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IX. Euphotidede transition

La Norwége, le Caucase, les îles Brilanniques, la presqu'île du Cotentin, la Bretagne, la Saxe, le Hariz, la Tarenlaise, la Suisse, la Hongrie, le Mexique et le Pérou, sont les points étudiés qui ont fourni des exemples pour l'établissement de cette dernière partie de la série.

Ile Classe. — Terrains secondaires.

Le Grès rouge ancien (OUI reil Sand stone) commence cette série qui s'étend jusqu'à la Craie inclusivement; entre les deux limites viennent se placer un assez grand nombre de groupes ou Terrains indépendanis qui ont été observés et décrits isolément en Allemagne,

I en Angleterre et en France, et dont les rapports réciproques sont assez difiiciles à saisir et à énoncer, parce que ces groupes qui ne se voient presque jamais en-

I semble dans une même contrée, semblent comme s'exclure les uns les autres, et s'être plutôt remplacés (|ue

' suivis; il en résulte que la physionomie générale des

Terrains secondaires varie beancoup plus d'nn pays à un autre que celle des Terrains de la classe précédenle, et que la synonymie des noms qui ont été donni's à chacune de leurs divisions, dans les diverses langues, est très-incerlaine.

Les Terrains secondaires sont essentiellement composés de formations marines et de Roches de sédiments ou d'agrégalion ; ils sont trfis distinctement stratifiés; leurs assises sont nombreuses, peu épaisses, alternantes, parallèles et horizontales ini à peu prés dans le sol des plaines basses et des plateaux peu élevés ; elles sont contournées, plissées et plus ou moins inclinées à l'approche des chaînes de montagnes, sur les Bancs desquelles elles s'élèvent et qu'elles constituent même en partie jusqu'à une grande élévation, mais toujours alors dans un état de dislocation et de déplacement. Ces Terrains renferment un très-grand nombre de fossiles marins et terrestres et quelques-uns qui ont vécu probablement dans des eaux douces; pres<|ue tous appartenant à des espèces ou à des genres actuellement inconnus. Les Trilobites des dernières assises des Terrains primaires ne s'y montrent plus que très raremeni; les Ammonites, les Bélemnites et les ossements d'ichthyosauresetde Plésiosaures s'y rencontrent exclusivement, au moins jusqu'à présent. Ces divers débris de corps organisés ne sont pas indistinctement et également répartis dans les assises de différente nature minéralogi(|ue; les végétaux terrestres, lorsqu'à eux seuls ils ne forment pas des bancs , sont ainsi que les co(|uilles d'eau douce, enveloppés dans les Argiles feuilletées et quelquefois dans les Roches arénacées; celles-ci plus fréquemment ne contiennent rien; les fossiles marins occupent les sédiments calcaires et les bancs marneux ; mais dans les premiers ils sont généralement brisés et réunis pêle-mêle et sans ordre; dans les seconds ils sont entiers, groupés par familles et associés àquel(|ues parties de végétaux terrestres. Les Minerais exploités dans les Terrains secondaires sont en petit nombre; ils sont généralement disséminés dans les Roches en tables, nodules, taches ou druses, mais non en filons. A. Terrain carbonifère.

On doit considérer d'une manière générale le gite principal de la Houille comme un seul et même grand système de couches arénacées, interrompu d'une manière irrégulière par des lits ou amas plus ou moins nombreux et épais de Charbon de terre et par des sédiments calcaires non continus, qui n'ont été déposés que localement et à des époques différentes et qui i>euvent manquer par consé(iuenl. Cependant d'après des observations de détail, faites particulièrement en Angleterre et donton voit la confirmation surquelques points du continent, l'on peut iliviser ce grand système en trois sous-groupes dans lesquels le Grès rouge, le Calcaire bitumineux et la Houille prédominent, et qui se succèdent dans l'ordre qui vient d'être indiqué. * Grès rouge ancien.

Synonymie. Old. Red Sand stone , A.; Jungère, Grauwake, G.

Formation. Alluviale, de transport sous des eaux courantes; bancs de sable ou plage.

Boches. Grès à grains quarizeux plus ou moins fins,

souvent micacé, en bancs parallèle, solides; rgile schisteuse en lits micacés; Congloméra grossier ■frai'mentsde Quartz de Schiste, noyaux ariy|,.i,x- coiileur générale, rouge de brii|ue, quelquefois vei.|àtie, blanche ou rosée; taches de ces diverses eouleui,.

Fossiles. Rares; Plantes terrestres. On cile i-, outre des Encrines et des Térébratules?

Nota. Le Grès de Mey près Caen dans lequel on , récemment trouvé des Trilobites, des l'roductus, des Modioles, etc., et que l'on a donné comme un exemple de VOltl Heil Sand stone, appartient au Terrain primaire trilobitien.

Localités. Le sud du pays de Galles ; llereford; environs de Bristol, et sur le continent, Huy près Namiir. ■" Calcaire carbonifère.

Synonymie. Mou ta in et carboniferous Limestone, A.; Calcaire anthracifère (Om. d'Halloy.)

Formation. Marine, pelagienne, de sédiment, fond vaseux.

Boches. Calcaire fin, sublamellaire, gris bleu ou noir, coloré par du Charbon et traversé par des veines blanches de Chaux; Calcaire spathique; bancs parallèles distincts; Schistes argileux; Grès micacé, Poudingue; Ampelite alumineux, en lits subordonnés.

Fossiles. Nombreux, marins, plusieurs Productus, Spirifères, Evomphales, Caryophillics, Encrines en si grand nombre que le Calcaire a été appelé Calcaire à Entroques, à Encrines.

Exemple. Marbre de Namur (petit Granit), Clifton près de Bristol.

*** Terrain houiller.

Synonymie. Coal Measures, A.; Stein kohlengebirge, G.

Formation. Fluvio-marine, alternance répétée un grand nombre de fois de dépôts de vase, de sable et de matières végétales, charriés dans la mer ou dans de grands lacs par des courants constants, continus ou périodiques, effets de causes qui ont agi longtemps cl d'une manière intermittente dans le même lien.

Boches. Grès micacé, souvent argileux et gris; Grès blanc : Poudingue; Schiste micacé; Argile schisteuse; Houille, alternant un grand nombre de fois dans le même ordre. Fer carbonate en lits subordonnés; amas et petites veines de Blende et de Galène.

Fossiles. Essentiellement des Végétaux terrestres monocolylédons des familles des Prêles, des Fougères et des Lycopodiacées; quelques coquilles marines; et plus fré(|uemment des coquilles analogues aux Unio et autres bivalves des eaux douces.

Observations. Le Terrain qui renferme de la Houille est peut-être celui qui est le mieux connu, parce que les nombreuses exploitations, auxquelles ce combustible a donné lieu , ont permis de le traverser dans toutes les directions. Il couvre rarement des espaces d'une grande étendue; mais il occupe des bassins circonscrits iiui, souvent, sont en série au pied des Terrains plus anciens et plus élevés. Ou connaît cependant des Terrains houillers à une grande élévation; mais leur position aciuelle peut être considérée comme le résultat d'un dérangement de sol. Les couches de ces Terrains sont presque toujours contournées, biisées ou

TER

Hdolii;s sur pllcs-rtêmes, de sorte que la diieelion des |]|s il; cli.irbon-st assez difficile à délerrtiiner sans des ol)servalions'i''^c(es. Les diverses Roches de sédimenl quicoinpoçtiil le Terrain houiller, sont quelquefois Iravorsées ■^'' <•"* Roches d'une autre origine, telles que rips piphyres, des Basaltes, des Trapps, qui ont loca- |ei,<'nt altéré la Houille et déplacé les couches; aussi «s solutions de continuité, que les ouvriers nomment l'ailles, sont-elles très-fréquentes dans ces sortes d'exploitations. Les diverses Roches plutonicnnes ci-dessus indiquées, et qui paraissent s'être introduites de bas en haut au milieu des sédiments neptiiniens,y forment ce que les Anglais appellent des dikes.

L'origine végétale de la Houille paraît admise actuellement par presque tous les géologues; mais ceux-ci différent d'opinion sur les circonstances d'enfouissement des corps organisés, dont le charbon provient; les uns regardent les Terrains houillers comme des sortes de Tourbières formées de Plantes qui auraient vécu dans le lieu même où l'on rencontre leurs débris : tandis que les autres pensent que les Végétaux, enlevés aux Terres sur lesquelles ils vivaient, ont été portés par des eaux fluviatiles dans de profonds bassins marins ou lacustres. Les premiers fondent leur manière de voir sur la parfaite conservation des feuilles de Fougère, que l'on voit en si grande abondance dans les Schistes qui accompagnent la Houille (car on en reconnaît très-raremenl dans la Houille elle-même dont la texture est plutôt celle d'un Minéral) et aussi sur l'existence de quelques liges qui ont été observées dans nne position verticale. Les seconds en faisant remarquer que celte dernière circonstance, tout à fait exceptionnelle, n'est nulle part propre à démontrer en même temps l'insertion de ces mêmes tiges verticales dans un sol qui les aurait nourris, se servent, pour expliquer la formation des Charbons de terre, de l'exemple que fournissent tous les grands fleuves et notamment ceux de l'Amérique méridionale qui, comme l'on sait, charrient continuellement à la mer une immense quantité de bois, dont les courants marins s'emparent pour les distribuer Jusque sur les côtes de l'Islande et du Spilzberg; ils s'appuient encore 1° sur la minceur extrême de certains lits de Houille, qui n'ont que quelques lignes d'épaisseur; 2" sur ce que de la Houille de même sorte lemplit des fissures qui se croisent dans divers sens, et 3t>enl5n,sur la puissance de quelques Terrains houillers qui ont plusieurs centaines de pieds sans que l'on remarque de différence, entre les premiers et les derniers dépôts; ce qui est difficile à expliquer dans la supposition que les Végétaux des lits inférieurs auraient, comme ceux des lits supérieurs, vécu en place sur un sol terrestre, tandis que les nombreuses couches de Schiste et de Grès qui les séparent, auraient été déposées sous des eaux profondes, comme on ne peut en douter d'après leur nature et leur structure. Le Terrain houiller est connu dans un trop grand nombre de localités pour qu'il soit possible de les citer toutes; l'Angleterre, la Belgique et la France possèdent beaucoup de mines de Houille; mais dans ce dernier pays toutes celles exploitées sous ce nom, piincipalement dans le midi, n'ap|)artiennenl pas au Terrain

houiller proprement dit. Les Mines de Valencieunes, de Mons, celle de Litry près Bayeux, de Saint-Etienne près Lyon, sont des exemples du véritable Teirain houiller; dans l'Amérique septentrionale, la Nouvelle- Hollande, la Chine, il existe des mines de Charbon qui ont présenté aux observateurs des caractères généraux analogues à ceux des exploitations des divers points de l'Europe.

B. Terrains itDRiATiFiiRES.

On peut désigner sous ce nom le groupe de Terrains placé entre celui qui renferme le principal gisement du Charbon de terre et les Teirains oolilhiques |)roprement dits, dont la série commence par le Lias.

Les Terrains murialifères, composés de Roches arénacées et de grands dépôts marneux, au milieu desquels paraissent de puissantes assises calcaires, ont offert les premiers exemples du gisement du Sel gemme en roche, et longtemps on a cru que cette substance ne se rencontrait que dans les Terrains de cet âge; mais les nouvelles observations ont appris qu'il en était du Sel comme de la Houille, et on a constaté sa présence nonseulement dans les argiles du Lias et de la Craie, mais dans celle des Terrains tertiaires.

On peut reconnaître, dans ce groupe et dans l'ordre de leur ancienneté relative, les Terrains suivants, qui ont été fréquemment vus, placés en superposition contrastante sur le Terrain houiller.

" Grès rouge.

Synonymie. Grès vosgien ; Pséphite rougeàlre; partie du Lower Sand slone. A.; Rollie Todtliegende. G.

Formation. Les Roches arénacées qui composent ce Terrain, sont généralement des Grès blancs ou plus souvent colorés en rouge, très-analogues à ceux que l'on voit dans les groupes inférieurs au Terrain houiller, avec lesquels il est presque impossible de ne pas les confondre lorsque celui-ci n'existe pas; ces Grès qui sont très-fiéquemment feldspalhiques (arkoses) passent à des Pouddings à cailloux quartzeux et à des conglomérats à fragments anguleux. Quoique formés par voie de sédiment, ces dépôts se lient avec les Roches porphyritiqueset trappéennes,queron rencontre fréquemment dans leur voisinage et qui paraissent être du même âge; on pourrait parées motifs croire qu'une partie des Roches d'agrégation du Grès rouge sont composées de matériaux plutoniens, c'est-à dire sortis du sein de la terre avec les Porphyres, qui auraient été immédiatement remaniés et disposés en strates par les eaux.

Fossiles. On n'a pas jusqu'à présent rencontré de fossiles dans ce Terrain. Les Vosges, Cartigny dans le Calvados, les environs d'Exeter en Angleterre présentent des exemples bien caractérisés de ce Terrain.

Minéralogie. Chrome oxydé , Manganèse; Fer oligiste, Galène, Blende, Alalacliite, Calamine. •" Calcaire alpin.

Synonymie. Terrain Peneen, Magnesian Limestone, A.; Alpen-Kalkstein, Zechstein, G.

Formation. Marine, de sédiment, grand dépôt calcaire placé entre le Grès rouge précédent et le Grès bigarré.

Boches. Calcaire compacte, de couleur grise ou rou-

jTi'alrc, slralifit!; Dolomic ou Calcaire magnésien, en bancs subordonnés dans le premier, ou le remplaçant enlièrementjScbislesbilumineux, avec Cuivre |)yrileux el des empreintes de Poissons.

Fossiles. Assez rares , Encrines, Madrépores, Térébralules, Ammonites; le Productus aculeatus.

Poissons des genres perdus Palaeolhrissum et PaliBnoniscum; un Reptile du genre Monitor; des Végétaux marins (Fucoïdes,Zoslérites),danslesScliistesbitumineux. LesSchisles bitumineux et cuivreux du pays de Mansfeld, célèbres depuis longtemps par les cxploilalions auxquelles ils donnent lieu, forment les assises inférieures du système calcaire du Zechstein, nom d'abord donné par les mineurs allemands au seul Calcaire compacte qu'ils devaient traverser avant que d'arriver aux Schistes exploitables, mais ([ue les géologues ont appliqué à tout un Terrain qui renferme un grand nombre de Roches particulières, connues en Allemagne sous les dénominations deSlinksiein, Slinhkalk, HolUenkalk, Âsche , Bitleikalk. Des Schistes marneux et bitumineux très-analogues par leur position au dessus du Grès rouge et par les Poissons fossiles qu'ils renferment ayant été trouvés en France (Aulun), en Angleterre (Durham), en Amérique (Connecticul), ces Schistes forment une sorte d'horizon géologique très -remarquable, et leurs liaisons et leurs allernalives avec les dernières assises du Calcaire alpin, ou Zechstein en Allemagne, et avec celles du Calcaire magnésien en Angleterre, établissent jusqu'à un cerlain point le parallélisme de ces deux dernières Roches calcaires, qui ne se voient pas ensemble.

Le nom de Calcaire alpin pourrait induire en erreur, si l'on en inférait que les Calcaires des Alpes appartiennent à ce Terrain ; cette opinion qui a e.xisté, cède chaque jour à l'évidence des observations qui prouvent que les Roches des Alpes assimilées à lort aux Calcaires de la Tliuringe sont en général beaucoup plus nouvelles (Lias, Craie). Ce Terrain renferme comme Roches subordonnées des Gypses Bbreux, des Argiles et du Sel gemme, el comme Minerais exploilables, du Fer hydroxydé, du Manganèse, de la Galène, de la Calamine, du Cuivre bitumineux, elc, du Mercure.

'*' Grés bigarré.

Sftionxmie.T. Pœcilien (Rrong.); Bunter-Sandstcin, G.; New Red Sand slone, A.

Foniiation. Marine ou fluvio- marine, puisqu'elle conlient des Fossiles terieslres, avec des débris d'Animaux marins et qu'elle est essenliellement composée de dépôts de Grès el d'Argile qui alternent entre eux. Le nom donné à ce Terrain vient de ce que souvent le Grès est coloré par bandes ou par lâches rouges, blanches etverdâlres; les Marnes présentent le même accident.

Roches. Grès micacé, quelquefois oolithiques (/iogenslein) ; Marnes, Gypse libreux et Sel gemme.

Fossiles. Assez rares, Co(|uilles marines, Térébralules, Plagiostomes, Trigonellies, Peclens, etc.; des Végétaux terrestres assez nombreux, des Équisélacées, des Fougères <|ui paraissent différer de celle des Terrains houillers; des Conifères; des Liliacées. Dans un grand nombre de localités, les Marnes supérieures du Grès bigarré allernent et se confondent avec le syslème

I des Marnes irisées, qui, elles-mêmc-., se lient aec les -■"■— inférieures du Lias; mais l'inte.,osiiion d'assises

puissanles d'un Calcaire Irès-dislincl en

•llemagneaux

environs de Gœllingue, sert à isoler les ui, ,|(.s autres ces dépôts marneux gypso-murialifères.

**"* Le Calcaire concbylien.

Synonymie. Muschelkalk. Ce Calcaire qui n'a pa-éié reconnu en Angleterre et dont quelques lambeaux so.j indiqués dans le nord-est de la France (près Lunéville) el dans le midi (Toulon), est très puissant dans le nord de l'Allemagne, dans la Thuringe, le Wurtemberg.

Fonnation. Marine, sédiment déposé dans une mer profonde, dépôt de Calcaire compacte renfermant comme Roches subordonnées du Calcaire marneux, du Gypse strié et du Sel gemme.

Fossiles. Très nombreux ; les plus caractérisliques parmi les Mollusques sont Encrinitcs lilifoniiis, Terehraliila vulijai is, Aninioniles nodosus. Les Plésiosaures et Ichthyosaures, ainsi qu'un grand Saurien, commencent à paraître dans ce Calcaire. Les Végétaux observés sont peu nombreux ; ils indiquent des Plantes lerreslres aiiporlées dans la mer par les cours d'eau douce, à l'embouchure ou sur le trajet desquels vivaient sans doute les Reptiles qui viennent d'être indiqués. '*'" Marnes irisées.

Synonymie. Kenper, G.;Variegaled or Red Mari., A.

Formalion. Fluvio marine, alterrissement.

Roches. Arénacées ; sédiments vaseux ; Marne bigarrée de rouge, de violet, de gris, de bleu et de verdàtre, en feuillets souvent très-minces, prenant la disposition schisteuse; Grès, Houille, Calcaire, Gypse et Sel marin en bancs ou amas subordonnés.

Fossiles. Plantes terrestres assez abondantes; Coquilles marines rares. Les environs de Lonsle-Saulnier, Vie, fournissent un exemple de ce Terrain qui se lie, comme il a été dit précédemment, avec les assises inférieures du Lias, d'une manière tellement intime que plusieurs géologues rattachent ce dernier Terrain au groupe muriatifère et le séparent du syslème jurassique ou oolithiqtie, tandis que d'autres observateurs regardent le Lias comme le dernier membre de la série oolitbique.

Gisement du Sel gemme. On a remarqué que presque toutes les assises argileuses qui viennent d'être indiquées depuis le Terrain houiller, renferment du Sel gemme; cette substance y est presque toujours accompagnée de Gypse fibreux, et bien qu'elle se présente en bancs puissants que l'on a reconnus dans un espace de plusieurs lieues sans inteiruplion, elle semble constituer i)lulôt de grands amas enveloppés, que des dépôts continus ; souvent aussi les Argiles sont seulement imprégnées de Sel que l'on obtient pur après avoir lavé celles-ci et fait évaporer le liquide. Les Fossiles marins qui sont si abondants dans les dépôts calcaires sont rares au contraire dans les Argiles muriatifères, et le Sel lui-même, ainsi que le Gypse, ont plus fréquemment conservé les vestiges de corps organisés continentaux. Quelques géologues pensent que la formation du Sel gemme et du Sulfate de Chaux qui l'accompagne constamment, pourrait être due en partie fi quelque influence plulonienne du genre de celle qui aurait con-

TER

Iril)ué à la Iransfonnalion de certaines Chaux carbonalées en Doloniie.

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