N E IJ
Nor.-HolL, 1, p. 198) appelle ainsi un Renie nouveau de la famille des Graminées, i|ui se compose d'une seule espèce. Neurachne alopecnroidea. C'est une Graminée vivace, ayant le port d'un Alopecvrtts; un chaume multiple, dressé, à nœuds liérissés et barbus. Ses feuilles sont i)laiies et courtes; ses fleurs forment un épi dense, ovoïde, simple et dépourvu d'involucre. Chaque épillet est biHore. La lépicène est à deux valves veinées, aiguës, coriaces, hispides, presque égales, l'extérieure étant un peu plus courte; toutes deux persistent et s'endurcissent. Des deux fleurs, l'extérieure est neutre, à deux valves dont l'externe est semblable à celle de la lépicène; la Heur intérieure est hermaphrodite, ses deux valves sont membraneuses et transparentes. La glumelle se compose de deux écailles hypogynes. Lesétamines sont au nombre de trois. Les deux styles se terminent chacun par un stigmate plumeux. Ce genre est voisin des Cenclirus et des Isachne.
KliURACTIDE. Neuractis. bot. Genre de la famille des Synanihérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue. L., établi par H. Cassini (Dict. des Sciences naturelles, t. xxxiv, p. 496) qui l'a ainsi caractérisé : involucre presque eylindracé, formé d'environ dix folioles disposées sur deux rangs, appliquées, oblongues, foliacées, membraneuses sur les bords, inégales, les extérieures plus courtes. Réceptacle plan, nu dans son milieu, muni, prés de ses bords, de paillettes oblongues. linéaires, analogues aux folioles de l'involucre. Calalhide radiée, dont le disque se compose de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et la circonférence de trois demi-fleurons ligules, femelles et distants entre eux. Ovaires oblongs, glabres, un peu amincis au sommet en forme de col gros et court, dépourvus d'aigrette ou ne présentant (|u'un rebord membraneux, ii peine manifeste, inégal, interrompu et denté. Les fleurons du disque ont leur corolle tubuleuse, cylindrique, à cinq divisions plus longues que le tube, oblongues, lancéolées. Les corolles des fleurons de la circonférence ont un tube long et grêle, un limbe trèsgrand, profondément partagé en trois lanières divergentes, elliptiques, oblongues; celle du milieu plus étroite, à une seule nervure, et les deux latérales plus larges, à deux ou trois nervures colorées. Les élamines sont saillantes et surmontées d'appendices courts et ovales. Le style porte deux sligmatophores courts, divergents, arqués en dehors, surmontés chacun d'un appendice très-long, hérissé de collecteurs presque membraneux.
Le genre Neuractis est placé parmi les Hélianthées Coréopsidées. près du CkixsantheUum de Richard, et du Glossocanlia de Cassini. 11 n'est composé que d'une seule espèce nommée par l'auteur iSeuraclis Lesclienaultii, en l'honneur de Leschenauit de la Tour qui l'a rapportée de l'ile de Java. C'est une petite plante herbacée, glabre, dont la lige est ordinairement étalée, rameuse, grêle, striée, garnie de feuilles plus ou moins distantes, inégales, ayant un pétiole très-long, linéaire, amplexicaule, son limbe bipinné, à divisions opposées, distantes, oblongues, terminées par une petite jjoinle. Les calathides sont solitaires au sommet de pédoncules très-grêles, nus, et qui paraissent axiUaires; quelque-
fois la tige est très-courte, munie de feuilles rapprochées, et n'offre qu'un seul pédoncule terminal en forme de hampe.
NRURADE. Neurada. bot. Genre de la famille des Rosacées et de la Décandrie Polygynie, L., établi par Bernard de Jussieu, publié par Linné, et ainsi caractérisé : calice persistant, dont le tube est très-court, étroitement uni aux carpelles; le limbe à cinq lobes peu profonds, ovales, se recouvrant un peu pendant l'estivalion, ensuite irrégulièrement disposés à cause de l'accroissement des lobules imbriqués ; corolle à cinq pétales insérés à la base des lobes du limbe calicinal; dix étamines; dix styles; capsule formée de dix carpelles soudés, hémisphérique, enveloppée par le calice hérissé, à loges verticillées et monospermes; graine osseuse, munie d'un embryon courbé, d'une radicule oblique, et de cotylédons obloiigs. Cette graine germe dans la capsule, la perfore et l'entoure à l'instar d'un anneau. Le genre A^e!«rarfo est le type d'une tribu établie dans les Rosacées par De Candolle, qui l'a nommée Neuradées (Wei/raf/efF). On n'en connaît qu'une seule espèce, Neurada procuiiibena, L.. qui habite l'Egypte, l'.Arabie et la Numidie. C'est une herbe ligneuse à la base, tomenteuse, à feuilles sinuéespinnatifîdes, et à fleurs petites, solitaires et axillaires.
NEURADÉES. Nenradeœ. bot. De Candolle {Prodrom. Sfst. f^eget., 2, p. 548) nomme ainsi la quatrième tribu de la famille des Rosacées.
NEURITE. Min. Suivant Hoffmann et Breithaupt (Traité de Min., Freyberg, 1810), ce serait le véritable nom du Jade, venant de vsupov ( nerf), à cause de la propriété qu'on lui supposait de fortifier les nerfs. Les minéralogistes pensent que c'est par corruption que ce nom a été changé en celui de Néphrite.
NEUROCALIX. Neurocalix. bot. Genre de la famille des Cinchonacées, établi par Hooker qui l'a caractérisé ainsi : tube du calice obconico-penlagone, adhérent à l'ovaire; limbe supère, divisé en cinq parties ovaleslancéolées, foliacées, nervurées et persistantes; corolle supère, en roue, partagée en cinq lobes plus courts (|ue les divisions du calice; cinc| anthères grandes, sessiles. soudées en une sorte de pyramide creuse, que traverse le style; ovaire infère, à cinq loges, recouvert par un disque épigyne, orbiculaire; plusieurs ovules; style simple; stigmate indivis. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce; c'est une plante herbacée, à tige simple, assez courte, à feuilles lancéolées, acuminées, membraneuses, ramassées à la base de la tige; stipules multilides; les fleurs sont en grappes axillaires, plus courtes que les feuilles. De l'île de Ceyian.
NEOROCARPE. Neiirocarpum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Diadelphie Décandrie, L., fondé par Desvaux (Journ. de Botanique, mars 1813) sur une plante de la Guiane qu'Aublet et Lamarck rapportaient au genre Crotaiaria. Un pareil genre avait été formé depuis longtemps mais non publié par Richard, qui le nommait, dans son herbier, KhombifoUiim ou Rhombolobium. Kunlh, l'ayant adopté, en a fait connaître plusieurs espèces nouvelles, et a présenté ses caractères de la manière suivante: calice tubuleux, campanule, accompagné à sa base de
tieux bractées petites, dont le limbe qiiiiiquéfide, pa- | rait bilabié, la découpure inférieure étant beaucoup plus longue. Corolle papilionacée; étendard elliptique, orbiculé,émarsiné.bilobé,en capuchon, et embrassant les ailes et la carène; ailes adhérentes à la carène: celle-ci de moitié plus petite que l'étendard. Élamines au nombre de dix, diadelphes. Ovaire stipité, entouré à sa base d'un disijue urcéolé, renfermant de huit à dixsept ovules. Style velu à la partie sujjérieure et interne; stigmate formant une petite télé. Légumelinéaire, comprimé, télragone, marqué des deux côtés d'une suture proéminente, bivalve et polysperme. Graines arrondies, elliptiques, comprimées, séparées par des cloisons de tissu cellulaire^présenta'nt un bile basilaire et petit, une radicule légèrement courbée.
De Candolle a placé le genre Neurocarpum dans sa tribu des Lotées, section des Clitoriées. Une des deux espèces sur lesquelles il a été constitué par Desvaux, avait été réunie par divers auteurs au Ctitoria , et c'était encore sous ce nom générique que Lamarck avait décrit le Neurocarpum falcatiim. Ces trois espèces, types du genre, croissent à la Guiane, à Saint- Domingue, et dans les autres îles de l'Amérique. Kuntb a publié {Nov. Gen. et Species Plant, œquin., vi, p. 407-410 ; Mimos. et Plant. Leg., t. 59 et 60) quatre espèces nouvelles de Neurocarpum sous les noms de Neurocarpum simplicifolium, angustifulium, javiteiise et macrophyllum. Elles croissent sur le continent de l'Amérique équinoxiale, dans la république de Colombie. H indique en outre comme congénère le Clitoria Mariana de Michaux, malgré les différences légères que présente sa gousse. Ces plantes sont des arbrisseaux le plus souvent volubiles, à feuilles ternées; la foliole terminale distante des latérales, lesquelles sont peu développées. Les pédoncules axillaires supportent une ou deux fleurs grandes, blanches, purpurines ou violettes.
NEUROCARPUS. bot. (Weber et Mohr.) Synonyme de Dictyoptère. F. ce mot.
NEUROCHLjÏNA. bot. (Lessing.) Même chose que Neurolène. F. ce mot.
NEUROLÈNE. Neurolceiia. bot. R. Brown (Observ. on the Composit.) a établi ce genre qui appartient à la famille des Synanihérées, et à la Syngénésie égale de Linné. H. Cassini l'a placé avec doute auprès de son genre Molpaib'a dans la tribu des Inulées, et l'a ainsi caractérisé : l'involiicre est égal aux fleurs, cylindracé, composé de folioles sur plusieurs rangs, inégales, imbriquées, à trois nervures, ovales, oblongues, obtuses, membraneuses sur les bords. Le réceptacle est garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre. à une seule nervure glanduleuse. La calathide, sans rayons, est formée de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites; leur corolle offre un tube grêle, un limbe plus court que le tube, allongé, à segments étroits, aigus, glandulifères. Les élamines ont des tiletsflexueux, non soudés au sommet du tube de la corolle; elles sont pourvues d'un long article anthérifère, d'un appendice apicilaire, libre, étroit, obtus et aigu, et presque dépourvues d'appendices basilaires. Le style a deuxstigmaphores à bourrelets prolongés jusqu'au sommet, où
ils deviennent confluents. Les akènes sont un peu arqués, à quatre ou cinq facettes, garnis de poils ou de glandes, quelquefois pédicellés, surmontés d'une aigrette de la longueur de la corolle, et formée de poils soyeux, flexueux, à peine plumeux. Ce genre a été constitué sur une plante réunie parLinné au genre Conyza, qui était comme le réceptacle d'une foule de Synanthérées corymbifères, que l'on ne savait classer. Swarlz l'en retira pour en faire une espèce de Calea, et Gœrlner imita cet auteur; mais le Calea, mieux étudié par R. Brown, a été partagé en plusieurs genres, savoir : JMelanthera, Cassinia, Calea et Neurolœna.
Kecroiène a PEDiLLES LOBÉES. NeurolCEiio lobalo, R. Br. et Cass.; Conyza lobata, L.; Calea lobata, S\v. et Gaertn. C'est une plante ligneuse, dont les folioles offrent à leur base deux segments plus ou moins prononcés et divergents. L'involucre est jaunâtre, pubescent; les corolles sont jaunâtres, à nervures noires, et elles sont parsemées de glandes. Cette plante croît dans l'Amérique équinoxiale. Sous le nom de Neurolœna inlegrifolia, Cassini a proposé une seconde espèce à la(|uelle il avait imposé précédemment deux noms différents : ceux de Calea Suriani et Neurolœna Suriani. Elle a été rapportée des Antilles et diffère du Neurolœna lobata par sa tige herbacée et par ses feuilles entières. Les fleurs sont jaunâtres, terminales à l'extrémité de la base et des ramifications, où elles forment un grand corymbe jrrégulier.
NEUROLITE. min. Substance terreuse particulière, découverte à Starastead, dans le bas Canada, par le docteur Holmes de Montréal; sa couleur est le vert jaunâtre; elle est opaque ou translucide sur les bords; elle n'est pas cristallisée, mais formée de libres réunies à un même point; sa pesanteur spéciliipie est2,47 et sa dureté 4,25; elle n'est point fusible au chalumeau ; elle est composée de Silice 7-5,20; Alumine 17,45; Chaux 3,23; Magnésie 1,50; peroxide de Fer 0,30; Eau 4,30. L'analyse en a été faite par Thompson.
NEllROLOMA. BOT. Genre de la famille des Crucifères,et de la Tétradynamiesiiiqueuse.L., établi, d'après Andrzeiowski, par De Candolle (/'/w//-ow. .sy*/. Feg., 1, p. 156) qui l'a ainsi caractérisé ; calice dressé, égal à la base, à sépales membraneux sur leurs bords; pétales onguiculés, à limbe ohoval; élamines libres, dépourvues de dents, à peine plus longues que le calice; siliques lancéolées, sessiles, comprimées, à valves planes ; cordons ombilicaux adnés supérieurement à la cloison; graines munies d'un large lebord, à cotylédons accombants. Ce genre comprend trois espèces que l'auteur du nouveau genre plaçait naguère (System. Feget., vol. 2) parmi les Hesperis et les ylrabis. Ces plantes, qui ont reçu les noms àeNeuroloma arahidifloriim, scapigerum et nuilicaule, sont de jolies petites herbes qui se rapprochent par leur port des Juliennes, et qui croissent en Sibérie.
Le genre Neuroloma , établi par Raffinesque, dans la famille des Graminées, a été réuni au genre Briza de Linné.
NEUROPELTIDE. Neuropeltiile. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi par Wallicb qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions ; co-
lolle hypogyne, infundibiiliforine, à limbe filaii, divisé en cinq parties; cinq élamines incluses, insérées au fond du lube de la corolle; ovaire à deux loges renfermant cliacune deux ovules; deux slyles dislincls. couronnés par des sligniales réniformes el charnus. Le fruit est une capsule unilociilaire et monosperme par avorlement , renfermée dans la bradée florale, membraneuse, qui se développe après la floraison ; semencedroite; embryon courbé; albumen mucilagineux; cotylédons ridés; radicule infère. Ce genre ne présente encore qu'une seule espèce: c'est un pelil arbuste dressé, à feuilles alternes , ovales ou lancéolées, entières; les fleurs sont réunies en grappes axillaires, et portées sur des pédicelles qu'accompagne une bractée décurrente. De l'Inde.
NEUROPLATVCÉROS. bot. (Fougères.) Même chose que Nevroplatyceros.
NEUROPOGON. Neuropogon. bot. Genre de Cryptogames de la famille des Usnacées de Link, établi par Nées et Flolow, pour quelques Lichens nouveaux recueillisau Chili par Pœppig. Caractères : thalle rameux; l'corce extérieure très-mince et peu distincte, l'intérieure est épaisse, formant un tissu fibreux, dense et opa(|ue extérieurement, lâche et lacuneux intérieurement; axe solide et corné d'un tissu finement fibreux et longitudinalement strié; apothécion patelliforme, recouvert inférieurement par l'écorce qui en borde aussi les contours.
Neuropogon de Poeppig. Neuropogon Poppigii, N. et FI. Thalle mou, lacuneux, articulé, très- rameux et d'un brun jaunâtre; rameaux entrelacés, s'ainincissant insensiblement et devenant filiformes; apothécion subpédicellé, concave, de moyenne taille, grisâtre, avec le disque d'un brun marron.
Neiropocon A?iTE?iN,\iRE.A'eK/o;)o^o»oîi;e««anMs, N. el FI. Son thalle est lisse, redressé, cylindroïde et Jaunâtre; ses rameaux sont sétacés, noirâtres, annelés de jaunâtreet rassemblés en faisceaux; quant au reste, il diffère peu du précédent.
NEUROPTÈRES. IKS. 1^. Névroptères.
NEUROSPERME. Neurosperma. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, institué par Raffines(|ue qui le caractérise ainsi qu'il suit ; Heurs monoïques; les mâles ont le calice à cinq divisions, la corolle divisée en cinq parties, avec le bord ondulé et éraillé; cinq étamines diadelphes; deux glandules alternes avec les faisceaux staminaux, dont l'un à trois anthères réunies de manière à former un triangle sessile. Les fleurs femelles ont le calice et la corolle tripartites, l'ovaire infère, marqué de huit rangées de verrues; style Irifide, environné à sa base de trois glandules ; stigmate bilobé. Le fruit est une péponide charnue, â trois loges renfermant chacune de trois à neuf semences enveloppées dans une arille mucilagineuse, plane, nervurée par des veines anastomosées, à bords ruguleux. La seule espèce connue de ce genre a été nommée par RafiSnesque Neurosperma ciispidata ; il l'a observée au Kentucki, dans l'Amérique septentrionale.
NEUTRES 00 MULETS, ins. On nommeainsi certains individus dans lesquels les organes générateurs n'ont pas atteint leur entier développement et qui, en consé-
quence, ne sont point aptes à la reproduction. L'observation a prouvé que ce phénomène avait lieu dans le sexe femelle et particulièrement chez les Neutres qui vivent en société; ces Neutres sont essentiellement chargés de pourvoir à la nourriture de la république; ils sont toujours en campagne, et leur activité est extraordinaire; ce sont eux qui édifient l'habitation et qui la réparent; c'est à leur soin qu'est confiée l'éducation des petits, et bien qu'ils soient des femelles avortées, ils remplissent ce devoir avec toute la sollicitude des plus tendres mères. On trouvera des détails curieux sur l'organisation el les habitudes des Neutres aux mots Abeilles, Focrmis, Guêpes, Mbtilles, Termes, etc.
NEUTRES (pledrs). bot. On appelle ainsi les fleurs qui sont privées des organes sexuels et réduites aux seules enveloppes florales; telles sont celles de la Boulede-Neige, de l'Hortensia, etc.
NEUWIEDIE. Neuwiedia. bot. Genre de la famille des Apostasiées, institué par le docteur Blume qui lui donne pour caractères : limbe du périanihe irrégulièrement divisé en cinq parties, dontla postérieure parmi celles internes diffère des autres par la forme; trois élamines anthérifères; capsule à trois loges polysperraes; semences scobiformes, tapissant les parois de la cloison eldu test.
Nelwiedie a feuilles de Vératre. Neuwiedia veratrifolia, Bl. Cette plante a tout l'aspect de l'Orchidée à laquelle Rob. Brown a donné le nom de CalantUe veratri/olia ; sa tige est simple et radicante inférieurement; ses feuilles sont largement lancéolées, nervosoplissées , terminées par une -belle grappe de fleurs jaunâtres, pubérulentes , courlemenl pédicellées, accompagnées d'une bractée. Elle habite l*s plus hautes montagnes delà partie occidentale de l'ile de .lava où elle est très-rare.
NÉVRAiMPUlPÉTALES. Nevrampliipetalœ. bot. f\
STNAiyTHÉRÉES.
NEVRIDIUM. BOT. Le genre établi sous ce nom par Sprengel, est fondé sur une espèce du genre Erineum qui croit sur les feuilles des Mélastomes. il n'a pas été adopté.
NEVRONIA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Don, dans la famille des Fougères polypodiacées, n'a point paru assez distinct des Néphrodiers pour en être séparé. /'. ce mot.
NEVROPLATYCEROS. BOT. Ce genre formé parPlucknett, dans la famille des Polypodiacées, et qui ne diffère niûXement du Plal rcerium créé par Desvaux pour VAcroslichuin alcicorne, n'a point été adopté, par la raison que les bases sur lesquelles ils reposaient l'un et l'autre n'ont point paru suffisantes pour autoriser la séparation de l'espèce du genre primitif.
NEVROPOGON. bot. Le genre institué sous ce nom par Nées van Esenbeck (Linnea, ix, 490) dans les Champignons gymnomycètes, ne parait pas différer du genre Ecernia d'Acharius. y. Éversie.
NEVROPORA. bot. (Commerson.) Synonyme d'y^«tirlica. f'. ce mot.
NÉVROPTÈRES OENEUROPTÈRES.iVe»/op<era. INS.
Septième ordre d'insectes établi par Linné; caractères: quatre ailes nues ou transparentes, réticulées, et ordi-
iiairement de la même grandeur; bouche offrant des mandibules, des mâchoires et deux lèvres propres à la mastication. Point d'aiguillon à l'anus; femelles rarement pourvues d'un oviscaple ou d'une tarière; articles des tarses ordinairement entiers et variant parle nombre. Cet ordre ((ui renferme la classe des Odonales, et une partie de celle des Synistates de Fabricius, a été partagé en deux par Kirby qui en a détaché le genre Phn'rjanea de Linné, pour en former un ordre particulier, celui des Trichoptères. Il aurait voulu simplifier ainsi les caraclères des Névroptères, en n'y laissant que les espèces à ailes réticulées ; mais comme dans celles-ci il en existe dont les ailes supérieures diffèrent des inférieures, on ne peut assigner de caraclères rigoureux à cet ordre si on donne trop d'importance aux ailes ; ou bien il faudrait le reslreindre et former avec lui plusieurs autres coupes premières. Les insectes de cet ordre se distinguent facilement des Orthoptères et des Hémiptères, en ce que ceux-ci ont les ailes supérieures d'une consis,lance différente des ailes inférieures; les Hyménoptères en sont séparés par leurs mâchoires qui sont ordinairement très-allongées et ne servent plus à broyer les aliments, mais seulement à sucer. Les Lépidoptères ne pourront être confondus avec eux à cause de leurs ailes couveites d'écailles; enfin les Diptères en sont nettement séparés par leurs ailes et par leurs organes de mandiicalion. La bouche des Névroptères est composée ordinairement de deux lèvres, de deux mandibules et de deux mâchoires; ces derniers organes sont très-aigus et très-forts dans quelques Névroptères (Libellules) destinés à faire leur proie d'insectes, tandis qu'ils sont très-petits et presque imperceptibles dans d'autres (Éphémères) dont la vie est Irès-courte et qui ne prennent pas de nourriture. Les palpes sont quelquefois très-courtes (Libellules); d'autres fois elles sont fort longues comme cela sevoit chez lesMyrméléons.La tète est plus ou moins grosse, avec des antennes placées à sa partie antérieure; ces antennes sont le plus souvent filiformes ou sélacées; dans les Myrméléons elles sont terminées en masse allongée; d'autres fois, et comme cela a lieu dans les Ascalaphes, ces antennes sont fort longues, grêles et .terminées par un petit bouton, comme celles des Lépidoptères. Les yeux sont à réseau et placés sur les côtés de la lêle ; on voit ordinairement entre eux trois petits yeux lisses, mais ils mancjuent souvent. Le corselet est rentlé, comprimé et Ironciué dans le plus grand nombre; il donne attache à quatre ailes oïdinairement nues, réticulées, claires, transparentes, et présenlantsouvent des reflets très-vifs ou des taches de différentes couleurs. Toutes servent au vol; elles sont quelquefois posées en toit sur l'abdomen ; souvent elles sont écartées du corps et étendues horizontalement; dans d'autres elles sont rapprochées verticalement l'une à côté de l'autre. Ces ailes diffèrent quelquefois de grandeur ejitre elles, comme cela se voit dans les Némoptères; quelquefois les inférieures n'existent plus, ou sont tellement oblitérées qu'on a de la peine à découvrir leurs traces; c'est ce qu'on voit dans les Éphémères. Les pattes, au nombre de six, sont composées de quatre pièces, savoir : la hanche, la cuisse, la jambe el le tarse; ce dernier va-
rie par le nombre des articles dont il est composé: quelquefois il n'en a que trois, dans d'autres espèces il en a quatre; enfin il y en a qui sont composés de cinq articles. Les larves et les nymphes, dont la forme se rapproche de l'insecte parfait, sont ou terrestres ou aquatiques; les premières bahilentsous les écorcesdes arbres, d'autres font la guerre aux Pucerons; d'autres enfin font leur nid dans le sable et y tendent des pièges auxaulres insectes; toutes sont carnassières. Les larves aquatiques se tiennent au fond des fossés, des marais ou des rivières; elles respirent au moyen d'organesqui paraissent d'abord analogues aux ouïes des Poissons, mais qui ne sont que des appendices extérieurs et trachéens que Latreille nomme fausses branchies. Il yen a qui se construisent des fourreaux avec de petites pierres, des débris de coquilles ou de petits morceaux de bois qu'elles assemblent au moyen d'une sorte de soie. Les Névroptères sont des insectes en général trèséléganls pour le port; ils volent avec beaucoup de facilité , et sont quelquefois ornés de couleurs variées et agréables; les Éphémères, les Pbriganes et les Perles ne prennent pas ou presque pas de nourriture, et la durée de leur vie n'excède pas quelques heures ou un jour au plus; d'autres sont, comme leurs larves, très-carnassiers; ils emploient toutes leurs forces et leur agilité à se saisir des insectes dont ils veulent faire leur proie; on voit souvent de grandes Libellules planer au-dessus d'un Papillon, attendre le moment favorable et fondre sur lui comme des Éperviers, pour s'en emparera l'aide de leurs pattes fortes et armées de crochets aigus. Latreille partage cet ordre en quatre familles, f^. Libel-
LDLINES, ÉPHÈSIÊRIDES, PLANIPENNES et PlICIPENNES.
Ces quatre familles sont comprises dans deux sections : les SïBULicoRNES et les Filicorkes. A', ces mots.
NEVROPTERIS. BOT. ^. FiiiciTES.
NEWALG.4NG. OIS. F. Canard, division des Oies.
NEWUORFFIA. bot. La seule espèce de ce genre, nommée Newclor/fia Peruviana, a été reconnue pour ne point différer du Nolana prosiratu de Linné fils.
y. KOLANE.
NEZ. zooi. On désigne vulgairement sous ce nom (suivant la définition donnée par l'Académie française) cette partie éminente du visage qui est entre le front el la bouche, et (|ui sert à l'odorat. En zoologie ce mot est souvent pris dans le même sens ; on dit, par exemple, que le Kabau se distingue de tous les autres Singes par son Nez démesurément allongé; au contraire, en anatomie, de même qu'on n'appelle pas seulement oreille la conque auriculaire, mais bien tout l'organe auditif, on a coutume de définir le Kez, l'organe de l'olfaction. Dans celle dernière acception, les sinus, les cornets, etc., sont des dépendances du Nez, et la membrane pituitaire, à la surface de laquelle s'opère la perception odorative, en est la portion essentielle; et il est en effet évident que l'élude de ces éléments de l'appareil olfactif ne doit pas être séparée de celle du Nez proprement dit, c'est à-dire de celle des parties les plus extérieures de ce même appareil. — Il est inutile d'entrer ici dans le détail des modifications que subissent dans les différentes familles tous les éléments organiques dont la réunion conslilue l'appareil de l'ol-
(iT,
faction ; l'ailicle Odor\t, en faisant connaître leurs fonctions respectives, indiquera nécessairement leurs principales variations.
NEZ COUPÉ. BOT. Nom vulgaire du Slaplij'lœa pinnafa, h. F. Staphyt.ier.
NHANDIROBA. noT. T. Feuiliée.
NIBORA. BOT. Raffinesque (F/or. i7«/ori'c.. p. 37) établit sous ce nom un genre de la Diandrie Monogynie, lequel a pour type une plante désignée par Robin (Voyage à la Louisiane, etc., vol. 3, p. 581) sous le nom d'Acanthe des marais. Cette dénomination a fait rapporter ce genre à la famille des Acanibacées, mais l'auteur lui-même indique des affinités plus naturelles avec les Gratiola, les Petlerola et les -Calceolana qui appartiennent à la famille des Scropbniarinées. Voici les caractères du genre Nibara : calice quadripartite, persistant; corolle dont le tube est courbé, velu intérieurement, le limbe à quatre divisions, dont la supérieure est plus large; deux étaniincs non saillantes, à anlbères presque sessiles; ovaire supère. surmonté d'un style et d'un stigmate simple; capsule globuleuse, sillonnée, à quatre valves,, uniloculairc, polysperme; graines oblongues, petites, fixées à un axe central, globuleux. Le Niboia aqualica est une plante très-glabre, à feuilles opposées, sessiles, ovales, un peu dentées en scie, à fleurs axillaires, solitaires, pédonculées, accompagnées de bractées; elle croît dans les lieux aquatiques de rAméri(|ue septentrionale.
NICANDRE. Nicandra. bot. Adanson a formé sous ce nom un genre particulier pour VJtropa' plij'satoiles, L.; ce genre a été adopté par Jussieii; mais plus lard Scbrcber, n'admettant pas le genre d'Adanson, a voulu se servir du nom pour le substituera celui de Polalia qu'Aublet avait donné à un genre devenu depuis le type d'une nouvelle famille. Cette injuste substitution n'a point été admise, et l'on a conservé le nom de Nicandra au genre établi par Adanson. Ce genre appartient à la famille des Solanées et à la Pentandrie Monogynie, et ses caractères sont les suivants : calice monosépale, à cinq divisions aiguës, profondes, larges, et à cinq angles; corolle monopélale, presque campanulée, à cinq lobes obtus et peu profonds; cinq élamines insérées à la corolle, ayant leurs iilels élargis à leur base et recouvrant l'ovaire, grêles dans leur partie supérieure qui se termine par une anthère cordiforme, aiguë, introrse, à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, globuleux, un peu oblique, à cinq loges contenant chacune plusieurs ovules attachés à l'angle interne. Le style est simple, terminé par un stigmate globuleux, très-petit. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, enveloppée par le calice ([ui a pris beaucoup d'accroissement. Cette capsule offre cinq loges polyspermes, séparées par des cloisons minces ; elle reste indéhiscente. La seule espèce qui forme le genre (Nicandra physalodes, Juss.), est une plante annuelle, rameuse, dont les feuilles alternes et longuement pétiolées sont ovales, irrégulièrement et Irèsprolondément dentées sur leurs bords. Les Heurs sont assez grandes, bleues, extra-axillaires et pédonculées. Cette espèce, qui est VAtropa physalodes de Linné, est originaire du Mexique.
NICCOLANE. Niccolanum. Bim. Nom donné par Richter à un nouveau métal, qu'il prétendait avoir trouvé dans un minerai composé de Nickel, de Cobalt, et de quelques parcelles de Fer et d'Arsenic.
NICKEL. Mm. Métal servant de base à un genre minéralogique composé de quatre espèces, uni au Soufre, à l'Oxigène, à l'Arsenic et ù l'Acide arsénique. Lorsqu'il est pur, il est blanc métallique, très-ductile, et susceptible de magnétisme; sa pesanteur spécifique est de 8,06 lorsqu'il a été forgé, et de 8,28 lorsqu'il n'a été que fondu. A une température rouge, le Nickel absorbe l'Oxigène et se transforme en Oxide vert. On ne l'a encore trouvé qu'à l'état de sulfure simple, d'arséniure et d'arséniate. Ce métal est sans usage.
NicKEi SELFCRÉ. Nickel natif, HaUy. Substance d'un éclat métalloïde, d'une couleur vert-jaunâtre, en filaments capillaires très-fragiles. C'est le Haarkies des Allemands, vulgairement la Pyrite capillaire. Elle est formée d'un atome de Nickel et de deux atomes de Soufre; ou en poids, de 33 parties de Soufre et G3 de Nickel. On la trouve en Saxe à Annaberg et Johanngeorgenstadt, et à Joachimstal en Bohême. Elle a ordinairement pour gangue immédiate un Silex corné.
Nickel katif. (^. Nickel sdlfdré.
Nickel arséivical. Arséniure de Nickel; Kupferniclicl, Werner. Substance métalloïde d'un jaune-rougeâtre, donnant avec l'Acide nitri(iue une solution verte, qui devient d'un bleu violacé par un excès d'Ammoniaque et précipite en vert par la Potasse. Sa pesanteur spécifique est de G, 6. Elle est très-cassante; sa cassure est raboteuse et- presque sans éclat. Ce minéral ne se trouve qu'en masse, fréquemment mélangé de Cobalt, dont il est pour ainsi dire inséparable. Ses gisements sont donc les mêmes que ceux de ce dernier métal. Les principales localités où il se rencontre sont : le comté de Cornouailles en Angleterre, la mine d'Allemont en France, celles de Schneeberg en Saxe, et de Bieberg en Hanau. Berthier, qui a analysé le Nickel arsenical d'Allemont, le regarde comme formé de 88,55 d'arséniure simple de Nickel; de 1,43 d'arséniure de Cobalt, et de 10,00 de sulfure d'Antimoine.
Nickel ARSÊNiATÉ.iVîc^e/oc/ier, W. Substance verte, pulvérulente, non soluble dans l'Acide nitrique, réductible par le chalumeau en Nickel métallique, mêlé d'Arsenic. On la rencontre sous forme de poussière à la surface de l'arséniure de Nickel. Cette espèce est, de tous les minerais de Nickel, celui qui se présente le plus souvent dans la nature, et qui sert à l'extraction du Nickel pur.
Nickel gris. f^. Nickel sulfuré.
Nickel oxidé noir. Nickel schwarz. Substance terreuse, grise, noire ou brune, donnant par la calcination, de l'eau et de l'Acide arsénieux; attaquable par l'Acide nitrique, avec précipitation d'Acide arsénieux ; solution verte, devenant violâlre par l'Ammoniaque et précipitant en vert par les alcalis. On a trouvé cette substance dans la mine de Friedrich-Wilhelm en Hesse; elle tapissait les cavités d'un schiste bitumineux, qui renferme aussi du Nickel arséniaté.
NICKELINE. MIN. Nom donné au Nickel arsenical. y. Nickel.
NICKELOCRE.am. Même chose que Nickel arsénialé. /'. Nickel.
NICOBAR. OIS. Nom donné à une race de Pigeons ([ui a pour lype le Pigeon à camail.
NICOLSONIE. Nicolsonia. bot. Ce genre de la famille (les Légumineuses, el de la Dladelphie Décandrie, L., avait d'ahord été proposé par De Candolle (Ann. des Sciences nal., janvier 1825, p. 95) sous le nom de Perrottelia. Mais ce uiême nom ayant été imposé à un autre genre voisin des Célaslrinées par Kunlli, qui en exposa les caractères avec son exactitude accoutumée et figura l'espèce sur laquelle il était constitué. De Candolle, |)our éviter toute confusion dans la nomenclature, qui pourrait résulter de la question de priorité, a préféré abandonner la dénomination qu'il avait d'abord proposée, et l'a remplacée par celle de Nicolsonia, en l'honneur de Nicolson, auteur de l'Essai sur l'Histoire naturelle de Saint-Domingue. Voici les caractères du nouveau genre : calice souvent plus long que la corolle, divisé jus(|u'à la base en cinq lanières lancéolées , subulées , barbues , presque égales entre elles; corolle papilionacée; dix élamines diadelphes; légume droit, saillant, composé de plusieurs articles comprimés, demi-orbiculaires, monospermes, à sulure supérieure droite, l'inférieure convexe. Ce genre est formé aux dépens de VHeilysarum de Linné, et fait, avec les autres démembrements de ce grand genre, parlie de la tribu des Hédysarées de De Candolle. Il est voisin de VUraria établi par Desvaux, qui a un calice semblable, mais qui s'en distingue par son légume dont les articles sont placés les uns sur les autres et empilés dans le calice. Les espèces de Nicolsonia sont au nombre de trois, savoir : Nicolsonia baibata, DC, ou fledjsarum baibatum, L. et Swartz; Nicolsonia Cayennensis, DC, Mém. Légum., vu, p. 314, lab. 15j et Nicolsonia renuslula, DC. ou Heilysaïunivenustuiiim, Kuntli. Ces plantes sont des herbes vivaces ou peut-être de très-petits sous-arbrisseaux. Leurs tiges' sont droites, cylindriques; leurs feuilles ailées, à une paire de folioles, avec une foliole impaire, terminale, distante des deux latérales. Les folioles sont de forme ovale ou olilongue, et munies de stipules. Les stipules sont lin peu scarieuses, distinctes du pétiole. Les bractées leur ressemblent, mais sont plus longues. Les fleurs sont petiles, bleues ou purpurines, disposées en grappes ou panicules touffues, et terminales.
NICOTHOÉ. Nicothoe. crlst. Genre de la famille des Bracliyopodes, établi par Audouin et Milne Edwards, pour un animal singulier, qui se nourrit du sang des Homards et se trouve intimement fixé à leurs branchies. Au premier aspect, on croirait voir une petite Lernée. Qu'on se représente un animal pourvu de quatre prolongements qui le font ressembler à un Papillon dont la tête et le ventre auraient disparu, et qui ne montrerait plus que son thorax, avec ses deu.x paires d'ailes ; qu'on s'imagine qu'il a tout au plus une demi-ligne de longueur, tandis que son diamètre transversal atteint près de trois lignes; qu'on se figure enfin que ses sortes d'ailes sont opaques, cylindriques, étroites, sans aucun mouvement, et déjà on aura pris une idée générale du petit êlre dont il s'agit. Si on s'arme
d'une bonne loupe, on n'aperçoit point d'antennes, point d'yeux, point de pattes; seulement on croit voir antérieurement une petile éminence qu'on juge être la bouche, et cela avec d'autant plus de vraisemblance, que c'est par cette extrémité antérieure (jue l'animal adhère aux branchies du Homard. Au contraire on distingue très-nettement l'organisation des quatre prolongements latéraux, dont il a été fait mention; les antérieurs sont des expansions légumenlaires, contenant des viscères; les seconds sont, à n'en pas douter, des sortes de sacs qui renferment un grand nombre d'œufs. Cet aspect qu'a l'animal change tout à coup lorsqu'on l'examine avec une très-forte loupe, ou lorsqu'on le place au foyer d'un bon microscope; on distingue alors un test ou thorax pourvu de deux yeux et formé par la réunion de quatre segments; les grandes ailes ou les deux prolongements antérieurs les embrassent sur les côtés, et semblent avoir leur origine derrière le quatrième anneau. On reconnaît en outre un abdomen efiBlé formé de cinq articulations : la première donne insertion aux deux sacs ovifères, et la dernière se termine par deux longs poils. Si l'on renverse l'animal, on aperçoit dans leur entier deux antennesassez longues, la boucheet cin(| paires de pattes; enfin il se trouve tout d'un coup tiansformé en un véritable Cruslacé très-voisin de ceux que Linné, Geoffroy, Degéer et Jurinc ont décrits sous le nom de Monocle, et que d'autres naturalistes, tels que Millier et Latreille, ont nommés Cyclope. Ce qui en impose d'abord sur l'organisation de ce petit être, ce sont les prolongements latéraux de son corps. Qu'on fasse abstiaction de ces sortes d'ailes, tout rentrera dans la classe (les formes ordinaires. Au fait, les expansions latérales antérieures ne paraissent être autre chose qu'un développement excessif du cinquième anneau du thorax. Dans les Monocles il est très-court, toujours plus mou que les autres et transparent; ici \l s'est accru outre mesure : voilà toute la différence. Ces deux expansions latérales sont assez transparentes l)Our qu'on puisse distinguer les parties qu'elles contiennent. On voit que la membrane extérieure diaphane et un peu coriace, qui les constitue, est garnie par une seconde enveloppe translucide, mais colorée, qui laisse apercevoir dans l'intérieur deux sortes de boyaux dont le point de départ est surla ligne moyenne du corps, et qui paraissent êlre des cœcums ou divisions du canal intestinal qui auraient fait hernie. Ils sont doués de mouvements périslalli(iues, très-prononcés, qui cessent quelquefois tout d'un coup et reparaissent ensuite avec la même énergie. Quand on place le Crustacé sur le dos, on voit moins nettement les cœcums, parce qu'ils se trouvent en partie masqués par un organe opaque, rameux ou plutôt digité, qui paraît être l'ovaire interne.
Dans celte position renversée, on distingue la bouche, les antennes, les pattes, et l'on peut, avec beaucoup de patience et quelque adresse, isoler chacune de ces parties. Il existe onze anneaux aux antennes et autant de poils insérés à leur côté interne; les pattes sont au nombre de dix; la première paire diffère beaucoup des autres : elle est terminée par une sorte de
long crochet à trois ongles pointus, étages et courbés en dedans; ce dernier arlicle s'infiécliit sur la jambe et sert prol)al)lement au petit Cruslaeé pour s'accrocher aux lirancliies qu'il veut sucer; les antres pattes sont bifides et assez semblables entre elles ; deux pif'ces composées de trois articles poilus les terminent et leur donnent l'apparence de rames. Audnuin et Milne Edwards ont fait, sur la Nicolhoé. plusieurs expériences qui établissent qu'une fois Bxée aux branchies du Homard, il ne lui est plus possible de s'en détacher, et que lorsqu'on vient à l'en isoler, elle reste immobile, ce que l'on conçoit facilement en réfléchissant au développement relatif du corps de l'animal et de ses énormes prolongements latéraux. Ils supposent que ces expansions sont propres à la femelle, qu'elles n'ont pas toujours existé, et que la Kicothoé, en étant privée dans son premier âge, a pu nager à l'aide de ses pattes jusqu'au moment où elle les fixe aux branchies d'un Homard; à cette première époque, la Nicolhoé devait être invisible à l'œil, et par conséquent plus petite qu'aucun des Crustacés que l'on connaisse, sans en excepter les Cypris; le mâle a sans doute cette extrême petitesse.
Ils ont reconnu dans la Nicothoé un Cruslaeé de l'ordre des Branchiopodes, très-voisin des Cyclopps et constituant un genre bien tranché, qui se reconnaîtra aux caractères suivants • deux yeux; deux antennes; une bouche pourvue de mâchoires; cinq paires de pattes, la première en crochet, les quatre autres en rames; un test formé de segments transversaux; l'abdomen droit, terminé par deux filets, et supportant (dans les femelles adultes) deux sacs ovifères; deux prolongements herniformes, en arrière et siu' les côlés des aimeaux du thorax (ces prolongements existant dans les individus que l'on a trouvés fixés). L'espèce unique a recule nom de Nicothoé du Homard, Nicolhoé Jslaci. Elle est de couleur rosée. Les expansions antérieures ont une teinte jaunâtre, et les grappes ovifères sont d'un rose tendre; elle adhère très intimement aux branchies du Homard, et s'enfonce profondément entre les filaments de ces organes. Tous les Homards n'en présentent pas, et l'on n'en trouve même qu'en petit nombre.
NICOTIANE. y/coliana. bot. Genre de plantes de la famille des Solanées, et de la Penlandrie Monogynie, L., ayant pour caractères : un calice monosépale, urcéolé et ventru, à cinq divisions peu profondes; une corolle monopétale, infundibuliforme, régulière, à limbe presque campanule et à cinq divisions égales; un ovaire libre, à deux loges, surmonté d'un long style simi)le, que termine un stigmate bilobé. Le fruit est une capsule ovoïde, biloculaire, ù deux valves septifères sur le milieu de leur face interne. Les graines sont en grand nombre, très-petites, irrégulièrement arrondies et rugueuses.
Les espèces de Nicotianes sont fort nombreuses. Ce sont des plantes herbacées et annuelles, ayant des feuilles entières, des Heurs disposées en grappes ou en panicules. Elles sont généralement velues et vis- <|ueuses. et pres(iue toutes originaires du nouveau monde. Parmi ces e.'îpèces il n'en est pas de plus re-
marquable et de plus célèbre que celle qui est connue sous le nom de Tabac {Xicotiaiia Tabacum, L.), et dont les feuilles sont d'un si grand usage dans les diverses parties du globe. Lorsqu'on réfléchit que le Tabac frais est une plante vireuse, d'une odeur désagréable, d'une saveur acre et repoussante, on a peine à concevoir comment une semblable substance a pu devenir d'un usage aussi général et former pour les gouvernements des pays civilisés une branche de revenu très-imporlante. Mais quelle influence ne peut pas exercer l'empire de la nouveauté et de la mode, lorsque surtout elles sont contrariées à leur origine par quelques obstacles.' Quand les Espagnols pénétrèrent pour la première fois dans le nouveau monde, le Tabac y était déjà en usage, mais on ne l'y employait guère que comme un remède propre à combat Ire diverses maladies. Cependant les prêtres en respiraient la fumée lorsi|u'ils voulaient prédire quelques événements auxquelsles peuples attachaient de l'importance. Cette fumée des feuilles de Tabac brûlé les jetait dans une sorte d'excitation ou d'ivresse. Bientôt cet usage se répandit parmi les naturels. L'introduction du Tabac en Europe date à peu près de l'époque de la découverte du nouveau monde. .Mais elle y éprouva de l'opposilion, et le Tabac ne fut d'abord considéré que comme une plante douée de quelques propriétés médicinales. L'usage de l'introduire en poudre dans les narines ne se répandit que quelque temps après qu'il fut apporté en Europe. On considéra d'abord l'usage du Tabac comme une innovation dangereuse. Jacques 1", roi d'Angleterre, en 1G04, Urbain VIll, en 1624, s'élevèrent avec vicdence contre le Tabac, et défendirent sous des peines très-sévères d'en faire usage de quelque manière que ce fût. Ces défenses furent imitées par presque tous les gouvernements de l'Europe, même en Perse et en Turquie où les négocianis européens cherchaient à l'introduire. On alla jusqu'à menacer de couper le nez et même de punir de mort ceux qui en feraient usage. Mais ces obstacles ne rebutèrent pas les négocianis, qui comptaient sur son introduction comme sur une source nouvelle de gain; ils n'effrayèrent point les particuliers qui commençaient à trouver quelque plaisir, soit à |)riser, soit à fumer le Tabac. Le gouvernement français comprit le premier tout l'avantage qu'il pouvait tirer de cette fureur. Il permit l'usage du Tabac, mais y mit un très-fort impôt, qui par la suite devint une branche très-productive du revenu public. Une certaine quantité de Tabac avait éléapporlée en France sous le règne de Henri IV, par un ambassadeur à fa cour de Portugal, nommé Nicot, qui, à son retour, en fit présent à la reine Marie de Médicis, d'où vient le nom de Poudre de la Beine qu'on lui donnait encore au temps de la minorité de Louis XIV. Mais à cette époque, son usage ne se réi>andit pas encore; car Olivier de Serre, <|ui vivait sous Henri IV, ne parle du Tabac, dans son Théâtre d'Agriculture, que comme d'une plante curieuse par ses propriétés en médecine. Dès le moment où le Tabac fut permis en France, son usage s'y propagea rapidement, et les autres gouvernements de l'Europe, voyant alors tout le parti qu'on pouvait en retirer pour le fisc,
ne s'opposèieiit plus à son inlroiluclion. Pendant fort longtemps il fut nne hranclie de commerce entre l'Amérique méridionale et l'Europe. Mais bientôt on clierclia à le cultiver dans les régions où la température permettait d'en espérer la naturalisation. Aujourd'hui la culture du Tabac est répandue dans presque toutes les contrées de l'Europe, et une grande partie de celui qui s'y consomme y est récoltée. En France, c'est particulièrement dans les départements du nord et du Rhin que l'on cultive le Tabac en grand.
Comme c'est surtout à produire de grandes et belles feuilles que tend la culture de ce végétal, il lui faut un terrain frais, substantiel et bien fumé. On commence d'abord par le semer sur couches dés le mois de mars, dans un lieu bien abrité. Lorsque les jeunes plants commencent à prendre de la force, on les repique à deux ou trois pieds de dislance les uns des autres, dans un champ convenablement préparé. La récolle commence environ un mois après le repiquage, c'està-dire vers le milieu de juillet. On cueille d'abord les trois ou quatre feuilles inférieures. Elles sont en général d'une <pialité médiocre, parce qu'elles sont presque toujours salies par la terre que l'eau des pluies fait jaillir sur elles. Tous les huit jours cette opération se renouvelle, en ayant soin de ne cueillir que les feuilles bien mûres, c'est-à-dire celles qui commencent déjà à se pencher vers la teire, jusqu'à l'époque des premières gelées auxquelles le Tabac ne résiste point. Les feuilles sont ensuite essuyées et triées, c'est-à-dire qu'on retire celles qui sont gâtées, et qui pourraient communiquer aux autres une mauvaise odeur. On enfile ces feuilles et on en forme des paquets de cinquante ou de cent, que l'on suspend dans des lieux bien aérés, pour en opérer la dessiccation. Comme la côte moyenne est épaisse et charnue, on est assez dans l'usage de l'enlever ou de l'écraser pour en faciliter la dessiccation. Quand les feuilles sont bien sèches, elles doivent subir plusieurs autres degiés de préparations, avant d'être propres aux usages auxquels on emploie le Tabac. Ainsi on doit les prendre une à une, les essuyer, en retirer toutes les parties attaquées. Cette première opération porte le nom d'époulardage. Le mouillage consiste à arroser avec un mélange de dix livres de sel marin sur cinquante litres d'eau, les feuilles sèches. Cette opération doit être répétée à plusieurs reprises. Quelquefois au lieu de sel on met dans l'eau de la mélasse ou du sel ammoniac. On enlève ensuite la côte moyenne, ce qui constitue l'écôtage; après on mélange ensemble les diverses qualités de feuilles, afin de corriger les plus faibles par les plus fortes et î;i'eeversâ. Ici se fait la séparation du Tabac à fumer et de celui à priser. Le premier doit être de nouveau mouillé, mais avec de l'eau pure, le second avec de l'eau salée. On laisse le Tabac fermenter pendant quelque temps, ensuite on le hache grossièrement et on l'expose sur une platine à un feu doux, qui le fait se crisper, opération qu'on nomme le frisage. Cela fait, on roule le Tabac frisé dans des feuilles entières de Tabac sec, et on les tord à la mécanique, pour en former une sorte de corde, que l'on roule sur clleniénie pour en tonstitucr un rôle. Lorsqu'on veut
préparer du Tabac à fumer, on coupe les cordes tordues en lames minces, dont on sépare les feuillets. Mais le Tabac à priser doit êlre mis en carotte. Pour cela on coupe les rôles en morceaux d'égale longueur, que l'on met dans des moules cerclés en fer où on les foule et les comprime fortement. On les relire ensuite de ces moules et on les entoure de ficelle que l'on serre étroitement. Ce sont ces carottes que l'on râpe par des procédés divers et qu'on réduit en poudre pour faire le Tabac à priser.
On connaît trop les usages auxquels on emploie le Tabac, soit en poudre, soit coupé en fragments, pour qu'on doive les rapporter ici. L'habitude que s'en sont faite certaines personnes est devenue pour elles un besoin factice dont elles ne peuvent supporter la privation. A l'époque où le Tabac fut apporté en Europe, le merveilleux attaché à tout ce qui est nouveau, fit trouver dans ce végétal un remède universel, une sorte de panacée propre à guérir toutes les maladies. D'autres, au contraire, ne vireni en lui qu'une drogue dangereuse, dont on devait interdire l'usage. Les feuilles fraîches du Tabac ont une odeur vireuse et désagréable, mais lorsqu'elles ont été préparées et qu'elles ont subi le degré convenable de fermentation, leur odeur est forte, piquante et fort agréable pour ceux qui y sont accoutumés. Cependant elles sont encore dans cet état d'une très-grande àcreté et ont une action stupéfiante. Quand on en mâche une petite quantité ou qu'on en introduit la fumée dans la bouche, le Tabac augmente d'une manière trèsmarquée la sécrétion de la salive. Il agit encore de la même manière lorsqu'on l'inspire par les narines; la membrane pituitaire devient le siège d'une sécrétion plus abondante. Dans ces différents cas, le Tabac produit, chez les individus qui n'y sont pas habitués, des effets qui tiennent à l'action narcoti(|ue qu'il exerce sur l'encéphale. De là les étourdissements. la céphalalgie, la somnolence, les nausées auxquels sont en proie ceux qui font usage pour la première fois de ce végétal. Introduit dans l'estomac, il l'irrite et donne lieu à des vomissements ou à des déjections alvines plus ou moins considérables. S'il est administré intérieurement à forte dose, il peut occasionner les accidents les plus graves, et agir comme tous les autres poisons narcotico-àcres, parmi lesquels il a élé rangé. Aussi les médecins ont ils tout à fait abandonné l'usage interne des feuilles de Tabac. On ne l'emploie guère aujourd'hui que pour préparer des lavements irritants, que l'on administre comme moyens révulsifs dans l'apoplexie et l'asphyxie. Néanmoins, même dans ces deux circonstances, l'administration du Tabac n'est pas sans danger et occasionne souvent des accidents graves. On doit donc autant que possible s'en abstenir. Le docteur Anderson a publié des observations qui tendent à prouver l'utilité du Tabac dans le tétanos traumatique, maladie extrêmement redoutable. Il l'emploie frais en fomentation sur les parties latérales du col, et en cataplasmes appliqués sur la plaie à l'occasion de laquelle le tétanos est survenu. 11 le fait également entrer dans les lavements et dans les bains généraux où il laisse le malade le plus longtemps qu'il
pcul y icsler. Ces observalioiis lieinaiideiU à être confirmées par de nouveaux essais.
NicoTiAHE RCSTIQCE. Nicotîana rustica, L., Bull., Hcrb.. tab. 289. Selon quelques auteurs, celle espèce serait la première qui eût été introduite en Europe et c'est aujourd'hui celle qui s'y est le mieux natura lisée, et qui résiste le plus facilement à l'intempérie des saisons. Sa tige est haute de deux à trois pieds, ra raeuse; ses feuilles alternes, pétiolées, ovales, trèsobtuses, légèrement échancrées en coeur à leur base Les fleurs sont grandes, tout à fait vertes, disposées en panicule terminale et rameuse. Celte espèce, que l'on cultive surtout dans les déparlements sud-ouesl de la France, est connue sous les noms de Tabac femelle. Tabac du Mexique à feuilles rondes.
NicoTi*NE PANICC1.ÉE. Nicotiaiui paniculala, L. On donne à celle espèce les noms de Tabac du Brésil, Tabac de Vérinas ou Tabac d'Asie. Ses liges ont de trois à quatre pieds d'élévation; elles portent des feuilles alternes, pétiolées, ovales, aiguës, échancrées en cœur, pubescentesel blanchâtres. Ses Beurs forment une panicule lâche et presque simple. Le tube de la corolle est long et étroit. Celte espèce, originaire du Pérou, est une des plus délicates à cultiver ; elle craint beaucoup le froid. Aussi ne la cullive-t-on guère que dans l'Inde et en Orient. Le Tabac quelle donne est extrêmement doux. Outre ces diverses espèces qui sont les plus fré- «luemment cultivées, il faut encore mentionner la Nicoliane ondulée, Nicotiana umliilata, Jacq., Vent., Malm., t. 10, qui croît au Port-Jackson de la Nouvelle- Hollande, et qui porte des feuilles radicales, spalulées. les caulinaires aiguës, molles, pubescenles. Celle espèce est du très-petit nombre de celles qui croissent hors du nouveau monde.
NICOTINE. CHiM. Principe particulier que produit l'analyse du Tabac. Il est incoloie, volatile, délétère, d'une saveur analogue à la plante.
NICOU. BOT. Espèce du genre Robint'a. K. Robinier.
KICTAGE ET NICTAGINÉES. BOT. Pour Nyctage et Nyctaginées. y. ces mots.
NICTILARIUS. OIS. (Commerson.) Synonyme de Motacilla perspicillata, L. y. Traquet.
NID. y. OisEADX. On donne en minéralogie et en géologie le nom de Nid à de petits amas de minerais (|ui ne constituent ni veines, ni couches, ni dépôts proprement dits.
NIDALIE. Nidalia. polyp. Gray a établi ce genre nouveau qui termine l'ordre des Goigonées. dans la section des Polypiers corticifères, pour une espèce qui a été apportée du littoral de l'Océan atlantique, dans l'Inde occidentale près de Montferral. Ce corail est fixé, cylindrique, subrameux, subsolide, blanchâtre, revélu de pointes calcaires rapprochées, terminé par un bouton hémisphéri(iue, formé de papilles coniques et d'aiguillons inégaux qui en hérissent la surface.
NID-D'OISEAU. Nidus-Acis. BOT. Espèce du genre Néoltie. y. ce mot.
NIDORELLE. Niilorella. bot. Genre de la famille des Synanthérées, institué par Cassini qui lui assigne pour caractères : calalhide petite, subglobuleuse; disque multitlore, régularillore, androgyni-masculitlore; cou-
ronne pUirisériée, mulUHore, féniiniflore ; péricline à peu près égal aux fleurs du disque, formé de squammes paucisériées, un peu inégalées, irrégulièrement imbriquées, appliquées, oblongo-lancéolées, aiguës: les extérieures plus courtes, foliacées ; les intérieures membraneuses; clinanthe planiuscule, un peu convexe, nu, fovéoléou un peu alvéolé; les fleurs du disque ont l'ovaire court, chargé de glandes, la corolle à cinq divisions oblongues-aiguës, les anthères privées d'appendices basilaires, le slyle androgynique, à deux sligmalophores libres. Les fleurs de la couronne ont l'ovaire oblong, hispide, privé de bourrelet apicilaire, l'aigrelte longue, composée de squammellules unisériées, contigues, filiformes et barbellulées, la corolle à languette jaune, courte, large, Irès-variable, souvent anomale, ovale ou linéaire, ordinairement bilobée, quelquefois profondément bifide.
NiDORELi-E FEUII.LÉE. Mdoiella foliota, Cass.; EiifjiTon fœlidion: Iiiiila /iiHida, Lin. Sa tige est herbacée, simple, é|)aisse. striée, hispide, garnie de feuilles nombreuses, sessiles, étroites, lancéolées, très-entières, parsemées de glandes; calalhides nombreuses; fleurs jaunes.
NIDULAIRE. Nidularia BOT. (Lfcoperdacées.) Ce genre appartient à la tribu des Angiogaslres, et à la section des Nidulariées. Bulliard, d'après IMicheli, avait compris sous ce nom générique plusieurs espèces du genre Cfathus qui, à la vérité, ne s'en distingue que parla déhiscence de son péridium externe. II est ainsi caractérisé par Fries {Symb. Gasl.) : péridium arrondi, coriace, membraneux, s'ouvranl irrégulièrement et sans opercule, renfermant des péridioles ou péridiums secondaires, sessiles et fixés par leurs bords, remplis de spirules. Les espèces de vraies Nidulaires sont en général plus rares que les Cxalhus. Le Cyafhus farctus de Persoon, qui rentre parmi les Nidulaires, et le Nidularia veniicosa d'IIolmskiold. sont les deux espèces les mieux connues. Cette dernière est très-remarquable par ses péridioles ovoïdes et d'un beau rouge.
KIDULANT. Nidulans. bot. Les semences sont Nidulantes lorsqu'elles se trouvent placées sans ordre dans le péricarpe, sans aucune séparation apparente entre elles.
NIDULARIÉES. bot. K. Lycoperdacées.
NIEEUHRIE. Niebuhria. bot. Genre de la famille des Capparidées, et de la Polyandrie llonogynie, L., établi par De Candolle (Prodrotn. Syst. f^eget., 1 , p. 248) qui lui a donné pour caractères essentiels : calice à quatre sépales dont l'eslivation est valvaire; pélales nuls ou plus petits que le calice; torus cylindracé, très-court; élamines en nombre indéfini; baie ovée ou cylindracée, stipitée. Ce genre se compose d'arbrisseaux inermes, qui croissent au cap de Bonne-Espérance, dans l'Inde orientale et en Arabie. Les sept espèces décrites par De Candolle ont été partagées en deux sections. Dans la première sont celles qui manquent de pétales et dont les feuilles sont trifoliolées ; elles ont de l'analogie avec les Cratœva, et quelques-unes avaient été mentionnées sous ce nom généri(iue, dans le catalogue des plantes d'Africpic de Burchell; telles sonl les
Niebuhria cci/'ra el avicuiaris. Le Niebuhria liiiearis a pour synonyme le Capparis apetala de Roth, et le Niebuliria oleoides est fondé sur une plante du Cap, qui ressemble beaucoup au Niebuhria cafra. Enfin le Niebuhria Mailagascnriensis esl une nouvelle espèce indigène de Madagascar. La seconde section comprend deux espèces, Niebuhria obloiu/ifolia et Niebuhria arenaria, (\ui ont des rapports avec les Capparis; elles sont pourvues de petits pétales et de feuilles simples.
NIELLE. BOT. Ce nom a été donné à diverses plantes regardées comme les fléaux des moissons, .\insi l'on a appelé :
NiELiE ou Cn\RBoii DE Blé, les Urédinées qui attaquent et altèrent les graines céréales.
NiELiE DES BiÉs, VAgroslema Githago.
îiiEU.Y.BEVmGW}E,\eMelanlhiuui Firgiuicum, elc.
NiEiLE est aussi synonyme de Kigelle. A', ce mot.
NIÉREMBERGIE. Nierembergia. bot. Genre de la famille des Solanées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Riiiz et l'avon, et adoptéparKuntli [ISov. Gen. et Spec. Plant, œquin. ,yo\. 3, p. 8) qui Ta ainsi caractérisé : calice tubuleux , quinquéfide; corolle presque bypocratériforme, dontle tube est (rès-longet grélc, le limbe à cinq lobes égaux ; cinq élamines saillantes, ayant leurs filets réunis par la base, el leurs anthères déhiscentes longiludinalement; stigmate à peu prèsinfundibuliforme, bilobé; capsule au fond du calice persistant, biloculaire, bivalve, offrant une cloison parallèle aux valves, qui plus tard devient libre, et des placentas étroitement fixés à la cloison. Ce genre a été constitué sur une plante du Pérou et du Chili, nommée Nierembergia repcns, par Ruiz et Pavon {Flor. Peruv. et Chil., 2, p. 1 ô, tab. 1 23), et dont Kunth a changé le nom spécifique en celui de spululala. Cet auteur a décrit deux espèces nouvelles sous les noms de Nierembergia augustifolia et viscidula; elles croissent dans le Mexique. Ces plantes ont des tiges ligneuses ou herbacées, couchées el ordinairement rampantes. Les feuilles sont éparses, solitaires ou quelquefois géminées, très-entières. Les Heurs sont blanches, solitaires, presque sessiles, extra-axillaires ou opposées aux feuilles.
NIFAT.MOLL.Adansona donné ce nom à une Coquille qu'il considérait comme une Vis. Lamarck l'a mise dans le genre Fuseau où elle est mieux placée; il l'a nommée Fuseau parqueté, FususNifat.
NIGAUD. OIS. Espèce du genre Cormoran. K. ce mot.
NIGELLA. BOT. F. Kigelle.
NIGELLASTRUM. poLïP. Ce nom, donné par Pallas au Sertularia rosacea d'Ellis, qui esl un Dynamena de Lamouroux, a été employé par Oken pour l'un des sous-genres qu'il a établis parmi les Sertulaires.
NIGELLASTRUM. bot. Ce nom, employé parUodoens pour désigner VJgroslema Githago, est devenu, dans Magnol, celui de la plante dont Tournefort et Linné ont lait leur Garidella. F. ce mol. Mœnch s'est servi du mot Nigellastruiu pour désigner un genre formé aux dépens du Nigeila. V. ce mot.
INIGELLE. Nigeila. BOT. Genre de la famille des Renonculacées, tribu des Helléborées et de la Polyandrie folygynie, L., qui présente les caractères suivants ;
calice à cinq sépales colorés, pélaloïdes", étalés el caducs; pétales dont le nombre varie de cinq à dix, petits, bilabiés, à onglet fovéolé, neclarifère; élamines nombreuses; cinq ù dix ovaires plus ou moins soudés par la base, terminés par autant de styles longs et simples; capsules plus ou moins soudées entre elles, terminées eu bec par l'allongement et la persistance des styles, déhiscentes parleur côté interne, renfermant plusieurs graines dont l'embryon est linéaire. Les plantes qui composent ce genre étaient nommées y)/e/«n</«M)« par les anciens. Tiagus et C. Bauhin se servirent les premiers du mol Nigeila, qui fut adopté par Tournefort el Linné; le nom de Melanlhiuui fut alors appliqué à des végétaux fort différents. Legenre Nigeila de Linné fut partagé par Mœnch (Melhod. Plant., ôU et 313) en deux, sous les noms de Nigellastruw et Nigeila; mais ces groupes n'ont été considérés que comme des sections génériques par De Candolle ( Syst. Feget. nal.j 1, p. 526). LesNigelles sont des herbes annuelles, un peu glabres. De leur racine grêle et pivotante, s'élève une tige droite, rameuse, qui porte des feuilles extrêmement découpées , à segments capillacés. Les fleurs sont solitaires au sommet des tiges el des rameaux. Les capsules sont couvertes de points calleux ou de glandes; elles contiennent des graines noires (d'où le nom générique), douées d'une odeur et d'une saveur acre aromatique, et conséquemment usitées comme condiment populaire.
On a décrit une douzaine d'espèces de ÏNigelIcs, que De Candolle a réparties en deux sections. La première (Nigellastrum) est caractérisée par ses sépales jaunâtres,ses élamines nombreuses, disposées en une simple série, ses capsules comprimées, soudées surtout par la base, et ses graines planes, orbiculaires. Elle renferme trois espèces (|ui croissent dans le Levant, savoir; A'igellaorienlalis, L.,oii.Mgellastrutji flavum, iMœnch; Nigeila corniculata, DC; Nigeila ciliaris, DC.
La seconde section {Nigeila) se dislingue de la précédente par ses sépales blancs ou bleus; par ses élamines disposées sur plusieurs rangs, en huit ou dix phalanges, comme dans V^quilegia; par ses capsules à peine comprimées, soudées entre elles jusqu'ù leur milieu; enfin, par ses graines ovées ou anguleuses. Huit espèces, toutes indigènes des contrées qui forment le bassin de la Méditerranée, composent cette section.
KiGEiLE u'EsPAGNE. iV/^e/Za Hispanica, L. C'est une plante très-glabre, dont la tige épaisse el anguleuse s'élève à plus d'un pied. Les lobes de ses feuilles sont moins linéaires que ceux du Nigeila arveusis, et ses fleurs sont de la grandeur de celles du Nigeila damascena; mais elles sont dépourvues d'involucre. Ces fleurs varient pour la couleur ; on en trouve de bleues, el de blanches qui passent au jaunâtre par la dessiccation. Celte espèce croit en Espagne et dans la Barbarie.
NiGELLE DES CUAMPS. Nigellu arveusis, L. C'est une jolie petite plante qui croît en abondance dans les moissons de l'Europe, de la Barbarie el de l'Orient. Elle est très-variable sous le rapport de la couleur et delà multiplicité des rangées d'étamines et des sépales.
NiGELLE CULTIVÉE. Nigeila sativa, L. Ses fleurs sont d'un bleu clair cendré, grandes, solitaires, terminales.
non involucrées. Elle esl surtout remarquable par ses graines oléagineuses, dont la saveur eslâcre, piquante, analogue à celle du poivre. On les emploie comme épices,pour assaisonner certains mets; de là le nom de /0Micé/>;ce qui leur a étédouné. Cetteespècecroîtdans l'Europe méridionale, et varie beaucoup, de même que la Nigelle des champs.
KiGELLE DE DAMAS. Nigello Damasceiia, L. Elle se distingue facilement à son involucre polypliylle , capillacé, situé immédiatement au-dessous de la fleur et l'enveloppant complètement. C'est la plus belle plante du genre, et on la cultive dans tous les jardins, où elle offre un grand nombre de variétés. Elle est originaire de tonte la région méditerranéenne, depuis le Portugal jusqu'au delà de la mer Noire.
KIGIDIE. Nigiiliiis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, voisin des Lucanes, mentionné par Latreille dans ses Familles naturelles du Règne Animal.
iNlGRETTE. ois. L'un des noms vulgaires du Merle noir. f. Merle.
NIGRICA. MIN. Nom trivial donné par Wallerius à l'Ampélile graphique.
NIGRINA. BOT. Le genre ainsi nommé parThunherg est le même que le Chloranlhus de Swartz.
Linné avait aussi constitué un genre Nirjrina qui a été réuni au Gerardia. f^. Culoranthe et Gérardie.
NIGRINE. MIN. Reuss a donné ce nom au Titane silicéo-calcaire d'Haily; Beudant et Philips le donnent au Titane oxidé ferrifère; et Breithaupt, d'après le dernier système de Werner, croit devoir l'assigner au Titane oxidé ronge ou rutile.
NIGRITELLA. bot. Genre de la famille des Orcbidées, établi par le iirofesseur Ricliard dans son travail sur les Orchidées d'Europe, et qui a pour type le Salyrium iiUjrum de Linné. Voici les caractères de ce genre ; les trois divisions extérieures du calice sont étalées, ainsi que les deux intérieures et latérales; le labelle est supérieur, indivis, terminé par un éperon trèscourt; le gynostème est fort court; l'anthère est antérieure, à deux loges, contenant chacune une masse pollinique finissant inférieurement en une caudicule
qui
termine
iiacle latéral; ce rétinacle
bouche l'ouverture de chacune des deux petites boursetles. Ce genre ne diffère du Gyninadenia que parce que les rétinacles ne sont pas entièrement nus , el qu'ils font partie des parois de la boursette. Mais, au reste, on iieut croire sans peine que ces deux genres doivent être réunis à VHabenaria, dont ils ne sont pas sufiBsamment distincts. Aussi Rob. Brown (Hoit. Keio.) a-t-il placé le Sal/rium nigium, qui forme le type du genre Nigritella, i)armi les espèces ù'Habenaria.
Le Nigritella angustifolia, Rich., loc. cit., est une jietite Orchidée assez commune dans les Alpes. Ses tubercules sont palmés, ses feuilles très-étroites; sa tige, haute de quatre à six pouces, se termine par un épi dense et ovoïde de petites fleurs purpurines, qui répandent une odeur de vanille extrêmement agréable.
NlGCI.POis. Espèce du genre Batrachoïde. ^. ce mol.
NIKA. Nika. crbst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, établi par
Risso, et auquel Leach a donné ensuite le nom de Processa,que Latreille avait adopté, et que ces auteurs ont abandonné dans leurs derniers ouvrages. Ce genre se distingue de tous les auliesdes Macroures de sa tribu, par une anomalie singulière de ses deux pieds antérieurs : l'un d'eux se termine en une serre à deux doigts, tandis que l'autre lïnit simplement en pointe. Ceux de la paire suivante sont en pince, et l'article qui précède la pince est composé. Les antennes intermédiaires ou supérieures sont terminées par deux filets sétacés, disposés presque sur une même ligne horizontale, et portées sur un pédoncule de trois articles, dont le premier est le plus grand et le dernier le plus court. Le filet antérieur de ces antennes est le plus long. Les antennes inférieures ou extérieures sont sttacées, beaucoup plus longues que les précédentes et pourvues à leur base d'une écaille allongée, unidenlée à l'extrémité et en dehors, ciliée sur le bord interne. Les pieds-mâchoires extérieurs ne couvrent pas la bouche; ils sont formés de quatre articles visibles, dont le second est très-long et fortement échancré à sa base, du côté interne. Les pieds sont généralement longs et grêles. Ceux de la première paire sont monodaclyles à gauche et didactyles à droite; ils n'ont pas le carpe multiarticulé; les pieds de la seconde paire sont plus grêles, très-longs, filiformes, de grandeur inégale; ils finissent chacun par une petite main didactyle; leur carpe et l'article qui le précède sont mnltiarticulés dans la plus longue, et le carpe seulement l'est dans la jilus courte. Les pieds des trois dernières paires sont simplement terminés par un ongle aigu, légèrement arqué et non épineux. La carapace est un peu allongée, lisse, pourvue en avant d'un petit rostre comprimé. L'abdomen est arqué vers le troisième segment; il est terminé par des lames foliacées, allongées, dont l'extérieure, de chaque coté, est bipartite à l'extrémité. Les Nikas se trouvent en grande abondance dans les mers des côtes de Nice et de la Provence; ils n'abandonnent jamais le rivage où les femelles déposent leurs œufs, plusieurs fois dans l'année, au milieu des plantes marines. Leur chair est estimée, et on les recherche beaucouj) dans le midi de la France. Les pêcheurs s'en servent pour garnir leurs hameçons; ils trouvent qu'ils sont un excellent appât.
Nika comestible. Nika edtilis, Risso, Crust., p. 83, pi. 3, fig. ô; Leach, Desm.; Processa edutis, Leach, Latr. 11 est long de près de deux pouces, d'un rouge de chair pointillé de jaunâtre. L'extrémité antérieure de son test a trois pointes aiguës; le pied droit delà paire antérieure est en pince. Cette espèce est très-commune à Nice.
NIL. bot. Ce nom arabe, devenu spécifique dans le genre Liseron, est aussi employé dans l'Inde pour désigner l'Indigo, d'où est venu le nom d'ANiL, qu'on donne, dans plusieurs colonies européennes, à Vlndigofera tinctoria.
NILÉE. Nileus. crlst. foss. Nom donné à l'un des genres ou sous-genres formés aux dépens des Trilobites. Dalman, en faisant connaître ce groupe, cite comme espèces distinctes : Nileus armadillo et Nileus glonierinus.
NIL-GAUT ou NYL-GHAUX. mam. Jntilopa picta, Ginel. Espiice du genre Antilope, y. ce mol.
KILION. Nilio. INS. Genre lie l'ordre des Coléoplères, seclion des Héléromères, famille des Slénélylres, tribu des Hélopiens, établi par LatreiUe, et que Fabricius avait placé avec ses OEgitlius. Ce genre est ainsi caractérisé : mandibules terminées par deux dents; dernier article des palpes ma.\illaires grand, en forme de hache ou de triangle renversé; antennes presque grenues; corps bémispbérique. Ce genre se dislingue au premier coup d'œil de tous ceux de la même tribu, par sa forme hémisphérique, qui lui donne la plus grande ressemblance avec les Coccinelles. La lête des Nilions est petite, avec des yeux réniformes; les antennes sont insérées à la partie antérieure de la léle. très-près des yeux; elles sont filiformes, de la longueur du corselet, et composées de onze articles, dont le premier est un peu allongé et renllé; le deuxième court, arrondi, plus petit que les suivants; le troisième un peu allongé, et les suivants égaux entre eux. La lèvre supérieure est arrondie antérieurement, large, courte, et de consistance coriace. Les mandibules sont comtes, cornées, presque triangulaires, pointues et dentées intérieurement. Les mâchoires sont cornées, bifides; les divisions sont égales en longueur: l'extérieure est conique; l'intérieure un peu aplatie et ciliée; elles portent chacune une palpe guère plus longue ([u'elles, de quatre articles, dont le premier très-court, à peine apparent; le deuxième peu allongé, conique; le troisième tort court; le dernier oblong, dilaté presque en manière de triangle. La lèvre inférieure est avancée, coinée, presque triangulaire, terminée en pointe émoussée; elle donne attache à deux palpes très-courtes, à articles peu apparents. Le corselet est arrondi, fort court, et échancré antérieurement pour recevoir la tète; l'écusson est petit, triangulaire; les élytres sont très-convexes, assez fermes; elles ont en dessous, comme les Coccinelles, les Érolytes, elc, un large rebord et un petit avancement qui embrasse les côtés de l'abdomen; les ailes sont membraneuses et repliées; les pattes sont courtes et dépassent à peine les élytres. Les mœurs de ces insectes et leurs larves sont encore inconnues; on sait seulement depuis peu que leurs nymphes s'attachent aux branches des arbres; les insectes éclosent en grande quantité, et couvrent entièrement les jeunes branches où ils sont nés. Toutes les espèces de ce genre sont propres aux contrées les plus chaudes de l'Amériiiue méridionale.
NiLiON VELU. Nilio villosus, Latr.; OEgilhus marginatus, Fabr.; Coccinella vil/osa, ibid.; Entilus cinctus? Herbst. Il est long de trois lignes et demie, et presque aussi large; ses antennes sont velues, noires, avec les quatre premiers articles et la tête d'un jaune obscur; son corselet est noir au milieu, avec les côtés couverts d'un duvet serré, d'un jaune brun; ses élytres sont lisses, marquées de stries pointillées, d'un noir luisant, un peu bleu, avec la suture et les bords d'un jaune obscur; le dessous du corps et les pattes sont jaunes, i Cayenne.
NILOTIQUE. OIS. Espèce de Perche du sous-genre Centropome.
KILSONIA. BOT. On a donné ce nom à un genre de végétaux fossiles, dont les analogues vivants ne se retrouvent plus. Ce genre appartient à la familledes Fougères, et parmi les es|)èces que l'on a pu déterminer on distingue les suivantes :
Nilsonia eloiigata. Pinnnles oblongues, presque linéaires, élargies à la base, oblongues, arrondies au sommet, libres jusqu'à leur point d'inserlion; nervures principales au nombre de quatre, séparées chacune par deux ou trois nervures plus fines.
A'ilsoniabrevis. Pinnules ovales-allongées, adhérentes entre elles par la base; nervures principales au nombre de trois, contluentes vers le sommet, séparées chacune par trois nervures plus fines et tuberculeuses.
Ces espèces ont été trouvées dans les dépôts de grès du Hoer, en Scanie.
NILCKMA. MAM. ^. Licorne.
NliMA. Nima. bot. Genre de la famille des Simaroubées et de la Pentandrie Pentagynie, établi par IlamiUon, et ainsi caractérisé : Heurs hermaphrodites; calice profondément divisé en cinq parties, persistant; cinq |)élales oblongs; cinq étamines, dont les filets sont dilatés à la base; cinq ovaires réunis, velus, insérés sur un disque auquel les pétales sont attachés en dessous; cinq styles réunis inférieurement, libres supérieurement et renversés, surmontés d'un pareil nombre de stigmates : cinq capsules et par avortement deux ou trois, presque arrondies, chacune renfermant une seule graine, dont l'embryon est grand, sans périsperme. Ce genre a été réuni au Simaba par Don [Fior. Népal. Prodr., p. 248), quoi<|U'il s'en distingue par le nombre des pétales, par les filets staminaux dilatés inférieurement et non insérés sur des écailles distinctes; enfin par la différence de pairie qu'habitent les espèces.
INiMA QCASSioïDE. A'/»ia quassioides, llamilton. Elle est indigène du Népaul. Ses feuilles sont imparipinnées, ù quatre paires de folioles dentées en scie, et à fleurs disposées en coiymbes ou en panicules.
NiMMOlA. Nimmoia. bot. Genre de la famille des Saxifragées, institué par le docteur Wight, qui lui assigne pour caractères : calice gamosépale, tubuleux el quadrifîilc; quatre pétales courtement onguiculés, insérés au sommet du calice et alternant avec ses lobes; quatre étamines alternes avec les pétales, insérées vers le milieu du calice, à filets décurrents; anthères biloculaires, déhiscentes longitudinalemenl; ovaire libre, subdipécellé, incomplètement biloculaire; ovules attachés à un placentaire central, dressé, libre vers le haut, soudé inférieurement aux bords inclinés des carpelles; style unique el filiforme; stigmate grand, capité,bilobé; capsule libre, incluse dans le calice persistant, incomplètement biloculaire, déhiscente par le sommet, bivalve et polysperme. Les semences sont petites, ovales, à lest pellucide. L'embryon est central, de la longueur de la graine. La radicule fait face au bile. Dans la nombreuse famille des Saxifragées, à laquelle le docteur Wight rapporte ce genre nouveau, il y a peu de points communs à tous les sous-ordres, ce qui fait que ce genre peut à peine être associé à aucun d'eux; la division quaternaire de ses parlies, son ovaire libre, brièvement pédicellé, le séparent en effet de tous les genres
(le celte famille. Le genre dahlia, le i)Ius voisin petilèlre, a le calice ailliéienl à l'ovaire et les placentaires pendants au sommet des lojîes.
KiMMorA hTLt.vRS hBonBXTiiES. Nimiiioia flon'biiiida, Wighl. C'est une plante herbacée, glabre et très-rameuse; elle a des feuilles coriaces, alternes, sessiles, cordalo-lancéolées. aiguesetdépoiirviies de stipules; les tleurs sont petites, rougeàlres,paniculées en corymbe, dont les coryinbulcs sont bibractés à leur base. Le botaniste NImmo l'a découverte aux environs de Bombay.
KINDAS. OIS. Espèce du genre Perroquet, f^. ce mot.
NlASl ET KINSIN. BOT. Espèce de Berle. /^. ce mot.
^1^T00A. BOT. Genre formé par Svveet. aux dépens des Caprifolium et Lonicera, dans lequel il a réuni le Cajuifuliiim lonyifloiinji,]e Lonicera Japonica et Lonicera flextiosa. 11 ne paraît pas que ce genre ait été adopté généralement.
NlOBvîA. BOT. Ce genre, proposé par Salisbury dans la famille des Liliacées, n'a pas été adopté; la seule espèce qu'il contienne ayant été reconnue pour appartenir au genre Funkia.
NIOPO. BOT. Espèce du genre Inga, dont les habitants de l'.\ture fument le feuillage, en guise de tabac.
MOTE. A'iola. bot. Ce nom est maintenant adopté par la plupart des classificateurs, pour désigner un genre sur les affinités duquel on ne s'accorde pas, et qui a reçu diverses dénominations. En effet, Lamarck, dans ses Illustrations des genres, constitua le premier le genre Niota, qui fut publié presqu'en même temps par Gœrlner sous le nom de Sumadera, dérivé du mot SainanUiira, employé par Linné dans son Flora Zeylauica, et reproduit par Valil sous celui de IFittmannia. Commerson, dans ses Herbiers, consultés par plusieurs botanistes, l'avait nommé Maudiiyta; enlîn Du Petit-Thouars convient lui-même (lue son genre ii(>oreia est identique avec le Niota de Lamarck. U'un autie côté, Adanson avait donné le nom àeLocandiaxx même genre. Quant à ses affinités, A.-L. de Jussieu est d'avis qu'il avoisine les Ochnacées ou Simaroubées, tandis que Du Petit-Thouars le range près du Banisteria ou Balanopleris, dans les Malpighiacées. C'est à la suite de cette dernière famille, qu'il a été placé par De Candolle {Prodrovi. Syst. t^eget., p. 592). Mais Adrien de Jussieu, dans son travail sur les genres des Rutacées et des familles voisines, assigne définitivement une place à ce genre parmi les Simaroubées. Voici les caractères essentiels qu'il lui attribue : fleurs hermaphrodites; calice très-court, à quatre divisions profondes; corolle à quatre pétales, beaucoup plus longs que le calice; huit élamines plus courtes que les pétales; ovaires au nombre de quatre, portés sur un gynophore court, très-étroit; autant de styles distincts à leur base, se réunissant par le sommet en un seul plus long que les pétales, et se terminant en un stigmate aigu; fruit drupacé, composé de quatre carpelles, réduits quelquefois à un seul par avorteinent. A ces caractères. De Candolle en ajoute d'autres qui sans doute ont déterminé cet auteur à le classer à la suite des Malpighiacées; tel est celui qui consiste dans l'existence de glandes sur la face externe de deux des sépales. Le nombre des parties de la fleur est, en outre,indiquépar De Candolle comme
variable de quatre à cinq ou du multiple de ces deux nombres. Adrien de Jussieu observe cependant que le nombre quaternaire est le plus fréquent.
Deux espèces ont été décrites par les auteurs : la première a reçu le nom de A7o/a letrapelala, Lamarck et De Candolle. C'est aussi le IFillinannia eliiplica de Vahl, et le Maudtiyla pendiili/lora de (ommerson. Celle plante est un arbrisseau de .Madagascar. La secontle espèce est le Aiota /lenlajielu/a, Poiret et De Candolle. ou Karin-Ajotti de Rhéede (Hurl. Malab.. VI, lab. 18). Arbre élevé d'environ trente pieds, qui croît dans l'Inde orientale. Adrien de Jussieu fait remarquer, avec raison, (|ue les noms ainsi que les caractères spécifiques de ces deux espèces doivent être changés, puisque, dans la plante indienne, le nombre des pétales, d'après la description de Rhéede, paraît varier accidentellement de trois à cinq, mais qu'il est généralement quaternaire. Ces arbres ou arbrisseaux ont des feuilles alternes, simples, veinées en réseau ; les Heurs assez grandes, blanches extérieurement, rouges en dedans, sont portées par des pédoncules axillaiies ou terminaux,formant au sommet une ombelle involucrée. à la base, de petites bractées. Les diverses parties de ces plantes sont Irès-amères. On les emploie dans l'Inde comme fébrifuges, et l'on exprime de l'huile de leurs graines.
ISIOU. UAM. A'. Gnou.
NIPA. Nipa. BOT. Rumph, dans son fJerbariuM Jmboinense, 1, iab. 16, décrit et figure sous ce nom un Palmier originaire de l'Inde, que Thunberg (Jet. Uolm., 1782, p. 2-31) et plus récemment Labillardière (Mem. Mus., t. v, p. 2t)7) ont de nouveau décrit et mieux fait connaître. Le Nijm frulicuns, Thunb., est un Palmier dont le tronc, ([uelquefois excessivement court, s'élève rarement au delà de deux à trois pieds sur un pied et plus de diamètre. Ses feuilles, longues de cinq à six pieds, sont pinnées, à folioles lancéolées et dentées, et à pétiole dilaté et semi-amplexicaule à la base. Les fleurs sont monoïques, les mâles et les femelles portées sur un même s|)adice dichotome, accoinpaf;né à sa base de bractées larges et spathiformes. Les Heurs mâles forment des chatons cylindriques; elles sont extrêmement serrées; leur calice est formé de six sépales dont trois plus intérieurs. Les étamines, au nombre de trois, sont monadelphes et synantlières c'est-à-dire soudées ensemble par leurs filets et leurs anthères. Les Heurs femelles sont également très-serrées, formant des capitules globuleux, placés au dessus des fleurs mâles; elles sont dépourvues de calice et se composent d'un ovaire à trois loges, surmonté de Irois stigmates sessiles. Les fruits sont des drupes réunis, anguleux, monospermes, très-rarement à deux graines. L'embryon est situé à la base de l'endosperme. Ce Palmier croît dans les îles de la Sonde et aux Philippines. Par son port et plusieurs de ses caractères, il se rapproche beaucoup des Pandanées. Le régime, encore jeune, fournit un liquide douceâtre qui, par la fermentation, se transforme en une sorte de li(iueurspirilueuse. Les fruits verts se mangent crus ou confits au sucre.
NIPHOCOLE. Niphobolus. bot. Genre de la famille des Fougères, tribu des Polypodiées, établi par Kaulfuss pour quelques espèces tropicales. Les caractères
différentiels sont : sporanges entourant les papilles de la fronde,' formant des sores arrondis, ramassés ou épars, couverts de poils disposés en étoiles.
NiPuoBOLE roRTE- SPATULE. Nlphoholiis spatulifer, Kaulf. Frondes pourvues d'une côte proéminente : les stériles plus petites, spalulées et discolores, les fertiles linéaires, allongées, obtuses, atténuées inférieurement, roulées en liaut, à sores très serrés. Du Népaul.
NIPUON.A7/^/zo. POIS. Genre d'Acanlhoptéiygieus de la famille des Percoïdes, institué par Cuvier et Vaienciennes et dont les espèces se distinguent de toutes celles de cette famille, en ce qu'avec les dents en velours des l'erclies, -elles ont de fortes épines au bas du préopercule et à l'opercule. Quant aux autres caractères, ils ne diffèrent point sensiblement de ceux des Aprons. L'espèce priucii>ale a été nommée par les auteurs précités Niplio spinosiis. Elle a dix rayons aiguillonnés et dix rayons articulés à la nageoire dorsale, deux rayons aiguillonnés et six rayons articulés à l'anale; la caudale est en croissant. Des lignes longitudinales jaunâtres s'étendent sur le fond blanc du corps; le dos est d'un brun clair. Des mers du .lapon.
NIQUE. \R\CH. Espèce du genre Ixode. f^. ce mot.
NIRME. Nirmus. arach. Nom proposé par Hermann fils et employé par Leacli pour désigner le genre Ricin de Degéer et de Latreille. F. Ricin.
NIRMIDES. iV//»i('(/ea. arach. Famille d'Arachnides, établie par Leach, et qui correspond au genre Ricin.
NIRNAIER ou NIS-NAYIE. mau. Espèce du genre Loutre. /^. ce mot.
NlRURl. BOT. Espèce du genre Phyllanthe. K. ce mot.
NISA. BOT. Du Petit-Tliouars (Nov. Gêner. Madagasc, n° 81 ) a établi ce genre qui appartient à la Pentandrie DIgynie, L,, et que R. Brown (Bolanx of Congo, p. 19) ainsi que De Candolle (Proilr. Syst. yeget., 2, p. 53) ont placé dans la nouvelle famille des Homalinées. Voici ses caractères essentiels : calice turbiné, divisé en dix ou douze lobes peu profonds; moitié d'entre eux placés sur un rang extérieur, et les cinq ou six autres (pétales selon Du Petit-Tliouars) situés à l'intérieur et dressés; glandes alternant avec les lobes intérieurs; cinq ou six élaniines opposées à ceux-ci et alternes avec les glandes; ovaire demi-adhérent, surmontédedeuxà trois styles; fruit inconnu. Ce genre se compose de deux arbrisseaux indigènes de Madagascar, à feuilles sinueuses-dentées : l'un, Nisa nudiflora, a les fleurs disposées en épi nu; l'autre, A7so involitciala, est pourvu de fleurs cachées dans de grands involucres comprimés et colorés.
NISER ou NISSER. ois. (Bruce.) r. Gypaète barbu.
NIS-NAYIE. MAB. l\ Nirnaier.
NISOT. MOLL. C'est ainsi qu'Adanson (Voyage au Sénég., pi. 10, fîg. 3) nomme une petite Coquille qui n'a pas été retrouvée depuis ni mentionnée par les auteurs plus modernes. Cette Coquille appartient au genre Buccin.
NISSOLIE. Nissolia. bot. Tournefort donnait le nom de Nissolia à un genre fondé sur une plante que Linné réunit aux Lathyrus. Ce nom fut ensuite appli<|ué par Jacquin et Linné à un genre de la famille des Légumi-
neuses et de la Diadelphie Décandrie, L. De Candolle {Proilr. Sysl. Feget., 2, p. 257) le caractérise ainsi : calice campanule, à cinq dents ; corolle papilionacée; dix étamines monadelpbes, avec une fissure dorsale, ou diadelpbes; légume stipité, composé d'une ou d'un très-petit nombre de loges monospermes, prolongé en une grande aile membraneuse, foliacée, ligulée ou cultriforme. D'après ce dernier caractère, le genre Nissolia devrait faire partie de la tribu des Hédysarées; mais le port de ses espèces, qui a de l'analogie avec celui des Robiiiia placés dans les Génistées, section de la tribu des Lotées, a décidé l'auteur du Prodromus à y réunir aussi le Nissolia.
Dix-sept espèces de Nissolies ont été décrites par les auteurs: cinq d'entre elles sont imi)arfaitement connues; les autres constituent, selon Personn et Kunlli, deux genres distincts sous les noms de Nissolia et de iMachœrium. De Candolle (loc. cit.) n'admet pas leur séparation; mais il a partagé en trois groupes ou sections les Nissolies qui sont toutes des arbrisseaux grimpants, à feuilles ailées avec impaire, et à folioles dépourvues de stipules. La première section, nommée Nissotaria, se reconnaît à ce que son calice est nu à sa base (et non muni de deux bractées), terminé par cinq dents étroites et aiguës; les pétales de sa carène sont entièrement soudés; ses étamines monadelpbes ont une fissure au côté supérieur; enfin son légume, selon Jacquin, n'a qu'une loge renfermant une graine et quelques ovules avortés, et selon Gcertner, il a plusieurs articles raonospermes. N'ayant pas vu le fruit des espèces de cette section. De Candolle n'a pu rien affirmer sur ce caractère, le plus important de tous. Les Heurs naissent en faisceaux à l'aisselle des feuilles ou forment une grappe terminale.
le Nissolia fruticosa,iac<i., Plant. y4meric.,'p. \9S, tab. 145, fig. 44, appartient à cette section. C'est une plante à tige volubile, à folioles ovales, mucronées, à fleurs pédicellées, au nombre de trois ou quatre dans chaque aisselle des feuilles et à calices sétacés. Elle croît dans les forêts de Carthagène en Amérique, et près de Querataro sur le plateau du Mexique. De Candolle lui adjoint deux espèces nouvelles, sous les noms de Nissolia hirsuta et racemosa, qui habitent des contrées voisines.
La seconde section a reçu le nom de Gomezium pour rappeler celui de Juan Gomez sous lequel la graine de l'une des espèces est connue à Carthagène. De même que dans la précédente section, celle-ci a le calice nu à sa base, mais son légume est monosperme, sans ovules avortés; d'ailleurs, les lobes du calice sont obtus; la carène n'a ses pétales soudés qu'au sommet, et ses étamines sont diadelpbes. Deux petits arbres droits et nullement grimpants composent cette section; ce sont les iV(SS0//aa;7)0/-ea de Jacquin (loc. cit., tab. 174, fig. 48) et Nissolia glabrata de Link. La première de ces espèces croit dans les forêts des Antilles et du continent de l'Amérique équinoxiale. Cette plante a été placée dans le genre Macliœrium par Kunlh.
La troisième section des Nissolia de De Candolle comprend les espèces qui constituent le genre établi depuis sous le nom de Machœrium. y. ce mot. Il faut
dire seulement ici que De Candolle s'csl refusé à séparer génériquemenl ces piaules, parce que dans le doule où l'on est encore sur ie caractère carpoloi;if|ue des Nissolia (Gomeziiim) , on risquerait d'unir des ohjels liélérogènes en formant un genre de l'association des Machœriuin avec cette section. D'un autre colé, ces sections ont des caractères pour ainsi dire croisés qui ne permettent pas de les isoler.
Les espèces mal connues sont au nombre de cinq, et plusieurs ont été publiées avec le genre Machœriiim. Elles croissent dans diverses contrées du globe. Une seule {Nissolia reticiilala , Lanik.) paraît indigène de Madagascar. Les autres sont de l'Amérique méridionale, et notamment le Nissolia slipilala, DC, Nissolia puiictata, Lamk. et Poiret, que l'on avait mal à propos crue originaire de Madagascar. L'extrémité de l'aile qui termine ses gousses, est marquée de points qui sont dus à des Cryptogames parasites du genre Si/hceria.
NISUS. OIS. Synonyme d'Épervier. K. Faucon.
NITÈLE. Nitela. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Nyssoniens, établi parLatreille et ayant pour caractères : une seule cellule cubitale, fermée; antennes filiformes, plus longues que la télé, presque droites, à deuxième et troisième articles également longs; mandibules bidentées à leur extrémité; jambes point épineuses; pelotes des tarses très-petites. Ce genre se distingue des Oxybèles dont il est trèsvoisin par les antennes qui, dans ces derniers, vont en grossissant vers le bout et ne sont guère plus longues que la tète; les mandibules des Oxybèles n'ont point de dentelures intérieurement. Les genres Asiate et Nysson ont trois cellules cubitales fermées; enlin le genre Pison se distingue des Nilèles efdes autres genres de la tribu par les yeux qui sont échancrés. Les yeux des Nilèles sont grands, oblongs, entiers, placés siii' les côtés de la léle et assez distants l'un de l'autre. On voit entre eux, sur le vertex, trois petits yeux lisses, disjjosés en triangle. Les antennes sont filiformes, ordinairement arquées, composées de douze articles dans la femelle. Le premier article est un peu allongé, cylindrique; les suivants sont presque égaux entre eux. Les mandibules sont courtes, arquées; la lèvre inférieure est écliancrée, courte et presque en forme de cœur. Le corselet est ovale, à peu près aussi large que la tète, marqué d'un enfoncement transversal entre la base des ailes. L'abdomen est ovale, terminé en pointe postérieurement, et attaché au corselet par un pédicule court. Les pattes sont de longueur moyenne. Les ailes supérieures ont une cellule radiale triangulaire, oblongne, et terminée par un appendice à peine marqué et idacé près du bord. La cellule cubitale a la figure d'un carré long.
NiTÈiE DE SnpioiA. Nilela Spinolœ , Latr. , Gen. Cnist. et Ins., t. iv, p. 77; Oliv., Encyclop. Mélliod. Cet ilyménoplère est long de deux lignes, entièrement noir. Son chaperon est marqué d'une ligne élevée. Les ailes sont transparentes, avec un léger reflet irisé. Europe méridionale.
NITELION. Nitelium. bot. Genre de la famille des
Synanthérées, elde la Syngénésie égale, L., établi par H. Cassini. Caractères : involucre dépassant les fleurs, composé de folioles légèrement imbriquées , ovaleslancéolées, très entières, appliquées et coriaces dans leur partie inférieure, étalées, roides et spinescenles à leur sommet; les folioles intérieures presque sur un seul rang, plus longues, lancéolées, très-aigués, scarieuses et colorées supérieurement. Réceptacle probablement alvéolé. Calatbide formée de fleurons nombreux, égaux, réguliers et hermaphrodites; corolles droites, à lube court, cylindrique, à limbe Irès-long, découpé profondément en cinq segments linéaires ; étamines insérées an sommet du tube de la corolle, à filets glabres, ù anthères longues, surmontées d'appendices linéaires, lancéolés, sondés par la base, et munies également d'appendices basilaires, subulés et à barbes redressées; style épaissi au sommet et fendu en deux languettes libres, à peine divergentes et hérissées extérieurement de poils collecteurs. Nectaire élevé, presque cylindracé, excavé au sommet. Ovaires courts, obconiiiues, hérissés de poils très-nombreux, bifurques, surmontés d'une aigrette composée de paillettes formant à peu près trois rangées libies, denticulées sur leurs bords, roides, scarieuses et blanches. Les rangées extérieures et intérieures sont moins longues (jue les intermédiaires. Le genre Nilelium fait partie de la tribu des Carlinées ; il prend place entre le Stobœa de Thunberg et le Dicoma de Cassini.
NiTELioN ROCGEATRE. Niteliiiui fiibens, Cass. Sa tige est ligneuse, à rameaux cylindriques, cotonneux, garnis de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, ré- Irécies en pétiole à la base, algues au sommet, trèsentières et cotonneuses sur leurs deux faces; les calathides sont solitaires à l'extrémité des rameaux, et accompagnées de quelques bractées analogues aux folioles de l'involucre. Celte planle est indigène du cap de Bonne-Espérance. L'auteur la croyait d'abord identique avec le Xeranlhemum spinosum, L. et Burmann; mais un examen plus attentif lui a démontré que cette dernière espèce en différait à un tel point qu'elle fait partie d'un autre genre.
KITELLA. BOT. (Charucées.) Genre fondé parAgardh {System. Algarum, p. 125) aux dépens du genre Chara, et caractérisé ainsi : filaments composés d'un tube simple, membraneux, articulés, à rameaux verticillés. Organes de la fruclificatiou de deux sortes et séparés : les uns ont des nucules striés en spirale, sans bractées et non couronnés ; les autres sont des globules colorés. Ce genre est extrêmement voisin des vrais Chara. il ne s'en distingue que par ses nucules dépourvus de bractées et non couronnés. L'auteur y fait entrer vingt espèces, parmi lesquelles on remarque les Nitella flexilis, tianslucens, giacilis, hyalina et batracitospermn, qui corres|iondent aux Chara de même nom, des divers auteurs.
NITIDULE. Nitidiila. INS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Clavicornes, établi par Fabricius avec ces caractères : anteimes terminées brusquement par une massue ovale ou ronde, composée de deux ou trois articles, ou seulement d'un dans quelques-uns; extrémité des mandi-
bules échancréeoumuiiied'unedent; palpes filiformes, un peu plus grosses à leur cxlrémité. Les trois premiers articles des tarses courts, larges ou dilatés, garnis de hrosses en dessous, le quatrième très-petit. La lête des Nitidules est enfoncée dans une large écliancrure du corselet ; elle est ovale, déprimée; les yeux sont saillants, arrondis; les antennes sont terminées en massue perfoliée ; elles sont insérées en avant des yeux, et leur longueur ne dépasse pas celle de la tête; le corselet est déprimé, presque aussi large que lesélytres, coupé droit à sa partie postérieure; les élytres sont assez dures, rebordées, peu convexes; les ailes sont membraneuses et repliées; les pattes sont assez courtes, avec les jambes assez fortes, et élargies à leur extrémité; les tarses sont courts, velus, et le dernier article porte deux crochets. En général le corps de ces insectes est déprimé, en forme de carré long ou d'ovale. Ces insectes habitent les lieux où il se trouve des substances animales en putréfaction ou desséchées, et quelquefois même sur les Qeurs. Leurs larves ont beaucoup de ressemblance avec celles des Boucliers; elles sont composées de douze anneaux terminés latéralement en un angle assez aigu; le dernier est garni de deux petits appendices coniques. Elles s'enfoncent dans la terre pour se changer en nymphe.
iXiTlDCt.E DISCOÏDE. NUidiila discoùlea, Fabr.; Ostoma discoidea, Leicharl. Longue d'une ligne; antennes fauves, avec la massue noire; tête noire, sans tache; corselet noirâtre, obscur, avec les bords d'un jaune ferrugineux; élytres d'un jaune fauve au milieu, avec les côtés et l'extrémité noirs, mélangés de jaune fauve; dessous du corps noir; pattes brunes. En Europe.
NITOPHYLLUM. BOT. Le genre formé sous ce nom, parNecker, aux dépens des Junsermaines,n'a point été adopté.
NITRAIRE. Nitraria. bot. Ce genre, de la famille des Ficoïdes et de la Dodécandrie Monogynie, L., fut établi par Linné, d'après la description et la figure d'une plante de Sibérie, donnée par Schober dans les Actes de Saint-Pétersbourg, t. vu, p. 315, tab. 10. H offre les caractères suivants : calice très-court, persistant, et divisé profondément en cinq segments; corolle à cinq pétales oblongs, ouverts et canaliculés ; étamines au nombre de quinze, ayant les filets subulés, droits, de la longueur de la corolle, et leurs anthères arrondies; ovaire ovale, oblong, à trois ou six loges, terminé par un style court, éi)ais, et par un stigmate capité et trilobé; drupe ovale-aigu, contenant un noyau dont les loges s'oblitèrent, à l'exception d'une qui renferme une seule graine; ce noyau s'ouvre à son sommet en six valves très-étroites. Les Nitraires sont peu nombreuses; l'espèce, type du genre, a été nommée par Linné Nitraria Sclioberi , dont Lamarck a changé inutilement le nom si)écifique en celui de Sibirica. C'est un petit arbrisseau dont les branches très-nombreuses, longues et flexibles, sont étalées sur la terre. Ses feuilles sont sessiles, linéaires, oblongues, un peu rétrécies vers la base, éparses ou réunies par petits faisceaux, glauques des deux côtés, un peu épaisses et très-caduques. Les Heurs sont disposées en corymbes à l'extrémité des rameaux.
IVITRATES. ceiM. Sels résultant des combinaisons de l'Acide nitriijue avec les Oxides ou bases salifiables. NITRE OD SALPÊTRE, min. l^. Potasse mtratée. NITRIÈRE. MiR. 11 arrive souvent que dans les contrées ofl le climat n'est pas très-favorable à la production habituelle de la Polasse nitralée , les matériaux salpêtres que l'on y trouve ne sont passufiBsants pour la fabrication de tout le Nitre que l'on y consomme. Alors on force en (pielque sorte la nature à devenir plus prodigue; on rassemble sous des hangars, en les soumettant aux effets d'un contact non interrompu, les matières que l'on juge propres à la nitrification, c'est-à-dire qui contiennent en quantités notables les éléments de l'Acide nitrique et la Potasse; on en forme des couches artificielles, et au bout d'un certain temps, et avec des soins renouvelés, on trouve ces couches converties en mines de Salpêtre que l'on exploite avec autant d'avantage que les matériaux salpêtres les plus riches. /^.Potasse nitratèe.
NITROGÉNE. chim. Nom que l'on a proposé de substituer à celui d'Azole.
NITTA. bot. Sous ce nom est mentionné dans Park (First. Journey, p. 5ô6) un arbre de la tribu des Mimosées, qui se rapporle à l'/wc/n higlobosa de Palisot- Beauvois, et dont R. Brown ( Observ. on ihe Plants j4fric- of D. Oudne/) a fait le type de son genre Parkia. V. ce mot.
NITZCHIE. Nitzchia. intest. Le professeur Baer a donné ce nom à un genre d'Enlozoaires, voisin du Trisloma, dont il pourrait bien ne former qu'une division. Abilgaard a, le premier, donné une description et une figure du Nitzcbie, sous le nom de Hirudo sturiones ( S/c. of Nat. se. 1, sk. m, n» 2, p. 35) ; mais il regardait la ventouse postérieure comme la lête, et il n'a pas remarqué les deux ventouses antérieures. Nilzch lui-même a décrit ce ver sous le nom de Trisloma elongalum, dans le tome xv de l'Alg. Encyc. Sa description s'accorde généralement avec celle de Baer, qui donne à l'animal de six à dix lignes de longueur, sa plus grande largeur est de deux à trois lignes et demie; pendant sa vie il jouit d'une teinte rosée qui dépend de ramifications vasculaires (organes digestifs) qu'on remarque dans son intérieur et qui aboutissent ù deux troncs principaux, parallèles aux bords latéraux du corps; après la mort, l'animal devient blanc, avec des taches plus sombres; la ventouse présente absolument la forme d'une Heur de Muguet; son fond est imperforé ; la bouche se voit à l'extrémité opposée, et offre, de chaque côté, une ventouse droite et peu profonde, avec laquelle l'animal peut également se fixer aux corps extérieurs; entre les deux ventouses antérieures se voit une petite éminence qui correspond à la partie nommée trompe dans le genre Trisloma; derrière la bouche, et à gauche, proémine un tube que Baer regarde comme l'issue de l'appareil génital. Les deux sexes sont réunis sur un même individu. Cette unique espèce du genre, que Baer a nommée Nitzchia elegans, se trouve dans la fente branchiale de l'Esturgeon, où elle vit parasite.
NIVAR. MOLL. Le Fasus Morio de Lamarck est ainsi nommé par Adanson (Voyag. au Sénég., pl. 9, fig. -51).
KIVEAU D'EAU. CRIST. On a (|iielquefois donné ce non) au Brancliipe slagnal.
MVEAU DE MER. pois. L'un des noms vul(;aiips dn Marleau, Squaliis Zyyœna. V. Squale.
NIVÉNIE. Niienia. bot. Genre de la famille des Pro- ((■■acées, el de la Téliandrie Wonogynie, L., établi par R. Brown {Tiansavt. of the Soc. Lirin.,p. lôô) qui l'a ainsi caraclérisé : calice (|uadiifide. égal, enlièrenieiit caduc ; sligmale en massue, vertical; iioi.\ ventrue, luisante, sessile, entière à sa base; involucre à quatre folioles sur une simple série, renfermant quatre Heurs, endurci après la maturité des fruits ; réceptacle plan, dépourvu de paillettes. Ce genre avait été publié par Salisbury {Paradis. Londin., n» C") sous le nom de Paranonius ; mais indépendamment de ce que le caractère assigné par cet auteur ne permettait aucunement de le distinguer de son Mimetes, le nom proposé ne pouvait convenir, d'après son étymologie, au genre nouveau, puisque toutes ses parties, à l'exception des feuilles d'un petit nombre d'espèces, loin de présenter beaucoup de diversités, sont au conliaire Irèsremaniuables par leur uniformité et leur régularité. Les Nivénies sont des arbrisseaux à feuilles éparses; les inférieures bipinnatifides, filiformes; les supérieures, dans quelques-unes, planes et indivises. Les fleurs sont purpurescentes; les involucres sont disposés en épi ou en capitule terminal, et accompagnés d'une seule bractée. Neuf espèces, toutes indigènes du cap de Bonne-Espérance, ont été décrites par R. Brown. Plusieurs d'entre elles avaient été publiées par divers auteurs sous les noms de Protea sceiilnim, alo/iecui aides, spalulata el Lugopus; mais ces noms spécifiques n'avaient pas été appliqués à des plantes identiques, ce qui jetait beaucoup de confusion dans la synonymie.
NivÉNiE SCEPTRE. Nicetiia sceptnim , R. Brown; Protea sceplrtnn Gustavianutii , Sparmann (y^ct. .Slochh., 1777, p. 53, t. i, bona). C'est une très-belle plante (|ui croit dans les montagnes du pays des Hottenlots bollandais. La diversité de son feuillage, qui cesse assez brusquement d'être linéari-pinnatifide, et qui devient lancéolé, aura déterminé Salisbury à donner au genre le nom de Paraiiotnus; mais c'est un cas exceptionnel et qui ne se présente que dans une ou deux espèces très voisines l'une de l'autre.
Un autre genre Niienia avait été établi par Ventenat, mais il a été ensuite reconnu ne pas différer du genre ff'ilsetiia de Thunberg.
KIVÉOLE. Leucoium. eot. Genre de la famille des Karcissées, Juss., et de l'Hexandrie Monogynie, Lin., qui présente pour principaux caractères : spathe monopbylle, enveloppant les fleurs avant leur épanouissement; corolle campanulée, à six divisions profondes, égales, épaisses à leur sommet; six élamines insérées sur le tube de la corolle; un ovaire infère, à style et stigmate simples; une capsule à trois valves et à trois loges polyspermcs. Les Nivéoles sont des plantes berbacées, à racine bulbeuse; à feuilles toutes radicales, linéaires; leurs Heurs sont penchées, solitaires ou plusieurs ensemble au sommet d'une hampe. On en connaît six espèces, dont quatre croissent naturellement
en Europe; les deux suivantes sont souvent cultivées dans les jardins.
NivÉOLE d'été. Leucoium œstimim, Lin., Spec. -514; Jacq.. Ftor. Aiist., t. 29-5. Ses feuilles sont ligulées, d'un beau vert; sa hampe est haute de dix à (piinze pouces, terminée par quatre à six fleurs blanches et inodores. Cette plante croît naturellement dans les prés humides et ombragés du midi de la France et de l'Europe; elle fleurit en avril et mai. Son oignon, très-rustique, n'a besoin d'aucun soin particulier; il réussit très-bien en terre ordinaire et dans un endroit exposé au soleil ; mais ses fleurs durent plus longtemps quand il est planté à l'ombre. La plante multiplie de cayeux, qu'on sépare de l'oignon principal quand on relève celui-ci, au mois de juillet, Iors(|ue les feuilles sont sèches : il peut d'ailleurs rester plusieurs années de suite en terre sans aucun inconvénient.
NivÉoi.E DD PRINTEMPS, Vulgairement Perce-neige. Leucoium ternnvi, Lin., Spec, AH; Jacq., Flor. Aust; t. 312. Ses feuilles sont ligulées, comme dans l'espèce précédente, mais moins longues; sa hampe, aussi plus courte, n'a que six à huit pouces de hauteur; elle est terminée par une seule Heur blanche. Cette espèce croît dans les prés, les bois et les montagnes: elle fleurit en février, et lorsque l'hiver est doux, dès le mois de janvier. On la cultive comme la précédente; quoique ses Heurs soient solitaires, elles sont plus jolies (|ue celles de la Nivéole d'été, et elles ont surtout le grand avantage de paraître à une époque où les fleurs sont très rares; tandis que celles de la première ne produisent plus que peu d'effet en paraissant au milieu du printemps, lorscpie Flore étale toutes ses richesses.
KIVEKEAU. OIS. L'un des noms vulgaires du Gros- Bec Kiverolle, Frinyilla nivalis, L. (^. Gros-Bec
NIVEUOLLE. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. f^. ce
NIVIFORME. MiN. C'est-à-dire qui présente l'apparence de la neige. La chaux carbonatée et diverses autres substances minérales possèdent celle modification.
KOBLE-ÊPIKE. bot. Même chose qu'Aubépine. F. Alisier.
NOBULA. BOT. (Adanson. ) Synonyme de Phyllis. 1^.
PflYlLIDE.
NOCCA. BOT. Les deux genres établis sous ce nom parMœnch et par Cavanilks, ne subsistent plus. Celui du botaniste allemand avait pour type VIberis rotundifolia, L., et il fait maintenant partie du genre Uiitchinsia de Brown el de De Candolle. dans la famille des Crucifères. Quant au Nocca de Cavanilles, adopté et nomméA'occcpa par Jacquin.il est mainlenantconnu sous le nom de Lagascea qui lui a été imposé par Cavanilles lui-même. y. ce mot.
NOCC^A. BOT. r. NocCA.
NOCHELIS. BOT. (Dioscoride.) Synonyme de Ballotte. F. ce mot.
KOCTHORE. Noclliora. mam. Fr. Cuvier a proposé ce nom pour remplacer celui d'Aole, Aoliis, donné par quelques auteurs au Douroucoiili, animal que l'on avait cru privé d'oreilles externes ; mais déjà l'on avait adopté celui de .^'yctipithèqué mis en avant par Spix.
pour quelques Singes nouveaux qu'il avait découverts au Brésil, y. Nyctipethêque.
NOCTIFLORE. Nocti/lonis. bot. On lionne cette qualification aux plantes dont les fleurs commencent à s'épanouir au déclin du jour et se flétrissent dès que l'aube paraît.
NOCTILION. Noclilio. mam. Genre de Mammifères Carnassiers, de la famille des Chéiroptères, établi aux dépens du grand genre f'espertilio de Linné, par Geoffroy St.-Hilaire qui l'a caractérisé de la manière suivante : molaires réellement tuberculeuses; tête courte et obtuse; canines tiès-fortes; museau court et renllé, fendu et garni de tubercules charnus ou de verrues; lèvres très-grosses; nez simple, confondu avec les lèvres; oreilles petites et latérales; membrane interfémorale très développée; queue recourbée, enveloppée à sa base. Formule dentaire : incisives, quatre en liant, deux en bas ; canines, deux en haut, deux en bas ; molaires, huit en haut, dix en bas.
NocTiLioN LiÈVBE. Noclilio Leporenus, Vesperlilio unicolor, GeofF. ; yespeiiilio Lepoiinus, L. Cette espèce a la taille du Rat; son pelage est fauve-roussàlre et d'une teinte uniforme. Elle habite le Brésil, ainsi que le Pérou et le Paraguay.
NocTiLioN A DOS RAYÉ. NoctiUo (lorsatus, Geoff. Pelage d'un fauve jaunâtre, avec une bande blanchâtre tout le long du dos. Variété de l'espèce précédente, suivant Cuvier. Patrie douteuse.
NocTtiioN A VENTRE EiANC. NocliUo albivetiler , Geoff. Cetle espèce que l'on soupçonne encore être une variété du N. Lièvre, a le pelage roussàlre en dessus, et blanc en dessous. Patrie aussi inconnue; sans doute l'Amérique du Sud, comme la précédente.
Temminck, dans son tableau méthodique de ses Monographies de Mammalogie, vol. i, p. 17, considère ces deux dernières espèces comme des variétés de la première, dans des états différents d'âge et de sexe. Kuhl a donné le nom de Noclilio au genre de Chéiroptères que Geoffroy St.-Hilaire avait antérieurement désigné sous celui de Rhinolphe. F. ce mot.
KOCTILUCE. Noctilucus. zooL. bot. C'est-à-dire qui répand quelque lueur, ou qui fleurit pendant la nuit.
NOCTILUQUE. Noctiluca. acal. Genre de Radiaires mollasses ou Aealèphes libres, ayant pour caractères : corps très-petit, gélatineux, transparent, subsphérique, réniforme dans ses contractions, et paraissant enveloppé d'une membrane chargée de nervures très-fines; bouche inférieure contractile, infundibuliforme, munie d'un tentacule filiforme. La seule espèce connue de ce genre n'a encore été observée que ))ar Suriray, médecin au Havre. En étudiant la cause de la phosphorescence de la mer, Suriray a trouvé, ù certaines époques de l'année, ce petit animal en telle abondance qu'il formait une crotltc assez épaisse à la surface de l'eau. 11 est transparent comme du verre, gros comme la tête d'une petite épingle; sa forme est sphérique, mais en se contractant il prend quelquefois celle d'un rein. Au milieu de sa partie inférieure, existe une ouverture de laquelle sort un tentacule filiforme qui paraît tubuleux, et à côté une espèce d'oesophage en
entonnoir. Dans les contractions le tentacule disparait quelquefois. L'intérieur des Noctiluques est garni de petits corps ronds, groupés, qui sont sans doute des œufs ou plutôt des gemmules ; à l'extérieur on aperçoit des vaisseaux très-fins, ramifiés presque en réseau dans une membrane très-mince. Ce genre ne renferme qu'une espèce, le Noctiluca miliaris, qui se trouve dans les mers d'Europe, à certains époques de l'année.
NOCTLA. OIS. Nom que Savigny a imposé à un genre d'Oiseau de proie nocturne, et qui comprend quelques Chouettes, y. ce mot.
NOCTUA. INS. F. NOCTCEllES.
NOCTUA. MOLL. Ce genre de Klein (Nov. Melli. Ostrac, pag. 31) n'est point admissible; il est formé aux dépens des Coquilles qu'il nomme Throncbes, et qui entrent aujourd'hui dans le genre Cérithe; les deux seules espèces dont il le compose sont les Cerithium alcus et lineahim.
NOCTUÉLITES. Nocttietites. iws. Tribu de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, établie par Lalreille qui en formait une famille dans ses ouvrages antérieurs au Règne Animal; cette tribu renferme les espèces du genre Nocliia de Fabricius. Ces Lépidoptères sont pourvus d'une spiritrompe et d'ailes très-propres au vol, généralement triangulaires, soit écartées, soit couchées l'une sur l'autre, soit en toit dans le repos; le corps de la plupart est robuste, avec le thorax épais et l'abdomen cylindrico-conique. Les palpes labiales sont comprimées, ordinairement courtes ou de longueur moyenne, terminées brusquement par un article plus i)etit, ou beaucoup plus grêle et presque nu; les chenilles vivent toujours à nu, et ne manquent jamais de pattes anales; elles en ont communément seize; d'autres n'en ont que douze. Dans un grand nombre de Nocluélites, les poils ou les écailles du dessus du thorax, et même souvent de l'abdomen, forment des crêtes ou des sortes de dents; les mâles de plusieurs espèces ont les antennes pectinées. Cette tribu est susceptible de divisions extrêmement multipliées.
NOCTUELLE. Noctua. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Nocluélites, établi pai' Fabricius aux dépens du grand genre Phalœiia de Linné. Ce genre a pour caractères : palpes labiales de grandeur moyenne, avec le dernier article à peu près aussi grand que les précédents, et également couvert d'écaillés. Antennes sétacées, ordinairement simples, quelquefois pectinées dans les mâles ; une langue cornée, roulée en spiiale; corps tout recouvert de petites écailles, avec l'abdomen conique. Corselet souvent huppé; ailes le plus souvent en toit dans le repos, quelquefois se recouvrant d'une manière horizontale, d'autres fois posées le long du corps, et donnant au Papillon un aspect cylindriciue. Chenilles à seize pattes; chrysalides dans une cocpie peu serrée, et le plus souvent placée en terre. Le genre Noctuelle avait été indiqué par Linné, (|ui le comprend dans ses Phalènes pourvues d'une langue. Olivier (Encyclopédie méthodique) place les quatre cent cinquante-neuf espèces qu'il décrit dans cinq coupes basées sur des considérations tirées du port des ailes et du corselet ; mais ces divisions ne suffisent pas pour faciliter les reeher-
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elles, et ce genre est Irès-difficile à étudier; il élait donc nécessaire de le diviser en difFércnls genres, el le besoin s'en fait d'autant plus sentir, qu'actuellement le nombre des espèces se monte à plus de mille. Les auteurs du catalogue des Lépidoptères de Vienne, sentant bien cette nécessité, ont établi dans ce genrevingtcinq familles, et ils ont tiré leurs caractèies du nombre des pâlies des chenilles, de leur forme, de leurs couleurs et du port d'ailes de l'insecte parfait. Mais cette distribution, pres(|ue entièrement basée sur la connaissance des Chenilles, ne peut être admise, comme le dit fort bien Latreille , dans une méthode artificielle. Htlbner et Ochsenheimer, dans un ouvrage très-étendu sur les Lépidoptères d'Europe, sont arrivés aux Noctuelles, elles ont divisées provisoirement en un grand nombre de genres sans en donner les caractères, mais la mort ayant enlevé Ochsenheimeï à la science qu'il cultivait avec succès, son ouvrage est resté imparfait. Ce n'est que dans ces derniers temps (jue Treitslichke a entrepris de continuer celouvrage, et qu'il a donné des caractères au.x divers genres que son prédécesseur avait proposés. Les véritables Noctuelles présentent une huppe dorsale, un coloris vif sur les ailes supérieures, lesquelles sont en pente, un peu dirigées l'une vers l'autre, ayant une tache en chevron, distincte, et, auprès des taches orbiculaire et réniforme, des traits plus sombres, comme des caractères orientaux. Ces Lépidoptères sont d'une taille moyenne; leur tête est petite, velue; leurs yeux sont assez grands. Les antennes sont sétacées, composées d'un grand nombre d'articles courts et peu distincts; elles sont insérées près des yeux et à la partie supérieure de la tète. La trompe est longue, mince, formée de deux pièces réunies. Les palpes labiales sont coudées ou arquées à leur base, relevées et portées en avant;elles sont composées de trois articles, dont le premier très-court, coudé, le deuxième plus long, plus grand et très-comprimé, et le troisième de longueur moyenne; tous ces articles sont couverts de poils et d'écaillés. Le corselet est assez grand, couvert de poils fins qui se détachent facilement, et qui forment, dans un grand nombre d'espèces, ■une sorte de créle de figure assez variée. L'abdomen est ordinairement de forme conique; il est moins couvert de poils que le corselet. Les pattes sont de longueur moyenne; elles varient beaucoup suivant les espèces, tant pour l'épaisseur que pour le nombre d'épines et d'appendices cornés dont elles sont armées. Les ailes supérieures sont en général un peu plus longues que les inférieures, el celles-ci sont un peuplus largeset moins chargées d'écaillés. Les chenilles ont seize pattes; les unes ont le corps lisse, les autres l'ont plusou moins velu. Toutes se nourrissent de feuilles d'arbres, et il n'y en a qu'un très-petit nombre qui vivent dans l'intérieur des tiges des végétaux. Elles se changent en nymphes quand elles sont parvenues à prendre tout leur accroissement; pour cette opération, elles cherchent un endroit abrité, soit sous un las de feuilles mortes, soit sous une écorce d'arbre, soit enfin dans la terre; elles se filent une coque très-légère en se dépouillant de leurs poils, qu'elles lient entre eux avec quelques fils de soie très-minces. Quelques espèces passent
l'hiver dans cet état, mais le plus grand nombre reste peu de temps en nymphe. Quelques observateurs ont vu des chenilles de Noctuelles qui tuent non-seulement toutes les chenilles qu'elles peuvent attraper, mais mêmes celles de leur espèce; elles les saisissent par le milieu du corps avec leur mâchoire, et les sucent jusqu'à ce qu'elles n'aient plus que la peau. Les Noctuelles se trouvent ordinairement dans les bois, les prairies et les jardins où leurs chenilles ont vécu, ït aux environs des plantes sur les(|uelles elles doivent déposer leurs œufs. Le plus grand nombre ne vole que vers le coucher du soleil, mais il y en a quelques espèces (|ui sont très-agiles pendant le jour, et que l'on rencontre sur les fleurs, occupées à chercher leur nourriture.
Noctuelle C-noir. Noctua C-nigrum, L.; Godart, pi. Cl, fig. 1. Le dessus des premières ailes est d'un brun-noiràtre luisant, et il offre près du milieu de la côte une tache noire, oblongue, en forme de C renversé, ayant toute sa partie concave remplie par du blanc jaunâtre ou du blanc incarnat. Celle tache surmonte à son extrémité antérieure un petit croissant noir et elle adhère immédiatement par son extrémité opposée, à une tache réniforme, jaunâtre, dont le pourtour est noir et le milieu souillé de brun-noirâtre et de ferrugineux; indépendamment de cela, il y a près de la base deux points noirs et un jaunâtre; sur le milieu de la surface sont deux lignes ondulées et des points noirs. Les secondes ailes sont d'un gris cendré, ainsi (|ue le dessous des quatre. Taille, seize lignes, les ailes étendues. En Europe.
NOCTULE. MAJi. Espèce du genre Vcspertilion. f. ce mot.
NOCTULE. OIS. On a donné ce nom à une espèce de Chouette. A', ce mot.
NOCTUO-BOHIBYCITES. iNS. Latieille a donné ce nom (Gen. Crust. el Ins.) à une famille des Lépidoptères nocturnes, qui a été nommée depuis Faux-Bombices.
NOCTURNES. zooL. bot. Par opposilion â Diurnes. A', ce mot. On appelle ainsi des fleurs qui, demeurant fermées pendant le jour, ne s'épanouissent que la nuit; telles sont celles des Nyctages. On a aussi étendu ce nom à la seconde tribu de la famille des Rapaces, qui chasse et veille quand les autres Oiseaux dorment, et à la nombreuse série des Papillons qui semblent redouter l'éclat du soleil, et volent tristement dans le crépuscule ou même dans l'obscurité. Latreille l'imposa à la famille de Lépidoptères, qui com|iosait le genre Phate;(a de Linné. Cette famille est ainsi caractérisée: ailes horizontales ou inclinées dans le repos; les inférieures étant le plus souvent munies d'un frein, tantôt formé par un crin corné, fort et très-acéré; tantôt composé d'un faisceau de soies, se glissant dans un anneau ou une coulisse du dessous des ailes supérieures, et maintenant cet organe dans cet état lorsque l'insecte n'en fait point usage; anlennes sélacées; chrysalide presque toujours renfermée dans une coque et arrondie en devant ou sans angles; pattes membraneuses, variant pour le nombre.
Latreille partage cette famille en huit tribus : les Bombycites,FauxBomhyces,Tinéites, Noctuélites, Tordeuses, Phalénites, Crambites et Ptérophorites. y. ces mots.
îiODOl. Stolida. OIS. Genre de l'ordre des Palmipèdes, créé par Lessoti aux dépens des Hhondelles-de-mer, ou Slernes, avec les caractères siiivanls : bec allongé, comprimé sur les côtés, pointu, ordinairement droit et avec une légère saillie sous la mandibule inférieure; narines longitudinales; jambes à demi nues; tarses courts, grêles et scutellés en devant; i)ouce petit; doigt du milieu le plus allongé, terminé par un ongle long, dilaté, argu; ailes très-longues, trés-poinlues; queue égale, peu fourchue. Les Noddis sont des Oiseau.K voraces et criards; ils se réunissent ordinairement par troupes sur les rivages des mers, les bords des fleuves, des lacs et des grands étangs ; ils nichent sur le sol des lieux les plus inaccessibles et déposent leurs œufs dans des anfractures ou sur la roche toute nue. Le nom Noddi qui leur a été imposé, exprime leur caractère stupide et tellement confiant qu'on peut les approcher et les prendre avec la plus grande facilité, soit qu'ils reposent à terre, soit qu'ils viennent s'arrêter sur les agrès des bâtiments en mer.
Noddi k bec grêle. Slolkla tenuirostiis; Slerna teniiifosliis, Temm., Ois. col., pi. 202. Sommet de la tète et toute la nuque d'un gris blanchâtre, moins intense à mesure que la nuance se rapproche davantage de l'origine du bec; ce gris passe insensiblement au cendré brun et prend même un ton de bistre très-obscur sur les ailes et la (|ueue; gorge et devant du cou noirs; parties inférieures d'un brun noirâtre; bec noir; pieds bruns. Taille, onze pouces. Sénégal.
Noddi cojimuîv. Slolicla viilgaiis; Slerna stolhla, Gmel. Vulgairement le Cordonnier, le Petit Fou, le Diablotin, etc. Plumage d'un brun noirâtre, plus foncé sur les ailes et la queue; une plaque blanche sur la tète, dégénérant en gris cendré sur l'occiput; bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces. Très-commun à Cayenne, à Bahama, sur l'île de l'Ascension et dans toute l'Australasie.
Noddi Petit- Fobqcet. Slerna Philippiiia, Latli. Parties supérieures d'un brun fuligineux, les inférieures d'une nuance un peu plus pâle; ailes et queue noires ; sommet de la tète et tour des yeux blancs ; une petite bande noire qui s'étend depuis l'angle du bec jusqu'à l'œil; cou, poitrine et ventre d'un gris vineux; bec un peu courbé vers la pointe; membrane des doigts étendue Jusqu'à leur extrémité; jambes couvertes de plumes jusqu'au talon. Taille, dix pouces.
NODOSAIRE. Noclosaria. moll. Genre de la famille des Céphalopodes, autrefois confondu avec les Nautiles de Linné, et que l'on peut caractériser de la manière suivante ; co(|uille droite ou légèrement courbée, formée d'une série de loges plus ou moins globuleuses, enchâssantes, partiellement ou complètement étranglées, superposées dans l'axe de la coquille; ouverture terminale sur la dernière cloison et le plus souvent sur un prolongement dans le sens de l'axe. A l'exemple de D'Orbigny, on peut admettre plusieurs sous-divisions parmi les Nodosaires dont le nombre s'élève, d'après lui, à quarante neuf espèces.
t Espèces subglobuleuses ou ovoïdes; loges partiellement enchâssées les unes dans les autres (sous-genre Glanduline, d'Orb.).
NODOSAiRE LISSE. Noilosoria lœvigata, d'Orb., tab. de la classe des Céphalopodes; Ann. des Scienc. nat., t. VII, p. 252. n" I, pi. 10, fig 1, 2, 3. Coquille ovale, globuleuse, lisse, terminée postérieurement en pointe, et antérieurement par un prolongement qui porte l'ouverture à son centre qui correspond à l'axe de la coquille; elle est composée de cinq à six loges enchâssées et empilées comme des cornets. Très-petite.
tt Espèces allongées, cylindriques, à loges globuleuses, séparées quelquefois Jusqu'à l'étranglement.
KoDosAiRE RADICULE. Nodosariu rai/icula, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 59G, n" I ; Nauliliis radictila, L., Encyclop., pi. 405, fîg. 4, a, b, c. Cette Coquille, comme la précédente, se trouve dans les sables de la mer Adriatique où elle n'est pas très-rare; elle a jusqu'à deux lignes de longueur; elle est lisse, oblongue, atténuée; les loges sont globuleuses, fortement séparées; la dernière porte une ouverture cenliale sur un prolongement également dans l'axe de la coquille.
NoDOSAiRE LAMELLEUSE. Nodosuria lamellosa, D'Orbigny, loc. cil., p. 253, n» 17, pi. 10, fig. 4, 5, 6. Espèce extrêmement petite, composée de cinq loges globuleuses, séparées par un étranglement assez profond; ce qui la rend surtout remarquable, ce sont les douze lames longitudinales, parfaitement symétriques, qui ornent sa surface extérieure; on la trouve dans l'Adriatique.
MODULAIRE. Nodulnria. bot. Lyngbye, dans son Tenlamen d'Hydropbylologie danoise, propose de substituer ce nom à celui de Lemaneo. y. Leuanée.
NODOLARIA. POLYP. Le genre établi sous ce nom par Oken (Sysl. ZooL, t. i, p. 94), aux dépens des Corallines de ses prédécesseurs, comprend des Tubulaires, des Udolées. des Halimèdes, des Galaxaures, et même des Acétabulaires de Lamouroux.
iSœCGERATHIA. bot. Genre de Palmiers fossiles, institué par Sterneberg, d'après l'analyse de feuilles trouvées dans le terrain houiller.
NOGAUS OD NOGAGUS. Nogaus. crtist. Genre de l'ordre de Sipbonostomes, famille des Caligides, établi par Leacb, avec les caractères suivants : deux courtes soies ou tubes ovifères à la queue, portant plusieurs styles à leur extrémité; les trois premières pièces de l'abdomen ayant les côtés arrondis, tandis que la quatrième et la cinquième les ont terminés en pointe. Tête en forme de fer à cheval. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce qui a été rapportée d'Africjue par Cranch, zoologiste de l'expédition pour la recherche des sources du Zaïre; il l'a trouvée à un degré de latitude sud, et quatre de longitude est du méridien de Londres.
NoGABS DE Latreilie. Nogotis Latreillii, Leach. Il est d'une couleur pâle, sans taches, seulement les côtés des trois premiers segments de l'abdomen sont d'une nuance verdàtre un peu plus foncée.
NOGROBE. MOLL. Genre proposé par Montfort (Traité Systématique de Conchyliologie, t. i, p. 275) pour un corps que Knorr rapportait aux Vermiculaires.
NOIRA. OIS. Espèce du genre Perroquet. 1^. ce mot.
NOIRADD. POIS. Espèce d'Acanthurc. F. ce mol.
NOIR-BOUILLARD. ois. Synonyme vulgaire de Totanus fusciis. V. CuEVALiEn.
NOIR-MANTEAU, ois. Synonyme vulgaire de Larus marinus. y. Mocette.
NOIROU. OIS. Espace du genre Coiical. F. ce mot.
NOIRPRUN. BOT. Pour Nerprun. F. ce mol.
NOISETTE. MOLL. Espèce du genre Bulime.
NOISETTE. BOT. On appelle ainsi le fruit du Noisetier ou Coudrier. F. ce mot.
De CandoUe appelle aussi Noisette {Nucula) une sorte de fruit à enveloppe osseuse, à une loge, à une graine, indéhiscent, dont le péricarpe est peu ou point distinct de la graine, et qui est souvent enchâssé dans un involucre; tel est le fruit du Noisetier.
NOISETTE DE TERRE, bot. Nom vulgaire du fruit de l'Arachide. F. ce mot.
NOISETTIE. Noisetlia. bot. Kunth {in Humb. Nov. Gen., 5, p. 380) appelle ainsi un genre de la famille des Violacées, ayant pour type les Fiola lotu/ifloia de Poiret, et Fiola Hybanthus d'Auhlet, et qu'il caractérise de la manière suivante : le calice est à cinq divisions profondes, irrégulières, persistantes, décurrentes à leur base sur le pédicelle ; les pétales, au nombre de cinq, inégaux, persistants et hypogynes ; le supérieur Irùs-grand, rétréci et comme onguiculé à sa base, où il se termine en un éperon très-long; les étaniines, également persistantes, sont alternes avec les pétales; leurs filets sont courts et libres; leurs anthères sont comprimées, libres, terminées supérieurement par une membrane à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longiludinal : les deux supérieures sont munies à leur base d'un appendice filiforme très long; le disque manque; l'ovaire est libre, sessile, à une seule loge, contenant un grand nombre d'ovules insérés à trois tropliospermes pariétaux; le style est simple et terminal; la capsule est triangulaire, à une seule loge polysperme, s'ouvrant en trois valves, portant les graines attachées sur le milieu de leur face interne. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses ; elles croissent toutes dans l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes volubiles et grimpants, ayant des feuilles alternes et entières, munies de deux stipules pétiolaires, entières comme les feuilles. Les fleurs sont axillaires, réunies en nombre variable et pédonculées; les pédoncules, articulés vers leur milieu, où ils portent deux petites bractées opposées, sont munis à leur base de plusieurs autres folioles; les fleurs sont renversées. Ce genre tient eu quelque sorte le milieu entre les genres Fiola et lonidium; il se dislingue du premier par la forme de sa corolle et par son calice décurrent sur le pédicelle; du second, par sa corolle éperonnée et ses deux élamines supérieures appendiculées.
Outre les deux espèces qui servent de type à ce genre, Kunth, dans l'ouvrage cité précédemment, en décrit deux nouvelles -, l'une, qu'il nomme Noisetlia frangiilœfolia, et qu'il figure pi. 499, a et b. Elle croit dans les Andes de Popayan; l'autre, Noisetlia Orinocensis, croît dans les Missions de l'Orénoque. Cette dernière est très-voisine du Fiola Hyhanihus. Le professeur Martius, dans ses Nova Gênera et Species du Brésil, décrit et figure sous le nom de Noisetlia pyrifolia,
loc. cit., p. 24. tab. IC, une plante qui n'apparlieni pas à ce genre. C'est celle qu'Auguste de Saint-Hilaire a décrite et figurée dans les plantes médicales des Brasiliens, sous le nom à'Jnchielea salularis, t. xix. Ce genre diffère des Noisetlia par son calice non prolongé à la base sur le pédoncule, et surtout par sa capsule, qui s'ouvre avant sa maturité en trois valves qui restent écartées, et par ses graines bordées et membraneuses. Le même auteur, dans l'ouvrage cité, fait un genre particulier, sous le nom de CotynoslxUs, pour le Fiola Hybanthus, qui forme le type du genre Noiseltia de Kunth. Ainsi donc, ce genre parait devoir être supprimé. Il est probable aussi que le genre Glossanen, du professeur de Munich, devra être réuni au genre Noisetlia, n'ayant aucun caractère propre à l'en distinguer.
NOISETTIER. bot. Même chose que Coudrier. F. ce mot.
NOISILLEetNOISILLER. bot. Sont ainsi nommés la Noisette et le Noisetier dans certains cantons du midi de la France.
NOITIBO. OIS. Espèce du genre Engoulevent. F. ce
NOIX. BOT. C'est le fruit du Noyer. F. ce mot. On donne aussi ce nom à une sorte de fruit médiocrement charnu, contenant un noyau uniloculaire, raonosperme. Ce fruit ne se dislingue du drupe que parce que la partie externe est moins é|>aisse et moins charnue. Tels sont les fruits du Noyer, de l'Amandier, du Cocotier, etc.
On a souvent fait du mot Noix, accompagné d'une épithète distinctive, un nom spécifique. Ainsi l'on a appelé ;
Noix d'Acajoc, la graine du Cassuvium.
Noix d'Arec, celle de l'Aréquier qui se mâche avec le Bétel.
Noix de Bancodl, le fruit du Bancoulier (Aleuriles. )
Noix des Barbades, celui du Jatropha calhartica.
Noix de Bécimba et non de Becuiba, le fruit d'un arbre résineux, de l'Inde, dont on extrait une huile employée en médecine.
Noix de Ben, les fruits du Sésame.
Noix de Bengale, le Myrobolan citrin.
Noix de Castor, le fruit d'un arbre du Sénégal, et que l'on emploie pour guérir les contusions.
Noix de Cocos, les fruits du Cocotier.
Noix d'eac, ceux de la Màcre.
Noix de Girofle, les fruits du Ravenala.
Noix d'Inde, les Cocos chez les anciens voyageurs.
Noix ISAGDR, la Fève de Saint-Ignace. F. ce mot.
Noix de Jacge, la grosse variété de Noix ordinaire, dans les valves de laquelle les parfumeurs mettent une paire de gants.
Noix de Madagascar ; même chose que Noix de Girofle.
Noix de Malabar, le fruit du Sterculia Balangas.
Noix de marais; même chose qu'Anacarde.
Noix de médecine, le Pignon d'Inde, Jalropha curcas. Lin.
Noix de Métel, celui du Datura Metel.
Noix DES Moi.iQBES ; même chose que Noix vomique.
Noix Mdscade, la graine du Muscadier.
Noix narcotique, le fruil d'un arbre de l'Inde dont les propriétés sont les mêmes que celles des Coques du Levant.
Noix Pacane, le fruit du Pacanier, espèce du genre Noyer.
Noix Pistache, le fruit du Pistachier.
Noix DE Serpent, les fruits des Nandirobes et du Ceibcra Âhoraï.
Noix de terre ou Terre-Noix, les racines du Buniitm btilbocaslanuiit.
Noix vomiqee, la graine du Vomiquier, espèce du genre Strychnos. y. Fève de Saint-1g:«ace.
NOIX DE GALLE, bot. zool. /'. Galle.
NOIX DE MER. moll. Nom vulgaire et marchand du BuUa Ampulia. On a aussi appelé Koix fasciée. le Bulla Ampluslra, et Noix papyracêe ou Mcscade le BuUa Physis. Les Nummulines ont également clé nommées quelquefois Noix vouiqbes fossiles.
KOLANA. BOT. V. Agaric et Nolaise.
NOLANE. Nolana. bot. Genre de la Pentandrie Moiiogynie, L., ainsi caractérisé : calice persistant, trèslarge, à cinq angles et à cinq divisions; corolle cam- I)anulée, beaucoup plus grande que le calice, plisséo, à cinq lobes peu profonds ;cinq étamines; cinq ovaires du milieu desquels s'élève un style terminé par un stigmate capilé; fruit driipacé, composé de cin(i carpelles réunis et soudés par la base, ovales, situés dans le fond du calice; graines arrondies, solitaires dans chaque loge ou carpelle. Ce genre a été placé dans la famille desSolanées; il a des rapports, par la structure de son fruit, avec les Borraginées, surtout avec celles de la seclion que R. Brown a convertie en famille sous le nom d'ilydrophyllées.
Nolane étalée. Nolana proslrata, L. fils, et Lamarck ( lllustr. des Genres, lab. 97). C'est une plante herbacée, dont les tiges sont rameuses et élalées; les feuilles alternes, ovales et pétiolées; les Beurs bleues, solitaires et axillaires. Cette piaule, originaire du Pérou, est cultivée dans les Jardins de botanique de l'Europe.
Ruiz et Pavon ont décrit et figuré dans la Flore du Pérou et du Chili, t. 112 et 113, plusieurs espèces indigènes, comme la précédente, du Pérou. Elles ont reçu les noms de Nolana coionata, Nolana spatulala , Nolana injlaia et Nolana leioluta.
NOLE. Nola. ins. Genre des Lépidoptères nocturnes delà famille des Pyralytes, institué par Leach,avec les caractères suivants: palpes inférieures plus courtes que la tète, épaisses, triangulaires et sans articles distincts; trompe très-courte ; antennes courtes , pectinées ou crénelées dans les mâles; abdomen court et obtus; ailes supérieu'res larges, les inférieures moins épaisses et arrondies. On considère comme type de ce genre le Pyralftes togatiilis de Linné.
NOLl-ME-TANGERE. bot. /-'. Baisabine des bois.
NOLINE. Nolina. bot. Genre de plantes de la famille des Colcliicacées et de l'Hexaudrie Trigynie, L., établi par le professeur Richard (inMichaitx Flor. Bor.Ain.,
1, p. 207), et qui offre les caractères suivants: calice pétaloïde, à six divisions élalées, égales et ovales; étamines, au nombre de six, plus courtes que le calice, ayant leurs filets subulés, et leurs anthères copdiformes, oblongiies, légèrement émarginées au somme!; ovaire à trois angles et à trois loges, surmonté d'un style court que terminent trois stigmates courts, oblus et recourbés. Le fruit est une capsule membraneuse, arrondie, à trois loges monospermes dont une ou deux avortent quelquefois; elle s'ouvre par le dédoublement des cloisons. Ce genre se compose d'une seule espèce, A'o/(«a Georgiana, Michaux, /oc. cit. C'est une planle vivace, ayant un bulbe à tuni(|ues, d'od s'élèvent des feuilles Irès-étroiles, longues de cinq à neuf pouces, coriaces, striées et rudes sur leurs bords. La hampe est haute de deux pieds et même au delà, portant inférieuremenl quel(|ues feuilles éparses; supérieurement elle se ramifie et porte une grappe de petiles fleurs blanches, pédonculées. Ce genre se rapproche à la fois du Phalanyium et de VHelonias. La seule espèce qui le compose croît en Géorgie. Persoon a écrit ce nom Nolinea.
NOLLETIE. NoUelia. bot. Genre de la famille des Synanlliérées, institué par H. Cassini qui lui donne pour caractères : calalhide discoïde; disque multiflore et androgyniflore; couronne unisériée, tubuliHore, féminitlore ; péricline un peu inférieur aux Heurs du disque, formé d'écaillés imbriquées, appliquées, oblongolancéolées; clinanthe m\ peu alvéolé; ovaires obovales, Irès-comprimés, pubescenls; aigrette longue, blanche, caduque, composée de petites écailles, disposées sur un seul rang, contiguës, égales, filiformes, barbelliilées; corolles delà couronne courtes, étroites, tubuleuses, cylindriques, comme tronquées au sommet; cellesdu disque à limbe long, diviséencinqlobes courts.
NoLLETiE cBRVsocoMoïDE. A^o//e/ia clirysocomoîdes, Cass.; Conyza cluysocovioiiles, Desf. Sa tige est frutescente; ses feuilles sont linéaires, très-entières et velues; les pédoncules sont uniBores el feuilles. De Barbarie.
NOLTEA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Ecklon, dans la famille des Sélaginées, ne diffère point essentiellement des caractères du genre Selago de Linné.
NOLTIE. A'o/</n.BOT.Schumacker{(« DanskaSelshabs afhandl., m, 209) a donné ce nom à un genre nouveau, dont l'ordre naturel n'est point encore parfaitement déterminé. Ce genre ne présente encore qu'une seule espèce; c'est un arbrisseau de la Guinée, dont les Beurs sont polygames : les mâles ont leur calice quadrifide, lomenteux, à découpures aiguës et serrées; la corolle est un peu coriace, tubuleuse, trois fois plus longue que le calice, avec son limbe divisé en quatre segments aigus, dressés, à bords un peu roulés. Les étamines sont insérées au réceptacle; elles sont au nombre de neuf et même plus; leurs filaments sont inégaux : quatre ordinairement plus longs du double que les autres; les anthères sont subulées et dressées. Les Beurs hermaphrodites diffèrent des Beurs mâles en ce qu'elles ont le tube de la corolle beaucoup plus lenHéjSept ou huitétamines à filaments de la longueur
du calice, ilisliiicls, (l'ès-meims, porlanl des anUières stériles et forl pcliles; l'ovaire es! supère. ovale, soyeux, | alléniié en un slyle subulé ; sligmale aigu. Le fiuil consiste en une baie ovale, presque télragone, en forme } de pyramide, Irès-glahre, uniloeulaire et tétrasperme. Les graines sont ohlongues, assez souvent convexes, renfermées dans une pulpe mucilagineuse. Les liges atteignent assez souvent à quatre pieds de hauteur; l'écorce est d'un brun ocreux; les feuilles sont alternes, distiques, elliptiques, obtuses, très-entières, vertes et glabres en dessus, recouvertes d'un duvet blanc soyeux en dessous. Les Heurs sont axillaires.sessiles et petites. NOMADE. Nomada. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, Iribu des Apiaires, division des Cuculines (Lalr., Fam. Kal.), établi par Scopoli aux dépens du grand genre Apis de Linné, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : antennes filiformes dans les deux sexes; labre petit ou de grandeur moyenne, presque demi-circulaire ou en demiovale; mandibules étroites, arquées, pointues, sans dentelure au côlé inlerne ; fausse trompe Héchie en dessous ; palpes maxillaires de six articles ; languette à trois divisions, dont les d«ux latérales en foruiede soies, ■nais plus courtes que les palpes labiales; pieds sans brosse ni duvet propre à récolter le pollen des Heurs; corps presque glabre ou légèrement pubesccnt; ailes supérieures ayant trois cellules cubitales dont les deux dernières reçoivent chacune une nervure récurrente; abdomen ovale; écusson convexe. La tète des Nomades est aussi large que le corselet, aplatie antérieurement, et garnie sur le front d'un duvet ou de poils serrés et couchés. Les yeux sont grands, entiers et ovales; on voit sur le vertex et entre eux, trois petits yeux lisses. Les antennes sont un peu plus courtes que le corselet, de treize articles dans les mâles, et de douze dans les femelles. La lèvre supérieure est presque cornée, assez grande, arrondie antérieurement, convexe supéricurementetconcaveen dessous; lesmandibulessontcornées, assez grandes, pointues à l'extrémité, un peu dilatées et presque dentées à leur base. Les palpes maxillaires sont composées de six articles dont le premier court, et les tiois suivants un peu plus allongés; les labiales sont aussi longues que les maxillaires, composées seulement de quatre articles dont le premier est trèslong, et les trois autres presque égaux entre eux. Le corselet est convexe, peu velu, muni d'un tubercule luisant, lisse cl coloré, placé de chaque côté, à l'origine des ailes. L'abdomen est ovale, à peine déprimé, presque lisse et luisant, et terminé dans la femelle par un aiguillon beaucoup moins forl que dans les Abeilles. Les pattes ont la hanche et la pièce intermédiaire qui l'unit à la cuisse, assez grandes. Les cuisses sont simples; les jambes sont presque anguleuses, un peu raboteuses extérieurement. Les tarses ont le premier article trèsallongé, légèrement cilié des deux côtés; les suivants sont courts et le dernier est terminé par deux petits crochets et deux pelotes. Ces Hyménoptères fréquentent les fleurs.
Nomade rbficori^e. Nomada rvficornis, Lalreille; Vespa riibra, thoiace lineolis longiludinalibus nigris, etc., Geoff. Elle varie pour la longueur depuis
Irois lignes et demie jusqu'à cinq; les antennes sont fauves; la lêle est noiie, ainsi que le tour des yeux; une tache sur le front et un point derrière la lâche, d'un rouge obscur. La bouche est d'un jaune fauve. Le corselet est noir, avec quatre raies sur le dos; l'écusson, et (luelques taches au-dessous de l'écusson, et sur les côtés, d'un rouge obscur. La pièce écailleuse de la base des ailes est également d'un rouge obscur. L'abdomen est d'un rouge vif, avec la base du premier anneau noire, deux taches jaunes sur le second qui quelquefois se réunissent et forment une bande, et le bord des autres jaune. Les pâlies sont rouges, avec un peu de noir sur les cuisses. Les ailes sont transparentes avec l'extrémité légèrement obscure.
NOMALUS. INS. Ziegler a formé sous ce nom, un genre de Carabiqucs, dans la famille des Carnassiers, qui a élé ensuite refondu par Dejeaii dans son genre Féronie.
NOMAPHILE. Nomaphila. bot. Genre de la famille des Acanihacées, établi par le docteur Bliime qui l'a caractérisé ainsi qu'il suit : calice à cinq divisions inégales, la posiérieure plus grande; corolle hypogyne, ringente, avec la lèvre supérieure voûtée, entière, l'inférieure à Irois lobes dont l'intermédiaire échancré; quatre étamines insérées au tube de la corolle, e.xserles, didynames et toutes fertiles; anthères bilociilaires, oblongues, à loges parallèles, égales et mutiques; ovaire à deux loges renfermant un grand nombre d'ovules; slyle simple; stigmate indivis, aigu. Le fruit est une capsule étroite, presque cylindrique, biloculaire, polysperme, déhiscente par deux valves cloisonnées au milieu; graines suborbiculaires comprimées, suspendues par \in rélinacle.
NoMAPHiLE EN C0RÏ3IBE. NomapliUa corymbosa , Bl. Sa lige est herbacée, rameuse, dressée; ses feuilles sont longuement pétiolées, opposées, lancéolées, acuminées. entières, glabriuscules; les corymbes sont axillaires, dicholomes ; les calices son glandoso-poilus. De l'île de Java.
KOMBRIL BLANC, bot. (Panlet.) K. Jbmeadx.
NOMBRIL MARIN, moll. D'anciens conchyliologisles donnèrent ce nom aux Opercules, et les marchands l'appliquent encore à une espèce du genre Natice.
NOMBRIL DE VÉNUS, bot. Espèce du genre Cotylédon, L., que De Candolle a érigée en un genre distinct sous le nom A'Umbilicus y . ce mot.
NOMEUS. POIS. Synonyme de Pasteur, y. ce mot.
NOMIE. Nomia. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Andrénèles, établi par Lalreille, et auquel il donne pour caractères ; division intermédiaire de la lèvre courbée, beaucoup plus longue que les latérales, surpassant, sa gaine comprise, d'une fois au moins la longueur de la tète, très-étroite, fort longue et soyeuse; cuisses et jambes des pattes postérieures renHées ou dilatées dans les mâles; une fente longiludinale à l'anus dans les femelles. La tète est un peu déprimée antérieurement, de la largeur du corselet; elle a les yeux placés sur les côtés; ils sont ovales, entiers et un peu saillants, et l'on voit entre eux et sur le vertex trois petits yeux lisses trcs-Iuisanls. Les antennes sont filiformes, un peu plus courtes
que le corselet, composées de treize articles dans les mâles, et de douze dans les femelles. Le premier article est allonsé, à peine arqué, presque cylindrique ou légèrement aminci à sa base; le deuxième est court, le troisième est de la longueur des suivants, mais aminci à sa base; les autres sont tout à fait cylindriques. La lèvre supérieure est cornée, courte, arrondie et ciliée antérieurement. Les mandibules sont cornées, simples, arquées, pointues et un i)eu en gouttière intérieurement ; la trompe est composée de deux mâchoires et d'une languette; les mâchoires sont cornées, larges, coudées aux deux tiers de leur longueur, et plus longues que larges; elles portent chacune une palpe filiforme, composée de six articles dont le deuxième est un peu plus long que les autres ; les suivants sont égaux entre eux. La languette est cornée de la base au milieu, et ensuite coriace; elle donne attache à deux palpes labiales courtes, composées de quatre articles dont le premier allongé et les suivants courts et égaux entre eux. Le corselet est arrondi, plus ou moins velu; il porte une grande écaille de chaque côté, servant à recouvrir l'attache des ailes, qui ont trois cellules cubitales complètes; les pattes antérieures et intermédiaires sont simples; les postérieures sont très-remarquables dans les mâles. La cuisse est plus ou moins grosse, quelquefois bossue vers sa base supérieure, creuse en dessous, et garnie de poils fins et serrés. La jambe est plus ou moins courte, quelquefois courbée irrégulièrement et munie, vers le milieu, ou à l'extrémité latérale, d'une expansion coriace, en forme de cuiller, ou bien elle est terminée par un ou deux lobes plus ou moins allongés; les tarses sont un peu plus longs que dans les genres voisins. Le premier article surtout est trèsallongé, et un peu plus gros que les suivants.
NojiiE DirroRME. Nomia iliffbrmis , Latr.; Lasius diffonnis, Jm'me; Ami rena humeralis, iunne,Hym., p. 231, 1. 14? Longue de quatre lignes; antennes brunes en dessus, fauves en dessous, avec les deux premiers articles noirs. Tète noire; vertex pubescent et front couvert de poils courts, serrés et cendrés. Corselet noir, légèrement couvert de poils roussâtres ou cendrés, plus serrés à la partie antérieure; écusson ayant de chaque côté une petite épine courte, noire, avec l'extrémité fauve. Abdomen ponctué, noir, légèrement pubescent, avec le bord des anneaux garni de cils blancs, excepté le premier et le dernier. Pattes jaunes, pubescentes; jambes antérieures irès-dilatées; cuisses postérieures noires, renflées, creuses en dessous, dentées vers l'extrémité. Jambes courtes, courbées, terminées par un lobe jaune, allongé, aplati et un peu dilaté à son extrémité. Tarses jaunes. Cette espèce se trouve dans le midi de la France et en Italie.
N0M1SM.\. BOT. De CandoUe [Syst. Veget. nat., 2, p. 575) nomme ainsi la troisième section du genre Thlaspi. K. ce mot.
NOMISMIE. Nontismia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Wight et Arnott, aux dépens du genre Glycine de Linné. Ce genre ne iiarait point différer de celui publié par De CandoUe dans le second volume de son Piodromus (p. 584), sous le nom de Rhynchosia. V. ce mot.
NOMOCIILOA. EOT. Genre de la famille des Cypéracées, institué par Palisot de Bcauvois qui lui donne pour caractères : épillets bi-multiflores, hermaphrodites; paillettes subdistiques et imbriquées; soies du périgone au nombre de trois ou de six et plumeuses ; trois élamines; disque peu apparent ; style bipartite à sa base. Le fruit consiste en une caryopse lenticulaire, couronnée par les vestiges du style. Ces plantes sont propres aux deux Amériques tropicales. Leurs chaumes sont élevés, dioits et feuilles; leurs épis sont réunis en petites grappes ou panicules contractées, axillaires, beaucoup plus courtes que les feuilles.
NOMOLOGIE. BOT. Connaissance des lois qui règlent l'organisation des végétaux.
KOMPAREILLE. moll. r. Nohpareiile.
NONAG RIE. iVoM(ï(/;(a. iNs. Lépidoptères nocturnes; genre delà famille desNoctuélides, établi par Guenée qui lui assigne pour caractères : antennes épaisses, crénelées ou légèrement ciliées chez les mâles, filiformes chez les femelles; palpes dépassant la tête, avec le dernier article bien distinct, nu et tronqué au sommet; corselet lisse et arrondi; abdomen beaucoup plus long que les ailes inférieures; les supérieures assez étroites, arrondies au bord terminal, ayant les taches souvent peu distinctes et les lignes presque invisibles; recouvrant les inférieures dans le repos et formant un toit peu incliné.
NoNAGRiE DE LA MASSETTE. Notittgria tfphœ , G.; Noctiia lyphœ, Esp. Ses ailes sont cendrées, avec des points et des lunules marginales noirs, et une tache centrale, obscure en dessous. Taille, dix-huit lignes. En Europe.
NoivAGRiE Dc ROSEAU A BAïAis. Notiagiia phragmitis, G.; Nociua phragmitis, Hubn. Ses ailes supérieures sont d'un blanc jaunâtre et légèrement teintées dc verdâtre, avec leur extrémité rougeâtre; les inférieures sont d'une teinte plus pâle ; le dessous est entièrement d'un blanc jaunâtre. Taille, onze lignes. Europe.
NONARIA. BOT. Ancien synonyme d'Astragale.
KONATÉLIE. Nonatelia. bot. Ce genre établi par Aublet, appartient à la famille des Rubiacées et à la Pentandrie Monogynie, L. Ses caractères rectifiés par Kunth {Noc. Gêner, et Sp. Plant, œquin., ô, p. 422), sont les suivants : calice supère, à cinq dents et persistant; corolle infundibnliforme, dont le tube est bossu à la base, garni de poils intérieurement et dans sa moitié inférieure; le limbe à cinq segments; cinq étamines saillantes; style unique, surmonté d'un stigmate bifide; drupe globuleux, à cinq nucules coriaces et polyspermes. Ce genre est extrêmement voisin du Palicourea d'Aublet; il ne s'en distingue que par son fruit drupacé, dont le noyau offre cinq loges. Jussieu (Mém. sur les Rubiacées, p. 29) lui associe le Retiniphxllum de Humboldt et Bonpland (Plant. £qiiin., 1, p. 86, tab. 23); mais Kunth, tout en confessant que ce dernier genre n'est pas très -distinct du Nonatelia, admet leur séparation et indique des caractères pour le Retiniphyllinn, qui diffèrent de ceux du Nonatelia quant à la corolle et au stigmate. K. Rètiniprtlle. Schreber a inutilement changé le nom de Nonatelia