II. Point d'ocelles distincts
A. Corps ailé ou ayant au moins des élytres.
a. Prothorax égalant presque le mésothorax en longueur.
Genre : Pbyllie.
b. Prothorax plus long que la moitié du mésolhorax. Genre : Prisope.
c. Prolhorax court, n'égalant pas en longueur la moitié du mésolhorax.
Genres : Cladoxère, Cïphocrane.
B. Corps aptère, sans ailes ni élytres. Génies : Bactérie, Bacille.
SI^ÉCULAIRE. Spéculai ia. bot. Genre de la famille des Campanulacées, établi par Ilcislcr i|ui le ca-
raclérise de la maniOie siiivanle : liibe liu calice en prisme allongé ou en une sorle de Uilie conique, soudé avec l'ovaire; son limlieest supôre et à cinq divisions; corolle insérée au sommet du calice, en roue et à cinq lohes; cinq élamines insérées avec la corolle; filaments membraneux, velus, libres et plus longs que les anllières; ovaire infère, à trois loges renfermant plusieurs ovules; style inclus, garni de poils disposés par séries de dix et terminé par trois stigmates filiformes. Le fruit consisle en une capsule prismatique, allongée, à trois loges déhiscentes vers le sommet; semences ovoïdes, comprimées ou lenticulaires.
Spécclaibe en touffe. Specularia cœspilosa, Heist.; Cawpaniila ccps/)i/osa , Lam. Ses feuilles radicales sont ovales et entières, les supérieures sont un peu dentées, légèrement velues; les tiges sont diffu.ses, étalées, presque couchées, un peu pubescenles, hautes de quatre pouces environ, portant des fleurs axillaires, pédonculées, bleues ou blanchâtres. Du midi de l'Europe.
Solander a donné le nom de Specularia à un genre qu'il a formé aux dépens du Lobelia, et dont quelques espèces font partie du genre Monopsis de Salisbury.
SPÉCULATION. MoiL. Nom vulgaire du Conuspapilionacvns, de Brugnière.
SPEISE. Mm. Nom vulgaire du Fer sulfuré magnétique.
SPE1SK0B.4LT. min. A'. Cobalt arsenical.
SPELTA. BOT. L'une des sections du genre Triticvni, L. F. Froment.
SPENNÈRE. Speniiera. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, établi par Marlius avec les caractères suivants : calice dont le tulie est globuleux, le limbe à quatre ou cinq lobes courts, excepté dans une espèce {Spennera Chœtoilon) où les lobes sont sétacés; bouton conique, composé de pétales lancéolés, pointus; huit à dix étamines ayant leurs anthères ovales, obtuses, à un seul pore terminal, munies d'un connectif long, sans appendices; capsule libre, à deux ou rarement à trois loges ; graines en forme de limaçon, revêtues de petites aspérités. Ce genre se compose de plantes herbacées, annuelles ou iiuelquefois ligneuses et vivaces, dont le port rappelle celui des Circœa ; leurs tiges sont dressées, garnies de feuilles pétiolées. à cinq nervures membraneuses, bordées de cils et de fines dentelures. Leurs Beurs sont blanches ou roses et forment une panicule lâche et terminale. On les trouve au IMexique et au Brésil.
SPENOPTÉRIS. BOT. ross. (Adoplhe Brongniart.)
y. FlLIClTES.
SPERCHÉË. Spercheiis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Palpicornes, tribu des Hydrophiliens, établi par Fabricius. Caractères: corps ovale, hémisphérique, très-bombé en dessus. Tête forte, ayant le chaperon trèséchancré en devant; antennes insérées sous les côtés du chaperon, de la longueur de la tête, composées de six articles dont les cinq derniers forment une massue cylindrique, perl'otiée, pubescente et arrondie à .son extrémité. Labre en carré transversal , coriace , caché sous le chaperon, ayant ses bords latéraux arrondis
10 IlICT. UES SCIENCES NAT.
en devant ^ mandibules très-arquées au colé extérieur, aiguës à l'extrémité et bidentées ; mâchoires composées de deux lobes : l'extérieur en formede palpe allongée, arquée, grêle, pointue et soyeuse à son extrémité; l'intérieur en carré long, tronqué obliquement à son extrémité et cilié; son angle antérieur formant une dent allongée. Palpes presque filiformes, leur dernier article n'ayant guère plus d'épaisseurque les autres; les maxillaires deux fois plus longues que les labiales, leur article terminal ovale-allongé, aminci à sa base, aigu à l'extrémité; dernier article des labiales ovale; lèvre linéaire, transversale; menton en forme de carré long, transversal, trois fois plus large que long. Corselet traifsversal, plus large que la tète, échancré en avant pour la recevoir, et à peu près de la même largeur, portant un écusson fort petit. Élytres arrondies à leur partie humérale, recouvrant en totalité l'abdomen cl les ailes, et beaucoup plus larges que le corselet; pattes toutes propres à la marche; abdomen ovale.
SpERCBÉE ÉcHANCRÉE. Speicheus euiaiginatim, Lat., Gen. Crusl., etc., t. ii, p. 65, figurée t. i, pi. 9, fig. 4; Encycl. méth., pi. 559, fig. 36 et 37. Tête d'un brun noir; corselet d'un brun foncé, avec les côtés plus clairs ; élytres d'un brun cendré, tacheté de noir, avec quelques lignes élevées surtout à la partie postérieure; corps noir, très-ponctué, presque rugueux; pattes brunes, avec les tarses brunâtres. Taille, deux lignes et demie. Europe.
SPERCHIUS. CRBST. RafBnesque donne ce nom à un genre qui paraît appartenir à l'ordre des Amphipodes, et semble être voisin du genre Cerapus de Say. Cet auteur le caractérise ainsi (Annals of nature, n» 1) : antennes deux fois plus longues <|ue la tête, à peu près égales entre elles, avec de longs articles tronqués; celles de la paire supérieure étant néanmoins un peu plus grosses et plus grandes que les inférieures. Corps comprimé, formé de sept segments, pourvus d'une large écaille de chaque côté; le quatrième de ces segments étant grand, avec un appendice additionnel en arrière; partie postérieure du corps (ou abdomen) formée de quatre segments; (|ueue avec des appendices courts et recourbés; pieds au nombre de quatorze, terminés par un seul ongle ou crochet; ceux de la quatrième paire forts, pourvus d'une main grande, épaisse et arrondie. La seule espèce décrite de ce genre, le Spercliius liiciilus;Ae Raffinesque. vit dans les eaux des sources et des ruisseaux, aux environs de Lexington, dans le Kentucky, province des États-Unis. Elle a trois quarts de pouce; sa couleur est le brun luisant; ses yeux sont noirs. Les appendices et la queue sont plus courts que le dernier segment de celle-ci, courbés en dehors, composés de deux articles et d'un filament terminal.
SPERGELLA. BOT. Section du genre yllsine. y. MoR- GELiNE. Le genre Spergella, de Reichenbach , est le même que le Sagina, de Linné.
SPERGULA. BOT. f^. Spargodte.
SPERGULARIA. bot. Persoon avait établi sous ce nom une section, dans les Arenaria, composée d'espèces qui oui le port des Spergula, et dont les feuilles sont munies de stipules scarieuses. Cette section a été élevée au rang de genre par Presl, dans son ouvrage sur
les plantes de Sicile, mais ce genre n'a pas été adopté. y. Sabiire.
SPERGULASTRDM. BOT. Genre de la famille des Caryophyllées et de la Déeandrie Tétragynie, établi par Richard père (m Michx., Flor. boréal. Amer., 1, p. 273 ) et offrant les caractères suivants : calice à cinq sépales; corolle à cinq pétales entiers, plus courts que le calice ou nuls; dix étamiiies; quatre stigmates sessiles, liRuIo-sétacés; capsule ovée, plus longue que le calice, à quatre valves. Le nom de ce genre a été changé inutilement en celui de Micropetaliim par Persoon. Il diffère du Spergula par le nombre des stigmates, et dans quelques espèces par l'avortement des pétales. Dans l'ouvrage de Michaux, trois espèces se trouvent décrites sous les noms de Spergidastrum lanuginosuni, lanceolatum et gramineum. Ce sont de petites plantes herbacées, qui ont le port des Spargoutes ou des Stellaires, et qui croissent en diverses localités de l'Amérique septentrionale.
SPERGDLUS. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Brotero, ayant pour type le Drosera Lusilanica, est maintenant reçu sous celui de Drosophyllum que Link lui a imposé. F. Drosophylie.
SPERKISE. MIN. Beudant donne ce nom au Fer sulfuré blanc, y. Fer.
SPERLINGIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Vahl ( Act. Soc. Haffn. ), ne différant point du genre Hora de Robert Brown, lui a été réuni.
SPERMA-CETl ou BLANC DE BALEINE, mam. Substance particulière que l'on trouve au-dessus du crâne des Cachalots ( y. ce mot), et qui est formée en grande partie de Cétine, principe immédiat, gras, solide, cristallisable en lames brillantes et incolores, presque inodore et insipide, fusible à 49". La Cétine se saponifie très-difficilement et seulement en partie.
SPERMACOCE. Spermacoce. bot. Genre de la famille des Uubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., que l'on peut caractériser de la manière suivante: calice adhérent avec l'ovaire, offrant de quatre à huit dents égales ou inégales; corolle tubuleuse ou infundibuliforme, à quatre divisions égales ; quatre étamines incluses ou à peine saillantes; style terminé par un stigmate bifide. Le fruit est une capsule à deux loges monospermes. La graine est peltée, attachée à un trophosperrae qui naît de la cloison; le péricarpe se sépare tantôt en deux coques closes et indéhiscentes (DioiUa, Chamisso), tantôt en deux coques fendues longitudinalement sur le milieu de leur face interne (Borreria, Meyer, Chamisso), tantôt enfin en deux coques dont l'une, entièrement close, emporte avec elle la lame de la cloison de la seconde coque qui ne se compose alors que de sa paroi externe et convexe (Spermacoce, Chamisso). Tel que ce genre est caractérisé ici, il réunit le genre Diodia de Linné, rétabli récemment par Chamisso (Linn., 1828, p. 309), et le Borreria de Meyer {FI. Esseq.) ou Bigelowia de Sprengel. Les caractères sur lesquels on a fondé la distinction de ces trois genres ne sont que de légères modifications d'un même type d'organisation. En effet, que les deux coques restent parfaitement closes, comme dans les Diodia, ou bien qu'elles offrent une fente lon-
gitudinale sur leur face interne, comme dans les Borreria, ou enfin que la cloison reste complètement adhérente à l'une des coques, que l'autre ne se composeque de sa paroi externe, comme dans les véritables espèces de Spermacoces; il n'y a là qu'une seule et même organisation, et les modifications ne peuvent être seulement employées pour établir de simples subdivisions dans le genre Spermacoce. Quant au genre Richardsonia, il diffère non-seulement par une troisième ou quelquefois une quatrième partie ajoutée à son ovaire et à son fruit, mais encore parla forme du limbe de son calice, qui tombe d'une seule pièce au moment où le fruit va se séparer en trois coques. On a retiré avec juste raison du genre Spermacoce les espèces dont la capsule s'ouvre transversalement en deux valves superposées, pour en former le genre il/rtracarpum de Zuccharini. Le genre Psyllocarpus de Martius a aussi de très-grands rapports avec le Spermacoce, mais néanmoins on peut l'en distinguer par sa capsule à deux loges septifrages, dont la cloison est entière et opposée aux valves, et encore par ses graines comprimées el membraneuses.
Le nombre des espèces de Spermacoces est très-considérable; ce sont des plantes herbacées, vivaces ou légèrement sous-frutescentes, ayant la tige carrée ou anguleuse, des feuilles opposées ou verticillées, réunies entre i-lles par une sorte de gaine stipulaire et ciliée. Les fleurs sont fort petites, groupées aux aisselles des feuilles ou réunies en capitules, plus rarement en grappes ou en panicules. Toutes ces espèces sont exotiques, et croissent en abondance dans les régions chaudes du nouveau et de l'ancien continent.
SPERMACOCÉES. Spermacoceœ. bot. On appelle ainsi l'une des tribus de la famille des Rubiacées. ^. ce mot.
SPERMADICTYON. BOT. Roxburgh avait établi sous le nom d'Hiiuiillonia un genre de la famille des Rubiacées et de la Penlandrie Monogynie, L.,mais pour lequel Brown proposa le nom de Sperniadicljon, celui d' HainiUonia étant appliqué à un autre genre. Dans son ouvrage sur les Plantes de Coromandel, vol. ô, p. 52, t. 256, il décrivit donc et figura, sous le nom de Speriiiadictfon suaveolens, la plante qui forme le type de ce nouveau genre dont voici les caractères essentiels : calice supère, quinquéfide, à segments subulés; corolle infundibuliforme, à tube grêle, un peu dilaté vers l'orifice, à limbe découpé en cinq segments oblongs et étalés; cinq étamines dont les filets sont très-courts, insérés un peu au-dessous de l'orifice du tube; ovaire ovale, surmonté d'un style de la longueur du tube de la corolle, terminé par un stigmate (piinquéfide; capsule infère, oblongue, déhiscente par le sommet, uniloculaire, à cinq valves renfermant cinq graines munies d'un arille réticulé.
SPERMADICTYON PARFUMÉ. Spermadictyoti suaveolens, Roxburgh, loc. cit.; Bot. Regist., n» 348. C'est un arbrisseau à feuilles opposées, elliptiques, et à fleurs blanches, exhalant une odeur délicieuse; elles sont terminales, disposées en corymbesombelliformes. Cette plante a été trouvée, dans l'Inde orientale, sur les montagnes de Rajamahl.
SPERMAGRC. Speniiagm. ois. Sous ce nom, Swainson a Ktabli un genre d'Oiseaux (Zool. Jourit., n» 11, p. 345) pour recevoir l'Embérizoule longibande, de la pi. col. 114, fiff. 2, deTemniinck.Onya ajouté depuis VHahia Roxisa qui est devenu le Spermagre rouge; le Tanagia crythrocejiliala ou Spermagre à lêle rouge, et le Taiiagra Nigiicephala ou Spermagre de Jameson.
f^. T\nGARA.
SPERMAPODE. Spermapodium . bot. C'est ainsi que certains botanistes appellent la columelle que l'on observe entre les deux parties du fruit des Ombellifi'res.
SPERMATOPHORE. Spermalophorus. zooph. Nom donné par Milne Edwards, à des corps singuliers découverts par Swammerdam dans l'appareil mâle de la Seiche (Sepia ofjicinalis) et par Needham dans le Calmar {Loliqo vidgaris). On trouvera dans le tome xviu des Annales des Sciences naturelles, p. 531 et suiv. du cabier de décembre 1843, un mémoire Irès-étendu sur les caractères de ces Zoopbyles dont la nature est encore fort imparfaitement connue, quoique bien des observateurs s'en soient occupés avec persévérance.
SPERMATURA. bot. Ce genre proposé par Reichenbach, dans la famille des Ombelliféres. a été réuni au genre Osmorrhiza, de RafBnesque. /^'. Osmorroiîe.
SPERMAXYRUM. bot. V. Olace.
SPERME. ZOOL. Substance fécondante, renfermée dans les organes sexuels du mâle. 1^. GÉnÉRATioN.
SPERMIOLE. REPT. Nom que l'on donne vulgairement aux œufs des Grenouilles.
SPERMODÉE. BOT. ^'. Spermoedia.
SPERMODERME. BOT. Nom proposé par le professeur De Candolle pour le tégument propre de la graine. F. Épisperme.
SPERMOUEUMIA. bot. {Hypoxylées.) Le genre décrit sous ce nom par Tode {Fiivy. Mechl., 1, pi. 1, fig. 1)a été longtemps enveloppé de beaucoup d'obscurité; la plante indiquée par Tode est considérée par Pries comme un état imparfait d'une espèce de S/iliceria {Sph. Leiophemiœ, Pries. Syst. myc, 2, p. 599); car il a reconnu des périthécions très -petits cachés dans la substance interne. Tode avait donné à l'espèce qu'il a décrite le nom de Spermodennia claiidestina: elle croit en Europe, sous l'écorce à moitié pourrie des vieux Chênes.
SPER.MODON. BOT. Genre de la famille des Cypéracées, établi par PalisotBeauvois, avec les caractères suivants : éi)illets composés d'un très-petit nombre de fleurs hermaphrodites ou polygames; paillettes subdistiques; point de perigone; étamines au nombre de une à trois; disque stipitiforme, soudé avec la base des caryopses qui sont cartilagineuses, transversalement rugueuses, rétuses, avec deux angles proéminents en forme de bec bidenté, ayant au milieu la base bulbeuse du style.
Spermodon Bt.R\sst. Speimodon hirttis; Scleria liirtella, S\v.; Scleria ciliata, Mich. Son chaume est trèssimple, filiforme, garni de feuilles pubescentes; l'épi qui le termine est également simple; les tleuis sont peu nombreuses; le fruit consiste en des noix brillantes. Cette plante se trouve dans les forêts humides de la Caroline.
SPERMODOPHORE. Spermodophorum. bot. Nom que l'on donne au sommet du pédoncule, dans les plantes de la famille des Ombellifères.
SPERMOEDIA. BOT. {Champignons.) Plies désigne sous ce nom le genre de Champignons parasites, qui forme l'Eigot des Céréales, et que De Candolle avait nommé Scteiotium Clartis. F. Ergot, Seigle et Spua-