres. Aux environs de Paris.

MYOPHONE. Myophonus. ois. Genre de l'ordre des Omnivores de la méthode de Temminck, qui l'a institué avec les caractères suivants : bec très-gros, fort et dur; ses bords sont renflés, élargis au milieu; narines basales, profondes, cachées en partie par les plumes du front; queli|ues soies roides garnissant l'ouverture de ce bec; la grande membrane qui tapisse les fosses nasales, couverte de petites plumes tournées eu avant; tarses très-longs; ailes atteignant seulement la fin du premier tiers de la queue; troisième rémige la plus longue. Temminck n'a pas fait connaître son opinion sur les rapports naturels du genre Myuphonus qui devrait, suivant quel(|ues autres ornithologistes, être placé près des Piroll (Killa) du même auteur.

Myophone luisant. Myophonus melallicus, Temm., Ois. color., pi. 170. Son plumage est généralement d'un noir bleuâtre, d'une nuance assez agréable à l'œil, et qui change suivant les diverses inflexions de la lumière ; la tête et l'abdomen sont un peu plus foncés (|ue le reste du corps, et les rémiges sont légèrement brunâtres à leur extrémilé ; entrn des taches à éclat métallique se remarquent sur les plumes du col, de la poitrine et des joues, et à l'extrémité de celles du dos et des couvertures des ailes. Le bec est jaune dans sa presque totalité , mais son aiête est noire; et celte

dernière couleur est aussi celle des pattes. La longueur totale est d'un pied. De Java.

MYOPno'VE D'HoRSFiELn. Myophonus Horsfieldii. Il est d'un bleu noiràlre, avec le front, les épaules el les barbes extérieures des plumes de la poitrine d'un bleu brillant. Taille, dix pouces environ. De Sumatra.

Myophone de Temmishk. Myophonus Temminckii, Vig. 11 est noir, avec des reflets d'un bleu azuré; les plumes qui recouvrent le milieu du front sont d'un bleu d'azur très-brillant; l'abdomen est d'un brun foncé; les poignets et les petites lectrices alaires rellèlent les nuances brillantes du bleu d'azur qui brillent sur la région frontale. On y trouve aussi quelquefois, de même que sur le croupion, de petiles taches blanches; bec jaune et grêle; pieds bruns. Taille, douze pouces. De l'Archipel indien.

MYOPITE. Myopiles. iris. Diptères. Genre de la famille des Muscides, institué par le docteur Blot qui lui assigne pour caractères: trompe très longue, coudée à sa base, dirigée en avant et se coudant sur elle-même un peu avant son milieu où elle forme un second comle; palpes velues, uniarticulées, spatuliformes et dirigées en avant; second article des anlennes plus court que le troisième; celui-ci en palette surmontée d'une soie simple, insérée laléralemenl; troisième nervure de l'aile bifurquée à son extrémité , et n'étant pas réunie par une nervure transversale, qui la joindrait à la nervure supérieure ; elle l'est seulement avec celle qui lui esl inférieure; corps petit, presque nu; télé dégagée; abdomen Irès-déprimé et lerminé dans les femelles par un oviducle corné, saillant et non rélractile; ailes divergentes, plus longues que l'abdomen; pâlies minces.

MvoPiTE DE Blot. Myopiles Blotti, Brebisson. Cet insecte esl petit, roussâtre, avec les pattes et les cuisses jaunâtres; les ailes sont hyalines, avec un grand nombre de taches brunes; abdomen et yeux bruns. Taille, deux lignes.

MYOPORE. Myoporum. bot. Genre qui forme le type de la famille des Myoporinées et fait partie de la Didynamie Angiospermie, L. Ce genre établi par Banks et Solander. adopté par Forsler et Rob. Brown, a eusuite été nommé Pogonia par Andrews, et Andreusia par Ventenat. Mais le nom de Myoporum doit être adopté comme étant le plus ancien. Les espèces de ce genre sont des arbustes quelquefois visqueux, portant des feuilles alternes ou opposées, sans stipules, entières ou dentées, et souvent garnies de points translucides. Les fleurs sont pédonculées et réunies plusieurs ensemble à l'aisselle des feuilles, quelquefois elles sont solitaires. Ces fleurs sont blanches ou purpurines. Leur calice est monosépale, à cinq divisions persistantes. La corolle est raonopélale, presque régulière, comme campanulée, ayant son tube court et son limbe plan et à cinq lobes arrondis, presque égaux. L'ovaire est libre, semi-ovoïde, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire; il offre qualre loges contenant chacune un seul ovule pendant, ou seulement deux loges contenant chacune deux ovules. Le style est simple, un peu recourbé à sa partie supérieure qui se termine par un sligmate convexe et glanduleux. Le fruit est une baie à quatre loges monospermes ou à deux loges dis-

permcs. Toiiles les espèces de ce genre sont originaires (le la Nouvelle-Hollande.

IMyopore a feuilles EiLiPTiQtES. MyopoTum elUpli- CUHI, Roi). Brown, Protli: Nov.-Holl., 1, p. 515; l'ogoniaglabia, Andr., Repos., 283; Jndieiisia glabia, Vent., Jard. Malm., l. 108. C'est un petit arbuste dressé, Irès-glabre, luisant, ayant ses rameaux redressés; ses feuilles alternes ou éparses, lancéolées, aiguës, entières, sans nervures maniuées. Ses Heurs sont blanches, petites, pédonculées et fasciculées à l'aisselle des feuilles.

Mtopore DËBiLE. MyoporuM débile, Br. Sa lige est étalée, ses feuilles lancéolées , entières à leur base, dentées dans leur partie supérieure. Les fruits sont comprimés, plus courts que le calice qui les renferme; les pédoncules sont solitaires. Cette espèce croit aux environs de Port-Jackson.

MYOPORINÉES. Myoporinecs. bot. Robert Brown appelle ainsi une petite famille qui tient le milieu entre les Verbénacées et les Jasminées, et dont les caractères sont : calice persistant, monosépale et à cinq divisions profondes; corolle monopélale, bypogyne, pres(|ue égale ou comme bilabiée;élamines au nombre de quatre, didynames, quelquefois avec le rudiment d'une cinquième avortée; ovaire libre, appliqué sur un disque annulaire, bypogyne, offrant deux ou quatre loges, qui contiennent cbacune un ou deux ovules pendants de leursomniet ; style simple, lerminépar un stigmate également simple et glanduleux. Le finit est un drupe contenant un noyau à deux ou quatre loges (|ui renferment cbacune une ou deux graines. Celles ci se composent d'un endosperme recouvrant un embryon cylindrique, qui a la même direction <iue la graine. Les Myoporinées sont des arbustes généralement glabres, portant des feuilles simples, sans stipules, alternes ou opposées, des Heurs axillaires et dépourvues de bractées. Cette famille, très-voisine des Verbénacées, s'en distingue surtout par ses graines pendantes, munies d'un endosperme ; elle a aussi quelques ra|)ports avec les Ébénacées. Les genres qui la composent sont les suivants : Myoporum, Banks; Bonlia, L.; Pholidia, Rob. Brown; Sleiiocliilus, Robert Brown ; E lemophila, Rob. Brown.

Le genre Jviceniiia, t., tient en quelque sorte le milieu entre les Verbénacées et les Oléinées.

MYOPOTAME. Myopolamtis. mam. Genre de Rongeurs, composé dans l'état présent de la science, d'une seule espèce déjà connue depuis un assez grand nombre d'années, et indiquée même par Molina, mais sur lar|uclle on n'a acquis que dans ces derniers temps, des notions assez approfondies pour qu'il soit possible d'apprécier, d'une manière certaine, ses véritables rapports naturels. Cet animal, mentionné par Molina dans l'Histoire du Chili, sous le nom de Coypou ou Coypii, décrit par Azzara, dans son ouvrage sur le Paraguay, sous celui de Quoiiya, fut aussi connu de Commerson, comme le prouve un dessin trouvé dans les papiers de ce naturaliste après sa morl; il se proposait de le publier comme type d'un nouveau genre, sous le nom de Myopotamus. Ainsi l'existence et les principaux faits de l'histoiie du Coypou se trouvaient bien coii-

slatés dès la tin de l'autre siècle par le lémoignage de plusieurs auteurs 1res recommandables, et l'on pouvait même dès lors, au moyen de l'ouvrage d'Azzara et du dessin de Commerson, se faire une idée très-exacte du nouveau Rongeur. Néanmoins l'attention des naturalistes ne se porta pas sur lui, et on continua, comme on aurait pu le faire si l'on n'eût possédé que les renseignements fournis par Molina, à le reléguer parmi les espèces douteuses. Tel élail, pour ce qui concernele Coypou, l'état de la science il y a vingt ans environ ; et cependant, fait bien remarquable, à répo(iue même où son existenceétaitencore presque problématique aux yeux des naiuralisles, sa robe était un objet important de commerce, et plusieurs milliers de peaux élaienl.sousle nom deBarjionda, annuellement importées en France: " Ainsi, dit Geoffroy Saint-Hilaire, nos aris étaient approvisionnés, et nos vêtements étaient formés avec le poil d'un animal que nous ne connaissions pas. » On peut dire en effet que ce ne fut ([n'en 1803, que le Coypou cessa d'être ignoié des naturalistes. S'occupant à cette époque de diverses recherches dans un des plus riches magasins de fourrures, Geoffroy y trouva par hasard quelques peaux d'un animal (|u'il n'avait jamais vu, et dont il apprit avec étoimement que près de cent mille fourrures avaient été envoyées d'Espagne en France depuis neuf ou dix ans, et employées particulièrement dans le commerce de la chapellerie. Cet animal était précisément le Myopotamus de Commerson et le Ououya d'Azzara. Geoffroy s'occupa aussitôt de se procurer des sujets aussi bien conservés pour qu'jl lui fut possible d'apprécier les rapports naturels de l'espèce, et il trouva en effet quelques peaux dans lesquelles les quatre extrémités existaient encore. Il reconnut, par leur examen, que le Quouya ou Coypou, » devait en effet, ainsi que l'avait pensé Commerson, être considéré comme le type d'un genre nouveau; qu'il appartenait à l'ordre des Rongeurs par l'existence de deux fortes incisives à chaque mâchoire, mais qu'il ne pouvait être placé dans aucun des genres de cet ordre par la considération de sa queue et de ses pieds de derrière n : il crut, au contraire, pouvoir le rapprocher de deux espèces, non encore décrites, i|ue Péron, Lesueur et Levillain venaient de rapporter de la Nouvelle-Hollande. C'est ainsi qu'il forma (Annales du Muséum, t. VI ) son nouveau genre Hydroniys en réunissant le Coypou aux deux nouveaux Rongeurs. Le Coypou a en effet les plus giands rapports avec les deux Hydioiiiys de la Nouvelle-Hollande , par ses pieds tous pentadactyles,dont les antérieurs sont libres, et les postérieurs palmés, et généralement par tous ses caractères extérieurs, les seuls qu'on eût alors les moyens de connaître; et il était naturel de penser que l'examen des organes internes confirmerait plus tard ces analogies. Le genre Hydiomys fut donc adopté de tous les naturalistes, et il paraissait devoir être conservé tel qu'il avait été établi piimitivement. On a reconnu depuis le contraire ; le Coypou n'a pas ce système de dentition, si remarquable par son extrême simplicité, qui caractérise les véritables Hydromydes ou ceux de la Nouvelle- Hollande : ses molaires ne sont pas au nombre de deux seulement de chaque coté et à chaque mâchoire, comme

chez ces deiniei-s, mais bien au nuinbie de (|iialre comme cliez les Castors. Leurs formes les rapprochent également de celles de ce dernier genre; les supérieures, qui vont en augmenlanl de [;randeur de la première à la dernière, présenlent une échancrure à leur face interne, et trois à l'externe; les inférieures sont Irès-semblaliles aux supérieures, dont elles diffèrent d'ailleurs | en ce que leur face externe est celle i|ui présente une seule échancrure, et l'interne, celle qui en présente trois. A ces caractères tirés du système dentaire et qui ne permellenl pas de considérer le Coypou comme une espèce du genre Hydromys , on peut aussi en ajouter quelques autres que fournissent l'examen du squelette j et même celui des organes extérieurs. Les ongles sont, chez l'espèce américaine, plus gros, plus obtus et beaucoup moins ar(iué3 que chez les deux animaux de la Nouvelle-Hollande; le corps paraît aussi moins vcrmiforme, et la (lucne est moins velue cl plus écailleuse. Tels sont les caractères qui ont déterminé plusieurs zoologistes, et Geoffroy Saint-Hilaire lui-même, à considérer le Coypou comme devant être séparé des Hydromydes, et devenir le type d'un genre distinct, pour leipiel on a même déjà proposé deux noms, celui de 3fyOf>otamus et celui de Polamys. Le premier a été adopté par Desmarest dans les suppléments de sa Mammalogie, et par Fr. Cuvier dans son ouvrage sur les dents des Mammifères. (Juant au second, Fr. Cuvier dit seulement, après avoir décrit les dents du Coypnu {(pi'il appelle Myopolame), qu'une personne (qu'il ne fait pas connaître) » a donné à ce genre, qu'elle a formé d'après ses propres observations, le nom de Polamys, qui est l>lus régulièrement formé que celui de Commerson. » 11 est juste de conserver le mot de Mjojjolamns, déjà ancien dans la science, et qui, déjà adopté dans deux ouvrages importants, a en quelque sorte reçu la sanction de l'usage, tandis qu'on ne connaît pas même l'auteur du nouveau nom Potumys.

Mtopotame Coypou. Myopotamus Coy/ius. Cet animal, qui doit être mis au nombre des plus grands de tous les Rongeurs, a un pied neuf pouces six lignes de long, sans compter la queue qui mesure un pied deux pouces trois lignes; les membres ont quatre pouces six lignes; les incisives sont à leur face antérieure d'un roux marron, et les ongles noirâtres ; les oreilles, petites et arrondies comme chez les Hydromys, sont, sur la face convexe, couvertes d'un poil ras, peu abondant. » La teinte générale des poils est sur le dos d'un brun marron; celte couleur s'éclaircit sur les flancs, et passe au roux vif; elle n'est plus que d'un roux sale et presque obscur sous le ventre. Cependant celte couleur est assez changeante, suivant la manièie dont le Coypou hérisse ou abaisse ses poils. Cette mobilité, dans le ton de sou pelage, provient de ce (|ue chaque poil est d'un cendré biun à son origine et d'un roux vif à sa pointe. Le feutre caché sous de longs poils est cendré brun, d'une teinte plus claire sous le ventre. Les longs poils n'ont, sur le dos, (pie leur pointe qui soit rousse, et ceux des Uancs sont de cette dernière couleur dans la moitié de leur longueur. Comme dans tous les animaux qui vont fréquemment à l'eau, les poils de la queue sont rares, courts, roides et d'un roux sale; elle

est écailleuse dans ses parties nues Le contour de la bouche et l'extrémité du museau sont blancs; les moustaches, longues et roides, sont aussi de cette dernière couleur, à l'exception de quelipies poils noirs. Le Myopolame habite les bords des rivières, et s'y creuse des terriers au moyen de ses ongles, que leur forme rend propres à cet usage; il nage très bien; il est très-doux, et se laisse facilement apprivoiser.

WYOPSIA. BOT. Le genre établi sous ce nom parPresl. dans sa Monographie des Lobéliacées, ne diffère point de celui précédemment nommé Heterotoma par Zuccarini. /''. ce mot.

MYOPTÉRIDE. Myopteris. mam. Genre de Carna.ssiers de la famille des Chéiroptères, institué parGeoffrny S»-Hilaire, qui le caractérise de la manière suivante : chanfrein uni et simple; oreilles larges, isolées et latérales, à oreillon interne; queue longue, à demi envel(q)pée dans la membrane interfémorale; museau court et gros. La formule dentaire donne deux incisives en haut et en bas; une canine de chaque côté et à chaque mâchoire; quatre molaires de chaque côté en haut, cinq en bas.

MYOPTÉRIDE DE Daubewton. Myopleiis Daubentoni, Geoff.; Rat volant, Daub. 11 a le pelage brun en dessus et d'un blanc sale, avec nue légère teinte de fauve, en des-

MYORHIN. Myoïhinus. iNS. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rliynchophores, institué par Scboouherr aux dépens des Curculio,de Fabricius.Caractères:antennes longues et minces,composéesdedouze articles obconiques, dont les deux premiers plus longs; la massue, qui comprend les quatre derniers, est ovale; trompe plus longue du double que la tête, robuste, arquée, carénée à sa base et marquée supérieurement d'une ligne enfoncée droite et large; yeux placés en dessus de la trompe, presque conligus, arrondis et déprimés; corselet transverse, tronqué à la base comme au sommet, élargi et arrondi sur les cotés, plus étroit antérieurement et bombé en dessus; élytres ovales, trèsconvexes, rétrécies vers l'extrémité, déclives avec les angles huméraux arrondis; pieds foits; cuisses renflées, armées en dessous d'une dent aiguë, avec les jambes droites et cylindriques. Le type de ce genre est le Ciiiculio albolinealiis, Fab.. auquel on a joint quelques espèces nouvelles de l'Afrique méridionale.

MYOSCIIILOS. BOT. Genre de la Penlandrie Monogynie, L., créé par Ruiz et Pavon {Flor. Peruo. et Cliilens. Piodiom., p. 41, lab. 34). <iui l'ont ainsi caractérisé : calice supère, à cinq folioles ovales, étalées, persistantes et colorées; corolle nulle; cinq étamines dont les filets sont subulés, insérés au fond du calice et plus courts que celui-ci, les anthères arrondies, rapl)rochées après l'émission du pollen; ovaire oblong, surmonté d'un style trigone et court; stigmate trifide; drupe oblong, couronné par le calice, renfermant une seule noix arrondie, acuminée et uniloculaire; chaque Heur est munie à sa base de trois écailles ovales et concaves. Ce genre a élé indii|ué par Jussieu (Ann. du Muséum, vol. 7, p. 479), comme devant faire partie des Élœagnées; mais comme celte famille a élé restreinte aux genres à ovaire supère, renfermé dans

im calice persistnnt , sans néanmoins y adliùrcr, le Myoschilos prendra place probablement dans les Thésiacées, pclile famille formée aux dépens des anciennes Élseagnées. ^^. Tbêsiacées. Ce genre ne renferme qn'nne seule espèce, Myoschiios oblonga, Riilz el Pav. (Flor. Peruv. et CItil., vol. 3, p. 20, lab. 242). qui croîl sur les collines el les localités sablonneuses, prés de la ville de la Conception, dans le royaume du Chili. C'est un arbrisseau dont la lige est dressée, cylindrique, très rameuse, garnie de feuilles alternes, ohlongues avec une courte pointe, péliolées et légèrement pubescenles. Les Heurs sont disposées en épis axillaires, dressés, en forme de chatons rougeàtres. Cet arbrisseau porte au Chili le nom vulgaire de Coilocoxpu, parce que son fruit est la nourriture ordinaire du Coypou de Molina, Myopotaiiius Coypiis. L'infusion de ses feuilles est purgative, ce qui l'a fait appeler Séné par quelques habitants du Chili.

MYOSERIS. BOT. Le genre proposé sous ce nom, en 1822, par Link (Enumeratio Hoit. bot. Beiolin.) avait été précédemment établi par Cassini qui Pavait nommé Intybellia. V. ce mot.

MYOSOTIDE.;l/ro«Q''S- BOT. Vulgairement Scorpione et Gremillet. Genre de la famille des Borraginées et de la Penlandrie Mnnogynie, L., ainsi caractérisé : calice à cinq divisions plus ou moins profondes; corolle hy- I)Ocratériforme dont le tube est court, le limbe plan, à cinq lobes obtus ou échancrés; entrée de la corolle munie de cinq écailles convexes el connivenles; cinq étamines incluses, à anthères pellées; stigmate capité; quatre noix distinctes omhlliquées à la base. Ce genre est extrêmement voisin de V Anchusa, L., ou Buijlonstim de Tournefort. Selon R. Brown, il ne s'en dislingue essentiellement (|ue parce que ses grappes ont leurs Heurs dépourvues de bractées. Plusieurs espèces linnéennes à fruils hérissés, en ont été retirées, d'après l'insinuation de R. Brown, et elles sont devenues les types du genre Echinospermum de Lehmann, déjà nommé Lappula par Mœnch. y. Échisosperme.

Les vraies Myosotides sont des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes, et à fleurs nombreuses, petites, bleues ou blanches, disposées en épis terminaux, dépourvus de bradées. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; car, en faisant abstraction des Echinospermum, plus de trente ont été décrites par les auteurs. Ce nombre sera probablement réduit, certains auteurs ayant multiplié à l'excès les espèces. Plusieurs croissent en Europe, mais on en trouve aussi dans les climats les plus éloignés. Peut-èlre ce genre n'esl-il ainsi cosmopolite que parce que les espèces dont il se compose aiment les localités aqualiiiues; car on sait que les plantes qui vivent sur le bord des eaux sont presque identiques en tous lieux. Parmi ces plantes, on doit faire une mention particulière des deux suivantes que Linné confondait en une seule espèce, sous le nom de Myosotis scoiyioides.

Myosotide vivace. Myosotis perennis, De Candolle, Flor. Franc., 5. p. 629. Elle est vivace par sa racine. Sa tige est couchée à sa base, radicante el ensuite redressée, presque simple; ses fleurs sont assez grandes, el le tube de la corolle est évasé et égale les divisions

du calice. Cette espèce est une des plus jolies plantes qui ornent les localités agrestes de l'Europe. Ses fleurs offrent une symétrie de formes el im mélange si agréable de couleurs, (|u'elles charment d'autant plus l'œil de l'observateur, qu'il les regarde de plus près. Aussi celte plante est-elle un de ces emblèmes allégoricpies que l'on emploie pour exprimer les doux sentiments de l'amitié el de la reconnaissance; et l'allégorie se traduit par ces mots, »/e m'oubliez pas, ou plus je vous vois, plus je vous aime. La Myosotide vivace est sujette à plusieurs variétés. Dans les montagnes el les lieux un peu secs, elle est plus ou moins couverte de poils. Quand elle croît dans les bois humides et dans les localilés marécageuses, elle est au contraire glabre, à feuilles larges, el à fleurs très-grandes el d'un beau bleu d'azur.

Myosotide awndelie. Myosotis annua, De Candolle, toc. cit., vulgairement nommée Oreille de Souris. Sa lige est herbacée, droite, rameuse, hérissée de poils nombreux; ses feuilles radicales sont spalulées, el les caulinaires sont sessiles el ohlongues. Les Heurs sont ordinaiiement petites, d'un bleu céleste, quelquefois jaunes ou très-pàles. Le tube de la corolle est plus court que les divisions calicinales, et le limbe est presque droit el peu évasé. Celle plante, commune dans les champs de l'Europe, offre aussi plusieurs variétés de couleurs et de grandeurs, qui dépendent, de même que dans l'espèce précédente, de l'inHuence du sol dans lequel elles croissent. Rotli. dans sa Flore d'Allemagne, lui a donné le nom de Myosotis arcensis qui semble plus convenable que celui de Myosotis annua, puisqu'elle est vivace par sa racine.

Parmi les Myosotides qui ne se rencontrent que dans certaines localités déterminées, on distingue comme une des plus jolies plantes, le Myosotis nutia qui croit dans les hautes Alpes. Celte pelile espèce est presque sans tige. Du milieu de ses feuilles radicales, rassemblées en rosette sur une racine vivace, s'élèvent des fleurs d'un bleu vif el très grandes compaialivement à la plante. Les Myosotides étrangères, el particulièrement celles de l'Amérique méridionale décrites pai' Ruiz et Pavon,el par Kuntli, i)araissent se rapprocher beaucoup des Anchusa.

Les anciens employaient le mol de Myosotis pour désigner des plantes fort différentes. Daléchamp l'appliquait à celle dont Linné a fait son Duiba verna, type du genre Eroi-hila de De Candolle. Le Myosotis de Tournefoit est devenu le Ceiastium de Linné; mais plus anciennement, Lobel avait nommé Myosotis la plante sur laquelle le genre de Borraginées dont il a été question danscel article, a été conslitué par Linné.

MYOSOTOiN. BOT. Ce genre, proposé par Mœnch qui avait pris pour type le Ceiastium pentandrum de Sprengel. n'a pas été adopté.

MYOSURE. Myosuius. bot. Ce genre de la famille des Renonculacées et de la Polyandrie Polygynie, L., est ainsi caractérisé : calice à cinq sépales dont la base de chacun offre un long prolongement applic|uésurle pédoncule au-dessous de son insertion; corolle à cinq pélales munis d'onglets filiformes el lubuleiix; étamines en nombre variable de cinq à vingt; ovaires ter-

minés en pointe par un slyle droil; carpelles noml)rcux, triangulaires, ramassés en épis sur un réceptacle trèsallongé. Ray el Tournefort confontlaienl ce genre avec le Banunculus dont il est en effet très rapproché.

Myosbre minime. Mfosunis minimus, L., vulgairement Queue de Souris. C'est une petite plante annuelle, glabre, munie de feuilles radicales linéaires et très-entières. Les hampes, à peu près de la longueur des feuilles, sont dressées et uniHores. Le fruit est trèslong et simule la queue d'une Souris; d'où les noms générique et vulgaire. Cette plante croît dans les champs cultivés el qui ont été inondés pendant l'hiver, dans pres(|ue toute l'Europe, depuis les contrées méridionales jusque dans le JNord, aux environs de Pélersbourg.

MYOTHERA. OIS. V. Fourmilier.

MYOTILITÉ. ïOOL. Nom désignant la propriété qu'ont les muscles, et qu'ils ont seuls, de se raccourcir, de se contracter, sOiis l'influence de la volonté ou de différents excitants. C'est surtout par celle propriété vitale que l'animal se dislingue de la plante, qui n'a que des mouvements purement articulaires et jamais itératifs.

Haller nommait irritabilité celte propriété évidente, mais inexpliquée, de la fibre musculaire. Bichal lui donnait , sinon plusieurs noms, du moins différentes épithètes, selon les causes el les agents qui la mettent enjeu. Le besoin de créer de nouvelles opinions, afin de se singulariser, l'a fait confondre avec la sensibilité, comme si la sensibilité et la contraclililé étaient toujours inséparables et résidaient toujours dans les mêmes organes.

On a dit que la Myotililé résidait uniquement et résidait toujours dans les vaisseaux. On a dit que les nerfs seuls en étaient le siège ou les agents. On a dit que la libre musculeuse, en tant que fibre, et indépendamment des autres tissus qui s'y joignent, avait seule celle propriété étonnante. D'autres ont fait jouer au sang artériel, soit comme agent chimique imprégné de gaz divers empressés de s'unir, soit comme espèce de ctiair coulante prompte à se condenser, le plus grand rôle dans ce phénomène. D'autres, plus nombreux, et leur opinion est encore aujourd'hui dans toute sa vigueur, mais déjà de vingt manières modifiée, attribuent au fluide nerveux, que personne n'a vu, qu'aucune expérience ne démonire, qu'aucun sens ne peut apprécier, que l'imagination seule conçoit, de l'exislence duquel les physiologistes rigoureux ne peuvent convenir, ce même phénomène de la Myotililé qu'on devrait bien plutôt se borner à étudier dans ses circonstances, ses variétés, ses différences, ses résultais, et sa durée, sans prétendre établir à priori sa nature ou ses causes. f^. McscLES et Nekfs.

MYOXANTHE. Myoxanthus. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., établi par Poppig et Endiicher, avec les caractères suivants ; folioles extérieures du périgone, ou sépales, soudées à leur base en une sorte de coupe, égales et allongées; les intérieures, ou pétales, également soudées à leur base, mais réunies à un point plus élevé que les sépales et figurant plutôt une sorte de sac; labelle petit, articulé

avec le pied du gynoslème; celui-ci court, formant une continuation de l'ovaire, prolongé à sa base, aptère, échancré au sommet; anthère à une seule loge et operculaire; deux masses polliniques; point de caudicule visible. Les Myoxanihes sont des plantes herbacées, parasites sur les plus hauts arbres des forêts du Pérou; leurs rhizomes fibreux s'insinuent entre les pores corticaux et croissent ainsi aux dépens de sucs étrangers; les liges sont cylindriques, vaginales et scirpoïdées; les fleurs sont latérales, fasciculées, avec des bractées paléacées.

MYOXOCEPH.\Ll'S. POIS. (Sleller.) Synonyme de Colle. F. ce mot.

MYOXUS. MAM. y. ÉCI'REI'II GuERLIKOrET.

MYRACANTHOS. bot. (.Mentzel.) Synonyme de Chardon ^oUnA, Eryngium campestre, L. A'. Panicaut. INIYRCIE. Myrcia. bot. Genre de la famille des Myrlacées, établi par le professeur De CandoUe, aux dépens du genre yI//î<MS, et avec les caractères suivants: tube du calice subglobuleux, rarement ovale: son limbe à cinq divisions; pétales au nombre de cinq; étamines libres; ovaire à deux ou trois loges pluriovulées. Le fruit est une baie à une ou deux loges renfermant chacune deux ou trois graines subglobuleuses, recouvertes d'un lest lisse; cotylédons foliacés et un peu contournés. Les Myrcies sont des arbrisseaux ou des sous-arbrisseaux originaires de l'Amérique du sud et des Antilles ; tous ont les feuilles opposées, 1res entières, parsemées d'une miiltilude de petits points opaques ou pellucides et nervurées; leurs fleurs sont nomhieuses, blanches, réunies en panicules sur des pédoncules axillaires ou terminaux. Le professeur De Candolle, dans son Prodromus, vol. 3, p. 242 et suiv., en décrit cent huit qu'il divise en deux sections et cinq subdivisions. Myrcie PONCTUÉE. iV/rrci'a pnnctata, De Cind.^Afyi-ttts pnnctata, Spr.; Euyenia punctnta, Valh. Pédoncules axillaires presque égaux en longueur à celle des feuilles, opposés, à trois Heurs, dont la médiane sessile et les latérales pédicellées; bractéoles sétacées; feuilles oblongues, obtusiuscules. parsemées des deux côtés de points soyeux; elles deviennent glabres en vieillissant. Cette plante croît à S'-Cruz.

MYRE. Myrus. pois. Espèce du genre Murène. F. ce mot.

MYRE. BOT. Pour Myrrhe. F. ce mot.

MYRE. Myra. crdst. Genre de Décapodes brachyures, de la famille des Leucosidées. institué par Leach qui lui assigne pour caractères : lige externe des piedsmâchoires extérieurs avancée en arc, en dehors; serres très-longues et grêles dans les deux sexes, avec le doigt interne garni de petites épines; carapace ovale; abdomen du mâle ayant son grand article formé par la réunion de quatre autres, et le dernier pourvu d'une dent à son extrémité; grand article de celui de la femelle composé de trois pièces réunies.

Myre fugace. Myra f'vgax, Leach; Leticosia fiigax, Fab. Carapace un peu granuleuse, munie postérieurement de trois épines, dont l'intermédiaire esl la plus longue et la plus élevée. De la mer des Indes.

MYRIACTIDE. Myriactis. bot. Genre de la famille des Synanihérées, tribu des Asiéroïdées, établi par Les-

sing [Liiineu, 1831, p. 127) qui lui donne pour caractères : capitule muUIBore, liétérogame; fleurs du rayon femelles, étroitement ligulées, très-entières, disposées sur deux rangs ou plus : celles du disque liermaplirodiles, tubuleuses, à cln(| lobes; réceptacle nu; involucre formé d'écaillés linéaires, aiguës, disposées sur un ou deux rangs; akènes plans et comprimés, cliauves, glabres, sans liée, avec le sommet ordinairement glandulifère. Les Myrir.ctides sont des plantes herbacées, dressées, sulidicliotomo-rameuses, à feuilles alternes, ovales ou lancéolées, dentées en scie, avec leur surface supérieure couverte d'une très-courte pubesceiicc scabre; leurs pédoncules sont allongés, raonocéphales, réunis en une sorte de paiiicule formée de capitules globuleux. Toutes ces plantes appartiennent à l'Inde et à la Perse.

JMyriactide du Népacl. Myriactis Nepateusis, Less.; Lacenia sphœianlha, Wallich. Sa tige est glabre; son involucre, formé d'un seul rang de squammes, est beaucoup plus court (pie le capitule; son réceptacle est convexe au centre et subconique; les Heurs du rayon sont blanches et celles du dis(|ue jaunes.

MYRIADÈIN'E. Myriadenus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Desvaux (Journal de Botanique, 3, p. 121, t. 4, f. 11), et offrant pour caractères essentiels ; un calice lubuleux à cinq dents, pres- <iue entièrement caché entre deux bractéoles foliacées; corolle et étamines inconnues; légume composé d'articles cylindracés presque conoïdes, nombreux, monospermes et indéhiscents. Ce genre quoique très-peu connu paraît voisin du Poiielia de Ventenat; néanmoins il a été adopté par De Candolle ( Piodr. Syst. Fegel., 2, p. 316) qui l'a placé dans la tribu des Hédysarées. Le Myriadenus telraphyllus, Desv. et De Candolle, placé par Linné parmi les Oinillwpiis , est l'unique espèce de ce genre. C'est une plante herbacée, droite, glabre, à feuilles ailées dont les folioles sont ponctuées, oblongues, échancrées, au nombre de quatre, placées au sommet des pétioles. Les fleurs sont jaunes, solitaires sur des pédicelles axillaires et très-courts. Celte plante croit dans la Jamaïque.

Cassini ayant donné ultérieurement le même nom de Myriadenus à un genre de Synanthérées, s'est vu forcé de lui substituer celui de Cliiliadenus. y. ce mot.

MYRIANDRE. MyrianUra. bot. Genre de la famille des Hypéricinées, établi par E. Spach, dans son ouvrage pour faire suite aux Œuvres de Buffon, avec les caractères suivants : calice composé de cinq sépales inégaux et foliacés ; un même nombre de jiétales décidiis, dolabriformes et acuminés constitue la corolle; étamines en très -grand nombre et décidues; ovaire uni ou triloculaire; trois styles dressés et connivents; stigmates tronqués; capsule à trois valves; trois placentaires suturaux ou centraux, foliformes ou linéaireslancéolés. Spach décrit neuf espèces de Myriandres, parmi lesquelles sont les Uypericuin (jlaucum, fasciculatum et nudi/loruiii, de Michaux; les Uypericuin aspalaloides, temtifulium et rosmarinifoliuia d'EIliot; V Uypericuin prolificum de Linné, etc. Tous de l'Amérique septentrionale.

MYRIAKE. Myriana. anivél. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Néréides, section des Néréides

glycériennes, fondé par Savigny (Syst. des Annélides. p. 12 et 40) qui lui assigne pour caractères distinctifs : trompe hérissée de courts tentacules; antennes égales; première, deuxième, troisième et quatrième paires de pieds, converties en huit cirres tenlaculaires; cirres supérieurs et inférieurs des autres pieds, longs et rétractiles; point de branchies distinctes. Les Myrianes diffèrent des Lycoris et des Nephlhys par l'absence de mâchoires; elles partagent ce caractère avec les genres Aricie, Glycère, Ophélie, Ilésione et Phyllodoce; mais elles s'en distinguent par la trompe pourvue de tentacules, par la présence de huit cirres tenlaculaires, jiar les cirres des pieds longs et rétractiles ; enfin par l'absence ou du moins la non apparence de branchies.

Ce petit genre, qu'on rencontre sur les côtes de l'Océan, se trouve assez bien caractérisé. Le corps est linéaire, très étroit, formé de segments très nombreux; le premier n'est pas plus grand que celui qui suit; la tête, rétrécie en arrière, est élevée sur le front en un cône court, qui porte quatre antennes; sa bouche, dépourvue de mâchoires, se compose d'une trompe grosse, longue, formée de deux anneaux, dont le premier très-long, claviforme, hérissé de courts et fins tentacules, le second plissé. On compte quatre yeux bien distincts ; deux antérieurs et deux postérieurs. Les antennes sont incomplètes, on n'en voit pas d'impaire; les mitoyennes sont écartées, petites , coniciues, de deux articles distincts; le second est subulé; les extérieures ont une forme et une grandeur semblables aux mitoyennes, mais elles sont insérées un peu plus en avant et divergent en croix avec elles. Quant aux pieds, ils sont très-dissemblables; les premier, deuxième, troisième et quatrième ne sont pas ambulatoires; ils n'ont pas de soies et se trouvent convertis en huit cirres tentaculaires : deux supérieurs et six inférieurs disposés sui' les côtés de trois segments bien distincts, formés par la réunion des quatre premiers segments du corps. Ces cirres lentaculaires sont filiformes et inégaux ; le supérieur de chaque côté a plus de longueur que les trois inférieurs ; l'antérieur de ceux-ci est le plus court. Les autres pieds, excepté peut être la dernière paire que Savigny n'a point connue, sont simplement ambulatoires; ils ont une seule rame pourvue de deux faisceaux de soies fines et simples, ou plutôt d'un seul divisé en deux par un acicule; de plus, ils ont des cirres allongés et rétractiles; les supérieurs sont dilatés près du sommet et plus grands que les inférieurs qui sont filiformes ; les branchies paraissent avoir été suppléées par les cirres.

On ne connaît encore qu'une espèce découverte par D'Orbigny sur les côtes du golfe de Gascogne. C'est la Myrune très-longue, Myriana toiigissima, Savig. Sa couleur générale est d'un blanc bleuâtre, avec de légers reflets; les cirres sont d'une couleur pourpre foncée; son corps a plus de vingt-sei)t pouces de longueur sur une ligne et demie de largeur. 11 est presque cylindrique. Savigny a compté, sur un individu incomplet, trois cent trente-deux anneaux peu marqués, striés circulairement; les cirres sont plus longs que les rames; celles-ci sont ciliées par deux légers faisceaux rapprochés du sommet, l'inférieur étant le plus touffu et

ÎJSO

le mieux épanoui. Les soies sont jaiinàties el les aciciiles d'un jaune «le succin.

MYRIANGIS. BOT. Nom donné par Du Petit-Thouars (Hisloite des Oiclildées des îles d'Afrique) à une des espèces de son genre ^iigorchis. Celle planle, indigène de l'île de Mascareigne, doit porter, dans la nomenclature liniiéenne, le nom A'Jngrœcummultifloriiin. Elle est figurée loc. cit., t. "ô.

MYRIANTIIE. Myiianthiis. dot. Palisot- Beauvois (Flore d'Oware et de Bénin, 1, p. 6. t. Il el 12) a constitué sous ce nom un genre de la famille des Cucurhilacées et de la Moiiœcie Monadelpliie, L. Voici les caractères qu'il lui a imposés ■ fleurs monoïciues; périantlie des Heurs mâles à quatre divisions concaves, ovales, obtuses, ciliées à leurs bords; trois élamines formant par leur réunion un axe pyramidal, divisé à son sommet en trois portions dont chacune porte une antbère; fruit inférieur, en forme de baie ovale, arrondie, très- grosse, rélrécie el comme élianglée près de son sommet, divisée en douze ou qiialoize loges, renfermant un grand nombre de graines ovales, aplaties, semblables à celles d'une Courge, environnées d'une aile membraneuse.

MïRiAMiiE En ARDRE. M/iianthus arborea, Palis. - Beanv., loc. cil. 11 est de la hauteur d'un Pommier ordinaire; ses branches sont élalées, garnies de feuilles alternes, pétiolées, digilées, à cinq ou six folioles inégales, lancéolées, déniées sur les bords, d'un vert pâle en dessus et blanchâtres en dessous. Les fleurs sont excessivement petites et nombreuses, disposées en panicules. Cette planle croît aux environs d'Agathon, dans le royaume de Bénin en Africjue.

MYHlANTHEIA. BOT. Genre établi par Du Petit- Thouars (Gênera nor. Mailag., p. 21, n» 71) et placé par De Candolle dans la famille des llomalinées de R. Brown.U est ainsi caractérisé: calice campanule, à dix lobes courts: les extérieurs oblongs, connivents et caliciformes. les intérieurs onguiculés, plus courts el pétaliformes; élamines insérées sur le calice, formant cinq faisceaux composés chacun de quatre ou cinq filets grêles; cinq écailles alternes avec les faisceaux d'élamines; ovaire semi adhérent, conique au sommet, contenant quatre ovules; quatre styles; fruit monosperme par avorlement. Ce genre est, de l'aveu de son auteur lui-même, extrêmement voisin de YHomalium. .Ses espèces qui ne sont pas encore publiées, croissent à Madagascar. Ce sont des arbiisseaux ou arl)usles élégants, ù feuilles alternes, épaisses, portées sur de courts pétioles, et à fleurs nombreuses, disposées en gra|)pes axillaires.

MYRIAPODES. Myriapoda. zooL. Troisième classe des animaux invertébrés (Condylopes. Latr., Fam. nat. du Règne Animal), établie par l.alreille et ayant pour caractères, suivant lui: point d'ailes; un très-grand nombre de pieds situés dans presque toute la longueur du corps ; une paire à chaque anneau ; mâchoires et les deux ou quatre pieds antérieurs réunis à leur base, audessous des mandibules. Les Myriapodes qui tiennent, par leur organisation, le milieu entre les Arachnides et les insecles, avaient élé réunis à celle dernière classe par Latreillc (pii leur adjoignait le genre Onis-

cun de Linné. Lamarck en avait fait des Arachnides; mais comme ils troublent l'Iiaimonie de ces classes, il était convenable de les en détacher : c'est ce que Latreille a exéculé dans son dernier ouvrage cité plus haut. Au premier aspect, les Myriapodes ont de la ressemblance avec certaines Annélides (Néréides) ou avec de pclits Serpents; leur corps est dépourvu d'ailes el composé d'une série, ordinairement considérable, d'anneaux le plus souvent égaux, el portant chacun une ou deux paires de pieds terminés par un seul onglet : le grand nombre de pieds de ces animaux leur a valu le nom de Mille- Pieds, sous lequel ils sont connus partout. Ces animaux semblent n'être formés que d'une tête el d'un tronc continu sans distinction d'abdomen; mais les premiers anneaux représentent le lioric et le corselel proprement dit des insectes. La bouche des Myriapodes est composée de deux mandibules dentées, propres à broyer ou à inciser les matières alimenlaires, divisée transversalement par une suture ou comme enmanehée à une sorte de lèvre sans palpes, divisée et formée de pièces soudées que Savigny considère comme les analogues des quatre mâchoires supérieures des Crustacés, mais réunies. Les deux ou (|uatre pieds antérieurs se joignent à leur base, s'appliquent ou se couchent sur la lèvre, et concourent, pres(|ue exclusivement, à la manducation, tantôt sans changer de forme, lanlôt converlis les uns en palpes, les autres en une lèvre avec deux crochets articulés et mobiles. Ces parties semblent répondre aux pieds mâchoires des Crusiacés. Outre la bouche, la tête des Myriapodes présente d'abord deux antennes courtes, soit filiformes, ou un peu plus grosses au bout, soit sétacées et composées d'un grand nombre d'arliculalions; les yeux sont composés d'une réunion d'yeux lisses, quelquefois très nombreux (séligères) et pres(|ue à facettes, mais dont les lentilles sont néanmoins proportionnellement plus grandes, plus distinctes el plus rondes que celles des insecles. Les stigmates des Myriapodes sont en plus grand nombre que dans les insectes qui en ont le plus, c'est-à-dire dix-huit; ils sont souvent très-petils el imperceptibles même dans quelques uns.

Les organes de la respiration des Myriapodes consistent en deux trachées principales, s'élendant parallèlement dans toule la longueur du corps, et recevant l'air pardesspiracules nombreux, disposés aussi sérialement dans toute cette longueur; leurs organes sexuels sont uniques comme dans les insecles, ils sont le plus souvent antérieurs. Ces animaux naissent avec six pieds, et Latreille présume qu'ils donnent plusieurs générations; ils croissent et vivent plus longtemps que les Arachnides el (|ue les insectes des premiers ordres ; les autres pieds et les anneaux qui les portent, dont la quantité varie selon l'espèce, se développent avec l'âge; c'est une sorte de métamorphose que Latieille a nommée é6a«t7ife, et qui leur est propre. Beaucoup de Myriapodes aiment l'obscurité; ils habitent oïdinairement dans la terre ou sous différents corps placés à sa surface, sous la mousse, les écorces des arbres, ou entre les feuilles des végétaux. Quelques-uns sont venimeux. Lalreille divise cette classe en deux ordres. /''.

CUILOGNATHES et C1III.OPOBES.

MYRIASPOIiE. Alyria.ymrn. bot. Genre de la famille (les Mélasloniacées, ùlabli par le professeur De Canilolie i|iil lui assigne pour earaclères : calice liispide: son luhe est ovalD-glnhnleux; son limbe, d'aboiil fermé et préseiilanl en ([nebiue sorte un fuseau, s'épanouit Insensiblement en cinq lobes larges et pres(|ue irréguliers; dix élaniines A filaments courts, à aniliêres épaisses, presque obtuses et un peu renllées ou bossues à leur base; slyle tiliforme; ovaire soyeux dans sa partie libre. Le fruit est une capsule ou baie ovalo globuleuse, à cinq loges renfermant de nombreuses semences ovales, presque enliéremeiit plongées dans une pulpe.

Myriaspored'Éga. Myiiasitora Etjensis, DeCand.; Melastoma Egense. Mart.; Blackia Egensis, Schrank. C'est un arbrisseau à rameaux eylindri(|ues, bispides. à feuilles oblongues. péliolées, presque inégales à leur base, à cinq nervures acuminées, dentelées en scie sur leurs bords. Iiispides sur les nervures et offrant quelques poils épars dans les autics parties; pédoncule axillaire; calice à lobes bispides intérieurement. Du

Myriaspore de S'-Paui. M/n'aspora Paulensis, De Cand.; Melastoma Paulense, Schrank. Celte espèce ne diffère de la précédente qu'en ce (|ue les lobes de son calice sont glabres à l'inlérieui'. On la trouve dans les mêmes lieux.

WYRICAIRE. M/iicaiia bot. Genre établi par Desvaux (Ann. des Se. nat., 1825, p. ô49) qui l'a séparé du genre Tainan'x, de Linné, et i|ui l'a placé dans sa nouvelle famille des Tamaricinées. Voici ses caractères essentiels : calice quin(|uéparlile ou quinquélidc; cinq pétales; dix élaniines dont les filets sont léunisà leur base, cinq d'entre eux sonl plus grands que les autres; style sessile, surmonté de Irois stigmates capilés ; graines aigreltées, attachées aux valves; Heurs disposées en épis terminaux. Ce genre a pour lype le Taman'x Geniianica, L.. que Camerarius nommait autrefois Myiicaria. Cette plante est excessivement commune le long des rivières qui descendent des Alpes. Elle se trouve également en plusieurs autres lieux de l'Allemagne et de la France, et surtout de l'Espagne. Desvaux (loc. cit. ) a donné la description de quatre nouvelles espèces originaires de la Sibérie et de l'Orient.

MYRICE. M/n'ca. bot. Ce genre, lype de la famille desMyricées,de Richard père, a été placé dans la Diœcie Pentandrie, L., par les auteurs systématiques, quoiqu'il fût polygame, et que le nombre de ses étamines variât de quatre à six. Voici ses caractères essentiels: Heurs disposées en chatons, mâles et femelles sur le même individu ou sur des individus distincls. quelipiefois hermaphrodites ; écailles ovales, concaves, un peu pointues, uniflores. Les fleurs mâles ont ([ualre à six étamines. Les fleurs femelles offrent un ovaire supérieur, entouré de quelques folioles à la base, et surmonté d'un slyle bipartite et plus long (|ue l'écaillé du chaton. Le fruit est un drupe sec, monosperme, granuleux extérieurement. Gœrlner fils a retiré de ce genre les Myrica arabica, Vahl, et Myrica Nagi de Thunberg. pour en former son genre Nageia. y. ce mot. Les véritables espèces de Myrica sont au nombre de vingt environ, pour la plupart indigènes du cap de

7 IMCT. I)LS SCIEXCE.S \AT.

lîonne-Espérance, ainsi que de l'Aiiiéi'iqiie. et surtout du nord de ce continent. Le Myrica Gale, L., est la seule espèce ([ui soit le représentant européen de ce genre remarquable. En voici une courte description, ainsi que de l'espèce exotique qui semble la plus digne d'altenlion.

Myrice Gale. Myrica Gale, L., vulgairement Gale odorant ou Piment aquatique. C'est \\n arbrisseau fameux, qui forme des buissons d'environ un mètre de haut. Ses branches nombreuses, grêles, éparses et cylindriques, portent des feuilles allernes, oblongues, ayant la forme à peu près de celles du Saule blanc, mais un peu élargies vers leur sommet où elles sont légèrement dentelées. Ces feuilles sont couvertes d'un faible duvet dans leur jeunesse; plus lard, elles deviennent fermes et coriaces, d'un verl foncé ou brunâtre eu dessus, et d'une couleur plus pâle en dessous, à cause des points résineux jaunâtres et brillants dont elles sont parsemées. Les fleurs se composent de petits chatons sessiles et ovales; les mâles ont leurs écailles lisses, un peu luisantes, d'un rouge brun, scarieuses et blanchàties sur les bords. Toutes les parties du Gale odorant, et surtout ses fruits, exhalent une odeur aromatique capable d'éloigner les insectes; aussi les emploie-ton à cet usage en cei lains pays, où l'on en met dans les armoires et les appartements. Les feuilles ont servi autrefois en infusion théiforme; mais l'usage en a été abandonné, aussitôt que le Ihé de la Chine a été introduit en Europe. Le Myrica Gale croit dans les localités marécageuses de l'Europe.

Myrice Cirier. Myrica cerifera, L., vulgairement Arbre à Cire de la Louisiane, Cirier nain de la Caroline, de la Pensylvanie, etc. C'est un petit arbre qui ne s'élève qu'à la hauteur de deux à trois mètres. Sa tige est rameuse, couverte d'une écorce grisâtic. Ses rameaux sont cylindriqires, d'un gris roussàlre, un peu velus dans la partie supérieure, garnis de feuilles allernes, lancéolées, pointues, dentées en scie à leur sommet, entières et fort rétrécies à la base, presque entièrement glabres, et ponctuéessur leur face inférieure. Leschalons sonl axillaires, sessiles, et n'ont point leurs écailles lisses et luisantes, comme dans \eMyricaGale. Les fruits sont des drupes globuleux, de la grosseur des grains de Poivre noir, couverts d'un enduit onctueux, blanc de neige, et qui leur donne absolument l'aspect de certaines dragées sphériques et granuleuses que fabriquent les confiserrrs. Le Myrica cerifera est a.ssez abondant dans les Étals-Unis de rAméri(|ue septentrionale et dans le Canada. Pour recueillir la cire dont les fruits de cet arbrisseau sorrt enduits, les habilanls de l'Amérique font bouillir cerrx-ci dans de l'eau; ils les séparent avec des écumoirs. a|)rès que la cire a été complètement fondue. Par le repos, cette substance vient surnager le liquide el elle se fige. Sa couleur est verte, sa consistance assez molle; on l'emploie à la fabrication de bougies qui répandent une odeur assez agréable pendanl leur combustion. Cette espèce est cultrvée en Europe, dans les jardins de botani<|ue. Il n'est pas douteux qu'elle ne réussi.sse trèsbien dans la culture en grand, en ayant soin de lui donner une localité et un terrain analogues à ceux

qu'elle occii|U' dans snn lien nalal. ÎNon-soulemenlceKc planle se recoDiinande à cause de son ulililé, mais elle pourrait devenir un Irfis-joli arhusle d'ornemenl , en raison de l'aspecl charmant qn'offrenl ses fruits excessivement nombreux et d'une éclatante blancheur.

Il faut encore mentionner ici les Myn'ca scrrata . Lamk., Myrica conlifolia, Myrica gueicifolia, et Myrica tiifoliata, L. Ce sont des aihres ou arbustes qui croissent au cap de lionne-Espérance et qui s'écartent des Myrica de l'Amérique du nord pai' ([uelques légers caractères. Le Myricn senala est surtout remarquable i)ar ses feuilles alternes, grandes, étroites, lancéolées, fortement dentées en scie dans les deux tiers de leur longueur. Cette forme des feuilles lui a valu de la part de certains auteurs les noms spécifiques de bunksiœfolia et (.Vaspleiiifolia. Kunth et Jacquin ont fait connaître plusieurs espèces nouvelles qui habitent les Antilles, ainsi que les côtes du Mexique et de Caraccas.

MYlilCÉES. Myriceœ. bot. Le professeur Richard a désigné sous ce nom, dans son Analyse du fruit, une famille de plantes, qui a pour type les genres Myrica et Casuarina, et à laquelle le professeur Mirbel a donné, plus tard, le Udui de Casuarinées; mais le premier de ces noms, ayant l'antériorité, doit être conservé. La famille di's Myricées est un démembrement de ce vaste groupe lie végélaux ligneux, que les botanistes anciens avaient réunis sous la dénomination commune d'Amentacées,et (lue le professeur Ilichard a divisés en cinq ou six familles qui ont été adoptées par tous les botanistes modernes. Les caractères de la famille des Myricées sont les suivants : lleiirs constamment unisexuées et le plus souvent dioï(|ues ; les mâles sont disposées en chatons : chaque Heur se compose d'une ou de plusieurs étamines souvent réunies ensemble sur un andropborc rameux, et placées à l'aisselle d'une bractée. Les fleurs femelles constituent également des chatons ovoïdes ou cylindriques; ces fleurs sont sohlaires et sessiles à l'aisselle d'une bractée plus longue <iu'elles; elles se composent essentiellement d'un ovaire lenticulaire, à une seule loge contenant un ovaire unique et dressé; le style est très-court, à peine distinct du sommet de l'ovaire et terminé par deux stigmates subulés, très-longs et aigus ; en dehors de l'ovaire on trouve deux, trois, ou un plus grand nombre d'écaillés bypogynes de forme variée et qu'on peut considérer comme le périanthe. Ces écailles sont en général persistantes et se retrouvent en dehors du fruit, avec lequel elles se soudent quelquefois en tout ou en partie (Myn'ca Gale, L.). Le fruit est généralement une sorte de petite noix monosperme et indéhiscente, ([uelquefois il est membraneux et ailé sur ses bords. Ce fruit renferme une seule graine dressée, dont le tégument recouvre immédiatement un gros embryon ayant une direction entièrement opposée à celle de la graine, c'est-à-dire sa radicule (jui est trèscourte correspondante à la partie supérieure de celleci, et ses deux cotylédons qui sont très-épais et obtus, tournés vers le bile ou point d'attache delà graine.

Les IMyricécs se composent de végétaux ligneux, ayant des feuilles alternes ou éparses, avec ou sans sti-

pules, et des fleurs dioï(|ues disposées en chatons. Le genre Casuarina, par son port qui le rapproche si bien des Equisetum, n'a sous ce rapport aucune analogie avec les autres végélaux qui composent la famille des Myricées.

Les genres qui entrent dans la famille des Myricées sont : 1» Myrica, qui, lors(|ue ses espèces auront été mieux étudiées, devra probablement èlre divisé en plusieurs genres distincts; 2" Nageia de Gaertner lîls. formé aux dépens du précédent; 3" Complonia; A» Casuarina; S» et probablement le (;enre Liquida mbar.

Cette famille est très-voisine des Hlmacées ou Celtidées et des Bétulinées, mais elle en diffère par des caractères assez tranchés. D'abord dans les Llmacées les fleurs sont généralement hermaphrodites ou incomplètement unisexuées, et l'ovule est pendant et non dressé. Dans les Bétulinées , on Irouve généralement plusieurs fleurs à l'aisselle des écailles dans les chatons femelles. Ces Heurs ont un ovaire ù deux loges monospermes, et l'embryon est placé au centre d'un endosperme charnu, extrêmement mince et dont l'existence a même échappé à la plupart des observateurs.

MYRICINE. BOT. Nom donné par John à une substance particulière, obtenue de la Cire où elle existe dans les proportions d'environ un dixième. La Myricine est insoluble dans l'éther et dans l'alcoo), soit à froid, soit à chaud; elle se dissout dans les huiles fixes et volatiles; elle n'est pas précipitée des huiles de la première espèce; elle est fusible à une chaleur de 40 à 60» centigrades; elle est un peu glulineuse, mais avec la consistance de la cire; sa pesanteur spécifique est 0,900. On l'obtient en faisant bouillir la cire dans l'alcool qui dissout une autre matière que .lohn a désignée sous le nom de Cérine . et la Myricine reste seule.

MYRICITE. MIN. Synonyme de Trilobitc. y. ce mol.

MYRINE. Myrina. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, tribu des Papillionides, division des Argus (Latr., Fam. Nat.), établi par Fabricius et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : palpes très-longues, leur second article dépassant notablement le chaperon ; antennes terminées insensiblement par une massue allongée; pattes toutes ambulatoires et de forme semblable. Ces insectes ressemblent beaucoup aux Ërycines, mais ils en diffèrent par les palpes qui, dans ces derniers, sont beaucoup plus courtes, et parce qu'ils ont les deux pattes antérieures très-courtes et point propres au mouvemenl, au moins dans un des sexes. Les Polyommates ont les palpes très-courtes. Les Myrines sont des Papillons d'assez petite taille et ornés de couleurs quelquefois très-brillantes. Ils sont propres aux Indes orientales, surtout aux Moluques, à la Nouvelle-Hollande : une seule espèce vient d'Afrique, suivant Fabricius. Les mœurs et les métamorphoses de ces Papillons sont inconnues.

Myrine Ev\goras. Myrina Eoagoras, Donovan, Godard ( Encycl. Méthod., art. Papillon, p. 393. n" 5). Ailes supérieures entières; ailes inférieures dentées, ayant une queue assez longue, placée entre deux dents plus grandes que les autres. Le dessus des ailes est d'une couleur argentée, verdâtre , avec le pourtour

cxléiieiii- noir. Le dessous est d'un ccndie launalie. avec des Irails et une raie ondulée Iransverses, d'nii noir brun. L'angle anal des ailes inférieures offre de part et d'autre deux taches rouges. La femelle est dun bleu plus pâle. Cetle espèce habite la Nouvelle-Hollande.

MYRIOCÉPHALE. Myiiocephalus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, iustilué parBeiilham qui lui assigne pour caractères : capitules paucitlores, très-nombreux, aggrégés en glomérule très-dense, entourés d'un involucre général et polypbylle, formé ainsi que les involucies partiels, de squamuies membraneuses, scarieuses et appendiculées; toutes les Heurs hermaphrodites et pres(|ue semblables; réceptacle nu; ovaire linéaire et glabre; aigrette nulle.

Myriocéphaieappendiculé. Myr-iocephalus appen- (tictilalus, Benth. C'est un siius-arbrisseau dressé, à feuilles linéaires, entières, amplexicaules et presque glabres à leur base; les supérieures accompagnées d'un appendicule scarieux ; les écailles de l'irivolucre général sont laineuses en dehors. De la Nouvelle-Uollande.

MYRIOCOCCUM. bot. {Lxcopenlacées.) Genre établi par Pries, et qui appartient à la tribu des Angiogastres, section des Nidulacées, où il se place aujtrès du genre Polyangium de Link. 11 est caractérisé ainsi : péridium iirégulier, filamenteux et pulvérulent, se détruisant promplement , renfermant des péridioles nombreux, mêlés aux filaments, globuleux, remplis de spornles agglomérées. La seule espèce connue de ce genre, Myiiococcum prœcox, Pries, a été observée [lar cet auteur, en Suède, où elle croit sur les l)ois IHiurris. Elle naît par groupes arrondis; les péridiums sont blancs, de trois à quatre lignes de diamètre, placés sur des filaments radicaux, byssoïdes , également blancs ; les périilioles intérieurs sont d'un brun rouge, charnus et solides. Elle se développe au printemps, dans les bois.

MYRIODACTYLON. eot. (Chaodinées.) Le genre formé sous ce nom par Desvaux, doit rentrer dans le genre Chœlophora. y. ce mot.

MYRIOGYKE. Myriogyna. bot. On doit à Lcssing l'établissement de ce genre de la famille des Synanlhérées ; il appartient à la tribu des Sénécionides et se distingue par les caractères suivants ; capitule multiflore, hélérogame ; Heurs marginales mullisériées. femelles, tubuleuses, avec leur sommet à peine denté; les centrales sont en petit nombre, hermaphrodites, à tube très-court, campanule et (luadridenté ; akène anguleux, privé d'ailes et d'aigrettes; réceptacle nu, convexe; involucie étalé, subcampanulé , presque à double rang de squammes égales, ovalesetplus courtes que les fleurs. Les Myriogynes sont des plantes herbacées et très -rameuses, à feuilles alternes, serrées, oblonguesovales. dentées au sommet, à capitules petits, globuleux, d'abord terminaux, ensuite latéraux et opposés aux feuilles. Les Heurs sont jaunes. Les espèces sont disséminées sur toute la surface du globe.

Mtriogyhe ÊLATiNoïDE. Myiiocjyna elatinoides , Less. Elle est glabre, couchée; ses feuilles sont oblon-

gues, atténuées aux deux extrémités et déniées depuis le milieu jus(|u'au sommet. De la iNouvelle-Hollande.

iVlYRlONÈME. Myrionema. bot. Genre de la famille des Algues, tribu des Nostochinées, établi par Greville qui lui a reconnu pour caractères : une fronde gélatineuse, étendue, garnie de filaments simples, subarliculés, parallèles, grossissant insensiblement depuis le noyau central d'où ils s'échappent jusqu'à leur extrémilé. Ces plantes cryptogames se trouvent en Europe sur le vieux bois.

MYRIOPHYLLE. Myriophylliim. bot. Genre d'abord placé dans les Onagraires, mais ap|)artenant à la nouvelle famille des Hygrobiées du professeur Uieliard et à la Monœcie Octandrie, L. Les Jlyriopbylles, qu'on désigne aussi sous le nom vulgaire de Volants d'eau, sont des plantes aquatiques, nageantes, ayant leur tige cylindrique, garnie de feuilles verticillées, découpées en lobes linéaires; les Heurs petites, axillaires, solitaires, sessiles et réunies vers la partie supérieure des tiges; l'ovaire est adhérent, à quatre lobes; dans les fleurs mâles, on trouve une corolle formée de quatre pétales allongés; huit étamines dressées, insérées, ainsi que la corolle, à la partie supérieure du calice; les filets soni grêles et les anthères sont allongées, télragones, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal. Le centre de la fleur est occupé par un mamelon charnu, (|ui est un ovaire avorté et terminé supérieurement par quatre lobes. Dans les fleurs femelles l'ovaire est entièrement adhérent, son limbe esta quatre dénis ; il n'y a pas de corolle. L'ovaire est à quatre, rarement à deux loges, contenant chacune un ovule pendant. Cet ovaire est surmonté de quatre, raiement de deux stigmates sessiles, allongés et très-velus. Le fruit est foinié de deux à quatre coques monospermes, indéhiscentes, surmontées par lesstigmales persistants. Chaque graine qui est pendante du sommet de la loge, se compose d'un tégument simple et très mince, d'un endosperme charnu, contenant un embryon axile et cylindrique. Plusieurs espèces de ce genre croissent en Prance ; telles sont les suivantes : Myriophyllum spicalum, L., Spec; Flor. Dan., tab. 681, remarquable par ses fleurs formant une sorte d'épi terminal; Myriophyllum veiiicillattim, L., Spec; Flor. Dan., t. 1046; Myriophyllum pectinatiim, De Cand., FI. Pr.; et Myriophyllum allernitlorum, De Cand.

MYRIOSTOMA. bot. (Lycoperdavées.) Desvaux a établi, sous ce nom, un genre voisin duGeastruiu. qui a pour type le Lycoperdon collifonne de Dickson. Son péridium est double comme celui du Geastrum, et l'extérieurse rompt également en plusieurs lanières inégales, étoilées, mais l'intérieur est porté sur plusieurs pédicules distincts, courts, rapprochés; ses parois sont minces, membraneuses; il s'ouvre au sommet pai' plusieurs Irons arrondis. Le péridium intérieur paraîtrait ainsi formé par la réunion et la soudure interne de plusieurs péridiums distincts, dont les pédicules seraient encore libres et qui conserveraient également chacun leur orifice. La plante singulière, qui seule compose ce genre, est rare et peu connue. Elle croit en Angleterre. Bory de Saint-Vincent l'a trouvée à Bordeaux. MYRIOTHECA. bot. {Fougères.) Nom donné par

Commcrson à mi f;ei"'« f'e Fougères iiliseivé d'abord par lui dans les îles ausirales d'Afrique. Ce nom a élé conservé par Jussicu el Bory de Saint-Vincent, mais malgré sa priorité, celui de Maraltia, donné au même ijenre par Swariz, semble être plus généralement adopté. /'. Marattia.

MYKIOTHliCIUM. bot. Le genre de Champignons (|ue Tode a proiiosé sous ce nom, a jiour type le Peziza rosœ de Persoon. K. Peziïe.

MYKIOTtîÈJlE. A/r/70//e»«a. bot. Dans son ouvrage sur les Cryptogames des écorces officinales. Fée a publié, sous ce nom, un nouveau genre au<|nel il a assigné les caractères suivants : llialle crustacé, plan, épanché, adiié, uniforme, percé d'une mulliludc de trous; apolhécion (patellule) épais, sessile, marginé, adhérent au thalle dans sa jeunesse, finissant par devenir libre, occupant la partie inférieure du thalle. L'auteinde ce genre le place parmi les Lécanoréesdont il diffère cependant beaucoup, puisque ses apolhécions ne sont point visibles; il semble appartenir aux Lichens Cœnothalames d'Acharius. On y voit mieux que dans tous les autres genres de Lichens, les deux parties du thalle, nommées corticale et médullaire. L'explication du mode d'accroissement des Myriotrema n'est pas facile. Selon Fée, les apolhécions sculelloïdes se développent dans la substance même et à la partie inférieuie du thalle; tandis que la lame prollgère se forme aux dépens de la partie corticale qui s'amincit, se confond avec la scutelle et se sépare du thalle, lequel se perfore par suite de cette perte de substance. Deux espèces de Myriotrema ont été décrites et figurées par Fée (liw. cit., p. 103, tab. 2i5) sous les noms de Myriotremu oliiaceiim elMfrioliema album. Ellesenvahissent l'écorce del'Angusture \raie {BunplaitUia lii/'olicila, Willd.). Une troisième espèce, inédile, se trouve sur une écorce inconnue de Saint-Domingue.

IMYRIOZOUM. POLYP. (Donali.) Synonyme de Millépore tron(|ué.

MYRll'NOlDE. Myripiiois. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Mulisiacées, institué par Bunge (Knum. pi. Cliin. Bor., p. 38, n° 213) qui lui assigne pour caractères : capitules dioïques, de cinq à neuf fleurs ; involucre unisérial, pentaphylle, à squammes oblongues, planes, obtuses, égales; réceptacle étroit et nu ; la corolle des fleurs mâles est tubuleuse à sa base, puis bilabiée : la lèvre extérieure est trilobée et l'inférieure à deux lobes; filaments des étamines glabres; anthères à queue à leur base, style cyllndracé, un peu épais au sommet, à peine subbiflde, pubérule extérieurement; akène susceptible d'avortement et dépourvu d'aigrette. Les fleurs femelles ont la corolle llgulée, allongée, bi ou trilobée à l'extrémité; les étamines ont leurs filaments filiformes et libres; le style est filiforme et glabre, divisé au sommet en deux lobes aigus; l'akène est cylindriuscule, velu, allongé et sans bec; l'aigrette est pUirisériale, poilue, scabre, aussi longue que la corolle.

Myripnoïueuioïque. .M/ /i/urtoi's ilioica, Bunge. C'est un sous-arbrisseau à rameaux dressés, à feuilles oblongues, très-entières, aiguës, visqueuses, odorantes ; les capitules naissent solitaires, de bourgeons écailleu\ ;

les fleurs mâles sont blanches et les femelles pourprées. De la parlie septentrionale delà Chine.

MYRIPRISTIS. POIS. On ne connaît le genre de la famille des Percègues, auquel Cuvier imposa ce nom, que par ce qu'en dit ce savant, dans son analyse des travaux de l'Académie des Sciences pour Tannée 1825. On y voit que les sous-orbitaires, les maxillaires, toutes les pièces operculaires et toutes les écailles sont dentées en scie, et que la vessie natatoire, bifurquée en avant, adhère par ses deux lobes à chacun des côtés de la base du crâne, de manière qu'elle n'est séparée de la cavité qui contient le sac el les pierres de l'oreille que par une membrane élastique, soutenue par quelques filets osseux. C'est un fait à ajouter â ceux que Weber a reconnus dans les Carpes, touchant les rapports de la vessie nalaloire avec l'oreille.

MYUISTICA. BOT. y. MCSCADIER.

MYRISTICÉES. Myiisliceœ. bot. Le genre Muscadier, d'abord placé dans la famille des Laurinées, en a été retiré par R. Brown , qui en a formé le type d'un nouvel ordre naturel, sous le nom de Myristicées. Les caractères qui distinguent ce groupe. sont les suivants : fleurs complètement unisexuées et dioïques, sans aucun indice d'un autre sexe. Le calice ou périanthe simple est monosépale, tridenté à son sommet, dont l'eslivation est valvaire. Dans les Heurs mâles, on trouve de trois ù douze étamines, toujours en nombre fixe et déterminé, réunies, et par les filels, et par les anthères, en une sorte de colonne centrale. Ces anthères sont allongées , exlrorses. à deux loges s'nuvranl par un sillon longitudinal; quelquefois les anthères sont distinctes les unes des aulres. Dans les fleurs femelles le calice est caduc; l'ovaire est libre, sessile, à une seule loge contenant un seul ovule dressé ; le slyle est très -court, surmonté d'un stigmate à deux lobes peu marqués. Le fruit est une sorte de drupe sec et capsiilaire, s'ouvraiit en deux valves. La graine est dressée, enveloppée d'un arille charnu, découpé en lanières profondes et irrégulières; son tégument propre est épais et crustacé; l'amande se compose d'un endosperme très-gros, lobé et comme cérébriforme intérieurement, contenant vers sa base un embryon trèspetit, dressé, ayant la radicule courte, obtuse, et qui, dans le Mfiistica subifeni, offre les deux cotylédons écartés l'un de l'autre. Les Myristicées sont des arbres croissant tous entre les tropiques, et généralement remplis d'un suc propre, rougeâtre. Leurs feuilles sont alternes, sans stipules ni points transparents, très-entières, coriaces, pétiolées. Leurs fleurs sont axillaires ou terminales, disposées en grappes ou en faisceaux.

Celte petite famille, qui se compose seulement des ^envas Myristica , L.. el Knema de Loureiro, n'est véritablement bien rapprochée d'aucune autre. Elle se distingue surtout des Laurinées par ses fleurs complètement unisexuées et dioïques, par son périanthe trilobé, par ses étamines soudées, par son ovaire à une seule loge contenant un seul ovule dressé; enfin, par son embryon renfermé dans un endosperme rimiiné.

MYRMACICÈLE. MyrmaciceUts. irts. Coléoptères té- Iramères; genre de l'ordre des Rhynchophores, famille des Apionides, établi par Chevrotai pour un insecte de

la Nouvelle -Hollande doiil Guéiin el Diirville ont fait successivement un lîhinolacrus et un Cylas. Sclioonherr a adopté la dénomination de Clievrolat. Caractères : premier et deuxième articles des antennes égaux, les huit suivants glohuleux, grossissant à l'extrémité, les derniers formant une massue cylindriqueet soyeuse; rostre presi|ue droit et cylindrique; tète arrondie, atténuée antérieurement et de même dimension <(ue le corselet ; yeux presque ronds et lapprocliés en dessus; corselet sul)cylindri(|ue, convexe au milieu, très-étranglé à la base et arqué, tronqué circnlairement à l'extrémité; élytres courtes, ovales et un peu comprimées; pieds assez forts, bréviuscules; cuisses fortement renflées; jambes droites, un peu tronquées à l'extrémité; tarses larges.

Mtrmacicèie forhic\ire. Mynnacicelus formicaliiis, Chev. ; Myrmaeicelus bistiiatus, Boisduval, \oy. de l'Astrolabe; Rhinolacrus formicarius, Guérrn, Voy. de la Coi|uille. Il est d'un noir brillant, glabre, avec le corselet un peu allongé, convexe au milieu; les élytres sont pyriformes, marquées de deux stries sur leur bord. Taille, trois lignes.

MYRMÉCIIIXÈNE. Myimeihixeniis. iNS. Coléoptères télramères; genre de la famille des Xylopliages? institué par Clievrolat qui lui assigne pour caractères : antennes insérées en avant des yeux dans lesquels elles sont implantées, ù peine plus longues que le corselet, composées de onze articles presque monoliformes, à l'exception des cinq derniers qui vont en grossissant; yeux latéraux, rapprochés du bord du corselet, plus élargis en dessous qu'en dessus; mandibules (letiles, courbées et appuyées au-devant de la tête; dernier article des palpes renflé au milieu, pointu à l'extrémité ; corselet rétréci vers la base, et tronqué aux deux extrémités; élytres deux fois aussi longues que la tête et le corselet réunis, ovales, allongées; pattes rapprochées à leur insertion, les postérieures un peu plus éloignées; cuisses mutiques, droites, un peu renflées vers le sommet; jambes droites, arrondies et égales, munies de deux petites épines près des tarses, dont les trois premiers articles sont petits et vont constamment en diminuant. Clievrolat décrit comme type de son genre nouveau xxn insecte qu'il a trouvé dans une fourmilière des environs de Paris et qu'il a nommé Myh- HÉCHixÈNE soDTERR\m, MynnechixBnus subterraneus. Il est d'un brun noirâtre, avec les élytres d'un brun obscur, sur lesquelles apparaît une grande tache apicale d'un jaune fauve; quelquefois les élytres sont de cette dernière couleur, avec le milieu de la base plus sombre. Taille, un peu moins d'une ligne.

MYRMECIA. BOT. Le genre que Schreber a ainsi nommé est le même (|ue le genre Tachia d'Aublet. t'. ce mot.

MYRMÉCIE. Myrtiiecium. aracbn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, section des Dipneumones, tribu des Citigrades, établi par Latreille (Annales des Sciences natur., t. m, p. 27), et ayant pour caractères : groupe oculaire formant un trapèze court et large, composé de huit yeux petits; six rapprochés au milieu du front, quatre au milieu formant un carré ; les deux latéraux antérieurs un peu jilus pe-

tits et disposes, avec les deux antérieurs des précédents, sur une ligue transverse; les deux derniers placés sur les cotés supérieurs du céphalothorax, très écartés l'un de l'autre en arrière des précédents, un peu plus gros, insérés à l'exlrémité d'une petite élévation oblique, et formant avec les deux intermédiaires et postérieurs des précédents une ligne transverse, arquée en devant; chélieères (mandibules) fortes; leur premier arlicle épais, convexe en dessus, dentelé en dessous; mâchoires droites, un peu élargies, arrondies et très-velues à leur extrémité supérieure; palpes du mâle terminées par un arlicle renflé à sa base, allant ensuite en pointe ou presque pyriforme; le dernier de celles de la femelle cylindrique et long; lèvre (langue) presque carrée, un peu plus longue que large, arrondie latéralement au bord supérieur, avec une ligne imprimée et transverse près de sa base; pieds longs, presque filiformes, ceux de la quatrième paire et de la première les plus longs, ceux de la deuxième ensuite.

Les Oxyopes, les Ctènes, les Lycoses et les Dolomè- (les, genres de la tribu des Citigrades, se distinguent du genre .Myrmécie parce que, dans les deux premiers, les yeux forment un triangle curviligne, et que dans les seconds ils sont disposés en quadrilatères presque aussi longs que larges. Les JMyrinécies en diffèrent encore par la forme de leur corps qui est bien différente, et tout à fait remarquable; il est étroit, allongé; le thorax est comme articulé en apparence et n'otîre d'ailleurs aucune incision transverse; plusieurs étranglements le partagent en trois. La division antérieure, beaucoup plus grande en tout sens, est carrée, porte les organes de la manducation, les quatre pieds antérieurs et les yeux; les deux autres divisions superficielles du thorax ont la forme de nœuds ou de bosses, et servent chacune d'attache à une paire de pattes, ou aux quatre postérieures. Le thorax est resserré entre ces deux nœuds, et, à la suite du second, il se rétrécit brusquement d'une manière cylindrique. La division antérieure représente la léte des insectes hexapodes, réunie au prothorax, la deuxième leniésothorax, et la troisième le mélathorax; à celle-ci est suspendu, au moyen d'un pédicule court et cylindrique, l'abdomen qui est beaucoup plus court que le thorax, recouvert depuis sa naissance jusqu'auprès du milieu d'un épiderme solide ou coriace, divisé en deux plaques ou lames : l'une supérieure et l'autre inférieure; il est mou et presque membraneux ensuite.

MïRMÉciE FAUVE. Myiineciiuit riifiim, Latr., toc. cit., pi. 2. Long d'environ six lignes, fauve, luisant, presque glabre, avec l'extrémité des palpes, des cuisses, du premier arlicle des pieds postérieurs et le bout de l'abdomen noirâtres. Il se trouve aux environs de Rio- Janeiro.

Le nom de Myrmécie, Myrmecia, avait été donné par Fabricius à un genre d'Hyménoptères de la tribu desFormicaires, qui n'a pas été adopté par Latreille et dont les espèces rentrent dans divers genres de ce savant. /'. FORJIICAIRES et MVRMICE.

MYRMECIL'JI. POLYP. Ce genre établi par Goldfuss, dans la famille des Spongiaires, ne paraît différer que fort peu du genre 6'î/}/.o«('a, du même naturaliste. Ses

caraclèros sont : polypier sessile, s[ibglol)uleux, composé de filnes serrées, et traversé par des canaux rameux, irradiés de la hase à la circonférence, et pourvu d'un grand trou central à son sommet; on n'en a décrit qu'une espèce : Myrmeciuni hœmis/ihœricum, Gold. Il est presque globuleux, sessile, marginé. poreux en dessus, lisse en dessous. On le trouve dans le Calcaire jurassique des montagnes de Bayreutli.

MYRMÉCOBIE. Mfrmecobius. mam. Genre de la famille des Marsupiaux, institué par Walerliouse qui lui assigne pour caractères : huit dents incisives à la mâchoire supérieure et six à l'inférieure; point de canines en haut, et une seule en has, de chaque côté; cinq pseudo- molaires et trois molaires en haut; quatre pseudo-molaires et autant de molaires en bas, en toui quarante-huit dents ; pieds antérieurs pourvus de cin( doigts dont les deux intermédiaires surpassent en Ion gueur l'interne; l'externe est très-court: ongles longs aigus, un peu courbés en faux; scelides plus longs que les avant-pieds; tète allongée; rhinarion avancé; orcil les médiocres, aigués; corps grêle; queue médiocre Une seule espèce constitue jusqu'ici ce genre; elle a été trouvée sur les bords de la rivière des Cygnes, à la Nouvelle-Hollande.

Myrmécobie a bandes. Mynuecobius fascialus, Wal. La couleur de son pelage est en dessus d'un jaune fauve ou rougeâlre, entremêlé de blanc; les parties inférieures sont d'une teinte plus claire, qui passe au blanc-jaunâtre à la face interne des cuisses, aux flancs; les reins sont ornés de baniles alternativement plus claires et plus obscures; les poils de la (pieue sont annelés de noir, de blanc, de jaune obscur et de rougeàtre, et chacune de ces nuances prédomine selon que les anneaux de ces couleurs se trouvent en masses plus compactes; tout le dessus du corps laisse aussi prédominer des bandes de nuances différentes de blanchâtre, de brunâtre et de noirâtre, selon que les anneaux des poils jouissant de ces nuances se trouvent plus rapprochés à la surface du pelage. Les poils du sommet delà lète sont fort courts et bruns; ceux des côtés du front et des joues sont brunâtres, et ceux du menton et de la gorge blanchâtres. La longueur lolalede l'animal, depuis l'extrémité du museau jusqu'à celle de la queue, est de seize pouces.

WYRMÉCODIÎ. Myrmecodes. iivs. Genre de l'onlre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Hélérogynes, tribu des Mulillaires, établi par La- Ireille, et ayant pour caractères : palpes maxillaires beaucoup plus courtes que les mâchoires; antennes guère plus longues que la tète et dont le second article est reçu dans le premier; corselet des femelles égal en dessus, mais divisé en trois segments par des sutures. Les Myrmecodes diffèrent des Myrmoses par le corselet qui n'a que deux segments distincts. Les Mutilles en sontséi)arées, ainsi que les Aptérogynes, par leur corselet qui n'offre aucune apparence de segments. Olivier (Encycl. Méthod.) réunit les espèces de ce genre à ses Myziues, mais quoiiju'elles s'en rapprochent par la conformation des antennes, elles en sont bien éloignées (juand on considèie que les Myzines sont ailées dans les deux sexes, tandis que les Myrmecodes n'ont que

les mâles dans ce cas; les mandibules des Myrmecodes sont avancées, arquées, étroites et sans dents; le tronc a la forme d'un cube allongé, un peu rétréci en avant; il est divisé en trois segments dont l'antérieur un peu pins gland.

Wyrmécode a taches jadnes. Myrinecoda flavogiitlata, Lat. Elle est grande, d'un fauve marron, avec des taches jaunes et rondes sur l'abdomen. Kouvelle- Hollande.

MYRMÉCODIE. MyriHecodia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Jack (Trans. of the Linti. Soc, vol. xiv, p. 122) qui lui a donné pour caractères essentiels : un calice pres(|ue entier; une corolle quadrifide dont le tube est velu intérieurement près de l'insertion des étamines; quatre étamines plus courtes que la corolle; style plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple; baie ovée, quadriloculaire et tétraspeime. Ce genre est fondé sur une plante décrite cl figurée par Rumph (Heib. Amh., vi, p. 110, t. 55, f. 2), et à laquelle l'auteur donne le nom de Myrmecoilia tiiherosa.Cesl une plante parasite sur les Ironcs des vieux arbres, qui se présente sous la forme d'un tubercule grand et irrégulier, duquel s'élèvent quelques branches courtes, et à leur extrémité sont situées les feuilles; celles-ci sont opposées, pétiolées, obovalesohlongues, avec une courte pointe, atténuées sur le pétiole, entières et très-lisses. Les Heurs sont sessiles, presque couvertes par les bases des pétioles. Cette singulière plante croit à Pulo-Nias, dans les Indes orientales.

MYRMÉCOMORPHE. Myrinecomorphus. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Cynipides, institué par Westwood qui lui assigne pour caractères : télé oblongue, arrondie, déprimée, tuherculée antérieurement; point d'ocelles; antennes de la longueur du corps, articulées, cylindriques : premier article aussi long que la tête, et de moitié de la longueur du corselet; cou presque carré; ailes rudimentaircs, ù |)eii)e visibles; abdomen grand, ovale; pieds épais; tarses antérieurs propres à saisir, les postérieurs très-longs; palpes maxillaires au nombre de trois, les labiales composées de deux articles.

MYRMÉCOMORPHE RoussATRE. Myrtiiecomorphus ru~ fescens, Westw. Il est d'un roux ferrugineux, obscur, un peu pubescent, avec les antennes et les pieds un peu plus pâles. Taille, environ une ligne. Europe.

MYRMECOPHAGA et MYRMÉCOPHAGES. mam. y.

ÉDENTÉs. Fourmilier et Pangolipi.

MYRMÉCOPIIILE. Myiniecoplulus. iivs. Genre de l'ordre des Ortho|)tères, famille des Grillones, établi par Latreille (Fam. natur. du Règne Anim.), qui cite comme type du genre le Blatla acervorum de Panzer. ^. Si'HÊRiE.

MYRMÉDONIE. Myrmedonia. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélytres, institué par le docteur Erickson qui lui assigne pour caractères : antennes insérées entre les yeux, composées de onze articles dont les trois premiers plus longs que les suivants qui sont perfoliés; mandibules muti(|ues à l'intérieur et faiblement pubescentes extérieurement; trois

articles aux palpes l.il)iales; languette couile etbihdej paraglosse presque semblable, avec l'extrémité arrondie; corselet ovalaire; corps allongé; premier article des tarses postérieurs allongé. Le type de ce genre est le M/rmetloiiia humeralis; Aleochara humeralis, Gravenhorst ; Boutochara humeralis, Boisduval. C'est la plus grande espèce du genre; elle a environ deux lignes et demie; sa tète est beaucoup plus étroite que le corselet, arrondie, d'un noir brillant et finement ponctuée; les parties de la bouche sont d'un brun foncé, à l'exception des palpes dont la nuance est plus claire; les antennes sont d'un brun ferrugineux; le corselet est élargi antérieurement, tronqué, dilaté vers le milieu et arrondi à la base ; sa couleur est le brun noirâtre, et il est parsemé d'une multitude de points enfoncés; l'écusson est triangulaire, d'un roux brunâtre et ponctué; les élytres sont courtes, transverses, beaucoup plus larges à leur base que le corselet, et un peu plus longues, avec la surface d'un brun noirâtre, finement pubescentes, avec une grande tache bumérale et transverse testacée; le dessus de l'abdomen est d'un noir brillant, à l'exception des trois segments antérieurs qui sont d'un roux brunâtre; le dessous est ferrugineux; les pieds sont allongés et menus, d'un roux leslacé. A celte espèce on doit ajouter l'^^/eoc/ia/ a /■«iicxta, Gravenh.; le Stai'h. liinbatus, Payk. ; V Aleochara liigens, Grav., et une espèce nouvelle, Myriiieiloni'a plicata, observée par le docteur Erickson, aux environs de Berlin. Toutes ces espèces se trouvent en tîurope, sous les pierres et dans les bois ombragés.

MYUMÈGES 00 FORMICAIRES. iNS. Duméril désigne ainsi une famille d'insectes byméiioptères, qui correspond parfaitement à la famille des Hétérogynes de Laireille. F. ce mot.

MYliMÉLÉON. Myrmeleon. ins. Genre de l'ordre des Névroplères, section des Filicornes, famille des l'Ianipennes, tribu des Fourmilions, établi par Linné qui l'avait confondu avec le genre Hémérobe, restreint par Fabricius et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères: des mandibules; six palpes; tarses composés de cinq articles; antennes courtes, grossissant et courbées en crocbel vers le bout. Les Myrméléons ont assez de ressemblance avec les Libellules tant par la forme du corps que par la grandeur des ailes, mais ils en diffèrent par un grand nombre de caractères, et ils n'en ont pas la légèreté et la grâce en volant. Les Hémérobes en sont bien plus voisines, mais on les distinguera toujours facilement aux antennes qui dans ces dernières sont sétacées, et par les palpes (|ui sont au nombre de quatre; enfin le genre Ascalaphe, qui appartient seul à la même tribu, en diffère par ses formes générales et principalement par ses antennes longues et terminées par un petit bouton, comme cela a lieu dans la plupart des Papillons diurnes. La tète des Rlyrméléons est plus large que longue et inclinée, les yeux sont fort grands, tout à fait sphéri(iues et trèssaillants. Les antennes sont à peu près trois fois plus longues que la tète; les palpes sont filiformes, d'inégale longueur: les maxillaires antérieures à peine plus longues que les mâchoires, composées de trois articles; les intermédiaires un peu plus longues, composées de cinq

articles; enfin les palpes labiales sont très-longues, composées de quatre articles, dont les deux premiers tièscourts, les derniers très-longs; la lèvre supérieure est membraneuse, longue, arrondie et cillée antérieurement; les mandibules sont cornées, grosses, un peu arquées et armées de deux dents; les mâchoires sont courtes, presque cornées, comprimées et très-ciliées à leur partie interne. Enfin la lèvre inférieure est membraneuse, large, avancée et écbancrée à son bord antérieur. Le corselet, qui est assez grand, un peu relevé, est séparé de la tète par un col aussi long et presque aussi large qu'elle; ce corselet donne attache aux quatre ailes qui sont très-grandes, transparentes et ordinairement tachées de noir ou de brun ; les pattes sont courtes, terminées par deux fortes pointes et ayant des tarses filiformes de cinq articles dont le dernier est armé de deux crochets. L'abdomen est long, cylindrique, mince, et terminé, dans les mâles, par deux crochets filiformes, destinés sans doute ù préparer et à faciliter l'accouplement. Les Myrméléons ne sont pas agiles et ils prennent leur vol très-lentement; dans le repos leurs ailes sont disposées en toit; en général ils se déplacent peu et terminent leur vie dans le voisinage du champ où a vécu leur larve. Leur accouplement a lieu dans le courant de l'été et la ponte aussitôt après; leurs œufs sont peu nombreux, gros et oblongs; la femelle les dépose sur le sable ou sur la terre, dans les lieux secs.

La larve a été le sujet des observations de plusieurs naturalistes, tels ([ue Poupart, Vallisnéri, Rœsel, et surtout de l'immortel Réaumur; c'est d'après leurs observations (|ue va être tracé le tableau de la vie de celle du Myrméléon lormicaire, la seule qui ait été étudiée avec détail. Cette larve, généralement connue sous le nom de Fourmi-Lion (Formica-Leo), a été ainsi nounnée parce qu'elle se nourrit principalement de Fourmis et qu'elle en fait une grande destruction. Elle est longue d'à peu près six lignes; son corps est ovale, un peu déprimé et grisâtre; sa tète est très-petite, armée de deux fortes et longues mandibules dentelées au côté intérieur et pointues au bout; ces mandibules ont plutôt l'air de deux cornes, que d'organes de la manducation; elles servent à la larve à saisir sa proie, et comme elles sont creusées intérieurement et percées au bout, elles font aussi l'office de suçoir. L'abdomen est très-volumineux proportionnellemejit au reste du corps; enfin elle est pourvue de six pattes, et marche lentement et presque toujours à reculons. Comme cette allure n'est pas très propre à lui faciliter la poursuite des Fourmis et autres insectes très-agiles dont elle doit vivre, la nature a donné à cette larve une industrie singulière et admirable, au moyen de laquelle elle parvient à se rendre maîtresse de sa proie sans se déplacer : c'est par le moyen d'un piège qu'elle en vient à bout; elle choisit ordinairement le pied d'un vieux mur ou d'un arbre, le bas d'un terrain coupé et exposé au midi; c'est là qu'elle construit dans le sable ou dans la terre trèssèche et pulvérulente, une fosse en entonnoir dont les bords sont très-mouvants et au fond de laquelle elle se tient cachée; pour construire cette fosse, elle pratique un fossé qui trace l'enceinte de l'entonnoir dont la

iîranileur esl l'elalivc à sa croissaiioi'; puis, allanl loujoiirs à reculons, déciivant par sa marclie des tours de spire, donl le diamètre diminue progressivement, chargeant sa lèle de sahie avec une de ses pattes antérieures, et le jetant ensuite au loin, elle vient à bout, quelquefois dans l'espace d'une demi -heure, d'enlever un cône de sahIe, dont la base a un diamètre éf;al à celui de l'enceinte, et dont la hauteur est à peu près des trois quai Is de ce diamètre. C'est au fond de ce précipice qu'elle attend patiemment que quelque Fourmi préoccupée des besoins de sa postérité, et marchant sans défiance, vienne poser ses pattes sur le terrain mobile qui forme les bords de l'entonnoir; aussitôt le sable s'éboule, roule au fond et entraîne avec lui la victime qui est aussitôt saisie par les longues mandibules du Fourmilion. Vainement elle se débat, il n'est plus temps, et les pinces de son ennemi l'atteignent, la percent et la sucent. Quand l'insecte esl mort et que le M yrméléon ne peut plus rien en tirer, il le jiose sur sa tête et le lance à une grande distance du repaire pour que son cadavre n'épouvante lias les autres Fourmis qu'il attend. 11 arrive quelquefois qu'un insecte ailé ou vigoureux, une Gufpe, un Scarabée par exemple, donne dans le piège. Dès (|u'il a commencé à faire ébouler le sable, il cherche à remonter et y parviendrait peut-être si le Fourmilion, averti par le sable qui tombe sur lui, ne l'en empêchait et ne le précipitait dans le gouffre au moyen d'une quantité de grains de sable qu'il fait pleuvoir sur lui. Pour cela il met du sable sur sa tête, et le lance en l'air en le dirigeant du côté où il sent que l'insecte se trouve; le malheureux, ne pouvant résister à ces moyens, tombe au fond et est bientôt saisi par son ennemi. Alors il s'engage un combat au fond du trou, mais l'avantage reste toujours au Fourmilion (|ui fînil par sucer sa proie et par la jeter au loin après s'en être nourri. Le Fourmilion peut supporter de longs jeûnes sans mourir. Lors(iu'il a pris tout son accroissement, au bout de deux ans à peu près, il se file, au moyen de deux filières situées à l'extrémité postérieure de son corps, une coque soyeuse, parfaitement ronde et d'un blanc satiné, qu'il recouvre exléricuremeiit de grains de sable; l'insecte parfait sort au bout de quinze ou vingt jours. Le genre Myrméléon se compose d'une quarantaine d'espèces; la plus remarquable de la France est:

lUvRBÊLÉon IIBELIDLOÏDE. Myriiteleoii libeUuloides, Fabr., L., I.atr.; Hemeiohius libelluloiiles , L.; Libella turcica, etc., Petiv.; Miisca rarissi/iia, etc.. Rai, Ins., 53. Il a plus de quatre pouces d'envergure; ses ailes sont grises, avec des taches noirâtres; son corps est mélangé de noir et de jaune. Celle grande espèce se trouve dans le midi de la France.

ftiïRUÉLÉON FORuiCAiitE. Mf/iiieleon foitèUcarium, L., Fabr., Latr., etc. 11 a deux pouces et demi d'envergure; tout le corps est gris; les ailes sont transparentes, avec quelques taches obscures et un point blanc marginal. En Europe.

MYHMÉLÉOiNlDiiS. iivs. A'. FouRMiiiONS.

MYRMÉMOUPUE. Mr'"iemoipha. iN.s. Genre de Diptères, de la famille des Athéricères, tribu des Muscides de Lalreillc, institué par Léon Dufour pour un

insecte nouveau, <|u'il a observé en Espagne. Caractères : antennes insérées au-devant de la tête, plus courtes que celle-ci , composées de trois articles donl les deux premiers, enchâssés l'un dans l'aulre, forment une masse commune, ovale, globuleuse, glabre, et dont le dernier, en slyjet sétiforme, simple, nu, deux fois plus long que les précédents, est implanté an centre du bout du deuxième, (pii esl phts court, arrondi et enchâssé dans une échancrure du premier; trompe rétraclile. non apparente dans l'état de repos; tête déprimée; front plan, glabre; pattes simples, ambulatoires; ailes rudimentaires, beaucoup plus courtes que l'abdomen. Léon Dufour n'a remarqué dans la nombreuse série des Miiscides aucun genre qui offrît la singularité des antennes et des ailes que présente l'insecte tiouvé en Espagne, ce qui l'a déterminé à en créer un nouveau, qui lui semble opérer un rapprochement avec celui des Scenopiiuis, primitivement placé dans les Muscides et aujourd'hui reporté à la fin de la famille des Tanyslomi'S.

MvRiiÈMORPiiE BRACUYPTÈRE. Myriiiemorpha brachypleiu, Duf. Son corps est roux et brillant, avec l'écusson et l'extrémité de l'abdomen noirâtres.

MYBMICE. Myiinka. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Poite-Aiguillons, famille des Hétérogyues, tribu des Formicaires, établi par Lalreille et auquel ce savant donne pour caractères : pédicule de l'abdomen formé de deux nœuds; antennes découvertes; palpes maxillaires longues, de six articles distincts; un aiguillon chez les niulels et les femelles. Latreille a établi ce genre aux dépens du grand genre Formica, de Linné; Fabricius avait dispersé ses esj)èces dans son genre Mxniiecia qui n'a pas été conservé, et Jurine en avait formé son genre Manica; les Myrmices, telles qu'elles sont adoptées ici, diffèrent des Ponères parce que ces derniers Formicaires n'ont qu'un seul nœud au pédicule de l'abdomen; les Attes n'en sont séparées que par leurs palpes qui sont très-courtes et donl les maxillaires ont moins de six articles; les Fourmis proprement dites et les Polyergues en sont bien distinguées par l'absence de l'aiguillon; enfin le genre Cryplocère en est bien distinct l)ar l'organisation de la tète qui est grande, aplatie et qui a, de chaque côté, une rainure pour recevoir une partie des antennes. Le port des Myrmices esl le même que celui des Fourmis proprement dites; leur tête esl grande, presque cariée cl armée de deux mandibules plus ou moins longues et en général très dentées intérieurement; leur corselet esl long, étroit, noueux en dessus et armé le jilus souvent de dents ou d'épines; les ailes des deux sexes sonl grandes, el leurs cellules varient pour le nombre et pour la disposition, de lelle sorte qu'on pourrait, si l'on avait égard à ce caractère secondaire, établir plusieurs coupes dans ce genre. Les pattes des Myrmices sont assez longues el grêles; leur abdomen esl globuleux et muni d'un aiguillon donl la piqûre esl vive el un peu venimeuse. Ces insectes ont des mœurs à peu près semblables à celles des Fourmis (A^. ce mot); ils font leur habilalion, soit sous des pierres, soil dans la terre, soil enfin dans les vieux arbres oi"i elles se font des galeries très-étendues el soulcnues, de dis-

ivi Y r.

iSO

(aiice (Ml dislance, par des piliers; ceiix qui nichent dans les vieux arlires se construisenl des galeries à plusieurs élajjes, soulenues par des sortes de colonnes; les liarois de ces cases sont très-minces ; une parlicularilé bien singulière et que ce genre présente seul, c'est que ses larves ne filent point de coques comme celles des Fourmis, pour passer à l'état de nymphes. Leurs dernières métamorphoses n'ont lieu qu'en automne ou au plulôl à la fin de l'été.

a Mandibules très-aiguÊs et très-longues; antennes filiformes.

MïRMicE GOBUIE. Myritiica gulosa, Lalr., loc. cit., Hist. nal. des Fourmis, p. 215, pi. 8, fig. 49; Formica f/iilosa, Fabr.,01iv. Longue de huit lignes; lêle ovale, d'un brun marron foncé; tout son corps de la même couleur, excepté les anicnnes, les pattes et les deux premiers articles de l'abdomen, (|ui sont moins foncés; anleniies longues, filiformes, insérées sur une pelile élévalion en forme de ligne courle et tranchanle ou en carène ; mandibules étroites, plus longues que la tête, et dentelées inégalement au côté intérieur ; yeux assez grands, grisâtres ; trois petits yeux lisses, en triangle sur le front ; corselet élroit, aminci antérieurement, finement ridé, avec un enfoncement au milieu du dos. Les deux premiers anneaux de l'abdomen forment deux sortes de nœuds très-distincts : le premier, ou celui qui remplace l'écaillé plus étroit, un peu plus long et en forme de toupie ou de poire, vu en dessus; le second demi-globuleux. Le reste de l'abdomen noir, très-hiisant et ové. De la Nouvelle-Hollande.

/3 Mandibules triangulaires, peu allongées; antennes non filiformes.

Myrmice rodge. Mxnnica rubra, Latr., loc. cil., pag. 240, pi. 10, fig. C-3; Formica rubra, Fabr., L., Degéer. Ouvrière : noirâtre , finement chagrinée, pubescenle, avec deux épines à l'extrémité postérieure du corselet et une plus petite sous le premier nœud du pédicule de l'abdomen qui est luisant, lisse, avec le premier anneau brun. Femelle ; de la même couleur, avec les ailes d'un jaune brun obscur et les stigmates d'un brun jaunâtre. Mâle : d'un brun noirâtre, avec les pattes et les antennes d'un brun jainiâlre ou roussàtre. Celte espèce est très-commune dans toute la France; les mâles et les femelles ne paraissent qu'en septembre et octobre.

MYKMIDONE. Atyrinidone. bot. Genre de la famille des Mélaslomacées, établi par Martius qui lui assigne pour caractères ; tube du calice campanule, nu, glabre, soudé inférieurement par sa base avec l'ovaire; son limbe est double ; l'intérieur est membraneux, annulaire, avec six sinuosités peu apparentes; l'extérieur est divisé en six dents largement triangulaires, alternant avec les lobes du limbe intérieur; corolle composée de six pélales insérés sur l'orifice du calice, étroitement obovales et opposés aux lobes du limbe intérieur du calice; douze étamines ayant la même insertion que les pélales: leurs filaments sont filiformes; anthères cylindriques, uniporeuses, privées de connectif dislincl; ovaire adné inférieurement, à trois loges renfermant un grand nombre d'ovules; style presque en massue; sligmales airondis. I.e fruit consiste en une baie mem-

braneuse, à Irois loges, couronnée par le double limbe du calice; semences en petit nombre dans chaque loge, pyriformes, planes sur l'une des faces, convexes sur l'aulre.

Myrhidone sucRosPERME. Afyriiiidone macrospermnm. Mari.; 7'ococa macrosperma. C'est un arbrisseau à rameaux irréguliers ou dicliotomes, velus et glandulifères; ses feuilles sont opposées, péliolées, denticulées,les unes plus grandes, obovales-oblongues. acuminées,vésiculifères,lcs autres plus petiles, largement ovales, acuminées, cordées. Les fleurs sont axillaires et solitaires. Du Brésil.

MYRMOSE. Myrmosa. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porle-Aigulllons, famille des llélérogynes, tribu des Mulillaires, élabli par La- Ireille, et ayant pour caractères : abdomen elliptique et déprimé dans les mâles, conique dans les femelles; corselet point noueux, formé dans les deux sexes de deux segments distincts, dont l'antérieur transversal. Les Myrmoses ont beaucoup de ressemblance avec les Mutilles sous le rapport des antennes et des parties de la bouche, mais elles en diffèrent par leur thorax qui est comme articulé et divisé en deux, tandis qu'il est simple dans les Mutilles. Les Sclérodermes ont le corselet divisé en trois parties distinctes ; les Mélhoques en sont séparés par leur corselet qui est noueux et par la forme de leur abdomen ; enfin les Myrmécodes en sont bien distincts par leurs antennes qui ont le second article caché et reçu dans le premier, ce qui n'a pas lieu dans les genres précédents. Les Myrmoses sont des insectes assez petits; leurs ailes supérieures offrent quatre cellules cubitales, dont la quatrième atteint le bout de l'aile; la précédente est carrée et la cellule radicale est plus grande que celle des Mutilles.

Mtrmose isoire. Myrmosa alra, Lalr., Panz., Faun. Germ., fasc. 85, lab. 14 ; Myrmosa nigra, Latreille; Mutilla nigra, Rossi. Longue de près de quatre lignes; corps enlièrement noir et légèrement velu; lêle el corselet pointillés; abdomen ovale, un peu déprimé ; ailes ayant une légère teinte obscure. Premier anneau de l'abdomen ayant une épine courte, un peu crochue. Elle se trouve sur les fleurs, dans les lieux secs, en Europe.

MYRMOTHERA. ois. (Vieillot.) Synonyme de Fourmilier.

MYROBATINDCM. bot. Un genre formé sous ce nom par Sébastien Vaillant, a été réuni par Linné au genre Laiitana. F. Laktamer.

MYROBOLANÉES. Myroholaneœ.WT. Le professeur A.-L. de Jussieu, dans le cinquième volume des Annales du Muséum, avait proposé, d'après les obseivalions de Gaerlner sur l'embryon du genre A/yrobolanus, de séparer de sa famille des Éléagnées plusieurs genres ayant à leur tète le Terminalia on Myrobolanus, et d'en faire une famille nouvelle, sous le nom de Myrobolanées. Les genres qu'il y réunissait étaient les suivants ; Diicida, Myrobolanus de Gserlner, qui comprend le Badamia du même, le Gamea d'Aublel, Fatrœa, Juss.; Terminalia, Chunchoa,Taniboiica. Mais R. Brown a proposé de diviser en trois groupes les genres qui formaient primilivement les Éléagnées

de Jussieu, savoir : les Eléagiiées proprement tliles, les Sanlalacées el les Combrélacées. Celle dernière famille qui renferme la plupart des genres dont Jussieu formait ses Myrobolaiiées, comprend en outre d'autres genres pourvus d'une corolle polypélale, et réunis auparavant à la famille des Onagres. A'. Com-

BRÉTACÉES.

MYROBOLANS ou MYRABALANS. BOT. On donne ce nom à des fruits originaires de l'Inde, et employés dès l'antiquité, dans l'art de guérir où ils jouissaient de la plus grande réputation. On en a distingué cinq espèces ou sortes qui ont reçu les noms de Myrobolans cliébules, citrins, indiques, bellirics et emblics.

Myrobolans cliébiites. Ils sont ovoïdes, allongés, de la grosseur d'une datte, ordinairement pyriformes, quelquefois cependant ayant la forme olivaire; leur longueur est de quinze à dix-huit lignes; leur plus grand diamètre d'environ dix lignes; leur surface extérieure est brunâtre, lisse, luisante, maniuée de cinq côtes longitudinales obtuses, peu saillantes, entre cliacune desquelles on en remarque une autre encore moins élevée; coupés transversalement, on voit qu'ils sont composés d'une partie charnue, de deux lignes environ d'épaisseur, brunâtre et comme marbrée, croquante et acide; d'un noyau allongé, marqué de dix côles longitudinales , dont cinq plus saillantes. Ce noyau dont l'épaisseur est d'environ cinq lignes, renferme dans sa cavité centrale, qui n'a pas plus d'une ligne à une ligne et demie de diamètre, un embryon dont les cotylédons sont minces et roulés plusieurs fois sur eux-mêmes. Ces fruits sont bien certainement ceux du Tenninaiia Chebula de Roxb., ou Myrobolamis Clitbiila, Gœrtner, t. 97, et non ceux du Salaniles /Egyptiaca de Delile. Le caractère de l'embryon, roulé sur lui-même, ne permet pas de confondre le genre Tenninaiia avec le Balanites.

Myrobolans citrins. Ils sont moitié moins gros que les précédents dans toutes leurs parties, rarement pyriformes; leur surface extérieure est également lisse et marquée de cinq côtes peu saillantes; leur couleur varie du jaune au brun ; leur partie charnue est sèche, jaunâtre, astringente, et leur organisation intérieure est absolument la même que dans l'espèce précédente. Ces fruits ne paraissent être qu'une simple variété des Myrobolans chébules; néanmoins on en a fait une espèce distincte sous le nom de Terminalia citrina. Le fruit figuré par Gfertuer (pi. 97) sous le nom de Myrobolanus citrina, n'est pas le véritable Myrobolan citrin du commerce; c'est une variété que l'on trouve souvent mélangée avec les Chébules.

Myrobolans intliques. Ils ont une forme irrégulière, allongée, souvent pyriforme, ou terminée en pointe à ses deux extrémités; Leur longueur est de quatre à huit lignes, leur couleur noirâtre; ils sont généralement ridés longitudinalemenl. Leur cassure est noirâtre, compacte, n'offrant qu'une simple ébauche de noyau, sans amande. La saveur des Myrobolans indiques est encore plus astringente que celle des deux précédents. Us paraissent être les fruits du Terminalia Cliebula, cueiilis longtemps avant leur maturité.

Myrobolans bellirics. Ils sont de la grosseur d'une

petite noix, ovoïdes, arrondis, ou ((uelquefois tout il fait globuleux, rarement offrant cinq côtes à peine marquées; leur surface est brunâtre, terne et comme terreuse; leur chair est moins épaisse, d'une saveur astringente, et un peu aromali(|ue; le noyau est plus gros et son amande plus volumineuse que dans les espèces précédentes. Ils sont produits par le Myrobolamis hellerna de Gartner.

Knfin les Myrobolans emblics sont globuleirx, déprimés au centre, de la grosseur d'une cerise, offrant six côtes très -obtuses, séparées par des sillons profonds; d'une couleur noirâtre ; ils se composent d'une partie extérieure, charnue, épaisse d'au moins deux lignes, se séparant en six valves, et d'un noyau ou coque également à six côles, et s'ouvrant en six parties. La chair de ces Myrobolans est Irès-astringenle, sans aucune âcrelé, circonstance assez rare dans le fruit d'inie Euphorbiacée. En effet ce sont les fruits du Phyllanlhus Emblica, L., ou Emblica offlcinalis de Gœrtner.

Ces cinq sortes de Myrobolans sont toutes originaires de l'Inde. Ces fruits ont tous une saveur astringente plus ou moins marquée, et autrefois on les employait comme un purgatif doux. Mais quelle que soit la réputation dont lisaient joui autrefois, les médecins modernes en ont entièrement abandonné l'usage. Cependant on voitencore leur nom figurerdansle nombre des dro fiues qui composent quebjues anciennes préparations

MYROBOLAINUS. bot. Ce genre, ainsi nommé par Gserlner, est le même que le Tenninaiia de Linné 1^. Termiivalia.

MYROBROMA. bot. Sons le nom de Myrobroma fra (jrans, SdAhhmy (Paradis. Lonilin., U" 83) a décrit et ligure une belle Orchidée que Lamarck avait nommée Epidendrum rtibruin, et que des auteurs plus mo dernes ont rai>portée au genre f'anilla de Svvariz L'existence de ce dernier genre était bien connue de Salisbury, qui, trouvant sa dénomination incorrecte s'était cru autorisé à la changer. Néanmoins le nom de Myrobroma n'a pas été admis.

MYRODENDRUM. BOT. (Schreber). Synonyme d'Houmiri. F. ce mot.

MYRODIE. Myrodiu. bot. Le genre ainsi nommé par Schreber, et qui appartient à la famille des Bomhacées de Kunth, est le même que le Quararibea d'Aublet. /'. ce mot.

MYROSMA. BOT. Genre de la famille des Amomées, et de la Monandrie Monogynie, L., établi par Linné fils (Suppl.,80) pour une plante originaire de Surinam, ayant quelque ressemblance avec le Balisier. Sa racine est charnue, ovoïde, horizontale, comme divisée en anneaux; de cette racine naissent un grand nombre de gaines ou feuilles avortées, emboîtées les unes dans les autres, et formant ainsi une sorte de tige. La hampe est cylindrique, un peu velue, articulée vers sa partie supérieure, où elle se termine par une grappe de fleurs munies chacune d'une large bractée imbriquée. Chaque fleur se compose d'un calioule exlérieur à trois divisions profondes, et d'un calice double : l'externe plus petit, à trois divisions plus courtes, et l'interne à cinq divisions inégales el pétaloïdes. L'étaniine est formée d'un filet pétaloïdeet d'une anthère

bOI

ovoï(le,allongée,à(leux loges. Leslyleesl épais, fendu, el le sligmale trilobé. Le fruit est une capsule trigone, à Irois loges polyspermes, s'ouvrant naturellement en (rois valves.

MYROSPERME./I//ros;)e»>n««i.BOT.Jacquin(^Hie»-. p. 120, t. 174, f. ci) avait élabli un genre Mxrospeiiiium dans la famille des Légumineuses, pour un arbrisseau qu'il avait observé en Amérique. Linné fils publia plus tard (Suppl., 54) un genre MyioxytHin (y. ce mol), élabli par .Mulis pour l'arbre qui produit le Baume du Pérou. Les auteurs qui vinrent postérieurement, entraînés à la fois par la similitude des noms et la ressemblance dans les caractères, crurent que ces deux genres devaient être réunis pour n'en former qu'un seul, que les uns, à l'exemple de Lamarck, nommèrent Mxrospermum, comme étant le nom le plus ancien, et les autres A/yroxy/um , à l'exemiile de Willdenow. Mais Kuntb a le premier fait voir {Nova Gênera et Spec, fi, p. 371) que les deux genres de Jacquin el Linné fils, bien qu'ils aient entre eux beaucoup de ressemblance, devaient néanmoins demeurer séparés. Voici les caraclères qu'il assigne au genre Myrosperme : le calice, turbiné à sa base, a son limbe dilaté, à cinq dents à peine marquées : la corolle est formée de cinq pétales un peu inégaux, et comme papilionacée ; ces pétales sont tous onguiculés : le supérieur est ovale-arrondi, obtus, cordiforme, concave en dessus, et très-ouvert; les qualre'aulres sont un peu plus courts, libres, plus élroits et inéquilaléraux. Les élamines, au nombre de dix, sont libres, déclinées, ayant leurs filets persistants. L'ovaire est slii)ité, renfermant cinq ovules; le style est droit, terminé par un sligmale oblus. Le fruit est une gousse plane, en forme de lame de couteau, rentlée à sa partie supérieure, indébiscenle, et contenant une et rarement deux graines. Celle graine a présenté une particularité bien remarquable, c'est que son embryon est nu et sans tégument propre.

Le Myrospermum frutescens , Jaeq., loc. cit.; Kunlli, loc. cil., p. 372, t. 570 et 571, est un petit arbre qui acquiert parfois jusqu'à vingt-cinq pieds de bauteur. U est dépourvu d'aiguillons. Ses feuilles sont imparipinnées, à folioles aUernes,marquéesd'un grand nombre de poinls el de lignes translucides. Ses fleurs qui se monlrent avant les feuilles, sont pédonculées et disposées en grappes au sommet des rameaux. Celle plante croît dans l'Amérique méridionale.

iMYROTHEClUM. EOT. (Tode.) /'. Dacrvdidji.

WYROXYLE. Myioxylum. eot. Il ne faut pas confondre ce genre, élabli par Alulis el Linné fils, pour des arbres appartenant à la famille des Légumineuses, avec un aulre genre du même nom, élabli par Forsier qui l'a ensuile appelé Xylosiiia, et dont on ignore encore les véritables affinités. Le vrai genre Myroxyle offre les caractères suivants : le calice est court et campanule, a cinq dénis à peine marquées; la corolle est irrégiilière, formée de cinq pélales très longuement onguiculés : le supérieur est arrondi, les quatre aulres sont linéaires-aigus. Les élamines, au nombre de dix, queli|uefoisde buit ou de neuf seulement, sont libres et ascendantes; leurs filets sont caducs. L'ovaire esl longue-

ment slipité, contenant deux ovules. Le style esl court et arqué; le sligmale oblus. La gousse est membraneuse, plane, en forme de lame de couteau, renflée et monosperme à son sommet. La graine offre la même organisalion que dans le genre Myrosperme. {F. ce mot.) Ce genre est 1res -rapproché de ce dernier; mais il en ditîère par ses élamines caduques, ascendantes, et son ovaire conlenanl seulement deux ovules. Le genre Toluifera de Linné esl une espèce de Wyroxyle, conséquemmenl ce genre devient d'un grand intérêt, puisqu'il fournit deux subslances balsamiques Irès-précieuses : le Baume du Pérou et le Baume de Tolu. Voici la description des deux arbres d'où on les recueille.

JlïROXYLE DU Pérou. Myroxylum Peniifenim, L. (Suppl., p. 233). L'élégance el le port gracieux de cet arbre ont été remarqués par lous les voyageurs. Son tronc est recouvert d'une écorce lisse, épaisse, lésineuse ainsi que les aulres parties de l'arbre. Les jeunes rameaux présentent, dans leur partie supérieure, de petits tubercules irréguliers, qui existent aussi sur les pédoncules. Les feuilles sont alternes, imparipinnées, composées de folioles alternes, ovales, entières, obtuses, très-glabres, offrant de petits points translucides comme dans les iNIilleperluis. Les fleurs sonl blanches, disposées en grappes rameuses. Les fruits sont légèrement pédicellés, allongés, fortement comprimés, membraneux, un peu falciformes, renflés à leur sommet qui offre une seule loge contenant une ou deux graines. Cet arbre croît au Pérou ; c'est lui qui fournit le baume de ce nom. Dans le commerce on en distingue deux sortes : l'une est presque sèche, d'une couleur fauve clair, el d'une odeur très-agréable. Elle est généralement renfermée dans de petites callebasses; on l'obtient simplement par incision. L'autre est liquide, d'un brun rougeâlre, et s'extrait en faisant bouillir dans l'eau les écorces cl les jeunes rameaux ; c'est le baume du Pérou noir du commerce. Son odeur est forte, mais agréable, sa saveur acre et anière. Il brûle en répandant une fumée blanche qui esl produite par l'acide benzoïque; il est entièrement soluble dans l'alcool; l'eau bouillante lui enlève son acide benzoïque. ÏMyroxyle de Tolu. Myroxylum Toluifera, Rich.; Toluil'era balsamum , L. Celle espèce est tellement semblable à la précédente, qu'il serait peut-être plus convenable de l'y réunir. Cependant elle en diffère par ses folioles moins nombreuses, lancéolées, aiguës et non obtuses. Elle croît dans la province de Carlhagène, aux environs de Tolu. Le suc résineux qui s'écoule des incisions faites au tronc de cet arbre, est reçu dans des vases où on le laisse se sécher. H forme alors des masses solides plus ou moins volumineuses, d'une couleur fauve, se liquéfiant avec facilité, d'une saveur acre, mais agréable, el d'une odeur très-suave. Il se ramollit facilement sous la dent, se dissout en totalité dans l'alcool, el cède à l'eau bouillante tout son acide benzoïque, Tanlôt le baume de Tolu esl apporté dans de grands vases de terre qu'on nomme postiches, tantôt on le coule dans des calebasses, quand il est encore li<iuide. Il est alors fort difficile de le distinguer du

! baume du Péiou sec.

' Les baumes du Pérou cl de Tolu sont des subslances

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