ÔS
plus souvent verlicillées el rapprochées au sotnmel des lises et des rameaux. Les Heurs sont disposées en épis plus courts que les feuilles el naissent à leurs aisselles.
TIIEORUS. INF. lihrenberg, danssa méthode de classification des Infusoires, a établi ce genre pour ceux (le la section des Polylroques nus, qui ont plus de trois yeux réunis en deux groupes cervicaux.
TUÈOUli. Tlwca. bot. Corpuscules d'une forme ohloni;ue ou linéaire ou en massue, qui servent à la conservation des spores, et consistent en une membrane trèsfine et transparente. Les ïhèques sont orilinairemcnt situés dans la lame prolifère des Lichens; on en observe aussi dans les apolhécions du genre Thalamihm et dans certains genres d'Hypoxilées et de Champignons. Ils y sont presque toujours placés avec régularité, à côté les uns des autres, et fixés par leur base à la surface d'une même membrane.
TIIÉIÏAPUOSES. Theraphosa. arachn. Walkenaer donne ce nom ù une grande division de la famille des Aranéides et lui assigne les caractères suivants : mâchoires horizontales; palpes insérées à l'extrémité ou sur les cotés extérieurs des mâchoires; mandibules articulées horizontalement, proéminentes, munies d'un onglet mobile, qui se replie en dessous. Cette division renferme les genres Mygale, Olelère (Atype, Latr.) et Missulène (Ériodon, Latr.). Elle correspond parfaitement à la première section que Latreille a formée dans son grand genre Mygale.
THÉKATt:. Theiates. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, de la famille des Carnassiers, Iribu des Cicindelètes, établi par Latreille sous cette dénomination, et presque eu même temps, par Bonelli, sous celle d'Eurychile, pour des insectes qui paraissent exclusivement propres aux îles situées au nord de la Nouvelle Hollande, et à celles de la Sonde. Ils ont en général le port des Ciclndèles,mais leur tête est un peu i)lus forte, avec les yeux plus saillants et le labre avancé. L'échancrure du menton n'offre point de dent. Les tarses sont semblables dans les deux sexes, avec le pénultième article en forme de cœur et sans échancrure ; il est simplement creusé en dessus pour servir à l'insertion du suivant. Mais un caraclèie qui le distingue de tous les autres Carnassiers est l'état rudimentaire de la palpe maxillaire interne; elle est extrêmement petite el aciculaire.
Tbérate labiée. Tlierales labiata, Lalr.; Cicindeles labiata , Fabr.; Euijcliiles labiala, Bon. Elle a près de dix lignes de long ; le dessus du corps est d'un bleu-violet luisant; le labre, l'abJomeii et les cuisses sont d'un rouge fauve. Elle se lient sur les feuilles des arbres.
TUÉRÉBINTHACÉES. BOT. F. Térébiîsthacées.
THERÈVE. Tlieieva. iNS. Genre de Diptères de la famille des Dolichopodiens, tribu des Leptides, établi par Eabricius sous le nom de bibio , donné avant lui par Geoffroy à un genre de Tipulaires, et que, pour éviler toute confusion, Latreille a remplacé par la dénomination de Tbérève. De même que dans les autres Leptides, la tige de la trompe des Thérèves est trèscourte, point ou très-peu saillante au delà de la cavité orale, et se termine par deux grandes lèvres. Les ailes sont écartées et offrent plusieurs cellules complètes, ce
que l'on volt aussi dans les Lcplis et aulres genres voisins; mais les palpes des Thérèves ne sont poinl extérieures; les antennes, guère plus longues que la tête, sont rapprochées à leur hase, avancées cl composées de trois articles dont le premier allongé et cylindrique, le deuxième beaucoup plus courl, en forme de coupe, et le dernier en fuseau, avec un petit slylel articulé au bout; les yeux lisses sont distincts. On trouve ces Diptères sur les feuilles ou sur le sable; ils sont agiles, el, à ce qu'il parait, carnassiers. Degéer a décrit la larve d'une espèce qu'il place avec ses Némolèles (hiitns) et que Meigen rapporte au Bibio nobilitala de Fabricius. Elle vit dans la terre et a la forme d'un petit Serpent. Son corps est blanc el pointu aux deux bouts.
TnÉRÈVE PLÉBÉIENNE. Thercva plebeia, Meigen. Le mâle est noirâtre, avec l'abdomen noir, velu, entrecoupé transversalement de lignes jaunes. La femelle a le thorax pâle et rayé de noirâtre, l'abdomen ardoisé, avec des bandes noires el les incisions segmenlaires pâles; c'est la Némotèle à bandes de Degéer. Taille, six lignes. Euroi)e.
TllÉRÉVITES. INS. L'un des groupes d'insectes diptères formés dans la famille des Dolichopodiens, comprenant les genres Tlieieva, Riippellia el Chiromiza, qni se distinguent de tous les autres de la même famille par la Irompe retirée dans la cavité buccale, le style terminal des antennes et l'abdomen coni(|ue.
THERIACALIS. bot. Montalbanus, ancien auteur cité par Menizel el Adanson, nommait ainsi le Cochlearia armoiacia, L.
THÉRIDION. ARACBN. Genre d'Arachnides pulmonaires, de la famille des Aranéides on Fileuses, division (les Inxqnilèles et Filandières, élabli par Walckenaer. Le nombre des yeux et leur disposition les distinguent des autres genres de celte Iribu. Ces organes sont au nombie de huit, dont quatre intermédiaires formant un carré, el deux de chaque côté situés sur une élévation commune; les deux antérieurs des quatre précédents sont pareillement placés sur une petite éminence. Le céphalothorax est en forme de cœur renversé ou pres(|ue triangulaire.
Théridion bienfaisant. Tlieriilion beni<jn!im, Walck. Cette petite espèce est Irès-couinuine, elle s'établit enlre les grappes de laisins ((u'elle garantit de l'attaque de plusieurs petits insectes en les arrêtant au moyen de sa toile. La femelle a le céphalothorax brun, avec des poils gris en devant. L'abdomen est renllé, fauve, avec une suile de taches noires le long du milieu du dos, dont la première grande, carrée, bordée de poils gris, et dont les autres transverses. Celte espèce appartient à la division de celles qui ont les yeux latéraux contigus, la languette triangulaire el l'abdomen ovalaire. Un autre Théridion encore plus pelil, l'Araignée des morts, de liossi, habite l'intérieur des boites renfermant des insectes, el détruit le Psoque pulsateur et une espèce d'Acarus qui infeste souvent les collections lorsqu'on les laisse dans des lieux froids et humides.
Théridion couronné. Théridion i:dimitum,V/a\i:\i. Son abdomen est blanc, avec un ovale couleur de rose.
Celle espùce lappioche les bords d'une feuille avec de la soie, afin d'en former une sorle de luyau lui servant de domicile; l'inlérieur est tapissé avec la même matière; l'ouverture est près de l'un des bords; le cocon est placé auprès, et l'animal le garde soigneusement.
En Toscane et en Corse on redoute beaucoup la piqûre du Tbèridion marmignatta, Àranea io-giitlala, Rossi; elle passe même, mais sans preuves positives et dignes de confiance, pour êtie mortelle. Le corps est noir, avec treize lâches d'un rouge de sang sur l'abdomen. L'Araignée mactans de Fabricius, Tbéiidlon très-rapproché dn précédent, inspire, dans les contrées de l'Amérique méridionale qu'elle habite, les mêmes alarmes, et qui tirent peut-êlre leur origine des couleurs de ces animaux.
THERIDOMYS. mam. foss. Nom donné par Jourdan (Ann. des Se. nal., t. viii, p. 127) à un Rongeur fossile des eaux douces du centre de la France, considéré comme un type générique nouveau. Le Theridomys de l'Auvergne se rapproche par les caraclères osléologiques du genre Chinchilla.
TUÉRIOPHONE. Theiioplionum. lioT. Genre de la famille des Aroïdées, établi par le docteur Blunie dans son /{iimphia,pnur une planle herbacée de l'Inde, que l'on avait i)récédeniment placée dans le genre Arum. Caraclères : spathe roulée dès sa base; spadice androgyne, ayant vers sa partie inférieure un espace dépourvu de fleurs femelles qui, dans tout le reste de l'organe, à l'exception du sommet, consislent en pistils rudimenlaires, serrés, en dessus et en dessous des étamines ; anthères distinctes, à deux loges déhiscentes par un pore; ovaires au nombre de trois à huit, dressés et attachés au bas du spadice; sligmate terminal, sessile et orbiculé; baie monosperme.
TuÉREOPiioNE CRÉNELÉ. Tlieiiophonum crenalum, Blum.; AiHin crenalum, Wighl. Sa racine est tuberculeuse, il en sort des feuilles longuement péliolécs, en forme de hallebarde, nervurées; la hampe est courle et solitaire, entourée à sa base par les pétioles des feuilles, portant une spathe de même couleur qu'elle et dont les bords sont crénelés.
THERMANTIDE. niN. HaUy a donné ce nom ù des Roches homogènes qui ont subi l'aclion du feu, mais non pas de celui des volcans. Il nomme le Tripoli Thermanljde tripoléenne, et le Jaspe-Porcelaine de Werner, Thermantide jaspoïde. l\ Tripoli et Porcellanite.
THER.MES. iPiS. F. TERMiiS.
THERMIA. BOT. (Nutlall.) Synonyme de Tltermopsis. f^. ce mol.
THERMOPSIOE. Thermopsis. bot. Genre de la famille des LégLimineuses, Iribu des So|)horées, établi par R. Brown (in Hort. Kew., edit. 2, vol. 3, p. 3) et ainsi caractérisé: calice oblong ou campanule, quadri ou quinquétîde, presque bilabié, convexe dans sa partie postérieure, et aminci à sa base; cinq pétales presque égaux, l'élendard et les ailes réfléchis, la carène obtuse; élamines persislanles; gousse comprimée, en forme de fer de faux ou linéaire, polysperme. Ce genre a été décrit par Nutlall sous le nom de Thennia, et par Ralfincsque sous celui de Scolobiis. 11 renferme
cinq espèces dont la principale est le J'Iu-nnupsis rhomhifoUa de l'Amérique septentrionale. Trois espèces (TItermopsis fabacea, lanceolala et Corgonensis) étaient placées dans le genre Sophora par Pallas et Willdenow; elles sont indigènes de la Sibérie et des autres contrées du nord-est du grand continent asiatique. Enfin une nouvelle espèce, originaire du Napaul, a reçu le nom de TItermopsis Nupaulensis ou lahiirnifolia.
THERJIUTIS. BOT. Pries a établi sous ce nom un genre qui a pour type le Collema velulinum d'Acharius. Il l'a retiré de la famille des Lichens pour le placer parmi les Byssacées ou Champignons byssoïdes des auteurs, et il a réuni à ce genre quelques Ciyplogames que l'on plaçait dans les genres Scylotiema et Dematiiim. Ces Plantes croissent sur les pierres et la terre humide, dans les contrées septentrionales de l'Europe. Le Thermutis a une très-grande affinité avec le Cœno- (jonium d'Ehrenberg; mais il s'en distingue par de légers caractères qui, néanmoins, ont paru suffisants à Pries pour l'établissement d'un genre. Voici ceux qu'il propose ; Ihallus un peu pulvérulent, formé de fibres lâches, irrégulièrement entrelacées, annelées, opaques et devenant noires; conceptaliles orbiculaires, enfoncés dans le Ihallus, marginés, changeant d'apparence par suite du développement des fibres inlernes; sporules en massue.
THÉROGERON.r/ie/ofye/on. BOT. Genre de la famille des Synanthérées, inslilué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule nnilliflore, hélérogame ; fleurs de la circonférence disposées sur plusieurs rangs, ligulées el femelles; celles du disque tubuleuses et hermaphrodites; involucre formé de plusieurs rangées de squames linéaires, aigufis et presque égales; réceptacle nu, foveolato-ponctué; corolles du rayon ou circonférence, ligulées el linéaires, celles du disque sont tubulées, avec le limbe parlagé en cinq dents ; anthères privées de queue ; akènes comprimés et sans bec; aigrettes du rayon formées d'une seule rangée de soies; celles du disque sont doubles : les paillettes extérieures sont courtes, lancéolées, aiguës; les intérieures sonl allongées et minces.
TuÉROGERON DENTicuLÉ. 'J'heroijeroH denliciilatiim, De Cand. C'esl un sous-arbrisseau dressé, ranieux el glabre; ses feuilles sont alternes, linéaires, un peu plus larges et marquées de trois ou cinq dents au sommet; les capitules sont terminaux; les fleurs du rayon sont blanches et celles du disque jaimes. De l'Australie centrale.
TUÉSIOÎS'. Tliesiitm. bot. Genre placé autrefois dans la famille des Eléagnées, mais reporté depuis par Brown dans sa nouvelle famille des Santalacées ot"! il se dislingue par les caraclères suivants : le périanthe est simple, tubuleux et adhérent avec l'ovaire qui est infère; le limbe tubuleux ou étalé est à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes; les étamines, en même nombre que les divisions calicinales, leur sont opposées. Le style est simple, filiforme, terminé par un stigmate caiiilulé. Le fruit est couronné par le limbe du calice; il est légèrement charnu, uniloculaire et monosperme. La graine esl renversée, el contient au
cenlie d'un cmlosperme blanc et cliarmi un pplit embryon cylindrique, ayant la même direclionque la graine. R. Browu {Prodr., i . p. 53ô) a proposé de retirer du genre Thesinin un grand nombre des espaces exotiques pour en former deux genres paiticuliers, dont Tiin aurait pour type les Tlicsiiim cmssifotiiim , fuiiole, etc., et l'autre les T. sqiiairosuw, fragile, etc. Plus récemment Knltal a établi un genre distinct qu'il nomme Comandra pour le T. umbellatum. Au genre Thesiuvi appartiennent les espèces distinguées sous les noms de T. linupUyllum, ramosum, alpinum, h uviile et ebiacteulum. Ce sont de très-petites plantes étalées, à feuilles alternes, linéaires, et à fleurs verdâ- (res, petites et de peu d'apparence.
Auguste de Saiut-Hilaire (Mém. Mus. Hist. nal., iv, p. -382) a le premier fait bien connaître l'organisation de l'ovaire dans le genre Thesium. Ayant examiné deux espèces de ce genre recueillies au Brésil, il leur a trouvé im ovaire uniloculaire, offrant un réceptacle central, interrompu par la fécondation, et du sommet duquel pendent trois ovules dont un seul est fécondé. La même organisation se retrouve dans les espèces d'Europe.
TflESlOSYRIS. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Reicbenbach, dans la famille des Santalacées, n'a été admis que comme section du genre Thesium. /'. Thésion.
THESPESIA. bot. Corréa, sous ce nom générique, a •séparé du genre Hibiscus une espèce fort remarquable, y Hibiscus populneus de Linné. Elle est, en effet, bien distincte par son calice tronqué, accompagné d'un autre calice extérieur ou involucelle, de trois folioles caduques, et par sa capsule dont les cinq loges sont coupées cbacune par une demi-cloison, s'avançant de l'extérieur et présentant quatre graines insérées vers la base de son angle interne. Outre l'espèce primitive qui croît dans les Indes orientales et les iles de la mer du Sud, on en connaît une des Antilles dont les belles Heurs pourpres ont quatre ou cinq pouces de diamètre; c'est le Thespesia gratiiliflora, DC.
THESPIDE. Tliespis. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Astéroîdées, établi parleprofesseurdeCandolle pour quelques plantes de l'Inde, que Wallicb avait rangées parmi les Cotules. Le genre 2'hespis , \o]s\n du Çra'/ioc/i'/ie, a pour caractères : capitule multiflore, hélérogame; Heurs du rayon disp(!sées sur plusieurs rangs, à corolle très-mince et subtonique; à style à peine exserte; les fleurs du centre sont peu nombreuses, et le limbe de leur corolle est presque camparuilé, à tube très-court, à antbères incluses et sans queue; réceptacle nu, plan, ponctué; involucre formé de plusieurs rangs d'écaillés oblongues, aiguës, un peu plus courtes sur le disque; akènes comprimés et glabres; aigrette plus courte que l'akène, composée de soies épaisses et barbellées.
Thespide DIVARIQCÊE. Tliespis divaiicata, De Cand. Plante lierbacée, annuelle; sa tige est très-rameuse dès sa base, et les rameaux sont divariqués; les pédoncules sont axillaires et plus courts que les feuilles qui sont alternes, oblongues, atlénuées à leur base et dentelées au sommet ; tige cylindrique ; capitules peu nombreux,
en petits corymbes; fleurs d'un jaune verdâtre. Celle plante est originaire de l'Inde.
THESTIADE. Thestias. ms. Lépidoptères diurnes; genre de la famille des Papilloniens, établi par lioisduval qui lui donne pour caractères: antennes de moyenne longueur, terminées par une massue obconi<|ue et comprimée; tête petite, un peu penchée; jialpes légèrement relevées, dépassant un peu la Icte, rapprochées et hérissées de poils assez serrés; ailes postérieures légèrement dentelées, dépassant un peu la longueur de l'abdomen.
Thestude Mari ANNE. y/ies<wsil/an«M»ia; Ed. Ailes d'un blanc bleuâtre en dessus dans les mâles; les antérieures ont à l'extrémité une grande tache noire, triangulaire, saupoudrée de jaune et marquée d'une grande tache aurore; les postérieures ont leur bord inférieur sinué et couvert par une bordure noire; leur dessous est d'un jaune verdâtre, avec une tache centrale noire, bordée de blanc, et une rangée de taches ferrugineuses, dont le milieu est marqué de blanc. Dans la femelle les ailes sont d'un blanc jaunâtre, avec la tache aurore divisée par une rangée de points noirs; le dessous des postérieures est moins verdâtre, avec les taches plus fortement marquées de blanc. Taille, deux pouces. Au Bengale.
THETIIYON. MoiL. (Aristole.) Synonyme d'Ascidie. y . ce mot.
TUETHYS. MAM. Nom donné par le docteur Busseuil à une petite espèce du genre Kanguroo, qu'il a rapportée de l'Australie.
THÉTHYS. Tlielliys. mon. PourTéthys. f. ce mot.
THEUTIS. POIS. Genre de Poissons abdominaux, qui ne diffère guère des Chœtodons, et que Linné n'en avait peut-être séparé que par la considération des nageoires qui placent ces derniers dans les Thoraciens. Lacépède l'a depuis détruit en réunissant les deux espèces qui le constituaient, à quatre Chœlodons pour en former le genre Acanthure adopté parCuvier. A'. Acantheue.
THEUTOS. MOLi. (Aristote.) ^. Calbar.
THÉVEINOTIE. Tlievenolia. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Cynarées, institué par De Candolle qui lui assigne pour caractères ; capitule homoganie sequalitlore; involucre ovale, sessile entre trois ou quatre folioles bractéiformes, formé d'écaillés imbriquées et serrées sur un grand nombre de rangs : les extérieures plus courtes, les intérieures plus longues, linéaires, sans nervures, obtuses, terminées par une longue épine dressée, les plus rapprochées de la base presque scarieuses et non rayonnantes; réceptacle l)Ian; corolles tubuleuses, à cinq divisions étroites et égales ; étamines glabres, avec leurs anthères en queue barbato-plumeuse; style indivise; akène comprimé et velu ; aigrette formée d'un seul rang de soies plumeuses. Ce genre a été dédié à la mémoire du voyageur Tliévenot qui, au xvii« siècle, visita l'Orient et la Perse.
TnÉVENOTiE DE PERSE. Tlievenotia Peisica, De Cand. C'est une plante herbacée, annuelle et couverte d'un duvet blanchâtre; les feuilles qui garnissent le bas de la tige sont ovales, spinoso-subdentelées, les autres sont très-courtement pétiolées en lyre, à lobes dentés et épineux; capitules sessiles dans les aisselles des brac-
lées; écailles de Tinvolucre brunes en dedans, jaunâ- Ires en dehors. On trouve celle planle en abondance aux environs d'Ispaban.
TIIEVETIA. BOT. Espèce du genre Cerbera; De Candolle a proposé de l'ériger en genre distinct, y. Cerbère.
TIIEZEIîA. BOT. L'une des sections du genre Hliiis. y. SrMAC.
TIIIA. CRDST. r. TaiE.
TIIlAliE. MOLL. On a donné le nom de Thiare, en y ajoutant une épithète, à plusieurs Coquilles; ainsi les marchands nomment:
TniARE BATARDE, le f^olula pertusa de Linné.
TniARE ÉPiscoPALE, le l'oluta episcopalis, L., qui apparlienl au genre Mitre de Lamarck.
Thiare flbviatile, une espèce du genre Mélanie.
ToiARE PAPALE, le f^olula papalis, L., qui est une Mitre pour Lamarck.
THIBAUDIE. Thihaudia. BOT. Genre de la famille des Ëricinées, Iriliu des Vacciniées, établi par Euiz et Pavon et adopté par Kuntb qui le caractérise ainsi : l'ovaire est adhérent; le limbe du calice est ù cinq dents; la corolle est tubuleuse, reiitlée dans sa partie inférieure, ayant son limbe à cinq divisions; les étamines, au nombre de dix, sont incluses et leurs anthères, privées d'appendices à leur base, se prolongent supérieurement en deux petits tubes; le style est dressé, simple, terminé par un stigmate presque capitulé; le fruit est une baie couronnée par le calice à cinq loges polyspermes. Ce genre est extrêmement voisin du l^nccinium dont il ne diffère que par sa longue corolle lubuleuse; il se compose d'un grand nombre d'esjièces originaires de l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes ou des arbrisseaux à feuilles éparses, rarement opposées, très-entières, coriaces, persistantes; les fleurs sont ou solitaires ou disposées en grappes axillaiies, ordinairement d'une belle teinte rouge; avant leur développem(^nt, elles sont recouvertes de larges bractées squamiformes, dont la réunion constitue une sorte de cône.
TiirDAuniE ELLtPTiQeE. Thibatldia elliptica, Blume. Sa tige est parasite; ses ferrilles sont ellii)tico-oblongues, acuminées aux deux extrémités, biglanduleuses à leur base, coriaces, veinées et glabres : celles qui avoisinent les fleurs sont tomenteuses. Ces fleurs se succèdent pendant toute l'année.
THIE. Tliia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Ar(|iiés, établi par Leach. Le test, de même que celui des Alélécycles, est, relativement à sa longueur, moins large (|ue ceirri des Crabes, plus arrorrdi ou suborbiculaire, et comme dans les premiers et les Pirirrièles, les fossettes recevant les antennes intermédiaires sont plutôt longitudinales que transversales. Le troisième article des pieds-màclioires extérieurs est rétréci vers son extrémité supérieure, et se termine en mairière de dent, caraclèie qrt'offrent encore les Atélécycles ; mais les Thies se distinguent de ces divers gerrrcs par les yeux qui sont très-petits et peu saillants. Le test est uni, et l'espace du plastrotr, compris entre les pattes, est tiès-éiroit et de la même largeur irarlout. Ces Crustacés semblent se rapprocher
par quelques rapports des Coristes et des Lencosies. L'espèce sur laquelle ce genre a été formé (Tliia pnlita), a été figurée par l'auteur sur la planche 103" de ses Mélanges de Zoologie. U ignorait sa patrie; mais Milne Edwards l'a fait connaître, en ayant apporté plusieurs individus qu'il avait trouvés dans le sable, sur les bords de la Méditerranée, près de Naplcs.
THIEBAUTIA. BOT. Genre établi par Colla de Turin, dans la famille des Orchidées, pour le Limodorum 7)M)/<H>ettm,Lamk.,qui n'est autre chose que le Cymbidivm puipuieum de Swartz.
THIGA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Molina, a été reconnu pour ne point différer du genre Pavotiia, de Ruiz. F. Pavome.
THILACHIER. Thilachium. bot. Loureiro {Flor. Cochincli., éd. Willd., i, p. 417) a fondé sous ce nom irn genre de la Polyandrie Monogynie, qui a été placé dans la famille des Caiiparidées, et ainsi caractérisé : calice en forme de follicule, acuminé au sommet, fermé, se couparrt en travers lors de la maturité de la fleur; corolle nulle ; un grand nombre d'élamines (environ soixante-dix) longues, dressées et insérées sur le torus; baie ohlongue, à dix faces, stipitée, uniloculaire et polysperme.
Thuachier D'AFRtQDE. ThilachiuiH Jfiicaniim, Loureiro, loc. cit. C'est un petit arbre à rameaux étalés, b feuilles ovées, alternes, à Heurs rassemblées sur des pédoncules terminaux. Cet arbre croît sur la côte orientale et australe d'Afrique. De Jussien (Ann. du Muséum, vol. 12, p. 71) a réirni à ce genre le Cappaiis fiiuiduiif'oniiis, de Du Pelit-Thouars, et une autre espèce indiquée sous le même nom par Lamarck. Ces deirx plantes sont iirdigènes de Maurice et Madagascar. En outre, De Caridolle (Prodioin. Sfst. vee/et., i, p. 234) a décrit deux nouvelles espèces de l'Australie et des Antilles.
THILÉODOXE. Thiteodoxa. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Chamisso, avec les caractères suivants : Heurs polygames et dioï(|rres : les mâles ont le tube du calice soudé avec l'ovaire qui est rudimentaire; son limbe est supère, tronqué ou faiblement denté; corolle supère, hypocratérimorphe, avec l'orifice velu et le limbe à quatre lobes; cinq anthères linéaires, sessiles sirr le tube de la corolle et incluses; rudiment de l'ovaire infère ; style simple, cylindrique, glabre, atténué au sommet; stigmate peu apparent. Les fleurs femelles ont le tube du calice globuleux, marqrré de côtes peu apparentes, soudé avec l'ovaire qui est infère, à trois loges renfermant des ovules géminés, attachés à l'angle interne; le style est cylindrique et court, le stigmate épais et prismatique, presque pentagone. Le fruit est une haie globuleuse, oml)ili(|irée, pulpeuse, ;'i trois loges dont deux sont susceptibles d'avortenieut; semences solitaires, arillées; embryon placé dans un axe corné; radicule exserte, cylindriiiue et épaisse. Les Thiléodoxes sont des arbres à feuilles opposées, courtenient pétiolées, à stipirles membraneuses, interpétiolaires, triangulaires, aiguës, soudées dans une gaine; les fleurs sont terminales et sessiles. Du Brésil.
THILICUANIA. bot. Théophiastc a désigné sous ce
.THIE luisante. 1 5. RANINE Aeiitée
.COI\YS™ aoTite. I G.HIPPE émérite.
.LE-DCOSIE cratiiolalre. 7 . RÉMJPÈDE t or txie
..Ç.THRA raboteux. I S.GALATHfiE élance'
nom une planle que C. Haiihin a rapport(5e au Cornouiller sanguin.
THINOBATIDE. Thinobatfs. ins. CoK'oplères hiléromOies; genre de la famille des Xysliopides, Iriliu des Tenlyrides, (5labli par EsclisclioKz, avec les caraclèrcs suivanls : anlennes liispidcs et jîiéles, légèrenienl dilatées, en massue oMonfiue à leur extrémilé, dont le premier arlicle gros, épais el le plus long, les six suivanls coniques et élroils, le Iroisième de la longueur du suivant; les liuiliéme, neuvième el dixième élargis et infundibiiliformes, le dernier orbiciilaire, à peine plus petit que le dixième ; yeux saillants et orbiciilaires; palpes maxillaires allant en grossissant vers l'exlrémilé, avec le dernier article déprimé, sécuriforme; palpes labiales filiformes, peu saillantes, avec le dernier article court et subcylindrique; mandibules cmirles el assez saillantes; corselet tronqué antérieurement el à sa base, sinué sur les côtés et rétréci en arrière; élylres peu rélrécies à leur base, avec les angles huméraux peu saillants; corps velu; jambes antérieures comprimées, élargies à l'extrémité, presque triangulaires; tarses grêles, les quatre postérieurs aussi longs que les jambes.
Thttioeatide rofipède. Thinobntis rvfipes, Eschsc. Il est d'un brun noirâtre, couvert de poils gris cendrés el coucbés; la léteest ponctuée, excepté dans le milieu qui est li^se; corselet à côtés arrondis antérieurement, se redressant en arrière et tombant à angles droits sur la base qui est tronquée; élytres subparallèles, striées el ponctuées; de gros points enfoncés sur l'abdomen; pattes rousses. Taille, trois lignes. Du Cliili.
TFllNOCORE. Thinoconis. ois. Genre de l'ordre des Granivores, inslitué par Eschsclioltz, aux dépens du grand genre Alouelte, avec les caractères suivanls : bec court, coni(]ue, élargi à la base, aminci à la pointe, convexe en dessus, à aréle arrondie, voûtée, légèrement recourbée, se terminant en pointe, à côtés dilatés, puis comprimés, â bords lisses; mandibule inférieure droite, convexe, terminée en pointe ariondie et mousse; fosses nasales amples, frontales, recouvertes par une lame cornée, voûtée, revoUitée sur elle-même en dedans; narines percées de part en part sous celte lame, en fente ovalaire; têle et joues emplumées; ailes pointues, coudées près de l'épaule : première rémige la |)lus longue; queue courte, pointue, composée de douze rectrices étagées; jambes emplumées; tarses courts, scutellés en avant, minces, grêles; doigts médiocres : le moyeu le plus long ; pouce grêle; ongles recourbés : celui du doigt médian dilaté.
Tiii>ocoRE D'EscHSCHOLTZ. Thitiocorus Esclischoltzii. Geoff. et Less. Sommet de la tête fauve, tacheté de brun ; dos el petites lectrices alaires d'un brun ferrugineux, avec chaque plume encadrée de noir et l)ordée de gris-roux; grandes lectrices alaires fauves, avec des triangles jaunes et des bordures brunes; rémiges fauves, la première bordée de blanc ; poitrine et ventre blancs; bec ferrugineux au milieu, noir à la pointe et à l'extrémité; pieds jaunes. La femelle a la gorge blanche, tachetée de noir, la queue fauve, terminée de blanc. Taille, un peu moins de sept pouces. Du Chili.
Thinocore de d'Orbignt. Thfnocorus Oibiynyanvs, Geoff. et Less. Parties supérieures fauves; les plumes ont une double bordure rousse et blanchâtre; devant du cou et haut de la poitrine d'un gris bleuâtre ; menton blanc, encadré de noirâtre; parties inférieures d'un fauve pâle et roussâtre, que relèvent des ondes brunes sur les flancs ; région anale blanchâtre; rémiges brunes, terminées de blanc; rectrices brunes, échancrées de fauve sur les côtés. Bec brun en dessus, rosé sur les côlés; pieds jaunes; ongles noirs. Taille, neuf pouces. La femelle a le devant du cou semblable au dessus, c'esl-à dire fauve, écaillé de brun. Du Chili.
TniivocoRE DE SwAiivsor». Thinoconis Swaitisonii, Less. Front d'un gris bleuâtre; parlies supérieures noirâtres, nuancées de roux vif; plumes de la lêle et du manteau encadrées de mordoré, les autres le sont de brun-noiiâlre; un plastron blanc, encadré de noir, sur la gorge; une I)ande transversale noire, sur la poitrine; côtés du cou d'un gris ardoisé; le reste des parties inférieures blanc, lavé de roux sur les côlés; queue brune, terminée de blanc. Bec coui t el conii|ue; pieds jaunes. Taille, sept pouces. De Buenos-Ayres.
TIIISANTHE. Tliisnntha. bot. Genre de la famille des Crassulacées, institué par Ecklou et Zeyher, qui lui ont assigné pour caractères : calice à cinq découpures dressées; corolle périgyne , à cini| divisions oblongo-lancéolées, dressées, plus courtes (|ue le calice ;cinq étamines insérées au fond de la corolle, plus courtes que ses divisions et alternes avec elles ; point de squamules bypogynes; cinq ovaires libres, uniloculaires; ovules géminés sur la suture ventrale; cinq capsules folliculaires, mono-disiiermes , déhiscentes longitudinalemenl par la partie intérieure.
Thisanthe glabre. Thisanlhagtabin^ Ed. et Zey.; Ciassiila glnbia, Haw.; Ciassnla g/omeiala , Ait. Tige herbacée, glabre ou sous-pubescente et dichotome, garnie de feuilles linéari-lancéolées; les Heurs sont solitaires dans les dichotomies, el glomérées ultérieurement. Du cap de Bonne-Espérance.
THIUM. BOT. Mœnch avait établi sous ce nom un genre qui se composait des Aslragalus hians et sulcatiis, et <iui n'a pas été adopté.
THLADIANTHE. TlUadiantha. bot. Genre de la famille des Bégoniacées. établi par Bunge. sur une plante herbacée, apportée de la Chine. Caractères : Beurs polygames; les mâles ont le calice campanule, le limbe divisé en cinq parlies lancéolées el allongées; corolle subcampaniilée, subbilabiée, dont les pétales sont soudés enire eux et avec le calice par leur hase; ces pétales sont inégaux ; trois d'entre eux sont ascendants, connivenls et plus grands; deux sont plus petits el un peu fléchis; le tube de la corolle est court, avec son orifice velu; cinq étamines dont les filaments sont libres et les anthères biloculaires, ovales -oblongues, déhiscentes intérieurement; une large squame infléchie vers la hase du pétale médian, supère, el recouvrant l'ovaire rudimenlaire qui est oblitéré. Les Heurs neutres ont le calice en roue, divisé en cinq parties, la corolle également en roue, quinquéfide, plus courte de moitié que le calice; cinq anthères cornées, lunulées, sessiles et connivenles; point de vestiges d'ovaire, les Thia-
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diaiillies sont des plantes annuelles, herbacées, grimpâmes, à feuilles alternes, péllolées, profondément cordées et deiillculées; les capitules de fleurs sont axillaires, longuement pédicules; les fleurs sont grandes, jaunes et en cloche. On (rouve ces plantes en Chine.
THLASPI. Thlnspi. eot. Genre de la famille des Crucifères, type de la tribu des Thiaspidées, et de la Télradynainie siliculeuse, L., offrant les caractères suivants : calice égal à sa base; corolle dont les pétales sont égaux et entiers; élamines dont les lîlels sont liiircs et dépourvus de dents; silicule déprimée, échancrée au sommet , surmontée du style très-court, persistant, à valves navictilaires, munies sur le dos d'une membrane aliforme, à cloison ovale ou oblongue; pUisimns graines non bordées dans chaque loge; cotylédons plans, un peu convexes et accombanis. Ces caractères ne conviennent qu'à une partie des espèces de Tbiaspi de Linné et delà plupart desauteurs, lesquelles sont maintenant placées dans d'autres genres anciennement établis ou nouvellement proposés, tels que le Cupsella et VHiitchinsia. Le genre TlUaspi diffère essentiellement de ces deux derniers par sa silicule à valves naviculaires plus ou moins ailées sur le dos. Il se compose d'environ quinze espèces, formant cinq sections caractérisées d'après la forme des valves et du fruit, le nombre et la structure des graines, et qui ont reçu de De Candolle les noms de Paclijphragiiia, Oiipoceras, Nomisnia, Neurotropis et Pleropten's.
TfliASPr DES CBAMPS. Tlilaspi arvense, L. C'est une plante herbacée, annuelle, dressée, rameuse, loule glabre, à feuilles dentées : les radicales péliolées, les cauliiiaires amplexicaules. Les fleurs sont blanches, formant des grappes terminales. Elle croît en Europe, dans les moissons.
Le nom de Thlaspi, et par corruption celui de Teraspi ou Taïaspic, sont fréquemment usités chez les jardiniers, pour désigner certaines espèces d'Iberis cultivées pour rnrncment des parterres.
THLASPIDÉES. bot. Troisii ine (ribu établie par De Candolle parmi les Crucifères, f^. ce mot.
THLASPIDlUiM. bot. Tournefort, Adanson et Mœnch ont ainsi nommé le Biscnfella, L. De Candolle s'en est servi pour désigner une des sections qu'il a établies dans ce genre.
THLASPIOIDES. bot. Nom employé par Barrère pour désigner le Dodoiiœa viscosa, L.
THLIPSENCÉPHALE. M\M. y. Monstre.
THLIPSOMYZE. Thlipaomxza. iNS. Genre de Diptères, établi par Wiedemann dans la famille des Tanystomes, (ribu des Bombyliers. L'entomologiste suédois lui donne pour caractères : antennes de trois articles, dont le premier allongé, cylindrique, le deuxième presque cyathiforme, le troisième pas plus long que le premier, subulé, un peu courbe, terminé par un petit style pointu; trompe avancée, allongée; cinquième nervure longitudinale n'atteignant pas le bord de l'aile; la fourche apicale réunie par une nervure de jonction avec la troisième nervure longitudinale.
TniipsoHYZE COMPRIMÉE. TliUpsoiiixza compressa, Wied. Tète plus large que le corselet, qui est glabre,
nullement laineux, seulement pourvu de quel(|ues petits pnils ; abdomen étroit et comprimé; pattes grandes. On ti ouve cette espèce à Alger.
THOA. Thoa. bot. Genre de la famille des Drticées et de la Monœcie Polyandrie, L., établi par Aublet (Plantes de la Guiane,vol. 2, p. 874, lab. 33G) et ainsi caractérisé : fleurs monoïques, dépourvues de périgone, disposées sur un épi noueux, articulé; les inàles occupent presque toute la longueur de l'épi; les femelles, au nombre de deux, sont situées à la base. Chaque fleur mâle renferme un grand nombre d'élamines, situées à chaque nœud de l'épi, ayant les filets libres, courts, filiformes, terminés par de petites anthères globuleuses. Les IJeurs femelles se composent chacune d'un ovaire sessile, surmonté de trois ou quatre stigmates. Le fruit est une capsule ovale-oblongue, munie sous son écorce de poils soyeux et piquants, à une seule loge renfermant une seule graine.
TfloA ERULANTE. Tlioa iiretis, Aubl., loc. cit. C'est un arbrisseau à feuilles opposées, entières, à rameaux opposés, dicholomes à leur extrémité, et à fleins en épi. Il croît dans les forêts de la Guiane. Son écorce et ses branches laissent écouler, lorsqu'on les entame, une liqueur claire et visqueuse, qui se convertit, par la dessiccation, en une gomme transparente. Les poils que l'on trouve sous le test de la capsule, causent une vive démangeaison à la peau. L'amande de la graine, b(Uiillie ou grillée, est bonne à manger.
THOÉE. 7'ltoë. CRDST. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Triangulaires, institué par Bell qui lui assigne pour caractères : tête siibtriangulaire, déprimée, horizontale, avec le rostre très-petit, terminé jiar une petite fissure; yeux rélractiles, globuleux, portés sur un court pédoncule; antennes intérieures insérées dans une fossette un peu divisée antérieurement, les extérieures sont insérées sur les côtés du rostre qui est trois fois plus long qu'elles : leur premier article est large antérieurement et prolongé postérieurement; elles sont poilues; pédipalpes externes ciliés en dehors, leur premier article est subrhomboïJe, le second a son bord entier; pieds antérieurs du màle plus long que les autres, marqués de plusieurs rangées de points enfoncés; mains lisses; doigts déprimés, poilus sur les côtés; abdomen formé de sept pièces articulées.
Tdoée ÉRAiLLÉE. T/wë eioso, Bell. Sa couleur est le brun-verdàtre; son test a cinq ligues de longueur et quatre de largeur. On le trouve dans les îles dites Gullapagos sur les côtes péruviennes.
THOÉE. ï'/ioa. polyp. Genre de l'ordre des Sertulariées ayant pour caractères: Polypier phyloïde,rameux; tige formée de tubes nombreux, entrelacés; cellules presque nulles; ovaires irrégulièrement ovoïdes; polypes saillants. Les Polypiers du genre Thoée, très-voisins des Tubulariées, appartiennent néanmoins aux Sertulariées par la présence des ovaires, la forme des cellules et plusieurs autres caractères. Ils ont un faciès qui leur est propre; ils ressemblent à ime racine de substance roidc et cornée, cassante dans sa partie inférieure, un peu plus flexible dans la supérieure et garnie d'une grande quantité de fibres droites, courtes
et roides; la substance des Théon('es est membranocornée, leur couleur est le fauve plus ou moins foncé. Tels sont les caractèresque donne Lamouroux au genre Thoée qui ne renferme que deux espèces : Tlioahalecna et Savigtix'-
THOMMk. BOT. C'est le nom d'un des nombreux genres que Tri ni us a proposés dans la fa mille des Graminées, mais qui n'a pas encore été généralement adopté.
THOMASIE. Tlwmasia. Genre établi par Gay, dans son Mémoire sur la tribu des Lasiopétalées, et faisant partie de la famille des Bytlnériacées. Ce genre se compose de pclils arbusies roides, originaires de la Nouvelle-Hollande. Leurs feuilles sont alternes, plus ou moins lobées; leurs fleurs sont disposées en grappes opposées aux feuilles; cbaque fleur est accompagnée d'une bractée persistante et à trois divisions; le calice est pélaloïde. campanule, persistant et velu; la corolle secomposedecinq pélales très-pelils,en forme d'écaillés qui manquent quel(|uefois; les filets des élamines, au nombre de cinq ou dix, sont monadelpbes par leur base ; quand il y en a cinq, tous sont fertiles et anthériféres; quand il y en a dix, cinq alternes sont stériles; les anthères sont à deux loges et s'ouvrent par une fente longitudinale; l'ovaire est simple et triloculaire; le fruit est une capsule à trois loges et à trois valves; les graines sont ellipsoïdes. L'auteur de ce genre l'a composé des Lasiopetalum purpureitm, L. triiihyllum, L. solannceiim, L.qucrcifoliuin, et d'une espèce nouvelle qu'il nomme Thomusia foliosa.
THOMISE. Tliomisiis. arachn. Genre d'Arachnides pulmonaires de la famille des Aranéides ou Pileuses, section des Lalérigrades, et composé, avec celui de Philodrome, des Araignées-Crabes de plusieurs auteurs. Dans l'une et l'autre les mâchoires sont inclinées sur la languette qui est plus haute que large, et les yeux forment, par leur disposition, un croissant ou un demilercle. Mais dans les Thomises, les latéraux sont situés sur des éminences, tandis que les mêmes des Philodromes sont sessiles. Là, d'ailleurs, les quatre yeux postérieurs sont presque de niveau ou sur la même ligne; les Chélicéres sont plus petites et cunéiformes, et les quatie dernières pattes sont brusquement plus courtes que les précédentes. Les mâles diffèrent souvent beaucoup de leurs femelles par les couleurs et sont beaucoup plus petits.
Les Philodromes faisaient d'abord partie du genre Thomise. Walckenaer les en a détachés, et peut-être pourrait-on simplifier davantage celte dernière coupe générique, en en formant une nouvelle avec quelques espèces exotiques, telles que les suivantes : Lamarck, Cancéride, Plagusie, Leucosie, Pinnolhère, Chasseur, etc., celles en un mot qui, à l'article Thomise de la seconde édition du nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle, composent la première division de ce genre. Elles paraissent même se rapprocher beaucoup plus des Micrommates (Sparasse, Walck.) que des Thomises proprement dits. Parmi les espèces exotiques, qui, d'après les caractères indiqués ci-dessus, appartiennent, sans aucun doute, à ce genre, on croit devoir citer les trois suivantes :
Thomise arrondi. Aranea globosa, Fabr.; Walck., 10 iiicT. nr.s sciF.-ïCKs îvat.
Faun. Fr. Aran., vi, 4. Sa longueur est d'environ trois lignes; le corps est noir, avec l'abdomen globuleux, rouge ou jaiinâtredans son pourtour. Cette espèce court sur les murs.
Thomise citrok. Aranea citiea, Degéer; Schœff., Icon. Insect.. tab. 19, fig. 13. D'un jaune citron, avec l'abdomen grand, dilaté postérieurement, et offrant souvent en dessus deux lignes ou deux taches, soit rouges, soit couleur de souci. Sur les fleurs.
Thomise a CRÈTE. 7'/io;/usMsc)is/o/?«s, Clerck,^yan. Siieo., pi. G, tab. 6. La plus grande partie du corps est roussàtre ou brune, parsemée de poils. Yeux latéraux portés sur un tubercule plus gros que les autres; une raiejaunâtreà l'extrémitéantérieuredu céphalothorax; deux autres de la même couleur, formant un V sur le dos. Abdomen arrondi, avec unebandejaunàtre,dentée laléraleinenl, au milieu du dos. Pieds épineux. Elle se tient presque toujours à terre.
THOMPSOME. TliOHipsonia. bot. Genre de la famille des Passiflorées, institué par Robert Brown, avec les caractères suivants : calice à huit divisions disposées sur deux rangs : les internes sont un peu plus petites et colorées; une rangée de filaments insérés au bas du périgone constituant une sorte de couronne; élamines au nombre de huit, soudées par leur base avec le gynophore qui est court; les filaments, libres dans leur partie supérieure, sont les uns alternes avec les lobes extérieurs du périgone, les autres opposés et un peu plus longs que les précédents; anthères biloculaires,ovato-oblongues, tombantes, longitudinalement déhiscentes; ovaire courtement pédicellé et uniloculaire; ovules nombieiix, horizontaux, anatropes, attachés à quatre placentas; style terminal, à quatre divisions; stigmates capités. Les Thompsonies sont des arbusies grimpants au moyen de cirrhes axillaires; leurs feuilles sont alternes et imparipinnées, à folioles ellipliques coriaces et pétiolulées; les pédoncules sont axillaires, portant cinq Heurs. On trouve ces arbustes à Madagascar.
THOMSONIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Wallich (PI. As. rar. i, 83, t. 99) a été reconnu pour ne point différer du genre Pythoiiiiim, précédemment publié par Scliott. y. Pythoivier.
THOMSONITE. Mi.i. (Brooke.) Substance blanche, vitreuse, transparente ou au moins translucide, d'iMie dureté médiocre et facile à casser; s'offranl sous la forme de prismes plus ou moins modifiés par des facettes sur les bords et sur les angles, et susceptibles de clivage dans trois directions perpendiculaires entie elles. La forme primitive de ces cristaux est, suivant Beudant, un prisme droit à bases carrées, et, selon Brooke, Haidinger et Phillips, un prisme droit rhomboïdal de 90o 40'; le clivage parallèle aux pans est d'une grande netteté; la cassure est inégale; son éclat est vitreux et passe à l'éclat nacré. La Thoinsonite est fragile; sa dureté est supérieure à celle de la Chaux fluatée et presque égale ù celle de la Chaux phosphatée; sa pesanteur spécificiue est de 2,-37. Elle se boursouffle au chalumeau, et donne de l'eau par la calcination ; par un feu prolongé, elle devient opaque et d'un blanc de neige sans se fondre. Elle est soluble en gelée dans
l'Acide iiilii<iiie. Elle a M analysc-e par Tliomson el parBerzéliiis. L'analyse rie ce ilernier chimiste adonné: Silice,38,ô0; Alumine, 30 ,20; Chaux, 13,50; Soude, 4,30,- Oxyde de Fer, 0,-iO;Eau, 13,10. La Thomsonile se présente ordinairement en cristaux prismaliqnes, implantés par une de leuis extiéniilés sur leur j;angue. Souvent ils se réunissent en rayonnant autour d'un centre, et composent ainsi des groupes flabelliformes ou des masses bacillaires, à structure radiée; on la trouve aussi en masses amorphes passant à la variété piécédenle.On n'a encore observé la Thnmsonite que dans une seule localité, à Kilpatrick en Ecosse, dans les Roches trappéennes; elle y est accompagnée de Prehnite.
THON. Tlixnnus. pois. Cuvier a proposé sous ce nom un sous genre pour les Poissons acanthoptérygiens de la famille des Scombres, qui se distinguent des autres espèces, parce que la première dorsale se prolonge jusqu'à la seconde qu'elle touche même le plus souvent. Ce sont des Poissons à chair dense, compacte, très-estimée lorsqu'elle est préparée, et ([ui donnent lieu à de grandes pèches. Ils ont été décrits au mot