‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 30 sur 119 · V. Les Sargiutes. Antennes ayant leur troisième ar · texte numérisé non relu

V. Les Sargiutes. Antennes ayant leur troisième ar

licle conique, terminé par une soie beaucoup plus longueque le reste de l'antenne. Genres Nemolelus, Geoff.; f^appo, Lalr.; Sargits , Fabr.; Chrysonifia , Macq. ; Chiysochlora, Lalr.; Haphioceia, Maeq.; Hoplistes, Macq.; Dicranophont, Macq.; Pachygaster, Macq., et Acrochœta, Meig.

TABANUS. INS. Synonyme de Taon.

TABEDOUIA. BOT. La planle 6gurée sous ce nom dans le Flora fluminensis, vol. vi, pi. 54, a été considérée comme type d'un genre distinct de la famille desBignoniacées. Antoine Gomez, dans ses Observalions botaniques (fasc. 2. p. 7, I. 3), admet ce genre et le place prés du Zeyhera, de Martius, dont il paraît très-différent non-seulement par son port, mais en ce que les lèvres du calice sont entières ou à peine dentelées, que le lube de la corolle est glabre, infundibuliforme et à lobes assez grands, tandis que la corolle du Zeyhera est à tube cylindri(iue, à lobes courts et égaux, tout liérissés en deliors; que l'une des lèvres du calice est profondément bilîde.

TABELLARIA. ois. (AIdrovande.) Synonyme d'Œdicnème. F. ce mot.

TABERN.^:MO^'TANA. bot. Genre de la famille des Apooynées et de la Penlandrie Monogynie, L., offrant pour caraclères essentiels : un calice persistant, trèspetit, à cin(| divisions plus ou moins profondes; une corolle bypocralériforme, dont le limbe est divisé en cinq lobes étalés, plans et obtus; cinq étaraines incluses, à anlbères sagiltées; deux ovaires surmontés d'un style filiforme, portant un stigmate bifide et dont la base est élargie ; deux follicules un peu renflés, contenant des graines niellées dans une pulpe. Linné réunissait dans ce genre quelques espèces qui ont formé un genre particulier nommé AmsonUi. D'un autre côté, les botanistes modernes y font rentrer le Cleckia de Necker, établi sur le Taheiiiœinoiilana gratidiflora, L., et le Nerium (livaiicatiim. L., ou Nerium coronarimn, }ac(\. C'est à R. Brown, Ruiz et Pavon, Kunth, et aux auteurs de l'Encyclopédie, qu'on doit la connaissance de la plupart des espèces qui constituent le genre Tabernœmonlana; et dont le nombre s'élève à plus de quarante. Ce sont en général des arbrisseaux ou arbusies, rarement des arbres.

Taeerji.îiio^taiva a grandes fiedbs. Tahernœinonlana yratuliflora, Lin. Ses liges sont divisées en rameaux dicbotomes, glabres, cylindriques; les feuilles sont pétiolées, opposées, ovales- lancéolées, glabres, épaisses, entières, aiguës, un peu rétrécies à leur base. Les Heurs sont placées dans la bifurcation des rameaux supérieurs, portées sur un pédoncule court, chargé de deux ou Irois fleurs pédicellées; le calice est d'un blanc verdàlre; la corolle est jaunâtre. De l'Amérique méridionale.

TABERNE. bot. On a ainsi francisé, dans quelques Dictionnaires, le nom de Tabeiiiœmon/aiia. F. ce mol.

TABITHDS. ISS. /'. Thtiacites.

TABLIER. BOT. l\ Labelle.

TABOLEIRIMIO. JioLi. Même chose que Canler inbo.

TABOURET. BOT. Synonyme vulgaire de TliUmpi. t'. ce. mol.

TABOAN. OIS. Nom vulgaire de la grande Perruche à collier et croupion bleus. ^. Perroqcet.

TAC. REPT. Nom vulgaire du Triton marbré, que l'on a longtemps considéré comme une espèce du genre Salamandre, r. Triton.

TACAMAIIACA. bot. y. Calopbtlle et Tacamaqce.

TACAMAQUE. 7'acatnahaca. bot. Ce nom a été donné à plusieurs substances résineuses qui diffèrent entre elles, soit par leur origine, soit par leurs qualités physiques. Celles qui se trouvent encore quelquefois dans le commerce de la droguerie découlent d'arbres faisant partie des genres Icica et Elaphiiutii qui appartiennent à la famille des Térébinlbacées, tandis qu'une autre résine nommée aussi Tacamaque provient du Calophjllum Iiiophyllum , plante de la famille des Gultifères. La Tacamaque ordinaire est attribuée, par la plupart des auteurs, à VElaphrinm tomentosuni, Jacq., ou Fugara oclandra, L., arbre qui croît dans la province de Venezuela de l'Amérique méridionale. Cette résine est en masses brunes, bigarrées de taches jaunâtres ou rougeàtres; elles sont formées par l'agglomération de petites larmes molles et transparentes, et mêlées de débris d'une écorce jaune très-mince. Les larmes sont quelquefois séparées; leur odeur est peu sensible lorsqu'elles sont en masses. Elles se pulvérisent facilement, exhalant alors une odeur faible et assez suave. Brûlées, elles répandent une fumée dont l'odeur lient le milieu entre celle delà lavande et celle du musc.

La Tacamaque angélique ou sublime, est produite par VIcica Tacamahaca, Kunth. ou par Vïcica heptophxlla, Aublet, piaules qui ont beaucoup de rapports entre elles, si toutefois elles ne sont pas identiques. Ce sont des arbres indigènes de la république de Colombie et de la Guiane. Le second y est nommé vulgairement Aioucoti des Galihis et Arbre d'encens. La sorte de résine Tacamaque dont il est ici question est plus pure que les autres ; son odeur est persistante et a de l'analogie avec celle de l'Angélique. Elle est à demi opaque, d'une couleur grisâtre à l'exlérieui', un peu jaune ou rougeàlre à Tinlérieur, d'une cassure terne et d'une saveur amère. On la trouve ordinairement contenue dans des calebasses.

La Tacamaque de l'île Bourbon est aussi désignée sous les noms de Baume vert, Baume Marie eX Baume de Caluba. Elle découle par incisions du Calophylliim Inophyllum , Lamarck, ou CalophyUum Tacama- /laca^ Willdenow, et probablement aussi du CalopUyl- Inm Calaha, arbres de la famille des Guttifères qui croissent dans les îles de Madagascar et de Mascareigne. Cette substance es^ sous la forme d'une masse molle, gluante, se solidifiant lentement à l'air, d'une couleur vei le foncée, d'une odeur Irès-forle, qui, en s'affaiblissant, devient assez agréable et analogue à celle du Feuu-Grec. La Tacamaque de Bourbon ne se dissout qu'imparfaitement dans l'alcool froid, et même dans l'alcool bonillant; elle laisse surnager sur ce dernier un li(|tilde huileux. Traitée par l'éllier, elle laisse un résidu Uocnnneux.

TACAL'D. POIS. Espèce du genre Gade.

TACCA. BOT. Ce genre, de l'Hexandrie Monogynie. i

(Hé établi par Forsier [Plant, escul., n»28, et Proih:, n» 209), et pincé par R. Brown à la suite des Aroïdées, comme intermédiaire entre cette famille et celle des Arislolocliiéps. Il a été ainsi caractéiisé par ce dernier botaniste {Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 340) : périanihe supère, à six divisions régulières et persistantes; six élamines, dont les filets sont insérés à la hase des divisions dn périanllie, dilatés et encapucbon au sommet; anthères ayant leurs Iorcs séparées, adnées par la base à la partie interne et concave des pétales; ovaire uniloculaire, à trois placentas pariétaux, pluriovulés; style marqué de trois sillons, portant trois stigmates dilatés; baie polysperme , renfermant des graines striées , pourvues d'albumen et d'un embryon petit, situé près de l'ombilic.

Tacca pinnatifide. Tacca pinnatifida, Forst., loc. cit.; L. fils, Suppl.; Lamk., Illustr., tah. 2ô2; Tacca phallifera et Tacca Uttorea, Rumph, Herh. Amb., vol. 5, tah. 112 et 114; Kaln-Scliena, Uhéede, Hort. Malab., vol. 11, tah. 21. C'est une plante dont les racines sont très-épaisses, tubéreuses, munies de fibres capillaires. Elles sont employées comme aliment par les habitants d'Otaïli et d'autres iles de la mer du Sud. Les feuilles sont toutes radicales, pétiolées, fort amples, assez semblables à celles du Diacontium polyphyllum, ordinairement à trois grandes divisions, chacune d'elles pinnalifide, composée de folioles conlluentes, allongées et très-étroites. Du centre des feuilles s'élève une hampe droite, terminée par une ombelle simple de fleurs dont les pédoncules sont inégaux et accompagnés à la base d'un involucre de folioles vaginales, étroites, longuement acuminées. Cette plante croît à Madagascar, où les habitants la désignent sous le nom de Tavoulou; elle est aussi répandue dans les Indes orientales, la Nouvelle-Hollande et les îles de la Polynésie.

TACCO. OIS. Espèce du genre Coua, dont Vieillot a fait un genre distinct sous le synonyme latin Saurathera, à cause sans doute de l'usage qu'il fait pour sa nourriture, de petits Serpents, et il les chasse avec un tel abandon, que lui-même devient souvent la victime de son audace trop imprudente ou bien de son aveugle confiance. Son nom français lui vient des sons qu'il articule fréquemment et d'une manière réitérée en relevant cha(|ue fois la queue.

TACCOIDE. Taccocua. ois. Lesson a formé ce genre aux dépens de celui des Couas. pour l'espèce de l'Inde qui a été décrite sous le nom de Coua de Leschenault.

^. COHA.

TACHARDE. ois. Espèce du genre Faucon, groupe des Buses.

TACHET. OIS. Espèce du gcnie Fourmilier. On désigne aussi sous ce nom une espèce du genre Batara.

TACHIADÈNE. Tachiademis. bot. Genre de la famille des Labiatées, institué par Gviesebach, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions carénées ou augmentées d'une aile dilatée qui se trouve vers l'extrémité du dos de chacune de ces divisions; corolle hypogyne, hypocratérimorphe, décidue, à tube mince, renflé en cloche vers l'orifice; son limbe est partagé en cinq lobes épanouis et penchés; cin(| éla-

mines insérées au tube delà coioUe; filaments inégaux ù leur hase; anthères fixes, dressées, déhiscentes longitudinalement; disque hypogyne, charnu, entourant la hase de l'ovaire; celui-ci est uniloculaire; plusieurs ovules sur des placentas suturaux; style filiforme; stigmate capitulé. Le fruit consiste en une capsule à une loge, ù deux valves discrètes, dont les bords sont un peu repliés en dedans. Semences assez nombreuses.

Tachiadène CARÉNÉ. Tachiadcnus carinatws, Gr'tes. Lj-sia>ilhuscniitialus,Lam.,lU.'\07,fis.ô.CeHe[)\an\e est entièrement glabre; sa racine est fibreuse; elle donne naissance à une tige droite, cylindrique inférieurenient, un peu frutescente, haute d'un à deux pieds, se partageant en ramifications tétragones, légèrement ailées sur les angles par des membranes courtes, qui descendent de chaque côté de la base des feuilles; celles-ci sont opposées, ovales, acuminées, sessiles, presque connées, et marquées dans leur longueur de trois nervures saillantes à la face inférieure. Les fleurs sont blanches, allongées, droites et disposées au sommet des rameaux, sur des pédoncules uniflores, assez courts ; les uns axillaircs, les autres terminaux. De Madagascar.

TACHIBOTE. Tacliihofa. HOT. \uh]el{Plant.Guian., 1. p. 287, tah. 112) a décrit et figuré, sous le nom de Tachibola Guianensis, un arbrisseau de la Guiane, type d'un genre particulier qui se place dans la Pentandrie Tiigynie, L., mais dont les affinités naturelles ne sont point éclaircies, quoiqu'on lui ait trouvé quel- (jues rapports avec les genres Piparea et Piriquela. Ce genre a reçu de Schreber, Willdenow et Gnielin, le nouveau nom de Salmasia qui n'a pas été adopté. Voici ses caractères essentiels : calice divisé profondémentencinq segments lancéolés; corolle à cinq pétales, insérés sur le récejitacle, un peu plus long que le calice; stigmates sessiles, courts, écartés; capsule ovoïdearrondie, trigone, couverte par le calice persistant, à trois valves divisées jusqu'à leur milieu, et à trois loges, renfermant des graines très-petites, anguleuses, pointues.

Tachibote de i,a Gdiane. Tachibota Guianensis, Aubl., loc. cit.; Salmasia racemosa, Willd. Ses rameaux sont cylindriques, hérissés de poils roux, garnis de feuilles alternes, presque sessiles, ovales, oblongues, acuminées, très-entières, accompagnées de deux stipules linéaires et caduques. Les Heurs sont blanches, disposées en grappes très-longues, terminales et axillaires.

TACHIE. Tachia. bot. Aublet (Plant. Guian., i. p. 75, tah. 29) a décrit, sous le nom de Tachia Guianensis, une plante de la Tétrandrie Monogynie, L., et de la famille des Geutianées, formant un genre dont le nom a été inutilement changé par Schreber en celui de M/rmecin. Caractères : calice tubuleux, cylindriciue, à cinq dents droites et aiguës; corolle lubuleuse, un peu renflée près de l'orifice, le limbe divisé en cinq segments ovales, pointus, étalés; quatre étamines dont les filets sont attachés à la partie inférieure du tube, portant des anthères droites et oblongues ; cinq petites glandes entourant la base de l'ovaire ; style filiforme.

plus long i|iie les élamines, luirainé pai- un sligmaleà deux lames; capsule oblonfiue, à deux valves qui, pai' leur inlroHexion, consliluent une cloison qui divise la capsule en deux loges, cl (|ui portent sur les bords des graines nombreuses, très-petites et visqueuses.

TachiedelaGciane. Tachia Gii ianensis, Aubl., /oc. cit.; M/imecia scandens, Willd. C'est un arbrisseau ffrimpanl, dont les liges sont quadrangulaires, baules de cinq à six pieds, divisées en rameaux opposés, létragones, sarmenteux, munis de feuilles opposées, ovales-lancéolées, acuminées, portées sur des pétioles canaliculés, dilatés à la base de manière à embrasser la tige. Les Heurs sont jaunes, solitaires dans l'aisselle des feuilles. A en juger par la mauvaise figure qu'en a donnée Aublet, celte plante a le port de certaines Rubiacées; elle paraît en outre douée de stipules, quoique l'auteur ne mentionne dans le texte qu'un pétiole engaîuanl à la base. Mais son ovaire libre et la structure de sa capsule empêchent de la classer parmi les Rubiacées; elle pourrait plutôt avoir quelques rapports avec les Logaiiiées de R. lirown qui ont aussi les caractères des Rubiacées, à l'exception de l'ovaire libre.

Persooii a donné le nom de Tachia au Tacliigalia d' Aublet. F. ce mol.

TACIllGALlE. Tachiijalia. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Cassiées, et de la Décajidrie iUonogynie, L., établi par Aublet {Gtiian., p. 572, lab. 143), et offrant les caractères suivants : calice à cinq sépales un peu inégaux, obtus, soudés en un tube ubcouique, strié; corolle à cinq pétales inégaux, insérés sur la gorge du calice; dix élainines saillantes, à filets velus !i la base; Irois plus courts, dressés; ovaire légèrement stipilé; style filiforme, aigu ; gousse comprimée-plane, membraneuse, indéhiscente, monosperme-oblongue, ressemblant à celle des Dalberyia. Le nom de ce genre a été inulilement changé par Schreber, Nccker et Persoon, qui lui ont substiluéceux de Cuhœa, Faledlftiia et 7\ichiu.

Tacuigalie rANicoLÉE. Tachigaliu païUculata, Aubl. C'est un arbre à feuilles pinnées sans impaire, à pétioles et pédoncules trigones, à fleurs jaunes, paniculées; les divisions des panicules sont en épis denses, dépourvus de bractées. 11 abonde sur les rives des fleuves de la Guiane.

TACHliNA. J'achitia. ms. Diptères; genre de la famille des Museiens, groupe des Tacbinites, établi par PJeigen, qui le caractérise de la manière suivante : anli-nnes descendant jusqu'à l'épistome, ayant leur dernier article plus long que le précédent, mais variant de longueur; face oblique; épistome non saillant; corps assez étroit; abdomen cylindrique, avec des soies au bord des segments, et quelquefois au milieu. Les espèces de ce genre sont très-nombreuses, et leurs larves sont parasites de celles des Lépidoptères dont elles finissent par envahir tout le corps.

Tacbinabomdtcivore. Tacliinabombycivora, Meig. Elle est noire; sa face est couverte de soies courtes et argentées; le corselet est gris, variole de lignes noires; l'écusson est fauve; l'abdomen est garni de poils qui ont un reflet cendré. Taille, six lignes. Europe.

TACHliNE. Tuchina. iNS. Genre de Uii)tères de la

famille des Athéricères, Iribu des Wuscides. Avant que d'exposer sa comjjosition dans les diverses mélbodes, il est bien de faire remarquer que cette dénomination, étant trop lapprochée de celle de Tacliimis, donnée par Gravenliorst à un genre de Coléoptères, devrait être abandonnée, et avec d'autant plus de raison encore que Duméril avait depuis longtemps désigné sous celle d^Ecliiiiomj-ia la coupe générique appelée 7acliina par Fnbricius. Duméril place les Échinomyies dans sa famille des Laléralisles ou Cbétoloxes de l'ordre des Diplères, et comme, d'après lui, le second article des antennes est le plus long de tous, qu'elles sont cachées dans une fossette, et que le corps est hérissé, il est évident qu'il a en vue des Mouches que Linné nomme Musca grossa, fera, puisqu'elles offrent seules ces caraclères. C'est aussi de cette manière que Lalreille a composé ce genre dans ses divers ouvrages. Ounique Fabricius signale autrement son genre Tacliiiia, il y comprend néanmoins les Échinomyies du naturaliste précédent, en leur associant toutefois des Muscides essentiellement différentes, comme les espèces appelées //e/Hu/a, rotundalu, globusa, etc. Fallen et Weigcn, en n'attachant pas la même importance aux disproportions relatives de la longueur des deux derniers articles des anlennes, et en employant d'autres considérations, ont beaucoup plus étendu le genre Tachina, de sorte qu'il est comjiosé, dans l'ouvrage sur les Diptères d'Europe du dernier, de trois cent quinze espèces, mais divisé cependant en un grand nombre de groupes, d'après les antennes, les ailes et les yeux. Selon cel auteur, ce genre a pour caraclères essentiels : antennes inclinées ou couchées, de trois articles, dont le troisième tronqué inférieurement, avec une soie nue ou simple, située sur son dos, près de sa base. Bouche garnie de mouslacbcs. Ailes écartées, avec une nervure transverse près du sommet. Ces Diplères rentrent dans la première section des Muscides, celle des Créophiles, qui se dislingue de toutes les autres par la grandeur des cuillerons recouvrant presque entièrement les balanciers. La cellule extérieure et terminale, située immédiatement au-dessous de la cubitale , est fermée postérieurement par une nervure transverse, et la soie des antennes est simple, caractères qui les éloignent de beaucoup d'autres Créophiles. Enfin les côtés de la cavilé orale sont garnis de longs poils en forme de crins, ou de sortes de moustaches, ce qui ne permet pas de confondre ces Diplères avec d'autres analogues ou très-voisins, comme les Gymnosomes, les Pbasies, les Trixes, les Miltogrammes, etc., où la bouche est simplement soyeuse. Pour éclaircir ce sujet, qu'aucun naturalisle français n'a encore traité à fond, Latreille ajoute à ces remarques quelques considérations tirées de la disposition des nervures des ailes. « A partir de leur base et vers le bord extérieur, dit-il, une première nervure longitudinale, beaucoup plus courte que les suivantes et se réunissant à ce bord, se bifurque, et forme en se terminant une cellule triangulaire et allongée qui paraît répondre à cet espace des ailes supérieures des Hyménoptères occupé par le stigmate ou poinl épais. Viennent immédiatement après deux autres nervures

Page 1