‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 29 sur 119 · FLEURS · texte numérisé non relu

FLEURS

Monopétales.

Polypétales. .

Régulières. .

Irrégulières.

Irrégulières.

1 Campaiviformes.

2 llVFDKDIEllLIFORMES.

3 l'ERSOÎtNÉES.

4 Labiées.

5 Crcctfères.

G Rosacées.

Régulières. . ^ 7 Ojibelliféres.

8 CAREOPnVLLÉES.

9 LiLIACÉES.

) 10 Papuionacées.

( 11 Anomales.

( 12 Floscclecses.

S 15 Semi-Floscbleiises.

' 14 Radiées.

f 15 A ÉTAMllVES.

, s 10 Sans fleurs.

( 17 Saks fleurs ni fruits.

I 18 Apétales proprement dits.

( 19 Auentacées.

I 20 Monopétales.

I Régulières. . | 21 Rosacées.

j Irrégulières. I 22 Papiuonacées.

2o Système sexuel de Linné,

Il y a peu d'exemples dans les sciences d'un enthousiasme pareil à celui qu'inspira le Système sexuel de Linné, dès l'époque de son apparition, en 1734. Celte vogue extraordinaire tient à plusieurs causes réunies. Et d'abord, on doit placer en première ligne le soin que prit l'immortel Suédois, de choisir pour base de sa classification des organes importants, dont les usages. Jusqu'alors méconnus, venaient d'être démontrés par Camerarius, Grew, etc.; en second lieu, les considéralions ingénieuses que l'auteur sut habilement en tirer, et la neltelé et la précision des caractères de ses

I différentes classes et des ordres qu'il y avait établis. Mais ce qui contribua non moins puissamment à ré-

' pandre le Système sexuel de Linné, c'est qu'il y créait en quelque sorte la nomenclature et la synonymie bolanlque. Tournefort lui en avait tracé la route, sans

: néanmoins en avoir fait disparaître tous les obstacles. Jusqu'alors, en effet, chaque espèce ne portait pas de

I nom spécial, mais élait dénommée par une phrase caraclérislique, dans laquelle il élait souvent fort difficile de trouver le caractère propre à la faire distinguer. Or ces phrases élantpUis ou moins longues, il était 1res -difficile d'en retenir un grand nombre. Linné donna à chaque genre un nom propre ou générique.

SYS

SYS

ainsi que l'avait fait Tournefort; mais, de plus, il désigna chaque espèce de ces genres par un nom adjectif ou spécifique ajouté à la suite du nom générique. Par ce moyen neuf et ingénieux, il simplifia considérablement l'étude ài'jh fort étendue de la science des végélaux; ensuite il traça dans une phrase caractéristique les traits principaux qui pouvaient servir à distinguer chaque espèce.

Les bases principales du Système sexuel de Linné reposent essentiellement sur les organes sexuels mâles ou les étamines pour les classes, et sur les pistils ou organes sexuels femelles pour les ordres ou subdivisions des classes : celles-ci sont au nombre de vingtquatre. Linné partage d'abord tous les végétaux connus en deux grandes sections fort inégales. Dans la première, il range tous ceux qui ont des organes sexuels et, par conséquent, des fleurs apparentes. Ce sont les Phanérogames ou Phénogames. La seconde section comprend les végétaux dans lesquels les organes sexuels sont cachés ou plutôt qui en sont dépourvus : on les nomme Cryptogames. De là les deux divisions primitives du règne végétal : les Phanérogames et les Cryptogames. Les premiers, beaucoup plus nombreux que les autres, forment les vingt- trois premières classes.

Parmi les Phanérogames, les unes ont des fleurs hermaphrodites, c'est-à-dire pourvues des deux organes sexuels mâles et femelles; les autres sont unisexuées. Les vingt premières classes du Système sexuel renferment les végétaux phanérogames à Heurs hermaphrodites nu monoclines; dans les trois suivantes, sont placées les plantes diclines ou unisexuées. Les plantes monoclines ont les élamines détachées du pistil, ou bien les deux organes sont soudés ensemble. Les étamines, dégagées de toute soudure avec le pistil, peuvent être libres et distinctes les unes des autres; elles peuvent être réunies et soudées entre elles soit par les filets, soit par les anthères. Les étamines libres sont égales ou inégales, en nombre déterminé ou indéterminé, etc. C'est par des considérations de cette nature que Linné est parvenu à former les vingtquatre classes de son Système. On voit d'après cela qu'il repose sur les considérations suivantes : 1" le nombre des élamines; 2o leur insertion; ô» leur proportion ; 4» leur réunion par les filets ; 5» leur soudure par les anthères; fif leur réunion avec le pistil; 7» la séparation des sexes dans des fleurs différentes; 8° enfin sur l'absence des organes sexuels. Le tableau suivant est la clef du Système sexuel de Linné.

FLEDRS(

Visibles.

^Hermaphrodiles.

Les étamines n'étant unies par aucune de leurs parties.

Toujours égales, ou sans proportions respectives; au nombre

Classes.

e I. lUONANDRIE.

lie deux 2. Diandrie.

: trois ô. Trianorie.

: quatre 4. Tétrakdrie.

|de cinq g. Peîvtandrie.

(de six 6. Hexaisdrie.

, de sept 7. Heptandrie.

Jde huit 8. Octandrie-

|de neuf 9. Enwéaisdrie.

'de dix 10. Décandrie.

ioUZe 11. DODÉCAIVDRlt.

plusieurs, souvent 20, adhérant au calice 12. Icosakdrie.

plusieurs, jusqu'à 100, n'adhérant pas au calice 13. Polyandrie.

Iné^aleq o,, nombre i '''^ l"^^''"' ''°"' '''^"'' ''''^'s P'"* '"ngs 14. DiDTNAMIE.

inégales, au nombre| ^^ ^-^^ ^,^,^^ ^,,3,,.^ ^j^,^ ^j^^^ j^^^^ ^^ Tétradtnamie.

!(un corps 16. Monadeiphie.

filets groupés en] deux corps 17. Diadelpbie.

(plusieurs corps 18. Poitadelïbie.

anthères, en forme de cylindre 19. SyngénEsie.

(et attachées au pistil 20. Gynandrie.

Les étamines et les pistils dans des fleurs différentes.

/sur un même pied 21. Mo^oecie.

<sur des pieds différents 22. Dioecie.

(sur différ. pieds ou sur le même, avec des fleurs hermaphrodites. 23. Polygamie.

A peine visibles, et qu'on ne peut décrire distinctement 24. Cryptogamie.

La méthode naturelle de Jussieu , qui s'est si heureusement élevée au-dessus de toutes les hypothèses et de toutes les incertitudes des systèmes, a été comprise et exposée au mot Méthode.

SYSTOLE. Systolu. iivs. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidites, établi par Walker pour une espèce qu'il a observée dans l'île de Wight. Caractères : tête grande; antennes composées de douze articles

coiirls, presque inonoliformes, les derniers en massue acumiiiée; corselet convexe; abdomen court et cylindrique. Le reste des caractères se rapporte aux généralilés de la famille.

Systole aux ailes blanches. Sfstola albipennis, Walk. Ses antennes sont brunes, noires à l'extrémité; les yeux et les ocelles sont roux; la lête, le corselet et le pédoncule de l'abdomen sont obscurs et ponctués; l'abdomen est brillant et glabre; les jambes antérieures, les genoux et les tarses sont bruns, jaunes en dessous; les ailes sont blanches, avec les nervures brunes. Taille, une ligne.

SYSTOLUS. ins.(MégerIe.)Synonymede Comasinus.

SYSTRÈPHE. Systrepha. eot. Ce genre institué par Burchell, dans son Voyage dans l'intérieur de l'Afrique, paraît appartenir à la famille des Apocynées; il a pour caractères: calice pentaphylle.à folioles subulées; corolle tubuleuse, renflée sphériquement à sa base, à tube cylindrique, ponctué de noir pourpré; son limbe est quinquéfide, à découpures très-longues, dressées, contournées très-élégamment en forme de couronne impériale; cinq nectaires bifides, dressés, linéaires, obtus; cinq filaments plus longs que les nectaires, connivenls par le sommet entourant l'ovaire qui est arrondi et déprimé; anthères placées à la base des filamenls; style et stigmates peu remarquables. Burchell, dajis la plante qu'il sigjiale, a trouvé une herbe à racines fasciculées, d'où pendent des tubercules fusiformes, succulents et blancs; la tige est volubile, filiforme; les pédoncules sont axillaires et biflores. Du cap de Conne- Espérance.

SYSTROGASTRES OD CHRYSIDES. INS. Famille de l'ordre des Hyménoptères, établie par Duméril et comprenant les genres Chryside, Omalon et Parnopès.

SYSTROPE. Systioptis. iNs. Genre de Diptères, institué par Wiedemann, très-voisin de celui des Conops, dont il ne diffère qu'en ce que le dernier article des antennes forme seul la massue et n'offre point de slylet sensible. Ces Diptères ont d'ailleurs le port des Conops; leur trompe est un peu ascendante.

Systrope décharivé. S/slropus macilenlus, Wied. Son corselet est noir, bordé de cba(|ue côlé d'un peu de rouge; l'abdomen est biun, avec les deux extrémités noires; les ailes sont brunâtres. Taille, sept lignes. De l'Amérique septentrionale.

SYSTR0PHE..5fr«''0/;/io. ms. Genred'Hyménoplères, de la famille des Mellifôres, tribu des Apiaires. Caractères : tarse des deux pieds postérieurs peu dilaté; palpes labiales composées d'articles linéaires, placés bout à bout; palpes maxillaires presque semblables; antennes des mâles recoquillées à leur extrémité; mandibules étroites et terminées en pointe, sous laquelle est une petite dent; abdomen allongé, courbé à son extrémité, offiant en dessous, près de son milieu, des éminences en forme de dents ou de tubercules; ailes offrant trois cellules cubitales complètes.

Systropiie spirale. Sfsl roplia spiralis, Illig.; Hy /œiis apiiulis, Fab.; Audiœua spiralis, l'anz.. Faim. G., fasc. 55, f. 2i'. Son corps est noir, revêtu d'une pubescence grisâtre; Jes ailes sont d'un brun transparent, les jambes sont recouvertes d'un duvet plus épais;

le dernier anneau de l'abdomen estquadridentéen dessous. La femelle a les antennes filiformes et le derniir anneau de l'abdomen mutique. Taille, sept lignes. Du midi de l'Europe.

SYSTYLE. Systylium. bot. Genre de Mousses voisin du SplanliHum, établi par Hornschuch (Comm., 19, tab. 11). et offrant pour caractères ; un périslome simple, à trente-deux dents courtes, rapprochées par paires etsoudées à leur base; un opercule uni avec lacolumelle; une coiffe campaniforme et pointue, à bords déchiquetés; une capsule régulière, sans anneau, mais ayant une apophyse. On voit par ces caractères que le ^cnveSystyliiim diffère des Splavhtiii m par le nombre double de ses dents et par son opercule adhérent. 11 se compose d'une seule espèce, Systylium splavitnoitles, Uornsch., qui croît dans la Haute-Carintliie.

SYSTYLE. MiK. Minéral encore fort peu connu, découvert par Zimmermann dans une carrière de Basalte de la contrée de Detmold en Hesse, et décrit dans les tomes m et iv du Taschenbuch fïir Minerai, de Léonhard. Il a une forme prismatique; sa couleur est bleuâtre, mate, légèrement brillante à l'intérieur; il est fragile; il offre une cassure conchoïde; ses fragments sont prismatiques, à trois ou cinq pans; il étincelle sous le choc du briquet; sa pesanteur spécifique est 2,41.

SYURUS. BOT. L'une des sections du genre Lepturus, de Robert Brown.

SYZYGITES. BOT. (Mucédinées.) Ce genre, de la tribu des Mucorées, a été décrit et figuré par Ehrenberg; on n'en connaît qu'une espèce; elle croît sur les bois morts; elle présente des filaments droits, rameux, portant des sporanges (ou vésicules sporulifères) latéraux, opposés, soudés en un seul péridium.

SYZYGIUM. BOT. Gœrtner (lie Fine/.. 1, p. 1G0, tab. 55) a ainsi nommé un genre de la famille des Myrtacées, qu'il ne faut pas confondre avec le Siizygium de P. Browue. Celui-ci est une véritable espèce du genre Cai^/;/;a;irtei, de Swarlz.Willdenow et d'autres auteurs ont, à la vérité, placé parmi les Calyptrantlies plusieurs espèces qui appartiennent aux \rais Syzygiiim, tandis que d'un autre côté Lamarek et Roxburgh en ont fait des Etigciiia, Sprengel des Myrtns, etc. Enfin, le nom de Calyplianthus, bien différent aussi de Catyplranllies , a été donné plus récemment parBlume au genre dont il est ici question. Ces oscillations dans la nomenclature prouvent la difficulté qu'il y avait à déterminer les caractères génériques de la plupart des Myrtacées. Voici ceux qui ont été assignés au Syzygium par De Candolle (Proilr. Syst. yeget., 3, p. 259) ; calice dont le tube est obové, le limbe presque entier ou à lobes fort obtus; corolle à <|ualr« ou cinq pétales pres(|ue arrondis, réunis en une sorte de coiffe ou d'opercule convexe, membraneux, qui tombe en se fendant transversalement; étamines nombreuses, libres; style surmonté d'un stigmate simple; ovaire à deux loges contenant un petit nombre d'ovules; baie uniloculaire, ne renfermant qu'une seule ou un petit nombre de graines dont la radicule est petite, însérée au-dessous de la partie moyenne discolylédonset cachée par ceux-ci. Ce genre

diffère du Calyplianthes , en ce que l'opercule n'est pas formé par le calice, mais par la corolle; du Ca- >joplij-/liis par le tube du calice qui n'est pas cylindracé ni divisé au sommet en lobes bien distincts; de l'jE'u'/eHfa par ses cotylédons moins soudés intimement, et perses pétales réunis en coifîe. De Candolle a placé parmi les Syzygium les espèces du genre Opa de Loureiro. Le nombre des espèces de Sxzffjiutn est assez considérable, car De Candolle en a décrit vingt-neuf, dont quelques-unes à la vérité sont douteuses. A l'exception du S. Guineense , elles croissent dans l'Inde orientale, ainsi qu'aux îles Maurice et à Mascareisne. Dans ces dernières contrées, on donne les noms de Bois de pomme et de Bois à écorce blanche aux Sxzytjium glomeratum et paniculatnm. Le type du genre est le Syzygium caryophylleum, Gœrln., loc. cit., ou Myrtns caiyophyltata, L. C'est un arbre de Ceylan, dont l'écorce est connue dans la droguerie sous les noms de Cannelle Giroflée, Bois de Girofle et Bois de Crabe. Elle peut être employée comme aromate à la place des Clous de GiroBe, dont elle offre les propriétés.

SYZYGONIE. Syzygonia. iNS. Hyménoptères; genre delà famille des Tentlirédines, institué par Klug et dont les caractères ont été déterminés par Lepelletier de Saint-Fargeau, de la manière suivante : antennes subitement en massue, laquelle est formée de cinq articles distincts : premier article basilaire gros et court, le deuxième petit et transversal, le troisième un peu arqué vers la base, à peu près aussi long que les deux suivants pris ensemble; ceux-ci plus longs chacun que le premier; massue un peu plus longue que le troisième article. Une cellule radiale longue et sans appendice, quatre cubitales : la première petite, presque carrée, la deuxième et la troisième assez giandes et égales, la quatrième un peu plus grande que chacune des précédentes, complète, c'est-à-dire séparée du limbe complètement, jiar une nervure qui atleintle bord de l'aile; côtés antérieurs du thorax portant à leur partie inférieure un tubercule à large base et à pointe mousse; les quatre jambes postérieures munies d'une épine dans leur milieu.

Stztconie adx ailes oiECES. Syzygonia cyaiioplera, Klug. Sa tête et son corselet sont d'un rouge tirant sur le brun; l'écusson et l'abdomen sont d'un bleu noi-

râtre, luisant; les ailes sont d'un bleu intense; les pattes sont brunes. Taille, six lignes. Europe.

SYZYGOPE. Syzygops. iNS. Genre de Coléoplères télramères,de la famille des Rhynchophores, établi par .Schoenherr, mais déjà indiqué par Dejean, dans b' Catalogue de sa Collection, sous le nom de Cyclopiis. il a été formé sur une seule espèce qui se trouve à l'Ilede-France. Caractères : antennes de moyenne grandeur, grêles, dont le premier article est en massue dépassant la longueur des yeux, ceux de la base du funicule sont très-longs et coniques, le premier épais, les autres courts, un peu en nœud; massue oblongue et ovalaire; rostre court, épais, pres([ue cylindrique, calleux et renflé à l'extrémité; yeux arrondis, insérés au milieu du front, pres(|ue réunis; corselet obloug, convexe, à côtés arrondis; corps ovalaire, aptère ; élytres courtes, ovalaires, un peu rétrécies vers l'extrémité; pattes de longueur moyenne et fortes; cuisses renflées; tarses spongieux en dessous, à pénultième article en cœur, bilobé et cilié.

Syîtgope Ctclope. Syzygops Cyclops, Sch.; CyclopustereticoUis, Dej. Corps d'un jaune testacé; corselet brun, granuleux, couvert d'écaillés blanchâtres; élytres d'un brun jaunâtre, striées et ponctuées, garnies d'écaiiles blanchâtres; pattes et antennes jaunes. Taille, une ligne et demie. Ile Bourbon.

SZOVITSIE. Szovitsia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Fischer et Meyer qui l'ont ainsi caractérisé: calice à cinq dents : pétales presque égaux, obovales, échancrés, avec les découpures infléchies. Le fruit est oblongo-elliptique, modérément comprimé par les côtés; les méricarpes ont les cinq côtes primaires filiformes et subpoilues, les deux latérales sont placées sur la commissure et légèrement planes, les quatre secondaires prominules, épaisses, arrondies, unirayées et chargées de plis Iransverses; carpophore rigide, fendu à l'extrémité ; graine à bords roulés, marquée d'un sillon.

SzoviTsiE CALLicARPE. Szovitsia calticarpa, Fisch. et M. Plante herbacée, annuelle, glabre, à feuilles composées on décomposées, dont les découpures sont allongées et filiformes ; ombelles latérales dépoiuvues d'involucre; involucelles formés de cinq ou six folioles membraneuses; fleurs blanches.

TABAC. Tubacina, Tobacum,Tabacus. bot. A'.NicoTiANE- On a étendu ce mot à des plantes qui n'ont aucun rapport avec les Nicolianes; ainsi l'on nomme vulgairement : Tabac des montagnes, des Vosges ou DES Savoyards, l'y/ /'Mica muntaiia. y. Armca.

TABAC D'ESPAGNE, ws. Nom spécifique donné à un Papillon du genre Argynne.

TABAN. INS. Synonyme vulgaiie de Taon, y . ce mot.

TABANIEKS. Tabanides. ins. Famille de Diptères, inslituée par Lalreillc, et qui a pour caractères : anl'i Dirr. iiEs sciENCF.'; nat.

tenues de trois articles, dont le dernier aunelé; trompe toujours saillante, terminée ordinairement par deux lèvres, renfermant un suçoir de six pièces écailleuses, lancéolées, avec les palpes avancées. Ces insectes sont bien connus, surtout des habitants de la campagne, à raison des tourments qu'ils font éprouver aux Bœufs et aux Chevaux, dont ils percent la peau afin de sucer leur sang. Il paraît hors de doute que ce sont les OEs- (ros des Grecs et les yisili des Romains. D'autres Diptères non moins imporlants, plus généralement répan-

dus, que l'on distinguait des précédenis, lant par leur physionomie que par leur origine, puisque les précédents élaient censés provenir de pelils animaux aquatiques, de Sangsues même, selon quelques auteurs, tandis que les derniers liraienl leur existence de Vers s'engendrant dans le bois, furent appelés par les premiers Myops, et par les seconds Tiihnvi. Celle dernifre dénomination, plus ou moins altérée, a remplacé dans les langues modernes dérivant de la latine, les noms d'OEslre el d'Asile. Quant aux insectes qui furent nommés Myops et Tahani, il est à présumer que ce sont les Stomoxes des naluralistes acluols, et particulièrement l'espèce distinguée par répilhète de Calc.itrans. y. Stomoxe. Ouoi qu'il en soit, les Taons ordinaires ressemlilent à de grosses Mouches et en ont le port. Leur corps est peu velu, et généralement lâcheté, tantôt de blanc ou de gris, lanlôt de ronssàlre, sur un fond plus ou moins brun ou noirâtre. Leur tête est de la largeur du thorax, presque hémisphérique, et occupée presque entièrement, surtout dans les mâles, par les yeux qu i sont communément d'un vert doré, avec des raies el destaches pourprées. Les antennes sont environ de la longueur de la tête dans les grandes espèces, plus allongées dans quelques aulies de petite (aille, de trois articles, dont le dernier plus grand, conique, terminé en pointe, sans aucun appendice; il est le plus souvent taillé en croissant, ù quelque distance de sa base, avec des divisions fransverses et superficielles, au nombre de trois à sept. La trompe dans la plupart est presque membraneuse, toujours saillante, perpendiculaire, de la longueur de la tête ou un peu plus courte, et terminée par deux lèvres allongées. Les deux palpes sont ordinairement couchées sur la trompe, conique, comprimées, velues et composées de deux articles. Le suçoir est formé de six pièces écailleuses , étroites et allongées, qui, au moyen de rainures et d'arêtes, s'emboîtent réciproquement et ne forment qu'un seul corps, lîlles représentent le labre, les deux mandibules, les deux mâchoires et la languette des Coléoptères. Ces insectes et les Cousins sont les seuls Diptères dont les pièces du suçoir soient aussi nombreuses. Les ailes sont étendues horizontalement de chaque côté du corps, el leur réliculatiou est plus compliquée (|uc celle des Athéricères el de plusieurs autres Diptères, ayant le même port. Les cuillerons recouvrent presque entièrement les balanciers. L'abdomen est triangulaire et déprimé. Les tarses sont terminés par trois pelotes situées entre les crochets. Ces insectes sont très-communs dans les pâturages et les forêts humides; ils voient en bourdonnant. C'est surtout dans les temps chauds et orageux qu'ils assaillent, et souvent en grand nombre, les bêtes de somme et l'Homme même. Les Chevaux sont quel- «luefois couverts de sang par l'effet de leurs piqûres. Il paraîtrait que ces penchants sanguinaires sont plus propres aux femelles qu'aux mâles. On rencontre souvent ceux-ci sur les Heurs et sur les troncs d'arbres. « Le plus souvent, disent Lejjellelier et Serville (Encyclop. mélhod.), ou les voit voler dans les allées des bois, y faisant en quelque sorte la navette, restant quelque temps suspendus à une même place, puis se transportant, par un mouvement brusque et presque diierl,

à I autre bout de leur station aérienne pour y reprendre la même immobilité, et tournant la tête dans chacun de ces mouvements vers des côtés opposés. En cherchant â nous rendre compte de ces évolutions, nous nous sommes assurés qu'ils guettent alors le passage des femelles et lâchent de les saisir en se précipitant sur elles, puis l'enlèvent, lorsqu'ils ont réussi ù s'en emparer, à une hauteur ofi l'œil ne peut les suivre. « Le Taon des Bœufs est la seule espèce dont on ail encore observé les métamorphoses. Degéer dit que sa larve vit dans la terre, qu'elle est sans pattes, cylindrique, mais amincie par devant, d'un blanc jaunâtre, pl<|ue son cori)s est formé de douze anneaux. Sa tète porte en devant deux crochets écailleux, robustes, mobiles, recourbés en dessous, avec lesquels elle creuse la terre. Son mode de nourriture est inconnu. La nymphe est presque cylindrique, nue, avec deux tubercules sur le front. L'abdomen est partagé en huit anneaux, ayant à leur bord postérieur une frange de longs poils. Le dernier est armé de six pointes écailleuses, à l'aide desquelles elle monte à la surface de la terre lorsqu'elle est sur le point de devenir insecte parfait, ce qui a lieu apiès avoir passé environ un mois sous cette forme. Lepelletier el Serville ont exposé, dans l'Encyclopédie méthodique, les divers changements qu'a éprouvés le genre Tabanus de Linné, ainsi que les caractères de tous ceux qui en dérivent. Dans son Histoire générale des Crustacés el des Insectes, Lalreille avait déjà commencé celte élaboration. Depuis celte époque, l'excellent ouvrage de Meigen sur les Diptères d'Europe, les recherches de Wiedemann et de Macquart, les observations sur diverses espèces d'Amérique de Palisol- Beauvois. el celles qui ont été insérées dans l'Encyclopédie méthodique (article Paiigoiiie), ont aplani les principales difficultés que présentait l'étude des insectes de celte famille, et il a été possible d'y faire de nouvelles coupes que l'on a réparties en cinq tiibus distinguées de la manière suivante :

I. Les Tabanites. Leurs antennes ne sont guère plus longues que la tête. Celte tribu comprend les genres Pangonia, Lalr. ; Diciania , Mac(i.; Rlixnoniyza, Wied.; Tubamis, Lin., et Diabasis, Macq.

II. Les Chrïsopites. Antennes sensiblement plus longues que la tête ; corps plus petit el moins robuste que chez les Tabanites. Genres Acanthocera, Macq.; Hœmatopola, Meig.; Hexatonia, Meig.; S/tcius, JMeig.; Chiysops, Fab.; Acaiithomera, Wied., et Haphiorhynvhus, Wied.

m. Les Xtiophagites. Antennes composées de trois articles, dont le dernier plus long, sans style ni soie, et ayant huit divisions annulaires ; corps allongé. Genres CcBwowi.j'io, Latr.; Pachystomus, Lalr.; i/ermetia, Latr.; Xylophagus. Fab., et Beris, Latr.

IV. Les Stratiomytes. Antennes ayant leur dernier article seulement à cinq ou six divisions, avec la dernière terminée par une soie ou stylet; corps assez large; ailes couchéesl'une sur l'autre. Genres /"///oce/a, Wied.; Cyplwniyia, Wied.; Acatithinia, Wied.; Stratiomys, Geofî.; Oiloiilomyia, Latr.; Oxycera, Meig.j Ephippiiim, Latr., et Cyctogasler, Macq.

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