‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 95 sur 99 · N É II · texte numérisé non relu

N É II

en iilfiii air à Giiernesey, el le nom leur en est resié. Ces bulbes sont de médiocre grosseur, recouverts d'une tunique membraneuse et brune; cbacun d'eux produit une hampe un peu comprimée, de dix à douze pouces de liauteur, terminée par une oml)elle de Heurs élégantes, portées sur de longs pédicelles pourvus d'une l)ractée linéaire, membraneuse et d'un fauve pourpré; la spathequi enveloppe l'ombelle, est de même consistance que les bractées. I,e périanthe est d'un rose foncé, éclatant, profondément partagé en six découpures allongées, longues de dix-huit lignes, larges de quatre, roulées en dehors et faiblement ondulées. Après la floraison naissent deux ou trois feuilles linéaires, glabres, d'un vert gai, presque obtuses, longues de cinq à six pouces, larges de six à sept lignes.

NÉRiNE ONDULÉE. Nertne unditlata, Herb.; Amaryllis vndulata, Lin., L'hérit. Son bulbe est gros comme une noix; il donne naissance à une touffe de quatre à cinq feuilles étroites, linéaires, canaliculées, presque obtuses, d'un vert peu brillant, longues de dix à douze pouces et larges de six lignes; à côté des feuilles s'élève la hampe qui est cylindrique et un peu plus longue qu'elles; l'ombelle qui la termine se compose de douze à quinze fleurs sortant d'une spathe rose et bifide; les pédicelles sont assez longs, munis de bractées filiformes, aplaties et ondulées; ils portent chacun une fleur dont le périanthe est profondément divisé en six segments ou lobes étroits, longs de dix lignes, grêles, élégants, réfléchis vers le sommet qui se termine en pointe, fortement ondulés sur les bords et d'un rose violàtre, plus pâle à la face postérieure qu'à la supérieure.

NÉRINÉE. Neiinea. moi.l. Des Coquilles pétrifiées, liirriculées, élancées, probablement canaliculécs à la base, présentant de très-grands plis sur la columelle et sur les diiïérentcs faces internes des tours de spire, ont servi à Defrance pour l'établissement du genre Nérinée. Le Calcaire oolitique J)lanc des environs de Lizieux, de Bailly près d'Auxerre, et des environs de Nevers , a d'abord jirésenté les Coquilles singulières dont il est question. Depuis on en a découvert de plus grandes espèces dans le même terrain, aux environs de SaintMihiel, et aux environs de Nancy. Si l'on vient à scier en deux de ces Coquilles, on les trouve perforées dans l'axe, et on aperçoit avec facilité la disposition particulière des plis, qui en s'étendant, en se contournant quelquefois dans la cavité intérieure de la spire, ont laissé peu de place pour la partie postérieure de l'animal; aussi, d'après cette disposition, les moules intérieurs des Nérinées ressemblent en quelque sorte à des rubans gauffrés dans leur longueur. Les caractères de ce genre, qui doit prendre place près des Cérithes, peuvent être exprimés ainsi: coquilles turriculées, allongées, à tours nombreux; axe perforé; columelle foit grosse, présentant trois plis dont le premier et le dernier sont les plus grands, celui du milieu n'existant pas toujours; un ou deux sur le côté droit de chaque tour. 11 existe donc dans la coquille au moins trois plis, et pas plus de cinq dans les espèces où ils se voient tous. Ils sont souvent diversement contournés, quelquefois très-flexueux; ils pré-

sentent une, deux, et quelquefois trois gouttières séparées par des carènes aigués; d'autres fois ils sont simples, seulement plus ou moins inclinés sur le plan où ils reposent; chaque espèce présente au reste dans ces parties des caractères exirêmement tranchés, qui ne permettent dans aucun cas de les confondre; ainsi la forme ou les accidents extérieurs venant à manquer pour la détermination de l'espèce, on pourra avoir une entière confiance dans la forme des plis.

Nérinée de la Medse. Nerina Mosœ, Desh. Elle est pyramidale, plus large à la hase que toutes les autres espèces. Les tours de spire, au nombre de dix ou onze, sont creusés en gouttière transversalement; la suture est placée sur l'endroit le plus saillant de chaque tour; des stries grossières, obliques, indiquent les accroissements. Dans quelques individus, les tours de spire audessous de la suture sont couronnés de tubercules irréguliers et obsolètes; il y a cinq plis à l'intérieur, trois sur la columelle, deux sur le côté droit ; des trois de la columelle, c'est le médian qui est le plus petit; le premier du côté droit est petit, il est opposé au premier, columellaire ; le second est beaucoup plus grand; il est vis-à-vis le pli moyen de la columelle, qui est le plus petit de ce côté.

NÉRION. Neiium. bot. Ce genre, de la famille des Apocynées et de la Pentandrie Monogynie, L., fut établi par Tourncfort sur un arbrisseau qui fait depuis un temps immémorial l'ornement des jardins, où il est connu sous le nom vulgaire de Laurier Rose. Ce genre fut adopté par Linné et par tous les botanistes modernes, qui l'augmentèrent de plusieurs espèces, mais dont il fallut le débarrasser lorsqu'on étudia avec plus de soin les plantes qui composent la famille des Apocynées. Ainsi le Neriuin caudatum de Lamarck, (|ue Linné plaçait parmi les Echites , fut transféré par De Candolle (Ann. du Muséum d'Hist. nal., i, p. 411) dans son nouveau genre Slrophantus. C'est aussi à ce dernier genre que Rœmer et Schultes ont rapporté le A'erium scandens de Loureiro. R. Brown {Piodrom. Nov.-HoUand., p. 467) établit un genre ll'riyhtia sur les Neriiiin anlidxssentericun et Zeylaiiicum de Linné, auxquelles espèces il en adjoignit une autre de la Nouvelle-Hollande, ainsi que le Neriuin tinctoriuiii de certains auteurs. Ce genre If'riyhtia comprend ainsi une partie des espèces linnéennes de Neriiim, et correspond au genre Neiium tout entier de Geertner. Le Neiium coionan'um de Jacquin, espèce identique avec le Nerium divaricalum de Linné, a été transporté par R. Brown parmi les Titbeinœmonlana. Les caractères essentiels du genre réformé sont : calice petit, persistant, divisé profondément en cinq segments aigus; de petites dents situées à la base du calice et en dehors de la corolle qui est hypocratériforme; son orifice est orné d'une couronne de folioles lacéréesmultilides, et son limbe est à cinq divisions larges, obliques et obtuses ; étamines au nombre de cinq, dont les filets sont insérés sur le tube, et dont les anthères sont sagittées, terminées par de longs appendices qui adhèrent entre eux au-dessus du stigmate; style filiforme, dilaté au sommet, terminé par un stigmate obtus; follicules au nombre de deux, longs, cylindri-

ques, acuminés, uiiivalves, iiniloculaires, s'ouvranl lonBiliiilinaleinent d'un côlé, et contenant plusieurs graines imbriquées et couronnées d'une aigrelte. Les espèces sont peu nombreuses, et se ressemblent tellement, qu'on serait tenté de les réunir en une seule et de les regarder comme des variétés plus ou moins tranchées d'un type qui serait le Neiiutn Oleander de Linné; elles croissent dans les climats chauds de l'ancien continent.

NÉRiOfi coMMtiit. Nerium Oleander, L., vulgairement Laurose ou Laurier-Uose. Tout le monde connaît ce charmant arbrisseau dont la culture est maintenant répandue dans l'Europe entière. Il croît naturellement sur toutes les côtes de la Méditerranée, et il s'étend jusque dans l'Jnde orientale. Il est toujours vert, trèsrameux. et s'élève à la hauteur de deux à trois mètres. Ses feuilles sont linéaires-lancéolées, aiguës, entières, glabres, coriaces, ternées, d'un vert foncé, avec une nervure blanche et proéminente en dessous. De belles fleurs roses ou purpurines, quelquefois blanches, sont disposées au sommet des rameaux en cimes ombellées. Elles s'épanouissent, sous le climat de Paris, dans les mois de juillet et d'août.

Nériopi odorai^t. Nerium odoratum, Lamk., Encycl. Méthod. Cette espèce se distingue de la précédente, avec laquelle Linné la confondait sous le titre de variété, par ses fleurs légèrement odorantes, pourvues d'appendices coroniformes , filamenteux et non pas simplement lacérés; par ses anthères surmontées de filets très -barbus et comme plumeux. On en cultive dans les jardins une variété très-élégante. Elle donne pendant tout l'été de gros bouquets de Heurs doubles d'une couleur vive et quelquefois panachée, qui exhalent une odeur suave. Ces fleurs doubles présentent deux limbes à la corolle, partagés l'un et l'aulre en cinq découpures élargies et obtuses à leur sommet. En cet état, le Laurier-Rose odorant est une des plus belles plantes d'ornement. Les rameaux sont tellement chargés de fleurs, qu'ils plient sous le poids et se penchent avec grâce de tous les côtés. Cet arbusle croit spontanément sur les rives des fleuves et sur les bords de la mer, dans les Indes orientales.

NÉRIPTÈRE. Neripleron. holi. Genre proposé par Lesson, dans la Zoologie du Voyage de la Coquille, p. 385, pour certaines Kérilines que l'on ne peut laisser réunies, et dont les distinctions néanmoins ne peuvent être rendues parfaitement sensibles par des phrases. Lesson décrit deux espèces de Nériptères dont l'une, celle de Maurice, Neiipteion Maun'ciœ, est irrégulièrement ovalaire: sa surface dorsale est convexe, l'inférieure est plane; sa spire, à peine marquée, fait un l)elit crochet postérieur. Son test est lisse, vert, couvert de petites guillochures noires, très-fines, très-serrées, imitant des stries circulaires; la bouche est petite, débordée par la lèvre externe, qui est simple, ohovale, dépassant la columelle, et se dilatant en aile mince sur son bord postérieur. La columelle est oblique, enfoncée, lisse, munie à son bord, qui est coupant, de deux dénis garnies dans leur intervalle de fines dentelures. Le dedans de la bouche, le rebord et la columelle sont d'un blanc bleuâtre. Taille, sept lignes de diamètre

transversal sur deux et demie de hauteur. Elle vit dans les rivières de l'île Maurice. La seconde espèce a été nommée Nériptère d'0-Taïti; Neripleron Tailensis , Lesson.

NÉRITACÉES. Nerilaceœ. holi. Famille instituée par Lamarck, et qu'il a composée des genres Natice, Nérite, Néritine et Navicelle. Parmi ces genres, celui des Néritines seul doit être supprimé, et rentrer parmi les Nériles.

NÉRITE. /VeriVo.MOLL. Genre de la famille des Néritacées, caractérisé de la manière suivante : animal globuleux; pied circulaire, épais, sans sillon en avant, ni lobe pour l'opercule en arrière, avec un muscle columcllaire, bipartite; tentacules coniques; yeux subpédonculés à leur côté externe; bouche sans dent labiale, mais avec une langue denticulée, prolongée dans la cavité viscérale; une seule et uni(|ue grande branchie peclinîforme; l'organe excitateur mâle est auriforme au côlé droit, en avant du tentacule de ce côté. Coquille épaisse, semi-globuleuse, à spire peu ou point saillante, non ombiliquée; ouverture semi-lunaire; le bord droit est souvent dénié à l'intérieur; le gauche est tranchant, oblique, sepliforme, denté ou non denté. Impression musculaire double, en fer ù cheval incomplet. 0|]erculc calcaire, subspiral; le sommet est tout à fait marginal à son extrémité gauche; il y a une ou deux apophyses d'adhérence musculaire à son bord postérieur.

Les espèces de Nérites, soit marines, soit lacustres, sont nombreuses; on en rencontre dans les eaux douces de presque tous les pays; mais les plus grosses espèces, et celles qui sont ornées des plus vives couleurs, appartiennent aux régions chaudes du globe : dans le Nord ou dans la zone tempérée on les trouve avec les Planorbes, les Limnées et les Mulettes, surtout dans les eaux courantes; au Midi, c'est avec les Mélanopsides, les Mélanies ou les Navicelles qu'elles peuplent en abondance les rivières et les ruisseaux.

•f Coquilles marines; des dénis au bord droit et au bord gauche (genre Nérite).

A. Callosité coUimellaire lisse.

Nérite polie. Nerila polita, Lin. Coquille des plus communes et des plus variables dans ses couleurs; elle vient des mers de l'Inde; elle est épaisse, solide, polie, ayant le pli sur le bord gauche, et deux petites dents; on voit sur le bord droit des stries peu saillantes; la callosité columellaire est entièrement lisse et convexe; l'opercule est lisse dans le centre; son bord droit est élégamment strié.

B. Callosité columellaire chagrinée ou plissée.

Nérite Grive. Nerila exuvia, Lin. Parmi les espèces de ce genre, c'est celle qui prend le plus grand volume; elle est épaisse, blanche, marbrée détaches noires; la surface extérieure est couverte de côtes transversales ; une petite alternant avec une grosse; ces côtes sont remarquables en ce qu'elles sont aiguës au sommet et non arrondies comme dans d'autres espèces; elles sont coupées longitudinalement par des stries assez régulières, quoiqu'un peu grossières; le bord gauche ou columellaire n'a que deux dents assez petites; la callosité columellaire est concave, tachetée d'ini jaune aurore dans la partie gauche; elle est par-

semée d'un grand nombre de granulations inégales qui la rendent chagrinée.

tt Coquilles fluvialiles; point de dent au bord droit (genre Néritine, Lanik.).

A. Espèces lisses.

Nérite PULiiGÈRE. Nerila pulligera, Lin., Encycl., pi. 435, fig. 1, a, b, fig. 2, a, b. Cette Coquille se trouve dans les rivières de l'Inde et des Moluques; c'est une des plus grandes espèces du genre; elle est ovale, légèrement striée; sa couleur est d'un fauve noirâtre en dehors; elle est souvent couverte de pustules saillantes, qui sont des œufs desséchés. La lèvre est dilatée, mince, tranchante en son bord, près de ce bord elle est teinte en fauve ; mais à l'intérieur toute sa co(|uille est blanche; le bord gauche est dentelé; l'opercule est lisse, très- mince, tranchant et subcorné au bord externe, d'un blanc fauve, avec des rayons violets, plus ou moins nombreu.x; la face interne a deu.x apophyses d'iiiserlion musculaire : l'une courte faisant saillie au sommet, l'autre plus longue et plus grêle, dépassant notablement le bord interne.

B. Espèces épineuses.

Nérite longue-épine. Nerila Corona, Linné. Celte Coquille est fort reniar(|uable par les longues épines qui la couronnent; elle est globuleuse, oblongue, striée, fort noire, surtout lorsqu'elle est adulte ; le dernier tour est couronné postérieurement d'un rang de longues épines complètement lubuleuses; souvent le sommet est rongé; l'ouverture est entièrement blanche; son bord droit est très-mince et tranchant; le bord gauche ou columellaire est légèrement dentelé.

NÉRITELLE. holl. Espèce du genre Hélicine. K. ce mot.

NÉRITINE. Nerilina. «lOiL. Ce genre a été proposé par Lamarck pour séparer les Nérites marines des fluviatiles; la ressemblance entière qui existe entre les animaux de ces deux genres a porté la plujjarl des conchyliologues à les réunir et à en faire seulement une sous-division des Nérites. f^. ce mot.

NÉRITITES. MOLi. On a quelquefois donné ce nom aux Nérites fossiles.

NEUITOSTOM A. jioLi. Ce genre de Klein, établi pour la Limnée auriculaire,(A'oii. Metk. Ostrac, p. 53), n'a pu être adopté puisqu'il sépare, d'après la forme seulement, une espèce de Limnée de ses congénères.

NERIUM. BOT. f^. Nêriow. On a quelquefois appelé Neriuin des Alpes, le lihododendrtini hiisutum, h.

1^. ROSAGE.

NÉRO. POIS. y. AiVFOS.

NÉROCILE. Nerociia. crcst. Genre de l'ordre des Isopodes, établi par Leach, et que Latreille n'adopte pas. Suivant le premier auleur, ses caractères sont : extrémité du dernier segment de l'abdomen pointue ou arrondie; lames des appendices ventraux foliacées, inégales, les extérieures étant les plus grandes; cotés des segments du corps et de l'abdomen terminés en pointe; ceux du dernier graduellement dilatés depuis sa base jusiiu'à son milieu, arrondis ensuite. Ce genre ne renferme iiu'une espèce :

Nérocii.e de Blainville. Nerociia Blainvilliana , Leach; Cfmothoa falcata, Fabr., Eut. Sysl., tl, 504.

La lame extérieure des appendices du ventre est pointue.

NÉROLI. BOT. On donne, dans la parfumerie, ce nom à l'huile essentielle de l'écorce d'orange.

NÉROPHIS. POIS. Raffinesque, dans son Indice d'Ichlh. Sic. , forme , sous ce nom et aux dépens des Syngnathes, m\ genre pour les espèces qui n'ont d'autre nageoire que la dorsale. Il n'y comprend que l'Ophidion, L., qu'il appelle Nerophin villala , et une autre espèce qu'il appelle maciilala. Les Slignathus paracirus el /'ascialus de Risso pourraient aussi être placés parmi les Néropbis.

NERPRUN, liltamniis. noT. Genre qui a donné son nom à la famille des Rhamnées et qui appartient à la Penlandrie Digynie, L. 11 se compose d'un très-grand nombre d'espèces indigènes et exotiques. Ce sont des arbrisseaux épineux ou dépourvus d'épines, à feuilles opposées, quelquefois persistantes, entières ou dentées, munies de deux stipules à leur base. Les fleurs hermaphiodilcs ou unisexuées sont axillaires, disposées en épi ou en fascicule, rarement solitaires. Leur calice est lubuleux ou turbiné; leur limbe à quatre ou cinq lobes aigus. La corolle, qui manque dans quelques espèces, se compose de quatre à cinq pétales, souvent très petits, entiers ou bilobés. Les étamines, en même nombre que les pétales, leur sont opposées. Elles s'insèrent au bord libre d'un disque périgyne, qui tapisse toute la face interne du tube calicinal et se resserre quelquefois à son bord libre, qui est saillant et lobé. Les filets sont généralement très-courts; les anthères ovoïdes, introrscs, à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, globuleux, à trois ou quatre loges contenant chacune un seul ovule dressé. Les styles sont au nombre de trois à quatre, le plus généralement soudés entre eux dans presque toute leur longueur, et terminés chacun à leur sommet par un stigmate simple. Le fruit est pisiforme, charnu, quelquefois accompagné à sa base par le calice persistant; il contient de deux à quatre nucules cartilagineuses, planes du côté interne où elles offrent en général un sillon longitudinal, qui va se terminer à un petit enfoncement circulaire. La graine renfermée dans ce nucule est plane ou roulée, composée, outre son stigmate propre, d'un endosperme charnu, contenant un embryon dressé, ayant la radicule très-courte et conique, les cotylédons très-larges, très-obtus, tantôt plans, tantôt convolutés.

Ce genre ainsi caractérisé renferme les trois sections formées par Tournefort, sous les noms de Rhamnus, A^Alaternus et de Frangiila. On doit aussi y réunir le genre proposé par Adolphe Brongniart (Mém. sur la fam. des Rhamnées), sous le nom de Sagerelia. En effet ce genre, d'après le caractère donné par l'auteur, ne diffère des vrais Nerpruns, aux dépens desquels il avait été établi, ([ue par la forme du disque qui, dans le Sageretia, est plus développé dans sa partie supérieure où il presse l'ovaire; mais ce caractère parait trop peu important pour légitimer la séparation de ce genre.

t Rameaux munis d'épines.

Nerprun cathartiqce. Rhamnus catharlicus , L.

Cet aibrisseau, connu sous les noms de Noirprun ou lie Boiirguepine, est commun en Europe; il est ilioïque et peut s'élever à une hauteur de dix ou douze pieds. Ses rameaux, souvent terminés en pointe épineuse, portent des feuilles opposées, péliolées, ovales, aiguës, presque cordlformes, dentées, glabres et d'un vert clair. Les fleurs sont dioiques, petites, verdâtres, pédicellées et réunies à l'aisselle des feuilles; leur calice, turbiné à sa base, est partagé à son limbe en quatre lanières lancéolées, aiguës et étalées. Les quatre pétales sont dressés, linéaires, Irès-pelits; les fleurs femelles ont l'ovaire globuleux, un peu déprimé, surmonté de quatre styles soudés, excepté à leur sommet; le fruit est pisiforme.globuleux,contenanl ordinairement trois nucules à graine convolutée. La pulpe verdàtre qui enveloppe les nucules de cet arbrisseau a une saveur amére, assez désagréable et une odeur nauséabonde. C'est un médicament purgatif fort énergique. Le suc exprimé des fruits récents du Nerprun cathartique, quand il a été réduit et épaissi par la chaleur, et uni à l'alun, forme une matière colorante, verte, employée dans la peinture dite lavis, sous le nom de Vert de vessie. Nerprdiv des Teiivtcriers. Rhamnus iiifectorius, L. C'est un petit arbuste de deux à trois pieds d'élévation, ayant ses rameaux roides, épineux et étalés; ses feuilles sont très-petites, ovales, obtuses ou quebiuefois aiguës, courtemenl pétiolées et dentées. Ses Heurs sont très-petites, verdâtres et dioïques, pédonculées et axillaires ; le calice, tiibuleux à sa base, se termine par un limbe étalé, à quatre segments lancéolés; les pétales sont très-petits et légèrement échancrés ; les fruits sont très-petits, pisiformes, verdâtres. Cette espèce est commune dans les lieux incultes des provinces méiidionales de la Frajice ; ses fruits cueillis avant leur maturité sont connus sous le nom de Graines d'Avignon, et sont employés dans la teinture en jaune. Leur décoction, mêlée avec du blanc de céruse, forme une couleur jaune-verdàtre qu'on nomme stil-de-grain.

•ft Rameaux non épineux.

Nerprun Alaterise. Rhamnus Jlalernus, h. L'Alalerne est un arbrisseau qui croit spontanément dans le midi de la France, l'Italie et l'Orient, où il peut acquérir une hauteur de quinze à vingt pieds; ses feuilles sont ovales, aiguës, coriaces, persistantes, luisantes et dentées en scie; ses fleurs, d'un jaune verdàtre, sont petites, hermaphrodites et disposées en petites grappes, yuelquefois cependant elles sont unisexuées et dioïques; les fruits sont très-petits, globuleux, luisants et rougeâtres. Cet arbuste est abondamment cultivé dans les jardins. On le place généralement en palissade le long des murs qu'il dérobe aux yeux par son feuillage toujours vert. On le multiplie de marcottes ou de graines; il présente plusieurs variétés qui sont caractérisées par les figures différentes de ses feuilles, tantôt plus larges et tantôt plus étroites.

Nerprum Bourgène. Rhamnus Frangula, L. Cet arbrisseau, fort commun dans les bois très-humides, forme une toufîe de douze à quinze pieds d'élévation ; ses branches et ses rameaux sont élancés et dressés; ses feuilles sont ovales, luisantes, dentées en scie et persistantes; les fleurs, petites, vertes et hermaphrodites,

forment de petits faisceaux axillaires. Leur calice est turbiné, à cinq divisions étroites et dressées; les pétales, très-courts et en forme de cuiller, embrassent les élamlnes. Les fruits, rouges et globuleux, contiennent en général trois nucules cartilagineux. Cetlfe espèce jouit des mêmes propriétés (|ue le Nerprun cithartique; ses fruils et son écorce moyenne sont très-|)tirgatifs; la chair de leur péricarpe peut servir à préparer une matière colorante verle. analogue au vert de vessie; son bois est blanc et très-léger; il est du nombre de ceux dont on se sert pour la fabrication de la poudre à canon.

On cultive encore dans les jardins plusieurs autres espèces, telles que \m Rhamnus hxbridus,balearicus, latifolius, theezans, etc. Ce dernier est originaire de la Chine; ses feuilles sont employées en infusion dans l'eau bouillante comme celles du thé.

NERTE. BOT. L'un des noms vulgaires du Myrte commun.

NERTÈRE. Neiieia. bot. Sous ce nom changé par plusieurs auteurs en celui de Nerleria, Banks et Schreber ont établi un genre de la famille des Rubiacées, et de la Pentandrie Monogynie, L. 11 est ainsi caractérisé: calice très-petit, presque entier ou à quatre petites dents; corolle infundibuliforme, quadiifide; (|uatre étamines saillantes; ovaire infère, surmonté d'un style profondément divisé en deux ou quatre branches; drupe bacciforme. sphérique, à deux ou quatre noyaux coriaces et monospermes. Le nom de Gomozia, donné à ce genre par Linné fils, n'a pas été adopté, paice que d'un côté c'était une erreur d'orthographe de Goiiiezia que lui avait imposé Mutis, et d'un autre côté parce que les caractères en étaient inexacts. Jussieu indique encore comme congénère du Neiteia, V E rythroda num de Du Petit-Tliouars (Flore de Tristan d'Acugna, p. 41). Les Nertères sont des plantes herbacées, couchées, quelquefois radicantes, garnies de très-petites feuilles opposées. Les Heurs sont terminales, solitaires, accompagnées à la base de deux bractées. Le type du genre est le Nerteia depressa de Smith et deGserlner, Nertera repens,Rmz et Pa\on, ou Gotnoziagianadensis, L., qui croît dans l'Amérique méridionale. Kunlli en a décrit une nouvelle espèce sous le nom de Nertera tetrasperma, qui forme le passage entre le genre Nertera et le genre Mittchella.

NERTÉRIE. Nerleria. bot. Pour Nertère. A^.ce mot. NERTHOPE. Nerlhops. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr, qui le caractérise ainsi : antennes trèscourtes, épaisses et faiblement coudées, les sept premiers articles grenus, aplatis et graduellement plus larges de la base jusqu'à la massue, qui est formée des cinq derniers, ovale et acuminée; trompe de la longueur de la tête, épaisse, cylindrique, faiblement arquée, marquée d'une fossette longitudinale et courbée; yeux latéraux, très-grands, arrondis, presque réunis et proéminents; corselet transverse, faiblement bisinué à sa base, élargi et arrondi sur les côtés, se rétrécissant brusquement vers l'extrémité, tronqué antérieurement et médiocrement convexe; écusson assez grand et triangulaire; élylres oblongues, presque carrées, arrondies

chacune à leur base, avec les épaules obluséinent anguleuses, l'exlrémité arrondie, recouvrant cnllÈrement l'anus. Le Lixus giillatiis, Oliv., est le type de ce genre qui admet encore une autre espèce. Nerlhops calcaratus; la première est du Cap, la seconde du Brésil.

NERVATION. Neivatio. bot. On donne ce nom à l'ensemble des nervures qui traversent le limbe de la feuille et des ramiticalions formées par les vaisseaux qui le parcourent.

NERVE. Nervosus. bot. Organe muni de nervures.

NERVILIE. Nervilia. bot. Genre de la famille des Orcbidées, dont Gaudicliaud (Botanique du Voyage de rUranie) attribue la création à Commerson. Il lui donne pour caractères : périanthe composé de cinq folioles presque égales, lancéolées, étalées ; labelle un peu plus court, large, trilobé, concave, privé d'éperon et libre; gynostème très-court et nu ; anthère terminale, à deux loges et décidue; masses polliniques recouvertes d'une poussière farinacée. Les Nervilies sont des plantes herbacées, à racines subéreuses, ordinairement bulbeuses, à lige scapiforme, vaginée et raultiflore au sommet.

Nervilie d'Araco. JServiliaAragoaiia, Gaud. (Bot. du Voy. de l'Uran., pi. 33.) Sa racine est bulbeuse; ses feuilles sont corda to-rénifornies et membraneuses ; ses fleurs sont pédicellées , réunies en bouquet terminal, d'un rouge de rose pâle, accompagnées d'une bractée. On trouve cette plante dans les lieux incultes des îles Mariannes.

Nerviiie ov\iE. Nervilia ovata. Les tiges racidifères de celte espèce sont articulées et feuillées, fibreuses, mais contournées en spire et figurant assez bien le bulbe déroulé de l'espèce précédente, ce qui, selon Gaudichaud, seniblerail démontrer que, dans ces plantes, la forme des racines est relative aux milieux dans lesquels elles se développent. De l'ile Rota, l'une des Mariannes.

NERVIMOTION et NERVIMOTILITÉ. zool. Dutrochet (Recherches Analomiques et Physiques sur la structure intime des Animaux et des Végétaux, p. 5) a employé le premier de ces mots pour exprimer le phénomène de mouvement produit dans les sens par les agents extérieurs et transmis par les nerfs, et il a nommé NeiDiuiotililé la propriété vitale en vertu de laquelle ce mouvement a lieu. Les agents extérieurs susceptibles de produire la Nervimotion, ont reçu le nom d'agents nercimoleurs. La Nervimotion peut s'exécuter sans qu'il y ait de sensation produite; ainsi nos organes intérieurs qui sont doués de Nervimotilité éjirouvenl la Nervimotion, pour ainsi dire à notre insu, tandis que ce phénomène est toujours accompagné de la sensation , lorsque nos organes extérieurs sont remués par les agents du dehors. Conséc|uemmenl il était nécessaire, suivant Dulrochet, de bannir de la physiologie, science purement physicjue, les mots de sensibilité et de sensation qui se rapportent à des phénomènes moraux dont la nature est totalement inaccessible à notre investigation.

NERVULES. BOT. On appelle ainsi les faisceaux de filets vasculaires qu'on remarque dans l'épaisseur des parois de l'ovaire, et ([ui descendent du stigmate vers la base de l'ovaire, ou se pioloiigent de celle base jus-

qu'à la naissance des trophospermes. Ces faisceaux de vaisseaux nourriciers dont le nombre et la disposition sont utiles à étudier, ont aussi été décrits sous le nom de cordons pislillaires.

NERVURES. BOT. Ce nom s'applique aux faisceaux de vaisseaux nourriciers qui, par leur épanouissement, forment le réseau et en quelque sorte le squelette de la feuille. /'. ce mol.

NERVURES DES AILES, r. Insectes.

NESiîA. BOT. Genre de la famille des Salicariées, el de la Décandrie Monogynie, L., proposé d'après Commerson, par Jussieu dans son Gênera Plantarnm, et publié par Kunlh (Nov. Gênera et Spec. Plant, œqtiin., VI, p. 192) avec les caractères suivants : calice persistant, hémisphérique- campanule, dont le tube est marqué de dix ou douze nervures; le limbe a dix ou douze dents, les cinq ou six extérieures sont subulées. Corolle à cinq ou six pétales égaux, ouverts et insérés sur le limbe du calice, entre les dents intérieures. Étamines au nombre de dix à douze, inégales, saillantes, insérées en une simple rangée, vers la base ou le milieu du tube calicinal; anthères biloculaires, fixées par le dos et s'ouvranl à l'intérieur par une fente longitudinale. Ovaire supère, sessile, presque globuleux, tri ou quadriloculaire; placentas en nombre égal à celui des loges, fixés à un axe central; ovules nombreux; un seul slyle surmonté d'un stigmate capité. Capsule globuleuse, couverte par le calice persistant, mince, membraneuse, à trois ou quatre loges polyspermes et à autant de valves. Graines arrondies obovales, convexes d'un côté, planes de l'autre, et dépourvues d'ailes.

Ce genre comprend des plantes placées par quelques auteurs dans les Lxlhrum. Il se distingue de ce dernier genre par son ovaire tri ou quadriloculaire, par la forme de son calice et le port particulier des espèces. On ne peut le réunir au genre Amniania, à cause du nombre des parties de la Heur qui, dans ce dernier, est toujours de quatre à huit. Kunlh indique quatre espèces de Nesœa, savoir : Nesœa Iriflora ou Lylhruni triflorum, Linné, Suppl.; Nesœa verlicillata ou Lythrum verticiltatum , Michx.; Nesœa salicifotia, Kunth; et Nesœa speciosa, id. Ce sont des plantes herbacées ou , frutescentes, indigènes de l'Amérique, les deux dernières des contrées méridionales. Elles ont des feuilles opposées, <iuelquefois ternées, ou les supérieures alternes, très-entières. Les pédoncules sont axillaires, portant une ou trois Heurs et accompagnées de deux bractées. Dans le A'esœaî'e;/ic/Wu<a, les fleurs sont disposées en corymbe très-court. Les corolles sont violettes ou

NESCIDIE. Nescidia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par A. Richard qui le caractérise ainsi qu'il suit ; limbe du calice à peine visible et trèsentier; son tube est adhérent à l'ovaire; celui de la corolle est très-court el son limbe est partagé en cinq lobes presque obtus et un peu penchés; l'orifice est nu; cinq étamines presque sessiles, incluses et insérées à l'orifice du tube; anthères linéaires, aiguës; slyle court; deux stigmates linéaires, aigus, unis par leur face interne; ovaire biloculaire, un seul ovule attaché fi la liai'oi médiane, dans chaque loge.

Nescidie a FEUilLES DE MïRTE. Nescùlia MyrlifoliU; A. Ricli. C'est un arbusle très-glabre, à feuilles opposées, pétiolées, coriaces, un peu pointues; les stipules sontcourles et inleipéliolairesjlesHeurssonlaxillaires, solitaires, entourées à leur base d'un calicule bidenté. Ue l'île iVIaurice.

NÉSÉE. Aœsa. CRtsT. Genre de l'ordre des Isopodes, famille des Sphéromides, établi par Leach, et ayant pour caracléres : sutures du premier segment post-abdominal atteignant ses bords et les coupant; premier article des antennes supérieures en palettes allongées, soit plus ou moins carrées, soit linéaires; appendices ventraux postérieurs, droits, passablement longs, ayant leur petite lame seule saillante; corps ou thorax ayant l'avant-dernier article plus grand que le dernier. Ce genre se distingue du genre Campécopée de Leach par les appendices ventraux qui, dans ce dernier, sont courbés; le genre Cilicée en est séparé par les derniers segments du thorax qui sont d'égale longueur; enfin les Dynamèncs et les Cymodoces ont les deux lames des appendices jiostérieurs du ventre saillantes, ce qui les dislingue suffisamment des Nésées.

Nésée bideistée. Nœsa bidentala, Leach; Oniscus bidentaliis, Adams, Trans. Soc. Lin., t. viii, lab. 2, fig. 2. Le corps de ce Cruslacé est long de six lignes, d'une couleur cendrée, légèrement strié de bleu ou de rouge, et lisse; le sixième anneau du thorax est rugueux, terminé postérieurement par deux piquants; l'abdomen est rugueux, avec son dernier anneau portant deux tubercules vers son milieu. On le trouve en France, sous les pierres et les plantes marines du littoral, à mer basse.

NÉSÉE. Nesea. poitp. Genre de l'ordre des Corallinées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : polypier en forme de pinceau, à lige simple, quelquefois bifurquée, remplie intérieurement de fibres nombreuses et cornées, terminées par des rameaux articulés, dichotomes, cylindriques, réunis en télé. On doit établir deux sections dans ce genre : l'une contenant les Nesea Phœnix, eriophora, Penicillus, (liiiitetosa et noilulosa; l'autre le Nesea annuiala. Les espèces de la première section ont toutes à la base de leur tige un faisceau de fibres radiciformes, molles et flexibles, ramifiées irrégulièrement en filets excessivement ténus; presque constamment couvertes d'un sable blanc, calcaire, très-fin, intimement collé à ces fibres, dont on ne le sépare qu'avec difficullé. La tige est ordinairement assez grosse, presque cylindrique ou irrégulièrement comprimée par la dessiccalioii; elle est revêtue à l'exlérieur d'une sorte de croule calcaire, peu épaisse, où l'on aperçoit, au moyen d'une forle loui)e, des porosités nombreuses, analogues à celles ((UC l'on remarque sur le Halimda monile , mais moins distinctes. Cette écorce est assez flexible pour se laisser aplatir par les doigts lorsqu'on la comprime avec une certaine force. A l'intérieur de la tige on trouve un gros faisceau de fibres longitudinales, molles, comme feutrées, dont les racines semblent être la continuation; la tige est amincie dans son tiers ou son quart supérieur, et dans ce point elle donne naissance à un grand nombre de rameaux, promptement divisés eux-mêmes

en ramusculesplusou moins nombreux; à leur origine les rameaux ne sont pas plus volumineux que leurs divisions; les uns et les autres sont formés par une série de petits cylindres plus ou moins longs, articulés de place en place et souvent d'une manière irrégulière; à leur extrémité libre ces ramuscules sont clos, arrondis, et couverts, comme dans toute leur étendue, d'une couche très-mince de substance calcaire, fragile, percée comme une écumoire, d'une multitude de petits trous, trèsvisibles au microscope, sur les espèces à rameaux un peu gros, tel que le Nesea diimelosa. L'intérieur des rameaux est rempli par une substance membraneuse, coriace, de couleur verte, qui parait creuse intérieurement. Les espèces de celle section ont beaucoup d'analogie enlre elles, au point qu'il est assez difficile de les distinguer lorsqu'on les étudie sur un grand nombre d'échantillons ; le Nesea Phœnix même, qui semble si différent des autres dans les descriptions et les figures, n'en diffère véritablement que par l'agglutination latérale de ses ramuscules, encore se trouve-t-il des échantillons où les ramuscules décollés accidentellement lui donnent l'aspect du Nesea Penicillus. Leur couleur, dans l'état de vie, est d'un vert cendré; elles deviennent blanches ou blanchâtres par la dessiccation et l'exposition à l'air; leur grandeur varie d'un à quatre pouces. La seule espèce comprise dans la seconde seclion, se distingue facilement des autres Nésées : ses racines sont à proportion beaucoup plus grosses, fistuleuses et contournées; la tige n'a guère qu'une demiligne ou deux tiers de ligne de diamètre; elle est presque égaledans toute sa longueur, creuse intérieurement et non cloisonnée; elle ne renferme point de faisceau de fibres et parait entièrement vide, au moins dans l'état de dessiccation; ses parois sont très-minces, non encroùlées, régulièrement et élégamment annelées comme certaines Tubulaires; on n'y aperçoit aucune porosité; la tige n'est point amincie à son extrémité supérieure; les rameaux prennent tous naissance à son sommet, ils sont très-nombreux, Irès-gréles. et se divisent irrégulièrement par dichotomies fréquentes; leur intérieur est creux et cloisonné ù chaque bifurcation; ils sont enchevêtrés les uns avec les autres de manière à former par leur réunion une sorte de feutre arrondi en boule, élargi en disque ou creusé en entonnoir; leur substance comme celle de la tige est molle et flexible, leur couleur verdàtre ou blonde; leur grandeur varie d'un à trois pouces. Les Nésées vivent sur les bas-fonds de l'Océan des Antilles; une seule espèce a été rapportée des Molu(|ues par les naturalistes de l'expédition commandée par Freycinet.

NESLIE. Neslia. eot. Quoique ce genre ait été proposé par Haller et par Medicus, sous les noms de jRapistrum et de yogelia, le professeur De Candolle, dans son Sxslema Fegetabilimn, a adopté la dénomination de Neslia donnée par Desvaux (Journal de Botanique, 5, p. 162), parce que les noms employés par les auteurs allemands ont reçu d'autres applications. Il appartient à la famille des Crucifères et à la Télradynamie siliculeuse, L. Voici ses caractères : calice à divisions étalées; corolle à pétales entiers, égaux; étamines létradynames, à filets dépourvus de dents; silicule coiiace.

indéhiscente, presque globuleuse, comprimée, hiloculalre, à cloison mince qui disparait quelquefois dans son plus grand diamètre, et alors la sillcule devient uniloculalre et monospeime, à valves concaves, non distinctes. La graine est solitaire dans chaque loge, presque globuleuse, pendante, insérée latéralement; ses cotylédons sont ovales, épais et incombants. Ce genre faisait partie des Myagrum de Linné, des Biinins de L'Héritier, des Coclilearia de Cranlz, des Rapistrum de Gaertner, et des Crambe d'Allioni. Adanson avait déjà fait sentir ses afifinités avec les Camelina, ce que confirme la structure de ses cotylédons, et De Candolle l'a placé dans sa tribu des Camelinées. Il diffère des Bitnios par sa silicule à cloison membraneuse, et par la situation des cotylédons.

Neslie PANiciiiÉE. Neslia paniculata, Desv. et DC; Myagrum paniculatiim, L. Celte plante est herbacée, annuelle, dressée; sa tige est cylindrique, pubescentc ou hispide à la base, légèrement rameuse. Ses feuilles caulinaires sont sagittées, amplexicaules, oblongues, lancéolées, entières. Les fleurs sont petites, jaunes et disposées en grappes simples, terminales et allongées. On trouve celte espèce dans les champs sablonneux de presque toute l'Europe, depuis Constantinople jusqu'en Suède, et dei)uis la péninsule espagnole jusqu'à Pétersbourg. On la rencontre aussi dans l'Orient et dans le nord de la Hussie asiatique.

NESPODLIÉ. BOT. Synonyme vulgaire de Néflier. A', ce mot.

NESTLERA. bot. Le genre Columetlea de Jacquin a été nommé Ncstlera par Sprengel, à cause de la consonnance du premier de ces noms avec ceux de deux autres genres de plantes, établis antérieurement par Loureiro d'une part et Ruiz et Pavon de l'autre. K. Co-

LIUELLÉE.

NESTOR. OIS. Nom scientifique du Perroquet à léle grise de la Nouvelle-Zélande, lequel est devenu, pour Lesson, le type d'un sous-genre de la première famille de l'ordre des Zygodaclyles, avec les caractères suivants : bec très-long, très-haut; mandibule supérieure du double plus longue que l'inférieure, avec son arête disposée en courbe allongée, très-comprimée, mince et sillonnée sur ses côtés; mandibule inférieure allongée, mince, taillée en biseau en avant; narines basâtes, ouvertes, étroites et latérales; tarses médiocres, allongés, très-réticulés; queue médiocre, égale.

Nestor de la Nodvelle-Zélande. Nestor Novœ-Zelandiœ, Less. ; Psittacus Nestor, Kuhl. Son plumage est d'un brun ferrugineux; demi-collier sur le cou, épaules, ventre et plumes des cuisses d'un rouge brun très-foncé; queue terminée de roux; plumes auriculaires jaunes et pectinées; celles des joues sont rouges, également pectinées et comme poilues, s'avançant en barbe sur le bec qui est brunâtre; pieds gris. Taille, quinze pouces.

NETTARHIN. Neltarhinus. iNS. Coléoptères tétramères. Genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoonherr, pour un insecte nouveau, découvert assez récemment au Brésil. Caractères ; antennes bréviuscules, assez fortes et coudées ; les deux premiers articles les plus longs, un peu en massue, les cinq sui-

vants très-courts, perfoliés, serrés, augmentant en largeur depuis la base jusqu'à la massue, formée de cinq autres articles, presque ovale et acuminée; trompe courte, épaisse, insérée sous la tête, sensiblement dilatée vers le bout, plane en dessus et droite; yeux ovales, perpendiculaires et peu proéminents; corselet transverse, convexe, tronqué à sa base, élargi et arrondi sur les côtés el resserré antérieurement; élytres cylindri(|ucs, tronquées à la base, avec les épaules anguleuses et aiguës, l'extrémité en pointe acuminée; pieds assez courts, forts, avec les jambes comprimées. Le Nettarhinus anthribiformis est noir, avec la tête ponctuée, la trompe rugueuse, le corselet impressionné latéralement et à sa base, tuberculéde chaque côté; les élytres ont une raie longitudinale près de la suture et l'extrémité couverte d'écaillés blanchâtres.

NETTASTOMA. pois. Genre formé par Raffinesque parmi les Malacoptérygiens apodes, très-voisin des Anguilles, et auquel il donne pour caraclères : corps allongé, presque cylindrique, ayant les ouvertures des branchies presquesous le cou, transversales, allongées, garnies d'une membrane sans rayons et sans opercule; mâchoires allongées, déprimées, la supérieure plus longue que l'inférieure; anus plus voisin de la tète que de la queue; dorsale, anale et caudale réunies; ni pectorales ni ventrales. Ce genre ne contient qu'une espèce des mers de Sicile, le Nellastoma melanura, qui atteint deux pieds de long.

KEUUORFIA. BOT. Adanson a nommé ainsi un genre identi(|ue avec le Nolana de Linné. A', ce mot.

NEUMANNIE. Neumannia. bot. Genre de la famille des Flacourtianées, institué par Richard pour y placer quelques espèces du genre Prockia qu'il a reconnues ne pouvoir appartenir non-seulement à ce genre, mais même à la famille des Tiliacées dont les vrais Prockia doivent faire partie.

NEURACANTHE. Neuracanthus. bot. Genre de la famille des Acanthacées, établi par Nées d'Esenbeck qui lui donne pour caractères : calice bipartite, à lèvre supérieure trifide; l'inférieure est bifide; corolle hypogyne, bilabiée, subringente, à lèvre supérieure bidentée, l'inférieure profondément trifide; quatre étamines insérées au tube de la corolle, incluses et didynames; filaments très-courts; anthères iietites, à deux loges obliques, pendantes au sommet du filament, divergentes en bas; ovaire biloculaire, à deux ovules dans chaque loge; style simple; stigmate latéral, oblong. Le fruit consiste en une capsule comprimée, tétragone, biloculaire, télrasperme, s'ouvrant par deux valves septifères au milieu; semences presque rondes, comprimées et lisses.

Nedracakthe tétragopiostachiée. Neuracantha tetragonostachya, Nées; Ruellta tetragonostachya, Wall. C'est un arbuste lameux, scabre, à feuilles opposées, elliptico-oblo-ngues, cuspidées, pétiolées, veinées et réticulées; les fleurs sont rassemblées en épis axillaires, opposés, sessiles, inégaux, tétragones avec bractées divisées en quatre et imbriquées; les bractéoles sont beaucoup plus courtes que le calice, ciliées; les corolles sont petites. De l'Inde.

. NEURACHKE. Neurachne. bot. R. Brown. {Protlr.

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