NOIR
Souimanga roux, f . Gbit-Guit fadve.
Souimanga sanguin. Cinnyiis ruher, Less. Tête d'un vert d'émcraude; parlies supérieures d'un noir velouté; devant du cou d'un pourpre doré; poitrine et abdomen d'un rouge de sang; épaules d'un vert doré. Taille, quatre lignes.
Souimanga sanguinolent. Cinnxris sanguineus , Less. Parties supérieures d'un vert doré ; sommet de la tête d'un bleu d'acier bronzé; devant du cou d'un bleu d'acier pourpré; parlies inférieures d'un noir velouté, lavé d'une teinte de sang. Bec et pieds noirs. Taille , quatre pouces. De la côte d'Angole.
Souimanga de Sierra-Leone. Cinnxris quinticolor, Less.; Ceilhia venusla, Lalh., Ois. dorés, pi. 79. Parlies supérieuresd'un vertd'émeraude; ailes brunes; parties inférieures d'un brun marron; front et poitrine d'un violet éclatant; gorge d'un noir pourpré; devant du cou et croupion d'un bleu azuré; bec jaunâtre; pieds bruns. Taille, quatre pouces. Afrique.
Souimanga siffleur. Ceilhia cantiUans, Lath. Parties supérieures d'un gris cendré bleuâtre; une tache triangulaire d'un jaune orangé sur le dos; lectrices caudales d'un jaune clair ; gorge et devant du cou d'un blanc grisâtre, tirant sur le bleu; le reste des parlies inférieures blanchâtre ; cuisses cendrées; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces quatre lignes. De l'Inde.
Souimanga simple. A'. Souimanga modeste.
Souimanga Sola. Cintiyris Sola, Vieill. Parlies supérieures d'un vert doré brillant; recirices latérales blanches à l'extrémité; gorge d'un bleu foncé irisé; devant du cou et parties inférieures d'un jaune pâle; bec noir; pieds bruns. Taille, quatre pouces. Du Bengale.
Souimanga souci. Nectarinia solaris, Temm., Ois. color., pi. 547, fig. 5. Parties supérieures d'un vert olive foncé; sommet de la léte d'un bleu brillant, irisé en vert doré; rémiges, recirices et lectrices d'un brun noirâtre, bordées de brunâtre ; gorge et devant du cou d'un beau bleu changeant en violet; parties inférieures d'un jaune de souci Irès-éclatanl; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. D'Amboine.
Souimanga Sougnimbindou. Cinnyris superbus, Vieill. Parlies supérieures d'un vert doré brilIant;sommet de la tête d'un bleu d'azur; rémiges et lectrices d'un brun noirâtre; gorge d'un violet pourpré, à retlels d'or el d'azur; poitrine d'un rouge velouté; un collier ou plutôt une ceinture d'un vert doré éclatant; parties
inférieures iriin rouge foncé; bec el pieds noirs. Taille, six pouces. De l'Afrique.
SoDiMANGA sDCRioiv. Citttiyris pusillus, Vieill., LevailL.Ois. d'Afiif)., pi. 298. Parties supérieures d'un marron pourpré; croupion et lectrices caudales d'un violet éclatant; rectrices intermédiaires et bord des latérales d'un vert bronzé; poitrine et parties inférieures d'un jaune-orangé foncé; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces huit lignes. La femelle est un peu plus petite; elle a les parties supérieures d'un vert olivâtre; les inférieures d'un jaune très-pâle, plus foncé sur la poitrine et les Hancs. De l'Afrique méridionale.
SoriMANGA SUPERBE. F. SOCIMAUGA SOBGNIMBmDOn.
SoEiMAivGA A TÊTE BLEUE. Chtiifris cyanocephala, Vieill. Parties supérieures vertes; tête et cou d'un bleu d'azur, à reflets violets; parties inférieures d'un brun cendré, avec deux faisceaux jaunes aux côtés de la poitrine. Taille, quatre pouces. De la côte deMalimbe.
SooFJiANGA THORACIQCE. Cinnyiis thoracicus, Less. Parties supérieures d'un vert doré, les inférieures grisâtres; une ceinture rouge, avec un bord noir; deux taches d'un jaune d'or. Taille, quatre lignes. De Timor.
SotlMAnOA A TOUFFES JAUNES. ^'. SoDlMANGA A BOU- QUETS.
SouniASGA TRÈS -PETIT. Ciiinyiis miiiima, Sykes. Parties supérieures d'un vert olivâtre; croupion et poitrine rouges, à reflets violets; parties inférieures jaunes; ailes et queue d'un roux brunâtre ; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces et demi. La femelle est d'un brun verdâtre, avec le croupion roux. De l'Inde.
SouiMANGA TRICOLORE. Cinnyris- tiicolor , Vieill., Ois. dorés, pi. 23 des Souimangas. Parties supérieures d'un rouge cuivreux, à reflets violets et verdâtres; rémiges et rectrices brunes; gorge cuivreuse; parties inférieures noires, ainsi que le bec et les pieds. Taille, quatre pouces neuf lignes. De l'Afrique occidentale.
SooiMANGA UNicoLORE. Cinityiis coneolor, Sykes. Parties supérieures d'un vert olivâtre, tirant au brun sur les ailes et la queue; parties inférieures verdâtres; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. De l'Inde.
SooiJiAWGA VELOURS. Cintiyris seiiceus, Less., Zool. de la Coq., pi. .50. lig. 5. Plumage d'un noir velouté et métallisé; sommet de la tête d'un vert émeraudc ; tectrices alaires et croupion d'un vert doré; devant de la gorge d'un violet chatoyant. Taille, trois pouces et demi. Nouvelle-Guinée.
SouiMAivGA A VENTRE ÉCARiATE. Nectati/ua coccinigaster, Temm., pi. color. 388, fîg. 3. Parties supérieures d'un marron pourpré foncé; sommet de la tête d'un vert métallique; croupion et tectrices caudales d'un bleu d'acier, à reflets verts et violets; tectrices alaires d'un mordoré pourpré, les grandes bordées de bleu d'acier, ainsi que les rectrices; rémiges brunes, bordées de fauve; gorge, devant du cou et poitrine d'un bleu violet métallique; ventre d'un rouge éearlate; le reste des parties inférieures olivâtre; bec elpieds bruns. Taille, trois pouces six lignes. Des Philippines.
SouiMANGA A VENTRE JAUNE. Cinnyris luteoventer, Less. Tête et devant du cou d'un bleu d'acier; manteau d'un vert olivàlre; poitrine et abdomen d'un jaune
dore; bec et pieds noirs. Taille, environ quatre pouces. Des îles de la Sonde.
SouiMANCA VERT ET BRUN. Citinyrt's tiilens, Vieill., Ois. dorés, pi. 24 des Souimangas. Parties supérieures d'un beau vert à reflets métalliques; rémiges et rectrices brunes; gorge d'un vert doré; poitrine d'un bleu violet, nuancé de rouge terne; abdomen d'un brun noirâtre; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces six lignes. De l'Afrique occidentale.
SouiMANGA VERT DORÉ. Ceilliia pulchella , Vieill. Même chose que Souimanga à longue queue.
SOUIMAPIGA VERT A GORGE ROUGE. A'. SoUIJIANGA A PLASTRON RODGE.
Souimanga vert et gris. Ois. dorés, pi. 23 des Souimangas. Parties supérieures vertes; rémiges et rectrices brunes, bordées de vert; sommet de la tête d'un vert cuivreux irisé; parties inférieures grises; bec et |)ieds noirs. Taille, quatre pouces six lignes. De l'Afrique occidentale.
Souimanga vert et pourpre. T. Sodimanga a ventre écarlate.
Souimanga vert a ventre rouge. Cinnyris viridis, Vieill.; Cerlhia afra, Lath. Parties supérieures d'un vert doré pâle; ailes et queue mordorées; croupion bleu ; gorge rouge vif; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces et demi. Du cap de Bonne-Espérance.
Souimanga de Vigors. Cinnyris l^igoisii, Sykes. Il est d'un rouge de sang, avec un bandelet d'un violet brillant à l'angle du bec; une tache de même nuance couvre l'oreille; sinciput, épaules et tectrices caudales d'un vert métallique irisé; croupion d'un jaune de soufre; abdomen gris; queue allongée; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. De l'Inde.
Souimanga violet. Cinnyris violaceiis, Less. Parties supérieures brunes, glacées d'or; une plaque pourpre bronzé sur la poitrine; abdomen d'un pourpre orangé; parties inférieures d'un vert doré glacé d'or; les deux rectrices intermédiaires allongées. La femelle est d'un vert olivâtre en dessus et jaunâtre en dessous; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. De l'Inde.
Souimanga vert de Madagascar. A'. Souimanga An-
GALA-DlAN.
Souimanga vert a ventre blanc. Cinnyris leucogasler, Vieill. Parties supérieures d'un vert doté; rémiges et rectrices noires; gorge verte, à reflets brillants; poitrine d'un bleu d'acier; parties inférieures blanches; bec noir; pieds bruns. Taille, cinq pouces. De Timor.
Souimanga violet a poitrine rouge. Cerlhia Senegalensis, Lalb.; Cinnyris discolor, Vieill., Ois. dorés, pi. 8 des Souimangas. Parties supérieures d'un brun pourpré; rémiges, rectrices et tectrices d'un brun jaunâtre ; lèle et haut de la gorge d'un vert doré brillant; un trait du même éclat qui part du bec, passe sous les yeux et descend sur les côtés du cou ; gorge et poitrine variées de reflets bleus, violets et rouges; parties inférieures d'un rouge vineux; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces trois lignes. La femelle a les parties supérieures d'un brun roussàtre; le devant du cou et la poitrine d'un blanc tacheté de bleu ; le reste des parlies inférieures d'un gi is blanchâtre.
SOULAWÉE. Soulaviea. bot. Genre de la famille des Polysalées, étal)li par Lainarck (Dicl. cncycl.,1, p. 449) et offrant les caractères suivants : calice tripliylle; trois pétales linéaires, réfléchis; six élamines égales, dont trois opposées aux pétales, et insérées hors du disque liypogyne, à filaments très-courts, à anthères bilociilaires, subglohuloso didymes et déhiscentes lonsiludinalement; ovaire comprimé, bordé, tronqué au sommet; deux stigmates sublatéraux et sessiles; capsule obcordée, subéreuse, indéhiscente, à deux loges monospermes ; semences ovales-globuleuses, dépourvues d'albumen. Lamarck, dans l'Encyclopédie méthodique, a décrit le Soulaviea amara, que Rumphius, llerb. Amb.,2, p. 129, tab. 41, avait nommé Rex aviaroris. C'est un arbrisseau dont le bois jaune et cassant est recouvert d'une écorce cendrée; ses feuilles sont simples, alternes, pétiolées, oblongues, un peu obtuses, entières el glabres; elles ont de sept à neuf pouces de longueur sur une largeur de trois. Les fleurs sont excessivement petites et disposées vers le sommet des rameaux en grappes simples, beaucoup plus courtes que les feuilles et dont les pédoncules sont pubescents. On trouve une bonne figure de cette plante dans les y^Hnalen des IPlener vinseumss (1er Natui geschichte , ann. 1835, pi. xvi. Elle est originaire des Moluques.
SODLAKGIE. Sotiluiiyia. bot. Genre de la famille des Rliamnées, instilué aux dépens du genre Phylica, de Linné, parBrongniard qui lui reconnaît pour caractères distinctifs : tube du calice obconique, adhérent à l'ovaire; pétales roulés en capuchon; étamines incluses, à anthères rénifornies, uniloculaires; disque épigyne, pentagone et charnu; fruit infère, marqué au sommet d'une grande aréole, à trois coques; semences attachées à un podosperme court et charnu.
SouLA^GiEROi'GE. Soiilangia ruhra, Brongn.; Pliylica lubia, Willd. C'est un arbrisseau toujours vert; ses feuilles sont ovales-linéaires, aiguës, glabres et luisantes en dessus, à bords roulés, à têtes terminales laineuses, paniculées, plus longues que les feuilles; calice laineux en dehors, d'un rouge briqueté en dedans; pétales d'un rouge pourpré. Du cap de Bonne- Espérance.
SOULCIE ET SOULCIET. ois. Espèces du genre Gros- Bec. ^. ce mot.
SOULGAN. MAH. Espèce du genre Lagomyde. ^. ce mot.
SOULIER DE NOTRE-DAME. bot. L'un des noms vulgaires du Cfpripedhiin Calceolus.
SOULILl. MAU. Espèce du genre Guenon. V. ce mot.
SOUMETTES, bot. L'un des noms vulgaires du fruit de la Ronce des haies, Rubus fruticosus, L.
SOURBEIRETTE. bot. L'un des noms vulgaires de l'Aigrenioine.
SOURCES. GÉOL. Les eaux pluviales et celles qui proviennent de la fonte des neiges et des glaces des hautes montagnes, s'infiltrent en partie dans les fissures du sol et à travers les terrains meubles ou perméables, et elles descendent ainsi dans l'intérieur de la terre jusqu'à ce qu'elles rencontrent des couches qui leur soient imperméables; alors elles glissent dessus en suivant les sinuosités des fissures ou des intervalles qui les sépa-
rent des couches supérieures, et, après un trajet plus ou moins long, elles viennent sourdre ù la surface du sol. Les Sources sont en général plus abondantes dans les monlagnes que dans les pays de plaines. Tantôt elles coulent avec calme et régularité, tantôt elles sortent avec impétuosilé et jaillissent à des hauteurs quelquefois considérables. C'est à ces dernières que l'on a donné le nom de Fontaines jaillissantes. Il en existe dans un grand nombre de localités; mais les plus célèbres sont celles d'Islande, qui sont connues sous le nom de Geyser: elles sont situées dans la vallée de Rikum, près de la ville de Skalholt. Le jet de ces eaux s'élève souvent à plus de cent cinquante pieds de hauteur; elles recouvrent le sol, sur le(|uel elles reUmibenl, d'incrustations siliceuses en forme de choux-fleurs; leur température varie de 80 à 100» centigrades. On peut dans beaucoup d'endroits où il existe des nappes souterraines, se procurer artificiellement des Sources jaillissantes, en perçant, à l'aide d'une sonde, les couches solides qui recouvrent ces nappes d'eau; on donne aux Sources que l'on obtient de celle manière, le nom de Sources arlésieniies. La disposition du réservoir souterrain et la forme du canal par lequel l'eau en sort, et que l'on peut comparer à une sorte de siphon, donnent lieu quelquefois au phénomène des fontaines intermittentes; les intermittences sont de courte durée, ou bien elles durent des mois ou des années entières. La température des eaux de Sources est très-variable : il en est qui sont chaudes, et quelquefois presque autant que l'eau bouillante ; et d'autres dont le degré de chaleur égale seulement la température moyenne du lieu d'où elles soNent : de là la distinction que Ton a établie entre les Sources chaudes ou thermales et les Sources froides. Le phénomène des eaux thermales paraît avoir pour cause unique un fait aujourd'hui bien constaté, celui de l'élévation de la chaleur dans les couches situées à une certaine profondeur au-dessous du sol. Des observations nombreuses prouvent que, sur chaque point de la terre, les températures fixes des lieux profonds sont croissantes à mesure qu'on descend à de plus grandes jirofondeurs. Or, la température des eaux de Sources doit représenter celle des couches dans lesquelles elles ont séjourné. On peut voira l'article Eaux de ce Dictionnaire, les principales distinctions que l'on peut établir entre les eaux de Sources, d'après la nature des principes qu'elles contiennent.
SOURCIL. POIS. (Bonnaterre.) Synonyme de Vagabond, espèce du genre Chœtodon. F. ce mot.
SOURCIL D'OR. rois. Synonyme de Pompile. ^. Co-
«YPHOENE.
SOURCIL DE VÉNUS, bot. L'un des noms vulgaires de l'Achillée millefeuille.
SOURCILE. OIS. L'un des noms vulgaires du Roitelet.
SOURCILIER. POIS. Blennius superciliosus, L. Espèce du genre Blennie. f^. ce mot.
SOURCILLEMENT.GÉOL. l^. Montagnes.
SOURD. REPT. L'un des noms vulgaires de la Salamandre.
SOURDE. OIS. Espèce du genre Bécasse, y. ce mol.
SOURDON. MOLL. L'un des noms vulgaires du Cardiimi edule, L.
SOURIS. OIS. Nom spécifique d'une Perruche. ''. PernoQDET. On a aussi donné ce nom à un Pigeon.
SOURIS. MOLL. Nom vul{;aire d'une Porcelaine, C/piœa liirUla, Lamk.
SOURIS, SOURICEAU. MAM. Espèce du genre Rai. y. ce mot. On a improprement appelé : Souris d'Ajié- RlQCE, une Musaraigne. — Souris de bois, les Didelphes. — Souris b'eau, le .io/ei- /0(/ie»is. — Souris de mon- TAcivES, le Leniining. — Souris de Moscovie, la Marte Zibeline. — Souris a deux pieds, le Gerbo, etc. SOURIS-CHAUVE. MAM. Pour Chauve Souris.
SOURIS DE MER. pois. Des Baudroies, un Balisle et un Cycloplère ont été vulgairement appelés de la sorte. SOURIS GRISES, ROSES, etc. bot. Paulel nomme ainsi quelcpies Agarics.
SOUROUBEA. bot. (Aiiblet.) Ce genre a été réuni au Ruyschia, de la famille des Marcgraviacées. V. Rdyscbie.
SOUROUCOUA. ois. Synonyme de Couroucou à ventre jaune, Trogon riiidis.
SOUS-ARBRISSEAUX. Siiffrutices. bot. On appelle ainsi les végétaux à racine vivace, dont la tige est ligneuse dans sa partie inférieure qui est persistante, tandis que les rameaux ou les extrémités sont herbacés et meurent chaque année; tels sont la 'Cigne-Vierge, la Rue officinale, etc.
SOUSLIC. JiAM. Espèce du genre Spermophile. A', ce mot.
SOUSOU. MAM. Nom proposé, avec la création d'un genre distinct de Cétacés, pour l'espèce connue jusqu'ici sous le nom de Dauphin du Gange. A^. ce mot. SOUTE^ELLE. bot. Plusieurs espèces d'Arroches maritimes ont reçu ce nom vulgaire.
SOUTHWELLIA. bot. La plante décrite et figurée parSalishury (Parad. Lond., lab. 69) sous le nom de .Southwellia nobilis, est la même que le Slercitlia monospenna de Ventenat {Malmaison, lab. 91)ou Sterculia nobilis de Smith et de De Candolle. f^. Sterculie. SOUZA. BOT. Le genre indiqué sous ce nom, dans le Flora fluminensis , vol. vu, t. 1-3, ne paraît aucunement différer du genre Sisyrinchium, de Linné. F. Bermudièive.
SOWERBÉE. Sowerbœa. bot. Genre de la famille des Asphodélées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Smith ( Transact. Soc. Linn., A, p. 218). Caractères : périanthe à si.PQivisions profondes, égales, étalées, persistantes; six étamines insérées à la base du périanthe, dont trois opposées aux folioles de celui-ci, fertiles et ayant les loges des anthères séparées; les trois autres sont stériles; ovaire à trois loges dispermes; style filiforme, persistant, surmonté d'un stigmate simple; capsule renfermée dans le périanthe persistant, à trois loges et à autant de valves qui portent les cloisons sur leur milieu; graines peu nombreuses, ordinairement solitaires, peltées.
Sowerbée a feuilles de Jonc. Sowerbœa jiincea, Smith. Cette plante croit à la Nouvelle-Hollande, aux environs du port Jackson; elle est vivace, à racines fasciculées, fibreuses; ses feuilles sont radicales, filiformes, s'engaînant à la base par deux membranes latérales qui se terminent en une sorte de stipule fo-
liacée, comme dans les Graminées, La hampe porte une sorte d'ombelle globuleuse de Ueurs roses, soutenues par un involucre de bractées membraneuses.
SOYE. Sofa. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Mcench, qui lui donne pour caractères : calice bibractéolé ii sa base, partagé en cin(i divisions dont les deux supérieures sont soudées au delà de leur milieu, et les trois inférieures droites et acu mi nées; corolle papilionacée, à étendard ovale et courtement stipilé; ailes renfermant la carène qui est oblongue et dressée; dix étamines à filament vexillaire, libre ou diadel|ihe à partir de la coudure, et toutes fertiles; ovaire sessile, pluriovulé; style court; stigmate subeapité. Le fruit consiste en un légume oblong, un peu courbé, membraneux, renfermant de deux à cinq semences renfermées chacune dans une sorte de loge produite par le resserrement des articulations transversales; ces semences sont ovales et comprimées.
SoTE nispiDE. So/a liispida, Mœnch ; Soya Japonica, Savi; Dolichos Soya, h. Plante herbacée, dressée et hispide, à feuilles composées de trois folioles stipellées, à fleurs axillaires, quelquefois aggrégées et courtement pédicellées. De la Chine et du Japon.
SOYÈRE. Soyera. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, institué par Monnier qui l'a formé aux dépens du genre Crépis. Caractères : capitule mulliHore et homocarpe; involucre formé de deux ou trois rangs de squammes linéaires, dont les extérieures plus petites et étalées; réceptacle dépourvu de paillettes, alvéolato-fimbrillifère; corolles ligulées ; akènes uniformes, à bec assez court, ancipili-comprimés; aigrette uniforme, composée de plusieurs rangs de soies.
SoYÈRE DORÉE. Soyera aurea; Catonia crocea, v, Mœsl.; Crépis columnœ, Frœsl. C'est une plante gazoniieuse, à hampes filiformes et monocéphales; les feuilles sont petites, sublancéolées, runcinatodentelées et très-glabres. On la trouve dans l'Europe méridionale et particulièrement en Calabre.
SOYEUX. BOT. Nom donné par Paulet à l'une de ses familles de Champignons. En minéralogie, l'épithète de Soyeux s'appli(|ue distinclivement à la variété quand sa forme présente des filaments très-minces, serrés le.s uns contre les autres et donnant à la surface un reflet qui imite celui de la Soie.
SOY.MIDE. Soymida. bot. Genre de la famille des Cédrelacées, auquel Adrien de Jussieu a donné les caractères suivants : calice à cinq divisions imbriquées; corolle à cinq pétales hypogynes, courtement onguiculés et étalés; tube slaminal court, cupuliforme, terminé par cinq lobes soudés à leur base et bidentés; dix anthères subincluses, attachées par un filet trèscourt, entre les dents des lobes; ovaire à disque large, occupant le fond du tube et partagé intérieurement en cinq loges; ovules anatroi)es, attachés sur deux rangs à l'angle central des loges ; style court ; stigmate pelté et pentagone. Le fruit est une capsule ligneuse, à cinq loges, à cinq valves bilamellées, portant les cloisons à leur sommet; semences imbriquées, comprimées, à noyau échancré, prolongées latéralement en ailes membraneuses.
SoTMiDE TtetiitUGt,. Soyinida febiifiiga , liiss.; Stoietenia febn'fuga, Roxb. Arlire élevé, dont l'écoice est fort amère et astrint;enle ; les feuilles sont Ijriisquement pinnées, ramassées au sommeldes rameaux; les folioles, au nombre de six à douze, sont o|)pnsées par paires, ovales-oblonf;ues,obluses. trèsenlii^res; les Heurs sont blanchâtres; elles forment de très-amples panicules. SPACHÉE. Spachea. bot. Genre de la famille des Malpigliiacées, établi par Adrien de Jussieu, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions glanduleuses à leur base; corolle composée de cin<| pétales liypogynes, onguiculés, réfléchis et d'une longueur double de celle des sépales; huit étamines dont quelques-unes et quelquefois la totalité avortent; les filaments sont soudés entre eux et avec le calice par leur base, formant un anneau couvert de poils assez longs; anthères introrses, biloculaires et longitudinalement déhiscentes; ovaire didynie, biloculalre; un ovule récliné et pendant dans chaque loge ; deux styles et deux stigmates troncato-bilobés. Le fruit est un drupe ligneux, à deux loges monospermes.
Spachée élégante. Spachea elegans, De Juss.; Malpighia elegans, Meyer. Arbre à feuilles opposées, pétiolées, très-entières, stipitées. Les fleurs sont réunies en grappes simples, terminales, à pédoncules trèscourts, bractéolés à la base et un peu en dessous du sommet; la bractéole inférieure est plus longue, en forme de glandule et articulée avec le pédoncule. De l'Amérique tropicale.
SPACK. MIN. C'est ainsi qu'on nomme, dans les salines, le Sel gemme mêlé avec l'Argile.
SPADACTIS. BOT. H. Cassini a proposé sous ce nom un genre ou sous-genre formé aux dépens des Atractflis. Ce genre se distingue des vrais Atractrlis, 1° par la calathide vraiment radiée, composée au centre de fleurs égales, régulières, hermaphrodites, et à la circonférence de fleurs ligulées, neutres, beaucoup plus longues que celles du centre; 2" par les folioles de l'involucre qui sont aigufis au sommet, au lieu d'être tronquées. A ce genre appartient VAtractylis flava de Desfontaines, et peut-être la variété ^ de VAtractylis huiiiilis de Linné.
SPADICE. Spadix. BOT. On appelle ainsi un mode d'inflorescence dans lequel un grand nombre de Heurs unJsexiiées ou hermaphrodites sont portées sur un pédoncule ou axe commun, plus ou moins renflé, simple, sans enveloppes florales propres, ou quelquefois simplement munies d'une écaille qui est tout h fait distincte de la fleur, ce qui distingue surtout le Spadice du chaton, puisque dans cette dernière sorte d'inflorescence ce sont les écailles elles mêmes qui supportent les organes sexuels. Le Spadice ne s'observe que dans les plantes monocotylédones. Quelquefois il est nu, comme dans les Poivriers; d'autres fois il est enveloppé d'une spathe, comme dans les Aroïdées.
SPADON. POIS. (Dutertre.) Synonyme d'Espadon, l'un des noms donnés mal à propos au Squalus pris- Us, L. f. Pristobate. Le véritable Espadon appartient au genre Xiphius. V. ce mot.
SPADONIE. Spadonia. bot. Pries, dans les Noviliœ Suecicœ, pag. 80 (18H), avait indiqué sous ce nom un
genre établi d'après le Phalloidastnim bononiense alpiriiim Bassii, de Battara, Fmwj/. Arim.,p. 75, lab. 40. fig. A, E. On ne retrouve ce genre dans aucun de ses ouvrages postérieurs, tels que son Systema mycologicuiii et son Systema orbis vegetabilis, d'où l'on peut présumer qu'il aura trouvé la description et la figure deBattara trop vagues pour fonder sur cette simple indication un genre qui ne paraît pas avoir été revu depuis cet auteur qui lui-même ne le décrit que d'après les notes de Bassins. Si la description est exacte, cette plante diffère des Phallus par son chapeau imperforé, couvert d'une couche gélatineuse en dehors et garni de feuillets en dessous.
Un autre genre Spadonia a été établi par Lessing , dans la famille des Synanihérées, tribu des Mutisiacées, avec les caractères suivants : capitules dioïques, pauciflores, homogames; involucre campannlato-turbiné ou subcylindrique, formé de plusieurs rangs d'écailles imbriquées, coriaces, nervurées, algues; réceptacle plan et nu; corolles membraneuses, glabres, régulières, à cinq divisions beaucoup plus longues que le tube et renflées vers le sommet; anthères coudées, entières .accompagnées d'ailes elliptiques et mucronées au sommet; style très-glabre; akènes cylindriques, sans bec et velus; aigrette formée de deux rangées de soies.
Spadorie a grappes. .îpof/oMî'a racemosa, Less.; Moqiiinia racemosa, De Cand.; Conyza racemosa, Spreng. Arbrisseau à feuilles alternes, pétiolées, entières, lomenteuses en dessous; capitules à quatre fleurs disi)0sées sur une longue grappe. Du Brésil.
SPADONISMA. bot. De Candolle a donné ce nom à une division du genre Moquinia. V . Moquinie.
SPADOSTYLE. Spadostyles. bot. Genre de la famille des Légumineuses, formé par Bentham, en partie aux dépens du genre Pultenea de De Candolle, et en partie de quelques espèces nouvelles tout récemment observées dans l'Australasie. Voici les caractères du genre nouveau : calice profondément bilabié; la lèvre supérieure très-grande et bifide, l'inférieure à trois divisions étroites et très -courtes; pétales onguiculés: l'étendard arrondi, plus long que les ailes; celles-ci oblongues; carène obovato-oblongue, un peu recourbée, obtuse, de même longueur que les ailes ; étamines libres, à filaments glabres; ovaire sessilCj biovulé et glabre; style compresso-dilaté ^ sa base, subulé au sommet et recourbé; stigmate ^,.111; légume ovoïde, ventru, terminé par le style persistant, qui en forme la pointe; semences slrophiolées. Ce genre diffère des Pultenées en cecpie l'ovaire est velu.
Spadostyle de CuNNiNGHAM. Spadostyles CiiHiiinghamii, Bent. C'est un arbuste glabre, à feuilles simples, entières, largement obovales, disposées en verticilles de trois; stipules très-petites, sétacées, étalées; fleurs jaunes, axillaires, pédicellées, rapprochées et entourées de feuilles vers l'extrémité des rameaux, accompagnées de deux bractéolés sétacées et serrées contre le calice. De la Nouvelle-Hollande.
Spadostyle de Lieber. Spadostyles Lieberi, Bent.; Pultenea Eucliila, De Cand. Ses feuilles sont cuneatolinéaires, obtuses, uninervurées, glauques en dessus, plus pâles en dessous, très-glabres, de même que le
calice donl les lobes de la lèvre supérieure sont ovales el obiHsément apiculés; les slipules elles bracléoles sont Irès-pelites et sélacé^s; Heurs jaunes, axillaires el terminales. De la Nouvelle Hollande.
SPAENDONCÉE. BOT. El non Spandoncée. (Desfontaines.) ^. Cadie.
SPALAffGlE. Spalaugia. ii^s. Genre d'insectes de l'ordre des Hyménoptères, famille des Pujiivores, tribu des Clialcidites, ayant pour caractères : antennes coudées, insérées très-près de la bouche, proportionnellement plus longues que celles des autres Clialcidites, simples, de dix articles; mandibules bidenlées; palpes très courtes; corps allongé, avec le thorax rétréci en devant, l'abdomen ovale, les pattes droites ; ailes supérieures ayant près de la côle une nervure longitudinale, se recourbant avant le milieu pour s'unir au bord extérieur, cl émellanl ensuite un peu plus bas un petit rameau commençant la cellule radiale.
Spaiangie noire. Spalangia nigro. Elle est noire, ponctuée, avec les ailes un peu velues, el les tarses bruns. Taille, trois lignes. Des environs de Paris.
SPALAX. HAM. ^. ASPAl.AX.
SPALLANZANIA. eot. Le genre établi sous ce nom par Polliui (Plant, nov.horl. f^eroii., pag. 10, tab. 1) et qui a pour type V^grimonia agrimonoides, L., a élé publié à la même époque par Nestler, sous le nom à'Jwonin. K. ce mot. Le même genre avait déjà élé proposé par Necker, sous celui A'Aiemonia.
Kecker avait anciennemepl donné le nom de Spallanzauia au Piiigara d'Aublel, ou Gustuvia, Lin.
y. PiRIGARA.
Entîn le piofesseur De CandoUe, voulant offrir à la mémoire de l'abbé Spallanzani un tribut moins versatile, a appliqué le nom de Spallanzania à un genre nouveau, dans la famille des Rubiacées, donl les caractères sont : tube du calice en forme de pyramide renversée; son limbe divisé en cinq lobes foliacés, linéaires, distants, aigus, dressés, plus longs que le tube el persistants ; tube de la corolle grêle , cylindrique, plus long que le limbe dont les cinq lobes sont étalés; orifice nu ; cinq élamines dont les filaments sont exsertes el libres, les anthères oblongues; style filiforme ; deux stigmates minces el allongés; le fruit consiste en une capsule ovalo-globuleuse, marquée de côtes ou nervures saillantes, couronnée par les lobes persistants du calice, à deux loges dont la déhiscence est vaguement indiquée; carpelles semi-bifîdes; placentas soudés à la cloison; graines ovales, rugoso-luberculées.
Spallanzanie En bocquet. Spallanzania coiymbosa, DC. Arbre ou arbrisseau à rameaux cylindriques, comprimés vers le sommet; feuilles ovales ou obovales, coriaces, à stipules ovales, solitaires el courlement bifides au sommet ; les corymbes sont terminaux, formés d'un grand nombre de fleurs, avec des bractées à leur base. De Madagascar.
SPANANTHE. bot. Le genre ainsi nommé par Jacquin a été réuni aux Hydrocolyles, sous le nom d'Hydrocolyle Spananthe.
SPANDO^'CÉE. Pour Spaendoncée. F. Cadie.
SPAKIOPE. Spaniopus. ins. Hyménoptères. Genre de la famille des Chalcidites, institué parWalker; ca-
ractères : antennes de treize articles, se terminant en massue allongée el pointue; tête médiocre, plus large que le corselet; yeux médiocres; corselet ovale allongé; écusson du prothorax petit ; celui du mésolhorax grand; paraplère et épinière assez grandes; écusson du œélathorax grand; pétiole abdominal très-court; abdomen court, ovale, déprimé en dessus : le deuxième segment de l'abdomen grand, le troisième médiocre, les suivants petits; pieds grêles; jambes droites, les intermédiaires épaisses à l'extrémité.
Spakiope dissemblable. Spaniopus dissimilis, Walk. Elle est d'un vert doré, avec les antennes brunes, et les pieds d'un jaune pâle; les ailes sont d'un jaune transparent. Taille, une ligne. Europe.
SPANIOPTILON. Spanioptilon. bot. Genre encore Irès-peu connu, queLessinga proposé dans la famille des Synanlhérées, tribu desCynarées, pour une planle du Japon, que Thunberg avait placée avec doute parmi les Chardons; en voici le peu de caractères qui ont pu être vérifiés : capitule hélérogame, composé d'une multitude de Heurs égales ; squammesde l'involucre sèches, mucronées el piquantes; filaments des élamines papilleux; akènes dépourvus de bec el très-glabres, avec une aréole terminale; aigrette formée par une rangée de paillettes sétacées.
Spanioptilon linéaire. Spanioptilon lineare, Less. Sa tige parait un peu ligneuse à sa base, dressée, glabre, garnie de feuilles serrées, linéaires, spinoso-denlelées; capitules penchés.
SPANOTRICHUM. bot. Le genre établi sous ce nom par Meyer, dans la famille des Synanlhérées, n'a élé adopté que comme section du genre Osmiles, de Linné.
/-'. OSJIITE.
SPARACTE. Sparactes. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec dur, épais, un peu déprimé à la base, Irès-dilaté sur les côtés, sans arête saillante, un peu courbé et comprimé à la pointe; mandibule supérieure convexe, bombée dès sa naissance, échancrée de chaque côté, vers le milieu; mandibule inférieure forte, large, évasée, à peine obtuse ; narines placées vers la base, latérales, percées dans la masse cornée en un sillon qui s'étend un peu en avant du trou nasal; pieds forts; tarse plus long que le doigt du milieu; doigts divisés, les latéraux inégaux; ailes longues; la première rémige courte, les troisième et quatrième plus longues. Le genre Sparacte, vulgairement nommé Bec-de-Fer, a élé inslilué par lUiger et Vieillot, d'après un Oiseau décrit el nommé par Lcvaillanl dans son Histoire nalurelle des Oiseaux d'Afrique, pi. 79. Les mœurs, comme la patrie de cet Oiseau, dont jusqu'à présent on ne connaît que deux individus en Europe, sont complètement ignorées. Levaillant a jugé qu'il devait être insectivore par la brièveté de la langue qu'il a trouvée collée au fond de la gorge dans l'individu qu'il a possédé.
Sparacte ordinaire. Lanins superbtis, Shaw; Becde-Fer, Lev. Parties supérieures noires; tête surmontée d'une huppe d'environ quatre pouces de hauteur, formée par des plumes étroites, de longueur inégale et ci'eusées en gouttière, qui se redressent verticalement sur le front, et dont l'extrémité retombe en avant;
croupion et lectrices caudales supérieures d'un jaune verdâtre; gorge couverte de plumes roides, d'un rouge vif avec «luelques traits jaunes; poitrine et ventre noirs; une large bande jaune inarquée de rouge et de noir sur le milieu du corps; bec d'un gris de fei'; pieds bleuâtres; ongles noirs; ailes pliées, dépassant la moitié de la longueur de la queue. Longueur, dix pouces.
SPARALION oc RASPAILLON. POIS. Espèce du genre Spare.
SPARASION. Spaïasion. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, de la famille des Pupivores, tribu des Oxyures, institué par Latreille et distingué des autres de cette tribu par les caractères suivants : ailes supérieures ayant une cellule radiale , mais sans nervures basilaires ; palpes maxillaires saillantes; antennes insérées près de la boucbe, de douze articles dans les deux sexes, plus grosses vers le bout ou en massuedans les femelles; abdomen aplati.
Spar.\sioi« frortal. Spaïasion l'ronlalis, Latr.;Ceraphron cornutus, Jurine. Son corps est noir et ponctué; la tête est de plus réticulée en forme de chagrin ; le devant de celte partie tombe brusquement et le bord supérieur du plan qu'il présente est un peu avancé et arqué; antennes et pieds noirâtres. Taille, trois lignes. Europe.
SPARASSE. Sparassus. aracbk. (Walkenaer.)f'.Mi-
CROMMATE.
SPARASSIS. BOT. (Champignons.) Genre de la tribu des Clavariées, établi par Pries et caractérisé ainsi : réceptacle charnu, très-rameux; rameaux dilatés, comprimés, lisses, formés de deux membranes appli- «luées les unes contre les autres, portant les thèques sur leurs deux faces. Le type de ce genre esl le Clavaria crispa, Wulfen, in Jacq. MisceL, 2, p. 100, lab. 14, fig. 1. Espèce qui croît dans les bois de Sapins du nord de l'Allemagne; elle alteinl plus d'un pied et est formée de rameaux nombreux, d'un blanc jaunâtre; sou goût est très-agréable et la fait rechercher comme aliment; on connaît une seconde espèce de ce génie originaire d'Amérique et désignée par Schweinitzsous le nom de Meiisma spatliulatum.
SPARATTANTHÉLIER. Spaiatlunthdiutii. botad. Genre de la famille des Gyrocarpées, établi par Marliiis, avec les caractères suivants : fleurs parfaites, mais polygames par avortement; pérlgone campanule, ayant son tube soudé avec l'ovaire, son limbe supère, piibescent à l'intérieur, partagé en quatre ou en cinq lobes décidus; quatre ou cinq étamines insérées au bas du tube du calice et alternes avec ses divisions; filaments nus; anthères déhiscentes par des valvules; ovaire infère, uniloculaire, uniovulé; ovule anatrope, pendant au sommet de la loge; style court; stigmate capité et glanduleux; drupe ovale ou oblong, anguleux, aptère et raonosperme; semence pendante, enveloppée d'un tégument spongieux; embryon exalbumineux, orthotrope; cotylédons grands, foliacés et rugueux, enveloppant la pluinule qui est conique; radicule courte, large à la base et conique supérieurement. Les Sparattanibéliers sont des arbres élevés , à feuilles éparses, péliolées, très-entières, subcoriaces, à trois ou cinq nervures; les Heurs sont petites, blanches, subbractéolées et très-nombreuses. Du Brésil.
SPARAXIS. BOT. Genre de la famille des Iridées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Ker dans le Bolanical Magazine, sur quelques espèces qui appartenaient aux genres GlaUiolus et Ixia. C'est surtout de ce dernier genre qu'il est très-rapproché; car il ne s'en dislingue que par de faibles caractères dont voici les plus essentiels ; spathe scarieuse, lacérée sur ses bords, divisée en deux valves; corolle tiibuleuse, à limbe régulier ou à deux lèvres; trois étamines; trois stigmates recourbés; capsule oblongue ou globuleuse. Les plantes qui composent ce genre sont originaires du cap de Bonne-Es|iéiance.
Sparaxide a grandes fledrs. Sparaxis graniUflora, Ker; Iu;ia aristata, Lam.; Ixia auemomeflora , Redouté. Son bulbe est arrondi ; il s'en élève une tige droite, cylindrique, haute de huit à douze pouces. Ses feuilles linéaires, ensiformes, aiguës, chargées de nervures un peu saillantes, naissent les unes immédiatement du bulbe, les autres de la partie inférieure de la tige, et ces dernières sont toujours les plus longues. Ses fleurs sont grandes, écartées, sesslles, souvent au nombre de trois à quatre, rarement de cinq à six, ou seulement d'une à deux. Elles sont composées, 1 " d'une spathe de deux folioles scarieuses, blanchâtres, déchirées vers leur sommet en plusieurs lanières étroites, entremêlées de dénis plus courtes; 2° d'une corolle tubulée inférieiirement, partagée supérieurement à son limbe en six divisions ovalesoblongues, presijue égales entre elles, tantôt entièrement d'une couleur purpurine foncée, tantôt ayant trois de ses divisions d'une couleur beaucoup plus pâle, la base de chaiiue découpure étant d'ailleurs ordinairement marquée d'une tache blanche; 3" de trois étamines à Blaments portant des anthères linéaires et droites; 4° d'un ovaire inférieur, ovoïde, un peu triangulaire, caché par la spalhe, et surmonté d'un style lililorme, divisé à son sommet en trois stigmates. La capsule est à trois valves el à trois loges contenant plusieurs graines.
SPARCETTE. BOT. L'un des synonymes vulgaires de Sainfoin, y. ce mot.
SPARE. Spams, pois. Genre de Poissons osseux acanthoptérygiens, de la famille des Percoïdes; ils ont les mâchoires peu extensibles et garnies sur les côtés de molaires rondes, semblables ù des pavés. Leur nourriture consiste principalement en fucus. L'ancien Scare, Scaïusàes Latins, qui vivait d'herhes et ruminait, devait appartenir à ce genre, suivant Cuvier. On divise ce genre ainsi qu'il suit :
t Sargce, Sargus, Cuv.
Des dents incisives larges et développées en avant.
Les espèces de ce sous-genre sont : la Sargue, S'parus Sargus, L., Bloch, 264; Sparus annularis, La Roche, Ann. Mus., t. xm, pi. 24, f. \ù (Spams liaffara, Risso); Sparus acutiiostris, La Roche, ibiij., f. 12 (Sparus annularis, Risso); Sparus puntuzzo , La Roche, iiL; Spams ovicepliatus, La Roche, ibiU. tt Daurade, Cuv.
Quatre ou six dents coniques en avant et placées sur un seul rang, les autres en pavé.
Le type de ce sous- genre est la Daurade, Sparus auralo, L.,BI., 2()G. Treize autres espèces figurées par
Bloch 011 décrites par Lacépède et Forskahl lui apparliennenl.
ttt Pagre, Pagms, Ciiv.
Dents iioralireuses, en brosse, en avant : celles du premier rang plus grandes.
Les trois espèces les plus remarquables de ce sousgenre sont : le Pagre, Sparus aryenleus; le Pagel, Simrus eiythrinus; L.; le Pagrus, Bloch, pi. 267.
SPARÈDRE.iS'/^arerfniS.ins.Coléoplùreshétéromères; genre de la famille des Slénélylrcs, tribu des Œdémérites, établi par Latreille, pour un insecte (|ui avait été rangé avec les Calopus sous le nom spécifi(|ue de lesfacetis {Schoenb., Synon. Insect.) ; il s'en rapproche en effet beaucoup ; mais ses antennes ne sont point en scie, et leur second article est proportionnellement plus allongé, en forme de cône renversé, tandis que dans les Galopes il est en forme de nœud et transversal. Ces organes sont insérés dans une écbancrure des yeux; les élytres ne sont point rélrécies en pointe vers leur extrémité, et les pieds sont semblables dans les<leux sexes. Ces caractères serviront à distinguer les Sparèdres des Dytiles de Fischer, et des Dryops et Nécydalesde Fabricius, ou les Œdémères d'Olivier.
Sparèdbe testacé. Sparexlrus lestacevs, Latr. 11 est noir, ponctué, couvert d'une petite pubescence cendrée; corselet peu égal ; élytres jaunes. Taille, quatre lignes et demie. On le trouve en Allemagne.
SPARGANIEK. Sparijanium. bot. Ce genre, que l'on désigne encore sous les noms de Rubanier ou Ruban d'eau, appartient à la famille des Typhinées et à la Monœcie Triandrie, L. Ses fleurs sont unisexuées, monoïques, disposées en chatons globuleux, les mâles occupant la partie supérieure de la tige, et les femelles situées au-dessous. Les fleurs mâles se composentj;n général de trois écailles et de trois étamines; mais le plus souvent ces écailles et ces étamines sont disposées sans ordre, de telle sorte qu'il serait plus rationnel d'admettre ici, comme dans un grand nombre d'autres Monocotylédones, que chaciue étamine constitue une fleur mâle. Les Heurs femelles ont une structure plus régulière. Elles , se composent d'un pistil sessile, allongé, à une ou plus rarement à deux loges contenant chacune un seul ovule pendant. Le stigmate est allongé, sessile, linguiforme et unilatéral, terminant insensiblement le sommet de l'ovaire. Le fruit est ovoïde, terminé en pointe, offrant une ou deux loges contenant chacune une seule graine pendante; le péricarpe est assezépais el indéhiscent. La graine se compose de son tégument propre, d'un endosperme farinacé, dans le centre duquel est placé un embryon cylindrique, renversé comme la graine. Les espèces de ce genre sont très-peu nombreuses. Elles croissent dans les ruisseaux et les lieux inondés de l'Europe et de l'Amérique septentrionale. Leurs feuilles sont alternes, étroites et rubanaires. Leurs Heurs sont très-petites et verdâlres. On en compte trois espèces en France, savoir : Sparganium ramosum, Sparganium simplex et Sparganiuni tiataiis.
SPARGAKOPHORE. Sparganophonis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Vernoniées, anciennement établi par \ nillant . puis réuni aux Elhii-
lia par Linné. En 1789, Jussieu adopta le genre iYn/iliiiim de P. Browne {jitlienœa d'Adanson), qui est i(lenli(|ue avec le Sparganophorus de Vaillanl. Enfin, c'est sous ce dernier nom qu'il a été rétabli parGserlner et admis par les botanistes modernes. Voici ses caractères principaux, d'après Cassini : involucre presque hémisphérique, composé de folioles imbriquées, appliquées, membraneuses sur leurs bords, larges, concaves, elliptiques, spinescentes au sommet qui forme une sorte d'appendice étalé. Réceptacle légèrement plan et nu. Calatbide sans rayons, composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers el hermaphrodites. Corolles parsemées de glandes, dont le limbe est divisé en trois ou quatre lanières longues et lancéolées ; anthères munies de longs appendices apicilaires, lancéolés, très-aigus. Ovaires courts, obovoïdes, ordinairement lélragones, parsemés de glandes, pourvus au lieu d'aigrette d'un énorme bourrelet en forme de couronne, tubuleux, très-élevé, épais, subéreux, à bord presque arrondi et ordinairement entier. Le genre Sparyunophonis a beafucoup d'affinité avec VEllmlhi et \aRotaiuUa, près desquels il doit être placé. Il ne renferme qu'une seule espèce (Spaiganoplwrus (^aillauUi, Pers., ou Elhulia Spargaiiophora, L.), originaire des Antilles et non de l'Inde orientale, comme Linné l'avait pensé; le Sparganophonis Stnichiiiiii, Pers., étant spécifiquement semblable à celle espèce. Quant au Spaiganoplionis vcriicillaliis de Michaux, il forme le type du genre A/e/o/e/^s de Cassini. (^. ce mot.
Adanson a établi un genre Sparganophorus ou Sparganophoros, qui correspond au Balsantita de Desfontaines.
SPARGELLE. bot. Synonyme vulgaire de Geiiista sagillalis. A'. Genêt.
SPARGELSTEIN. MIN. Nom donné par Werner à la Chaux phosphatée d'un jaune verdàtre ou d'un vert d'asperge, qu'on a nommée aussi Chrysolite. /'. Chabx
FUOSPBATËE.
SPARGOUTE. Spergula. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinces et de la Décandrie Pentagynie, L., offrant les caractères suivants : calice divisé en cinq folioles persistantes, concaves, ovales et obtuses; corolle à cinq pétales ouverts, très-entiers, plus grands que le calice; dix étamines ou quelquefois cinq, à filets subulés, plus courts que la corolle ; ovaire ovoïde, surmonté de cinq styles filiformes el réfléchis; capsule ovale, unilocnlaire, à cinq valves, se séparant jusqu'à la base, renfermant des graines nombreuses, très-petites et globuleuses. Ce genre comprend environ quinze espèces que l'on a partagées en deux sections : la première caractérisée par ses feuilles verticillées et munies de stipules; la seconde, par ses feuilles opposées, dépourvues de stipules.
Spabgodte des champs. Spergula aiveiisis, Lin., Lamk., Illustr., tab. .592, fig. 1. C'est une petite plante herbacée, à tiges noueuses, légèrement coudées et renflées à leurs articulations, garnies de feuilles verticillées, un peu charnues el linéaires. Les fleurs sont blanchâtres, disposées à l'extrémité des tiges, en une sorte de panicule étalée. Cette plante croît dans les champs sablonneux de l'Europe. On a essayé de cultiver l.i
Spargoule comme plante fourragère; on la fail manger en vert aux Chèvres, aux Moutons, aux Chevaux et aux Cochons, mais les Vaches n'en veulent point. En Norwége, sa graine sert à faire un assez mauvais pain. Celte graine convient mieux aux Poulets et aux Pigeons.
SPARKIES. mm. (Werner.) C'est le Fer sulfuré blanc uniqualernaire d'HaUy. A'. Fer sclfché blanc.
SPARMANNIE. Spurmannia. bot. Genre de la famille des Tiliacées et de la Polyandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice à quatre sépales entiers, lancéolés, réfléchis; corolle à quatre pétales égaux, plans, cunéiformes, entiers; étamines fort nombreuses , celles du rang extérieur stériles , composées de filets plus courts que les autres, toruleux ù la base; ovaire supère, presque globuleux, hispide, pentagone, surmonté d'un style filiforme, plus long que les étamines et terminé par un stigmate tronqué, papilleux; capsule hérissée de toutes parts de pointes roides, à cinq angles et à cinq loges , dont chacune renferme deux graines.
Sparmawnie d'Afbiqce. Spurmannia Àlricana, L., f., 6'M;j/;/.;Venten., Malm., tab. 78; Sims, Bot.Magaz., lab. 720. C'est un arbrisseau d'un aspect fort agréable, à cause de ses fleurs blanches sur le fond desquelles se dessinent les filets des étamines d'un beau jaune doré ou de couleur purpurine. Les liges de cet arbrisseau se divisent en branches cylindriques, garnies de feuilles alternes, pendantes, portées sur de longs pétioles, cordiformes à leur base, acuminées au sommet, et légèrement velues sur les deux faces. Du cap de Bonne- Espérance.
SPAROIDES. rois. Première section de la famille des Percoïdes. F. ce mol.
SPARUIUS. OIS. (Vieillot.) y. Adtobrs à l'article Faucon.
SPART. Lygeum. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Monogynie, L., qui offre quelques caractères anomaux : les fleurs sont hermaphrodites, disposées en épillels biUores, terminaux, enveloppés dans plusieurs spalhcs qui ne sont que les gaines des feuilles supérieures dont le limbe a avorté; chaque épillet se compose de deux, très-rareraent de trois Heurs. La glume est à deux valves; la valve extérieure de chaque fleur esl soudée avec celle de la seconde fleur pai' son bord interne dans environ le tiers inférieur de sa hauteur; ce bord est recouvert de poils longs, fins el très touffus, de la longueur des valves qui sont pointues et niuliques ù leur sommet, carénées extérieurement; la valve interne est plus longue, plus étroite, mince, membraneuse, bifide à son sommet, soudée avec celle de la seconde fleur par la partie inférieure de sa face interne. Les étamines, au nombre de trois, sont saillantes; l'ovaire porte à son sommet un style simple, qui se termine par un stigmate également simple, subulé et presque glabre. Lefruilest conlenu dans la pailie inférieure des valves qui, soudées entre elles, représentent en quelque sorte un péricarpe à deux loges monospermes. Chacun des véritables fruits renfermés dans ce faux péricarpe esl allongé et terminé en pointe à son sommet. Ce genre
se compose d'une seule espèce, Lygeiim Sparlum, L., Ricb., Mém. Soc. Ilist. nat., Paris, p. 2», tab. 3. C'est une plante vivace, originaire d'Espagne. Les chaumes sont hauts d'environ un pied; les feuilles linéaires, étroites et roides. C'est avec les chaumes de celte Graminée que l'on fait les ouvrages en paille connus sous le nom de sparterie. On se serl également pour le même usage de la Sliiia lenacissiiita.
SPARTECÈRE. Sparlecerus. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Rbynchophores, établi par Scboenherr, pour quelques insectes du cap de Bonne-Espérance, qui lui ont offert pour caractères : antennes courtes et fortes, n'atteignant pas la moitié du corselet, insérées vers le milieu de la trompe, coudées, composées de douze articles dont le premier plus épais au bout, les deuxième et troisième obconiques el très- courts, les quatre suivants plus courts encore, transverses et croissant en épaisseur jusqu'à la massue oblongue et acuminée; trompe un peu plus longue et plus étroite que la tête, anguleuse, inégale, dilatée au bout, avec les bords un peu réfléchis; fossette profonde, subitement fléchie, s'étendant au delà de l'œil; yeux latéraux, oblongs, un peu déprimés; corselet tronqué à la base, dilaté sur les côtés, avec le milieu du bord postérieur prolongé, lobé en arriére des yeux et légèrement sillonné; écusson nul ou très-petit et triangulaire; élytres ovalaires, tronquées à la base qui n'est pas plus large que celle du corselet, avec les épaules obliquement anguleuses et le bord extérieur infléchi, planes eu dessus, calleuses postérieurement, arrondies vers le bout qui cache entièrement l'anus; pieds épais, égaux en longueur; cuisses épaisses, miitiques; jambes petites, cylindriques et droites; crochets des tarses longs et eu faux. Les Spartecerus aiigulatiis el cœsus sont les seules espèces décrites par Scboenherr, dans sa monographie des Curculionides.
SPARTIANTUUS. bot. (Link.) Synonyme de Spartium. V. Spartier.
SPARTIER. Sparlium. bot. Tournefort avait établi sous ce nom un genre de Légumineuses qui fut adopté par Linné, mais que la plupart des botanistes modernes réunirent au Genista. V. Genêt. Onelques espèces de Spartinm de Linné, el parliculièrement celles du cap de Bonne-Espérance, furent ensuite rapportées à un autre genre de Légumineuses créé par Thunberg sous le nom de Lebeckia. Enfin De Candolle (Prodr. Syst. yeget., ô, p. 145) a rétabli le genre Spaitium en le limitant au seul Sparlium jiiticeum , L., dont Link (Enum., 2, p. 223) avait formé son genre Spartiantlnis, remarquable surtout par son calice membraneux spalhacé. Cette plante a été décrite à l'article Geinêt. /'. ce mot.
SPARTINE. Spaiiiiin. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., qui porte également les noms de Limnetis dans Persoon, et de Tracliynolia dans la Flore de l'Amérique du Nord, de Michaux. Ce genre se reconnaît aux caractères suivants : les Heurs sont disposées en épis géminés ou alternes et en nombre variable. Les épillels sont uniflores, Irès-allongés, sessiles, sur un axe Irigone, et tous tournés d'un seul ciMé; la lépicène est à deux
valves illégales, coriaces, carénées el lerminées en poinle à leur sommet. La glume se compose de deux ))aillclles membraneuses, bifides à leur sommel; les deux paléoles sont unilaléralps el obluses; le slyle se Icrmiiie par deux sligmales subulés. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses; elles croissent surtout dans les différentes contrées de l'Europe et de l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes vivaces et rampantes, qui viennent en général dans les lieux sablonneux voisins de la mer.
Spartine KoiDE. Spat/ina siricta, Lois., FI. GalL, 718; Dacty lis st rida; Willd.; Trachynolia stricla, De Cand. Sa tige est droite, roide, baute d'un pied el demi, garnie de feuilles peu nombreuses, à bords roulés en dedans; les tlcurssont d'un blanc verdàtre, imbriquées d'un seul côté sur deux épis terminaux. Europe.
SPARTOCÈRE. Spartocenis. ins. Hémiptères hétéroptères; genre de la famille des Coréens, établi par Burman avec les caractères suivants : antennes assez épaisses, avec leur dernier article en fuseau allongé; corselet prolongé en avant par ses deux lobes latéraux; corps déprimé, assez élargi; élytres linéaires, à peu près de la même longueur que l'abdomen ; pattes grêles et mutiques.
SPARTOcÈREDE3ii-LDNE..S'/)ar/ocerMs/Mna<MS,Burm.; Coretts coinittiis, Perty; Coreocoris lunatus, Brullé. Corps d'un brun noirâtre; antennes noires, avec le dernier article brun ; corselet en forme de demi-lune, denticulé sur ses bords et couvert de petites granulosités; élytres d'un brun jaunâtre, avec leur partie' membraneuse d'un brun de suie; abdomen noir, bordé de rouge; pattes noires. Taille, quinze lignes. Amérique méridionale.
SPARTOPOLIA. MIN. L'un des synonymes anciens d'Amiantbe. A', ce mot.
SPATHOPTÈRE. Spathoptera.wi. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Latreille, pour quelques espèces brésiliennes, dont les caractères sont : premier article des antennes fort long, en massue au bout, garni en dessous ainsi que les quatre suivants de poils longs formant un panache; le deuxième très-court, le troisième presque aussi long que le premier, les autres articles ne faisant pas la moitié de la longueur de l'antenne qui à partir d'eux est sétacée ; tête aussi large que la partie antérieure du corselet; front bombé; yeux grands, assez saillants; mandibules courtes; palpes courtes, ledernierarticledes maxillaires un peu pointu; corselet cylindrique, muni latéralement, un peu au delà du milieu, d'un tubercule mousse, assez fort; écusson petit, presque triangulaire; élytres allongées, un peu rétrécies vers le milieu, se dilatant ensuite, et plus larges à l'extrémité qu'à la base, arrondies et mutiques au bout; corps convexe, presque lisse en dessus, allongé, pubescent et ailé; pattes fortes, assez courtes; cuisses point en massue; tarses glabres.
SPATHOPTÈRE A CÔTÉS BLANCS. Spatlioptera albilatera, Dej. Sa tète est noirâtre, en partie couverte d'un duvet cendré; face portant deux lignes longitudinales noires, rapprochées; corselet d'un noir luisant, ayant de chaque côté une ligne grisâtre, formée par des poils;
j élytres d'un noir mat, avec une ligne médiane longi-
[ tudinale élevée, bordées extérieurement delà base jusqu'au delà du milieu, par une bande blanchâtre, plus large à son extrémité qu'à son origine; antennes noires; pattes noires, avec les hanches et la base des cuisses
! teslacées. Taille, onze lignes.
j SPARTUM. TOT. A-. Spart.
SPASME. Spasma. zooL. Un Mégaderme parmi les Mammifères chéiroptères, et une Jlantide parmi les insectes, portent ce nom.
SPATALANTHUS.EOT. Le genre proposé sous ce nom par Sweet, dans la famille des Iridées, a été reconnu ne point différer suffisamment du genre Geissoi liiza, de Ker. f^. ce mot.
I SPATALLE. Spataila. bot. Salisbury, dans son Paradisus Londineiisis, a indiqué la formation de ce
' genre que R. Brown (Trans. Soc. I.inn. Lonil.,\f),
! p. 14-3) a adopté, et qui appartient à la famille des Protéaeées et à la Tétrandrie Monogynie, L. Voici ses caractères essentiels : calice caduc en totalité, quadrifide, le segment intérieur ordinairement plus grand que les autres; stigmate oblique, dilaté; noix ventrue, brièvement pédicellée; involucre composé de deux à quatre folioles sur un seul rang, renfermant une seule fleur ou un petit nombre défini de fleurs; réceptacle dé-
i pourvu de paillettes. Ce genre se compose de quinze espèces qui croissent toutes dans l'Afrique australe, près du cap de Bonne- Espérance. Les Protea racemosa, proliféra, incurva et cauduta, de Thunberg, appartiennent à ce genre. Les autres espèces sont décrites pour la première fois par R. Brown. Ce sont des arbrisseaux munis de feuilles éparses. filiformes et indivises. Leurs fleurs sont purpurescentes; l'anthère située sur le plus grand segment du calice est proportionnellement plus grande que les autres, et, dans quelques espèces, la seule qui soit fertile. Les involucres sont terminaux, disposés en épis ou en grappes, et accompagnés d'une seule bractée; ils ne changent pas après la floraison.
SPATANGUE. Spalangus. échin. Genre d'Échinodermes pédicellés, ayant pour caractères : corps irrégulier, ovale ou cordiforme, subgibbeux, garni de très-petites épines; quatre ou cinq ambulacres bornés ou inégaux; bouche inerme, transverse, labiée, rapprochée du bord; anus latéral, opposé à la bouche. Les Spatangues et les Ananchites {f^. ces mots) offrent beaucoup de rapports entre eux; leurs formes ont en général beaucoup d'analogie; et ces deux genres se distinguent des autres Échinodermes par la situation de leur bouche qui n'est point au centre de la surface inférieure, mais rapprochée du bord. Les Spatangues ont une forme symétrique si on compare leur côté droit à leur côté gauche, mais il n'y a plus de régularité lorsqu'on compare la moitié antérieure avec la postérieure; la plupart sont renflés, cordiformes ou ovalaires, quelques-uns assez aplatis; leur parquetage est souvent fort singulier et mériterait une étude particulière; les tubercules sont petits, à peu près égaux, excepté dans quel(|ues espèces; les épines sont petites et faibles. La bouche, ovale transversalement, a son bord postérieur, ou lèvre, situé un peu plus bas que
l'antéiieui'; elle n'est point armée île mâchoires comme la bouche des autres Oursins; l'anus est situé en arrière sur le bord, et souvent au haut d'une surface plus ou moins aplatie; les amhulacres sont tantôt au nombre de cin(|, tantôt au nombre de quatre, suivant les espèces ; ils s'étendent rarement jusqu'à la circonférence, et n'arrivent jamais jusqu'à la bouche; ils sont tantôt enfoncés, tantôt au niveau du test. Quelques Spatanijues présentent sur le dus et au bord antérieur une gouttière plus ou moins profonde, prolongée jusqu'à la bouche. Il en existe de vivants et de fossiles. Lamarck a formé deux sections dans le genre S/mlaiigiis; la première renferme les espèces n'ayant <|ue quatre ambulacres. Ce sont : \esSpalaiigus pecloralis, ventricosiis, purpureus, ovaliis, carinatiis, coluinban's, compressus, Cnix-Jndreœ, sternaiis, planulatus, ornatus,suborbiciilaiis; la seconde, les espèces à cinq ambulacres : Spulainjiis cuiiaUferus, atiopos, aicuarius, punctatus, coranguinuin, retusus, subylobosus, yibbus, pruiielta, bitfo, Icetis, radialus.
SPATH. Hiiv. Les anciens minéralui;istes avaient d'abord réuni sous ce nom, d'origine allemande, plusieurs espèces de minéraux qui avaient pour caractère commun un tissu lamelleux et chatoyant; ainsi il y avait des Spaths calcaires, des Spaths pesants, des Spaths fluors, etc. L'abus de ce mot a pullulé dans les nomenclatures modernes, et l'on a eu des Spaths boraciques, des Spaths adauiantins, des Spaths amianthiformes et jusqu'à des Spaths compactes. Aujourd'hui ce nom est entièrement proscrit de la langue minéralogii|ue; on peut juger de la confusion qu'il a dû occasionner dans la science par le tableau suivant de ses nombreuses acceptions. On a nommé :
Spatb ACicuLAïUE, Une variété de Chaux carboualée ou de Baryte sulfatée.
Sp\th adamantin, le Cftrindon liarmophane.
Spath aiier, la Dolomie.
Spath ajiianthiforme, le Gypse fibreux.
Spatu en barres, la Baryte sulfatée bacillaire.
SpATU DE Bologne, la Baryte sultatée radiée des environs de Bologne.
Spath boracique, la Magnésie boratée.
Spath brunissant, la Chaux carbonatée ferro-manganésifère.
Spath calcaire, la Chaux carbonatée laminaire.
Spath calcaire prismatique, l'Arragonite d'Espagne.
Spath calcaréo-silicebx, la Chaux carbonatée quartzifère de Fontainebleau.
Spath des champs, le Feldspath commun.
Spath changeant, la Diallage bronzée.
Spath chatoyant, la Diallage métalloïde et chatoyante.
Spath chrtsoute, la Chaux phosphatée cristallisée, du cap de Gates.
Spath en colonne, la Chaux carbonatée et l'Amphibole prismatique.
Spath cristallisé, toutes les variétés cristallines de Chaux carbonatée, de Baryte sulfatée, etc.
Spath cubiqde, la Chaux sulfatée anhydre.
Spath decatessaron, la Baryte sulfalée.
Spath dent de Cochon, la Chaux carbonatée métaslatique.
Spath disdiaclastique, la Chaux carbonatée rhomboïdale d'Islande.
Spath docelant, la chaux carbonatée limpide.
Spath drïsiforme, une variété de Chaux sulfalée.
Spath drcsiqce, une variété de Chaux carbonatée.
Spath ddr, le Feldspath.
Spath d'Étain, le Schéelin calcaire qui accompagne souvenues minerais d'Étain.
Spath étincelant, le Feldspath.
Spath farineux, la Baryte sulfatée terreuse.
Spath ferrcginedx, le Fer carbonate laminaire.
Spath fétide, la Chaux carbonatée bituminifère.
Spath fissile, la Chaux carbonatée nacrée.
Spath fixe, le Feldspath.
Spath fluor, la Chaux Qualée.
Spath fusible, la Baryte sulfalée, la Chaux Hualée et le Feldspath.
Spath de glace, une variété d'Albite.
Spath gtpsecx, la Chaux sulfatée laminaire.
Spath d'Islande, la Chaux carbonatée rhomboïdale et limpide.
Spath du Labrador, le Feldspath opalin.
Spath lamelleux, la Chaux carbonatée nacrée.
Spath lunaire, le Feldspath nacré, dit Pierre de lune.
Spath magnésien, la Dolomie.
Spatb mdriatique, la Chaux carbonatée inverse.
Spath octogone, la Baryte sulfatée cristallisée.
Spath onde, la Chaux carbonatée laminaire, à feuillets curvilignes.
Spath perlé, la Chaux carbonatée l'erro-inaganésifère et manganésifère.
Spatu pesant, la Baryte sulfalée laminaire.
Spath pesant aère, la Withérite.
Spath pesant vert, l'Urane phosphaté vert.
Spath phosphorique, la Chaux phosphatée cristallisée, et la Baryte sulfatée radiée.
Spath de Plomb, le Plomb carbonate.
Spath Ptrojiaque, le Feldspath compacte.
Spath rbombe, la Chaux carbonatée magnésifère.
Spath de roche, le Feldspath.
Spath Saure, la Chaux Hualée.
Spath schisteux, la Chaux carbonatée nacrée.
Spath scintillant, le Feldspath, le Quartz, etc.
Spath sédatif, la Magnésie boratée.
Spath sélêniteux, la Chaux sulfatée.
Spath siliceux, une variété de Quartz.
Spath solide, la Chaux Huatée compacte.
Spath stalactitique, la Chaux carbonatée concrétionnée.
Spath en table, la Wollastonite.
Spath talqueux, la Chaux carbonatée magnésifère.
Spath tessulaire, la Chaux carbonatée concrélionnée.
Spath en tête de clou, la Chaux carbonatée dodécaèdre.
Spath transparent, la Chaux Uuatée.
Spath variant, la Diallage.
Spath versicolore, le Feldspath opalin.
Spato vitreux, la Chaux flualéc.
Spath vulkaire, la Baiyle sulfatée criUée. Spath zéolitiqie, la Slllbile.
Spath iie Zi^c, le Zinc silicate.
SPATIIANDRE. S/mlhaiidra. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, tribu des Charianlhées, établi par Guillemin et Perroî, pour un arbre que ce dernier a observé au Sénégal. Caractères : tube du calice turbiné, soudé avec l'ovaire; son limbe est étalé en cloche à quatre dents; corolle composée de quatre pétales insérés à l'orifice du tube du calice, et alternant avec ses dénis; huit étamines presque égales, insérées avec les pétales; anthères s'ouvrant longitudinalement par deux fentes, avec un connectif épais, arqué, et une cavité oblongue tracée sur la partie postérieure qui se termine en une sorte d'éperon conique; ovaire infère, uniloculaire, renfermant sept ou huit ovules insérés au placenta, [.e fruit est une baie uniloculaire, mono nu disperme, couronnée par le limbe du calice; semences hémisphériques, recouvertes d'un test épais et remplissanl la cavité de la baie; embryon e.xalbumineux; cotylédons charnus. Le Spathandre constitue un arbre d'une trentaine de pieds de hauteur, dont le tronc est grêle et les rameaux étalés, cylindriques et glabres; les feuilles sont opposées, sessiles, ovato-oblongues, à trois nervures et très-entières; les fleurs sont petites, bleues et disposées en corymbes axillaires.
SPATH.iNTHUS. bot. Ce genre, de la famille des Juncacées, proposé par Desvaux, ne diiïère pas du genre Rapatea d'Aublet. (^. Rapatée.
SPATHE. S/ialha. bot. On appelle ainsi de grandes bractées qui, dans certaines plantes monocolylédones, recouvrent en totalité la fleur ou les fleurs avant leur épanouissement, et qui souvent persistent et accompagnent le fruit. Les familles des Iridées. des Warcissées, des Palmiers, des Aroïdées, etc., présentent des exemples de Spalhe. Cet organe peut varier quant à sa consistance, sa coloration, sa forme, etc.
SPATHÉ.BOT. r. Spathélie.
SPATHÉLIE. Spalelici. bot. Genre de la famille des Térébinlhacées et de la Pentandrie Trigynie, offrant les caraclères suivants : fleurs hermaphrodites. Calice membraneux, coloré, à cinq divisions profondes; cinq pétales hypogynes, à estivation imbriquée; cinq étamines à filets courts, tricuspidés, dilatés à la base et velus; ovaire presque conique, triangulaire cl à trois loges biovulées; tiois stigmates sessiles; diupe oblong, à trois angles ailés et à trois loges, quelquefois à deux angles et à deux loges; graines oblongues. solitaires dans chaque loge, munies d'un albumen charnu, d'un embryon droit inverse, à cotylédons linéaires, oblongs, mince et à radicule courte.
SpATBÉiiE simple. Spathelia simplex,l..\ Bot.Beg., tab. C70. C'est un arbre dont le tronc est à peine rameux; les feuilles, imparipinnées, ressemblent à celles du Sorbier ; les fleurs sont petites, purpurines, rassemblées en grappes paniculées, presque terminales. De la Jamaïque.
SPATHELLE. Spathelia. bot. Il arrive assez souvent que dans un assemblage de fleurs , muni d'une spalhe générale, chaque fleur est accompagnée d'une
, petite spathe particulière à laquelle on a donné le nom de Spalhelle.
SPATIIESTIGMA. bot. Le genre, institué sous ce nom, par llooker cl Arnolt, dans la famille des Scrophularinées, ne dififère pas du genre Pterosligma, de Bentham.
SPATHICARPE.6'/)aMîca/7>(7.BOT.Genre de la famille des Aroïdées, institué par Hooker, qui lui assigne pour caractères : spalhe linéari-oblonguc, acuminée, subcorymbiforme, à bords roulés; spadice tapissé de trois rangées longitudinales de fleurs, dont les deux latérales présentent les Heurs femelles et l'intermédiaire les fleurs mâles; celles-ci ont plusieurs étamines et six à huit anthères uniloculaires, ovales, à connectif pelle et longuement stipité ; ces anthères sont déhiscentes par une fente mitoyenne; plusieurs ovaires libres et uniloculaires, renfermant chacun un seul ovule basilaire, sessile etorthotrope; style allongé; stigmate capité. Le fruit consiste en une baie uniloculaire et monosperme.
Spatbicarpe A FEDiLiE LANCÉOLÉE. Spatlucarpa hostifolia, Hook. Feuille radicale solitaire à trois lobes, en forme de lance ou de hallebarde; hampe grêle, droite, dépassant la longueur de la feuille. Des bords du fleuve Uruguay, dans l'Amérique méridionale.
SPATHIE. Spathius. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, établi par Nées d'Esenbeck, ayant pour caractères : ailes à tiois cellules cubitales, dont la deuxième quinquangulaire, recevant la nervure récurrente, près de sa base, et la nervure parallèle interstitiale. Ce genre se distingue facilement des autres Braconiles par la tête plus carrée; par les hanches postérieures dilatées et tronquées à leur base; par l'abdomen très-pédonculé, à articulation suturiforme, complètement effacée; par la tarière des femelles longue et grêle.
Spatbie en massue. ^'/ia/AiMS clavatiis, Nées; Cryptus viutillaiiiis , Fab.; Jchiieumon exaralor. Lin. Son corps esl d'un jaune testacé ainsi que les antennes dont les derniers anneaux sont noirs chez les femelles, et dès le troisième chez les mâles; palpes blancbàtres; mandibules teslacées, avec leur e,xtrémité noire; thorax testacé, avec i|uelques nuances plus brunâtres sur les côtés; ailes légèrement enfumées, ayant en dessous du stigma une bande nébuleuse irrégulière; pattes teslacées; jambes annelées de blanc et de noir; abdomen jaunâtre, plus obscur vers l'extrémité. Taille, deux lignes. Europe.
SPATHILLE. BOT. Slême chose que Spalhelle.
SPATHIOSTÉMON. bot. Genre de la famille des Eupborbiacées, établi par Blume [Bijdr. FI. ned. Iiid., p. 621) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs dioïques. Les mâles ont un calice à trois divisions étalées; corolle nulle ; filets nombreux, rameux, verticillés, soudés par la base en une colonne; anthères didymes. Les fleurs femelles ont un calice à cinq divisions; un ovaire à trois loges uniovulées. surmonté de trois styles longs, plumeux au côté interne; capsule Iricoque, muriquée. Ce genre esl voisin du Rottlera et de VAdelia; mais il se distingue suffisamment par la structure particulière des étamines.
Spathiostémo-ï de Java , SpnUiins'cmon .larcnm'. Bl .;
so
C'est iiii aibiisseaii à feuilles allernes , ellipliques, aciimiiiées, tiès-eiilières, un peu gl.ibres. Les Heurs forment des épis axillaires, latéraux, solitaires ou géminés : les femelles sont pédicellées ; les mâles sessiles. On le trouve sur les montagnes de l'île dont il porte le nom.
SPATHIPHYLLE. Simthiphyllum. bot. Genre de la famille des Aroïdées, établi par Schott, qui l'a ainsi caractérisé : spathe foliacée, persistante; spadice pédicellé, raccourci, couvert de fleurs hermaphrodites; périgone divisé en cinq, six ou huit folioles , auxquelles sont opposées un pareil nombre d'étamines dont les filamenls sont aplatis et linéari-lancéolés; anthères biloculaires; ovaire à trois loges renfermant des ovules géminés, collatéraux, appendus à l'axe; stigmate sessile, trilobé. Le fruit est une baie à trois loges renfermant chacune une ou deux semences albumineuses.
SPATHIPHYLLE A FEUILLES EN LANCE. Spathiplixlllim
lancœfolium , Scholt; Dracontium lancœfolium, Jacq. Plante herbacée, privée de tige, à feuilles oblongues, sagittées ou entières, portées sur un long pétiole entouré d'un long fourreau ou gaine, et coudé vers le sommet. De l'Amériiiue tropicale.
SPATHIUM. BOT. Le genre établi sous ce nom par Loureiro (Flor. Cochinch., l,p.270) est identique avec Vjéponogeton de Linné fils. A', ce mot.
SPATHODÉE. Spathoiiea. bot. Genre de la famille des Bignoniacées et de la Didynaniie Angiospermie, L., établi par Palisot de Beauvois et adopté par les auteurs modernes, pour quelques espèces de Bignone qui se distinguent par les caractères suivants : le calice est en forme de spathe fendu d'un côté, entier ou dénié à son sommet; la corolle infundibuliforme, ayant son limbe partagé en cinq lobes inégaux; les étamines. au nombre de i|uatre, sont didynames, avec une cinquième rudimentaire; le style est simple, terminé par un stigmate bilaniellé. Le fruit est une capsule allongée, sili(iuiforme, à deux loges séparées par une cloison qui, en se dédoublant, semble partager le fruit en quatre loges. Les graines sont membraneuses et ailées dans leur pourtour, fe genre se compose d'arbustes ou d'arbres plus ou moins élevés, originaires de l'Amérique méridionale, de l'Afrique et de l'Inde.
Spatbodêe gigantesque. Spathodea gigantea, Rlum. C'est un arbre très-élevé, à feuilles décomposito-piiinées, dont les folioles sont oblongo-lancéolées, acuininées et très- glabres. Les fleurs, qui se succèdent pendant toute l'année, forment des panicules trèsserrées. On le trouve dans les forêts montueuses de l'île de Java.
SPATHOGLOTTIDE. Spathoglottis. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Jlonogynie, L., établi par Blunie (Bijdi: FI. nedeii. Inil., p. -iOO) qui lui a imposé les caractères suivants : sépales du périanthe un peu étalés; les intérieurs plus larges que les exléiieurs. Labelle bilolié inférieurement (à lobes connivenis), muni un peu au-dessus de sa base d'une callosité déprimée , pubescente; le limbe dressé, spatule; gynostème un peu courbé, dilaté au sommet; anthère terminant le gynostème au côté interne, biloculaire, appuyée sur le rostelle qui est glanduleux vers le
bord. Masses polliniques au nombre de deux, quadrilobées, en massue, farinoso-pulpeuses, cohérentes par des tilels élastiques lïxés au rostelle.
Spatbogiottide plissée. Spathoglottis pticata , Bl. C'est une plante herbacée, à racines fibreuses, à feuilles radicales lancéolées, plissées, engainantes à la base. La hampe porte au sommet un épi de Qeurs pédicellées, accompagnées à la base de chaque pédicelle de bractées colorées. De Java.
SPATHOLOBE. Spalhotubiis. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Papilionacées, institué par Hasskarl qui lui assigne pour caraclères : calice campanule, peu coloré, à deux lèvres, dont la supérieure plus avancée que l'inférieure qui est presque entière; corolle exserte, avec l'étendard presque rond, médiocrement étalé, la carène ouverte au delà de moitié de sa longueur; dix étamines diadelphes; ovaire bigemmulé; slyle comprimé, ascendant. Le fruit consiste en un légume à peine stipité, indéhiscent, plan et comprimé, falciforme, d'une égale largeur dans toute sa longueur et monosperme. La semence est privée d'albumen, transversalement obovale; radicule très-petite, faiblement courbée; colylédons charnus et peltés. On ne connaît encore de ce genre (|u'une seule espèce, et elle se trouve dans l'île de Java ; c'est un arbuste grimpant, à feuilles ailées, dont les folioles sont lancéolées. Les fleurs sont d'un jaune très-pâle.
SPATIIOPTÈRE. Spaihoplera. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, formé par .Serville aux dépens du genre Saperde. Caractères .- antennes plus longues (|ue le corps; premier article fort long, renUé en massue à l'extrémité, garni en dessous, ainsi que les trois ou quatre suivants, de longs poils formant un panache; deuxième article très-court, le troisième presque aussi long que le premier; tête aussi large que la partie antérieure du corps; mandibules et palpes courtes; yeux grands; corselet cylindrique, tubercule de chaque côté; écusson petit; élytres longues, un peu réirécies vers leur milieu et se dilatant ensuite vers leur partie postérieure qui se trouve être plus large que la base, avec l'extrémité arrondie et mutique; pattes courtes, assez
.SPATIIOPTÈRE PEINTE. Spotlioplera picla, Serv.; Sapcnla picla, Klug. Corps brunâtre; antennes jaunes, avec le premierarticle brun; deux petites tachesjaunes sur la tête; corselet brun, finement chagriné, tacheté de jaune doré; élytres brunes, chagrinées, avec des taches jaunes. Taille, six lignes. Brésil.
SPATHULAIRE. Spathularia. bot. Auguste Saint- Ililaire (Plant, rem. du Brésil, p. 317, lab. 28) a décrit sous ce nom un nouveau genre de la famille des Violacées ayant le port du Cotwhoiia, et formant le passage des louidium aux Violacées régulières. Voici les caractères qu'il lui attribue : calice petit, inégal, caduc, divisé profondément en cin<| parties; corolle à cinq pétales insérés à la base du calice, spatules, un peu inégaux, caducs, à onglets longs, connivenis en un tube oblique; cinq étamines, alternes avec les pétales, à filets aplatis, à anthères formant au sommet une pointe membraneuse, et s'oiivrant par les côtés ;
style unique, denliculé au sommet; stigmate à peine manifeste; ovaire libre, iiniloculaire, renfermant plusieurs ovules tîxés a trois placentas pariétaux.
Spathdlaire a longues feoilles. Spathularia longifolia. C'est un arbrisseau très -glabre, rameux, à feuilles alternes ou opposées sur le même rameau, portées sur de courts pétioles, oblongues, lancéolées, bordées de quelques dentelures éloignées. Les fleurs sont assez grandes, à corolle blanche ou violàtre, disposées, au nombre de une à trois, sur des pédicelles axillaires. Cette plante croît au Brésil, prés de Saint-Sébastien.
Sprengel (Ctir. post., p. 99) a changé le nom de ce genre en celui à'Jmphirrhox, à cause de l'existence d'un genre Siutlhidaria créé par Persoon, dans la famille des Champignons.
SPATHULEA. bot. (Champignons.) Pries a modifié aussi le nom de Spathularia donné par Persoon à un genre voisin des Clavaires, parce (|ue ce nom était déjà employé en zoologie; ce genre ne renferme qu'une espèce connue anciennement sous le nom de Clavaria spathulala, FI. Dan., t. figS; c'est un Champignon simple, dressé, en forme de spatule, d'un jaune fauve, dont la membrane fructifère recouvre les deux surfaces de la partie élargie en spatule; inférieurement il est rétréci en un pédicule bien distinct. Ce Champignon croît dans les bois, au nord de l'Europe et dans les pays montueux.
SPATHYEMA. bot. Le genre produit sous ce nom dans la famille des Aroïdées, par le professeur Raffinesque, dans le Magasin médical de New-York, a été réuni au s^nre Sxmplocarpus , de Salisbury. y. Stm-
PIOCARPE.
SPATHYSIA. BOT. Ce genre de la famille des Marchantiacées, proposé par Nées, a été reconnu pour ne point différer du genre Du iiiortiera, précédemment établi parle même botaniste.
SPATULA. BOT. Ce nom fut appliqué par les anciens botanistes à Vliis fœtiiiissima, de Linné.
SPATDLARIA. pois. (Shaw.) Synonyme de Polyodon. y. ce mot.
SPATULE. Plalalea. ois. Genre de la seconde famille de l'ordre des Gralles. Caractères : bec très -long, robuste, Irès-aplati, dilaté et arrondi en forme de spatule à la pointe; mandibule supérieure cannelée, sillonnée transversalement à la base; narines placées à la surface du bec, rapprochées, oblongues, ouvertes, bordées par une membrane; face et tête nues entièrement ou en partie; pieds longs et forts; quatre doigts, trois devant réunis jusqu'à la seconde articulation par des membranes profondément découpées; un deiTière, assez long pour porter à terre ; ailes médiocres, amples; première rémige à peu près de la longueur de la seconde qui surpasse toutes les autres. Toutes les espèces appartenant à ce genre fréquentent les plages marécageuses, voisines des bords de la mer, pourvu qu'elles soient ombragées par d'épais bosquets; elles s'y tiennent en petites troupes, et ne les quittent guère qu'à deux instants de la journée, pour se rapprocher du rivage et y guetter les petits Poissons qu'y poussent les vagues. Lors(iue cette nourriture n'est point assez abondante pour satisfaire leur appétit, ces Oiseaux se
mettent à la recherche des petits Reptiles, des larves et des insectes aquatiques, des faibles Mollusques, mais surtout du frai dont ils paraissent extrêmement friands. Dès que l'approche de la saison rigoureuse se fait sentir, les Spatules se recherchent, se réunissent en plus grand nombre, attendent le passage des Cigognes, se joignent à ces dernières, et toutes ensemble gagnent des contrées plus rapprochées de l'équateur pour en revenir au printemps, et jouir dans nos climats d'une uniformité de température qui parait nécessaire à leur existence. On trouve en quelque sorte la preuve de cette conjecture dans l'observation ([ue l'on est à même de faire sur les Spatules tenues sous le joug de la domesticité, joug auquel on parvient sans peine à les soumettre. Elles éprouvent, à l'époque des migrations automnales, un embarras, une sorte d'inquiétude trèssensible, et, après avoir passé tout l'hiver dans un état de malaise et de souffrances, elles récupèrent brusquement, au printemps, la fraîcheur et la santé. Leur mue est simple, et le jeune Oiseau, sous diverses moditications de plumage subordonnées aux gradations de son âge, est assez différent de ce qu'il doit être invariablement lorsqu'il a atteint trois ans. De même encore que la plupart des autres Oiseaux de rivage, les Spatules choisissent des arbres très-élevés pour y établir leur nid qu'elles construisent avec des bûchettes parfaitement arrangées et liées avec des joncs; elles le tapissent intérieurement d'herbes plus molles qu'elles revêtent en outre d'un abondant matelas de duvet. Il arrive quelquefois, mais assez rarement, qu'elles préfèrent cacher ce nid au milieu des joncs et des roseaux; il doit y avoir sans doute pour cette préférence quelques raisons déterminantes, mais jusqu'ici elles ont échappé à l'observateur. Dans l'un et l'autre cas, le nid renferme ordinairement deux ou trois œufs blancs, marqués de quelques taches roussâlres peu caractérisées; la femelle les couve avec la plus grande assiduité, et les petits, immédiatement après leur naissance, se couvrent de plumes duveteuses. Les Spatules ont été jusqu'ici reconnues dans toutes les parties habitées du globe.
Spatele ajaja. F. Spatule rose.
Spatcle BLANcnE. Plalalea leucoiodia , L., Buff., pi. enl. 405. Tout le plumage blanc, avec un large collier d'un jaune roussâtre qui descend en plastron sur la poitrine ; une huppe très-touffue et longue, à plumes déliées et subulées, ornant l'occiput; front, joues, aréoles des yeux, menton et milieu de la gorge, nus et de couleur jaunâtre pâle, avec une nuance rouge au bas de la gorge; bec noir, onduleusement sillonné en travers, avec le creux des sillons bleuâtre, du blanc jaunâtre à l'extrémité de la palette dont les bords sont noirs; la mandibule inférieure noire, avec un canal triangulaire, creusé depuis la base jusque vers la moitié, puis terminé par un sillon ; iris rouge; pieds noirs. Taille, trente pouces; longueur du bec, huit pouces et demi. La femelle est moins grande, sa huppe est moins allongée, et le collier ainsi que le plastron d'un roux beaucoup plus faible. Les jeunes, Plalalea nivea, Cuv., ont les tiges des rémiges noires; la tête entièrement couverte de plumes courtes et arrondies; ils n'ont point
de huppe, et la teinle rousse du cou el de la pnilnne ne commence à paraître qu'au bout de la seconde année. Le hec, très-mou et très-QexIble, est d'une teinte cendrée, une peau lisse le recouvre. Dans toute l'Europe.
Spatule elancbe de i'iie de Lbçoh. Cet Oiseau, observé par Sonnerai aux îles Philippines, paraît n'être qu'une simple variété de la Spatule blanche d'Europe.
SpATDiE ddCap. Platalea nudifrons, Cuvier ; Platalea chlororhfnchus , Drap. Tout le plumage blanc; front, face, menton et partie de la gorge nus et d'un jaune rougeâtre; nu((ue garnie de plumes longues, efBlées et décomposées ; bec strié longiludinalemenl, d'un vert jaunâtre; pieds rouges. Taille, vingt-neuf pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
Spatdle du Mexique. /^. Spatule rose.
Spatule ROSE. Platalea ajaja, L.,BufF..pl. enl., 165. Partie nue de la tête jaune en dessus, orangée sur les côtés, noire sur l'occiput et les oreilles : celle de la gorge est blanchâtre; plumage couleur de rose pâle; haut de l'aile et tectrices caudales d'un rouge vif; rectrices jaunes; tarses noirs, nuancés de rose. Taille, un peu moindre que celle de la Spatule blanche. Du Chili.
Spatule royale. Platalea regia, Gould. Tout le corps blanc, à l'e.xceplion de la poitrine qui est nuancée de jaune; front, face antérieure et gorge dépourvus de plumes; une marque orangée au-ilessus des yeux et au milieu de l'occiput; une crèlc occipilale pendante sur la partie postérieure du cou ; bec et pieds noirâtres. Taille, trente -six pouces. De la Nouvelle -Angleterre.
Spatule de Telïair. Platalea Telfairii, Vig. Plumage blanc, légèrement lavé de rose; tour du bec, mandibule supérieure et pieds rouges; mandibule inférieure noire, jaune à son origine. Taille, vingt-trois pouces. De l'île Maurice.
SPATULE. POIS. Espèce du genre Pégase. ^. ce mot. On a aussi nommé de la sorte un Cycloplère.
SPATULE. Spa/ulatus. bot. On dit d'une feuille, d'un pétale ou de tout autre organe plan, qu'il est Spatule, quand il est obtus el arrondi à son sommet, et qu'il se rétrécit insensiblement à sa base, de manière à avoir quelque ressemblance avec la forme d'une spatule; telles sont les feuilles de quelques Globulaires et Statices.
SPECKLINIE. Specklinia. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindiey qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone conniventes, égales el toutes distinctes, avec leur base assez fortement renUée ou dilatée en sac; les folioles intérieures ont à peu près la même forme, mais elles sont beaucoup plus petites; labellc libre et renflé à sa base, de même que les parties externes du périgone; gynostème très-petit, formant le prolongement de l'ovaire; il est libre el entouré d'une membrane qui en garnit les bords; anthère obliquement terminale, à deux loges; deux masses polliniques, porlées sur une caudicule commune. Ce genre a été formé aux dépens de celui des Epidendrum, et il n'en diffère pas Irès-sensiblement.
Specklwie orbicclaire. Specklinia orbicularis , Lindl. C'est une pelile piaule à feuille verle, nuancée
de pourpre, étroite, lancéolée, obtuse, ne différant guère de la lige qui se termine par un petit épi formé de quelques Heurs vertes, tachées de pourpre. Onlrouve cette piaule dans les forêts humides du Mexique.
SPECTRE. MAM. ^. Vespertilion.
SPECTRE. Spcvtnim. iNS. Scopoli donne ce nom à un genre de Lépidoptères crépusculaires qu'il compose de Sphingides. Ses espèces appartiennent au genre Smérinihe et à quelques divisions des Sphinx. K. ces mots. Stoll donne aussi ce nom à un genre d'Orthoptères qui correspond ,'» la famille des Spectres de Latreille. A'. Spectres.
SPECTRES. Spectia. ins. Latreille donne ce nom (Fam. liai, du Règne animal) à une famille de l'ordre des Orthoptères, première section, qui correspond entièrement au genre Spectre {Spectnim) créé par Stoll. Les caractères généraux de cette famille sont : corps souvent tiliforme ou linéaire; ocelles souvent peu distincts ou nuls. Antennes insérées sur la partie de la lête antérieure aux yeux. Élytres et ailes horizontales; celles-ci plissécs dans leur longueur, point entièrement recouvertes par les élytres. Pâlies de forme idenlique, toutes propres à la marche; cuisses antérieures plus ou moins comprimées, toujours échancrées à leur base. Corselet plus court que le mésolborax ou tout au plus de sa longueur. Insectes se nourrissant de végétaux. Ces insecles affectent des formes très-bizarres, et qui se confondent avec celles des végétaux sur lesquels la nature les a appelés à vivre : les uns ressemblent à de petites branches sèches tant pour la forme que pour la couleur; d'autres ont des ailes et des élytres dilatées qui leur donnent la forme d'une feuille; ceux-là sont d'un beau vert et très -difficiles à distinguer entre les feuilles des Orangers et autres arbres sur les(iuels ils habitent. On trouve ces insectes dans les contrées chaudes de l'Amérique, de l'Asie cl de l'Afrique; ou n'en rencontre qu'une espèce dans les provinces méridionales de la France. Celles qui vivent entre les tropiques alleignenl quelquefois une Irès-grande taille. Latreille (Fam. nat. , etc.) partage celle famille en quatre genres qui sont : les Phillies, les Phasmes, les Bactéries et les Bacilles; mais Lepellelier de Sainl- Fargeau et Audinet-Serville, y ont introduit trois nouveaux genres, ce qui les a obligés de diviser la famille des Spectres de la manière suivanle :