SILKS
NAUTILOGRAPSE. Nanlilog lapsus. cru.st. Genre de la famille des Ilomobranches brachyures, instilué par Milne Edwards, et 1res voisin des Grapses, dont il ne se dislingue que par la carapace (|ui est plus longue que large et bombée en dessus, par le front (|iii au lieu d'être recourbé en bas, est avancé, lamelleux et simplement incliné, cl par les pattes qui sont courtes. On ne connait qu'une seule espèce de ce genre, qui ^e voit
dans presque tous les parages, et se renconirc en liaul« nier, souvent flollant sur le Fucus tiutans ou attaché sur de grands animaux; c'est le Nautilogiapsus niinnliis: Cancer minuius de Linné et de Fabricius.
NAUTlLOPHOIiES. Naiilitophora. moll. Cette famille, que Gray a proposée dans sa Classification naturelle des Mollus(|ues, représente assez bien l'ancienne famille des Naulilacées de l.amarck avant l'épotiue où le célèbre professeur y apporta des changements utiles et nécessaires. On y trouve en effet les genres Ortliocera, Spirula, Cristellaria, Sphœrula, ftotaclea, Nautilus et /immonita. V. ces mots ainsi que Nab-
TILACÉES.
NAUTILUS. MOLL. Synonyme de iVautilc.
NAVARRETIA. dot. Ruiz et Pavon {Fior. Pernv. et Cliil.,'i, \y.ii) ont décrit, sous ce nom, une plante formant un genre nouveau de la Penlandrie Monogynie, L., et que l'on a rapporléeaux Polémoniacées.Ce genre offre les caractères essentiels suivants : calice à cinq divisions; corolle infundibuliforme ; cinq étamines; ovaire snpère, surmonté d'un style et d'un stigmate bifide ; capsule membraneuse à deux valves et à une loge polysperme. Le A'a!;n//e^'a involuerata, RuizetPav., loc. cil., est une petite plante herbacée, dont la racine est fibreuse et blanchâtre, la tige droite, piibescenle, un peu rameuse, garnie de feuilles alternes, découpées en segments linéaires et subniés. Les Heurs, de couleur purpurine, sont réunies en capitule dans un involucre commun, et accompagnées de bractées très-découpées. Celte planle croît dans les lieux humides et ombragés du Chili.
NAVAU. BOT. Synonyme vulgaire de Navet. F. Chou.
NAVEKBURGIE. Narenburgia. bot. Ce genre de la famille des Synanihérées, et de la Syngénésie séparée, L., fut d'abord établi sous le nom de Broiera par Sprengel. Mais comme ce dernier nom avait été appliqué à un genre formé par Cavanilles (/'. Rrotère), Wilhlenow lui substitua celui de Navenburgia qui doit définitivement rester au genre dont il est ici question. Voici ses caractères : involucre très -variable, formé tantôt d'une seule foliole enveloppante, tantôt de deux opposées, tantôt de trois ou quatre égales en largeur, ovales, oblongues, colorées et arrondies ou tronquées au sommet. Réceptacle nu, très-petit, punctiforme. Calalhide Irès-variable, offrant tantôt deux lleurs, l'une régulière et hermaphrodite, l'autre ligulée et femelle, tantôt deux fleurs hermaphrodites réunies, tanlôldeux Heurs femelles, tanlôt une seule Heur hermaphrodite ou une seule Heur femelle. La fleur hermaphrodite est pourvue d'une corolle tubuleiise, hérissée de poils, et à limbe régulier, divisé en cinq lobes; étamines analogues ù celles des Antbémidées, c'est-ildire surmontées d'appendices ligules et charnus, qui manquent à la base; d'un style également analogue à celui des Anlbémidées, c'cst-ù-dire à deux branches cylindriques, roulées extérieurement en demi-cercle et terminées par des poils collecteurs; l'ovaire est oliovale, olilong, strié, glabre et privé d'aigrette. Dans la fleur femelle, la corolle est anomale, à tube conique, et à limbe en languette très-courte et arquée; l'ovaire esl à peu près semblable à celui de la fleur hermaphro-
dile, mais un peu plus (;rand. Los calalliides sont Irèsnonibreuses, sessilps et rassemblées en capitules irréguliers. Ce genre, dont les organes floraux offrent une structure si variable, a élé placé dans la section des Héliantllées-Millériées par Cassini, malgré l'analogie de son style et de ses étamines avec ceux des Anthémidées. 11 offre aussi quelques afiBnilés avec les Ambrosiées.
NAVEPiBVRCiE A TROIS NERVURES. Novenbuigia trinervata, ■\Villd.; Broiera contrarerra, Spreng.; Broiera Spreiigelii, Cass. C'est une plante berbacée, baule environ d'un demi-mèlre, glabre, dont la tige est dressée, à ramifications étalées, divergentes, garnies de feuilles opposées, demi-embrassantes, obovales, trinervées, crénelées ou denticulées. Les capitules de Heurs sont jaunes. Elle croit dans l'Amérique méridionale, et on la cultive en Europe, dans les jardins de botanique.
NAVET. BOT. Espèce du genre Cbou. F. ce mot.
NAVET. MOLL. Les marcliands donnent le nom de Navet à plusieurs coquilles, entre autres à quelques Cônes : le Conus Miles, par exemple; à desTurbinelles : Tnrbinella Râpa et Turbinella Naptis, Lanik. Le Turbhiella Râpa a reçu aussi le nom de Navet de LA Chine. Le il/w/e^r cnno/ZcM/a^us est désigné par le nom de Navet a longue quede.
NAVETTE. Radius, moll. Genre formé par Monlfort, dans sa Conchyliologie Systématique, aux dépens des Ovules. 11 n'a pu être conservé.
Navette be tisserand est le nom que les marchands donnent aux espèces d'Ovules qui rentrent dans le genre de Montfort, et plus particulièrement à VOvula valva, Lamk.
NAVETTE CD NAVET .SAUVAGE, bot. Espèce de Chou qu'on cultive pour l'buile que donne sa graine.
NAVIA. BOT. r. Navie.
NAVIAT. OIS. Synonyme vulgaire des Foubiues et des Mouettes. ^. ces mots.
NAVICELLE. Navicella. moll. Genre de Gastéropodes pectinibrancbes, institué par Lamarck, adopté par Blainville (|ui a reconnu dans l'animal un corps ovale, plus ou moins allongé, comme l'indique la forme de la coquille, et bombé en dessus; une masse viscérale ne formant qu'une petite pointe au delà du bord postérieur ou pied, presque médiane ou à peine recourbée à gauche, et plane en dessous; la peau qui l'enveloppe sur le dos est fort mince sur toutes les parties recouvertes par la coquille, et ce n'est que sur les bords qu'elle offre un peu d'épaisseur; ces bords ne présentent cependant aucune trace de papilles tenlaculaires; au-dessus du cou ou de la partie antérieure du corps, la peau forme une avance assez grande, d'où résulte une cavité un peu oblique de gauche à droite; la partie inférieure du corps est occupée par un disque musculaire, elliptique, fort grand, à bords minces et subpapillaires, qui s'avance assez au-dessous de la tête, de manière à pouvoir, sans doute, la dépasser dans le vivant, mais du reste débordant assez peu la masse des viscères; il n'offre pas de sillon transversal antérieur, quoiqu'il paraisse complètement abdominal, c'est-àdire dans toute la longueur de la masse viscérale, un peu comme dans les Limaces et les Doris, et surtout
comme dans les Palelles; il est réellement tracbélien, c'est-à-dire que son pédicule d'insertion à la masse des viscères, et par suite à la coquille, est très-antérieur. Mais ce qui donne à ces Mollusques l'apparence des Gastéropodes, c'est que les deux faisceaux latéraux du muscle columellaire, qui attachent l'animal à sa co- (|iiille, s'élargissent d'arrière en avant, de manière à accompagner la masse viscérale assez loin en arrière, et à comprendre ainsi la partie postérieure du pied sous la masse viscérale, en laissant toutefois une cavité largement ouverte en arrière, entre ces deux parties. C'est dans cette cavité, et adhérant à la face dorsale de la partie postérieure du pied, qu'est l'opercule, c'est-à-dire à l'endroit où il est dans les Mollusques operculés et complètement libres du sac abdominal. La partie antérieure ou céphalique du corps ressemble beaucoup à ce qui a lieu dans les Nérites; elle est large et déprimée; la tête l'est surtout beaucoup et de forme semi-lunaire; les tentacules qu'elle porte sont coniques, contractiles et très distants entre eux ou très latéraux; les yeux, qui sont situés à leur côté externe, sont portés sur de courts pédoncules, également comme dans les Nérites ; la bouche complètement inférieure a son orifice longitudinal ou dirigé d'avant en arrière; elle est grande; dans son intérieur, on trouve deux lèvres longitudinales, séparées par un sillon médian et garnies de denticules recourbées en arrière; ces deux lèvres se rapprochent postérieurement, se réunissent, et ne forjnent plus qu'un seul ruban lingual, hérissé, qui se prolonge dans la cavité abdominale; l'œsophage qui naît dii'ectement de la c.nvité buccale est court et étroit; peu après son entrée dans l'abdomen, il se rentle en un estomac membraneux, de médiocre étendue, situé à gauche et enveloppé dans les lobes hépatiques, comme à l'ordinaire; le canal intestinal qui en sort, après un petit nombre de circonvolutions, se dirige d'arrière en avant, puis obliquement de gauche à droite, et vient se terminer par un petit tube flottant à droite au plafond de la cavité branchiale; cette cavité, formée au-dessus de la partie antérieure du corps, par une avance arrondie du manteau, est grande, vaste, et s'ouvre largement en avant, sans trace de tube ou d'auricules propres à introduire le fluide ambiant dans son intérieur; elle ne renferme qu'une seule grande branchie, en forme de peigne ou de palme allongée, et dirigée obliquement d'arrière en avant et de gauche à droite; elle est si longue, i|ue, dans l'état de vie, elle peut sans doute être sortie hors de la cavité qui la renferme; sa structure n'offre du reste rien de particulier. L'appareil circulatoire n'a rien de remarquable; le cœur est toujours à l'angle postérieur et gauche de la cavité branchiale, et il fournit deux troncs aortiques ; le postérieur est presque aussi gros que l'antérieur. Ce genre est dioïque, comme les Nérites et genres voisins, c'est-à-dire que les sexes sont séparés sur des individus différents. Dans le sexe femelle, l'orifice de l'oviducle est situé dans la cavité branchiale, assez en arrière, tandis que la terminaison du canal déférent, dans les individus mâles, a lieu à la racine et au-dessous de l'organe excitateur; celui-ci, qui est plat, ridé et probablement
toujours sorli, csl situé en avant dii lenlacule droit et presque dans la liane médiane, caractère qui se retrouve également dans les Nérites. D'après cette description, faite par Blainville, de l'animal de la Navicelle, il est évident qu'il a de tels rapports avec les Nérites qu'il est réellement assez difficile, el peut-êlre inutile de l'en séparer. La coquille est ovale, oblongue, patelliforme, non symétrique; son sommet, peu prononcé, s'incline toujours de gauche à droite; sur le bord postérieur, les bords sont tranchants, simples, réguliers comme toute la coquille; l'ouverture est elliptique, plus grande que dans aucune Nérile fluvialile; la columelle est Iransverse, sepliforme, en tout semblable à celle des Néritines et surtout de la Nériline auriculée de Lamarck; en dehors, ces Coquilles sont couvertes d'un épiderme brun sur lequel on retrouve souvent les restes des œufs que l'individu y a déposés. L'opercule est, à peu de chose près, dans le même rapport avec le pied de l'animal, que dans les Nérites, c'est-à dire qu'il lui adhère et s'y accroît de la même manière; seulement cet opercule ne peut se montrer complètement au dehors par l'adhérence qui existe entre le pied et la partie postérieure des viscères, adhérence qui n'existe que dans quelques points, puisque le liquide ambiant peut passer entre l'un et l'autre; il est beaucoup plus petit que l'ouverture, et sa forme est subquadrangulaire. On peut donc, avec juste raison, le considérer comme rudimentaire, et le comparer eu cela avec celui des Strombes et des Cônes qui ne peuvent jamais fermer qu'une très-faible portion de l'ouverture.
On ne compte encore que trois espèces dans ce genre; elles sont del'archipel de l'Inde; on les trouve en grand nombre dans les ruisseaux et les rivières.
Navicelle EiLiPTiQBE. Navicella elLiplica, Lamk., Anim.sansverl.,t. VI, p. 181, n" \; Patella porcellana, L., Gmel., p. 3692, n» 4; en admettant seulement la synonymie de Rumph et de Chemnilz; Nerita porcellana, Chemnilz, Conch., lab. 124, fig. 1082; Encyclop., pi. 43G, fig. 1, A, B, c, D. Elle se trouve communément aux îles de France, de Mascareigne et aux Moluques.
Navicelle RAYEE. iVuciceWa lineala, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 182, n» 2; Encyclop., pi. 43U, fig. 2, A, B.Elle est !)eaucoup plus étroite et plus mince que la précédente; le sommet dépasse à peine le bord; elle est diaphane, d'un jaune orangé, marquée de lignes d'un rouge-brun, rayonnantes du sommet vers le bord; elle a un reflet nacré en dedans.
Navicelle parquetée. Navicella tessellala, Lamk., loc. cit., n" 3; Encyclop., fig. ô, a, b, et fig. 4, a, b. Un peu moins étroite que la précédente, mais également très-mince et diaphane, se distinguant par son sommet qui ne fait aucune saillie au-dessus du bord; elle est agréablement peinte de taches jaunes et fauves, oblongnes, subquadrangulaires.
N AVICULAIRE. Naviculaiis. eot. Se dit d'un organe qui ressemble à une nacelle.
NAVICULARIA. BOT. Heister et Adanson séparaient des Sauges, sous ce nom générique, le Salvia glulinosa, à cause de ses bractées très-entières et naviculaires. Un caractère aussi peu important ne suffisait
pas pour motiver l'établissement d'un tel genre, f^. Sauge.
Un autre genre Navicularia, introduit par Bertolone {Optisc. Scient, di Bologn., m, 408) dans la famille des Graminées, a eu le même sort, et la seule espèce qu'il renfermât a été réunie au genre Echinolcena de Desvaux.
NAVICULE. NaviciUa. zool.? bot.? Bory-S>-Vincent a proposé l'établissement de ce genre dans la famille des Bacillariées, pour y comprendre des Psychodiés qu'il a caractérisés ainsi : êtres microscopiques irèssimples, amincis aux deux extrémités en forme de navette de tisserand, comprimés au moins d'un côté, nageant par balancement dans leur état d'individualisation, quoique souvent vivant réunis en nombre infini et comme en société. Bory-S'-Vincent cite les trois espèces suivantes de ce genre nouveau.
Navicule a deux points. Nanicula bipunclata, B., Encycl., Die, n" 4; l^ibrio tripuiictaliis var., Mtlll., /«/., t. vii, fig. 2, d.; Encycl., 111., pi. 3, f. 15, </. Plus |)etite que lessuivantes, légèrement jaunâtre, Iransparente, marquée de deux points dont aucun n'occupe le centre; elle est l'une des plus communes dans les marais, parmi les Conferves, soit d'eau douce, soit marines; elle s'y développe surtout quand on garde l'eau.
Navicdle des HUITRES. Navictilu ostiearia, B., Encycl., Die, n»5. Intermédiaire par le nombre et la disposition des points et des globules qui s'y remarquent entre la précédente et la suivante, cette espèce se distingue de l'une et l'autre par sa forme beaucoup plus mince, et surtout par ses extrémités fort aiguës. Sa couleur est communément le vert assez vif. Exlrémemenl répandue dans les parcs où l'on met verdir des Huîlres; on a imaginé que ces Conchifères devaient leur viridité aux Navicules. La couleur verte n'est pas un caractère pour distinguer l'espèce dont il est (|iiestion; car avant l'épociue oi"i se développe la malière verte qui colore l'eau avec tout ce qui s'y trouve plongé. Caillou rapporte que les hommes commis à l'éducation des Huîtres remarquent ce qu'ils nomment une bruwe«/', c'est-à-dire une teinte bistrée s'étendant sur les Coquilles, la vase, les cailloux et les plaines inondées. Cette bruneur est causée par l'aboiulance des Navicules naissant avant le développement de la viridité, el qui bienlôt contribuent à l'augmentation de la teinte générale en se pénétrant elles-mêmes de matière verte.
Navicule a trois points. Navicula Iripunctata, B., Encycl., Die, n» 6; f^ibrio tripunctalus, Mull., Inf., t. vu, fig. 2, a,a,a\ Encycl., lllustr., pi. 5, f. 15, a. Cette dernière est la plus commune de toutes; c'est elle qui forme, en pénétrant les couches de matière muqueuse qui se développent vers la fin de l'automne au fond des fossés, à la surface des pierres qui servent de dalle aux fontaines, sur la vase des marais une teinte de couleiu' capucine.
NAVIE. Naiia. bot. Genre de la famille des Broméliacées, établi par Marlius qui le caractérise de la manière suivante ; partie extérieure du périgone divisée en six découpures calicinales naviculari-oblongues, adhérentes à leur base, valvées en haut, les supérieures compliquées, en carène algue, l'inférieure
N li B
(iluscourlc et en carène obtuse; les parties intérieures ou pétaloïdes sont conniventescn tube inférieurenient, étalées vers l'extrémité; étanilnes au nombre de six, bypogynes, à filament filiforme, dressé, flexueux ou penché à l'extrémité; anthères linéari-télragones, incombantes, échancrées à leur base ; ovaire libre, à trois lobes ovales, à trois loges renfermant chacune cinq ou six ovules attachés à l'angle central; style subulé, tripartible; trois stigmates filiformes, un peu dressés, étalés et un peu flexueux à l'extrémité. Le fruit consiste en une capsule membraneuse, à trois loges, à trois valves et dont les cloisons sont bifides au sommet. Les graines parviennent en petit nombre à maturité; elles sont ovalaires, arrondies, nues et à côtes. Les Navies sont des plantes herbacées, à caudex simple ou un peu rameux. feuille au sommet; leurs feuilles sont lancéolées, actiminées, serrées ou étalées en rosace ; les Heurs sont réunies en épi dense, dans les aisselles des bractées. Ces plantes sont originaires du Brésil.
N.\.\IE. Naxia. crbst. Homobranches brachyures, groupe des Tiigonés. Genre établi par Leach, et Irèsvoisin 11 genre Jnacluis; il ne diffère du genre Pisa que parce que la lige mobile des antennes externes est insérée sous le rostre, et en majeure partie cachée par ce prolongement; que les cornes du rostre sont longues et tromiuées au bout, et que les orbites sont presque circulaires et sans hiatus à leur bord inférieur.
Naxieserpulifère. Naxia serpuUfcra, Edw. Front terminé par deux épines inclinées en bas, et rugueuses; régions de la carapace indi(iuées par des rainures; extrémités inermes.
NAYADES. coNCH. Famille de Mollusques acéphales, établie par Lamarck pour réunir les deux genres Mulette et Anodonte, créés par Bruguière dans l'Encyclopédie. Deshayes pense qu'on peut la caractériser de la manière suivante : animal généralement ovale, laniellipède, lamcllibrancbe ; manteau fendu dans tonte son étendue; anus aboutissant dans un canal borgne, formé par la réunion des branchies au manteau; les feuillets branchiaux externes les plus petits. Coquilles fluviatiles, dont la charnière est tantôt munie d'une dent cardinale, irrégulière, simple ou divisée, quelquefois striée transversalement, et d'une dent longitudinale, qui se prolonge sous le corselet; tanlôtelle n'offre aucune dent quelconque. Test noir en dehors; impression musculaire, postérieure, composée; les crochets écorchés, souvent rongés. On placerait dans la famille des Nayades les genres Anodunie, Uïrie, Muletie et Castalie. A', ces mots.
NAZAMONITES. MIN. ^. Nasamonite.
INAZIA. BOT. Adanson a donné ce nom générique au Cenchius laccinosus, L. Mais ce genre a reçu plusieurs autres dénominations. Celle de Tragus, que lui a imposée Haller, est plus généralement adoptée. /'. Tragus.
KÉBALIE. Nebalia. crïst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Schizopodes, établi par Leach et adopté par Latreille qui lui donne pour caractères: dix pieds divisés, jusque vers la moitié de leur longueur, en deux branches sétacées; antennes latérales (premiers pieds selon Leach) insérées beau-
coup au-dessous des mitoyennes, et n'ayant pas d'écaillc apparente à leur base; queue terminée par deux appendices en forme de soies. Ce genre, que Latreille avait d'abord confondu avec ses Mysis, a été placé par Montagu parmi les Monoculus, et Viviani en a fait des Cyclops. 11 se dislingue des Mysis par les antennes latérales ipii ont une écaille à leur base dans ces derniers; les genres Mulcion et Cryptope en sont séparés par leur queue qui est terminée par cinq feuillels; il en est de même chez les Mysis. Le genre Condylure en diffère par l'extrémité de son test qui est divisé en plusieurs segments ou articles inégaux, caractère qui sépare ce genre de tous les autres de la tribu. Les antennes intermédiaires ou supérieures des Nébaliessont insérées au dessus des yeux, elles sont formées de deux soies médiocrement longues et i)ortées sur un pédoncule cylindrique. Les aniennes extérieures sont longues, simples, sétacées, sans écaille à leur base, placées latéralement assez loin des yeux et portées sur des pédoncules allongés; les dix pieds sont placés très en arrière, fort rapprochés les uns des autres, égaux entre eux, et ayant leur extrémité formée de deux divisions égales, sétacées, ciliées, servant uniquement à la natation; la carapace forme un bouclier analogue à celui de certains Entomostracés et surtout des Cyclopes; elle est bombée dans son milieu, embrasse les côtés du corps et se prolonge en avant en un petit rostre aigu, arqué en dessous, non épineux et mobile, sous lequel les yeux sont insérés et trèsrapprocliés. L'abdomen est coni(|ue, plus ou moins long que la carapace, composé de plusieurs segments, visible au delà de celle-ci et d'un premier qu'elle recouvre; terminé par deux appendices multiarticulés en forme de soie. Ce genre renferme deux ou trois espèces toutes d'une taille extrêmement petile.
Kébalie d'Herbst. Nebalia Herbslii, Leach, Zool. Miscel., t. ], pag. 100, lab. 44 ; Monoculus rostiahis, Montagu, l'rans. of Lin. Soc, t. x, lab. 2, fig. 5; Cancer bipes, Olh. Fabr., Herbst; Mysis bi/ies, Oliv. Longue de huit à dix lignes; abdomen formé de quatre segments ; couleur grise ou d'un cendré jaunâtre, avec les yeux noirs. Elle se trouve dans l'Océan européen et surtout dans les régions septentrionales.
NEBÉLIE. Nebetia. bot. Necker avait constitué sous ce nom un genre distinct du Brunia par le caractère de deux styles et d'un fruit biloculaire. Ce genre n'a pas été admis par De Candolle dans son Piodromus System. ^e5re(o6//iMWi. Il était constitué sur les Brunia nodillora, l.,elBrunia paleacea, Tluinb. Dans le Mémoire que A.Brongniarlapublié(Ann.desSc. nat., août 1826) sur la famille des Bruniacées, la première de ces espèces reste le type du genre Brunia, et la seconde fait partie du nouveau genre Berardia, qu'il ne faut i>as confondre avec un ancien genre nommé ainsi par Villars et qui est le Lappa des auteurs.
NÉBlilE. Nebria. i.>s. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentanières, famille des Carnassiers, division des Terrestres, tribu des Carabiques abdominaux, établi par Latreille et adopté par tous les eniomologisles. Ses caractères sonl : les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles plus ou moins
dilatés, triaiigulaiies ou cordifoimes; dernier article des palpes plus ou moins allongé el Irès-légérement sécuiiforme. Antennes filiformes. Lèvre supérieure entière ou Irès-léfièremenl échancrée; mandibules peu saillantes, non dentées intérieurement; une dent bifide au milieu de l'écliancrure du menton. Coiselet cordiforme. Élytres allongées, plus ou moins ovales. Ce genre qui est très-voisin des Carabes proprement dits, en diffère cependant pai' le labre qui n'est pas profonilément écliancré, et par les mâclioires qui sont ciliées extérieurement, ce qui n'a pas lieu chez les Carabes; les Omophrons en sont bien séparés par la forme de leur corps, les Pogonophores de Latreille en sont distingués par leur languette <|ui est étroite et allongée, tandis qu'elle est courte et large dans les Nébries; les Loricères ont une forte échancrure au côté interne des jambes antérieures, ce qui n'est pas cbez les Nébries. Bonelli, dans ses Observations enlomologiiines, avait établi un genre, aux dépens des Nébries, sous le nom iï'Al)iœHS, dans lequel il plaçait les espèces aptères qui ne se trouvent que dans les plus hautes montagnes; mais ce genre n'a pas été adopté, parce qu'on a découvert beaucoup d'espèces formant la liaison de son genre jllpœus et des Nébries. La tète des Nébries est assez grande, plane el pres(iue triangulaire; la lèvre supérieure est transversale; les mandibules sont peu saillantes, légèrement arquées, aiguës et non dentées intérieurement; les antennes sont au moins de la longueur du corps; les yeux sont ordinairement peu saillants; le corselet est assez court, plus ou moins cordiforme; les élytres sont assez allongées, ordinairement parallèles et presque carrées dans les espèces ailées et plus ou moins ovales dans les aptères. Les pattes sont plus ou moins allongées ; l'échancrure qui termine en dessous les jambes antérieures, est droite et ne remonte pas sur le côté interne. Les couleurs de ces insectes sont en général noires ou brunes; quelques uns ont le fond jaunâtre plus ou moins varié de noir. Ces Carabiques sont presque tous propres aux contrées tempérées et froides de l'Europe.
Nébrie DRÉvicoLLE. Nebn'a brevicoUis , Clairv., Fisch., Dej., Bon., Lai., Schunn., etc.; Caiabiis brevicoUis, Fabr. Elle est d'un noir luisant, avec les antennes, les jambes elles tarses d'un brun ferrugineux; les élylresont des stries pointillées. Elle se trouve sous les pierres, dans les lieux humides.
NÉBRION. BOT. (Dioscoride.) Synonyme de Panais.
NECKÈUE. Neckeia. bot. {Mousses.) Hedwig a constitué ce genre dont les espèces étaient confondues par Linné avec les Hyiinum. De légers caractères dans la structure du périslorae, ne semblaient pas d'abord des motifs suffisanls pour sépaier ces deux genres que réunissait d'ailleurs une certaine analogie dans leur port. Cependant, lorsque la connaissance |ilus parfaite des Mousses eut déterminé les botanistes à établir, dans cette famille, un grand nombre de coupes génériques, on est venu à subdiviser encore le genre Neckera. De \h les genres Anacatnptodon de Bridel ; Anomodou et Daltouia de Hooker, sans parler du Crypiiœa de Mobr el du Pilotiichum de Beauvois , (lui sont synonymes de ce dernier. Hedwig donnait pour caractères à son genre
Neckera, un péristonie double, à seize dénis chacun, l'intérieur formé de seize cils réunis entre eux, à la base, par une courte membrane. Le genre A nacamptodon de Bridel est fondé sur une espèce qui, par son port, s'éloigne des Neckera et se rapproche des Fabrotiia par la structure de son péristome extérieur. Le caractère essentiel du Dallonia réside dans sa coilîe mitriforme, tandis qu'elle est dimidiée (ilimidiulu) dans les Neckera. 11 faut avouer que, s'il n'y a pas d'antres motifs pour constituer un genre, le Dallonia esl d'une valeur si faible qu'on ne saurait blâmer Schwsegrichen d'avoir continué à en réunir les espèces au Neckera de Hedwig.
Dans l'exposition méthodique des espèces de Mousses par Walker-Arnotl (Mém. de la Soc. d'Hist. nat., vol. 2, 2" partie), les genres A nacamptodon et Dallonia sont adoptés, mais VAnomodon est réuni au Neckera, dont l'auteur présente le caractère essentiel ainsi qu'il suit : dents externes du péristome alternes avec les dents internes; capsule dimidiée. La cohérence des dents internes par la base n'est donc pins considérée comme une différence générique essentielle, ainsi que Hedwig l'avait établi. En admettant les idées d'Arnotl sur la circonscription du genre qui fait l'objet de cet article, on le Irouve composé de vingt-deux espèces qui croissent dans tous les climats.
Neckébe crépue. Neckera crispa, Hedw. Plante excessivement commune dans les localités montueuses, sur les troncs des arbres el sur les rochers. L'aspect de cette mousse est élégant; ses feuilles sonl oblungues, ridées ou ondulées transversalement. L'urne est ovale, portée sur une soie latérale assez longue.
NECKEKIA. BOT. Deux genres de Phanérogames ont reçu ce nom qui avait déjà un emploi parmi les Cryptogames (^'. Neckère). Tous les deux peuvent se passer de cette dénomination; car l'un, l'onde par Gmelin, esl le même que le Pollichia d'Alton et de Willdenow; l'autre, établi par Scopoli, est synonyme de Cor/dalis. y. ces mots.
NÉCKOBIË. Necrobia. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamèrcs, famille des Clavicornes, tribu des Clairones, établi par Latreille dans son Précis des caractères généraux des Insectes, el en même temps par Paykul, qui a donné à ces insectes le nom de Corynèles adopté par Fabricius. Les caractères de ce genre sonl : antennes courtes, en massue; mandibules arquées, aiguës, dentées intérieurement; tarses, vus en dessus, n'offrant que (|ualre articles : le premier étant très-court el caché par la base du deuxième; palpes labiales terminées par un article sécuriforme, les maxillaires ayant le dernier article simple el seulement lionqué.
Les Nécrobies diffèrent des Dermesles avec lesquels Linné les avait confondues, par la forme générale du corps et surtout par la conformation des tarses (|ui, dans les derniers, présentent cinq articles bien distincts. Les Clairons ont le cor|)S beaucoup plus allongé ; leurs antennes sonl plus courtes que la tétc cl le corselet pris ensemble, tandis que, dans les Nécrobies, ces mêmes organes atteignent la base des élytres quand ils sont couchés le long du corselet ; de plus, les
pnipcs labiales soiU séciirifoimes clatis les Neciobk'S^ te qui n'a pas lieu chez les Clairons. Enfin les genres Tille, Énoplie, et lous les derniers de la tril)U en sonl liien distingués par leurs tarses dont les cinq articles sonl fort distincts, et par les antennes dont la massue est toujours dentée. Les iNécrobics sont des insectes de petite taille; leur tête est un peu moins enfoncée dans le corselet (|ue celle des Clairons; les yeux sont arrondis, un peu saillants; la lèvre supérieure est cornée, large, assez courte, écliancréc et ciliée; les mandibules sont cornées, aiguës, unidenlées intérieurement; les mâcboires sont cornées à leur base, coriaces et bilides à leur extrémité; les divisions sonl inégales; rpxiérieure large, ciliée, l'intérieure courte, à peine ciliée, et un peu arquée. Chaque mâchoire porte une palpe une fois plus longue qu'elle; ces palpes sont composées de quatre articles dont le premier est très-petit, ù peine apparent, le deuxième conique, allongé, le lioisiènie court et arrondi, et le dernier allongé, un peu plus large et tron<|ué à son extrémité. La lèvre inférieure est petite, courte, pres(|ue membraneuse, un peu écbancrée; ses palpes sont plus courtes que les maxillaires, composées de trois articles dont le premier petit, à peine visible; le deuxième très-étroit, allongé, presque coni((ue, et le troisième large, triangulaire et sécuriforme. Les antennes sont placées à la partie latérale et antérieure de la tète; elles sont composées de (inze articles dont le premier est allongé, assez gros, les suivants grenus, égaux entre eux, les trois derniers en massue et d'une forme triangulaire. Le corselet est arrondi, un peu déprimé, il est aussi large en arrière i|u'en avant. L'éciisson est petit, triangulaire, les élylips sont plus larges que le corselet, près de trois fois plus longues que laiges. Les pâlies sont de longueur moyenne; les tarses sont composés de cinq articles : le premier très court, caché par le suivant, les autres de grandeur moyenne, et le dernier est terminé par deux crochets recourbés. Ce genre ne se compose ((ue d'un très- petit nombre d'espèces presque toutes d'Europe.
Nécrobie violette. Necrobia violacea , Lalr., liist. nat. des Crust. et des Ins., t. 9, p. 156, pi. 77, fig. 5; Oliv., Col. et Encycl.; Corx'ietes violaceits, Payk., Faun. Suce, Fabr.; le Clairon blen,Geolf.; Dermestes violaceiis, Lin., Fabr., elc. Son corps est velu, bleu, luisant; ses antennes et ses pâlies sont violettes. Cette espèce se trouve dans les charognes, sur les Heurs et très-souvent dans les maisons contre les vitres des fenêtres. Taille, une ligne et demie.
[SÉCRODE. Neciodes. iNS. Nom donné par Wilkin à un genre de Coléoptères qui renferme les Boucliers, Sjijjlia, dont le corps est en ovale allongé, avec le corselet orbiculaire, et les élylres tronquées obliquement à leur extrémité. Leurs antennes vont graduellement en grossissant. Celte coupe avait été indiquée par Latreille dans son Geneiii Crustaceorum et Iiisectoruin; elle a pour type le Sjl/jha litloralis de Linné et ([uelques autres insectes de la même forme.
/■. lîOCCLIER.
NÉCROLITE. Min. Brocchi (Calalogue raisonné des Roches d'Italie, Milan, 1817) nomme ainsi le Sasso-
j Morto, Pierre- Morte, ou Roclie trachytique des cnvi-
' rons de Rome.
NÉCRONITE. Min. Substance pierreuse qui a les ca-
i ractères extérieurs du Feldspalh. Comme ce dernier minéral, elle a deux clivages perpendiculaires l'un à l'autre, et un troisième oblique peu distinct : elle est très-difficile à fondre au chalumeau, inatlaquable par les Acides, et répand, lorsqu'on la brise, une odeur fétide et pres(|ue cadavéïeuse, ce qui lui a fait donner son nom. On la trouve dans le Maryland, à quelques milles de Baltimore, dans un Calcaire primitif, et à Kingsbridge, aux environs de New-York; elle est associée au Mica brun, à la Grammatileet au Titane oxidé. NÉCROPHAGES. Necropitctgi. ins. Lalreille donnait ce nom, dans ses ouvrages antérieurs au Règne Animal par Cuviei', à une famille de Coléoptères penlanières, qui est composée de ses tribus des Peltoïiles, des Dermeslines et de la famille des Clavicornes. f^. Ions ces mots.
NliCROPIllLE. Necroiihilus. ins. Coléoptères penlanières; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Peltoïdes, institué par Lalreille (|ui lui assigne pour caractères : antennes terminées par cinq articles plus gros, formant une massue iierfoliée: le troisième de la tige est plus long que le précédent ; les quatre jambes postérieures arciuées dans les mâles; les quatre tarses antérieurs velus et élargis. (Juant aux autres caractères, ils sont absolument analogues à ceux des Boucliers, dont a été distraite l'unique espèce qui forme le type du genre uonvean; c'est le Neciophiliis sublenaneus; Sylpha subtenaiiea, Illiger, Magaz., t. vr, p. ÔC3.
NÉCROPIIORE. Neciophoi-us. i>s. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Clavicornes, tribu des Peltoïdes. établi par Fabricius et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : extrémité des mandibules entière ou sans dentelures; antennes un peu plus longues que la tète, terminées brns(|nement en une massue grosse, courte, en forme de boulon et distinctement perfoliée; tarses antérieurs larges et très-garnis de houppes; élylres coupées droit à leur extrémité. Ces insectes se distinguent des Boucliers avec lesquels Linné et la plupart des entomologistes les avaient confondus, par les antennes qui, dans ces derniers, sonl terminées aussi par une massue, mais allongée et formée presque insensiblement; ils se distinguent des antres genres de la tribu par des caractères aussi faciles à saisir. Scopoli et Geoffroy les avaient placés parmi les Dermestes; mais ils en sont distingués par les mandibules, qui sonl déniées dans ces derniers, et par beaucoup d'autres caractères. Les Nécrophores ont le corps de forme tni peu allongée; leur tète est assez giande, un peu inclinée et distincte du corselet; les yeux sont oblongs et très-saillants; leurs antennes sont à peu près de la longueur de la tête, et composées de onze articles, dont le premier est long et un peu renflé; le deuxième petit, très-court; les suivants arrondis, et les <|uatre derniers forment une massue assez grosse, presque arrondie et perfoliée. La lèvre supérieure est cornée , ciliée el écbancrée; les mandibules sonl corni'es
arquées, poinlues et sans dénis ; les nuiclioires sont presque cornées, composées de denx pièces dont l'une externe el arrondie, mince à sa l)ase, un peu arquée, presque aussi longue (|ue la palpe, est très-ciliée à son extrémité ; la pièce interne est beaucou|i plus large, et très-ciliée à son bord intérieur: cette mâchoire donne attache à une palpe de quatre articles dont le premier est court, le deuxième plus long, ovoïde, le troisième aussi long que le deuxième, et le quatrième beaucoup moins long, terminé en pointe arrondie. La lèvre inférieure est avancée, cornée à sa base et sur les côtés, membraneuse à son extrémité, amincie et légèrement écliancrée; ses palpes sont assez longues, etcom|)Osées de trois articles presque égaux, dont le dernier, le moins gros, est terminé comme celui des palpes maxillaires; le corselet est un peu aplati, rebordé, et plus ou moins échancré anlérieuremenl; les élytres sont plus courtes que l'abdomen; elles couvrent deux ailes membraneuses et repliées; l'écusson est assez petit, triangulaiie, un peu obtus à sa pointe; l'abdomen est composé de six anneaux; il est assez court et terminé en pointe; les pattes sont assez grosses et fortes; les cuisses postérieures sont \\n peu renll'ées. elles ont à leur base un appendice ou pièce surnuméraire, ordinairement terminée en épine aiguti. Les jambes antérieures ont une forte dent latérale; elles sont terminées par deux épines assez forles et par un tarse dont les quatre premiers articles vont en diminuant de longueur, le dernier est allongé et terminé par deux crocliels.
Le nom de ces insectes qui signilie Porte-Morts, et celui d'Enterreurs qu'on leur donne encore, leur viennent de ce qu'ils ont l'instinct d'enfouir les cadavres de quelques petits quadrupèdes, el notamment ceux des Taupes et des Souris; ils aiment aussi beaucoup les Crapauds el quelques autres reptiles; ils mettent sous terre ces petits animaux , afin que les œufs qu'ils déposent dans leur corps puissent éclore, et que les larves qui doivent en naître trouvent leur nourriture à l'abri de tout danger. Pour faire cette opération ils se glissent sous les cadavres ([u'ils veulent enterrer, el creusent la terre immédialementau-dessous;à mesure qu'ils retirent cette terre, l'animal enfonce, de manière qu'au bout de vingt-quatre heures, quatre ou cinq de ces insectes creusent tellement au-dessous d'une Taupe, par exemple, qu'on ne voit plus rien el qu'elle se trouve encore recouverte de près d'un pouce de terre. Comme tous les insectes qui vivent dans les matières cadavéreuses, les Nécrophores exhalent une odeur forte, analogue à celle du musc; ils ont l'odorat très -fin el sentent de très-loin les cadavres qui peuvent leur servir de nouiriture el d'habitation pour leurs larves; celles-ci sont longues, d'un blanc grisâtre, avec la tête brune ; leur corps est composé de douze anneaux garnis antérieurement, à leur partie supérieure, d'une petite Iliaque écailleuse, d'un brun ferrugineux; les plaques des derniers anneaux sont munies de petites pointes élevées. Leur tète est dure, écailleuse, garnie de mandibules assez fortes et tranchantes. Elles ont dix jiattes éeailleuses, très-courtes, attachées aux trois premiers anneaux du corps. Quand ces larves ont pris tout leur accroissement, elles enlrent dnns la terre à
plus d'un pied de pr-ofondeur, se font une loge ovale qu'elles eridirisent d'une matière gluante, el s'y changent en nymphes : ce n'esl qu'au bout de trois ou quatre semaines que l'insecte parfait en sort. Ce gerrre se compose de quatorze ou quinze espèces, toutes d'assez grande taille.
Nécropdore fossoyeur. Ncciophorus l'espillo , Fabr., Latr., Oliv.; Sylplia yespillo , L., Dcgéer; le Dermesle Point-de-Hongrie, Geoff., Rœsel, etc. Il est long de sept à neuf lignes, noir, avec les trois derniei-s articles des antennes loux. Les élytres ont deux bairdcs orangées, tr'ansversesel dentées; les hanches des deux pieds postérieurs sont armées d'une dent forte et aiguë. On trouve cette espèce darrs toute l'Europe.
INÉCRoprroRE MARiTrME. Nucrophoius maritimus, Eschsc. Il esl d'un noir bronzé, avec un trait ondulé jaune vers le bord antérieur du corselet ; un autre trait longitudinal à l'épaule, et une bande transversale et sinueuse ver's l'extrémité des élytres; l'abdomen se prolonge cylindriquement. Taille, huit lignes. On le trouve sur les bords de la mer dans l'Amérique septentrionale.
NECTAlKE. Nevtaiium. bot. On ne saurait, en hisliiire naturelle, attacher trop d'imporlance à bien définir les divers or'gaires dont se composent les cires vivants. Mais ces définitions, pour être fixes et à l'abri de l'arbitraire, doivent être tirées, non |)as d'une seule considération, mais d'un ensemble de propriétés qui puissent servir à les bien caractériser. Ainsi, quoi(iue la fonction exercée par irn organe soit en général une des considérations les pirrs importantes, cependant elle ne suffit pas, dans plusieurs cas, pour le bien définir, parce que souvent la inéme fonction est exercée par des organes évidemment différents, et vice teisâ. Il faut donc, aularrt (|ue cela esl possible, tirer encore les signes caractéristiques des organes, de lerrr position générale, cl surtout de leur position relative dans la strirclirre générale de l'èlre. C'est pour ne pas avoir fait assez allenlioii à ces principes fondamentaux d'uire bonne organographie, que l'on voit le même organe, légèrement modifié, désigné sous une foule de noms différents, ou des partres très-diverses, corrforrdues sous une même dénornirration. Linné, qui le pr'emier inlroduisil le mot Nectaire dans le langage botanique, le définit une partie de la Heur sécrétant une humeur mielleuse el nectarée. En effet, tout le monde sait que, dans une foule de Heurs, on tr'ouve une humeur' visqueuse et srrcrée. évidemment sécrétée par de petiles glandes diversement disposées. Celle définition parait assez pr'écise au premier coup d'oeil, el l'on se forme facilement l'idée de l'organe (|ue Linné a ainsi dénommé. Mais on voit bientôt, dans les exemples des Nectaires que cite cet illustre botaniste, qu'oubliant la définition qu'il en a donnée, il applique ce nom ù des orgarres entièremeirl différents, et qui souvent même, pour la plupart, ne présentent pas ce caractère essentiel de sécréter une humeur nectar-ée. Ainsi Linrré, et tous les auteurs qui ont suivi son système, donnent en général le nom de Kectair-es, non-seulement airx oi'ganes glanduleux et sécréteurs qu'on observe dans différerrts jioirrls de la Heur, mais à toules les parties
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de celle fleur qui, par quel(|ue modificalion insolile, s'éloignent de leur forme liabiluelle. Ainsi le calice, lors(|u'il est prolongé en éperon, comme dans la Capucine; ses divisions intérieures dans plusieurs Musacéesj la corolle, également prolongée en éperon, dans les j Linaires; les pétales irréguliers dans les Renonculacées et une foule d'autres plantes; les filets des élaniines dilatés et pélaloïdes des Amomées ; les (ilets réunis en ulricule dans le Fragon et dans une quanlilé de Malva- j cées; le disque, dans ses diverses positions, et une foule d'autres modifications d'organes, sont pour Linné i aulant de Nectaires. tMe pareille confusion est tout à \ fait contraire à l'esprit philosoplii(|ue, qui régne au- j jourd'liui dans l'étude des êtres organisés, en même j temps que fondée sur une observation fausse, elle nuit | essentiellement aux progrés de la science. Dans ces | divers exemples, ces parties, bien que modifiées, et s'éloignant de leur type habituel, ne doivent pas néanmoins être considérées commeconsliluant de nouveaux organes. Ce n'en sont que des modifications : mais ces modifications offrent d'ailleurs trop de dissemblance entre elles pour être réunies sous une dénomination commune.
Mais exisle-t-il dans certaines fleurs un organe spécial auquel on puisse et on doive appliquer le nom de Nectaire? On ne peut le croire, même en suivant rigoureusement la définition donnée par l'auteur de la Philosophie botanique. En effet, celte humeur neclarée qu'on trouve dans un assez grand nombre de fleurs n'est jamais sécrétée par un organe spécial, différent des autres parties constituantes de la Heur. Ce ne sont jamais que des glandes placées soit sur la partie interne du calice, soit sur la corolle et les pétales, soit sur le disque ou réceptacle, soit enfin sur l'ovaire lui-même d'où découle cette humeur. Ce n'est donc pas un organe distinct, une partie nouvelle de la fleur, mais simplement un amas de glandes diversement réunies et placées sur une des parties constituantes de la lleur. Oii peut donc conclure de là qu'il n'y a pas à proprement parler d'organe distinct dans la fleur, au(|uel on doive donner le nom de Neclaire, mais que seulement, dans quelques cas, le calice, les pétales, le disque, etc., peuvent présenter un amas de glandes neclarifères.
NECTANDRA. bot. Ce nom, donné à deux genres par lîergius et Rolander, est maintenant rayé de la botanii|ue. Le genre de Bergius a été réuni au Giiidia par Thunberg, et celui de Rolander ne parait pas être suffisamment distinct de VOcotea d'Aublet. A', ces mots.
NECTANÈBE. Nectanebiis. ins. Hyménoptères. Genre de la famille des Crabronides, tribu des Philanlhiens, institué par Maximilien Spinola pour un insecte recueilli en Egypte, par le docteur Fischer. Caractères : antennes filiformes, composées de douïe articles chez les femelles et de treize chez les mâles, insérées eu avant, à très- peu de distance du chaperon : premier article épais et le plus grand, deuxième obconique et Irès-courl, troisième plus long que le précédent, les autres cylindriques; chaperon trilobé; yeux à réseau et entiers; ocelles égaux; ailes supérieures ayant une cellule radiale arrondie à ses deux extrémités : l'exté-
rieure éloignée du bout de l'aile; quaire cellules cubitales : la première longue et étroite; la seconde petite. un peu rétrécie en avant, recevant la première nervure récurrente; la troisième petite, beaucoup plus rélrécie en avant, mais non pétiolée, à nervure externe sinueuse, recevant la seconde récurrente; la quatrième grande, très-ouverte, presque complète; anneau de l'abdomen sans bourrelet et sans étranglemeni ; plaque anale supérieure bicarénée, à (rois faces en ditférents poinU ; pattes moyennes; larses antérieurs garnis d'une rangée d'épines parallèles.
Nectanébe de Fiscoer. Nectanebiis Fischeri, Spin. Tête finement ponctuée, noire; chaperon et derrière de la lête biuns; mandibules brunes avec l'exlrémité noire ; corselet noir; une tache brune au milieu de l'écusson; abdomen teslaceo-ferrugineux, avec une bande noire interrompue sur le deuxième segment, les quatrième et cinquième bordés postérieurement de noir, le sixième enlièrement noir; ailes noires; stigmate jaune; pattes brunes; base des Irochanlers noire. Taille, sept lignes.
NECTAR. Nectar, bot. Liqueur sucrée, qui imprègne la corolle d'un grand nombre de fleurs.
NECTARIFÈRE. Nectaiifer. BOT. Plante ou partie de plante qui porte le nectaire.
NECTARINIA. ois. Dénomination générique desGuit- Guits et des Souïmangas, selon Illiger. Ce nom a été depuis réservé exclusivement pour le groupe des Guit- Guits par Cuvier, et pour celui des Souïmangas par Temminck. Ces derniers sont au contraire désignés, dans la méthode de Cuvier, sous le nom de Cinnyris; et celui de Cœreba est donné aux premiers i)ar Temminck. F. GdIT-GDIT et SOCÏJIAIVGA.
NECTAROBOTHUIER. Nectarubothrium. bot. Genre de la famille des Liliacées, établi par Ledcbour, aux dépens du genre Jutliericuin, pour res])èce désignée par Linné sous le nom de serotinuin, que la forme de ses pétales éloigne des genres auxquels on l'avait jusqu'ici réunie, en la rapprochant du genre Fiititlaria. Caractères : corolle infère, à six pétales étalés, ayant vers la base un enfoncement nectarifère, dont les bords sont pubescenls; style trigone, un peu en massue; stigmate subtrigone,dé|)riiné elpubérulent au sommet; capsule trigone; semences planes. Ce genre a été constitué anciennement sous le nom de Dipcadi, puis dans le Botanical register sous celui lï Uio)jetalun.
Nectarobotorier glkv(H1e. Nectarobolhrium glauciim, Ledeb.; Uropetalon ylaucuiit, Burch.,Bot. regist.. 156. C'est une plante bulbeuse, à feuilles larges, lancéolées, très-glauques ainsi que la hampe; les fleurs sont jaunâtres, portées sur de longs pédoncules. Du cap de Bonne-Espérance.
Le Botanical register, sous le n» 974, publie encore une autre espèce nouvelle de ce genre, et qu'il nomme Uropetalon loitgifolium; ses fleurs sont tout à fait vertes; il la dit provenir de Mozambique.
NECTAROSCORDE. /Vec/a/'oxco/ï/HHi. bot. Ce genre de la famille des Liliacées, et de l'Hexandrie Monogynie de Linné, a été établi par Lindiey pour une plante de la Sicile c|uc l'on avait jusiiue-là placée dans le genre Allium. Les caractèies du genre nouveau sont : fleurs