‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 19 sur 119 · II. Torrles les palpes tilifor'Uies · texte numérisé non relu

II. Torrles les palpes tilifor'Uies

a. Antennes insérées au dessirs du labre et des mandibules, entre les yeux.

f Tarses antérieurs Irès-dilaU's dans les deux sexes ou du moins ilarrs les mâles. Genre : Stapiiylin.

tt Tarses arrlérieurs point dilatés dans les deux sexes. Gerrre : XANTHOLin.

b. Antennes insérées au-devant des yeux, en dehors du labre et près de la base des mandibules. Genre :

LATDROBrE.

§§ Têle enlièremenl dégagée cl étranglée postérieurement; labre entier; palpes maxillaii'es pr-esque aussi longues qire la léte, avec le qualrième orr dernier ar-licle caché ou peu apparent. Genres : Pédère, Sïir.iQCE, Stè-^e, Évoestbéte.

§§§ Les genr'es compris dans celle Ir'ibn ne diffèrent des précédents que par leurs pali>es maxillaires, qui sont beaucoup plirs courtes el dont le qrralr ième arlicle est saillarrteltrès-disljirct. Les jambes antérieures sorrt souvent épirreuses. La lêle de plrrsieurs mâles est cornue; les larses n'offrent souvent que trois articles distiircls, dont le dernier fort long, comparativemeirt aux précédents. Genres : Prognathe , OsoRrE, Oxytèle,

ZlROPIIORE, PlESLE, OjIAI.lE, LESTÈVE, PROTÉINE, AlÉO- CIIARE.

§^§§ Têle enfoncée poslérieurement dans le corselet jiisqireprès des yeux et n'offrant poiirt d'étranglement à sa base; corselet trapézoïde, s'élargissanl de devant en arrière. Geni'es : Loiuécbdse, Tacryne, Tacbypore.

La plupart des Slapbylinites vivent soit dans les chaiogrres et les fumiers; soit sirr' les végétaux pourris ou dans les CIrampignons ; quelques-uns, tels que les Anlhophagesde Gravenborsl, présentent sur la tête deux ocelles ou du moins leur apparence. Ces insectes paraissent se rapprocher des Forficules, premier genre de l'ordre des Ortboiitères, de manière qire dans un ordre natur-el, les Coléoptères aqirali(|ues el les Lamellicornes semblent devoir être placés au point le plus élevé de la sér'ie des insectes de cet ordre, el fournir ensuite des br'anehes composanl les autres familles. Celle des Psélai)hiens semble aussi se lier avec la présente. Les

Clavigères paraissent être les Coléoplères les plus imparfaits.

STAPHYLINUS. dot. (Pline.) Synonyme de Daucus Carota.

STAPUYLODENDRON. bot. (Pline.) Synonyme de Staphxtea.

STAPHYSAIGRE. DOT. Espèce du genre Daupliinelle.

STARlilE. Starbia. bot. Du Petit- Thouars (Gen. nov. Mailog.. p- 7, n» 25) a établi sous ce nom un genre de la Famille des Scrophularinées ou Rliinanthacées, et l'a caractérisé de la manière suivante : calice inégal, à cinq découpures aiguës; corolle globuleuse, inégale, ventrue ; la lèvre supérieure plus courte, fendue; l'inférieure trilobée; étamines didynames, incluses, à filets hérissés, à anthères dont les deu.\ loges sont inégales, barbues au sommet, divariquées; style courbé, surmonté d'un stigmate oblong, comprimé; capsule biloculaire, renfermée dans le calice, s'oiivrant en quatre valves à la maturité, renfermant des graines nombreuses, très-petites, fixées à un placenta central, renfermées dans une gaine cylindrique. La plante qui constitue ce genre est une herbe qui a le port des Barlsia. Sa tige est létragone, munie de feuilles opposées ou alternes; ses Qeurs sont axillaires, solitaires, presque sessiles, accompagnées de deux bractées linéaires.

STARCKIA. DOT. Le genre ainsi nommé par Willdeiiow est le même que VAndio)iiachia. y . ce mol.

STARIK. OIS. (Pallas.) y. Stahique.

STARIQUE. Phaleris. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caiaelères : bec plus court que la tète, déjirimé, dilaté sur les côtés, presque quadrangulaire, échancré à la pointe; mandibule inférieure formant un angle saillant; narines placées au milieu du bec, près du bord, linéaires, ù moitié fermées derrière et en dessus, percées de part en part; pieds courts, retirés dans l'abdomen; tarses grêles; trois doigts devant; ongles 1res courbés; ailes médiocres; premièie rémige la plus longue. Confondus, jusqu'à ce jour, avec les Macareux dont ils réunissent à la véiilédilîérents caractères, les Stariques ont été érigés en genre par Temminck, dans son Analyse d'un Système général d'Oinilhologie. Cet auteur a groupé autour de l'espèce principale, nommée Starik par les naturalistes russes, quelques autres Oiseaux qui lui paraissaient déplacés parmi les Macareux, et en a foimé une petite famille qui semble bien naturelle. Les Stariques, comme les Macareux, les Guilleinots et les Pingouins, quittent rarement les mers glaciales des deux pôles; ils nagent ou courent au milieu des glaçons avec une agilité admirable; eux seuls avec quelques monstrueux habitants des mers, animent ces immenses domaines des frimas. Les antres des rivages, les crevasses des rochers corrodés qui sourcillent audessus des flots, sont pour les Stariques des temples de l'hymen; c'est dans ces âpres retraites voisines du Groenland et du Kamtschatka que ces Oiseaux, rassemblés ordinairement en bandes extrêmement nombreuses, élèvent, sur quelque peu de duvet entouré de fucus, une famille à laquelle, suivant le rapport des voyageurs, ils témoignent le plus vif attachement. Leur nourriture consiste dans les parties les plus tendres des plantes

marines dont ils font usage, ainsi que de Mollusques et de petits Poissons.

Starique CRisTATEiLE. Phalerisciistalella, Tcmm., Ois. color., pi. 200. Parties supérieures d'un brun noirâtre; tète garnie d'une aigrette recourbée en avant, formée par la réunion de six ou huit plumes; front el côtés du bec garnis de plumes très-longues, effilées, blanches, qui se dirigent en différents sens vers le derrière du COU; parties inférieures d'un bruji cendré; poitrine d'un gris bleuâtre; abdomen tirant sur le jaunâtre; bec rouge, jaunâtre à l'extrémité; pieds noirâtres. Taille, six pouces six lignes. Les jeunes, Alca Pygmœa, Lath., ont le bec plus déprimé que les adultes, ce qui fait que, faute d'avoir pu les mieux connaitre, on les a rapportés à l'espèce suivante (Starique Perroquet); ils sont en général d'un brun noirâtre; ils n'ont point de huppe frontale, ni de longues plumes blanches aux côtés de la tête; les plumes qui garnissent la région des oreilles sont un peu plus longues que les autres et terminées parde petites soies blanches; toutes celles du front sont noires, avec une partie de la lige blanche; les scapulaires ont une teinte cendrée; gorge et poitrine d'un blanc jaunâtre sale; le reste des parties inférieures blanc.

Starique Perroquet. Alca Psiltacula, Lath.; Fratercula Psitlacula, Dum. Parties supérieures noires; une tache blanche au milieu de la paui)ière supérieure; sous l'œil, une raie blanche, oblique, descendant de chaque côté du cou; parties inférieures blanches, nuancées de gris sur le cou, de noir aux Hancs et aux jambes; bec rouge ; pieds d'un brun jaunâtre. Taille, neuf pouces. Les jeunes {Alca le/iacula, Lath.) ont le bec beaucoup moins fort et plus aplati sur son arête; son plumage esta peu près le même; mais les nuances, surtout celle du noir, sont beaucoup moins vives; le bec est d'un brun jaunâtre; les pieds sont livides.

Starique des anciens. Alca antiqua, Lath. Parties supérieures noires; derrière l'œil un petit faisceau de plumes blanches, s'élevant sur les côtés du cou en forme de croissant; queue courte et arrondie; gorge noire; parties inférieures blanches; bec blanchâtre, noir vers la pointe; pieds bruns. Taille, onze pouces.

STARON. MOLL. (Adanson.) y. Colojibelle.

STATICÉ. Statice. dot. Genre de la famille des Plumbaginées, et de la Penlandrie Pentagynie, L., offrant les caractères suivants : calice ou périanthe extérieur persistant, tubuleux, membraneux el plissé à son limbe; corolle ou périanthe intérieur coloré, infundibuliforme; le limbe à cinq lobes étalés, obtus, ou composé de cinq pétales libres, rapprochés seulement en tube; cinq étamines à filets insérés à la base des pétales; ovaire surmonté de ciiKi styles filil'orraes, terminés par autant de stigmates aigus; capsule enveloppée par le périanthe, indéhiscente, uniloculaire, renfermant une seule graine soutenue par un cordon ombilical, ayant son point d'attache au sommet de la capsule, mais qui, à la base de cette capsule, prend une situation droite. Les espèces de Stalicés sont extrêmement nombreuses, et se reconnaissent facilement à un port particulier qui n'est pas dépourvu d'élégance. La plupart habitent les côtes maritimes, particulièrement celles des régions chaudes cl

Ipinpélées. On en trouve quelques espèces qui se plaisent dans l'inttïfleurdes terres, sur les coteaux arides. Toiivnefort les divisait en deux genres nommés Stalice el Limoniitvi. Mœncli a distingué en outre le Slalice monopelala , comme genre particulier, sous le nom de Limoiiiaslrum. Les rapi)orts intimes ((ui existent entre les espèces de ce genre, y ont occasionné un peu de confusion, et de même que dans tous les genres nombreux en espèces, la synonymie de ces plantes est encore fort embrouillée, et appelle l'altenlion d'un monograplie. Les fleurs des Staticés sont nombreuses et ornées de couleurs variées; on en voit de roses ou purpurines, de bleuâtres, de blanches et même de jaunes. Les tiges sont simples, scapiformes ou ramifiées, ordinairement dépourvues de feuilles ou seulement munies de feuilles radicales qui sont très-caduques.

Staticé Armérie. Slatice Armen'a, L. Plante ù feuilles linéaires, planes, obtuses, radicales, à liampe plus longue que les feuilles, portant un capitule de fleurs roses. Cette plante est commune sur les pelouses sèches de l'Europe. On cultive, sous le nom de Gazon d'Olympe, dans les jardins où elle sert à faire des bordures, une jolie petite espèce très-voisine de la précédente, dont elle n'est peut être qu'une variété.

STATYRE. Slalyra. iiss. Coléoptères héléromères; genre de la famille des Trachélides, tribu des Lagriaires, établi par Latreille et ayant pour caractères : antennes assez longues, filiformes, composées de onze articles, les dix premiers coiii(|ues, le deuxième fort petit, le onzième cylindrique, surpassant en longueur les trois précédents réunis, au moins dans les mâles, insérées latéralement sur un tubercule de la tète avant le prolongement de celle-ci. Bouche placée à l'extrémité du prolongement antérieur de la tête; labre très-avancé, transversal, coupé carrément en devant; mandibules et mâchoires fort courtes, peu apparentes. Palpes maxillaires fort grandes, de quatre articles, le premier trèscourt, le deuxième fort long, cylindrico-conique, le troisième très-petit, obconique, le deinier le plus long de tous, en couperet allongé; palpes labiales trèscourtes, peu visibles. Tête rétrécie postérieurement en une sorte de cou, prolongée en devant et amincie en une sorte de museau; chaperon presque carré, un peu convexe; yeux très-grands, assez rapprochés sur le front ainsi qu'en dessous de la tête, écliancrés, recevant dans cette échancrure la base du tubercule radical des antennes. Corps allongé, rétréci en devant. Corselet rehordé postérieurement, convexe, rétréci en devant. Écusson très-petit, piinctiforme; élytres allongées, plus larges que le corselet, très-peu dilatées avant leur extrémité, recouvrant les ailes et l'abdomen; pattes assez fortes; cuisses antérieures un peu renfiées; jambes un peu arquées à leur base; tarses très-velus, leur pénultième article bilobé; le premier des postérieurs aussi long que les trois autres pris ensemble.

Stattre agboïde. Slalyra ayioiiles, Lep. el Serv., Encycl. Longue de cinq ligues, ressemblant au premier coup d'œil à une Agre, et ayant une couleur tcstacée brune. On la trouve au Brésil.

STAUNTOKI£.iVnî(H<o«îo. bot. Genre de la famille

des Ménispermacées, établi par De Candolle (Syst. yeget., 1, p. 513) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs dioïques. Les mâles ont un calice à six sépales linéaires, disposés sur deux langs, les trois extérieurs un peu plus larges; point de corolle; des élamines monadelphes; six anthères presque réunies en anneau, déhiscentes extérieurement par une double fente, finissant au sommet en arêtes un peu charnues. Les fleurs mâles sont inconnues.

Staïntonie de la Cbine. Staunlonia Chinetisis. Arbuste sarmenleux, grimpant, glabre, à feuilles alternes, pétiolées, pellées, composées de cinq folioles ovales, oblongues, très-entières. Les bourgeons floraux sont axillaires, et de chacun d'eux s'élève un pédoncule qui se divise en deux ou trois pédicelles, dont l'un porte une Heur avortée.

STAUKACANTHE. Stauracanlhus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Link (;« Sclirail. «e«.yoî</«.,2, |). 52) et ainsi caractérisé : calice divisé en deux lèvres dont la supérieure est bifide, l'inférieure tridentée; toutes les étaraines réunies par leurs filets; gousse longuement saillante hors du calice, plane, comprimée, polysperme. Ce genre est extrêmement voisin de VUlex, aux dépens duquel il a été formé.

Stauracanthe aphylie. Siduiacanihus apliyltiis, Vmk, loc. cit.; Utex geuistioidcs, Broteio, FI. Lusil., 2, p. 78. C'est un arbrisseau dépourvu de feuilles, à branches divariquées et à gousses très glabres. On le trouve en Portugal.

STAURANTHÈUli. Stauraiithera. bot. Genre de la famille des Cyrlandrées, établi par Bentham qui lui assigne pour caractères : calice turbinalo-campanulé, à cinq divisions sinuées etplissées; corolle presque en roue, hilabiée, à cinq lobes, avec son tube ordinairement éperonné à la hase; quatre élamines, dont les anthères sont soudées en foime decouionne cl à loges divari(|uées. Le fruit est une capsule entourée du calice persistant; placentas séminifères des deux côtés.

Stadranthére a grandes feuilles. Slaiiranllwra yrandifolia, Benth. C'est une plante herbacée, à feuilles opposées. Les sinuosités du calice se prolongent en forme de dents. Celte plante se trouve dans l'ile de Java.

STAURASTRUM. BOT. Meyer a donné ce nom à quelques Algues, dont précédemment Agardh avait formé son genre Micrasteritis.

STAUllOBARYTE. MiN. (Saussure.) Synonyme de Harmotome. A', ce mot.

STAUROGETON. bot. L'une des sections du genre Lemna, de Schleiden.

STAUROGLOTTIDE. Slauioglottis. bot. Genre de la famille des Orchidées, institué par Schauer avec les caractères suivants : périgone étalé, dont toutes les folioles sont presque conformes, discrètes et soudées avec la base du gynostème; labelle également adhérent à cette base, onguiculé, à trois divisions dont l'intermédiaire est ovalo-acuminée, canaliculato concave; celles des côtés sont linéari-spatulées, rectangulairenient divergentes et ascendantes; disque crété; gynostème légèrement recourbé, demi- cylindrique; slig-

mate liordé par une membrane dans sa partie antérieure; clinandre terminal et bilabié; lèvre inférieure se prolongeant dans le roslelle qui est bicuspidé au sommet et recourbé vers le stigmate; anthère biloculaire, operculaire; deux masses polllniques divisées en deux; caudicule lamelliforme, pellucide, membraneuse, triangulaire, dépassant les bords du rostelle. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre : c'est une plante berbacée, épiphyte , à pseiidoluilbes di|)hylles; ses feuilles sont épaisses et ncrvurées; les fleurs sont assez grandes, réunies en épi au sommet de la bampe. De Manille.

STAUROGYNE. A'toM/ogrne. bot. Genre de la famille des Personnées, institué par Wallich qui lui donne pour caractères : calice tribractéaté, à cinq divisions aristato-acumiiiées et inégales; corolle hypogyne et lubuleuse; son limbe est courtement partagé en cinq lobes obtus, dont les deux inférieurs un peu plus petits; quatre étamines insérées près de la base du tube de la corolle, didynames et incluses; anthères à deux loges parallèles et courbées en arrière, jointes à leur base par un connectif court et en massue, distinctes supérieurement; ovaire à deux loges, renfermant plusieurs ovules attachés sur des placentas linéaires aux deux côtés d'une cloison médiane; style filiforme et simple; stigmate infundibuliforme, à trois lobes subulés et étalés. On ne connaît de ce genre qu'une seule esi)èce : c'est une plante herbacée, à tige épaisse; à rameaux opposés et cylindriques, à feuilles opposées, oblongues et linéari-lancéolées. pétiolées, très-entières ou vaguement crénelées, d'un blanc soyeux et argentin en dessous; les fleurs forment une grappe terminale et pubérente. De l'Inde.

STAUUOLITHE. min. (Werner et Lamélherie.) Synonyme de Staurotide. Kirwan nomme aussi Slaurulilbe l'Harniolome.

STAUROPUORA. bot. (Hépatiques.) "Willdenow a formé sous ce nom uji genre \)om- \it Maichuntia crudata, qui est le Luituluiiu de Miclieli, d'Adanson et de Uaddi. f. Lunclaire.

STAUROTHOUE. Slauioi>hoia. acal. Genre de l'ordre des Radiaires, fondé sur une espèce incomplètement observée par Mertens ; ce genre serait caractérisé par le manque de bouche et par la présence d'un grand nombre de bras ou suçoirs disposés eu deux séries alternes, formant une croix à la face inférieure de l'ombrelle; celle-ci est C(jnvexe, de forme variable et bordée de tentacules nombreux.

Staurophore de Mertens. Stuuiophora Meitensii, Brandi. Elle est bleuâtre, large de trois pouces. On la trouve dans l'Océan pacifique septentrional.

STAUROPURAGME. Stuuiophiugiiia. bot. Genre de la famille des Scropbularinacées, établi par Fischer el Meyer, avec les caiactères suivants : calice à cinq divisions presque égales; corolle hypogyne, à tube trèscourt, à limbe presque rolacé, étalé, partagé en cinq lobes dont l'antérieur est le plus giand ; quatre étamines insérées au tube de la corolle, didynames et exsertes; filaments baibus, les antérieurs plus longs et tous fertiles; anthères fixées iiar le milieu; style simple, plus épais au sommet; stigmate entier. Le fruit

consiste en une capsule cylindracée, indéhiscente, subquadriloculaire, à valves dont les bords sont roulés; quatre trophospermes discrets. Semences lacinoso-rugueuses. Les Stauropbragmes sont des plantes herbacées, vivaces, couvertes d'un duvet dont la disposition des poils forme des étoiles; les feuilles sont oblongolancéolées, très-entières, les inférieures rétrécies en pétiole, les supérieures sessîles; les Heurs sont d'un jaune pâle el très odorantes; le fond de la corolle est tacheté de pourpre. De laNatolie.

STAUROSPERMUM. BOT. Ce genre, placé par Thonning dans la famille des Rubiacées, ne diffère pas du genre Mitracarpum de Zuccarini. l'oy. Mitracarpe.

STAUROTIDE. min. Schorl cruciforme; Pierre de Croix et Croisette; Staurolithe. Substance d'un brun rougeâlre ou grisâtre, fusible en fritte, s'offrant toujours cristallisée sous la forme de prismes rhomboïdaux. Elle a une structure sensiblement laminaire, dont les joints mènent à un prisme droit rbomboïdal de 1290 50'. dans lequel la hauteur est à la grande diagonale des bases, comme un à six. Ce prisme se subdivise très- nettement dans le sens de la petite diagonale. La cassure de la Staurotide est concboïde et inégale, un peu luisante et comme résineuse dans les cristaux bruns, terne el tirant sur celle de l'argile dans les cristaux d'une couleur grise. Elle est seulement translucide sur les bords minces; sa dureté est inférieure à celle de la Topaze et supérieure à celle du Quartz; sa pesanteur spécifique varie de 3,2 à 3.9. Elle est composée de 6 atonies de bisilicale d'Alumine, et d'un atome de Silicate bi ferrugineux; ou en poids, de Silice 29, Alumine 53, bi-oxyde de Fer 18. Les cristaux de ce minéral sont tantôt simples et tantôt maclés. Les variétés de formes simples ou sans groupement, se réduisent à trois ; 1» la Staurotide primitive : en prisme ihomboïdal , ordinairement allongé dans le sens de son axe; 2° la Staurotide péribexaèdre : c'est la forme précédente tronquée sur ses arêtes longitudinales aiguës; 3" la Staurotide unibinaire (llaily); la variété précédente, dans laquelle les angles obtus de la base sont remplacés i)ar une facette liiangulaire très obli(iue. Les cristaux maclés résultent du croisement régulier de plusieurs cristaux simples, prismatiques. Ce groupement cruciforme a toujours lieu de manière que les prismes réunis paraissent se pénétrer mutuellemejil, et(|ue leurs axes secroisentousous l'angle de 90», ou sous ceux de 120o et 160". De là les variétés suivantes, que l'on distingue parmi les maclés de Staurotide :

Staurotide croisée rectangdlair renée de deux ciistaux semblables hexaèdre, qui se pénétreraient par leur milieu, el dont les axes seraient perpendiculaires entre eux. A Saint- Jacques de Compostelle; en Bretagne.

Staurotide croisée obliqcangle : les deux prismes entiers, qui par leur pénélralion apparente, donnent ce nouvel assortiment, ont leurs axes inclinés l'un à l'autre sous les angles de CO" et 120». On la trouve au Saint-Gothard; en France, dans la Bretagne. Statrotide ternée : assemblage de trois prismes

: offrant l'appala variété péri-

i|iii semblent se pénétrer, et produisent une sorte de i;roupeinent sielliforme.

Sous le rapport des caractères extérieurs, on distin- Rue deux variétés principales de Staurolide, auxquelles lirongniart a conservé les dénominations spécifiques de Gienatile et de Cioiselle, qu'on leur avait anciennement données. L'une comprend tous les cristaux d'un brun rougeâtre, translucides, en lonRS prismes simples ou rarement groupés entre eux, qui se rapprochent du Grenat par leur aspect : de là le nom de Grenalite, donné à cette variété par Saussure, <|ui l'a découverte au Saint-Gulhard; l'autre comprend les Staurotides opaques d'un brun grisâtre, ([ui semblent affeclcr parliculièrement et presque constamment la disposition cruciforme. Elles abondent en différents endroits du Finistère, et on les trouve aussi en cristaux assez volumineux, ayant quelquefois plusieurs pouces de longueur, à Saint-Jacques de Composlelle, où elles sont l'objet de la vénération des pèlerins, ainsi que la Macle que l'on rencontre avec elles dans le même terrain. Les Slaurotides appartiennent exclusivement aux terrains primordiaux, et principalement aux Micaschistes et aux Schistes argileux. Les minéraux qui les accompagnent le plus fréquemment sont le Grenat et le Dislhùne. On trouve la Staurotidedans le Micaschiste même au Saint-Gothard; dans les Roches qui lui sont subordonnées, à Greiner dans le Zillerthal en Tyrol; dans le Schiste argileux primitif, au passage de Grassoney dans les Pyrénées; dans des Schistes argileux très-rapprochés du sol intermédiaire, ^dans le dépaitemenl du Finistère en France, principalement aux environs de Quimper, de Baud et de Coray ; à Saint-Jacques de Compostelle en Galice.

STÉARINE, zooi. iMalière contenue dans le tissu graisseux des animaux; elle est blanche, onctueuse, fusible à une faible chaleur et susceptible de cristalliser par le refroidissement en fines aiguilles; si on la soumet à l'action d'une chaleur de cinquante degrés, elle se volatilise en partie, acquieit de l'odeur, et finit par brûler avec Uamme, à la manière du suif. Elle est soluble dans l'alcool et se combine avec la potasse qui la transfoime en glycérine, en acides stéarique, margarique et oléique.

STÉASCHISTE. MIN. Schiste talqueux; Talc scliisloïde; Talkschiefer des Allemands. Roche cristalline, ù structure schisteuse, composée essentiellement de lamelles de Talc, et renfermant différents minéraux disséminés, tels que le Grenat, l'Amphibole, le Pyroxène, le Quariz, le Fer oxydulé, le Fer sulfuré aurifère, etc. Cette espèce comprend les Roches à hase de Chloritc schistoïde; elle prend quelquefois l'aspect phylladiforme, avec des teintes noirâtres , qu'elle doit à un principe charbonneux. Elle renferme souvent des Macles et des sortes de nœuds qui sont dus à une substance (probablement la Macle ou la Staurotide) imparfaitement cristallisée et comme empâtée avec la matière du Talc. Les Stéaschistes phylladiforraes sont quelquelois chargés de particules quarlzeuses; ils sont alors assez durs pour recevoir une sorte de i)oli. C'est à cette variété de Roche que l'on rapporte les Pierres qui servent à aiguiser les faux. Les Stéaschistes appartiennent

à la partie supérieure du sol primordial ; ils sont stratifiés et forment des terrains assez étendus et même des montagnes entières; mais rarement ils les composent seuls, et sont presque toujouis accompagnés de Schistes argileux et de Roches opliiolitiques.

STÉATITE. BiN. Variété compacte du Talc qui offre l'apparence du suif.

STEATORNIS. ois. (Humboldl.) L'un des synonymes d'Engoulevent ou de Podarge,(iue l'on substitue quelquefois génériquement à cette dernière dénomination.

STEBE. BOT. F. Stoebe.

STECHMANME. Stcclimaiinia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées , institué par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caractères : capitule composé de douze à dix-huit Ueurons homogames et égaux; involucre cyliudracé, formé d'écaillés imbriquées, pressées, prolongées en épine droite dans la partie supérieure de l'involucre et étalée dans la partie inférieure; corolle à cinq lobes égaux ; filaments glabres ; anthères appendiculées, coriaces, à queue longue et incisée au sommet; stigmates libres; akènes glabres et obovales; aigrette formée de plusieurs rangs de soies linéaires et plumeuses, les extérieures plus courtes, et toutes distinctes.

Stechmaisnie Stébéiinoïde. Sleclimannia Slahelinœ, DC. C'est un pelit arbuste Irès-touffu, à tiges lomenteuses, garnies de feuilles linéaires, très-entières, mais à bords roulés. Les capitules sont nus et terminaux. Du mont Liban.

STEENHAMMÈRE. Steenkummera. bot. Genre de la famille des Borraginées, établi par Reichenbach qui le caractérise ainsi ; calice à cinq ilivisions; corolle hypogyne, à tube très-court, dont l'orifice est nu, le limbe campanule, à cinq dents écartées; cinq étamines incluses, insérées à l'orifice de la corolle; ovaire (|uadrilohé; style simple; stigmate émarginato- globuleux; quatre noix distinctes, subdrupacées, lisses, tronquées à leur base, attachées au réceptucle. Les Steenhammères sont des |)lautes herbacées, 1res glabies et glauques, h liges très-rauieuses , couchées, garnies de feuilles ovalispatulées; les Heurs sont réunies en cime. Ces piaules sont répandues sur le littoral arctique.

STEFFENSlE.6'/e/fe//s/a. BOT. Génie de la famille des Pipéracées, établi par Poepping aux dépens de quelques esjièces du genre Pii)er de Linné. Caractères : Ueurs sessiles; trois à cinq étamines; anthères biloculaires; trois stigmates sessiles; fruits comprimés latéralement et disposés en ligues serrées, verlicillées ou liélicoïdes ; ces fruits ont à leur bord des bractées squamilormes tantôt pétiolées, triangulaires et ciliées, tantôt courbées en forme de coquilles et glabres.

Steffensie décumake. Stvffmisia decumana; P/- /;ey</ecM«ia««//(, L. Ses tiges sont droites, très-lisses, divisées en rameaux allongés, garnis de feuilles trésamples, alterues, pétiolées, cordiforines à leur base, aiguës au sommel , nervurées, réticulées. Les pétioles sont munis à leurs bords d'une membrane en forme de gaine, dans laquelle est renfermé, avant son développement, un épi axillaire simple, solitaire, cylindrique, plus court que les feuilles. Des Antilles.

STÉGAiNE. Stegana. iws. Diptères; genre de la fa-

mille lies Musciens, division des Noliphilites, établi par Meigen qui lui donne pour caraclèies : face carénée; épisiome soyeux; (roisièmc ailicle des antennes obloni;, avec le slyle pluuieux; lliorax élevé; ailes co.urbées et pendantes.

Stégaive NOIRE. Stegana nigra, Meig. Corps noir, avec la tête fauve et le verlex brunâtre; les ailes sont couleur de fumée et les cuisses postérieures brunâtres. Taille, une ligne et demie. On la trouve assez communément en Europe.

STEGANIA. BOT. (R. Brown.) A'. Lomaria.

STÉGANOPE. ois. Genre d'Oiseaux de l'ordre des Écliassiers, établi par Vieillot pour un Oiseau désigné par D'Azzara sous le nom de Chorliteà tarse comprimé. Ses caractères sont les suivants : le bec est droit, efiSIé et faible, avec des narines linéaires, placées dans une rainure; les tarses sont extrêmement comprimés latéralement; il y a (|uatre doigts dont les trois antérieurs sont bordés d'une membrane dans tout leur contour. L'espèce unique de ce genre, Steganopiis Iricolor, Vieillot, a été trouvée au Paraguay.

STÉGANOPODES. ois. Trente-neuvième famille de la méthode zoologique d'illiger, qui comprend les Oiseaux palmipèdes, dont les quatre doigts solit tous engagés dans la même membrane.

STEGAiNOTKOPIS. bot. Ce genre, proposé par Lelimann dans la famille des Légumineuses, n'a point été admis par le professeur De Candolle , qui en a disséminé les espèces dans divers autres genres.

STÉGASPIDE. Sleguspis. iNS. Hémiptères; genre de la section des Honioplères, famille des Cicadaires, établi par Germar,(|ui lui assigne pour caractères ; vertex arrondi, écliancré au soininet pour recevoir le chajjeron qui est incliné; élylres repliées perpendiculairement, à veines obliques, s'étendant jusqu'au boid postérieur; pieds courts; jambes antérieures comprimées, dilatées, les postérieures planes, à bords ciliés.

STÉGASPiDESQtJA>UGÈRE..v/eiyas/«\ss</i(c«i/jera. Partie antérieure de la télé loliacée, d'un jaune grisâtre, aiguë aux (li'ux extrémités; c'est la Cicticada squaihigera de Fabricius. On la trouve dans l'Amérique méridionale.

STEGIA. BOT. ^. Lavatère.

STÉGIE. Sler/ia. uoT. (Hyiwxylées.) Genre de la section des Pbacidiées, fondé par Pries, qui l'a aussi désigné parle nom A'Eustegia, pourcpi'on nele confonde pas avec le genre Slegia de De Candolle, que ce savant ne considère plus que comme une section du Latalera. Le Stegia de Pries est ainsi caractérisé: péritliécium en forme de cupule ordinaire, entouré d'un rebord saillant, s'ouvrant au moyeu d'un opercule; tlièques dressées, parallèles, difliluentes. Ce genre renferme une espèce qui croît sur les branches de Pins; lorsque l'opercule est tombé, elle ressemble à une Pezize. Le Sphœri'a complanata ilicis de Mougeol et Nestler, Stirp., n» 82, paraîtrait en être une seconde espèce.

STÉGILLE. SlegiUa. dot. Genre de Champignons pyrénomycèles. dont la formation est due à Reichenbach qui l'a caractérisé delà manière suivante: péri- Ihécion en forme de patelle, bordé, fermé par un opercule déuidu; disque de consistance de cire. Ce genre,

du reste, parait différer fort peu du genre Stegia de Pries.

STEGIONEPETA. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Bentham, dans la famille des Labiatées, n'a été admis que comme sectionnaire du genre Nepeta. y. Chataire.

STEGNOGRAMMA. bot. Ce genre proposé par Bluine, dans la famille des Polypodiacées, pour une Pougère qu'il a observée dans les forêts de Java, se rapproche beaucoup du genre Seiliguca , créé par Boiy pour quelques Fougères de l'Inde.

STEGO«OTUS. bot. Cassini (Opusc. Phyt., il, p. 04) a proposé, sous ce nom, un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Arctotidées, et qui a pour type VAictotis undiilala, de Gœrlner. Ce genre se distinguerait des vrais Arctotis par les caractères suivants : folioles extérieures de l'involucre en forme d'appendices, étalées, linéaires, subulées et foliacées; réceptacle alvéolé, à cloisons tronquées, portant des fîmbrilles piliformes; face extérieure de l'akène pourvue de trois saillies longitudinales, laminées, entières : celle du milieu en forme de cloison, les deux latérales en forme de valves rapprochées sur leurs bords de manière à former deux loges vides; aigrette composée de huit paillettes denticiilées sur leurs bords.

STÉGOPTÈRES oc TECTlPENiNES. ins. Duméril désigne, sous ce nom, une famille de Kévroptères comprenant les genres Fourmilion, Ascalaphe, Termite, Psoque, Hémérobe , Panorpe, Raphidie, Semblidc et Perle.

STEGOSIA. bot. Ce genre de Loureiro est le lïottboella exuUata, L.

STEINHAUÈRE. Steinhaueru. bot. Genre de la famille des Cupressinées, institué par Slernehcrg, avec les caractères suivants : cône ovale ou oblong, arrondi aux deux extrémités; écailles très-nombreuses, imbriquées, étalées horizontalement, taillées en forme de coin oblong, disposées en spirale et enfin décidues ; les cicatrices ([u'elles laissent après leur chute sont suborbiculées. C'est tout ce qu'on a pu jusqu'ici tracer des caractères de ce genre nouveau.

STEINHEILIE. Sleinheilia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par Decaisne, ((ui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle campanulée, à cinq lobes aigus, dressés, assez épais et tordus après l'anthèse ; oritice du tube fermé par cin(| écailles radiantes, jaunâtres, épaisses et alternes avec les sinus des lobes; il y a en outre, au fond du tube, cinq autres écailles plus petites et alternes avec des fossettes; gynostège inclus dans le tube, couvert par les écailles de l'orifice; anthères terminées par une membrane oblongue et penchée sur le stigmate, émettant sur le côté une double corne cartilagineuse, luisante et noire, qui va s'appliquer contre les corpuscules du stigmate; masses polliniques pendantes, en forme de massue comprimée; stigmate mutique. Ce genre est Pun des pins remarquables de la famille des Asclépiadées; on n'a encore retrouvé dans aucun autre ni les écailles qui se trouvent à l'orifice de la corolle et s'inclinent vers le centre pour en fermer complètement l'entrée, ni les fossettes situées à la base du tube, al-

leinant avec chacune ilcs latiBiiPlles de la corolle et opposées à ses lobes. Les masses polliniques sont suspendues au moyen de filaments dilatés au point de jonction de ces masses.

Steinheiiie rayonnante. Steinheilia radians, Decaisne; <4scle/>ias radians, Forsk. Ses feuilles primaires sont snbréniformes et nmcronnlées; les supérieures sont largement cordées; la corolle est trés-glabre et violelle. On trouve celte plante en Arabie.

STEINHEILITE. MIN. Nom donné à la variété de Difhroîte ou Cordiérite, que Steinheil a observée à Orijarvi. prés d'Abo, en Finlande, f^. Dichroïte.

STEINKF.LLITE. MIN. Nom donné à une substance minérale qui se trouve dans la mine de Cuivre d'Ori- .jerfvi en Finlande, et dont la pesanteur spécifi(iue est 2,S. Son analyse, faite par Thomson, a donné : Silice, 53; Alumine, ôô; Magnésie, 4; protoxyde de Fer, 9; Eau, 1.

STEINKHOLE. min. Nom d'une variété de Houille. f^. ce mnl.

STÉIRACTITE. Sfeiracfis. bot. Genre de la famille lies Synanlhérées, tribu des Astéroïdées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères: capitule multiHore, hélérogame; fleurs du disque hermaphrodites et tubuleuses. celles de la circonférence, couronne ou rayon neutres, ligulées et disposées sur un seul rang; involucre cylindracé, formé de plusieurs rangs d'écailles imbriquées, linéaires, à bords membraneux : les internes sont plus longues; réceptacle petit et nu; corolles du rayon ligulées. celles du disque sont tubuleuses, avec le limbe partagé en cinq lobes; anthères simjjles, sans queue; akènes térétiuscules et poilus; aigrette unisériale, frangée et velue.

STÉIRACTITE ARBORESCENTE. Steiiactis arboicscens. De Cand. C'est un arbrisseau à feuilles pétiolées, ovaloorbiculées, glabres en dessus, couvertes en dessous d'un duvet blanc-rougeàlre; capitules paniculés. De la Nouvelle-Zélande.

STÉIRASTOJIE. Steirasioma. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Audinet-Serville, qui le caractérise ainsi : premier article des antennes renflé en massue, déprimé et dilaté à son extrémité ; face antérieure de la tête fort allongée; front vertical; mandibules étroites et presque triangulaires; palpes maxillaires ayant leur dernier article court; corselet bituberculé latéralement; une carène longitudinale, sinueuse et très-saillante au milieu de chaque élytre; écusson presque triangulaire; corps fortement déprimé. Les Stéirastomes se trouvent dans les plantations, sur les troncs d'arbres et quelquefois sous les écorces quand elles sont desséchées et à moitié séparées du ligneux; elles se tiennent fixées contre celui-ci, les antennes ramenées sur le dos, se laissant tomber quand on veut les prendre; leur démarche est lourde, et elles produisent un son aigu à l'aide de leur corselet.

Stéirastome déprimée. Steirasioma depressa, Aud.; Cerambix depressus , Fab. Corps noir, couvert en grande partie d'un fin duvet très-court, gris cendré; antennes presque grisâtres; corselet aplati, couvert de petits tubercules; des ligues élevées et des points ran-

gés en stries sur les élytres dont l'extrémité est terminée par une forte épine. Taille, de sept à dix lignes. Du Brésil.

STÉIRE. «eîVfl!. iNS. Coléoptères héléromères; genre delà famille des Mélasomes, institué par Westwood avec les caractères suivants : antennes de dix articles, dont le premier long et les suivants petits, presque égaux; tête médiocre, beaucoup plus étroite (|ue le corselet, transverse , carrée , avec les angles antérieurs latéraux assez aigus; labre petit et cilié; mandibules petites, exsertes, bidenlées à l'extrémité ; palpes maxillaires peu visibles, de quatre articles dont le premier très-petit et le dernier le plus grand; corselet plan, plus long que large et rétréci antérieurement; écusson petit; élytres larges, presque carrées, avec les angles antérieurs aigus et arrondis postérieurement; pieds courts et grêles; tarses hétéromères.

Stéire a côtes. SIeira costala, Westw. Cet insecte est noir, peu luisant et fortement ponctué; la tête est marquée au milieu d'une ligne longitudinale élevée ; le discpie du corselet est finement ponctué; les antennes et les pattes sont d'un brun de poix. Taille, de trois à cinq lignes. Du cap de Bonne-Espérance.

STEIKOCOMA et STEIROSTILPNA. bot. Sections du genre Disparago, de Gartner.

STÉIRODISQDE. Steirodiscus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, institué par Lessing qui lui donne pour caractères : capitule multitlore, hétérogame; fleurons du disque cylindracés, à cinc] dents et hermaphrodites, ceux du rayon sont ligules et femelles; réceptacle nu; involucre ventru et polyphylle; ovaires chauves, linéaires et glabres, toujours stériles dans les fleurons du disque.

Stéirodisqce CAPriiACÉ. Steirodiscus capilluceus, Lessing. Plante herbacée, annuelle, à feuilles simples ou découpées en plusieurs segments linéaires: capitules terminaux et solitaires, composés de fleurs jaunes. Du cap de Bonne-Espérance.

STÉIROGLOSSE. SIeiroglossa. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De Candolle, avec les caractères suivants : capitule multiHore, hélérogame; fleurons du disque tubuleux, à cinq dents et hermaphrodites; ceux de la circonférence sont ligules, neutres et disposés sur un seul rang; réceptacle convexe et dépourvu de paillettes; involucre formé d'une ou deux rangées d'écailles, de la longueur des fleurons du disque; ovaire du rayon presque toujours avorté et se séparant avec facilité de la languette ; akènes du disque obpyramidés, glabres et ordinairement chauves.

Stéiroglosse a FECULES DE CAMOMILLE. Steiroglossa Cliamuviillœfolia , De Cand. Plante herbacée, trèsrameuse, garnie de feuilles pinnatipartites, à deux ou trois paires de lobes linéaires, aigus, ascendants. De la Nouvelle-Hollande.

STÈLÉCHITES. BOT. Foss. y. Lithocalames.

STELEOCOKYS. bot. L'une des sections du genre Corysanthes, de Robert Brown.

STELEPHUROS. BOT. (Adanson.) L'un des synonymes de Phletim. V . Phléole.

STIÎl.lDE. Sielif.. iNS. Genre d'Hyménoptères, de la

ni

famille des Mellifèrcs, Iriliii des Apiaires , élabli par i Lalreillc, avec les caractères siiivanls : corps oblong; I têle Iransverse; aniennes filiformes, brisées, composées de douze articles dans les femelles, de treize dans les mules : le premier long. les autres presque égaux entre eux. Labre en carré allongé, dépassant les mandibules ; celles ci assez larges, cannelées en dessus, bidenléesaucôté interne. Palpes maxillaires très-courtes, de deux articles, le premier long, cylindrique, le dernier cylindrico- conique; trois ocelles disposés en triangle sur le vertex. Corselet court, convexe; écusson muli(iue. Ailes supérieures ayant une cellule radiale rélrécie depuis son milieu jusqu'à son extrémité, celleci assez aiguë, un peu écartée de la côte; trois cellules cubitales : la première et la deuxième presque égales entre elles, celte dernière rétrécievers la radiale, recevant la première nervure récurrente; troisième cubitale recevant la seconde nervure récurrente et n'atteignant pas le bout de l'aile. Pattes de longueur moyenne; jambes intermédiaires mtmies à leur extrémité d'une épine simple, aiguë; premier article des tarses très-grand, aussi long que les ([uatre autres réunis; crochets bifides. Abdomen cylindrique, ovale, recourbé, convexe en dessus, un peu concave en dessous, dépourvu de poils dans cette partie chez les deux sexes, composé de cinq segments outre l'anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles. Les Stélides sont parasites des genres Osmie, Anthidie et Mégachile, c'esl-à-dire qu'elles déposent leurs œufs dans les nids des espèces de ces genres.

Stélide petite. Stelis minuta, Lepell. St.-Farg. et Serv., Encycl. Elle est longue de trois lignes, noire; les trois premiers segments de l'abdomen ont de chaque côlé une tache allongée, blanchâtre. On la trouve en Europe.

STÉLIDE. Stelis. bot. Genre de la famille des Orchidées, tribu des iUalaxidées, qui comprend plusieurs espèces parasites, principalement originaires de l'Amérique méridionale, et en général remarquables par l'extrême ténuité de leurs Heurs qui sont souvent incomplètement unisexuées. Ces tleurs sont disposées en épis allongés; les trois divisions extérieures du calice sont égales et semblables, étalées, soudées ensemble parleur partie inférieure; lelabelleest absolument de même forme que les deux divisions internes du calice, qui sont concaves et plus courtes que les extérieures; le gynostème est court, terminé par une anthère operculiforme, à deux loges, contenant chacune une masse pollinique solide, ovoïde, allongée, réunie à celle de la loge contiguë par une substance comme glanduleuse. Les espèces de ce genre sont en général de petite taille; leur racine est fibreuse; leur tige est simple, non renflée en bulbe à sa partie inférieure ; elle ne porte généralement qu'une seule feuille.

Stélide a trois styles. Stelis trislyla, Lindl., Bot. reg., vol. xxiv, p. 52. Sa feuilleestoblongue, concave, subondulée, plus courte que l'épi Horal, qui est lâche, dressé, un peu tordu; les bractées sont membraneuses, en coupe et pointues; le calice est triangulaire, les pétales sont épais, tronqués; le labelle est également tronqué, sillonné dans son milieu; le gynostème csl

déprime, avec ses angles recourbés. La couleur de la fleur est le vert-rougeâtre, nuancé de pourpre. On la trouve dans les forêts du Brésil.

STELLA. MOiL. Genre proposé par Klein (Méth. ostrac, p. 1G) pour une espèce de Turbo dont la spire est garnie de cinq à six c6les rayonnantes, qui aboutissent à aulanl de tubercules saillants sur le contour.

STELLAIRE. Stellaria. dot. Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées et de la Décandrie Trigynie, L., ayant pour caractères principaux : un calice à cinq sépales ovales-lancéolés, ordinairement étalés; une corolle à cinq pétales oblongs, bifides, raaicescenls;dix étamines; ovaire arrondi, surmonlé de trois styles divergents, terminés par des stigmales obtus; capsule ovoïde, uniloculaire, à six valves, renfermant plusieurs graines arrondies, comprimées. Ce genre est voisin de VAienaria et du Ceiasiium; il se distingue du premier par ses pétales bifides, du second par le nombre de ses styles; mais ces caractères ne sont pas tellement absolus qu'on n'ait confondu les espèces d'un genre à l'autre. Auguste Sainl-Uilaire (Mém. du Mus., 2, p. 87) a fondé son genre Larh/ea sur le Stellaria aquatica, Pollich , qui a les étamines et les pétales périgynes. Les Stellaires sont en général de petites piaules herbacées, la plupart européennes, à feuilles étroites, linéaires; à fleurs blanches, ouvertes en éloile, circonstance quia fait nailre l'idée du nom générique.

Stei-Laire GRAsinÉE. Stellaria graminea, L. Elle est abondante dans les bois et sur la rive des fossés; ses tiges sont très-grêles, garnies de feuilles linéaires, et portant des Heurs dont les pélales sont étroits et profondément divisés en deux, ce qui donne à la Heur l'aspect d'une étoile.

Le genre Stellaria de Dilleii, est le même que le genre Callitriche de Linné.

STELLANTllE. bot. L'une des sections du genre Erica. F. Bruyère.

STLLLAP.IDE. SIellaiis. bot. Genre de la famille des Liliacées. élabli aux dépens du genre ^f(Y/«, par Stein heil qui lui assigne par caractères : périanthe étalé corolle semblable au calice; étamines presque égales avec leurs filaments aplatis, aigus, lancéolés et glabres anthères muliques; pistil peu différent des étamines: ovaire déprimé, à trois loges raonospermes; vasiducte subhorizonlal; fruit pyriforrae, à trois lobes; semences arrondies; bractées petites.

Stellaride a petites flecrs. Stellaris parviflora, Steinh.; Scilla parviflora, Desf. Son bulbe est assez gros, ovalaire, à tuniques extérieures membraneuses et brunes; feuilles radicales, glabres, inégales, trèsentières, un peu épaisses, légèrement striées, lancéolées, un peu plus larges à leur base, insensiblement rétrécies vers le sommet; hampes droites, simples, cylindriques, glabres, hautes d'un pied et plus, terminées par un épi de tleurs pédonculées, violettes, à anthères bleuâtres. En Barbarie.

STELLAUIS. OIS. Synonyme de Butor. K. Héron.

STELLÈRE. Sleltera. mam. /'. Rytiive.

STELLÈRE nu .STELLÉRllNE. Stellera. bot. Genre de la famille desThymélées et de rOclandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : périanthe corol-

liiïde, infunilihuliforme, dont le lul)e est ijrèle el allonf;é. le limbe à quatre lobes; buit élamines dont les filels sont très coiMls, insérés sur le périanibc; ovaire snpèie, surmonté d'un style très-court, terminé par un slijîmate en lèle; capsule dure, petite, luisante, enveloppée par le périanlhe persistant, et terminée par une pointe courbée eif forme de bec.

SxEixtRtPKSSERiVE. SIelleia Passerina, L., vulgaircnicnt nommé Heihe àl'HiroiideUe. C'est une plante k lige divisée en rameaux grêles, presque filiformes, (jarnis de feuilles alternes, linéaires, très glabres. Les Heurs sont petites et sessiles dans les aisselles des feuilles. Celte plante croît dans les champs. En Europe.

STELLÉRIDES. ÉCBiiv. Section établie par Lamarck (liist. des Anim. sans vert., t. ii, p. 527) dans la grande division des Radiaires échinodermes. Cette section comprend les genres Comatule, Euryale, Ophiure el Astérie.

STELLÉRIDIEKS. ÉCHin. Nom donné par Goldfuss à une famille nouvelle qu'il a formée aux dépens des Écbiuides ou Échinidiens, el dont les espèces ne se rencontrent qu'A l'élat fossile.

STELLÉRINE. bot. F. Stellère.

STELLlFÈPiE. pois. Genre de Poissons osseux Acanlhoplérygiens,dela famille des Percoïdées, et delà tribu des Percoïdesàdenls en velours, créé parCuvier. Leur lète est nue et creuse; les sous orbitaires, le préojiercule et l'opercule sont munis d'épines; leur museau est bombé, et leurs dents sont en velours; les ouïes n'ont que quatre rayons branchiaux. Le type de ce genre est le Bodian Slellifère, Bodianus Stellifer, Bloch, pi. 231, fig. 1, qui vit au cap de Bonne-Espérance.

STELLINERVÉ. SltllinercHS. Les feuilles sont qualifiées Stellinervées, quand leurs nervures partent du milieu de la lame et se dirigent vers la circonférence en rayons divergents.

STELLION. Stellio.tii.TT. Genre voisin des Agames, mais qui se distingue très-bien de ce groupe et des autres genres de la famille des Iguaniens, par sa queue couverte de grandes écailles toujours disi)0sées par bandes régulières, et le plus souvent épineuses. Ce sont des espèces assez semblables aux Lézards par les formes générales, par les organes du mouvement et par les organes des sens, mais qui manquent de dents palatines, et (lui ont la langue épaisse, non extensible, el seulement éehancrée à sa pointe. Du reste, les SIellions, en comprenant sons ce nom toutes les espèces que Cuvier rapporte à ce groupe, présentent enire eux de nombreuses différences sous le rapport de la forme, de la grandeur et de la disposition des écailles des membres, du corps et de la têle; ce sont ces différences qui ont motivé l'établissement des quatre sous-genres suivants :

t Les CoRDTLES, Cordylus, Daud., sont remarquables par la grandeur des écailles de leur coips, qui forment des bandes régulières, et qui leur composent une sorte de cuirasse ou d'armure complétée par les écailles de la queue, qui toutes se terminent en arrière par une pointe épineuse; leur tête est couverte de plaques, et leurs cuisses, qui sont revêtues, ainsi que leurs membres antérieurs, d'écaillés un peu plus petites

que celles du corps, présentent une ligne de très-grands pores. Cuvier a distingué dans ce sous-genre plusieurs espèces que Linné avait confondues sous un nom commun; elles habitent le cap de Bonne-Espérance, et se nourrissent d'inseeles. Elles atteignent généralement la taille de sept à buit pouces , et varient du gris

Steli.ioiv Cordyle. S/ellio Cord yliis, Cuv.; Lacerta Cordylus, Lin. Sa couleur est le brun-noiràlre, passant au bleuâtre livide. La lête est large et triangulaire; le corps est 1res -aplati; le ventre est revêtu d'écaillés presque carrées, d'un bleu sale, y formant des bandes transversales; la queue est presque aussi longue que le corps; les écailles des parties inférieures sont d'une moindre consistance. Cette espèce est un peu plus grande que le Lézard vert commun; on la trouve en Egypte.

ft Les Steiiions propremenis dils, Slel/io, Daud. ont la queue longue et grêle dans sa dernière portion ; la tèle renflée en arrière par les muscles des mâchoires; ils manquent de pores cruraux; mais un caractère distinctif plus particulier, c'est qu'on remarque sur le corps, principalement à sa partie supérieure, au milieu des écailles très-petiles qui le recouvrent presque partout, d'autres écailles beaucoup plus grandes et souvent épineuses, dont la |>lupart sont placées en séries les unes au-dessus des autres sur les lianes, et foinient un certain nombre de lignes transversales.

Stellion DU Levant. Stellio vulgaiis , Daud.; Lacertia Siellio, L. C'est la seule espèce connue dans ce sous-genre. 11 a un pied environ du bout du museau à l'extrémité de la queue qui forme environ les trois cinquièmes de la longueur totale. Il est généralement d'un brun olivâlre. Cette espèce, fort anciennement connue, mais qui ne doit point être confondue avec le Stellion des Latins (A'. Gecko des merailles, à l'article Gecko), est devenue célèbre par les prétendus usages de ses excréments longtemps répandus dans le commerce sous les noms de Cordylea ou Crocodilea et de Slercus Lacerti. Aujourd'hui celle substance, si longtemps regardée comme un précieux cosmétique et si recherchée dans tout l'Orient, paraît être complètement tombée en discrédit. On assure que les Musulmans ont pris en aversion le Stellion, parce qu'il a l'habitude de baisser la tète ; ce qu'il fait, disenl-ils, pour imiter l'attitude qu'ils prennent pendant leurs prières, el pour les railler.

tf-f- Les OoECES-RuDES, Doryphortis. Cuvier a établi ce sous-groupe dans la seconde édition du Règne Animal, et il le caractérise ainsi ; point de pores cruraux; point de petits groupes d'épines sur le tronc. On ne connaît encore bien que deux espèces de ce sous-genre.

Stellion azuré. Stellio azuieus, Daud. Sa couleur est d'un bleu clair uniforme, à peine un peu plus pâle en dessous ; la queue est un peu déprimée ; elle a presque la moitié de la longueur totale qui esldesix pouces el demi ; elle est composée de trente-cinq anneaux d'écailles rhomboïdales, très-pointues. On le trouve dans l'Amérique méridionale.

•j-j-f-i- Les Fouettes -Queues. Caudiverbera , de la plupart des auteurs; Uromastr.v, Merr. Ce quatrième

lie

soiisgpiire, qui correspond à la section des Stellions bâtards de Daudin,a pour caractères particuliers d'avoir toutes les écailles du corps petites, lisses et uni- Cormes, et celles de la (pieue très grandes et très-épineuses; une série de porcs à la partie interne de la cuisse; enfin la tête non renflée en arrière par les muscles des màclioires. Ce sous-genre renferme plusieurs espèces pour la plupart remarquables par la beauté de leurs couleurs, et qui se trouvent à la fois dans les parties chaudes des deux continents.

Stellion d'Egypte. Slellio spinipes, Daud.; Uroviastyx spinipes, Merr. Cette espèce est remarquable par sa belle couleur verte, par la grande taille à laquelle elle parvient (on trouve communément des individus de deux à trois pieds de long), et par l'existence sur ses cuisses de plusieurs écailles assez grandes et épineuses. Elle est principalement répandue dans la Haute-Egypte et dans le désert.

STELLITE. mm. Nom donné par Thompson à un minéral trouvé en Ecosse, sur les bords du canal de la Clyde, dans une roche amphibolique; il est en masses rayonnées, qui peuvent avoir un pouce de diamètre, et qui sont composées de libres cristallisées confusément en prismes obliques; il est translucide, et a quelque ressemblance avec l'albâtre et la némalite.Sa pesanteur spécifique est 2,0. Il est composé de silice 48,5; chaux ôl; magnésie 5,5; alumine 5,5; protoxyde de fer 3.5; eau 6.

STELLOGNATHE. Slellognatha. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Laportequi le caractérise ainsi : corps épais et robuste; antennes grêles, avec le premier article très-court; les autres longs et cylindriques, le dernier extrêmement long; tête fort grosse; face antérieure très-lai'ge, avec le front plan; mandibules très-grandes, ayant en dessus une grande dilatation formant deux dentelures; palpes moins longues que les mandibules : les maxillaires à peine plus grandes que les labiales, avec le deuxième article trèsgrand, le troisième moins long, un peu élargi vers l'extrémité, le dernier un peu plus grand que le précédent, arrondi et pointu; lèvre supérieure longue et profondément bilobée; corselet fort court, tout à fait en parallélogramme, n'ayant de chaque côté qu'un Irès-petit tubercule; écussnn arrondi postérieurement; élylres se rétrécissant beaucoup de la hase à l'extrémité qui est mutique; angles huméraux très-saillanis, relevés et tubercules; pattes longues et grêles.

STELLOGNATHE M\ccLÉE. Stetloynallia viaculata ; lap.; Cerambix mncnlatns, Oliv. Antennes noirâtres; lèvre supérieure ciliée et jaunâtre; mandibules noires; corselet tacheté de blanc, avec une ligne transversale blanche postérieurement; élytres d'un noir velouté, tachetées de blanc, avec un grand V blanc à l'extrémité; dessous du corps d'un gris bleuâtre. Taille, de douze à quinze lignes. De Madagascar.

STELLORCIIIS. BOT. Le genre ainsi nommé par Du

Petit-Thouars, dans ses Orchidées des îles d'Afrique,

correspond au genre Àplostellis, proposé par Achille

Richard, mais non encore généralement adopté.

.STELLULINA. dot. Le genre d'Algues, proposé sous

ce nom par Link, n'a été admis que comme section du genre Zxyuema, d'Agardh.

STEMASTRUM. hot. {Lycoperilncées.) Raffinesquea établi sous ce nom im genre qui ne renferme qu'une seule espèce, le Lycopenlon helerogeneum de Bosc, nommée par Raffinesque SIetnastrum Boscii. Cette plante a déjà été constituée en genre distinct, sous le nom de Mitreiiiyces, par Nées d'Esenheck. f. ce mot. STEMATOSPERMDM. bot. Ce genre de Graminées, admis par Palisot-Beaiivois, dans son Agroslographie, ne diffère point assez du genre Nasttis de Jussieu pour en être distingué.

STEMMACANTHE. BOT. Genre de la famille des Synanlhérées , tribu des Carduacées, établi par Cassini sur le Cnicus centauroiiles . L., ou Serratula cynaroides, DC. Ce genre parait être le même que le Hoo- Ida de Necker; mais comme ce dernier correspond également aux genres Bliaponlictim et Alfrctlia, Cassini a dû rejeter la dénomination imposée par Necker. LeSlemmacanlIia est principalement caractérisé : lopar les appendices des folioles de l'involucre longs et étroits, plus larges cependant que le sommet des folioles (lui sont lancéolées-aiguês.coriaces-scarieuses; 20 par l'aigrette dont les paillettes intérieures sont très-larges inférieurement.

Stemmac\ntiie cynaroïde. Stemmacantha cynaroiiles , Cass. C'est une plante herbacée qui a quelques ressemblances avec l'Artichaut. Sa racine estvivace; sa tige, haute d'environ deux pieds et demi, est dressée, cannelée, simple ou peu rameuse. garniede feuilles très grandes, tomenteuses, les inférieures pinnatifides, les supérieures oblongues-Iancéolées, portant une ou deux calathides très-grosses, ovoïdes et purpurines. Celte plante croît dans les Pyrénées.

STEMMATES. iPiS. On a donné ce nom aux yeux lisses placés au-dessus de la tête, dans certains ordres d'insectes.

STEMMATOPE. MAM. K. Phoqde.

STEMMATOSIPHON. bot. Genre de la famille des Ébénacées, institué par Pohl , dans sa Botanique du Brésil et que l'on a réuni au genre Symplocos, de l'Héritier.

STEMMATOSPERMCM. bot. (Palisot-Beauvois.) F. Bambob.

STEMMODÈRE. Stemmodeins. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Rhysodites, institué par Dejean, qui lui assigne pour caractères : antennes plus courtes que la télé et le corselet pris ensemble, insérées vers le milieu du front, dans l'intérieur de l'échancrure oculaire, composées de onze articles, dont le premier plus grand et obconique, le deuxième très-court, subglobnieux, le dernier beaucoup plus long que le précédent et un peu aminci à l'extrémité; yeux très -grands; labre corné, transversal, avec le bord antérieur droit; mandibules laminiformes; palpes maxillaires plus longues que les labiales, formées de quatre articles; prolhorax plus large que long, en trapèze, un peu rétréci en avant; bords latéraux trèsrenflés; milieu du dos concave; bord postérieur droit et vertical, l'antérieur coupé très-obliquement de haut en bas et d'avant en arrière; mésostermum plan et rie

moyenne largeur entre les hanches delà seconde paire; écussoii petit et en demi-cercle; élylres perpendiculaires, très-près de la base, planes sur le dos; angles huméraux saillants et aigns; pattes minces et simples; tarses plus courts que les tihias : les quatre premiers articles à peu près égaux, ledernier aussi long qu'eux tous, terminé par deux crochets faiblement courbés.

Stemhodére singulier. Sletiimodenis sitigiilaris, Dej. Antennes, corps et pattes d'un brun marron; soies dorsales <lu prolhorax nacrées; mandibules et crochets des tarses noirâtres. Taille, quatre lignes. Du Sénégal.

STEMMODONTIE. Stammodontia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Héljanlhées, seclion des Kudbeckiées, établi par Cassini qui l'a ainsi caractérisé : involucre campanule, composé de folioles sur deux ou trois rangs : les extérieures oblongues-lancéolées, appliquées et coriaces inl^érieurement, foliacées au sommet, les inléiieures plus courtes, à bords membraneux et frangés. Réceptacle un peu convexe, garni de paillettes. Calalhide radiée, dont les fleurs centrales sont nombreuses, régulières et hermaphrodites; les marginales sur un seul rang, en languettes et femelles. Ovaire un peu comprimé des deux côtés, surmonté d'une aigrette sessile. en forme de couronne.

Stemsioooktie très-rude. Slemmodonlia scahernwn. Sa lige est dressée, très-ranieuse, divariquée, garnie de feuilles rhomboïdales, dentées ou quelquelois lobées. Les fleurs ont la coi'olle jaune-orangée. Cette plante est hérissée de poils nombreux, ce qui la rend très-rude au loucher.

STÉMODIE. SIemodia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères suivants : calice divisé profondément en cinq parties droites, égales, persistantes; corolle irrégniière, dont le tube est de la longueur du calice, le limbe droit, pres<nie à deux lèvres, la supérieure ovale, entière, l'inférieure trilobée; quatre étamines bifides à leur sommet, chaque division surmontée d'une ou deux anthères; ovaire portant un style simple et un stigmate obtus; capsule ovale-oblongue, ù deux loges et à deux valves séparées par une cloison étroite, opposée à ces valves, renfermant des graines nombreuses et fort petites.

Stéjiodie maritime. Stemodia viaritima, h. C'est un sous-arbrisseau à tiges grêles, inclinées ou couchées, rameuses, à feuilles opposées, sessiles, lancéolées, denticulées et glabres, à fleurs sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures. Des Antilles.

STÉMONE. Stemona. eot. Loureiro (Ftor. Coclu'ncli., 2, p. 490) a établi sous ce nom un genre de la Monadelphie Télrandrie, L., auquel il a imposé les caractères suivants : périanthe corolloïde, à quatre pétales subiilés, dressés, égaux : les deux extérieurs recouvrant obliquement les deux intérieuis; quatre élamines dont les filets sont semblables aux pétales, soudés au-dessus de la hase et placés sur un réceptacle; anthères linéaires, biloculaires, grandes, adnées latéralement de chaque côté du lîlet jusque vers son milieu ; ovaire comprimé, arrondi, portant un stigmate sessile; baie sphéroïde, unilociilaire, polysperme.

Stémowe tcbérecse. Stetnona tuberom, Loureiro.

10 IlICT. DES SCIENCES S\T.

Plante frutescente, grimpante et dépourvue de vrilles ; racine tubéreuse, fasciculée et comestible; feuilles ovales, acuminécs, très-entières, opposées, marquées de sept nervures. La Heur est d'un jaune rougeâtre, solitaire et pédonculée dans les aisselles des feuilles. Celte plante croît, sans culture, en Cochincliine et en Chine. Ses racines tubéreuses passent pour rafraîchissantes, et on en conseille l'usage dans les maladies de poitrine. Loureiro cite comme synonymede celte plante VUhiinn polypoides de Rumph (Ilerb. Aiiib., liv. 5, tab. 129), que Lamarck a décrit dans l'Encyclopédie sous le nom de Canjalat.

STÉMONITIDE. bot. Genre de la famille des Lycoperdacées, institué par Gleditschen, dans la tribu des Trichiacées. Il comprend queli|ues espèces dont le péridium se détruit lors de la maturité de la i)lante, et laisse à découvert un réseau filamenteux, de même forme que lui, renfermant dans ses intervalles les sporules, et traversé dans son milieu par un axe solide, filiforme, qui s'étend jusqu'au sommet. Ces plantes, très-petites, croissent par groupes assez nombreux sur les bois morts. Ordinairement le péridium, soutenu sur un pédicelle assez long et très-fin , est cylindri- <iue, oblong; quelquefois il est ovale ou presque globuleux.

Stêmokitide spBÉRiQnE. Steiiionitidis sphœrica, Desmaz. Son pédicelle est noir, luisant, élargi et aplati à la base, aboutissant presque au sommet du péridium dont le diamètre égale le tiers environ de la grandeur totale du Champignon, qui est de deux millimètres. Ce péridium est sphériqiie, rarement ovoïde, d'un brun rougeâtre, formé par une membrane très-mince qui se détruit et laisse à découveit le réseau; les filaments et les sporules sont de la couleur de leur enveloppe. On la trouve en Belgique, au mois de mars, sur le bois altéré.

STEMONURUS. bot. Genre établi par le docteur Blume (Bijdr. Flor. ned. Ind., p. 648), qui l'a placé à la suite des Santalacées et l'a ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites, quelquefois dioïques par avortement. Calice court, très-entier ou obscurément denté; corolle à cinq ou rarement à six pétales soudés à la base; cinq ou rarement six étamines hypogyncs, à filets alternes avec les pétales, comprimés, munis à leur sommet d'un faisceau de poils, à anthères biloculaires, introrses; ovaire oblong, uniloculaire, renfermant deux ovules pendants; stigmalc sessile, obtus; drupe succulent, ombili(|ué, à noyau raonosperme; graine pourvue d'un embryon renversé, petit, placé au sommet de l'albumen. Ce genre est composé de quatre espèces nommées Stemonurus pauciflorus, secundiflorusjavanicus et frutescens. Ce sont des arbres ou arbrisseaux qui croissent à Java ou dans les iles adjacentes; les feuilles sont alternes, très-entières; les fleurs sont petites, disposées en épis axillaires.

STÉMOl'TÈRE. Slemopteia. bot. Genre de la famille des Durmanniacées, établi par Miers, avec les caractères suivants : périgone adhérent à l'ovaire, libre en dessus et subinfundibuliforme; orifice renflé, partagé intérieurement en trois poches;' limbe divisé en six découpures aiguës, dont trois alternativement plus

courtes; liois élamines soudées à l'orifice du périgone; leurs filamenls sont comprimés et bifurques; ils suivent les contours des poches, où ils semblent prendre naissance, et supportent chacun un rameau anlhérifère, ailé ; ovaire turbiné, unilocaire, à trois placentas; style aussi long que les étamines; trois stigmates recourbés et glandulifères au sommet. Le fruit est une capsule uniloculaire, polysperme, déhiscente par trois fentes qui s'ouvrent au sommet; semences scobiformes, dont le test est rigoureusement collé sur le noyau. Les Stémoplères sont des plantes herbacées, à racines fibreuses, à tige droite, subdicholome, rameuse, recouverte d'une écorce purpurescenle; feuilles sessiles, dressées, bracléiformes; inflorescence terminale, uniflore, pourprée, dépourvue de bractées. On trouve ces plantes au Brésil.

STEMPIIYLLUM. bot. Le genre proposé sous ce nom par Wallroth, dans sa Flore germanique, a été réuni au genre Helininthospoiiiiiii , de Link, famille des Champignons hypbomycétcs.

STÉXACTITE. Stenaclis. bot. Genre de la famille des Synantliérées, établi par Nées qui le caractérise ainsi : capitule multiflore. hérérogame; fleurs du rayon unisériales, femelles, étroitement ligulées; celles du disque sont hermaphrodites, à cinq dents; réceptacle nu et pointillé ; involucre formé de deux ou trois rangs de squames étroites, imbriquées; akène oblong et comprimé; aigrette du rayon unisériale, sélacée, décidue; celle du disiiue a un double rang d'écaillés, et les extérieures sont beaucoup plus courtes. Ce genre se rapproche de celui des Astères.

SiÉNACTiTE ANNUELLE. Steiiaclis antiua, Nées. Sa lige est droite, polycépbale, à corymbes; les feuilles inférieures sont ovales, les supérieures sont lancéolées, dentelées en scie et un peu velues; l'involucre est soyeux, les corolles sont violàtres. Amérique septentrionale.

Stéwactite élégante. Slenactis speclosa, Lindl. Sa lige est dressée, multiflore, corymbifère et presque glabre; ses feuilles sont très-entières, ciliées ; les radicales spatulées, les caulinaires ovato-lancéolées, subamplexicaules; le rayon est deux fois plus long que l'involucre. Celte belle plante est vivace et ajoutera certainement à la parure des jardins par ses belles et grandes calatliides d'un bleu violet, avec le disque jaune. Ces calathides commencent à paraître en juin et se succèdent sans interruption jusqu'en octobre. La plante est originaire de Californie, d'où elle a été envoyée en 1859 par Douglas.

STÉNANTHÈRE..S/e«nH//ie)a.EOT.R.Brown(/'/-o(/;-. Flor. Nov.-Holl., p. Sô8) a établi sous ce nom un genre de la famille des Épacridées et de la Pentandrie Monogynie, L., auquel il a assigné les caractères suivants ; calice accompagné de plusieurs bractées; corolle dont le tube est ventru, du double plus long que le calice, dépourvu à l'intérieur de faisceaux de poils; le limbe court, étalé, barbu dans sa moitié; étamines à filets inclus, charnus, plus larges que les anthères; ovaire à cinq loges; drupe presque sec, avec un noyau solide et osseux.

Sténantbère a fedilles de Pin. Slenanlhera Piiii-

folia. Arbrisseau dressé, à feuilles piquantes et ramassées, à fleurs axillaires, droites, ayant le tube écarlate et le limbe jaune-verdâtre. Les fleurs ont un disque bypogyne, cyalhiforme et entier. De l'Australie.

STENANTHIUM. EOT. L'une des sections du genre Fcratniiii, delà famille des Mélanlbacées.

STÉNARRHÈNE. SIenaniiena. bot. Don, dans son Prodrome de la Flore du Népaul, a établi sous ce nom un genre de la famille des Labiées, au(|uel il a imposé lescaraclèies suivants : calice divisé jusqu'à la moitié en cinq découpures; corolle à deux lèvres : la supérieure en casque, l'inférieure à trois lobes, celui du milieu étant le plus grand; anthères très-longues, uniloculaires; stigmate bifide.

Sténarrhène iainedse. Sleiiarrhena lanata. C'est une piaule herbacée, très-velue, à feuilles presque sessiles, lancéolées, aiguës, crénelées, rugueuses, blanches et laineuses en dessous; les fleurs sont rouges, disposées en verticilles espacés et accompagnés de bractées très-entières. Cette plante croît dans le Népaul.

STÉNASPIDE. Slenas/iis. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinel-.Serville qui lui assigne pour caractères : antennes glabres, composées de douze articles, dont le deuxième court et globuleux, les six suivants cylindriques, les autres aplatis, trèsallongés, le dernier très-grand; mandibules petites et épaisses; palpes courtes; corselet dilaté latéralement, presque en carré transversal, unituberculé de chaque côté au milieu, avec son dis(|ue lisse et ses côtés un peu irréguliers; il est coupé obliquement depuis son tuberculejusqu'à l'angle postérieur; écusson grand, en triangle allongé, pointu, assez étroit; élytres presque parallèles, allant un peu en se rétrécissant de la base à l'extrémité, arrondies et mutiques au bout, avec leurs angles buméraux arrondis et une petite cavité interne; corps allongé, glabre et luisant.

Sténaspide verticale. Sletiaspis verticalis, Dupont. Sa tête est noirâtre et pointillée, avec son vertex rougeàtre, s'avançant en pointe entre les antennes; corselet pointillé, noirâtre, avec une bande transverse rougeâtre; écusson d'un bleu verdàtre; élytres chagrinées, d'un vert bleuâtre brillant, ayant chacune au milieu deux lignes longitudinales élevées et assez distinctes, qui n'atteignent pas l'extrémité; abdomen rougeâtre; extrémité des cuisses, base des jambes et tarses noirâtres. Antennes rougeâtres, avec l'extrémité de chaque article noirâtre. Taille, dix-sept lignes. Du Mexique.

STENCORE oc STÉNOCORE. Stenocorus. ihs. Geoffroy, dans son Histoire des Insectes des environs de Paris, désigna ainsi un genre d'insectes coléoptères, composé de diverses espèces de Cerainhyx et Leplura de Linné, dont les antennes sont insérées au-devant des yeux, et non dans une échancrure de ces organes, et dont les élytres vont en se rétrécissant vers le bout. Il le divisa en deux familles, selon que le corselet est muni latéralement d'un tubercule ou d'une épine, ou qu'il en est dépourvu. Il plaça dans la seconde les Coléoptères du genre Donacia. Quelques espèces de la première famille, à antennes proportionnellement plus

courtes, à corselet armé de deux fortes épines, formèrent ensuite, dans le Système de Fabricius. son genre Bhagium; et les antres StencoVes, à l'exception des Donacies, celui de Leptum. Mais d'autres Colénplères de la même famille, celle des Longicornes, et dont les caractères généritiues lui paraissaient ambigus, furent réunis par lui dans une sorte de magasin, auquel il appliqua la dénomination commune de S/enocorus. C'est une réunion d'espèces appartenant à quatre ou cinq genres différents. Les Stencores de Geoffroy devinrent pour Degéer des Leplures. Olivier le suivit, à cela près qu'il sépara de ce genre les espèces composant celui de Jihoe/ium de Fabricius. et qu'il remplaça ce dernier nom par celui de Slencore. Il élait à désirer que l'on rejetât tout à fait celle désignation, employée dans tant de sens divers, et c'est ce que Latreille a fait. Les Longicornes formant, dans le Calaloguedes Coléoptères de Dejean, le genre Slcnocorus, sont pour Latreille des Acanthoptères. Les élytres de la plupart de ces insectes se terminent cliacuue par une ou deux épines; telle est l'origine de cette dénomination. Les antennes, insérées dans une échancrure des yeux, toujours longues et sétacées, sont composées, dans les mâles au moins, de douze articles, se terminant, dans le plus grand nombre, par une ou deux petites dents ou épines, et barbus dans d'autres. La lèleest penchée en avant et non verticale. Les palpes sont petites, avec le dernier article un peu plus gros; les labiales sont plus courtes que les maxillaires. Le corselet est souvent inégal, tuberculeux ou épineux latéralement. Les élytres de plusieurs espèces offrent quelques taches jaunes, disposées par paires. L'Amérique méridionale et les Antilles sont les contrées les plus riches en Stencores. Germa r (/«sec;. Spec. Nov., p. 503), qui fait de ce genre une division de celui des Ceramhxx , en a décrit dix nouvelles espèces, f^. pour les autres le Catalogue précité de Dejean, et quant aux autres genres confondus par Fabricius avec celui des Stenocorus, les articles Coioboihée, Desmocère, Vesperus et Leptd-

RÈTES.

STÈNE. Stenus. ins. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Bracbélytres, section des Longipalpes, qui a été séparé par Latreille de celui des Fédères, avec le(|uel il avait d'abord été confondu par Fabricius et ensuite par Olivier. Il s'en éloigne à raison des antennes insérées près du bord interne des yeux, terminées en une massue de trois articles, et par la grosseur de ces derniers organes. Ces insectes, qui fréquentent les lieux Iiumides ou les bords des ruisseaux, sont tous de très-petite taille, de couleur noire, souvent garnis d'un court duvet soyeux et luisant. On en a décrit une vingtaine d'espèces, toutes propres à l'F.urope.

Stène a deux points. Stenus l-guttatus, Panz., Fatiii. Iiisect. germ., xi, 17. Elle est noire, très-ponctuée, avec des poils argentés, une excavation, faiblement carénée sur le front, et un point roussâtre i)rès de l'extrémité de chaque élytre.

STÉNÉLOPHE. iivs. /''. Stéivolophe.

STÉNÉLYTRES. Stenelftia. ins. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, établie par Latreille, et renfermant des insectes placés par Liuné

dans ses genres Tenebrto , Necyt/alis, Cerambyx et Cantharis. Les antennes des Sténélytres sont filiformes ou sétacées, et jamais grenues ni perfoliées, ce qui les dislingue des Taxicornes; leur extrémité, dans le jilus grand nombre, n'est point épaissie. Leur corps est le plus souvent oblong, carré en dessus, avec les pieds allongés; les mâles,aux antennes et à la grandeurprès. ressemblent aux femelles. Latreille, dans la première édition du Règne animal, avait réuni les Sténélytres dans un seul grand genre, celui d'Hélops; mais dans la seconde édition du même ouvrage , il dit que l'analoraie, tant intérieure qu'extérieure, indique qu'on peut partager celte famille en cinq tribus se rattachant à autant de genres, savoir : les Hélops. les Cistèles et les Dircées de Fabricius; les OEdéraères et les Myctères d'Olivier. « Nous savons de Léon Dufour, dit-il, qu'à l'égard des vaisseaux biliaires, dont l'insertion est cœcale, ou celle des postérieurs, cette insertion ne s'effectue pas dans les deux derniers genres comme dans les premiers et les autres Hétéromères précédents, par un tronc commun, mais par trois conduits, dont l'un simple, le deuxième bifide, et le troisième à trois branches. Les Œdémères lui ont offert des vaisseaux salivairesj leur tète est plus ou moins rélrécie et prolongée antérieurement en forme de museau , et le pénultième article des tarses est toujours bilobé , caractères qui semblent rapprocher ces insectes des Coléoptères rhyuchopbores. Sous le rapport du canal digestif et de plusieurs autres considérations, les Hélops et les Cistèles avoisinent les Ténébrions ; mais les Cistèles ont le ventricule cbylifique lisse et les mandibules entières; ils vivent généralement sur les fleurs ou les feuilles, ce qui les distingue des Hélops. « La plupart des Dircées ont la faculté de sauter, et le pénultième article de leurs tarses, ou de quelques-uns au moins, est bifide; quelques-uns vivent dans les Champignons, les autres dans le vieux bois. Ces insectes se lient d'une part avec les Hélops, et de l'autre avec les Œdémères, et encore mieux avec les Nothus, sous-genre de la même tribu. Ce sont ces considérations qui ont engagé Latreille à partager sa famille des Sténélytres en cinq tribus réparties dans deux grandes divisions ainsi qu'il suit :

I. Antennes rapprochées des yeux; télé point prolongée en manière de trompe, et terminée au plus en un museau fort court. Elle comprend les tribus des HélopiEffs, CiSTÉLiDES, DES Serropalpides (Sécuripalpes, Fam. nat.), et desŒdémêrites.

II. Tête notablement prolongée en devant, sous la forme d'un museau allongé ou d'une trompe aplatie, portant les antennes à sa base et en avant des yeux qui sont toujours entiers ou sans échancrure. La tribu des

RaVNCBOSTOJIES.

STÉNÉOSAURE. Steneosaurus. rept. poss. Genre de la famille des Crocodiliens, établi par Geoffroy Saint- Hilaire (Mém. du Mus., t. .\ii),et qui comprend les deux Reptiles fossiles précédemment connus sous le nom de Gavials de Honfleur [F. Crocodile). Ces espèces ressemblent aux Gavials par la longueur de leur museau, et par les formes générales de leur crâne, mais elles présentent, d'après le travail de Geoffroy Saint-Hilaire, quelques caractères qui leur sont propres, et peuvent

moliver leur séparation générique. Les yeux ont dû être (l'une grandeur démesurée, et de plus, se trouver placés non sur le haut du crâne, mais sur ses parties latérales. Le crâne est trés-rélréci dans la région temporale, et la partie rélrécie se termine en haut par une crête aiguë. Les ailes occipitales sont plus relevées, et le frontal, assez large, diffère d'une manière reniarqualile par la forme du frontal des Crocodiles , et de celui di'S Telcosaiirus. Les deux espèces que l'on appelait en commun Gavials de Honfleur, ont été distinguées par Geoffroy Saint-Hilaire, d'après la proportion de leur museau , sous le nom de Sleneosaurus rostromajor et Sleneosaurus roslro-tiiiiior.

STENGELIA. bot. (IVecker.) Synonyme de Mourin'a, d'AuMet. /•'. MoDRiniE.

STENHOLME. SIenholma. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Xystropides, tribu des Tentyrides, institué par Solier, qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, à articles coniques, dont le deuxième plus long que le troisième qui est plus long que les suivants, les neuvième et dixième plus courts et un peu plus larges que les précédents, le dernier ovalaire, aussi grand que le pénultième; tête o))longue, prolongée en arrière des yeux qui sont oibiculaires, trèspetits, situés en dessous des antennes, dans une fossette; mandibules bifides à l'extrémité; palpes filiformes, avec le dernier article en cône renversé; corselet subcordiforme, petit, pas plus grand que la tête, gibbeux, étranglé à sa base qui est tronquée; élytres fortement relevées à leur base, avec les angles huméraux arrondis; jambes et tarses filiformes.

STENHOLME TENTTRioÏDE. Stetiliolma lentxrioUles , Sol. 11 est d'un rouge-brun très-obscur; sa tête est profondément ponctuée, ainsi que le corselet; les élytres sont d'un noir un peu brillant, larges, trèsélevées, surtout a la base, et déprimées sur le dos qui est finement ponctué; bouche, antennes et pattes rouges. Taille, deux lignes. Du Pérou.

STÉNIDIE. Stenidia. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Brachinides, établi par Brûlé pour un insecte voisin des Leptotrachiles, mais qui en diffère sensiblement en ce qu'il n'a point l'avant-dernier article des tarses bilobé; cet article est court, triangulaire, ainsi que ceux qui le précèdent, et ceux des quatre tarses de derrière sont un peu plus allongés; la lèvre supérieure, au lieu d'être avancée comme dans les Leptotrachiles, est au contraire fort courte et transversale; de manière à laisser la plus grande partie des mandibules à découvert. La tête est moins brusquement rétrécie en arrière, et le corselet est beaucoup plus grand relativement aux élytres; ces dernières sont plus larges, moins allongées et moins parallèles; leur extrémité est tronquée obliquement.

Sténidie DNicoiORE. SteiiiiUa unicolor, Br. Elle est d'un brun rougeâtre, plus foncé en dessous, avec la bouche , la base des antennes et les pattes d'un brun plus clair; le corselet est parsemé de points enfoncés, profonds et assez rapprochés; les élytres sont striées et ponctuées. Taille, quatre lignes. Du Sénégal.

STÉNiE. Stenia. bot. Genre de la famille des Orchi-

dées, institué parLindley, qui lui assigne pour caractères : périgone étalé , dont les folioles extérieures latérales sont obliques à leur base et les intérieures pres(|ue conformes; labelle adhérant par sa base au gynoslème dont il semble n'être qu'un prolongement, indivise, concave, appendiculé au disque; gynostème semi-cylindrique, dont la base est prolongée, le sommet arrondi et mulique; anthère biloculairc; quatre masses polliniques linéaires, géminées et séparées : les postérieures sont très- petites; caudicule presque carrée, aiguë et pubescente.

STÉniEPAiE.,?<e«mpa///(/a,Lindl.,Bot. reg.,vol.24, n" 20. C'est une plante herbacée, épiphyte, à feuilles oblongues, rélrécies àleurbase,recourbéesau sommet; les Heurs sortent immédiatement de la racine; elles sont solitaires, entourées d'une bractée placée à la base de l'ovaire; elles ont environ deux pouces de diamètre; leur couleur est le jaune cilrin, avec quelques taches purpurines à l'orifice du labelle, dont la base interne est verdàlre. Cette Épiphyte croît dans les forêts de l'Amérique liopicale.

STÉiVOCARE. Slenocara. ins. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Xystropides, tribu des Macropodiles, institué par Solier, aux dépens du genre P///(e//a de Fabricius. Caractères: antennes grêles, sirbcylindriques et terminées par une petite massue légèrement comprimée et composée des trois derniers articles; yeux larges, régulièrement ovales, peu ou point lunules antérieurement; mandibules courtes, épaisses, bidentées à l'extrémité; palpes subfiliformes, à dernier article plus gros que le précédent; corselet subrectangulaire, un peu élargi dans son milieu, bisinué ou même trilobé antérieurement; élytres arrondies; pattes très-longues; jambes minces, cylindriques, garnies de petits piquants; cuisses renflées près de la base, canaliculées en dessous et quelquefois arrondies; tarses grêles: leurs articles allongés, le premier des postérieurs plus long que le dernier. Ce genre, assez nombreux en espèces, a été partagé en deux divisions basées sur la profondeur de l'échancrure du menton et sur l'étendue de prolongement du lobe intermédiaire du corselet, audessus de la tête.

Sténocare a six LiGîiES. Steiiocara sesû-lineata, Sol.; Pimelia crenata, Fab. Elle est noire, avec la tête obscure et ponctuée; le dessus du corselet est d'un noir brillant et faiblement ponctué ; les élytres ont chacune trois côtes minces, saillantes, largement et profondément dentées; abdomen fortement plissé longitudinalement. Taille, quatre à cinq lignes. Du cap de Bonne- Espérance.

STENOCARPA. BOT. L'une des sections établies par le professeur Lindley, dans le genre Disa de Bergius, lequel genre appartient à la famille des Orchidées.

STIÎNOCARPE.>S'/ewoca»7>iw.BOT.Genre de la famille des Proléacéesetdela Tétrandrie l\Ionogynie,L., établi par R. Brown [Linn. Trans., 10, p. 201) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe irrégulier, à folioles distinctes, disposées du même côté; étamines logées dans les cavités des sommets des folioles; glande hypogyne unique, semi-annulaire; ovaire pédicellé, polysperme; style caduc; stigmate oblique, orbiculé-dilaté, un peu

plan; follicule linéaire; graines ailées à la base. Le même genre avail élé proposé par Knight et Salisbury sous le nom de C/bele ; mais le caractère que ces auteurs lui avaient assigné élail erroné quant à la structure des graines qu'ils avaient décrites comme ailées au sommet et non à la base. VEmbothriiim umbeUutum de l'herbier de Banks et forster, en était le type. R. Browii en a publié une nouvelle espèce de la Nouvelle-Hollande, sous le nom de Slenocarinis suliyiius. Ces plantes sont des arbustes très-glabres, à feuilles alternes, très-entières; à Heurs jaunâtres, en ombelles axillaires ou terminales, et pédonculées.

STÉNOCÉLIER. Stenocœlium. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Ledebour, qui lui assigne pour caractères : limbe du calice marqué de cinq dents; corolle composée de cin(| pétales ovaloorbiculés, subémarginés, dont les découpures sont infléchies. Le fruit est comprimé; les méricarpes ont cinq paires de côtes élevées, arrondies, épaisses, égales; les vallécules n'ont qu'une seule bande, la commissure en a deux; carpophore bifide; partie antérieure de la semence plane. Ce genre a été créé pour une planle herbacée, pubescente, que l'on a observée dans la chaîne des Alpes caucasiques et dans l'Asie Mineure. Ses feuilles sont pinnées, à folioles bidécoupées, dont les ' segments sont oblongs, aigus, entiers ou bifides; l'ombelle est composée d'une multitude de rayons portant des ombellules fructifères, subglobuleuses; les involiicres et les involucelles sont polyphylles, à folioles laricéolato-linéaires, bordées de membranes.

STÉNOCÉPHALE. Slenocephalus. ins. Dans son ouvrage sur les Familles naturelles du Règne Animal, (p. 421), Latreille a désigné ainsi un nouveau genre de la famille des Géocorises, ayant pour type le Cureus NugaXjde Fabricius. La tête est étroite, cylindracée, avancée et rétrécie en pointe ; les deux articles inférieurs des antennes, dont le premier beaucou|) plus épais, sont les plus longs de tous. Tels sont les caractères qui distinguent ce genre de quelques autres analogues.

Sténocéphale Nogace. Slenocepltalus Niigax, Lalr. Son corps est d'un brun obscur; ses antennes sont noires, annelées de blanc; son écusson a un point blanc vers l'extrémité; les pattes sont noires, avec la partie antérieure des cuisses et des jambes d'un jaune blanchâtre. Taille, cinq lignes. Cette espèce est répandue dans la plus grande partie de l'Europe.

STÉNOCÈRE. Stenocenis. iss. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Sclioenherr, dans sa Monographie des Curculionides, avec ces caractères : antennes assez longues et minces, pileuses en dehors, insérées dans une fossette oblongue, vers le milieu de la trompe, droites, composées de onze articles, dont les deux premiers plus épais, les trois suivants allongés, en massue, les autres successivement plus courts, avec la massue formée des quatre derniers, allongée, brusquement renflée et un peu comprimée; trompe courbée, un peu allongée, rétrécie à sa base, renflée à l'extrémité, plane, carénée en dessus; yeux latéraux, presque oblongs, médiocrement convexes; corselet transverse, beaucoup plus

étroit antérieurement, prescjue déprimé, marqué d'une strie élevée à sa base; élylres obovales, déprimées sur le dos. Les Slenoceriis fiilvitarsis et fioiitaiis, du Brésil, ainsi (|ue le Stenocerus collaris, de Java, forment à trois tout le genre.

STÉN0CHElLE.i7e«yc/ie(Va. ins. Coléoptères peutamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Brachinides, établi par Delaporte, pour un insecte rapporté de Cayenne par Lacordaire. Caractères : mandibules avancées, grêles et presque droites, avec l'extrémité seule légèrement arquée; mâchoires dentées ou épineuses dans toute leur longueur; palpes assez saillantes; labre plus large que long; antennes comprimées, à partir du cinquième article ; corselet allongé et caréné sur les côtés, de sorte que les bords latéraux sont aigus; élytres échancrées à l'extrémité; cuisses postérieures un peu arquées dans les mâles et davantage dans les femelles.

STÉ^ocHElLE DE Lacordaire. Stctiockeila Lacor- (lairii, Dclap. Il est brun ou noirâtre, velouté, avec trois bandes transversales, ondulées de gris ardoisé, sur les élytres, qui ont en outre le bord extérieur entièrement de cette couleur; corselet finement strié en travers, armé de chaiiue coté, vers le milieu, d'une petite épine plus saillante dans la femelle que dans le mâle; les deuxième, troisième et quatrièmearliclesdes antennes ainsi que la base des cuisses d'un blanc jaunâtre. Taille, quatre lignes. De Cayenne.

STENOCHIE. Stenochia. iws. Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Sténélytres, tribu des Hélopiens, établi par Kirby. avec les caractères suivants : labre transversal, arrondi à son extrémité; mâchoires ouvertes à leur base; toutes les palpes ayant leur dernier article peu comprimé, presque triangulaire; menton presque en trapèze, son disque un peu élevé; antennes plus grosses à leur extrémité, le dernier article oblong; corps linéaire, étroit. Ce genre renferme plusieurs espèces propres à l'Amérique méridionale.

Stênochie RCFiPÈDE.5<e«oc/i(a /M/i/Jes, Kirby, Trans. Linn., Centarx of Ins., vol. 12, pi. 22, fig. 5. Longue de huit lignes, verdàtre, bleue en dessus; élytres ayant deux bandes jaunes réunies au bord extérieur; antennes et pattes rousses. On la trouve au Brésil.

STENOCHILUS. bot. Genre de la famille des Myoporinées, établi par R. Brovvn (Prod. FI. Nov.-Holl., p. 517) qui l'a ainsi caractérisé ; calice quinquéparti; corolle riugente; la lèvre supérieure dressée, quadrifide, l'inférieure indivise, étroite, renversée; étamines didynames, saillantes; ovaire à quatre loges monospermes; stigmate obtus, indivis; baie drupacée, quadriloculaire; graines solitaires. Ce genre est voisin du Bontia; mais il en diffère par quelques caractères dans la corolle, le stigmate et le fruit. Il se compose de deux ou trois espèces qui croissent sur la côte australe de la Nouvelle-Hollande. Ce sont des arbrisseaux glabres {Stenochilus glaber) ou revêtus d'un fin duvet cendré (Slettochilus longlfolius), ù feuilles alternes, souvent entières, sans nervures apparentes. Les fleurs sont purpurines ou jaunâtres, solitaires au sommet de pédoncules et dépourvues de bractées.

STENOCIONOPS. crïst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, Irlbu des Trian(îii!aires, établi par Leacli el adopté par Latreille (Régne Animal, nouv. édit.) qui le caractérise ainsi : pédicules oculaires longs, gi'êles et trôs-saillants hors de leurs fossettes ; serres avancées, ayant au plus le double de la longueur du corps; longueur des seconds pieds, qui sont les plus longs, n'excédant guère celle du lest, mesuré depuis les yeux jusqu'à l'origine de la queue; dessous des tarses épineux ou cilié. Ce genre diffère de tous les autres genres de la tribu, parce qu'ils n'ont pas les pédicules oculaires grêles, longs et très-saillants bors de leurs fossettes, el par d'autres caractères tirés de la longueur el de la foi me de leurs pattes. Le type de ce genre est le Cancer ccivicornis, iviii, 2, de l'île de France. Latreille. dans une note du Règne Animal, observe que Desmarest s'est trompé en citant, dans ses Considérations générales sur les Crust., p. 153, pour type de ce genre, le Muia Taurus de Laniarck.

STÉNOCLINK. Stenocline. eot. Genre de la famille des Synanlbérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle.avec les caractères suivants: capitule oblong, renfermant de une ^ cin(i Heurs homogaines; écaillesdel'involucrepeu nombreuses, dressées, oblongues et imbriiiuées; réceptacle Irès-étroit et nu; corolle lubuleuse, à cinq dents; antbères accompagnées de deux soies à leur base; stigmates obtus; akènes oblongs; aigrette formée d'une seule rangée de soies filiformes ou sublamellées.

Stenocline bractéifère. Stenocline bracleifera, De Cand. Toute la plante est couverte d'un duvet mou cl roussâtre; les feuilles sont oblongo-lancéolées, atténuées en coin à leur base, un peu aiguës au sommet, légèrement marquées d'une triple nervure; les capitules sont réunis en une sorte de corymbe, et fort souvent les rameaux les plus élevés sont trichotomes; chaque capitule est accompagné de trois bractéoles ovalaires ; les écailles extérieures de l'involucre sont très-courtes, velues et foliacées, les intérieures sont plus longues, glabres et obtusiiiscules. On trouve celte plante à Madagascar, dans les champs cultivés.

STÉNOCORE. INS. F. Stencore.

STENOCORUS, STENOCHORUS. ins. Synonymes de Stencore. y. ce mot.

STÉNOCORYN. Stenocoryniis. ins. Coléoptères léiramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoenherr qui lui assigne pour caractères; antennes assez courtes, minces, insérées vers l'exlrérailé de la trompe, coudées, composées de douze articles, dont le premier peu courbé el surpassant à peine les yeux, les deuxième et troisième les plus longs et obconiques, les suivants m\ peu plus courts et presque égaux, les quatre derniers formant la massue qui est ovalaire et acuminée; trompe triangulairement échancrée , plus longue du double que la tête, épaisse, sillonnée au milieu et de chaque côté en avant des yeux; yeux ovales, médiocrement saillants; corselet tronqué aux deux extrémités, arrondi sur les côtés, plus étroit antérieurement; élytres presque cylindriques, tronquées à la base, avec les épaules rectangulaires, élevées; pieds torts, presque égaux en longueur; cuisses un peu ren-

Hées et muliques; jambes cylindriques, tronquées au bout; tarses larges et spongieux en dessous.

STÉNOCORYN CRÉNELÉ. Stetwcorxnxts creimialus, Curciilio crenulatits, Fab., Oliv., Ent., v, 83, p. 401, t. ii,fig. 129. Son corps est oblong, noir, entièrement recouvert de petites écailles d'un blanc cendré ; le corselet est rugueux el ponctué; les élytres sont inégalement striées el ponctuées, avec la suture et trois côtes plus élevées, sans écailles. Taille, sept ou huit lignes. De l'Australie.

STÉNOCORYNE. Stenocoryne. bot. Genre de la famille des Orchidées, institué par le professeur Lindley, avec les caractères suivants : Beurs ringentes, fermées, dont les sépales se prolongent en forme de cornes trèslongues; ils sont soudés i)ar leur base; pétales conformes; labelle très -longuement onguiculé, trilobé, avec le disque calleux; quatre masses polliniques inégales, semi-globuleuses, réunies par paires; deux caudicules; deux glandules ovales. Ces Orchidées sont herbacées, épiphytes et pseudobulbeuses.

Sténocoryne a longues cornes. Slenocoryne longicornis, Lindl.; Bifrenaria lonyicornis, Lindl., Botan. Regist., 1.S38. Pseudobulbes allongés et tétragones; feuilles oblongo-lancéolées, presque pliées, luisantes, cartilagineuses et solitaires à l'exlrémité du pseudobulbe; tige excessivement courte; Ueurs d'un jaune orangé, réunies en grappe lâche; sépales latéraux ovales et aigus; pétales presque semblables; labelle longuement onguiculé, spatule, partagé au sommet en trois lobes arrondis; vers le milieu est un disque élevé, calleux et pubescent. De Demerary.

STÉiNODÉRE. StenoUerus. iss. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Loiigicornes, tribu des Leplurètes, établi par Lepellelier de Saint-Fargeau. Caractères : antennes rapprochées l'une de l'autre à leur insertion, ayant le premier article aussi long au moins que la tète ; labre saillant, tronqué carrément en devant; mandibules courtes, assez fortes, sans dentelures remar(|uables, mousses à leur extiémité; palpes presque égales, saillantes; les maxillaires de quatre articles, les trois premiers petits, très courts; le dernier un peu plus gros et un peu plus long, ovale, tronqué à son sommet; les labiales de trois articles fort courts, le terminal à peu près conformé comme celui des maxillaires; têterélrécie en manière de cou immédiatement après les yeux; chaperon arrondi anlérieuremenl; yeux globuleux, entiers; corps long, étroit el presque linéaire; corselet plus étroit que les élytres, rétréci antérieurement et à sa partie postérieure, inégal en dessus, un peu renHé sur les côtés et mulique; écusson arrondi postérieurement; élytres presque linéaires, arrondies et muliques à leur extrémité, recouvrant les ailes et la totalité de l'abdomen; pattes de longueur moyenne.

Sténodère sutdhal. Stenoderus suturalis, Lepell.; Stenocorus suturalis, Oliv. Antennes noirâtres; tête sillonnée dans son milieu ; corselet noirâtre, avec deux petits tubercules peu saillants sur son sommet; écusson noir; élytres d'un rouge jaunâtre, avec le bord suturai et le bord postérieur d'un noir rougeàtre; leur surface est relevée par quatre lignes longitudinales; sternum

et abdomen d'un vert noirâtre; pattes noires. Taille, sept lignes. De l'Inde.

STÉNODERME. SIenodenna. jiam. Ce genre de Carnassiers, de la famille des Chéiroptères, a été institué par Geoffroy Saint-IIilaire aux dépens du genre P/cropus, pour une espèce qui différait de ses congénères par le système dentaire composé ici de quatre incisives, de quatre canines et de huit mâchelières, sans fausses molaires à chaque mâchoire; nez simple; oreilles moyennes, distantes, placées sur les côtés de la tète, et munies en dedans d'un oreillon; queue nulle; membrane inlerfémorale rudimenlaire, bordant les jambes.

Sténoderme rodx. Stenoderma ni fa, Geoff. Oreilles ovales, un peu échancrées au bord externe; pelage d'un roux châtain, uniforme. Longueur, trois pouces; envergure, dix pouces.

STÉNODONTE. Stenodontes. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Audinel-Serville, aux dépens du genre Piionus, de Fabricius. Caractères : antennes filiformes, atteignant les deux tiers des élylres chez les mâles, et seulement à peu près la moitié chez les femelles ; articles cylindriques, dont le premier droit, nullement arqué, le troisième guère plus long que le suivant; mandibules glabres et entières, étroites et beaucoup plus longues que la tête dans les mâles, crochues au bout, dentelées inlérieuremenl; palpes inégales : les maxillaires plus longues que les labiales, avec l'article terminal cylindrico-conique; lète creusée entre les yeux, en demi -cercle â sa partie antérieure qui est rugueuse; sa partie inférieure, après l'excavation, est presque lisse et luisante; gorge portant deux courtes stries longitudinales ; proslernuni à peine saillant; métasternum peu saillant, avec son bord antérieur prolongé en une petite pointe; corselet carré, avec chaque bord latéral crénelé et un peu épineux; les angles postérieurs sont échancrés; écusson arrondi au bout; élylres allongées, rebordées, avec l'angle suturai uniépineux; pattes allongées; jambes mutiques; dernier article des tarses plus grand que les trois autres réunis.

Sténodonte JiANDiBDLAiKE. Slenodoiitesiiiaiulibularis, Aud.; Piionus mandibulaiis, Fab.; Piionus exsertus, Oliv. Son corps est d'un brun marron Irès-brillant; sa tète, plus foncée cpie le reste, est canaliculée dans le milieu et ponctuée ; les mandibules sont noires; le corselet est brillant, un peu ponctué au centre, rugueux sur les côtés, avec ses bords latéraux munis d'un assez grand nombre de crénelures inégales et quelques-unes fort allongées; sternum couvert d'un duvet jaunâtre. Taille, trois pouces. Amérique méridionale.

STÉNOGASTRE. Stenogaster. ihs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Bupreslides, créé par Solier, qui lui donne pour caractères ; antennes formées de onze articles, dont le premier grand, les trois suivants égaux, piesque cylindriques, les six suivants assez courts, transversaux, prolongés au côté externe en une forte dent aiguë, le dernier un peu oblique et convexe; palpes maxillaires de trois articles visibles, dont le premier le plus long

et grêle, le deuxième court, un peu arrondi, et le dernier ovalaire; palpes labiales grêles, dont les deux premiers articles sont grenus et le dernier un peu plus groselovalaire; labre carré, avec quel(|ues poils raides; menton transversal, en triangle élargi; languette légèrement arrondie; lobe externe des mâchoires grand et arrondi ; l'interne est petit, un peu arqué et pointu ; mandibules fortes, bossues, pointues à l'extrémité; corps allongé; tête arrondie ; yeux gros et globuleux; corselet transversal, allant en s'élargissanl jusqu'en arrièie, fortement avancé au-dessus de l'écusson; ce dernier transversal, pointu en arrière; élylres longues; pattes assez grêles, les quatre premiers articles des tarses antérieurs à peu près égaux, les postérieurs ont le premier article plus long que les autres, et le quatrièmeseulement muni d'une membrane;crochels assez forts et unidentés. Ce genre habite l'Amérique méridionale; il a été formé aux dépens des Buprestes de Linné; le type est :

Stéhogastre linéaire. Slenogaster linearis, Sol.; Bupiestis lineaiis, Lin. Il est d'un cuivreux doré, entièrement marbré de taches obscures qui, sur la partie postérieure des élylres, forment des taches transversales ; la tête et le corselet sont tuberculeux ; le dessous du corps et les pattes sont d'un cuivreux ruiilanl. Taille, six lignes. De Cayenne.

STÉNOGLOSSE. Sienoglossum. bot. Genre de la famille des Orchidées, Iribu des Malaxidées, établi par le professeur Kunlh (in Hunib.nov. yen. ,i, p. ô5G,t. 87), et auquel il donne les caractères suivants : les Heurs sont renversées; les divisions calicinales sont dressées et rapprochées; les trois extérieures sont à peu près égales, la supérieure, qui est inférieure par le renversement de la fleur, est un peu plus petite et concave; les deux intérieures latérales sont plus étroites, mais de la même longueur que les externes; le labelle est supérieur; il est très-petit, entier, longuement onguiculé à sa base qui va se souder au gynostème, lequel est disposé en forme d'urcéole; l'anthère est terminale, operculiforme, et contient quatre masses polliniques, solides, sans caudicule.

STÊnoGLOssE coRioPHORE. StenoglossutH coriophoruiii, Kunth. C'est une plante parasite, pouivue d'une tigefeuillée, simple; les feuilles sont alternes, striées, émarginées au sommet; les Heurs forment un épi terminal. Elle a été trouvée par Humboldt et Bonplaud dans les vallées humides des Andes de la Nouvelle- Grenade.

STÉNOGLOTTIDE. Stenogloltis. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindley qui lui assigne pour caractères ; folioles extérieures du périgone conniventes, libres, égales, les intérieures plus minces, fimbriato- serrulées , libres et concaves; labelle linéaire, canaliculé, inéperonné, tubercule à sa base, trifide au sommet; anthère dressée, à loges divergentes à leur base; roslelle très-petit, tndenlé,un peu renflé en sac de chaque côlé; lèvre inférieure du stigmate allongée, linguiforme; masses polliniques cachées dans les poches formées par le renflement du rostelle. Ce genre a été créé pour une plante herbacée du cap de Bonne-Espérance, dont les racines sont fasciculées.

les feuilles disposées en rosette et la hampe en fourreau.

STÉNOGRAMME. Stenoyramma. bot. Genre de la famille des Algues, établi par Harvey qui le caractérise ainsi : fronde membraneuse, dichotomiquement rameuse, plane, à segments cunéiformes et prolifères par les bords. La frucljficalion consiste en verrues linéaires. Ce genre a été fondé sur une espèce marine observée sur les rivages de Californie.

STÉNOGYNE. Stenogyne. bot. Genre de la famille des Lahialées, institué par Bentham qui lui reconnaît les caractères suivants : calice ovalo-campanulé, à dix nervures, presqne égal ou obliquement hilabiéet quelquefois qulnquéfide; lobes ovales, foliacés et souvent à cinq dénis, dont les trois supérieures sont moins profondément dislincles; tube de la corolle couibé, anneléde poils à l'intérieur, et plus long que le calice; son orifice est dilaté et son limbe bilabié, avec la lèvre supérieure dressée, échancrée, l'inférieure trifide, à découpures égales, étalées et entières; quatre étamines ascendantes SOU.S la lèvre supérieure; anthères à deux loges divariquées; style divisé au sommet en deux lobes presque égaux; stigmates petits; akèni's épais.

Steîvogypie des îles .Sandwich. Slciioijyiic Saiulwicensis. C'est une plante herbacée, à laiiKViiix couchés d'abord, puis ascendants ou dressés, divariqués, garnis de feuilles coriaces et crénelées; verlicillaslres composés ordinairement de six fieurs, axillaires, distants lesunsdes autres, mais un peu plus rapprochés vers le sommet; feuilles florales semblables à celles delà tige; bractées petites et subulées.

Un autre genre Stenogtre a été proposé dans la famille des Syiianthérées. par Cassini (Dict. des Se. nat., vol. 30, p. 491), pour une plante du cap de Bonne- Espérance, qui a les plus grands rapports avec VEriocephalus. Son caractère distinctif consiste en ce que les fleurs femelles sont petites, courtes, étroites, tubuleuses et occultes. Cassinia imposé successivementcinq à six noms différents à ce même genre, savoir -. Microgyne, Brachigyne, Slénogyne, Siphonogyue ou Solénogyne, et Cryptogyne.

STÉNOLOBIER. Slenolobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Bentham dans sa monographie des genres de cette famille qu'il a publiée dans les Annales du Muséum de Vienne, 1837, p. 123. Caractères -. calice campanule, courtement bilabié; lèvre supérieure bidentée, l'inférieure trifide; étendard de la corolle obovale, dressé, appendiculé de chaque côté de sa base, par une membrane dépassant à peine la longueur des ailes; celles-ci oblongues, adhérentes à la carène, auriculées à leur base qui est subulée; carène oblongue, dressée, aussi longue que les ailes, à pétales soudés sur le dos et presque conformes aux ailes; filament vexillaire libre à la base, non géniculé; toutes les anthères fertiles; ovaire sessile, multiovulé; style filiforme et glabre; stigmate petit et terminal. Le fruit consiste en un légume sessile, linéaire, allongé, piano-comprimé, avec chacune des sutures épaissies; étranglements transversaux; semences réniformcs,comprimées, strophiolées. Les trois espèces décrites par Bentham appartiennent à l'Amérique méridionale; ce

sont des plantes grimpantes, ù feuilles composées de trois folioles stipellées, opposées, avecimpairedislante, ovato- rhomboïdes, à stipules décidues, à stipelles subulées et rigides, à pédoncules axillaires et allongés, supportant de nombreux faisceau.^[ de fleurs ordinairement bleues.

Stéjvolobier EiED. Slenolobium cœruieutii, Benth. Les feuilles et les calices sont delà même nuance verte, veloutés ou pubescenls; la corolle est d'une couleur bleue assez intense; le légume est pubescent ou glabriuscule. Du Brésil.

Un autre genre Slenolobiiun , proposé par Don, a été réuni au genre Bigtionia.

STENOLOBUS. bot. L'une des sections du genre Dvvallia, de la famille des Polypodiacées.

STÉiNOLOl'HE. Stenolophus. iNS. Ziégler a formé avec certains insectes coléoptères de la famille des Carnassiers, des Harpales de Bonelli, n'ayant point de dent au milieu de l'échancrure du menton, deux nouveaux lit-nics. Oj/hoims et Slenolophus, mais sans en as,M;;!i!'r les caiJL'lères distinctifs. Les espèces du preiiiii'i' n'ont p:irii à Latrellle s'éloigner des Harpales piiipiement dits que par l'absence de cette dent, par la ponctuation de leurs élylres, et en ce que les articles dilatés des quatre tarses antérieurs des mâles sont garnis eu dessous de poils nombreux et serrés, composant une sorte de brosse; le pénultième article est entier; le dernier des palpes est tronqué ou très-obtus, comme d'ordinaire. Les autres Harpales à échancrure du menton simple et ne présentant point d'ailleurs cet ensemble de caractères propre aux Ophones, rentrent dans le genre Sténolophe. Mais dans la partie entomologique de la nouvelle édition du Règne Animal de Cuvier, Latreille a restreint celte coupe aux espèces dont les mâles ont, comme dans le Caïahus Faporaiiorum de Fabricius, le pénultième article des quatre tarses antérieurs au moins bilobé. Dans les autres Sténolophes, tels que ceux <|u'on a nommés vesperlinus, iiieridianus, et confondus à tort, par quelques entomologistes, avec les Tréchus, les mêmes tarses sont très-peu dilatés, et composés d'articles qui, à l'exception du dernier, sont petits, arrondis et entiers. Le dernier des maxillaires est ordinairement plus aminci au bout que dans les Harpales précédents, souvent même assez aigu, comme dans les Tréchus, mais sans former avec le précédent un corps commun ou une petite massue ovalaire. Les Sténolophes de cette division devront composer un nouveau genre.

STÉNOLOPHE. Stenolophus. eot. Cassini propose ce nom pour un genre de Synanthérées formé aux dépens des Cenlaïuea de Linné, et qui aurait pour type le Cenlaurea Phiygia. 11 avait admis le genre Lepteranthus de iNecker qui est fondé sur la même plante; mais comme ce genre, tel queNecker le caractérise, en comprend d'autres (jui, selon Cassini, offrent des caractères sufiisants pour être distingués, il pense que le nom de Stenolophus est plus convenable en ce que, signifiant crête étroite, c'est-à-dire appendices des folioles de l'involucre étroits, il exprime le vrai caractère du genre.

STÉNOMESSON. Stenomesson. bot. Genre de la

famille des Amaryllirtées, proposé par W. Herbert (Bol. Magaz., n» 260G) aux dépens de quelques espèces de Pancratium des auleurs, et caractérisé principalement par le tube du périanlhe qui est un peu resserré et comme étranglé vers son milieu, renflé vers son extrémité. Le même genre a été reproduit plus lard dans le Botanical Bcyister, sous le nom de Clitysophiala. I.es Pancralium coccineum et flavum, de la Flore du Pérou, rentrent dans ce genre, qui se compose d'espèces américaines d'un aspect agréable, et dont quelques-unessont cultivées dans les serres des jardins d'Europe.

Sténomesson a FiEDRS JABNBS. Stetiomesson vitellinum, Lindl., Bot. Reg., 184-3, 2. Son bulbe estplacenliforme, avec sa partie supérieure brusquement rétrécie en cul très-resserré; sa hampe est élevée de cinq ou six pouces, de la grosseur d'une forte plume d'oie et d'un vert glauque; elle est couronnée par une ombelle de six à dix fleurs portées chacune sur un pédicelle beaucoup plus court que le périanlhe et un peu plus long que l'ovaire; celui-ci est infère, renflé, à trois loges, renfermant un assez grand nombre de graines fort comprimées; le tube de la corolle est renflé à sa base, puis létréci, s'évasanl insensiblement et se partageant en six lobes ovales-lancéolés, dont trois internes un peu plus étroits, d'un beau Jaune doré; les étamines, au nombre de six, sont alternativement plus longues et plus courtes; le stigmate est capité, divisé en trois lobes. Les feuilles qui se montrent après la floraison, sont hysléranthes, ovalo-oblongues, péliolées, à trois nervures, roulées sur leurs bords, d'un vert un peu plus glauque en dessous. Celte planle est originaire du Pérou.

STÉNOMOPHORE. Stenomophorus. iNS. Coléoptères penlamères; genre de Carnassiers de la famille des Carabiques. tribu des Féroniens, établi par Dejean, avec les caractères suivants : antennes filiformes, un peu plus courtes ((ue la moitié du corps, dont les trois premiers articles sont obconiques, le premierplus gros et plus long, le deuxième de moitié plus court, le troisième aussi long que le premier, mais moins gros; les autres plus courts, égaux entre eux, et le dernier pointu; dernier article des palpes maxillaires presque cylindrique, celui des labiales un peu plus court, plus large, presque ovalaire, et l'un et l'autre tronqués à l'extrémité; lèvre supérieure en carré moins long que large, légèrement échancrée antérieurement; mandibules courtes, arquées et presque obtuses; point de dent au milieu de l'échancruredu menton; corselet très-allongé, un peu rétréci postérieurement; élylres allongées et parallèles; premier article des tarses antérieurs fortement dilaté.

STÉNOMOPHORE RÉTRÉCI. Stenomoplwriis angustalus, Dej. 11 est noir, avec son corselet allongé, rétréci postérieurement et strié de chaque coté; les élylres sont profondément striées; les antennes et les pattes sont de couleur de poix. Taille, cinq lignes. En Espagne.

STENOMORPHE. Stenomorplia. ins. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Nyctéliles, établi par Solier, avec les caractères suivants : deuxième article des antennes très-courl ,

subcyathiforme . le troisième plus long que les cinq suivants qui sont courts, irréguliers et submonoliformes, le neuvième plus gros, court, transverse, conique-turbine, le dixième transverse et plus large que le précédent, le dernier petit et tronqué; corselet subreclangulaire, aminci, dilaté et arqué sur les côtés, sinueux à sa base, avec les angles postérieurs obtus, nullement prolongés en arrière els'appliquant exactement contre les élylres; celles-ci rélrécies vers leur base, à flancs étroits, oblitérés antérieurement et presque confondus avec les parties embrassantes; écusson à saillie postérieure bien marquée et triangulaire; pattes et tarses velus, grêles et filiformes. 11 est vraisemblable que ce genre éprouvera quelque changement dans sa nomenclalure.

STÉNoaoRPHE A CÔTES. Slenomorplia costala, Sol. Elle est oblongue et noiie; le corselet est fortement ponctué, dilaté et relevé en dessus, sur les bords latéraux; les élylres ont une échancrure anguleuse à leur base et quatre côtes arrondies, lisses, réunies successivement deux à deux vers l'extrémité : la suture, trèsrelevée, forme une côle plus large que les autres; les intervalles sont finement ridés, avec quelques points enfoncés; l'abdomen est également ridé. Taille, sept lignes. Du Mexi(|ue.

STÉNONIE. Stenouia. acal. Genre de la famille des Radiaires médusaires, institué par Escbscbollz, qui le distingue des véiilables Méduses en ce que, outre les tentacules marginaux qui sont au nombre de trentedeux, ces Médusaires ont huit faisceaux d'aulres tentacules très-fins à la face inférieure de l'ombrelle, lesquels sont pourvus d'une double rangée de suçoirs. La seule espèce connue, Stenonia albiila, Eschs.. Acal., p. 59, t. 4, est large d'un pied, mince, presque plaie et blanchâtre; ses quatre bras sont très-petits, presque cylindriques. Elle a été observée sur les côtes du Kamtchatka.

STÉiNOPE ou STÉNOPS. Stenopus. crust. Leach donnait ce nom ;i un genre de la tribu des Triangulaires, qui est le même que celui auquel Lamarck a donné le nom de Leptope. F. ce mot.

STÉNOPELME. Steuopelmvs. iss. Coléoptères télramères. Genre de la famille des Rhyncliophorcs, établi par Schoenherr, pour un insecte récemment apporté de la Floride, et qui offre pour caraclères : antennes courtes et grêles, coudées, composées de douze articles, dont le premier le plus long et ol)Coni(|ue. les six suivants courlsetsubperfoliés, serrés, avec l.nnassue ovale; trompe bréviuscule, forte, cyliiulri(|uc cl peu arquée; yeux arrondis, médiocrement convexes; corselet subconique, bisinué à sa base cl obliquement tronqué en arrière; élylres courtes, ovales, avec les épaules oblusément anguleuses, convexes en dessus et brusquement rélrécies à la pointe; pieds courts, forts, les antérieurs rapprochés à leur base; cuisses renflées cl muliques; jambes cylindriques. Le sienopelmus riifinasus est noir, couvert d'écaillés blanchâtres, nombreuses et serrées; l'extrémité de la trompe, les antennes, les genoux et les jambes sont d'un brun ferrugineux.

STÉNOPÉTALE. Slenopetalum. bot. Genre de la famille des Crucifères, tribu des Camélinées, établi par

R. Brown, qui l'a ainsi caractérisé : calice inconnu; pétales étroits; élamines inconnues; silicule ellipsoïde, comprimée, surmontée d'un stigmate sessile, court et puncliforme, munie d'une cloison membraneuse, elliptique dans son plus grand diamètre; à valves un peu concaves, parallèles à la cloison et déliiscentes; graines sur deux rangées dans chaque loge, très-petites, presque ovées, à cotylédons ovés, convexes en dessous et incombants. Ce genre a la silicule du Draba, mais le port de la plante ainsi que les caractères tirés de la structure des cotylédons le rapprochent du Camelina, dont il se distingue néanmoins jiar ses valves beaucoup moins concaves et par son stigmate sessile.

STÉfiOPÉTALE LINÉAIRE. SteiiopetalumUneare. Plante herbacée, haute d'environ un pied, annuelle, glabre, dont la tige est très-gréle, pas plus grosse qu'une soie de cochon, munie de feuilles longues, linéaires. Cette plante croît sur la côte australe de la Nouvelle-Hollande.

STENOPHYLLUM. bot. Ce genre, proposé par Leasing, dans la famille des Synantbérécs, n'a été considéré <|ue comme une section du genre Perezia, de Lagasca.

STÉNOPODE. Stenopoda. iws. Hémiptères hétéromères; genre de la famille des Réduviens, institué par Delaporte qui lui donne pour caractères essentiels : jambes longues et grêles, sans pelotes à leur e.xlréinité; corps long et étroit; antennes très-minces à partir du troisième article. Delaporte partage ce genre en trois sections: il range dans la première les es|)èces dont les antennes ont le premier article plus court que la tète, et dont les cuisses antérieures sont renflées et garnies en dessous d'épines courtes, qui servent à retenir la proie. Le Reiluvius sancalidus de Rossi est le type de cette sous-division. La seconde se réduit aux espèces dont le premier article des antennes est aussi long ou plus long que la léle, et dont les cuisses antérieures sont aussi minces que les autres et inermes; elles ont le corselet é|)ineux. Tel est lePeduvius spinidorsis de Gray. Enlin appartiennent à la troisième division les espèces qui ont leur corselet sans épine et le premier article des antennes extrêmement allongé; comme le Miris denliculuta, de Germar.

STÉNOPS. M\a. (llliger.) ^. Loris.

STÉiNOPTÈKE. Slenopterus. ws. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Longicornes, établi par llliger. Ce genre comprend toutes les espèces de celui des Nécydales d'Olivier, dont les élytres, presque de longueur ordinaiie, vont en se rétrécissant vers le bout ou sont subulées. Pour Fabricius ce sont des Nécydales, et l'espèce la plus commune en Europe est celle qu'il nomme Nécydales ru/'n; Leptuie à étuis étranglés, de Geoffroy. Le corps est noir, avec les antennes fauves; l'écusson blanchâtre; les élytres roussàtres et des taches blanches sur les côtés de la poitrine et de l'abdomen; le premier article des antennes, quelquefois aussi l'extrémité des suivants, la base, le bord extérieuretl'extrémité des élytres sont noirs. On trouve en Provence une espèce {Nécydales atia, Fabr.) trèsvoisine de la précédente, mais presque entièrement noire. L'.lmérique méridionale en fournit quelques au-

tres, remarquables parleurs antennes fortement comprimées et dentées en scie, ainsi que parle renflement de leurs cuisses.

STÉNOPTÈRE. Stenoptera. iivs. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Tinéides, tribu des Alucites, institué par Duponchel qui lui donne pour caractères : antennes sélacées, épaisses à la base, simples dans les deux sexes; palpes inférieures très-grêles, relevées au-dessus de la tète : les deux premiers articles arqués et peu garnis d'écaillés, le troisième nu et subuliforme; trompe distincte; tête presque aussi large que le corselet, celui-ci ovale; abdomen court, cylindrique, terminé carrément dans les mâles et en pointe dans les femelles; pattes postérieures peu longues et épaisses; ailes supérieures très-longues et très-étroites, à bord terminal coupé obliquement et garni d'une frange courte; ailes inférieures également très-étroites, mais plus courtes et assez largement frangées.

Sténoptère ORPBELîivE. Sieiiopteia oibonella, Dup. Ailes antérieures brunes, striées longitndinalement de fauve doré, et ornées de deux taches d'un jaune fauve; les ailes postérieures sont de cette dernière nuance, avec le sommet et la frange noirâtres. Taille, huit lignes. Europe.

STÉNOPTÈRES OD ANGUSTIPENNES. iNs. Duméril, dans sa Zoologie Analytique, désigne ainsi une famille d'insectes Coléoptères, section des Hétéroméres, et qu'il caractérise ainsi : élytres dures, rétrécies; antennes filiformes, souvent dentées. 11 la compose des genres Sitaride, Œdémère, Nécydale, Ripiphore, Mordelle et Anaspe, qui appartiennent vraisemblablement à trois petites tribus. Le genre auquel il conserve le nom de Nécydale parait être le même que celui de Dytilus de Fischer.

STÉNOPTÉRICE. Slenopterfx. iNS. Genre de Diptères de la famille des Ornithomyiens, établi par Leach, avec les caractèressuivanls: antennes tuberculiformes, d'un seul article distinct, insérées aux extrémités latérales et antérieures de la tête; tête engagée dans le thorax et pourvue d'ocelles; corps large et aplati; ailes étroites, arquées et pointues; pattes épaisses; articles des tarses courts, à l'exception du dernier qui est allongé; ongles armés de pointes; abdomen court, échancré postérieurement.

Sténoptêrice de l'Hirondelle. Slenopterix Hirundinis, Leach. Son corps est d'un brun ferrugineux; ses ailes sont jaunes, avec leur bord extérieur ferrugineux; la tarière est terminée par une toulîe de soies. Cet insecte est anomal; il vit parasite sur le corps des Hirondelles, auxquelles il s'accroche par ses ongles.

STÉNORUYNQUE. Stenorhxnchus. MAa. .Nom du genre créé par F. Cuvier aux dépens des Phoca, pour recevoir le Ph0(|ue leptonyx. A'. Sténorbtnqce au mot Pboqbe de ce Dictionnaire.

STÉNORUYNyUE. Stenoihynchns. iNS.Schoenherr a donné ce nom à un genre deRhynchophores, établi aux dépens des Brentes, et n'en différant que par la tête (|ui est fixée au corselet, presiiue immédiatement après les yeux, sans rétrécissement postérieur et graduel, tandis que, dans les vrais Breutes, elle a un étranglement et une sorte de cou avant de se joindre

au corselel. latreille avait adoplé ce genre dans les Familles naluielles, mais il l'a réuni à ses Brenles dans la nouvelle édition du Règne Animal. /-'. Brente.

STÉNORHYNQUE. Stenorhrmlms. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Triangulaires, établi par Lamarck; ses caractères sont : antennes extérieures distantes, ayant la moitié de la longueur du corps, sétacées, insérées en avant des yeux sur les côtés du rostre; leur second article étant trois fois plus long que le premier; pieds-mâchoires extérieurs ayant leur second arlicle étroit à la hase, dilaté à l'extrémité du côté interne, et le troisième ovalaire, allongé et beaucoup plus étroit; espace du dessous du rostre, compris entre la bouche et la naissance des antennes, plus long que large, allant en se rétrécissant vers le haut; serres égales, grandes, à main allongée et comprimée, avec le corps de moitié moins long; celles des mâles deux fois aussi longues que le corps; les aulres pâlies grandes, grêles et filiformes, celles de la seconde paire ayant trois fois la longueur de l'animal; carapace triangulaire, avec ses régions branchiales tout à fait postérieures et bombées, diminuant graduellement de largeur en avant jusi|u'à l'exlrémilé d'un rostre assez long et fendu dans son milieu; yeux écartés, siibréniformes , beaucoup plus gros que leur pédoncule, rjon susceptibles d'être retirés dans les orbites. Le genre Slénorbynque renferme peu d'esiièces ; leur port est remarquable à cause de leurs longues pattes.

Sténorbynque FAtcnEDR. Slenorhytichus Plialangiiim, Lai.; Macropodia Phalangium, Leach, Desm. (art. Malacostracés du Dict. des Se. nal., et Consid. gén. sur les Crust., pi. 25, fig. 3); Macropus longirostris, Lat.; Cancer Dodecos, L., Syst. nat.; Inaclius lomjiroslris, Fabr.,RondeI.{Uist.des Poissons, liv. xi, cbap. 24), Seba (Mus., t. m, lab. 20, n» 13). 11 a un peu plus d'un pouce de long depuis la base de la carapace jusqu'à l'extrémité du rostre, qui a à peu près le tiers de la longueur du corps, est bifide à l'exlrémité et sillonné dans loule sa longueur en dessus. On en trouve sur les côtes de l'Océan et dans la Médilerranée.

STENORRHYNCUOS. bot. Sprengel (Sfst. reget.,ô, j). 709) a adopté le genre d'Orchidées indiqué sous ce nom par Richard, et qui comprend plusieurs Neotlia de Swartz et des auteurs qui ont écrit sur les plantes d'Amérique. Ces plantes croissent dans les Antilles et sur le continent de l'Amérique méridionale; les plus remar(piables sont les Neottia speciosa, orchioiUes, /lava et cakarala. Voici le caractère essentiel assigné à ce genre ; périanthe dont les trois sépales supérieurs .sont connivents, les deux inférieurs gibbeux à la base, recouvrant le labelle qui est en sac, apiiminé et sillonné; gynoslème court, ayant le roslelle avancé; loges de l'anlhère allongées.

STÉNOSIDE. Slenusida. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Xystropides, tribu des Tenlyrites, établi par Solier pour un insecte nouveau de l'Inde, qui se distingue de tous ceux de la famille par les caractères suivants : antennes subcylindriques, à articles courts, épais et obconiques; tête médiocre; yeux découverts, assez grands et transverses; palpes

maxillaires courtes, presque filiformes, avec le dernier arlicle subcylindrique; les labiales minces, à articles étroits et allongés ; raésosternum bien développé, presque aussi long que les cuisses intermédiaires, avec son épislome élroil, filiforme, d'égale largeur partout, et à bords parallèles; élylres marginées à leur base; jambes antérieures obconiques, un peu dilatées à l'extrémité; tarses filiformes.

Stékoside TÉntiicoLLE. Slenosùla tennicollis, Sol. Elle est d'un noir obscur, un peu plus brillant en dessous; sa têle est fortement ponctuée, avec deux fossettes sur les côtés de sa partie antérieure; le corselet est forlement ponctué, aussi long que laige, assez rétréci en arrière et légèrement en avant, près des angles antérieurs, avec sa base sinnée en dessus; élylres striées par des poinls enfoncés. Taille, quatre lignes.

Solier a encore donné le nom de Slenosides à un autre genre de la même famille, mais appartenant à la tribu des Nyctélites; sans doute l'inconvénient qui résulte de la similitude des deux noms génériques, n'aura pas échappé à l'instituteur de l'un et l'autre de ces genres; et il faut qu'il y ait de fortes raisons pour l'avoir décidé à ne point changer l'une des deux dénominations. Du reste, voici les caractères du genre Slenosules : troisième arlicle des antennes plus long que les autres, les suivants légèrement allongés et obconiques, le neuvième plus court et submonoliforme, le pénultième transverse, et le dernier très-petit; tète presque carrée, avec un petit rétrécissement en trapèze antérieurement; yeux légèrement saillants, gros et découverts; menton grand et transverse, cachant entièrement la languette et les palpes; celles-ci terminées par nu article très comprimé, plus grand que le précédent, triangulaire, presque é(|uilatéral; labre transverse, rectangulaire et tronqué antérieurement; corselet transversal, aminci et arqué sur les côtés, avec un petit rétrécissement formant les angles postérieurs; base des élytres plus étroite que le corselel, avec les angles huméraux effacés; pattes grêles et velues; jambes filiformes, les antérieures terminées en dehors par une dent; tarses minces, à articles intermédiaires trèscourts, transverses et gibbeux en dessus. Une seule espèce constitue ce genre; elle est originairedu Mexique et a reçu le nom de Sienosides gracili/'oimis. Elle est noire, couverte de poils assez longs, confondus dans un enduit boueux qui la recouvre entièrement et lui donne une couleur cendrée; sa tête a deux fossettes orbiculaires à la partie antérieure; chai|ue élytre a trois côtes y compris la carène, très-minces et peu saillantes.

STÉNOSIPHON. Stenosiphon. bot. Genre de la famille des Onagraires, institué par Ed. Spach, avec les caractères suivants ; calice adhérent ù l'ovaire, se prolongeant au-dessus de lui en un tube filiforme, trèslong, qui se termine par quatre divisions, entre lesquelles s'insèrent autant de pétales; anthères oblongues, attachées par le milieu. Le fruit consiste en une noix monosperme, subsessile, ovale, tronquée, subcomprimée, à face plane, à dos convexe, marquée de chaque côté de trois nervures, dont la médiane dorsale est carénée et plus épaisse que les autres.

Sténosiphon a BkGxiii.TTE. Slenosiphouvirgalus, Sp.; Gauia linifolia, Seringe. Sa lige est Ir^s-rameuse, garnie de feuilles linéaires, aiguës, entières et glabres; les fleurs sont nombreuses, réunies en grappes fort denses; les quatre pétales sont blancs et ovato-oblongs; le calice est rouge, entouré de bractées linéarisubulées et pubérulentes; le tube est long et subcapillaire. Cette espèce croît au Mexique.

STÉNOSIPHOMER. Stenosphonium.WT. Gimf. de la famille des Acanlhacées, établi par Nées qui lui donne pour caractères : calice égal,quinquéfide, à bords membraneux; corolle liypogyne, infundibuliforme, à tube très-grêle, à limbe campanule, à cin(i divisions égales et obtuses; quatre élaminesdidynames, incluses, insérées au tube de la corolle; antbères biloculaires, étroites, linéaires, à loges parallèles; ovaire à deux loges quadriovulées; style simple; stigmate subulé au sommet, avec une ciête membraneuse sur le dos. Le fruit consiste en une capsule allongée, télragone . biloculaire, contenant buit semences loculicidement bivalves, lenticulaires, mucronées. Les espèces de ce genre constituent des aibuslts à feuilles opposées, longuement péliolées, déniées; les Heurs sont réunies en épis terminaux et axillaires; elles y sont opposées, entourées d'assez larges bractées pressées, rigidules, et de bractéoles étroites. Ces plantes sont toutes de l'Inde.

STENOSIS. INS. Herbst désigne ainsi le genre auquel Latreille a donné le nom de Tagénie. y. ce mot.

STÉNOSOLONIER. Stenosolunitim. bot. Ce genre, qui fait partie de la famille des Aspérifoliées, a été formé par Turczaninow, pour une plante observée dans l'Asie Mineure, qui lui a offert les caractères suivants : calice à cinq divisions; corolle hypogyne, à tube grêle, allongé; son orifice est nu ; son liuiiie est étalé, à cinq lobes; cinq étamines insérées vers le milieu du tube de la corolle et incluses; ovaire quadrilobé ; style filiforme, bifide au sommet; deux stigmates capilés; quatre nucules distincts, tri(|uètres, convexes extérieurement, tubercules, altacbés latéralement au réceptacle par le moyen d'une sorte d'ombilic qui s'élève au milieu; aréole entourée d'un rebord membraneux.

Sténosolonier saxatiie. Stenosolouium saxatile, Turcz.; Anchusasaxatilis, Pallas. C'est une plante herbacée, très-velue; ses feuilles sont étioites, lancéolées, linéaires, entières ; ses fleurs sont éparses, presque sessiles, axillaires et d'un bleu pourjiré.

STÉNOSOME. Stenowina. crust. Genre de l'ordre des Isopodes, section des Idotéides, établi par Leacli aux dépens du genre Idotée de Fabricius et Latreille, et n'en différant que par la forme linéaire du corps et la longueurdes antennes, qui surpasse la moitiéde celle du corps. Les mœurs et l'organisation sont aussi les mêmes que chez les Idotées. Leach divise le genre Sténosome en deux sections, ainsi qu'il suit :

1. Côtés du second segment du corps et des suivants ayant l'apparence d'une petite articulation.

Sténosome linéaire. Sleiiosoma Uiieare , Leach; Desm., Cons., etc., t. xtvi, p. 12; Oniscus linearis, l'ennant; Idolea linearis, Latr., Fabr. La longueur du

corps varie depuis un pouce jusqu'à deux; la couleur est brun-noirâtre en dessus, et blanchâtre sur les côtés. On trouve ce Crustacé sur les côtes de l'Océan.

11. Pas de traces d'articulations sur les côtés des segments du corps.

Sténosome hectique. Steiiosoma lieclicum, Leach; Oniscus hecticiis, Pallas, Spec. ZooL, fasc. 9, tab. 4, fig. 10, a à d; Idolea viridissima, Risso, Crust., p.I56, tab. û, fig. 8. Longueur, un pouce à un pouce et demi; couleur, le vert brillant. Dans les moyennes profondeurs de la Méditerranée, à Nice, Toulon, etc.

STENOSTEMIA. BOT. Le genre pro|)Osé sous ce nom par Presl, dans la famille des Polypodiacées, a été érigé comme type de l'une des sections du genre Acioslichuni, de Linné.

STENOSTEMUM. bot. (Jussieu.) Même chose que Stenostomum. f^. ce mot.

STÉNOSTOME. Slenosloma. ins. Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Slénélytres, tribu des Rhynchostomes, établi par Latreille aux dépens du genre Lepture de Fabricius, et ayant pour caractères : corps mou, allongé, étroit; tête prolongée en devant en forme de museau aplati, un peu rétréci antérieurement; yeux peu saillants; antennes filiformes, insérées au delà des yeux sur le museau , composées de onze articles cylindrico-coniques, le dernier seul ovale, allongé, pointu à son extrémité; labre avancé, presque carré, un peu rétréci à sa partie antérieure; mandibules bifides, allongées; mâchoires longues; dernier article des palpes cylindrique; palpes maxillaires fort longues; lèvre allongée; corselet allongé, presque cylindrique, un peu déprimé ; ély très jimlles, recouvrant les ailes et l'abdomen; pattes de longueur moyenne; jambes intermédiaires et postérieures un peu ar<iuées; tarses longs, leur pénultième article bifide ; tarses postérieurs ayant leur premier article aussi long que les trois autres réunis. Les Sténostomes vivent sur les Heurs; on en connaît deux espèces; celle qui habite l'Afrique et les parties chaudes de l'Europe est :

Sténostoue rostrée. Slenosloma losliata, Latr.; Leptuia loslrala, Fabr.; /Edemera losltata, Lai., Gen. Crust. et Ins.; Charpentier, Borœ Ent., ix, S. Elle est longue de quatre lignes et verte. Elle a été prise sur les côtes de l'ile de Noirmoutiers.

L'autre espèce a été nommée Slenosloma vuriegata, liar Gerniar, £nt. Ins. spec. noc, p. 167. Elle se trouve en Portugal.

STENOSTOMUM. BOT. Gœrtner fils {Carpoloy., p. 69) a établi sous ce nom un genre de la famille des Rubiacées, qui a pour type le Lauyieria tucida de Swartz, réuni par quelques auteurs au Giietlarda. Ce genre qui, dans la planche 1 U2 de l'ouvrage cité, porte le nom de Slurmia, n'a pas été généralement adopté. A'. Gdettarde et Ladgiérie.

STÉiNOSTRÈME. Slenoslrema. moll. D'après les caractères fort incomplets que Kaffînesque (Journ. de Phys., 1810, tab. 8S, pi. 423) assigne à ce genre, on peut le regarder comme identique avec celui nommé Carocolle par Lamarck. A'. IIélice.

STÉNOTAPHRE. StenotapUrum. bot. Genre de la famille des Graminées , établi par Trinius, avec les

caractères suivants : épillet biBore, dont la fleur supepérieure est hermaphrodite, l'inférieure mâle; deux (ïlumes concaves et mutiques : l'inférieure plus petite; deux paillettes presque éjîales, l'inférieure concave, embrassant la supérieure qui est bicarénéc; deux squamules collaléiales et tronquées; trois élainines; ovaire sessile, montrant sa pointe entre les deux styles qui sont allongés; deux stigmates en forme de pinceaux; caryopse libre.

Sténotapbre fromentacé. Stenotaphrum dimidiatiim, Trin.; Roltbolla dimidiata. Lin. Ses racines sont rampantes, fibreuses, et ses chaumes, en partie couchés à leurs articulations inférieures, sont garnis de feuilles glabres, courtes, planes, presque obtuses, dont les gaines sont comprimées et striées. Les Heurs forment un épi droit, solitaire, terminal, dont le rachis est articulé, un peu fiexueux. Cette Graminée croit sous les tropiques des deux continents.

STÉNOTE. S/etiotus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, institué par Nutlalquiluiassigne pour caractères : capitule mulliflore, hétéroganie; Heurs du rayon ligulées, unisériées et distantes; celles du disque tubuleuses; involucre hémisphérique ou ovale, formé de squames imbriquées, ovales, dressées, rigides, largement membraneuses en leurs bords; réceptacle alvéolé, denté; corolles du rayon ligulées, celles du disque lubulées, cyathiformcs, avec le limbe étalé, à cinq dents; stigmates exsertes, filiformes et pubérules; akènes oblongs, comprimés et soyeux; aigrette sétacée, plus courte que les fleurs, scabre et inégale.

Sténote acacle. Stenolns acavlis; Chrysopis acaulis, Nuit. Plante herbacée, alpine, vivace; sa racine est ligneuse; il s'en élève plusieurs tiges garnies de feuilles allernes. linéaires, coriaces, Irès-enlières ; les capitules sont composés de fleurs jaunes. De l'Amérique septentrionale.

STENOTUECA. bot. Le genre de la famille des Synanthérées cbicoracées, établi sous ce nom par Monnier, ne diffère pas du genre Aiacium de Kecker.

STENOTIUM. BOT. L'une des sections du genre Lobetia, de Linné.

STÉNOTRACHÈLE. Slenotrachelus. ins. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Sténélylres, tribu des Hélopiens, institué par Latreille qui lui donne pour caractères : quatre palpes inégales, sécuriformes; palpes labiales filiformes; lèvre membraneuse, échancrée; antennes filiformes, de moitié plus longues que le corps, insérées au-devant des yeux; corselet presque carré; écusson petit, arrondi postérieurement; élytres n'étant pas de moitié plus larges que le corselet, longues, cylindriques, recouvrant les ailes et l'abdomen ; crochets des tarses accompagnés d'une soie qui les fait paraître bifides.

Sténotrachèi.e ciiivRECx. Slenotrachelus œneus, Latr.; Dryops œneus, Payk. Corps allongé, noir en dessous, cuivreux obscur et très-ponctué en dessus. On le trouve en Suède, sous l'écorce des vieux bouleaux.

STENTOR. MAM. F. Hurleurs au mot Sapajou.

STENTOR. INFOS. Ehrenberg, dans sa Classification

des Infusoires, a formé sous ce nom un genre dans la légion desEntérodelés, section des Anopislhesmes, famille des Vorlicellines, auquel il donne pour caractères ■ corps libre et non pédicellé; une bouche et un anus dislincls, s'ouvrant dans un intestin, autour duquel sont jiroupées les vésicules stomacales; cilsdisposés en une coui onne spirale, conduisant à la bouche.

STENIIS. INS. Synonyme de Stène.

STÉNl'GRE. Steiiygia. ins. Coléoptères létraraères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinet-Serville, avec les caractères suivants : antennes glabres, sélacées, plus courtes que le corps, composées de onze articles un peu comprimés; mandibules courtes; palpes courtes, les maxillaires ayant leur dernier article un i)eu comprimé, un peu élargi vers son extrémité, qui est tronquée; têle assez grande, plus large que la partie antérieure du corselet; celui-ci étroit, allongé, cylindracé, mutique, guère plus long' que la tète, globuleux dans sa partie moyenne, avec deux sillons transversaux : l'un près du bord antérieur et ordinairement très -étroit, l'autre près du postérieur; élytres linéaires, longues, mutiques et faiblement tronquées à l'extrémité; corps étroit, allongé, linéaire; pattes fortes; cuisses en massue.

Stéhygre TRicoioRE. Stenyrjra tncotor, Audin.; Ste- 1IOC0IIIS tricolor, Dej. Sa tcle, ses antennes, son corselet et ses pattes sont d'un rouge foncé luisant; élytres d'un brun noirâtre luisant, chargées de poils épars, hérissés et roussàtres, avec deux bandes Iransverses blanchâtres, interrompues à la suture : l'une placée près de la base, l'autre un peu au delà du milieu ; poitrine rougeâlre, couverte d'un duvet argenté fort brillant; abdomen d'un brun noir luisant, avec une plaque de duvet argenté sur chaque côté de ses deux premiers segments. Taille, onze lignes. On la trouve communément au Brésil, vivant sur les feuilles, pendant toute la saison des pluies; elle vole silencieusement pendant la plus grande chaleur de la journée.

STÉPHANANDRE. Stephanandia. bot. Genre de la famille des Rosacées, tribu des Spiréacées, institué par Siebold et Zuccarini. pour un arbuste du Japon, auquel ils ont reconnu les caractères suivants : calice à tube court, cupulaire. placé sur un disque nectarifère, à dix lobes et pubescent; son limbe est partagé en cin(| découpures très- entières; corolle consistant en cinq pétales onguiculés, spatiilato-rhombés, très-entiers, insérés sur l'orifice du disque du calice; dix étamines persistantes, insérées comme les pétales; leurs filaments sont libres, très-courts et subulés; anthères in- Irorses, à deux loges, largement elliptiques, échancrées aux deux extrémités , attachées par le dos et longitiidinalement déhiscentes; ovaire supère, subglobuleux, uniloculaire; deux gemmules anatropes, pendant d'une suture centrale; style terminal, filiforme, simple; stigmate pellalo-capité. Le fruit est un follicule cruslacé, enveloppé par le calice persistant, globoso-déprimé; semences pendantes obliquement et subglobuleuses.

STÉpnANARBRE DU ikvov. Stephanandra Japouicu. Arbuste à rameaux flexibles et pubescents; feuilles allernes, subcordées à la base, ovato-deltoïdcs , pin-

nalifides ou profondément découpées, ù découpures oblongues et irrégulièreraenl dentelées; stipules foliacées ; fleurs disposées en grappes entre les aisselles des feuilles ou au sommet des rameaux.

STEPHANANTHUS. bot. Le genre proposé sous ce nom par Lchmann, dans la famille des Synanlliérées, tribu des Astéroïdées, a été réuni au genre Baccharis, de Linné.

STÉPHANE. Slephanus. iws. Genre d'Hyménoptères, de la famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, établi par Jurine sous une dénomination signifiant en grec couronne, toutes les espèces ayant sur la tête de petits tubercules dl.sposés presque circulairement. Ce genre appartient à la division des Icbneumonides dont les palpes maxillaires ont cinq articles très-inégaux, et les labiales quatre; une tète arrondie ou presque globuleuse; des mandibules rétrécies en pointe, sans dentelures bien distinctes; un thorax allongé et de niveau à son extrémité postérieure avec la base de l'abdomen; une tarière longue et saillante; le nombre des cellules cubitales qui n'est que de deux, le rendement et les dentelures des cuisses posléiieures, signalent parfailement ces insectes rangés par Fabricius dans les genres Bracon et Pimpla.

Stéph*i«e cobronné. Slephanus coronatus. S.; Bracon serrator, Fabr. Il se trouve sur le tronc des arbres, de ceux qu'on a coupés et mis en pièces, etc. Lepelletier et Serville ont exposé en détail (Encycl. mélbod.) les caractères de ce genre, et décrit deux nouvelles espèces qui sont toutes les deux du Brésil. Les Indes orientales en fournissent une autre, la Piiiipta coronatorde Fabricius. L'Amérique septentrionale en possède aussi quebiues-unes.

STÉPHANIE. Slephania. bot. Deux genres ont reçu ce nom : l'un établi par Loureiro dans sa Flore de Cochinchine, l'autre par Willdeiiow qui l'a formé aux dépens des Capparis. Ce dernier a élé adopté par De Candolle, qui probablement aura considéré le genre de Loureiro comme un double emploi d'un genre déjà établi; néanmoins Sprengel a maintenu le nom de Stepitania pour le genre de Loureiro, et a nommé Sleriplioma le genre de Willdenow. Le Stephania, établi par Loureiro (FL Cocliincli., 2, p. 740) appartient à la Diœcie Monandrie, et offre pour caractères essentiels : des fleurs mâles et des Heurs femelles sur des plantes séparées. Les unes et les autres ont un périanlhe simple, ù six folioles un peu aiguës ; les mâles sont munies d'un nectaire triphylle et d'un lilet couronné par une antbère circulaire; les femelles ont un ovaire supère, surmonté d'un stigmate sessile et dressé. Deux espèces, qui croissent à la Cochinchine, ont été décrites par l'auteur sous les noms de Stephania rotunila et Stephania lonya. Ce sont des arbustes grimpants, à feuilles peltées, à fleurs disposées en ombelles composées ou en capitules latéraux.

Le genre Stephania, établi par Willdenow {Steriphoma de Sprengel ), est placé dans la famille des Capparidécs, et présente, selon De Candolle (Prodrotn. Sysl. yecjet., 1, p. 233), les caractères essentiels suivants : calice campanule, hilobé; corolle à quatre pétales; torus petit; six étamines; ovaire slipilé, oblong.

Ce genre se compose de deux espèces (Stephania c/eoinoides(mCapparisparadoxa,iaci\.,Horl.Schœnlir., tab. 5; et Stephania elliptica, DC), qui croissent dans l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes inermes, à feuilles oblongues, lancéolées, acuminées et portées sur de longs pétioles.

STEPHANIUM.BOT. (Schreber.) Synonyme de Palicurea, d'Aublel.

STEPIIAIN'OCARPDS. bot. L'une des sections du genre C/s/!«s de Tournefort. Éd. Spach a proposé de l'ériger en genre distinct.

STEPHANOCEROS. itîF. Genre établi par Ehrenberg pour des animaux microscopiques de sa classe des Rotateurs, section des Schizotroques cuirassés, famille des Flasculaires, qui lui ont offert pour caractères distinctifs : une couronne de cils simples, divisée par lambeaux; point d'yeux; un organe rotateur à cinq divisions; des mandibules déniées, assez apparentes, ainsi que des organes de génération.

STÉPHANOCOME. Stephanocoiua. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cynarées, institué par Lessing, qui l'a ainsi caractérisé : capitule discoïde à fleurs tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites, ou fleurs radiées, ligulées et neutres; réceptacle fimbrillifère ou alvéolé; involucre formé de plusieurs rangées d'écaillés, dont la plupart sont concrètes; une rangée de cils épineux; filaments slaminaux lisses; akène nu et luisant; aigrette unisériale, coroniforme et irrégulièrement crénelée.

Stépbanocome carddoïde. Slephanocoma carduoides, Less. Plante herbacée, à feuilles décurrentes, pinnatifides, spinosodentées et glabres; les fleurs sont jaunes, réunies en capitules paniculato-cymeux. Du cap de Bonne-Espérance.

STEPHASOCYSTIS. bot. L'une des sections du genre Cfsloceira. y . Ctstoceire.

STEPHANOMA. bot. Ce genre de Champignons gastéromycètes, proposé par Wallroth, a été réuni au genre Aslerotheciam, du même botaniste.

STÉPHANOMIE. Slephanomia. acal. Genre d'Acalèpbes libres, ayant pour caractères ; animaux gélatineux, agrégés, composés, adhérents à un tube commun, et formant par leur réunion une masse libre, très-longue, flottante, qui imite une guirlande feuilléc, garnie de longs tilels. A chaque animalcule des appendices divers, subfoliiformes ; un suçoir lubuleux, rétractile ; un ou plusieurs filets simples, longs, tentaculiformes; des corpuscules en grappe, ressemblant à des ovaires. Pérou et Lesueur paraissent être les seuls naturalistes qui aient observé les animaux dont il est ici question. D'après ce qu'ils ont appris, le corps très -frêle des Stéphanomies est extrêmement long, et l'on ne peut guère s'en procurer que des portions telles que celles qu'ils ont représentées. On en connaît deux espèces : l'une, le Slephanomia Amphilrilis, se trouve dans l'océan Atlantique austral; l'autre, Slephanomia uvaria, existe dans la iUédilerranée.

STEPHANOPAPPUS. bot. L'une des sections du genre iVesWc;«, de Sprengel, qui fait partie de la famille des Synanlhérées, section des Sénécionides.

STEPIIANOPHORUS. ois. Genre de l'ordre des Gra-

nivores, proposé par Slrickeland, pour une espèce qui serait délachée du genre Tangara.

STÉPHANOPHYSE. Stephanophysum.^ot. Genre de la famille des Aeanlliacées, établi par PohI, qui lui donne pour caractères : calice à cinq divisions égales; corolle hypogyne, inl^iindibiiliforme, à tube grêle, à linilie enflé, campanule, quinquéfide, dont les découpures sont presque égales et obtuses; quatre étamines insérées au tube de la corolle, subexserles, égales, soudées deux à deux par leur base; anthères oblongues, à deux loges parallèles; ovaire blloculaire, à loges quadriovulées; style simple; stigmate bifide, à découpures aiguës. Le fruit consiste en une capsule onguiculée, lancéolato-elliplique, à deux loges, à deux valves septifères par le milieu ; semences ovales, comprimées, suspendues à des rétinacles crochus. Les Sléphanophyses sont des arbustes à feuilles opposées, oblongues, chargés de grappes de Heurs axillaires, paniciilées, avec bractées et bractéoles; les corolles sont rubicaudes. Ces arbustes croissent dans les forêts (lu Brésil.

STÉPHANOPODIER. Slephanopoilium. bot. Genre de la famille des ChaiUetiacées, établi par Poppig qui le caractérise de la manière suivante : calice à cinq divisions; tube de la corolle aussi long que le calice; son limbe est exserte, à cinq lobes, bilabié, à découpures égales; cinq étamines alternes avec les divisions de la corolle; anthères subsessiles dans les sinus, introrses, oblongues, biloculaiies; ovaire entouré de cinq glandules, ù deux loges, dans chacune desquelles pendent des ovules disposés par paire; style simple; stigmate à deux lobes subulés. Le fruit est un drupe coriace et biloculaire. Ce genre a été formé d'après un arbre du Pérou, dont le tronc est noueux, la tète lâche et touffue; les feuilles sont alternes, oblongues, très-entières et bipustulées. Les fleurs sont disposées en tête serrée sur le sommet renflé du pétiole.

STÉPHANOPS. INF. Genre de Rotateurs, de la section des Polylroques cuirassés, famille des Euchlanidotes, dont la formation est due à Ehrenberg; il y classe les animaux microscopiques qui, pourvus de deux yeux frontaux, ont la tète encapuchonnée et plusieurs petites couronnes de cils à l'aide desquelles ils exécutent tous les mouvements de rotation.

STEPHANOTIS. bot. Le genre établi sous ce nom par Du Pctit-Tbouars, a été réuni au Ceropegia.

STÉPHANURE. Slephanurus. intest. Genre d'Entozoaires, de l'ordre des Trémalodesde Rudolphi, institué par Molitz-Diesing,pour un Ver trouvé parNatterer dans un port du Brésil. Les caractères de ce genre sont : corps cylindrique, élastique, fortement atténué dans sa partie antérieure ; ouverture de la bouche grande, suborbiculaire, avec six dents peu visibles, si ce n'est les deux opposées qui ont un peu plus d'étendue ; la queue chez le niàle est droite, avec l'extrémité découpée en cinq lanières unies par une sorte de membrane; spicule terminal simple, ayant à sa base trois petits corps proéminents, presque coniques et réunis par deux faces, ce qui rend chacun d'eux presque triangulaire; la queue de la femelle est recourbée, obtuse, terminée par une sorte de bec et accompagnée de chaque côté,

vers l'extrémité, d'une protubérance arrondie. La seule espèce décrite par Diesing porte le nom de Stephanuriis dentatus, Moli., pi. xv, fïg. 9-19.

STEPHANUS. INS. ^. Stéphane.

STÉRASPIDE. Steiaspis. ms. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, établi par Dejean qui lui assigne pour caractères : antennes de onze articles, dont le premier couit, renflé, le deuxième très petit et obconique, le troisième élargi, subtriangulaire, les huit derniers comme spongieux à leur extrémité, formant une massue dentée, qui va en pointe; palpes maxillaires de trois articles ; les deux premiers allongés, le dernier cylindrique, plus court que le pénultième; palpes labiales de deux articles, dont le premier court et l'autre long et cylindrique ; menton très-court, transversal et entièrement corné; labre divisé en deux lobes par une échancrure anguleuse et profonde, qui atteint presque la base; mandibules courtes, épaisses, concaves au côté interne, ayant chacune deux dents latérales, une de chaque côté de la concavité ; yeux allongés, ovales, rapprochés à la partie supérieure de la tête, qui est marquée d'un sillon longitudinal; corselet tiilobé postérieurement, avec le lobe intermédiaire grand et arrondi; écusson non apparent; élylres à angle humerai tronqué obliquement, avec une petite dent vers la troncature; elles sont ensuite sinueuses et élargies un peu au delà du milieu; corps déprimé; abdomen très-large; les quatre premiers articles des tarses garnis de pelotes en dessous. Deux espèces constituent jusqu'ici ce genre.

Stéraspide de Boter. Steiaspis sqiiamosa, Dej. Il a le présternum concave, avec une ligne élevée au milieu; le dessous du corps est vert; les élytres ont une bordure assez large, d'un rouge doré brillant. Taille, quatre lignes. Egypte.

STERCORAIRE. Lestiis. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec médiocre, robuste, dur, cylindrique, tranchant, comprimé, courbé, crochu vers la pointe; mandibule supérieure couverte d'une cire, l'inférieure formant un angle saillant; narines placées vers la pointe du bec, diagonales, étroites, fermées en arrière, percées de part en part; pieds grêles, nus audessus du genou; tarses longs; quatre doigts : trois devant entièrement palmés, un derrière très-petit, presque nul, de niveau avec ceux de devant; ongles grands, très-crochus; queue faiblement arrondie; les deux lectrices intermédiaires toujours allongées; ailes médiocres, la première rémige la plus longue. La formation du genre Stercoraire est assez récente ; la première idée en est dueàBrisson; cet excellent observateur avait pensé qu'il était inconvenant de laisser subsister une section dans le genre Mauve ou Mouette, lorsque les principaux caractères de cette section faisaient opposition avec ceux du genre, llliger comprit fort bien la pensée de Brisson, et confirma son innovation jusque-là, en quelque sorte, hasardée; il fit plus, il substitua à la dénomination peu exacte de Slercorarius celle de Lestiis. Le nom de Stercoraire avait été primitivement imposé au genre à cause de l'opinion où l'on était vulgairement que l'Oiseau poursuivait les Mouettes afin de

recueillir les excréments (ju'elles lâchent en volant. On litait en cela trompé par les apparences : le fait est ((lie l'extrême gloutonnerie des Stercoraires les porte ;■) poursuivre les Mouettes afin de les forcer à leur donner une partie des produits de leur pêche; celles-ci, intimidées par les cris de leurs poursuivants, laissent échapper la proie qu'elles avaient adroitement saisie; mais cette proie, que l'Oiseau abandonne sans ralentir son vol, tombe derrière lui, et semble, à quelque distance, sortir de l'anus; c'est là ce qui a donné le change aux observateurs. Lorsque les Stercoraires ne trouvent pas l'occasion de signaler leur courage, non-seulement contre des êtres lâches et pusillanimes, tels que les Mouettes, mais contre des Oiseaux beaucoup plus forts et plus robustes qu'eux-mêmes. aux(|uels ils livrent des combats acharnés, ils sont obligés de recourir à la pêche; leur peu d'adresse les exposerait à de longs jeûnes s'ils ne trouvaient, pour satisfaire leur vorace appétit, (|uel(|ues cadavres de Squales ou de Cétacés sur lesquels ils se jettent comme les Vautours sur les charognes. Ils ne s'éloignent qu'accidentellement des voisinages habitables des pôles; leurs bandes nombreuses nichent dans les anfractuosités des rochers, sur des entablements abrités, au milieu des joncs et des carex qui couvrent les dunes marécageuses. Le nid e.st une bâtisse grossièred'herbes entrelacées et de mousse; la ponte consiste en trois ou quatre œufs pointus, olivâtres, tachetés de brun.

Stercoraire Catarracte. Lestris Catanacta,Temminck; Catanactes skiia, Pallas. Tète et région oculaire d'un brun foncé ; cou et parties inférieures d'un gris rougeâtre, nuancé de brun clair; dos et scapulairesd'un roux mat, bordé latéralement de brun foncé; lectrices alaires, rémiges secondaires et rectrices brunes ; rémiges primaires blanches jusqu'à moitié de leur longueur; tige des rectrices blanche; bec et pieds noirs. Taille, vingt pouces. Des régions arctiques.

Stercoraire de Euffon. f^. Stercoraire Labbe.

Stercoraire Labbe. Lestris parasilicus ; Lants parasiticus, Omet.; Slercoraiiiis longicaudus, Briss.; le Labbe à longue queue, Buff., pi. enl. 7G2. Parties supérieures d'un brun cendré trés-foncé; front blanchâtre; sommet de la tète d'un brun noirâtre; extrémité des rémiges et des rectrices noirâtre; région des yeux, cou, gorge, poitrine et abdomen blancs; flancs ondes de cendré; filets de la queue terminés en pointe très-aiguê, excédant de trois à six pouces les rectrices; bec bleuâtre, noir à l'extrémité ; iris brun ; pieds noirs; tarse un pouce sept lignes. Taille, quinze pouces. Dans sa livrée du second âge {Lestris crepiilalus, Temm.; Stercoraire ou Labbe, Buff., pi. enl. 991), cet Oiseau a toutes les parties supérieures d'un brun cendré uniforme; la base intérieure des rémiges, et seulement la partie supérieure des rectrices d'un blancpur, les parties inférieures d'un brun clair uniforme. Les jeunes (Larus crepiilalus, Gmel.; Labbe à queue courte, Cuv.) ont le sommet de la tète d'un gris foncé ; les côtés et le dessus du cou d'un gris clair, tacheté de brun ; une tache noire en avant des yeux ; les parties inférieures brunes, avec le bord des plumes roussàlre ; les rémiges et les rectrices noirâtres, blanches à leur base, inté-

rieurement et à l'extrémité; la queue arrondie, les parties inférieures irrégulièrement variées de noir, de brun et de jaunâtre sur un fond blanchâtre; les lectrices subcaudales et l'abdomen rayés de noirâtre; la base du bec verdâtre; les tarses d'un cendré bleuâtre; le bas des doigts et des membranes blanc. Des côtes de la Norwége et de la Suède.

Stercoraire a longue qpeue de Sibérie. /-'. Stercoraire Labbe.

Stercoraire parasite. F. Stercoraire de Richardson.

Stercoraire foharin. Lestris pomarinus, Temm.; Slercorarius pomarinus, Lacép. Parties supérieures d'un brun très-foncé uniforme; plumes de la nuque et du cou subulées, d'un jaune brillant ; gorge, devant du cou, ventre et abdomen blancs; une large bande de taches brunes sur la poitrine; des taches semblables sur les flancs et les tectrices subcaudales; queue arrondie; filets d'une égale largeur; bec olivâtre, noir à la pointe; iris jaunâtre; pieds noirs. Taille, seize pouces, les filets excèdent de trois pouces environ. Au second âge, toutes les parties sont d'un brun très-foncé; les longues plumes subulées du cou sont d'un brun jaunâtre, et les filets de la (|ueue moins longs. Les jeunes {Stercoraire rayé, Briss., vol. 6, pi. 15, fig. 2) ont la tète et le cou d'un brun terne, avec les plumes bordées d'un liséré brunâtre; un espace noir en avant des yeux; le dos, les scapulaires et les tectrices alaires d'un brun foncé, avec le bord de chaque plume d'un roux vif, ce qui dessine une multitude de croissants; la poitrine, le ventre et les flancs d'un brun cendré, marqués de zigzags roux; l'abdomen, le croupion et les tectrices caudales rayés de larges bandes noirâtres et rousses; le bec d'un bleu verdâtre, avec la pointe noire; les pieds d'un bleu cendré; les doigts et la membrane noirs, avec la base blanche; les filets de la queue ne la dépassant que d'un demi-pouce.

Stercoraire de Ricbahdson. Lestris Richarilsonii, Swains., Buff., pi. enl. 991. Sommet de la tête et parties supérieures d'un brun fuligineux; nuijue et côtés du cou d'un jaune ocreux; parties inférieures blanches; flancs brunâtres; bec bleuâtre, noir à la pointe; pieds noirs. Taille, quinze pouces. Islande.

STERCORAIBE. INS. Espèce du genre Géotrupe. y. ce mot.

STERCULIACÉES. Slerculiaceœ . bot. Ventenat avait séparé le premier le genre Sterculie des autres Malvacées, pour en former le type d'une famille distincte que Jussieu a établie plus tard sous le nom d'Hermanniées; mais cette famille a été réunie par Kuntb à celle des Byttnériacées, dont elle forme une tribu. /'. Byttnê-

SIACÉES.

STERCULIE. Sterculia. bot. Genre de la famille des Byttnériacées, tribu des Slerculiées, qui offre pour caractères : des fleurs unisexuées ou polygames, composées d'un calice à cinq divisions profondes, sans corolle; dans les Heurs mâles, les étamines, au nombre de quinze à vingt, ont leurs filets courts et soudés en un urcéole placé sur le rudiment du pistil avorté; les anthères sont à deux loges réunies par un connectif épais el s'ouvrant par une fente longitudinale; dans

les 0eiirs femelles, on trouve cinq pistils qiiel(|nefois soudés entre eux par leur côlé interne; chaque loge contient de deux à vingt ovules insérés sur deux rangées longitudinales à l'angle interne, où ils sont redressés; le style, formé de la réunion de cinq styles plus ou moins complètement soudés, se termine à son sommet par un stigmate à cinq lobes. Le fruit consiste en cinq ou quel<|uefois en un moindre nombre de caj)sules distinctes, pédicellées, comprimées, ligneuses, s'ouvrant par une suture longitudinale et intérieure, el contenant une ou plusieurs grosses graines. Ces graines renferment, dans un endosperme charnu, un embryon axile, dressé, ayant les cotylédons plans el foliacés.

StebcdlieB\ianghas. SIerculia Balanyhas,'l. C'est un grand arbre; ses feuilles sont alternes, simples, péliolées, ovales, très-entières, avec deux stipules caduques à leur base. Les fleurs forment des panicules rameuses et terminales. De l'Inde.

STEKCULIE. Sterculia. ipis. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Staphyliniens, érigé par Delaporle aux dépens des Staphyliiis dont il ne diffère essentiellement que par la forme des antennes qui sont en fuseau , avec les articles courts, larges et transversaux, à partir du quatrième; le derniei- est pyriforme; premier article des palpes maxillaires court, le deuxième le plus Ion;;, le troisième renflé, le quatrième court, arrondi à l'extrémité; palpes labiales à premier article court, les deux autres à peu près égaux, le troisième renflé, ovalaire et comprimé ; menton court, transversal, fortement écbancré au milieu, avec les angles arrondis; mandibules fortes, avancées, arrondies; tête grande, plus ou moins ovalaire; corselet assez long, arrondi en arrière, très-rétréci en avant; écusson triangulaire; élytrcs plus longues que larges, tronquées obliquement en arrière; tarses à articles égaux ou à peu près; ceux des antérieurs sont un peu triangulaires et les autres filiformes.

Stercdlie VIOLETTE. Seictilia violaceo , Lap. ; Staphylinus violaccus, Fab. Elle est d'un bleu violet et pubescent; les mandibules sont avancées, avec une forle dent au côté interne. Taille, douze lignes. De Cayenne.

STERCUS DIABOLI. bot. K. Assa-foetida.

STEREBECKIA. noT. Le genre élabli sous ce nom par Schreber, a été réuni au genre Singana, d'Aublet. STEREMNI. Steremnhis. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchopbores, institué par Schoenherr, pour un insecte apporté de la Nouvelle-Hollande et qui a pour caraclères : antennes médiocres et minces, coudées, composées de douze articles dont le premier un peu courbé et plus gros au bout, les deux suivants les plus longs, lenticulaires et égaux; la massue est courte et ovale; trompe allongée, grêle, cylindrique et faiblement arquée; yeux latéraux , petits, oblongs et déprimés; corselet pres(|ue aussi long que large, tronqué au bout, arrondi à la base, dilaté sur les côtés, rétréci vers la base et plan en dessus; écusson petit, triangulaire et distinct; ély- Ires ovales, oblongues, échancrées intérieurement à la base, près de la suture, oblusément anguleuses et proéminentes vers les épaules, se rétrécissant d'une ma-

nière bien sensible jusqu'à l'extrémité qui est acuminée; pieds robustes; cuisses dentées; jambes arquées à la base, armées d'un fort éperon à la face interne. Le Sleremnius /«éc/osi/s est d'un noir opaque, inégalement parsemé d'écailles brunes; la base des antennes est ferrugineuse.

STEREOCAULON. bot. (Lichens.) Ce genre fait partie du groupe des Sphaerophores, el se caractérise ainsi qu'il suit : thalle presque ligneux, solide, fruticuleux, rameux, revêtu d'une partie corticale granuleuse et un peu fibrilleuse; apothécie turbinée, solide, sessile, marginée, devenant hémisphérique avec le temps, supérieurement troni|uée;la substance interne est similaire; l'apothécie a quelque ressemblance avec les céphalodes. C'est Hoffmann qui a fondé ce genre, aujourd'hui adopté par tous les botanistes. Les espèces qui le composent sont des plantes terrestres, qui se plaisent dans les lieux stériles et montueux, sur les rochers et la terre sablonneuse. Ces Lichens n'affectent point de station particulière; on les trouve épars sur tout le globe, au Cap, à Mascareigne, en Afrique, à Rio- Janeiro, à la Guadeloupe, ù l'Ile-de-France, dans le détroit de Magellan. On en porte maintenant le nombre à vingt environ. L'Europe possède \e Steieocaulon paschale , Ach., Lich. uitiv., p. 581 ; Lichen paschalis lie Linné; les Stereocaulon botiyosum, condyloideum , pilealum du même auteur; les S/ereocaulon incnistatum el claclyliplixUum de Floerke.

STÉRÉOCÈRES. iNS. f. Solidicornes.

STEREOCOCCUS. bot. Kutziug (Linnea, viu, 579) a donné ce nom à un groupe de Conferves qui croissent sur les pierres et dont les cellules sont aggrégées dans une fronde globuleuse, sèche et très-dure.

STÉRÉODERWE. SIereodenna. bot. Genre de la famille des Oléacées, établi par le docteur Blume qui lui assigne pour caractères : calice à quatre dents peu prononcées; corolle hypogyne, globuleuse, coriace, à limbe semi-quadrifide; deux élamines insérées au-dessus de la base de la corolle et incluses; ovaire à deux loges renfermant des ovules géminés, collatéraux, attachés au sommet de la cloison; stigmate subsessile et obtus. Le fruit est une baie sèche, monosperme paravortement; semence inverse; embryon dressé dans un axe albumineuxel épais; radicule supère. Ce genre ne i)araît point différer du Pachydeima.

STEREODON. bot. (Mousses.) Bridel a donné ce nom à une division du genre Hypnum, qui comprend les espèces dont les cils du péristome interne ne sont pas percés de trous. Soixante-dix espèces environ se rapportent à cette section.

STÉRÉOSPERME. Stereosperma. bot. Genre de la famille des Bignoniacées, établi parChamisso, avec les caraclères suivants : calice cupuliforme, coriace, largement quinquédenté; corolle hypogyne, à tube court; orifice campanule, un peu ventru; limbe à deux lèvres el quinquélide; lobes obtus, l'anlérieur plus grand; quatre étamines didynames, avec le rudiment d'une cinquième, insérées au tube de la corolle et incluses; anthères à deux loges égales, divaricato-élalées; ovaire cylindrique, entouré par un disque hypogyne, à cinq lobes; style simple; sligmate bilamellé; fruit membra-

lieux, télragoiio-subcylindrique, gièle, allongé, qiiadrinei'viiré, ù deux valves, à cloison épaisse, charnue, dont les deux faces sont séminifères; graines Iransverses, plongées dans l'épaisseur de la cloison , à dos convexe, enlourées d'une aile membraneuse. Ce genre a été fondé sur un arbre de l'Afrique Iropicale, dont les feuilles sont opposées, iniparipinnées, à quatre paires de folioles; les Heurs sont pédiculées, axillaires ou terminales.

STÉRÉOTUALAMES. bot. {Lichens.) On donne ce nom aux Lichens à expansions redressées ou fruticuleuses, solides el non fistuleuses. L'étymolngie du mot Stéréolhalame (rameau solide) rend compte de celle parlicularilé.

STÉRÉOXYLE. SIereoxyium. bot. (Ruiz et Pavon.) Synonyme d'Escallonie.

STEREUM. BOT. (C/iaw)/)/!7«ows.) Genre établi par Link et réuni par Pries avec les r/ie/cp/io/H; il renferme les Thelephora rubighiosa , tabacina, ciocala et leprosa. V. Thelephora.

STÉRIGME. Slerigma. bot. Genre de la famille des Crucifères, tribu des Anchoniées et de la Télradynamie siliqueuse, L., établi d'abord par Marschall Bieberslein sous le nom de Steiigmostemon, puis adoplé par De Candolle (Syst. Feget., 2, p. 579) qui l'a ainsi caractérisé : sépales du calice ovales-oblongs, un peu redressés, presque égaux àla base; pétalesonguiculés,àlimbe obové; les plus grandes élamines à filets soudés par paires jusque vers leur milieu; ovaire allongé, surmonté de deux stigmates sessiles; silique cylindracée, un peu toruleuse, terminée par un sligmalc bilobé; elle est polysperme, indéhiscente et finit par se rompre en plusieurs articles; graines disposées sur deux rangées dans une substance celluleuse et dure; elles sont solitaires dans des fosselles, el composées de cotylédons linéaires, incombants, légèrement plans. Ce genre est très-distinct par son port et ses caractères. Pallas, Lamarck et Willdenow l'avaient confondu avec les Cheiranthus, et, en effet, il a quelques rapports par ses feuilles cotonneuses, avec certaines espèces qui composent le genre Malhiola, formé aux dépens des Cheiranthus de Linné; mais il s'en dislingue par ses élamines, ses siliques et ses graines. Les quatre espèces qui le constituent croissent dans les champs salés ou sablonneux de la Sibérie et de l'Asie Mineure. Elles ont reçu les noms de Slerigma lomenlosum, sulfiireiiin, tonilosum et elxchrysifolium.Ce sont des herbes dressées, vivaces, couvertes d'un colon blanc, composé de poils étoiles. Leurs racines sont dures, presque ligneuses; leurs feuilles sont alternes, tantôt enlières,tantôl sinnécs ou pinnalifides; leurs fleurs, d'un beau jaune, sont disposées en grappes qui s'allongent après la floraison.

STERIGMOSTEMON. bot. ( Marshall -Bieberstein.) Synonyme de Slerigma. y. ce mol.

STÉRILE. Sterilis. bot. Organe qui ne produit ou ne porte pas de graine.

STERIPHA. bot. Le genre qui a reçu ce nom de Banks et Solander, a été ensuite jugé ne point difl'érer du genre Dichandra de Forsler. f^. Dicbandre.

STERIPHOMA. BOT. (Sprengel.) Synonyme de Stephania, genre institué par Willdenow.

STERIS. BOT. Ce genre, de la famille des Hydroléacées, introduit par Burman, a été réuni au genre Hydrolea, de Linné.

STERNACANTHE. Sleinacanthus. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, établi par Audinel-Serville pour un insecte de Surinam, qu'Olivier avait placé parmi les Priones. Caractères : antennes de la longueur de la moitié du corps, composées de onze articles cylindriques, dont le troisième ù peine plus grand que le quatrième, les derniers un peu aplatis ; palpes courtes, presque égales; mandibules courtes; présternum saillant, fortement caréné au milieu; mélasternum caréné et prolongé au bord antérieur en une petite pointe aigué, qui se loge dans une échancrure du inésosternum; corselet presque en carré Iransvcrsal el fortement tubercule; ses quatre angles sont prolongés chacun en une épine obtuse ; bord latéral portant en outre au milieu une semblable épine ;écusson presque sémi<circulaire; élytres un peu convexes, rebordées, avec leur extrémité arrondie el mulique; angles huméraux arrondis, obtus, accompagnés intérieurement d'une excavation distincte; abdomen velu au bord postérieur du dernier anneau; jambes mutiques; dernier article des tarses aussi long que les trois autres réunis.

SxERriACAKTHE ONDE. Sleiiiacaiillius undalus, Audin.; Prionus undalus, Oliv. Il est noir, avec le corselel luisant el épineux; l'écusson est d'un noir brunâtre luisant; les éiylres sont rouges, avec une tache noire à l'angle extérieur de la base, deux bandes très-ondées vers le milieu et l'extrémilé noire. Taille, un pouce. De Surinam.

STERNACHUS. pois. (Schneider.) Synonyme d'Aptéronole, sous genre de Gymnote, f^. ce mot.

STERNBERGIE. Slentbeigia. bot. Genre de la famille des Amaryllidées et de l'HexandrieMonogynie, établi par Waldstcin el Kitalbel (Plant, rai: Httngar., 2, p. 172, lab. 159), et ofl'rant les caractères essentiels suivants : fleur naissant immédiatement d'un bulbe radical, dressée, à périantbe tuhuleux el divisé en six segments ; six élamines dressées, à anthères quadriloculaires ; capsule oblongue, Irigone; graines globuleuses noires, presque à moitié entourées d'un arille blanc et fongueux. STERNBERGIE A TLECRS DE CoLCHiQDE. Stembergia Colchiciflora, Waldst. et Kitaib. Plante qui a l'aspect d'un Colchique, mais dont la fleur est jaune. On la trouve dans les monlagnes de Hongrie. VAmaryllis lutea, L., Redouté, liliac, lab. 148, qui croît dans les prés, à l'île de Noirmoutiers et en d'autres pays de l'Europe méridionale, est une autre espèce de Sternbergie, qui ressemble beaucoup à certains Crocus.

STERNBERGITE. min. Haidinger a donné ce nom à un minerai provenant des mines de Joachimsthal. Il cristallise en petits prismes à six faces, d'un brillant de tombac; ses cristaux sont très-minces et susceptibles de plier comme des feuilles d'Élain. Cette substance est composée de Soufre, d'Argent et de Fer.

STERNE. Slerna. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec de la longueur de la tête ou plus long, droit, comprimé, effilé , tranchant et pointu; mandibules égales, la supérieure légèrement courbée

vers l'exlrémilé; narines oblongues, s'étenilant jusi|ue vers le milien dn bec, percées d'oulre en oulre; pieds courts, dénudés au-dessus du genou; tarses grêles, un peu comprimés; quatre dnigis, trois devant, réunis par une membrane écliancréc; un derrière, libre, portant à terre; ongles petits et arqués; ailes acuminées, dépassant de beaucoup la queue qui est plus ou moins fourchue; première rémige la plus longue. Le nom appliqué primitivement ù ce genre, auquel on voit avec regret quelques ornithologistes substituer un dérivé français du synonyme latin, donne de suite une idée exacte des habitudes générales des espèces qui le composent; en effet, il est difficile de trouver plus d'analogie entre des Oiseauxque leur conformation néanmoins destine à hal)iter des espaces bien différents. Les Steina, comme les Hinindo, sont éminemment voyageurs , et parcourent allcrnalivement diverses contrées pour s'y trouver pres<|ue constamment dans une température uniforme; les uns et les autres sont toujours en mouvement, surtout pendant la saison des amours et dans le temps de l'incubation; ils chassent de la même manière les insectes ailés, et se jouent dans les airs avec une égale légèreté en poussant des cris ou plutôt des sifflements aigus. C'est aussi en elHeurant d'un vol rapide la surface des dois, que les Sternes se baignent ou saisissent les petits Poissons qui font la base de leur nourriture; souvent aussi elles tombent à plomb et avec la vitesse d'un corps très-lourd, sur leurs petites proies. Elles arrivent au printemps sur les cèles par petites troupes; bientôt après elles se dispersent, et chaque couple se choisit, sur les bords de la mer, un endroit paisible et abrité, où la famille prête à iiaitre puisse être élevée avec sécurité. Un enfoncement dans le sable, un creux dans la surface d'un rocher reçoivent ordinairement trois ou quatre œufs bruns ou d'un verl grisâtre, plirs ou moins largement tachetés de noirâtre. Quelques espèces font la nichée en assez grandes bandes; mais celles-là s'écartent un peu plus des bords de la mer, et préfèrent les prairies submergées en hiver. Temminck, qui, plus que tout autre, est dans une situation très-favorable pour observer les Palmipèdes, a dissipé bien des doutes relativement à l'histoire des Sternes; il est encore résirlté de ses observations intéressantes des notions fort exactes sur la double mire qu'éprouvent chaque année toutes les espèces connues; elle occasionne dans les couleurs d'une partie du plumage, dans celles srrrtout qui ornent la tête, des différences exirêmement sensibles.

Sterwe abobmdras. SIeina nilotica, Lath. Tête et cou grisâtres, tachetés de noir; un cercle noir, pointillé de blanc, autour des yeux; devant du cou et ventre blancs; ailes et queue grises; bec noir; pieds rougeâtres. C'est vraisemblablement une variété d'âge et de mue de la Sterne fuligineuse.

STEn^E ATJX ArtES blanches. ^. Stérile Leccoptère.

Sterne ANTARcirgcE. .V<er«aan(a?c/;co, Cuv. Front blanc; occiput noir; ailes et manteau d'un brun foncé; bec et tarses noirs. De l'Inde.

Sterne kV.d\<i\iK.Steniaarctica, Temm. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; front, sommet de la léle et longues pirrmes de l'occiput noirs; parlies Infé-

rieures d'un gris bleuâtre; moustaches, abdomen et tectrices caudales inférieures d'un blanc pur; bec grêle, entièrement rouge, ainsi queles pieds; longueur du tai'se, six lignes; queue très-fourchire. Taille, treize pouces et demi. Du nord des deux continents.

Sterne argentée. Stenia aigenlea, Wied. Frorrt et parties inférieures blancs; sommet de la tête et cou noirs; dos, ailes et queue d'irn gr'is argenté; bec jaune, avec la |)oinle noire; pieds jaunes. Taille, dix pouces. Du Brésil.

Sterne a bandead. Stenia Sinensis, Gm. Corps blanc; ailes et nianleau gris; trait oculaire noir; bec noirâtre; taises jaunes. Taille, quinze pouces. Des côtes de la Chine.

Sterne a bec court. Stenia brerirostris. Paraît êlre le Pierre Garin jeune.

Sterne a BEC cYLiNDRiQEE.6'to-«n/e/-e;iVos<m,Lafr. Elle est grise, avec la tète, le cou, et torrt le dessous dir corps d'un cendré clair; les lorurns sont blancs, avec une tache iroire à l'angle interne de l'œil; parties supérieures d'un brun enfumé; grandes tectrices alarrcs bordées extérieurement de blanc à leur extrémité; queue médiocrement échancrée; bec très-noir et luisant; pieds jaunâtres, avec les palmures blanchâtres. Taille, sept pouces et demi.

Sterne dc Bengale. Stenia Bengalensis, Less. Front et tête d'un blanc grisâtre, tachetés de iroir; occiput noir; manteau, ailes et (|ueire d'un gris cendré; le reste dri plumage blanc. Bec jaune; pieds noirs.

Sterne a bec grêle. F. NoDor a bec grêle.

Sterne blanche. -y/t/na alha, Lath., Sparm. Caris., pi. 1 1 . Corps blanc; bec noir; pieds bleus. Taille, treize pouces. De l'Inde.

Sterne Boys. Stenia Boysii, Lath.; Steina cantiaca, L. ; Stenia stuberica, Bechst.; Sle ma canescens, Meyer; Stenia a fiicaua, Gmel. ; Stenia striata, Gmel. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre trèsclair; les inférieures et les rectrices d'un blanc soyeux; front et sommet de la tête d'un blanc mat, varié de petites taches noires vers l'occiput; longues plumes occipitales noires, frangées de blanc; sourcils noirs; l'émiges cendrées, bordées intérieurement de blanc; bec long, noir, avec la pointe jaunâtre; pieds noirs; longueur du tarse, douze lignes; queue longue, trèsfourchue. Taille, quinze à seize pouces. En robe de noces, les mâles adultes ont le frorrt, la tête et les plumes occipitales entièrement noirs; le devant du cou et la poitrine d'un blanc rosé. Les jeurres ont la tête variée de blanc, de noir et de roussâtre; les parties supérieures d'un roux blanchâtre, rayées de brunnoirâtre; partie des tecirices alaires et rémiges d'un cendré noirâtre, frangées et terminées de blanc; bec noirâtre avec la |)ointe jaune; pieds d'un brun cendré. Celle espèce est très-abondante sur les côtes de la Nord-Ilollande, où elle se nourrit de Poissons vivants; elle niche en communauté, et les couveuses se tiennent si près les unes des autres qu'elles se louchent.

Sterne Caugek. Même chose que Sterne Boys.

Sterne de Catenne. Stenia Cayana, Lath., Buff., pi. enl. 088. Sommet de la tète et nuque rroirs; mantearr d'un gris bleuâire; parties inférieures blan-

ches; bec .jaune; pietls bruns. Taille, dixsepi ponces.

Sterne coRDONiviER. f'. Noddi commciv.

Sterne diablotin, y. Noddi commun.

Sterne a dos et ailes bleuâtres. Slerna africana, Lalh. y. Sterne Bots.

Sterne Dougall. Slerna Dougalli, Monlagu. Parlies supérieures d'un cendré clair; sommet de la lêle et nuque noirs; rémige latérale très-longue et subulée, avec le bord externe noir, les autres cendrées avec le bord interne blanc; rectrices et parties inférieures blanches; une teinte rosée sur la poitrine; bec noir; pieds orangés; longueur du tarse, neuf lignes; queue fourchue, beaucoup plus longue que les ailes. Taille, quinze pouces. Du nord de l'Europe.

Sterne épod vantail. Slertia niyra, t.; Slerna obscura, Slerna fissi'pes, Gmel., Lath. ; Slerna nœvia, Gmel.; Slerna Boysii, Var., Lalh., BiifF., pi. enl. ôô3 et 924. Parties supérieures d'un cendré i)lombé ; têle et dessus du cou noirs ; front , joues, gorge et devant du cou blancs ; parties inférieures d'un gris foncé; lectrices caudales inférieures blanches; bec noir; pieds d'un brun pourpré; longueur du tarse, huit lignes; membranes digitales trés-découpées; queue peu fourchue. Taille, neuf pouces un quart. En robe d'amour, le front, les joues, la gorge et le devant du cou sont d'un cendré noirâtre. Les jeunes ont les parties inférieures blanches, avec une grande tache noirâtie sur les côtés de la poitrine, un croissant en avant des yeux; le sommet de la tête et la nuque noirs; les parties supérieures brunes, variées de roussâlre ; le bec et les pieds bruns. On ne sait trop ce qui a pu valoir à cette espèce l'affreuse dénomination qui sert à la distinguer de ses congénères, car, loin de porler l'épouvante, c'est peut-être de toutes lesSlernes la plus timide, la plus craintive et la moins importune par ses cris; ses couleurs, un peu sombres à la vérité, peuvent y avoir contribué; mais elles sont disposées avec tant d'élégance, que beaucoup d'autres Oiseaux que l'on trouve jolis, ne possèdent pas d'aussi beaux ornements. L'Épouvantail semble préférer à la haute mer les rivières, les lacs et les marais; il ne se nourrit que d'insectes qu'il poursuit sans cesse en décrivant, d'un vol infatigable, mille courbes entrelacées. C'est toujours dans les marais, au milieu des roseaux et quelquefois sur une feuille flottante du Nfmphœa liilea, ((u'il dépose ses trois ou quatre œufs olivâtres, tachetés circulairement de brun. Les couveuses sont ordinairement trèsrapprochées les unes des autres.

Sterne fuligineuse. Slerna fuliginosa, Gm. Front blanc; occiput noir; corps blanc; manteau, ailes et queue d'un noir profond; bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. D'Egypte.

Sterne Hansel. Slerna anrjlica , Montagu ; ^terwa avanea, Wils. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre clair; front, sommet de la têle, cou et parties inférieures d'un blanc pur; un croissant noir en avant des yeux et une tache de même nuance derrière; bec court, gros et noir ; pieds élevés et noirs ; longueur du tarse, quinze lignes; membrane digitale très-découpée; ongle postérieur droit; ailes longues; queue peu fourchue. Taille, treize pouces. En robe d'ainour, celte

espèce a toute la tête couverte de longues plumes noires. Les jeunes ont les parties supérieures variées de blenâire. de brun et de jaunâtre; le sommet de la lêle blanc, tacheté longitudinalement de brun; l'extrémité des rectrices blanche; les rémiges brunâtres; la base du bec jaunâtre ; les pieds bruns. De l'Europe.

Sterne Gacuet. y. Sterne épouvantail.

Sterne a grande envergure, y. Sterne fuligineuse.

Sterne a grands pieds. Slerna macrolarsa, Gould. Vertex et nuque noirs; parties supérieures d'un gris d'argent, les inférieures blanches; bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces. DeVanDiémen.

Sterne niRUNDiNActE. Slerna hirundinacea, Cuv. Plumage d'un gris blanc; calotte noire; tarses jaunes; bec rouge. Taille, treize pouces. Du Brésil.

Sterne de l'Ile Panay. y. Noudi commun.

Sterne des Incas. Slerna Inca, Less. Il est noir, avec deux moustaches blanches sur les oreilles; becel pieds rouges. Taille, douze pouces. Du Pérou.

Sterne Leccoptère. Slerna Leucoi>lera,'ïemm.'ïèle, cou, poitrine, ventre et abdomen noirs; dos et scapulaires d'un noir cendré; petites et moyennes tectrices alaires. croupion, tectrices caudales et rectrices blancs; grandes tectrices alaires et rémiges d'un cendré bleuâtie; une bande longitudinale blanche sur les barbes internes des deux premières rémiges; bec brun; pieds d'un rouge vif; longueur du tarse, neuf lignes; membranes digitales très- découpées; l'interne presque nulle; queue très fourchue. Taille, neuf pouces un tiers. Les jeunes ont le front et les rectrices cendrés, le noir du plumage varié de cendré, ainsi que toutes les parlies supérieures, la pointe du bec noirâtre. Des bords de la Méditerranée.

Sterne Moustac. Slerna Leitcopareia, Nallerer. Parties supérieures d'un gris cendré; front, sommet de la tête, occiput, cou et parties inférieures d'un blanc pur; une tache noire derrière les yeux; bec et pieds d'un rouge de laque; longueur du tarse, dix lignes; queue très-peu fourchue. Taille, onze pouces. En robe d'amour, la tête est couverte d'un capuchon noir qui se prolonge sur la nuque; une large moustache blanche s'étend jusqu'aux oreilles; la gorge est blanchâtre; la poitrine cendrée; le ventre et les flancs noirâtres; les parties supérieures d'un cendré noirâtre. Les jeunes ont le sommet de la tête roussâlre, varié de brun ; les parties supérieures brunes, variées de fauve; le bec brun à la pointe; les pieds rougeàtres. Du midi de l'Europe.

Sterne des marais, y. Sterne Hansel.

Sterne mélanure. Slerna nielanura, Gould. Sommet de la têle et dessus du corps bruns; rémiges et rectrices d'un noir brunâtre; queue fourchue; front, gorge et dessous du corps blancs. Bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. De l'Australie.

Sterne a miroir. Slerna specidifera, Temm. Plumage blanc; calotte noire; un miroir d'un noir profond au milieu de l'aile; bec rougeâtre; pieds bruns. Du Brésil.

Sterne de Nitzsch. Slerna Nilzschii, Kaup. Front, tête et nuque noirs; dos, ailes et queue d'un gris ar-

lientù; moustaches, face et parties iiiféiieurcs blaiiclies; lectrices d'un gris argenté, terminées de noir. Bec et pieds rouges. Taille, ijuinze pouces. Europe.

SterneNoddi. Slerna stotida, Gm. y. IVoddi commun.

Sterke a nBQCE NOIRE. Sler/ia melanauchen , Temm., Ois. color., pi. 427. Plumage d'un blanc un peu rosé; ailes teintées de gris; un trait noir sur l'œil, contournant l'occiput et se réunissant à celui opposé. TaiUe, treize pouces. Sumatra.

Sterne petit-Fooqcet. f^. Noddi petit Fouquet.

Sterne petite. Sterna minuta, Gm. Corps blanc; manteau gris; front blanc; sommet de la tête noir;bec noir, pieds orangés. Taille , neuf pouces. En plumage d'iiiver, la tète et l'occiput sont variés de noir et de blanc. Europe.

Sterne des Philippines. F. Noddi commun.

StersePiebre G\v.iJt. Sterna HirundOjh., BufF.,pl. tnl. 987. Sommet de la tête noir; manteau d'un gris de perle ; dessous du corps blanc; rémiges d'un gris bleuâtre, ainsi que les rectrioes dont les latérales sont bordées extérieurement de noir. Bec et pieds rouges. Taille, quatorze pouces. Europe.

Sterne poliocerqbe. Sterna poliocerca, Gould. Front d'un blanc cendré, qui passe au noirâtre vers l'occiput; parties supérieures cendrées; les inférieures ainsi que la gorge et le cou d'un blanc pur; bec jaune; pieds noirs. Taille, dix-sept pouces. 0e l'Australie.

Sterne rayée. Sterna slriata, Gm. A^. Sterne Boïs.

Sterne rose. F. Sterne Doigall.

Sterne Seena. Slerna Seena, Sykcs. Parties supérieures cendrées; front, verlex et occiput d'un noir vif et luisant ; parties inférieures blanches, avec les Bancs nuancés de gris; reclrices latérales lilanclies; bec fort et jaune; pieds rouges. Taille, douze pouces. De l'Inde.

Sterne rapide. Slerna rapida; Sterna velox, Gould. Front, lorum, côtés du cou et dessous du corps blancs; un espace autour des yeux, occiput et nuque noirs; dessus du corps, ailes et queue d'un cendré clair. Taille, treize pouces. Des mers ausliales. ■ Sterne a socrcus blancs. Sterna supercitiaris, Vieill. Sommet de la tête varié de gris et de blanc; occiput noir; de la base du bec pari une bande blanche qui entoure l'œil; parties su|iérieures d'un bleu grisâtre très-pâle et lustré; parties inférieures blanches. Taille, huit pouces. Amérique méridionale.

Sterne Tschagrava. Slerna caspia, Gm. Plumage blanc, avec le manteau et les ailes d'un gris cendré; tarses noirs, ainsi que le front et l'occiput. Taille, quatorze pouces. Sur toutes les côtes.

Sterne véloce. Slerna velox, Rupp., pi. 15. Plumage blanc, avec l'occiput noir, le dos, les ailes et la queue d'un gris foncé; bec jaune, verdâtre à la base; pieds noirs. Taille, quinze pouces. De l'Arabie.

Sterne a ventre noir. Slerna melanogaster, Tem., Ois. color., pi. 454. Corps d'un gris cendré; calotte et abdomen noirs; bec et pieds jaunes. Taille, quatorze pouces. De l'Inde.

Sterne voyageuse. Sterna affinis , Rupp. Front, sommet de la têie, cou et partie antérieure du dos d'un blanc lustré ; le reste du dos, scapulaires, ailes et queue d'un cendré bleuâtre; rémiges d'un cendré velouté,

bordées de blanc; bec jaune ; pieds noirs. En plumage d'été, le front, le sommet de la léte et les longues plumes de l'occiput sont d'un noir profond. Taille, treize pouces.

STEKNECHUS. INS. F. Sternèqce.

STERNÈQUE. Slernecliiis. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchopliores, institué par Schoenherr <iui lui donne pour caractères ; antennes courtes, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et ohconiques, les cinq suivants courts, serrés, tron(|ués au sommet, s'élargissant graduellement de la base jusqu'à la massue qui est ovalaire et acuminée; trompe de la longueur du corselet, assez épaisse, cylindrique et (iresque droite; yeux légèrement déprimés, presi|ue contigus; corselet faiblement bisinué â sa base, brusquement rétréci anlérieuremenl et un peu prolongé en arrière dans son milieu; élytres ovalaires, prolongées vers l'humérus et dentées; pieds robustes; jambes anguleuses, uiv peu comprimées, aimées intérieurement d'une petite dent aiguë. Ce genre, composé de cinq ou six espèces, appartient à l'Amérique méridionale.

STERNOCÈRE. Sternocera. iNS. Genre de Coléoptères penlamères, établi par Eschscholtz dans la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, pour quelques insectes que Fabricius avait placés dans son genre Buprestis. Caractères : palpes maxillaires de trois articles, les labiales de deux, dont le dernier tronqué à l'extrémité; labre en carré long; menton velu et presque triangulaire; mâchoires comprimées et velues; mandibules très fortes, épaisses, tranchantes et dentelées ; antennes plus longues que la tête, de onze articles : le premier gros, le deuxième court et le suivant le plus long; léte arrondie, penchée; corselet Irès-convexe en dessus, étroit en avant, plus large en arrière, bisinué postérieurement; élytres ovales ou arrondies latéralement, se terminant en pointe, de même que le mésoslernum; tarses larges, à crochets moyens. Les Buprestis castaiiea, slernicornis , chrysis, interrupta, de Fab., font partie de ce genre.

STERNODOiNTE. Slernodonta. ins. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Dejean qui le caractérise de la manière suivante ; antennes très grêles et beaucoup plus longues que le corps; mandibules de moyenne taille et sans denlelures ; palpes presque aussi longues que les mandibules; mésosternum prolongé en avant en une forte dent cariée; corselet presque aussi long ((ue large, avec ses côtés munis d'un fort tubercule ; pattes médiocrement longues; tarses courts et élargis.

Sternoduste royal. Sternodoula regalis, Dejean; Lainia regalis, Fab.; Cerainbix regalis, Oliv. Antennes noires; têle noire, avec des lignes vertes, et une tache fauve auprès de chaque œil; corselet noir, avec trois bandes transversales vertes; élytres striées, noires, paiicmées d'un très-grand nombre de points verts, répandus sur toute leur surface où se trouvent en outre trois taches fauves, rondes, placées près de leur bord extérieur ; la première à leur base, la seconde un peu avant le milieu et l'autre un peu au delà; le dessous du corps est varié de noir et de vert, avec une

série de lâches fauves Je cliaque côté; pâlies variées <Ie noir et de verl. Taille, neuf lignes. Du Sénégal.

STERTiOLOPHE. SIernolophiis. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Palpicornes, formé par Soller, pour un insecte apporté assez récemment d'Afrique. Les Slernolophes ressemblent aux Hydrophiles pour le développement cl la l'orme de la carène sternale, mais ils en diffèrent par la proportion des articles dans leurs palpes maxillaires, dont le deuxième est allongé et droit, le dernier plus long que le précédent et en forme de fuseau ; le menlon offre au milieu du hord antérieur une petite fossette qui le fait paraîlre échancré, et qui ne se voit pas dans les autres Hydrophiliens; carène du préslernum saillante en arrière.

Sternolophe a pieds koux. Sleriiolophus rufipes. Sol. Il est en dessus d'un vert olive, à reflets bronzés ; en dessous d'un brun presque noir, avec les côtés de l'abdomen marqués de taches rouges; palpes, antennes et patles d'un jaune roux; base des cuisses noire; tout le dessous du corps parsemé de très-petils points; côtés de la lêle et du corselet ornés d'une ligne arquée, formée par des poinls assez gros; quatre séries régulières de points peu marqués sur les élylres. Taille, environ quatre lignes. On le trouve au Sénégal et en Egypte.

STERNOPTYCE. Steinopfx-V- pois. Sousgenre formé auxdépens des Saumons. Cuvier cai'aclérise ainsi l'une des espèces (|u'il considère comme type du sous-genre : son corps est comprimé très -haut verliealement; l'abdomen y est tianchant et remontant en avant, en sorte que la houclie est dirigée vers le ciel. Elle n'a pas de ventrales, mais on voit un pli festonné de chaque côlé du tranchant abdominal sous les pectorales. La dorsale est petite et située au milieu du dos; son premier aiguillon est une forte épine en avant de laquelle tient encore une membrane. Derrière cette nageoire se voit une petite saillie qui représente peut-être la nageoire adipeuse des Saumons. Les ouïes ne paraissent fermées <iue par une simple membrane sans opercule ni rayons. On la i)èche sur les côtes des Antilles.

STERNOTARSE. Slernotarsus. iiss. Genre de Coléoptères trimères, tribu des Fungicoles, institué par Perty, avec les caractères suivants ; anlennesde onze articles dont les cinq premiers filiformes, les trois suivants un peu plus épais, les neuvième et dixième dilatés, le dernier ovalairc et grand; palpes tiliformes, à dernier article pointu; tète petite; corselet court, transversal, rétréci en avant; écussun en triangle transversal; élylres larges et convexes; pattes courtes; tarses étroits, à deuxième article bilobé; crochets muliques.

Sternotarse a cou coDRT. Steniotaisiis brevicollis, Perty. Corps ovalaire, brun et velu; antennes brunâtres à l'extrémité; corselet impressionné de chaque côté, avec une ligne latérale près du bord. Taille, une ligne et demie. Brésil.

STERNOXES. Sternoxi. iNS. Lalreille donne ce nom à une section de sa famille des Serricornes,dans l'ordre des Coléoptères pentamères. Les insectes qui la composent ont toujours le corps de consistance ferme et solide, le plus souvent ovale ou elliptique, avec les pieds en partie contractiles; leur tête est engagée ver-

ticalement et jusqu'aux yeux dans le corselet; et le préslernum, ou la portion médiane de cette même partie du corps, est allongé, dilaté, et avancé en avant jusque sous la bouche, distingué oïdinairemeiit de chaque côté par une rainure où s'appliiiuent les antennes (qui sont toujours courtes), et prolongé postérieurement en une pointe reçue dans un enfoncement de l'extrémité antérieure du mésosternum. Les pieds antérieurs sont éloignés de l'extrémité antérieure du corselet. Ces Serricornes Sternoxes sont divisés par Lalreille en deux tribus : les Boprestides et les Éia-

TÉRIDES.

STERNUM. zooL. ^. Sqdelette.

STÉROPE. Steropus. iNS. Mégerle a établi sous ce nom un genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Caractères : antennes assez longues, composées d'articles mouoliformes; palpes minces, dont le qualiième article est un peu plus long que le précédent; languette faiblement échancrée; corselet arrondi à ses angles postérieurs; élylres ovalaires, planes, avec l'angle extérieur de la base obtus; abdomen ovale. Ces Carabiques sont aptères, de taille moyenne; ils se cachent sous les pierres.

Stêrope joli. Steropus concinnus, Slurm. Il est d'un noir brillant ; ses élylres sont striées avec un point enfoncé sur chacune. Taille, sept lignes. On le trouve en Europe.

STÉROPÈS. Sleiopcs. ins. Genre de Coléoptères hétéronières, de la famille des Trachélides, tribu des Anthicides, établi parStéven,el auquel Hoffmansegg avait donné le nom de Blastanus. Ce genre a pour caractères essentiels : quatre i)alpes inégales, sécuriformes; mâchoires uiiidenlées; les trois derniers articles des antennes filiformes, beaucoup pins longs que les précédents. Ce genre ne diffère pas beaucoup des Notoxes, ou Anlhiciis de Fabricius, par la forme du corps et des palpes; mais il eu est distingué d'une manière bien nette parles antennes qui, dans ces derniers, ne se terminent pas brusquement par trois articles beaucoup plus longs. Les Scrapties en diffèrent par la forme de leur corselet qui est transversal et presque demi-circulaire, et par la forme de leur corps qui leur donne le port des Cislèles. On ne connaît qu'une espèce de Sléropès; elle habile les bords de la mer Caspienne à Kislar. On la trouve dans les ordures, et elle vient quelquefois à la lumière pendant la nuit. Stéven lui a donné le nom de Stéropès caspien, Sleiopes caspius.

STEROPliYLLUM. bot. Le genre proposé sous ce nom par Bridel, dans la famille des Mousses, a élé reconnu pour ne point différer du genre Fabronia, précédemment formé par Raddi.

STERREBECKIE. Slenebeckia. bot. (LxcoperUacées.) Ce genre, établi par Link, a reçu de Nées d'Esenbeck le nom à'ActinoUennium , et a été réuni par Sprengel aux Geastnim. U ne renferme qu'une espèce qui habite les lieux sablonneux du midi de l'Europe. C'est un champignon gros comme une noix, jaune soufré, ressemblant aux Geastium, spliérique, dont le péridium est double: l'extérieur distinct et dur, l'intérieur coriace; tous les deux se divisent an sommet en

lin grand nombre de lanières; ils renferment des sporidies mêlées à des filaments. Pries adopte pour ce genre le nom A'Actinotlermimn , (|ui est cependant plus ré-

STERREBELLIA. bot. (C/iawfpî'jHOWs.) Pries avait indiqué sous ce nom (Obs. myc, 2, p. 313) un nouveau genre qui devait renfermer le Peziza coriacea, Bull., Champ., lab. 4ôS, fig. 1, et une nouvelle espèce de Suède; mais il n'a plus reproduit ce genre dans ses nouveaux ouvrages, et ces espèces sont rangées dans le genre Patellaria de son Syst. mycol., 2, p. 159. T. Pa-

TELLARIA.

STÊTHOXE. Stethoxus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Hydropbilides, établi par Solier, qui lui assigne pour caractères : antennes composées de neuf articles, dont le premier gros et comprimé, le second subcylindriqiie, les trois suivanis très-courts, les sixième et septième plus étroits et plus courbés, le dernier plus grand et formant une massue un peu irrégulière; mandibules cornées, épaisses et bilobées à l'extrémité; palpes maxillaires longues et de ([uatrc articles, les labiales de trois, dont le premier court, le second gros et rentlé en massue, le dernier plus étroit et plus court; menton transversal, arrondi antérieurement, écbancréde cliaque côté; labre court et transverse; tête rectangulaire; yeux saillants ; corselet trapézoïdal ; écusson grand et triangulaire; élylres ovales, chargées de trois stries de poii.ts enfoncés, entières à l'extrémité ; tous les crochets des tarses bifides dans les femelles et seulement aux quatre pattes postérieures dans les mâles.

Stétboxe hoir. Stethoxus aler, Sol.; Hydrophilus ater, Fab. 11 est entièrement d'un noir luisant; son sternum est canaliculé, terminé par une forte épine; ses antennes sont fauves. Taille, seize lignes. De l'Amérique.

STEUDELIA. bot. Le genre établi sous ce nom par Sprengel, a été réuni par son auteur lui-même à VEr/ihroxylon. A', ce mot.

STEVARTIA. bot. Ce genre, de la famille des Malvacées, établi par Porskahl, a été réuni au genre Sida, de Kunth.

STEVENA. BOT. Ce genre, formé par Andrzeiowsk, dans la famille des Crucifères, est le même que le genre Berleioa, de De CandoUe.

STÉVENIE. Stevenia. bot. Genre de la famille des Crucifères, tribu des Arabidées, et de la Tétradynamie siliciucuse, L., établi par Adams et Fischer (lUewj. Socliât. Musc, 5, p. 84) et ainsi caractérisé : calice un peu étalé, renfié à la base en deux sacs; pétales à limbe entier; élamines libres, non denticulées, lancéolées, subulées; siliqnesessile.oblongue, comprimée, souvent sinuée et rétrécie entre les graines, apiculée par le style persistant, à cloison mince, à valves planes, un |)eu impressiormées par les graines; celles-ci peu nombreuses, ovées-comprimées, non bordées, à cotylédons accombants. Ce genre tient parfaitement le milieu entre les Crucifères Siliqueuses et les Siliculeuses.

Stévenie alyssoïde. Stevenia alyssoides, Deless., Icon. se/ecf., 2, tab. 20. Plante herbacée, (|ui croit dans la Sibérie. Elle est couverte d'un duvet cendré. Sa tige

est droite, plus ou moins rameuse, garnie de feuilles oblongues, entières, les fleurs sont blanches ou légèrement purpurines, disposées en grappes terminales.

STÉVENSIE. SIeveiisia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Poilcau {Anti. Mus., 4, p. 255, tab. 60) pour un arbrisseau originaire de Saint-Domingue, qu'il a décrit et figuré sous le nom de Stevensia burifotia. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, aiguës, assez petites, coriaces, glabres et luisantes à leur face supérieure, lomenteuscs et blanchâtres inférieurenienl. Les fleurs sont solitaires à l'aisselle des feuilles, blanches et odorantes. Chaque Heur est accompagnée à sa base d'une sorte d'involucre cupuliforme, à quatre dents, dont deux opposées, beaucoup plus grandes; le calice globuleux et adhérent à sa base avec l'ovaire infère, offre un limbe coriace, à deux divisions allongées, concaves et valvaires; la corolle est tubuleuse, un peu renflée dans la |>artie supérieure du tube, ayant son limbe à cinq, six ou sept lanières oblongues, étroites, obtuses et réfléchies; les étamines, en même nombie que les divisions de la corolle, sont incluses, presque sessiles au haut du tube de la corolle; le style se termine par un stigmate à deux lobes obtus; le fruit est une capsule globuleuse, pisil'orine, légèrement charnue en dehors, osseuse intérieurement, à deux loges polyspermes, s'ouvrant en deux valves dont les bords rentrants forment la cloison et qui chacune se partagent en deux par leur partie moyenne; d'autres fois, au contraire, la déhiscence est loculicide, c'est-à-dire que chaque valve porte avec elle la moitié de la cloison sur le milieu de sa face interne, et que, plus tard, chacune d'elles se sépare en deux par le dédoublement des deux feuillets de la cloison. Les graines sont nombreuses, planes, membraneuses dans leur contour.

STÉVIE. Stevia. bot. Genre de la famille des Synan- Ihérées, tribu des Eupatoriées, et de la Syngénésie égale, L., créé par CavaniUes, cl offrant les caractères suivanis : involucre campanule, composé d'un petit nombre de folioles presque égales; réceptacle nu; calathide ne lenfermant qu'un petit nombre de fleurons tubulcux et hermaphrodiles; anthères incluses; stigmates saillants; akènes comprimés, à cinq angles; aigrette formée d'un rebord membraneux, fendu, ordinairement muni de quelques arêtes.

STÉviEAFLECRSPURPDRiNES.^/tcm/n/r/mreajWilld. Plante herbacée, légèrement pubescente, à feuilles opposées ou alternes, entières, munies de petits points glanduleux; les Heurs sont violettes ou purpurines, agglomérées ou disposées en corymbes. Du Mexique.

STEWARTIE. Siewurtia. bot. Genre de la famille des Ternslrœmiacées et de la Polyandrie Monogynie , L., dont les caractères sont : un calice muni à sa base de deux bractées, divisé profondément en cinq lobes imbriqués. Cin(| pétales à peu près égaux entre eux, insérés sur le réceptacle. Des étamines en nombre indéfini, soudées à leur base entre elles et avec les pétales; à anthères mobiles, extrorses, biloculaires, s'ouvrant longitudinalemenl. Un seul style. Un stigmate à cinq lobes. Du ovaire à cinq loges, contenant chacune deux ovules attachés dans l'angle interne. Le fruit est

«ne capsule liuneuse, s'ouvrant en cinq valves. Les graines snnl dt^pourviies d'ailes membranenses. Le genre SIewnitia se ilislingne du Malnchodendron , de Cavanilles, par son slyle unique, el probablement par la structure des graines, qui, vu la forme aplatie lies ovules et le rebord très-mince qui les entoure, paraissent dans ce deinier genre devoir être pourvues, à l'époque de leur maturité, d'un rebord membraneux.

Stewartie de Virginie. Slewarlia Firginica, Cav. Arbuste à feuilles alternes et entières. Ses fleurs sont Irès-grandes et blancbes; les filets des étamines sont d'un beau pourpre; les antlières sont jaunes. Cet arbuste est originaire de la Caroline et de la Virginie.

SIWmXkHE. Slhenias. ins. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes. tribu des Lamiaires, établi par Dejean , qui lui assigne pour caractères: antennes velues, plus courtes que le corps, ayant leur ])remier article légèrement courbé; mandibules fort courtes, arrondies extérieurement; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article allongé, terminé en pointe; front aplati el vertical; corselet mutique latéralement; écusson assez long, arrondi postérieurement; élytres linéaires, à peine plus larges que le corselet, avec leurs angles buméiaux proéminents, et leur extrémité un peu tronquée; angle suturai saillant, sans être épineux; pattes fortes, courtes, assez épaisses; cuisses non en massue; jambes un peu élargies vers l'extrémité; les trois premiers articles des tarses très-courts et triangulaires ; le dernier aussi grand que les trois aulres ensemble.

SxBÉmADE GRiSATEUR. Stltenius grisator, Dej.; Laiiiia grisator, Fab. Son corps est d'un gris brunâtre; ses antennes sont frangées en dessous; la tête et le corselet sont couverts d'un duvet fin et excessivement court, faiblement striés et ponctués; élytres également couvertes de duvet, ayant cbacune plusieurs lignes élevées, portant quelques épines ou tubercules peu saillants, et avant leur extrémité une petite ligne transversale, noirâtre; pattes couvertes de duvet gris et brun, avec l'extrémité des jambes noirâtre. Taille, dix lignes. De l'Inde.

STHÉNONIE. f^. Sténonie.

STIBAS. bot. Coramersoii avait nommé ainsi un genre de la famille des Stylidées, qui a été réuni au genre Forstera, de Linné.

STlBICONlSE.MiN.Beudantappelle ainsi l'Antimoine oxyde terreux. A', ântimoiwe.

STIBINE. MIN. Même chose que Antimoine sulfuré. /'. Antimoine.

STIBIUM. MIN. F. Antimoine.

STICHERUS. BOT. L'une des sections du genre Gleichenia, de Smits.

STICHOCARPUS. BOT. Le genre d'Algues, auquel Agardli a donné ce nom, a été considéré comme identique avec le genre Dasja, du même auteur, et lui a été réuni.

STICHORCIIIS. BOT. Du Petit-Tbouars (Orchidées des îles Australes d'Afrique) donne ce nom ù un genre qui correspond au Malaxis, de Swartz.

STICHOSTÈGUES. moli.. D'Orbigny a institué cette

famille dans le troisième ordre des Céphalopodes, les Foraminifères, qui ne contiennent que des Coquilles raultiloculaires, microscopiques, droites, formées par un seul rang de loges superposées, sans spire. Cette famille doit être la première de l'ordre, puisque les corps qu'elle contient sont les plus simples; elle se compose des huit genres suivants : Nodosaire, Linguline, Frondiculaire, Rimuline, Vaginuline, Marginuline, Planulaire et Pavonine.

STICKMANNIA. bot. Necker a proposé de faire sous ce nom un sous-genre du Cmnmelina hexandra,<i'Au-

blel. f^. COMHÉLINE.

STICTE. Slicln. eot. (Lichens.) Ce genre fait partie des Parméliacées; il est ainsi caraclérisé : thalle coriace, cartilagineux, foliacé, largement lobé, inférieurement velu, et muni de cypbelles ou de sorédies maculiformes; apotliécie orbiculaire, un peu épaisse, appliquée sur le thalle, fixée au centre et libre vers les boids comme dans les Parme/ia, mais dont la marge s'élève constamment au-dessus du disque; la lame proligère est lisse, et non tuberculeuse, comme dans le Plectrocnrpon. On comprend généralement dans ce genre les Lichens à taches maculiformes, qui étaient renfermés dans le genre Lobaria de De Candolle , quoique ses thalles ne soient point cyphellolides. Tout en adoptant cette réunion, il faut convenir néanmoins que ces Lichens doivent constituer un sous-ordre parfaitement distinct. Indépendamment des différences de structure, dont la principale est l'absence de cypiielles, il en est d'autres assez curieuses, el qui peuvent suffire pour chercher si réellement les Slictes-Loliaires doivent rester dans les Slicla ou en disparaître tout à fait. Les Lobaria sont peu odorants; les vrais Slicla sont fétides. On se tromperait fort si l'on concluait de celte particularité, qu'il convient de regarder l'odeur comme un caractère propre à servir à la distinction des genres; mais un caractère physique, qui manque à quelques espèces déjà distinctes par le port, est l'indice presque certain que des différences importantes dans l'organisation l'accompagnent. Trop de faits appuienl cette assertion pour qu'on puisse la révoquer en doute. 11 faut donc étudier de nouveau ces piaules et s'assurer de leur identité avec les vrais Sticta. Schreber est le créateur du genre Sticta, adopté aujourd'hui par tous les botanistes. Acharius, dans le Synopsis de la famille des Lichens, en décrit vingt deux. Delise en fait connaître soixante- deux dans sa belle Monographie du genre.

STICTIE. Stictia. iNS. Même chose que Monédule. /■. ce mot.

STICTITE. Stictis. bot. [Champignons.) Ce genre appartient à la tribu des Pezizées, et se distingue des genres voisins par le caractère suivant : petits Champignons dépourvus de réceptacle propre, formés par une membrane fructifère, en forme de cupule, plongée dans le corps qui les supporte, et entourée par ce corps; thèques fines, sans paraphyses, fixées à cette base membraneuse; sporidies petites, globuleuses. Il se dislingue de tous les aulres genres de Champignons cupulifères par sa cupule adhérente par toute sa face externe, ei formée seulement par la membrane frucli-

l'il

fèT'ft. Flics divise ce genre en quatre sections principales : 1» les Stictis proprement dits, à membrane fruclifèie, adliérenlc, cérense, persistante; 2° les Coiticia, i\ membrane presque libre, gélatineuse, persistante; 3" les Xyloyrapha, à membrane elliptique, déliquescente; 4» les Propolis, à membrane de forme variable, se réduisant en poussière. Tous ces petits Champignons, longtemps considérés comme de petites Pezizes, croissent sur les bois, les écorces ou les herbes sêclies.

STICTOPIIYLLA. BOT. L'une des sections du genre Po/jciiœtia, de la famille des Synantliérées.

STICTOSOME. Stictosomus. ins. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des l'rioiiiens, créé par Audinet-Serville, pour un insecte observé à Cayenne, et dont les caractères ne sont point encore parfaitement déterminés. Il paraît que cet insecte n'a été jusqu'ici rencontré que fort rarement.

STIDIER. Sliiliiim. eot. Le docteur Graham a établi ce genre, dans la famille des Stylidiacécs, pour une jolie plante qui a fleuri pour la première fois en Europe, dans les serres de M. Cunningham, près d'Edimbourg. Le Slidium recurvum a environ un pied de hauteur; sa tige est suffrutiqueuse, grêle, très-ramifîée, en touffe; les feuilles sont nombreuses, disposées en étoile, linéaires, subulées, raucronulées ; les fleurs sont très-grandes, d'un beau rose en dedans, jaunes en dehors. Cette jolie plante est originaire de l'Australie et parait devoir contribuer à rornement des jardins de l'Europe.

STIERKSTEIN. mir. Même chose que Hésotype. /'. ce mol.

STIFFTIE. SUfftia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Mikan, qui en a donné une belle figure et une description très-détaillée (Delect. Flor. et Fatin. brasil., fasc. 1). Ce genre a été cité par Kunt {Syn. pi. oib. nov., ii, p. 362) comme simple synonyme de son Gochnatia. D'un autre côté, Sprengel a fait de la plante de Mikan une espèce du genre Plazia de Ruiz et Pavon. Ces opinions ne sont pas partagées par Cassini qui, ayant examiné la plante en question dans les collections de Benjamin Delessert, s'est assuré qu'elle forme un genre bien distinct du Gochnatia, non -seulement par les folioles de l'involucre inermes et très obtuses, par ses ovaires longs et glabres, mais encore par sa corolle à limbe plus étroit que le tube et divisé jusqu'à la base en lanières extrêmement longues, linéaires, roulées en spirale, et par les élamines dont les filets sont soudés avec la corolle jusqu'à la base de ses incisions. Le genre Stifftia appartient à la tribu des Carlinées, et se place auprès du genre Chuquiraga de Jussieu, qui, selon (luelques-uns, lui est même identique.

Stitftie BRiLLAivTE.iV/^Oa cliiysaiil/ia, Mikan, loc. (■(7. C'est un petit arbre non épineux, qui atteint au plus quatre mètres de haut, et se ramifie en branches dressées, rapprochées, garnies de feuilles alternes, étalées, ovales, lancéolées, très-entières, glabres. Les calathides sont grandes, solitaires, composées de fleurs dont la corolle est frangée ; l'aigrette est longue et rousse. Du Brésil.

STIGMANTHE. Stigmanthus. dot. Genre de la fa-

mille des Rubiacées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Loureiro, qui le caractérise de la manière suivante : calice turbiné à sa base, avec son limbe à cinq divisions profondes, étroites et filiformes; corolle infundibuliforme, à tube long, à limbe quini|uéparti; élamines à filaments courts, insérées au-dessous du limbe, à anthères oblongues. Stigmate très-grand et sillonné. Baie comprimée, tuberculeuse, sèche, à une seule loge (selon Loureiro) contenant plusieurs graines anguleuses et osseuses.

Stigmauthe en cime. Stigmanthus cytiiosus, Lour. Arbuste sarmenteux, à feuilles lancéolées, très-entières, glabres, opposées. Les fleurs sont blanches, disposées en cimes axillaires ou terminales. De la Cochinchine.

STIGMAPHYLLE. Stigmaphyllon. bot. Genre de la famille des Malpighiacées, Décandrie Trigynie, institué par St.-Uilaire, dans sa Flore du Brésil, pour une plante de ces contrées, dont les stigmates prenaient une si grande extension qu'elle les faisait ressembler à des feuilles; aussi de là est venu le nom générique, dérivé des mots any/za. Stigmate, et ytiiov, feuille.

STIGMAPHYLLE A BARBE. Stigmaphyllon aiistalum. Cette plante appartient à la partie intertropicale de l'Amérique du Sud, où elle a été découverte par Marryatt de Wimbledon. Sa tige est grêle, cylindrique, verte, portant à distance des articulations glanduleuses, qui donnent naissance à deux feuilles op|)Osées, glabres, sagittées, anguleuses, aiguës, d'un vert foncé luisant, marquées de veines et nervures bleuâtres, portées sur de longs pétioles garnis, au point d'attache, de deux petits corps glanduleux. Les fleurs sont axillaires, réunies quatre ou cinq au sommet de deux pédicules opposés; le calice est cupuliforme, avec le limbe divisé en cinq parties séparées à leur base, chacune par deux glandes jaunâtres, presque translucides ; les pétales sont inégaux, arrondis, concaves, d'un jaune doré. Les étamines, au nombre de dix, ont leurs filaments dissemblables et d'inégale longueur, leurs anthères à connectif épais et glanduliforme. Les trois styles se dilatent à l'extrémité en autant de folioles bilobées et jaunes. Le fruit consiste en trois samares membraneuses, ailées au sommet; le nombre de ces organes est assez souvent réduit par avorlement.

STIGMARIA. BOT. Foss. Les découvertes de Lindley et Hutton ont jeté beaucouji de lumière sur ce genre de plantes fossiles, au type duquel ils ont donné le nom spécifique de ficoides (FI. foss., pi. 31, f. 1). D'après les coupes qu'ont données ces auteurs d'une branche de cette plante fossile, il paraîtrait que l'intérieur n'était qu'un cylindre creux, dont les parois étaient composées exclusivement de vaisseaux spiraux et entoii raient une moelle épaisse. Le centre de la plante est formé par un tronc ou tige en forme de dôme d'un diamètre de trois ou quatre pieds; les bords de ce dôme donnent naissance à plusieurs branches horizontales susceptibles de bifurcation, et présumées d'un développement en longueur de vingt à trente pieds. On rencontre des fragments de ces branches couvertes naturellement d'épines et de tubercules folifères , dans les couches qui forment le toit des houillères, dans le comté d'York, en Angleterre.

STIGMAROTE. Sligmarola. bot. Loureiro, dans sa Flore de Cochinchine, a fondé sous ce nom un genre placé dans la famille des Flaconrlianées, el qui a de très-grands rapporls avec le genre Flacourlia. Il offre aussi beaucoup d'analogie avec le Boiimea de Poileau, dont il ne se distingue que par son calice caduc; son style court, cylindrique; ses stigmates au nombre de six, étalés en rayons.

STiGti\ROTt. inTiGOJSK.StigmarolaJangomas, Lour., Flor. Cochin., 2, p. 778; Spina Sphianim, Rumpb, Herb. Amboin., 7, tab. 19, 6g. 1 et 2. C'est un petit arbre à rameaux étalés, munis d'épities simples dans les individus femelles, rameuses dans les mâles, et à feuilles ovales, acuminées, dentées en scie. Le fruit est une baie d'un brun rouge, d'environ huit lignes de diamètre, comestible, d'une saveur douce, un peu astringente.

STIGMATE. Stigma. bot. L'une des parties conslituanles du pistil, le Sligmale se présente sous l'aspect d'un corps glanduleux ou velu, de forme très-variée, et qui termine le style quand celui-ci existe, ou qui est sessile sur l'ovaire quand le slyle manque. Le Stigmate est une des parties essentielles d'un pistil parfait; il est destiné à recevoir et à lixer les grains polliniques qui s'écbappent des antbères, qui s'y rompent el y répandent les granules qu'ils contiennent. A cet effet, le Stigmate présente une structure qui est en rapport avec la fonction qu'il doit remplir. Ainsi il est en général formé de pelites utricules de forme variée, contenant chacune dans leur intérieur un petit nombre de granules diversement colorés en jaune, en violet, elc; ces utricules sont lâchement unies enlre elles au moyen d'une matière comme mucilagineuse, formée de granules Irès-pclils. Telle est la slruclure la plus générale de cet organe. iMais dans un assez grand nombre de végétaux, ces utricules, ainsi que Brongniart l'a fait voir, sont recouverlesexlérieurement par une lame d'épiderme, qui tapisse toute la surface du Stigmate. Ces deux modifications exercent une influence très-marquée sur le mode d'action des granules polliniques sur la surface du Stigmate. Mais un point essentiel à leraarquer, c'est que cet organe ne présente aucune ouverture quelconque qui puisse servira la transmission des granules de pollen. La surface du Stigmate est en général recouverte d'une couche de matière épaisse et visqueuse, qui parait une excrétion des utricules. Cette matière a deux usages, 1» de fixer par sa viscosité les grains de pollen sur la surface du Stigmate; 2» par l'humidité qu'elle peut fournir à ces grains, elle favorise leur gonflement et leur rupture. Le nombre des Stigmates est en général déterminé par le nombre des styles ou des divisions des styles. Néanmoins on est quelquefois fort embarrassé de déterminer si telle plante présente plusieurs Stigmates, ou bien un seul Stigmate plus ou moins profondément divisé. On remédie en partie à cette difficulté en reniar(|uanl qu'en général il y a autant de Stigmates qu'il y a de loges à l'ovaire, puisqu'eii définitive chaque loge de l'ovaire peut être considérée comme un carpelle qui doit avoir son Stigmate. Ainsi, dans tous les cas de pluralité de loges, on peut considérer chariue lobe du Sligmale

comme un Stigmate propre, mais soudé plus ou moins intimement avec ceux des autres carpelles. Quoique celle règle soit générale , elle souffre cependant (|uelques exceptions. Ainsi, dans la famille des Rubiacées, par exemple, on trouve fréquemment que des ovaires à cinq loges sont surmontés seulement de deux Stigmates. Le Stigmate peut offrir un grand nombre de modifications dans sa forme, sa position, sa couleur, elc. On sait que c'est d'après le nombre des Stigmates bien distincts, que Linné a établi les ordres dans un grand nombre des classes de son Système.

STIGMATES. INS. On appelle ainsi dans les insectes les enfoncements peiforés, que l'on aperçoit sur les parties latérales de leur corps, où ils se montrent sous l'aspect de taches ordinairement colorées, et (|ui ne sont que les orifices extérieurs des trachées ou canaux aériens. A'. Insectes et Thobax.

STIGMATIDIUM. bot. (Lichens.) Meyer est le fondateur de ce genre dont les caiaclères sont ainsi établis : sporocarpes poncliformcs, agrégés, presque disposés par séries, quelquefois isolés; sporanges membraneux, noirs, enfoncés dans le thalle, se délruisant par leur milieu; spores ou séminules contenus dans un noyau gélatinoso-céroïde, noir. Rien de moins naturel que ce genre auquel Meyer réunit i)lusieiirs espèces de Porina d'Acharius, VOpegraplia ciassa de De Candolle, et des genres fondés par Fée sur les Lichens épiphylles.

STIGMATOCOCCA. BOT. Genre dont le siège est encore incertain, quoiqu'il paraisse avoir de grands rapporls avec ceux de la famille des Solanacées. Voici les caractères que lui assigne Willdenow : calice quadrifide et persistant, à découpures ovales et érectiuscules; corolle en roue, à quatre divisions ovales : son tube est court ; étamines à filets grêles; anthères exserles; style subulé; stigmate simple; baie globuleuse, monosperme. La plante sur laquelle ce genre a été formé, est originaire du Brésil; sa tige est frulescenle el rameuse; ses feuilles sont alternes, oblongues, atténuées à leur base, péliolécs, crénelées et glabres; les Heurs sont terminales cl paniculées.

STIGME. Sligiiius. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte -Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Crabronites, établi par Jurine. Caraclères : corps étroit; tête grosse, carrée; chaperon court el large; yeux entiers, grands, elliptiques; antennes filiformes, insérées au-dessous du milieu de la face antérieure de la tête, composées de douze articles dans les femelles, de treize dans les mâles, la plupart de ces articles moniliforraes; mandibules grandes, tridentées vers leur extrémité; palpes maxillaires fort longues, filiformes; corselet ovale; protborax étroit, formant un rebord en avant du niésotborax, prolongé en cou à sa partie antérieure; mésothorax bombé; mélathorax arrondi postérieurement, un peu cannelé en dessus; écusson grand, peu saillant; ailes supérieures ayant un point marginal grand et épais; une cellule radiale assez grande, large à sa base, se rétrécissant très-fort immédiatement après la seconde cubitale, et terminée en pointe sans appendice; trois cellules cubitales ; la première assez grande, presque carrée, recevant dans son milieu la première nervure récurrente;

la ilciixièine assez pelite et presque carrée; la Iroisième ni commencée ni tracée; trois cellules discoïdales, dont la troisième ou l'inférieure atteint le hout de l'aile, la seconde nervure manquant; pattes fortes; cuisses renflées dans le milieu ; jambes point épineuses; les postérieures ayant seulement deux ou trois éj)ines; tarses filiformes; abdomen formé de cinq segments, en ayant un de plus dans les mâles, manifestement pétiole; ce pétiole composé de la moitié antérieure du premier segment qui s'évase ensuite subitement. La conformalion des pattes fait présumera Lepelletier deSaint-Fariîeau et Serville que les Stigmes pondent leurs œufs dans le nid de quelques autres Fouisseurs.

Stigme soir. Stiijmus uler, Jurine, Hymen., p. 139, pi. 9; Lalr., Gen. Cruat. et Ins., etc. Corps noir; face très-finement striée; mandibules testacées; antennes noires avec le premier article brun; thorax lisse; mélathorax rugueux, ayant une carène longitudinale; ailes irisées, avec les nervures brunes; pattes noires, avec les jambes, les tarses antérieurs et intermédiaires ferrugineux; abdomen noir, caréné dans son milieu. Taille, trois lignes. Aux environs de Paris.

STIGMITE. MIN. Al. Brongniart a réuni sous ce nom spécifique toutes les Roches mélangées, composées d'une pâle de Rétinite ou d'Obsidienne, renfermant des cristaux ou des grains feldspathiques. Les Sligmites comprennent donc toutes les Roches que les géologues allemands ont appelées Pechstein-Poiphyr, Obsidiaii- Porphyr et Perlslein-Porplixr, et qui sont mentionnées dans ce Dictionnaire aux articles Rétinite et Obsidienne, comme des variétés porphyroîdes de ces dernières Roches.

STIGMODÈRE. Slifjmodera. iNS. Coléoptères pentaraères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, formé par Eschschollz, aux dépens des Buprestes de Fabricius, avec les caractères suivants : antennes de onze articles, dont le premier le plus giand, le deuxième court, les autres plus ou moins coniques, les six ou sept derniers ordinairement triangulaires, le terminal ovalaire; tête moyenne, prolongée en avant en une pointe plus ou moins aiguë; palpes maxillaires de quatre articles, dont le premier très-court et souvent point visible à l'extérieur, le deuxième le plus long de tous, le troisième court et conique, le dernier allongé, presque cylindrique ou très-légèrement ovalaire ou arrondi à l'extrémité; palpes labiales n'ayant le plus souvent que deux articles visibles extérieurement, â peu près égaux en longueur : le premier conique, le second presque cylindrique; labie très-avancé, beaucou|) plus long que large, tantôt arrondi à l'extrémité, tantôt légèrement bifide; menton presque carré et écbaucré en avant; languette allongée, coni<|ue en avant et velue; lobe externe des mâchoires grand, arrondi à l'extrémité, l'interne beaucoup plus petit et (le forme ù peu près pareille; mandibules fortes, arquées, pointues, siuuées au côté interne, avec une écbancrure en dedans à la partie supérieure; corselet large et convexe; élyties grandes; pattes fortes; tarses assez grêles ; le premier article le plus long, le deuxième conique, les deux suivants courts et bifides, le dernier long. Toutes les Sligmodères habitent les contrées les

plus chaudes des deux conlinents. Ce genre a été partagé par Solier, en trois coupes établies sur des caractères qui ont paru trop peu nettement tranchés, pour que les entomologisles les aient adoptées d'un commun accord; presque tous ont préféré conserver le genre tel qu'il a élé présenté par son fondateur.

Stigmouère grande. S/igmoilera grandis, Hope; Bupreslis grandis, Donovan. Elle est d'un noir bronzé, granuleuse; son corselet est bordé de chaque côté par une bande d'un jaune brunâtre ; les élytres sont striées, faiblement tronquées, bidenlées à l'extréinilé, d'un brun violet obscur, avec une large bordure de la mémo couleur que celle du corselet; le dessous du corps et les pattes sont velus. Taille, vingt lignes. De la Nouvelle-Hollande.

Appartiennent encore à ce genre les Bupreslis macularia, Donov.; B. Jacquinoti, Boisduv.; B. cancellala,ï)onoy.]B.variabilis,Donov.;B. liiiihala, Donov.; B. vertebralis, Boisduv.; B. rrtfipennis,K'ithy; B. undutata,Dono\.;B.bicincta,Boisdu\.;B.Kirbyi,Guér.; B. \0-maculala, Kirby; B. crciiala, Donov.; B. scalaris, Boisduv.; B. flavo-picta, Boisduv.; B. caloptera, Boisduv.; B.amœna, Kirby; B.equestris, Fab.; B. hœmorrhoidalis, 0\\\ .] B. excelkns, Klug; B.patricia, Klug; B. iiisignis, Perty; B. compta, Perly; B. perclieroni, Guér.; B. ChUiensis, Guér.; B. parallelogramma, Perty; B. MacUayi, Donov.; B. viUnerala, Perly; et beaucoup d'autres.

STIGNITES. min. (Pline.) Synonyme de Granits rose d'Egypte.

STIGONEMA. BOT. (Arlkrodiées.) Genre fondé par Agardh, et dans lequel il place des plantes voisines des Baiigia et des Scxloiiema; il lui donne les caractères suivants : filaments continus, coriaces, nus, non mucilagineux, contenant des points disposés en cercles ou en anneaux. Il rapporte à ce genre trois espèces dont la consistance est plus ferme, plus dure et plus lichénoïde que celle des Scjtoiieiiia ; les filaments sont rameux, presque épineux; la couleur est brune ou noirâtre. Le type du genre esl le Stigoiiei/ia atrovireus, Ag., Bangia atrovireus, Lyngb., ou Cornicularia pubescens, d'Acharius.

STILAGO. BOT. Nom du Plantayo coronopus chez les anciens botanistes, et que Linné a appliqué à un genre qui a été réuni par Smith au genre Antidesma. y. ce mot.

STILBE. Stitbum. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, seclioudesTérébrans, famille des Pupivores, j tribu des Chrysides, établi par Spinola. Caractères : corps conve.\e; tète transversale, un peu plus étroite que le corselet, ayant une dépression frontale large, ovale-arrondie; yeux ovales, presque anguleux à leur partie supérieure; trois ocelles placés en triangle sur le front : l'antérieur, dans la dépression frontale, a sou bord supérieur et les latéraux hors de la dépression, trèsprès des yeux à réseau; antennes filiformes, coudées, vibratiles, insérées près de la bouche, composées de treize articles : le premier fort long, les autres presque égaux et courts; labre corné, court et arrondi; mandibules triangulaires, aigués, sans aucunes dentelures ni écbancrures à leur côté interne; mâchoires s'avançant

conjoinleinenl avec la lèvre et le menton; palpes inégales : les maxillaires de cinq arlicles, les labiales plus courtes que la lèvre et triarticulées; lèvre simple, membraneuse, plus longue que les mâchoires et les palpes, son bord externe est profondément échancré; menton corné, arrondi à son extrémité; corselet Irès-bomlié en dessus; ailes supérieures ayant une cellule radiale très-incomplète et deux cellules cubitales; pattes de longueur moyenne; jambes postérieures légèrement comprimées; tarses allongés, leur premier article le plus grand de tous; abdomen très-bombé en dessus, composé de trois segments apparents : le deuxième beaucoup plus grand que les autres; le troisième ou anus ayant un bourrelet transversal très-prononcé. Femelles pourvues d'une tarière rétractile; un aiguillon. Ce genre se distingue facilement des Parnopès, en ce qu'il n'a pas la bouche avancée en promuscide. Les Chrysis, les Élampes et les Hédychres en diffèrent, parce que leurs palpes maxillaires sont beaucoup plus longues que les labiales. Les mœurs de ces insectes sont les mêmes que celles des Euclirées et des Chrysis.

Stilbe splerdide. Slilbum splenUidum, Spinola, Ins. Ligur., fasc. 1, p. 9; Cltrysis s/jlendùla, Fabr., Lepell. St.-Farg., Mém. du Muséum, n» U. Coips d'un beau vert métallique, tirant sur le bleuâtre; antennes noires, vertes à leur base; thorax fortement ponctué; deux lignes longitudinales creuses et crénelées sur le milieu du mésothorax; écusson canaliculé à l'extrémité; ailes transparentes, mais grisâtres; pattes vertes, couvertes d'un léger duvet jaunâtre; tarses noirs; abdomen très-ponclué, terminé par quatre dents. Taille, sept lignes. De l'Inde.

STILBÉ. Stilbe. bot. Ce genre, établi par Thiinberg, n'a pas encore été classé définitivement dans les lamilles naturelles. Lamarck avait pensé qu'il pouvait être l'apporté à la Famille des Globulariées; mais Cambessèdes, dans sa Monographie des Globulaires, l'en éloigne à raison de son ovaire à une ou deux loges contenant chacune un ovule dressé. Ce caractère le distingue aussi desSélaginéesdont il aie port, et parait le rapprocher des Verbénacées. Voici les caractères essentiels attribués à ce genre : Heurs polygames; les hermaphrodites ont un calice coriace, à cinq dénis, accompagné de bractées en forme de paillettes; une corolle infundibuliforme, à quatre ou cinq divisions, velue à son orifice; quatre étamines insérées sur le tube et alternes avec les divisions de la corolle; ovaire supérieur, surmonté d'un style et d'un seul stigmate; fruit |)Seudosperme, recouvert par le calice. Les fieuis mâles ne diffèrent des hermaphrodites que par l'absence du pistil. Le genre Stilbe comprend un petit nombre d'espèces {Stilbe pinasira, eiicoiden, viiyata, myrti/'olia), ^ui croissent toutes au cap de Bonne- Espérance. Ce sont des arbrisseaux à tiges droites, Irès-rameuses et garnies de feuilles nombreuses, imbriquées ou verticillées; quelques-uns ressemblent à certaines bruyères. Les fleurs sont réunies en petits capitules ou en épis courts, à l'extrémité des rameaux.

STILBITE. Miï«. Les Stilbites ont, comme les Feldspaths et les Micas, des caractères communs qui les

l'approchent et en forment un groupe assez naturel; elles possèdent toutes en effet un seul clivage fort net, joint à un éclat nacré des plus vifs, et presque la même dureté et la même pesanteur spécifique ; aussi pendant longtemps les a-t on réunies dans la famille des Zéolithes, en une seule espèce qui paraissait bien circonscrite. Mais depuis qu'on apprécie avec une exactitude scrupuleuse et des moyens d'observation plus parfaits, les plus légères différences que peuvent offrir les substances minérales dans leurs caractères cristallographii|ucsetdaiis le rapport de leurs éléments, l'ensemble des Stilbites a été partagé, comme le groupe des Feldspaths, en plusieurs espèces dont le nombre est au moins de deux, suivant Molis et Phillips, et va peut être jusqu'à cinq, d'après les recherches de Brooke, Brewster et G. Rose. Comme la division en deux groupes fondamentaux repose sur une donnée positive et généralement admise, la distinction de deux systèmes de formes cristallines incompatibles, on s'y conformera ici, en ayant soin toutefois de faire connaître, dans l'énumération des variétés qu'on peut rapporter à chacun de ces groupes, celles qui ont été érigées en espèces distinctes par les minéralogistes cités ci-dessus, ainsi que les caractères qu'ils leur ont assignés.

I. Stilbite proprement dite : Sli'alilzeolilh,"W., Zéolithe radiée. Substance ordinairement blanche, à cassure vitieuse et à éclat nacré dans le sens du clivage le plus net et le plus facile. C'est un Irisilicate d'Alumine uni à un trisilicate de Chaux et à l'Eau, composé en poids de Silice, 38; Alumine, 16; Chaux, 9; Eau, 17. Ses cristaux dérivent d'un prisme droit rectangulaire, que l'on rencontre <iuel(iuefois parmi les formes naturelles ; ou, ce qui revient au même, d'un i)risme rlioniboïdal droit de 94» 15' (Brooke). Le clivage est trèsfacile et très-net parallèlement à l'une des faces lalérales du prisme rectangulaire, c'est-à-dire au plan qui passe par les grandes diagonales du prisme rhoniboïdal. On observe de légers indices de joints dans le sens des petites diagonales du même prisme. La base ou la face terminale des cristaux est souvent arrondie; les pans sont striés longitudinalenienl. La Stilbite est fragile; sa dureté est supérieure à celle du Calcaire spathique, et presque égale à celle du Fluorite. Sa pesanteur sjiécifique est de 2,16. Elle possède la double réfraction (liiol); elle a l'éclat nacré dans le sens des joints qui cèdent le plus facilement à leur séparation ; dans tout autre sens, la cassure est vitreuse et généralement inégale. Elle ne fait |)oint gelée avec l'Acide nitrique, à moins qu'on ne fasse chauffer celui-ci à plusieurs reprises. Mise sur un charbon ardent, elle blanchit et s'exfolie. Chauffée dans le malras, elle donne de l'Eau. Au chalumeau, elle se boursouffle et fond en un globule opaque.

Les seules variétés de formes que l'on connaisse dans cette esj)èce, proviennent de modifications simples sur les arêtes du prisme rhomhuidal, combinées entre elles et avec les faces de ce prisme. Elles sont au nombre de quatre :

1» Stilbite prismatique. Stilbite primitive d'UaUy. En prisme rectangulaire, simple, provenant de troncatures tangentes sur les arêtes du prisme rhomboïdal.

2" Slilhile dodécaèdre, Hally. En prisme rpclangiilaire, terminé par un poinlement à quatre faces tournées vers les arêtes longitudinales du prisme. Celle variété est quelquefois amincie entre deux des pans, au point qu'on la prendrait pour une lame hexagonale à biseaux.

ôo Slilbile épointce, HaUy. La variété précédente, dont les faces terminales n'ont pas atteint leur limite, en sorte qu'il reste une facelle perpendiculaire à l'axe.

A» Slilbile dioclaidre. C'est la forme la plus ordinaire des crislaux de Stilbile. Prisme octogone terminé de part et d'autre par un pointement à quatre faces.

Les variétés de couleurs sont peu nombreuses dans la Slilbite. C'est en général la couleur blanche qui domine; mais on trouve aussi différentes nuances de .jaunâtre, de rouge et de brun. Les cristaux ont une demi transparence, ou sont translucides. Parmi les variétés de formes accidentelles et de structure, on distingue particulièrement : la Slilhile arrondie. C'est une altération de la variété époinlée. dont les sommets sont déformés par des arrondissements. En crislaux jaunâtres, au bourg d'Oisans, département de l'Isère. La Slilbile ftabellifonne , ou Stilbile en gerbes, en éventail ; en cristaux appartenant ordinairement à la variété dodécaèdre, et réunis par une de leurs extrémités. La Slilbite radiée : en crislaux aciculaires, qui partent tous d'un cenire commun. La Slilbile laminaire. C'est l'une des variétés les plus communes; en petils crislaux minces et tabulaires, implantés dan? les Roches pyrogènes ou dans les filons métallifères. La Zéolithed'OEdelfors paraît n'être qu'une Stilbile lami naire, rougeâtre, qui a perdu un peu d'eau de cristallisation. La Slilbile mamelonnée : en petits crislaux groupés et formant des globules ou des druses à la surface de diverses espèces de Roches. La Stilbile compacte: il est difficile de reconnaître si les variétés qu'on désigne ainsi dans les collections, apparliennenl réellement à la Stilbile, ou bien à l'espèce décrite snus le nom de Henlandile. Suivant Léman, la Crocalile d'Eslner se rapporterait à celte variété.

G. Rose a observé le premier et décrit comme espèce distincte de la Stilbile, une substance blanche, cristallisée, qui parait avoir les plus grands rapports de forme et de composition avec ce minéral. L'analyse qu'il en a faite diffère peu de celle qu'Hisinger a obtenue pour la véritable Slilbite ; toutes deux ont un clivage facile, joint à un éclat nacré; la pesanteur spécifique est sensiblement la même de part et d'autre; enfin les systèmes cristallins sont du même genre. Mais la forme ordinaire sous laquelle se présente celte nouvelle substance ne s'accorde point avec celle de la Slilbite, et, suivant Rose, leurs angles sont incompatibles. Cette forme est celle d'un prisme rhomboïdal très- obtus (de 133o 10'), terminé par un poinlement à quatre faces posées sur les angles. Les crislaux sont implantés avec la Heulandite, dans une masse granulaire de la même substance, qui remplit les cavités d'une Amygdaloïde d'Islande ou des îles FéroB; ils sont incolores ou transparents, font gelée dans les Acides et onl pour pesanteur spécifique. 2,23. Rose adopte pour forme fondamentale de celte nouvelle espèce, qu'il nomme

Épistilbile, un octaèdre rhomboïdal. D'après son analyse, l'Épislilbite est composée de : Silice, S9; Alumine, 17; Chaux. 7; Soude, 2; Eau, 15. Levy a publié dans le Philosopliicol Magazine, un mémoire dans lequel il cherche à démontrer l'identité de l'Épislilbite avec la Heulandite, ou du moins à faire voir qu'il ne serait pas impossible de faire dériver la forme de l'Épislilbile, par des modifications simples et ordinaires, de celle qu'il a adoptée pour la Heulandite. Mais Brevifsler a confirmé depuis, par l'examen des propriétés optiques des deux substances, leur séparation que Rose avait établie d'après la différence des systèmes cristallins.

La Slilbite paraît appartenir à trois ordres de terrains bien distincts, savoir : les terrains primordiaux, les terrains ignés anciens et les terrains volcaniques proprement dits; mais c'esl dans les terrains ignés qu'est son gîte spécial. Les substances qui lui sont associées le plus constamment sont : la Chabasie, l'Analcime, la Mésotype. l'Harmolome , la Prehnile, le Feldspath adulaire, le Calcaire spalhique et le Quartz. Dans les terrains primordiaux, la Slilbite se montre principalement au milieu des fentes et des cavités qui les interrompent, tantôt en petites veines qu'elle constitue ù elle seule, tantôt en cristaux implantés sur les parois des cavités, tantôt enfin dans les filons métallifères qui iraversent ces mêmes terrains. On la connaît dans les Granités du Daupbiné. du Saint-Gnthard, du Tyrol et des Pyrénées; dans le gneiss de la vallée Peccia, en Suisse; dans le Micaschiste, à Cbester, aux Élals-Dnis ; dans les Pliyllades, à Kerrera en Ecosse el aux Pyrénées; dans le Diorite, au Puy d'Euse, près de Dax,elau pays d'Oisans. en Daupbiné. Elle existe dans les amas mélallifères d'Arendal, en Norwége, et de Suède, où elle s'associe au Fer magnétique, à l'Épidote et à l'Amphibole; dans les lits de Cuivre argentifère du Bannal de Temeswar; dans les filons de Galène de Saint-Andréasberg, au Harz; enfin, dans ceux de Slroutian en Ecosse, où elle est accompagnée d'Harmolome, de Calcaire spalhique, de Plomb sulfaté et de Barytine. Dans les terrains pyrogènes, la Stilbile abonde au milieu des Roches amygdalaires, telles que les Spilites, lesWackes, les Dolériles, etc. Elle s'implante sur les parois de leurs cavités, souvent recouvertes de terre verte, avec d'autres substances de la famille des Zéolithes, et avec le Quartz et le Calcaire spalhique; c'est ainsi qu'on la trouve dans les terrains pyrogènes de l'Islande, du Groenland, des îles Féroe, de l'Ecosse et des îles Hébrides, de l'Irlande, de la Hesse, de la Bohême , de la Hongrie, du Tyrol ; du Velay et du Vivarais. Dans les terrains volcani(|ues, la Stilbile s'est montrée au Vésuve dans une Roche altérée par le feu, mais non fondue ; elle y est en petits crislaux blanchâtres arrondis, associés au Spinelle, au Mica, au Pyroxène, et disséminés au milieu d'une pâte grisâtre. On la rencontre encore dans les laves de l'Etna et du Val di Noto en Sicile; dans celles des îles de Mascareigne et de Ténériffe, et même dans celles de l'Auvergne.

II. Stilbite HEBiARDiTE. BlatterzeoUth , W. Sub- .^tance blanche ou d'un rouge mordoré, en cristaux

IKi

iléiivaiit d'un prisme rectangulaire à l)ase oblique; possédant, comme la Slilbile, un clivage latéral 1resuel, avec un éclat nacré Irèsvif, quelle que soit la couleur des cristaux. C'est encore une combinaison de Irisilicale d'Alumine, de Irisilicale de Chaux et d'Eau; mais les proportions ne sont plus les mêmes. Elle est formée de huit atomes de trisilicate d'Alumine, de trois atomes de trisilicate de Chaux et de trente-six atomes d'Eau. Elle se présente ordinairement sous la forme de prismes obliques à base rectangulaire, modifiés par de petites facettes sur les angles et sur l'arête horizontale supérieure, et dans lesquels dominent les deux pans, parallèlement auxquels a lieu le clivage latéral. L'incidence de la base du cristal sur le pan situé en avant est de 129» 40' (Brooke). Les dimensions du prisme fondamental n'ont pas encore été déterminées avec une exactitude suffisante. Les faces des cristaux de lleulandite sont plus ou moins inégales. Les faces qui possèdent l'éclat nacré sont souvent concaves; les autres faces sont ordinairement convexes; la cassure est vitreuse et imparfaitement conchoïdale. Quant aux caractères de dureté, de densité, et aux caractères pyrognostiques , ils sont les mêmes que ceux de l'espèce précédente. Brewster a fait voir que la Heulandile a deux axes de double réfraction , et que l'on aperçoit aisément les deux systèmes d'anneaux polarisés à travers une lame terminée par deux faces de clivage.

Les variétés de formes régulières sont au nombre de deux :

1" La Heulandile anamorphique. Stilbitc anamorphique d'HaUy, mais vue dans une position renversée. Prisme fondamental, modifié par une facette sur les angles inférieurs de la base et sur l'arête horizontale supérieure. Se trouve aux îles Féroe (cristaux blancs); à Passa, en Tyrol (cristaux d'un rouge mordoré).

2" La HeulaniUte octodiiodécimale. Stilbite ocloduodécimale d'HaUy. C'est la variété précédente, plus de petites facettes qui remplacent les angles solides supérieurs. Dans les îles Férotj, la Heulandile se présente aussi en masses cristallines, ou en driises formées d'une multitude de petits cristaux étroitement serrés; on la rencontre aussi en masses globulaires ou mamelonnées, dans les cavités des Roches amygdalaires, et en masses à texture presque compacte. Ses principales variétés de couleurs sont le blanc, le rouge obscur, le brun, le gris et le jaunâtre. Son gisement est absolument le même que celui de la Stilbite : ces deux substances sont presque toujours associées entre elles; mais dans certaines localités, c'est la Heulandile qui prédomine. Ainsi elle est plus commune que la Stilbite en Ecosse et dans les îles adjacentes, tandis que le contraire a lieu pour le Harz et la Norwége. Elle existe en gros cristaux fort nets au mont Old-KiUPatrick, près de Glascow; elle se rencontre aussi en assez grande abondance dans la vallée de Passa, en Tyrol, et dans les îles Féroê, toujours tapissant de ses cristaux les cavités des Roches trappéennes. On la cite encore dans le terrain de Micaschiste, à Chester, dans l'Amérique septentrionale, où elle est accompagnée de Stilbite et de Chabasie, et aux monts Vendy.ih,dans l'indouslan.

Il est une aulre substance qui a la plus grande ana-

logie avec la Heulandite, (|ui est souvent confondue avec elle, et qui paraît n'en différer chimiquement (|ue par une proportion d'eau plus considérable. C'est la Brewstéiile, ainsi nommée par Brooke, qui la considère comme constituant une nouvelle espèce. Cette substance est blanche, transparente ou translucide; elle se présente en petits cristaux prismatiques à sommets dièdres très-surbaissés, associés au Calcaire spathi(|ue, dans l'Argyllshire, à Strontian, en Ecosse. Son système cristallin est du même genre que celui de la Heulandile ; mais sa forme ordinaire la distingue des variétés connues de celte dernière substance. C'est d'après Brooke un prisme à dix-huit pans, terminé par des sommets dièdres très-surbaissés. L'inclinaison des faces de ces sommets, l'une sur l'autre, est de 175»; celle de l'arêle d'intersection de ces faces sur la verlicale est de 9-3» 40'. Les cristaux de Brewslérile offrent un clivage très-net dans le sens du pan qui est parallèle à l'arête terminale oblique; la surface des autres pans est striée longitudinalement. Ils ont la cassure inégale et l'éclat vitreux; mais les joints parallèles au pan dont on vient de parler, ont un éclat nacré très-sensible. La couleur est ordinairement le hlatic; mais elle passe quelquefois au jaune et au grisâtre. La dureté est supérieure à celle de l'Apatite et inférieure à celle du Feldspath : la pesanteur spécifique est de 2,2 (Brewster). Au chalumeau, la Brewstérite perd d'abord son eau de cristallisation et devient opaqye; puis elle se boursoufHeet fond avec difficulté; elle donne un squelette de Silice avec le sel de Phosphore.

On trouve aussi rangée dans les collections, avec la Stilbite-Heulandite. une substance qui a beaucoup d'analogie avec la Brewstérite. Elle est blanchâtre ou grisjaunâtre, et s'offre en petits cristaux brillants, ayant la forme de prismes octogones irréguliers, à sommets dièdres très-surbaissés. Elle se rencontre avec l'Harmotome dans les cavités d'une Roche amygdalaire, et n'a encore été trouvée qu'au mont Vésuve. Le docteur Brewster lui a donné le nom de Coiiqilonite, t\u\ avait élé proposé par Allan; il la regarde comme une nouvelle espèce, dont il indii|ue ainsi les principaux caractères : son système cristallin est celui du prisme droit rectangulaire, et le clivage mène à cette forme. Celle qu'on peut adopter comme fondamentale est le prisme rhomboïdal droit de 91» (suivant Brooke), ou celui de 93» 45' (suivant Brewster). L'éclat de la Comptonile est vitreux; sa couleur est blanche; ses cristaux sont transparents ; sa dureté est presque égale à celle de l'Apalite. Elle se comporte au chalumeau comme presque toutes les espèces de la famille des Zéolithes. Selon Brewster. elle forme une gelée, lors(|iron la soumet en poudre à l'action de l'Acide nitrique.

STILBOSPORE. Stilhospnm. hot. (Urédinées.) Tout porte a penser qu'on doit réunir sous ce nom les genres Stilhuspora, Link, Did/ mospon'u m , Nées, Melanconium, Link, et Ciyplospon'uin, Kunze; c'est-à-dire qu'on doit limiter ce genre comme Pcrsoon l'avait fait primilivemenl. Les plantes qu'il renferme se développent sous l'épiderme des rameaux ou des tiges herbacées mortes et desséchées ; elles forment de petites pustules composées d'un amas de sporidies libres, ovales

nu fiisifoiiiies, simples el non cloisonnées dans \es AJe- Innconium de LInk, divisées en deux Iorps par une cloison médiane dans le /);V/j'HiOS/)Oj('»«i, parlagces par phisienrs cloisons dans les Stilbospora de Link, obscnrtnient cloisonnées dans le Cryplosporium. Ces sporidies finissent par rompre l'épiderme et par se répandre, au dehors, sous forme de poussière; presque toutes ces petites Cryptogames sont noires.

Stilbospore pyriforme. Stilbospora pyiifonnis. Ses sporidies sont en forme de poire, inégales en grosseur, divisées intérieurement en quatre, cinq ou six loges par des cloisons transversales, quelquefois placées à des distances plus ou moins rapprochées. On trouve cette espèce sur l'Érable platanoïde; elle est assez rare.

STILBUM. BOT. (Miicédinées.) Pries rapproche ce genre des vérilahles Mucor, mais sa véritable structure n'est pas encore parfaitement connue, et peut-être csl-il plus voisin des petits genres de Lycoperdacées; il présente un petit péridium arrondi, pédicellé, gélatineux, rempli de sporidies <|ui se confondent en parlie avec le péridium; le pédicellé est cylindrique et spongieux. Malgré leur petitesse, ces Cham))ignons n'ont pas la structure vésiculaire et membraneuse des vraies Mucorées; le type ne parait pas formé d'un simple filament tubuleux, et le péridium par une vésicule à parois simples et membraneuses; ce genre, dont on connaît une vingtaine d'espèces, a donc besoin d'être mieux étudié pour qu'on puisse déterminer s'il se rapproche des Tiichia, des Miicornu des Isaria.

STILIFÈRE. Stilifer. sou.. Genre de Gastéropodes pectinibranches, de la famille des Phasianellées, établi par Cuming, avec les caractères suivants : test hyalin, (urbiné; sommet de la spire figurant un style; ouverture subovale, acuminée au sommet; lèvre aiguë, sinuée. Animal marin; son manteau est épais, charnu, cyathiforme, couvrant toute la partie inférieure de l'ouverture de la coquille; bouche très-longue, rétractile; tentacules arrondis, épais, subacuminés, placés à la base de la bouche; yeux sessiles, très-petits, disposés à la base des tentacules; branchie en peigne et solitaire.

Stilifère astéricole. SliVfer astericola, Cum. Son lest est subglobuleux, diaphane et blanchâtre ; l'ouverture est ventrue, légèrement striée dans sa longueur. Des îles Gallopagas.

STILIQUE. S/ilicus. ws. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Brachélytres, comprenant les espèces de celui de Fédère, dont tous les articles des tarses sont entiers. Tel est le Pœderus oibiculatus (Panz., Faun. Insect. germ., XLiii, 21); sa tète est très-grande et arrondie; son corps est noir, avec la bouche, les antennes et les pieds tirant sur le fauve; le corselet est Irès-ponctué el caréné. On le trouve communément en Europe.

STILLINGFLETIA. BOT. (Bojer.) ^'. Stillingie.

STILLINGIE. Slillingia. BOT. Genre de la famille des Euphorbiacées, ainsi caractérisé : fleurs monoïques; les mâles ont un calice tubuleux, à limbe crénelé; deux étamines saillantes, à filets presque libres ; les femelles ont un calice trifide, le style épais, trois stigmates réfléchis, l'ovaire à trois loges contenant chacune un

seul ovule. Le fruit est globuleux, capsulaire, à trois coques. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux remplis d'un suc laiteux ; à feuilles alternes, glanduleuses à leur base, entières ou dentelées; à fleurs disposées en épis amentiformes. L'axe de ces épis est garni de bractées chargées vers leur base de deux glandes latérales, et présentant à leurs aisselles inférieures des Heurs femelles solitaires, peu nombreuses, portées sur un pédoncule épais; les fleurs mâles sont réunies en petits pelotons et chacune est portée sur un court pédicellé accompagné d'une bractéole. En comparant ces caractères avec ceux du genre Sapium, on verra que le Slillingia n'en diffère que par la forme de son calice, et doit probablement lui être réuni.

Stiilingie porte-suif. Slillingia sebifera, Micli., vulg. Jibre à suif. Ses tiges sont garnies de feuilles alternes, pétiolées, ovato-lancéolées, très-entières, aiguës au sommet, rétrécies aux deux extrémités, glabres sur les deux faces. Les fleurs sont terminales, les mâles pédicellées, à peine plus longues que les bractées qui les accompagnent et d'un blanc jaunâtre. Cette espèce est remarquable par une couche épaisse, sébiforme, qui environne ses graines et lui a fait donner le nom spécifique qu'elle porte. Gay en a observé un pied croissant près de Perpignan, dans un terrain qui avait autrefois appartenu à un jardin botanique. C'était un grand arbre qu'on avait, jusque là, pris pour une espèce de Peuplier, à cause d'une certaine ressemblance de feuillage. Cette observation montre qu'on pourrait peut-être l'acclimater dans les provinces méridionales : cet essai offriiait de l'intérêt, tant par l'introduction d'une nouvelle espèce d'arbre, que par l'emploi qu'on pourrait faire de ses graines, si néanmoins il fructifie sous cette latitude.

STILNOPAPPE. Stibiopappus. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Vernoniacées, institué par Wartius, qui lui assigne pour caractères; capitule multiflore, homogame; squames de l'involucre, qui est campanule, disposées sur deux rangs, égales el acumiuées; réceptacle alvéolé el fimbrillifère; corolles régulières, à limbe profondément el également quinquéfide; akènes velus; aigrette bisériale, paléacée, plane, luisante, à paillettes extérieures courtes et soyeuses, les autres étant du double plus longues.

Stilnopappe trichospiroïde. Slilnopappus trichospiroiiles, Mari. Plante herbacée, dont la tige est rameuse, droite el pubérule, chargée de feuilles oblongues, atténuées à la base, aiguës, penninervurées, planes, glabres en dessus, tomenteuses en dessous; pédoncules monocéphales opposés aux feuilles el à quelque distance d'elles; capitules de quinze à vingt fleurs violettes. Cette plante se trouve au Brésil.

STILONOSIDÉRITE. MIN. Breilhaupl nomme ainsi un minerai de Fer résinite, différent du Fer hydroxydé.

STILOPHORA. bot. Le genre d'Algues, formé sous ce nom par Agardh, ne diffère poinl du genre Striaria, précédemment établi par Greville. A'. Striaibe.

STILPINO-SIDÉRITE. MIN. Même chose que Fer sous- Milfalé. r. Fer.

STILPiVOGYNE. SUlpnogyne. bot. Genre de la famille (les Sytianlhérées, Irihii des Séiiéclonides, établi par le professeur De Candolle, avec les caraclères siiivanls : capilirle discoïde, hélérosame. composé de sept ou huit Heurs, dont les radiaires, a» nombre de trois, sont femelles; les Heurs centrales sont hermaphrodites; involucre formé de cinq ou sept squames disposées sur un seul rang; réceptacle étroit et nu; corolles tuhuleuses, soit femelles, soit hermaphrodiles, à trois ou cinq dents; stigmates des Ueurs hermaphrodites courts, barbellés au sommet, ceux des femelles plus longs, térétiuscules et subpubères ; akènes oblongs, subatlénués aux deux extrémités, couverts de globules arrondis, subglanduleux, ceux des fleurs femelles sont nus; les fleurs hermaphrodites ont une aigrette uiiisériale et à soies nombreuses, scabride, aussi longue que la corolle.

.Stilpnogtne bellioïde. Stilpnogyne bellioides, De Cand. Plante herbacée, annuelle et glabre, à tiges garnies de feuilles alternes, péliolées, découpées en cinq ou sept lobes ovales, terminées par une tête de tleurs jaunes. On la trouve au cap de Bonne-Espérance.

STILPNOIDES. BOT. L'une des sections du genre Moryzie.

STILPNOMÉLANE. mis. Substance minérale qui parait être un silicate de Fer, assez analogue à la Cronstedtite. Elle a été observée par Rammeisberg à Obergrund, en Silésie; elle présente une texture feuilletée, une couleur d'un noir intense, mais qui prend une nuance verdàtre quand la matière est réduite en poudre fine. La densité de ce minéral est de 3,4 ; sa dureté n'est point assez grande pour qu'il raye le verre. Traitée au chalumeau, la Slilpnomélane fond sans addition, mais difficilement en émail noir; elle n'est que très-imparfaitement attaquée par les acides concentrés. L'analyse chimique a donné: Silice 44; protoxyde de Fer 34; Alumine 8; Magnésie 5; Chaux 1 ; Eau 10.

STILPNOPHYTE. Stilpnophytum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, établi par Lessing <iui lui a reconnu les caraclères suivants ; capitule multiflore, discoïde, homogame; involucre campanule, formé de petites squames imbriquées; réceptacle plan et nu; corolles tubulouses, cylindriques, a limbe quadri ou quinquéfîde; anthères privées de queue; stigmates exappendiculés; akènes cylindracés, sulcato-anguleux et dressés; point d'aigrette.

STILPNOPHYTE A LONGUES FEUILLES. StilpilOphxtum

longifoUuin, Less. Arbuste à tiges rameuses; feuilles éparses, linéari-filiformes, aiguës, serrées, dressées; capitules en corymbe, globuleux, composés de dix à douze tètes pédonculées, oblongues, portant chacune de vingt à trente fleurs jaunes. Du cap de Bonne-Espérance.

STINCKARD. jiam. y. Mydas.

STIPACÉES. BOT. F. Graminées.

STIPAGROSTITE. Slipagrostis. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Nées qui lui assigne pour caraclères ; épillels composés d'une seule fleur stipitée: deux glumes membraneuses, presque égales et plus longues que la fleur; deux paillettes dont l'inférieure charlacéo - membraneuse, cylinilrico - roulée,

bilobée au sommet et aristée entre les lobes : arête trilîde, articulée à sa base; la supérieure est plus courte et obtuse; deux squainiiles membraneuses, spatulalocochléariformes; caryopse subcylindrique. Ce genre a été formé sur une plante à feuilles cylindriuscules, à épi pédicellé et paniculé. Cette plante croit au cap de Bonne-Espérance.

STIPE. Stipa. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Trigynie de Linné, dont les principaux caractères sont : calice glumacé, à deux valves acuminées, contenant une seule fleur; corolle composée de deux balles, dont l'extérieure est terminée par une arcle très-longue, articulée à sa base; trois étamines à filaments capillaires, terminés par des anthères linéaires; un ovaire siipère, surmonté de deux styles velus, terminés par des stigmates pubescents; une graine allongée, enveloppée par la balle interne de la corolle. Les Stipes sont des plantes herbacées, à feuilles étroites, souvent roulées par leurs bords; leurs fleurs sont disposées en une paniculé médiocrement rameuse et ordinairement peu étalée. Le plus grand nombre est exotique.

Stipe empenné. Stipa pennata , L. Ses tiges sont dressées, hautes de deux pieds, rapprochées en faisceau, garnies de feuilles aiguës, longues, étroites, tellement roulées sur les bords qu'elles paraissent cylindriques et semblables à des feuilles de jonc ; ses fleurs sont d'un vert clair, peu nombreuses, disposées en paniculé terminale, droite, assez resserrée ; la balle extérieure est terminée par une arête plunieuse, ayant environ un pied de longueur. Europe.

STIPE. Stipes. bot. On nomme ainsi la tige ligneuse des arbres inonocotylédons et celle des Fougères arborescentes.

STIPELLES. bot. On a donné ce nom aux petites stipules qui accompagnent les folioles d'une feuille composée, munie de stipules, comme dans un grand nombre de Légumineuses.

STIPHILE. Sliphiliis. iNS. Genre de Coléoptères té- Iramères, de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Bucqnel, avec les caractères suivants ; antennes glabres, plus courtes que le corps, de onze articles, dont le premier assez grand, en cône renversé, le deuxième très-petit, le dernier plus long que le précédent, fortement échancré au bord externe et légèrement denté au bord interne, tronqué à l'extrémité; corselet plus large que la tête; écnsson assez petit, ti'iangulaire; préslernum peu ou jioint saillant; mésosternum légèrement bombé; élytres allongées, rebordées, arrondies à l'extrémité, ainsi qu'aux angles huméraux, se rétrécissant à peine de la base à l'extrémité; pattes moyennes, miitiques, assez fortement comprimées dans toute leur longueur; tarses peu élargis, le deuxième article plus court que les autres.

Stipbiie a quatre points. Stipliilus guadripuiictatus, Bucq. Il est oblong, cylindrique, d'un noir brillant; une ligne longitudinale enfoncée, entre les antennes; les six derniers articles des antennes d'un noir mat; corselet un peu moins long que large, fortement échancré aux angles postérieurs; élytres lisses, marquées de quatre taches blanches, ovales; dessous du

corps brunâlrc, couvert d'un duvet gris. Taille, un pouce environ. Bri^sil.

STIPITÊ. StipUatus. bot. Se dit d'un organe porlcî par un support, ou rétréci en une sorte de support.

STIPITE. Mm. Nom donné par quelques auteurs à la Houille sèclie ou maif;re. ^. Hobime.

STIPITCRUS. OIS. Lesson a formé sous ce nom un genre distinct, pour le Mérion Iiinnion. ^. ce mol.

STIPON. MOi.i. Coquille figurée par Adanson ( ^. au Sénég., pi. S, fig. 4), qu'il a placée dans son genre Périliole.

STIPULAIRE. Stipuloria. bot. Genre de la famille des Riibiacées cl de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Beauvois (Flor. d'Ow., 2, p. 2G, 1.75) pour un arbuste observé par lui, dans les déserls du royaume d'Oware. Caractères : fleurs réunies dans un involucre commun, caliciforme, allongé, monophylle, pres(iue campanule, ayant son bord enlier et plissé. Ces Heurs sont nombreuses, portées sur une sorte de réceptacle plan; elles sont sessiles, accompagnées d'écaillés couvertes de poils soyeux; cbacune d'elles se compose d'un calice tubuleux, adhérent parsa base avec l'ovaire, glabre dans ses deux tiers inférieurs, divisé supérieurement en cinq lobes lancéolés et couverts de poils longs et soyeux, qui existent aussi sur la face interne du calice. La corolle est lubuleuse, à cinq lobes; elle contient cinq élamines incluses, linéaires, attachées à la partie supérieure du tube.

Stipciaike d'Afrique. Stipulaiia Africana, Pal. Beauv. Ses tiges sont quadrangulaires, ses feuilles trèsgratides, opposées, elliptiques, aiguës, glabres et d'un vert sombre à leur face supérieure, blanchâtres inférieiirement. Les involucres sont sessiles et solilaires à l'aisselle des feuilles. La corolle est tubulée, d'un jaune sale; le tube est long et grêle.

STIPULARIA. BOT. Une des subdivisions du genre Arenaria. V. Sabline.

STIPULE. Stipula, poltp. Ce genre a été établi par Sars, dans l'ordre des Polypes nus, et l'auteur y rapporte, avec doute, VHyiha ramosa d'Othon Fabricius, Fn. Groenl., p. 348. Voici les caractères qu'il lui assigne ; corps renflé, à bouche terminale, supporté par un pédicule i)lus ou moins long et charnu, garni d'appendices tubuleux, cylindriques, membraneux, dressés et portant des polypes à leur extrémité; ces polypes ne sont point rétracliles; les capitules sont allongés, les tentacules courts, globifères et dispersés. Le Slipula ramosa ne se trouve que dans les mers les plus voisines du pôle boréal.

STIPULES. Stipulée, bot. Ce sont de petites folioles, le plus souvent en forme d'écaillés, qui existent à la base des feuilles, dans certaines familles, par exemple les Rosacées, les Légumineuses, les Rubiacées, les Amentacées, etc.; généralement il y en a une de chaque côté du pétiole, à son origine ; quelquefois on n'en trouve qu'une seule. Quoique le plus souvent ces Stipules soient sous la forme de petites écailles, elles peuvent aussi revêtir des caractères tout à fait différents. Ainsi dans les Figuiers, les Magnoliers, elles sont larges cl membraneuses; dans certains Groseillers, elles sont épineuses, etc.

STIPULICIDE. Stipiilkida. nOT. Genre de la famille (les Paronychiées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Richard père (in Miclix. Flor. Bot: j4nier., I, p. 126, lab. G), et ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq sépales ovales, membraneux sur les bords; corolle à cinq pétales cunéiformes, entiers; trois élamines insérées avec les pétales sur le torus ou disque ovarifère; slyle court, surmonlé de trois stigmates; capsule à une seule loge, à trois valves, renfermant un pelit nombre de graines attachées par des cordons ombilicaux à un placenta central. Ce genre a été réuni au Polycurpon par Persoon, Pursh, Rœmer et Sprengel. Il tient le milieu entre ce dernier genre et le Potycarpcea, à raison de ses sépales un peu plans comme dans les Polxcarpœa,^V de ses élamines comme dans le Polxcarpoii ; mais il se dislingue essentiellement par ses pétales et ses élamines hypogynes, ce qui tendrait à le faire rejeter parmi les Caryophyllées.

Stipolicide herbacée. Stipulicida lierbacea. C'est une petite plante vivace, à lige dicholome, munie de feuilles radicales, ovales, pétiolées ; les canlinaires sessiles, opposées et petites, accompagnées de stipules déchiquelées. Les fleurs sont très- petites, lernées et terminales. Celle plante croît dans les lieux arides et sablonneux de la Caroline inférieure.

STIUÈTRE. Sliretnis. iNS. Hémiptères ; section des Hétéronières; genre de la famille des Sculellériens, établi par Delaporte, pour quelques insectes nouveaux de l'Amérique du Sud, et qui se distinguent de tous leurs analogues par une épine que présente en dessous le premier segment de l'abdomen ; celle épine se dirige vers la lêle. Les antennes sont insérées en avant des yeux : le premier article est très-court et grêle; il se laisse à peine apercevoir; les autres sont plus larges et un peu comprimés ; le rostre est assez fort ; les yeux sont arrondis ; la tète est à peu près carrée; le corselet est transversal, anguleux de chaque côté; l'écusson s'étend jusqu'à l'extrémité de l'abdomen, mais il ne le couvre pas latéralement à sa base; les pattes sont assez longues, surtout les cuisses.

Stirètre a dix tacbls. Stiretrus iO-macnlafus, Lap. cl Serv. Il est de moyenne taille, et a sur le corps dix taches jaunâtres et apparentes sur un fond plus coloré.

Delaporle a distingué les espèces qui ont le troisième article des antennes un peu plus large que les autres et en a fait un genre séparé qu'il a nommé Discocere.

STIRLINGIE. Sliiiiiitjia. bot. Genre de la famille des Proléacées, élabli par Robert Brown, avec les caractères suivants : périgone régulier, tétraphylle, à onglets cohérents, à limbe réfléchi; quatre élamines insérées au delà du milieu des folioles du périgone, exsertes; filaments aplatis, géniculés et tous fertiles; anthères bilobées, d'abord cohérentes; ovaire obconique, uniloculaire, uniovulé; style filiforme; stigmate dilaté et concave. Le fruit consiste en une noix obconique, monosperme et velue. Ce genre est très-voisin de celui des Simsia; les espèces qu'il réunit sont des arbrisseaux de l'Australie, humbles et glabres; leurs feuilles sont alternes, filiformes, avec leurs pétioles dilatés à la base; les capilules sont petits, globuleux,

IlES sriENCES \\T.

terminaux, en grappe ou en panicule, composés de fleurs jaunes et glabres.

STISSERIA. BOT. (Heister.) Synonyme de Stapelia. Le même nom avait aussi été donné par Scopoli au genre Imbricaria de Commerson.

STIXIS. BOT. Loureiro (Flor. Cochinch., l, p. 361) a nommé ainsi un genre de la Dodécandrie Monogynie, L., et que Willdenow, éditeur de l'ouvrage de Loureiro, soupçonne être le même que VJ/mctis de Thunberg, parce que l'auteur mentionne comme congénère YAtunus de Rumph (Herb. Jmb., liv. i, lab. 66). Au reste, ce genre est trop peu connu pour que son adoption soit définitive. Loureiro lui attribue les caractères suivants : calice nul; corolle campanulée, à six pétales oblongs, cliarnus et réfléchis; seize étamines à lilets presque aussi longs que la corolle, insérés sur le réceptacle, les extérieurs plus courts; ovaire supère, ovoïde, pédicellé, surmonté d'un style court et de trois stigmates arrondis; drupe ové, charnu, monnsperme, ayant une écorce ponctuée. Le Sliais scandens est un grand arbrisseau grimpant, rameiix, sans vrilles ni épines, à feuilles oblongues, acuminées, très-entières et alternes. Les fleurs sont disposées en grappes simples, axillaires, d'une couleur variée de rouge et de vert. Cet arbrisseau croît dans les forêts de la Cochinchinc.

STIZE. Stiztis. INS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Bembécides, établi par Latreille, aux dépens des Bembex de Fabricius. Caractères : corps gros ; têle transversale ; yeux grands; trois ocelles disposés en tiiangle ; antennes grossissant insensiblement vers l'extrémité, amincies vers leur base, insérées un peu au-dessous du milieu du front; de douze articles dans les femelles, de treize dans les mâles; le premier court et conique, le troisième allongé; mandibules sans dents ou n'en ayant qu'une très-petite à leur partie interne; mâchoires et lèvre avancées, mais non prolongées en promuscide ni fléchies; palpes maxillaires avançant au delà de l'extrémité des mâchoires, de six articles, le deuxième et le troisième les plus longs de tous et tous deux cylindriques; les derniers courts; palpes labiales de quatre articles; lèvre petite, semicirculaire; corselet ovale; prothorax court, ne formant qu'un rebord transversal, très-éloigné de la base des ailes; les supérieures ont une cellule radiale dont l'extrémité postérieure s'arrondit un peu en s'appuyanl contre le bord extérieur; quatre cellules cubitales, la deuxième fortement rélrécie près de la radiale, recevant les deux nervures récurrentes; quatrième cubitale ordinairement commencée, et trois cellules discoïdales complètes; pattes fortes, de longueurraoyenne; jambes et tarses armés d'épines; dernier article de ceux-ci muni de deux forts crochets simples, ayant une grosse pelolte dans leur entre deux. On ne connaît pas les mœurs des Stizes, mais leur organisation indique qu'ils creusent leur nid dans le sable et qu'ils doivent l'approvisionner eux-mêmes. Ils vivent dans les localités chaudes des deux continents.

Stiie NiGRicoRPiE. Stizils nfgricoriiis , Duf. Son corps est noir, couvert d'un léger duvet grisâtre ; sa

tête, la face et le bord interne des yeux sont jaunes dans le mâle, noirs dans la femelle, avec une seule tache sur le chaperon; mandibules jaunes à leur base et entièrement noires dans la femelle; antennes noires, avec le premier article jaune en dessous dans la femelle, et les sept suivants dans le mâle; bord du prothorax jaune; ailes diaphanes, à nervures rousses; pattes jaunes; cuisses noires; abdomen glabre, noir, annelé de jaune. Taille, huit lignes. Europe.

STIZOLOBIUM. BOT. Le genre institué sous ce nom par P. Browne, est devenu l'une des sections du genre Mitcuna.

STIZOLOPHE. Stizolophus. bot. Genre de la famille des Synanibérées, établi par Cassini aux dépens des CentaureaAeUnné. Il est essentiellement caractérisé parles folioles de l'involucre, qui sont surmontées d'appendices étalés, roides, coriaces, scarieux, prolongés au sommet en nue sorte d'arête longue, subulée, barbellulée et bordée sur les deux côtés de longues lanières laminées et ciliées ; les corolles des fleurs marginales sont fort courtes, ce qui donne à la calathide une apparence discoïde; elles sont pourvues de cinq étamines rudimentaires, en forme de lames subulécs.

STIZ0I.0PHE A FEBILLES DE CoRONOPE. StilOZOpIlUH CO-

roiiopi/olius, Centauica Coionopifolia , Lam. Plante sufl^rutescente, à feuilles sinuées, dentées ou pinnées, à fleurs jaunes, formant de grosses calathides solitaires au sommet des rameaux. De l'Arménie.

STOBÉE. Stobœn. dot. Genre de la famille des Synanibérées, tribu des Carlinées, établi parThunberg, qui l'a ainsi caractérisé : involucre composé de folioles imbiiquées, lancéolées, épineuses sur leurs bords; réceptacle hispide, alvéolé; calalhide composée de fleurons tubuleux, hermaphrodites, dont le limbe offre cinq divisions é;;ales; ovaire court, surmonté d'un style de la longueur des étamines; akènes couronnés par une aigrette de paillettes. Ce genre a été formé sur le Caiiina alraclfloUles , L., qui diffère des autres Caiiitta, non-seulement par les folioles intérieures de l'involucre non scarieuses ni luisantes, mais encore par son aigrette qui n'est pas composée de poils plumeux. Ce genre renferme encore d'autres espèces indigènes du cap de Bonne-Espérance, et qui sont des plantes à tiges dures, presque ligneuses, garnies de feuilles pinnatilîdes, roncinées, dentées ou épineuses. Les calathides sont terminales, grandes et jaunâtres. STOEBÉ. Stœbe. bot. Genre de la famille des Synanibérées, tribu des Inulées, établi par Linné, et si voisin du genre Sen'piniim (|ue tous les auteurs ont été fort embarrassés pour lui assigner des caractères bien exacts. Cassini croyait avoir trouvé le caractère essentiel du Slœbe dans son aigrette persistante, composée de squamcllules libres à la base, entièrement filiformes, fines et barbées d'un bout à l'autre, tandis que dans le Sen'pliiiim l'aigrette est caduque, composée de squamcllules soudées à la base, laminées et nues inférieurement, filiformes et barbées supérieurement. Cependant, ayant examiné avec plus d'attention l'aigrette du Slœbe, il a vu qu'elle ne différait pas en réalité de celle du Seriphium, c'est-à-dire que l'aigrette du Slœbe est moins caduque, que ses squamcllules sont moins sou-

(lées entre elles, moins laminées, moins nues inférieiirement. La ilislinclion réelle de ces deux genres repose sur la forme du fruit qui, dans le Slœbe, offre un singulier rebord, tigurant une sorte de couronne autour de l'aigrette. Le genre Slœbe a été partagé parCassini en trois sections : la première (Euslœbe) est caractérisée par un capitule régulier, terminal, solitaire, globuleux, composé de calathides nombreuses, uniHores. C'est à cette section que se rapporte le .Slœbe œtlii'opica , L., Seriphiunt Jiinipen'folium , Lamk. Cette plante croît, ainsi que ses congénères, dans l'Afrique orientale. La seconde section {Elœranlhh) a les calathides uniHores, rapprochées ou groupées irrégulièrement en faisceaux très-inégaux, latéraux, axillaires et sessiles. Cassini décrit, comme type de cette section, une plante qu'il nomme Slœbe fasciculala. La troisième section (Eremaulhis) est caracléiiséc par ses calathides uniflores, qui ne sont ni capitulées ni fasciculées, mais absolument solitaires à l'extrémité des rameaux. Elle ne renferme qu'une seule espèce, Slœbe panicitlala, qui est peut-être le Sen'phium passerinoides. de Lamarck.

STCECHAS. DOT. Espèce du genre Lavande, dont les fleurs ont joui d'une certaine vogue en médecine. Elle forme le type de l'une des sections du genre.

STOKÉSIE. Stokesia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Vernoniées et de la Syngéné.sie égale, établi par L'Héritier (Sert. yJngl., p. 27) et offrant les caractères suivants : involucre presque globuleux, muni à sa base de quelques bractées, composé de folioles disposées sur plusieurs rangs, imbriquées et coriaces; les extérieures courtes, ovales, surmontées d'un long appendice foliacé, aigu, muni sur les côtés de cils spinescenis; les intérieures oblongues et sans appendices. Réceptacle épais et nu; calathide composée de fleurons nombreux, hermaphrodites, à corolles palmées, très-grandes et divisées en segments inégaux. Ovaires courts, épais, tétragones ou quelquefois Irigones, munis au sommet d'un bourrelet épais, à quatre angles proéminents; aigrette composée de quatre paillettes longues, membraneuses, très caduques. Cassini avait établi, en 181(5, un genre Cartesia qu'il a reconnu pour être identique avec le Stokesia. Celui ci ne renferme qu'une seule espèce décrite et figurée en 1769 par Hill [Hort. Kew., p. 57, lab. 5), sous le nom de Caithamus lœvis , el nommé par L'Héritier {/oc. C(Y.) Slokesia c.yanea. C'est une plante herbacée, ayant une lige droite, presque simple et pubescenle. Les feuilles sont alternes, éloignées, glabres; les inférieures lancéolées, aiguës, très entières, rétrécies inférieurement en un pétiole semi-amplexicaule; les supérieures sont plus courtes et plus larges, ovales et sessiles. Les calathides sont solitaires à l'extrémité des tiges et des rameaux. Cette plante croît dans la Caroline méridionale.

STOLÉPHORE. pois. (Lacépéde.) /'. Cldpe.

STOLIDA. OIS. Synonyme de Noddi. y. ce mot.

STOLONS. BOT. On a donné ce nom aux rejets grêles et effilés qui, partant du collet delà racine, s'étalent à la surface du sol où ils s'enracinent de distance en dislance. On les nomme aussi courants ou gourmands, par exemple dans les Fraisiers. De là le nom de tige slolo-

nifère, donné à celle qui présente cette disposition.

STOMANDRA. bot. L'une des sections du genre Lngania, de la famille des Loganiacées.

STOJIAPODES. Stomapoda. crdst. Latreille a formé sous ce nom un ordre comprenant le genre Squilla de Linné, et quelques genres nouveaux inconnus à ce naturaliste. Voici les caractères qu'il donne à cet ordre, dans la deuxième édition du Règne Animal : les Stomapodes ont leurs branchies à découvert et adhérentes aux cin(i paires d'appendices situés sous l'abdomen, qui servent à la natation ou sont des pieds natatoires. Leur test est divisé en deux parties, dont l'antérieure porte les yeux et les antennes intermédiaires, ou bien compose la tête sans porter les pieds-mAchoires. Ces organes, ainsi que les quatre pieds antérieurs, sont souvent rapprochés de la bouche, sur deux lignes convergentes inférieurement, el de là la dénomination deSlomapodes donnée à cet ordre. Le cœur, à en juger par le genre Squille, le plus remarquable de cet ordre et le seul où l'on ail encore étudié cet organe, est allongé et semblable à un gros vaisseau. Il s'étend tout le long du dos, repose sur le foie et le canal intestinal, et se termine postérieurement près de l'anus, en pointe. Ses parois sont minces, transparentes et presque membraneuses. Son extrémité antérieure, immédiatement placée derrière l'estomac, donne naissance à trois artères principales, dont la médiane (l'ophtalmique), jetant des deux côtés plusieurs rameaux, se porte plus spécialement aux yeux el aux antennes mitoyennes, el dont les deux latérales (les antennaires) passent sur les côtés de l'estomac, el vont se perdre dans les muscles de la bouche et des antennes extérieures. La face supérieure du cœur ne produit aucune artère; mais on en voit sortir de ses deux côtés un grand nombre, dont chaque paire parait correspondre à chaque segment du corps, a commencer aux pieds-mâchoires, soit que ces segments soient extérieurs, soit qu'ils soient cachés par le test, et même très-petits comme le sont les antérieurs. Au niveau des cinq premiers anneaux de l'abdomen ou de ceux portant les appendices natatoires et les branchies, cette face supérieure du cœur reçoit près de la ligne médiane cini| paires de vaisseaux (une paire par chaque segment) qui, suivant iMilne Edwards et Aiidouin, sont les analogues des canaux branchiauxcardiaques des Décapodes. Vn canal central, situé audessous du foie el de l'intestin, reçoit le sang veineux, (|ui alBue de toutes les parties du corps. Au niveau de chaque segment portant les pieds-nageoires et les branchies, il jette de chaque côté un rameau latéral, se rendant à la branchie située à la base du pied-nageoire correspondant. Les parois de ces conduits ont paru aux mêmes observateurs lisses et continues, mais formées plutôt par une couche de tissu lamellaire celluleux, accolé aux muscles voisins, que par une membrane propre; il leiii' a semblé que ces conduits communiquaient entre eux, vers le bord latéral des anneaux, mais ils n'osent l'assurer. Les vaisseaux afférents ou internes des branchies, qui. dans ces Squilles, forment des houppes en panaches, se continuent avec les canaux branchiaux-cardiaques, ne sont plus logés dans des cellules, passent entre des muscles, contournent obliquement la

partie latérale de l'abdomeii, gagnent le bord antérieur de l'annean précédent, et vont se terminera la face supérieure du cœur prés de la ligne médiane, en clievauchanl légèrement l'un sur l'antre. Le cordon médullaire n'offre, outre le cerveau , que dix ganglions, dont l'antérienr fournit les nerfs des parties de la bouche; les trois suivants ceux des six pieds natatoires, et les six derniers ceux de la queue. Ainsi les quatre derniers pieds-mâchoires , quoique représentant les quatre pieds antérieurs des Décapodes, font néanmoins partie des organes de la mastication. L'estomac des mêmes Crustacés (Squilles) est petit, et n'offre que quelques très-petites dents vers le pylore. 11 est suivi d'un intestin grêle et droit, qui règne dans toute la longueur de l'abdomen, accompagné à droite et à gauche de lobes glanduleux paraissant tenir lieu de foie. Un appendice en forme de rameau, adhérent à la base interne de la dernière paire de pieds, paraît caractériser les individus mâles. Les téguments des Slomapodes sont minces, et presque membraneux ou diaphanes dans plusieurs; le test ou carapace est tantôt formé de deux boucliers, dont l'antérieur correspond à la tète et l'autre au thorax, tantôt d'une seule pièce, mais libre i)ar derrière, laissant ordinairement à découvert les segments thoraciques, portant les trois dernières paires de pieds, et ayant en devant une articulation servant de base aux yeux et aux antennes intermédiaires; ces derniers organes sont toujours étendus et terminés par deux ou trois filets. Les yeux sont toujours rapprochés. La composition de la bouche est essentiellement la même que celle des Décapodes; mais les palpes des mandibules, au lieu d'être couchées sur elles, sont toujours relevées. Les pieds-mâchoires sontdépourvus de l'appendice en forme de fouet qu'ils offrent dans les Décapodes; ils ont la forme de serres ou de petits pieds; et dans plusieurs au moins (les Squilles) leur base extérieure, ainsi que celle des deux pieds antérieurs proprement dits, offre un corps vésiculaire; ceux delà seconde paire, dans les mêmes Slomapodes, sont beaucoup plus grands que les autres et que les pieds mêmes ; aussi les a-t-on considérés comme de véritables pieds et en a t-on compté quatorze. Les quatre pattes antérieures ont aussi la forme de serres, mais terminées, ainsi que les pieds-mâchoires, en griffe, ou par un crochet qui se replie du côté de la tête, sur la tranche inférieure et antérieure de l'article précédent ou de la main. Mais dans quelques autres, tels que les Phyllosomes, tous ces organes sont filiformes et sans pince. Quelques-uns d'entre eux au moins, ainsi que les six derniers, et pareillement simples, des Slomapodes pourvus de serres, ont un appendice ou rameau latéral. Les sept derniers segments du corps, renfermant une bonne partie du cœur et servant d'attache aux organes respiratoires, ne peuvent plus, sous ce rapport , être assimilés à cette portion du corps qu'on nomme queue dans les Décapodes; c'est un abdomen proprement dit. Son avantdernier segment a de cha(|ue côté une nageoire composée de même que celle de la queue des lUacroures, mais souvent armée, ainsi que le dernier segment ou la pièce intermédiaire, d'épines ou de dents. Tous les Slomapodes sont marins, habitent de préfé-

rence les contrées situées entre les tropiques, et ne remontent point au delà des zones tempérées. Leurs habitudes sont inconnues; Latreille dit que les seuls Slomapodes connus des Grecs, les Squilles, portaient chez eux les noms de Cragones et Crangines; il ajoute <|ue les espèces à corps aplati vivent habituellement à la surface des eaux et s'y meuvent lentement; enfin il partage celte classe en deux familles, les Unicbirassés et les BicuiBASSÉs.

STOMARRHÈNE. Slomarrhena. dot. Genre de la famille des Épacridées, établi par le professeur De Candolle, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions acuminées, entouré de quatre bractées fort courtes et obtuses; corolle infundihuliforroe; son tube a la longueur du calice; il est barbu intérieurement; son limbe a cinq lobes acuminés, connivents et barbus en dessus; cinq anthères linéari-oblongues. incluses dans l'orifice de la corolle où elles sont suhsessiles; cinq squamules hypogynes et distinctes; ovaire à cinc] loges uniovulées; style filiforme; stigmate subcapitellé.

Stouarrhèke Xératophtlie. Stomarihena Xeralophyliu, De Cand. Arhuste dressé, Irès-rameux, à feuilles linéari- lancéolées, très entières, très-glabres; fleurs sessiles et solitaires dans les aisselles supérieures. De l'Australie.

STO.MATACÉES. MOiL. Tel est le nom que Lamarck donna d'abord, dans la Philosophie zoologique, à une famille qu'il composa des genres Ualiotide, Stomate et Stomatelle; il abandonna bientôt celte dénomination qu'il remplaça par celle de Macrostorae, conservée dans son dernier ouvrage.

STOMATE. «OHicf<('a. 5101.L. Genre créé par Lamarck aux dépens des Haliotides de Linné, pour celles des Cofiuilles de ce genre qui sont dépourvues de trous. Ce genre peut être caractérisé de la manière suivante : animal inconnu;coquilleauriforme,iniperforée, à spire proéminente; ouverture entière, ample, plus longue que large; le bord droit aussi élevé que le columellaire; unecrêtelongitudinaleel tuberculeuse surledos, Lamk. On ne connaît encore du genre Stomate que les deux espèces indiquées par Lamarck; car il est impossible d'y admettre, avec Brocchi, une Coquille fossile qui appartient évidemment au genre Cabochon. Quant à la Coquille que Risso nomme Stomalia, est-elle bien de ce genre? Les deux espèces vivantes sont Irès-rares; l'une d'elles cependant est plus connue, quoiqu'elle n'existe que dans un petit nombre de collections; c'est la Stomate ARGENTINE, Stomatia phymosis, Lamk., Anim. sans vert., t. VI, 2= part., p. 211, n° 1; Haliotis iniperforala, L., GmeL, p. 5090, 11" 11; ihicL, Chem., Conch., I . X, lab. 16G, fig. 1600, 1601 ; Encyclop. , pi. 450, fig. 5, A, B. Coquille' nacrée intérieurement, assez étroite, garnie d'un côté sans perforation, ce qui la distingue de toutes les Haliotides; elle a un pouce de long et se liouve dans l'Océan des grandes Indes.

STOMATELLE. Slomatetla. MoiL. Les Slomatelles aussi bien que les Stomates, furent séparées en genre distinct par Lamarck, qui en trouva les éléments dans les Haliotides de Linné. Le genre Stomate lui seul contint d'abord toutes les Haliotides imperforées de Linné, et ce ne fut que dans la Philosophie zoologique que ce

genre sul)il un (lémenil)remenl auquel sou auteur (jonna, par analogie, le nom de Slomalelle. Lainaick a caractérisé ce genre de la manière suivante; coquille orbiculaireou Ql)longue,auriforme, imperforée; ouverture entière, ample, plus longue que large; bord droit, évasé, dilaté, ouvert; animal inconnu. Ce qui distingue particulièrement les Stomalelles des Stomates, c'est qu'elles sont dépourvues d'une côte décurrenlc sur le dos; leur ouverture est plus versante, et le bord droit n'est pas aussi haut que le gauche; la spire, dans la plupart, est moins saillante et plus centrale : quelciiiesunes sont sublurbinées, ressemblent assez bien à des Turbos, mais leur défaut de columelle et d'opercule, ainsi que la forme de l'ouverture, ne permettent pas de les confondre avec ce genre. Au reste, on peut distinguer deux formes bien tranchées parmi les coquilles de ce genre, ce qui, malgré le petit nombre des espèces, peut déterminer à y former deux sections : dans la première seraient les Coquilles orliiculaires, dans la seconde les Coquilles ovalaires. On ne connaît encore que cin(| espèces dans ce genre; aucune n'est fossile.

Stojiivtelle lamiiQDÉE. StoiiiaU'lla imbncala, Lamk., Anim. sans vert., t. vi,2<' part., pag. 209, n» 1; Encyclop., pi. -ioO, fig. 2, A, B; Blainv., lUalac, pi. 49 bis, fig. 5. Couverte de sillons égaux, écailleux en dehors, d'une nacre brillante en dedans. Des mers de Java.

ST03IATELI.E ACRicELE. Stomaislla aiificvla, Lamk., loc. cit., n" 4; Patella lutea , L., Gmel., pag. 3710, n" 94 ; Favannc, Conch., pi. 5, fig. E ; Martini, Conch., 1. 1, t. 17, fîg. 154, 155; Encyclop., pi. 450, fig. 1, A, B. Coquille lisse, transverse, nacrée en dedans. De la Nouvelle-Hollande.

STO.MATELLE. BOT. Turpin a donné ce nom à des vésicules isolées, percées d'une ouverture, et que l'on trouve dans les liquides où ont infusé des substances organiques.

STOMATES. Stomala. bot. L'épiderme offre un grand nombre de petites ouvertures microscopi(iues, uomméesPoies corticaux, Glanclescorticales, Glandes épitlennoulales , ou Stomates. Plusieurs auteurs en avaient nié l'existence, mais les observations microscopiques du professeur Amici de Modène ne laissent plus aucun doute à cet égard. 11 les a observés dans un grand nombre de végétaux, et en a donné de trèsbonnes descriptions et d'excellentes tigures, mais qui présentent ces organes d'une manière tout à fait dilFérente de celle sous laquelle on les avait considérés jusqu'alors. En effet, ce ne sont pas de simi)les pores, mais bien des sortes de petites poches, placées dans l'épaisseur de l'épiderme, s'ouvrant à l'extérieur par une ouverture ou fente ovalaire, allongée, bordéed'une sorte de bourrelet formé par des cellules particulières de l'épiderme. Ce bourrelet, qui manque très-rarement, joue l'oiHce d'une sorte de sphincter qui resserre ou dilate l'ouverture suivant différentes circonstances. Ainsi riiumidité ou l'eau, en gonflant le bourrelet, ferme l'ouverture des pores; tandis que la sécheresse et l'action des rayons solaires les tiennent ouverts. Les mouvements de dilatation et de resserrement s'exécutent non-seulement sur la plante vivante, mais aussi

sur des fragments d'épiderme détachés de la plante. Par leur fond, ces pores ou petites poches correspondent toujours à des espaces vides, remplis d'air, qui résultent de l'arrangement des cellules ou des tubes entre eux. Les espaces inlercellulaires communi(|uent piesque toujours les uns avec les autres, et servent ainsi de moyen de transmission aux fluides aériforincs, qui existent dans l'intérieur des végétaux. Quelques parties cependant paraissent dépourvues de Stomates : tels sont les racines, les pétioles non foliacés, les pétales, l'épiderme des vieilles tiges, celui des fruits charnus, des graines, les parties qui sont habituellement plongées dans l'eau, etc. Certaines feuilles n'eu présentent qu'à l'une de leurs faces; d'autres, au contraire, à toutes les deux. Un point fort important de l'histoire des Stomates, c'est de connaître leurs usages dans les phénomènes de la végétation. Sont-ils destinés à l'absorption de l'humidité? Non, puisque l'on a vu qu'ils correspondent à des espaces vides, privés de sucs; que l'eau les fait fermer, que la lumière et la sécheresse les font ouvrir; en outre, ils manquent dans les r^icincs qui sont, comme on sait, les principaux organes de l'absorption, ainsi que dans les plantes qui vivent constamment sous l'eau ; ils ne servent donc pas à l'absorption des liquides. Concourent-ils à l'évaporation? Pas davantage; car si on laisse sécher une plante détachée de sa racine, bien que les pores se ferment au bout de quelque temps, l'évaporation n'en continue pas moins, tant qu'il reste des fluides dans son intérieur; d'un autre côté, on a observé que les corolles et les fruits charnus, qui n'ont pas de pores corticaux, produisent néanmoins une abondante évaporation. Ils ne peuvent être non plus mis, ainsi que Link l'avait pensé, au nombre des organes excrétoires, puisqu'ils correspondent toujours à des espaces vides. Mais il |iarait que la véritable fonction des pores corticaux consiste à livrer passage à l'air ou aux autres fluides gazeux. Il n'est pas facile de déterminer avec certitude s'ils servent î\ l'inspiration plutôt qu'à l'expiration, ou bien encore , s'ils concourent à ces deux fonctions à la fois. Si l'on considère que, pendant la nuit, lorsque les Stomates sont fermés, les feuilles absorbent l'Acide carbonique dissout dans la rosée, et si l'on réUécbit en outre que ces feuilles décomposent le Gaz acide carbonique, lorsque ces pores sont ouverts, c'est-à-dire pendant le jour, on peut conjecturer qu'ils sont uniquement destinés à l'exhalation de l'Oxygène. Cet usage devient encore plus probable, si l'on ajoute que les corolles, qui, d'après les observations du professeur De Candolle, manquent de Stomates, sont également privées de la propriété de dégager de l'Oxygène.

STOMATIA. MOLi. r. Stomate.

STOM.\TOPTEROPHORA. moll. Gray, dans sa Classification naturelle des Mollusques (Bull, des Scienc, fév. 1824), a donné ce nom à une classe qui est la quatrième de sa méthode; elle renferme tous les Ptéropodes. f'. ce mot.

STOWENCÉPHALE. ZOOL. f. Acépbale.

STOMIDE. Stoinis. l^•s. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentaiiières, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, ét;\bli par Clairville et adopté par

Latreille (Rf-jine Animal, 2° ("'dit.)- Les caiaclèros de ce genre peuvent être exprimés ainsi : mandibules aussi longues que la tête, la droite offrant près du milieu de son côté interne une forte entaille; corps olilong, avec le corselet en forme de cœur allongé; antennes plus longues que la moitié du corps, composées d'articles allongés, et dont le premier est plus long que les deux suivants réunis ; labre échancré. Ce genre se distingue facilement des Féronies, parce que ces dernières ont les mandibules beaucoup plus courtes et moins avancées. Les CéphaIotes,quiensontles plus voisins, en diffùient, paice que leurs antennes égalent au plus la longueur de la moitié du corps. Les Calascopesrie Kirby se distinguent des Stomis et des Céplialotes par la forme aplatie de leur corps, et par leurs élylres qui sont fortement écbancrées latéralement, à leur extrémité postérieure; en fin les Colpodes,Mormolyces,Sphodres, etc., s'en éloignent par des caracléies de la même valeur et aussi faciles à saisir. On connaît deux espèces de Stomis propres aux parties temi)érées et froides de l'Europe. On peut citer comme type du genre le Slomis pumicalus de Clairville, Entom. Helv., 2, vi, que l'on trouve en Belgique, dans les lieux humides, sous les pierres ou les gazons.

STOMIE. Slomias. pois. Sous-genre d'Ésoce. C'est à Risso que l'on doit la connaissance de la seule espèce dont se compose ce sous-genre, et que le naturaliste des côtes méditerranéennes avait appelée Esox Boa. Le museau de ce Poisson est extrêmement court; sa gueule est fendue jusque près des ouïes; ces dernières sont réduites à de petits feuillets membraneux, et les maxillaires fixées à la joue; les intermaxillaires, les palatins et les mandibules sont armés d'un petit nombre de dents longues et crochues; de petites dents semblables hérissent la langue ; le corps est allongé ; la dorsale opposée à l'anale sur l'extrémité postérieure; les ventrales sont striées tout à fait en arrière.

STOMODE. Slomoiles. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyncbophores, établi par Schoenherr, pour un insecte découvert par Sléven dans la Tauride, et qui offre pour caractères iiarticuliers : antennes longiuscules et fortes, coudées, composées de douze articles, dont le premier très-court et obconique, les six suivants courts, pres(|ue turbines et égaux; les cinq derniers forment la massue qui est oblongue-ovale; trompe courte, épaisse, à peine plus étroite que la tête, largement échancrée à l'extrérailé; fossette courte, large et profonde; mandibules allongées, arcjnées et cornées; yeux latéraux, arrondis, un |)eu convexes; corselet obloug, tronqué aux deux bonis, avec le bord de la base relevé, les côtés arrondis et dilatés, le dessus médiocrement convexe; élylres oblongues, presque elliptiques, tronquées à la base, acuminées postérieurement et un peu convexes en dessus; pieds assez courts; cuisses renflées et mutiques; jambes droites. Le ,!iVomoUes lotutan'us est d'un brun de poix, avec le corps couvert d'une puhescence blanchâtre; les antennes et les pieds sont d'un roux ferrugineux.

STOMOTÉQUIER. Slomotechium. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Pentandrie Monogynie, L,. établi par Lebmann qui l'a ainsi caractérisé : calice

quinquéfide, à cinq angles; corolle tubuleuse, presque cylindrique, l'orifîce fermé par des appendices arrondis, charnus et muriqués; anthères oblongues, incluses; quatre noix uniloculaires presque rondes, fixéesau fond du calice et perforées à la hase.

STOMOTÉQUIER PAPiLiEUx. Stomotechiuiii papillosniii, Lehm., yésperifoL, 2, p. ô96. C'est une plante frutescente, rameuse, à feuilles sessiles, presque amplexicaules,linéaires,lancéoIées, obtuses, très-entières, couvertes de papilles qui les rendent scabres. Les Heurs sont petites, très rapprochées les unes des autres, sessiles, tournées du même côté, et disposées en épis composés, au sommet des rameaux. Cette plante croît au cap deBonne-Espérance.

STOMOXE. Stoinoxys. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Conopsaires, établi i)ar Geoffroy, et (|ui avait été confondu par Linné avec celui de Conops. De tous les Diptères dont les antennes sont composées de deux ou trois articles, les Conopsaires offrent seuls une trompe constamment saillante, avec un suçoir de deux pièces. Plusieurs d'entre eux ont le corps étroit et allongé, l'abdomen en forme de massue, courbé en dessous et à son extrémité, avec les organes sexuels saillants dans les mâles. Le second article de leurs antennes est aussi long au moins (lue le troisième, qui forme, seul ou le plus souvent réuni avec le précédent, une massue en fuseau ou bien ovoïde et comprimée. Ces Conopsaires composent une sous-tribu, dont les principaux genres sont ceux de Conops, de Zodion et de Myope. Les autres Conopsaires ont le port de la Mouche domestique; leurs ailes sont écartées; l'abdomen est triangulaire ou conique, sans appendices extérieurs. Les antennes se terminent en une palette accompagnée d'une soie latérale, le plus souvent velue ou plumeuse. Dans la méthode de Meigen, ces Diptères constituent une petite famille propre, celle des Stoinoxfdœ, et qui comprend deux genres, Stomoxj's et Siphona (Biicenles, Latr.). La trompe des SlOEUOxes, a partir du coude qu'elle fait à peu de dislance de son origine, se porte en avant, sans changer de direction; mais celle des Siphones, d'abord coudée et avancée comme dans les Stomoxes, présente, vers le milieu de sa longueur, un second coude et se replie ensuite en dessous; c'est aussi ce qui a lieu dans les Myopes.

Stomoxe piquant. Slomoxys calcitrans, Fab. Il est très-commun dans toute l'Europe, et l'un des insectes les plus incommodes par sa piqûre. Il s'attache principalement aux jambes, perce la peau avec facilité, et la plaie qu'il fait est telle, que le sang continue de couler pendant quelque temps. Les Bœufs et les Chevaux n'en sont pasgarantis par l'épaisseur de leur cuir. C'est surtout en été et en automne, et particulièrement aux approches des orages, que ce Diptère harcelle et tourmente les Mammifères. On le confond avec la Mouche ordinaire ou domestique, et l'on sui)pose que celte habitude sanguinaire ne se manifeste que dans l'arrière-saison ; voilà pourquoi l'on a dit que les Mouches d'automne piquaient. Suivant les observations de Lepelletier et Serville (Encyclop. inéthod.), plusieurs individus, probablement des femelles vierges, passent

l'iiiver ilaiis un état irengourdissemeiit, el ils en ont trouvé, dans un tronc d'arbre, une vingtaine réunis presque en tas. Us ont surpris un individu de ce sexe faisant sa ponte dans du fumier, et le doute émis à cet égard par Meigen n'est pas fondé. Degéer ne distingue pas ce genre de celui des Mouches. Les naturalistes précédents ont séparé des Stomoxes l'espèce que Fabricius nomme Siben'ta. La trompe est beaucoup plus longue que celle des Stomoxes ordinaires, moins renflée à sa base, et la soie des antennes est plumeuse des deux côtés et triarticulée; ils appellent Prosène, Piosena, ce nouveau genre. Ouel(|ues autres Stomoxes, tels que le slimnlans de Meigen, Vinilans et le pungens de Fabricius, distingués des autres en ce que leurs palpes sont aussi longues que la trompe etdépassent la cavité buccale même dans le repos, composent le genre HjEMatobie (Hœiiiatobia) de Robineau-Desvoidy.

STOMOXYDES. Slomoxxdœ. ins. Famille de Diptères de Meigen, composée des genres Slomoxfs et Siphona. f. Stojioxe.

STO.MPHACE. Slomphax. iws. F. Codocèue.

STOPINACA. EÛT. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, n'a point paru différer assez du genre Polygonum, pour en être séparé.

STORAX. BOT. On nomme ainsi un baume naturel et solide que Pon connaît aussi sous les noms de Styrax solide ou Styrax calamité. Quelques naturalistes le croient produit par le Styiax officinale, arbrisseau de la famille des Ébénacées, qui croit en Orient et jusque dans les régions méridionales de la France; d'autres au contraire, avec Bernard de Jussieu, pensent qu'il provient du Liquidambar orientale lit Lamarck. Il est en larmes ou en morceaux plus ou moins volumineux, composés de larmes transparentes, jaunâtres, unies par une pâte brune. Son odeur est suave et assez analogue à celle de la vanille ; sa saveur est douce, parfumée, devenant un peu araère. Il est aujourd'hui fort peu usité en médecine , tandis qu'on emploie plus fréquemment le Styrax liquide.

STORÈNE. AVo/ewa. aracbn. Genre delà famille des Aranéïdes, tribu des Dipneumones, établi par Walckenaer, qui lui assigne pour caractères : yeux au nombre de huit, presi|ue égaux entre eux, occupant le devant et les côtés du céphalothorax sur trois lignes; ceux de la ligne antérieure, au nombre de deux, sont écailés entre eux, et assez loin de l'épistome et de la seconde ligne, qui est composée de quatre yeux; les intermédiaires sont plus rapprochés entre eux (lu'ils ne le sont des latéraux; la troisième ligne composée de deux yeux plus rapprochés entre eux que les intermédiaires de la seconde ligne ne le sont aussi entre eux, el plus rapprochés de ces intermédiaires de la seconde ligne, que ceux-ci ne le sont des quatre autres; de sorte que ces intermédiaires de la seconde ligne et les yeux postérieurs de la troisième forment un quadrilatère plus étroit qu'en haut; lèvre ovale, allongée et arroudie à son extrémité; mâchoires allongées, cylindriques et inclinées sur la lèvre; pattes de longueur médiocre, les antérieures les plus longues; cuisses renflées.

Storèise bleue. Storciia cyanea , W. Céphalothorax bombé à sa partie antérieure, d'un rouge vif et un peu lavé de noir aux yeux; lèvre et mâchoires rouges; mandibules coni(|iies ; pattes rouges, un peu lavées de noir à leur extrémité; abdomen bleu, tacheté de noirâtre. Taille, trois lignes. De l'Australie.

STORILLE. Storilliis. aoi.L. Genre établi par Montfort (Conch. Syst., t. i, p. 1-jO) pour une Coquille multiloculaire microscopique, que l'on ne connaît que par la mauvaise figure et la description incomplète qu'en a donnée l'auteur.

STORKIA. BOT. Nom donné par Crantz, à un genre de la famille des Liliacées, qui a été ensuite réuni au genre Dracœna. V. ce mot.

STORMÉSIE. Slonnesia. bot. Genre de la famille des Fougères, institué aux dépens du genre Acioslichuiii de Linné, par le professeur Kickx, qui lui assigne pour caractères distinctifs : sore linéaire, longitudnial , recouvrant tout le disque du sommet de la feuille; tégument scarieux. Ce genre diffère de Vylcrostichuin par la présence de téguments, de VAspleniutn par la disposition des sores.

Stormésie bifurquée. ^y/orwiesîa bifurca; Acrostichum septentrionale, l,.; Asplenium bifiircum, Desmaz. Racine fibreuse; pétiole pourpré à sa base, mince, très-long, se bifurquant aux trois quarts de sa hauteur, en feuilles linéaires, aigués, bi ou tridentées, dont les unes sont étroites et capsulifères, les autres plus larges et stériles. En Belgique.

STOURNE. Lamprolornis. ois. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec médiocie, convexe en dessus , déprimé à la base , comprimé à la pointe qui est échancrée ; arête s'avançant entre les plumes du front; narines placées de chaque côté du bec et à sa base, ovoïdes , à moitié fermées par une membrane voûtée, souvent couverte de plumes ou cachée par les plumes du front; pas de poils au bec; pieds allongés; tarse plus long que le doigt intermédiaire ; doigt interne soudé à la base, l'externe divisé; ailes médiocres : première rémige très-courte, deuxième et troisième moins longues que les quatrième et cinquième qui dépassent les autres. Il paraît que c'est à LevaiUant qu'est due la première idée de la formation du genre Stourne, dont quelques espèces, anciennement connues, avaient toujours été considérées comme des Merles; cette idée, réalisée par Temminck, sera vraisemblablement adoptée par tous les ornithologistes, qui trouveront le genre Stourne aussi naturel que peut l'être un genre, quand à clia- ([ue instant on voit la nature confondre toutes les combinaisons systématiques. Du reste, sans les différences qui viennent d'être établies par le développement des caractères génériques, il serait fort difficile, quant aux mœurs et aux habitudes, de retrouver autre chose que des Merles dans les Oiseaux qui composent ce petit groupe, tout à fait étranger aux deux Amériques.

Stourre a bec mend. Lamprotornis lenuirostris Rupp., Faun. Abyssin., pag. 26, pi. 10. Bec allongé, droit, avec la pointe brusquement courbée. Le mâle a le plumage noir, irisé de vert sur la région parotique, la tête, la gorge, la poitrine, l'abdomen et les tectrices

aluires, de bien sur le croupion et les leclrices caudales; les grandes rémlfies sont d'un brun ferrugineux jusqu'aux doux (iers de leur longueur, l'exlrémilé est d'un noir profond, ainsi que les reclrices «lui sont élagées, le bec et les pieds. La femelle a la tè!e, le cou, la poitrine et le ventre d'un noir bleuâtre, avec l'extrémité et le bord des plumes cendrés. Taille, treize pouces. Delà Nubie.

Stourpie bicolore. A'. Stourwe Spreo.

Stobre bronzé. Laiiipiotoriiis metallicus, Temm., pi. color., 2GC. Tout le plumage d'un vert niélallique, foncé, avec des retlels violets et brillants; tête couverte de plumes longues et pointues, qui se trouvent également sur la nuque, le devant du cou et le baut du dos; rectrices longues, élagées et très-brillantes; les deux intermédiaires dépassant les autres de plus de six lignes. Bec et pieds noirs. Taille, buit pouces et demi. Les jeunes sont grisâtres, avec quelques nuances d'un vert métallique ; les longues plumes de la tête et du cou sont vertes, bordées et terminées de blanc, ce qui fait paraître ces oiganes blancbâtres, striés de vert métallii|ue. De l'Arcbipel des Indes.

Stournebrcn bu Cap. f^. Stourne Spreo.

Stodrbe dd Cap. Buff., pi. enl., 199. f^. Stolrîve

HORIO.

Stodrne chalïbée. Lanipiolornis chalybœus, Rup., Faun. Abyssin., pag. â7, pi. 11, tig. 2. Sommet de la tète, nuque et dessus du cou d'un brun noirâtre; dos, tectrices alaires et caudales, rémiges et rectrices, d'un vert noirâtre, bronzé et brillant; parties inférieures d'un fauve obscur, un peu plus pâle au menlon etii la gorge; bec droit, renQé au milieu, noir ainsi que les pieds. Taille, liuit pouces. D'Abyssinie.

Siodrne cdantedr. Lanipiolornis canlor, Temm., Ois. color., pi. 149, fig. 1 et 2. Tout le plumage d'un vert noirâtre, bronzé, avec des reUets cuivreux et bronzés, mais moins brillants que dans le Stourne bronzé; tèle et cou garnis de plumes allongées, étroites et pointues; rémiges et rectrices noires, bordées de vert bronzé; celles-ci étagées uniformément; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. La femelle a les parties supérieures d'un cendré verdàtre, irisé vers le bord et l'extrémité des plumes; les parties inférieures sont blancliâires, paisemées de lacbes d'un vert niélallique. Les jeunes sont d'un gris cendré, terne. De Java.

Stodrne caoucADOR. Stunius ornatus, Daud., Levaill.,Ois. d'Afriq., pi. 815. Plumage noir, à reflets irisés et dorés; rectrices courtes, presque égales; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces. De l'Abyssinie.

Stodrise chrysogastre. y. Stodrne a ventre rocx.

Stocrne des colombiers. Lainprotoniis columbarius; T ardus columbinus, Latb., 70. Tout le plumage d'un vert obscur irisé; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. Des Philippines.

Stobrne doré. Lamprotornis auratus, Buff., pi. enl., 340. Plumage d'un vert très-obscur, avec de trèsbrillants reflets violets sur la tête, le cou et le dessous du corps, bleus sur les tectrices alaires et caudales, vert-doré sur les bords externes des rémiges et des rectrices; bec brun; pieds rougeàtres. Taille, six pouces. Dans la partie orientale de l'Afrique.

Stourne éclatant. Lamprotornis nitetts, Temm., Buff., pi. enl., 5G1. f. Stourne croccador.

Stourne a joues bi.ancbes. Lainprotoniis auritus. Petit Geai de la Chine, Buff."; Corvus auritus, Lalh. Parties supérieures d'un gris cendré, plus foncé sur la têle et le cou ; rémiges et rectrices brunes ; front blanc; une tache de même couleur de chaque côté de la tête, au-dessous des yeux; gorge noire; parties inférieures d'un cendre clair; bec et pieds noirs; iris roussàtre. Taille, neuf pouces. Des Indes.

SOCRNE DE JUIDA. K. StoURNE DORÉ.

Stourne leucogastre. Lamprotornis leucogaster, Buff., pi. enl., 648, fig. 1. Il est en dessus d'un violet bronzé obscur, avec les bords internes des rémiges noirâtres; le ventre est blanc; bec noir; pieds d'un gris plombé. Taille, sept pouces. De l'île Maurice.

Stourne a longue queue, y. Stourne vert doré.

Stourne mauhitain. /-'. Stourne vert.

Stourne morio. Lamprotornis inorio, Vig. et Horsf. Plumage noir, brillant d'un reflet métallique. Bec et pieds noiis. Taille, neuf pouces. Nouvelle-Hollande.

Stourne roupenne. f\ Stourne morio.

Stourne a sourcils rov-ges. Lamprotornis eiythropliris, Temm., Ois. color., pi. 207. Plumage d'un cendré foncé et ardoisé, deux bandes rouges s'étendant du l)ec sur les côtés de la tète; joues noires; ailes olivâtres; rémiges brunes; croupion et abdomen d'un jaune doré; queue étagée; rectrices intermédiaires terminées de blanc. Bec noir; pieds jaunes. Taille, dix pouces. Inde.

Stourne spreo. Lamprotornis spree; Tin dus bicolor, Lalh., Levaill., Ois. d'Afrique^pl. 88. Son plumage est d'un brun cuivreux, irisé en vert; tectrices anales blanches. Bec et pieds bruns. Taille, neuf pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

SrOURNE A VENTRE BLANC. F. StoDRNE LEUCOGASTRE,

Temm.

Stourne a ventre roux. Lamprotornis riifiveutris, Ruppell, Faun. Abyssin. , pag. 27, pi. 11, fig. l.Têle, joues et menton d'un brun cuivreux; parties supérieures, cou el poitrine d'un vert foncé, bronzé, à reUels éclatants; bord des rectrices d'un vert brillant, celui des rémiges est cuivreux ; parlies inférieures d'un brun roux; bec et (lieds noirs. Taille, six pouces six lignes. Du royaume de Sennaar.

Stourne vert. Lamprotornis mauritanus , Buff., pi. enl., G48, lîg. 2. Les plumes de la tète el du cou longues et étroites, d'un vert noirâtre, brillamment irisé ; tout le plumage d'un vert bleuâtre renibiuni; bec et pieds cendrés. Taille, sejit pouces. De l'île de France.

Stourne vert d'Angola. /-'. Stourne choucador.

Stourne vert doré. Lamprotornis œneus, Buff., pl. enl., 220. Sommet et côtés de la têle d'un noirâtre doré; tout le reste du plumage d'un vert bronzé, foncé, à brillants reUels violets, bleuâtres et cuivreux. Bec et pieds noirs. Taille, six pouces; la queue, qui est étagée, en a environ douze. Du Sénégal.

Stourne vert de l'île de France. F. Stourne vert.

Stourne violet de Juida. F. Stourne doré.

STUUKNELLE. SturiieUa. ois. Même chose que Stourne.

STRABONIE. Strabonia. eût. Genre de la famille des Synanlliéi'ées, tribu des Astéroïdées, élabli par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caraclères : capiliile rnulliflore, liélérogame; fleurs du rayon unisériées, subligulées et femelles; celles du disque sonl tubuleuses el lierinaphrodites; squames de l'involucre linéaires, plus courtes de moitié que le disque; réceptacle plan et nu; corolles du rayon subligulato-difFormes el Irès-pelites; celles du disi|ue tubuleuses, à limbe quadridenlé; anthères bisoyeuses à leur base; akènes comprimés et velus, obtus au sommet, rétrécis à la base; col de l'aigrette à peine distinct de l'akène; l'organe est lui-même très-court, terminé par cinq petites dents , et couvert d'une rangée de soies épaisses et serrées.

SiRABoniE GNAPHAlODE. Strabottio gnaphalodes, De Canil. Plante herbacée, à plusieurs liges dressées et couvertes d'un duvet dense et blanchâtre; pédicelles et involucres presque glabres; feuilles obovato-spatulées, très-obtuses, semi-amplexicaules, ondulées ; capitules solitaires au sommet des rameaux; lleurs jaunes. De la Perse.

STRAGULE. Slragula. bot. Synonyme de Glumelle.

STRAULSTEIN.MiN. Même chosequ'Actinote. A'. Amphibole.

STRALITE. MIN. Synonyme d'ActInote.

STRAJiOIKE. BOT. Espèce du genre Datura, considérée comme type d'une section.

STRANGALIE. Slrangalia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Leplurètes, formé par Audinet-Serville, aux dépens du genre Leptura de Fabricius. Caractères ; antennes filiformes et glabres, composées de onze articles, dont le premier allongé en massue, le deuxième petit, le quatrième un peu plus court que le précédent, les autres cylindriques; tète rétrécie en manière de cou immédiatement après les yeux, prolongée en devant en une sorte de museau étroit, en carré long; yeux globuleux, très-saillants; mandibules cornées, ar(iuées, inermes; palpes maxillaires de quatre articles, dont le premier plus court que le deuxième, celui-ci plus long que le précédent et le suivant pris isolément, le quatrième allongé-ovalaire; corselet élargi postérieurement, pres- (|ue plan en dessus, fortement rétréci en devant, mutique latéralement; écusson petit, triangulaire; élytres étroites, tronquées à l'extrémité, avec l'angle interne de la troncature prolongé en épine; abdomen allongé et conique; pattes de longueur moyenne; tarses allongés, avec le premier article très-grand.

Strangalie a cornes JACPiES. Slrangalia liiteicornis, Medin.; Leptura liileiconiis, Fab. Elle est jaune avec deux lignes noires sur le corselet, et quatre bandes de la même couleur sur les élytres; les cuisses postérieures ont un anneau noir à leur extrémité. Taille, quatre lignes. Du Brésil.

STRANGWEJA. dot. Le genre établi sous ce nom par Certholini, dans la famille des Liliacées, est la même chose que le genre Puschkinia, d'Adams. ^. Piiscu-

KINIE.

STRANVÉSIE. Slranvœsia. bot. Genre de la famille des Pomacées, dont la formation est due au professeur

Lindiey qui lui donne pour caractères : tube du calice turbiné et libre; son limbe a cinq dents; corolle formée de cinq pétales, insérés à l'orifice du calice, alternes avec ses dents, sessiles, oblongs, concaves, échancrés au sommet, barbus à la base; vingt étaniines insérées avec les pétales, et d'inégale longueur; filaments filiformes, subulés ; anthères ovales, biloculaires et longitudinalement déhiscentes; ovaire libre, à cinq loges biovulées; style simple, quinquéfide; stigmates comprimés, réniformes; capsule cachée par les dents qui ferment l'orifice du tube; elle est osseuse, fragile, à cinq loges dispermes, séparées par cinq valves. Les semences sonl collatérales, dressées, comprimées, oblongues, recouvertes d'un lest cartilagineux; embryon exalbumineux et ortholrope; cotylédons pianoconvexes; radicule exserte et infère.

Stranvésie glaecescente. Slranvœsia glaucescens, Lindl. Arbre de médiocre élévation, à feuilles lancéolées, coriaces, dentées, acuminées. Les fleurs sont blanches, réunies en un beau el large corymbe. Le fruit mûr est d'un jaune orangé, passant au rougeàtre. De l'Inde.

STRAPAROLLE. Slraparollus. moll. Sous le nom de StraparoUe, Montfort, dans sa Conchyliologie systématique (t. Il, p. 174), a établi un genre pour une Coquille pétrifiée, trouvée dans les environs de Namur; elle appartient au genre Évomphale de Sowerby et par conséquent au genre Solarium.

STRATES. GÉOL. Divisions parallèles que l'on observe dans la plupart des masses minérales considérées en grand et comme constituant des terrains. A', ce mol et Strativicatiom.

STRATIFICATION. GÉOL. Disposition que présentent les substances minérales lorsqu'elles forment dans les divers terrains (^. ce mot) des tables très-étendues, plus ou moins épaisses, et dont les surfaces sont parallèles ou à peu près; les Roches stratifiées se distinguent des Roches en amas ou grandes masses , el les strates ou divisions parallèles qu'elles présentent forment des bancs, des couches, des lits, des feuillets , expressions souvent confondues, mais aux(|uelles on peut donner une valeur relative différente, en géologie (A". Terrains). La Stratification se remarque principalement dans les Roches formées par voie de sédiment sous les eaux ; elle est ordinairement horizontale, et lorsque les lignes de séjjaration entre diverses Roches ou qui séparent la même Roche en plusieurs assises, sont plus ou moins inclinées et même verticales par rapport à l'horizon, c'est presque toujours parsuited'un dérangement.

STRATlFORME.Jiiri. Celle épithète est donnée Èi quelques Roches qui présentent dans leur cassure un alternat régulier de couches de substances différentes.

STRATIO.ME. Slraliomys. iNS. Genre de Diptères, de la famille des Notacanthes, tribu des Stratiomydes, établi par Geoffroy qui comprenait sous ce nom un grand nombre d'espèces dont on a formé plusieurs sous-genres, et restreint par Latreille qui l'a caractérisé de la manière suivante : antennes beaucoup plus longues que la tète, le premier et le dernier articles étant fort allongés; celui-ci en forme de fuseau ou de massue étroite, rétrécie aux deux extrémités, de cin<i

ISS

nnneaux au moins, sans stylel brusque au bout; (rompe courte, charnue, grosse, comprimée, rélractile el cacliée dans la cavité buccale; palpes insérées surles côtés de la base de la trompe, de trois articles à peu près égaux en longueur, le troisième plus épais et velu ; tète hémisphérique; yeux grands, se touchant dans les mâles; trois ocelles disposés en triangle sur le vertex; corps pubescent ; corselet ovale, velu ou même cotonneux dans les mâles, l'étant beaucoup moins dans les femelles; écusson semi-circulaire, armé postérieurement de deux dents; ailes lancéolées, sans poils, couchées sur le corps dans le repos; cuillerons petits, ne recouvrant point les balanciers; pattes assez grêles; tarses ayant les derniers articles munis de deux crochets, avec une pelote trilobée dans le milieu; abdomen composé de cinq segments, plan et un peu voùlé. Les mœurs de ces Diptères ont été étudiées par Réaumur et Geoffroy. Les larves ont le corps long, aplati, revêtu d'une peau coriace ou assez solide, divisée en anneaux dont les trois derniers, plus longs et moins gros, forment une queue terminée par un grand nombre de poils à barbes ou plumeux, et qui partent comme des rayons de rcxtréniité du dernier anneau. La tête est écailleuse, petite, oblongue et garnie d'un grand nombre de petits appendices et de crochets qui servent aux larves à agiter l'eau où elles font leur demeure. Elles y respirent en tenant le bout de leurqueue suspendu à la surface du liquide, et une ouverture située entre les poils de son extrémité donne passage à l'air. Leur peau devient la coque de la nymphe. Elles ne changent point de forme ; mais elles deviennent roides et incapables de se plier et de se mouvoir. La queue fait souvent un angle avec le corps. Elles Bottent sur l'eau. La nymphe n'occupe qu'une des extrémités de sa capacité intérieure. L'insecte parfait en sort par une fente qui se fait au second anneau, se pose sur sa dépouille où son corps se raffermit et achève de se développer.

STK^TiO!iit,CKmtLto!i.Slratiomxs Chainœleon, Fah., Meigen, Dipt. d'Europe; Macq. , Dipt. du nord de la France, etc.; Rœsel, Ins., 2, Musc, 5. 11 est long de six lignes, noir, avec trois taches d'un jaune citron de chaque côté de l'abdomen.

STRATIOMYDES. Stratioinyttes. ins. Latreille désigne ainsi (Familles naturelles du Règne animal) une tribu de Diptères de la famille des Notacanthes, à laquelle il assigne pour caractères : antennes de trois articles, dont le dernier offre tout au plus, le stylet ou la soie non compris , cinq à six anneaux; ce stylet ou cette soie existant dans pres<|ue tous; dans ceux qui n'en ont pas, le troisième article est long, en fuseau allongé, et toujours divisé en cinq ou six anneaux; ailes toujours couchées l'une sur l'autre; écusson point épineux dans plusieurs des espèces dont les antennes se terminent en massue ovalaire et globuleuse, et toujours pourvues d'une soie ou d'un stylet. Cette section ou tribu a été ainsi partagée :

I. Le troisième article des antennes allongé en forme de fuseau ou de cône, sans soie au bout, et presque toujours terminé par un stylet de deux articles; écusson ordinairement armé de deux épines ou dents. Cette

division renferme les genres Stratlome, Odontomyie , Ëphippie, Oxycère et Némotèle.

11. Troisième article des antennes formant avec le piécédent une massue ovoïde ou globuleuse, terminée par une longue soie : écusson rarement épineux. Les genres Sa rgue et Vappon.

STRATIOTE. Slrutiotes. bot. Genre de la famille des Uydrocharidées, ainsi caractérisé par le professeur Richard: Ueiirs unisexuéesetdioïques,renferméesdans des spathes avant leur développement; les mâles ont un calice à six divisions, dont trois extérieures vertes, et trois intérieures pétaloïdes el plus grandes. Les étamines, au nombre de douze environ , ont leurs filets courts et subulés , leurs anthères linéaires ; en dehors des étamines sont des appendices subulés en nombre double de celles-ci. Dans les fleurs femelles, le calice est semblable à celui des fleurs mâles; l'ovaire est infère, ovoïde-allongé, surmonté de six stigmates linéaires et bifides; on trouve aussi des appendices semblables à ceux des fleurs mâles. Le fruit est une péponide ovoïde, à six angles, nue à son sommet, à six loges contenant chacune plusieurs graines ovoïdes.

Stratiote AïoïDE. Stialiotes alotdes, L.; Rich., Hydroch., tab. 0. Plante vivace et dioïquc, sans tige, à feuilles radicales, étroites et analogues à celles de quelques Bromelia, et qui croit dans les marais du nord de l'Europe.

STRATDM. BOT. On regarde généralement les Lichens comme étant formés de plusieurs couches qui constituent le thalle. Chacune d'elles porte le nom de Straliim, mot latin qui signifie couche ; mais ce nom ne s'étend qu'aux thalles crustacés.

STRAUSSIA. BOT. L'une des sections du genre Coffœa. Hommage rendu par De Candolle à la mémoire de Laurent Strauss, médecin du prince de Uesse-Darmsladt, qui le premier, en 166G, fit paraître une dissertation sur les propriétés de la boisson chaude à laquelle on a continué le nom vulgaire de Café.

STRAVADIER. Slraïadiutii. bot. Jussieu a établi sous ce nom un genre de la famille des Myrtacées, que Sonnerai (Voyage à la Nouvelle-Guinée, p. 158, tab. 92) avait indi(|ué sous celui deMen/cAea.Persoon changea inutilement la désinence du nom imposé par Jussieu, et nomma ce genre Stravadia. Gœrtner et Blume ne l'ont considéré que comme une simple section du genre Barringtonia, dont il offre tous les caractères, excepté que le limbe du calice est divisé profondément en quatre parties lancéolées; que l'ovaire est semi-biloculaire, à loges biovulées, le fruit oblong et tétragone. Ces différences ne paraissent pas d'une grande importance, car les caractères de quelques Bairingloiiia , et notamment du Bairinglonia raconosa, en offrent des modifications. De Candolle ( Piodr. Sj'st. reget., 5, p. 289) admet cinq espèces de >S'//a»a(/(«//(, savoir: X&iStravadium album et lubruin, mentionnés par Persoon sous le nom généri(iue de Stravadia, et par quelques auteurs sous celui an Barringtonia ; le Straoadium cocciiieum ou Melcoms coccineitsde Lourciro; \esStravadiiim spicalum et crcelsum de Blume. Ce sont de beaux arbres qui croissent dans les forêts des Moluques, de Java et de la Cochincliine,

STREBANTHUS. bot. Le genre produit sous ce nom par Raffinesque, dans la famille des Ombellifères, a élé léuni au genre Eiyngium, de Tournefort. /•'. Pani-

CADT.

STRÈBLE. Sliebla. iivs. Genre de Diptères établi par Dalman dans ses Analecta Enlomologica , et dont la seule espèce connue (fespe)7//iOH/i) vit sur des Cliauves- Souris de l'Amérique méridionale. Les yeux sont trèspetits et situés aux angles postérieurs de la lèle. Les ailes sont couchées sur le corps et offrent plusieurs nervures longitudinales et parallèles, avec de petites veines Iransverses.

STREBLIDIA. BOT. Le professeur Link (Hort. Berol., 1, 276) a proposé , sous ce nom, l'érection d'un genre dans la famille des Cypéracées; maison s'est contenté de considérer l'espèce qui en était l'objet, comme type d'une section du genre Chétospore.

STRÉBLOCARPE. Slnhlocarpus. bot. Genre de la famille des Capparidées. institué par Arnott, avec les caractères suivants : calice infundibuliforme, à tube cylindri(|ue, persistant, à limbe partagé en quatre découpures égales, décidues, sans couronne à l'orifice; corolle composée de (|ualre pétales insérés à la gorge du calice, onguiculés, à estivation imbriquée; étamines nombreuses, insérées au sommet hémisphérique et dilaté du lorus qui a la forme d'un stipe allongé; filaments filiformes et libres; anthères ovales, à deux loges longiludinalement déhiscentes; ovaire longuement stipilé, ovale-oblong, à une loge renfermant trois ovaires au plus, amphitropes, horizontaux, placés sur des placentas intervalvulaires; stigmate sessile, à sommet déprimé. Le fruit est une baie en forme de silique toruleuse, à plusieurs étranglements qui développent autant de loges renllées, renfermant chacune une graine réniforme, entourée d'un test membraneux; l'embryon est privé d'albumen; les cotylédons sont charnus et contournés, s'abaissant pour envelopper la radicule qui est courte.

STRÉBLOCARPE A FEUILLES ÉTROITES. StieblocarpUS

anyuslifoliiis, Arn.; Maerva anyustifolia, Rich. Arbrisseau à feuilles alternes, simples, coriaces, trèsentières, dont le pétiole est articulé à un denticule du rameau; stipules sétacées, très-petites; Beurs axillaires. De l'Asie tropicale.

STREBLORHIZA. bot. Genre de la famille des Légumineuses, proposé par Endlicher, et qui a été réuni au genre Cliantlms, de Solander.

STRÉKLOTMQVE. Sliebloliiclium. bot. {Mousses.) Genre établi par Palisot de Beauvois, et ainsi caractérisé : coiffe cuculiforme; opercule subulé, aigu; cils libres, tournés en spirale; urne ovale ou cylindri(|ue, droite; tube long et droit; gaine oblongue ou tuberculeuse, enveloppée dans une périchèze.

Stréblotrique sétacé. Stieblotrichum selaceitiii, Pal.; Miiiuin selaceum, L.; Barbula setacea, Hedwig. Sa tige est courte et rameuse; ses feuilles sont oblungo-lancéolées, planes, aiguës. On trouve cette mousse en Europe et dans l'Amérique septentrionale.

STREBLUS. BOT. (Loureiro.) Synonyme à'Achxmus de Vahl. r. Acdïme.

STRECHERA. bot. Ce genre de la famille des Synan-

lliérées, proposé par Scliullz, a été reconnu ne point différer du genre Tliiincia, de Roth.

STRELET. POIS. Espèce du genre Esturgeon. 1^. ce mot.

STRÉLITZIE. Strelitzia. bot. Genre de la famille des Musacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Banks, avec les caractères suivanis : spallie moiiophylle, allongée, placée horizonlalement au sommet delà hampe, fendue dans sa partie supérieure, contenant de trois ù six Heurs qui s'élèvent de son fond. Chaque fleur offre un calice adhéient par sa base avec Povaire qui est infère; le limbe est double : l'extérieur plus grand, et à trois divisions ù peu près semblables, la supérieure ou externe un peu plus étroite et fortement carénée ; l'intérieur également à trois divisions: deux supérieures, sou<lées ensemble par leur côté interne, étroites, roulées sur elles-mêmes à leur face interne, et munies chacune latéralement d'une sorte d'oreillette arrondie et libre dans sa partie inférieure; la troisième est beaucoup plus courte, arrondie, concave, mucronée à son sommet, et offrant une côte médiane assez saillante. Les étamines, au nombre de cinq, sont insérées au tube du calice, en face des deux divisions internes et supérieures, qui les recouvrent en totalité. Les filets sont libres et grêles; les anthères linéaires, très-grêles et aiguës. Le style est simple, de la longueur des étamines, terminé par un stigmate à trois divisions profondes, linéaires et contournées. L'ovaire est infère, à trois loges qui contiennent chacune un assez grand nombre d'ovules insérés sur deux rangs à l'angle interne de chaque loge. Les espèces de ce genre sont de grandes plantes herbacées, vivaces, à feuilles radicales, très-longuement pétiolées, à hampe plus ou moins élevée, terminée par une seule spalhe qui forme un angle droit avec son sommet.

Strélitzie de la Reine. Strelitzia Reyinœ , Ait., Red. Lil., lab. 77 et 78. Ses fleurs sont des plus belles et des plus singulières. Les trois divisions externes du calice sont d'une couleur jaune de safran, les trois intérieures sont du bleu le plus pur. On la cultive dans les serres.

STRE.MPÉLIE. Slrempelia. bot. Genre de la famille des Caprifoliacées, établi par Richard qui lui assigne pour caractères : tube du calice ovato-globnieux, soudé avec l'ovaire; le limbe est snpère, campannlato-tubuleux, ù quatre ou cinq dents et persistant; corolle supère, tubuleuse, à tube cylindrique, avec l'orifice nu; son limbe est à quatre ou cinq divisions lancéolées, aiguës et étalées; quatre ou cinq étamines incluses, insérées au milieu du tube de la corolle; les filaments sont filiformes, revêtus à leur base de poils très-courts; les anthères sont linéaires et dressées; l'ovaire est infère, à deux loges renfermant chacune un ovule anatrope, dressé dès sa base; style simple; stigmate bifide, à lobes linéaires. Le fruit est une baie ovoïde, striée, couronnée par le limbe du calice, à deux pyrènes osseuses, lisses, convexes d'un côté, planes de l'autre, avec un sillon au milieu; semence dressée, remplissant toute la cavité; embryon orthoirope, subcylindrique, placé entre deux albumens cartilagineux; cotylédons trèscourts; radicule infère.

Strebpélie de la Gdiane. Strempelia Guianensis, Rich. Arbiisle à feuilles opposées, elliptiques; slipiiles frangées; fleurs en ombelle élargie, sessiles à l'extrémité du pédoncule.

STRÉNIE. Stienia. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Plialéniles, institué par Duponcliel qui lui assigne pour caractères distinctifs : antennes simples dans les deux sexes; palpes trèscourtes; trompe assez longue; les <|uatre ailes marquées de lignes longitudinales et transversales ou réticulées, avec leur liorj simple ou entier.

Strénie a barreaux. Slrenia clnlhrala, Dup.; Geomelia clathrata, Lin.; Fidonia clathrala, Tr. Ailes d'un jaune pâle, avec des atomes bruns et ([uatre raies transversales de la même couleur sur les antérieures, et trois sur les postérieures, se croisant à angle droit, avec les nervures également brunes, de manière à former une sorte de grillage ; la frange est blanche, entrecoupée de brun. Taille, cinq lignes; envergure, onze. Commune en liurope.

STREPHIDIUM. bot. (Beauvois.) Synonyme de Funaire. (^. ce mot.

STRÉPIUER. Strephium. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Scbrader, avec les caractères suivants : épillets monoïques et biflores dans des grappes distinctes; les fleurs mâles ont deux paillettes linéari-lancéolées, l'inférieure est acuminée ; trois étamines; les fleurs femelles ont deux glumes linéalo-lancéolées et acuminées, deux paillettes cartilagineuses, un style et deux stigmates; cariopse ovale; paillettes corticales. L'espèce qui a servi à l'établissement de ce genre croît au Brésil parmi les gazons; ses feuilles sont subdistiques, ses grappes axillaircs vX pauclHores.

STREPHODON. bot. L'une des sections du genre Cerastiiim de Linné. /^. Cêraiste.

STREPSIA. BOT. Ce genre de la famille des Broméliacées, établi par Nutlal, ne diffère pas du genre Tillandsie. K. ce mot.

STREPSILAS. ors. Synonyme de Tourne|iierre. /'. ce mot.

STREPSIPTÈRES. iNS. Ordre établi par Kirby, dans la classe des Insectes parasites, pour y ranger les genres Stylnps et Xénos. Le même ordre a été désigné par Latreille sous le nom de Rbipiptèrcs.

STREPSIURIIINS. mam. Synonyjne de Lémuriens. 1^. ce mot.

STREPTACIINE. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Oigynie, L., établi par Robert Brown {Piodr. Flor. Nuv.-l/olL, p. 174) et ainsi caractérisé : lépicène uniHore, à deux valves écartées et mutiques; glume bivalve, la valve extérieure roulée cylindriquement en dedans, terminée par une arcte simple, inarticulée, tordue à sa partie inférieure; la valve intérieure incluse et mutlipie; trois élamines; deux styles; stigmates pliimeux. Ce genre diffère du Stipa par son arête non articulée avec la valve. L'espèce sur laquelle il a été fondé (Slipa stipoides) croit dans les pays inlertropicaux de la Nouvelle-Hollande. Kunth a ajouté à ce genre trois espèces sous les noms de Streptackne scabra, pilosa et leniiis. La première est figurée dans les Nova Gen. Phnt. œqtiin., vol. 1,

lab. 40. Ce sont des plantes (lui ont le port desÂristida oudes6'/(>a,elqui croissent au Mexi(|ueetdans l'Amérique méridionale, aux environs de Cuniana.

STREPTANTHE. Streptanthus. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Nutlal, qui lui assigne pour caractères : calice à quatre divisions colorées, dressées, égales à leur base; corolle composée de quatre pélales liypogynes, dont l'onglet est ordinairement canaliculé, souvent un peu contourné; quatre élamines tétradynamiques, subulées, édenlulées, les plus grandes ordinairement soudées par leur base; style court ou nul. Le fruit consiste en une silique bivalve, allongée, comprimée ou presque tétragone, à valves planiuscules, uninervées; cloison sans nervure; placentas obtus ou dont le dos est à peine proéminent; elle renferme plusieurs semences pendantes, comprimées, marginées, à funicules filiformes et libres; l'embryon est privé d'albumen; les cotylédons sont plans.

Streptanthe a TEDiLLES omvsY.s. Slreplaiilliusoblusifolius, Nuit., Bot. Magaz., 3317. C'est une plante herbacée, fort rarement vrvace, à feuilles enlièies ou sinuato-denlées, quelciuefois pinnalifides, sagittato ou auriculato-amplexicaules à leur base; les fleurs sont d'un violet pourpré et réunies en grappe au sommet des rameaux. De l'Amérique septentrionale.

STREPTANTHERA. BOT. Ce genre, proposé par Swcet, qui le forme aux dépens du Gladiolus de Linné, n'a point encore été adopté généralement.

STREPTICÈRES. mam. Sous-genre d'Antilope. /■'. ce mot.

STREPTIU.M. BOT. (Roxburgb.) Synonyme de Priva. F. ce mol.

STREPÏOCARPE. Streptocarpus. bot. Lindiey a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Bignonlacées, tribu des Didymocarpées, et à la Diandrie Monogynie, L. Voici ses caractères : calice à cinq folioles égales; corolle infundibuliforme, dont l'entrée du tube est renflée, le limbe oblique, à cinq lobes à peu près égaux; deux élamines antérieures, fertiles, à anthères glabres, connées, ayant leurs loges écartées; deux élamines supérieures stériles, en forme de tubercules; ovaire droit, linéaire, cylindri(iue,uniloculaire, pourvu de deux placentas didymes, dont les lamelles se reploient en dedans pour former une fausse cloison et portent les ovules sur leurs bords, ce qui fait paraître l'ovaire quadrîloculaire; style linéaire, comprimé, surmonté d'un stigmate bilabié, dilaté, à lobes réniforraes, l'inférieur le plus grand; capsule siliqueuse, lordue en spirale, ayant une déhiscence loculicide et renfermant un grand nombre de graines très-petites et glabres. Ce genre dilfère du Vklymocarpus par son calice divisé en cinq folioles jusqu'à la base, par la forme de son stigmate, la structure et la torsion spirale de son fruit.

Streptocarpe de Rexids. Streplocarpus Rexil, Lindl., Bot. Regist., U" 1173; Didj'tnocarpiis Rexii, Hooker, Exot. Flor., lab. 227. C'est une plante herbacée, sans lige, qui a l'aspect d'un Gloxinia, et qui par conséquent est d'une grande élégance. Ses corolles sont grandes el d'une couleur violacée, avec des raies

IGi

Jongiludinales bleues et larges dans l'inlérieur du Uibe. Elle est orifçinaiie de l'Afrique australe.

STREPTOCAULON. Slreptocnulon. bot. Genre de la famille dos Ascli'piadi'es, élahli par Wiglit et Arnolt, (|ui lui assignent pour caraclùres ; calice à cinq divisions; corolle rotacée, à cinq lobes, ayant à son orifice ciiKi petites écailles opposées aux élamines. arislées, dressées; cinq élamines exserles, insérées au tube de la corolle; filamenls distincts; anihfrcs simples, imberbes au sommet, soudées par leur base au rebord du stigmate; masses polliniques solilaircs, granuleuses, appliquées aux extrémités dilatées des glandules du sligmale; celui-ci est mutique, obtus et pentagone; follicules cylindracés, lisses et lrès-divari(|ués; semences velues autour de l'ombilic. Ce genre se compose de plantes originaires de l'Inde; elles sont volubiles, grimpanics ou couchées, assez souvent pubescentes ou lomenleuses, rarement glabres; les feuilles sont opposées; les Heurs sont petites, étalées en cimes interpéliolaires.

STREPTOCn^TE. Streplochœla. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Nées, avec les caractères suivants : épillets uniflores et bibracléalés; trois glumes lancéolées, inégales; l'extérieure en arêle trèslongue, se terminant en spirale, les internes plus petites, acuminées et mutiques; trois paillettes égales, lancéolées, mutiques. la plus interne enveloppant les organes générateurs; trois à six élamines; filaments connés à la base de l'ovaire qu'ils entourent, libres au sommet ; style terminal et simple; trois stigmates. Ce genre est fondé sur une plante brésilienne, à feuilles planes, à épi solitaire et terminal.

STREPTOGYNE. Streptogyiie. bot. Genre de la famille ries Graminées et de la Tiiandrie Digynie, L., établi par Palisot de Beauvois {Jgrostogr., p. 80) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs disposées en épi composé; épillets épars, sessiles, composés de Irois à cinq Heurs; lépicÈnc à valves inégales, l'inférieure |)lu5 petite des deux tiers que la supérieure; valves de la glume roulées en dedans, échancrées, portant une soie; écailles bypogynes, lancéolées, oblongues; ovaire allongé, barbu au sommet; style surmonté de stigmates hérissés, à pointes épineuses, rebroussées, tortillées par la dessiccation.

STREPTOGYNE A CRirss. Slieptogyne cn'nila,VaVis. de Beauv. Celle plante a été jusqu'ici fort peu étudiée; d'après les échantillons secs qui ont été rapportés, on voit que ses feuilles sont planes, que son chaume est terminé par un épi solitaire ; elle a été observée dans les Étals -Dnis d'Amérique (Caroline), mais elle croît probablement en d'autres localités de l'Amérique, car Palisot de Beauvois regarde comme la même espéceune Graminée rapportée de la Guiane par Richard, et qui ne diffère de celle de l'Amérique du Nord que par son slyle trifide.

STREPTOPE. Streplopus. bot. Genre de la famille des Asparagées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Richard, avec les caractères suivants: périgone divisé en six segments marqués à la base d'une fossette nectarifère; six élamines dont les anthères sont plus longues que les filets ; stigmates très-courts ; baie pres-

que globuleuse, triloculaire, lisse, ayant une écorcc chartacée, renfermant des graines ovoïdes, ayant le bile nu. Ce genre est formé aux dépens des Uvularia de Linné, et se rapproche des Conrnllaria. Il ne renferme qu'un petit nombre d'espèces; elles croissent dans les hautes montagnes de l'Europe et de l'Amérique septentrionale.

Streptope a FEuiti.ES EMBRASSANTES. Slrcpiopvs mnplexifolius, DC. Plante d'un port élégant, à feuilles aniplexicaules, alternes, pointues, lisses et nerveuses, à tige rameuse et cylindrique et à Heurs blanches, solilaircs et pédonculées dans les aisselles des feuilles. Sur les montagnes, en Europe.

STREPTOPETALUM. lîoT. Ce genre, créé par Ilochsletl, dans la famille des Turnéracées, ne diffère pas du genre ff'oniishioUlia, de Thoning.

STREPTOPODIlilM. eot. L'une des seclionsdu genre Tiichosteiniiin. de Linné.

STREPTOSTACHYDE. Streptoslaclixs. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L.. élabli par Desvaux, avec les caractères suivants: Heurs disposées en panicule simple, à lamifications dissemblables, les unes stériles, les autres fertiles. Les épillets stériles sont ohlongs, arqués, composés d'écailles nombreuses et imbriquées. Les épillets fertiles ont la lépicènebiflore, à valves entières, presque égales, l'inférieure piano-déprimée à la base. La petite Heur inférieure est neutre, univalve et semblable à la valve delà lépicène. La petite Heur supérieure est hermaphrodite, à valves coriaces. Les écailles bypogynes sont tronquées et frangées-dentées; l'ovaire échancré; le slyle biparti; les stigmates en goupillon; la caryopse bicorne.

Streptostacbyde VEiDE. Strepfoslaclijs hirsvta, Beauv., Agrost., 80; Slreptostachys aspera, Desv., Journ. de Bot., 1815, p. 73. Piaule de l'Amérique équinoxiale, à feuilles larges, lancéolées, couvertes, surtout sur la graine, d'un duvet de poils longs et roides.

STREPTOTHECA. EOT. L'une des divisions du genre Bry. f^. ce mot.

STRÉ.SIPTÉRES. Stresfptera. iNS. Même chose que Rhipiplères. A', ce mot.

STRIAIRE. Striaria. bot. Genre de la famille des Algues, établi par Greville, qui le caractérise ainsi: fronde membraneuse, filiforme, cylindrique; apolhéciessoriformes, disposées sur la fronde en lignes transversales. Ces Algues se trouvent en Europe, sur les rochers.

STRIANGIS. BOT. Nom donné par Du Pelit-Thouars (Orchidées des îles Australes d'Afrique, lab. 72), à VAniji-œcum striatmii. V. Angrec.

STRIATDLE. BOT. {Mousses.) Nom français donné par Léman, au genre Glyphocaipa, de Robert Brown. f^. Glypdocarpe.

STRIDDLE. iiNS. Espèce du genre Criquet. ^. ce mot.

STRIDULIEKS. Stridulii. ins. Famille de la classe des Hémiptères-Homoi)lères, caractérisée de la manière suivante : tête portant sur son sommet trois ocelles; antennes excessivement courtes, terminées par une soie très grêle; abdomen des mâles piésenlant en dessous deux plaques ou tambours faisant partie des organes de stridulation. Celte famille ne renferme à

propremenl parler qu'un genre bien dislinct, celui des Cigales, Cicada. y . Cicadaire.

STRIES. Slriœ. bot. Pelils sillons parallèles, quis'élendenl à la surface d'un organe el y sont creusés plus ou moins profondément.

STRIGA. BOT. Loureiro (FI. Cochinch., i, p. 27) a décrit, sous le nom de SIritja lutea , une plante formant le type d'un genre qui appartient à la Diandrie Monogynie, L., mais qui est trop imparfaitement connu pour qu'on puisse déterminer ses affinités naturelles. Les caractères de ce genre sont les suivants : calice quadrifide, à segments subulés, égaux, dressés, velus et persistants; corolle hypocratériforme, à tube long, grêle, recourbé près du limbe; celui-ci divisé en quatre lobes courts, arrondis, dont les trois inférieurs égaux, le supérieur plus grand et échancré ; deux élamines à filets très -courts et insérés sur la courbure du tube, à antbères oblongues et fixes; ovaire oblong, surmonté d'un style de la longueur du tube et d'un stigmate simple; capsule ovoïde-oblongue, uniloculairc, polysperme. Le Stn'ga lutea est une plante berbacée, trèssimple, dressée, marquée de quatre sillons, à feuilles petites, lancéolées-linéaires, très-entières, sessiles, glabres et éparses. Les Heurs sont jaunes et solitaires dans les aisselles des feuilles. Cette plante croit dans les environs de Canton en Chine.

STRIGÉE. Strigea. intest. Plusieurs auteurs ont adopté cette dénomination pour un genre de Vers intestinaux appelé par Rudolphi Ampbistome. F. ce mot.

STRIGIA. BOT. L'une des sections du s^nre Kulinia, de la famille des Synanlbérées.

STRIGIE. Strigia. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, institué par BruIé, avec les caractères suivants, qui font aisément distinguer la seule espèce, jusqu'ici connue, de tous les insectes de la même tribu et surtout des Kbathymes, avec lesi|ucls les Strigies ont une grande analogie ; lèvre supérieure couile et entière; menton armé d'une dent bifide; nKuidibules grandes, épaisses, arquées et striées ; palpes terminées par un article un peu élargi; antennes comprimées et un peu plus grosses vers le bout; corselet court, plus large que long et coupé carrémenl.

Strigie ■HKiLihi.KiK.t.. Sliigia maxillaiis ,'Br\i\k. Le corps est noir; les côtés du protborax sont verts et les élylres d'un bleu violet; les mandibules présentent des stries nombreuses et assez profondes; la tête et le corselet sont couvei'ts de points enfoncés, plus nombreux en arrière de ce dernier où l'on voit aussi deux grandes impressions assez i)rofondes ; les stries des élylres sont bien marquées et formées de points très -rapprochés. Taille, six lignes. Des Indes.

STRIGILIE. Stiigilia. bot. Le genre établi sous ce nom par Cavanilles (Dissert., 7, p. 538) est le même que celui qui a été nommé postérieurement Fovcolaria \iar Riiiz et Pavon , cl Tiemanlhus par Persoon. Il appartient à la famille des Méliacées et à la MonadelpliieDécan(lrie,L.,etil offre les caractères suivants: calice campanule, à cini| dents; corolle à cinq pétales soudés jiar la base, linéaires, soyeux extérieurement; dix étawiines dont les filels sont soudés en tube, et les

anthères, placées tout à fait au sommet du tube, forment une étoile sétacée après la débiscence; drupe obové, li'iloculaire el monosperme par avorlement, selon Ruiz et Pavon, mais vraisemblablement à six loges; chaque loge monosperme, selon Cavanilles.

Strigilie a grappes. Stiigilia racemosa, R. et Pav. Arbrisseau à feuilles oblongues, acuminées ou cordiformes, marquées de nervures ferrugineuses ou de fossettes glandulifères. Les fleurs sont disposées en grappe. Du Péiou.

STRlGlLIFORME.,«n5r(7;'/'o/«)î"s. BOT. On donne cette épilhèle aux organes qui sont recouverts de poils el offrent l'aspect d'une brosse.

STRIGILLE. Stiigilia. coNcn. Turton nomme ainsi un genrequi a pour lype le Lucitia divaricata, Lamk., coquille très-commune sur les côtes.

STRIGLIA. BOT. (Champignons.) Adanson a établi sous ce nom un genre ayant pour lype le Champignon figuré par Battara, pi. 58 de ses Fiingi ariuiinenses, qui représente VAgarinis labyiinllii/ormis de Bulliard; cette plante est devenue le lype du genre Dœdalea de Persoon.

STRIGOCÉPIIALE. cohcb. Genre que Defrance a proposé pour une co(|uillc de la forme d'une Térébialule, mais qui est pourvue à Pintérieur d'osselets singuliers et articulés. Blainville a fait de ce genre une section des Térébralules. y. Térébratcle.

STRICOSULA. uoi.L. Foss. Nom donné par Luid à une coquille fossile, placée jusqu'ici dans le genre Plicalule, mais qui paraît former le type d'un genre nouveau. Son caractère principal consiste en deux valves égales, avec de grandes stries qui partenl obliquement du dos.

STRIGDEUX. Stiigosus. bot. Se dit des surfaces couvertes de poils secs, piquanls et nombreux.

STRIGULA. bot. (Ilypoxylées.) Ce genre a été établi par Pries, dans son Systema oibis vegetabilis ; il est voisin du Corynelia du même auteur, el constitue avec lui el le Mcliola, autre genre nouveau, la iietite tribu des Strigiiliiiées. Tous ces parasites croissent sur les feuilles toujours vertes des plantes des tro|)iques. Le genre Stiigula est caractérisé ainsi : périthécium charbonneux, globuleux, plein, s'ouvrant par une fente irrégulière; noyau intérieur sec, se réduisant en poussière ; ces périlhéciums sont fixés sur une base cornée, de forme déterminée.

STRIPSYPUÈRE. Stripsyphcr. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Cétonites, institué par Gory et Percheron, dans leur moiiograpliie du genre Cétoine, pour quelques espèces jusqu'ici parliculières aux contrées africaines. Caractères : labre proéminent, échancré fortement à son extrémité antérieure; mâchoire plus longue que large, avec son lobe terminal ovoïde, très-velu; palpes maxillairesgrandes, aussi longuesaumoinsque la mâchoire, avec le premier article bien visible, et le dernier égalant les Irois précédents en longueur; lèvre aussi large que haute, fortement échancréc antérieurement. arrondie sur ses côtés; dernier article des palpes labiales égalant les deux précédents en longueur; corselet transversal, arrondi sur les côtés; écusson cordiforme;

élylres forlement slrjécs,avec des côles enlre les sliies; | jambes anlérieures tridentées. Le lype de ce genre est :

Stripsyphère a deux taches. Stiipsypher bimavulalus, Sclioenh. Il est d'un noir luisant, surtout aux élyties, où l'on voit sur chacune d'elles, trois petites taches fauves placées longiludinalement, l'une à la partie huniérale, une vers l'extrémité et une un peu plus bas que le disque de l'élylre.

STRl.X. OIS. r. Chouette.

STROBILA. BOT. Le genre établi sous ce nom par G. Don, dans la famille des Aspérifoliées, ne diffère point du genre Meneghinia, d'Endlicher.

STROBILAKTHE. Slrobilanlhes. bot. Genre de la famille des Acanlhacées et de la Didynamie Angiosperniie, L., établi par Blume {Bijdr. Flor. ned. Ind., p. 796) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions égales ; corolle infundibuliforme, dont le tube est un peu allongé et recourbé; le limbe presque bilabié, à cinq lobes; quatre élaraines didynames, dont les anllières sont à deux loges presque parallèles; ovaire supère, biloculaire, renfermant deux ovules dans chaque loge; capsule comprimée, bivalve; cloison incomplète et soudée; graines suspendues par des filets. D'après ces caraclères, trop abrégés néanmoins pour qu'il soit permis de prononcer un jugement déSnilif, on serait tenté de regarder le genre Sliobilanthes comme excessivement rapproché du Lepidagalliis de Willdenow ou de VElheilema de Robert Brovvn, qui a fixé les caractères de ces genres dans son Piodroimis, p. -578. En effet, les loges de l'ovaire, biovulées, et la cloison adnée dans ces genres établis aux dépens (lu Ruellia des auteurs, en forment le caractère essentiel; cette organisation se retrouve aussi dans le Strobilantlies ,>.\m a pour lype \eRiiellia /ii;7ade Vahl. Sept autres espèces nouvelles sont décrites par Blume sous les noms de Slrobilanlhes ceniua, crispa, iirvolucrala, bibiacleata , fili/'oriiiis, speciosa et glandulosa.Ce sont des planles à tige herbacée ou fruticuleuse, souvent géniculée et couchée sur la terre, rameuse, garnie de feuilles dentées ou sinuées. Les fleurs sont disposées en épis courts ou en capitules allongés, ordinairement accompagnés de bractées. Ces espèces croissent dans les forêts montueuses de Java.

STROBILE. Slrobila. acai. Genre singulier établi par Sars, pour un animal qu'il a observé dans les mers du Nord et qu'il caractérise de la manière suivante : animaux simples et libres, mais ordinairement réunis et superposés les uns au-dessus des autres; chacun d'eux présente la forme d'un disque un peu convexe en dessus et concave en dessous, avec ses bords garnis de rayons tentaculaires; la bouche est placée en dessous, elle est très-grande, fort proéminente et tétragone. La seule espèce connue a les rayons Au disque partagés dicbotomiquement en huit, aussi l'auteur lui a imposé le nom de Slrobila octoradiata.

STROBILE. BOT. Ce nom est employé pour désigner l'espèce de fruit écailleux, assez ressemblant au Cône, et que l'on observe dans le Houblon et dans plusieurs autres plantes.

STROBILICARPUS. bot. Ce genre, de la famille des Sanlalacées, proposé par Klotsch, paraît avoir la plus

grande analogie avec le genre Gr«6A/'o, de Bergius.

STROBILIPHAGA. ois. Synonyme du genre Durbec formé par Vieillot aux dépens des Bouvreuils, y. ce mol.

STROBILITES. BOT. Foss. Nom donné par Schimper à des débris fossiles d'un végétal de la famille des Conifères, très-voisin du Pinus maritiiiia.

STROBOCALIX. bot. L'une des sections du genre yeriionia, de Schreber.

STROBON. BOT. (Théophraste.) Synonyme de Cistus Ladanum, L.

STROEMIA. BOT. (Vahl.) /'. Cadaba.

STROGANOWIE. Slroganowia. bot. Genre de la famille des Crucifères, inslilué par Karelin et Kirilow, avec les caractères suivants : calice à quatre folioles égales à leur base; quatre pétales; six étamines insérées au réceptacle et létradynames; filaments libres, édentulés ; des glandules valvaires et placentaires; silicule sessile, ovale, turgide, biloculaire. à valves convexes et uninervurées, terminée par un slyle et par un stigmate capité; cloison entière; semences ordinairement solitaires et pendanles dans chaque loge; embryon exalbumineux; cotylédons applicjués. Les planles que présente ce genre, appartiennent aux monts Altaïques; elles sont herbacées, vivaces, glabres et glauques ; la racine est épaisse; les feuilles sont sessiles et sagitlato-amplexicaulesaubasde la tige; les fleurs sont blanches, sans bractées, réunies en grappes axillaires et terminales.

STROHSTEIN. min. r. Karpbolite.

STROMATÉE. Stromateus. pois. Genre de Poissons Acanlhoptérygiens osseux, créé par Linné , conservé par tous les ichthyologistes, et caractérisé ainsi qu'il suit : dents très-fines, tranchantes, pointues et placées sur une seule rangée; point de nageoires ventrales; d'ailleurs tous les caractères des Poissons du genre Castagnole, Brama, de Schneider, excepté que la bouche est moins verticale et que le museau est avancé.

Stromatée BiAPic. Stromaleiis candidus. Val. 11 a le corps rhomboïde et sa hauteur fait près de la moitié de sa longueur ; la nuque a de fines stries anastomosées entre elles, formant de petites rivulations; sur la carène du dos il y a six ou sept épines relevées et à deux jioinles : une dirigée en avant et l'autre en arrière ; on en compte de quatre à six semblables en avant de l'anale; cette nageoire donne en arrière une longue poinle formée par le prolongement des rayons antérieurs, ce qui la coupe profondément en faux; la caudale est profondément fourchue, et chaque lobe ainsi que la pectorale sont égaux au tiers de la longueur du Poisson, qui est de près de sept pouces. Des mers qui baignent les deux côtés de la presqu'île de l'Inde, b. 7; D. 43; A. 39; c. 23; p. 27; v. 0.

STROiMATIE. Stromatinm. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Loiigicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinet-Serville, aux dépens du genre Callidiiim, de Fabricius. Caractères : antennes glabres, sélacées, velues en dessus, plus longues que le corps, composées de onze articles cylindriques; mandibules petites et très-courtes; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales, avec le deuxième

article des unes et des autres, triangulaire, dilaté et tronqué au bout ; corselet arrondi latéralement, court, déprimé en dessus, ayant ses côtés presque écliancrés, portant chacun une plaque ovale, enfoncée, cotonneuse et rehordée; télé |)lus étroite que le corselet; élytres linéaires, rehordées extérieurement, arrondies à leur extrémité, avec rani;le suturai muni d'une petite épine; écusson arrondi postérieuremeiU; corps linéaire, allongé, un peu déprimé en dessus; pattes fortes; cuisses comprimées, point en massue; jambes comprimées.

Strojiatie barbue. Stiomatiumbarbatum, Audin.; Callidiiim baibatiim, Fab. Il est brun; le corselet est pointillé, arrondi, avec une grande tache de chaque côté un peu enfoncée , formée de poils roussâlres; les élytres ont chacune trois ou quatre lignes longitudinales peu élevées. Taille, dix lignes. De l'Inde.

STROMATOSPfiÉlUE. bot. Le genre formé sous ce nom par Gréville, dans la famille des Hypoxilées, l'a été aux dépens du genre Sphœria, de Persoon; il n'a pas été généralement adopté.

STROMBE. Ulrombus. moll. Genre de Coquilles univalves, que Lamarck place dans sa famille des Ailées, et Blainvillc dans la famille des Rugistomes, quoique l'animal ne fût point encore connu, mais ce dernier en a décidé ainsi par analogie avec d'autres mollusques complètement connus, et peut-être ne s'écarle-t-il point (le la vérité. Quoiqu'il en soit, voici les caractères assignés par Lamarck : coquille ventrue, terminée à la base par un canal court, échancré ou tronqué; bord droit se dilatant avec l'àge en une aile simple, lobée ou crénelée supérieurement, et ayant inférieurement un sinus séparé du canal ou de l'écbancrure de la base. Les Slrombes, très-nombreux en espèces, affectent pres- <|ue toutes les dimensions; il y en a de fort petits, d'autres sont presque les géants de la conchyliologie ; ces derniers servent à l'ornement des cabinets nonseulement à cause de leur grandeur et de leur forme assez bizarre, mais encore par la fraîcheur, la beauté de la couleur rose incarnat, i\u\ se voit à l'intérieur. Tous marins et presque tous des mers intertropicales, les Strombes sont couverts d'un épiderme mince, brunâtre et assez facile à détacher. On les distingue facilement des Ptérocères en ce qu'ils n'ont pas le bord droit découpé et que le canal de la base est beaucoup plus court et plus relevé vers le dos; on le sépare plus facilement des Rostcllaircs, puisque ceux-ci n'ont pas les deux échancrures à la base et que le canal qui s'y trouve est droit le plus ordinairement, toujours trèsétroit et peu profond ; jamais il ne remonte vers le dos, il se rejette plutôt à droite.

Strombe aile d'aigle. 6'/;ow(?)i/s gigas, L., Gmel., p. 5513, no 20 ; Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 200, n» 1; Lister, Conch., tab. 863, fïg. 18, b; Guallierri. Test., tab. 53 et 34, fîg. a; Favanne, Conch., pi. 20, fîg. c; Martini, Conch., t. m, tab. 80, fig. 824. Très-grande coquille tiirbinée, ventrue, à spire trè^pointue, médiocre, hérissée d'une série décurrente de tubercules coniques, divergents, beaucoup plus longs sur le dernier tour; bord droit très-large, arrondi en dessus; couleur blanche en dehors, d'un rose pourpré

assez vif dans l'ouverture. De l'océan des Antilles.

STROMBOSIE. Strombosia. bot. lilume (Bijdi: FInr. lied. Iiid., p. 1134) a établi sous ce nom un genre de la famille des Rhamnées et de la Pentandrie Monogynie, L., qui est ainsi caractérisé ; calice plan, entier ou à peine crénelé; corolle à cinq pétales connivents, en forme de cloche, et velus à l'orifîce; cinq élamines courtes; ovaire supère, enfoncé dans un disque, à cinq loges; slyle court, terminé par un stigmate, un peu obtus et denliculé; baie drupacée, turbinée, un peu pédicellée, ne renfermant souvent qu'une seule graine par avortement.

.Strombosie de Java. Strombosia Javanica, Blumc. Grand arbre à feuilles alternes, oblongues, acuminées, très-entières, luisantes, glabres sur les deux faces. Les Heurs sont verdâtres, peu nombreuses, et fasciculées dans les aisselles des feuilles.

STROME. Stroma. bot. (Persoon.) Partie des plantes cryplogamiques qui porte ou renferme la fructification.

STROMEYERINE. biin. Dénomination employée par Rendant pour désigner l'Argent sulfuré cuprifère, f^. Argent.

STROMIA. bot. Ce genre, de la famille des Capparidées, proposé par Vahl, a été réuni au genre Cadaba, de Forskahl.

STROMNITE. mm. Synonyme de Strontiane carbonatée. F. Stroivtiane.

STRONGYLE. Sliongrltis. iktest. Genre de l'ordre des Nématoïdes, ayant pour caractères : corps cylindrique, élasti(|ue, atténué aux deux extrémités; queue du mâle terminée par une bourse du milieu de laquelle sort une verge unique. Les espèces réunies dans ce genre se conviennent assez quant à leurs formes extérieures ; il n'en est pas tout à fait de même de l'organisation intérieure où l'on trouve (|uelques différences remarquables. 11 deviendia probablement nécessaire de diviser ce genre par la suite; mais comme on n'a disséqué qu'un petit nombre des espèces, il serait prématuré d'établir de nouvelles coupes avant que l'on ait des notions précises sur l'anatomie de toutes les espèces comprises aujourd'hui sous le nom de Strongyles. Leur tète, quelquefois munie de membranes latérales, est rarement distinguée du corps par un rétrécissement; la bouche, située au centre, toujours orbiculaire, est tantôt munie de cils rnides, tantôt de nodules ou papilles dont le nombre varie, tantôt d'une sorte de rebord de la peau ; le plus souvent elle est tout à fait nue. Quelques espèces ont dans la tête une bulle cornée à parois très-minces, ayant deux ouvertures dont l'une fait suite à la bouche, et l'autre donne naissance a l'oesophage. Le corps est le plus souvent atténué aux deux extrémités, et l'enveloppe cutanée est formée de la peau extérieure et de deux couches de fibres musculaires. Le seul caractère bien constant et essentiel des Strongyles se tire de la forme de la queue des mâles; la peau, dans ce point, s'élargit circulaireraent, et forme un organe particulier, que Rudolphi nomme bourse; elle est tantôt entière dans sa circonférence comme le pavillon d'une trompette, quelquefois échancrée ou coupée obliquement; le plus ordi-

im

nairement elle est divisée en plusieurs lobes, par des scissures plus ou moins profondes, et radii^e par des lignes opaques, diverjvenles, que Rudolphi regarde comme des vaisseaux. L'organe génital mâle extérieur, ou la verge, est toujours unique; c'est une petite soie roide, très -fine, souvent très-longue, rétractile, qui sort du fond de la bourse par une petite ouverture distincte de l'anus ; celui-ci en est séparé par une cloison, et se trouve également dans la bourse. La queue des femelles n'a rien de particulier, elle est toujours amincie, tantôt droite, tantôt diversement flécbie; l'anus est situé à une petite dislance du bout de la queue, et la position de la vulve varie suivant les espèces : dans la plupart elle avoisine l'anus; dans d'autres elle en est assez éloignée. Le tube digestif des Strongyles est en général droit, et forme rarement quelques courbures; de nombreux filaments l'unissent au plan musculaire interne, disposition analogue à celle que l'on remarque dans les Ascarides et probablement dans tous les Némaloïdes. Le Strongyle géant a présenté un système nerveux bien distinct : il consiste en un nerf unique, qui s'étend de la tète à la queue, et qui fournit dans son trajet plusieurs ganglions, d'où naissent une foule de filets qui se distribuent aux parties environnantes. On ignore si les autres Strongyles ont des nerfs. L'organe génital mâle interne est formé d'un canal unique, assez allongé et très-mince à l'une de ses extrémités; Rudolpbi dit qu'il se termine à l'autre par la verge. La plupart des Strongyles femelles ont deux ovaires fort longs, qui aboutissent à l'utérus; ces ovaires sont différemment disposés suivant les espèces; l'une d'elles, le Stronoxlus inflexus, présente une suite de renflements séparés par des structures ipii les font ressembler à une sorte de chapelet. Le Strongyle géant femelle n'a qu'un seul ovaire, en forme de long tube; quelques espèces sont vivipares, le plus grand nombre produit des œufs. On a observé plusieurs espèces de Strongyles pendant l'accouplement ; la bourse du mâle est étalée et fortement appliquée contre le corps de la femelle, dans le point où se trouve la vulve; ils sont unis assez intimement pour ne point être séparés l'un de l'autre lorsqu'on les plonge dans l'esprit de vin. La plupart des Strongyles sont de taille petite ou médiocre ; une espèce, le Strongj-lus gigas, atteint néanmoins jusqu'à trois pieds de long et égale en grosseur le petit doigt; quelques-uns de ces Vers se trouvent dans le canal digestif, d'autres dans les voies aériennes, d'autres dans des tubercules morbides et dans le parenchyme des organes de quelques Mammifères, Oiseaux et Reptiles.

Rudolphi a distribué les Strongyles en trois sections : la première renferme les espèces à bouche armée de soies voxàes^Strongxlus annatus, dentatus, costatus; la deuxième, les espèces à bouche munie de papilles: Strongylus gigas, papiUosus, tiibi/ex, galeatus, contortus, filicoUis; la troisième, les espèces à bouche nue ; Strongylus filaria, liypostoinus , radiatm , venulo- SHS, ventricosus , auricularis , subauricularis , denudalus, striatus , inflexus , relorlœ for mis, nodiilaris, capilellatus, leplocephalus , tiigonocephalus, tclragonoceplmtus, criniformis , lubœforniis.

10 IlICT. DES SCIEiSCES S\T.

STRONGYLE. Slrongylm. iks. Nom générique donné par Herbst à des Coléoptères du genre Nilidula, de Fabricius, et composé d'insectes dont le corps est généralement plus convexe, avec les côtés du corselet non aplatis. Gyllenhal, dans son ouvrage sur les insectes de Suède (1, p. 2-jO), les comprend dans sa seconde section des Nitidules.

STRONGYLIE. Slrongrlium. tivs. Kirby (Linn. Trans., 12) a ainsi nommé un genre de Coléoptères de la famille des Sténélytres, qui , par ses caractères essentiels, rentrerait dans celui d'tfe/ops, deFabriciiis; mais qui s'en éloigne sous le rapport du faciès, le corps étant plus étroit, presque cylindrique ou linéaire, avec le corselet presque carré, sans rétrécissement postérieur. Les derniers articles des antennes sont un peu dilatés, sans différer brusquement des précédents. On peut réunir à ce genre celui de Sletiochia, du même savant. Germar en a décrit plusieurs espèces (s/)/e«<//dus, auricatceus, azureus, inteistitialis, flavicrus, luleicornis, limbalus, etc.), mais sous la dénomination générique d'Helops.

STRONGYLIUM. bot. (Lycoperdacées .) Genre établi par Ditimar, et qui ne comprend qu'une seule espèce, Strongylium fuliginoides. Ce genre ne diffère jias sensiblement du ReticuUuIa, de Bulliard, auquel Fries le réunit.

STRONGYLOCÉROS. M4M. (Schreber.) F. Wapiti au mot Cerf.

STRONGYLOCORIDE. Strongylocoris. iivs. Hémiptères hétéroptères; genre de la famille des Miriens, institué par Blanchard, aux dépens du senve Lygœus de Fabricius. Caractères : antennes longues et grêles dans toute leur étendue; tête aussi large que le corselet ; corps arrondi ; pattes postérieures longues ; cuisses très-renflées.

Strongylocoride lEDCoctPBAiE. ^//ongy^/ocor/s /ewcoce;>/ia/MS, Bl.; Ciinex leucoceplialus , L.; Lygœiis leucocephaliis, Fab. Son corps est noir; sa tête est d'un jaune roussâtre; les antennes sont noirâtres, avec le premier article jaune; le corselet et les élytres sont entièrement noirs; les pattes sont rousses, avec les tarses bruns. Taille, une ligne et demie. Europe.

STRONGYLODON. Strongylodon. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Vogel , qui lui assigne pour caractères : calice à quatre lobes arrondis, dont le supérieur plus grand et échancré; corolle papilionacée, à pétales stipités; étendard ovale-oblong, aigu, réfléchi, bicalleuxà sa base; ailes subrhomboïdes; carène un peu en faux, acuminée et beaucoup plus petite que l'étendard, contre lequel elle est pressée; dix élamines diadelphes; ovaire très -longuement stipité, uniovulé. La plante sur laquelle ce genre repose, est originaire des îles Sandwich; c'est un arbuste à feuilles trifoliolées.

STRONGYLOGASTRE. Strongylogaster. ins. Diptères; genre de la famille des Musciens. groupe des Gymnosomiles, établi par Macquart qui lui assigne pour caractères : antennes assez courtes, dont le pénultième article est ovalaire et le dernier du style épaissi à sa base; corps large; abdomen globuleux, dépouivu de soies; ailes ayant leur première cellule postérieure

à pétiole Irèscourt; pattes médiocres; tarses à pelotes fort allongées.

Strongtlobastke globule. Stnngylogasler globula, Mcig. Sa tète est brune ; son corselet est noirâtre et le corps tout à fait noir. Taille, une ligne et demie. Europe.

STRONGYLOLEPIS. bot. L'une des sections du genre Nestieia, de Sprengel.

STRONGYLOME. Stiovgyloma. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Nassauviacées, établi par le professeur De Candolle qui lui reconnaît pour caractères ; capitule à cinq Heurs; invnlucre polyphylle, imbriqué; réceptacleébractéolé.villoso fimbrillifére; fleurs hermaphrodites; corolles égales, à deux lèvres dont l'extérieure est subarrondie; akènes obpyramidés. érostralés , couverts d'un duvet dense; aigrette unisériale, paléacée, égale, caduque; les paillettes, au nombre de trois à cinq, sont étroites, appliquées, atténuées à la base, ciliées au sommet.

STR0^•cYL0ME AxuL\iRE. Stiothjxloiiia oxHlaris, De Cand. Arbuste en buisson, à tiges assez basses; les feuilles primaires sont subulées, trigones, dilatées à leur base, en forme de gaine ou de capuchon; les secondaires sont fasciculées, linéaires, mucronées et recourbées; les capitules sont ordinairement an nombre de trois. Du Chili.

STRONGYLOTE. Slrongyloles. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyncbophorcs, établi par Schoenherr, pour un insecte du Brésil, qui présente pour caractères : antennes médiocres, minces, coudées, composées de douze articles, dont le premier obconique, les autres turbines et très-courts, avec la massue courte, presque ovale; trompe allongée, mince, cylindrique, presque droite; yeux latéraux, arrondis et déprimés; corselet presque carré, brusquement rétréci en arrière; élytres allongées, cylyndriques, linéaires, arrondies à leur base, ne recouvrant pas entièrement l'extrémité de l'abdomen; pieds robustes, les antérieurs un peu plus longs et plus éloignés à leur base; cuisses renflées au milieu; jambes droites, armées d'un crochet à leur face interne. Le Strongylotes temniscatits est noir, couvert de petites soies courtes et rares, d'im blanc argentin; ses élytres sont finement et profondément striées et ponctuées.

STRONGYLURE. Strongxlurus. iNS. Coléoptères té- Iramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Leplurètes, institué par Hope, qui lui assigne pour caractères : antennes pubescentes, mais nullement épineuses, composées de onze articles implantés dans une échancrure des yeux; tête inclinée, séparée du corselet par une sorte d'étranglement; palpes petites : les labiales plus courtes que les maxillaires, et toutes ayant le dernier article sensiblement plus gros que les précédents; corselet arrondi sur les côtés et rétréci en avant; extrémité des élytres pointue et incisée un peu obliquement. Les Strongylures sont des insectes propres à la Nouvelle-Hollande.

Stroncylire scDTELiÉ. Slrovgxlurus scutellatus, Hope. Son corps est brun, tomenteux; le corselet est d'un fauve jaunâtre, avec une ligne noire au milieu du Jisque; l'écusson est jaune; les élytres sont brunes,

ondulées et rayées de brunâtre ; le dessous du corps est d'un brun sale, avec l'abdomen d'un brun de poix. Taille, douze lignes.

STRONITE. MIN. Synonyme de Stronliane .carbonalée. /'. Strontiare.

STRONTIANE. min. Substance alcaline; proloxyde de Slionlium des chimistes. On l'a regardée comme un corps simple jusqu'en 1808, époque à laquelle Davy parvint à la réduire au moyen de l'électricité voltaïque. D'après sa capacité de saturation, elle doit contenir 15,45 d'Oxygène et 84,53 de Strontium. Elle est la base d'un genre composé de deux espèces minérales : la Strontiane sulfatée et la Stronliane carbonatée. Ces deux sels se distinguent par la propriété (ju'ils ont de colorer en rouge la flamme des corps brûlants, et lorsqu'ils sont dissous dans les Acides de précipiter par les Sulfates solubles.

Strontiane carbunatee. Substance pierreuse, transparente ou translucide, blanche ou verdâtre, pesante, soluble avec effervescence dans l'Acide nitrique, s'offrant rarement en cristaux nets, et plus ordinairement en masses fibreuses et radiées. Ses formes cristallines peuvent être dérivées d'un rhomboïde obtus, de 99° 35' (HaUy). dans lequel le rapport des diagonales est celui de 2 à 5. Elle est clivable dans des directions parallèles à l'axe de ses cristaux ; la cassure est raboteuse et a un certain luisant de résine. Elle est l'acile à casser; sa dureté est inférieure à celle du Fluorile, et supérieure à celle du Calcaire spalhique; sa pesanteur spécifique est de 3,605. Elle a en général l'éclat vitreux, avec un certain degré de transparence. Elle est facilement fusible au chalumeau, et communique une teinte roiigeâtre à la flamme. Elle se dissout avec effervescence dans l'Acide nitrique. Si l'on plonge un papier dans la solution, et qu'après l'avoir laissé sécher, on l'allume, on le voit brûler en répandant une lueur purpurine. Elle est composée d'un atome de Stronliane et de deux atomes d'Acide carbonique; ou en poids, de Stronliane, 70, et Acide carbonique, 30.

Les formes régulières de la Stronliane carbonatée se réduisent à un petit nombre. Ce sont toujours des prismes hexaèdres, plus ou moins modifiés sur les arêtes des bases. HaUy en compte trois :

Strontiane carbonatée prismatique : en prisme hexaèdre régulier, sans modifications. Elle se trouve à Strontian en Ecosse.

Stronliane carbonatée annulaire : un anneau de facettes autour des bases. A Leogang, près de Salzbourg.

Stronliane carbonatée bisannulaire : les arêtes des bases remplacées par deux rangées de facettes situées l'une au-dessus de l'autre. A Leogang.

Suivant Phillips et Haidinger, qui rapportent les cristaux de Stronliane carbonatée au système prismatique, et lui assignent pour forme fondamentale un prisme droit rhomboïdal de 117» 19', celte substance présenterait des groupements tout à fait semblables à ceux que l'on remarque dans le Calcaire arragonite, et entre autres un prisme à six pans, ayant quatre angles de 117» 19' et deux de 1280 22'.

Les variétés de couleurs de la Strontiane carbonatée

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se bornent aux suivantes : le blanc, le verilAIre, le brun-jaunâtre pâle, le jaune et le gris.

Indépendamment de cristaux simples ou (çroiipés, qui sont toujours forts petits, on observe encore dans cette substance, la forme d'aiguilles entrelacées et trèsbrillantes (à Braunsdorf en Saxe), celle de masses cristallines composées d'aiguilles ou de libres tantôt radiées et tantôt réunies suivant leur longueur, trés-serrées et présentant une surface comme striée. La Stronliane carbonatée n'a encore été observée que dans les filons métallifères des terrains primordiaux, à Slrontian en Ecosse, dans l'Argylesblre, où elle a été découverte pour la première fois; elle est dans un filon de Galène qui traverse des coucbes de Gneiss, associée à la Barytine et au Calcaire spalhique. A Braunsdorf en Saxe, en cristaux blancs-jaunâtres ayant un éclat presque perlé, dans des druses calcaires, avec Cuivie et Fer pyriteiix. A Leogang près de Salzbourg, en cristaux d'un assez beau volume, avec des cristaux semblables d'Arragonile. On la cite encore au Pérou, à Pisope, dans les environs de Popayan.

Stro^tiane sulfatée ou Célestine. C'est une substance pierreuse, blanche ou bleuâtre, transparente ou translucide, remarquable par sa pesanteur; elle a une structure laminaire, dont les joints conduisent à un prisme droit à bases rliombes, de 104» 48' et 75" 12' (Haliy); le rapport du côté de la base à la bauteur est à peu près celui de 1 14 à 1 15, en sorte que les pans sont sensiblement des carrés. Le clivage est plus facile dans le sens de la base que dans le sens parallèle aux faces latérales. La cassure est raboteuse et imparfaitement conchoïde. Elle est facile à casser; sa dureté est inférieure à celle du Fluorlte, et un peu supérieure à celle du Calcaire spatblque; sa pesanteur spécifique est de 3,86. Elle a un éclat vitreux, tirant sur celui de la résine, et quelquefois sur l'éclat perlé, au moins dans le sens du clivage le plus net. Elle décrépite au feu; elle est facilement fusible sur le charbon. Calcinée et placée sur la langue, elle y excite une saveur causli(|ue ; mise dans l'Acide muriatique, elle s'y dissout, et forme un sel qui colore en rouge la Uamme de l'Alcool. Elle est formée d'un atome de Strontiane et de deux atomes d'Acide sulfurique; ou en poids de Strontiane, 56, et Acide sulfurique, 44. Selon Slromeyer, les variétés d'un bleu céleste contiennent une petite quantité de matière bitumineuse; et, d'après Brandes, la variété radiée du Tyrol renferme un peu de Stronliane carbonatée.

La Célesline, considérée sous le rapport de ses formes cristallines, présente la plus grande analogie avec la Barytine ou la Baryte sulfatée. Le nombre des variétés est seulement moins considéiable. HaUy en a décrit onze qui proviennent de six modifications différentes, combinées soit entre elles, soit avec les faces primitives. Nous citerons les plus importantes :

1 . La Strontiane sulfatée nnilahe : provenant d'une modification sur les angles aigus, qui a atteint sa limite et a fait disparaître les bases. Le cristal se présentesous l'aspect d'un octaèdre rectangulaire, allongé et deveuu cunéiforme; ou comme un prisme rhoniboïdal, terminé par des sommets dièdres. A la Catholica en Sicile, ît Newhaven en Connecticut.

2. La Stronliane bisunitaire: en cristaux tabulaires très-aplatls, de forme hexagonale, composant par leur réunion des masses lamelleuses; le Btœltriger Céleslin de Karsten.

3. La Strontiane dodécaèdre : en prismes rhoniboïdaux, terminés par des pointements à quatre faces, et semblables à la variété de Barytine, qui porte le même nom. En Sicile, dans les vais de Noto et de Mazzara, etc.

4. La Strontiane apotome : le même prisme rhomboïdal , terminé par des pyramides quadrangulaires très-algues, dont les faces remplacent les arêtes des bases. A Bougival, à Arcueil et à Montmartre près Paris.

5. La Strontiane dioxfnite : c'est la variété précédente, augmentée de deux facettes vers chaque sommet. A Mendon près Paris, dans la Craie et dans l'intérieur des Silex.

Les cristaux de Strontiane sulfatée sont ordinairement groupés entre eux par leurs extrémités; et lorsqu'ils sont aplatis, ils composent des masses Uabelliformes ou dentelées, tout à fait semblables à celles de la variété de Barytine, à laquelle on donne le nom de Crélée. Considérée sous le rapport de la texture, la Strontiane sulfatée offre les variétés suivantes :

1. Stronliane laminaire : en masses lamelleuses, limpides, blanches, bleuâtres ou rougeàtres, provenant souvent de l'accumulation de cristaux plats, de la variété bisunitaire. Elle est très-répandue dans les terrains secondaires et dans les terrains pyrogènes. A Vie, département de la Weurthe, dans le Calcaire compacte; variété rougeâtre, au Seisseralpe dans le Tyrol.

2. Strontiane fibreuse : en fibres déliées, réunies suivant leur longueur, ordinairement droites, rarement contournées, formant des couches d'un demipouce à un pouce d'épaisseur environ. La direction des fibres est perpendiculaire à celle de la couche. La couche de cette variété varie du blanc au grisâtre et au bleuâtre. On l'a d'abord trouvée à Frankslown en Pensylvanie, dans une marne feuilletée brunâtre; puis à Carlisie, dans l'État de New-York; à Dornburg près léna, à Bristol en Angleterre; en France, à Beuvron près de Toul, dans le département de la Meurthe, et à Vezenobres, dans le département du Gard. On trouve aussi la même variété, sous la forme de lentilles trèsajilatles, à Monte-Vlale dans le Vicentin.

3. Strontiane aciculaire : en aiguilles tapissant les parois des cavités de la Célestine compacte. A Montmartre près Paris, ou implantée dans les niasses de Barytine des collines de Montferrat.

Les variétés de mélanges sont les suivantes :

1. Strontiane sulfatée barytifère : en masses radiées ou fibreuses, bleuâtres ou jaunâtres, formant une couche de plusieurs pieds d'épaisseur dans la formation du Calcaire coquillier. A SUntel près de MUnder, dans le Hanovre; et à Derhshelf près de Karlshuite. On la trouve aussi dans la vallée de Fassa en Tyrol. D'après les analyses de Stromeyer et Brandes, cette variété contient deux à trois atomes de sulfate de Baryte.

2. Strontiane sulfatée calcarifère, compacte ou terreuse : en masses tuberculeuses, ellipsoïdes ou

ovoïdes, à cassure terne et écailleuse, rarement grenue, dont la couleur varie du blanc-grisâtre au blanc-jaunàlre; quelquefois en masses lenticulaires, pseudomorphiques, dont la forme est empruntée aux lentilles de Gypse du même terrain. Cei tains rognons de Célestine compacte ont éprouvé un retrait qui les a divisés intérieurement, comme les Ludus, en portions prismatiques, sur les parois desquelles sont implantés des cristaux aeiculaires de la même substance. On trouve la Célestine compacte à Montmartre, près Paris, dans les marnes marbrées, jaunâtres et vertes, qui appartiennent à la formation gypseuse; ù Dresde, en Saxe, et à Laubenbeim, près de Mayence.

Le sulfate de Slronliane ou la Célestine, qui a tant d'analogie avec le sulfate de Baryte par ses caraclèics extérieurs, en diffère à plusieurs égards par sa manière d'être géologiquement. Sa formation est en général plus récente; et il ne commence guère à se montrer, dans la série des terrains, (|ue vers les points où finit la Baryte sulfatée. Mais à partir de là, on le rencontre aux divers étages du sol de sédiment jusqu'aux formations les plus supérieures. Dans le sol secondaire, la Célestine existe en cristaux gris dans la Karsténite ou Pierre de Vulpino; en nodules dans un Psammite, aux environs de Bristol, en Angleterre, et à Inverness en Ecosse ; mais son gîte principal est dans les formalions gypseuses des terrains moyens de sédiment, où elle s'associe fréquemment au Soufre et au Gypse sélénite. La Célestine cristallisée a été découverte pour la première fois par Dolomieu en Sicile, dans les mines de Soufre du val de Noto et du val Mazzara, et dans celle de la Catbolica près Girgenti. C'est de ces localités que proviennent les plus beaux groupes cristallisés des collections. On a retrouvé depuis des ciistaux de Célestine à Conilla près Cadix d'un bleu verdàlre implantés dans la marne qui renferme le Soufre. On la connaît encore à Leogang, prèsdeSalzbourg,et aux environs de Greden, dans le cercle de l'Inn, en Tyrol. La variété laminaire a été observée dans une marne calcaire endurcie, aux environs d'Aarau en Suisse. La variété fibreuse est en lits dans une marne argileuse feuilletée, à Frankstown en Pensylvanie, et à Carlisie dans l'Élat de New- York, à Dornburg près d'Iéna, et en France à Beuvron, près de Toul, département de la Meurlbe. En 1818, on a découvert la Célestine en petits cristaux d'un bleu azuré, appartenant à la variété dioxynile, à Meudon près Paris, dans la Craie supérieure et dans les cavités des rognons de Silex noir, situés au milieu même de la masse crayeuse. On a trouvé aussi des Oursins siliceux dont l'intérieur était tapissé de ces mêmes cristaux. Suivant les auteurs de la Description géologique des environs de Paris, cette Célestine n'est pas essentiellement de la même époque de formation que la Craie, mais elle peut appartenir à une époque postérieure, contemporaine de celle des Argiles plastiques, et avoir pénétré dans le sol crayeux à la manière des minéraux qui remplissent les filons.

La Célestine existe dans les Rocbes amygdalaires de Montecchio-Maggiore, dans le Vicentin, où elle est disséminée dans une Brecciole trappéenne ou Pépérine grisâtre, avec des Coquilles fossiles ; et aussi à Monte-

Viale, près de Vicence. Dans les terrains tertiaires, la Célestine a été observée en petits cristaux appartenant à la variété apotome sur des fragmentsde Lignite, à Auteuil près Paris, et dans l'intérieur de Géodes calcaires disséminées vers la partie supérieure de l'Argile plasti(|uc. C'est pareillement dans des Géodes d'un calcaire compacte, blanc-jaunàlre, qui recouvre la Craie à Bougival près de Marly, que Cuvier et Brongniart ont observé, pour la première fois, celte variété de Célestine, en cristaux limpides, ayant plus de deux centimètres de longueur. La Célestine compacte calcarifère se trouve dans les bancs de Marnes qui appartiennent à la formation gypseuse des environs de Paris, et (|ui y sont intercalés ou qui la recouvrent immédiatement. On commence à la rencontrer en rognons épars dans les Marnes argileuses, marbrées, de la première masse de Gypse à Montmartre, et qui servent de pierres à détacber. Ces rognons sont aplatis, et percés de canaux tortueux à peu près perpendiculaires. Les ouvriers donnent à ces rognons les noms d'œu/s, de miche ou pain île quatorze sous. On retrouve ensuite la Célestine calcarifère terreuse en rognons dans un banc de Marne jaunâtre, feuilletée, qui recouvre les Marnes blanches, et qui renferme de petites Coquilles bivalves du genre Cytliérée. Dans les Marnes vertes situées au-dessus, la Célestine se présente de nouveau en rognons, qui forment des tordons horizontaux à un pied les uns des aulres. On en compte cinq dans la Marne verte des escarpements entre Bagnolet et Montreuil. Il en existe également plusieurs à Ménilmontant. On y observe aussi des Géodes argilo-calcaires, dont les cavités sont tapissées de petites aiguilles de Calcaire et de Célestine.

Strobivite. Mélange naturel de carbonate de Strontiane avec du sulfate de Baryte et du carbonate de Chaux, dans les proportions de : carbonate de Strontiane, G9,C0; sulfate de Baryte, 27,80; carbonate de Chaux, 2,60.

STliONTIANlTE, STRONTITE. min. Synonymes de Strontianecarbonatée. /^. Strontiahe.

STRONTIUM. MIN. Substance métallique, que l'on obtient de la Strontiane, en traitant celle-ci au moyen de la pile voltaïiiue.

STROPHA. BOT. Le genre proposé sous ce nom, dans la famille des Chloranthacées, par Norouba, a été réuni au genre Chluraiitlius.

STKOPHADE. Strophades. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Boissier, avec les caractères suivants : calice égal à sa base; pétales entiers; étamines libres et édentulées; ovaire linéaire; style court et subulé; stigmate subbilobé; silique cylindrique, laléralement subcomprimée, subindéhiscente, contorloplissée et biloculaire; valvules coriaces, énervées, convexo-canaliculées; placentas épais; funicules libres; semences disposées sur un seul rang, pendantes, oblongues, subtronquées au sommet; cotylédons plans et couchés l'un sur l'autre.

Strophade lancéolée. Strophades lanceolata, Boiss. Plante herbacée, à racine verticale, émettant au collet une rosette de feuilles argentées, oblongu-lancéolées, aiguës au sommet, atténuées ù la base en pétiole court;

partie supérieure de la lijîe rameuse, garnie de quelques feuilles presque orhiculées; fleurs réunies en grappe allongée; silique pédonculée, longued'une ligne environ. De la Perse.

STROPHANTHE. Strophanthus. bot. De Candolle (Ann. du Muséum, t. i, p. 408, lab. 27) a établi ce genre qui appartient à la famille des Apocynées et à la Penlandrie Monogynie, L. En l'adoptant, R. Brown {iVem. Soc. fVern. , i , p. 72) en a ainsi lî.Ké les caractères : calice divisé profondément en cinq segments ovalesoblongs; corolle infundibuliforme, dont la gorge est couronnée par dix squamules indivises ; étamines insérées sur le milieu du tube, à anthères sagittées, aristées ou mucronées; deux ovaires surmontés d'un style filiforme, dilaté au sommet, terminé par un stigmate presque cylindrique. Un caractère que R. Brown n'a pas mentionné, et d'après lequel De Candolle a formé le nom générique, c'est la longueur des divisions de la corolle, qui se terminent en filets allongés et contournés en spirale. Ces singuliers prolongements de la corolle AaSlrophanlhus le distinguent du genre Neiium avec lequel une espèce {SIroplianIhus dichotomus) a été confondue par Lamarck; la présence des écailles à l'entrée du tube de la corolle ne permet pas de le confondre avec le genre Sc/iiVes, dans lequel Linné avait placé l'espèce principale.

Stropbawthe a rameaux mc^oTo^ïS. Strophanthus dichotomus. C'est un arbre à tiges ligneuses et sarmenteuses, munies de feuilles entières et opposées. Les Heurs sont portées sur de courts pédicelles , et le plus souvent rapprochées par faisceaux. Les pétales sont d'un rouge pourpré à leur base, avec une ligne longitudinale, les bords et le prolongement terminal, qui est fort étendu, sont d'un jaune verdâtre. Cette plante croit à Java et dans quelques autres contrées de l'Inde orientale.

STROPUIOLES. Strophiolœ. (Gaertner.) Nom donné à des bosses fougueuses ou calleuses, que l'on trouve sur certaines semences.

STROPHIOSTOMA. BOT. L'une des sections du genre Myosotis de Linné.

STROPHiTE. StrophitHs. moll. C'est sous ce nom queRaffinesque a proposé un sousgenre parmi les Anodontes, pour une seule espèce qui est VAnoiloiUa undulata, de Say.

STROPHOMÈNE. Stropitomena. cowcH. Genre dont on doit la création à Raffinesque ; il est établi sur des Coquilles pétrifiées, très-voisines des Térébratules ou plutôt des Produclus.

STROPHOPAPPE. Strophopappus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par De Candolle avec les caractères suivants : capitule multitlorej squames de l'involucre imbriquées, ovales-obloiigues, obtuses, extérieurement sublomenteuses au sommet; réceptacle à peine alvéolé; akènes très-velus; aigrette bisériale, paillettes de l'une et l'autre rangées, planes, luisantes, égales, allongées.

Strophopappe a dedx coolecrs. Stropliopappus bicolor. De Cand.; Stilphopappus bicolor, Mart. Arbuste à rameaux cylindriuscules, les plus jeunes lomenteux; les feuilles sont alternes, sessiles, oblongues, obtuses,

coriaces, presque entières, glabres en dessus, un peu tomenteuses en dessous; capitules axillaires et terminaux. Du Brésil.

STROPHOSOMUS. iNS. Genredc Charansonites établi par Schoenherr. f^. Rbvncbophores.

STROPHOSTOME. SIrophostoma. MOil. Le genre que Desbayes a établi sous ce nom, est identique avec celui que Grateloup nommait à peu près dans le même temps Feicessina et qui a par conséquent un peu d'antériorité, f^. Fercessine.

STROPHOSTYLE. Strophostxtes. bot. Elliolt(6'/i:e<cA of the Bot. of Carol., vol. 2, p. 229) a établi sous ce nom, un genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., qui a pour caractères essentiels : une corolle papilionacée, dont la carène est tordue en spirale avec les étamines et le style, comme cela s'observe dans les Pliaseolus; une gousse cylindracée, presque biloculaire ; des graines cylindracées-réniformes. Ce geiue se compose de trois espèces indigènes de l'Amérique septentrionale, savoir : 1° Strophostyles atigulosa ou Glycine angulosa, L. ; 2" Strophostyles hetmla on Pliaseolus helvolus , Willd.; 5" Strophostyles peUnncularis ou Pliaseolus vexillatus, Pursh. Ce genre ressemble au Phaseoliis par sa corolle, et au Dotichos par sa gousse.

STRUCHIUM. BOT. Ce genre de la famille des Synanthérées, indiqué par Pierre Browne dans sa Flore de la Jamaïque, ne diffère point du genre Sparganophoruni. de Vaillant. A'. Sparganoprore.

STRUCKERIA. BOT. Le genre mentionné sous ce nom dans le Flora fluminensis , a été reconnu identique avec le genre Fochysia de Jussieu. A'. Vocbvsie.

STRU.MAlRE. Slrumaria. bot. Genre de la famille des Amaryllidées ou Narcissées et de l'Hexandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : spathe à deux valves inégales ; périanthe à six divisions étalées; six étamines insérées sur le réceptacle, ayant leurs tilets (dans quelques espèces) adhérents en partie avec le style; celui-ci renflé vers son milieu; stigmate trifide; capsule presque arrondie, trigone, marquée de trois sillons, à trois valves et autant de loges, renfermant des graines arrondies. Ce genre diffère du Leucoiuiii, non-seulement par le port, mais encore par le renHement du style qui est au milieu et non pas au sommet, par son stigmate trilobé et par l'adhérence d'une portion des filets des étamines avec le style, dans certaines espèces. Les plantes qui composent ce genre sont au nombre de dix environ , toutes originaires du cap de Bonne-Espérance; quelques-unes sont cultivées dans les jardins de botanique, et ont été figurées par Jacquin dans ses Icônes rariores, vol. 2, tab. 536 à ôGl. Ce sont de belles plantes à feuilles radicales, planes, linéaires, du milieu desquelles s'élève une hampe portant des Meurs disposées en ombelle simple, mais assez nombreuses, de couleur blanche ou rouge.

STRUMELLA. bot. (Urédinées.) Kries a donné ce nom à des tubercules noirs, qui se développent sur les légumes du f^icia f'aba, et qu'il hésite encore à considérer, soit comme une Cryptogame parasite, soit comme une simple transformation du tissu; ce sont des tubercules hémisphériques,saillants, passant insensiblement

à la siibslance dans laquelle ils se sont développés et couverts cxlérieuremenl d'une poussière qui est peutêtre formée parles sporules.

STRUMPFIE. Srumrfin. bot. Genre établi par Jac- (piin qui le plaça dans la Syngénésie, mais qui fut ensuite transporté dans la Monadelphie par Persoon. et dans la Penlandrie Monogynie par Schultes. Ses affinités naturelles jio sont pas encore déterminées; cependant. Richard, qui a fait une élude approfondie des Ruhiacées, pense qu'il se rapporle à cetle famille. Ce ijenre a été ainsi caractérisé : calice trèspelil, persistant, à cinq dents; pétales ovales-oblonfjs, ohlus, étalés ; anthères sessiles, réunies en un corps ovoïde, marqué de cinq sillons et offrant quatre dents à la base; baie uniloculaire, couronnée par le calice, renfermant une seule graine globuleuse.

Strcmpfie MARrriME. Sntiiipfla marilima, Jacquin, .tmer. pict., p. 107; Plumier. Spec. 17. tab.251, f. 1. C'est un arbrisseau dressé, haut d'environ trois jiieds, à branches cendrées, marquées de cicatrices annulaires formées par la chute des feuilles. Celles-ci sont ternées, semblables aux feuilles de Romarin et accompagnées de stipules petites, aiguës et noires. Les fleurs sont blanches, jietites, portées au nombre de cinq environ sur des pédoncules axillaires. Celte piaule croît sur les rochers marilimes de Curaçao.

STRUTHANTHUS. bot. L'une des sections du genre horanlluis. de Linné.

STRUTHlO. OIS. Synonyme d'Autruche.

STRUTHIOLE. Stnithiola. dut. Genre <le la famille des Thyméléesel de la TétrandrieMonogynie,L., offrant les caractères suivants : périanlhe extérieur à deux folioles (bractées) opposées, droites, linéaires, aiguës; périanlhe intérieur corolloïde, infundibuliforme; le tube filiforme, allongé ; le limbe à quatre segments ouverts, muni à l'entrée du tube de huit écailles glanduleuses, ovales, obtuses, entourées de poils soyeux à la base ; quatre étamines dont les filets sont très-courts, renfermés dans le tube, terminés par des anthères oblongues; ovaire supère, ovale, surmonté d'un style filiforme, terminé par un stigmate capilé; baie sèche, ovale, uniloculaire el monospernie. Ce genre se distingue des Stellera et des Passerina, avec lesquels il a (le grands rapports, par le nombre des étamines, les divisions du périanlhe el surtout par les glandes ou nectaires qui ornent l'orifice du lube. Bergius, dans ses Observations sur les plantes du Cap, a donné le nom générique de Nectmuha à l'espèce que Linné a décrite sous le nom de Stnithiola glabra, ciT^xauhevQ sous celui de Siruthiola erecla.

Strcthioie luisante. Stnithiola liicens, Poir. Arbuste d'un aspect agréable; les feuilles sont nombreuses, petites, appliquées contre la tige el ordinairement opposées. Les fleurs sont axillaires, solitaires, d'un blanc verdàlre; elles répandent une odeur agréable. De l'Afrique australe.

STRUTHIOLAIRE. Stmlhiolaria. moli. Genre établi par Lamarck, dans la famille des Canalifères de sa méthode. La plupart des auteurs adoptèrent le genre Struthiolaire, que l'auteur a caractérisé ainsi : coquille ovale, à spire élevée; ouverture ovale, sinueuse, ter-

minée à sa base par nn canal très-court, droit, non échancré; bord gauche calleux, répandu; bord droit bisinué, muni d'un bourrelet externe; animal inconnu. Les Strulhiolaires sont des coquilles marines restées très-rares dans les collections; on n'en cite encore que deux espèces vivantes el une troisième fossile des environs de Paris. Cetle dernière est douteuse, parce que provenant d'une couche de Sable quartzeux inférieure au Calcaire grossier, dans laquelle les coquilles sont extrêmement friables, on ne l'a jamais vue avec le bord droit entier; elle présente, du reste, assez bien les caractères el les formes des Strulhiolaires.

Struthiolaire crénuiée. Stnithiolaria crenulata, l.amk.. Inc. cit.. n" 2; Chemn., Conch., t. ii, lab. 210, fig. 2086, 2087. Elle est plus petite que la suivante.

Struthiolaire nodcleuse. Struthiolaria nodulosa, Lamk., Aniin. sans vert., t. vu, p. 148, n" 1 ; Murex siiainiiieiis, L., Gmel., p. 5542. n» 85; Chemnitz, Conch., t. X, lab. 100, fig. 1S20, 1521; Maiiyns, Conch., t. II, fig. 55, 54; Encyclop., pi. 451, fig. 1, a, h; Tri- Ion, Blainv., Traité de Malac, pi. 17, fig. 1. Vulgairement, pied d'Autruche. Coquille épaisse, ovale, à spire étagée, un peu élevée, striée suivant la décurreucedela spire, composée de tours anguleux, aplatis en arrière, noduleux sur les angles, à suture simple. Sa couleur est blanche, ornée de flammes longitudinales jaunes en dehors, blanches en dedans, avec le bord droit roussàlre ou violàlre. Taille, deux à trois pouces. De l'Australie.

STRUTIllOPTERlDE. Struthiopleris. bot. {Fougères.) Ce nom a été donné anciennement par Haller et ensuite par plusieurs autres auleurs à VOsmutida Spicant de Linné, qui a depuis été placé dans le genre Blech- Hvm, et plus récemment encore parmi les Lomaria.

Le nom de Struthiopleris a été appliqué par Willdenow à une autre plante, VOsiniiinia Strulhiopterisit Linné, (|ue Swartz avait rangée parmi les Onoclea dont elle se rapproche en effet à plusieurs égards. Le genre Strulhiopteride présente des frondes fertiles différentes des frondes stériles; elles sont plus étroites, elles pinnules sont recourbées en dessous el bordées d'écaillés ou membranes scarieuses, distinctes, qui recouvrent les capsules. Ces capsules sont disposées par lignes et recouvertes par des tégumenls propres, qui les séparent en groupes. On ne connaît que deux espèces de ce genre; elles sonl très-analogues el croissent l'une dans le nord de rEuro|)e, l'autre dans le nord de l'Amérique; ce sonl de très-belles Fougères se rapprochant par leur port des Onoclea et Lomaria arborescentes; le Struthiopleris germanica présente même une tige droite, de quelques pouces, d'où naissent des feuilles nombreuses, formant une sorte de corbeille, les extérieures stériles, celles du centre fertiles. Ces feuilles sonl doublement pinnées et d'une forme très-élégante.

STRUTHIUJI. BOT. L'un des synonymes lalins de la Gaude, Reseda luleola, L. Le nom de Strulhium a aussi été appliqué seclionnairementdans le genre Gxpsophylla.

STRUTHODÉE. Struthodea. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, établi par Gould, pour un Oiseau observé dans la Nouvelle-Carabrie, qui lui a présenté pour

caractères ; un bec forl, robusle, reiiQé, arqué dans sa mandibule supérieure et dont la hauteur surpasse la largeur; gonys anguleux; narines rondes, cacliées; mandibule inférieure plus épaisse vers sa base qui se confond avec les joues; ailes médiocres et arrondies; première rémige courte, les quatrième et cinquième les plus longues, les secondaires larges et allongées; tarses de médiocre longueur, mais robustes, sculellés antérieurement, plans postérieurement; doigts assez forts, le pouce est plus fort et plus court que le doigt intermédiaire.

Strctbodée cendrée. Struthodea cinerea, Gould. Tète, cou et parties inférieures d'un gris cendré, avec le bord de cliaque plume d'une teinte plus claire ; ailes brunes; reclrices noires, irisées de vert métallique. Bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. De l'Australie.

STRYCllNÉES. bot. Sous -ordre de la famille des Apocinées, (|ui comprend les genres Sliychiios, Igiiatia , GarUiteiia , ^ntoiiia ei Laboidia, qui sont les types d'autant de tribus.

STRYClllNINE. CHUi. Princiiie immédiat découvert dans les Strycbnos, et auquel plusieurs des espèces de ce genre doivent leurs redoutables propriétés, y. Strychnos.

STRYCHKODAPHNE. bot. Ce nom a été donné par Nées à un genre de la famille des Laurinées, que l'on a ensuite réuni au genre Ocolea, d'Aublet.

STRYCHNOS. Sliychnos. bot. Ce genre, que l'on désigne encore sous les noms de Canirain et de f^omiquier, appartient à la famille des Apocynées et à la Penlandrie Digynie, L., où il se distingue par les caractères suivants ; le calice est à cinq divisions profondes; la corolle monopétale, tubuleuse, ayant son limbe à cinq divisions égales, étalées, à préfloiaison valvaire; les étamines,au nombre de cinq, sont insérées sur la gorge de la corolle; l'ovaire est à deu.x loges polyspermes; le style simple se termine par un stigmate capitulé. Le fruit est crustacé extérieurement, charnu et pulpeux intérieurement, contenant un nombre variable de graines pellées et déprimées; ces graines se composent d'un endosperme corné, quelquefois creux à son intérieur et contenant un embryon mince et foliacé. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux sarmenteux, contenant un suc blanc et laileux;les feuilles sont opposées, rarement alternes par l'avorlement d'une des deux, entières ; les Heurs sont disposées en corymbes; quelquefois celles qui sont placées dans l'aisselle des feuilles inférieures avortent, et le pédoncule se recourbe en foime de vrille axillaire. On a réuni à ce genre VIgnalia de Linné fils ou Ignatiana de Loureiro , qui ne diffère des autres Strychnos que par la forme de ses graines.

Strïcbnos vosiiQDiER. Slryvhnos Ni/x vomica, L., Sp., Rich., Bol. méd., 1, p. 523. Arbre originaire de l'Inde, dont les fruits (de la grosseur d'une orange) contiennent un grand nombre de graines déprimées, orbiculaires, peltées, grisâtres, recouvertes d'une pellicule composée de plusieurs feuillets et qui est luisante et comme nacrée; ce sont ces graines que l'on connaît dans le commerce sous le nom de Noix voiniques. Elles sont d'une amertume excessive, et leur action sur

l'homme et les animaux est tellement énergique, qu'elles sont à juste litre considérées comme un des poisons les plus violents du règne végétal. Les recherches de Pelletier et Caventou ont fait connaître la nature du principe vénéneux de la Koix vomique. C'est une matière alcaloïde à laquelle ils ont donné le nom de Strychnine. Elle se présente sous la forme d'une poudreblanche, composée de petits cristaux à quatre pans, terminés par des pyramides à ([uatre faces; presque insoluble dans l'Eau et dans l'ELher, mais facilement soluble dans l'Alcool. Sa saveur est excessivement amère. Dans la Noix vomique, la Strychnine est combinée à un Acide particulier, qu'on a nommé jéciile igasurique. Des expériences multipliées ont prouvé que la Strychnine était la partie active et vénéneuse de la Noix vomique et de la Fève de Saint-Ignace, dans laquelle elle existe également, de même que dans toutes les autres espèces vénéneuses de ce genre. On a remarqué qu'en général cette substance exerce une action particulière sur la moelle épinièreet sur les muscles qui en reçoivent leurs nerfs.

Stricunus iGi^ATiER. Stiychnos Igtiatia, h., Ricli., Bot. méd., 1, p. Ô20, ou Ignatia uinara, L. fils. Ses graines sont irrégulièrement anguleuses, larges d'environ un pouce; leur surface est d'un brun pâle, striée et glabre; leur intérieur est corné, dur et verdàtre; elles sont excessivement amères. D'après l'analyse qui en a été faite par Pelletier et Caventou, ces graines contiennent de la Strychnine et de l'Acide igasurique; elles agissent de la même manière que la Noix vomique.

Parmi les autres espèces vénéneuses de ce genre, il faut encore citer : 1° le Strychnos colubrina, L., dont le bois et la racine, qui sont extrêmement vénéneux, sont connus sous le nom de Buis de Couleuvre ou de Couleuvrée. Les mêmes chimistes y ont constaté l'exis" tence de la Strychnine; 2" le Strychnos Tieute de Leschenault, dont le suc sert aux habitants de Java, pour préparer le fameux poison qu'ils nomment Ufjas tieute et avec lequel ils empoisonnent leurs flèches. Mais un fait bien digne de remarque, c'est qu'au milieu de ce grand nombre d'espèces, qui s'accordent si bien enlre elles par la violence de leurs propriétés délétères, le genre Strychnos en renferme quelques autres dont l'innocuité ne saurait être révoquée en doute. Ainsi Auguste de Saint-Hilaire a décrit et figuré dans ses Plantes usuelles des lirasiliens, t. i, une espèce qu'il nomme Strychnos pseudoquina. Elle est originaire du Brésil où les habitants la connaissent sous le nom de Quina do caïuf/o; son écorce, qui esttrès-amôre, est employée comme fébrifuge, à la manière du Quinquina du Pérou. D'après l'analyse qui en a été faite par Vauquelin, l'écorce de Quina do cainjto ne contient aucune trace de Strychnine.

STRYPHNODENDRON. bot. Le genre proposé sous ce nom parMartius, dans la famille des Légumineuses, n'a étéadmis que comme section du genre /«3a, de Plumier.

STUARTIE. Sluartia. bot. Genre de la famille des Guttifères, tribu des Gordoniées, institué par Catesby, qui le caractérise de la manière suivante : calice persistant, unibracléolé, à cinq folioles imbriquées, lancéolées ou obtuses, subégalcs; corolle composée de

cinq pétales liypogynes, alleines avec les folioles ou divisions du calice, obovés, crénelés, cohérents par leur base, imbriqués avant l'inflorescence ; étaniines bypogynes, disposées sur plusieurs rangs, adhérentes à la base des pétales ; filaments filiformes, libres entre eux; anthères inlrorses, biloculaires, ovales, déhiscentes longiludinalement; ovaire libre, à cinq loges renfermant chacune deux ovules superposés dans l'angle central, près de la base; cinq styles distincts ou rassemblés en un seul; stigmates obtus ou capitellés. Le fruit consiste en une capsule ovoïde, à cinq angles ou subglobulense, à cinq luges séparées par autant de valves ligneuses, portant au milieu la cloison; les graines sont géminées et superposées dans chaque loge, orbiculées, piano-convexes, avec le test crustacé, les bords prolongés en membrane.

Stdartie PESTAGYNE. Sluailia pentayyna, L'Hérit. Magnifique arbrisseau qui forme des buissons de huit à neuf pieds de hauteur, dont les jeunes pousses sont d'un rouge pourpré; les feuilles sont ovales-lancéolées, acuminées, à bords largement dentés, et relevés d'une teinte rougeàtre, qui contraste avec le beau vert de la feuille. Les fleurs sont solitaires, axillaires; les pétales sont grands, ondulés sur leurs bords, blancs, nuancés de pourpre à l'extérieur. De la Caroline et de la Géorgie.

STUC. MIN. /•'. Gypse.

STURIONIENS. pois. Cuvier (Règne Animal) a intitulé ainsi un ordre de Poissons à branchies libres, à ouïes très-fendues et garnies d'un opercule; mais sans rayons à la membrane. Cet ordre comprend les deux genres Jcipenser elSpatularia.

STCRMIE. Sttirmia. bot. (Hoppe.) 1^. CHAMiGROs-

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