ROUSSE
Tamatia vulgaire. Capito vulgaris, bucco Tamatia, Lath., BufF., pi. enl. 74C, fig. 1 . Parties supérieures brunes, variées de roussûtie; sommet delà tète et front roux; un demi-collier varié de roux et noir; une grande tache noire derrière l'œil; gorge d'un jaune orangé; parties inférieures d'un blanc roussàtre, tachetées de noir; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. De Cayenne. TAMBOUR. POIS. On désigne sous ce nom vulgaire un Poisson des mers de la Caroline qui fait entendre sous l'eau un bruit sourd ; c'est le Labiiis chromis, L. /'. Labre.
TAMBODRETTE. ois. Espèce du genre Pigeon. F. Pigeon-Tourterelle.
TAMBOURISSA. bot. Kom sous lequel Sonnerat a décrit l'arbre qui est aussi appelé Tamboul ou Bois Tambour, et dont Jussieu a formé le genre Atnboia. V. ce mol.
TAMIA. MAM. L'une des divisions du genre Écureuil. '-'. ce mot.
TAMIER on TAMINIER. Tamits. bot. Genre de la famille des Asparaginées ou Sinilacinées, et de la Diœcie Hexandrie, L., offrant les caractères suivants : les fleurs mâles ont un périgone campanule, profondément divisé en six sc^gmenls ; six élamines dont les filets sont plus coiirls que le calice, et terminés par des anthères dressées. Les fleurs femelles se composent d'un périgone semblable à celui des Heurs mâles; d'un ovaire infère, portant un slyle cylindrique, lerminé par liois stigmates. Le fruit est charnu, bacciforme, à trois loges, contenant deux à trois graines globuleuses. Les espèces de Taminiers sont en lrès-|)elit nombre et indigènes de l'Europe, de l'Asie et du cap de Bonne- Espérance.
Tamier commun. Tamus tonnnnnis, L., vulgairement nommé Sceau de IVotre-Dame, Vigne noire, etc. Sa racine tubéreuse produit des liges sarmenteusesqui s'entortillent autour des arbrissinux du voisinage. Ses feuilles sont cordiformes, pétiolées, luisantes et d'une couleur verte. Ses fleurs sont petites, d'un blanc verdâtre, disposées en grappes dans les aisselles des feuilles. Les fruits sont bacciformes, rouges, de la grosseur d'un grain de groseille.
TAMISAILLE. bot. Nom vulgaire du Biizn média. I'. Brize.
TAMISÎE. OIS. L'un des synonymes de Vautour des Alpes.
TAMNOPHILUS. ois. Synonyme de Balara.
TAJINOPIIORA. bot. {Hxdrophxtes.) Dans son Spccics Jlgdiiim, publié en 1822, Agard a fondé sous ce nom un genre de la tribu des Floridées, et qui comprend les Fucus coiallorhiza, Iriangidaiis et Seafoithii de Turner.
TAMNtS et TAMUS. BOT. /'. Tamier.
TAWONÉE. Tamonea. bot. Aublet,dans ses Plantes de la Guiane, a constitué sous ce nom un genre de la famille des Veibénacées et de la Diandrie Monogynie, L.,qiii a reçu inutilement de Scbreber le nom de Ghivia. Voici ses caractères essentiels : calice persistant, à cinq dénis subulées; corolle lubuleuse, renflée à sa base, rétrécie à son orifice, ayant son limbe à quatre ou cinq lobes inégaux; deux élamines fertiles, deux lilus petites stériles; ovaire libre, surmonté d'un slyle et d'un stigmate quadrilobé; baie sèche, enveloppée par le calice, renfermant un noyau globuleux à quatre logos monospermes.
Tamonée en épi. Tamonea spicata, Aubl., loc. cil., lab. 208; Tamonea mulica, Swariz; Ghitiia iiivtica, Willd.; LeptocaipnsChamœdrifolius, Link. C'est une plante herbacée, à racines fibreuses, à liges glabres, droites, hautes d'un pied et demi, presque télragones, garnies de feuilles opposées, péliolées, ovales, crénelées et obluses. Les fleurs, dont la corolle est fort petite, sont disposées en épis lâches, opposés et axillaires. Celte plante croît sur le bord des chemins à Cayenne.
TAMPOA. bot. Un arbre de la Guiane a été décrit fort incomplètement, sous ce nom générique, par Aublet, dans son ouvrage sur les Plantes de la Guiane, vol. 2, Suppl., p. 35, lab. 388. Ses fruits sont axillaires, disposés en grosses grappes, ayant la forme et la grosseur d'une pomme moyenne à plusieurs côtes lisses, jaunâtres, remplies d'une substance tendre et comme gélalineuse, dans laquelle il y a plusieurs pépins blancs, dont l'amande exhale une odeur d'ail. Le calice est composé de cinq petites folioles ovales-aiguës, qui persistent avec le fruit. On ne connaît pas les autres i)arlies de l'organisation florale de cet arbre qui s'élève a la hauteur de vingt à trente pieds, sur \m pied de diamètre. II se divise au sommet en branches longues, ramifiées et dirigées dans tous les sens, garnies de feuilles alternes, péliolées, fermes, ovales, entières, aiguës, vertes et lisses en dessous. L'écorce, ainsi que les feuilles, répandent un suc épais et jaunâtre lorsqu'on les déchire. Le bois, que les Nègres nomment liais porlugais, est jaunâtre, dur, compacte, et employé pour la construction des bâtiments. Cet arbre croit à la Guiane, dans les plaines de Caux submergées pendant la saison pluvieuse.
TAMPOY. BOT. Nom sous lequel Camelli a décrit, dans le grand ouvrage de Ray, un arbre des Philippines (lui parait être une Myrlacée, voisine de VEugenia Jutnbtis.
TAN. BOT. Nom sous lequel on désigne, dans les arts et le commerce, l'écorce que l'on a détachée du trnnc el des grosses branches du Cliêne, pour en applii|uep
un (les principes, appelé ïaniiin,à la combinaison avec la peau des animaux, combinaison (|ui n'esl plus susceptible d'un grand gonHemenl el rend const'iiuemnicnt les peaux presque imperméables à l'eau.
ÏANACETUM. BOT. ^\ Tanaisie.
TAIVAGRA. OIS. (Linné.) Synonyme de Tangara.
TASAGRE. Taïuigra. ms. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Plialéniles, institué par Duponcliel, qui lui assigne pour caractères distinclifs : antennes simples dans les deux sexes; palpes courtes; trompe longue; corps long et mince; ailes à fond uni, avec leur bord terminal simple et entier; l'angle supérieur des premières est arrondi.
Tanagre de l'oeillet. Tanagra Cliœiophyllala. Dup. Elle est entièrement d'un gris noirâtre, avec le sommet des ailes supérieures blanchâtre. On la trouve assez communément en Allemagne.
TANAIDE. Taiiais. crbst. Genre de Crustacés isopodes anomaux, de la famille des Hétéropndes. Ce genre a été créé par Edwards sur un Crustacé qui a été figuré dans la description de rÉgy|)tu. 11 est lemarquable par la forme presque cylindrique de son corps, le peu d'étendue des appendices slyliformes de son extrémité postérieure et par les seconds pieds qui ne différent que par des proportions un peu plus allongées des suivants.
TANAISE. BOT. Nom vulgaire de la Tanaisie.
TANAISIE. Tanacetum. bot. Genre de la famille des Syuantliérées corymbifères de Jussieu. tribu des Anlliémidées de Cassini, et offrant les caractères essentiels suivants :involucrebémisphériquc,composé de folioles étroites, nombreuses el imbriquées; réceptacle un peu conique, nu et ponctué; calalliide composée de tîeuroiis nombreux, réguliers, ceux de la circonférence femelles, à corolle tubuleuse à trois dents; ceux du centre hermaphrodites, ayant la corolle à cinq segments; akènes petits, pentagones, obconiques, couronnés par un léger rebord membraneux, à cimi dents.
Tanaisie COMMUNE. Tanaceliiin vu/gare, L. Son port est très-élégant; ses tiges sont droites, rapprocliées en touffe, garnies de feuilles vertes, piiinées ou bipinnées, à pinnules sessiles, étroites, incisées, crépues dans une vaiiélé. Les fleurs sont d'un beau jaune doré, et forment par leur réunion un large corymbc terminal. Toutes les parties de la Tanaisie, et principalement les feuilles, exhalent une odeur pénétrante, due à la présence d'une huile volatile fort abondante.
TA.NAOS. ISS. Genre de Coléoptères tétramèies , de la famille des Rliynchopboi es , tribu des Attélabides, institué par Schoenherr, qui le place dans la huitième division de ses Ciirculionides ortliocèies ou à antennes dioites, celle des llhycérides. La seule espèce connue avait été rangée par Thunberg parmi les Apions {J.Sanguineum), dont, en effet, elle se rapproche beaucoup pour le faciès. Mais le corps est plus allongé; les antennes sont composées de douze articles distincts, dont le troisième el les suivants jusqu'au luiitième inclusivement, sont presque égaux et lenticulaires; les quatre derniers forment une massue ovoïde et pointue. Le museau-trompe est delà longueur de la léte, cylindrique et avancé. Les yeux sont arrondis el peu saillants. Le corselet est presque conique. Les élylies sont allon-
gées , rétrécies vers le bout, recouvrant l'anus. Les pieds sont très-courts, robustes, avec les cuisses épaisses, les jambes presque droites et mutiques. Le pénultième article des tarses est bilobé.
TANARIUS. BOT. La plante de l'Inde décrite sous ce nom par Rumph , a é(é placée dans le genre Riciniis par Linné, et réunie, dans ces derniers temps, au genre Mupjia par Adrien de Jussieu. r. Mappe.
TANCHE. POIS. Sous-genre de Cyprins.
TAKCHOR. POIS. (Lacéiiède.) Synonyme de Tanche dorée. I' . Cypriiv.
TANËClEli. Tuiiœcium. bot. Genre de la Djdynamie Angiospermie, élabli par Swartz (Piotlr. Flor. Ind. occid., p. 92), et offrant les caractères suivants : calice lubuleux, cylindrique , tronqué, à bords entiers; corolle dont le tube est élargi à sa partie supérieure, le limbe divisé en cinq parties presque égales; quatre étaniines didynames, presque égales en longueur, plus le rudiment d'une cinquième étamine; ovaire arrondi, surmonté d'un style simple et d'un stigmate bilamellé; baie très-grosse, revêtue d'une écorce fort épaisse, renfermant plusieurs graines éparses dans la pulpe. Ce genre a des rapports avec le Ciescenlia , dans lequel les auteurs ont placé quelques-unes de ses espèces. Celles-ci sont en petit nombre et indigènes des contrées équinoxiales, principalement des Antilles.
Takècier Jarobée. Tanœcium Jaroha, Swartz. Ses tiges sont nombreuses, grimpantes, quelquefois radicantes, garnies de feuilles géminées ou ternées, ovales, épaisses, coriaces, très-entières, glabres, luisantes, dont les aisselles émettent des vrilles par lesquelles la plante s'accroche aux arbres voisins. Les fleurs sont latérales et solitaires.
TANG. pois. Espèce du genre Muge.
TANGARA. Tanagra. ois. Genre de l'ordre des Granivores. Caractères : bec plus ou moins conique, inesque triangulaire à la base et terminé en pointe ; mandibule supérieure convexe, un peu échancrée à l'extrémité, l'inférieure droite, un peu renflée vers le milieu; les bords de toutes deux un peu fléchis en dedans ; narines placées de chaiiue côté du bec, près de sa base, dans une fosse nasale fort petite, arrondies, ouvertes, en partie cachées parles plumes avancées du front; pieds médiocres; quatre doigts ; trois devant, l'intermédiaire de la longueur du tarse, uni à l'externe parla base, l'interne libre ; ailes médiocres ; la première rémige un peu plus courte que la deuxième el la troisième qui dépassent toutes les autres. Si tous les Tangaras égalaient en richesse, en éclat et en diversité de couleurs, la plupart des espèces de ce beau genre, aucun autre n'exciterait à un plus haut degré l'admiration ; et, sons ce rapport, ces Oiseaux, avec les Colingas et les Colibris, peuvent balancer en faveur du nouveau monde, la réputation qu'ont valu aux contrées les plus orienlales de l'ancien, les Paradisiers, les Souimangas, les Rolliers, etc., etc. Ils l'emportent sur ces derniers par une douce sociabilité. Ils se tiennent de préférence dans les bosquets et sur la lisière des grands bois, où ils ne s'enfoncent (jue lorsqu'ils ne trouvent jdus ailleurs les petits fruits sucrés , les baies et les insectes dont ils se nourrissent. On a observé que, dans ce cas, ils cessei:l
de se tenir conslamment dans les broussailles oii ils passaient les journées enliCrcs quand ils ne quillaienl point les jardins, et s'élèvent jusqu'à la sommité des plus grands ailires : ce qui prouve qu'ils n'aiment point les fourrés obscurs, qui masquent la retraite des reptiles, plus souvent (|u'elles ne servent d'abri aux babitants des airs. Leurs chants sont, en général, dépourvus d'harmonie; quel(|ues espèces seulement expriment, par des sons agréables, le plaisir que leur fait éprouver l'attente de voir bienlôt écloie une nouvelle famille à laquelle ils prodigueront, longtemps encore après la naissance, les mêmes soins que réclamait l'exlrème jeunesse. Les nids, construits avec beaucoup d'adresse et de solidité par les époux (|uiy travaillent en commun et avec une constance remarquable, sont liémispliériqnes, composés en dehors de petites bûchettes et de brins d'herbe entrelacés, que garnit intérieurement un matelas de laine ou de duvet. Les femelles y déposent deux et rarement trois œufs elliplifiues, d'un blanc assez souvent veidâtre, parsemé de petites lâches brunes et quelquefois rougeâtres.
On peut répartir lesTangaras eu six sections caractérisées de la manière suivante :
I. Bec coni(|uc, plus court que la tête, aussi large que haut; mandibule supérieure arquée, un peu aiguë : les
TaNGARAS PROPIIEIIENT DITS.
II. Bec court, présentant, lorsqu'il est observé verticalement, un élargissement à chaque côté de sa base; queue proporlionnellement plus courte que dans les autres sections : les TA^GARAS ElIp^o^■ES.
III. Bec conique, gros, bombé, aussi large que haut ; dessus de la mandibule supérieure arrondi : les Tan-
GARAS GROS-EECS.
IV. Bec conique, un peu bombé, une dent saillante sur le côté : les Takgaras Colluri-ons.
V. Bec conique; mandibules inférieures à branches renflées en arrière : les Tangaras Rauphocèies.
VI. Bec conique, légèiement aiqué, échancré à la pointe : les Tangaras TAcnvPHOPiES.
Plusieurs méthodistes ont érigé en genres particuliers chacune de ces sections ou divisions.
Tangara aux ailes vertes. Tnnagra clitoroplera, Vicill. Parties supérieures d'un brun loussâtre; rémiges et lectrices alaires veiles, bordées extérieureniejit de bleu ; parties inférieures noires. Bec et pieds d'un bleu noirâtre. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Tangara Archevêque. Taiiagra E/iiscoptis, Desm.; Tnc/ixplioinis EiJisco/nts ,\'ie\\\. Parties supérieures d'un vert olivâtre; tète, cou et poitrine d'un gris ardoisé, irisé en violet; croupion et abdomen gris; rémiges et rectrices d'un brun noirâtre, bordées de vertjaunâtre; petites tectrices alaires d'un jaune doré; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. La femelle est un peu moindre; elle est d'un gris brunâtre, avec des reflets verdàtres sur les parties supérieures; les inférieures sont cendrées, irisées de violàtre, les autres nuances sont les mêmes, mais beaucoup moins vives. Du Brésil et du Pérou. *
Tangara a dandeao. Tanagra ciUatajtemm., Ois. color., pi. AH. Tête, nuque, partie antérieure de l'aile et croupion d'un beau bleu d'azur; un bandeau noir
sur la région des yeux et dos oreilles; dos d'un bleu foncé; rémiges e( rectrices d'un bleu noiràlre. bordées de bleu clair; gorge d'un blanc jaunàtie; parties inférieures d'un roux bnuiâtre; bec noir; pieds biuns. Taille, cinq pouces et demi. Biésil.
Tangara a danueau et dos noirs. Tanagra melaiiolha, Less. Front, côlés de la tète et dos noirs; occiput et cou bleus; rémiges et rectrices noires, bordées de bleu; dessous du corps roux; bec et pieds cendrés. Taille, six pouces. Brésil.
Tangara Barbadin. Tanagra Barbudeusis, Briss.; Tangara bleu de Cayenne, Bufî., pi. cnl. 135, fig. 1. Parties supérieures, ailes et queue d'un brun foncé; front, joues, devant du cou et croupion d'un bleu azuré; tectrices alaires cl lianes bleus, flammèches de brunj parties inférieures blanches, nuancées de brunâtre; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces.
Tangara Bead-Lindo. Tanagra fonnosa, Vieill.; Taiiitgiu flava, Lat. Côtés de la tête, gorge, devant du cou et poitrine noirs; tectrices alaires et rémiges noires, frangées de bleu d'azur; le reste du plumage d'un jaune doré. Taille, cinq pouces et demi. Du Paraguay.
Tangaua bec d'argent. A'. Tangara Jacapa.
Tangara a bec mince. F. Tangara ténuirostre.
Tangara a bec orangé. Tanagra aiirantiiroslris, Vieill. Parties supérieures d'un gris bleuâtre, les inférieures d'un brun mélangé de roux; sinciput noir; sourcils blancs; gorge rousse; devant du cou noir. Bec orangé; pieds brunâtres. Taille, huit pouces. Du Paraguay.
Tangara ei.eu. F. Tangara Barbadin.
Tangara bleu du Brésil, y. Tangara turquin.
Tangara bleu de la Caroline. F. Gros Bec bled.
Tangara bleu et jaune. Pyranga cjanicterus , Vieill. Paiiiessupérieuresd'un bleu azuré, avec des reflets verdâlres; tète, cou, gorge, croupion, lectrices alaires et caudales, rectrices intermédiaires d'un bleu d'azur; rémiges et rectrices noirâtres, bordées de bleu; devant du cou et haut de la poitrine d'un bleu brillant, avec une tache lunulée, semblable de chaque côté des Bancs; parlies inférieures jaunâtres; bec noir; pieds jaunes. Taille, sept pouces.
Tangara bleu a tète blancde. Tanagra leucocephala, Vieill. Parlies supérieures d'un bleu pâle, faiblement ceiulié; rémiges <'t lectrices noires, bordées de bleuâtre; troiil, aréole des yeux et tour du bec d'un noir velouté; sommet de la tète d'un blanc bleuâtre, avec quelques plumes rouges eu avant; parties inférieures bleuâtres; bec noir; |>ieds cendrés. Taille, sept pouces. Du Paraguay.
Tangara bleuet. F. Tangara Évèque.
Tangara du Brésil. F. Tangara septicolore.
Tangara du Bbêsil. Tanagra laluo, Lin., Buff., pi. enl. 127, fig. 1. Plumage d'un rouge écaiiate très-vif; ailes, queue et jambes d'un noir velouté; bec noirâtre en dessus; iiieds rougeâlres. Taille, sept pouces. La femelle a les parties supérieures vcries, les inférieures d'un vert jaunâtre, les rémiges et les rectrices d'un brun verdâlre. Ou Brésil.
Tangara crun d'Amérique. F. Tangara rouge-cap.
Tangara des BUisso^is. J'anaf/ra diimclonirn, Stllilaire. Parties supérieures d'un vcrl olive ; face et parlies inférieures d'un fjris hrunâlre. Bec el pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Tangara a CASiAiL OU CRAVATE. Taiwgra alra, G.; Tanagru inelanoiisis , l.alli.; Saltalor melanopsis , Vieill., BufF., pi. enl. 714, fig. 9. Têle, eorge el devant du cou noirs; le reste du plumage d'un cendré bleuâtre; bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. De la Guiane.
Tangara dd Canada. Tiniagia rubia, Latli., Biiff., pi. enl. 150, fig. 1. Plumage d'un beau rouge de feu; ailes et queue d'un noir velouté; bec jaune; pieds bleuâtres. Taille, six pouces. La femelle a les parties supérieures verdàtres, les rémiges et les rectrices noires, bordées de verdâtre; le mâle très-jeune est couvert d'une livrée à peu près semblable; mais à l'âge d'un an, après la première mue, il prend la couleur rouge, alors les rémiges et les rectrices sont d'un brun noirâtre, bordées de blanchâtre.
Tangara capistrate. Tanagra capistrata, Wicd.; Tanagra leucophœa, Lichsl. Plumage gris; sommet de la têle, gorge, poitririe el région anale d'un ferrugineux clair; milieu du ventre blanc. Brésil.
Tangara cardinal, y. Tangara scari.ate.
Tangara de Cayenne. /^. Tangara cblorotiqbe.
Tangaka du Chili. Tanagra CkUensis , Cuming. Plumage d'un noir soyeux; lêle et joues d'un jaune verdâtre; poitrine el abdomen nuancés d'aigue-mariiie; milieu du dos et croupion d'un rouge de feu; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces.
Tangara chrysogastre. Tanagra chrysogastcr , Cuv. Parties supérieures d'un bleu noirâtre bronzé; parties inférieures d'un jaune roussâlre doré. Bec el pieds noirs. Taille, cinq pouces el demi. Du Brésil.
Tangara a cob noir. Tanagra nigricollis, Vieill. Front, côtés de la lêle, gorge, devant du cou, ailes et queue noirs; verlex el dessus du cou bleu d'azur; parlies inférieures jaunes. Taille, cin(| pouces. Brésil.
Tangara cdlorotique. Tanagra clilorolica , Lin., Buff., pi. col. 114, fig. 1 ; Euplione chlorolique, Desm. Parties supérieures d'un noir violet, brillant; front, moilié du verlex, poitrine, ventre, côtés du corps et lectrices subcaudales d'un beau jaune foncé; rémiges noires,avec une taclie blanche vers le tiers de leur longueur, à l'inlérieur; rectrices noires, avec une tache blanche aux deux latérales, vers l'extrémité interne; bec cl pieds noirâtres. La lemelle a les teintes brunes au lieu d'être noires, et verdàtres où elles sont d'un jaune pur chez les mâles. Taille, quatre pouces. Du Brésil et de la Guiane.
Tangara citrin. Tanagra cilrinella, Temni., Ois. col., pi. 42, fig. 2. Parties supérieures jaunes, avec le milieu des plumes d'un brun noirâtre; fronl el joues jaunes; tour du bec et menton noirs; poitrine, Uancs et abdomen d'un bleu pâle, légèrement cendré; lectrices anales el cuisses verdàtres; rémiges et rectrices noires, bordées extérieurement de vert pâle brillant. Bec el pieds d'un bleu noirâtre. Taille, cinq pouces. Brésil.
Tangara de Delalande. Tanagra Lalandii, Less. Têle d'un roux vif; joues noirâtres, avec deux traits
gris sur la gorge; ailes vertes ; poitrine verdâtre; milieu du ventre jaune. Taille, cinq pouces et demi. Brésil.
Tangara a coiffe noire. Tanagra pilealu; Hylophihis pilealiis, Temm., BufF., pi. enl. 720. fig. 9. Tète el côtés du cou d'un noir intense; nuque et parties supérieures d'un bleu ardoisé; un Irait à la base de chaque narine el parties inférieures blanches. Bec et pieds d'un gris de plomb. Taille, un peu moins de cinq pouces. Cayenne.
Tangara commandeur. Tanagra guhernalrix,Tcm., Biiff., pi. enl. 7, fig. 2. Plumage d'un noir profond, avec le croupion cl une tache sur la gorge d'un jaune clair; sommet de la tête d'un jaune orangé; épaulelles blanches. Taille, six pouces. Du Brésil.
Tangara Desjiauest. Tanagra Desinaresti, Vieill. Parties supérieures variées de jaune cl de noir; front et milieu du devant du cou noirs; sommet de la tête d'un bleu verdâtre; occiput, côtés de la têle, menton et parties inférieures jaunes; rémiges el rectrices noires, bordées de jaune; bec brun; pieds rougeàtres. Taille, quatre pouces. Du Brésil.
Tangara Diable-enrbbmé. Tanagra Mexicana , Gmel., Buff., pi. enl. 290, fig. 2. Parties supérieures noires, mêlées de bleu d'azur; abdomen jaune ou blanc. Bec el pieds noirs. Taille, cinq pouces. Des Antilles et du Brésil.
Tangara Diadème. Tanagra Diadeinala, Natterer, Temm., Ois. color., pi. 243. Parties supérieures d'un bleu vif; les inférieures d'une nuance plus foncée; tour du bec d'un noir veloulé; nuque couverte d'une belle calotte de plumes blanches, que précède une loufTe d'autres plumes soyeuses el d'un rouge de feu ; rémiges noires, bordées de bleu et terminées de brun ; rectrices noires, bordées de bleu; bec et pieds d'un gris iioiiàtre. Taille, six pouces et demi. Du Brésil.
Tangara doré. F. Tangara chrysogastre.
Tangara élégant. Tanagra eleguns , Neuw. U. 1, p. 291. Sa tète est d'un jaune vif; les parties supérieures sonl noires, rayées de jaune; le dessous du cou el la poitrine sonl d'un bleu verdâtre pâle, mais fort éclalant; le veiiire et les Bancs sont verdàtres. Taille, six ponces. Du Brésil.
Tangara ensanglanté. Tanagra sangiiinolenta, Less. A'. Tangara sangbinolent.
Tangara a épadlettes biancués. y. Tangaka leu-
COPTÈRE.
Tangara a épadlettes bleues. Sallator cyanople- »MS, Vieill. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre, les inférieures d'une nuance plus pâle; petites lectrices alaires d'un bleu azuré très -vif; rémiges el rectrices noires, bordées d'aigue-marine; bec el pieds noirâtres. Taille, six pouces. La femelle est presque généralement d'une nuance brunâtre et grise, là où le mâle est bleu. Du Brésil.
Tangara esclave. Tanagra dominica, Lalb.; Duliis Palinarum, Vieill., Buiff., pi. enl. 13G,fig. 2. Parties supérieures brunes, irisées de vert-olive; lectrices j alaires, rémiges el rectrices brunâtres, bordées d'oli- I vâlre; parties inférieures blanchâtres, tachetées longlludinalemenl de brun ; bec et pieds couleur de corne. i Taille, six pouces. Des Antilles.
2;ii
Taugara ÉvÊqce. Taniujra Ei>iscopiis, Lalh., Butf., |)1. enl. 178, fig. 1 el 2. Plumage d'un gris bleuâtre, à rcHels verdâlies et violcls; dos, croupion el parties Inférieures violàtres; petites lectrices alaires d'un blanc bleuâtre, les moyennes nuancées de violcl et les grandes cendrées; rémiges el reclrices noirâtres, bordées de bleu ; bec el pieds noirs. Taille, six pouces. La femelle est presque entièrement d'un cendré olivâtre, avec les parties plus ou moins foncées. De Cayenne.
Tangara a face EOOGE. Pyranga eiythiopis, Vieill., Ornith. amer., j)!. 20, fig. 1. Parties supérieures noires; cou, croupion, tectrices caudales et jiarties inférieures d'un jaune verdàtrc; grandes lectrices alaires terminées de jaune, les rectrices le sont de blanchâtre ; devant de la tête jusqu'au-dessous de l'œil et le menlon d'un rouge écarlate; bec jaunâtre; pieds bleus. Taille, six pouces. Du territoire des Osages.
Tangara fastueux. Taiiayia fasluosa, Less., Cent. Zool., pi. 38. Occiput, joues, derrière du cou et petites lectrices alaires d'un verl d'aigue-marine; front, tour du bec, devant du cou, épaules et manteau d'un noir velouté ; bas du dns, croupion el barhules externes de l'extrémité des tectrices alaires supérieures d'un jaune orangé; parties inférieures et bord externe des tectrices alaires, des rémiges et des reclrices d'un bleu violâlre, nuancé de lapis. Bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces et demi. Du Brésil.
Tangara flamboyant. Tanayra iynescens , Less., Cent. Zool., pi. 24. Plumage d'un rouge de feu; masque, dos, ailes, queue et milieu du ventre d'un noir profond. Bec noirâlre, avec la base de la mandibule inférieure plombée; pieds noirs. Taille, quatre pouces trois quarts. Du Mexique.
Tangarafringilloïde. Tachxiihoniis fringillokles, Swains. Parties supérieures d'un gris cendré ; tête surmontée de deux huppes rouges ; côtés du cou, rémiges et reclrices d'un noir assez pur; parties inférieures i)lanclies ; bec el pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Tangara a front jaune. Tanagra flavifrons, Lath. Parties supérieures d'un vert olive; sommet de la lèle, occiput et partie de la nuque bleus, avec la base des plumes brune; front jaune; rémiges et rectrices noiies; parties inférieures jaunâtres; bec et pieds noirs. Taille, cin(| pouces.
Tangara a gorge blanche. Tanagra albieolUs, Sw. Parties supérieures d'un brun cendré, les inférieures blanchâtres, tachetées de brun ; gorge blanche ; côtés du bec noirs vers le bord. Taille, sept pouces. Cayenne.
Tangara a gorge koire. Tanagra nigrognlan's , Spix; Ramphocelus nigresceiis, Less. Il est entièrement d'un rouge vif à l'exception de la face, du dos, des ailes, de la queue et du venlre qui sont noirs; bec et pieds cendrés. Taille, cinq pouces. Du Mexique.
Tangara a gorge noire et blanche. Tanuyiajiiyu- Uiiis, Liclist; Salt'iior atriculUs, Vieill. Parties supérieures brunes; une tache noire en avant de l'œil; gorge cl partie du devant du cou noires, variées de blanchâtre, quehiuefois entièrement noires; parties inférieures blanchâtres, nuancées de rouge ; bec d'un jaune orangé;
pieds noirâtres. Tailli-, huit pouces. i)u Paraguay.
Grand Tangara. Tanagra Magna , Cm. /'. Tangara VERT-OLIVE.
Tangara bes grands buis. 7'unayra Magna. *'. Tangara vert-ouive.
Tangara geivert. Coracias Cayennensis , Lath.; Sallatnr vircscens Vieill., Buff., pi. enl. 61G. Parties supérieures d'un vert olive ; un Irait blanc sur les côtés de la tcte; joues, devant du cou, poitrine et abdomen d'un gris cendré; goige blanche, encadrée d'un trait noir; rémiges bordées de verdâtre clair ; bec rouge; pieds gris. Taille, neuf pouces. De Cayenne.
Tangara Guiraperea. r. Tangara Beau-Lindo.
Tangara hoopette. Tanagra crïslata, Gm., BufF., pi. enl. 301, tîg. 2. Plumage noir, avec une tache jaune au bas du dos; épaules blanches; tête garnie d'une petite huppe de plumes orangées; une petite bande blanche sur les ailes. Taille, six pouces. De la Guiane.
Tangara huppé. A'. Tangara commandeur.
Tangara huppé de la Guiane. ^.Tangara uoupette.
Tangara a huppe rouge. Tanagra ciislula, Gm. y. Tangara hocpette.
Tangara ictéronote. liamphocelus icteronoltis , Cil. Bonaj). Il est d'un noir très intense, avec la partie inférieure du dos et le croupion jaunes. Il liabite l'Ainéri<|ue méridionale.
Tangara Jacarini. /•'. Gros-Bec Jacarini.
Tangara Jacapa. Tanagra Jncapa, Lath., Buff., pi. enl. U'8; Ramphocelus piupii/c;i.s, Desin. Plumage noir, à l'exception de la tète, do la gori;e el de la poitrine qui sont d'un rouge pourpré très-foncé; bec noir, avec la base de la mandibule inférieure très-élargie el d'un blanc argentin très-brillant dans l'état de vie; pieds noirs. Taille, six pouces. La femelle a les mandibules entièrement noirâtres, le plumage brun varié de pour|)ré lente. De la Guiane.
Tangara Jaccpu. Tanagra Loricula, Lichst. Le plumage du mâle est entièiement d'un noir fuligineux, avec les rémiges frangées de brun soyeux. La femelle a les parties supérieures d'un brun cannelle et les inférieures d'un brun ferrugineux. Taille, huit pouces. Brésil.
Tangara de Jameson. Tanagra nigricepltala, Sameson. Tête d'un noir bleuâtre; une bandelette de même couleur sur les joues et une autre blanchâtre, traversant la région oculaire; gorge blanche, encadrée de noir bleu; parties supérieures d'un jaune orangé, glacé de verdâtre; ailes d'un noir bleuâtre, avec les rémiges terminées de gris; manteau bleu, varié de verdâtre; parties inférieures jaunes. Taille, six pouces. Cuba.
Tangara jaune. Tanagra ftava. Parties supérieures d'un brun jaunâtre; sourcils el parties inférieures d'un jaune foncé; lectrices alaires el rémiges brunes, bordées de jaune; bec noirâlre; pieds bruns. Taille, huit pouces. Du Paraguay.
Tangara jaune et noir. Pyrunga iclcrunivlas , Vieill. Parties supérieures et côtés de la lèle noirs; les inférieures jaunes ; des raies transversales jaunes el noires sur le milieu de la gorge; bec noirâtre en dessus; pieds d'un brun rougeâlre. Taille, sept pouces. Du Brésil.
Tangaha JAIWE ATÈTEisoiRE. Tiiiittij lit utilcapiUit , Oiii..Biiff.. pi. cnl. S09. ng.2. Tèle. cou, ailes el queue d'uii noir profoml; le resle du |iluma(;e jaune, forleiiii-nl nuancé de hiuu-nrangé sur le devant du cou et de la poitrine ; bec et pieds bruns. Taille, six pouces et demi. Cayenne.
Tangara LAivro\. ia«io c/(«te/i(s, Vieill. Plumage noir; sommet delà tète garni d'une huppe rouge; joues et capislruni jaunes; milieu de la gorge roux; petites tectrices suliuiaires blanches; bec el pieds noirs. Taille, si\ pouces. Du Brésil.
Tangara lErcoPTÈRE. Tutiagia leuco/ilein : Ta- ■inigia Niyenima, Gm., Buff., pi. enl. 170, fig. 2. Plumage noir, avec les petites lectrices alaires blanches. La femelle est d'un roux châtain, avec les rémiges brunes. Taille, six pouces. Cayenne.
TaNGARA LtNDO-BLEB. /'. TaNGARA CBRYSOGASTRE.
Tasgara de Lucien. Eaiiipltoielus Luciani, De la Fresn. Sommet et côtés de la tète d'un pourpre grenat obscur; corps d'un beau noir velouté, avec le croupion, les tectrices, le devant du cou el la poitrine d'un beau rouge d'écarlate; Hancs et abdomen d'un rouge bri- ((uelé; une tache noire, longitudinale sur le milieu du ventre. Du Mexique.
Takgara a miroir. Tanaijra sjisciilifeia, Temm.; IJjioi'hilus speciilifer, Ois. color., pi. 30. Sommet de la tète, dessus et côtés du cou noirs ; ailes et queue noires, avec le bord externe des rémiges et des rectrices glacé de jaunâtre; une tache d'un blanc jaunâtre au milieu de l'aile, gorge, devant du cou, dos, croupion et tectrices anales jaunes; parties inférieures d'un ))lanc jaunâtre; bec rougeâtre, noir à la base et à la pointe; pieds noirâtres. La femelle a les parties supérieures d'un vert olive, varié de jaune, les inférieures jaunes, le bec verdàtre; les pieds bruns. Taille, quatre pouces et demi. Brésil.
Tangara du Mississipi. A'. Tangara rocge. Tangara de montagne. Tanayra vionlniia, tVOrb., pi. 23, fig. 1. Tête d'un noir bleuâtre, un demi-collier blanc sur la nuque; parties supérieures d'un blanc azuré, les inférieures jaunes ; queue d'un bleu d'azur, terminée de noir; les deux rectrices intermédiaires entièrement noires. Bec noir en dessus, rose en dessous; pieds gris. Taille, cinq pouces. Du Brésil. Takgara mordoré, f^. Tangara jaone a tète noire. Ta>garamui.ticolore. Taitagrazena, Vieill.; F; f'/j- (/illa zena, Latli. Parties supérieures noires; une raie blanche au-dessus de l'œil, s'étendant vers la nuque; menton, extrémité des grandes tectrices alaires, bordure des petites d'un blanc pur; gorge et devant du cou jaunes; poitrine, épaules, croupion et lectrices alaires supérieures d'un jaune mordoré ; abdomen d'un jaune vif; tectrices anales blanchâtres; Uancs bleuâtres; bec et pieds bruns. Taille, six pouces. Lu femelle a la tête el le cou cendrés, le dos d'un vert sale, la poitrine et le ventre d'un jaune lerne, une raie blanchâtre sur les ailes, les rémiges et les rectrices brunes. Saint-Domingue.
Tangara, NÈGRE. Taniigra Caycunvnsis, Latb. , Buff., pi. enl. 114, fig. 3. Plumage noir, faiblement irisé en bleu; une tache orangée de chaque côté de la
poitrine; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouns. De l'.imériqne méridionale.
Tangara noir d'Amérique.^'. Tangara iebcoptère. Tangara noir et blanc. SaUator vielanolviicus , Vieill. Parties supérieures noires ; cette nuance se prolonge pardeuxéchancruressurla poitrine qui est d'un beau blanc, ainsi que le reste des parties inférieures ; bec noir, jaune inférieurement ; pieds noirs. Taille, sept pouces. De la Guiane.
Tangara noir du Brésil, r. Gros-Bec Jacarini. Tangara noir et jaune. Tanayra melanicteia , Lalh. Parties supérieures d'un cendré ferrugineux; croupion roux; sommet de la tète et joues noirs; tectrices alaires striées de blanc; rémiges brunes, bordées de blanchâtre; rectrices brunes, bordées de jaune; parties inférieures d'un jaune foncé; bec et pieds livides. Taille, sept pouces. La femelle est d'un vert olive en dessus, d'un jaune blanchâtre en dessous.
Tangara noir-soteux. Tannyia atio-seiiceus , d'Orl)., Voy. Amer., pi. 24, tig. 1. Il est noir, avec la tète el le tour du bec d'un rouge écarlale. Taille, cinq pouces. Du Mexique.
Tangara noir-cap. Tanayra tilriceps, Less., Cent. Zool., pi. 69. Tête et lourde la gorge noirs; un haussecol d'un blanc argentin ; ailes et queue d'un vert olive, passant au jaunâtre vers les épaules; parties inférieures d'un gris ardoisé; tectrices anales mordorées; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. De la Californie.
Tangara olivâtre. Tanayra oliverascens, Drap. Parties supérieures d'un bleu olivâtre foncé, avec le sommet de la tète et partie de la nu(iue noirs; une bande blanche se fait remarquer sur cel organe; rémiges el rectrices d'un noir verdàtre; parties inférieures jaunes, avec les flancs et l'extrémité de l'abdomen verdàtres; bec el pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Mexique.
Tangara olive. Icteria dumlcota, Vieill. Parties supérieures d'un verl olive; tour des yeux jaune ; parlies inférieures rousses; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Brésil.
Tangara olive. Tanayra olivacea, Lalh. Parties supérieures d un vert olive, les inférieures d'un olivâtre clair; front jaune. Bec el pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. De la Louisiane.
Tangara olive a gorge rousse. Tanayra Guira ; Hylophilus Guira, Temm., Buff., pi. enl. 720, fig. 1. Parties supérieures d'un vert olive foncé; rémiges el rectrices bordées extérieuremenl de jaune; menton et gorge noirs; côtés du cou jaunes ; haut delà poitrine d'un roux vif; tour des yeux et parties inférieures d'un blanc jaunâtre, varié de jaune; bec bleuâtre; pieds rougeâtres. Taille, quatre pouces et demi. Cayenne. Tangara olive. ^. Tangara vert-olive.
Tangara ombilical. Tanayra umbilicalis , Less. Parties supérieures d'un vert olive; devant du cou et ventre gris; milieu de l'abdomen et tectrices anales d'un rouge de brique; bec et pieds noirâtres. Taille, cinc| pouces. Du Brésil.
Tangara onglet. Tanayra slriata, Lalh. Parties supérieures noires; tête, dessus du cou, petites et moyennes tectrices alaires d'un bleu azuré, avec l'o-
Mgine des plumes noire; poilrine el croupion d'un jaune orani;é;leclrices caudales d'un noir veidàlie; abdomen jaune; bec noirâirc, mais blarichàlie en dessous ; pieds bruns. Taille, scpl pouces. La l'emellea les pallies supérieures brunes, la léle elles peliles leclrices alaires variées de bleu el de blanc, les remises et les reclrices noirâlres, le devant du cou mordoré, les parties inféiieures d'un brun clair. Du Paraifuay. Taivgara de d'Ordignv. V. Tangara a tête bleue. Tangara organiste. Taïuujia viiisica, Vieill.; Pipia iiiusica, Lalb., Buff., pi. enl. 509, fig. 1. Soinmi-t de la léte, ()crii)Ul et dessus du eiiu bleus, bordés de cluKiue côlé par un Irait noir; rémiges et reclrices noires, irisées de bleu; froiil, croupion et parties inférieures jaunes ; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. La femelle a les parties supérieures d'un vert cendré et le dessus du cou d'un bleu grisàUe pâle. Des Anlilles.
Taivgara ORiFLAîiJiE. Taiiagia fladitiiiceps, Temm., Ois. color., pi. 177. Plumage d'un rouge de brique, avec la partie interne des rémiges et des reclrices d'un brun lougeàlre. Le mâle a la léte garnie d'une huppe de plumes effilées et couchées, d'un rouge Irès-vif à leur origine ; cou, devant de la gorge et partie externe des rémiges et des reclrices d'un rouge de vermillon ; bec noir ; pieds bruns. Taille, six pouces liois lignes. Brésil.
Tangara des Palmiers, f^. Tangara prélat. Tangara de Parzbdaki. Tatiagia Paidiizaki, Lafresn. Parties supérieures noires, avec le bas du dos, le croupion et les lectrices subcaudales, les peliles tectrices alaires, l'exlrémilé marginale des grandes tectrices alaires el les parties inférieures d'un vert jaunâtre luisanl ; front et région auriculaire rouges; dessus de la léle el nuque jaunes; milieu de l'abdomeu el anus roussàlres; bec noir; pieds d'un bleu cendré. Taille, trois pouces et demi. De Sanla-Fé de Bogala.
Tangara passe-vert. Tanagra Cayana, Lalh., Buff., pi. enl. 201, fig. 2. Parties supérieures vertes; sommet de la tète roux; dessus du cou et croupion d'un jaune doré ; colés de la tête noirs ; gorge d'un giis bleuâtre; parties inférieures variées de jaune, de rou.t et d'ardoisé ; rémiges et reclrices bordées de vert doré; l)ec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces et demi. La femelle, Buff., pi. enl. 290, fig.l,a les parties supérieures d'un vert olive, les inférieures jaunes à reflets verts. De la Guiane.
Tangara passe-vert a tête blece. Tanagra Liiiiiœi. Parlies supérieures variées de vert et de jaune; lectrices alaires verles; rémiges et lectrices latérales brunes, bordées de vert; reclrices intermédiaires vertes; sommet de la léle, occiput, joues, nuque, dessus et côtés du cou d'un bleu violâlre, irisé en vert, avec la base des plumes d'un brun noirâtre ; goige jaune ; abdomen d'un jaune doré; le reste des parties inférieures varié de jaune, de mordoré et de veil; bec noirâtre, gris en dessous; pieds gris. Taille, quatre pouces et demi. De la Guiane.
Tangara du Pérou. F. Tangara rouverdin.
Tangara péruvien. Tanagra peruviana , Desiii. Tèle el cou d'un roux fauve; gorge et poitrine d'un
j verl émeraiide; petites tecirices alaires et croupion j iVun jaune pâle, irisé. Taille, six pouces. j Tangara a plastron. Tanagra llioracica, Temm., Ois. color., pi. 42. Parlies supérieures d'un vert jaunâtre, tlaraméchées de brun ; front et tour du bec noirs; sinciput et tour des yeux d'un bleu turquin; oreilles d'un vert pur; devant du cou et haut de la poitrine d'un jaune orangé, avec une longue lâche noire sous le menlon ; parlies inférieures d'un vert bleuâtre, avec le milieu du venlre jaunâtre ; tectrices anales et cuisses jaunes; petites tecirices alaires d'un jaune orangé, tacheté de brun. Bec d'un noir bleuâtre; pieds jaunes. Taille, cinq pouces. Brésil.
Tangara plombé. Sallator cœnilescens, Vieill. Parlies supérieures d'un gris de plomb; un Irait d'un blanc jaunâtre qui traverse la région de l'œil; croupion et tecirices alaires d'un noir bleuâtre ; une tache noire à l'angle du bec; parlies inférieures d'un roux blanchâtre; bec et pieds noirs. Taille, huit pouces. Du Paraguay.
Tangara A POITRINE orangée. Tanagraaurantiaca . Tête el cou d'un bleu d'azur; fronl, tour des yeux et collier noirs; rémiges et reclrices brunes, frangées de bleu; poitrine d'un orangé fort vif; venlre jaune. De la Californie.
Tangara ponceau. Saltator purpiirasceus. Parlies supérieures d'un rouge de feu foncé, variécsdebrunâlre; rémiges et reclrices brunes, bordées de rouge vineux très-vif; lectrices alaires d'un rouge brun, encadrées de rouge pur; parlies inférieures d'un rouge ponceau; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. Du Paraguay. Tangara pourpré. A'. Tangara Jacapa.
Tangara prélat. Tunagru prclatus, Less.; 7'anagrapalmaruni, Wied. l'arlies supérieures d'un cendré bleuâtre, les inférieures d'une nuance plus pâle; ailes verles. La femelle est d'un cendré roussâlre. Taille, cinq pouces et demi. Brésil.
Tangara de Prêtre. Tanagra Pretrei, Less., Cenl. Zool.,pl. 43. Tèle noire; sourcils et moustaches blancs; parlies sujjérieures d'un vert-olive foncé; éi)aulelles rousses; tecirices alaires et rémiges noires, bordées extérieurement de blanc; reclrices noires, les latérales en grande partie blanches, terminées de brun; collier, menton, gorge el devant de la poitrine d'un jaune mordoré; parlies inférieures blancbes. Bec et pieds noirs. Taille, six pouces. Du Brésil.
Tangara a queue d'Oiseau-Mouche. /''. Tangara septicolore femelle.
Tangara rayé. Tanagra fasciata, Lichst.; Tanagra axillaris, Spix. Plumage d'un brun olivâlre en dessus, cendré en dessous; joues et rémiges noires; gorge blanche et une bande de celle nuance sur les ailes. Taille, six pouces. Brésil.
Tangara robuste. Tanagra valida, Sallator vali- </ms, Vieill. Frunl, joues et collier d'un noir intense; parties supérieures d'un gris brun, les inférieures brunes; gorge et trait oculaire roux. C'est le faux GRAND Tangara de Lesson. Du Chili.
Tangara bouge. Tachyphoniis ruber, \ieill. Parties supérieures d'un rouge sombre; sommet de la tèle couveilde longues plumes effilées, dont celles du cenlre
soiil d'un rouge vif; tnenlnu el iioigp d'un loufje ponceau, qui passe au rouge de rose sur les parties inféileiires; Haucs d'un rouge obscur; bec et pieds d'un brun rougeàlre. Taille, six pouces. Du lîrésil.
Tangaua roïge-cap. Tanagia gularis, Lalli.; Nemosia ijiiluris, Vieill., Buff., pi. cnl. 155, fig. 2. Parlies supérieures d'un noir brillant; lêle et baul de la gorge d'un rouge vif; bas de la gorge d'un pourpre obscur; devant el côtés du cou, poitrine et parties inférieures d'im blanc pur; rémiges el rectrices noirâtres; bec brun, orangé en dessous; pieds gris. Taille, six pouces. Du Brésil.
Tang\ra rouge dd Mississipi. Tanagia Mississipieiiais, Latli.; Pyranga œstiva, Vieill., Buff., pi. enl. 741. Plumage rouge, ù l'exception des rémiges qui sont brunes; bec jaunâtre; pieds bleuâtres. Taille, six pouces et demi. l,a femelle a les parties supérieures d'un jaune liriMKitreou olivâtre; les parties inférieures d'un jaune orangé teine.
Tangara rodverdin. Tanagra gyrola, Gm., Buff., pi. enl. 133, fig. 2. Plumage vert, avec le sommet de la lète d'un roux brillant chez le mâle. Bec el pieds noirâtres. Taille, cini] pouces. Amérique méridionale.
Tangaba RtFicoLLE. Taïuigia ruficollis, Lichsl. Son plumage est noir; sa gorge est d'un brun marron, qui s'éclaircit vers la poitrine ; le ventre est blanc el il y a deux taches de celte couleur sur les ailes. Bec et pieds noirs. Taille, six pouces. Brésil.
Tangara de Saint-Domiivgue. /'. Tangara esclave.
Takgara sanguinolent. Tanagia saiiguinolenta, Less., Cent. Zool., pi. o'J. Front, joues, gorge, abdomen et parties supérieures d'un noir profond ; occiput, cou, poitrine, croupion et tectrices anales d'un rouge sanguin. Bec bleuâtre, bordé de jaunâtre; pieds noirs. Taille, cinq pouces. Mexi(iue.
Tangara scarlate. y. Tangara du Canada.
Tangara SEPTicoLORE.7'aMa(//a7'a/ao,Lath., Buff., pi. enl. 127, f. 2. Parties supéiieures d'un noir velouté; tête et petites lectrices alaires vertes; croupion d'un rouge orangé; gorge, cou inférieur et grandes tectrices alaires d'un bleu violet; poitrine el parties inférieures d'un verl d'aiguë -marine; bec et pieds noirs. Taille, six pouces. La femelle a les teintes beaucoup plus ternes. De la Guiane.
Tangara silencieux. Tanagia silens, Lath.; Anemonsilense, Vieill. Parties supérieures d'un brun olivâtre; tète noire, ornée sur le sommet d'une bande d'un gris clair; une ligne blanche qui part du bec et traverse l'œil ; une large bande noire sur la poitrine qui est blanchâtre, ainsi que toutes Us parties inférieures; bec el pieds noirâtres. Taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
Tangara SOMPTUEUX. Tanagia sotnpluosa; Tachyphonus soniptuostis, Less. Parties supérieures d'un noir velouté; sommet de la tête jaune; épaules d'un bleu d'azur; rémiges et rectrices noires, bordées de vert-bleuâtre; parties inférieures jaunes.
Tangara strié. Tanagra sliiala, Gm. Il est noir, avec la tête, le cou et les tectrices alaires bleus, la poitrine et le croupion orangés, l'abdomen jaune, les cuisses cendrées. Taille, cinq pouces. Du Chili.
Tangara dk Sucu. TachypUonns Siicliii, Swains. Parties supérieures d'un verl d'olive; une huppe jaune sur le sommet de la lète; scapulaires et teclrices subalaires blanches à leur base; parties inférieures blanchàties. tirant sur le roux; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Tangara Syacoo. Tanagia punclala, Lath., Buff., pi. cnl. 133. fig. 1. Parties supérieures d'un vert brillant el bleuâtre, tacheté de brun-noir sous certains aspects; les inférieures d'une nuance plus pâle et sans taches ; rémiges el rectrices noires, bordées de vert; bec noirâtre; pieds bruns. Taille, six pouces. Du Brésil. Tangara tacheté. Saltator inaculaliis, Vieill. Parties supérieures brunes ; côtés de la tête variés de brun et de noiiâtre; rémiges noirâtres; tectrices alaires noires, tachetées de blanc ; rectrices tachetées de même à l'exception des deux intermédiaiies ; parties inférieui'es roussàlres, tachetées longitudinalemenl de brun, sur le devant du cou; bec noirâtre, bleu en dessous; pieds bruns. Taille, sept pouces. Du Paraguay. Tangara tacheté de Cayenne. r. Tangara Diableenrhcmé.
Tangara Tangavio. Tanagra bonaiiensis , Lath.; Tachyphonus bonariensis, Vieill., Buff., pi. enl. 710. Plumage d'un noir violet; des reflets verts sur les ailes et la queue; petites tectrices alaires blanches; bec cl pieds noirs. Taille, huit pouces. La femelle a la lêle d'un noir azuré, et le reste du plumage d'un brun tacheté de noir luisant sur le dos. De l'Amérique méridionale. Tangara Tatao. K. Tangara septicolore.
Tangara téïté. Tanagra violucea, Lath., Buff., pi. enl. 114, lîg. 2. Parties supérieures noires, à reflets violets ; rémiges et rectrices d'un noir mal; front, dessous du cou el poitrine d'un jaune orangé; ventre d'un jaune clair; tête, dessus du cou el croupion d'un vert olive. Taille, cinq pouces. Brésil.
Tangara ténuirostke. Tanagra tenuirostris, Sw. Il est d'un noir violet, avec les plumes scapulaires blanches; teclrices caudales inférieures rousses. Bec grêle et noir. Taille, six pouces. De Buénos-Ayres.
Tangara a tète bleue. Tanagra iyanocepliala , Buff., pi. enl. 33. tig. 2. Parties supérieures noires, avec la plupart des plumes terminées de verl; tête et menton d'un bleu de tur(iuoise ; joues et nuque rouges; petites teclrices alaires noires, terminées d'orangé; rémiges el rectrices biunes, bordées de verdâtre; parties inférieures vertes; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces. La femelle. Temm., (Ois. col., pi. 215, tig. 2), a la tête et le menton d'un bleu cendré, les joues et la nuque d'un brun rouge, et toutes les teintes en général d'une nuance moins décidée que chez le mâle. De l'Araérique méridionale.
Tangara a tète cendrée. Tanagra (ephiocephala, Less. Sommet de la lêle el dessus du cou cendrés; dos, ailes et queue olivâtres; front, gorge et joues jaunes; milieu du ventre gris-bleuâtre. Taille, trois pouces et demi. De l'ile de la Trinité.
Tangara a tète et gorge robsses. Neinosia riifica- ;)///o, Vieill. Parties supérieures d'un vert olive; lète et gorge d'un roux foncé; une tache jaune de chaque
côlé ilii CHU, sur le crouiiioii pt les lectrices siibcau- (lales; devant du cou et haut de la poitrine d'un jaune foncé; abdomen d'un Jaune pâle; rémiges luîmes, bordées de vcrdàlre; bec noirâtre, jaune eu dessous; pieds bruns. Taille, cinq pouces. Du lirésil.
Tangara a tète ROUGE. Tanaijni e.ifUiroci'pliala,- Spennagra eiythiocephula, Sw. Parties supérieures d'un vert olive, les inférieures jaunes^ lêle, réijion auriculaire el occiput rouges. Taille, six pouces. Me.xique. Takgara a tète rovsse. Salicilornificapillus, Vieill. Parties supérieures d'un gris bleuâtre; (ête, nuque et parties inférieures d'un brun roussàtre; front, loruni et ventre d'un noir roussâlre; rémiges et rectrices noires, frangées de gris-bleuâtre; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. De l'Amérique méridionale.
Tangara a tête verte. Px'onga chloiocophala , Vieill. Parties supérieures bleuâtres; tête verdàlre; parlies inférieures jaunes; bec brun; pieds rougeàtres. Taille, six pouces. La femelle a les parties supérieures d'un vert olivâtre et les inférieures d'un jaune verdàlre. De l'Amérique méridionale.
Tangara tricolore. Tanagra tricolor, Lath., BufF., pi. enl.03, fig. I. Parlies supérieures d'un brun noirâtre, avec le bord des rémiges el des rectrices d'un vert brillant ; sommet de la tête, nuque et côtés du cou d'un vert jaunâtre doré; front et devant de la gorge noirs; petites tectrices alaires d'un bleu violet; croupion orangé ; poitrine et ventre d'un vert bleuâtre; bec noir; pieds gris. Taille, cinq pouces. La femelle, Temm., pi. col., 215, fig. 1, a les teintes beaucoup moins vives et comme recouvertes de poussière. Du Brésil.
Tangara TcRQUiN. Taiiagia Brasilieiisis , Lath., Buff., pi. enl. 179, fîg. 1. Plumage d'un bleu lurquin, avec le baut du dos, le dessus du cou, la tète, les rémiges et les rectrices noirs. Taille, six pouces. Du Brésil.
Tangara VARIÉ. Tanagra velia, Vieill.; Motacilla velia, L.,Buff., pi. enl. 669, fig. 3. Parties supérieures noires; front, joues, petites tectrices alaires et caudales, bord des rémiges et des rectrices, gorge, poitrine et flancs d'un bleu irisé; un collier d'un noir velouté; tectrices subalaircs blancbes ; croupion d'un jaune pâle; milieu du ventre et parlies inférieures de couleur marron; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces. De la Guiane.
Tangaka varié a tête bleue, r. Tangara a tète bleue.
Tangara varié a tète verte, r. Tangara tricolore.
Tangara de Vassor. Tanagra Fassorii, Boiss. Couleur du plumage, le bleu d'azur; bandeau noir; rémiges et rectrices de celle couleur, avec un fin liséré bleu; bec et pieds noirs. La femelle a le plumage d'un gris cendré, avec les rémiges el les rectrices grisâtres. Taille, quatre pouces et demi. Amérique méridionale.
Tangara a ventre bleu. Tanagra cjanoBentris , Vieill. Parties supérieures variées de jaune et de noir; sommet de la léle, nuque et menton d'un vert jaunâtre; capisirum et milieu de la gorge noirs; rémiges cl rectrices noires, bordées de verdàlre; poitrine el ventre d'un bleu qui se nuance de verdàlre; bec noir; pieds rougeâlres. Taille, six pouces. Du Brésil.
j Tangara a ventre jaune. Tanagra iltrjsogasler.
j /'. Tangara cbrysogastre.
j Tangara a ventre marron. Tanagra riifiveniris
Vieill. Plumage d'un noir bleuâtre bronzé; épaules et
cùlés des Hancs jaunes. Bec el pieds noirs; abdomen
d'un brun marron. Taille, cinq pouces. Brésil.
Tangara a ventre roux. A'. Tangara a ventre
aiARRON.
Tangara verdatre. f'ireo virescetis, Vieill. Parties supérieures d'un gris olivâtre; sommet de la tête noirâtre; sourcils blancs; une tacbe grise entre le bec el l'œil ; rémiges et rectrices brunes, bordées de verdàlre; petites lectrices alaires d'un vert-olive foncé; parties inférieures grises; gorge blancbàlre; lectiices subcaudales jaunâtres; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. De l'Amérique septentrionale.
Tangara verderoux. Tanagra Giiiatiettsis, Cmel. Parties supérieures d'un verl olivâtre; sommet de la tête el joues d'un gris cendré; front et Irait oculaire d'un roux vif; parties inférieures d'un vert jaunâtre; gorge et abdomen d'un gris blanchâtre; bec et pieds brunâtres. Taille, six pouces.
Tangara vert et bleu. Tanagra chlororjanea, Vieill. Parties supérieures, côtés de la gorge, du cou, de la poitrine et du venlre, d'un vert olivâlre; rémiges el rectrices brunes, bordées de verdàlre; parties inférieures d'un bleu paie; bec cl pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale.
Tangara vert DU Brésil. Tanagra virens, Lath. Parlies supérieures vertes ; une tache noire sur la joue, une autre un i)eu plus haut, la gorge de la même nuance; un trait bleu, (|ui part du bec et descend sur chaque côté du COU; petites tectrices alaires d'un vert -bleuâtre Irês-brillant, les moyennes el les grandes, vertes; rémiges et rectrices brunes, bordées de verl, irisé en bleu; devant du cou jaune; parlies inférieures d'un vert jaunâtre; bec et pieds bruns. Taille, six pouces.
Tangara vert-jaunet. Tanagia ciridis, Vieill , Temm., Ois. color., pi. 3G. fig. 3. Télé et occiput d'un vert jaunâtre; un demi-collier d'un bleu lurquin; ailes vertes; rémiges el rectrices noires, bordées de vert; parties inféiieures jaunes. Taille, quatre pouces. Brésil.
Tangara vert-koiret. Tanagra nigrovirklis, Lafresn. Plumage noir, couvert de taches d'un verlargeiilin sur le milieu du dos, le front, Icloruin, lepourtour des yeux, les joues et la gorge; sommet de la tête, dessus du cou, grandes lectrices alaires et parties inférieures d'un verl blancbàlre; devant du cou, petites tectrices alaires, lioi d externe des rémiges el des rectrices bleus; milieu de l'abdomen hiancliàtre. Bec et pieds noirs. Taille, (|ualre pouces. De l'Amérique méridionale.
Tangara vert-olive. Tanagra Magna, Lalh.;&(/tulor otivaceiis; Tanagra oUoaceu, Vieill., Buff., pi. enl. 203. Parlies supérieures d'un vert-olive foncé; un Irait blanc entre le bec et l'œil, cl plus bas un autre noir; menton blanc; gorge jaunâtre, avec une bandelette noirâtre; devant du cou et parties inférieures d'un jaune roussâlre; lectrices suhcaudales rousses; bec el pieds bruns. Taille, huit pouces. De la Guiane.
Tangara vert tacueté. K. Tangara Syacou.
Tangara vicaire. Tanagra vicurius , Less., Cenl.
Zool., pi. 08. Sommet de la (éle d'un {;ris bien; une lîiche noire de chaque côlé du front; dessus du cou, |)elitp.>! terliicesalaires et croupion d'un vert olivâtre; ailes noires dans leur moitié postérieure, avec deux l.irjîes bandes jaunes; parties inférieures d'un jaune olivâtre; i|ueue brunâtre en dessus, grisâtre en dessous; lipc noir; pieds bruns. Taille, sept pouces. Mexique.
Ta:vgar* TiE VicoRS. T'of /i.r/'/"'""» ^'5""'S"î Swains. l'Iiiuiage d'un noir violàlre; tête ornée d'une huppe rouRe; scapulaires et tectrices subalaires Idanches; bec et pieds noirs. Taille, si,\ pouces. Du Brésil.
TaîMGARA ZeNA. A'. TaNGAUA MBITICOIORE.
TANG.iRACA. BOT. (Adaiison.) Synonyme d'Hamelia.
TANGARjïA. bot. Le genre de plantes rubiacées, institué sous ce nom, par Adansnn, dans ses Familles naturelles, a été réuni au genre Hamelia, de Jacquin.
K. HAMÉI.1E.
TANGAVIO. OIS. Espèce du genre Tangara.
TANGHINIE. Tatiyhiiiia. bot. Du Petit-Thonars {Gciier. Matlagasc, p. 10) a établi sous ce nom un genre dans la famille des Apocynées, auquel il a imposé les caractères suivants : calice quinquéfide, étalé; corolle infundibuliforme, plus longue (jue le calice, ayant la gorge dilatée, le limbe plan, quinquélobé, à estivation torse; cinq étamines dont les anthères sont sessiles, cordiformes. et insérées sur le tube à l'endroit où il est élargi; chaque anthère munie inférieurement de tubercules ; ovaire double, portant un seul style, surmonté d'un stigmate capité, et portant deux bourrelets au sommet, renfermés dans les anthères; fruit drupacé. à deux carpelles, ou à un seul par suite d'avorlcment; ces carpelles sont pyriformes , acuminés, contenant un noyau ligneux, hérissé de filaments; la graine se compose de deux grands cotylédons épais, concaves, sans albumen, et d'un embryon renversé. Ce genre, d'après son propre auteur, est peut-être fondé sur la même plante que le Cerbeia Manghas, figuré par Gtertner, tab. 123 et 124. Si cette détermination est exacte, le Cerbeia MangJias est certainement une plante mal décrile par les auteurs, et forme un genre absolument distitict du vrai Cerbeia qui a pour type le Cerbera Thevetia. D'un autre côlé, on a indiqué le 7'a/ii//i(nm comme congénère de rOc/i; Oi-m de Jussieu. F. ce mot. Quoi qu'il en soit, l'arbre sur lequel Du Petit-Thonars a fondé sou genre, croît à Madagascar où les habitanis lui donnent le nom àe^oa-Taiighing. Dans l'Encyclopédie mélhodique, Poiret lui a imposé celui de Tanghinia venenifcra. Cet arbre ne manque pas d'élégance; ses rameaux sont dressés, garnis de feuilles ramassées; les fleurs sont disposées en paniciiles terminales. L'amande de son fruit possède des propriétés excessivement vénéneuses, analogues à celles (|ui résident dans plusieurs autres Apocynées.
TANIBOUCA. BOT. La plante décrite et figurée par Auhlet (Giiùin., 1, tab. 178) sous le nom de Taniboiica Guianensis, a été réunie par la plupart des auteurs modernes au genre Teniiinulia. F. ce mot. ^onobstanl cette indication, Sprengel l'a placée dans le genre Ginibernatia de Ruiz et Pavon, qui est le même que le Chunchoa de Jussieu.
TANIPTÈRE. INS. Même chose que Clénophore. ^'. ce mol.
TANKERVILLIA. bot. Le genre proposé sous ce nom parLink, dans la famille des Orchidées, est mieux connu sons celui de Ùlelia que lui avaient précédemment donné Ruiz et Pavon. f^. Bletie.
TANMANAK. Phihaliira. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractèies ; bec Irès-courl, un peu conique, convexe en dessus, dilaté sur les côtés, épais, fort; mandibule supérieure à dos ar<|ué, échancrée à la pointe ; narines placées de chaque côlé du bec , à sa base, dans une très-petite fosse nasale, peu distinctes et couvertes d'une membrane; pieds médiocres; quatre doigts : trois en avant, soudés à leur base, un en arrière ; ailes de médiocre longueur; première et deuxième rémiges dépassant toutes les autres; queue longue, grêle et Irès-fourchue. Le genre Tannianak, institué par Vieillot sur l'inspection d'une seule espèce rapportée du Brésil, ne se trouve point encore plus nombreux; et. quoique plusieurs observateurs aient entrepris la lâche d'étudier particulièrement les mœurs de cet Oiseau, la difficulté de l'approcher au milieu des forêts presque encore vierges, a rendu leurs tentatives à peu près vaines. On ne connaît même pas la nourriture dont il fait habituellement usage, et l'on n'a pu présumer qu'elle consistait en insectes que par les débris trouvés dans l'estomac du petit nombre d'individus qui ont été tués et préparés pour venir occuper une place niéthodi(|ue dans les collections d'ornithologie. Temminck, jugeant, par la conformation de cet Oiseau, que sa place devait être intermédiaire de celles des Tangaras et des Manakins, a forgé une dénomination générique qui tient aussi des uns et des autres. Peut élre eût-il été plus convenable sans doute de respecter celle adoptée par Vieillot, el qui est moins discordante à l'oreille?
Tanjianak A BEC JADNE. Phibiilura flaviroslris, Vieill., Temm., Ois. col., pi. 118. Parties supérieures brunes, rayées transversalement de vert-jaunâtre et de noir; sommet de la fêle brun, varié de rioir; les plumes de l'occiput, longues et susceptibles de se relever en huppe, sont d'un roux doré; cou rayé de brun, de noir et de blanchâtre, les nuances sont plus foncées en dessus; rémiges brunes, les secondaires bordées de verdâtre; rectrices inégales, de manière à rendre la queue très-fourchue, vertes à l'extérieur, noirâtres intérieurement; menton el haut de la gorge d'un jaune doré; parties inférieures et tectrices caudales rayées de blanc, de noir el de jaune-verdâtre; bec jaune; pieds rougeâtres. Taille, sept pouces.
TANNIN, bot. Principe particulier,quiexistedansles végétaux, et que Ton obtient en grand dans les arts, par la macération dans l'eau de l'écorce de Chêne, qui porte vulgairement le nom de Tan. Ce principe à l'état de pureté est incolore, mais le contact de l'air le brunit assez rapidement; il est très-soluble dans l'eau; sa dureté est peu considérable; il se décompose à une température peu élevée, et ne fournil point d'Ammoniaque à la distillalion. La précipilalion du Tannin et sa combinaison avec la peau conslitiie l'ojiération du lannage. Celte opération a pour but de préparer le cuir de semelle avec les peaux les plus épaisses, el le cuir d'empeigne avec celles qui
le soiil moins. Pour l'accomplir, on lamnllll les peaux dans une eau coutanle, puis on les ili|JOiiille du Ussu cellulaire el de tout ce qui peut encore adliéicr à leur face inlerne, en les raclanl avec un ccuileau de (orme parliculiùre. Celle opéralion lerniinéc.on les plonge dans un mélange d'eau el d'Iiydrale calcique, el on les y laisse séjourner jusqu'à ce que les poils el l'épiderme se délaclienlj après quoi on les ramollit, soil <lans de l'eau pure, soit, ce qui vaut mieux, dans de l'eau à laquelle on ajoute de l'acide acétique, du vinaigre de bois ou de l'eau de goudron, soit enfin, à défaut de ces sulistances, dans de l'eau qu'on a fait passera la fermenlalion acétiiiue en y délayant du son. A mesure que l'acide pénètre la peau, celle-ci se gontle, molif i)Our le(|uel l'opération est désignée sous le nom de gon/lement de /leaiix. Lors<iue les peau.K sont suffisamment gonflées, on les dispose couche par couche, dans de grandes fosses, avec la substance végétale chargée de Tannin el moulue; on verse dessus de l'eau, qui exirait le Tannin; celui-ci entre ainsi enconlaolavec les peaux, <iui l'absorbent, sans que l'air puisse agir sur lui el le convertir en apothème. Le premier liciuide donl on se sert pour lanner ne doit pas être trop concentré, parce qu'aulrement la surface de la peau serait surchargée de Tannin, qui ne pourrait plus ensuite pénétrer dans l'intérieur de la peau. De lem|)S en temps on stratifié les peaux avec de nouvelle matière lannanle, et pour terminer, on verse dessus une forte infusion de la même substance végétale. Plus la concenlralion du Tannin dans leliquidesefait lentemenl.et plus elle est forte en terminant, plus aussi le cuir devient solide et de bonne qualité.
TANREC. Centenes. mam. Genre d'inseclivores composé d'un pelit nombre d'espèces remarcpiables par leur corps couvert en tolalilé ou en partie de soies rudes el ù peine flexibles, ou uiênie de véritables pi(|uanls, semblables à ceux des Hérissons. Ce genre d liiseclivores est, avec le genre Taupe, celui qui se rapproche le plus par sou système dcnlaire, dos Carnassiers pnqiremcnl dils ou Carnivores. Il a quaranle dénis, savoir : de cluuine côlé el à chaque mâchoire, Irois incisives, une caïune el six màcbelières, parmi les(iuelles on dislingue deux fausses niolaiies et quatre vraies, dont la couronne présente plusieurs pointes. La lèle des Taiirecs est très-allongée, coiii(|ue, poiiiUie, lerminée par un museau assez fin. Un petit mulle entoure les narines.
; yeux sonl assez
les oreill
arrondies
et très-courtes. Le corps, de forme allongée, n'est point terminé par une queue. Les membres, qui sonl plantigrades, se terminent par cin(| doigts armés d'ongles robustes el piopres à tout. Tels sonl les caractères de ce genre confondu par les anciens auteurs avec les Hérissons, mais distingué par Cuvier el Geoffroy ([ui l'ont nommé Scliger, par Illiger (|ui l'a nommé Cenlenes; enfin par Lacépède (|ui l'a nommé Teniecus. Les Tanrecs se trouvent à Madagascar; aux îles de France elde l\Iascareigne. Us se noui'rissejit d'Insectes , el vivent dans des terriers placés dans le voisinage des eaux. Us passent une portion de l'année danscet état de sommeil lilhargique ([u'on a nommé hibernation.
Tanrec armé. Cciileitcs aniialus, J.OeolTroy S'-Hi-
laire. Pelage d'un gris noirâtre, très-pointillé de blanc, composé sur la nuque, le col. les épaules, le dos el les lombes, de piquants Irès-résistanls, sur la croupe, de piquants fins et demi-flexibles, et en dessous de poils ordinaires. Celle espèce a été rapportée depuis peu de Madagascar par le capitaine d'artillerie de la maiine Sganzin.
Tanrecsoyeex. Centenes selosiis; Erinaceus ecaii- (latns, Lin.; Erinaceus selosiis, Gmel.; c'est le TanrecdeBuffon,l. xii,pl. 50. Le front, le dessus du col el les épaules, sont couverts de pi(|uanls annelés de noir et de blanc jaunâtre ; le dos, les flancs et la croupe, de soies rudes de même couleur, et les joues, les membres et les parties inférieures du corps, de poils blanchâtres. Une huppe, formée de pi(iuanls assez fins, existe vers la nuque. Celte espèce est à peu près de la longueur du Héiisson; mais ses formes sonl plus grêles. On sait, et Buffon l'a dit le piemier, qu'il ne pent se medreen boule comme ce dernier; ce i|ui tient au développement moins parfait du muscle peaucier.
TanuecTendrac. C'e«<e«esse/04i(S, Lin.,BufF.,t.xn, pi. 57; Cetileiies spinosus, Desm. Il est un peu plus petit que le précédent. Tout le dessus du corps et les flancs sont couverts de piquants blancs à leur base, bruns dans le resle de leur étendue, sauf l'extrême pointe qui est quelquefois blanche; la lêle, les membres, les parties inférieures du corps, sonl couverts de poils d'un blanc roussàtrc.
Tawrec rayé. Centenes semi-spinosus, Desm. Il a été décrit par BufTon dans le tome m des suppléments. On serait porté à le prendre pour le jeune en livrée, de l'une des espèces précédentes, si des observations faites l)ar Geoffroy sur une mère et ses petits, n'Svaienl établi sa distinction spécifiiiue. Il n'a que quatre à cinq pouces de long, et se dislingue par trois raies longitudinales, d'nii blanc jaunâtre sur un fond noirâtre, et par des poils entremêlés de piquants, qui forment vers la nii<|iie une huppe, comme chez le Tanrec soyeux. TAKIIOUGE. Ifeimiumnia. bot. Genre delà famille des Saxifragées el de la tribu des Cunoniécs, offrant les caractères suivants : calice persistant, profondément divisé en quatre segments réguliers; corolle à (lualre pétales réguliers, sessiles, insérés au fond du calice, et alternes avec ses lobes; huit étamines placées entre le disque et les pétales, opposées à ceux-ci et aux folioles du calice, à anthères déhiscentes intérieiuement; ovaire sessile, libre, biloculaire, entouré à la base d'un disque urcéolé; deux styles dislincls; cloison placeulifère de cha(iue côlé; ovules peu nombreux, disposés sur deux rangées dans chaque loge; graines elliptiques, pres(iue réniformes, très-petites, le plus souvent couvertes de poils; radicule tournée vers le bile. Ce genre se compose d'espèces pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale, princii)alement des républi<|ues du Pérou et de la Colombie. (Juclques-unes se trouvent au cap de Bonne- Espérance, à Madagascar, aux îles de France el de Mascareignc, à la IVouvelle-Hollande et à la Nouvelle-Zélande.
Tanrooge glabre. fVeinmaiinia glahia, L. fils; I.am., 111., Gen., pi. 313, fig. 1. C'est un arbuste dont les ranicaux sont opposés, garnis de feuilles pétiolées,
opposées, ailées avec impaire; les folioles, au iiombic (le douze ou treize, sont sessiles, ovales, obtuses, rétrécies à leur base, glabres, denlOes en scie; les stipules sont de la {;randPtir des folioles; les fleurs sont petites, disposées en grappes; elles sont blanches, à dix élamines et à cin(| divisions, tant à la corolle qu'au calice. De la Jamaïque.
TANTALE. Tanlalus. ois. Genre de la seconde famille des Gralles. Caraclères : bec trts-long, droit, sans fosse nasale, un peu fléchi à la pointe qui est courbée; mandibule supérieure voûtée, avec sa base large et dilatée sur les côtés, sa pointe comprimée et cylindrique; les bords des deux mandibules sont Irés-courbés en dedans et tranchants; face une; narines placées à la base du bec et à sa surface, fendues longiludinalement dans la suhslance cornée qui les recouvre par-dessus; pieds très longs ; quatre doigts : trois devant, l'intermédiaire de moitié moins long que le tarse, les latéraux réunis par de larges membranes découpées; un derrière portant à terre dans loule sa longueur; ongles un peu aplatis, courts, presque obtus; ailes assez longues; première et deuxième rémiges à peu près égales et dépassant toutes les autres. Si l'on prenait à tâche de faire l'histoire étymologique des noms imposés génériquemeut aux Oiseaux, sans doule il serait difficile de (lélerminer les motifs qui ont pu faire choisir celui rie Tantale. En effet, l'observation n'a prouvé dans les mœurs ou les habitudes de ces Oiseaux rien qui puisse avoir quelques rapports avec le cruel festin donné aux Dieux par le fils de Jupiter et de Plola, ainsi qu'avec le juste châtiment infligé par la colère céleste; à moins cependant qu'il n'y ait matière à comparer l'immobilité des Tantales sur le bord ries eaux, à la position riu Roi iihrygien au milieu du lac où Mercure le tenait plongé; mais nos Tantales ne sont frappés d'une apparente immobilité que lorsqu'ils sont parfaitement repus; et la victime, condamnée à la faim et à la soif perpéluelles, enfoncée dans le lac jusqu'au menton, ne pouvait ni humer l'eau qui se relirait à son moindre mouvement, ni mordre à la grappe qui lui échappait sans cesse. Les quatre Tanlales, les seules espèces connues jusqu'à ce jour, sont des Oiseaux paisibles et Irani|uilles, qui rendent même rie grands services aux habitants des lieux qu'ils fréquentent, en les débarrassant (le reptiles extrêmement incommodes par leur féconde ninlliplication. Ces reptiles joints à quelques Poissons, lonl la nourriture habituelle des Tanlales qui, du reste, sont des Oiseaux stupides , auxquels l'approche de l'Homme et l'effet de ses armes ne paraissent imposer aucun sentiment de crainte, ni même donner l'envie de fuir. Ils établissent leur nid sur les arbres élevés : l'aire, assez spacieuse, composée de joncs et de bûchettes liés par un ciment de terre, reçoit deux ou trois œufs verdâtres, pointillés de brun-noirâtre. Les jeunes restent longtemps au nid où les parenls leur portent la nourriture avec unn constance remarquable. Ces Oiseaux émigrent périodiquement; ils subissent chaque année une mue qui n'apporte qu'une différence momenlanée et peu sensible dans leur plumage. On les trouve dans toutes les contrées chaudes et marécageuses des deux continents.
Tartaie D'AMÊnioiE. Tanlalus loculator, Lalb., Buff..pl. enl. 868. Plumage assez généralement blanc; rémiges et rectrices noires, irisées de bleu et <le rougeâlre; occiput et haut A\\ cou garnis de petites plumes brunes, raides et effilées ; tête et cou nus, à membrane ridée, calleuse et d'un bleu noirâtre, surtout dans la réijion des yeux; gorge nue, extensible; bec ri'nn brun jaunâtre ; i)ieris noirâlres. Taille, quarante pouces. La femelle a le cou garni d'un duvet grisâtre; la tète et la gorge seules sont dénudées. Le jeune a la tète et le cou emplumés, d'un blanc varié de jaunâtre; le corps noir; le dos, le ventre et la lête d'un gris cendré, fort sujet à varier. Dans l'Amérique méridionale, depuis la Caroline jusqu'au Brésil.
Tantale DE Ceylan. I'. Tantale JAUNcnitL.
Tantale Ccricaca. l'. Tantale d'Auèriqde.
Tantale aux festons roses. K. Tantale Ibis.
Tantale Ibis. Tantalus Ibis , Lalli. . Buff. , pi. enliim. ô89. Plumage blanc, à l'exception des lectrices alaires qui tirent sur le rose pourpré, et ont de plus une zone d'un pourpre éclatant, qui serpente sur l'aile; des rémiges et ries rectrices qui sont d'un noir brillant, faiblement irisées en bleuâtre et en rouge; sommet rie la lête, joues et rievant du cou dénuriésen pailie, laissant voir la membrane d'un rouge vif; bec jaune; pieds rouges. Taille, (|uaranle-deux pouces. La femelle est presque semblable au mâle, seidement les membranes nues occupent moins d'espace. Le jeune a le plumage en tout ou en partie, suivant son âge, d'un gris cendré. Du Sénégal.
Tantale Jaunghill. Tantalus leucocephalus, Lalh. Parlies supérieures blanches; rémiges et grandes tectrices alaires noires; partie de la télé nue, couverte d'une membrane jaunâtre; une bande transversale noire sur la poitrine; tectrices caudalesri'unvioletpourpré , mais celle nuance disparait presque entièrement à l'époque rie la mue; bec jaune; pieds rougeâtres. Taille, quarante à quarante-rieux pouces. La femelle a les nuances qui sont complélemenl noires chez le mâle, d'un brun plus ou moins foncé; le jeune, suivant qu'il se rapproche plus de l'élal adulte, est ri'un gris brunâtre, varié rie blanc. De l'Inde et rie Ceyian.
Tantale lacté. Tanlalus lacteiis, Temm., Ois. color., pi. 532. Tête, joues, occiput et partie de la nuque dépourvus de plumes, couverts seulement d'une peau rouge; plumage des adultes d'un blanc éclatant; celui des jeunes est d'un brun terne. Taille, trente-six pouces. De Java.
TANTALE. MIN. Ce métal, dont la découverte est due à Ekeberg, et dont le nom fait allusion à la propriété qui le distingue, d'être insoluble dans les acides, est la base d'un genre minéralogique composé de deux espèces ; le Tantalite et l'YttroTanlalile. La détermination de ces espèces laisse encore beaucoup à désirer, à raison rie la variété des échantillons que l'on en connaît, et de l'imperfeclion de leurs formes cristallines. Ces espèces sont liées par un caractère commun, celui de donner avec le Borax un verre plus ou moins coloré par le fer, et susceptible de prendre au Hamber ras|)ect d'un émail.
Le Tantalite. Tantalate de Fer et de Manganèse,
nommé aussi Cnlomliile et Tantale oxydé feiro raanganésifère, est une substance d'un brun noirâtre, opaque, à poussière d'un noir brunâtre, et quelquefois d'un brun rouiîcàlre, pesante, ayant un éclat fail)lement métalloïde. Ses cristaux, (jui sont fort rares, dérivent d'un prisme droit rectangulaire, d'un octaèdre rhomhoidal, dont les faces s'inclinent deux à deux sous les angles de 145° 8', 99» 8' et 9Io 12' (Mohs). Cette détermination ne se rapporte toutefois qu'aux cristaux de Tantalite trouvés en Bavière. Ceux de Finlande, dont les formes sont moins nettes, pourraient bien avoir pour type un prisme à base oblique, et formeront peutêtre un jour une espèce distincte. Le Tantalite est susceptible de clivage parallèlement aux faces du prisme rectangulaire. Le clivage parallèle à l'un des pans est assez net; celui qui est dans le sens de la base est le moins distinct. Les faces verticales, situées dans la direction du principal clivage, sont fortement striées parallèlement à l'axe. Sa cassure est généralement inégale ou conclioïde. Sa dureté est supérieure à celle de l'Apatite, et inférieure à celle du Quartz. Sa pesanteur spécifique varie depuis 6 jusqu'à 7,0. Traitée seule au chalumeau, cette substance n'éprouve aucune altération; avec le Borax ou le Sel de Pliospbore, elle se fond en un verre (|ui offre la couleur indicative du Fer; avec la Soude, elle donne une fritte verte, ce qui est l'indice de la présence du Manganèse. Les analyses du Tantalite ne s'accordent point entre elles, et il est difficile d'assigner la véritable composition de celte substance. Elles semblent même indiquer au moins deux espèces, savoir : le Tantalite de Kimito en Finlande , qui serait, d'après Berzelius, un Tantalate simple de Fer et de Manganèse, composé d'.\cide tanlalique, 81; Bioxyde de IManganèse, 10, et Bioxyde de Fer, 9; et le Tantalite de Bodenmais en Bavière, qui serait un sous-Tantalate. Le Tantalite de Broddbo, en Suède, ne diffère de celui de Kimito, que parce qu'il est mélangé avec quebiues centièmes de Tantalate de Chaux el de Fer, et de Tnngstate de Fer et de Manganèse. Celui de Finbo s'en dislingue par une proportion d'Oxyde d'Étain assez considérable, mais qui parait variable. On connaît encore un Tantalite de Haddam, en Connecticut, qui renferme de l'Acide tungstite et se rapproche ainsi de celui de Broddbo. Enfin Ekeberg a décrit anciennement une variété de Tantalite trouvée à Kimito, dont la pesanteurspécifiiiue elles propriétés extérieures difîérent de celles du Tantalite ordinaire. Il l'en avait distinguée par le nom de Tantalite à poudre couleur de cannelle. Ce n'est, suivant Berzelius, qu'un mélange de Tantalite ordinaire avec une grande quantité de Tantalure de Fer. Sa pesanteur spécifî(iue augmente avec la proportion de Tanlalure, et peut aller jusqu'à 7,94. Les variétés se réduisent à deux, qui sont : Le Tantalite cristallisé. Les formes du Tantalite de Bodenmais représentent le piisme rectangulaire, soit pur, soit modifié légèrement sur ses arêtes et sur ses angles.
Le Tantalite massif : en petits nodules ou nids, engagés dans des Roches granitiques.
Le Tantalite appartient aux terrains primordiaux cristallisés; il se rencontre disséminé accidentelle-
ment, et toujours en petite quantité dans le Gi'anilc graphique ou la Pegmatile, et dans le Micascliiste. On le trouve en Finlande à Skogbohle, sur la paroisse de Kimito et dans le district de Haliko, dans ujie Pegmatite à Feldspath rougeâtre ; à Broddbo et Finbo près de Fahlun en Suède, avec l'Albite, la Topaze pyrophysalite, le Feldspath et le Quartz; dans l'Amérique du Nord, à Haddam et à New-London en Connecticut, avec l'Albite au milieu d'une Pegmatile; à Bodenmais en Bavière, dans un Micaschiste, avec le Béryl aigue-niarine.laCordiérite et l'Uraiie phosphaté.
L'Yttro- Tantalite. Tantalate d'YItria , nommé aussi Tantale oxydé yttrifère (HaUy). Yttro-Columbile (Phillips), Yttro-Tantale. Sous ce nom on a réuni des substances amorphes dont la composition est encore mal connue, mais qui toutes renferment de rY"ltria combiné avec l'Oxyde de Tantale. Elles sont noires, jaunes ou d'un brun sombre; et la couleurde leur poussièie est le gris-cendré vcrdâtre. Leur cassure est inégale; leur dureté est supérieure à celle de l'Apatite. Elles sont susceptibles d'être raclées avec le couteau. Soumises à l'action de la chaleur, elles changent de couleur sans se fondre ; avec le Borax, elles se dissolvent en un verre incolore, qui peut devenir opaque au flamber. Leur composition est encore mal connue : la proportion de l'Acide tanlalique varie de 50 à 60 pour cent, tlles sont fréquemment mêlées de Tungstates. On distingue trois variétés de couleurs : 1" L'YttroTanlalite noir. Il présente <|uelques indices de cristallisation. 11 est opaque et a un éclat demi-niélallique. Sa pesanteur spécifique est de 5,595 (Berzelius). On le trouve disséminé en petits grains dans les Boches granitiques.
2° L'Yttro-Tantalile jaune. Sans aucune trace de cristallisation. Éclat résineux à la surface el vitreux dans la cassure. Pesanteur spécifique, 5.8S (Ekeberg). Il se rencontre en petites lames ou en grains au milieu d'un Feldspath.
5" L'Yttro-Tantalite noir-brunâtre. Translucide sur les bords, se présentant, comme le précédent et avec lui, en lamelles ou en grains, ayant uu éclat intermédiaire entre le vitreux et le résineux. Ces trois variétés d'Yttro-Tantalitese trouvent disséminées dans des lits de Feldspath et au milieu de la Pegmatile à Ylterby, et dans les environs de Finbo et de Korarfsherg, en Suède. La même substance existe aussi au Groenland, où elle a pour gangue un Feldspath d'un rouge incarnat.
TANTALITIS. BOT. Synonyme de Lillioipermiivi. I\ Grémil.
TANTARCVEL. but. On désigne sous ce nom, aux environs de Montpellier, le Houblon.
TANYCRANIA. BOT. L'une des sections du gejire Cornus, de Tonrnefort. P' . Cornouiller.
TAKYGLOSSE. Taiiyglossa. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, établi par Meigen, et qui correspond à celui ijue Latreille a nommé Pangonie. y. ce mot.
TANYMÈQUE. Tanymecus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar dans la tribu des Curculionides. Caractères : anicnncs coudées, dont le premier article s'é-
tend, lorsqu'il est rejeté en arrière, au delà des yeux; ceux-ci sont arrondis; museau-trompe déprimé, en carré plus ou moins long, échancré en devant; bord inférieur de la cavité ^ulaire divisé en trois lobes ou festons, dont l'intermédiaire est occupé par un menton arrondi; mandibules épaisses et arrondies; corselet tronqué aux deux extrémités; pattes presque semblables, ou du moins les deux antérieures différant peu des autres; cuisses simples. Corps oblong, avec la tête et le corselet notablement plus élroits que l'abdomen.
Taîstmèqce mamelé. Tatiymecus pallenlus, Germ.; Ciucvlio jiallealus, Fab., Panz.. Faun. Ins. xi\. pi. 3. Son corps est noir, couvert de petites écailles grisâtres; ses antennes sont composées de douze articles, dont le premier plus long que la tête, les sept suivants obconiqnes, et les quatre derniers formant une massue ovalaire et pointue; le deuxième est un peu plus long que les suivants. Le museau-trompe est déprimé, carré, presque uni, ou simplement plus élevé, ou plus enfoncé longiludinalemcnt dans son milieu, un peu plus long que large, avec les sillons latéraux courts et arqués. Le corselet est presque cylindrique, sensiblement plus long que large. L'écusson est petit et triangulaire. L'abdomen forme un carré allongé, rétréci en pointe postérieurement. Les cuisses sont reuRées au milieu. Les jambes n'offrent ni dentelures ni épines sensibles. Taille, cinq lignes. Europe.
TANYPE. Tanyptis. ms. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipnlaires, division des Culiciformes, établi par Meigen, et ainsi caractérisé par Latrcille : pattes longues, déliées, les deux antérieures plus longues et avancées; yeux grands, écbancrés; point d'ocelles ou d'yeux lisses; palpes saillantes, filiformes, courbes, de quatre articles (onde cinq, y compris le tubercule radical), tous simples et kans divisions annulaires; antennes presque filiformes, plus longues que la tête, de quatorze articles, presque tous globuleux, et dont le dernier est un peu plus gros; celles des mâles sont garnies de poils longsel épais, formant un grand panacbe, avec l'avant-dernier article fort long et cylindrique; celles des femelles ont simplement quelques poils, avec le pénultième article semblable aux précédents; ailes étroites, inclinées sur les côtés du corps, velues. Degéer a donné l'bistoire d'une espèce de ce genre, qu'il range avec les Tipules, et qu'il nomme Tipble bigarrée, Tipula maculata; c'est, suivant Meigen, le CItiioiiomus monilis de Fabricius [Sjrshvi.anttiat.), et la Tipuleà pattes d'arle- (|uin de Geoffroy. Elle est blancbâlre, avec des tacbes cendrées sur les ailes, et les pattes entrecoupées de noir. La larve est aquatique; sa forme est celle d'un ver long et cylindrique, avec la tête ovalaire, muniedc deux petites antennes et de deux petits yeux noirs. Le corps est ensuite divisé en douze segments, dont le premier plus grand, ayant la forme d'un tborax, et portant en dessous deux pattes longues, cylindriques, réunies supérieurement en une seule tige, et couronnées à leur extrémité par une série de longs crocbets mobiles, courbés en deliors et en dessous. L'animal peut en retirer les extrémiiés ou les divisions dans la tige comnuine, et même presque le tout dans l'intérieur du
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corps, de manière qu'elles ne paraissent plus au,debors que sous la forme de moignon. Lorsqu'elles sont étendues, soit perpendiculairement, soit oblii|uement, elles ressemblent à des béquilles ou à des jambes de bois. Le dernier anneau du corps offre deux autres pattes presque semblables aux précédentes, mais entièrement séparées, et point susceptibles, à ce qu'il paraît, de rentrer dans le corps. La larve s'en sert à peu près comme les cbenilles arpenteuses, en courbant alors le derrière en dessous; mais ces organes restent toujours roides. Quatre petites lames triangulaires, très-transparentes, sont placées immédiatement au-dessus de ces deux patles postérieures. Vers le dos sont deux petits corps cylindriques, perpendiculaires, terminés cliacun par une aigrette de longs poils, et que l'on doit considérer comme des tubes respiratoires, puisque deux corps de trachées y aboutissent.
Au rapport de Benoît-Frédéric Fries, auteur d'une Monographie des Tanypes de Suède, les larves de ces Diptères diffèrent de celles des Chironomes, dont elles se rapprochent d'ailleurs beaucoup par l'existence de ces tubes respiratoires. La nymphe ressemble en général à celle des Tipnlaires aquatiques, et particulièrement des Tipnlaires culiciformes. Son corps est plié en double. La tête est arrondie et pourvue de deux yeux ovales. Le thorax, gros et comme bossu, offre en dessus deux pièces ovales, terminées en une pointe transparenle, élevées perpendiculairement, représentant deux sortes d'oreilles, et de chaque côté une grande lame ovale renfermant les ailes. L'abdomen est courbé en dessous, allongé, divisé en huit anneaux, et terminé par deux pointes roides, allongées, coniques, formant une sorte de petite queue, et par des aigrettes de longs poils. Ces pièces, ainsi que les deux sortes d'ailerons de la partie supérieure du thorax, sont probablement encore des organes respiratoires. Cette nymphe se tient toujours perpendiculairement dans l'eau, le plus souvent fixée à quelque plante submergée; elle vient aussi quelquefois à sa surface. La tète est toujours en haut, et l'abdomen en bas et courbé. Lorsqu'elle veut changer deplaceou nager, elle redresse cette dernière partie du corps et bat le liquide qu'ellehabilepar coups réitérés. TANYPÈZE. Taiiypeza. ins. Genre de Diptères institué par Fallen, dans la famille des Muscides, et qu'il signale ainsi ; aniennes couchées sur la face, rapprochées, de trois articles, dont le dernier oblong, comprimé, avec une soie dorsale, nue, insérée à sa base; hypostome un peu incliné, plan, nu; yeux oblongs, écartés; front étroit, nu; abdomen allongé, de six anneaux; ailes couchées, parallèles, avec la quatrième nervure longitudinale recourbée.
Tahypéze longimane. Taiiypeza longimana, Meig. La soie des antennes est poilue; le corps est noir, à reflets blancs; les ailes sont enfumées; les pattes sont jaunâtres. Taille, trois lignes. Europe.
TANYPRACTE. Tanyinactus. ms. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, tribu des Mélolonlhides, institué par Fald, qui le caractérise ainsi: labre étroit, coriace, assez profondément échancré; mâchoires courtes, obtuséinent dentées à l'extrémité; mandibules assez épaisses, cornées et arquées;
palpes inégales ou dont le dernier arlicleesl ovalaire, allongé; massue des an(ennes formée de cinq feuillets étroits et peu arqués; chaperon un peu rétréci en avant, à bords latéraux très-élevés, formant de chaque côté un angle aigu et un peu échancré en avant; pattes courles; cuisses un peu ovalaires, renflées et comprimées; jambes antérieures tridentées, celles des deux paires postérieures élargies, presque triangulaires; tarses grêles et allongés; une épine enlre les crochets.
Tanvpracte cnARCORTSiER. Tuiixpiacliis carhonariits, Fald. Son corps est oblong, d'un brun noirâtre assez brillant; la massue des antennes est brune; les élytres sont faiblement siriées; le corps est velu en dessous. Taille, six lignes. De la Perse.
TANYPUS. OIS. (Oppel.) L'un des synonymes de Gralline.
TANYlillYNCHIDES. ins. iVom donné parScboenherr à sa neuvième division des Curculionides gonatocères et il museau-lrompe court, ou brachyrhynques, et qu'il distingue des autres de la même section par les caractères suivants : rostre (museau-trompe) perpendiculaire, allongé, presque linéaire; pédoncule {.icnpiis) des antennes prolongé au delà des yeux. Cette division comprend les genres Tanxihxnckns et Mioihiniis.
TANYUHYNQUE. Tanyilixnchns. ii«s. Genre de Coléoptères télramères, de la famille des Rbynchopliores, tribu des Chaiansnniles, établi par Schoenlierr, et (pi'il range dans sa division des Tanyrhynchldes. Caractères : mwseautrompe une fois plus long que la lête, presque (iliforme, linéaire et ar(|ué. Ses deux sillons ordinaires sont supérieurs, presque droits et s'étendent dans toute sa longueur jusqu'aux yeux qui sont oblongs.
Tantrhyisqde roRiFÈRE. TaiixrhynchKS porifer, Sch.; Curculio porifer, Sparm. Son corps est orné de bandes couvertes de petites écailles blanches, ses antennes sont très-grêles, longues, composées de douze articles, dont le premier ou le pédoncule (sca/)M«) s'élendant au delà des yeux, est renflé en massue à son extrémité; les suivants sont allongés, presque obconiques, et se raccourcissent graduellement; les quatre derniers forment une massue ovale et allongée. Les yeux sont déprimés. Le corselet est transversal, arrondi latéralement, et légèrement lobé derrière les yeux. Il est couvert de tubercules munis de soies. Les ailes manquent. L'écusson est à peine distinct. Les élytres sont ponctuées et striées, avec les intervalles alternes, plus élevés et noduleux : elles sont réunies, et trois fois plus longues que le corselet, formant un ovoïile-oblong ; elles .sont un peu échancrées en dedans, à leur hase. Les pieds sont robustes, avec les cuisses en massue; les antérieures sont un peu dentées; les jambes sont mutiques. Taille, trois lignes. Du cap de Bonne-Espérance.
TANYSIPTÈRE. Tanysiplera. ois. Vigors a formé ce genre dans l'ordre des Alcyons, aux dépens des Marlins-Pêcheurs, pour une espèce que l'on n'y avait placée qu'avec doute. Voici les caractères assignés au genre nouveau : bec conique, court, partout également renflé; arête inférieure peu mar(iuée; narines ovales, ouvertes, arrondies, latérales; les deux reclrices moyennes trèslongues, terminées en palette chez les mâles.
T\NYSiPTÈRE DES FORÊTS. Tanysiplera <lea, Vigors; Alce<lo (lea, Gm. Plumes des parties supérieures d'un bleu foncé, avec leurs bords d'un bleu d'azur; sommet de la lêle, cou et tectrices alaires bleus; rémiges de la même couleur, bordées de noir; rectrices blanches, avec la lige bleue : les intermédiaires beaucoup plus longues, dénuées de baibules dans leur milieu et terminées par une grande palette blanche; parties inférieures et croupion d'ini blanc glacé de rosaire; bec et pieds rouges. Taille, neuf à dix pouces. La femelle est un peu plus petite ; elle a le dessus de la lête d'un brun très-foncé, lavé de fauve; sur le milieu de la lêle et sur le haut du cou, les plumes preiuient une couleur bleu de ciel, assez vive, qui forme une calotte; un sourcil fauve s'étend sur le front; les joues sont brunâtres; les côtés du cou, le manteau, les ailes, le croupion sont d'un jaune brunâtre uniforme; les rémiges sont brunes; les petites lectrices alaires sont brunes, bordées de roux; la gorge, le devant et les côtés du cou, la poitrine et l'abdomen sont d'un fauve jaunâtre, striés de brun sur le rebord de chaque plume; la queue est étagée; les deux rectrices intermédiaires ne sont que de deux pouces plus longues que les autres, elles ne sont point effilées et offrent partout la même largeur; elles sont brunes, avec le milieu, en dessus, d'un bleu d'azur. De la iVouvelle- Guinée.
TANYSPHYRE. Tanxs/)lixni.i. IMS. Genre de Coléoptères télramères, de la famille des Rhynchophores, tribu des Cbaransonites, établi par Germar, et que Schoenherr place dans sa division des Molytides. Caractères : corps court, presque ovoïde et ailé, avec le museau-lrompe épais, presque aussi long ipie la téleet le corselet, cylindri<|ue, arqué ; yeux oblongs et point saillants; corselel à peu près isométrique, tronqué aux deux bouts, arrondi surlescôléset un peu plus étroit en devant; écusson peu sensible; abdomen ovoïdo-carré, recouvert entièrement en dessus par les élytres; pattes fortes, avec les cuisses en massue, el les jambes terminées par un forl crochet ; tarses courts, larges, aplatis, avec le dernier article embrassé en majeure partie par les deux lobes de l'article précédent; le dessous est tout garni d'un duvet soyeux; antennes composées de douze articles, dont le premier, le plus long de tous, atteint presque les yeux; le deuxième est obconique, épais, plus grand (pie les suivants; ceux-ci sont petits et serrés; le huitième forme avec les derniers une massue épaisse, presipie gbdiuleuse.
Tanyspbyre de la Lenticule. TVjw/s/j/ittms Leninœ, Sch.; lîliyticliœnus Leiiuiœ, Fab. Il a environ une ligne de longueur; il est noirâtre, obscur, ponctué, avec les élytres assez fortement striées; elles offrent, dans certains individus, quelques taches grisâtres; ses côtés, ceux du corselet et du dessous du corps, sont de cette couleur, <|ui est formée par de petites écailles, mais s'obliléranl. Cette espèce vit sur la Lentille d'eau; elle habile l'Europe.
TARYSTOMES. Tanxstoma. ins. Famille de l'ordre des Diptères, ayant pour caractères : trompe saillante; palpes insérées près delà cavité orale, et découvertes; suçoir de quatre soies; antennes de trois ou deux articles, dont le dernier, non compris le stylet ou la sole, sans
i; larve cliangeanl de peau pour passer à l'élat de nymphe. Ce dernier caraclère, le nombre des pièces du suçoir et la forme du dernier arliclc des anlennes, distinguent cette famille de ((uclques aulres du même ordre, dont la trompe est en totalité ou en grande partie saillante, et aux(|uelles la dénomination de Tanystomes (liouche étendue) pourrait rigoureusenienl êtreappliciuée. Elle se compose des genres y/S(7MS, Empis et Bombilius de Linné, et des suivants de Fabricius : Anihrax, Cytlicrea, Bibio, Leplis, Athen'x et Dolichopus. La plupart de ces genres formant autant de tribus ou de petites familles particulières, la coupe des Tanystomes peut être considérée comme une grande section de l'ordre des Diplères. Leurs larves ont la figure de vers allongés, presque cylindriques, sans pattes; la tête armée de crochets ou d'appendices rétractiles, dont elles se servent pour ronger ou sucer les matières qui leur servent d'aliments. Elles changent de peau lors(|u'elles veulent se métamorphoser. Les nymphes sont nues, et offrent extérieurement les organes locomoteurs et les antennes de l'insecte parfait, qui sort de sa dépouille par une fente dorsale de la peau. La plupart des Tanystomes, tels que les Asili(|Hes, les Empides, les Thérèves, les Leptides et les Dolichopodes, font leur proie de divers insectes; quelques-uns, tels que les premiers, les saisissent avec leurs pattes et s'envolent avec eux. Certains Asiles s'emparent même de gros Bourdons et de Coléoptères de moyenne taille. Leurs larves, à l'exception de celles des Leptides, paraissent avoir des habitudes dilïérentes; on les trouve dans la terre. Les aulres Tanystomes, comme les Boml)illes, les Anthrax, etc., qui, en élat parfait, vivent du suc des fleurs, ou du moins ne montrent point alors le même instinct carnassier, le possèdent sous leur élat de larve. Latreille a souvent rencontré la dépouille de leurs nymphes dans les nids de quelques Apiaires solitaires, ce qui lui a fait présumer (|ue ces larves sont parasites. Les organes sexuels des mâles de ces insectes sont ordinairement saillants, et font paraître leur abdomen terminé en massue ou par un bourrelet.
Latreille partage cette famille en deux coupes principales. Dans la première, la trompe, toujours entièrement ou presque entièrement saillante, se présente sous la forme d'un tube ou d'un siphon plus ou moins long, tantôt cylindrique ou conique, tantôt filiforme ou sétacé ; la gaine est de consistance assez solide ; les deux lèvres du bout se confondent avec elles, ou ne forment qu'un empâtement peu volumineux comparativement à son étendue. Les palpes sont petites. Le dernier article des aniennes offre souvent un stylet articulé. Les larves ont une Icle écailleuse, et qui dès lors ne change point de forme. Une première subdivision comprend les Tanystomes éminemment carnassiers, dont le corps est oblong, avec le thorax rétréci en devant, l'abdomen tantôt conique ou cylindrique, tantôl ovalaire et rétréci à sa base, et les ailes croisées. Les antennes sont toujours rapi)rochées. La trompe est généralemcnl courte, cylindri<|ue ou conique. Ici viennent la tribu des Asiliques et celle des Hybotides et des Empides. La seconde subdivision présente des Tanystomes
à formes proportionnellement plus courtes et plus larges, et dont le port se rapproche de celui des Mouches ordinaires. La tête est exactement appliquée contre le thorax; les ailes sont écartées; l'abdomen des uns est déprimé, triangulaire ou presque carré; celui des autres est renflé, vésiculeux; la trompe est souvent fort longue et menue. Tiois aulres tribus, les Vésiculeux, les Bombyliers et les Anthracicns, composent celle subdivision.
Les Tanystomes de la seconde division oui une trompe membraneuse, dont la tige est très-courte et point ou peu saillante au delà de la cavité orale; elle se termine par deux grandes lèvres, toujours à découvert et souvent relevées ou ascendantes. Les palpes sont plus grandes que dans la division précédente. Le dernier aiticle des antennes est le plus souvent ovoïde ou globuleux, quelquefois en forme de palette. 11 porte généralement une soie assez longue. Les pieds sont presque toujours longs et menus. Les larves ont une tète molle et de forme variable.
Latreille partage aussi cette seconde division générale des Tanystomes: chez les uns les ailes sont écartées et les nervures forment plusieurs cellules complètes, ainsi que dans presque tous les Tanystomes précédents. Le dernier article des antennes est ovoïdo-conique ou presque semi-globuleux et transversal. Ces Tanystomes composent la tribu des Leptides. Chez les autres les ailes sont couchées sur le corps et n'offrent au plus que deux cellules complètes ou fermées, ainsi que celles des Muscides. Les antennes se terminent aussi par une palette. Les Tanystomes dont le corps est comprimé latéralement, avec la tête triangulaire, un peu avancée en manière de museau, les i)alpes plates et couchées sur la trompe, l'abdomen courbé en dessous, et les pattes longues, déliées, gainies de petites épines, forment la tribu des Dolichopodes. Enfin ceux dont le corps est déprimé, avec la tête arrondie, presque entièrement occupée dans les yeux, du moins chez les mâles; les palpes relevées, filiformes ou en massue; les pieds courts ou peu allongés, sans épines, et dont les postérieuis ont souvent les tarses larges et aplatis, composent une dernière tribu, celle des Céphalopsides, et qui comprend les genres Callomyie, Platypèze, Pipuncule et Scénopine.
TAON. Tabanus. ins. Genre de Diplères, de la famille des Tabaniens, comprenant les espèces dont les caractères sont : trompe guère plus longue que la tête, membraneuse, terminée par deux grandes lèvres; palpes grandes, avancées, renflées à leur extrémité dans les mâles, subulées dans les femelles; antennes de la longueur environ de la tête, dontle dernier article taillé en croissant, terminé en alêne, divisé en cinq anneaux : le premier étant très-grand, avec une dent supérieure ; point d'yeux lisses.
Taon des Boecfs. Tabanus Boviniis, L. Il est brun en dessus ; les segments de l'abdomen sont bordés postérieurement en dessus de gris-roussàtre, avec une tache triangulaire et grisai re au milieu ; les jambes sont d'un jaunâtre pâle; lesyeux sont verts; les ailes ont des nervures d'un brun roussâtre. Taille, un pouce. Europe.
Taon aitomi^al. Tabanus aulumnalis . L. Noirâ-
Ire; des raies cetidri'es et longiludinales sur le thorax; dessus de l'abdomen noir, avec trois rangi^es lonjîitudinales de laclips blanchâtres, celles de la rangée du milieu triangulaires; les autres ou les latérales plus larges, échancrÉes, en forme de demi-équerre; jambes blanchâtres. Taille, cinq lignes. Europe.
TAONADO. BOT. (Aublet.) Synonyme de Ternstrœmia.
TAONIENS. INS. y. Tabaniens.
TAPAYE. REPT. Espèce du genre Agame, devenue type d'un sous-genre qui a conservé son nom. F. Agabe.
TAPE-BOIS. ois. Nom vulgaire de la Sitlelle.
TAPEINE. Tapeina. iNS. Lepellelier et Serville ont ainsi désigné un genre de Coléoptères de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, composé des Lamies à corps aplati, dont les mâles ont les antennes insérées chacune à la partie postérieure d'un long appendice naissant des rebords latéraux du front et s'étendant transversalement en ligne droite, de manière à couvrir les yeux ; ces antennes sont formées, dans les deux sexes, de onze articles. Les mandibules sont petites, minces et cachées sous le labre qui est arrondi et transversal; les palpes, assez courtes, sont presque égales, avec leur dernier article plus long que le précédent; la tête est transversale; les yeux sont cachés derrière les appendices frontaux et fort rétrécis dans leur partie moyenne; le corps est fortement déprimé, hérissé de poils ; le corselet est transversal, mutique, beaucoup plus large d'un côté à l'autre, dans sa partie moyenne ; l'écusson est court et transversal; les élytres sont déprimées, allant en se rétrécissant vers l'extrémité, recouvrant les ailes et l'abdomen;Ies pattes sont fortes, assez courtes, chargées de longs poils; les cuisses sont en massue allongée; les jambes intermédiaires portent à leur partie antérieure, vers l'extrémité, des coussinets de poils courts et serrés.
Tapeide cooronnêe. Tapeina coionala, Lepell. Son corps est d'un noir de poix, velu et Irès-ponctué; le front cl le dis(|ue du corselet sont piesque lisses et glabres, le premier ayant ses appendices latéraux trèsprolongés, leur exirémité arrondie, avec sa partie supérieure fortement échancrée, cette écliancrure ayant de chaque côté un lobe élevé, arrondi; antennes et pâlies de la couleur du corps. Le mâle a le premier article des antennes fortement échancré à sa base. Taille, cinq lignes.
TAPEINIE. Tapeinia. bot. Ce genre, delà famille des Iridées, a été institué par Commerson, adopté par Jussieu (Gén., pi. 59), réuni ensuite au genre JFilsenia et en dernier lieu rétabli par Bellenden Ker, dans sa Monographie des Iridées. Du reste, ce genre se caractérise particulièrement par son périanllie tubuleux, dont le limbe est partagé en six divisions égales et par son stigmate trifide. On n'y a jusqu'ici admis qu'une seule espèce.
Tapeinie db Magellan. Tapeinia Magellanica, Juss.; IVilsenia pmiiila, Valil; fVitscnia Magellanica, Pers.; Morcea Magellanica, Willd.; Ixia puinila , Forst. C'est une Irès-pelite plante, à racines fibreuses, desquelles naissent des liges hautes d'un pouce et demi ou deux pouces, simples, unillores, fasci-
culées et ramassées en petit gazon, couverlesde feuilles linéari-siibulées. légèrement arquées, distiques, serrées el imbriquées de clia(|ue côté, striées, glabres, d'un vert glauque et longues de six à huit lignes. Les fleurs sont petites, solilaiies el terminales.
TAPEINOTES. bot. (De Candolle.) Ce genre est le même <|ue celui institué par Marlius, sous le nom de Tapinn. V. Tapipie.
TAPETI. maji. Espèce du genre Lièvre.
TAPEZIA. bot. Ce genre de Champignons hyménomycéles, proposé par Persoon, forme l'une des sections du genre Piizizn, de Dillenius.
TAPI1ÉE. Taphœus. iNs. Hyménoplères; genre de la famille des Braconides, tribu des Polymorphes, établi par Wesmael dans sa Monographie de celle famille, qu'il a présentée à l'Académie de Bruxelles, en ISôo. Caractères : tète guère plus large que le corselet, convexe en arrière; ocelles très-peu saillanis; face trèslarge; une fossette profonde de chaque côté du chaperon, dont le bord est droit; palpes maxillaires de la longueur de la tête; dos du raésothorax convexe, avancé, fort élevé; métalhorax court; abdomen à peine aussi long <|ue le corselet, plus étroit que lui et faiblement arrondi sur les côtés, chez les mâles, aussi large, fortement arrondi et très-convexe chez les femelles; le premier segment s'élargissanl de la base à l'extrémité; pieds assez épais ; stigmale des ailes grand el triiuigulaire; deuxième cellule cubitale en carré régulier; cellule discoïdale interne fermée.
Taphée niGRinoRNE. Taphœus nigricornis, Wesm. Aniennes noires, un peu plus courtes que le corps; télé d'un noir luisant; palpes et mâchoires brunâtres, ainsi que les pieds; le reste du corps noir ; ailes transparcnles; stigmate noir. Taille, deux lignes. On trouve celte espèce en Belgique.
TAPHIEN. Taphozous. ham. Genre de l'ordre des Carnassiers, famille des Chéiroptères, formé par Geoffroy Saint-Hilaireaux dépens du grand genre A'es/jerlilio de Linné. Caractères ; museau conique; narines s'ouvrant à son extrémité, en dessinant un petit muHe dans l'épaisseur de la lèvre supérieure; point d'incisives en haut, quatie en bas; deux canines, deux molaires anomales et huit vraies molaires à cha(|ue mâchoire; langue munie de lames rigides à son exirémité, papilleuse sur le reste de sa surface; bouche grande, sans abajoues; oreille exierne très-grande, s'atlachant au chanfrein, sur le rebord de la cavilé qui creuse cette partie et vient se terminer par un bord libre, en arrière et au-dessous de la mâchoire inférieure; ailes médiocres; queue engagée dans la membrane interféniorale par sa moilié supérieure seulement.
Taphieh filet. Taphozous Lepturus, Geoff. Pelage gris, plus pâle en dessous ; oieillou très-court et obtus; un repli formé vers le coude, par la membrane interfémorale. Longueur, dix-huit lignes; queue longue et grêle. Améri(|ue méridionale.
Taphien de l'île Matrice. Taphozous Maun'tianiis, Geoff. Oreillon lerminé par un bord sinueux; pelage d'un brun marron en dessus, roussâtre en dessous. Longueur, trois pouces six lignes; envergure, neuf pouces el demi.
Taphiefi Leptubs. y . Tapuiei^ filet.
Taphtepi a LoivGBES MAiMS. Taphozoïis lont/imanus, Hardw. Oreilles droiles. plissées inléricurpment ; oreilloii oblong; pelage d'un brun noiràlie; membrane noire. Longueur, (|ualre ponces liuit lignes; envergure, <|ua- (orze pouces. De Calculta.
Tapbien perfobé. Taphozous perforatus, GeofF. Orelllon en fer de liaclie ; pelage d'un gris roux en dessus, cendré en dessous; corps large el ^pais, long de Irois pouces ; envergure, neuf pouces. Egypte.
Tapbieh roux. Taphozous ni fus, Wils. Oreillon elliptique; museau assez large; pelage d'un brun rouge. Longueur, Irois pouces; envergure, dix pouces. Amérique septentrionale.
Taphiei^ db SÉNEGAt.. Taphozous Senegalensis , Geoff. Oreilles de médiocre longueur; oreillon arrondi; pelage biiin en dessus, cendré en dessous; longueur, deux pouces (|uatre lignes ; envergure, huit (touces.
Tapuie?( a ventre nu. Taphozous nmliventiis, l\ii\t. Oreilles élevées; oreillon court et conique; museau projeté en avant; corps mince et fluet, couvert en dessus d'un duvet roussàtre, gris en dessous. Longueur, quatre pouces trois lignes; envergure, seize pouces. De la Nubie.
T.iPHOZOUS. MAM. r. Taphieiv.
TAPIIRIE. Taphiia. iNS. Genre de Coléoptères penfamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Féroniens. Caractères ; les Irois premiers articles des deux tarses antérieurs dilatés dans les mâles; crochets de tous dentelés ; dent du milieu de l'échancrure du menton bifide; palpes maxillaires filiformes; les labiales terminées en massue obconique; corselet oibiculairc. La dénomination <ie ce genre, quoique ses caractères n'eussent pas été publiés parBonelli, créateur de celte coupe, s'est tellement répandue par ses relations avec divers entomologistes, qu'elle a prévalu sur celle de Sftiuckus que lui a donnée Gyllenbal.
Tapbrie vivAiE. Taphria viralis, Ban.; Caiabus r/iJai/«,Illiger; Agonum vivale, Sturm. Elle est longue de trois à quatre lignes, d'un brun très-foncé ou presque noire, avec les antennes el les pattes fauves. Les élylres ont des stries simples dont les internes, plus mar(|uées, offrent chacune deux ou trois points enfoncés. On la trouve dans les bois et les forêts, sous les pierres et sous les feuilles, en Europe.
TAPHRINA. BOT. (Mucédinées.) Pries avait donné d'abord à ce genre le nom de Taphria que porte déjà un genre d'insectes, et qu'il a légèrement modifié par celle raison ; il ne renferme qu'une seule espèce décrite d'abord sous le nom i'Erineum aureum, et qui croît sur les feuilles de divers Peupliers. Jl dilïère des vraies Eiineum par ses filaments renflés et piesiiue vésiculaires, arrondis, continus, réunis en groupes serrés, d'un aspect soyeux. Celle petite Cryptogame, qui forme des taches d'un jaune d'or, est fréi|uente sur les feuilles des PeuplicMS el surtout du Tremble.
TAPHROCÈRE. Taphrocerus. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, établi par Solier, qui lui assigne pour caractères : antennes de onze arlicles, insérées dans deux fossettes profondes, qui se prolongent en canal sous les
bords inférieurs du prolhorax ; premier article gros, en massue; le deuxième renflé, ovalairc; les troisième, quatrième et cinquième allongés, légèrement ovalaires; le sixième grand, triangulaire, plus large que les suivants qui forment une massue dentée en soie; labre rectangulaire, suhtronqué antérienremenl; épislomeaveo une forte lunule au milieu; présternum avancé en mentonnière vers la bouche, relevé entre les deux pattes antérieures et strié; corselet sublrapézoïdal, fortement rétréci antérieurement; lobe du milieu échancré par la base de l'écnsson; celui-ci brusquement rétréci postérieurement en pointe aigut; corps étroit, allongé; élylres sinuées latéralement; pattes intermédiaires écartées à leur insertion; jambes étroites, linéaires; crochets des tarses épaissis à leur base, sans dent visible. La seule espèce qui cnnsliluc ce genre est le Trochys albo-gultata, de Dejean.
TAPHHODÈRE. Taphioderus. ins. Genre de Coléoptères létramères,dela famille des Rliynchophores, tribu des Brenlides, établi par Schoenberr, el qui, d'après les caractères qu'il lui donne, différerait plus particulièrement rie celui de Brente, à raison des fossettes latérales de son corselet et de son abdomen dont les premières recevraient les cuisses des deux parties antérieures, et les deux autres les cuisses intermédiaires, par la brièveté des jambes, ainsi que par les tarses dépourvus depeloles. La téteest très-allongée, plus étroite en devant et portée sur un cou distinct ; les élylres sont tronquées obliquement el en dedans, à leur extrémité.
Taporodère POTiCTCÉ. Taphiotleius punctatus , Scboenh.; Bientus punctatus, Fab. Son corps est ferrugineux, brillant, sans poils; son corselet porte une tache sinueuse; ses élylres ont trois lâches noires; les trois derniers arlicles des antennes sont bruscjuement très-grands. Taille, dix lignes. De l'Amérique méridionale. 11 faut encore admettre dans ce genre le Brentus bievipes, de Schoenberr, et le Bientus foveatus, de Fabricius.
TAPHROSPERME. Taphrospermum. bot. Genre de la famille des Crucifères, inslilué par Meyer, qui lui assigne pour caractères ; calice à (|uatre divisions étalées, égales à leur base; corolle composée de quatre pétales hypogynes, onguiculés el indivis; six élamines hypogynes, létradynamiques, édenlulées; stigmate simple; siliqiie subbivalve .raccourcie, subulalosublélragone, subcordée ù sa base; valves pellucides, suhnaviculaires, Irinervées, à cloison hyaline, sans nervure ; placentas inclus, obtus sur le dos; semences peu nombreuses, disposées sur un seul rang, pendantes, non bordées, scrobiculées, à funicules sétacéset libres. On ne connaît jusqu'ici qu'une seule espèce de Taphrosperme; c'est une plante herbacée, vivace, trèsglabre, à liges couchées el filiformes, garnies de feuilles éparses, un peu épaisses, pétiolées, elliptiques ou suharliculées, presque entières; les fleurs sont axillaires, solitaires, pédicellées, petites, d'une couleur jaune ocbracée. Cette plante se trouve sur la chaîne des monts Allai.
TAPIA. BOT. Espèce du genre Cratœva. y. Cratève.
TAPIAI. INS. (Latreille.) Fourmi de l'Amérique méridionale.
TAPIE. noT. y. Cratève.
TAPINANTHUS. BOT. Le genre proposé sous ce nom l)ar Clume, n'a été admis que comme section du genre Lorantiius de Linné.
TAPINE. Tapina. bot. Marlius [Gênera et Spec. Plant. Brasil., 3, p. 30) a cri-é sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Gesnériées de Richard et à la Didynamie Angiosperniie, L. Il l'a ainsi caractérisé : calice libre, profondément découpé en cinq segments inégaux; corolle infundibuliforme, un peu ringenle, bossue à la base et dans la partie postérieure ; le lube fort renflé antérieurement, la gorge étranglée, !e limbe dressé, à deux lèvres dont la supérieure est bilobée, l'inférieure trilobée; quatre élamines didynaraes avec le rudiment d'une cinquième ; anlhères cohérentes; disque annulaire hypogyne , tuméfié postérieurement en une glande; capsule ovée, coriace, uniloculaire , bivalve, à deux placentas pariétaux, bilamellés, portant des graines nombreuses et obliques.
Tapike earbde. Tapina barbota, Mart., loc. cit., lab. 225, fig. 1; Gesneria barbata, Nées. Celle plante croît dans les lieux ombragés, dans les forêts vierges du Brésil oriental. Ses tiges sont simples ou rameuses; elles nais.<ent d'une tubérosité souterraine; ainsi que tout le reste de la plante, elles sont molles et charnues ; leurs feuilles sont péliolées, opposées, mais quel- <|uefois devenant un peu alternes et éloignées par suite d'un dérangement dans l'opposition des feuilles qui forment chaque paire. Les fleurs, dont la corolle est blanche, sont solitaires ou rarement géminées, portées sur des pédoncules axillaires.
TAPINLA. BOT. y. Agaric
TAPINOTE. Tapinolus. irs. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Rbynchophores, tribu des Charansoniles, fondé par Schoenherr qui l'a placé dans sa division des Cryptorhynchides, ordre des Curculionides Gonatocères, légion des Mécorhynques. Ainsi que dans les autres Cryptorhynchides, la poitrine offre un sillon, mais peu prononcé et court ; les yeux sont latéraux, presque ronds et peu saillants; le niuseau-lrompe est fort, cylindrique et arqué. Les antennes n'offrent que onze arlicles dont les quatre derniers forment une massue ovale et pointue ; le premier et ensuite les trois suivants sont les plus longs de tous ; le corselet semble être un peu plus long que large; il est presque conique, rétréci en devant, bisinué à sa base, avec les angles antérieurs un peu avancés en manière de jietits lobes; l'écusson est à peine sensible; les élytres forment un carré long, aplati dorsalement et ne recouvrant point l'anus; les pattes sont assez longues, presque égales; les antérieures sont distantes des autres, avec les cuisses en massue et dentées; les jambes sont droites et mutiques à leur extrémité. Ce genre a été établi sur une seule espèce que Schoenherr nomme Ephippiger, et qu'il dit être de l'Europe tempérée.
TAPIOKA. BOT. Fécule blanche, obtenue de la racine de Jatrnplia ou Janiplia Maniliot, plante qui fournit en outre la farine de Cassave. /^. ce mot. Le Tapioka ne diffère de celle-ci que par un plus grand degré de pureté, cai' la Cassave est un mélange d'amidon, de
I fibres végétales et de matière exlractive, tandis que le ) Tapioka est de l'amidon parfaitement puiifié, surtout après qu'on lui a fail subir plusieurs lavages. Celte fécule se rassemble sous forme de grains durs, brillants, assez gros, sans odeur, d'une saveur qui se rapproche de celle de la fève, et ayant beaucoup de ressemblance avec le sagou extrait de la moelle des Palmiers ; aussi lui donne-t-on, dans le commerce, le nom i\e sagon blanc.
TAPIR. Tapirus. mam. Genre de Pachydermes, de la tribu des Tridaclyles, créé par Brisson, admis par tous les zoologistes, et ayant pour caractères : molaires présentant à leur counuine, avant d'être usées, deux collines transverses et reclilignes; nez terminé en une petite trompe mobile en tous les sens, mais non ler- ! minée par im organe de tact comme celle de l'Éléphant; ' cou assez long; peau assez épaisse et recouverte de : poils ras; deux mamelles inguinales. Six incisives en haut et six en bas; quatre canines et quatorze molaires en haut et douze en bas. Longtemps on a cru ce genre particulier seulement à l'Amérique. Les importantes et belles découvertes de Diard et Duvaucel ont prouvé qu'il existe aussi en Asie.
Tapir d'Amëriqde. Tapirus Americanus, Gmel., Desm., 013. La synonymie du Tapir est très-étendue. Cet animal a, en effet, été mentionné dans beaucoup d'écrits : c'est le Maipouri de Barrère, le Topûrète de Marcgraaff, le /I/froreô; d'Azara, VAnta des Espagnols, et le Tapir de Buffon. Le Tapii' a la (êle assez grosse, très-relevée sur l'occiput; les yeux très-petits; le museau terminé par une petite trompe mobile dans tous les sens et presque entièrement musculaire; le corps gros ; la queue très-courte et en forme de tronçon; les poils courts, serrés, lisses, d'un brun fauve plus ou moins foncé. Le mâle a sur le cou une sorte de petite crinière. Le Tapir vit solitaire dans les profondes forêts et les savanes du nouveau monde; son naturel est doux et timide, et il s'apprivoise aisément : il vit de fruits et d'herbes tendres. On le trouve dans toute l'Amérique méridionale.
Tapir Pi^chaqce. Tapirus Pinchaqiie, Roulin, Ann. des Se. nat., 1829. Occiput aplati; nuque ronde; corps couvert d'un poil épais, brun-noirâtre; un es|)ace nu sur les fesses ; une raie blanche à l'angle de la bouche. Squelette différant beaucoup de l'espèce ordinaire; en outre celle-ci n'habite que les sommités des montagnes, tandis que la précédente vit dans les plaines.
Tapir de l'Inde. Tapirus Indiens, F. Cuv. ; le Maïha, Uesin., 646; Tapirus Malayanus , Raffles. Cette espèce, assez récemment découverte par Diard, a le corps gros et trapu; sa trompe a de sept â huit pouces; son pelage est composé de poils couits et ras, d'un blanc sale, tandis que la tête jusqu'aux épaules, les jambes et la queue sont d'une couleur noire foncée; le mâle n'a point de ciinière sur le cou. Ce Tapir, ligure par F. Cuvier (iMamm.) est Irès-couiinun dans les forêts de Sumatra et de la presqu'île de Malak.
D'après une figure du inc des Chinois, un Anglais a cru reconnailre un Tapir qu'il a fait graver dans YAsialic Journal. Tout porte à croire que c'est un animal fantastique ou couiposédequelquestrailsderÉléphanl,
ilu Tigre, elc; cepeiulaiU un cii a fail le Tapinis Siiiensis, qui n'est rien moins (iiraulhenlique.
G.Cuvier a donné le nom de Tapir giganlesqne, à un animal donl on a reironvé des restes fossiles, et que de nouvelles découvertes ont peimis de mieux étudier et de reconnaître comme devant constituer un genre distinct, qui a été nommé Deiivotbérion. ^. ce mot. Le piélendn Tapir mastodontoïde, dont on a trouvé les déliris dans les terrains tertiaires du Kentucky,en Amérique, et dans le calcaire d'eau douce, aux environs d'Orléans, en France, appartient vérilahlemenlau genre Masiodonle. A'. Mastodonte tapiroide.
TAPIUÉ. OIS. Désignation que l'on donne aux Perroquets qui, par maladie ou par un accident quelconque, ont la couleur qui forme naturellement le fond du plumage, parsemée de teintes variées.
TAI'IRIE. Tapiiia. bot. Ce genre, établi par Aublet (Gi(/o«.; I, p. 570, tal). 188). appartient à la Décandrie Penlagynie. L., et a élé provisoirement placé à la suite delà famille desTérébintliacées. INeckeret Sclireberont inutilement substitué au nom imposé par Aublet ceux de Sataberria et de /of/ci/Me/fa. Voici les caractères essentiels de ce genre : calice divisé profondément en cinq segments égaux, presque arrondis et caducs; cinq pétales insérés sur un disiiue hypogyne ? proéminent ; dix étamines insérées au même endioit ; cinc] stigmates sessiles et obtus; capsule marquée de cinq sillons, ù cln<| valves et à cinq graines munies d'arille, ou plutôt capsule composée de cinq carpelles monospermes.
Tapirie de la Gciane. Tupiiia Guianensis, Aubl., loc. cit.;Joncquetia paniculata, Willd. C'est un arbre três-élevé, divisé supérieurement en branches nombreuses et étalées qui forment une cime touffue. Les feuilles sont pétiolées, ailées, à deux ou trois paires de folioles glabres, enlières,acuminées, terminées par une impaire. Les fleurs sont petites, disposées en paiiicules axillaires et terminales. Cet arbre cioît dans les forêts de Siiiemari et de la Terre de Caux, à la Guiane.
TAPlHOSTHEaiUM. mah. foss. Blainville a proposé ce nom pour un genre de Mammifères fossiles, que Cuvier désigne sous celui de Lopbiodon.
TAPIS. Tapes. jioLi,. Scliumacber, dans son Traité de Conchyliologie, a donné ce nom à un démembrement du genre Vénus.
TAPIS DE PEUSE. 310LL. Les marchands désignent par ce nom une coijuille qui appartient au genre Fasciolaire de Lamarck : Fusciolaiiu Tiapezium.
TAPOA-TAFFA. JIASI. (John White. ) r. Dasïure Taffa.
TAPOGOMylA. BOT. (Aublet.) F. Callicoqce et Cê-
rOAÊLIS.
TaPOMAMA. bot. Adanson a ainsi nommé la plante figurée par Burniann (Tliesaur.Zeyl., lab. 89) sous le nom in Rlius Zexlanicus , IrifoUaliis, et qui a été placée dans le genre Connariis par Linné. Gœrlner a fait de cette plante le type de son genre Oiiiphalobium.
y. OllPIlALOBlER.
TAPON. OIS. Nom vulgaire du Bouvreuil commun. TAPCIT. OIS. (Sepp.) Synonyme vulgaire de Motteux, espèce du genre Traquet.
TAPUUE. J'apuia. bot. Aublet {Guian., p. 120,
tab. 48) a établi sous ce nom un genre qui a été placé par De Candolle dans la famille des Chailletiacées. Schreber en a inutilement changé le nom en celui de Molli ia que l'on a réservé pour une autre plante. Voici ses caractères essentiels : calice divisé profondément en cinq lobes ciliés, inégaux ; coiolle ù trois pétales soudés à la hase avec les (ilets des étamines, et simulant nrre corolle monopélale : deux sont plus longs et bipartis; le troisième est plus court et triparti; trois étamines; un style long, terminé par tr'ois stigmates.
Tapcre de la Guiane. Tapiira Guianensis , \u\i]., loc. cil.; Rohria pelioflora, Willd.; Cluiilletia sessil:florn, DC, Ann. du Mus., vol. 17, p. 1ô3, tab. 1, fîg. 2. C'est un arbrisseau dont la lige se divi c 1 ri ininraux nombreux, Qexibles. diffus, garnis de Innlli s .illn nés, simples, pétiolées, glabres, entières, uliIoii;;iJis, aiiiminées, accompagnées à la base de deux sliprrles cadircpres. Les fleurs sont très-petites, velues, disposées en grappes courtes, sur des pédoncules axillaires, et insérées sur les pétioles. Cet arbrisseau croit dans les grandes forêts de la Guiane.
TAQUE. INS. Synonyme de Tachus. F. ce mot.
TARA. bot. Sous ce nom, Molina a décrit une plante de la famille des Légumineuses, qui a été réunie par quelques auteurs aux genres Cœsalpinia elPoincinia. De Candolle l'a placé dans le genre Cunlleria.
TARALËE. Taialea. bot. Aublet {Guian., 2, p. 745, tab. 298) a décrit sous le nom de Tarolca opposilifolia, une plante qui a élé réunie par Willdenow au genre
Dipteiix. y . CotMAROD.
TARANDUS. mam. V. Renne au mot Cerf.
TARASPIC. bot. Les jardiniers donnaient ce nom, par corruption du mot Tldaspi, à diverses espèces d'/beris cultivées comme plantes d'ornemenl, qui étaient autrefois confondues avec les Thlaspis. F. Ibêride.
TARAX. OIS. (Gesner.) L'un des noms de la grande Outarde.
TARAXACONASTRUM. bot. (Vaillant.) Synonyme A'Hyoseris, L.
TARAXACONOIDES. bot. Le Leonlodon hastile, L., avait éléérigéen un genreparticulier, souscenom,i)ar Vaillant: c'est le même que le Firea, d'Adanson.
TARCHON. BOT. Aviccnne et les vieux l)otanisles donnaient ce nom, ainsi que ceux de Taivoit cl de Tai(/on, à diverses espèces de Synanthérées, notamment à l'Estragon (/irtemisia Diacunciilus), ù la Ptarmique (Achitlea ptarmica), à la Pyrèlre, etc.
TARCHON ANTHE.ya/c7iO/ian//iMS. BOT. Ce genre, de la famille des Synanthérées, tribu des Vernonrées, a été anciennement établi par Vaillant, qui lui réunissait en outre la plante dont on a formé le genre Iva. Linné, Bergius et la plupart des botanistes modernes commirent de graves erreurs dans la description des fleurs du Tanhonanlhus, en les considérant comme bermaphr'odites, munies d'un ovair'e supère et d'une aigrette plumeuse; Gsertner fut le premier qui en observa les fleurs femelles, et qui les décrivit avec son exactitude accoutumée. Richard père, dans le Catalogue du jardin de l'École de Médecine, publié en 1801, reconnut les affinités naturelles du Tarchonanlhus, en le plaçant près du Fernonia, parmi les Synanthérées. Malgré ces
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rectificalinns, DeCandoIle, dans son premier Mémoire sur les Composées, pul)lié en 1810, ayant examiné de nouveau les Heuis du Tarchonanthiis camphoraUis , pensa que les descriptions de Linné et de Bergius n'étaient pas erronées, et oonséquemrnent n'adopta pas les idées de Gserlner sur la structure Horale de ce genre. D'après sa manière de voir, on devait placer le TarclionanlUus dans une autre famille que les Composées, et Desfonlaines, adoptant celte opinion, indiqua aussi les Thymélécs comme la famille où le genre en question devait être placé. Ces controverses n'ont pas manqué d'inspirer beaucoup d'intérêt à l'auteur qui s'est le plus occupé de la famille des Synanlliérées, à H. Cassini, dont la décision fut en faveur de Gœrlner. Ce botaniste s'est assuré que le prétendu ovaire libre on snpère, observé pai' les auteurs, et de nouveau par De Candolle, était un nectaire épigyne, et que ces auteurs n'avaient étudié que les fleurs mâles. En réunissant les descriptions qu'il a faites de ces fleurs à celles des fleurs femelles observées parGaertner, il a tracé les caractères génériques dont voici les plus remarquables : la calalhide mâle se compose d'un assez grand nombre de fleurons égaux, pres(iue réguliers, entourés d'un involucre composé de cin(i à dix folioles presque sur un seul rang, sondées par la base, appliquées, ovales, tomenteuses en dehors. Le réceptacle est petit, plan, garni de poils longs et nombreux. La corolle est laineuse en dehors, glabre en dedans, en tube cylindrique, campaniforme, divisé profondément en cinq segments inégaux, longs et très-arqués en dehors. Les étamines ont les filets glabres, insérés sur la partie inférieure de la corolle, les anthères saillantes, soudées par les bords, munies au sommet d'appendices courts, età la base d'appendices Irès-longset filiformes. Le nectaire est très-grand, en forme de godet. Il n'y a point d'ovaire, mais un style échancré ou bilobé au sommet, glabre inférieurement, couvert de poils collecteurs dans sa partie supérieure. La calatliide femelle est formée de fleurons nombreux, égaux, ayant un involucre et un réceplable semblables à ceux de la calatbide mâle. La corolle imite celle des fleurs mâles ; elle est continue par sa base avec le sommet de l'ovaire, et persiste avec le fruitauquelelleserl d'aigrette. L'ovaire est petit, obovoïde, oblong, couvert de longs poils laineux, mais privé d'une véritable aigrette. Il n'y a point de nectaire comme dans les fleurs mâles. Le style est saillant, à deux branches stigmatiques, courtes et divergentes. On trouve des rudiments d'étamines incluses dans la corolle.
Tarchonaisthe cajipbré. Tarchonanthiis camphoratus, L. C'est un arbiisseau d'environ quinze pieds, dont la tige est droite, roide et rameuse; les jeunes rameaux sont couverts d'un colon court et blanc. Les feuilles sont alternes, persistantes, analogues à celles de la Sauge oflicinale, lancéolées-oblongues, planes, très-entières, épaisses, verles en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, exhalant une odeur de camphre quand on les froisse. Les calalhides de Heurs, dont les couleurs sont rouges ou blanches, forment des épis ou des panicules à l'extrémité des rameaux. Du cap de Bonne-Espérance.
TAUCON. BOT. y. Tarcboh.
TARDARAS. ois. L'un des synonymes vulgaires de Gerfaut. A'. FAUCon.
TAKDIGRADES. ïuji. Nom donné par Cuvier à la première tribu de la famille des Mammifères édentés, laquelle tribu, suivant le Règne animal, se compose des genres Bracifpus et /4cheiis, pour les espèces vivantes, du genre Megalherium pour les débris fossiles trouvés dans les terrains crétacés.
Le professeur Doyère donne le nom de Tardigrades à un groupe d'infusoires ou de microscopiques, qu'il compose des trois genres suivants :
Eiiiydium : Tète pourvue d'appendices, museau complètement coni(nie, sans appendices ni ventouse terminale; épidémie demi-solide, off'rant surloul à la face supérieure du corps, une division annulaire trèsmanifeste. Quatre paires de pattes. Quelques traces de métamorphoses.
Milnesiiim : Têle portant à sa partie antérieure Cet latérale deux appendices palpiformes, très-courts; bouche terminée par une ventouse entourée de palpes. Peau molle, coupée transversalement par des sillons, en anneaux de formes variables. Quatre paires de pattes. Anneaux du tronc bisegmentés. Aucune trace de métamorphoses.
Macrobitus: Tète sans appendices; bouche terminée par une ventouse dépourvue de palpes. Peau molle, divisée seulement par des rides variables. Quatre paires de pattes. Aucune Irace de métamorphoses. (Annales lies Sciences naturelles, mai 1840.)
TARDIVOLE. Tarclivola. ois. Swainson a formé sous ce nom un genre aux dépens de celui des Gros-Becs, dans la famille des Granivores, et lui a donné pour caractères dislinclifs: bec court, comprimé, à arête recoiubée, à bords sinueux; ailes très-courtes et arrondies : deuxième à sixième rémiges presque égales; queue allongée, Irès-élagée; tarses robustes. On ne connaît jusqu'ici de ce genre que deux espèces, et Temminck les a placées dans sa division des Embérizoïdes.
Tarbivole OREiiLON. Tanlivola melaiiotis, Embérizoïdes melanolis. Temm., pi. color. 114, fig. 1. Sommet de la tête noirâtre; cette teinte est séparée de la plaque auriculaire, qui est d'un très-beau noir, par un sourcil blanc; parties inférieures blanchâtres; côtés de la poitrine d'un noir profond; rebord de l'aile jaune; plumes de l'occiput et de la nuque marquées de gouttelettes arrondies sur un fond d'un gris bleuâtre; ailes et dos d'un brun varié de mordoré ; les trois rectrices extérieures noires, terminées de blanc, les deux intermédiaires entièrement brunes; le dessus du bec brun, le dessousjaunâtre. Taille, cinq pouces trois lignes. Du Paraguay.
TARDivor.E lONGiBANDE. Emberizoides tiiarf/inalis, Temm., Ois. color., pi. 114, fig. 2. Plumage d'un cendré brunâtre, marqué sur la tête, le cou et le dos de flammèches brunes; joues rousses; sourcils blancs; gorge et devant du cou blanchâtres ; ventre roussàtre; bec brun en dessus, jaunâtre en dessous ; queue longue et très-élagée, terminée en pointe. Taille, sept pouces. Brésil.
TARDON E. ois. Syn. vulgaire de Tadorne. ^.Canari».
T A tl
TAREIRA. POIS. Espèce du genre Éryllirin. r. ce mot.
TAREFRANCHE. ois. Nom vulgaire île l'Orfraie. y. Fadcopi.
TARENNA. roT. Planle de Ceylan, connue seulement par ses fruils; elle a été érigée par Gaerlner(£)t'F;-»c<., 1, p. 1-59, tal). 'J8) en un genre particulier, qui a été placé parJussieu à la suite des Rubiacées. Ces fruils sont des baiessphériques.disposées en paniculesdont les ramifications sont un peu Hexueuses, couronnées par le calice persislant, striées, biloculaires, renfermant de quatre à six graines dans chaque loge; ces graines sont attachées horizonlalemcnt au centre et non sur les parois de la loge, bombées d'un côté en forme de croissant, comiiosées de deux cotylédons foliacés et d'une radicule cylindrii|ue, recourbée, ayant diverses directions dans les difféientes graines.
TARENTE. rept. Nom vulgaire du Gecko des murailles, y. Gecko.
TARENTULE, arach. Nom donné à une Araignée du midi de l'Europe, rangée aujourd'hui dans le genre Lycose (y. ce mot). Ce nom a été employé génériquement par Fabricius (Taieniula) pour désigner une coupe de la famille des Pédipalpes, ordre des Arachnides pulmonaires, de Lalreille, comprenant les genres Phryne et Thélyphone.
TARET. Tereilo. moll. Genre de Conchifères, de la famille des Tubicolés de Lamarck, et des Lamellibranches adesmacés de Blainvjlle. Caractères : corps trèsallongé, vermiformej manteau fort mince, tubuleux, ouvert seulement en avant et à sa partie inférieure, pour la sortie d'un pied en forme de mamelon; tubes distincts, très-courls : l'inférieur ou respiratoire un peu plus grand que le supérieur, et cirrheux; bouche petite ; appendices labiaux courts et striés; anus à l'extrérailé d'un petit lube Bottant et ouvert dans la cavité du manteau, assez avant l'origine des tubes ; branchies fort longues, fort étroites, rubanées, réunies dans toute leur longueur et librement prolongées dans toute l'étendue de la cavité lubuleusedu manteau; un seul gros muscle adducteur entre les valves; un anneau musculaire au point de jonction du manteau et des tubes, dans lequel est implantée une paire d'appendices ou palmules cornéocalcaires et pédicules, jouant latéralement l'un vers l'autre. Coquille épaisse, solide, trèscourte ou annulaire, ouverte en avant comme en arrière; les valves égales, é(|uilatérales, anguleuses et tranchantes antérieurement, ne se louchant que parles bords opposés et extrêmement courls; charnière nulle; un cueilleron interne considérable; une seule impression musculaire peu sensible; tube plus ou moins distinct de la substance dans laquelle vit l'animal, cylindro-conique, droit ou Bexneux, fermé avec l'âge à l'extrémité buccale, de manière à envelopper l'animal et sa coquille, toujours ouvert par l'autre et divisé intérieurement en deux siphons par une cloison médiane. Il est une particularité remarquable dans la structure des Tarets, c'est qu'ils peuvent clore l'ouverture postérieure de leur tube au moyen d'une paire d'osselets qu'on nomme palmules: ces palmules sont tantôt simples comme dans le Taret commun, tantôt palmulées et articulées comme dans le Taret de l'Inde, tantôt enfin
ils sont en entonnoirs, implantés les uns dans les autres. La manière dont les palmules sont articulées dans le Taret de l'Inde avait fait émettre à Lamarck l'opinion que ces osselets portaient les branches de l'animal, et que. dans chaque individu, il y avait non seulement une paire de palmules articulées, mais encore une seconde paire de palmules simples ; mais Deshayes a pu s'assurer dans plusieurs espèces qu'il n'y avait jamais qu'une paire de palmules, quelle que soit d'ailleurs sa structure.
Taret coMMun. Teredo navalis , Lin., Gmel., p.3747, n» ); Lamk., Anim. sans vert., t. v, p.440.nol; Blainv., Blalac., p. 579, pl.81,fig.6. Le Taret, Adanson, Voy. au Sénég., p. 2G4 , pi. 19; Encyclop., pi. 107, fig. 1 à 5. Palmules simples, bicornes, en palettes. Blainville sépare de celte espèce, qui est mérapienne, celle décrite par Adanson, à laquelle il donne le nom de Taret du Sénégal ; il la distingue surtout d'après Adanson par les palmules qui sont simples, tandis qu'elles sont bicornes dans le Taret commun. De tous les animaux mollusques, celui-ci est sans contredit le plus nuisible; vivant dans les bois qu'il crible de Irous, les meilleurs pilotis ne résistent paslonglemps à ses attaques réitérées. Réduites comme les bois vermoulus, les plus grosses pièces, des coques de vaisseaux même sont anéanties en peu de temps, si on n'a su les garantir de ce Qéau dont la Hollande, plus que tout autre pays, connaît les dommages. Les Tarels attaquent tous les bois plongés dans la merau-dessous des plusbasses marées; ils ne peuvent, comme beaucoup de Molluscjues, supporter les alternances des marées. Cette observation, dont on pourrait tenir compte pour quelques travaux maritimes, n'est d'aucune utilité pour ceux qui doivent être en permanence dans l'eau ; ces bois ne peuvent être préservés que par une assez profonde carbonisation ou par le doublage en cuivre de la partie couverte par la mer.
TAROER. POIS. Nom vulgaire de la Plie.
TARGEUR. pois. Nom d'une espèce de Pleuronecle, appartenant au genre Turbo.
TARGON. BOT. y. Tarcbon.
TARGIOME. Taigionia. bot. {Hppaliques.) Micheli a créé ce genre qui est très-voisin du Si>liœiocaipus qu'on avait réuni avec lui. Le Turginnia hypopliyUa forme sur la terre de très-petites rosettes composées de frondes ohlongues, spalulées, vertes en dessus, noirâtres et couvertes de radicelles en dessous; à l'exlrémilé de ces frondes naissent les fruclilîcations qui consistent en un involucre membraneux, formé de deux membranes renfermées entièrement, jusiju'à la maturité, dans l'intérieur de la fronde; la capsule, qui est contenue dans cet involucre, est d'abord surmontée d'un prolongement slyliforme, analogue à celui des capsules des Jungermannes; il tombe bientôt, et à la maturité, la capsule s'ouvre en deux valves; elle renferme des sporules mêlées à des filaments en spirales. On trouve cette plante cellulaire dans toute l'Europe.
TARIER. OIS. Espèce du genre Traquet. y. ce mot.
TARlIiR. coNCD. Guettard, dans le t. m de ses Mémoires, a établi sous ce nom, d'une manière très-précise, le genre Taret des auteurs, y. ce mot.
TARIÈRE odOVISCAPTE. Terebia. ii^s. Nom donné
ail prolongement caudiforme et postérieur de l'abdomen des femelles de divers insectes, tantôt servant simplement à introduire leurs œufs dans des cavités propres à les recevoir, lanlôl, et plus risoureuscmenl, servant à percer ou inciser diverses sul)slaiices ordinairement végétales, où seront aussi placés ces œufs. Dans le premier cas, celte Tarière n'est qu'un simple oviducie extérieur ; dans le second, c'est un aiguillon, un inslrumenl offensif, destiné à préparer le logement de la postérité de l'insecle.
TARIN. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.
TARPA. INS. INom donné par Fahricius ù un genre d'Hyménoptères, formé aux dépens de celui de Teuthiedo, de Linné, et qu'anlérieuremenl Latreille avait désigné sous la déiiomlnalion de Mégalodonte. F. ce mot.
TARRIÈRE. ins. ^. Tarière.
TARRIÈRE. rerebellum. moll. Genre de Mollusques, placé dans le Règne animal, parmi les Gastéropodes pectinihranclies, entre les Ovules et les Volutes. On n'a encore pu le caractériser que d'après sa Coquille; elle est involvée, mince, étroite, luisante, pointue, à spire extérieure ou cachée; l'ouverture est longue, étroite; le bord est droit, subbisinucux à la base; la columelle est lisse, droite, plus longue que la base du bord droit. Les Tarrières ont un aspect particulier qui les rend faciles à distinguer; très lisses, trèsbrillantes comme les Olives et les Ancillaires, elles s'en distinguent, et par la forme de l'ouverture beaucoup plus étroite, et par la columelle qui est toute lisse, et non terminée par un bourrelet comme dans ces genres.
Takrière sïBiiLÊE. Teiehellum subulalum, Lamk., Anini. sans vert., t. vu, p. 410, n» 1; BuUa Teiebelluiii, L., Gmel., p. 3428, n°22; Lister, Conch., tab. 730, fig. 50, 31, 737, fig. 32; Favanne, pi. 19, fig. d; Knorr, Verg., 2, tab. 4, lig. 4, 3; Martini, Conch., t. il, tab. 51 , fig. 568, 569; Eiicycloi)., pi. 3G0, fig. 1 , a, b, c. C'est la seule esi)èce vivante connue; sa spire est saillante; elle est variable dans ses couleurs : tantôt ponctuée, tantôt Vergetlée, quelquel'ois Hammulée ou foudroyée.
TARRltTlE. BOT. Ce genre, indiqué par le docteur Blume comme devant faire partie de la famille des Sapindacées, est encore très-imparfaitement connu. 11 a été fondé sur un arbre de l'île de Java, dont le ironc est très-élevé, garni de rameaux assez nombreux, émettant des feuilles composées de cinq folioles péliolulées, oblongues, aiguès, coriaces et glabres; les Heurs scmt disposées en grappes axillaires; elles sont au nombre de trois ou quatre, et cliacuiie d'elles produit un fruit composé de carpides inonospermes, pédicellées, 'finissant en aile simple et en quelque sorle membraneuse.
TARSE, zooh. Partie du sqiielelte qui termine les extrémités inférieures. Chez l'Homme le Tarse est constitué par un assemblage de sept os : le calcaneura, l'aslragale, les Irois os cunéiformes, le scaphoïde et le cuboide.Chez les Insectes, le Tarse termine les pattes et supporte ordinairement les ongles; sa forme semble avoir une grande intluence sur les habitudes et les mœurs des insectes, ou plutôt cet organe est conslainmenl en rapport avec la manière de vivre de ces animaux; souvent la forme du tarse est toute autre dans
les mâles que dans les femelles, et celle tircousiance dépend du mode de l'accouplemenl. r. Insectes.
TARSIER. Tarsius. mam. Genre de Mammifères Lémuriens Quadrumanes, élabli par Slorr; il a pour caractères : tête arrondie; museau court; yeux Irèsgrands; membres postérieurs liès-allongés, à tarse trois fois plus long que le métatarse; queue longue. Formule dentaire : incisives, quatre en haut el deux en bas; canines, une en haut el une en bas; molaires, six en haut et six en bas. Ce genre, plus voisin des Galéopilhèques et des Chauves-Souris que des Quadrumanes, se compose de trois espèces dont deux sont des Molnques. et une seule de Madagascar.
Tarsier DE Banc*. Taisiiis Baiicnniis,'aorsf.;Zool. Beseac; Desm., 821, Tarsius fusons, Fischer. Ce Tarsier n'a point d'incisives intermédiaires à la mâchoire supérieure; les oreilles sont arrondies, horizontales, beaucoup plus courtes que la léle : la queue est trèsgrêle, et le pelage brun. 11 habile l'île de Banca, l'une des Mnluipies.
Tarsier aux mains brcnes. Tarsius fuscomanus, Fisch.. GeofF. Cette espèce est un peu plus grande que la précédente; elle en diffère par la couleur brune, peu foncée, du corps qui est d'un gris blanc en dessous ; les oreilles ont de longueur les deux tiers de celle de la tète. Elle habite l'île de Madagascar.
Tarsier de Paiias. Tarsius Pallnsii, Fischer. Tout le pelage est brun, avec l'extrémité des poils d'un jaune de soufre; les oreilles sont pointues; les dénis incisives sont obtuses el les intermédiaires fort courtes. Il ressemble pour le reste à l'espèce précédente.
Tarsier Spectre. Tarsius Spectruiii, Geoff. Buffon a décrit cet animal sous le nom de Tarsier, et Pennant sous celui de Woolly Gerhoa. Les Malais d'Amboine, sa patrie, le nomment Poilje; il a la taille d'un Mulot ; les jambes postérieures plus longues que le corps; le pelage roux; les yeux énormément grands; les oreilles arrondies, nues, transparentes et de moilié moins longues (|ue la léle; sa (|ueue est Irès-longue el en partie dénuée de poils. H habile les iles Molui|ues.
TARTARET. ois. L'un des noms vulgaires du Faucon pèlerin. /^. Faucon.
TARTARIN. bam. Espèce du genre Cynocéphale. f^. ce mot.
TARTARIN. OIS. Nom vulgaire du Sizerin. /'. Gros- Bec
TARTRATES. Sels provenant de la combinaison de l'Acide larlrique avec les bases. Le bi-Tartrate de Potasse esl un sel tout formé dans plusieurs substances végétales et nolamnicnl dans les raisins. Il constitue presqu'enlièrement le Tartre qui se sépare du vin renfermé dans les tonneaux. Quand on a purifié le Tartre on obtient le bi-Tartrate de Polasse en cristaux, «iiie l'on connaît sous le nom vulgaire de Crëjie de Tartre.
TARTIilQUE. /''. Acide tartarique.
TARTUKFITE. min. Nom donné à une variété de Calcaire qui exhale, par le froltemeni, une odeur analogue à celle des Truffes. ^. Chaox carbonatée.
TARTUGNE, TARTUGO. rept. Synonymes vulgaires de Torliie.
TARDGA. mam. Même chose que Lama. A', ce mol.
TARUS. iPis. Nom sous lequel Claiiville désigne le j;f nie de Coléoplères de la famille des Carnassiers, que Inlicille a appelé Cymiiide.
TASCASSO. rois. Nom vulgaire du Scorpène Porc.
TASCHEC. OIS. Synonyme vulgaire de Mésange à longue queue.
TA.SMANN1E. Tasmannia. bot. Genre de la famille des Magnoliacées, élahli par R. Brown (in DC. Syst. l'eget., i, p. AK el 5^7) el offrant les caracléres suivanls : fleurs diolques ou polygames. Calice à deux sépales; pétales au nombre de deux à cinq. Les fleurs mâles ont des élamines nombreuses, et sont tantôt absolument dépourvues de pistils; tantôt elles en offrent seulement un rudiment. Les fleurs femelles ou bermaphrodiles ont un ovaire uniloculaire, un stigmate adné longitudinaicmcnt au côté intérieur de l'ovaire, une baie polysperme. Ce genre, d'après son auteur, doit former, avec Vllichim et le If'intera ou Drymis, un groupe particulier, pour lequel il propose le nom de Wintérées.
Tasjunme aromatique. Tasmannia aromalica , De Candolle, toc. cil., Delessert, hon. sélect., i, tab. 84. Cette plante a été trouvée dans les localités les plus froides de la Nouvelle-Hollande, sur les montagnes de l'ile de Van-Diémen, dans l'ile King et au détroit d'Entrecasteaux. C'est un arbrisseau très-glabre, toujours vert, garni de feuilles très -entières, portées sur de courts pétioles. Les pédicelles sont unifloies.plus courts que lesfeuilles, grêles, naissantpar paquetsdesaisselles des feuilles supérieures. Les brancbes sont terminées par une petite stipule enroulée, aiguë et caduque.
TASSADIE. Tassadia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par Decaisne,quilui assigne pour caractères : calice à cincj divisions; corolle rotacée ou campanulée, à cinq lolies incano-papilleux en dedans; couronne staminale très-petite, soudée à la base du gynostège, à cinq folioles charnues, arrondies ou tronquées, dressées ou réfléchies; anthères terminées par une membrane cordée, aiguë; masses polliniques ovales, attachées par le sommet et pendantes ; stigmate apiculéou obtus.
Tassadie de la Guiane. Tassadia Gtiianensis, Decaisne. Arbrisseau dont les rameaux sont pubescents, les feuilles ovales, assez longues, acuminées, à bords roulés, brillantes en dessus, couvertes d'un duvet roussâtre en dessous. Les fleurs sont sessiles, urcéolées, fasciculées, serrées l'une contre l'autre, blanches ou jaunâtres.
TASSARD.C)i(MW. POIS. Genre d'Acanlhoptérygiens, de la famille des Scombéroïiles, et qui a pour caractères essentiels ; le corps allongé, sans corselet; des dents grandes, comprimées, tranchantes, en forme de lancettes ; leurs palatins n'ont que des dents en velours ras. Les Tassards ont des habitudes assez semblables à celles des Tbons et des Maquereaux, et comme eux, ils sont amis des voyages.
Tassard linéole. Cybiiim lineolaUiiii, Cuv. II a le corps allongé et légèrement comprimé; sa hauteur est comprise six fois et demie dans sa longueur; sa !êtc n'y est contenue que cinq fois; sa bouche est bien fendue; elle est armée, à chaque màchoiie et de chaque côté, de dix-huit dents comprimées et tranchantes; la
langue est lisse; la dorsale antérieure a seize jayoïis, et la seconde une épine et huit rayons; l'anale en a aussi dix-huit. La couleur du dos est verle, à reflets dorés, le resie du corps est d'un blanc nacré; cinq ou six rangées de taches brunes oblongues forment de chaque côté de petites lignes interromjjues; les nageoires sont verdâtres, à reflets plus ou moins dorés; le croissant de la caudale est noir, et la membrane de la première dorsale blanche. Taille, environ deux pieds. Des mers de l'Inde.
TASSIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Richard, dans la famille des Légumineuses, ne diffère pas du genre Tachia, de Persoon, (|ui liri-même est l'analogire du genre Tacliigatia, d'Aublet. F. TAcnroAiiE.
TASSOT. BEPT. Nom vrrigaire de la Salamandre à queue plaie, f. Sai.amaî^dre.
TATARÉ. Talare. ois. Lesson a établi sous ce nom un genre distict aux dépens de celui des Sitelles, el l'a caractérisé ainsi qu'il suit ; bec plus long que la lète, pointu, élargi à la base, comprimé sur les côtés, à bords membraneux, à pointe aiguë et recourbée, à mandibule supérieure presque droite, l'inférieure est droite, sans aucun renflement; narines fi'ontales petites, percées dans une fosse fronlale; ailes allongées : les quatre premières rémiges égales; queue étagée, arrondie; tarses assez robustes el forts; douze recirices. La seule espèce connue jusqu'ici, a été rapportée de l'île d'Otaïli, par les naturalistes de l'expédition de la Coquille. Cet oiseau parait tenir à la fois des Troglodytes I et des Grimpics, et former en quelque sorte le passage d'un ordre à l'autre.
Tataré des Otaïtiess. Talare Olailiensis, Less. Parties sui)érjeures brunes, mêlées de jaune pâle, qui domine sur le dos et le croupion; parties inférieures d'un jaune serin; ailes variées de brun et de jaune clair; rémiges brunes, terminées par un bord blanc, et frangées d'olive sur leur bord externe; lectrices légèrement étagées, brunes, terminées de blanc-jaunâlre, arrondies dans leur ensemble. Bec brun en dessus.
en dessous; pieds d'un gris bleuàt
arnis de
sculelles élargis; pouce muni d'un ongle fort. Taille, sept pouces et demi.
TATARET.ois. Synonyme vulgaire du Faucon pèlerin, f^. Faccon.
TATADPA. OIS. r. TiNAJion.
TaTERLAS. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Barge.
TATOU. Dasj-piis. ham. Genre de l'ordre des Édentés, créé par Linné et subdivisé par les auteurs modernes. Les espèces de ce genre sont reniar(|uables par le test écailleux et dur qui les recouvre. Les Tatous ont de grandes oreilles ; des ongles allongés, quatre ou cinq doigts en avant et toujours cinq en arrière; le museau poinlu. Ils se creusent des terriers, vivent de végélaiix et d'insectes. On les subdivise en sous-genres ainsi qu'il suit :
t PRIODOriTES.
Incisives nulles; canines nulles; molaires, vingt-cinq en haut et vingt-quatre en bas. F. Cuviera créé ce genre pour recevoir le Tatou géant; mais le nombre des dents varie un peu dans celle espèce ; toutes les molaires ont
à peu près les mêmes proportions entre elles, et toutes sont comprimées latéralement, surtout les antérieures; les unes et les autres sont divisées lonf;iludinalement dans leur milieu par une partie plus claire que les autres, et demi-transpaiente; les dents inférieures ont aussi la forme de lames, et sont divisées. Les caractères extérieurs sont les mêmes (pie ceux des Tatusies : deux mamelles pectorales; cinq doigts aux pieds de devant.
TvToc GÉ\r«r. Pi l'oilontes giç/anleus, Cuv.; Dasy/ms yignnteus, Desm., 584; le grand Tatou d'Azara ; le Tatou noir des bois. Celle espèce a la lèle proportionnellement plus petite que celles de l'autre division ; sa queue est ronde, ayant à peu près la moitié de la longueur du corps, recouverte d'écaillés tuilées;il y a douze ou treize bandes mobiles à la cuirasse composée de compartiments plus longs que larges; les oreilles sont assez petites; le museau est long; les ongles sont trèsrobustes; la couleur de la tête, des Hancs et de la queue est blanchâtre, le reste est noirâtre. Le Tatou géant vit dans les bois, fouille la terre et habile les alentours de l'Assomption, au Paraguay.
tt Tatdsie.
Cette division renferme les Tatous sans dents incisives ou sans dents implantées dans l'os inlermaxillaire. Les incisives et les canines sont nulles; les molaires sont au nombre de neuf en haut et de huit en bas. § I. Quatre doigts aux pieds de devant ; deux ou quatre mamelles.
Tatou Apar. Tatusia Àpai; Dasypus Àpar, Desm.; 581; le Tatou Apar, Buff.; le Tatou mataco d'Azara; Tolf pentes, Illig.; Daaypus In'cinchis, L. Ce Tatou a la tête oblongue, presque pyramidale; le museau pointu; la queue très-courte et aplatie; les oreilles médiocres; trois bandes mobiles à la cuirasse; les compartiments tuberculeux; les pieds assez faibles; deux mamelles pectorales; treize rangées de plaques polygones sur le bouclier de la croupe, de couleur plombée ; poils bruns, lares sous le ventre, abondants sur les jambes et sur le rebord des plaques mobiles. Cette espèce peut se rouler complètement en boule; elle fouille la terre difficilement. On la trouve dans la république Argentine et le Tucuman, surtout aux environs de Buénos-Ayres.
Tatou Ekcodbert. Talitsia minuta, Dasypus tninulus, Desm., 588; F. Cuv., Mamm. Sa queue est ronde, longue de presque la moitié du corps, couverte de fortes écailles disposées en anneaux; le lest a six ou sept bandes mobiles, formées de plaques rectangulaires; les oreilles sont très-petites; les écailles de la tète sont lisses, échancrées sur les côtés et au-dessus de l'œil; on voit des poils bruns, assez abondants sur le test et sur les parties inférieures ; le bouclier de la croupe est fortement denté sur son rebord. Longueur, dix pouces. Ce Tatou habite tout le sud de rAméricpie, jusqu'au détroit de Magellan, depuis Buénos-Ayres, dans les pampas.
Tatou mulet. Talusia hybriila, Dasypus hybriUus, Desm., 385; le Tatou mulet d'Azara; le Mbotiniji/a des Guaranis. Ce Tatou se rapproche du précédent dont il diffère par sa ([ueue arrondie, longue de la moitié du corps à peu près; son museau est allongé; ses oreilles sont grandes; ses jambes courtes; il a cinq, six ou
sept bandes mobiles à la cuirasse. Ce Tatou habile les endroits découverts, les pampas de Buénos-Ayres ; il est assez commun au Paraguay.
Tatou Pechiy d'Azara. (^. Tatou Encoiibert.
Tatou Péba. Talnsia Peha; Dasypus Peha, Desm., 582; Dasypus sep/em-, oclo- et noveiticinctus, L.; le Cachicame, Buff.; \'y4ia/oclilli de Hernandez. Le Tatou noir d'Azara; le Tatou Péba, de Marcgra.iff; Linné avait fait trois espèces de cet animal. Sa queue est ronde, annelée dans presque toute son étendue, et de la longueur du corps; la cuirasse est formée de sept, huit ou neuf bandes mobiles, dont les compartiments sont rectangulaires; ceux des bandes sont petits et arrondis; les oreilles sont très-longues; les mamelles sont au nombre de quatre; le test est de couleur noire; les écailles se dépouillent souvent sur les flancs, et leur partie osseuse blanche est mise à nu. Il est très-commun au Brésil, à la Guiane et au Paraguay, oii il creuse la terre. § II. Cinq doigts aux pieds de devant; deux mamelles.
Tatou Tatouav. Tatusia Tatouay, Dasypus Tatouny, Desm., 580; Aniiadillo africanus, Seba ; Dasypus unicinclus, L., 1; le Knbassou, Buff.; le Tutoiiay d'Azara. Cette espèce est remarquable par douze ou Ireize bandes mobiles, qui composent son test; les oreilles sont rectangulaires, plus longues (|ue larges; la queue est arrondie, moins longue que la moitié du corps, chargée de tubercules dislants et rares; la tète est légèrement bombée; les oreilles sont grandes; le museau est long, de couleur plombée obscure. On trouve celle espèce à Cayenne, au Brésil et au Paraguay.
Tatou a quatre dandes. Tatusia quadricincta. Cette espèce, au moins douteuse, est le Dasypus qua- (liicinctus , de Linné, qui ne la spécifie que par ces mots : (|ualre rangées d'écaillés osseuses. C'est le Clielouiscusde Columna; le Calopliractus scutis duobus, cintjuiis quatuor de Brisson. Linné penche à la regarder comme une variété de l'Apar.
Tatou vei.u. Tatusia villosa, Dasypus villosus, Desm., 587; le Tatou velu, d'Azara. Ce Tatou est plus petit et plus velu que le précédent, auquel il ressemble beaucoup; il n'a qu'un pied cinq pouces de longueur totale; ses poils sont abondants, bruns et très longs ; les bandes mobiles sont au nombredesix ou sept; le test a postérieurement des écailles aigués et dentelées; les plaques des bandes sont rectangulaires; la <|ueue, annelée à sa base, est |)lus longue un peu que le tiers du corps; les oreilles sont médiocres; des écailles rudes, très-âpres, revêtent la tête ; le ventre et les pattes sont très-velues. Celte espèce recherche les cadavres des chevaux ou autres animaux pour en manger les parties molles putréfiées; elle habile les pampas de la Plata.
TATTIA. BOT. Nom substitué inutilement par quelques auteurs à celui de Napimoga employé par Aublel. A'. Napiboge.
TATÏULE. OIS. Synonyme vulgaire du Choucas. y. Corbeau.
TATULA. BOT. Espèce du genre Datura.
TATUSIA. MAM. A'. Tatou.
TAU. pois. Espèce de Baliachoïde.
TAUPE. Talpa. mam. Genre de Carnassiers insectivores, composé dans l'état présent de la science de
deux espèces dont l'une, excessivement commune dans jnesque toute l'Europe, est connue de tout le monde. Cet animal, par l'iialiilude où l'on est de le voir journellement, semble peu digne d'intérêt et peu propre à exciler la curiosité. Cependant, comme on va le voir, il n'est réellement aucun Mammifère dont l'iiis- Idire présente un plus grand nombre de faits remarquables. L'bisloire naturelle offre peu de sujets aussi intéressants que les mœurs de la Taupe, la conformalion toute particulière de ses organes du mouvement, et surtout les anomalies si curieuses et si inexplicables que présentent ses organes des sens et son appareil sexuel. Ces anomalies sont telles que la série zoologique n'en présente d'exemple dans aucune autre famille, et que pour trouver d'aussi profondes déviations organi(|ues. il faut sortir de l'ordre normal et entrer dans le diimaine des faits de la monstruosité, .\ussi un grand nombre de pages serait-il nécessaire pour présenter l'histoire de la Taupe avec tous les développements convenables, développements dans lesquels il est contrariant de ne pouvoir entrer ici; on s'efforcera néanmoins de présenter dans ce simple article un résumé clair et succinct des caractères, des principaux faits de l'organisation et des mœurs de la Taupe.
Organes de la nutrition. \j3 Taupe est l'un des Mammifères qui possèdent le plus grand nombre de dents. On en compte onze de cliai|ue côté et A cbaque mâchoire, savoir : pour la supérieure, trois incisives, une canine et sept mâclielières parmi lesquelles on distingue (jualre fausses molaires et trois vraies. Les incisives, assez petites, bien rangées et tranchantes, ressemblent à celles des Carnivores; la canine, forte et trèssaillante, est remarquable en ce (ju'elle a deux racines dont l'antérieure est plus grande; elle s'insère si piofundémenl dans le maxillaire (|u'elle louche presque l'os du nez, ce ([ui offre quelque analogie avec ce qui a lieu chez les autres insectivores où l'insertion des canines (incisives, suivant la plupart des auteurs, A'. Musaraignes) est aussi très- profonde. Les trois premières fausses molaires sont petites, la quatrième est assez grande. Les vraies molaires diffèrent peu de celles des autres insectivores; elles présentent plusieurs pointes dont la plupart sont très-aigues. A la mâchoire inférieure, on compte de même, comme on l'a déjà vu, onze dents de cha(|ue côté; mais les auteurs, tous il'accord sur la détermination des dents supérieures, ne le sont nullement à l'égard des inférieures : la plupart d'entre eux admettent, de chaque côté, quatre incisives, une canine et six màchelières, savoir : trois fausses molaires et trois vraies. Fréd. Cuvier, dans son ouvrage sui- les Dents (p. 61), admet au contraire quatie incisives et sept màchelières, parmi lesquelles il distingue (|ualre fausses molaires et trois vraies; suivant cette détermination, il n'existerait point de canines. Ces deux déterminations, la première surtout, paraissent peu admissibles : car elles supposeraient plusieurs anomalies qui semblent ne pas exister réellement. Les onze dents de la mâchoire inférieure peuvent très-bien être déterminées comme les onze de la mâchoire supérieure; et rien n'empêche que l'on ne
puisse distinguer à l'une comme à l'autre trois incisives, une canine, quatre fausses molaires et trois vraies : détermination qui ramène le système de dentition de la Taupe à celui de tous les Carnivores, et qui diffère essentiellement de toutes celles données jusqu'à ce jour, en ce que la prétendue quatrième incisive est prise ici pour une canine.
Organes (lu mouremenl. La Taupe peut être considérée comme le type des Animaux fouisseurs ; aussi dans nul autre genre, les membres, et en général tout le sipielette, n'ont subi de modifications plus profondes et plus remarquables. Les membres antérieurs sont très-rapprochés de la tête et extrêmement courts, quoique mus par des muscles d'un volume considérable, et voici quelle est leur composition : l'omoplate est un os grêle, de forme allongée, et où l'on remarque à peine quel(|nes vestiges d'épine. Au conlraiie. par l'effet d'une modification inverse, c'est tout au plus si la clavicule mérite le nom d'os long; elle est tellement raccourcie que son diamèlie surpasse sa longueur; enfin l'épaule tout entière se trouve placée au-dessous des vertèbres cervicales et en avant du tronc, parce que le sternum se prolongeant beaucoup en avant reporte antérieurement avec lui la clavicule, et par suite l'épaule et tout le membre. L'humérus est modifié à peu près de la même manière que la clavicule : celle partie moyenne, que l'on nomme le corps de l'humérus, existe à peine en vestige, et ses deux extrémités se trouvent presque conliguës. Le radius forme une lige courte, mais robuste, enlièremenl séparée du cubitus; et celui-ci, de forme triangulaire, est surtout remaniuable en ce (|He son apophyse olécrane remonte beaucoup au delà de l'articulation du bras avec l'avant-bras. Telle est chez la Taupe la disposition des os qui soutiennent la main, sorte de pelle construite par la nature avec une admirable perfection. La paume est tournée en dehors; d'où il résulte que lorsque la Taupe fouille, la terre est rejetée de chaque côté de son corps, et non lancée sous son ventre, comme il arriverait si la main eût conservé sa direction ordinaire. Mais ce qui rend surtout celte main remarquable, et ce qui même lui donne une ressemblance grossière avec la main humaine, c'est sa largeur à peu près égale à sa longueur. Les os du métacarpe et les premières phalanges des doigts sont, comme l'humérus lui-même, des os à exlrémités articulaires, sans corps ou lige intermédiaire, et par conséquent beaucoup plus courts que de coutume. Au contraire, la phalange ongnéale est à tous les doigts très-forte et très-longue; elle est droite, convexe en dessus, et reçue tout entière dans la cavité d'un ongle long, robuste et de même forme qu'elle. Les membres postérieurs de la Taupe sont, de même que les antérieurs, terminés par cinii doigts, et armés d'ongles allongés, robustes et propres à fouir : leur composition ne présente d'ailleurs rien de particulier. Le péroné est soudé avec le tibia dans sa portion inférieure; le fémur est de forme ordinaire; le bassin est au contraire très-remarquable en ce qu'il est ouvert en devant, très-long et tellement étroit qu'un fœtus ne saurait le traverser.
Organes de la gétiéralion. La Taupe femelle se
TAU
dislinfîue de toules les autres femelles de Mammifères (en exceplant queliiiies genres voisins) en ce que l'appareil i;('ni(al et l'appareil urinalredéhonchenl à l'extérieur par des orifices enlifrcmenl distincts: il n'y a plus lien de commun chez elle entre la vulve et le méat urinairc. Ainsi les trois systèmes d'organes qui, chez les autres animaux, traversent le bassin et seconfondent à leur extrémité, de manière à n'avoir plus qu'un orifice comme chez les Ovipares et les Monolrêmes, ou deux comme chez les Mammifères normaux, restent distincts chez la Taupe jusqu'à leur terminaison. Due autre anomalie plus remarquable encore peut-être, et dont la connaissance est due à Breton, savant naturaliste de Grenoble, c'est que le bassin étant devenu très-étroit, mais en même temps s'étant ouvert, les oiganes génito urinaires et le rectum ne sont plus enfermés dans sa cavité, et se placent en partie dans l'écartement des deux pubis ou même au-dessous, de telle sorte que le fœtus en naissant ne traverse point le bassin : circonstance très-remarquable en elle même, et plus encore en ce qu'elle lui permet de grandir davantage dans le sein maternel. Dans aucune espèce, en elîet, les petits ne naissent avec un volume plus considérable, proportion gardée avec celui de la mère. Enfin d'autres faits non moins curieux, que Geoffroy Saint-Hilaire a fait connaître dans son Cours sur l'histoire naturelle des Mammifères, sont les suivants : les Taupes femelles ont dans leur jeune âge, et probablement jusqu'au premier accou|)lement, l'entrée du canal sexuel entièrement fermée : il n'existe chez elles aucune trace de vulve. Celte disposition suffirait seule pour rendre difficile la distinction du sexe des jeunes Taupes; mais cette distinction devient bien plus difficile encore par l'effet d'une modification très-remarquable du clitoris, lequel est perforé par le canal de l'urètre, et se trouve, à l'extérieur, entièrement semblable au pénis du mâle. Aussi les jeunes femelles sont-elles presque toujours prises pour des mâles jusqu'à ce que l'examen de leurs organes internes ait révélé leur véritable sexe, ([u'un seul caraclère peut trahir à l'extérieur : c'est que le pénis des mâles est sensiblement plus éloigné de l'anus que ne l'est le clitoris des femelles. Ces faits, (jui fournissent de nouvelles preuves en faveur de l'analogie du clitoris avec le pénis (r. Mammifères), sont d'autant plus curieux que jusqu'à présent on ne connaissait (le clitoris perforé chez aucun autre animal, les Tortues exceptées : encore chez ces dernièies, le canal, qui traverse le clitoris, n'a-t-il rien de commun avec l'urètre, et appartient-il à un tout autre appareil.
Les organesgénilaux de la Taupe mâlesontbeaucoup moins anomaux que ceux de la Taupe femelle : il n'existe chez elle comme chez les autres Mammifères que deux orifices : l'un intestinal et l'autre commun aux organes urinaires et aux organes génitaux. Le pénis est pourvu à son extrémité d'un petit os coni(|ue et trèspointu, dont la connaissance est due à Geoffioy, et qui parait destiné à percer la membrane qui bouche l'orifice vaginal de la femelle.
Le nombre des mamelles de la Taupe a généralement été mal indiqué : la plupart des auteurs ont dit qu'il tilres qu'il en existe deux seulement.
en existe
Geoffroy en a compté huit, savoir ; deux pectorales, quatre placées dans la région ombilicale, et deux dans la région inguinale. La Taupe ne produit cependant qu'un très-petit nombre de petits et souvent même qu'un seul.
Organes des sens. La tête de la Taupe, très-longue comme celle de la plupart des autres insectivores, est terminée par un boutoir ou par une sorte de trompe qu'elle emploie ordinairement à la manière d'une tarière pour percer et soulever la terre, mais qui est aussi un organe de toucher et peut-être même un organe de préhension. D'assez longues moustaches sont placées autour de la base du boutoir; c'est sans doute dans celte partie extérieure de la tête que réside principalement le siège du toucher; caria paume des mains et la plante des pieds sont entièrement nues, recouvertes d'une peau rude et calleuse. La langue et le palais sont très-élendus, de même que les arcades dentaires; celles-ci sont très-longues et l'appareil olfaclif est trèsconsidérable. 11 y a, en effet, un rapport intime et nécessaire entre le développement des organes du goût et ceux de l'odorat, puisque les mêmes os forment à la fois et la voûte palatine et le plancher des fosses nasales. Celles-ci sont très-profondes; les cornets forment de nombreux replis; le lobule olfactif est très-volumineux : en un mot tout concourt à amener chez la Taupe le sens de l'odorat à un haut degré de perfection. L'ouïe a aussi beaucoup de finesse chez la Taupe, quoiqu'il n'y ait pas de conque auditive, et que l'oreille externe ne soit composée que d'un très-long conduit sous-culané. C'est à Geoffroy Saint-HIlaire qu'est due la connaissance de ce conduit, et ce qui est un fait digne de remarque, c'est que, dans le même temps, les savants naturalistes de l'Astrolabe, Quoy et Gaimard, trouvaient un semblable conduit chez l'Échidné qui, de même que la Taupe, est un animal fouisseur et manque de conque auditive.
On vient de voir que sur les quatre appareils de sensation, trois sont très-développés chez la Taupe : celui (|ui reste à examiner est, au contraire, beaucoup au dessous du degré de développement auquel il parvient ordinairement. Toutefois il ne faut pas croire que l'œil soit chez la Taupe commune aussi simple et aussi incomplet que l'ont dit la plupart des auteurs : c'est surtout par sa petitesse (ju'il se distingue des autres Mammifères normaux. La cornée, trèsconvexe, est transparente, comme on le voit en l'examinant de profil; vue de face, elle parait d'un gris noirâtre. Elle est enchâssée dans une membrane d'un noir profond, qui parait être composée d'une sclérotique très-fine et de la choroïde; en dedans de cette membrane, est une autre membrane blanchâtre, comparable à la rétine, que l'on voit très-bien au fond de l'œil, lorsqu'on a enlevé la cornée et extrait le cristallin et les humeurs. La matière colorante de la choroïde est comme chez les autres Mammifères; le cristallin, qui parait entouré d'un cercle ciliaire, est très-convexe, de mèmeiiuela cornée; en sorteque,si leshumeursde l'œil ont la densité ordinaire, la Taupe doit n'apercevoir que d'une manière confuse les objets éloignés d'elle; elle ne doit voir que comme les personnes affectées de niyo-
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|iie. La pupille paraît être elliptique et verticale. Le nerf optique exisle-t-il ou n'exislet-il pas? Cette question peut être envisagée sous deux points de vue, et l'a élé en effet successivement. Exisle-t-il un nerf opti(|ue ayant les mêmes connexions (|ue chez l'Homme et les Mamniimf res normaux, c'eslà-dirc se rendant du Rlnhe de l'œil aux lobes optiques ou lurliercules quadrijumeaiix? on bien exisle-t-il un nerf qui, sans avoir loulcs les connexions que présenle le nerf optique chez l'Homme et les Mammifères normaux, doit cependant être considéré comme l'analogue de la seconde paire de nerfs? Quelques observateurs, par exemple Ourandeau, et, dans de premiers travaux, le docteur Gall.se fondant sur l'impossibilité d'admettre la vision sans nerf opti(|ue, ont attribué à la Taupe un nerf npliqtte complet et semblable à celui de l'Homme et des Mammifères normaux ; mais leur opinion ne peut être admise aujourd'hui. Carus, Treviranus, Bailly, ont cliiMché à établir l'existence d'un nerf optique rudinientairc, tandis que l'opinion qui admet l'absence complète du nerf, a élé défendue par Serres et Desmoulins. Le premier surtout, dans son Anatomie du cerveau (t. ii, p. 53) s'est livré à une discussion étendue sur cette question, afîn d'établir sur de nouvelles preuves son opinion déjà exposée dans le premier volume de son ouvrage, et de répondre aux objections qui lui avaient élé faites par Bailly. Enfin Geoffroy Saint- Hilaire, admettant comme Serres l'absence d'un trou opti(|ue. et celle d'un nerf optique qui présenterait les mêmes connexions que celui des Mammifères normaux, s'éloigne de l'opinion de cet analomiste, en établissant que l'analogue du nerf existe dans une branche qui, du fond de l'œil, se porte à la cinquième paire et se confond avec elle.
Mœurs de la Taupe. La Taupe passe généralement et avec raison pour un animal nuisible, et il n'est point de pays où l'on ne cherche à la détruire. Cependant il est faux qu'elle se nourrisse de racines de végétaux; les dommages qu'elle produit sont dus à d'aulres causes. Les galeries nombreuses qu'elle se creuse peu audessous de la surface de la terre, causent un préjudice notable aux plantes qui se trouvent placées au-dessus d'elles; les amas de terre qu'elle élève au-dessus du niveau du sol, et que l'on connaît sous le nom de Taupinières, empêchent qu'on ne puisse faucher près de la terre; enfin, d'après des observations de Geoffroy Saint-Hilaire, il arrive souvent à la Taupe de s'emparer, pour construire son nid, de tiges de diverses Graminées qu'elle saisit par la racine, et fait descendre verticalement et peu à peu sous terre. C'est ainsi que l'on a trouvé dans un seul nid quatre cent deux tiges de blé parfaitement conservées et avec leurs feuilles entières. Cet animal sort peu de ses galeries, ou pour parler phis exactement, vient rarement à la surface du sol : car deux fois chaque jour la Taupe quitte son gite pour aller fouiller la terre au loin , et chercher les larves d'insectes dont elle fait sa nourriture habiloelle. La Taupe peut, en très-peu de temps, sillonner dans Ions les sens une très-grande masse de terre, ou plutôt telle est la toute-puissance d'organisation de cet animal, que les chemins naissent partout sur ses pas, et
qu'elle marche à Ir
la terre avec la plus grande
facil
De même que les auteurs ont été peu d'accord sur la composition de l'appareil oculaire, de même des opinions très différentes ont été émises sur ses fonctions. Toutefois, c'est aujourd'hui un fait démontré (|ue la Taupe voit; et il est inutile de rapporter les expériences positives, qui démenlenl la prétendue cécité de cet animal. On fait des mœurs de la Taupe qui est beaucoup moins connu, c'est l'extrême appétit ((u'elle ressent pour la chair, et la faim canine qui la dévore presque sans cesse. » La Taupe, dit Geoffroy Saint Hilaire, n'a pas faim comme tous les autres animaux : ce besoin esl chez elle exalté; c'est un épuisement ressenti jusqu'à la frénésie. Elle se montre violemment agitée; elle est animée de rage quand elle s'élance sur sa proie ; sa gloutonnerie désordonné toutes ses facultés; rien ne lui coûte pour assouvir sa faim; elle s'abandonne à sa voracité, quoi qu'il arrive; ni la présence d'un Homme, ni obstacles, ni menaces ne lui en imposent, ne l'ariêtenl. La Taupe atta(|ue ses ennemis par le ventre; elle entre la tête entière dans le corps de sa victime; elle s'y plonge ; elle y délecle tous ses organes des sens. » Une Taupe meurt de faim au bout de trèspeu de temps, et il est à remarquer que, dans le cas même où sa faim est portée au plus haut degré, elle ne touche pas aux matières végétales qui se trouvent près d'elle. Qu'au contraire, un animal se trouve à sa portée, elle s'élance sur lui à l'iraprovisle, lui ouvre le ventre, et le dévore presque tout entier en peti de temps. Les Crapauds sont à peu près les seuls animaux qui lui répugnent; elle dévore avec avidité les Grenouilles et les Oiseaux. Si même on place dans un lieu fermé deux Taupes de même sexe, la plus faible est bientôt dévorée, et l'on ne retrouve plus d'elle que sa peau et quelques os. Après avoir assouvi sa faim, la Taupe est tourmentée d'une soif ardente, tellement que si on la saisit par la peau du cou, et qu'on l'approche d'un vase plein d'eau, on la voit boire avec avidité, malgré la gêne d'une (elle position. C'est au docteur Flourens qu'est due la connaissance de la plupart de ces faits intéressants, auxquels il importe d'ajouter que les Taupes mangent, au moins lorsqu'elles manquent d'une meilleure nourriture, les Courlilières et les Vers blancs ou larves de Hanneton, ce qui prouve que la Taupe, si nuisible à l'agriculture sous plusieurs rapports, lui est aussi utile à quelques égards.
Tadpe cosmche. Talpa viilgaiis; Talpa Etiropœa, L. Son pelage est composé de poils très-fins, d'un noir profond, et qui présente, sous certains aspects et surtout lorsqu'il est mouillé, quelques reQets métalliques analogues à ceux qui rendent si remarquables les Chrysochlores : sa longueur totale est de cinq pouces, sans y comprendre la queue qui a un peu plus d'un pouce. C'est à cette même espèce que se rapportent comme variétés, les Taupes tachetées, jaunes, blanches et cendrées que l'on rencontre accidentellement en Europe, et qui ont élé décrites par divers auteurs, sous les noms de Talpa vaiiegata, flava, alba et cinerea.
Tacpe AVEtGi.E. Talpa cceca, Savi, Mem. scient. Celle espèce paraît être, comme la Taupe commune.
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ri'|iandue dans plusieurs contrées de l'Enrope et notamment en France, quoique sa présence n'ait été bien constatée qu'en llalie. Elle est sensiblement plus petite que la Taupe commune, n'ayant que quatre pouces environ depuis le bout du museau jusqu'à l'anus; et elle en diffère encore par la forme plus aplatie de son boutoir. Du reste, ses couleurs et ses formes sont généralement les mêmes. Le nom de Tal/ia cceca a été donné à cette espèce parce que l'œil est presque entièrement caclié sous la peau. L'ouverture des paupières se trouve réduite à n'être plus qu'un petit trou semblable à celui qui résulterait de la piqûre d'une épingle. Celte Taupe voit-elle comme la Taupe commune? Son petit globe oculaire et les nerfs (|ui y pénètrent présentent-ils quelques caractères particuliers? Ce sont là des questions pleines d'intérêt et que peuvent seuls résoudre les observateurs placés dans les lieux où le Talpa cœcn est abondamment répandue.
On a étendu le nom de Taupe à quelques genres voisins (y. ScAi.oPE, Chrysochi.ore) et même à quelques Rondeurs, (f'. Aspalax).
T.4CPE. POIS. Espèce du genre Baliste. /'. ce mot.
TAUPE-GRILLON. INS. A'. Coortilière.
TAUPE DE MER. Poi.YP. Nom donné par Séba au Fiintjia Talpa de Lamarck. V. Foivgie.
TAUPIN. MAM. Espèce du genre Campagnol. F. ce mot.
TAUPIN. Elaler. IRS. Genre de Coléoptères penlamères, de la famille des Serricornes, tribu des Élalérides. Ils sont généralement ovales ou elliptiques, déprimés ou plus larges que liants et défendus par des téguments solides. La tête est enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselel, avec les antennes ordinairement filiformes et en scie ou pectinées (appendicées au bout dans plusieurs et paraissant alors être composées de douze articles), appliquées dans le repos sur les côtés inférieurs du corselel, se logeant même quelquefois chacune dans «ne rainure longitudinale, pratiquée de chaque côté de l'avanl-sternum ou sous les bords du corselet; la bouche plus ou moins enfoncée dans la cavité antérieure de cette partie qui forme ainsi une sorte de mentonnière; les mandibules échancrées ou hidentées à leur pointe ; les palpes, et surlout les ma.xillaires, terminées par un article plus grand, en forme de hache ou de triangle renversé. Le corselet a la figure d'un trapèze plus ou moins allongé, s'élargissant insensiblement de devant en arrière, avec les angles postérieurs prolongés, pointus, appliqués conire les épaules; le milieu du bord postérieur est un peu dilaté en manière de petit lobe, souvent échancré ; et à la jonction de ce bord avec la base des élytres est une dépression transverse. Le présternum se termine postérieurement en «ne poinle comprimée latéralement et souvent unidentée. L'écusson est généralement petit. Les élytres sont allongées, étroites et presque toujours striées. Les pattes sont courtes, comprimées, en partie contractiles, unies, sans épines, avec les tarses filiformes et à articles ordinairement entiers. La brièveté de ces organes locomoteurs ne permet pas à ces animaux de se relever lorsqu'ils sont couchés sur le dos, ils se rétablissent dans leur position naturelle en niellant à profit la
faculté qu'ils ont de sauter. Afin d'exécuter ces monvements, ils coniraclent leurs pâlies, elles serrant conire le dessons du corps, baissant inférieurement la tête et le corselet qui est très-mobile de haut en bas, rapprochant ensuite cette dernière partie de l'arrièie-poitrine, ils poussent avec force la poinle du présternum contre le bord du trou situé en avant du mésoslernura où elle s'enfonce brusquement et comme par ressort; le corselet, avec ses pointes postérieures, la lête, le dessus des élytres, heurtant avec force conire le plan de position, surtout s'il est ferme et uni, aident, par leur élasticité, à faire élever perpendiculairement le corps en l'air de manière qu'il puisse retomber sur ses pattes. L'insecte réitère cette manœuvre s'il n'a point réussi; souvent aussi il vient à bout par là d'échapper à ses ennemis. Se laisser tomber à terre est encore un moyen qu'il emploie lorsque quelque danger le menace. Il est bien peu de personnes qui n'aient eu occasion de rencontrer quelques-uns de ces animaux et de remarquer leurs habitudes. Ils se tiennent sur les fleurs, les plantes et à terre. Certaines espèces, propres aux contrées chaudes du nouveau monde, ont, ainsi que les Lampyres, une propriété phosphorique dont le principe est probablement identique, mais ne paraît pas résider dans les mêmes paitics du corps; celte propriété est annoncée parla présence de deux taches jaunàlres, arrondies, placées près des angles postérieurs du corselel. Delacordaire, qui a souvent observé les Taupins en état vivant, dit cependant que le principal réservoir de la matière phosiihorescente est situé intérieurement à la jonction du thorax et de l'abdomen. Suivant Brown, toutes les parties intérieures de l'inseclc jouissent de celle propriété. Les Taupins phosphorescents sont connus aux Antilles sous le nom de Mouches lumineuses; les sauvages les appellent Cuciixos, Cuxio)irou,el de là dérive le nom Ciiciijo des Espagnols. L'une de ces espèces, transportée de l'Amérique à Paris, sons la forme de larve ou de nymphe, dans le bois où elle avait vécu, et y ayant achevé sa métamorphose, a été pour les habitants du faubourg Saint-Antoine un sujet d'élonnemenl et d'admiration (Mém. de l'Acad. des Sciences). Les derniers anneaux du corps des femelles de Taupins forment, ainsi que dans les Buprestes du même sexe, une sorte de queue, leur servant d'oviducte. Les larves deqnelques espèces, celle du Taupin strié, de Fahricius, ]iar exemple, rongent les racines des blés, et peuvent, par leur multiplicité, être très-nnisihles : d'autres vivent dans la lerre et les bouses. Degéer en a décrit une qu'il avait trouvée dans du terreau de bois pourri. Elle est munie de deux petites antennes, allongée, piesque cylindrique, revêtue d'une peau écailleuse, divisée en douze anneaux, dont le dernier est en forme de plaque rehordée et anguleuse sur les bords, avec deux pointes mousses et courbées en dedans; l'on volt au-dessous un gros mamelon charnu et rétractile,qui fait l'office de pied. Léon Dufoura publié(Ann. desSc. nal.) plusieurs observations anatomii|ues sur diverses espèces de Taupins. A raison du nombre descondu ils hépatiques, de leur longueur et de leur mode d'insertion, ces insectes se rapprochent, ainsi que les Buprestides, des Carabi(|ues Le tube digestif n'a guère plus d'une fois et
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demie la longueur du corps; immédialement après un œsophage court, renfermé dans la lêle, csl un petit jabot conoïde et lisse, qui a échappé aux regards d'un liabile analomisle, Ranidlior. Le venlricule chylifique de quelques espèces est bilobé. Les testicules sont généralement formés chacun de quarante à cinquante capsules spermaliques. soil réunies en une Riappe arrondie, comme dans le Taupin sanguin, soil composant plusieurs petits groupes, comme dans le Taupin nébuleux, Elater muiinus. Il y a deux ou trois paires de vésicules séminales. Dans cette dernière espèce, l'armure de la verge est composée de trois pièces cornées, soudées a leur base et plus ou moins libres à leur extrémité; l'intermédiaire est une sorte de slylet logé dans un fourreau membraneux. L'organe générateur des femelles csl bien plus compliqué qu'il ne l'est chez plusieurs autres Coléoptères. La glande sébacée de l'oviducle est surtout fort remarquable; ses vaisseaux sécréteurs représentent un arbusculeà trois branches, à rameaux capillaires, dicliolomes, et offrant dans qucl(|ues-unes, à chaque division, une dilatation Iriangulaire, dont la terminale émet deux filets lubuleux flollants. Cet appareil fait présumer à Léon Dufour qu'il en est des Taupins comme de divers autres insectes, notamment les Cassides, les Mantes et la plupart des Lépidoptères, où il existe, avant ou après la ponte des œufs, une humeur propre à former à ceuxci une enveloppe communeou une sorte de cocon. Dans le Taupin nébuleux, la tige de cet appareil, qui ici n'offre point du dilatation, s'abouche dans un réservoir ohrond, dont les parois épaisses semblent être cornées à l'intérieur. Cette espèce présente encore deux vésicules remplies d'une matière tan tôt blanche, lanlôi diaphane; elles sontconfluentespar le bout le plus aminci, afin de s'ouvrir soit dans le réservoir, soit à l'origine de l'oviducte. Aucun autre Coléoptère, soumis à ses dissections anatomiques, ne lui a présenté de vésicules analogues. Les Taupins, ainsi que la plupart des Serricornes malacodermes, n'ont que des trachées tubulaires. Malgré les nombreuses coupes et modifications aux- (|uelles il a été soumis, malgré la multitude de subdivisions auxquels il a donné naissance, le genre Taupin proprement dit, est encore resté tellement chargé d'espèces qu'il a fallu le partager en douze sections différentiées ainsi qu'il suit :
I. Lames pectorales lancéolées, très-étroites, point dilatées subitement au côté interne; sternum aplati; tarses soyeux, avec le premier article un peu plus long que le suivant.
Tacpin souris. Elater mus, lllig. Il est noir, ponctué, couvert d'un duvet gris-jaunâtre, brillant; les élytres ont des stries rie points enfoncés; les pattes et la base des antennes sont ferrugineuses. Taille, trois lignes. Europe.
II. Les mêmes caractères à l'exception des articles des tarses qui sont tous égaux.
Taupin HÉJioRRnoÏDAL. Elater hemorrhoidalis, Fab. Il est ponctué, couvert d'un duvet cendré, peu brillant; léle et corselet d'un gris noirâtre ; ély très d'un brun de poix, avec des stries de points enfoncés et l'extrémité rouge. Taille, cinq lignes. Europe.
10 niCT. DES RCIF.^CES NAT.
III. Lames pectorales dilatées subitement en dedans; quatrième article des tarses entier; [loils du dessous des tarses très-serrés.
Taupin hépatique. Elater hepalicus , Gerra. 11 est oblong, très-ponctué, brun, garni de poil» roussâtres; antennes et pattes ferrugineuses; corselet convexe, avec une impression profonde en arrière. Taille, cinq lignes. Du Brésil.
IV. Lame pectorale portant une grande dent au côté interne; tarses soyeux.
TacpiiM sanguin. Elater sangtiineus, L. Corps elliptique, long d'environ six lignes, noir, pubescent, avec les élytres enlièreinenl rouges. Antennes en scie ; leurs second et troisième articles plus petits que les suivants. Extrémité antérieure de l'épislome arrondie, plus élevée que le labre. Il se trouve en Europe.
V. Lames pectorales dilatées subitement et arrondies en dedans; palpes très-peu sécuriformes, presque acumiiiées; quatrième article des tarses entiers.
Taupin a deux taches. Elater bimaculalus , Fab., Oliv. 2, pi. v, fig. 43. Corps ponctué, pubescent, d'un noir brillant; antennes et pattes d'un brun rougeâtre; cuisses brunes; élytres striées, rouges aux deux tiers supérieurs, avec une tache latérale et rexlrémilé noirs; une tache rougeâtre vers le bout. Taille, deux lignes. Europe.
VI. Lames pectorales dilatées et arrondies; palpes fortement sécuriformes; écusson large et tronqué ù la base.
Taupin a quatre pustules. Elater i-pusliilatus, Fab. Il est noir, ponctué, pubescent; tête et corselet brillants; élytres profondément striées par des points, avec deux taches testacées sur chacune; pattes et angles postérieurs du corselet testacés. Taille, une ligne et demie. Europe.
VU. Écusson ovale, point tronqué à la base.
Taupin vieillard. Elater seniculus, Say. Il est brun, finement ponctué et pubescent; les élytres sont brunâtres; les pattes elles antennes jaunâtres. Taille, trois lignes. Du Sénégal.
VIII. Front convexe, perpendiculaire, avec la bouche en dessous; lames pectorales larges, presque égales.
Taupin fugace. Etaler fuyax, Fab. Corps noir, trèsfinement ponctué et soyeux ; élytres d'un brun rougeâtre, avec des stries de points enfoncés. Taille, quatre lignes. Europe.
IX. Front convexe et perpendiculaire; bouche située en dessous. Lames pectorales rétrécies au côté externe et dilatées subitement en dedans.
Taupin yikKcivi. Elater marginatus,tdLh.; Elater lateralis, Oliv., pi. 8, fig. 80. Il est brun, ponctué, pubescent; antennes, bords du corselet et pâlies testacés; élytres striées de points enfoncés, teslacées, avec les bords bruns. Taille, trois lignes. Europe.