‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 18 sur 119 · Physocarpos. Ovaires soudés ensemble par la base · texte numérisé non relu

Physocarpos. Ovaires soudés ensemble par la base

disque tapissant le calice; carpelles vésiculeux, membraneux, contenant de deux à trois graines. Le Spirœa opnlifolia, L., si commun dans les jardins, constitue à lui seul cette section. 2. Cham«drton. Ovaires distincts; disque libre dans sa partie supérieure. Arbustes àfleurs hermaphrodites, en corymbes, à feuilles entières ou dentées, simples, dépourvues de stipules. Les Spirœa iitiiii/'olia, tiilobata, hypericifolia, etc. 5. Spiraria. Ovaires distincts; disque libre dans sa partie supérieure; carpelles non vésiculeux; fleurs herma|)hrodites, en panicule. Feuilles dentées en scie et sans stipules. Spiiœa bclulifolia , salicifolia, tomcntosa, discolor, etc. i. Sorbaria. Ovairesau nombre de cinq, soudés ensemble; disque tapissant la paroi interne du calice; Heurs hermapbrodiles , en panicule; feuilles sans stipules et pinnatifides. Cette section ne se compose que du Spirœa sorbifulia, L. 5. Aruivcds. Carpelles au nombre de cinci, distincts; disque libre et très épais à sa partie supérieure; feuilles tripinnées, sans stipules; fleurs dioïques; plantes herbacées. Le Spirœa Ariincus. 6. Ulharia. Disque presque nul, style renflé en massue et réfléchi; ovaires libres, nombreux, distincts, contenant deux ovules. Plantes herbacées, à feuilles pinnatifides, munies de stipules, et à fleurs hermaphrodites, disposées en cimes. Les Spirœa Ulmaria et Filipenditla, etc.

SPIRHYMÉNIE. Spirhymenia. bot. Genre d'Algues, institué par Decaisne.dans sa famille des Rytiphlées, et offrant pour caractères distinctifs : fronde distique , assez fortement aplatie, se divisant en rameaux piesque droits. Des capsules sphériques. ù sporanges cupuliformes, constituent sa fructification.

Spirbyménie DEtiTELÊE. Spirhymetiia denlaia, Dec. C'est nne petite plante marine, que l'on trouve sur les rives de la Méditerranée, et qui a été longtemps confondue avec lesVarecs.

SPIRIDANTHE. Spiridanlhes. bot. Genre de la famille des Synanthérées, institué par Fenzl qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, hélérogame; meurs du rayon bilabiato-ligulées, disposées sur un seul rang; involucre campanule, formé de huit écailles opposées aux languettes du rayon et concrètes au delà de leur moitié; réceptacle conique, papilleux; lèvre extérieure de la corolle très-grande, ligulée, largement linéaire, tronquée et quadridentée; l'intérieure trèspetite, obovale et frangée; corolles du disque, à tube cylindrique, glanduleux; à limbe découpé en cinq dents papilloso-ciliées; anthères simples ; stigmates exappendiculés, avec leur sommet obtus et leur face postérieure couverte dans toute sa longueur d'une pubescence fort sensible; akènesconformes,obovato-oblongs, compressiuscules, glabres, terminés par une aréole. On ne connaît de ce genre qu'une seule espèce : c'est une plante herbacée, à feuilles alternes, quelquefois opposées, largement linéaires, ù bords roulés et quelquefois subdenticulés; les tiges sont rameuses et les rameaux sont monocéphales et pédouculiformes. Les fleurons sont jaunes. De l'Afrique tropicale.

SPIRIDENS. BOT. Nées d'Esenbeck a fondé ce genre d'après une Mousse de Java, recueillie par ReinvardI; il est ainsi caractérisé : capsule latérale; péristome

double : l'externe a seize dents lancéolées, suhulées, dont l'extrémité est tordue en spirale ; l'interne a seize cils réunis à la base par une membrane, et soudés deux ou trois ensemble par leur sommet; coiffe en forme de capuchon, glabre. Ce genre est très-voisin du Leskea dont il diffère surtout par la longueur des dents du péristome externe; il ne renferme qu'une seule espèce, dont la tige droite ou ascendante a plus d'un pied de long. C'est la plus grande des Mousses terrestres connues.

SPIRIFÈRE. Spirifer. concn. Ce genre a été établi par Sowerhy dans son Minerai Conchology, pour quelques Coquilles pétrifiées que l'on confondait avec les Térébratules dont, en effet, elles ne sauraient se distinguer par des caractères extérieurs. Ce (jui a servi le plus à l'établissement de ce genre, c'est l'enroulement en spirale et en forme de dé à coudre des bras de l'animal qui, probablement calcaires, ont pu être conservés par la pétrification.

SPIRLIN. POIS. Espèce du genre Able. K. ce mot.

SPIRORRACHIOPIIORA. MOLi. Gray, dans sa distribution méthodique des Mollusques, donne ce nom à une classe de Mollusques Acéphales, qui correspond complètement aux Brachiopodes des auteurs, y. Bra-

CDIOPODES.

SPIROBRANCHE. annél. Genre établi par Blainville pour placer quelques espèces d'Amphilrites, de Lamarck ou Sabelles, de Cuvier. l\ Sabeli.e.

SPIROCARPjEA. bot. (De Candolle.) y. Héiictère.

SPIROCARPOS. bot. L'une des sections du genre Medicogo. V. Lezerne.

SPIRODÈLE. Spirodela. bot. Ce genre de la tribu des Lemnacées, récemment ajoutée à la famille des Aroïdées,a été établi par Schleiden,et forme naturellement, par son organisation fort élevée, le passage au type des Pisliacées. L'apparition subite des deux feuilles stipulaires qu'on doit considérer comme type de la gaine stijiulaire du Pistia, le dévelop|)ement étonnant des vaisseaux spiraux, sans qu'un changement se soit montré dans les rapports extérieurs de la plante, et l'axe qui y est très-reconnaissable, comme un nœud muni de beaucoup de racines, offrent, dans ce groupe de plantes les plus simples, des caractères assez importants pour justifier l'établissement d'un genre particulier. Les fleurs mâles sont au nombre de deux; elles ont leurs filaments rétrécis dans la partie inférieure; les fleurs femelles ont l'ovaire infère, les ovules dressés et anatropes.

Spirodèle a plusieurs racines. Spirodela polyrhiza, Schl. Ses feuilles sont ovalaires, arrondies, sessiles, planes, adhérentes à leur base, rougeâtrcs en dessous d'où parlent d'un même point et descendent en divergeant cinq à huit radicules simples. Cette plante nait eu abondance sur les eaux stagnantes, en Europe.

SPIROGLYPHE. am^él. Genre formé parDaudinaux dépens des Serpules de Linné, y. Serpdle.

SPIROGRAPHE. ANNÉt. Viviani a établi sous ce nom un genre formé du Sabella unispira. y. Sadelie.

SPIROGYRA. bot. (Arthrodiées) Le genre que Link a décrit sous ce nom, et qui comprend les Conjuguées de Vaueher, dont la matière verte est disposée en spi-

raie , répond au genre Salmacis de Bory, et à la deuxième section des Zx{/iiema d'Agardli, dans son Syslema Alganim; le Globulina du même auteur comprend le Tendaridea et le Leda , de Bory, et le Conjugata de Link se rapporte au Zy(jnema,iit Bory ou au Mougeotia, d'Agardli {Syst. Alg.), nom qui ne peut être admis, puisqu'il est déjà employé pour un genre de Phanérogames.

SPIROLINE. Spiiolina. moil. Genre de la famille des Hélicosthégues, caractérisé de la manière suivante par D'Orhigny : coquille en forme de crosse, commençant par une spire médiane, symétrique, à tours conligus un peu enveloppants, se projetant à un certain âge en ligne droite, et formant un tnhe cylindrique ou ovalaire, divisé comme la spire par des cloisons plus ou moins nombreuses; la dernière cloison se termine par une seule ouverture; on en voit plusieurs dans le jeune âge. Les S|iiroUnes ne sont encore connues qu'à l'étal fossile, el, ce qui est remarquable, c'est qu'elles sont toutes particulières au bassin de Paris.

SpiROLiNE NAiiTiioÏDE. Spiroliiia nanliloiiles, D'Orbigny,An.Sc.nat.,n''6; Lituolilesnauiiloicles, Lamk., Ann. du Mus., vol. v, eiLituoliles irregiitaiis, yol. viii, pi. fi2, fig. 12, 13, a, b; Spirula convolvans, Blainv-, Malac, p. 581. Elle se trouve à Grignon età l\Ieudon, dans la Craie.

SPIROLOBÉES. Spirolobeœ. bot. De Candolle (Syst. Veget., 2, p. G70) a donné ce nom au quatrième sousordre des Crucifères, qui comprend les espèces pourvues de graines, presque globuleuses, dont les cotylédons sont linéaires, roulés en spirale ou en crosse. Ce sous-ordre se subdivise en deux tribus, les Buniadées et les Érncariées.

SPIROLOCULINE. Spiroloculina. jioll. Genre établi par D'Orbigny dans sa famille des Agathislègues,avec les caractères suivants : coquille aplatie, formée de loges opposées dans un même plan, non embrassantes, toutes visibles, terminées par une ouverture petite, garnie d'une dent saillante; cette ouverture étant terminale et les loges formant la longueur de la moitié de la coquille, se trouve alternativement aux deux extrémités.

Spirolocdline arrondie. Spiroloculina rolunda, D'Orb. , Soldant, t. iv, lab. 154, fig. h h, i 1. De la Méditerranée.

SPIRONÈME. Spironema. bot. Genre de la famille des Comniélynacées, établi par Lindiey qui l'a caractérisé de la manière suivante : les trois folioles extérieures du périgone carénées et éreclo-connivenles, les intérieures un peu plus petites et très-minces; sixétamines exsertes et égales; filaments en spirale; an- Ibères à conneclif sublobé et cordé; ovaire arrondi el triloculairc; style allongé; stigmate capité-papilleux.

SpiRONissiE ODORANTE. Spiionema frngrans, Litidl. C'est une fort jolie el singulière plante herbacée , d'une organisation très-remarquable; ses Heurs sont petites, blanches, fasciculées et disposées comme en verticilles distants ; elles exhalent une odeur délicieuse; les filets staminaux sont Irès-allongés hors de la Heur; ils sont très -grêles, ondulés, étalés au sommet en une sorte de petite feuille orbiculaire, échancrés à la

base en deux lobes portant chacun une anthère à leur sommet. Mexique.

Un autre genre Spironema a été institué par Hochsteller, mais il a été reconnu pour ne point différer du genre Cyclonema du même botaniste.

SPIROPORE. Spiropora. poltp. Genre de l'ordre des Milléporécs, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : polypier fossile, pierreux, rameux, couvert de pores ou de cellules placées en lignes spirales, rarement transversales; cellules se prolongeant intérieurement en un tube parallèle à la surface, se rétrécissant graduellement, et se terminant à la ligne spirale située immédiatement au-dessous; ouverture des cellules ronde et un peu saillante. Parmi les nombreux Polypiers fossiles, si fréciuents dans les dépôts des anciennes mers, il en est peu de plus beaux el de plus remarquables que ceux auxquels Lamouroux a donné le nom de Spiropores. Tous sont élégamment ramifiés, el toutes leurs divisions principales ou secondaires, ont partout le même diamètre. Il est difficile de juger précisément quel était leur port ou faciès, puisqu'ils sont toujours engagés plus ou moins dans une gangue calcaire. Leurs cellules ou pores ne sont point perpendiculaires à l'axe du Polypier, elles sont au contraire très-obliques; néanmoins l'ouvei'lure de la cellule ne conserve point sa direction, elle se coui be un peu et fait une légère saillie en dehors de la tige. On peut considérer les cellules comme de petits tubes, ayant chacune des paiois i|ui leur sont |)ropres, mais fortement unies enti'e elles latéralement, excepté au point où se trouve l'ouverture, le tube étant libre dans une pelile étendue. On peut reconnaître facilement cette disposition sur les échantillons bien conservés du Spiropore élégant, où l'on voit des slries ou lignes très-apparentes qui limitent chaque cellule. Elles tournent autour de la tige en formant une spirale plus ou moins régulière, ou plutôt elles constituent ainsi cette tige; car il n'y a point de substance entre les parois des cellules; dans certains points, au lieu d'une spirale, elles forment des anneaux. L'intervalle, qui sépare le retour des spires, varie suivant les espèces : il est plus grand dans le Spiropore élégant que dans les deux autres; la ligne spirale est également moins fournie de cellules dans celte espèce. Ces Polypiers s'accroissent par l'extrémité des rameaux et non par toute leur surface. Lamouroux a rapporté trois espèces à ce genre : les Spiropora elegans, tetragona et cespilosa, qui se trouvent fossiles dans le Calcaire à Polyi)iers des environs de Caen.

SPIROPTÈRE. Spiroptera. intest. Genre de l'ordre des Nématoides, ayant pour caractères : corps cylindrique, élastique, atténué aux deux extrémités; bouche orbiculaire; queue du mâle roulée en spirale, garnie d'ailes latérales entre lesquelles sort nu organe génital unique. Ce genre paraît Irès-voisin des Sirongles, et ses caractères sont, comme dans ceux-ci, tirés de la forme de la queue des mâles seulement. Les Spiroptères sont tous de petite taille; les plus grands atteignent à peine trois pouces, et la plupart sont beaucoup plus petits. On les trouve tiès-rareinenl dans l'intérieur des voies digeslives, mais beaucoup plus souvent entre

les tuniques de l'estomac des Mammifères et surtout des Oiseaux, ou bien dans l'intérieur de tubercules situés dans l'épaisseur des parois de cet organe. Le corps dans les deux sexes est atténué aux deux extrémités, davantage antérieurement; sa surface est finement annelée; il est rarement droit, mais plus ou moins contourné. La tète est rarement distincte du corps par quel<|ue rétrécissement ou par des saillies de la peau; la bouche est orbiculaiie, tantôt nue, tantôt pourvue de papilles arrondies dont le nombre n'est pas constant. La queue des femelles est le plus souvent droite ou légèrement infléchie ou relevée; l'intestin parait trèspeu flexueux. L'anus est une petite fente transversale, placée un peu en avant du bout de la queue : toutes les espèces connues sont ovipares. Les espèces de Spiroptères sont rapportées par Rudolphi à deux sections. La première comprend les espèces à tête nue : S/iiroplera megastoma, steieiira, slionyylinu, gracilis, nasiiln, tienudata, acutissima, laticeps. La seconde les espèces à tête munie de papilles : Spiioi>lera alala, laticauda, bideiis, biciispis, slrumosa, quadiiloba, conlorla, anthuris,altenuala,cysUdicola,uiicinata,elongata, revolula, leptoptera, euryoplera , sanguinolenla, obtusa.

SPIRORBE. Spiiorbis. anréi. Genre établi par Lamarck et renfermant la Spirorbe nautiloïde,que Savigny range parmi les Serpules. A', ce mot.

SPIRORHYNQUE. Spiiorliynchiis. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Karelin et Kirilow qui lui donnent pour caractères : calice létrapbylle, égal; corolle composée de quatre pétales hypogynes et linéaires; six élamines tétradynamiques, dont deux plus ■ courtes et quatre plus longues, toutes soudées par paires. Le fruit consiste en une silicule indéhiscente, ovato-oblongue, monosperme, portée sur un stipe épais et turbiné : le sommet est courbé en spirale et finit en une sorte de bec falciforme; les côtés sont garnis d'une aile fort étroite; les semences ont l'embryon exalbumineux et les cotylédons penchés. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de Spirorhynque; elle constitue une plante herbacée, annuelle, haute d'un pied au plus, très-glabre^ rameuse dès sa base, à feuilles sesslles, linéaires, dentées, quelquefois les supérieures sonlenlières; les rameaux en sont dépourvus, quoique fort allongés; les pédicelles sont peu nombreux, filiformes et abaissés horizontalement. Cette plante croit suj' les montagnes sablonneuses de la Bongarie.

SPIROSATIS. BOT. Du Petil-Thouars (Orchidées d'Afrique, lab. y et 12) a figuré sous ce nom le Salyriuiii spirale; Habenaria spiralis, Achille Richard.

SPIROSPERME. Spiiospeimum. bot. Genre de la famille des Ménispermées, établi par Du Petit-Thouars (Gen. Maday., p. 19, n» G-3) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs unisexuécs. Les mâles ont un calice dont les sépales sont disposés sur deux rangs de trois chacun, les sépales intérieurs plus longs; six pétales concaves, plus cdurts que le calice; six étamines, les trois filets intérieurs réunis entre eux par la base; anthères bilol)ées, insérées au sommet des filets. Les fleurs femelles ne sont connues que par leur fruit qui se compose de

huit noix stipitées et disposées circulairement, chacune contenant une seule graine dépourvue d'albumen, ayant un embryon cylindrique très-long, roulé en spirale.

Spirosperme a fledrs pendantes. Spirospeivium pendu II floruvi, Du Petit-Th. C'est un petit arbrisseau garni de grandes feuilles alternes, plusieurs fois nervurées ; ses fleurs sont dispersées et se développent en grappe pendante. On le trouve à Madagascar.

SPinOSTYLlS. bot. Ce genre, indiqué par Presie comme devant faire partie de la famille desLoranthacées, a été réuni au genre Loranthus même, comnie type de section.

SPIRULE. Spirula. moli. Genre de la famille des Spirulées, dont les caractères génériques ont été exprimés de la manière suivante^ par D'Orbigny ; animal céphalopode, bursiforme, portant dix bras sur la tête, deux de ces bras sont contractiles, pédoncules, et tous munis de ventouses; corps terminé postérieurement par deux lobes cachant presque complètement une coquille; celle-ci cylindroïde, mince, pres(|ue transparente, multiloculaire, discoïde, à tours disjoints; cloisons transverses, concaves, régulièrement espacées; siphon ventral non interrompu. On ne connaît qu'une seule espèce de Spirule, connue depuis longtemps dans les collections sous le nom de Cornet de Postillon. La Spirule qui fut trouvée par Pérou, flottant à la surface de l'eau dans les hautes mers, est un animal de petite dimension; il est bursiforme; sa tête, peu distincte du corps, est armée de dix bras garnis de ventouses; deux de ces bras, pédoncules et plus longs que les autres, s'élargissent et ne sont munis de ventouses que sur l'élargissement ; au milieu de ces bras doit se trouver une mâchoire en bec comme celle des Sèches ; le sac se termine postérieurement par deux lobes cachant eu grande partie la coquille qui est retenue par un filet tendineux qui pénètre dans le siphon. Cette coquille a à peine un pouce de diamètre : elle est symétrique, à tours de spire disjoints, formée d'une suite de loges régulières, séparées par des cloisons concaves, percées par un siphon ventral continu d'une cloison à l'autre; toute la coquille est comme poreuse, nacrée en dedans, blanche et légèrement rugueuse en dehors.

Spircle de Pêron. Spirula Peronii , Lam., Anim. sans vert., t. vu, pag. COI ; Cornet , Lister, Conch., tab. 530, fig. 2; Favanne, Conch., pi. 7, fig. e; Martini, Conch., tab. 20, fig. 184, 185; Spirula australis, Encycl., pi. 405, fig. 5, a, b; Spirule, Guér., icon. du Règ. Anim., pi. 1 des Mollusques, fig. 8, a, b, c.

SPIRULÉES. Spirulœa. moll. D'Orbigny a proposé le premier cette famille pour le genre Spirule lui seul; trouvant des différences considérables entre ce genre étions les autres Céphalopodes, voyant d'ailleurs qu'il pouvait servir d'intermédiaire entre les Sèches et les Nautiles, il se détermina à un arrangement méthodique, qui est la conséquence de ces opinions ; il présente sur toutes Us classifications |)roposées jusqu'à ce jour cet avantage d'être aussi l'expression des faits connus, pour ce qui a rapport à la Spirule et à son animal. La famille des Spirulées est placée la première de l'ordre des Siphonifères, de manière à se trouver le plus près possible dessèches ([ui terminent les Décapodes.

SPIRULIER. MOLL. Animal de la Spirille, y. ce mot.

SPIRULINE. Spirulina. psycb.? Genre de production microscopique, fondé par Turpin, dont on ne connaît qu'une espèce appelée Oscillarioide. L'organisalion de ce végétal consiste en un lube ou filet muqueux, obtus, arrondi par ses extrémités, dépourvu de cloisons ou diaphragmes, d'une blancheur et d'une transparence telle, que bien souvent on a peine à apercevoir ses bords au milieu de la goutte d'eau dans laquelle on l'observe. On distingue dans l'intérieur un autre tube d'un diamètre trois ou quatre fois moindre, tourné en spirale comme un ressort de brelelle. La Spiruline oscillarioide manifeste des mouvements graves, lents et progressifs dans toute l'étendue du filament; elle naît et se développe dans les eaux douces des fossés, mais isolément, et ce n'est que par hasard qu'on la trouve de temps à autre sur le champ du microscope. On n'y dislingue absolument aucune cloison, ce qui nç permet point de rapporter ce genre aux Oscillariées. La spirale interne est d'un vert très-élégant.

SPIROLIKOSTUE. Spinili rosira, moil. foss. Genre de la classe des Céphalopodes, institué par D'Orbigny, et caractérisé ainsi qu'il suit, d'après des restes fossiles, qui sont tout ce que l'on connaît jusqu'ici de ce genre d'animaux : osselet interne raccourci, presque entièrement formé d'un énorme rostre terminal, pourvu en avant de légères expansions latérales et contenant, dans son intérieur, une coquille mullilocnlaire spirale, composée de tours disjoints, formée d'un ensemble cylindrique, divisé par cloisons et percé, au côté interne, d'un siphon continu. Le rostre ne paraît pas avoir d'autres fonctions que de protéger la coquille; en effet, il l'enveloppe en avant et en arrière dans la partie la plus exposée au choc; ce rostre est composé comme l'osselet des Bélemnites, de couches concentriques. La coquille commence par une large loge ronde , sur laquelle viennent successivement s'empiler d'auties loges rondes, percées d'un siphon continu sur le côté médian interne. Celte coquille csl logée dans le rostre, de manière à ce que le commencement de la spire corresponde à la saillie inférieure du rostre, tandis que le prolongement antérieur de la coquille s'étend en avant avec le prolongement du rostre. Le genre S|)iruliroslre unissant les genres Sèche et Spirule, D'OrhIgny propose d'en former avec ce dernier une famille naturelle sous le nom de Spirulidées. Le Spirulirostre ne s'est encore trouvé que fossile, dans les couches tertiaires suhappennines.

SPiKïLiROSTnE DE Bellard. Spimlirostra Bellardii, D'Orb. Osselet interne raccourci; rostre très-épais, très-gros, légèrement comprimé sur les côtés, arrondi, convexe en dessus, conique, très-aigu el légèrement relevé en arrière, pourvu en dessous, vers la partie antérieure, d'une fossette prolongée et bordée d'expansions épaisses; coquille cylindrique, courbée en spirale, mais n'alteignant, dans son ensemble, que les denx tiers d'une révolution très-lâche, à tours disjoints. Des environs de Turin.

SPITZÉLIE. Spitselia. bot. Ce genre a été formé aux dépens desPicris de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracécs , par le professeur Schullz; il a pour

(ypc une plante observée dans le voisinage des Pyramides en Egypte et rapportée par Sieher. Schullz l'a trouvée dans l'herbier du Muséum de Munich, sous le nom de Picris radicala, qu'il a changé en celui de Spitzelia Sieberi. Les caractères différentiels du genre consistent dans la structure des akènes de la circonférence, qui sont garnis de poils courts et persistants, tandis que ceux dudisque sont couronnésde poils longs et caducs. Au genre Spitzelia on a encore joint les Picris pilosa et lyrala de Delille, ainsi que le Leontoilon corouopifolium de Desfontaine.

SPIXIA. BOTS. Le père Leandro de Sacramento, botaniste brésilien (iVov./'/. Geii. in Act. Monach., ls.h.1), a publié sous ce nom un genre placé par Sprengel (Car. post., p. 317) dans la Polygamie, et offrant les caractères suivants : les fleurs hcrma|)lirodites sont accompagnées de deux bractées. Les périanthes sont nionophylles, quadridenlés, disposés par trois entre les pistils. Il y a ([uatre étamines dans la petite Beur centrale, et seulement deux dans les latérales. Les fleurs femelles ont un involucre monophylle, biparti, caduc; deux bractées opposées, biparties; point de périanthe; quatre styles surmontés de stigmates pelles; quatre capsules pédicellées, triloculaires, à loges bivalves; des graines munies d'un arille. Ce genre, encore trop peu connu pour qu'on ait des idées bien arrêtées sur ses afFinités naturelles, ne renferme qu'une seule espèce, nommée par Schrank Spixia heteranthera. C'est un arbre indigène du Brésil, rameux, à feuilles alternes, oblongues, aiguës, ondulées, couvertes en dessous d'un duvet ferrugineux, à Heurs axillaires, fasciculées.

SVlZktTï,. Spizaelus. ois. Vieillot, dans son Analyse élémentaire d'Ornithologie, a formé sous ce nomun genre que Teniminck a laissé parmi les Faucons. 1^. Faucon, section des Autours.

SPIZASTURE. OIS. L'une des divisions établies par Lesson dans le genre Faucon ; elle esl intermédiaire des Spizaètes el des Autours, cl comprend le Falco alricapillus, Tenim., et une espèce nouvelle que Gervais a nommée Asiur Kienerii. Celle-ci a tout le dessus de la tête et du corps noir cuivré; rémiges secondaires linement bordées de roux clair à leur extrémité; huppe occipitale noire; gorge blanche; joues mélangées de blanc, de noir et de roux; devant du cou et poitrine blancs, avec des taches noires et longitudinales le long des baguettes; ventre, abdomen et flancs roux, parsemés de taches noires; tectrices subcaudales rousses; queue presque carrée, noire en dessus, blanchâtre en dessous, terminée par une bande noire; épaules bordées de roux; bec denté, blanchâtre à sa base, noir à la pointe, long d'un pouce el trois lignes; cirre jaune; narines oblongues. Taille, dix-neuf pouces. De l'Hymalaya.

SPLACI1^E. Splachnum. bot. Ce genre de Mousses, fondé par Linné, est un des plus remarquables de la famille; aussi a-l-il subi peu de modifications dans sa circonscription. H présente pour caractères essentiels une capsule terminale, dont le péristome est simple, à seize dents réunies par i)aires ou quelquefois (|ualre par quatre, se réHéchissanl comi)létement en dehors après l'ouvciturc de la capsule; la coiffe csl petite.

campamilée; la capsule est supportiîe par une apopliyse ou renflement plus ou moins développé, mais devenant dans quelques espèces une vésicule en forme de parasol, colorée en jaune ou en rouge et beaucoup plus grande que la capsule. On connaît quinze à vinîft espèces de Splacluiuiii; toutes sont propres aux montagnes ou aux régions froides; elles croissent en touffes serrées sur la terre ou sur les houses de vaclie; plus rarement sur le bois ou sur les rocliers; leurs feuilles, quelquefois grandes et élalées, sont élégamment réticulées; leurs capsules sont longuement pédiccllées et droites; l'apopbyse, dans deux espèces de Laponie, forme une large ombrelle jaune <lans l'une et rouge dans l'autre. Quelques espèces de Splacluniin constituent le genre Dissodon, d'Arnott ou Cyitodon, de Brown.

SPLACHNIDIER. Splnchnidinm. bot. Genre d'Algues delà famille des Fucacées, élabli par Greville qui le caractérise ainsi : fronde coriace, cylindrique, tubulense, un peu reuHée et pinnée; apollié(|ues tuberculiformes. répandus sur loule la surface de la fronde, percés d'un pore et renfermant des péridioles hyalins. Splacbmdier rugbedx. Splachnidium rugosum , Grev.; Fucus rtirjosus , Turner; Diimontia lygosa, Surh. On le trouve au cap de Bonne- Espérance et dans l'AusIralic.

SPLACHNOIDÉES. BOT. (Arnott.) r. Modsses. SPLACHNON. BOT. On ne sait encore à quelle plante appliquer ce nom de Théopbraste; on l'a considéré comme indiquant une Ulve, une Mousse ou un Lichen; Adanson l'a appliqué à un genre qui comprend les Ulva intestinniis et coini>re.ssa, et qui répond par conséquent au Solenia d'Agardh.

SPLANCHNOMYCE. Splanchnomyces. bot. Le genre de Champignons gastéromycèles auquel Corda a donné ce nom , est le même que celui nommé Mflitla par Pries. Il a pour caractères : péridion globuleux, endurci , revèlu d'une sorte d'écorce verrucoso-furfuracée, formant une enveloppe sèche, hétérogène; sporidies groupées en taches difformes, indéterminables, discolorcs, d'abord subgélatineuses, puis formant par la dessiccation, une masse cornée. Les Splanchnomyces croissent en terre et accomplissent toute leur vie végétale sans le secours de la lumière; ils sont d'une couleur fauve, adhérents assez souvent aux fibrilles de certaines racines et particulièrement à celles du Robinier faux-Acacic.

SPLANCHiS'ONEMA. bot. Ce genre de Champignons hyménomycètes, produit par Corda, ne diffère point du genre Spliœria, de Haller.

SPODIOPOGON. BOT. Le genre de la famille des Graminées, que Trinius avait élabli sous ce nom, reposait sur des caractères semblables à ceux du getne Ischœvitini, de Linné, f^. Ischéme.

SPODITE. Miiv. Nom donné parCordier aux cendres blanches des volcans, qui paraissent venir de la désagrégation des Roches leucostiniques. y. Laves. SPODIUM. MIN. Nom ancien du Zinc oxydé. /'. Zinc SPODOMÈNE. jiiN. Même chose que Triphane. K.ce mot.

SPONDIACÉES. Spondiaceœ. bot. Kunlh a donné 10 niCT. DKS sr.iEnr.F.s nat.

ce nom à une tribu de la famille des Térébinthacées. SPONDIAS. bot. Vulgairement Mombiti. Genre de la famille des Térébinihacées, tribu des Spondiacées et de la Décandrie Penlagynie, L.. offrant les caractères suivants : fleurs <|uelquefois diclines. Calice quinquélîde, coloré; corolle à cinq pétales oblongs, ouverts, à préfloraison presque valvaire; dix étamines insérées sur un disque glanduleux et crénelé; un ovaire ovoïde, renfermant deux ovules, surmonté de cinq slyles droits, écartés et simples; drupe ovoïde ou rond, couronné par cinq points qui sont les vestiges des slyles. renfermant une noix revêtue extérieurement de libres et quinipiéloculaire; une seule graine, par avorlement d'un des ovules, dépourvue d'albumen, à embryon droit, à cotylédons un peu charnus et à radicule infère. De Candolle {Piodr. Syst. f-'etjet., ii, p. 7S) a divisé le genre ■S'pondias en deux sections : la première, sous le nom de Mombin, renferme les Spondiai purpurea h.- Spondias lutea, L., et Spondias Mangifeia, Pers. Deux de ces espèces sont Irès-abondantes aux Antilles et dans le conlinent voisin de l'Amérique. On les connaît sous les noms vulgaires de Prunier d'Espagne, Prunier MomhiH, Hobo, etc. Leurs fruits sont ovales nu longs, colorés extérieurement en pourpre ou en jaune, contenant une pulpe d'une saveur douce, légèrement acide et assez agréable. Le Spondias Matigifera, Pers., est synonyme du Mangifcrapinnata, L., et peut-être du Soriudein de Du Petit-Thouars. f^. ce mot. La seconde section, nommée Cytherea, ne renferme que le Spondias dulcis, Forster; Spondias cytherea, Sonnerat, Voy. aux Indes, ii, lab. 123; Lamk., Illuslr., tab. 584. C'est un arbre indigène des îles de la Société, d'où il fut apporté par Commerson à l'île de France où on le cullive maintenant. On le connaît vulgairement sous les noms d'/^-^ty ou d'<4/-6;-e(/e Cr^Aè/'e. Son fruit est une sorte de noix ovale, dont le brou est entrelacé de filaments particuliers, qui naissent de la surface du noyau. Celui-ci est divisé inlérieurement en cinq loges qui renferment chacune une seule graine. SPONDYLE. Spondytus. coNcn. Ce genre fut créé, par Linné, et séparé des Huîtres avec lesquelles il était confondu. Formé d'abord sur les caractères de la coquille seulement, ce genre fut justifié par les belles anatomies de Poli, qui ne laissèrent plus de doute sur la place qu'il devait occuper dans les méthodes. On peut dire que, sous tous les rapporis. ce genre est intermédiaire entre les Huîtres et les Peignes : on voit en effet (|ue la coquille, quoiipie adhérente, est cependant plus régulière que celle des Huîtres, qu'elle a des oreillettes cardinales comme les Peignes, mais de plu.? qu'eux une charnière très-puissante et un talon plat en dessus, plus ou moins long à la valve inférieure. Dépourvu de l>yssus,lanimal des Spondyles, très-voisin des Huîtres, a, comme les Peignes, des ocelles dans l'épaisseur de son manteau, ce qui a décidé Poli ù le placer dans son genre Argoderme. Tous les auteurs ont été d'accord, depuis Linné, pour l'admission du genre Spondyle, et les rapporis qu'on lui a donnés n'ont presque pas changé; ils sont devenus beaucoup plus certains depuis la création du genre Hinnite, proposé par Defrancc, et qui est un nouveau point inter-

médiaire mire les Spondylcs et les Peignes. Les caracl(>res du genre Spondyle peiivenl èlre exprim(^s de la manière suivante : animal plus ou moins épais, ovalaire; manteau fendu dans loulc sa loiiffueur, ocelli, couvrant quatre grands feuillels brancliiaux; un rudiment de pied sans byssus ; ouverture l)uccale garnie de lèvres épaisses et frangées ; coquille inéquivalve. adhérente, auriculée, hérissée ou rude, à crochets inégaux; la valve inférieure offrant une facétie cardinale, externe, aplatie, divisée par un sillon, et (|ui grandit avec Page; charnière ayant deux fortes dents en crochets sur chaque valve, et une fossette médiane pour le ligament, communiquant par sa base avec le sillim externe; ligament interne. Les Spondyles sont d'assez grandes coquilles épineuses ou couvertes de côtes rayonnanles du sommet à la base des valves : ces rayons sont, selon les espèces, couverts d'aspérités, d'épines ou de lames plus ou moins nombreuses. Les épines sont tantôt arrondies, lisses et subcylindri(|ues, tantôt aplaties, anguleuses, spalulées, quelquefois foliacées; les couleurs sont généralement vives', ce qui, joint à la rareté des espèces, les fait généralement rechercher.

Spondyi.e d'Amérique. Spomly-his Americanvs, Lam., Anim. vert.,C, p. 188; Enc. méth., pi- 193, fig. 1 et 2. La coi|uille est longiludinalement sillonnée et hérissée d'épines ligulées et foliacées à leur extrémité; la couleur est le blanc rosé, varié de pourpre vif et d'orangé. Taille, un à deux pouces.

Sponutle v\iiiW>iW.SponclrhisGœdaropus, Lam., Anim. sans vert., t. vi, pag. 188, n" 1; î6(V/., L.,Gme!., pag. Ô29fi, no I ; f^aiieL e.rclus!s, List., Conch., lab. 206,lîg.40; Poli, Test, des Deux-Siciles, t. ii,lab. 21, fig. 20. 21 ; Chemn., Conch., t. vu, lab. 44, tîg. 4!)9; Encyclop., pi. 190, lig. 1, a, b. On le trouve vivant dans la Méditenanée et fossile dans plusieurs endroits del'Ilalie.

SPONDYLE. Spoiufylis. iNS. Genre de Coléoptères létramères, delà famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Fabricius, avec ces caractères : corps allongé ; (êle courle, presque carrée, un peu plus étroite que le corselet, dans lequel sa partie postérieure est reçue; yeux étroits, peu saillants, allongés et échancrés antérieurement ; antennes filiformes, delà longueur du corselet, insérées près de l'échancrure et en avant des yeux, composées de onze articles aplatis à partir du troisième, et obconicpies ;"i l'exception du dernier; labre très-petit, à peine apparent, coriace et un peu velu intérieurement; mandibules fortes, pointues à l'extrémité, échancrées à la base de leur côté interne, ayant dans cette partie deux petites dénis obtuses, et une autre vers le milieu ; màchoir es à deux lobes, dont l'externe un peu plus grand; palpes ayant leur dernier article obconique, les maxillaires un peu plus longues que les labiales, île quatre articles ; les labiales de trois articles en cône renversé, allant en augmentant de longueur du premier au dernier; lèvre cordiforme, concave en dessus, demi-cruslacée,velue, carénée dans sa longueur et postérieurement; menton transversal, linéaire el crustacé; son bord supérieur arrondi vers les côtés, el sa partie moyenne échancrée à l'endroit de l'insertion de la lèvre; corselet presque orbiculaire,

tronqué antérieurement et à sa partie postérieure, convexe, arrondi sur les côlés, imn rebordé; écusson en triangle curviligne; élytres dures, presque linéaires, arrondies posiérieuremerit. couvrant les ailes el l'abdomen; poitrine grande; pattes courtes : les intermédiaires Irès-rapprochées des antérieures, les postérieures foi t éloignées des autres; cuisses assez grosses, ovales, comprimées; jambes presqueconiques, dentelées exlérieurement, munies à leur extrémité de deux épines courtes; tarses courts, leurs deux premiers articles presque égaux, triangulaires; le troisième bilobé; le dernier le plus long de tous, conique et muni de deux crochets; abdomen court.

Spondyle ouprestoïde. Spondftis biiprestoides , Fabr., Encycl., pi. 568, fig. 1; Àltelabus bupresloiiles, Lin. 11 est long de sept à huit lignes, noir, avec des côles peu élevées sur les élytres. On le trouve, mais rarement, en France et en Allemagne.

SPONDYLES. MAM. On a quelquefois donné ce nom à des verlèlires fossiles.

SPONDYLIUM. noT. Ce mot est synonyme de I/eiacleuni. r. Berce.

SPONDYLOCLADIER. Spotidylocladium. bot. Martius a dénommé ainsi un genrede la famille des Mucédinées, qui ne renferme qu'une espèce, Spondytocladhini fumosum , observée en Allemagne sur les bois jinurris. 11 est caractérisé par ses filaments droits, peu rameux, moniliformes , portant des sporidies verticillées (|uatre par quatre, cliiisonnées et moniliformes.

Spokdyi.oci.adier enfumé. Spondylocladium fumosum, Mart.; Doiiialium verlicillalum, Hoffm., Pers. Ses flocons sont d'un brun noirâtre, formés de filaments rameux et verticillés; sporidies oblongues. SPONDYLOCOCCOS. bot. A'. SpnoNDYLOCOccDM.

SPONDYLOLITHES. Foss. Portions de pâte, moulées et pétrifiées entre les cloisons des Ammonites, dont les bords sont ordinairement découpés et sans adhérence entre eux. A'. Ammonite.

SPONGIA. PSYCH. ''. ÉPONGE.

SPONGIAIRES OD SPONGIÉES. psych. Lamouroux, qui considérait encore les Éponges comme des Polypiers, forma sous le nom de Spongiées un ordre de la section des Corticifères, dont les caractères sont»: polypes nuls ou invisibles; Polypiers formés de fibres entrecroisées en tout sens, coriaces ou cornées, jamais tubuleuses el enduites d'une humeur gélatineuse, trèsfugace et irritable, suivant quelques auteurs. Cet ordre de Polypiers à polypes nuls renfermait les deux genres Ëphydatic et Éponge, f''. ces mots.

SPONGILLE. Sponrjilla. polyp. Nom donné par Lamarck ù un genre de Polypiers précédemment nommé l)ar Lamouroux Éphydatie. K. ce mot.

SPONGIOLES. Spuiigiolœ. bot. Le professeur De Candnlle a imposé ce nom à du tissu cellulaire d'une nature particulière, qui se trouve soit à l'extrémité des filets radicellaires, soit sur les stigmates, soil enfin à la surface des graines, tissu qui a la propriété d'absorber l'eau avec la plus grande facilité, et qui néanmoins ne présente, même à l'œil armé des plus forts microscopes, aucun pore; ce tissu est encore remarquable en ce qu'il se laisse traverser sans difficulté par les ma-

lières coloraiiles, tandis qu'elles ne passent jamais par les pores corlicaiix. D'apiOs la posilion des Sponginles, le professeur De Candollc les dislingue en Spongioles radicales, pislillaires el séminales.

SPOKGITES. POLYP. Ruizing a donné ce nom au genre de Coiallinécs <|ue précédemment Lamouroux avait désigné sous celui de Melobesia. V. Méi.obésie.

SPONGOCARPUS. eot. L'une des seclions du genre Sargassum, de la famille des Algues. 11 ne faut pas la confondre avec le genre d'Hydropliytes que Greville avait nommé Sponyiocarpus, et qui a été réuni au genre Pol/idi'S, d'Agardh.

SPONGODIÉES. BOT. {(flydropltylcs.) Dans la méthode de Lamouroux, ce nom est celui du cinquii^me ordre de la grande famille des Hydrophyles.

SPONGODIER. Spoiigodium. bot. (Hydiophytes.) Lamouroux a désigné ainsi un genre qui comprend les Fucus tomenlosus el Bursa de Turner; Agardh y a ajouté y Ulva flabellifoi mis de Wulfen, ainsi que quelques espèces peu connues, et lui a donné le nom de Codiiim. Calirera avait donné à ce même genre le nom ù'Aganlhia. Malgré les rapports de VUlva flabellifoimis avec ce genre, Brongniart pense qu'on doit, avec Lamouroux, en faire un genre dislincl, désigné par le nom de Flahellaiia, et conserver le nom de Spongodium au premier, qui comprend des plantes formées de filaments tnbuleux, continus ou élranglésde dislance en distance, entrerroisés avec régularité en formant ou des masses arrondies ou des rameaux cylindriques, rameux, dont la partie externe est formée de filamenls courts, obtus et rayonnants. Outre les deux espèces les plus communes sur les côtes de l'Océan et (|ui ont été citées plus haut, on en connaît quelques autres voisines àa Spoiigodium dichotomum. Savigny a donné une excellente figure de deux espèces de ce genre dans l'ouvrage d'Egypte, à la suite des Zoophyles. Ces plantes sont d'un beau verl foncé, analogue à celui des Ulves, auprès desi|uelles on doit les ranger; elles se rapprochent surtout du genre f'alonia, d'Agardh. Le Spungodiiim dichotomum croît dans presque toules les mers du globe.

SPONGOTRICHUM. bot. L'une des seclions du genre ïmtybia, de la famille des Synanihérées. f^. Ecrybie.

SPOMA. DOT. Genre de Commerson, réuni au Ce/lis.

SPOKTAKÉ. Sponlaneiis. noT. On appli(|ue l'épithèle de Sjiontanées aux plantes qui, étant exoli(|ues, vivent hors de leur pays nalal, sans être semées ou cultivées par la main des hommes, comme si elles étaient aborigènes.

SPONTHAMIUM. bot. Le genre ainsi nommé par Raffinesque esl Irès-voisin des Éponges; mais il est trop imparfaitement connu pour que l'on puisse en tracer les caractères.

SPORANGE. Sporaiigium. bot. On nomme ainsi l'urne des Mousses.

SPORAKGIDIUM. bot. Nom donné par lleiiwig à la columelle, dans les Mousses.

SPORliNDOIVÈME. Sporendoneiiia. bot. (Mucédinées.) La plante qui sert de type à ce genre, d'abord figurée par Bulliard sous le nom de Mucor cruslnceus, lai). 504, fig. 2, est devenue V/Egeiita crusfacca de

De Candollc, FI. fr. ; VOideum luhtns de Link, Obs. oïd. nat., II, p. 37, et le Sepedonium caseonim du même auteur ( If'illd. Spec, t. vi, p. 29). Mieux étudiée dans toutes les périodes de son développement par Desmazières.ce savant a reconnu qu'elle devait constituer un genre particulierqu'il a décrit et figuré dans les Annales des sciences naturelles (t. II, p. 247. juillet 1827, tab. 21, a); il en a établi ainsi les caractères : tubes ou filaments courts, simples ou rarement continus, presque hyalins, dressés, groupés, d'un cent vingtième de millimètre de grosseur, contenant dans leui' intérieur, et presque toujours dans toute leur étendue, de très-grosses spnrules rougeâtres, arrondies, un peu inégales en diamètre et souvent fort serrées el comprimées les unes contre les autres; mais placées bout à bout sur une seule ligne, de manière que les lilaments paraissent comme pourvus de cloisons. La sortie des sporules a lieu par le sommet des filaments qui, après la dissémination, deviennent tout à fait hyalins et un peu plus élroils; quelipiefois aussi les sporules sont mises en liberté par la destruction de la membrane excessivement mince, qui constitue ces filamenls. Celle pelile Cryptogame croit sur la croûte des fromages salés; elle commence par être blanche et devient ensuite d'un beau rouge cinabre.

SPORES. Spoiœ. bot. Quelques auteurs nomment ainsilescorpusculesreproducteurs des plantes agames, plus généralement désignés sous les noms de Sporules et de Gongyles.

SPORIDESMIER. Sporidesiiiium. bot. (U lédi nées .) Link a établi ce genre qui ne comprend qu'une seule espèce croissant sur les corps en putréfaction ; il est voisin, suivant cet auteur, du Ceralum dont il diflfère cependant beaucoup par son aspect qui l'a fait placer à la suite des Urédinées; il présente une base épaisse, noire, étendue à la surface des corps sur lesquels il croit, et couverte de sporidies cloisonnées; cette base paraît compacte et non filamenteuse comme celle des Mucédinées du groupe des Isariées : c'est ce qui porte à rapprocher celle plante des Urédinées.

SPORIDIUM. BOT. On nomme ainsi le conceptacle lorsqu'il contient un certain nombre de sporules libres ou irrégulièrement disposées dans son intérieur.

SPORISORIER. Sporisoiium. bot. (Urédinées.) Ehrenberg a donné ce nom à un genre décrit par Link, et qui ne renferme qu'une seule espèce de Cryptogame parasite, qui se développe, en Egypte, dans les ovaires du Sorgho. Le Spoiisorium Sorghi, Link (If'illd. Spec, t. VI, p. 86), est ainsi décrit : la substance farineuse des ovaires du Sorgho est séparée par plusieurs feules qui déchirent le giain ; les sporidies se développent, remplacent toute la substance du grain; les glumes ellesmêmes , ainsi que les autres parties de la fleur, se développent et se remplissent de sporidies. Sous le microscope, on observe des filamenls cloisonnés, mêlés à des spoiidies simples, non pédicellées, agglomérées. Ce genre est très-voisin des Uredo, et particulièrement de ceux qui se développenldans les fruits el les organes floraux des autres céréales; il n'en diffère que par les filamenls qui sont mêlés aux sporidies.

SPORLÉDÈRE, Sporlcdera. bot. Genre de la famille

lies Sésaméps, inslilué par le professeur Bernhardi, aux dépens du (jenre Ceiolollieca, Emi]., qui lui-même est un démembrement du genre Scsamum de Linné. Caraclères : calice décidu ; capsule bivalve, oblongue, à sommet coupé, présenlant aprfs la débiscence quaire cornes produites par le reploiemcnl des bords des valves et de la côle primaire ; celle capsule se divise à l'exlérieiir en quaire lobes presque cylindriques, à l'intérieur en un nombre semblable de loges; semences planiiiscules, ovales, réiuses à leur base, placées presi|ue horizontalement et sur une seule rangée dans la loge, renfermant l'embryon sous leur disque rugueux, divisibles en deux lobes laminaires et parallèles.

SpoRiÉuÈRE DE Krauss. Spniieilera Kraussiana. C'est une piaule annuelle, dont les feuilles sont lancéolées, entières, longuement péliolées. Les Heurs sont axillaires et solilaires. De la Californie.

.SPOROBOLE. S/ioroboliis. bot. Genre de la famille (les Graminées, établi parR. Brown pour quelques espèces du genre /Igiostis, de Linné, qui se distinguent par les caractères suivants : lépicène uniflorc, composée de deux valves muliques, inégales, l'cxlérieureétant plus petite. La glume est à deux paillettes également muliques, aiguës, glabres, plus longues que la lépicène; les élamines varient de deux ù trois; les deux slyles sont terminés chacun par un stigmate velu. Le fruit est obovoide, renflé, nu. Ce genre, qui a pour type les Agrostis Inilica eliliandia, L., se compose d'espèces qui croissent sous les tropiques. Leurs Heurs sont disposées en panicule ; R. Brown en a trouvé deux espèces à la Nouvelle-Hollande; Palisot de lieauvois en a décrit el figuré une espèce nouvelle sous le nom de Sporobolits pyramiilalis, dans sa Flore d'Oware et Bénin, lab. 80.

SPOROCARPE.^f/JOîoca/TJKS. BOT. Synonyme de Sporange.

SPOROCEPIIALIU.M. bot. Ce genre de Champignons hyphomycètes, de la tribu des Mucédinées, établi par Chevalier dans sa Flore des environs de Paris, p. 50, a été réuni, partie au genre /Jac^j''"»», tle Nées, partie au genre Botijtis, de Micheli.

SPOROCHNE. Sporochnus. bot. (Hytirophytes.) Agardh a fondéce genre \to\\v\e%FucHspe(lunculatus, railicifoimis, rhizoUes el Cnbieia,ôe Turner, auxquels ilajointcnsuiteles espèces placées parLamouroux dans son genre Desmarestia , espèces dont l'aspect est fort diflFérent et dont la fructification n'est pas encore connue, mais qu'il paraît convenable de maintenir dans un genre distinct. Le genre Sporochnus ainsi limité peut être caractérisé ainsi : fronde filiforme, irrégulièrement et lâchement ramifiée , à conceptacles petits, arrondis, sessiles ou pédoncules, formés de corpuscules articulés, claviformes, disposés concentriquement et souvent couronnés de filaments pénicillés. Les plantes de ce genre croissent sur les côtes de France et d'Espagne.

SPOROCYBE. Sporocybe. bot. {Mucédinées.) Genre de la tribu des Isariées, établi par Fries (Syst. orb. (■'eget., I, p. 170), et qui correspond au Periconia de Nées, que Fries regarde comme différent du genre Periconia établi en premier par Tode. Il le caractérise

ainsi : réceplaclesubulé, terminé par un capitule farineux, couvert de sporidies, sans filaments. Ces petites plantes croissent sur les bois morts. Les plantes connires sous le nom de Periconia se rapportentàce genre ou au Cephalolrichuin, et le vrai Periconia de Tode, que Fries ne paraît pas admettre comme genre, est suivant lui une Byssacée.

Sporocybe de DES5iAXiERE9..9/io/Ofr6e Desmazierii, Fries; Periconia typhoïdes, Desm. Slipe rigide, noirâtre, simple ou faiblement ramenx; sporidies menues, très-nombreuses, semi-pellucides, ovoïdes cl pourvues, à l'une des extrémités, d'un petit prolongement qui les rend comme mammelonées. Europe.

SPORODERMIUM. bot. (Urédinées.) Link avait modifié ainsi le nom de son genre Sporidesmium, mais il a depuis conservé ce dernier nom.

SPOliODlNIE. .S'/;o)0(//H!a. bot. {Mucédinées.) Link a formé un genre particulier, sous ce nom, de VAspergilliis g/ohosus, Link. Obs. , ou Monilia spongiosa, Pers., et d'une espèce nouvelle à la(|uelle il donne le nom de Sporodinia carnea. Il donne à ce genre les caractères suivants : filaments principaux couchés, ceux qui portent les vésicules sont droits; ces vésicules après leur débiscence se transforment en une extrémité renflée, à laquelle les sporules ailhèrent par leur viscosité. Ebrenberg, qui a étudié ce développement, a vu les sporules passer des filaments dans le péridium vésiculaire, ce qui confirme l'opinion déjà émise, que les sporules se développent toujours dans l'inlérieur des tubes et non à leur surface.

SPOROPHLÉ. Sporophlenm. bot. {Mucédinées.) Nées a formé sous ce nom un genre dislincl de VArthriniuni Sporophleum de Kunze {Myc. heft., 2, p. 104). Link le caractérise ainsi : filaments presque droits, simples, cloisonnés; sporidies fusiformes, simples, non cloisonnées. La seule espèce connue de ce Seme, Sporophleinn g ra m i ne u m, croU sur tes feuilles sèches des Graminées, sur lesquelles elle forme des taches oblongues, convexes et brunes.

SPOROTHECA. BOT. Le genre de Champignons pyrénomycèles, aui|uel Corda a donné ce nom, ne diffère pas du genre Dothidea, de Fries.

SPOaOTRICHE. Hpoiotrichum. bot. {Mucédinév.) Genre très-nombreux de Mucédinées, établi par Link et au(|uel cet auteur a réuni divers genres dont quelquesuns avaient été établis par lui-même, tels sont les Aleurisma, Link; Piiiveraria, Ach.; Collarium, Link; Byssocladiiiin, Link, et diverses espèces d'autres genres de Mucédinées; il le caractérise ainsi ; filaments ramcux, cloisonnés, décombanis; sporidies éparses, nues, simples, n'adhérant pas aux filaments; elles paraissent formées par les articles des filaments qui se séparent les uns des autres. Les filaments sont plus ou moins entrecroisés, toujours blancs; les sporidies, plus ou moins abondantes, varient de couleur suivant les espèces; elles sont blanches, grises, jaunes, brunes, roses, rouges, verdâtres ou noires , et c'esl sur ces diverses couleurs qu'on a fondé la division du genre en plusieurs seclions. Fries a séparé de ce genre, sous le nom de Trichosporum, les espèces ijui croissent sur les pierres, le bois, etc., et qui diffèrent, suivant lui, des .Sporules par

le mode de foimalioii; mais ce point esl encore foil douteux. Les espèces qui servent de type à ce genre croissent sur les Champignons pourris, sur les excri'iments et les matières en puiréfaclion, qu'elles couvrent d'un duvet diversement coloré.

SPORULES. Sporulœ. eot. On a souvent essayé de comparer les Sporulcs des plantes Cryptogames aux graines des Phanérogames, en se bornant à leur attribuer une structure |)lus simple qu'à celles-ci. Une des causes principales des nombreuses erreurs commises à ce sujet vient de ce qu'on n'a point examiné ces Sporules dans les premiers moments de leur développement. Les recherches récentes sur les graines des Phanérogames ont fait voir qu'on ne peut acquérir la connaissance intime de leur structure que par l'étude de l'ovule. Or, Mohl fait voir qu'il faut suivre cette règle aussi pour les Cryptogames. Une difficulté trèsgrande résulte de la petitesse des organes de la fructification dans ces plantes.

L'auteur a choisi pour point de départ, dans ses recheiches, une plante qui présente ces organes dans des dimensions assez grandes : c'est le liiccia ijlauca. Son sporangium est globuleux, formé de cellules allongées, à pai'Ois minces et remplies de gratiules de chlorophylle; il est caché dans la fronde; ([uaiid il commence à se développer, il se trouve rempli de vésicules globuleuses, formées d'une membrane mince et incolore. Ces vésicules renferment une liqueur liouble et granuleuse qui se sépare plus lard en quatre parties, dont chacune se revêt d'une membrane très- mince. Par la pression que ces quatre petites parties exercent mutuellement les unes sur les autres, leur forme devient celle d'une pyramide obtuse et Irigone; la face tournée contre les parois de la vésicule devient convexe. L'auteur leur impose le nom de Réunion léiraèdie (tetiaediische yereinigumj). Quand les granules ont atteint la grandeur des Sporulcs et sont parvenus à maturité, les cellnles dans lesquelles ils se sont formés disparaissent entièrement, au point qu'on n'en voit plus la moindre trace ; en même temps il nait à l'extérieur de la membrane mince et uniforme qui recouvre les Sporules, une autre membrane formée par de petites cellules, et qui prend à sa maturité un teint noir-brun. La substance renfermée dans les Sporules devient alors huileuse.

Les mêmes phénomènes s'observent dans les Sporules à'JnIhûceros. Entre les cellules-mères se trouve un réseau de cellules serrées et allongées. Celles-ci forment, quand elles se dessèchent, api es la disparilion des cellules-mères , les corps auxquels Iledwig a imposé le nom d'Élalères. Dans VJnlIwceros, cependant, cet organe ne présente point, comme dans les Jongcrmannes et les Marchanties, des fils tordus en spirale, que l'auteur appelle cellule s- mères (Mutter- Zellen). L'examen des grandes espèces du genre Jm«- (jermannia présente une structure en tous points semblable à celle du Riccia. Tant que les Sporules non développées se trouvent dans les cellules- mères, les élatères se présentent sous la forme de cellules fusiformes, dont l'intérieur est rempli de granules d'amidon très- petits; ces granules disparaissent vers l'é-

[loque de la maturité, et les élatères se présentent sous la forme de fîlels en spirale. Cette observation démontre l'erreur de ceux qui ont cru avoir vu chaque Sporule attachée à une élatère, comme à un funiculc. Dans le Jungeniumuia epiphylla, les Sporules, réunies par quatre, diffèrent de la forme ordinaire en ce qu'elles sont ovoïdes-oblongues, et en ce qu'elles ne se touchent que par une petite partie de leur surface. Les granules renfermés dans les Sporulcs non encore mûres, sont de couleur verte, comme dans les autres espèces du même genre. Les figures que Corda a publiées dans le Flora germanica de Sturm, des Mnrclianlia, Grimaklia, dichotoma, Corsinia, Targionia, Blasia, etc., prouvent l'identité de la structure de ces plantes avec celles examinées par le docteur Mohl.

Les Fougères présentent la plus grande similitude avec les idantes dont il vient d'être question. La jeune capsule est, comme celle du Riccia, entièrement remplie de cellules-mères rondes, dont chacune renferme quatre Sporules; vers la maturité, les cellules-mères disparaissent et les Sporules occupent l'intérieur de la capsule, sans être encore liées entre elles et sans présenter plus d'une membrane envelojjpante; celle-ci se trouve plus tard recouverte d'une seconde. Cette nouvelle membrane, cej)endant, ne présente point dans toutes les espèces la même structure : tantôt elle est formée de cellules distinctes très-minces; tantôt elle présente une organisation entièrement homogène; leur dehors est recouvert de granules en forme de papilles, dans les Pteris crispa, Davallia Canarieiisis , Osmunda regalis, Cheilanlhes odora, Polrpodium vulgare, aureum, calcareuin, rhœiicum. Dans d'autres espèces, ces granules sont prolongés en petits aiguillons: Asplenium Breyuii, Pûtjpodiiim Lonchitis,aculeatum, fragile ; dans d'autres enfin, ils sont lisses et extrêmement petits : Slrulhiopteris germanica, Doodia aspera, Polfpodiuni fili.v fcemina, Acroslichum alcicorne, Pteris alropurpurea, longifoUa, serrulala, crelica. Un grand nombre de Fougères offrent des Sporules en pyramides Irigones, arrondies à leur base; d'autres présentent une forme ovale différente, provenant de leur position parallèle dans la cellule-mère. Ceci fait voir que la forme que les S|)i)rules affectent ordinairement, ne provient que de la pression qu'elles exercent les unes sur les autres. Dans les Osmundacées, l'auteur a retrouvé la structure des Polypodiacées; par exemple, dans les Osmunda regalis, spcciosa, Wall., Merlensia gigantca, Gleichenia microphylla, Lygudium polymorphum. Le Merlensia pubescens,t\e même que quatre espèces i! Anémia examinées par Mohl, présentent une structure de leurs Sporules un peu différente.

L'examen des Lycopodiacées donne des résultats entièrement identiques. Dans le Lycopodium Selago, les capsules doivent être examinées deux années avant leur maturité et alors qu'elles sont encore imperceptibles à l'œil nu. Les cellules-mères y nagent dans une liqueur mucilagineuse et granuleuse, et ressemblent à de petites vésicules. L'année suivante, les cellules-mères remplissent déjà toute la cavité de la ca|)sule,ct la

liqueur environnanle a disparu. On y aperçoit déjà séparées les quatre parties de la Réunion lélraédre. L'auteur signale encore les différences observées dans la structuie des enveloppes sur les diverses espèces de Lycopodes.

Les organes du Marsilea et du Piltilaria, décrits comme des grains de pollen, naissent également par quatre dans des cellules-mêres qui disparaîtront plus tard; ils sont enveloppés de deux membranes et remplis d'une substance huileuse et grumeleuse. Sans oser rien décider sur leur véritable nature, l'auteur est d'avis qu'on ne peut nullement les considérer comme des grains de pollen, d'autant moins qu'à la parfaite maturité des Sporules ils sont encore renfermés dans des cavités qu'on a nommées des anihères, et qu'ils ne présentent aucun changement analogue à ceux que subit le pollen des Phanérogames à l'époque où ses fonctions fécondantes sont terminées.

La même incertitude continue à régner sur les fonctions des granules analogues de VIsoetcs. D'après les observations de Wahlenberg, les deux esjiÈces de granules se développent par quatre dans des cellules-mères. Le Salvinia ne présente qu'une analogie assez éloignée avec les Sporules du Marsilea et du PUularia, Les Équisétacées la montrent encore plus éloignée.

Les Sporules des Mousses naissent absolument comme celles des Hépali(iues et des Fougères; mais pour les trouver on doil procéder à l'examen de la capsule dans un âge très-peu avancé. Le S/Jlachiiuiii gracile, par exemple, examiné au moment où l'apophyse commence seulement à s'enHer, présente les Sporules déjà disséminées enlre la cohimelle et la membrane intérieure de la capsule. Une ligure très-grossie montre les rudiments des diverses parties que renfermera la capsule ; la manière dont elles sont composées est décrite avec détail. L'auteur n'a pu se convaincre avec certilude que dans cette Mousse le nombre des Sporules renfermées dans une cellule-mère ne soit pas de plus de quatre. Il a vu distinctement ce qu'il appelle la Réunion tétraèdre dans' les Neckera viticiilvsu, Polytrichniii aloides, Oithotrichuin crispum, elc. L'exiguïté de la majeure partie des Sporules de Mousses ne permet pas d'acquérir une connaissance exacte de leur structure. Cet inconvénient disparait dans le Meesia uligiiiosa, où elles présentent une membrane extérieure coloriée, diaphane, grumeleuse, se détachant facilement; la membrane intérieure est très -mince et non colorée.

Les Sporules des Mousses se développent dans une excavation de la columelle. Ici l'auteur ajoute quelques observations sur ce dernier organe. Palisot de Beauvois avait admis que les Sporules des Mousses se formaient dans l'intérieur de la columelle, et que les granules placés entre la columelle et la membrane capsulaire intérieure devaient être considérés comme le pollen. Les premières ne sont autre chose que des grains de chlorophylle renfermés dans les cellules de la columelle. MohI expose avec beaucoup de détails la structure intérieure de la capsule : il démontre l'homogénéité de la membrane capsulaire intérieure et de la columelle. 11 admet en outre de l'affinité entre cette

membrane et le péiistome intérieur de certaines Mousses.

L'auteur parle encore de la formation des Sporules dans les Lichens. Si dans leurs organes de frucllficalion les Lichens présentent ce que l'auteur a appelé cellules-mères, il y existe cependant cette <lifFérence que, dans les sculelles des Lichens, ces cellules ne se développent pas et ne mûrissent pas toutes en même temps; elles ne s'efFacont point à la nialurité des Sporules, existent encore après l'entier développement de celles-ci, et remplacent en (pielque sorte le sporangimii qui man(|ue aux Lichens : leurs parois sont d'ailleurs très-épaisses. Les cellules-mères sont dans le commencement remplies d'une masse trouble, grumeleuse, qui se change plus lard en Sporules à membrane très-mince; mais ce n'est plus au nombre de quatre qu'on les observe; elles sont beaucoup plus nombreuses dans cha(|ue cellule; ordinairement on les trouve au nombre de huit; dans YUsnea baibata, les cellules sont simples; elles sont composées de cellules réunies en ligne droite et au nombre de deux dans le Barrera ciliaris; de quatre dans les Peltigera resupiiiata et rufesceiis, de douze à seize dans VJithonia tremellosa, Eschw. Il parail, en général, que dans cette famille les nombres des cellules formant une cellule-mère sont les multiples de 4, savoir ; 8, IG, 32 (04 '^),96, 128. Oïdiriairemcnt les Sporules sont troj) i)eliles pourqu'on puisse examiner avec soin leur structure. Elles paraissent formées d'une membrane intérieure mince, incoloie, et d'une autre extérieure, quelquefois légèrement gianulée. Fréquemment elles renferment une goutte d'huile qu'on aperçoit quelquefois, comme dans \e Barrera ciliaris, à travers la membrane qui la recouvre.

A la suite de cette exposition, l'auleur trace un parallèle entre les Sporules des piaules Cryptogames et les ovules des Phanérogames, tels que les dernières observations les ont fait connaître. Voici les résultats les plus importants de cet examen comparatif : Si l'ovule des Plianérogames est à raison de son trophosperme plulôt un scion qu'un œuf véritable, il n'en est pas de même dans les Cryptogames; leurs S|)orules se développent indépendamment de la paroi capsulaire; elles nagent dans une liqueur dont se trouve remplie la cavité; elles ne présentent aucune structure organique et n'acquièrent que plus tard une véritable individualité. Leur affinité avec l'œuf animal est donc bien plus grande. La conformation intime des Sporules ne présente pas moins de différence -. les membranes dont elles sont envelojipées ne naissant qu'après leur contenu, ce dernier, pendant le développement des membranes, perd toute structure organi(|ue et se change en une lii|ueur huileuse dans laquelle ne se trouve |)as la moindje trace des plantes futures. Si l'on recherche un organe des Phanérogames avec lequel un puisse comparer les Sporules des Cryptogames, on trouve que le développement autant que la conformatioji de ces dernières, présente la plus grande analogie avec l'organisation des granules poUiniques. Le pollen, comme les Sporules, se développe dans l'intérieur de cellules qui disparaîtront à sa malurilé; on y retrouve les mêmes rapports numériques, la plupart

lies Plianéiogaines prcseiilant la Uéiinioji tùlraèdre; laicment leur pollen esl dans une position parallèle. On y observe également une membrane double : l'in- (i-rieiire tendre, uniforme; l'extérieure d'une plus grande consistance, tantôt cellulaire, tantôt granuleuse, lisse ou bien recouverte d'aiguillons. On sait <iue Turpin et Agardb ont considéré les Sporulcs comme des grains de pollen et qu'ils leur attribuent dans une série du régne végétal des fonctions mâles, et dans l'autre des fonctions fcmtlles. MobI relève les erreurs et les contradictions que présentent ces explications ainsi que les analogies morphologiques proposées par Agardb dans sa Biologie des plantes, et il termine son important travail en indiquant les points différentiels les plus saillants dans la germination des graines et le développement des Sporules.

SPOKULIE. Sporilus. diull. Montfort, dans sa Concbyliologie systématique, a créé ce genre pour une petite Coquille microscopique, qui a du rapport avec les Cristellaires, mais qui s'en distingue néanmoins assez facilement. D'Orbigny, dans son travail sur les Cépbalopodes, a compris ce genre dans celui des Polystomelles. f. ce mot.

SPRÉKÉLIE. Spiekelia. bot. Genre de la famille des Amarjllidées, voisin du /"a/ic/a/îHH/, établi par W. Herbert pour y placer quelques espèces qui ont le tube du périanlbe à peine manifeste; les divisions inférieures infléchies, les supérieures réUécliies; les filets des étamines déclinés, recourbés, fascicules, réunis par une membrane et insérés sur la corolle.

Sprékélie glauque. Sprekelia glaucu, Herb. Ses feuilles sont ensiformes, glabres, presiiue striées, un peu dressées, d'un vert glauque, entourant une bampe (|ue termine une fleur pourpre, veinée de vert au milieu. Du JMexique. A ce genre apiiartienl également VAmaryllis foimosissiina, qui ressemble beaucoup à l'espèce qui fait l'objet de cette description.

SPRENGÉLIE. Spreiiijelia. bot. Genre de la famille desÉpacridées et de la Peutandrie Monogynie, L., établi par Smith. Caractères : calice coloré; corolle quinquépartite, rotacée, imberbe; étamines hypogynes, à anthères connées ou libres, à cloison dépourvue de rebord; point d'écaillés hypogynes; capsule munie de placentas adnés à une colonne centrale. Cavanilles a donné à ce genre le nom de Poiietia.

Spre^gélie iNCARfiATE. Spieitijeiia incarnala , R. Brown. Petit arbuste dressé, à rameaux nus, à peine marqués de cicatrices annulaires; les feuilles sont cuculliformes à la base, à demi engainantes; les Meurs sont terminales aux extrémités des petits rameaux latéraux. Leur corolle est purpurine, de la longueur du calice, et à tube très-court. De l'Australie.

Schultes a établi un senitiSiirejigcliu sur le Broiera ocata, lie Cavanilles, qui a été réuni au Pentapeles par De Candolle.

SPREO. OIS. Espèce du genre Merle, dont Lessou a formé le type d'un sous-genre dans ce groupe.

SPUUNNERA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Scbullz n'a point été admis, et ses espèces ont été disséminées dans les genres SphrœranlUus, de Vaillant et Conoceplialam de Fenzl.

SPUMAKIE. Spiunaria. bot. La plante ((ui sert de type à ce génie de la famille des Lycoperdacées, avait été figurée par Bulliard sous le nom de Rclicidaria ulba, Champ., pi. 3-2G. Persoon en a fait le genre Spumaria, dont le nom exprime bien l'aspect de cette plante et sa ressemblance avec de l'écume. Elle est formée par un péridium irrégulier, sans forme déterminée, simple; son intérieur est spongieux, mol et creux dans son centre; il reste une membrane plissée, irrégulière, mêlée à des sporidies agglomérées; cette Cryptogame, d'abord d'un beau blanc, devient ensuite d'un gris noirâtre; elle croît sur le bois et les feuilles mortes. Le genre Eucloconia,àe Raffinesque, ne parait pas en différer, et le genre £'/i/e/vV//HH(^^d'Ehrenl)erg, doit peut être aussi être réuni au Spumaria.

SPURINE. MIN. (Jurine.) Porphyre composé d'une pâte de Stéatite envelo|)pant des grains de Quartz et de [letits cristaux de Feldspath. -

SPYRIDIER. Spyridium. bot. Génie de la famille des Rbamnacées, établi par Fenzl, qui lui donne pour caractères : calice coloré et lomenteux à l'extérieur; son tube est turbiné, soudé par la base avec l'ovaire, et libre au sommet; son limbe est partagé en cinq découpures obtusiuscules et dressées; corolle composée de cinq pétales insérés à l'orifice du tube calicinal et alternes avec les divisions de son limbe qu'ils ne dépassent point en longueur; cinq étamines entourées chacune d'une sorte de fourreau formé par la base des pétales; elles s'élancent de la partie inférieure du tube du calice, où elles sont insérées sur un disque charnu; leurs filaments sont très courts et leurs anthères in- Irorses, ovales, biloculaires et presque bivalves, s'ouvrant latéralement par une fente longitudinale ; ovaire infère, velu , à trois loges, renfermant chacune un ovule dressé dès la base et anatrope; style simple; stigmate à trois sillons. Ce genre n'admet encore qu'une seule espèce : c'est un arbuste à feuilles serrées, mucronées, très-glabres, un peu roulées vers les bords; les stipules sont écailleuses, très-petites, persistantes et glabres; les fleurs sont réunies en petits capitules de la grosseur d'un pois ordinaiie, elles sont scssiles, entourées de bractées oibiculaires, disposées en une sorte d'involucre; leur couleur est blanche, elles ont un aspect lomenteux. De la Nouvelle-Hollande.

SPYRIS. BOT. Le genre d'Algues proposé sous ce nom, a été réuni au genre Zonaiia, d'Agardh. F. Zonaire.

SQUALE. Sqiialus. Tota. Genre qui forme une famille naturelle très-distincte parmi les Poissons cartilagineux ou Chondroptérygiens, à branchies fixes, ou Sélaciens du Règne Animal de Cuvier. Duméril range les Squales dans sa deuxième famille de Plagiostomes, et les caractérise de cette manière : Poissons cartilagineux, sans opercules ni membranes des branchies, à quatre nageoires latérales, à bouche large, située eu travers sous le museau. Les Squales, dit Cuvier, forment un grand genre qui se distingue par un corps allongé, une grosse queue charnue, des pectorales do médiocre grandeur, en sorte que leur forme générale se rapproche des Poissons ordinaires; les ouvertures des branchies se trouvent ainsi répondre aux côtés du cou, et non au-dessous du corps. Leurs yeux sont éga-

s y II

lement placés sur les parties latérales de la létc. Leur museau esl soutenu par tiois liranches cartilagineuses <iui tiennent ù la partie antérieure du crâne. La jilupart des Squales sont vivipares; quelques-uns énietlenl des œufs dont renvelop|)e est cornée. Ce sont les Poissons les plus voraces des mers ; leur appétit gloutonleurfait recherclieravec avidité les proies vivantes. Leurs dimensions deviennent considérables, et ce n'est qu'accidentellement qu'on peut citer quelques espèces de petite taille; leurs tribus nombreuses et rapaces sont répandues dans toutes les mers, et quelques-uns de ces Poissons ont acquis une grande célébrité dans les relations des voyages nautiques ; leur chair dure et coriace n'est point un aliment agréable, cependant on fait sur les côtes une grande consommation des jeunes individus de quelques espèces connues sons le nom de Chiens de mer. Leurs dents, qu'on trouve en grand nombre à l'état fossile, sont nommées Glossopètres, et indiquent que des individus d'une taille gigantesque existaient autrefois.

t Roussette, Scyllium, Cuv.; ScxlUorhinus, Blainv.

Museau court et obtus; narines percées près de la bouche, continuées en un sillon qui règne jusqu'au bord de la lèvre, et sont plus ou moins fermées par un ou deux lobules cutanés. Dents munies d'une pointe au milieu et de deux plus petites sur les côtés ; des évenis; une nageoire anale; les dorsales très déjetées en arrière, la première n'étant jamais placée plus en avant que les ventrales; caudale allongée, non fourchue, tronquée au bout; ouvertures des branchies situées en partie au-dessus des pectorales. Les espèces indigènes ont l'anale répondant à l'intervalle des deux dorsales; d'autres étrangères ont cette même anale répondant à la deuxième dorsale. La cinquième ouverture branchiale est souvent cachée. Dans la quatrième, les lobules des narines sont communément jirolongés en barbillons. ScxUium est le nom que les Roussettes portaient chez les anciens.

Les espèces de Roussettes sont : la grande Roussette, Sqiialus canictila, L., Bloch , pi. 114, Lacép., t. i, 1)1. 10, f. 1; le Rochier, Squalas Calnliis et Stellaiis, L., Lacép., t. I, pl.9, f. 2; le Squale d'Edwards, Edw., pi. 289; Sqitaius africanus, Eroussonnet; le Squale dentelé, Squalus liibeiciitalus, Schn., Lacép., t. 1, pi. 9, f. 1; le Squalus Blochii, Squalus canicula, Bloch, pi. 112; Squalus ekt/ans, Blainv., Faun. fr., pi. 18, f. 1 ; Squalus Delarochiauus, Blainv., pi. 18, f. 2; Squalus melastomus, Blainv., pi. 18, f. 5; Scyl- Uum ylrlecti, Risso. Celte dernière espèce est nouvelle, ou du moins était Inédile en 1812, époque où sa description fut insérée dans les Mémoires de l'Institut. Otto la décrivit sous le nom de Squalus piionuriis. VArtedia le corps d'un gris lougeàtre, varié de taches argentées; la nageoire dorsale est épineuse à son extrémité. Ce Poisson est le Lambarda des habitants de Nice, et n'acquiert point de dimensions considérables; il ne pèse guère au delà de cinq livres. Les Roussettes pondent plusieurs fois dans l'année, dans les fucus, des œufs arrondis qui varient en couleurs et même en formes. Leur chair est peu délicate et par suite peu estimée.

tt Squales proprement dits, Squalus.

Museau proéminent; narines simples, c'esl-ù-dire ni prolongées en sillons ni garnies de lobules; nageoire caudale munie d'un lobe en dessous, lui donnant la forme fourchue.

a Requin, Carcharias, Cuv.

Dents tranchantes, pointues et le plus souvent dentelées sur les bords; première dorsale placée bien avant les ventrales, et la deuxième à jieu près vis à-vis l'anale; des évenis fort petits; museau déprimé, ayant les narines à sa partie moyenne; dernières ouvertures des branchies alteignajit les |)ectorales. Les Requins forment une nombreuse tribu dont les mœurs gloutonnes et féroces ont rendu leur nom depuis longtemps célèbre. Les Grecs appelaient Carcharias une espèce de Lamie, et le nom de Re(|uin vient du latin Requiem, que les anciens navigateurs aiipliquèrenl indistinctement à plusieurs espèces, parce que leur voiacité est telle qu'un homme tombé à la mer n'a plus qu'à recommander son âme à Dieu , lorsqu'il est en vue des Requins. Les Grecs connurent ces grands Squales et confondirent beaucoup de leurs mœurs dans l'histoire qu'ils donnèrent du Dauphin. Les Requins sont donc des Poissons d'une force considérable, d'une grande taille, dont la gloutonnerie et la voracité, servies par des dents disposées en quatre et cinq rangées, les rendent redoutables par la manière dont elles sont aiguisées. Ce sont les tigres de la mer, et les hommes qu'ils ont dévorés témoignent de leur vorace appétit; ils ne dédaignent point de suivre les vaisseaux et de recueillir les cadavres des individus expirés par suite de maladies, qu'on jette dans le sein de l'éternité, et dont le tombeau est le plus souvent l'estomac de ces animaux. Les navires négriers, chargés et encombrés d'esclaves, et à bord desquels la mortalité est par conséquent considérable, sont, dit-on, suivis par eux. Toutefois les Requins ne nagent point avec vélocité, et même, par une sage précaution de la nature, ils ne peuvent saisir leur proie qu'en se renversant, ce qui lui permet, lorsqu'elle est agile, de se soustraire à leurs dents meurtrières, yuant à leur odorat qu'on dit être Irès-développé, tout jjoite à croire que ce sens est chez eux très-obtus; car les Requins sont aisément pris à des crocs en fer amorcés d'un morceau de laid, qu'ils saisissent avec voracité, et sur lequel ils se dirigent plutôt à l'aide de la vue et obliquement. Les Requins fréquentent les atterrages, et rarement on les rencontre dans la haute mer. Cependant, entre les tropiques, ils s'éloignent assez de toute terre. Dans les baies, ils vivent jiar troupes attirées par les mêmes besoins, bien que leurs habitudes soient solitaires. Leur génération est ordinairement de deux petits vivants, contenus dans deux cornes allongées de la matrice. Leur chair est dure, Indigeste et coriace. L huile qu'on retire de leur foie est fort douce, et leur peau est employée dans les arts. Les œufs des femelles ne sont point pondus à l'extérieur, mais se développent dans l'intérieur même dn l'animal. Les Requins, surtout les espèces des climats chauds, sont ordinairement accompagnés par des Poissons nommés liemora et par ceux qu'on appelle Pilotes. Commerson, dans ses manuscrits, s'était exprimé

ainsi suv ces Piloles : i> J'ai toujours regardé comme une fable ce qu'on racontait des Pilotes du Requin. Convaincu par mes propres yeux, je n'en purs plus douter. IMais quel est l'intérêt qu'ont ces deux Poissons de le suivre? On comprend assez aisément que quelques parcelles de la pioie, échappées au Requin, peuvent fort bien être l'attrait du petit Pilote qui en fait son prolît. Mais on ne devine pas pouniuoi le Re(|uin, <iui est le Poisson le plus vorace, ne cherche pas à enffloulir ce parasite (|ui est rarement seul : j'en ai vu fort souvent cinq ou six autour du nez du Re(|uin. Le Pilote lui serait-il donc de quelque ulilité? Verrait-il plus loin que lui? L'avertirait-il de s'approcher de sa proie? Serait-il véritablement un espion à gages, ou seulement un faible petit Poisson qui navigue sous la protection d'un fort, pour n'avoir rien à craindre de ses ennemis? J'ai remarqué assez souvent que, quand on jetait l'émerillon, le Pilote allait reconnaître même le lard, et revenait tout aussitôt au Requin, qui ne tardait pas d'y aller lui-même. Quand le Requin est pris, ses Pilotes le suivent jusqu'à ce qu'on le haie. Alors ils s'enfuient, et s'il n'y a pas d'autre Requin qu'ils puissent aller joindre, on les voit passer en poupe du navire, où ils s'entretiennent souvent plusieurs jours jusqu'à ce qu'ils aient trouvé fortune. «

Les pi incipales espèces de Requins sont : le Requin proprement dit, Squalus Carchaiias, L., figuré sous le nom de CunisCaicliarias,pai Belon, dans son traité <le Jqiialilihus, p. 38 et figure de la p. GO; le Lamia, Carchaiias Lamia, Risso. t. m, p. 119, figuré par Rondelet, p. 303; Blainville, Faune franc., p. 88, pi. 19; le Renard, Carchaiias f'ulf/es, Rond., pi. 387; Risso, t. m, p. 120; le Rondelet, Carcharias Rotideletii, Risso, t. III, p. 120; le Requin féroce, Carcharias ferox, Risso, t. m, p. 122; le Squalus uslus de Duméril, ou Squalus Carcharias, minor, de Forskahl et de Lacép., t. I, pi. 8, f. 1; le Squale glauque, Lacép., t. i, pi. 9, f. 1; le Bleu, Squalus glaucus, Bloch, pi. 86; le Squalus ciliaris, Schneid., pi. 31; le Squalus Malaplerus, Ouoy et Gaimard, Zool. de l'Dranie, pi. 43; le Squalus Maou, N., Zool. de la Coquille, etc., etc., le Squalus yalens, L., type du sous-genre Milandre de Cuvier; le Squalus obscurus, Lesueur; le Squalus liltoralis, Lesueur.

/3 Lajiie, Lamia, Cuv., Risso.

Museau pyramidal; narines situées à la base; dents aiguËs , tranchantes; trous des branchies placés en avant des pectorales; évents très-petits. On n'en connaît i|ue deux espèces. L'une dont Raflînesque a faille type de son Isuius Ox/rhincus. C'est un Squale de la Méditerranée, connu de Galien, et dont les Latins estimaient la chair. C'est leSqualus cornubicus lieSchneider et de Lacépède, t. i, pi. 11, f. 3. L'autre espèce est le Squalus inonensis de Shaw.

■/ Martead, Zygœna, Cuv.

Corps de la forme de celui des Requins; tète aplatie, j dilatée sur les côtés, tronquée en avant, se prolongeant I en branches qui la font ressembler à un marteau; les i yeux sont aux extrémités des branches, et les narines à ! leur bord antérieur. Les espèces bien distinctes sont : le Marteau commun , Zyyœna inalleus, Squalus Zy- \

gœna de Linné, Valenc. Mus.; le Zygœna hlochii, Cuv., Blocb, pi. 117; le Pantouflier, Zygœna Indes, Lacép., t, I, pi. 7, f. 3; Risso, t. m. p. I2G; le Tiburon, Squalus Tiburo, L., décrit par Maicgraatf. 181. Les Grecs donnaient à ces Poissons le nom de Ziqœiia, les Latins celui de Libella qu'on trouve dans Belon, p. 61. S ÉMissoLE, Mustellus, Cuv.

Formes corporelles des Requins ; dents en petits pavés. Les espèces de ce sous-genre sont : le Lentillat, Musle/lus slellutus, Risso, t. m, p. 126; le Lisse, Mustetlus lœvis, Risso, t. m, p. 127; le Ponctué, Mustellus jiunctulatus, Risso, t. m, p. 128. e Griset, Notidanus, Cuv.

Corps allongé, renlîé, très -aplati en arrière; six ouvertures branchiales de chaque côté; dents en pyramides renversées, en scie sur leur tranchant ; une seule nageoire dorsale. On y range le Griset Monge, Noti- Uanus Monge, Risso, t. m, p. 129 ; le Griset, Squalus Griseus, L. Le nom de Notidanus, tiré du grec, signifie t/os sec, et se trouve employé par le poète Athénée. ç Pèlerin, Setache, Cuv.

Fentes des branchies entourant presque le cou; dents petites, coniques et sans dentelures. Les Pèlerins sont les plus gigantesques des Squales : leurs mœurs sont lourdes et n'ont rien de la férocité propre aux Requins. Le type de ce sous-genre est le Squalus maxiinus que Blainville a figuré et décrit dans les Annales du Muséum, t. XVIII, pi. 0, f. 1, et dont on possède la peau montée au cabinet du Jardin du Roi. Lesueur a publié dans le deuxième volume du Journal de l'Académie des Sciences naturelles de Philadelphie, page 343, et figuré une seconde espèce de Pèlerin qu'il nomme Squalus Elephas, et qui diffère principalement du Selache maximum par la forme des dents qui, au lieu d'être coniques, sont comprimées.

n Cestracion, Ceslracion, Cuv.

Évents, anale, dents en pavé, comme chez les Émissoles; une épine en avant de chaque dorsale, comme aux Aiguillais; mâchoires pointues, avançant plus que le museau, et portant au milieu des dents petites, pointues, et vers les angles d'autres fort larges, rhomboïdales. On ne connaît qu'une espèce de ce genre qui vit dans les baies de la Nouvelle-Galles du Sud, où l'observa Pliillipp qui l'a dessinée, pi. 283 de son Itinéraire. Elle est figurée pi. 2 de la Zoologie de la Coquille. C'est le Ceslracion Phillippii, dont on trouve des dents fossiles en plusieurs parties de l'Europe. 6 SoMNiosE, Somniosus, Lesueur.

Point d'évenls ; point de nageoire anale ; cinq petites ouvertures branchiales, voisines des nageoires pectorales; nageoires toutes très- petites; la dorsale sans épines ; la caudale analogue à celle des Aiguillais. La seule espèce connue est le Somniosus brecipiima de Lesueur, ayant une ligne latérale noire, ondulée sur la tête, et marquée dans sa longueur de petites lignes transversales; la queue large, échancrée; la première dorsaleplacéeentrelespecloralesetl'anale; la deuxième un peu plus éloignée de la ventrale, et toutes les deux proches de la queue. Le corps est en entier d'un gris pâle, parfois plus foncé sur le dos. La peau est rude, hérissée d'aspérités pointues, triangulaires, recourbées

et slriées. Ce Squale, rare sur les côles de la province de Massacliussets, y esl iiuinmé Nurse ou Sleeper. Ses lial)iludes sont paresseuses et de là découle son nom de Sleeper ou donneur'.

< Aiguillât, Spinax, Cuv.; Acanlhias, Risso.

Dents petites, tranchantes; l'aiguillon avant les nageoires dorsales ; point d'anale; des évents assez inar- <]ués. Les Aiguillats sont les Squalus ylcatithias, Blocli, pi. 85, Risso, t. m, p. loi ; le Sagre, Squalus Spinax. L., Risso, t. iii, p. 152; l'AcanlIiia de Blainville, Risso, t. m, p. 13.3.

X Centrine, Centriua, Cuv.; Humantin.

Corps prismatique; dents supérieures grêles, pointues; les inférieures liancliantes; un aiguillon avant les dorsales; la queue courle. L'es|)èce principale est le Squalus cenlrina, L., Blocli, pi. 115, qui paraît être le Cenlrina Salviaui de Risso, t. m, p. 153; le Squalus squaiitosus de Gmelin paraît appartenir à ce sous-genre.

X Leicbe, Scyiiinus, Cuv.

Corps svelte, allongé, tubercule ; dents aigufis, pyramidales , tiaiicliantes et dentelées; queue courle. Le type de ce sous-genre est la Leiclie ou Liclie, Squalus Ainericunus des mers d'Europe. Ce nom li'Auiericaw»4 ayant été donné fautivement par Broussonnet. On doit y ajouter le Squalus Ca i cliai ias, Ae Giiimer el de Kabricius; le Squalus spinosus de Schneider; le Dilalias spaiophaijus de RafiSnesque, que l'on avait cru devoir faire le type d'un genre distinct, el le Dilatias noclurnus, que l'on appelle vulgairement en Sicile Pesce notle, parce que l'on ne réussit à le pêcher que la nuit. Risso a décrit , sous le nom de Sc/iiinus spinosus , l'espèce coiiinuine, et y a ajoute le Scfinnus nicœensis, Risso, 1. m, p. 157; et le Scfiimus rusliatus, Risso, t. m, p. 158.

ttf Squatine, KtidiL^Squalina, Uuméril, Cuvier.

Corps déprimé; houclie à l'extrémité d'un museau arrondi, plus large <|ue le ironc; ouvertures branchiales presque latérales, dénis aiguës; deux nageoires dorsales en arriére des ventrales ; les pectorales larges et échancrées. Les anciens^ connaissaient sous le nom de Squatina le Squale ([ui sert de type ù ce genre. C'était le Rliyna des Grecs, le Squaro des Italiens. On en trouve une ligure dans Delon, p. 78, île Aqualilibus. L'Angelot ou l'Ange est le Squatina lœcis de Cuvier, le Squalus Squatina de Linné. Bloch en a donné une figure, pi. 1 10 ; c'est le Squatina angélus de Risso, l. m, p. 139. La chair de ce Poisson est peu estimée; elle est blanchâtre et sans goût. Lesueur a figuré et décrit, dans le deuxième volume des Mémoires de la société de Philadelphie, p. 225 et pi. 10, une belle espèce des mers des États-Unis qu'il a nommée Squatina Dunieiilii.

SQUAHAIRE. Squamaria. bot. {Lichens.) Ce genre a servi de type à Fée pour fonder son groupe des Squamariées; il avait été d'abord établi par Hoffmann, puis modifié par De Candolle. H a été ainsi caractérisé en dernier lieu : thalle squameux, figuré, étalé, orbiculaire et étoile, à sciuames adhérentes, souvent imbriquées et divergentes. Apolhécie (scutelle) marginée, discoïde et à marge discolore. On ne trouve presque

jamais lesSquamaires sur les écorces; elles paraissent |)référer la lerre et les rochers; les lieux découverts et élevés leur conviennent beaucoup.

Sqeamaire épaisse. Squamaria crassa. DC, FI. fr. Ce Lichen est commun en Europe et se trouve aussi à Saint-Domingue.

Le genre Squamaria, de Haller, Helv., 297, a été considéré comme ne différant pas du genre Lathrœa, de Linné.

SQUAMARIÉES. BOT. Ce groupe établit le passage des Lichens à thalle crustacé aux Lichens à thalle foliacé. Les Squamariées ont un thalle crustacé, mais il est figuré et imite des folioles qui adhèrent dans toute leur surface aux corps qui les supportent; les expansions en sont épaisses, disposées en rosettes qui divergent du centre à la circonférence; elles supporlcnt des patellules ordinairement inargiiiées, dont la marge est concolore ou discolore. Les Squamariées vivent sur les écorces, sur les vieux bois, sur la terre et sur les pierres; plusieurs espèces croissent sur les feuilles vivantes, dans les régions lointaines. Fée les a réunies dans une section particulière sous le nom de S<|uamariées épiphylles. Les genres en sont assez nombreux, assez bien tranchés; mais il faudrait toutefois lés étudier encore sur le lieu nalal, ou du moins en réunir un grand nombre d'échantillons pour les soumettre à l'analyse. La délicatesse des formes de ces charmantes plantes, ainsi' que leur mode d'accroissement, les font différer des véritables Squamariées, mais comme leur thalle esl figuré en foliole et adhérent, on ne pouvait les placer dans une autre tribu. Une étude approfondie des Lichens épiphylles pourra donner la solution de plusieurs questions importantes, (|ui s'allachent à la physiologie des Lichens.

SQUAMELLE. Squamella. liVF. Genre d'infusoires rotateurs, institué par Ebrenherg dans sa section des Polytroques. On dislingue ces animaux microscopiques en ce qu'ils ont, outre plusieurs petites couronnes de cils, une cornicule, quatre yeux frontaux et une cuirasse comprimée.

SQUAMELLES. Squaiiiellœ. bot. Cassini nomme ainsi certains ai)pendices du clinanlhe, qu'il considère comme de vraies bractées, plus ou moins analogues à celles qui composent le péricline. ChaqueSquamelle accompagne immédiatement et extérieurement une Heur.

SyUAMES. Squainœ. bot. On donne ce nom aux bractées ou sortes d'écaillés qui composent le péricline, dans les plantes de la famille des Synanlhérées.

SQUAMIFÈRES. rept. (Blainville. ) f. Ajiostozoaires.

SyUAMlFORUE. J'^Ma«i//'o//«i's. bot. Ayant la forme d'une écaille.

SQUAMIPENNES. POIS. Nom adopté par Cuvier dans son Régne Animal pour désigner la sixième famille des Poissons acanlhoplérygiens, (jue caractérisent des écailles recouvrant en grande partie les portions molles des nageoires dorsale et anale, et suiivent les rayons épineux. Leur corps a quelque analogie de forme avec les Scombéruïdes, et leurs inteslins sont longs, munis de nombreux cœcums. Cette famille se divise en deux tribus : la piemièrc, dont les dents sont en soie ou en

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velours, comprend les genres Cbœtodon, Acnnthopode, O-^phioneiniis, Trichogaster, Toxotes, Knrtits, Anabas, Cœsio pl Brama ; la seconde a les dénis sur une seule rangée bien régulière, el les genres qui lui appartiennent sont ]es i'iiomaleus, Fialola , Sescrintis, Piiueleptenis, Kyphose, Glyphysodon , Poiiiacentre, Jinphiprion, Premnas, Tcmnodon, Eques el Pûlfnemus.

SQUAMODERMES. pois. Blainville appelle ainsi la classe des Poissons gnatliodontes, dont la peau est couverte d'écaillés.

SQUAMOLOMBRlC.i'?Maw;o/wHi6/îCMS.ANSÉi,. Blainville a proposé ce nom pour une division des Lombrics, qui comprend les espf'ces dont le corps cylindrique est formé d'anneaux distincts, pourvus d'appendices composés d'une écaille pellucide, recouvrant un fascicule flabelliforme de soies droites et munies d'un cirrbe. Ici se rapportent les Lumbricus squamosus, armiger et fragilis. 1^. Lombric.

SQUAMULES. Squamulœ. bot. Petites écailles pla cées à l'orifice de la corolle dans diverses plantes Quelquefois ces écailles alternent avec les élamines. comme on le voit dans le Borrago officinalis.

SQUARREUX. Squanosus. bot. Un organe est Squarreux, l'involucre par exemple, lorsqu'il est composé ou revêtu de saillies ou de bractées raides et rapprochées, semblables à des écailles de Poissons.

SQUATIKE. Sqiialiiia. pois. F. Sqdale.

SQUATOROLE. ois. Nom d'un sous-genre proposé par Lesson pour le Vanneau-Pluvier, y. ce mol.

SQUELETTE. zooL. On nomme ainsi l'assemblage des parties dures qui soutiennent le corps, en forment la charpente et donnent attache aux muscles, principalemenl à ceux qui font exécuter au corps lout entier ou à quelqu'une de ses parties, des mouvements étendus, et (|ui fournissent ainsi à l'animal des moyens d'action sur les corps extérieurs. On emploie ici à dessein le mot de parties dures et non celui d'os, parce que ce dernier a, dans divers ouvrages, un sens beaucoup plus restreint, et que, suivant plusieurs auteurs, il est un grand nombre d'animaux qui auraient un Squelette sans avoir de véritables os : tels sont ceux des animaux du dernier embranchement et des Mollusques chez lesquels il existe des parties dures; tels sont même les Arachnides, les Insectes et les Crustacés. Pour d'autres zoologistes, au contraire, les parties dures d'une grande partie des animaux inférieurs, i)rincipalement celles des Crustacés et des Insectes, sont de véritables os. On doit se borner à indicjuer cette diversité d'opinions entre les zoologistes, sans chercher ù établir la vérité de lel ou de tel système, et sans essayer même de présenter l'ensemble des faits et des théories sur lesquels se sont appuyés les partisans de l'un et de l'autre : les limites étroites dans lesquelles on est obligé de se renfermer, permettent seulement de présenter ici quelques reniaïques sur les os considérés de la manière la plus générale : remarques d'ailleurs utiles en ce qu'elles tendront à donner une idée exacte des principales modifications de l'ensemble du Squelette, dans la série animale. On conçoit que lorsqu'il s'agissait de déterminer quels sont les animaux chez les-

quels on doit admettre l'existence des véritables os, et ceux chez lesquels on ne doit admettre que des parties dures non osseuses, on ne pouvait s'enlendre sur celte question, si l'on ne s'était d'abord entendu sur la définition de l'os en général. Or c'est précisément ce qu'on n'a pu faire. Rien de plus facile que de donner cette définition en analomie humaine; mais rien de plus difficile que de l'étendre à l'ensemble du règne animal, que de lui donner de la généralité en lui conservant de l'exactitude et de la précision. La position des os, leur dureté, leur composition chimique, leurs usages, leur mode de développement, ont tour à tour fourni des caraclères qui, tour à tour aussi, ont été récusés, et qui devaient l'être, ainsi qu'on va le voir par ces courtes réflexions :

lo Position. Les os, suivant quelques auteurs, diffèrent des parties dures, non osseuses, parleur position intérieure, les parties dures non osseuses étant ordinairement situées à la périphérie de l'animal. Mais il y a, de part et d'autre, de nombreuses exceptions : beaucoup d'animaux, parmi ceux où il est le plus difiScile d'admettre l'existence de véritables os, la Sèche par exemple, ont leurs parties dures placées à l'intérieur de leurs parties molles, tandis que des parties dures, reconnues comme de véritables os par tous les auteurs, sont situées à la périphérie de l'animal, et recouvertes seulement par une lameépiderinique. Le Squelette presque entier des Tortues est l'exemple le plus souvent cité; mais il n'est pas le seul (|ue l'on connaisse; une grande partie du crâne chez les Crocodiles, les pièces operculaires chez les Poissons, et surtout les rayons des nageoires, sont absolument dans le même cas. Enfin il en est à peu piès de même des phalanges onguéales de quelques Mammifères, des mâchoires des Oiseaux, et des bois des Cerfs qui, ù la vérité, forment une exception d'un genre particulier.

2» Dureté. Les caractères tirés de la dureté des os se retrouvent indi(|ués dans pres<|ue toutes les définitions; ils peuvent avoir une valeur réelle pour l'anatomie humaine, mais ils n'en ont aucune en anatomie comparée. Beaucoup de Coquilles, d'Oursins, de Polypiers même, sont extrêmement durs; le Squelette des .Poissons chondroplérygiensest, au contraire, toujours mol. Il n'est composé que de cartilages, et 11 est parmi eux des espèces, telles que les Lamproies {^'. Pétro- MTzos), où il n'atteint pas même, durant une portion de l'année, au degré de consistance qui est le propre du cartilage. Chacun sait que chez tous les animaux supérieurs les os, même ceux qui doivent par la suite acquérir le plus de dureté, commencent par être mois el cartilagineux, et qu'il en est même quelques-uns qui restent dans cet état jusqu'à l'époque où s'achève le développement de l'être. Enfin il n'est pas hors du sujet de rappeler qu'il est quelques maladies dans lesquelles les os, déjà complètement ossifiés, viennent pour ainsi dire à rétrograder dans l'ordre de leurs développements, perdent leur duicté, et repassent à l'état cartilagineux; d'où l'on voit que le caractère tiré de la dureté n'a de valeur, même pour l'anatomie humaine, que pour autant que l'on fait abstraction de l'infiuencede l'âge et des alléralions palliologiques.

3» Composition chimique. Les os des Mammifères, que l'on peul prendre pour type, sont formés d'une grande qiianlilé de phosphate de Chaux, d'une grande quanlilé de Gélaline, d'un peu de carhonale et d'hydrochlorale de CliauN. de quelques sels de Soude el de Magnésie,etc. Ceux des Poissons osseux en diffèrent d'une manière notal)le : ils contiennent plus de carhonale de Chaux el beaucoup moins de pliosphale de Chaux. Si mainlenant on passe aux parties dures des animaux inférieurs, des Crustacés par exemple, on ne trouvera qu'une différence de nièmeordre,mais à la vérité beaucoup plus prononcée; la quantité du carhonale de Chaux augmente encore chez eux, el celle du phosphate diminue tellement que le premier de ces sels forme à lui seul presque la moitié du poids total de l'os. Du reste, les parties dures des Crustacés conliennent aussi, comme celles des animaux supérieurs, un peu de phosphate de Magnésie et d'iiydrochlorate de Soude. 11 n'y a donc <|u'un changemenl dans la quantité, mais non dans la naUire des éléments constituants; el comme on sait qu'entre des os d'espèces diverses, même entre des os appartenant à des individus de même espèce, mais d'âge différent, il existe des différences nolables sous le rapport de la quanlité pioportionnelle de jihosphale de Chaux qu'ils renferment, on ne peul attacher une grande importance aux modilications qui viennent d'être indiquées. Qui ignore d'ailleurs que le Squelette des Poissons chojidroptérygiens qui, sous le point de vue anatomi(iue, offre une analogie incontestable avec celui des Poissons osseux, en diffère presque entièrement sous le point de vue de sa composition chimique? £1 qui ne sait aussi, tout au contraire, que les dents, très-semblahles aux os sous le point de vue de leur composition chimique, en diffèrent d'une manière tranchée sous le point de vue anatomiqiie (/''. Dïnts)? remarques qui mettent en droit de conclure que, lorsqu'il s'agit d'une délinition générale du système osseux, les caractères chimiques doivent élre rejetés comme ceux de la position on de la dureté, ou que du moins on ne doit y attacher qu'une importance secondaire.

4" Usages. Trois usages ont été assignés aux os, celui de soutenir le corps et de lui servir de ehaipenle, celui de donner attache aux muscles, et celui de protéger les organes mois en se plaçant autour d'eux. Or, il n'est rien là qui puisse être employé dans une délinilion générale, non-seulement parce qu'aucun de ces usages n'est commun à tous les os, mais aussi parce qu'ils ne sont nullement propres aux parties dures auxquelles on voudrait restreindre le nom d'os.

5» Mode de déceUippenient. Le mode de développement des organes est ce qu'il y a en eux de plus difficile à étudier, parce qu'il ne suffit pas pour le connailie de quelques observations isolées et faciles, mais qu'une longue série de recherches délicates peut seule donner des lésultals satisfaisants. Aussi, si l'on peul dire que le mode de développement des parties dures ne peut non plus servir à les caractériser d'une manière exacte et précise, c'est moins d'une manière absolue qu'eu égard à l'état présent de la science. Le développement des os des vertébrés supérieurs, celui des parties dures

des Articulés, sont déjà connus d'une manière satisfaisante; mais il reste encore à acquérir un grand nombre de faits sur le développement des parties dures des Vertébrés el des Invertébrés inférieurs. C'est seulement lorsque ces faits seront connus, que la question (|ue l'on vient de poser pourra être complètement résolue. Au reste, ce (pii ressort dès à présent de ces remarques, et ce qu'il semble important d'élablir, c'est que la défînition de l'os devra sans doute différer suivant (ju'on l'envisagera sous le point de vue de la composition cliimicpie, des usages, de la structure anatomique, du mode de développement, el même des rapports généraux avec les autres systèmes d'organes, ou en d'autres termes, que ce mot ne peut toujours avoir la même valeur en chimie, en physiologie, en analomie comparée, en analomie générale et en analomie philosophique. C'est ainsi que la dent a pu être considérée comme un os par la chimie ; comme un organe d'un genre particulier par l'anatomie générale, l'anatomie comparée et la physiologie; et comme une partie analogue à l'ongle par l'anatomie philosophique. C'est ainsi, pour citer un second exemple, (pie les vertèbres el le reste du Squelette des Poissons chondrojitérygiens sont des cartilages pour la chimie et l'anatomie générale, et des os pour l'anatomie philosophi(iue.

On a vu dans les i)aragraphes précédents les modifications les plus générales de l'ensemble du S(|iielette dans la série animale; il faut passer aux modilications plus spéciales que présentent ses diverses portions dans les différentes classes. Tout ce qui concerne les Articulés, les Mollusques et les animaux du dernier embranchement, ayant été exposé ou devant l'être dairs d'autres articles (^. Articulés, Coquilles, Cbdstacés, Insectes, Mollusques, etc.), on ne doit ici s'occujier que des Vertébrés, et déjà même, dans les articles consacrés à chacune des classes de cet emhrancliement, on a indi(|ué presque tout ce qui leur était relatif, en sorte qu'il reste seulement ici à donner une description sommaire du Siiuelelte considéré sous le point de vue le l>lus général.

Le Squelette des animaux verlébrés est composé de deux portions principales, l'une centrale placée sur la ligne médiane et qui existe constamment; et en second lieu, les appendices. La portion centrale est composée du crâne placé antérieurement, et d'un nombre plus ou moins grand de vertèbres, placées en série et ordinairement mobiles les unes sur les autres; et comme, d'après les recherches récentes de plusieurs anatomistes français et allemands, le crâne doit lui-même être considéré comme la réunion de plusieurs vertèbres soudées entre elles, loule la portion centrale du Squelette j)eut être réunie sous le nom d'axe vertébral. La portion crânienne de cet axe (K. Crâne), n'est pas la seule qui soit composée de vertèbres réunies entre elles et immobiles les unes sur les autres : les vertèbres de toutes les autres régions sont également soudées dans différentes classes. Les vertèbres cervicales sont réunies entre elles chez les Cétacés, parmi les Mammifères et chez un grand nombre de Poissons soit osseux, soit cartilagineux; les vertèbres dorsales el lombaires sont immobiles el soudées dans la carapace chez les Tor-

mes; les verlèbres, placées entre les membres abdominaux, sont le plus souvent, comme chez l'Homme, réunies en une seule pièce qu'on nomme sacrum, et même chez les Oiseaux. Le sacrum comprend loules les verlèbres depuis le thorax jusqu'à la queue, c'est-à-dire les lombaires et les sacrées. Enfin lorsque les vertèbres caudales sont très-peu nombreuses et ne se montrent pas en dehors de manière à former une queue, elles se soudent ordinairement en une pièce que l'on nomme coccyx. L'Homme fournit un exemple de cette disposition.

Le nombre des vertèbres est très-variable dans la série animale, très-souvent même les espèces des genres les plus naturels diffèrent entre elles sous ce point de vue, mais à la vérité dans des limites peu étendues. Quelquefois on remarque qu'il existe une ou deux vertèbres de plus dans une région, et une ou deux de moins dans une autre; en sorte qu'il s'établit une véritable compensation, et que, malgré d'importantes différences numériques dans diverses régions, le nombre total des vertèbres peut être le même. Quoi qu'il en soit des différences qui viennent d'être indiquées, l'étendue de quelques-unes des régions de la colonne vertébrale offre ordinairement quelque chose de constant pour toute une classe, et l'on peut même déduire de ce fait quelques caractères généraux d'une haute importance. La classe si peu naturelle des Reptiles est la seule dans laquelle le nombre proportionnel des vertèbres, dans les différentes régions, varie très-irrégulièrement; ce qui n'étonnera plus lorsqu'on aura réfléchi aux variations considérables de leur nombre total. Une multitude de Serpents en ont plus de trois cents; telle est en particulier la Couleuvre à collier, qui, d'après Cuvier, en a trois cents seize; l'Orvet n'en a , au contraire, que quarante-neuf; et, parmi les Batraciens anoures, la Grenouille n'en a que dix, et le Pipa huit seulement. Il n'est, parmi les Mammifères et les Oiseaux, et même parmi les Poissons, aucune espèce qui ait autant de vertèbres que la Couleuvre à collier; il n'en est pas non plus qui en ail aussi peu que la Grenouille ou le Pipa.

Une vertèbre complètement développée est, suivant Geoffroy Saint-Hilaire, composée de neuf pièces élémentaires, savoir ; une centrale, nommée cycléal, de forme ordinairement circulaire ; deux paires de pièces placées au-dessus du cycléal : ce sont les périaux et les épiaux; deux autres paires, placées au-dessous : les paraaux et les cataaux. Presque toujours les périaux et les épiaux se disposent au-dessus du cycléal, de manière à laisser entre eux et lui un intervalle plus ou moins étendu; et c'est dans le canal qui résulte de la succession des intervalles ou des trous existant ainsi dans chaque vertèbre, qu'est logée la moelle épinière ( /"'. Cervead). Les dernières verlèbres caudales sont les seules qui ne présentent pas celte disposition. En outre, dans un grand nombre de Poissons, les paraaux et les calaaux forment au-dessous des cycléaux un canal semblable à celui que forment en dessus les périaux et épiaux, et ce second canal loge le tronc aortiquc. Dans ce dernier cas, dont les Pleuronectes fournissent un exemple, il y a une ressemblance com-

plète, non-seiilement entre la moitié droite el la moitié gauche, mais aussi entre la moitié supérieure et la moitié inférieure de la colonne vertébrale, et chaque vertèbre est formée de quatre portions entièrement semblables entre elles. Cette remarque est la seule que l'on puisse présenter sur les formes générales des vertèbres; formes qui varient à l'infini suivant les espèces, et dans la même espèce suivant les régions que l'on observe.

Les côtes peuvent être considérées comme une dépendance de la colonne vertébrale : Geoffroy Sainl- Hilairc les regarde même comme étant des cataaux et des paraaux considérablement agrandis, afin de pouvoir entourer et proléger les viscères de la cavité thoracique. Ces os existent Irès-généralement parmi les Vertébrés, et leurs modifications sont presque toujours en rappoit avec celles du sleruum {f^. Tortce, etc.); cependant les côles manquent chez les Grenouilles qui ont un sternum, et existent chez les Serpents qui n'en ont pas. Parmi les espèces Quelles existent, leur nombre esl très-variable; les Oiseaux en ont généralement de sept à douze, et les Mammifères de douze à vingt-lrois; les Serpents, principalement les Boas et quelques genres voisins, en ont un très-grand nombre. Les côles du sternum, que l'on a désignées en anatomie humaine sous le nom de cartilages costaux, sont lantôl osseuses et tantôt restent à l'élat cartilagineux. Le sternum est presque toujours entièrement ossifié, et il est même quelquefois d'un tissu très -compacte; cependant il reste aussi cartilagineux, au moins en partie, dans plusieurs genres : lels sont les Crocodiles où cet os est, en outre, remarquable en ce qu'il se prolonge sur toute la longueur du tronc et s'étend jusqu'au pubis; sa portion postérieure porte des côles cartilagineuses, placées dans les parois de l'abdomen, et donnant attache à plusieurs muscles. Cette disposition très-remarquable esl liée, suivant Geoffroy Saint-Hilaire, à l'existence de deux canaux particuliers qui mettent en communication l'intérieur du cloaque avec la cavilé du péritoine. La composition du sternum a été suffisamment décrite à l'article Mammifères, et l'on peut se dispenser d'y revenir ici. Son existence chez les Poissons est encore un fait douteux, non pas que sa petitesse ou son état rudimentaire ait rendu difficiles les recherches à son sujet, mais parce que les zootomistes ne sont pas d'accord entre eux dans leurs déterminations. La même incertitude règne encore dans l'état présent de la science à l'égard de plusieurs autres parties du Squelette de cette classe, dans laquelle le type des Vertébrés a subi de si nombreuses et de si graves altérations.

L'appareil hyoïdien, à quelques exceptions près, et surtout en faisant abstraction des modifications trèsremarquables qu'il subit chez les Poissons, est en général isolé et entièrement séparé des autres parties dures, et, sur les trois fonctions que l'on attribue ordinairement aux os, savoir, de soutenir le corps et d'en former la charpente, de protéger les parties molles, enfin de donner attache aux muscles, cette dernière est la seule qu'il remplisse ordinairement.

11 reste maintenant à donner une idée générale des modifications que subissent les membres dans la série

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(les Veiléliiés. La plupart d'cnlre eux ont deux paires de ces appendices; mais un assez grand nombre de Renres de ditrérentes classes n'en ont qu'une seule; d'autres n'en ont point du tout. Au contraire, aucune espèce n'en a plus de deux. Les Oiseaux, sous ce rapport comme sous presque tous les autres, forment la classe la moins variable; tous ont deux paires, dont l'antérieure est ordinairement, mais non toujours, convertie en inslrumenls de vol ou ailes. Parmi les Mammifères, les Cétacés sont privés de la paire postérieure, et la paire antérieure, non terminée par des doigts, est changée en nageoires. Les deux paires d'extrémités existent, au contraire, dans tous les autres ordres de cette classe : elles sont le plus souvent construites pour la marche, mais peuvent aussi l'une et l'autre être converties en nageoires, en instruments propres à fouir et en organes de préhension. De plus, l'antérieure peut être changée en ailes. Les Reptiles présentent toutes les combinaisons possibles; ils peuvent avoir les deux paires à la fois, la paire antérieure ou la postérieure seulement, ou bien manquer entièrement de membres. De plus, leurs membres peuvent être des instruments de marche, de natation, de préhension, et leur forme et leur position varient à l'infini. Les Poissons présentent aussi de fréquentes variations<iuanl au nombre, ù la position et à la forme de leurs membres, mais point quant à leurs fonctions. Les deux paires sont toujours des instiumenls de natation, et se trouvent si profondément modifiées, que ce n'est qu'avec la plus grande difficulté qu'on parvient à établir leur analogie avec les organes de la locomotion des autres Vertébrés; aussi des noms particuliers ont-ils été donnés, soit à leurs diverses portions, soit à leur ensemble. Les nageoires pectorales sont les analogues des membres antérieurs; les ventrales les analogues des postérieurs. Quant aux nageoires impaires, auxquelles on a donné le nom de dorsale, d'anale et de caudale, elles sont considérées comme des dépendances de l'axe vertébral, et ne peuvent être, quel(|ues modifications qu'elles viennent à subir, confondues avec les membres auxquels elles ne ressemblent que par leurs fonctions.

Les fails ci dessus indiqués suffisent pour donner une idée des modifications principales que subissent, dans les différentes classes des Vertébrés, les membres considérés dans leur ensemble. Quelques remarques doivent cependant encore être présentées à leur sujet. En comparant ensemble toutes les variations du nombre des membres dans les différentes classes, il est facile de voir que la paire antérieure est beaucoup plus constante (|ue la postérieure. Le genre Bipède ou Hystérope paraît même être le seul qui ait des membres abdominaux sans avoir des membres thoraciques; encore existe-t-il sous la peau quelques rudiments de ceuxci. Le fait général que l'on vient d'indiquer est digue d'attention en lui-même, et surtout on ne le regardeia pas comme dénué d'importance si on le rapproche de cet autre fait, (|ue les membres antérieurs apparaissent constamment les premiers dans l'ordre des développements chez l'embryon de l'Homme et des Mammifères supérieurs.

Un fait qu'il importe aussi de noter, c'est que quand

les membres viennent à manquer, il est quelquefois impossihle d'en retrouver le plus léger vestige sous la peau (/'. Lamaistin); mais que le plus souvenl.au contraire, une dissection attentive fait découvrir des rudiments plus ou moins complets. Chez quelques Cétacés, par exemple, tel que le Dugong, les os pelviens n'ont point entièrement disparu. Chez les Ophidiens euxmêmes, on retrouve très-généralement les rudiments des membies postérieurs : on les connaissait depuis longtemps chez les Orvets et dans qnel(|ues autres petits groupes voisins des Sauriens; le docteur Mayer les a trouvés aussi dans un très-grand nombre de genres parmi les vrais Serpents (Ann. des Se. nat.. t. vu).

Les membres, soit antérieurs, soit postérieurs, peuvent être divisés en quatre portions, savoir : l'épaule, le bras, l'avant-bras et la main pour les premiers; le bassin, la cuisse, la jambe etje pied pour les seconds. L'existence de ces quatre segments est manifeste dans toutes les classes, les Poissons exceptés. Quatre os élémentaires composent le premier segment de l'un et de l'autre membre, savoir : l'omoplate, l'os coracoïdien, l'acromial et la clavicule pour l'épaule; l'ilénm, l'ischium, le pubis et le marsupial pour le bassin; mais on ne trouve presque jamais dans l'état adulte ces quatre os isolés et distincts. Le plus souvent, chaque moitié du bassin n'est formée que d'une seule pièce, et l'on ne distingue que deux pièces scapnlaires. Il est même un très-grand nombre de Mammifères, les Ongulés et quelques autres, où il n'existe pourl'éiiaule (comme pour le bassin) qu'une seule pièce résultant de la soudure de l'omoplate, complètement développée, avec les autres os scapnlaires devenus, ou très-petits, ou entièrement rudimentaires. Dans ce cas il n'existe plus de clavicule, et le membre antérieur tout entier est isolé et séparé du reste du Squelette. Chez l'Homme, les Singes, les Chauves-Souris et quelques autres Mammifères, la clavicule unit au contraire l'omoplate, et par son intermédiaire tout le membre antérieur, avec le sternum. Chez les Oiseaux, l'omoplate et le sternum sont également unis par la clavicule dont l'extrémité se soude sur la ligne médiane avec celle du côté opposé; la pièce composée qui résulte de cette soudure est connue sous le nom de fourchette. De plus, dans cette classe, Vos coracoïdien se développe et s'étend aussi de l'omoplate au sternum. Les membres antérieurs des Oiseaux ont donc de doubles moyens d'union avec le reste du Squelette, savoir : par la clavicule ordinaire ou clavicule furculaire, et par l'os coracoïdien ou clavicule coracoïde; et, en outre, ils sont unis entre eux par l'inlei médiaire de la fourchette, c'cst-à dire de la pièce unique qui résulte de la soudure des deux clavicules proprement dites. Les pièces scapnlaires présentent chez les Reptiles des variations très-nombreuses : dans quelques genres leur disposition offre quelque analogie avec celle décrite chez les Mammifères; dans d'autres, avec celle que présentent les Oiseaux; mais dans la plupart ce sont des modifications qui n'olfrent qu'une analogie très-éloignée avec ce qui a lieu dans les autres classes. Les membres postérieurs sont toujours unis aveclacolonnevertébraleparl'iutermédiaire du bassin, dont les modifications, très-nombreuses sans cependant

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l'ède aulanl que celles de l'épaule, fournisscnl, à !'(■l'aid de quelques classes, des caractères généraux d'une liaule imporlance (^. Mammifères, etc.). Ces remarques, de même que celles qu'il reste à présenter sur les autres portions des membres, ne sont point pour la plupart applicables aux Poissons. Dans cette dernière classe, le bassin n'adbère que très -rarement à l'axe vertébral, tandis que les membres antérieurs ou nageoires pectorales sont ordinairement unies au reste du Squelette par les pièces scapulaires. C'est, comme on volt, l'inverse de ce qui a lieu chez un grand nombre de Mammifères. Le second segment des membres, soit antérieur, soit postérieur, n'est jamais formé que d'un seul os, savoir : l'humérus pour le bras, le fémur pour la cuisse. Le troisième segment est au contraire trèssouvent composé de deux os. tantôt entièrement séparés, tantôt soudés ensemble par leurs deux extrémités ou par l'une d'elles ; le radius et le cubitus pour l'avanl-bras, le tibia et le péroné pour la jambe; et il est à remarquer que, lorsqu'on n'en trouve qu'un seul, on aperçoit très-souvent un sillon longitudinal, indice (le la séparation primitive de cet os en deux pièces. En outre, chez les Mammifères et chez presque tous les Oiseaux, il existe au membre postérieur, au-devant de l'articulation de la jambe avec la cuisse, un petit os de forme arrondie, analogue par son mode de développement aux os sésamoïdes. et donnant attache au teiulon des extenseurs de la jambe ; c'est la rotule. L'apophyse olécrâne du cubitus est son analogue au membre antérieur : celte apophyse forme, chez les jeunes sujets, une pièce distincte, et son usage est analogue à celui de la rotule : elle donne, en effet, attache à l'extenseur de l'avantbras. Au reste, il est quel(|ues Mammifères (les Chauves Souris) chez lesquels le meml)re antérieur présente, non-seulement une apophyse analogue à la rotule, mais bien un os particulier absolument disposé comme la rotule du membre postérieur, et qui, pour celte raison, peut être désigné sous le nom de rotule antérieure ou rotule du coude. Les Reptiles manquent généralement de rotule postérieure, on l'ont rudimentaire et à peine visible. Un grand nombre d'entre eux ont, au contraire, une rotule antérieure. Rudolphi l'a découverte le premier chez le Pipa, et Meckel l'a trouvée depuis chez d'autres Batraciens, chez la Tortue grecque, chez plusieurs Lézards et chez quelques autres Sauriens.

Le dernier segment des membres antérieurs et postérieurs se subdivise en trois portions, savoir ; le carpe, le métacarpe et les phalanges pour la main; le tarse, le métatarse et les phalanges pour le pied. Les petits os. dont la réunion constitue le carpe et le tarse, varient beaucoup pour leur nombre, leur forme cl leur disposition, non-seulement d'une classe, mais même d'une famille ou d'un genre à l'autre ; mais l'existence de quelques-uns d'entre eux paraît un fait constant. Chez les Oiseaux eux-mêmes, on retrouve facilement le carpe dans l'aile; et l'on ne voit pas pour quel motif les os que Meckel nomme tarso-mélatarsiens, ne seraient pas considérés comme de véritables os du tarse : leur disposition générale et leur forme les rendent, il est vrai, assez semblables aux os du métatarse,

mais leurs connexions sont celles des os du tarse. Les os du métacarpe et du métatarse ne sont véritablement que les premières phalanges des doigts; aussi, dans un grand nombre d'animaux, sont-ils à peine différents par leur forme et leur disposition des os auxquels on donne plus spécialement ce dernier nom. D'après Meckel, il n'y aurait ni métacarpe ni métatarse chez la Tortue grec(iue. Le Protée serait également, d'après le même auteur, privé de métacarpe; mais le célèbre analomiste allemand ne s'appuie, pour arriver à ces conclusions, que sur des analogies de forme et sur quelques autres considérations qui ne paraissent pas d'une plus haute valeur. Rien ne s'oppose ù ce que l'on détermine, comme des métacarpiens et des métatarsiens, les pièces qu'il considère comme les premières phalanges des doigts. Le nombre des doigts et le nombre des phalanges qui entrent dans la composition de chaque doigt, sont sujets à un très-grand nombre de variations; il suffit de dire queles doigtssont le plus ordinairement au nombre de quatre ou de cinq, et qu'ils sont presque toujours composés de deux à cinq phalanges. Une exception Irès-remarquableest celle qui a lieu chez diveis Cétacés : l'un des doigts a, chez quelques Baleines, jusqu'à neuf phalanges; ce <iui rapproche ù quelques égards les nageoires de ces Mammifères des nageoires des Poissons, dont les rayons sont souvent composés d'un grand nombre de pièces distinctes.

il est it remar(|uer que, parmi les Vertébrés, on ne trouve jamais, dans l'état normal, de différences entre les appendices d'un côté et ceux de l'autre, comme cela a lieu quelquefois chez les animaux inférieurs, même parmi les Articulés. Les vertèbres sont aussi toujours parfaitement symétriques. Il résulte de là que la symétrie est un caractère plus constant pour le Squelette des Vertébrés que pour celui des Articulés, et à plus forte raison des autres Invertébrés. Il est cependant une région du Squelette qui présente quelquefois chez les premiers eux-mêmes un défaut de symétrie : c'est le crâne. Ainsi un assez grand nombre de Poissons, les PIcuionecles, ont les deux yeux placés du même côté, et la tête tout entière modifiée d'une manière très remarquable; et ce défaut de symétrie dans la portion antérieure de l'axe vertébral est d'autant plus digne d'attention, que dans aucune autre famille de Poissons, la portion postérieure de ce même axe ne présente une plus parfaite régularité. Les Becs-Croisés parmi les Oiseaux, le Narval et (d'après les observations de Cuvier) quel(|ues Cachalots, parmi les Mammifères, présentent aussi dans la partie antérieure de leur tête un défaut de symétrie, à la vérité beaucoup plus léger que celui que l'on vient d'indiquer chez les Pleuroncctes.

Il est indispensable, en terminant cet article, d'exposer les raisons qui ont décidé l'auteur, Isidore Geoffroy, à passer sous silence, en décrivant les diverses portions du Squelette des Vertébrés, les divisions le plus généralement adoptées dans les livres d'anatomie humaine, et même dans la plupart des ouvrages d'anatomie comparée. Ces divisions sont, sans aucun doute, d'une grande utilité lorsqu'on étudie un être en particulier, ou même une famille, un ordre, une classe en

général ; mais «lies cessent de l'être dès qu'on vent s'élever encore à un plus liant degré de généralité. Tous les Vertébrés ont un axe vertébral et des appendices plus ou moins nombreux, plus ou moins complexes ; chez lous aussi, l'axe vertébral peut être divisé en crâne et en vertèbres : mais au delà de celte division, il n'est plus rien de général, et rien par conséquent qui ait dft occuper dans un article consacré, non à une description analomi<|ue du Squelette, mais à un résumé sommaire de ses conditions essentielles d'organisation considérées dans leur plus grande généralité.

SOUILLA. BOT. y. SCILIE.

SQUILLAIRES. CRDST. L'ordre de Crustacés ainsi nommé parLatreille et qui comprend les genres Sqiiille et Mysis, est plus généralement désigné aujourd'hui sous le nom de Slomapodes. y. ce mot.

SQUILLE. Squilla. crust. Genre de l'ordre des Slomapodes, famille des Unipeltés, établi par Fabricius, qui comprenait sous ce nom toutes les espèces formant actuellement la famille des Unipeltés. Ce genre, tel qu'il est restreint par Lalreille, a pour caractères essentiels : appendice latéral des six pieds postérieurs linéaire ou filiforme. Doigt des serres (les seconds pieds-mâchoires ou leurs analogues) très-comprimé, en forme de faux (le plus souvent denté); une rainure très étroite, dentelée sur l'un de ses bords, épineuse sur l'autre, s'étendant dans toute la longueur du côlé interne de l'article précédent. Ce genre se distingue facilement des Gonodaclyles, parce que ceux-ci ont l'ongle ou le doigt des serres ventru ou plus épais à sa base, et finissant simplement en pointe. Les Coronides en diffèrent par l'appendice latéral des six pieds postérieurs, qui est large, aplati et arrondi, tandis qu'il est linéaire chez les deux autres genres. Les Érichtes et les Alimcs en diffèrent, parce que le bouclier recouvre la moitié antérieure du corps en ne laissant à découvert que les cinq ou six derniers segments, tandis que dans les trois premiers genres dont il a été parlé, ce bouclier ne recouvre au plus que le premier segment du Ihorax. Le corps des Squilles est étroit, allongé, demi-cylindrique, recouvert d'un test assez mince et composé de douze segmenis. Le premier est beaucoup plus long que les autres; il est recouvert d'un test ou bouclier presque carré, plus étroit en avant, et en forme de triangle allongé et tronqué; c'est ce segment qui forme la têle; on voit en avant une pièce articulée, ayant la forme d'un triangle renversé et qui sert de support à deux yeux portés sur deux pédicules et aux antennes intermédiaires. Les antennes latérales sont plus courlesque les précédentes et accompagnées d'un appendice en forme de feuillet elliptique, cilié ou velu sur ses bords. La bouche est composée d'un labre, de deux mandibules, d'une languette composée de deux pièces et de deux paires de màclioiies; après ces mâchoires viennent les dix premières paltes, toutes leiminées par une pince en griffe, et dirigées en avant; elles sont Irès-rapprochées et disposées autour de la bouche en manière d'angle, dont le sommet est supérieur. Les deux premières sont insérées près des bords latéraux de la lêle, à la hauteur des deux dernières mâchoires. Celles de la seconde paire ou les serres pro-

prement dites sont beaucoup plus grandes et terminées par l'ongle mobile ou la griffe dont il a été queslion plus haut. Toutes ces pattes onguiculées, à l'exception des deux dernières, ont à leur base postérieure un polit corps membraneux, vésiculaire, plus ou moins susceptible de tuméfaction, et attaché au moyen d'un court pédicule. Le segment qui vient après la tèle est plus court que les suivants et sans aucun organe spécial ; il tient lieu de col. Les trois segments suivants portent chacun une paire de pattes grêles, filiformes et terminées par un article triangulaire ou conique, comprimé et garni de poils au côté intérieur; à l'extrémité postérieure du troisième article de ces pattes est inséré un pelitappendiceou rameau cylindri(iue, menu, linéaire, prolongé jusque près du bout de l'article suivant, et offrant à son cxirémilé des divisions annulaires superficielles et quelques poils. Viennent ensuite sept segments formant la queue; au-dessous de chacun des cinq premiers, on voit une paire de nageoires ou de pieds-nageoires formés de deux pièces foliacées, en partie membraneuses, vésiculeuses, triangulaires ou ovales, bordées de cils nombreux et plumeux, situées sur un pédicule commun, avec une brancliie composée de filets très-nombreux, articulés et remplis d'une matière molle, parlant d'un axe commun et rassemblés en manière de houppe. Chaeiiie côlé de l'avant-dernier segment donne allache à un appendice en nageoire, composé de trois articles; enfin le dernier segment est plus grand que les anneaux précédents, presque carré, avec le bord postérieur un peu ar(|ué et arrondi. Ses bords offrent, dans leur contour, des sinus plus ou moins profonds et dont les plus forls ressemblent à des épines; l'anus est placé près du milieu de la base de ce segment. Les S(iuilles se tiennent dans les profondeurs de la mer; leur accouplement a lieu au printemps, et les femelles se cachent sous les rocheis lorsqu'elles veulent pondre leurs œufs.

Sqiiii.le Mante. Squilla Mantis, L., Degéer, Fabr., Latr. Longue de six à sept pouces; crochet des pinces ayant six dents ; corps ayant en dessus plusieurs lignes élevées. Segment postérieur portant deux taches rougeâtres. Cette espèce n'est jias rare dans la Méditerranée ; on l'a trouvée très-rarement sur les côtes de l'Océan.

Sqcilie a qdede rude. Squilla scabricaiula, Lam. Carapace courte, prescpie en cœur, marquée de quatre sillons; corps généralement lisse, avec la dernière pièce de l'abdomen couverte, en dessus, de nombreuses aspérités; ongle mobile des grands pieds en pince à huit dents. Taille, six pouces. De l'océan Indien.

Squille sttlifère. Squilla styli/'vra, Latr., Lam.; Squilla ciliata, Fabr. Longue d'environ deux ou trois pouces; crochet des pinces ayant trois dents. Corps lisse en dessus, à l'exceplion les deux derniers segments. On la trouve à l'Ile-de-France.

SQUINE. BOT. Espèce du genre Smilace, dont la racine est employée en médecine, f^. Smilace.

STAAVIE. Slaavia. iioT. Genre de la famille des Bruniacées et de la Penlandrie Digynie, L. .établi par Dahl et offrant les caractères suivants : calice adhérent A l'ovaire, divisé supérieurement en cinq lobes subulés

et calleux; corolle a cinq pétales lancéolés, épais, alternes avec les lobes calicinaux; cinq éfamines opposées aux pélales; deux slyles cohérenis à la liase. (lislincls seulement au sommet; capsule ù deux coques souvent biparlibles à la maturité, renfermant une graine dans cbaijue coque. Ce genre, formé aux dépens des Phylica et des Bntniu de Linné, a élé nommé par Schreber Levisanus, nom qui avait élé appliqué à une Protéacée; il a reçu en outre et fort inutilement, de Neekcr, celui d'y4strocoma.

Staavie nde. Staavia nutla. C'est un sous-arbrisseau à feuilles linéaires, étalées, calleuses au sommet; à fleurs agrégées eu capitules terminaux, discoïdes, involucrés par des bradées tantôt luisantes et plus longues que les feuilles, lanlôl semblables à celles-ci. Du cap de Bonne-Espérance.

STABEROHA. bot. Genre delà famille des Resliacées, institué par Kunlh, avec les caractères suivants : fleurs dioïques, dont les slaniinigères sont encore fort peu connues; les pistilligères sont disposées en épi imbriqué, cl accompagnées chacune d'une bractée comprimée; périgonc persistant, à six glumes, dont les extérieures sont plus roides et plus longues : les latérales ont la forme naviculaire et une carène ailée; élamincs rudimenlaires; ovaire à une loge, rarement à deux, et alors il existe une gemmule enlre elles; deux ou trois slyles distincts; sligmales allongés et subplumeux. Le fruit consiste en une noix obliquement elliptique, en forme de lentille bombée, monosperme et indéhiscente. Les plantes qui composent ce genre sont herbacées, à rhizome écailleux et rampant; les chaumes sont simples, à gaines ascendantes, aphylles, fendues dans leur partie supérieure; les épis sont terminaux, solitaires ou géminés; les bractées sont du double ou du triple plus grandes que les fleurs. Du cap de Bonne-Espérance. ST.ACHIDE. Slaclij-s. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L. Caractères : calice persistant, lubuleux, anguleux, divisé jusqu'à moilié en cinq dents presque égales; corolle dont le tube est court, la lèvre supérieure droite, presque égale, concave, souvent échancrée, l'inférieure plus grande, à trois lobes, dont les deux latéraux sont réfléchis en dehors, celui du milieu plus grand, quelquefois échancré; quatre élamines didynames, les deux extérieures rejetées sur les côtés de la corolle après la fécondation ; ovaire quadrilolié, surmonté d'un slyle filiforme et d'un stigmate bifide; quatre akènes ovales, anguleux, cachés au fond du calice. Parmi les Stacliides qui croissent en France, on remarque : 1° le S/ar/iys sylraticri, L., vulgairement nommé Orlie puante. C'est une piaule herbacée, très-commune dans les bois, et qui se dislingue par ses feuilles grandes, ovales, cordiformes et par son odeur forte, désagréable; 2» le Slachfs paliistiis, L., vulgairement Orlie morte des marais; ses feuilles sont linéaires, allongées; ses Heurs purpurines, panachées de jaune; son odeur désagréable; ô" le Stachxs yermanica, nommé vulgairement Épi fleuri. Celte espèce a un aspect assez agréable; elle est recouverte d'un duvet soyeux et blanchâtre. On la trouve abondamment, en certaines localités d'Europe, sur le bord des chemins et dans les lieux arides.

STACHOUSIA. BOT. Genre d'Algues de la famille des Fucacées, proposé par Lamouroux, mais qui n'a été adopté que comme section du genre Cystoceire.

STACHYANTHE. Stacliyn^ilhus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Vernoniacées, institué par le professeur De Candolle, avec les caractères suivants : capitules formés de la réunion de douze ou treize fleurs sessiles près du sommet du rameau, en une sorte d'épi serré; l'axe central ou rachis est scrobiculé; il n'y a point de bractées sous l'épi; involucre formé d'écaillés oblongues, comprimées et obtuses, les plus intérieures sonl un peu miicronées; akènes velus; aigrclle à plusieurs rangs de soies dont l'inférieur est jaunâtre.

STAcaYANTBE DE Mabtids. Stitchyanthiis Marlu, De Cand. C'est une plante herbacée, faiblement sousligneuse, entièrement couverte d'une pubescence courte, serrée et blancbàire; la tige est cylindrique et rameuse, garnie de feuilles pétiolées,ovato-rhomhoïdes,enlières à leur base, dentelées au sommet; les pédoncules sont très-longs et nus. Du Brésil, aux environs de Bahia.

STACHYARPAGOPHORA. bot. (Vaillant.) Synonyme d'Achyranlhes.

STACHYCllRYSDM. bot. Le genre proposé sous ce nom par Bojer, dans la famille des Légumineuses, a été réuni au genre Acacia.

STACIIYDOTYPUS. bot. Sous-genre proposé par Dumorlier dans son Flonilu Belgica, p. 45, pour quelques espèces du genre Stachys.

STACHYGYNAKDRUM. bot. (Lycopodiacéet.) Palisot de Beauvois a doiuié ce nom à un genre formé aux dépens des Lycopodes et qui renferme les espèces dont les capsules de deux sortes : les unes renfermant une poussière fine, les autres des graines grosses et en nombre défini, sont disposées en épis distincts du reste de la plante et renferment les deux sortes d'organes dans le même épi. La présence de deux sortes d'organes aussi différents que les capsules à poussière fine, semblable à celle des vrais Lycopodes, et les capsules qui contiennent des graines sphériqiies assez grosses et en nomhre déterminé (trois à cinq), paraît bien suBîsante pour distinguer ces planles des vrais Lycopodes qui ne présentent que le premier de ces organes; mais la disposition de ces capsules entre elles, c'est-à-dire leur réunion sur le même épi ou leur séparation sur des épis différents, ainsi que la forme de cet épi, ne semblent pas des caractères sufiisants pour distinguer des genres, et il est assez probable qu'on réunira sous le nom de Stachygynaiulnim les genres Selaginella, Diplostachyum et Slacliygynandium de Palisot de Beauvois, genres qui tous présentent les deux sortes d'organes qui sont indiquées ci dessus et qui diffèrent par ce caraclère des vrais Lycopodes; toutes ces plantes, à l'exception du Slachygynan- Uriim Se/agi noiiles [Lycoporlium Selaginoiiles, L.; Seluginella, Pal.-Beauv.), ont un port particulier qui les dislingue parfaitement des vrais Lycopodes; leurs feuilles distiques sont de deux formes : les unes plus grandes, plus étalées, les autres plus petites et plus dressées, recouvrant la base des premières comme des sortes de stipules. Outre l'espèce citée plus haut , ce

(jenre en coinpreml ei)core deux aulres imlii;f'nes que leur petilessR et la disposilion de leurs feuilles font ressembler à de grandes Jungermannrs; ce sont les Lycopoilinm helretinim, L., et ilptiliciilaliim. Les espaces exotiques sont fort nombreuses; beaucoup d'entre elles sont d'une taille remarquable, s'élevant jusqu'à deux ou trois pieds, et d'un port extrêmement ('■léganl; tels sont, parmi les espèces les plus communes, les l.xcopodiuvi ftahellalum, L.,plumosum, L., circi'nale, L.. etc.

STACHYLIDIUM. bot. {Miicédiiiées.) Genre (itabli par bink, qui renferme deux espèces de petites moisissures formées de filaments couchés d'où naissent des filaments dressés, cloisonnés, qui portent les sporidies; ces sporidies, ([ui d'après Fiies sont de petits péridiums avortés, opinion qui parait très-vraisemblable, sont placées le Ions des filaments opposés ou verticillés; ces sporidies peuvent donc être regardées comme de petits rameaux latéraux, renflés et contenant des sporules. Link indique deux espèces de ce genre, que Personn a placées parmi les Bolryles; l'une croît sur la terre, l'autre sur les branches sèches.

STACIIYMACRIS. bot. L'une des sections du genre Scutellaria, de Linné. F. Scdtellaibe.

STACHYMORPHA. BOT. Ce genre établi par Ollh. aux dépens des Silène, de Linné, n'a été admis (pie comme groupe sectionnaire dans le genre type.

STACHYOBOTRIS. bot. L'une des scclions du genre Teucrium de Linné.

STACHYOIDES. bot. Rencaulme faisait sous ce nom un genre de VOrnillwgalum pyreiiaicinii, L.

STACHYOPTÉRIUES. bot. (Willdenow.) /■'. Ltcorodi^cëës.

STACHYOTYPUS. bot. Section du genre Stachys, famille des Labiatées. F. Stacbide.

STACHYS. BOT. y. Stacbide.

STACHYTARPIIÈTE. Slachytarpheta. BOT. Genre de la famille des Vcrbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi parVahl aux dépens des f^eibena, de Linné, et offrant les caractères suivants : calice tubuleux, à quatre dénis; corolle dont le tube est courbé, le limbe quin(|uéfide, inégal ; quatre étamines didynames, dont deux sont siériles; stigmate à peu prèscapité; drupe sec, biloculaire, biparlible . à loges monospermes. Ce genre a été nommé Cymburiis par Salisbury; il renfeime au moins quinze espèces, presque toutes originaires des Antilles et de rAméri(|ue méridionale. Ce sont des plantes herbacées ou frulescenles, à feuilles opposées, dentées en scie ou crénelées. Les fleurs sont alternes, disposées en épis, sessiles et à demi enfoncées dans l'axe charnu. Leur corolle est tantôt violette ou bleuâtre, tantôt purpurine ou rose. Parmi les espèces les plus remarquables, on peut citer les suivantes qui sont cultivées dans les jardins de l)olani(|ue : 1» Stachylnrphela aiigmlifolia, Vahl, Euiiiii. Plant., 1, p. 205, ou Verbeua /n(?/co, Jacq.. Oft s. ,4, p. 7, lab. 86; 2o Stachylarpheta mulabilis, Vahl, loc. cit.; Ventenat, Malm.. p. 36; Jacq., Icon. rar.. 2, tab. 207; 3" Stachytarpheta prisviatica, Vahl, /oc. ci*. ; Jacq. , loc. cit., lab. 208; 4" Stachytarphetn squamosa , VaM, loc. cit.; Jac(\., finit. Scliœiihi:. p. ô, tab. 5. D'après

Auguste Saint-Hilaire, le genre Stachylarpliela ne diffère aucunement du Feibena.

STACKOUSIE. Slackousia. bot. Ce genre, établi par Smilh {Lin. Soc. Tians., 4, p. 218) pour un arbuste originaire de la Nouvelle-Hollande, a été considéré par Brnvvn comme formant le type d'une famille nalurellc distincte et nouvelle qu'il nomme Slackoiisiées. Les caractères du genre Staticoiisia sont les suivants : le calice est monosépale, turbiné, à cinq divisions; la corolle est pseudo-monopétale, c'est-à dire composée de cin(| pétales soudés ensemble par leurs onglets et formant ainsi une corolle tubuleuse et à cinq divisions; les élamines, au nombre de cinq, sont distinctes, insérées au calice, deux d'entre elles sont constamment plus courtes que les liois autres; l'ovaire est libre, à trois ou cin(| loges qui forment autant de côtes saillantes; chaque loge contient un seul ovule dressé; les styles, en même nombre que les loges, sont quelquefois cohérents entre eux par leur base et terminés chacun par un stigmate simple. Le fruit est une capsule à trois ou cinq coques monospermes, indéhiscentes, réunies à un axe ou columelle persistante. La graine se compose d'un endosperme charnu au centre duquel est un embryon dressé.

STKCK.ovs\t,iiioxoG\TiE. Slackoiisiamonogyna,La\n\. C'est une plante sous-frutescente à sa base, ayant ses rameaux grêles et efiBlés; ses feuilles alternes, entières, petites, sans stipules ; ses Heurs fort petites, disposées en très-longs épis à la partie supérieure des ramifications de la tige. Elle croît à la Nouvelle-Hollande.

STAD.MANNIE. Statlmannia. bot. Lamarck avait figuré sous ce nom un arbre, nommé vulgairement Bois de fer à Mascareigne, et qui se distinguait des autres Sapindacées à fleurs régulières par son fruit uniloculaire et par ses fleurs dépourvues de pétales. Ayant ensuite trouvé de nombreux passages entre l'organisation de cette plante et celle du Ciipania loinentosa, que l'on peut considérer comme le type du genre Ciipania de Plumier, Cambessèdes a cru devoir réunir à ce dernier le Stadmaiinia, et l'a mentionné sous le nom de Cui>ania Siderorylon.

ST^HÉLINE. Stœheliiia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Carlinées et de la Syngénésie égale, L., offrant les caractères suivants ;involucre ohlong, cylindracé, plus court que les fleurs, composé de plusieurs rangs rie folioles, régulièrement imbriquées, appliquées, coriaces, très-aigues au sommet; réceptacle garni de paillelles; calalhide composée de fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites; ovaires comprimés, un peu anguleux, surmontés d'une aigrette de poils soudés ensemble par la hase. Cassini divise ce genre en trois sous-genres : le premier, sous le nom de Stœliclina, renferme le Slœhelina diibia, L., pour lequel il propose le nom de Stcehelina rosmarinifolia. Cette plante, que l'on peut considérer comme type du genre, a une tige ligneuse, ascendante, divisée en rameaux nombreux, garnis de feuilles rapprochées, sessiles, linéaires, denticulées, tomenteuses en dessous. Les fleurs sont purpurines, entourées d'un involucre rougeàtre, un peu cotonneux. Cette plante croit dans les lieux secs et stériles de loiile la région méditerra-

néenne. Le second sous genre, nommé Baibelliiia,se distingue du précédent par son aigrette composée de paillettes ou squammellules trés-barl)ellulées, tandis qu'elles sont nues dans \eStœltelina. Ce sous-genre ne comprend que le Stœlieliiia aiborescens, L., arbrisseau qui croît dans Pile de Candie, et probablement dans d'autres localités de la Grèce; on la dit aussi indigène des îles d'Hyères. Enfin, sous le nom d'fliitel- Una, Cassini décrit un sous-genre qui se compose du SIcehelina pulicosa, L., plante qui habite également les montagnes de l'île de Candie. Ce sous-genre est très-remarquable en ce que l'ovaire est entièrement couvert d'une couche épaisse de poils très-longs.

STjïLIE. SIcelia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi pai' Chainisso, avec les caractères suivants : tube du calice ovale, terminé par deux dents subulées; corolle infundibulalre, à lube grêle, à limbe partagé en quatre lobes aigus; (|ualre élamines txsertcs ; anthères linéaires et versatiles; ovaire infère et biloculaire; stigmate bilobé. Le fruit est une capsule membraneuse, à deux loges, à deux valves concaves que couronnent les dénis persistantes du calice; cloison persistante et entière, à laquelle sont attachées les graines.

St.ïlie tbymoïde. Slœlia thxmoides, Cham. Sa tige est cylindrique, très-rameuse, ascendante et pubérule, garnie de feuilles linéaires, glabres, opposées, quelquefois verticillées et accompagnées de stijiules à trois lobes pointus. Les fleurs sont petites et purpurines. Du Brésil.

STAG. MAM. f^. Cerf dd Canada.

STAGMARIE. Slai/iiinria. bot. Genre de la famille des Anacardiacées, institué par Jack qui lui assigne pour caractères ! calice décidu, tubuleux, avec son limbe irrégulièremenl déchiré; corolle de cinq pétales, insérés sur un torus stipitiforme, jilus longs que le calice, elliptiques, obtus, étalés et un peu réfléchis; cinq élamines, insérées comme les pétales et alternes avec eux; filaments filiformes; anthères courtes, oblongues et biloculaires; ovaire slipité, à Irols lobes uniovulés, qui se réduisent quelquefois à deux ou à un seul par avorlement; un à trois styles, surmontant les lobes de l'ovaire ; stigmate obtus. Le fruit consiste en une baie résineuse, réniforme, ordinairement sillonnée, recouverte d'une écorce variqueuse, monosperme; semence remplissant la cavité de la capsule et affectant sa forme; embryon exalburaineux et dressé; cotylédons réunis et indiqués par une fente latérale; radicule recourbée.

STAGMARIE A VERNIS. Stogmaria vernicis, Jack; ^zboi- vernicis, Rumph. C'est un arbre assez élevé, à feuilles simples, alternes, péliolées, elliptico-lancéolées, rétrécies à leur base, obtuses au sommet, trèsentières, très-glabres et luisantes; les fleurs sont blanches, réunies en panicules axillaires et pédonculées. Toutes les parties de l'arbre suintent un suc résineux et odorant. De Sumatra.

STAKOUSIA. BOT. y. Stachousia.

STALACTITES ET STALAGMITES. Mis. On donne le nom de Stalacliles aux concrétions allongées, coni- <|ues ou cylindriques, qui résultent de l'infillralion

d'un liquide chargé de molécules pierreuses ou métalliques à travers les voûtes des cavités souterraines. Ces cônes ou cylindres sont creux ou pleins; leur surface est tanlôl lisse et tanlôt hérissée de pointes cristallines. Ce sont des formes accidentelles qui dépendent uniquement du mouvement lent et vertical <|ue possédait le liquide qui a déposé leurs particules. Les premières gouttes (|ui arrivent à la voûte de la cavité, et qui y restent suspendues, éprouvent un commencement d'évaporation à leur surface extérieure; elles abandonnent alors une partie des molécules étrangères qu'elles tenaient en dissolution; celles-ci forment un |ietil anneau solide ou un rudiment du lube; ce rudiment de tube s'accroît et s'allonge par l'intermédiaire de nouvelles gouttes qui arrivent à la suite des premières, et qui descendent soit le long de la surface externe, soit à travers la cavité intérieure; mais cette cavité finit bientôt par se remplir, et alors la Stalactite ne prend plus d'accroissement qu'à l'extérieur, et, comme elle en prenil plus vers sa base supérieure où l'eau commence ù déposer avant d'arriver plus bas. on sent qu'elle doit avoir en général une forme conique. Les Stalactites sont quelquefois terminées par des sorles de rondelles cristallines ou des amas fongiformes de petits cristaux; c'est ce tjui a lieu lorsque la cavité dans laquelle elles se produisent se rem|dit en partie d'eau, et que ces Slalactiles en atteignent la surface. Leur extrémité, plongée dans le liquide, devient un centre d'attraction pour les particules de matières minérales qu'il lient en dissolution. Les gouttes, qui tombent sur le sol des cavités souterraines, y forment d'autres dépôts ordinairement mamelonnés; ce sont les Stalagmites. Quelquefois ces dépôts, en prenant de l'accroissejnent, vont joindre les Stalacliles qui pendent aux voûles et forment par la suite d'énormes colonnes. On en voit de semblables dans un grand nombre de grottes calcaires, et particulièrement dans les grottes d'Auxelles etd'Arcy, en France; mais de toutes les grottes de ce genre, la plus célèbre esl celle d'Antiparos dans l'Archipel, quia été visitée el décrite par Tourneforl. Ce bolaniste, en la voyant, s'imagina que les Pierres végétaient h la manière des plantes. Les suintements qui ont lieu sur les parois latérales des cavernes y produisent aussi des concrétions dont la surface est comme ondulée, el qui représentent grossièrement des sortes de franges ou de draperies. Les Stalactites se forment journellement dans les galeries des mines, dans les fissures des Roches, dans les grottes naturelles, dans l'intérieur des caves ou des vieux souterrains. Elles abondent principalement dans les pays calcaires; aussi la malière qui compose le plus grand nombre des Stalacliles esl le Carbonate de Chaux ; mais il en existe aussi qui sont composées de malière siliceuse, d'oxyde de Fer, d'oxyde de Manganèse, etc.

STALAGMITITE. StaUigiiiilis. bot. Genre de la famille des Gutlifères et de la Polyandrie Monogynie de Linné, établi par Murray, el caractérisé de la manière suivante par Cambessèdes : les fleurs sont polygames; dans les mâles, on trouve un calice dépourvu de bractées à sa base, et composé de quatre ou cinq folioles inégales entre elles ; quatre ou cinq pétales insérés sur

le réceplalc, allernes avec les folioles du calice, éffiiux entre eux; un réceplacle cliarnii, divisé en quatre ou huit lohes, couvert, dans ((nelf|ties espèces, d'un grand iiomhre d'élamines avortées; des élamines inonadclphes ou disposées en quatre ou Iiiiit faisceaux divisés au sommet en nombreux lïlets, soutenant chacun une petite anthère didyme, à deux lojjes. qui s'ouvre loniîitudinaleinenl par le côlé; un pistil réduit à l'état rudimentaire. Dans les Heurs hermaphrodites, le calice, les pétales, le réceplacle et les étamines présentent les mêmes caractères que dans les fleurs mâles; le slyle est très court; le stigmate est divisé en plusieurs lobes; l'ovaire contient de trois h huit loges uniovulées; le fruit porte à sa base les folioles du calice, qui persistent, il est terminé par les restes du slyle et du stigmate : sa forme est arrondie; il est très-charnu, divisé en plusieurs loges séparées par des cloisons peu épaisses; les graines sont munies d'un arille; leur radicule est petite; leurs cotylédons, très-dévcloppés, sont soudés en une masse compacle. Le genre Slalagiiiilis se compose d'arbres originaires des Indes orientales et de la Chine. Leurs feuilles sont opposées; leurs fleurs sont disposées en grappes ou en ombelles axillaires; les mâles et les femelles se trouvent tantôt mêlées sur le même individu, tantôt sur des pieds dilTérenls.

STAMINIFÈRR. bot. Organe qui porte les étamines; tel est le réceptacle, dans les plantes de la famille des Crucifères; tels sont aussi le gynoiihore, dans le Cleome peiilaphj-lla, le calice dans le Rosier, la corolle dans le Liseron , le pistil dans les Ombellifères, le nectaire dans le genre liiila, etc.

STAIMMARIUM. BOT. L'une des sections du genre Lorentea.

STANHOPÉE. Slanhopea. bot. Ce genre, de la famille des Orchidées, a été institué par Frost et dédié au président de la Société Botanico-Médicale de Londres, lord Stanhope, l'un des hommes les plus recommandables de l'Angleterre et les plus sincèrement dévoués à la propagation des sciences utiles. Les caractères de ce genre sont : Heurs renversées; sépales Irèsétalés, réfléchis : les deux intérieurs beaucoup plus étroits; lahelle libre, sessile, sans éperon, eu sac, charnu, muni <le cornes, convexe dans sa moitié supérieure, concave dans l'autre; gynostème ailé, très-long; anthère operculée; masses polliniques géminées, linéaires, en massue, sillonnées sur le dos et pédicellées; pédicelles retenus par une glande subulée, acuminée, translucide. Ce genre est voisin des Epidendruni, et se recrute cha<iue jour de nouvelles espèces toutes plus intéressantes les unes que les autres, tant par la bigarrure des formes que par l'éclat des couleurs ou la suavité des parfums. Toutes celles obtenuesjusqu'àce jour viennent des contrées tropicales de l'Amérique méridionale.

Stanhopée a crochets. Slanhopea vncinata, Dr., Hort. Univ., L., 1843. Son pseudobulbe a deux pouces et demi de hauteur, sur un pouce et demi de largeur et un pouce d'épaisseur; il est pyriforme et marqué de seize côtes longitudinales élevées, traçant conséquemment autant de sillons alternativement plus profonds; il est couronné par une feuille longue de plus d'un

pied et large d'environ trois pouces; elle est ovale, lancéolée, acuminée aux deux bouts, longuement péliolée, à cinq nervures longitudinales, qui se transforment inférieurement en côtes saillantes et presque aiguës. La hampe est pendante, cylindrico anguleuse, moins longue (|ue la feuille, terminée par une grappe de trois ou quatre Heurs très-grandes, portées chacune sur un pédicelle cannelé; les écailles qui entourent cette hampe, sont très-amples, spatiformes, vésiculeuses, lancéolées, pointues, striées, d'un fauve-brunâtre clair, parsemé d'une multitude de très- petits points pourprés. Le périanthe est étalé, réfléchi, composé de trois sépales ou folioles extérieures, dont l'intermédiaire, moins longue et moins large que les autres, a au delà de deux pouces d'étendue; elle est d'un blanc de crème, maripiée jusqu'aux deux tiers, à partir de la hase, de taches arrondies, irrégulièrement espacées, d'un pourpre blafard; les folioles latérales sont connées à leur hase, de la même nuance, mais avec le biird interne seulement, tacheté de pourpre; les deux autres folioles du périanthe, que l'on considère comme des pétales, sont intérieures, un peu moins longues et beaucoup plus étroites que les sépales; elles sont d'un blanc un peu plus décidé, avec l'onglet pourpre et cinq ou six grandes taches contigues de la même couleur, qui s'étendent jusque vers le milieu; un peu au-dessus et vers les bords, sont de chaque côté, trois ou quatre taches plus petites, distinctes et parfaitement rondes. Le lahelle est libre; sa hase ou l'hypochile est en forme de sac, séparée de l'épichile par un fort étranglement. Ce sac est épais, charnu, luisant, céreux, d'un blanc jaunâlre, lavé de pourpre vers le fond qui est arrondi et replié comme un capuchon; la partie de l'orilice, opposée au limbe, est trilobée et forme à l'étranglement un sinus profond; de chaque côté s'élève, en se contournant, une longue corne arrondie, sinueuse, qui se dilate vers le haut, puis se rétrécit et se termine par un crochet brusquement coudé sur le lobe latéral du gynostème; l'iiypocbile est épais, charnu, lisse et luisant, dilaté et relevé sur ses bords, avec le sommet trilobé et réfléchi; l'extrémité du lobe médian se prolonge en un petit crochet recourbé. La colonne, ou le gynostème, est comprimée, arrondie sur le dos, soudée à l'orifice de l'hypochile, faisant opposition avec ses lohes; elle se relève en arc, se rétrécit au milieu, puis se dilate vers l'extrémité qu'accompagnent les crochets des cornes du lahelle; cet organe est d'un blanc verdâtre, avec sa moitié inférieure pointillée et striée de pourpre sur les deux faces. L'anthère, qui porte deux masses polliniques jaunes, recouvertes par une coiffe ou opercule blanchâtre, en forme de casque, se termine par un long bec, aplati, ondulé, acuminé et recourbé sur la face interne du gynostème, comme l'est sur le sternum le rostre des Hémiptères de la famille des Cimicides. Toutes les parties de la fleur exhalent une odeur suave, qui rappelle fortement celle de la vanille. Du Mexique.

Stanhopée a fleurs blanches. Slanhopea eburnea, Lindl., Bol. liegist., 1529. Son pseudobulbe est ovalaire, conique, piriforme, relevé de côtes longitudinales, d'un vert assez foncé, garni inférieurement de

filcls radicinaux, cylindriques, loilueux et bruns, enveloppé dV'cailles membraneuses, incisées, déniées sur leurs bords et d'un gris brunâlre; il s'en élève une seule feuille péliolée, plissée, ovale-lancéolée, acuminée. La lige est pendante, stolonifère, terminée par deux ou (rois fleurs longues de cinq pouces; elle est enveloppée à sa base par deux bractées membraneuses, ovales, allongées, concaves, engainantes, faiblement acuminées et d'un brun jaunâtre. Le périanibe est d'un blanc d'ivoire pur, avec le sommet extérieur seulement d'une teinte un peu jaimàlre; cliacune des trois divisions représentant les sépales, est longue de trois pouces environ, étroite, lancéolée, presque aiguti, à bords ondulés; les deux pétales sont beaucoup plus larges, offrant pour le reste les mêmes caractères. Le labelle est libre, blanc, épais, charnu, marqué vers sa base interne de lâches souvent réunies, d'un pourpre bleuâtre; il est concave, muni à sa base de deux pointes latérales, recourbées en crochet ; son sommet est divisé en trois lobes, dont les latéraux arrondis, et l'intermédiaire beaucoup plus long, pointu et réMéchi. La colonne est dressée, un peu plus longue que le labelle et presque égale aux divisions du périanibe; elle est cylindrique à sa base, d'un vert trés-pàle, accompagnée de chaque côté vers l'extrémité, d'une aile décurrenle, membraneuse, qui s'élargit insensiblement en disque, puis se rétrécit vers le sommet où elle recouvre eu partie l'anthère; celle-ci est hémisphérique et blanchâtre. Les masses poUiniques sont jaunes; elles ont la forme d'une massue, et la glandule, qui les termine, celle d'un cœur. L'ovaire est long, cylindrique, sillonné et terminé en massue. Du Brésil.

Stakhopée occlée. Sianhopca oculata, Liuiil,, But. JReg., 18.59. Cette planle, qui produit des Heurs aussi belles que remarquables par la structure de leurs parties, a sou pseudobulbe ovale, arrondi et presciue lisse, d'un vert pâle, donnant naissance à une feuille péliolée, plissée, ovale-lancéolée, pointue, longue de dix pouces environ et large de trois. La tige esl pendante, cylindrique, de la longueur de la feuille el même un peu plus, terminée par une belle et très-ample grappe, composée de sept ou huit fleurs portées chacune sur un pédicelle qui i)araît cannelé. Le périanibe est membraneux, étalé ou réfléchi; les trois divisions extérieures (les sépales), sont longues de deux pouces et demi, sur un peu plus de moitié de largeur, arrondies à leur base el acuminées au sommet; les deux pétales sont aussi longs, mais beaucoup moins larges, ondulés et striés; leur couleur esl le blanc-jaunâtre sale, avec l'onglet jaune et l'extrémité blanchâtre; ils sont parsemés d'une multitude de lâches irrégulières d'un brun pourpré, moins abondantes, moins serrées l'une contre l'autre et d'une nuance plus nette sur les pétales. Le labelle est libie, dilaté, puis brusiiuement étranglé vers le centre, el enfin trilobé; il esl concave, avec l'hypochile ou sa partie inférieure jaune, marquée de deux taches ocellées, d'un brun pourpré ; l'épichile ou partie supérieure a le lobe intermédiaire lancéolé, presque pointu, blanc, Irès-finemenl pointillé de pourpre obscur; les lobes latéraux sont accompagnés de deux cornes ou crochets cylindriques, recourbés ou

contournés, d'un blanc jaujiâlre, lisses et luisants. Le gynostéme est dressé, arqué, d'un blanc verdâlre, surtout vers les bords qui sont pour ainsi dire ailés et réfléchis ou repliés en dedans.; il esl un peu i)lus long <|ue le labelle, épais, charnu, presque cylindrique à sa base, dilaté au sommet où il recouvre l'anthère; celle-ci est hémisphérique; les masses polliniques sont d'un jaune doré. Du Mexicpie.

STANILITE. Min. (Slruve.) Synonyme d'Élain concrélionné fibreux.

STANLEYE. A/awfr; fl. dot. Nutlall (Ge?i. PI. amer., n» ICG) a élabli sous ce nom un genre de la famille des Crucifères, que Pursh avait confondu avec les Cleome. Raffinesque a donné à ce nouveau genre le nom de Podolobus, qui n'a pas élé adopté. Voici les caractères assignés à ce genre par De Candolle: calice ample, coloré, ouvert; pétales dressés, connivenls en un tube tétraèdre, et dont les onglets sont plus longs que le limbe; six étamines presque égales; quatre glandes dont deux situées en dedans et deux en dehors de la corolle; silique longuement stipitée, trois fois plus longue que le slipe, grêle, cylindracée, bivalve, biloculaire, lenfermant des graines oblongues, à colylédons linéaires et incombants. Ce genre a de l'afiînilé avec le Sisymbrium, mais il s'en dislingue par sa silique longuement slii)iléeel par son porl. 11 se compose de deux ou Irois espèces i|ui croissent dans l'Amérique seplenlrionale. Ce sont des herbes glabres, glauques, dressées, à feuilles caulinaires alternes, pinnatifides, lyrées ou entières. Les fleurs sont jaunes et disposées en grappes allongées et terminales.

Stanleye pihnatifide. Stanleya jiinHati/ida, Nutlall ; Cleome piiinaia, Pursh. C'est une planle qui, d'après une certaine analogie avec le Chou, a été essayée comme planle alimentaire lorsqu'on lui a fait subir la coction dans l'eau; mais, selon Nultall, elle est violemment émélique.

STANNIDES. MIN. Groupe de substances qui ont l'Élain pour principe dominant.

STANNINE. ai!». Même chose qu'Élaiu sulfuré.

y. ÉTAIN.

STANZ.AITË. Mm. K. Andalousite.

STAPÉLIE. Slapelia. bot. Genre de la famille des Asclé|)iadées de R. Brown, el de la Penlandrie Digynie, L., offrant les caractères suivants ; calice court, à cinq divisions profondes; corolle rolacée,quiuquéfide, charnue; couronne slaminale soudée à la base en un urcéole, divisée supérieurement en dix parties qui forment deux rangées de prolongements en forme de cornes ou de ligules, couvrant à leur base les masses polliniques; celles-ci sonlau nombre de dix, rapprochées par paires, céréacécs-lisses ; stigmate mulique, discoïde; deux follicules cylindracés, lisses, renfermant des graines aigrellées. Le genre Stapelia est un de ceux qui ont élé le plus subdivisés, ilaworlh, dans son Synopsis Plantai util succuleiitanim, a élabli onze genres, (lui ont pour types diverses espèces de Stapelia décrites dans les auteurs. Comme ces genres n'ont pas élé admis généralement, il suffira de les indiquer sans exposer leurs caractères. 1» Stapelia. Le Stapelia (jiandiflora et la plupart des espèces à fleurs larges el

éloilces qui se cultivent dans les jardins, composent ce Ijenre. — 2» Gonostemon . Le S/apelia ilivaticala est le type de ce genic. ^ 3" Hnernia, U. Brown (ou mieux Ueiiniia, selon Sprenj;el). Fondé sur \eStapelia reliculala et autres espèces analogues. — 4" Podanlhes. Genre qui renferme les Stapelia inorata, verrucosa, etc. — 3» Tridentea. A ce genre appaitiennent les Slapelia f/enimifloia, moschata, etc., des Jardins. —G'>Tioiiioln'clte. Ayant pour type le ^/a/)e/('a rmoliita. —7" Orbea. I.c Stapplia van'egala, L.,est une espèce de ce genre. — 8» Obesia. Fondé sur les Stapelia puiictalfi et décora. — 9° Piaranlhus, R. Br. Le lype de ce genre est le Stapelia piil/a. — 10» Diivalia. LesSlapelia reclinala,elegans,cœspilosa,elc., composent ce genre. — M» Caialluuia, R. Br. Fondé sur \e Slapelia ascendens de Roxhurgh. Les espèces de Slapélies sont très-nombreuses, car on en connaît plus de soixante, et elles offrent cette particularité remarquable pour la géograpbie botanique, qu'elles croissent pour la plupart dans l'Afiique australe, non loin du cap de Bonne Espérance. Le premier auteur qui ait fait mention d'une esiièce de ce genre est un médecin bollaiidais, J. Bodseus à Slapel, qui la décrivit dans ses Commentaires sur Théoplirasie , sous le nom bizarre de Frilitlaria irassu. Bientôt la singularité des tiges et des Heurs de ces plantes, et la facilité de leur culture, les firent recbercher par les curieux. Les serres chaudes des jardins d'Europe en offrirent bientôt un grand nombre (jui furent apportées du cap de Bonne- Espérance, à l'époque où celte colonie était sous la domination hollandaise. Deux ouvrages oinés de belles figures ont été consacrés à l'illustration de ce genre : l'un est dû à Francis IMasson qui le |iublia à Londres, en 1796, sous le titre lieStapeliœnovce; l'autre a pour auteur N. J. Jacquin , et a paru à Vienne, en 180G : il est intitulé : Slapeliarum in hortis l^iiidohonciisibiis ciiUnnim descriptiones. Quelques espèces ont aussi été décrites et figurées avec soin dans d'autres ouvrages, tels que les Plantes grasses de De Candolle, le Botauicul Magazine, etc.

Les Stapélies sont des piaules à tiges analogues à celles des Cactus, charnues, laiteuses, vertes ou glauques, anguleuses, dentées, dépourvues de feuilles, portant des fliHirs dont l'aspect est des plus agréables, étant ornées de couleurs vives, jaunes, violettes, purpurines, etc.; mais la plupart d'entre elles exhalent une odeur extrêmement fétide qui rappelle celle de la viande pourrie, à tel point que la mouche de la viande, attirée par celle odeur, vient y déposer ses œufs. On les cultive facilement dans les serres chaudes où elles se multiplient de boutures, et fleurissent ordinairement depuis le mois d'août jusqu'à la lin d'octobre.

STAPELTONIA. Boi. L'une des sections du genre Stapélie.

STAPHYLÉACÉES. BOT. L'une des tribus de la famille des Célastrinées, qui comprend les genres Slaphxleael Turpiuia. y. CÉiASTniivÉES.

STAPIIYLÉE. Staphylea. bot. Genre de la famille des Célastrinées et de la Penlandrie Trigynie , établi par Linné. Caractères : calice à cinq divisions prolondes, dressées, colorées; corolle forméede cinq pétales

égaux, réguliers, alternes avec les divisions calicinales; cinq élamines libres, distinctes et dressées, alternes avec les pétales; deux ou trois pistils soudés ensemble par leur côté interne; chaque ovaire est à une seule loge qui contient plusieurs ovules allachés à un Irophosperme longitudinal; le style, à peine distinct du sommet de chaque ovaire, offre un sillon longitudinal sur sa face interne, et se termine par un stigmate simple. Le fruit est une capsule membraneuse, à deux ou trois loges, s'ouvrant par leur côté interne et contenant \m très-petit nombre de graines globuleuses, osseuses, et comme tronquées à leur base. Les graines sont munies d'un endosperme charnu, très-mince ou presque nul, qui recouvre un embryon dont les deux cotylédons sont épais. Les Staphylées sont des arbrisseaux ;"i feuilles composées, opposées ou alternes, accompagnées à leur base de deux stipules; les Heurs sont blanches, disposées en grappes ou en panicnle.

Staphïlée A FEUILLES AILÉES. ^/fl/j/y'/ea/JîwMn/a, L., Duham. Arbr., 2, tab. 77. Ses feuilles sont imparipinnées, composées de cinq ou sept folioles; ses Heurs sont blanches, assez grandes, disposées en grappes pendantes; les capsules sont membraneuses, renflées, vésiculeuses, contenant dans chaque loge une ou deux graines globuleuses, luisantes, tronquées à leur point d'attache. Les graines ont une saveur qui a quelque analogie avec celle des Pistaches, mais elle finit par être acre et désagréable. Cet arbre croît naturellement dans les bois des régions méridionales de l'Europe, et on le cultive très-communément dans les jardins d'agrément sous le nom vulgaire de Faux Pistachier.

STAPHYLIN. Slaphylinus. iNS. Coléoptères pentamèrcs ; genre de la famille de Slaphylinides ou Brachélytres, institué par Linné, avec les caractères suivants : tête séparée du corselet par un étranglement ou sorte de col, non rétraclile; labre échancré; antennes insérées au dessus de cette pièce et des mandibules; toutes les palpes filiformes. L'étymologie grecque du mot Staphylin semblerait indiquer un insecte vivant sur le Froment; et comme Aristote, ù l'occasion des maladies des Chevaux, dit qu'on ne peut opposer aucun remède efficace au mal produit par le Staphylin, on pourrait soupçonner qu'il s'agjt ici d'un animal analogue à celui que l'on appelait aussi Biipiestis. Laissant la question d'identité indécise, Mouffet, d'après un ancien passage où il est dit que le Staphylin est semblable aux Sphondyles que l'on trouve dans les maisons, mais plus grand; qu'il s'engendre partout dans les champs, et (|u'il relève sa queue lorsqu'il inaiche, désigne réellement ainsi des insectes portant aujourd'hui cette dénomination, et nul doute que la première figure, et peutêtie aussi la seconde des espèces qu'il représente, ne soit celle du SlaidiyliHus olens; il est encore vraisemblable que la troisième est celle du niaxillosiis. Il parle des deux vésicules anales qu'il compare à deux sortes d'aiguillons, mais en observant qu'elles ne sont et ne peuvent être, d'après leur nature, offensives. Il figure ensuite, comme congénère, une chenille à queue fourchue, celle du Boinbix [agi de Fabricius. Tel qu'il est aujourd'hui circonscrit, ce genre comprend les jilus gi'andes espèces de la famille des Brachélyti'es. Ces

iiispcles onl le corps long el élioU, avec les aiileiiiies en grande parlle moniliformes, grossissant vers le bout ou un peu en massue dans quelques-uns, souvenl lernilniSes par un arlicle ovoïde et un peu écliaucré obliquement; la tête est ordinairement ovoïde; les mandibules sont avano('es, pointues et croisées, le corselet est en carré plus ou moins long, mais arrondi en demicercle poslérieurement; l'écusson est distinct, les ély- Ires sont courtes, et les tarses antérieurs souvent dilatés, du moins dans les mâles.

Les espèces présentant ce dernier caractfire, ayant en outre la léte peu allongée, les antennes écartées à leur naissance et peu coudées, la longueur de leur premier arlicle égalant à peine le quart de la longueur totale, formeront une première division. Dans le Staphyliii dilaté (Genn. Fatin. Insecl. Eiiro)i., vi, 14), ces organes composent une massue dentée en scie; le cwselet est grand, presque semiorbiculaire. Quelques espèces, par leurs antennes plus courtes, plus épaisses el un peu perfoliées, ainsi (jne par leur cor|is moins allongé, et dont le corselet plus large et Ironqué en devant forme presque un deini-cercle, paraissent se rapprocher, quant au port, des Oxypores ; (elles sont les trois suivantes : le Staphylin a uacuoires, Stn/ihyliniis maxillosus, Panz., Faim., xxvii, 2, qui est d'un noir luisairl, avec une grande partie des élylres cl de l'abdomen d'un gris cendré, tacbeté de noir. Le Sta- PoyiiN Bodudoiv, Stuplixlinus hiitiis, Panz., ibid., xxvii, 1, dont le corps est noir, trés-velu, avec le <lessus de la lêle, du corselet et le bout de l'abdomen garnis de poils épais, d'un jaune doré ; les élylres sont noires à leur base, et d'un gris cendré ensuite. Le Sta- PDYLiN GRIS DE Sotnis, Staphyliiius Miiiiuiis, Panz., ibùl., XXVI, 10, dont la tête, le corselet el les élylies sont d'un bronzé foncé, luisant; l'écusson est jaunâtre avec deux lacbes très- noires; l'abdomen est noir. D'aulres Slaphylins avoisineul les précédents quant à la figure du corselel; mais le corps et les antennes sont comparalivemenl plus allongés. De ce nombre sont : 1° le Staphylin oook\tit, SlapliyHinis olens, Panz., ibicl., xxvii, 1, qui est grand, tout noir, trèsfinement poinlillé, avec la lèle plus large que le corseleL 2o Le Staphïlin ébythroptèue, Slaphylinus erythropterus, dont le corjis est noir, avec la base des antennes, les élylres et les pieds fauves; le limbe postérieur du corselet a une laclie près de ses angles antérieurs d'un jaune d'or, et l'écusson ti'ès-noir. On formera une troisième subdivision avec des espèces dont le corselet est plus arrondi, et se rapproche de la forme d'un ovale Ironqné en devant; il offre dans plusieur's des points enfoncés, disposés en séries longitudinales plus ou moins nombreuses. Ici viennent les espèces suivantes de Fabricius ; Staphylinus splendens, nili- (lus, poliliis, marginalus, flavescens, etc.

La secorrde division générale des Slaphylins se composera des espèces dont le cor'ps est encore plus élroit et plus long (iir lirréaire, avec les aiilennes rapprochées à leur base, fortement coudées et grenues; la lèle et le corselet sont allongés; les tarses arrlérieurs sont rarement dilatés; les jambes antérieures sont épineuses, avec une forle dent au boni. On y placera le Staphyli^t

ALLotiGÊ, Sluphyliiitis cloHtjutiis, d'Olivier; le Sta- PHVLrn porNTrLr.Ê, Slaplifliims pimctiilatvs de Fabricius ; le STApnvLiri éclatant, Siaplij liniis fulgiUus de Paykull, elc.

STAPIIYLINITES oc BRACHÉLYTRES. Famille d'Insectes de l'ordre des Coléoptères penlariières, dont les cai'aclères principaux consistent en quatre palpes; des antennes ordiirairement composées d'arlicles lenticulaires; des élylres presi|ue toujours beaucoup plus corrries (|ue l'abdomcrr qu'elles laissent conséqucrnmerrl à découvert. Le corps du plus grand rrornbre est étroit, allorrgé el relevé ù son extrémité; l'anus offre dans les deux sexes, deux appendices cylindrico-coniqrres, velus cl saillants. Lalieille divise les Slapliylinilescn quatre tribus.

§ Tète entièrement dégagée et dislincle du cor'selet par un élr-anglement en forme de col; labre profondément échancré.

I. Palpes labiales au moins lermirrées en massue. Genres : Oxypode, Astrapée.

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