‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 32 sur 119 · JE N · texte numérisé non relu

JE N

côlés et à liès-petiles écailles. Celle famille a Hé divisée (2<! édilion du Régne Animal, t. ii, p. 217) en trois Irihiis, de la manière suivante :

f Museau allonfjé; houclie fendue, armée de fortes dents pointues et Iranchanles; mâchoire inférieure plus avancée que l'autre. Genres : Lépidope, Trichiure.

ff Bouche petite et peu fendue. Genres : Gymi^ètre, Styiépiiore.

-ftt Museau court, bouche fendue obliquement. Genres : Rdb\n, Lophoie. y. ces mots.

T^NIOPHYLLE. TwiiiophyUum. bot. Ce genre, de la famille des Orchidées, a été institué par le docteur Blume qui lui a reconnu pour caractères distinclifs : folioles extérieures du périgone soudées à leur base, les latérales adnées au labelle ; folioles intérieures égales; labelle éi)eronné, adhérent par sa base au gynoslème; son limbe est entier; gynostème petit, dressé; rostelle ovale; anthère incomplètement biloculalre; quatre masses polliniques; caudicule capillaire; glandule très-petite.

T^NioPHTLiE GLAnDDLECx. TœniophxUum glandnlosiiiii , Blume. Petite plante herbacée, épiphyte, à feuilles fasciculées, linéaires, planes, du sein desquelles sortent des épis de très -petites fleurs glandulées et bractéolées. De Java.

T^NIOPTÉRIDE. Tœniopleris. bot. Genre de Fougères, établi par Brongniard qui l'a ainsi caractérisé : fronde simple, très-entière, suhlancéolée, rétrécie à la base; nervure primaire très -prononcée dans toute la longueur de la fronde, les secondaires subopposées, divergentes presque à angle droit, simples ou bifurquées à leur base ; spores puncliformes, relevés et disposés sur une ligne parallèle à la nervure moyenne. Ce genre a été formé d'a|)rès une emiireinle trouvée dans le calcaire à Gryphiles du Viceiitin.

T/ENIOSTÈME. Tœniosteina. bot. Genre de la famille des Cislacées, établi par Éd. Spacli qui lui assigne pour caractères : cinq sépales, dont les deux extérieurs petits: point de pétales; trois à cinq étamines à filaments i)lans, linéari-spatulées; anthères très-petites, suborbiculaires et adnées; ovaire trigone, ù une loge; trois placentaires pariétaux biovulés près de la base; ovules orthotropes portés par de courts funicules; style filiforme, dressé; stigmate tripartitc et crélé. Le fruit est une ca|)sule ovato- trigone, uniloculaire, à trois valves au milieu desquelles est attachée à un fragment d'endocarpe la graine restée solitaire par avortement; elle est ovalaire, trigone, recouverte d'un test crustacé; l'embryon est antitrope entre un albumen corné; radicule supère, perceptible au sommet des cotylédons.

TjENiosTÈiiiE A PETITES FLEURS. Tœniosteiiia niicranthuin, Spach. Plante herbacée, couverte de poils courts et fins, disposés en étoile; feuilles alternes, exstipulées, courtement pétiolées, très-entières; pédoncules axillaires et terminaux, très-courts; pédicelles fascicules. Le plus souvent les fleurs sont accompagnées d'une très-petite bractée. Du Mexique.

T/ENITIS. BOT. {Fougères.) Les plantes que Swartz a placées dans ce genre étaient auparavant confondues avec les Pteiis; cependant elles en diffèrent par leurs

groupes de capsules nus, placés entre le bord cl la nervure moyenne et formant une ligne continue ou interrompue, parallèle à celle nervure. Le f'teris furcnta est le type de ce genre, qui comprend encore trois ou quaire espèces à frondes simples ou pinnées, toutes propres aux régions équatoriales.

TjÏNOSOME. Tœiiosoma. iris. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Bracliélylres Microptères, tribu des Oinalides, établi par Mannerheim qui lui assigne pour caractères : antennes à premier article épais, le deuxième plus court et conique ; ceux de trois à huit petits et arrondis, les neuvième, dixième et onzième un peu plus grands et presque orbiculaires; palpes maxillaires à pénultième article grand et dilaté, le dernier petit et subulé; premier article des tarses très-long; corps linéaire, allongé.

TiENOsoME GRÊLE. Tœtiosoma gracile, Mann. Il est d'un noir brillant, très-finement ponctué; la base des antennes et les palpes sont jaunes; le corselet est convexe, profondément impressionné en arrière; les antennes sont longues, noirâtres vers l'extrémité. De la

TjÏTSIA. BOT. Le genre de la famille des Liliacées, proposé sous ce nom par Medicus, a été réuni au genre Dracœna, de Vandelli. y. Dragoisier.

TAFALLE. Ta fallu. BOT. Sous ce nom, Ruiz et Pavou (Prodr. Flor. Pcruv., p. 136, t. 29) ont établi un genre composé de quelques espèces du Pérou où on les connaît vulgairement sous le nom à^Aytaciipi. Voici les caractères que ces auteurs lui attribuent : fleurs dioïques; les mâles disjiosées en un chaton allongé, cylindroïde, portant des anthères sessiles, tétragones, sans calice ni corolle; les fleurs femelles constituent un chaton ovale, charnu, à quatre ou cinq segments imbriqués, composé de deux à quatre fleurs qui ont un calice fort petit, supère, tridcnté; point de corolle; un ovaire trigone, enfoncé dans un chaton ; un stigmate trigone, allongé; le fruit est un cône ovale, charnu, renfermant deux ù quatre graines trigones. Les espèces qui constituent ce genre, dont le nom a été légèrement changé par Persoon en celui de Tavalla, sont des arbres ou arbrisseaux résinifères, exhalant une odeur forte, à rameaux opposés, à feuilles opposées et dentées en scie. Kunth {Nov. Gen. Amer., vu, p. 164) a signalé ce genre comme identique avec VHeilfositmiii.

TAFELDSPATH. MIIV. F. WOLIASTOISITE.

TAFFETAS, moll. Les marchands emploient quelquefois ce nom pour désigner le Conns Tulipa, L.

TAFIA. BOT. Liqueur alcoolique obtenue de la distillation du suc de canne fermenté.

TAGÉNIE. Tagenia. iNS. Genre de Coléoptères hétéromères, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, distinct des autres de la même division par les caractères suivants : menlon carré, à bord supérieur droit ou presque droit; corps oblong, étroit; lète allongée postérieurement derrière les yeux, et portée sur une sorte de cou ou de nœud; antennes presque perfoliées, avec le troisième article guère plus long que les suivants, et le onzième ou le dernier très-petit, ou réuni avec le précédent; palpes un peu plus épaisses ù leur extrémité; corselet en forme de cœur allongé, tronqué

aôQ

aux deux bouts; abdomen ovalaiie. Ce génie ne se compose jusqu'ici que de peu d'espèces, toutes Irèspeliles, habitant pour la plupart le littoral de la Méditerranée, et vivant à terre, souvent cachées dans le sable ou sous des pierres. Il paraît que ce genre avait d'abord 'été établi par Herbst sous le nom de Stenosis. Celui de Tagénie, que lui a donné Latreille, a prévalu. Fabricius a rangé, mais avec doute, l'espèce la plus commune, la Tagénie filiforme, avec les Akis. Une autre espèce setiouvaiit aussien France, mais plus rarement, est celle que Latreille a nommée Tayeiiiu minuta.

TAGÈTE. Tagetes. bot. Genre de la famille des Synantbérées, type de la tribu des Tagélinées, et de la Syngénésie superflue, L., offrant les caractères suivants : involucre composé d'une seule rangée de folioles soudées entre elles par leurs bords et dans presque toute leur longueur; ou, en d'autres ternies, involucre simple, lubuleux, marqué de côtes longitudinales, et divisé au sommet en autant de dents qu'il y a de côtes, r.éceptacle plan ou un peu convexe, nu, glabre et ponctué. Calathide composée au centre de Heurons hermaphrodites, et à la circonférence de demifleurons femelles, souvent au nombre de cinq ; fleurons du centre tubuleux, droits, à cinq découpures linéaires, souvent un peu velus en dedans; demi-Beurons de la circonférence à languette très-large et arrondie. Ovaires oblongs, surmontés d'un style filiforme, de la longueur du tube anlhéral, et terminé par un stigmate à deux branches réfléchies; akènesohlongs, étroits, comprimés, surmontés d'une aigrette composée de trois à six paillettes ou poils rudes, droits, inégaux et subulés. Ce genre se compose d'environ quinze espèces, qui, pour la plupart, croissent en Amérique, au Mexique et dans les contrées adjacentes. Quelques unes en ont été retirées du genre pour être plus convenablement placées dans celui de Bœbera. Cassini a formé son genre EnaUida sur le Taje/es/ije/u'cK/aeea, deDesfimtaines.

Parmi les plantes de ce genre le plus anciennement connues, il en est deux que l'on cultive fréquemment dans les jardins, et sur lesquelles il convient d'attirer un moment l'attention. Le Tagetes erecta, L., Lamk., Illustr., tab. 68i, a été désigné dans les vieux auteurs sous les noms bizarres et incorrects de Caryophyllus Indiens, de Flos Alricanus, à'Othonna major, etc. Encore aujourd'hui on lui donne vulgairement celui d'OEillet d'Inde, quoique cette plante ait pour patrie le Mexique, et non l'Inde proprement dite; mais on donnait autrefois le nom d'Indes occidentales aux contrées équinoxiales de l'Amérique, dénomination vicieuse qui a fait commettre beaucoup de semblables erreurs quant à l'origine des objets d'histoire naturelle, et à une époque où l'on ne se doutait guère de la géographie botanique. La tige du Tagetes erecta est droite, presque simple, glabre, striée, fistuleuse, munie de feuilles alternes, pétiolées, ailées, à folioles linéaireslancéolées, dentées en scie et un peu ciliées sur les bords. Les fleurs sont sulitaires aux extrémités de la tige et de ses ramifications; elles sont jaunes ou orangées, offrant d'ailleurs beaucoup de nuances dans les couleurs, et formant ainsi autant de variétés produites par la culture. Cette plante exhale une odeur forte

quand on la froisse entre les mains; elle est cullivée comme plante d'agrément dans les parterres ofi elle fleurit à la fin de l'été, et se présente souvent dans un état de monstruosité ou de doublure <|ui donne naissance à des variétés assez agréables à l'œil.

Le Tagetes patiila, L., est une autre espèce aussi cullivée dans les jardins depuis la fin du seizième siècle, et originaire des mêmes contiées que la précédente. Elle a des tiges divisées en rameaux nombreux, touffus et étalés. Ses Heurs sont grandes, d'un jaune orangé, et, de même que dans le Tagetes erecta, elles offrent plusieurs variétés, soit dans leur grandeur, soit dans le mélange des couleurs.

TAGÉTINÉES. bot. Tribu établie par Cassini dans la famille des Synanthérées.

TAGNICATI. UAM. Espèce du genre Cochon.

TAGONE. Tagona. ins. Genre de Coléoptères hétéromères, établi par Fischer (Entom, de la Russie) sur deux espèces de la Russie méridionale, (|ui, à en juger d'après les figures qu'il en donne, semblent se rapprocher des Tentyries. Cependant, par la manière dont se terminent les palpes, par la dilatation des tarses antérieurs, les cils dont ils sont garnis, la forme des antennes , et quelques autres caractères , les Tagones avoisinent aussi les nélops. Elles s'en éloigneraient simplement par l'absence des ailes.

TAGUC. BOT. A'. Camandag.

TAHIA. OIS. Flacourt donne ce nom à une Sarcelle qui parait être la même que celle de l'île de Luçon.

y. CaISARD.

TAILLE-MER. ois. Nom vulgaire du Got-land à pieds jaunes, f. Mouette.

TAILLE-VENT. ois. ( Flenrieu.) Nom que les matelots donnent aux Goélands, r. Mocette.

TAIKIA. BOT. Ce genre ne diffère pas du Milopetaluin. r. ce mot.

TAIRA. MAM. Espèce du genre Glouton. A', ce mot.

TAISSON. MAM. Nom vulgaire du Blaireau.

TAIT-SOU. OIS. Espèce du genre Coua. /'. ce mot.

TALA. BOT. F. Taie.

TALABRENO. rept. L'un des noms vulgaires de la Salamandre terrestre.

TALAPIOT. ois. Espèce du genre Picucule.

TALAPOIN. MAM. Espèce du genre Guenon.

TALAP.ODICTYON. bot. Genre de la famille des Algues, sous-ordre des Confervacées, tribu des llydrodiclyées, établi par Endlicher, avec les caractères essentiels suivants : fronde ombiliquée, sessile, mcnibranacco-muqueuse, subgloboso-bulbeuse, renflée en forme de sac, composée de filaments entrelacés, réticulés et anastomosés, qui laissent à la surface du tissu vivant des lignes nombreuses, qui affectent des figures aussi multipliées qu'irrégulières. On trouve ces Algues sur les côtes où la mer les rejette.

TALAUME. Talauma. bot. Genre de la famille des Magnoliacées et de la Polyandrie Polygynie, L., établi par Jussieu sur une espèce confondue anciennement avec les Magnolia, et offrant les caractères essentiels suivants : calice à trois sépales pétaloïdes; corolle composée de neuf à douze pétales ; étamines et ovaires, en nombre indéfini, agrégés sur un réceptacle en massue;

carpelles réunis en un fruit strohilifonne, ovoiile, ligneux, extcrieurfiinent muni d'écaillés, s'ouvrant à la raalurilé en plusieurs parties semblables à des valves, et otïrant alors le réceptacle séminifère dénudé; graines au nombre de deux, ou par avorlement solitaires dans chaque loge, pendantes et fixées à un fil.

Talaume de Plumier. Talauma Pliimieri; Magnolia Plinnieri, Swarlz ; Anoita dodecapetaia , Lani. De Candolle (System. VegeL, 1, p. 460) en a donné une description très-détaillée d'après les manuscrits et les dessins de Richard. C'est un arbre Irès-élevé, <|ui a le port d'un Magnolia, et qui ne s'en distingue que par la singulière déhiscence de son fruit. Il croît le long des torrents, à la Martini(iue, à la Guadeloupe et dans (|uelques autres îles des Antilles.

TALC. MfN. Le mot de Talc, comme celui de Spath, s'employait dans l'ancienne minéralogie pour désigner une certaine structure commune à des substances de nalure différente. On appelait de ce nom tous les minéraux qui se divisent avec facilité en lames minces et brillantes. C'est dans ce sens qu'on disait Talc de Moscovie pour dénommer cette variété de Mica en grandes lames transparentes, que l'on trouve en Sibérie et que les Russes font servir à quelques usages; Talc de Venise, pour distinguer une autre substance laminaire d'un blanc verdâtre et très-douce au toucher, que l'on transporte dans cette ville, de plusieurs points du Tyrol. Depuis que les minéralogistes considèrent la composition chimique comme la base fondamenlale de leurs classifications, le mot de Talc est devenu spécifique suivant les uns, et générique selon d'autres; il ne sert plus qu'à distinguer un certain groupe de substances tellement rapprochées par leur composition et par leurs caractères extérieurs, qu'on les confond presciue toujours entre elles; les différences qu'elles présentent sont, en effet, si peu tranchées, (|ue l'on conçoit sans peine que les minéralogistes aient élé longtemps pailagés sur la question de savoir si on doit les considérer comme les variétés d'une seule espèce ou bien comme autant d'espèces distinctes, mais très-voisines les unes des autres. Ces substances sont ces Pierres magnésiennes très-onctueuses au toucher, que l'on distingue communément par les noms de Talc proprement dit, de Chlorite, de Sléatite et de Serpentine. Les résultats des analyses modernes tendent à faire croire qu'il existe entre elles des différences essentielles de composition, et qu'ainsi l'on doit leur conserver ces dénominations spécifiques; toutefois, comme il est assez difficile de séparer l'histoire du Talc de celle de la Stéatite, et qu'il y a de l'avanlage à les étudier comparativement, on les a réunis ici sous leur ancien nom commun, et on renvoie pour la Chlorite et la Serpentine aux articles où il en a été traité d'une manière spéciale.

Le Talc proprement dit; Trisilicale de Magnésie. Substance douce et grasse au toucher, tendre, se laissant facilement rayer par l'ongle ou racler avec le couleau, et s'offrant sous des formes (|uî ramènent à un prisme droit rhomboïdal. Le Talc a fréquemment la structure laminaire; il est divisible en feuillets minces, flexibles, mais non élastiques comme ceux du Mica.

Sa forme primitive est, suivant Hally, un prisme droit rhomboïdal de 120' et 60», dont les dimensions sont encore inconnues. C'est l'un des minéraux les plus tendres : les arêtes et les angles de ses cristaux s'émoussent avec la plus grande facilité ; passé avec froltement sur une étoffe, il y laisse des taches blanchâlres. Sa pesanteur spécifique est de 2,7. Sa poussière est douce et savonneuse; son éclat est vitreux, passant quelquefois à l'éclat soyeux ou à un éclat gras, adamantin. Il possède deux axes de réfraction, et acquiert par le frottement l'électricité résineuse. Chauffé seul dans un matras, il ne dégage point d'eau, et ne perd pas sa transparence; à un feu vif, il s'exfolie et blanchit sans se fondre, ou s'arrondit vers les bords en une masse huileuse; dans le Borax, il se dissout avec effervescence en un verre transparent. Il est composé d'un atome de Magnésie et de deux atomes de Silice, ou en poids de Magnésie 20, et Silice 70. L'oxyde de Fer y fait quelquefois l'office de principe colorant. Les variétés de forme et de structure sont peu nombreuses; elles composent la série suivante :

l" Le Talc hexagonal : en prisme hexaèdre régulier, produit par la troncature des arêtes longitudinales, aiguës de la forme primitive; cristaux veris du lac de Viana en Piémont. On peut rap|>orter ii cette variété des cristaux en prisme droit triangulaire, qui n'en sont probablement qu'une modification accidentelle, due à l'oblitération de trois des [lans du prisme hexagonal, ou, si l'on veut, à l'accroissement démesuré des trois au lies.

2° Le Talc laminaire : en feuillets minces, droits ou contournés, d'un vert foncé, d'un blanc verdâtre ou d'un gris jaunâtre. Au SaintGothard, avec des cristaux rhomboïdaux de Dolomie; au Tyrol dans le Zillerthal; au Taberg en Suède.

5" Le Talc lamellaire ; en petites lamelles ordinairement Hexueuses, blanches, jaunâtres ou rosâtres.ASnariim, près Modum, en Norwége; à Guanaxualo, au Mexique; à Easton, aux Étals-Unis d'Amérique.

4" Le Talc écailleux appelé fort improprement Craie (le Briançon : en masses qui se divisent par écailles, et sans offrir de joints continus. A Prasles, en Piémont.

o" Le Talc fibreux. Blanc, vert ou gris- jaunâtre ; composé de fibres rayonnées.

G" Le Talc endurci : en masses fibreuses ou un peu compactes, qui ont pris plus de dureté.

7» Le Talc pulvérulent : en masse terreuse ou argilolde, d'un gris blanchâtre. A Boutbois, au nord d'IIéric, près de riantes, au Brésil, à Cantagallo et à Minas- Geraes.

Le Talc appartient aux terrains primordiaux, oi"l on le rencontre en lits ou couches subordonnées an milieu des Micaschistes, des Calcaires, des Dolomies, des Serl)entines et des Phyllades; il est la base des Stéaschistes, et entre dans la composition de plusieurs Uoches de la même époque, telles que les Ophiolites et les Ophicalces. Quant aux variétés niinéralogiques de Talc pur, on les trouve assez communément dans les terrains où abondent les Roches magnésiennes et amphiboli(|ues. Le Talc laminaire ne se rencontre qu'en pcliles masses

pl siipeificiellement ; il ne forme à lui seul ni filons, ni llls, ni couches ; il s'associe fi'équemmenl au Ouai'lz, au Feldspalli. au Grenat, à la Dolomic. Le Talc écail- Ipux cl le Talc endurci se rcncoulrenl au contraire en couches assez puissantes ; le dernier abonde dans tons les endroits où l'on observe la Stéalite et la Serpentine.

I.e Talc est employé à difTérculs usages; la variété laminaire, d'un blanc nacré légèrement verdâtre, que l'on lecueille auZillerthal et dans l'Oberwald euTyrol, est transportée à Venise où elle est connue dans le commerce sous le nom de Talc de Venise. Ouand elle est pulvérisée, broyée et réduite en pâte fine, on en compose des crayons colorés que l'on nomme pastels. La propriété dont jouit sa poussière de rendre la peau lisse et luisante, et de lui donner une apparente fraîcheur, la fait employer comme cosmétique; elle est la base dn fard dont se servent les femmes, et dont le principe colorant est le rouge de carthame; on fabrique également ce cosmétique avec le Talc blanc écailleux, dit Claie de Briauçon , que les Briançonnais tirent de la montagne Rousse, près de Feneslrelles; du hameau de Brailly, dans la vallée de Saint-Martin, et de Prasles en Piémont. Ce même Talc écailleiix, dans son étal naturel, est employé par les tailleurs en guise de craie pour tracer leurs coupes sur les étoffes; enfin on se sert du Talc pulvérulent pour dégraisser les soies, pour diminuer le frottement des machines et pour faciliter l'entrée des pieds dans les bottes neuves.

La Stéatite. Silicate de Magnésie hydraté; Talc Stéalite, HaUy. Substance à structure non lamelleuse, trèsonctueuse au toucher, et donnant de l'eau par la calcination; elle diffère du Talc proprement dit en ce qu'elle n'offre aucune trace de structure cristalline, et que les formes régulières sous lesquelles on la rencontre quelquefois sont empruntées à d'autres minéraux. Elle a la cassure inégale, mate, souvent écailleuse; elle est tendre; se laisse rayer facilement par l'ongle cl couper au couteau comme du savon; sa raclure est blanche, quelle que soit la couleur de l'échantillon. Elle est susceptible de poli. Sa pesanteur spécifique est de 2,6 à 2,8. Au chalumeau, elle blanchit et fond difficilement en émail, ou se réduit en une pâte blanche. Sa couleur la plus ordinaire est le blanc; elle passe à des teintes différentes de gris, de jaune, de vert, de rose et de rou(;e ; elle est composée d'un atome de bisilicate de Magnésie et d'une pioportion d'eau qui n'est pas encore exactement déterminée. La Stéatite de Bayreuth, analysée par Klaprolh, lui a donné 61,30 de Silice, 50,50 de Magnésie, 2,50 d'oxyde de Fer, et 5,50 d'Eau. On dislingue parmi les variétés de Stéatite : la Stéatite fibreuse, Stéatite asbesliforme de Saussure. Elle ressemble à de l'Asbeste dur, mais ses fibres sont grossières, inégales et beaucoup plus tendres, disposées parallèlement entre elles ou en faisceaux divergents; au Saint-Golhard ; dans la vallée d'Ala, en Piémont; en Norwége, dans la Serpentine; en Sibérie, près d'Ekaterinebourg. La Stéatile granulaire. Grisâtre ou gris bleuâtre, à structure grenue ou oolitique. La Stéatite compacte on endurcie. Plus dure que les précédentes; à structure parfaitement compacte; à cassure luisante ou terne, inégale ou cireuse; blanche,

verte, rosàtre et souvent marbrée. En Corso, en .Saxe, on Bohême, en Sibérie, etc. La Stéatite terreuse, vulgairement nommée Craie d'Espagne. A cassure écailleuse. 1res- friable; elle accompagne la Stéalite endurcie; au cap Lézard, en Cornouailles; dans les montagnes de l'Aragon. La Stéatite dendritiqiie. Compacte, blanche, avec dendrites noirâtres, dues à des particules de Fer ou de Manganèse, ou, comme le pense le docteur Schneider, à des particules de Graphite ; à Wunsiedel et à GopfersgrUn, près de Tliiersheiui, dans la principauté de Bayreuth. La Stéatite pseudomorpliique ou polyédrique. Se montrant sous des formes régulières (|ui appartiennent à d'antres espèces, telles que le Quartz hyalin, le Calcaire spalhique, le Calcaire brunissant, etc.. et dont la Stéatite s'est bornée à copier la figure extérieure sans conserver aucune trace de leur structure interne.

On ne peut douter que les corps réguliers dont il s'agit ne .soient de véritables pseudomorphoses , c'està-dire que la Stéatite n'offre ici des formes d'emprunt dont les types préexistaient dans d'antres cristaux qui lui ont cédé leur place. Mais comment s'est opéré le remplacement de la substance de ces cristaux par la matière stéatileuse? C'est ce qu'on n'a pu jusqu'à présent expliquer d'une manière satisfaisante ; il est seulement probable que cette substitution a eu lieu graduellement par des causes chimiques qui agissaient à la fois l)our détruire ou dissoudre les particules de la première substance, et pour déposer celles du nouveau corps en leur place. On ne peut admettre en effet que ces formes empruntées aient été produites, comme après coup, par une sorte de moulage, dans des cavités régulières qui seraient restées libres après la destruction des premiers cristaux, car ici la matière de la pseudomorphose et celle de la gangue environnante ne diffèrent aucunement par leur nature, et elles ont été par conséquent de formation contemporaine.

Plusieurs minéralogistes ont proposé de distinguer dans la Stéalite polyodriqueles sous-variétés suivantes:

A. La Stéatite quartziforme. En Quailz hyalin prisme; à GopfersgrUn et à Wunsiedel, contrée de Bayreuth, dans un lit d'Argile, et à Allenberg, en Saxe. En Quartz émarginé, dans la vallée de Biel, près du glacier (lu Mont-Rose, au milieu de la Serpentine. Ces petits corps réguliers sont implantés dans une Stéatite amorphe de même nature, avec laquelle ils se confondent. Ils n'offrent aucune différence dans la mesure de leurs angles avec les cristaux de Quartz, et plusieurs ont comme ceux-ci des stries qui sillonnent transversalement les pans de leurs prismes. On trouve souvent, dans la même Stéatite de véritables cristaux de Quartz qui sont restés intacts.

B. La Stéatite calcariforme. En calcaire spalhique rhomhoïdal, primitif ou équiaxe ; en calcaire métastatique ; en rhomboïdes contournés, comme ceux du Calcaire brunissant; dans la Stéatite de Bayreuth.

c. La Stéatite feldspatliiforme. En Feldspath quadrihexagonal ; à Carlsbad en Bohême, dans un Granité ; à Niederschnna . près de Freyberg. Cette dernière pseudomorphose présente cela de remarquable que l'altération a commencé par le centre du cristal, et que In

par'lie exléiieuie :i souvont conservé la dureté et le tissu lamelleux du Feldspalli de Boniiard.

On a rapporté à la Sléallle une substance qui a beaucoup de rapports avec elle par ses caractères extérieurs, et que l'on trouve à la Cliine, d'où elle est rapportée sous la forme de peliles figures grotesques, appelées Magots. Il est possible que la matière de quelques-uns de CCS petits bustes ail été fournie par la véritable Stéatite; mais, dans le plus grand nombre des cas, la substance qui les compose est sensiblement plus dure, quoiqu'elle se laisse encore rayer par l'ongle; elle est infusible, et se distingue surtout de la Stéatite par l'absence de la Magnésie et par la présence de l'Alumine et d'une quantité notable de matière alcaline. ttaOy l'a décrite sous le nom de Talc i/mpliique ; mais les minéralogistes modernes s'accordent à la considérer comme formant une espèce distincte du Talc et de la Stéatite qu'ils placent à la suite des Silicates alumineux. Elle a reçu un grand nombre de dénominations différentes : on l'a nommée Agalmatolite , Koréite, Lardite , Pierre de lard, Pierre à Magots, Pagodite, Gl,ri>hile. Léonbard regarde la Pimélite de KosemUtz et de Baumgarlen, en Silésie, comme n'étant qu'une simple variété de Stéatite colorée par l'Oxyde de Nickel ; mais cette substance terreuse, d'un vert pomme, pourrait bien constituer une espèce à part , si l'on en juge d'après une analyse de Klaprolb (|ui ne l'a trouvée formée que de Silice, d'Oxyde de Nickel et d'Eau.

Enfin, il est encore une substance qu'on pourrait être tenté de rapporter à la Stéatite, et qui n'en diffère que par une petite quantité d'Alumine. C'est le minéral connu sous le nom àe Pierre de savon (Seifenstein), que l'on trouve en veines dans la Serpentine du cap Lézard, en Cornouailles. 11 est grisâtre ou bleuâtre, et souvent bariolé ou tacheté; sa surface est très-onctueuse. Son analyse par Klaprolb a donné le résultai suivant : Silice, 47; Alumine, 9,25; Magnésie, 24,75; Oxyde de Fer, 1; Eau, 18.

La Stéatile appartient aux terrains primordiaux de sédiments, et aux terrains de sédiments inférieurs; elle accompagne presque toujours la Serpentine, au milieu de laquelle elle forme des veines dans toutes sortes de directions, et plus rarement des amas irréguliers ou des lits. Elle est commune dans les Serpentines de la Corse, des Pyrénées. d'Espagne ; dans celles de la vallée d'Aost et de la montagne Rousse, en Piémont; du cap Lézard et de Saint-Cleer en Cornouailles; de Portsoy, des îles de Sky et d'Arran en Ecosse; de l'ile d'Anglesea, deZœblitzeld'Ehrenfriedersdorf.en Saxe; de Kazzenberg et d'Erbendorf en Bavière. On la rencontre quelquefois dans les filons métallifères (en Suède, en Hongrie) et dans les Rocbes trappéennes (aux îles Feroe, dans le Basalte; dans la mine Weierhecke, près de Tringenstein).

On a étendu le nom de Talc à diverses substances minérales qui n'appartiennent pas à ce genre.

Taic BiEn. Synonyme de Dislhène. F. ce mot.

Talc de Briançon. Variété écailleuse du Talc lamellaire ou de la Stéatite. y. Talc.

Talc Cbiorite. r. Chlorite.

Talc-glaphtqle. r. Pagodite et Talc Stéatite.

Talc granclcdx. y. Nacrite.

Talc hydraté, f^. Brccite.

Talc de Hoscovie. f. Mica laminaire.

Talc oilaire. /'. SERPEnTinE.

Talc de Vepiise. Variété de Talc laminaire duTyroI, que l'on transporte à Venise pour les besoins du commerce.

Talc zographiqde. r. Chlorite et Terre verte.

TALCITE. min. Ce nom a été donné à une espèce de Mica, altérée par l'action des feux volcaniques.

TALE. 7\ila. bot. Manuel Blanco, dans son Flora de Fitipinas, 484, a institué ce genre qui doit appartenir à la famille des Scropliularinées; il a pour caractères : calice à cinq dents aiguijs , dont la postérieure est la plus grande; tube de la corolle courbé et comprimé, son limbe est partagé en quatre divisions inégales, dont la postérieure est plus grande et faiblement échancrée; quatre étamines didynames, attachées par paire; anthères insérées à l'aide d'un petit globule; ovaire conique; style plus court que les étamines; stigmate à trois lobes, dont le postérieur est bilamellé. Le fruit est une capsule biloculaire et polysperme.

Talé odorante. Tala odorala, Blanco. Plante herbacée, vivace, qui croît dans les endroits humides et marécageux des îles Philippines. Ses feuilles sont opposées, lancéolées, dentelées en leurs bords, pubescentes et marquées de petites fossettes en dessous; les pétioles sont cohérents. Les fleurs sont sessiles et solitaires.

TALÉGALLE. Talegalla. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés. Caractères : bec très-robuste et très-épais, égalant la longueur du tiers de la tète, comprimé en dessus; mandibule supérieure convexe, entamant les plumes du front; narines placées de chaque côté, â la base, ovalaires,ol>longues, percées dans une membrane large; mandibule inférieure moins haute, mais plus large que la supérieure, presque droite en dessous, obliquement taillée en bec de flûte à sa pointe, à bords lisses, à branches écartées à la base, et l'écarlement rempli par une membrane empliimée; tête et cou garnis de plumes à barbules; joues entièrement nues; ailes arrondies, médiocres; première rémige très-courte, la deuxième un peu plus longue, la troisième dépassant toutes les autres, les quatrième et cinquième diminuant de longueur après la troisième; queue assez longue, arrondie; tarses assez robustes, médiocrement longs, garnis de larges scutelles eu devant; doigts assez longs : celui du milieu le |ilus allongé, l'externe le plus court, les trois de devant garnis à leur naissance d'un rebord membraneux, plus large entre les doigts externes et médians; ongles convexes, aplatis en dessous, légèrement recourbéset médiocrement robustes; le pouce est long, appuyant en entier sur le sol, et garni d'un ongle également robuste. Ce genre a été établi par Lesson, sur une seule espèce qu'il a découverte dans les forêts de la Nouvelle-Guinée. Comme il ne dit rien de ses mœurs et de ses habitudes, tout fait penser qu'il n'aura pu rencontrer aucune occasion d'observer particulièrement l'Oiseau. D'après l'indication des caractères génériques, les Talégalles, dont le nom est composé des mots Taleva et Galliis, deux Oiseaux différents, qui rappellent le Talégalle dans ses formes, pourraient

|ireiicir« place dans la inclliode iinniiHlialcniont après les Pinladps.

Taiégalle de Cctier. Talerjalla Cuvieiii. Loss. Plumage pnlièiemen( noir. Taille, celle d'une Poule moyenne. Delà Nouvelle-Guinée; où l'espèce paraît êlre fort rare.

Talécailede LhTUKJH.Talegalla Lathamii, Gould. Celte seconde espèce, observée dans l'Australie, parait d'une taille un peu plus grande que la première; sa dépouille fait partie delà collection de M. Gould.

TALÈVE. Poiphyrio. ois. Genre de la seconde famille de l'ordre des Gralles. Caractères : bec fort, dni', é|)nis, conique, presque aussi haut que long, plus court (|ue la tète; arête de la mandibule supérieure déprimée, se dilatant jusque très-avant sur le crâne; narines placées de chai|uc côté du bec, près de l'arête, percées dans la masse cornée, à peu près rondes, ouvertes de part en part; pieds longs et robustes; doigts allongés: les antérieurs entièrement divisés, garnis sur les côtés de petites membranes très-étroites; ailes médiocres; la première rémige i)Ius courte que les deuxième, troisième et quatrième (|ui sont régulièrement étagées. Les Talèves, que l'on nomme PorpUyrions ou Poules siillaties, sont de charmants Oiseaux aquatiques, revêtus pour la plupart de couleurs fort éclatantes; ils habitent les fleuves et les rivières, mais plus souvent les lacs, les marais et les bas-fonds que la saison des pluies couvre d'eau qui s'y maintient pendant une partie de l'année. Dans leur manière de vivre, ils diffèrent assez peu des Gallinules; seulement on les voit, pour leur nourriture, rechercher les fruits et les graines de préférence aux feuilles et autres parties des végétaux, ainsi qu'au Poisson dont s'accommodent plus ordinairement les Gallinules; aussi, par ces motifs, sont-ils plus souvent à terre, occupés de cette recherche, et courant à travers les champs cultivés et ensemencés de riz et de maïs surtout, que nageant à la surface des eaux ou plongeant dans leur sein. Ce n'est point qu'ils y manquent des grâces et de la facilité que l'on remar- <|ue dans la plupart de ces Oiseaux qui, quoique privés des larges membranes servant de rames aux Palmipèdes, se tirent néanmoins avec une adresse et une aisance admirables de tous les genres de natation; au contraire, ils en étalent beaucoup plus encore que les autres, et ont en outre cet avantage, qu'ils sont également prompts et agiles à la course. La disette de leurs aliments favoris les porte à pénétrer quelquefois dans les forêts où les attire sans doute l'espoir de rencontrer ces amandes qu'une enveloppe solide et dure préserve pendant un temps plus long de la pourriture ou de la germination. A l'aide de leur bec fortement armé d'énormes mandibules, ils parviennent sans efforts apparents a briser ces enveloppes ligneuses, et à dégager la portion nutritive dont ils sont très-friands et ([u'ils portent au bec. de même que toutes les autres nourritures, avec les doigts de l'un des tarses, et en se tenant debout sur l'autre. Quoique les Talèves soient propres aux contrées les plus chaudes du globe, une espèce néanmoins se trouve abondamment répandue dans toutes les parties méridionales de l'Europe. En est-elle originaire? s'y est-elle établie accidentellement? est-

clle la même espèce qui jadis excita si éminemment la sensibilité des maîtres du monde en gastronomie, comme ils lefurenlen puissance?Ce sontdcs questions que l'on a bien des l'ois agitées sans les avoir résolues d'une manière satisfaisante. Ces Oiseaux en général sont timides et craintifs; on les a vus cependant déployer un grand courage en diverses circonstances, et même dans les pièges où ils se trouvaient pris. Leiu' humeur solitaire et tranquille les retient éloignés des lieux habités; c'est là qu'ils cèdent au besoin de se reproduire : leur nid fort ample, mais négligemment arrangé, consiste en toute sorte de débris de végétaux sur lesquels sont déposés de la mousseet du duvet. La ponte est de trois ou quatre œufs blancs et parfaitement ronds. Il est possible que le genre Talève soit nombreux en espèces; mais tout porte à croire que beaucoup d'auteurs ont regardé comme telles de simples variétés d'âge ou les mêmes individus aux différentes époques de la mue. Voici les espèces qui paraissent bien constatées et généralement adoptées.

Talève bianc. Porphyiio albus, Lath. Plumage entièrement blanc; bec, membrane frontale et pieds rouges. Taille, vingt pouces. Les jeunes sont d'un bleu cendré; ils ont le bec et la membrane d'un rouge terne, les pieds grisâtres. De l'île de Norfolk.

Talève émeraudin. Porphyiio smaragdintts , Temni., Ois. coloi. , pi. 421; Porphyrio iuiUcus , Horsf. Parties supérieures d'un bleu noirâtre; joues et occiput noirs; côtés et derrière du cou, ventre el flancs d'un bleu intense; devant du cou, poitrine et poignet d'un bleu verdàtre; abdomen noir; tectrices subcaudales blanches; bec, plaque du sommet de la tête et pieds rouges. Taillle quinze pouces. De Java.

Talève favorite. Porphyrio Cayana; Fiilica flaviroslris, Gm., pi. enl. 897. /^.Gallipidie.

Talève gentil. Porphyrio belliis, Gould. Tête, cou et dessus du corps d'un bleu intense ; face, gorge el poitrine d'un bleu verdâlre; dos, ailes et queue d'ua brun noirâtre. Taille dix-huit pouces. De l'Auslialie. Talève INDIE^. Pliorphyrio indiens, Horsf. Plumage noir, lavé de verdâlre brillant, avec des nuances de brun sur la tète et le ventre; cou, épaules et poitrine d'un vert d'aigue-marine; côtés du cou et du ventre pourprés; abdomen blanc; plaque frontale large, débordant les yeux. Taille, dix-sept pouces. De Java. Talève de Madagascar, y. Talève Porpryrion. Talève a JuriTEAD noir. Porphyrio melanotus, Temm. Parties supérieures d'unbrunnoir lustré; tête, joues, milieu du ventre et cuisses noirs; cou, poitrine et flancs d'un bleu éclatant; bec, plaque du sommet de la tête et pieds d'un rouge cramoisi. Taille, seize pouces. De la Nouvelle-Hollande.

Talève a manteau vekt. Porphyrio smaragiiotiis, Temm. y. Talève Porphyrion.

Talève meunier. Porphyrio pulveriilenlus, Tem., Ois. color., pi. 405. Tête et cou d'un gris bleuâtre, qui prend un ton plus vif sur la poitrine, et passe par des teintes plus foncées au bleu pur, qui couvre l'abdomen et les cuisses; ailes d'un bleu cendré, nuancé de verdàtre; dos et queue d'un brun olivâtre; tectrices subcaudales blanches. Bec très-fort, rouge, ainsi que la

plaque coiiii'e du soiiimel de la lêle et les pieds. Taille, quatorze pouces el demi. De l'Afiique méridionale.

Talève petite PotLE-ScLTANE. Poiiiliyrio tavuit; Fulica MaitiHicensiSjGm.; Porphy I io tavoua ,\\ti\\.. Gai., pi. 267. A'. Gallindie tavoda.

Talève Porpdyrion. Poijihyiio hyacinthinus , Temm. Parties supérieures d'un bleu foncé éclatant, de même que les tectrices alaires, les rémiges, les rectricesella poitrine; joues, gorge, devant et côtés du cou d'un brun lavé de bleu-verdàtre pâle ; occiput, nuque, cuisses et abdomen d'un bleu foncé; tectrices subcaudales blancbes; bec d'un rouge vif, ainsi que la plaque frontale et coronale qui est presque de niveau avec l'arête du bec, el vient aboutir derrière les yeux; pieds et doigts d'un rouge de chair pâle, l'intermédiaire, sans l'ongle, plus long que le tarse. Taille, dixliuit pouces. Des contrées méridionales de l'Europe.

Talève PodleScltare. y. Talève Pobphyrion.

TALGUENÉE. Talguenea. bot. Genre de la famille des Rharanacées, établi par Miers, qui lui donne pour caractères : tube du calice turbinato-obconique; son limbe est partagé en cinq divisions acuminées, réfléchies; corolle composée de cinq pétales insérés entre les découpures du calice; ils sont dressés, connivents et en forme de capuchon; cinq étamines incluses, ayant la même insertion que les pétales, auxquels elles sont opposées; filaments courts et aplatis; anthères introrses, orbiculaires, uniloculaires et transversalement bivalves; ovaire libre, à trois loges, renfermant chacune un ovule anatrope et dressé dès sa base; style subulé, longuement exserte et très-velu; stigmate simple et acuminé. Le fruit est une capsule membraneuse, surmontée du style persistant, uniloculaire par avortement, monosperrae et bivalve. La semence est dressée, elliptique, marquée d'un sillon longitudinal, revêtue d'un test coriace et luisant; embryon logé dans un albumen corné, un peu orthotrope et cylindrique; cotylédons courts et obtus; radicule cylindrique et infère. Les Talguenées sont des arbrisseaux à feuilles serrées, opposées en croix, elliptiques, à cinq neivures, très-entières, un peu duveteuses, armées d'épines axillaires également opposées en croix; les fleurs sont portées sur un pédoncule axillaire. Des Andes du Chili.

TALI-BOCOMPOL-MERA. bot. (Rumph.)^.CLOHPAN.

TAL1ERA. BOT. Le Corypha Talieia , Roxburgh (Corom., 3, p. 51, tah. 233 et 236), a été érigé en un genre particulier sous le nom de Taliera, par Martius {Gênera Palm., p. 10) qui l'a ainsi caractérise : fleurs sessiles, hermaphrodites; spathes nombreuses, incomplètes; calice tritîde; corolle à trois pétales; six étamines, cohérentes à la base en une cupule insérée audessous des pistils; trois ovaires, cohérents par leur côté interne; style court; stigmate non distinct; trois baies monospermes, qui rarement parviennent toutes à maturité; albumen homogène, creux; embryon vertical. L'espèce sur laquelle ce genre a été constitué, est un Palmier de l'Inde orientale, dont le stipe est marqué de cicatrices annulaires ; les frondes sont palmées-flabelliformes , étalées en éventail arrondi; les fleurs, petites, verdâtres, sont disposées en un régime

très-rameux, terminal, dressé, à rameaux étalés; les baies sont d'une couleur olivâtre.

TALIGALÉE. Tuligalea. bot. Aublet, dans son ouvrage sur les Plantes de laGuiane, a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Verbénacées et a la Didynamie Angiospermie, du Système sexuel. Linné tîls a changé ce nom en celui d'y^wiasoni'a, qui a été adopté par Vahl. Persoon, Kunth et la plupart des auteurs modernes. D'un autre côté, Necker a encore surchargé la synonymie en conférant ù ce genre le nom de Di/ilosleiiia. Voici ses caractères principaux : calice quinquéfide; corolle tubuleuse, beaucoup plus longue que le calice, ayant le limbe à cinq segments presque égaux; quatre étamines à peine didynames; stigmate biparti; drupe entouré par le calice persistant, à deux ou quatre osselets uniloculaires, monospermes.

Taligalée champêtre. Taligalea campeslns, Aubl., Gitian., u, p. 625, tab. 232; Amasonia erecta,\'a\\\, Eclog., Il, p. 31 ? Sa tige est herbacée, haute d'environ trois pieds, garnie de feuilles alternes, lancéoléesovales , légèrement dentées en scie et scabres. Les fleurs sont jaunes, penchées, tournées d'un même côté, disposées en grappe terminale. Cette plante croît à la Guiane.

TALIN. Talinum. bot. Genre de la famille des Porlulacées et de la Dodécandrie Monogynie, L., établi par Adanson qui le composait des espèces de Portvlaca dont la capsule est trivalve. Adopté par les botanistes modernes, il a été augmenté de plusieurs espèces nouvelles, dont quelques-unes ont été érigées par Kunth en un genre particulier, sous le nom de Calandn'nia . Voici les caractères essentiels du genre Talinum ainsi réduit par Haworth et De Candolle : calice caduc, à deux sépales opposés et ovales ; cin(| pétales hypogynes ou insérés à la base du calice, libres ou légèrement soudés dans leur partie inférieure; dix à vingt étamines insérées au même point que les pétales , et souvent un peu adhérentes avec ceux-ci; style filiforme, fendu au sommet en trois stigmates étalés ou réunis en lêle, el figurant un stigmate simple; capsule à trois valves, uniloculaire et polysperme; graines aptères, fî.xées à un placenta central. Ce genre se compose de plantes herbacées ou suffrutescentes, glabres et charnues. Leurs feuilles sont alterneset très-entières; leurs fleurs, très-fugaces, s'ouvrent sous l'influence d'un beau soleil, et sont disposées en cimes ou en grappes. Ces plantes croissent en Amérique, à l'exception d'une seule espèce (|ui se trouve en Arabie, et qui forme le genre Oiygja de Forskahl. De Candolle (Prodr. Syst- Vegel., 3, p. 356) les a distribuées en trois groupes.

Le premier est le Phemeranthiis de Raffinesque, ou Talinum de Pursh elNullall. Ce sont des plantes grasses, herbacées ou vivaces, remarquables en ce que leurs trois stigmates sont ramassés de manière à imiter un stigmate simple. Les feuilles sont cylindriques; les fleurs disposées en cime dichotome. C'est à ce groupe que se rapportent : le Talinum teretif'oliuiii , Pursh, qui croît dans l'Amérique septentrionale, et le Talinum napi/'orme, nouvelle espèce du Mexique.

Le second groupe a été nommé Talinaslnim, et s(,-

compose de cinq espèces, parmi les<iiielles le TaUnuiii aussi foliiim, Willd., ou Porliilaca crassifolia, Jacq., Hort. rindob., ô, lab. 52 ; le Talinum païens, Willd., Porlulaca paiens, Jacq., loc. cit., 2, lab. 151; Rulingia païens, Ehrailli; le Talinum CHueifoliinn, Willd., ou Oiygia porlulacœfolia, Fotsk., FI. Jrab. descripl.. 103. Ces planles sont itidlgènes des contrées cbaudes de l'Amérique équinoxiale et des Antilles; la dernière croît dans l'Arabie heureuse, près d'Hadie. Elles se distinguent par leur slyle filiforme, à (rois stigmates distincts et étalés, et par leur ovaire globuleux. Ce sont de petits arbrisseaux \n\ peu cliarnus, à feuilles planes, à fleurs en panicule ou eu oorymbe lâche.

Sous le nom de Talinelluin, De Candolle comprend quatre espèces du Pérou et des régions adjacentes de l'Amérique septentrionale, décrites par Ruiz et Pavon et par Kuntli. Ces planles sont herbacées et probablement toutes annuelles; elles ont un slyle épais, surmonté de trois stigmates épais, presque plans. Celte section se rapproche beaucoup du Calaiiiliinia, dont elle ne diffère que par la caducité du calice.

TALINASTUUMet TALINELLUM. bot. (De Candolle.) ^. Talin.

TALII'OT. BOT. Synonyme de Curypha nmbracii/i-

ft'ia. I'. CORTPHE.

TALISIE. Talisia. bot. Ce genre de la famille des Sapindacées, et de l'Octandrie Monogynie,se compose d'un petit nombre d'arbres et d'arbustes originaires des régions tropicales d'Amérique. Leurs feuilles sont grandes, alternes, ailées sans impaire., dénuées de stipules. Leurs fleurs sont disposées en grandes panicules. Le calice est fendu jus(|u'au delà du milieu en cinq lobes ; les pétales, au nombre de cinq, sont alternes avec les lobes du calice, et munis intérieurement, au-dessus de leur base, d'un long appendice couvert de poils; le disque est très-charnu, son bord régulier se prolonge entre les pétales et les filcls; les étamines.au nombre de huit, sont insérées sur le disque aulourd'un ovaire situé au centre de la Heur; le stigmate est presque sessile, divisé à son sommet en trois dénis Irèsconrtes; l'ovaire renferme trois ou (|uatie loges uniovulécs; les ovules sont insérés au fond des loges, dressés; le fruit n'a point encore élé décrit.

Talisie a grappes. Talisia hexupli) lia, V'abI, Ed. j4mer., fasc. 2, p. 29. C'est un arbre dont les rameaux sont cylindri<|ues, glabres, revélus d'une écorce cendrée, couverts de points saillants et très-nombreux; ils sont divisés eu d'autres rameaux alternes, Irèsétalés. garnis de feuilles péliolées, alternes, ailées, composées de quatre à six paires de folioles opposées ou alternes, i)édicellées, oblongues, lancéolées, entières et luisantes. Les fleurs sont en grappes axillaires, d'un blanc verdâlre. Des environs de Cartliagène.

TALITRE. Tulilnis. crcst. Genre del'ordre des Ampbipodes, famille des Crevetlines, qui, suivant la méthode de Milne Edwards, appailient à sa tribu des Crevetlines sauteuses, ou celles dont lecorps est foi'tement comprimé laléralemenl, avec les divisions latérales des premiers segments thoraciques grandes, clypéilormes, et les hanches des dernières paires de pattes fort grandes. 11 s'éloigne maintenant des aulres geiues de celle

Sf.IE>T.t> ^AT.

iribu par les caractères suivants ; antennes supérieures beaucoup plus courtes que les inférieures, et de la longueur à peine de celle de leur pédoncule; palpe des mandibules nulle ou simplement rudimentaire. Aucune des pattes terminée par un renflement ou dilalalion en manière de main, avec un crochet ou doigt susceptible de se courber en dessous. Ce dernier caractère dislingue ce genre de celui d'Orcheslie qui en est très-voisin.

Tai.itre SKxmvst.. Gamniaruslo(:usta,f ah.; Oiiisciis locusla, Pall., Spicil. Zool., ix, lab. 4, fig. 7. Talitrus locusta, Latr.; Aslacus locusla, Penn.; Cancer gamma/us Saltalor, Montagu. Son corps est d'un cendré plus ou moins foncé, avec les aniennes roussàlres, velues ainsi que les trois dernières paires de pattes. Taille, six à huit lignes. Très commun sur les côles sablonneuses, en Europe.

TALKSCIllEI'ER. JiiR. /-'. Stéaschiste.

TALKSPATH. nm. r\ Dolomie.

TALKSTEINMACK. mm. Karslein a découvert ce minéral dans le Porphyre de Rochlilz; il s'y trouve en petits rognons d'un blanc légèrement jaunâtre ou rougeàlre, luisant, un peu durs, se cassant en petites écailles; sa pesanteur spécifique est 2,5; il est difficilement altacjuable par les Acides. Il est comjjosé de Silice 38; Alumine, 60; Magnésie, 1; Oxyde de Manganèse, I.

TALLARET. ois. Nom vulgaire de la Mouette rieuse.

TALON. aoLL. En conchyliologie, on désigne quelquefois i)ar ce nom, le sommet de la valve concave de (luelques Coquilles bivalves, qui s'avance souvent bien au delà de la charnière.

TALPA. MAM. Synonyme de Taupe, /'.ce mol.

TALPACOTA. ois. Espèce du génie Pigeon.

TALPASORE. mah. /'. Scai.ope.

TALPOIDE. MAM. (Lacépède.) /'. Aspalax et Ba-

TnïERGCS.

TAMANDUA. MAM. Espèce du genre Fourmilier.

TAMANDD.A-GUACA. mam. (Marcgraaff. ) /'. Tamanoir, au mot Fourmilier.

TAMANOIR. MAM. Espèce du genre Fourmilier.

TAMARA, bot. Espèce indienne du genre Nxmpliœa. I'. Nénuphar.

TAMAR-HENDl. bot. (Delile.) Même chose que Tamarin, y. Tamarinier.

TAMARIN. MAM. Espèce du genre Ouistiti, devenu(! lype d'un sous genre, r. Ocistiti.

TAMARINIER. Tamaiiiidns. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Cassiées, offrant les earaclères suivants ; calice à cinq sépales soudés en un tube par la base : trois supérieurs libres, réfléchis cl oblongs; deux inférieurs cohérents en un seul lobe, plus larges, à deux nervures et souvent bidenlés au sommet. Corolle à trois pétales alternes avec les trois sépales supérieurs; deux d'entre eux ovales et renflés en capuchon vers le milieu. Élamines au nombre de neuf à dix, dont deux ou trois plus longues, monadelphes, anlhérifères; sept plus courtes, stériles. Style subulé. Légume pédicellé, en forme de sabre, comprimé, unilociilaire, à valves charnues, pulpeuses entre l'épisperme et l'endosperme, renfermant de trois à six graines ovoïdes-canées, à troncature oblique vers \v hile, à cotylédons inégaux à la base. Ce genre ne se

compose que d'une seule espèce, car la plante américaine paraît n'être qu'une simple variété de celle qui a été transportée dans tontes les colonies des pays chauds.

Tamarinier de l'Iivde. Tnmaiindus Indica, L., Rhéede, lloit. Malah., 1, (ni). 2-5. C'est un arbre abondant aux Indes orientales, en Afrique et surtout en Egypte. Son tronc est très-élevé, revêtu d'une écorce brune et gercée, divisé supérieurement en branches fort étendues et garnies de feuilles pinnées également et sans impaire, composées de dix à (juinze paires de folioles prescpie sessiles, ellijjtiques, obtuses et éipiilaléralBS à leur base. Les Heurs, rosâtres ou d'un jaune verdàlre et assez grandes, sont disposées en grappes un peu pendantes, situées au sommet des rameaux. Les fruits sont des gousses ù valves épaisses, longues de quatre à cinq pouces, un peu recourbées, d'une couleur brune-rnugeàtre, remplies d'une pulpe jaunâtre ou d'un rouge brun. Le Tamarin du commerce est cette pulpe que l'on envoie séparée de sa gousse et contenant encore les graines ainsi (|ue les filaments dont elle est naturellement entremêlée, avant de l'expédier en Europe. On lui fait subir une légère coclion dans des bassines de cuivre, afin de l'empêcher de moisir. Elle est alors d'une couleur rouge-noirâtre, d'une consistance pâteuse, d'une odeur vineuse et d'une saveur aigrelette sucrée et un peu astringente. La pulpe de Tamarin, analysée i>ar Vauquelin (Annales de Chimie, t. v, p. 99), a fourni les résultais suivants : Acide citrique, 9,40; Acide tarlrii|Uo, 1 ,sri ; Acide malique, 0,45 ; sur-tarirate de Potasse, 5,23; Sucre, 12,50; Gnmmc, 4,70; Gelée végétale, 6,25; Parenchyme, Ô4,ô5; Eau, 27,55. La grande quantité de sucre contenue dans la pulpe de Tamarin ne paraît pas y être inhérente. Cette quantité n'est aussi considérable que parce que l'on y ajoute du sucre par couches alternatives pour la conserver; du moins, c'est ainsi (|ue l'on agit aux Antilles et dans diverses contrées de l'Inde.

On emploie la pulpe de Tamarin comme médicament purgatif et rafraîchissant. Le Tamarin est employé en Egypte et au cap de Bonne-Espérance pour assaisonner les viandes. Les peu|)les de l'intérieur de rAfri(|ue en font des provisions pour les voyages qu'ils entreprennent dans ces contrées brûlantes : cette pulpe leur fournit des boissuns acidulés propres à calmer la soif.

TAMAKIS ou TAMAUISC. Tniiiarix. bot. Les anciens auteurs et Tournefor l donnaient à un genre de plantes le nom de Taniarisciis, que Linné abrégea en celui de Tnmnrix, et qui fait partie de la Pentaiidrie Trigynie du Système sexuel, il était placé par Jussieu dans la famille des Portulacées ; mais Desvaux, dans un Mémoire lu à l'Institut en 1815, et dans les Annales des Sciences naturelles pour 18-i7, établit sur ce genre la petite famille des Tamariscinées. Cet auteur élimina du genre Tauiaiix les espèces à élamines monadelphes (Tamaris germanica, L., etc.) dont il forma le genre M/ricaria (F. ce mol), et réduisit le genre Tamaiix à celles (jui offrent quatre à cinq élamines. Voici ses caractères essentiels : calice profondément divisé en (juatre ou cinq segments; corolle à quatre ou cinq pétales ; élamines au nombre de quatre à cinq, alternes

avec les pélales presque entièrement libres; ovaire loii- ! guement alténué au sommet, surmonté de trois stig- ; mates longs, divergents et glanduleux; capsule trian- [ gulaire, ;"i trois valves, renfermant un grand nombre de graines insérées à la base des valves ou dressées ' presqu'au fond de la capsule. Aigrette des graines composée d'un grand nombre de poils simples. Dans le troisième volume du Piodromus Systematis l'egeta- HUiiiii. i)e Candolle a décrit dix-huit espèces de Tamariscs qui sont des arbustes ou des herbes croissant pour la plupart dans les contrées chaudes et tempérées de l'ancien monde. Plusieurs sont indigènes des contrées orientales, principalement de la Sibérie et des environs de la mer Caspienne; quelques-unes se trouvent au Sénégal, dans l'Inde orienlale et en Chine.

Tajiarisc DE France. Ta ma n'a: GaW/ca, L.;Blackw., Heib., lab. 351; Taman.icus Naibonensis, Lobel. Jcoii., 2, tab. 218. Arbrisseau dont la tige s'élève à quinze ou vingt pieds, divisée presipie dès sa base en rameaux nombreux, grêles, revêtus d'une écorce rougeâtre et garnis de feuilles courtes, très-glabres, glauques, amplexicaules , aiguës, appliquées et paraissant imbriquées sur les jeunes pousses. Ses fleurs sont blanches ou légèrement purpurines, disposées en épis grêles, un peu lâches au sommet et dans la partie latérale des branches. Cet arbris,scau est très-commun dans les localités sablonneuses des côtes de la Méditerranée et de rOcéan. Il se trouve aussi le long des rivières de l'Europe méridionale.

TAMAniSCINÉliS.7'«wia»vsC(Vie(B. BOT. Desvaux (Mémoire lu à l'Institut en 1815, et Ann.desScienc. nat., 4, p. 344) a constitué sous ce nom une petite famille de plantes polypélales hypogynes, (|ui a été ainsi caractérisée : calice persistant, composé de quatre à cin(| sépales soudés à la base, ou en d'autres termes à quatre ou cinq lobes profondément découpés et un peu imbriqués pendant l'estivation. Corolle à autant de pétales (lue de lobes au calice, insérés à la base de celui-ci, niarcescents, à estivation imbriquée. Étamines en nombre égal ou double de celui des pélales, à filets tantôt entièrement libres, tantôt monadelphes. Ovaire libre, ovoïde-pyramidal, trigone, surmonté d'un style tantôt très-court , tantôt trigone, et de trois stigmates étalés ou réunis en capitule. Capsule trigone, trivalve, uniloculaire, polysperme, à trois placentas fixés tantôt It la base, tanlôt le long de la ligne médiane des valves, daines dressées ou ascendantes, oblongues-comprimées, munies au sommet d'une houpe de poils, dépourvues d'albumen, ayant un embryon droit, à radicule petite, inférieure, à cotylédons plans, convexes, ohlongs. Les plantes de celle famille sont des arbrisseaux ou rarement des herbes vivaces, à branches effilées, garnies de feuilles allernes, petites, persistantes, entières, squamiformes et ordinairement glauques. Leurs j Heurs, dont la corolle est blanche ou rose, sont disposées en épis ou eu grappes, et leurs pédicelles sont I munis de bractées. Celle famille a des affinités avec les ! Portulacées et les Paronychiées; mais la structure et i la position de ses graines l'en distinguent suffisamment. j Selon Auguste Sainl-Hilaire, elle se rapproche davan- ' lage des Lythraires et des Oiiagraires. mais elle difïére

(les premières par l'eslivalion imbiiqiiée de ses parties florales, par ses pélales insérés à la hase du calice et par ses graines pariétales; elle se distingue des Onagraires par son ovaire libre et par l'estivation iinbri- (|uée des parties de la Heur. L'ancien genre Tamanx de Linné, maintenant divisé en deux {Tamarix et Mfricaria), constitue à lui seul cette petite famille.

TAM.ilîlSCUS. BOT. C'est le nom sous lequel les anciens botanistes désignaient le genre Tamarix. A'. Tamaris.

TAMARIX. BOT. r. Tamaris.

TAMATIA. Cupito. ois. Genre de l'ordre des Zygo- (iaclyles. Caractères : bec assez long, plus large que haut, droit ù sa base et sans arêle proéminente, comprimé vers la pointe; mandibule supérieure courbée vers l'extrémité et dépassant l'inférieure (|ui se termine en pointe; narines placées de chaque côté de la base, percées dans la masse cornée, entièrement cachées par les poils courts et raides de la face; pieds médiocrement robustes; tarse de la longueur du doigt extérieur; quatre doigts : deux antérieurs, réunis jusqu'à la seconde nrticulation, deux postérieurs libres; ailes courtes; les trois premières rémiges étagées, la quatrième et la cinquième les plus longues. A des formes massives et pour ainsi dire un peu groteS(|ues, les Tamatias joignent un caractère silencieux, une physionomie triste, qui prend assez souvent une teinte de stupidité. Ils habitent les contrées les plus chaudes de l'Amérique méridionale, et passent les journées presque entières au milieu des broussailles écartées ou sauvages; jamais ils n'entrent ilans les grands bois et les forêts, ni ne se hasardent dans les plaines; aussi est-il fort difficile de les observer. D'Azara, qui a recherché et étudié d'une manière fort scrupuleuse la plus grande partie des Oiseaux du l'araguay, n'a pu parvenir à se procurer ([u'une seule ispèce de Tamatia, et cependant il n'y a aucun doute i|ue toutes celles qui habitent le Brésil ne se trouvent également au Paraguay, du moins il en est ainsi de presque tous les Oiseaux de ces deux pays limitrophes. Dans leur état d'immobilité, les Tamatias, soit qu'ils éprouvent qiiebiue gène particulière, soit qu'ils ne dislinguenl point facilement ce qui les environne, selaissi>nt approcher de très-près avant de prendre leur vol; mais lorsqu'ils sont à la quête des insecles qui paraissent faire leur unique nourriture et dont le besoin les force à quitter leur retraite, alors tout leur porte ombrage, et l'on s'aperçoit, à leurs ricochets cnnlinuels, <iu'ils sont constamment agités par la crainte d'être découverts. Les Tamatias se réunissent par couple dans la saison des amours ; et, tant qu'elle dure, les deux sexes se tiennent fidèle compagnie; ils apportent ensemble dans le trou d'un arbre caiié les débris de végétaux et le duvet qui doivent former la couche sur lacjuelle la femelle dépose ordinairement les cinq œufs d'un blanc jaunâtre et tachetés de brun, dont se compose ordinailementla ponte des Tamatias; ensemble encore ils élèvent la jeune famille, et lorsqu'elle peut se passer des soins paternels, tous se séparent et vont chacun de leur côté pourvoir à leur existence.

Tamatia a deux BAriDES. Tamatia hicincta, Gould. l'arlies supérieures brunes ; lectrices alaires et rémiges

secondaires brunâtres, avec l'extrémité de chaque plume d'un jaune ocreux très-pàle; on voit des taches de celte couleur disséminées sur le dos, ainsi qu'au bord externe des lectrices; gorge et parties inférieures d'un blanc nuancé de fauve; deux bandes noires transversales sur la poitrine; flancs tachetés de noir; plumes auriculaires grises, bordées de fauve; une bande grise sur la nuque. Taille, huit pouces. De Cayenne.

Tamatia brdn. Bucco /uscus; Monasa fusca, Ch. Bonap. Il est d'un brun roussàlre avec la tige des pennes jaunâtre; les rémiges et les reclrices sont d'une couleur uniforme; la gorge est blanche ainsi que le plastron de la poitrine, sur lequel on voit une bande noire; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces.

Tamatia Chacurd. Bucco Chacitru, Vieill.; Capito Melanotis, Tem., Ois. color.,pl.94. Parties supérieures rousses, rayées transversalement de noirâtre; côtés de la lête noirs; une bande blanche sur la nuque; une bandelette de même nuance, qui part de l'angle du bec, enloure l'œil et s'étend jusqu'au méat auditif; reclrices brunes, rayées de roux; gorge, devant du cou el parties inférieures blanchâtres; bec rougeàlre à sa base, noir vers la pointe ; pieds verdâtres. Taille, huit pouces. Du Paraguay.

Tamatia A collier. Bucco collaris, Lalh., Buff., pi. enl. 395. Parties supérieures rousses, rayées transversalement de noir; sur le dos une bande transversale fauve, qui descend sur les cotés de la poitrine ; sur le dessus du cou une bandelette noire; rémiges premières brunes, les secondaires bordées extérieurement de jaunâtre, et les tertiaires brunes, rayées de noir; reclrices rousses, rayées transversalement ; joues rousses; gorge et devant du cou blanchâtres; parties inférieures loussàtres, plus foncées vers l'abdomen; mandibule supérieure noirâtre, l'inférieure ceiidiée, ainsi que lesi)ieds. Taille, huit pouces. De la Guiane.

Tamatia a frokt doré. Tamatia aurifions ; Capito auiifrons, Vig. Tête, occiput, joues, partie supérieure du cou, nuque el dos noirs, striés de blanc-jaunâtre; aliiloiiicn d'un blanc Jauiuitie, sliié de noir; gorge el tecliices alaiies d'un jaune orangé, avec le milieu de cbaipie plume noir; front et vcitex d'un jaune d'or foncé; rémiges et reclrices brunes. Taille, sept iiouces. Du Chili.

Tamatia a gorge rousse. A'. Tamatia viLOAUtE.

Tamatia a grands doigts. Tamuiia iiiacroiliicly- Itis, Spix. Tête d'un brun de chocolat; gorge, poitrine, sourcils et stries sur la nuque d'un blanc jaunâtre; un large Irait noir sur les joues et se prolongeant sur les côtés du cou ; dos roux ; parties inférieures rougcàti es; bec noir. De la Guiane.

Tamatia a gros bec Bucco macrorhynchos, Lath., Buff., pl.enl.C8S). Parties supérieures noiràlres; somme! de la têle noir; les côtés, le front, l'occiput, un demi-collier sur le cou, gorge el devant du cou blancs; une bande transversale sur la poilrine el extrémité des plumes des flancs noires; parties inférieures blanches; rémiges secondaires el reclrices terminées de blanchâtre; bec noir et fort; pieds noirâtres. Taille, sept pouces. De la Guiane.

Tamatia ?iuiR et blanc. Bucco iiul.iuoleiicof:, Gm.,

Levaill., Ois. par., pi. 40, Buff., pi. enl. 088, fi(;. ô. Plumage noir ; fronl varié de noir et de Idanc ; un Irait blanc derrière l'œil; croupion, abdomen cl bord terminal de la queue blancs; bec et pieds d'un gris plombé. Taille, cinq pouces. Delà Guiane.

Tamatia a oreilles noires, Temm.,Ois.col.,pl.94. Même chose que Tamatia cliacuru. F. ce mot.

Tamatia aplastron noîr. /'.Tamatia noir etclanc.

Tamatia A POITRllNE NOIRE. K. TaSATIA NOIR ET BLANC.

Tamatia-Tabajac. Bt4cco soin note II lu s, lllis.; Jlr.edo maculala, Gm. Plumes de la tête lâches, d'un fauve noirâtre, ainsi que le dos, le croupion et les tectrices alaires ; sourcils et joues d'un roux ocreux ; menton et abdomen d'un blanc pur ; deux lâches noires sur la poitrine. Taille, six pouces. Brésil.

Tamatia a ventre tacbeté. F. Tamatia a gorge

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