‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 48 sur 119 · THÉ · texte numérisé non relu

THÉ

THÉ. Thea. bot. Genre d'abord placé dans la famille des Auranliées, puis devenu le type d'un ordre nalurel distinct, sous le nom de Tliéacées, lequel enfin a été réuni au.\ Ternslrœmiacées. Vnici les caraclères de ce îjenre : calice nul , à cinq divisions profondes, éffales et imbriquées entre elles latéralement; corolle de cimi à neuf pétales inéganx : les extérieurs plus courts; étamincs nombreuses, insérées à la base des pétales; lilels subulés; anlbères oblongues, s'ouvranl par un sillon lonfiitudinal; style simple à sa base, trifide à son sommet, cbaque division terminée par un stigmate capitulé; ovaire à trois loges, contenant cbacune quatre ovules insérés à l'angle interne: les deux supérieurs dressés, les deux inférieurs pendants. Le fruit est une capsule jîlobuleuse, ù trois côtes arrondies, à trois loges, dont une ou même deux avorliiit quelquefois, et qui s'ouvrent par leur sommet; cbaque loge contient une ou deux graines globuleuses, ayant leur tégument double, l'extérieur crustacé, l'intérieur mince et membraneux; l'embryon, dépourvu d'endosperme, est liomotrope, à radicule très-courte et à cotylédons réniformes très-gros et très-épais. Ce genre se compose de deux ou trois espèces, originaires de la Cbine et de la Cochinchine. Ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, coriaces, dépourvues de stipules, ayant des Heurs blanches, assez grandes et axillaires. L'une des espèces de ce genre mérite de fixer rallenlion, puisque c'est elle dont les feuilles, convenablement préparées, forment la substance connue sous le nom de thé, et avec laquelle on prépare une infusion qui est d'un si grand usage.

Thé de l\ ChijiE. Thea Sinensis. Sims Bot. Mag., t. 998; Rich., Bot. médic, 5, p. C99; Thea bohea et Thea viridis, L. Linné et la plupart des botanistes anciens ont distingué deux espèces du genre Thé, savoir : le Thec bohea, qui a six pétales à la corolle, et le Thea viridis, qui en a neuf. Mais celle distinction, uniquement fondée sur le nombre des pétales, n'a point été adoptée par plusieurs modernes, qui regardent ces deux espèces, et même celles que Loureiro a mentionnées dans sa Flore de la Cochinchine, comme identiques.

Le Thé de la Cbine est un arbrisseau qui peut acquérir, quand il est abandonné à lui-même, une hauteur de vingt-cinq à trente pieds, mais qui, dans l'état de culture, dépasse rarement cinq ou six. Ses feuilles alternes sont courtement pétiolées, glabres, ovales-allongées, aiguts, coriaces, longues d'environ deux pouces sur un pouce de large, légèrement dentées en scie dans leur contour. Les fleurs sont blanches, axillaires, agglomérées au nombre de trois à quatre à l'aisselle des feuilles supérieures. Cet arbrisseau est originaire des contrées orientales de l'Asie ; il croît naturellement en Chine, au Japon et dans d'autres pays voisins où il est l'objet d'une culture extrêmement soignée. Tantôt on le plante sur les bords des champs ; plus souvent on en forme des sortes de quinconces sur le penchant di's coteaux. Ce n'est guère qu'après trois ou quatre années de plantation qu'on commence à recueillir les feuilles sur les jeunes pieds de Thé, et cette récolte cesse lorsqu'ils ont atteint huit à dix ans. 11 est néces-

saire alors de les recéper de la base , et c'est sur les jeunes pousses qui s'élèvent de leur souche que l'on recommence la récolle des feuilles. En Chine et au Japon, cette récolle a lieu deux fois par an, au printemps et vers le mois de septembre. Les feuilles de la première cueillelte forment un Thé plus fin et plus estimé. Lorsque les feuilles ont été récoltées et triées, on les plonge dans l'eau bouillante, et on les y laisse seulement pendant une demi-minute; on les retire, on les égoutleet on les jette sur des plaques de fer grandes et plates, qui sont placées au-dessus d'un fourneau. Ces sortes de poêles doivent être assez chaudes pour que la main de l'ouvrier en endure la chaleur avec peine. Les feuilles doivent être continuellement remuées; quand on juge qu'elles ont été sufiisaniment chauffées, on les enlève et on les étend sur de grandes tables recouvertes de nattes. D'autres ouvriers s'occupent alors de les rouler avec la paume de la main, tandis que l'un d'eux cherche à les refioidir le plus promptement possible, en agitant l'air avec de grands éventails : celte opération doit être conlinuéc, jusqu'à ce que les feuilles soient complètement refroidies sous la main de celui qui les roule. Ce premier temps a pour objel de blanchir les feuilles et de les priver du suc acre et vireux qu'elles contiennent. Celte opération du grillage, sur des plaques de fer, doit être répétée deux ou trois fois, en ayant soin de les chauffer de moins en moins et de les rouler avec plus de soin. Pour quelques espèces de Thé fort estimées, cha(iuc feuille doit être roulée séparément; mais pour les espèces ordinaires, on en roule plusieurs à la fois. Lorsciue le Thé ainsi préparé a été parfaitement séché, avant de le renfermer dans des boites ou dans des caisses, (m l'aromatise avec différentes plantes odoriférantes. La connaissance de ces végétaux a longtemps été un secret pour les Européens; mais on sait généralement aujourd'hui que les Chinois emploient pour cet usage les Beurs de VOlea fiagrans et celles du Camellia Sesanqua, arbrisseau de la même famille que le Thé, et peut-être encore celles de la Rose à odeur de thé que nous avons naturalisée dans nos jardins depuis un certain nombre d'années.

Le nombre des variétés ou sortes de Thé du commerce est très-considérable. Ces variétés dépendent en général de l'état plus ou moins avancé de développement des feuilles au moment où on en a fait la récolte, du soin avec lequel elles ont été blanchies et roulées, et surtout de leur grillage plus ou moins longtemps prolongé.

On peut diviser les espèces de Thés en deux sections : les Thés verts et les Tliés noirs. Les premiers ont nue couleur veite ou grisâtre et comme glauque; ils sont plus acres, plus aromatiques que les seconds dont la couleur est plus ou moins brune, et qui sont généralement plus doux et donnent une infusion d'une couleur plus foncée. Le Thé Hayswen ou Hiswin est une des meilleures sortes et, peut-être, celle que l'on emploie le plus généralement en France; il est d'une teinte verte-bleuâtre; ses feuilles sont grandes, roulées dans le sens de leur longueur; son odeur est agréable el sa saveur astringente. Le Thé perlé est ainsi

T Tl É

iinmmc; paice que ses feiiillos sont plus roulées el affeclent une forme presi|ue {;lol)iileuse ; il est composé lie feuilles plus minces et plus jeunes que le Thé Hayswcn; son odeur est plus agré.ihle et sa couleur plus brune; celle forme arrondie des grains du Thé perlé provient de ce que les feuilles, après avoir été roulées dans le sens de leur longueur, sont repliées sur ellesmêmes suivant leur largeur. l,e Tlié poudre à canon est choisi parmi les deux sortes précédentes et se compose des feuilles les plus peliles et le plus exactement roulées sur elles-mêmes, de manière à avoir quelque rcssemhlanne , pour la grosseur de leurs grains, avec la poudre à canon; celle espèce est Irèsagréahle, fort recherchée et d'un prix élevé. Le Thé Schulaiig ou Théhiilan ressemble beaucoup au Thé Ilaysvven, mais son odeur est infiniment plus suave et plus développée; il est assez rare dans le commerce.

Au nombre des Thés noirs on peut mentionner : 1» Le TliB Saoïitchon ou Souchoit. D'un brun noirâtre, d'une odeur et d'une saveur |)Ius faible que les Thés verts en général ; formé de jeunes feuilles lâchement roulées dans le sens de leur longueur. En général on mélange pour l'usage habituel un tiers de Thé Souchon avec deux tiers de Tlié vert. L'infusion est plus colorée et moins acre que si l'on n'employait que le Thé vert. 2» Le Tké Pekuo ou Peko. Diffère peu du Souchon, si ce n'est que son odeur est plus suave et plus développée. Il parait formé de feuilles plus jeunes et recouvertes d'un duvet plus abondant. On y trouve quelquefois, ainsi que dans la variété précédente, de pelits fragments déjeunes branches.

Toutes les espèces de Thé doivent êlre soigneusement placées à l'abri du contact de l'air cl de la lumière; pour cela on doit les conserver dans des boites de bois ou de plomb, ou mieux encore dans des vases de porcelaine hermétiquement fermés, et que l'on ne doit jamais laisser débouchés. L'analyse chimique du Thé à été faite, il y a plusieurs années, par Cadet de Gassicourt, qui en a relire, par la dislillalion, une eau astringente sans aucune trace d'huile volaille, un extrait amer, slypli<iue, composé d'acide gallique et de tannin. Pendant longtemps on a attribué la couleur verle de certaines espèces de Thé aux pla(|ues de cuivre sur lesquelles on les fait sécher; mais l'analyse chimique a prouvé le peu de fomlement de celte assertion.

En considérant combien l'usage du Thé est généralement répandu dans presque (ouïes les parties de l'Europe, on s'étonnera cpie l'introduclion de celte substance, devenue en quelque sorte de première nécessité pour certains peuples, ne remonte pas au delà du milieu du dix-septième siècle. Ce sont les Hollandais, le seul peuple de l'Europe auquel les porls de la Chine et du Japon étaient ouverts, qui les premiers firent connaître aux Européens les usages et les propriétés ilu Thé, et qui ont ainsi rendu l'Europe Iribulaire de la Chine pour une somme (|ui , aujourd'hui, excède cent vingt-cimi millions de francs par année. L'empereur du Brésil a cherché, depuis un certain nombre d'années, à introduire dans ses vastes Étals la culture du Thé. 11 a fait venir de la Chine des habitanls de celle partie de l'Asie, habitués à ce genre de culture; mais

jus((irîi présent ces tenlalives ont été suivies de peu de succès.

On ne répétera point ici les éloges qui ont été prodigués au Thé, ni tous les inconvénients et tous les maux dont on a accusé son usage d'être la source. C'est auprès des peuples qui en font habituellement usage, et pour les<|uels celte boisson esl devenue un véritable besoin, qu'il faut recueillir les faits propres à éclairer celte question. Or, les Anglais, les Hollandais, les Belges, les Danois, les Suédois, les Russes, les Anglo-Américains, sont loin de considérer le Thé comme une boisson dangereuse. Chez la plupart de ces peuples elle a un avantage bygiéni(|ue inconleslable. Dans un pays couvert de brouillards pendant une partie de l'année, au milieu d'une atmosphère froide et humide, le Thé , pai' la légère excilalion qu'il développe et surtout par la quantité d'eau chaude qu'il introduit dans l'eslomac, entrelient le corps dans un état de diapborèse indispensable au libre exercice des fonctions et à l'entretien de la santé. Celle boisson a le grand avantage de favoriser la digeslion : aussi est-ce toujours quelque temps après le repas que l'on en fait usage, et son adminislralion est, comme chacun sait, un remède vulgaire contre les digestions laborieuses. L'usage habituel du Thé, surtout lorsqu'on le boit trèsfort, ne convient qu'aux personnes d'un tempérament mol et lympbali(|ue; mais les hommes d'une constitution sèche et nerveuse, les femmes faibles et excitables doivent s'en abstenir, ou en corriger la trop grande activité en y mélangeant une quantité suffisante de lait. Comme substance médicamenteuse, il active et développe les différentes fondions; la digestion est plus prompte, le cours du sang plus rapide, l'exhalation culanée plus abondante et les facultés intellectuelles plus développées. C'est surlout pour favoriser la digestion, le cours des urines et celui des sueurs, que les médecins prescriveni quel(|uefois l'usage d'une infusion de demi gros à un gros de Thé dans une pinte d'eau bouillante : quelques auteurs ont même prétendu que l'usage habituel de celle boisson empêchait les calculs urinaires de se former dans la vessie, ou du moins favorisait singulièrement l'évacuation des petits graviers qui s'y développent si frc<|uemmenl; mais la première de ces assenions n'est malheureusement pas aussi vraie qu'on l'a prélendu.

Le nom de Tbé a élé donné par analogie à une foule de plantes exolii|ues, dont les feuilles offrent la consislance et les formes du Thé. Elles sont employées chez les divers peuples du globe comme boisson d'agrément, et il y en a (|uelques-unes dont la consommation est très-consiilérahle; tel esl surlout le Thé du Paraguay, dont l'usage est général dans l'Amérique du sud. On a encore nommé :

Tbé des Antilles ou de i.v Martiniqce, le Capraria hifloia, L.

ToÉ DES Apalaches, le Cassine Peragua, L.

TuÊ DE Bogota, les feuilles du Symplocos Alstonia, Rich.

Thé chinois, le Rhamnus theezans, L.

Thé commun des Cdcbinchinois, le Teucriam Tliea, de Loureiro.

TnÉ d'Europe, la V(!ronigue officinale, Veronica officinaiis, L., et le Prunellier, Prunus spiiiosa.

Thé de Frahce, la Sauge ofiScinale, Saluia offwina- Us, L.

Thé dd Labrador, le Ledum lalifolium, plante de la famille des Éiiciiiées, dont les feuilles sont vertes supérieurement, couvertes d'un duvet ferrugineux en dessous et repliées sur les bords. Ces feuilles ont de l'analogie, quant ù leurs propriétés, avec celles des Rho- (loilendron.

Thé de l'île Bourbon, les feuilles d'une Orchidée originaire de l'île Bourbon, et que A. Richard a reconnu pour VAtigrœcnm fragrans, de Du Pelit- Thnuars (Hist. des Orchidées d'Afr., pi. 54).

Tué de la mer dd Sdd. le Leplospennum Tlica.

Tué de Mexique, le Cheiiopodiiim aiiibiosioides,L.

Thé des NoRWÉGiETis, les feuilles d'une petite espèce de Ronce, liubus aicliciis, L.

Thé de la Nouvelle-Hollande, les feuilles de deux espèces de Salsepareille, Sinilax glyciphyllos et liipognnuiti, Smilh.

Thé de la Nodvelle-Jerset, le Ceanothus Jmericunus , L., qui croît abondamment dans l'Amérique septentrionale.

Thé du Paraguay, Thé des Jésuites, HerbedeSaiivt- Bartoélemy, VIlex Paraguariensis ou llex Maie, (Auguste Saint-Hilaire, Plantes remarquables du Brésil, Introduction, p. 41). Arbuste de la famille des Célaslrinées, et du même genre que le Houx.

TnÉ des Tartares, le Rhododendron chrysanthuiii.

THÉACÉES. DOT. /-'. Ternstroemiacées.

THfiALlE. Thealia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes brachyures, tribu des Talappiens, institué par Lucas qui lui donne pour caractères : aniennes extérieures très-petites, coniques, insérées à la base des pédoncules oculaires; les intérieures logées dans deux fossettes obliques, situées au-dessus du front ; caiapace beaucoup plus large que longue, bombée, arrondie en avant, avec les côtés prolongés en une dent spiniforme très-prononcée, ayant à sa base deux tubercules épineux assez saillants et peu éloignés l'un de l'autre; front peu relevé, triangulaire, formé de trois épines dont la médiane beaucoup jilus prononcée; orbites ovales et très-grandes; épistome nul; cadre buccal très-étroit à sa partie antérieure, terminé par un canal longitudinal, qui n'arrive pas jusqu'au bord des fossetles aniennaires ; pieds-mâchoires externes composés de deux liges dont la plus grande a six articles; pattes de la première paire très-grandes, avec le quatrième article comprimé, orné de dents et d'une crête élevée; les pattes suivantes allongées, fines, se terminant par un article slylifornie, très-allongé, aigu à son extrémité et légèrement cannelé.

TDÉALiEACAivTHOPHORE.7'/iea/iaacon//iO/^/iora,Luc. Sa carapace est d'un blanc jaunâtre, ornée de petites granulations très- fines, d'une belle couleur orangée, couverte de tubercules arrondis et saillants; pattes jaunes, tiquetées d'orangé. Taille, deux pouces environ. Des mers de la Chine.

THÉAMÈDE. MiN. Pline donne ce nom à une Pierre trouvée en Édiioplc, et qui avait la propriété de re-

pousser le Fer. C'était probablement une variété de Fer oxydulé, douée d'un fort magnétisme polaire, et qui agissait par répulsion sur quelques morceaux de Fer ayant acquis la même propriété.

TllEBESlA. BOT. (Necker.) A'. KivowLtorflE.

THECA.BOT. (■'. Thèque.

THÉCACORIDE. r/ieca/-om.BOT. Genrcde la famille des Euphorbiacées, institué par Jussieu avec les caractères suivants : fleurs dioïques; les mâles ont le calice partagé en cinq ou six divisions et point de corolle apparente; cinq étamiues insérées sous un rudiment d'ovaire obconique, et opposées aux découpures du calice; filaments dressés et flexueux; anthères à loges distinctes et glanduliformes; cinq glandules alternant avec les étamines. Les Heurs femelles sont partagées en cinq divisions; elles présentent un ovaire imposé sur un disque glanduleux, à trois loges biovulées; trois styles diminuant d'épaisseur de la base au sommet qui est partagé en deux lobes divariqués et stigmateux.

THÉCACORIDE GLABRE. TliBcacoris glubrata , Juss.; Acalypha glabrata, Valil. C'est un grand arbrisseau à feuilles alternes, pétalées, très-entières, garnies à leur base de petites stipules caduques; les fleurs sont courtement pédicellées, réunies en grappes et accompagnées de bractées. De Madagascar.

THÉCADACTYLES. REPT. Sous-genre de Geckos, r. ce mot.

THECANTHES. bot. L'une des sections du genre Piraélée.

THÉCAPHORE. Thecaphorum. bot. (Ehrart.) Synonyme de Basigyne. f^. ce mot.

THECARIA. BOT. (Lichens.) Genre voisin du Ferrucariu, établi par Fée (Essai sur les Cryplog. ofF., p. 97 etl50,lab. l,fîg.16) et ainsi caractérisé: thalle étendu, membraneux, adhérent, uniforme; apolhécies légèrement pédicellées, irrégulières, arrondies ou ovales, pres(|ue en forme de scutelles, à bords épais et concolores; leur disque recouvert par une membrane qui fait corps avec leur substance, et qui s'en détache dans le pouitour en vieillissant; substance intérieure noire et homogène. Ce genre ne renferme jusqu'ici qu'une seule espèce (Thecaria qiiassiœcola) qui se trouve sur les écorcesdu Quassia acelsa et d'arbres inconnus.

THÉCIDÉE. Thecidea. conch. Genre fort curieux, établi par Defrancc, et voisin des Téréhratules, dont il s'éloigne par l'adhérence de la valve inférieure, qui n'est point perforée; en outre, l'appareil apophysairc de la valve supérieure est tellement considérable qu'il remplit presipie toute la cavité des valves, à tel point que, dans certaines espèces, on conçoit à peine comment un animal a pu exister dans un si petit espace. L'appareil intérieur est principalement formé d'une partie conique et centrale, sur laquelle s'implantent des lames demi-circulaires de chaque côté, qui alternativement se reploient sur elles-mêmes, de manière à laisser entre elles un espace qui est occupé par une lame intermédiaire plus courte et non recourbée ; dans quelques espèces, ces lames ont les bords simples; dans d'autres, au contraire, elles sont couvertes de fines granulations, et se terminent par un bord libre, frangé tiès-fina-

ment et Irès-iY'guIièremcnt. l.a valve inWrieiire est, comme dans la phipail des Téiéhralules. pins grande et plus profonde que la supérieure qui esl presque toujours operculiforme; tantôt elle est adhérente par une grande étendue de sa surface, et alors elle est trèsirrégullère, quelquefois elle adhère seulement par «ne petite portion du crochet, et alors elle conserve une grande régularité. En dedans cette valve est couverte de fines granulations qui deviennent un peu plus grosses sur le bord qui, ordinairement, est large et aplati dans la valve supérieure; ces granulations sont moins prononcées, si ce n'est sur le bord où elles sont aussi grosses que dans l'autre valve. Le sommet de la valve inférieure est plus ou moins long, selon les espèces ; et il esl souvent mari|ué en dessus d'un sillon médian, qui correspond à l'échancrure médiane du bord cardinal. La charnière a de Panalogie avec celle des Térébratules; de chaque côté d'une échancrure médiane du bord cardinal de la valve inférieure se voit une apophyse oblique, (|ui s'implante dans une cavité correspondante de la valve supérieure, de manière à retenir celle-ci forlcment sous l'aile d'un ligament. Le bord cardinal de la valve supérieure présente à sa partie moyenne une saillie assez large et aplalie, qui s'engage dans l'échancrure de la valve inférieure et de chaque côté creusée dans son épaisseur, à sa base se voient les cavités articulaires de la charnière. En résumé ce genre peut èlre caractérisé de la manière suivante : coquille petite, arrondie ou ovale, inéquivalve, lérébraluliforme, adhérente, plus ou moins régulière selon le degré d'adhérence; valve supérieure plate, operculiforme, armée à l'intérieur d'un appareil apophysaire considérable, composé de lames demi-circulaires; jamais d'ouverture au crochet de la valve inférieure. Toules les espèces de Thécidées sont petites; elles ont l'aspect de petiles Térébratules. On en connaît nue vivante dans la Méditerranée et cinq ou six autres fossiles; ce qui est remarquable, c'est qu'elles ne se sont trouvées jusqu'à présent que dans la craie et surtout dans les parties inférieures de cette formation.

TnÉciDÉE DE t\ MÊDITERRA^ÉE. T/iecillea Mediterranea, Defr., Dict. se. nat., t. un ; Risso, Hist. nal., Nice, t. IV, fig. 183. Petite, pustuleuse, blanche, lisse à l'e.itérieur.

Tbécidée rayoknée. Tliecidea racliafa, Defr., loc. cit., Blainv., Malac. p. 515, pi. 56, fig. 1 ; Térébratule, Faujas, Hist. nal.. Mont. S'-Pierre de Maestricht, lab. -27, fig. 8. Fossile dans plusieurs endroits : à Maestricht, à Néhou, à Cypli, dans la craie. Elle est régulière, symétrique et très-granuleuse en dedans.

TIIÉCIDION. BOT. Mirbel nomme ainsi une sorte de fruit monosperme, à péricarpe sec, dur, crustacé et adhérent. Le Thécidion ne paraît pas différer sensiblement de l'Akène.

THÈCLE. riiecla. iws. Genre de Lépidoptères diurnes, formé d'un grand nombre de Polyommates de divers auteurs, et qui offre pour caraclères : palpes presque droites, un peu écartées, tantôt de la longueur du chaperon, et quelquefois pluslongues; ledernierarticle nu, assez long, subulé ou \m peu aciculaire; lètc plus étroite que le corselet; yeu.\ saillanls; anlcnnes

de moyenne longueur, terminées par une massue ordinarienieiit assez peu allongée, et quebiuefois presque fusiformo; ailes inférieures prolongées en une ou plusieurs queues grêles, quelquefois mais rarement simplement dentées.

Thécle du CnÊKE. Tliecla Qiierciis, Boisd.; Papilio QueicHS, Lin.; Polyoïnmalus Querciis, Fab. Ses ailes sont d'un brun foncé; elles présentent, dans le mâle, un reflet d'un bleu violacé, qui s'étend sur presque toule leur étendue; celles de la femelle ont une tache bifurquée,d'un bleu violel vif sur les antérieures seulement; en dessous,lesqualreailessonl d'un gris de perle clair, avec une ligne blanche ondée, trois petiles taches fauves, bordées de brun, souvent à peine marquées près le bord des antérieures, et deux taches fauves, plus marquées à l'angle anal des postérieures. Taille, quatorze lignes. Europe.

THÉCOMYIE. Thecomyia. iNS. Diplères;senre de la famille des Musciens, groupe des Tétanocérites, institué par Perty qui lui a reconnu pour caractères distinclifs : bouche prolongée en un long museau ; second article des antennes long et cylindrique, le dernier grand, épaissi ù sa base, tron(|ué à l'extrémité; style plumeux; abdomen allongé; pattes grêles.

TnÉcoDiTiE LONGicoRNE. Thecovifia longicornis, Peit. Cette espèce est jusqu'ici la seule connue; on là

THÉCOSOMES. Thecosomata. mon. Nom donné par Ijlainville, dans son Système de Malacologie, à la première famille de l'ordre des Mollusques aporobranches, comprenant les genres dont le corps est contenu dans une sorle d'étui ; tels sont les genres Hyale, Cléodore, Vaginelle, Cymbiilie, Pyrgo, etc.

THÉCOSPONUYLE. TItecospondylus. coivcH. Hermann a proposé ce nom générique pour le singulier animal que Dicquemare a décrit et figuré dans le douzième volume du Journal de Physique, sous le nom de Boudin de mer, et que l'on ne connaît encore que trèsimparfailement.

THÉINE. Oudry a obtenu par le traitement chimique du Thé Souchong, une substance alcaloïde qu'il a nommée Théine. Elle est incolore, cristallisée en prismes, très-soluble dans l'eau comme dans l'alcool, fusible d'abord, puis décomposable par la chaleur.

THEIS. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Salisbury,dans la famille desÉricacées,aété réuni au genre Riiododendion, de Linné, et placé dans la section des ylntliodendron.

THEKA. BOT. A'. Tectone.

THELACTIS. BOT. (Miicédinées.) Genre établi par Marlius; il ne paraît pas différer suffisamment du Thamnidium, de Link. ^. ce mot.

THÉI.ASIDE. Thetasis. BOT. Genre de la famille des Orchidées, fondé par Blume (Bijdr. FI. nederl. Ind., p. 385) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe k cinq sépales presque égaux, dressés, connîvents, les extérieurs soudés par la base et légèrement carénés; labelle à peu près de la grandeur des sépales, concave à la base, dressé, ayant son limbe indivis; gynosième petit, droil, profondément écliancré au sommet; anthère biloculaire, terminant le gynosième à sa partie posté-

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3iJù

rieiirc; masses polliiii>|iies an iiomhre ili> (|ii;ilre d.'ins cliaque loge, presque globuleuses, petites, pulpeuses, portées sur un pédicelle commun, écailleux au sommet et crochu à la base. Ce genre est fondé sur trois espèces de Java (Tlielasis obtiisa, canuala et capitula) (|ui sont des herbes parasites, sociales, glabres; à racines fasciculées; à feuilles charnues, portées ordinairement sur des bulbes ; à fleurs sessiles, disposées en épi sur une hampe radicale.

TIIÉLAZIE. Thelazia. intest. Genre établi parBosc (Journ. de pbys., t. xcviii, p. 214) d'a|)r6s la description et la figure faite par Rhodes, vétérinaire à Plaisance, département du Gers, sur une espèce de Ver qu'il trouva sous les paupières d'un Bœuf affecté d'ophtalmie. Ce genre est caractérisé ainsi : corps allongé, cylindrique, atténué aux deux bouts, terminé antérieurement par une bouche à trois valvules, enlourée de (lualre stigmates ovales, et postérieurement en dessous par une fente longue, bilabiée; canal aérien multilobé. Outre la caractéristi(|ue du genre, et une figure trèsgrossie de l'Animal, on trouve (loc. cit.) une description détaillée des parties inléricures de ce Ver, dans laquelle on remarque ce passage : <i Quatre canaux aériens noiràties, naissant de quatre stigmates voisins de la bouche, se réunissant au tiers de la hingueur de l'Animal en un seul canal pourvu des deux côtés 0|iposés d'environ soixante appendices creux, terminés en pointe, et venant aboutir à l'anus. » Voilà quelque chose de bien élrange dans nii Ver intestinal Nématoïde, et ceux qui ont dissé(|ué un certain nombre de Vers intestinaux, pour qui il est démontré que ces animaux n'ont point d'organes respiratoires, au moins appréciables, auront peine à ajouter foi à une pareille description. Us observeront i|u'en décrivant ce Ver, on parle d'un intestin, de canaux aériens, et nullement d'organes génitaux; or, ils savent que dans les Nématoïdes les organes génitaux mâles ou femelles sont prodigieusement développés, et se remarquent avant toute chose; ils ne pourront s'empêcher de penser que ce que l'on a pris pour des canaux aériens étaient probablement des organes génilaux, et qu'avant d'adopter le genre Thelazia, il devient nécessaire de disséquer de nouveau l'animal sur lequel ce genre a été établi.

THÈLE. IViela. bot. Genre de la famille des Plumhaginées, et de la Pentandrie Wonogynie, L., établi par loxjvf.'no {Flor. Cochinch., 1, p. 147) avec les caractères suivants : involucre à trois folioles; calice persistant, coloré, lubuleux; le limbe ù cinq lobes, portant des glandes pédicellées; corolle hypocratériforme, dont le tube est une fois plus long que le calice, le limbe à cinq lobes; ovaire supérieur, surmonté d'un style et d'un stigmate à cinq divisions; baie à cinq cotes, iiniloculaire et monosperme.

Tdèle a fleurs ècarlates. TItela coccinea, Lour. Tiges presque ligneuses, grimpantes, striées, garnies de feuilles alternes, semi-embrassantes, ovales-lancéolées, entières et glabres. Les Qeurs sont disposées vers l'extrémité des rameaux, en longs épis simples; le calice est rouge, environné à sa base d'un involucre à trois folioles ovales; la corolle est d'un beau rouge écarlate, en forme de soucoupe, avec son limbe à cinq

lobes un peu arrondis. Le fruit est une pelile baie ohlongue,penlacostale, ne renfermantqu'une semence. De la Chine.

THELEIiOLUS. iioT.(t7ropcr(/atées.)Todeaétablice genre curieux et a fait connaître une des deux espèces qui le composent dans son ouvrage sur les Champignons du Mecklcmbourg. C'est une très-petite Cryptogame qui croit sur les fumiers; chaque individu est globuleux et gros comme un grain de millet; il est formé d'une masse spongieuse, arrondie, excavée à son sommet et coiilcnant une petite vésicule sphérique, véritable péridium d'abord caché dans le péridium cxlerneet chassé au dehors lors de la maturité; ce péridium interne est rempli de sporules mucilagineuses. Cette petite plante croît par groupes sui' les fumiers; elle est jaunâtre. Une autre espèce du même genre croit sur la terre, dans les lieux sombres; elle vient également par groupe, et est fixée sur un tomentum blanc; sespéridiums sont plus gros, d'un jaune safran.

TUELECARPEA. bot. L'une des sections érigées par le professeur De Candolle, dans son genre Proustia, de la famille des Synanthérées.

TIIÉLÈPHE. BOT. PourTélèphe. A', ce mot.

TIIELEPIIORA. BOT. (Champignons.) On peut considérer les Champignions qui constituent ce genre comme ceux dont la structure est la |dus simple, la moins parfaite, et comme passant souvent à un état de développement incomplet, qui les rapproche des Cryptogames Byssuides. Ces plantes, dont la forme extérieure varie beaucoup, sont composées d'une masse charnue on filamenteuse formant tantôt un chapeau distinct, porté sur un slipe court, ceniral on latéral, tantôt un demi-cliapoau lîxé par le côté sur les troncs des arbres, tantôt enfin une sorte de membrane plus ou moins épaisse et charnue, adhérente aux bois morts; à la surface inférieure de ce chapeau plus ou moins irrégulier est fixée une membrane complètement adhérente à la chair el à peine distincte de son tissu, lisse ou formant des papilles courtes, obtuses, irrégulières et éparses; toute cette membrane porte des thè(|ues grêles, en partie plongées dans la membrane, quelquefois imparfaites, et qui .semblent même dis|)araitre complètement. C'est dans ce cas que ce genre diffère à peine des Byssus à filaments entrecroisés et réunis en une masse charnue, qui ne sont peut-être que des Théléphores ou d'autres Champignons incomplètement développés ou avoités. Ces dernières Téléphores constituent le genre ou sous-genre Lejoitroma, de Pries. Les espèces dont le chapeau est stipité croissent sur la terre; celles dont le chapeau est sessileou même adhérent par sa face supérieure, vivent sur les arbres morts ; ce sont les plus nombreuses.

La couleur de ces Champigimns varie beaucoup, et, suivant les espèces, on y retrouve presque toutes les teintes possibles excepté le vert. Aucune espèce n'est reconnue pour vénéneuse, et aucune non plus n'est comestible ; leur tissu sec et fibreux ne paraît pas les rendre susceptibles de fournir un aliment agréable.

THELEPOGON. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Rolh {in Eœm. et Sclttilt. S/si., 2, p. 40) et ainsi caraclé-

risé: involiicre monophylle. carlilasineux, applii|m^. Lépieène bivalve, caililagineuse, renfermant Irois Hem s sessiles; les laK'-rales mâles, l'interméiliaire hermaplirodile. Celle-ci offre une ghime à deux valves presque égales ; Irois (■lamines; deux stigmates un peu épaissis. Les fleurs mâles ont la valve extérieure surmontée d'une longue arête tordue et géniculée; trois étamines souvent imparfaites. Ce genre est fondé sur une plante qui avait été placée parmi les Rotlboella; mais il se dislingue suffisamment par son involucre et la structure de ses fleurs. On n'en connaît qu'une seule espèce (Thelepotjon clcrjans , Rolli), Graminée encore peu connue, et ijui croit dans l'Inde orientale.

THÉLESPERME. Tlielespeniia. bot. Genre de la famille des Synanlliérées, tribu des Sénécionides, établi l)ar Leasing, avec les caractères suivants : capitule mullinore, Iiomogame, à fleurs toutes tubuleiises; involucre formé de deux rangs de squames suboctones : les extérieures courtes, lancéolées, subdislinctes, les intérieures striées, campanulalo-concrètes; réceptacle plan, garni de paillettes oblongnes, portant une nervure au centre et bordées d'une large membrane blancbâlre; corolles tubuleuses, ayant cinq dents au limbe; stigmates appendiculés; akènes cylindracés, obcomprimés et sans bec; aigrette à deux arêtes opposées, frangées, Irigono-condupliquécs, subulées et persistantes.

TnÉLESPERME scABioïDE. Tlielespeniia scabioùles, Less. C'est une plante vivace, berbacée ; sa lige a environ deux pieds de liauteur; elle est glabre, cylindrique, à rameaux opposés cl rigides, garnis de feuilles opposées, deux ou trois fois découpées en lobes linéaires, allongés, acuminés et très-entiers. Les Heurs sont d'un jaune obscur, réunies en capitule au sommet des rameaux qui sont nus; les involucres sont glanduleux. Du Brésil.

TllÉLlGONE. Theligomim. bot. Genre de la famille des Cbéno[)odées, et de la Monœcie Polyandrie, L., ainsi caractérisé : les fleurs mâles ont un périgone turbiné, à deux divisions roulées en deliors, et renferment douze à vingt étamines à filets droits, de la longueur du périgone, terminées par des anthères simples. Les fleurs femelles ont le périgone plus petit que dans les mâles, el renferment un ovaire supère, presque globuleux, portant un style filiforme, terminé par un stigmate simple. Le fruit est une petite capsule globubuleuse et monosperme.

TnÉLiGOîSE cYNocRAMOE. Theligonum cynocrambe, L. C'est une planle herbacée, succulente, divisée en rameaux étalés, garnis de feuilles ovales, atténuées en pétioles et charnues. Les fleurs mâles sont géminées et pédicellées dans les aisselles des feuilles supérieures. Les fleurs femelles sont sessiles dans les aisselles du bas de la lige. Les fruits contiennent une grande quantité de cristaux aciculaires d'oxalale calcaire. On trouve cette plante dans toute la région médilerra-

THÉLIPIIONE. ARA.CH. y. Théltphoîîe.

THELMATOPHACE. riieluialophace. bot. Genre de la famille des Aroïdées, tribu des Lemnacées, élabli par Schleiden, qui lui assigne pour caractères : spadice

très-court, mais bien apparent; Heurs mâles au nombre de deux; filaments recourbés, dilatés vers le milieu; ovaire uniloculaire , renfermant deux ovules au plus, dressés et anatropes ; style allongé et recourbé. Le fruit consiste en une capsule membraneuse, déhiscente par la circonférence, di ou polysperme; semences dressées; albumen peu copieux; embryon ovale; jtlumule très-grande; radicule infère.

THELMATOPHACE GiBEEL'SE- T/ielinafopliacc gibbo , Schl.; Leinnagibba, Lin.; Lenticiilan'a gibba, Mich. Ses frondes sont ovales ou suborbiculaires; el à mesure qu'elles grandissent les cellules de la surface inférieure se gouHent et rendent cette surface convexe ; elles sont adhérentes à leur base, munies en dessous d'une radicule solitaire, perpendiculaire. On trouve cette plante en Europe, flottant à la surface de toutes les eaux dormantes.

THÉLOTRÈME. Thelolremn. bot. (Lichens.) Ce genre avait été primitivement établi par De Candolle sous le nom de rolran'a; mais Acharius lui a imposé la dénomination ci- dessus, qui a été généralement adoptée. Voici ses caractères principaux : thalle crustacé, plan, élendu, uniforme, adhérent par toute sa surface inférieure, chargé en dessus de verrues formées par le Ihalle lui-même, et s'ouvrant au sommet par un Irou entouré d'un rebord; à l'intérieur de ces verrues est un conceplacle muni d'un double périthécium : l'un supérieur, épais, noir, et qui manque rarement; l'autre très-mince, membraneux, queI<|uefois seul, se déchirant dans sa partie supérieure et recouvrant un noyau compacte un peu strié. Ce genre est voisin du Porina el du Ferrucaiia ; ses esi)èces croissent sur les rochers et sur les écorces d'arbres. Une espèce décrite et figurée par Fée(Ess. sur les Crypl. des éc.ofi'., p. 14, pi. 54, f. 1) est parasite sur le thalle d'un autre Lichen que l'on trouve sur les écorces de Quinquina rouge. Parmi les Thelolrema anciennement connus, on doit citer les Thelolrema lepadinum , Ach., ou Lichen incltisus, Sowerh., Engl. bol., p. 10, lab. C78; et le Thelolrema exanlhematica , Ach., ou Lichen exaiithemalicus, Smith, Engl. bol.,\o\. 17, lab. lliS-i.

TIIELPHISSE. Telphissa. polyp. Lamouroux a proposé ce genre, dans l'ordre des Tubulariées, pour quelques Polypes d'eau douce ; les caractères ne paraissent pas encore suffisamment tracés pour prononcer l'admission de ce genre nouveau.

THELPHUSE.2'/ie/Ai/iMsa.cRi)ST. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracbyures, tribu des Quadrilatères, que Lalreille avait d'abord désigné sous la dénomination de Potamophile, (|u'il a ensuite abandonnée parce qu'elle avait été déjà consacrée à un genre d'Insectes coléoptères. L'étymologie de ce nom et de ceux de Potamoliie el Polamoe, donnés génériquenient par Leacli et Savigny à ces Crustacés, indique qu'ils font leur séjour habituel dans les rivières, et c'est effectivement le Crabe Huviatile de Belon, de Rondelet et de Gesner, qui est le type de ce genre. Ainsi que dans plusieurs autres quadrilatères plus rapprochés que les autres des Crabes proprement dits, le quatrième article des pieds-mâchoires extérieurs est inséré dans un sinus interne de l'extrémilé supérieure

(Il' l'ai-licle préci'dciit (pii fourni iiiiesoiie de iiiiailiilalèie iiiégiilier, arrondi cxlérieurenicnl ; mais les Thelphuses se disliiifiuenl des Crabes par leur lest ayant la figure d'un cœur tronqué postérieurement, par l'écarleinent de leurs yeux, leur cliaperon rabattu, leurs tarses chargés d'arêtes dentelées ou épineuses, et par leurs habitudes; elles semblent faire le passage des Crabes terrestres ou ceux que l'on appelle communément Toiiilouroiis aux Antilles, aux Crabes de mer. Les pédicules oculaires sont proportionnellement jilus longs que ceux de ces derniers Décapodes, et logés dans des cavités assez grandes et ovales. Les antennes latérales sont insérées, ainsi que celles des Pilumnes, à l'extrcmilé interne de ces fossettes, et sous l'origine des pédicules oculaires; mais elles sont beaucoup plus courtes, composées d'un petit nombre d'articles, et leur tige, cylrndricoconique, n'est guère plus longue que leur pédoncule. Les serres sont fortes, de grandeur inégale, et terminées par des doigts allongés, finissant en pointe et dentelés au côté interne. La troisième paire de pieds est un peu i)lns longue que la précédente et les suivantes. Le post-abdomen ou la queue, est divisé, dans les deux sexes, en sept segments ou tablettes; celui des mâles forme un triangle étroit et allongé; il est ovale, beaucoup plus grand, et recouvre tout le plastron dans les femelles.

TflELPBUSE DENTELÉE. Telpliusa seirala , Herbst. Qinc.x, 11. Son test est plus large, sans enfoncement par derrière les cavités oculaires; le troisième article des pieds-màcMoires extérieurs est en forme de triangle tronqué transversalement au sommet, et arqué au côté extérieur. Les appendices sous-caudaux diffèrent aussi de ceux des espèces précédentes. De l'Amérique septentrionale.

Tbelphcse FLtviATiLE. Telphusa fltiviatilis, Lalr.; Cauccr fliivlatUis, Belon; vulgairement Crabe île rivière. Sa carapace est longue de deux pouces, et présente autant de largeur; elle est lisse, avec les côtés antérieurs parsemés d'aspérités et de petites rides incisées; son chaperon est incliné, transversal, rehordé, un peu concave. Les pattes antérieures ont les mains fortes, ovales, avec les doigts coni(|ues, presque égaux, assez longs et inégalement dentés le long de leur bord intérieur. Cette espèce est propre à l'Europe méridionale, et à cpiebiues autres contrées situées sur la Méditerranée; elle a joui chez les anciens, et particulièrement chez les Crées, d'une grande célébrité à raison des vertus médicales qu'ils lui allribuaient; il paraît même qu'elle a été l'emblème de la constellation zodiacale, dite le cancer. Pline, Dioscoride, Avicenne, et plusieurs autres auteurs anciens, en ont fait mention. Elle est représentée sur plusieurs médailles antiques, celles d'Agrigente en Silice notamment. Au rapport d'Ëlien, le Crabe de rivière prévoit, ainsi que les Tortues et lesCrocodiles,les débordements du Nil, et gagne environ un mois auparavant les hauteurs voisines. 11 est très-commun dans toutes les rivières, et pailiculièrement dans divers lacs de cratères d'anciens volcans. A Rome, on le mange dans tous les temps de l'année, et surtout les jours d'abstinence; mais, ainsi que pour d'autres Crustacés, on préfère ceux qui viennent de

inufr ou c|ui sont près de crlle crise; quelques personnes, pour adoucir leur chair, les font périr dans du lait. On les porte au marché attachés avec une corde, mais placés à une ocrtaine dislance les uns des autres afin qu'ils ne puissent pas se ronger ou se dévorer mutuellement. Suivant Belon, les Caloyers du mont Alhos, dans les ruisseaux duquel cette espèce est commune, la mangent crue, sa chair leur paraissant plus savoureuse dans cet état (|uc l(ii'S(|u'clle est cuite. Les Arabes nomment ce Crustacé Siirataa; mais, comme ils désignent aussi de la même manière des Ocypodes du pays, il paraîtrait que cette dénomination est synonyme de celle <le Tourlourou, donnée par divers voyageurs aux Crabes de terre et de rivière. La même espèce s'élend jusqu'en Perse. Lalande en a rapporté une autre de son voyage au cap de Bonne-Es|)érance; Lesclienaultdc la Tour en a recueilli une troisième dans les rivières des montagnes de l'île de Ceyian, et qui se rapproche beaucoup du Cancer senex de Fabricius (Herbst, Cane. XLViii, S), <|ue l'on trouve sur la côte de Coromandel, où elle est appelée eu malabare Tille- Nanilon. Toutes les Telphuses de l'ancien continent se ressemblent par la forme du troisième article des pieds-mâchoires extérieurs, par celle du lest, ainsi que par les proportions; il offre toujours derrière les cavités oculaires une impression Iransverse et linéaire.

TllELXlOPE. Thelxiopa. crost. Genre de l'ordre des Crustacés décapodes de RafEnesque, et le même que celui iVIlomole, du docteur Lench. y. IIomole.

THÉLYCIllTON. Thelychiton. bot. Genre de la famille des Orchidées, institué par Endlicher, qui le caractérise ainsi ; périgone étalé-dressé, à folioles liliies et égales, tant les internes que les externes; Uibelle sessile, conforme, plan, non caréné; gynoslème trèscourt et annulaire; stigmate central, sessile et ambiant, terminé par l'anthère qui est placée en arrière postérieurement; ce dernier organe est operculaire, à deux loges bilocellées; quatre masses pollinaires couvertes de poussière et subcohérentes à leur base. Une seule espèce est jusqu'ici connue ; c'est une plante herbacée qui paraît être épiphyte, pseudobulbeuse ou caulescente; de chaque pseudobulbe naissent d'une à Irois feuilles et la hampe s'élève directement de la racine; elle porte une grappe de fleurs terminales. De l'île de Norfolk.

THELYCUANIA. BOT. L'une des sections du genre Cornus, de Tourneforl. F. Cornoeiller.

ÏIIELYGONU.M. bot. F. Tuéliuose.

TI1ÉLY51ITRE. Thelymitra- bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Forster, |)0ur des plantes herbacées, originaires en grande partie de la Nouvelle-Hollande, et offrant pour caractères : un calice régulier et étalé; un labelle sessile et semblable, pour la forme, aux autres divisions calicinales; une anthère terminale, parallèle au stigmate, contenajit deux masses polliniques, pulvérulentes. Les fleurs sont ordinairement disposées en épis. R. Brown a mentionné dans son Prodrome, dix espèces de ce genre, toutes originaires de la Nouvelle- Hollande.

TnÊLYSlTRE TIGRÉE. Thelymitra tirjrina, R. Br. Ses tiges sont garnies de feuilles linéaires et canaliculées;

ses fleurs sont .jaunes, tachetées de brunâtre; le (jynostème est cucuUiforme et trilobé; ses lobes laléraiix sont velus, l'inlermédiaire est crête. De l'Australie.

TIIÉLYPHONE. Thelyphonus. arach. Genre d'Araclinidcs pulmonaires, de la famille des Pédipalpes, confondu par Linné avec celui de Phcilaiigium, cl que Lalreille a séparé de celui de Taient(ila,de Fabricius. Il paraît faire le passage de celui de Phryne ù celui de Scorpion, donl il est bien distinct par le nombre des pneumo-brancbies qui n'est que de quatre; par l'abdomen pédicule; les cbélicéres terminées par un seul doigt, celui qui est mobile, et qui, de même que dans les Aranéides, est en forme de crochet ou de griffe; la languette ressemblant à un petit dard, et cachée; les palpes épineuses; la figure des pieds antérieurs qui se terminent par un tarse, composée de plusieurs petits articles, enfin par l'absence de ces lames dentelées, propres aii.t Scorpions, et qu'on nomme peignes, ainsi que d'une queue noueuse et offrant au bout un aiguillon. L'abdomen des Thélypbones est cependant terminé par une sorte de queue; mais c'est plutôt une soie ou un filet, et divisée en un grand nombre de petits articles. Ce caractère, un corps plus étroit et plus allongé, des palpes plus courtes, plus grosses, avec deux doigts connivenis au bout ou formant bien la pince, distinguent ce genre de celui de Phryne.

Tbéiyphone aqcede. Thelyphonus catulatus, Lalr.; Phalnngùtm caudatum , Pallas, Spicileg. Zool., ix, ô, 1-2; il se trouve à Java. Les Indes orientales en fournissent une autre espèce plus petite, et dont les pattes sont fauves. Il en existe une troisième qui est propre aux Antilles, et qu'à la Martinique on appelle le Vinaigrier (Journ. de Phys. etd'llisl. nat., 1777). Toutes ces espèces, ainsi que les Phrynes, ont le corps revêtu d'une peau assez ferme et tirant sur le brun foncé.

TUÉLYPODIER. Tlielrpodiwm. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Nutlal, avec les caractères suivants : calice à quatre divisions dressées, égales à leur base; corolle composée de quatre pétales by|)Ogynes,oblongo-linéaires;six étamines bypogynes, tétradynamiques, édenlulées; silique courtemeul stipitée sur le torus, presque cylindrique, allongée, toruleuse,à deux valves; semences disposées sur un seul rang, oblongucs et à peine bordées; embryon exalburaineux, à cotylédons plans et penchés obliquement sur la radicule. Les Thélypodiers sont des plantes annuelles ou bisannuelles, robustes, à feuilles alternes, entières ou laciniées; les fleurs sont disposées en grappes dont la réunion forme un joli corymbe; elles sont rosées ou violàtres ; le stype de la silique est épais et court. Ces plantes croissent dans l'Amérique septentrionale.

THELYPTERIS. bot. (Fougères.) Les anciens donnaient ce nom à une Fougère qui paraît avoir été le Pleris aquilina. Adanson s'en est servi pour désigner le genre Plciis, L.

TllÉLYRE. Thtilyra. bot. Du Petit-Thouars {Gênera nov. Madag., n» 72) a établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Rosacées, tribu des Chrysobalanées. Ce genre offre les caractères essentiels suivants : calice campanule ù la base, formant un

petit tube adiié au pédoncule comme dans le Peliirgoniitm; corolle à cinq pétales; dix étamines dont six fertiles, placées chacune sur l'un des côtés, sur l'autre, quatre dentiformes, avortées; anthères fixées par le dos, déhiscentes latéralement; style latéral ; ovaire biovulé; baie? rugueuse, velue intérieurement, renfermant une seule graine sans albumen, à cotylédons épais, inégaux et |)lissés, dont l'un enveloppe l'autre, et il radicule inférieure. Les Thélyres sont des arbres de Madagascar, à feuilles alternes et munies de bractées glanduleuses.

THELYTHAMNOS. DOT. Sprengel fils (Tent. suppl. adSyst. f'eget., p. 25) a fondé sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, ipii tient le milieu entre VOEdera et Vy4mettiis, mais qui s'en distingue par son involucre et ses fruits. La plante qui forme le type de ce nouveau genre a reçu le nom de Thelythamnos filiformis, et a été trouvée par Zeyhe.r au cap de Bonne-Espérance, près de Gnadentbal et Caledon. C'est un très-petit sous-arbuste, simple, glabre, grêle, haut de deux pieds et plus. Sa tige est garnie inférieureraent de feuilles linéari-filiformes : les inférieures pinnatifides et ramassées, celles du milieu de la tige éparses et presque irifides, les supérieures ou florales simples. Les tleurs sont disposées en panicule terminale. L'involucre est globuleux, ressemblant à un pois, composé de folioles étroitement imbriquées : les inférieures ovales, obtuses, scarieuses sur leurs bords, maculées au sommet; les supérieures munies au sommet d'un a|ipendice orbiculaire, étalé, scarieux, presque aussi long que les fleurs. Le réceptacle est garni de paillettes. Les fleurons du rayon sont jaunes, en languette linéaire, bidentée au sommet, fertiles aussi bien que ceux du disque qui sont rouges. Les akènes sont linéaires, cylindracés ou un peu comprimés, munis à la base de longs poils, couronnés au sommet par une aigrette composée de paillettes.

THEMA. OIS. Synonyme de Merle Moqueur. ^. Merle.

THEMA-MUSICUM. jioLi. Klein a formé sous celle dénomination un genre qui correspond assez bien à la première section des Volutes de Lamarck, qui a pour type le f'oliila musicalis. y. Volïte.

TIIÉMÈDE. Themeda. bot. Genre de la famille des Graminées, cl de la Polygamie Monœcie, L., établi par Forskahl (FI. jEgypt. Arab., p. 178) avec les caractères suivants : fleurs polygames : les mâles pédicellées et mutiques; lépicène uniflore, à une seule valve; glume à deux valves; trois étamines. Une seule fleur hermaphrodite, sessile, intérieure, ayant une arête très-longue, partant du réceptacle; trois étamines cl un ovaire fertile.

ToÉMÈDE POLYGAME. Themeda polygama, Forsk. Ses chaumes sont ramifiés à leur partie supérieure; les fleurs, en épi terminal, sont renfermées dans les gaines des feuilles supérieures. De l'Arabie.

THÉMÉONE. Themeon. moll. Montfort a créé ce genre dans le premier volume de sa Conchyliologie systématique, p. 202, pour un genre de Coquilles microscopiques multiloculaires, qui doit rentrer daris celui des Polystomelles, dont il n'est qu'un double emploi, f. Polystomelle.

i' Il

TIIÉMIRE. Themim. iivs. Diplères; genre de la famille (les Miisclens, tribu des Sepsidées, inslilué par Desvoidy, qui lui assigne pour caraclèrcs principaux : anlennes courtes, inclinées, lerniinées par un article en palette semi - elliptique , munie d'une soie trèsfinement poilue et dislinclement triarticulée; écusson du uKUalliorax bien déterminé; abdomen sessile, déprimé : cliez les mâles il est presque linéaire, avec le premier serment allongé et Textrémité garnie de plusieurs soies ; cbez les femelles il est ovale-allongé, avec tous les segments presque égaux; pieds allongés, grêles; cuisses eljanibes antérieures des mâles dentées et épineuses en dessous.

Thémire des pourritures. Themira putris, Desv.; Masca putris, Lin.; Sepsis putris, Fall. Elle est noire ou d'un noir bronzé et brillant; les ailes sont hyalines, quelquefois teintées de brunâtre, avec la côle noire et les nervures jaunes. Taille, deux lignes. Europe.

TilEUISTO. TItemisto. crdst. Genre de l'ordre des Amphipodcs, établi par Guérin dans le quatrième volume des Mémoires de la Société d'bisloire naturelle de Paris, et qui, d'après une monographie des Crustacés de cet ordre, communiquée à l'Académie royale des sciences par Milne Edwards, son auteur, se place naturellement dans la famille des Hypériues de celui-ci. Tête grosse, presque entièrement occupée par les yeux, portant quatre antennes simples, toutes terminées par une lige pluriarticulée, s'amincissant graduellement pour se terminer en pointe, et dont les inférieures sont notablement plus longues que les supérieures; quatorze pieds, les quatre antérieurs beaucoup plus petits que les suivants, les seconds terminés par une pince didactyle, ceux de la cinquième paire beaucoup plus longs que les autres, avec le quatrième article armé en dedans d'un rang de petites dents en forme de peigne; les trois premières paires d'appendices sous-abdominaux terminées chacune par deux filets sétacés, muUiarticnlés et ciliés : tels sont les caractères qui distinguent ce genre de ceux de la même famille, et particulièrement de celui d'Hypérie dont il se rapjiroche le plus. On ne connaît encore qu'une seule espèce, qui a été trouvée aux îles Malouinespar Gaudichaud, auquel Guérin l'a dédiée.

THÉMOGNATHE. Themognatha. iNS. Coléoptères penlamères ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Dnprestides, institué par Solier qui lui assigne pour caractères ; antennes de onze articles : le premier peu allongé, renflé en massue, les deux suivants longiuscules, le quatrième large, subtriangulaire, les suivants subrectangulaires, avec un rétrécissement à leur base, formant une massue oblongue, qui se rétrécit â l'extrémité; palpes maxillaires de trois articles subcylindriques, dont le dernier plus long, les labiales de deux articles également grêles et subcyliiidriques ; menton grand, subrectangulaire, légèrement échancré antérieurement; labre moyen, subtriangulaire, cilié antérieurement; épistome avancé, avec un sinus anguleux au milieu; mandibules tranchantes intérieurement; yeux grands et allongés, rétrécis et rapprochés vers le haut de la tête; corselet transverse, subtrapézoïdal, arrondi sur les côtés; écusson petit cl triangulaire;

corps déprimé; les quatre premiers articles des tarses garnis de pelotes en dessous ; crochets entiers, n'ayant que la dent de la base. Le type de ce genre est le Buprestis variahilis, de Sclioenberr.

THÉNAUDIE. Tlienardia. bot. Genre de la famille des Apocynées, et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Kunth [Nov.r/ener. PI. œquin., m, p. 210, t. 240) qui l'a ainsi caractérisé ; calice petit, profondément divisé en cinq segments; corolle rotacée, ayant le lube excessivement court, avec l'orifice nu; le limbe est à cinq segments dont les côtés sont inégaux; cinq élamines saillantes, insérées à la base de la corolle, ayant les anthères sagittées, adhérentes par leur milieu au stigmate; deux ovaires entourés de cinq écailles hypogynes; un style unique, filiforme; les fruits ou follicules sont inconnus.

TnÉTiARDiE A FLEDRs NOJiBREUSES. Tlienavilia florihundn. C'est une plante à tige volubile, munie de feuilles opposées et très-entières, de fleurs verdâtres, disposées en ombelles agglomérées et portées sur des pédoncules axillaires, rameux et trichotomes. Elle croît près de la ville de Mexico.

THÉNARDITE. MiN. Sulfate anhydre de Soude. Substance saline, cristallisée, Irèssoluble, tendre, transparente lorsqu'elle est nouvellement retirée du lieu où elle s'est déposée; mais perdant bientôt sa transparence au contact d'un air humide, et se recouvrant à sa suiface d'une couche pulvérulente provenant de l'absorption d'une certaine quantité d'eau. Elle a une structure laminaire, dont les joints conduisent à un prisme droit, rhomboïdal, d'environ 125" et 55». Elle est facile à casser; sa dureté est supérieure à celle du Gypse, inférieure à celle du Calcaire spathique. Sa pesanteur spécifique est de 2 16; son éclat est vitreux dans les cassures fraîches. Soumise à l'action de la chaleur, elle ne diminue pas sensiblement de poids; elle se dissout dans l'eau distillée sans laisser de résidu. La solution que l'on obtient ne précipite sa base par aucun réactif. Si l'on évapore, le sel s'en sépare de nouveau sous forme cristalline sans retenir la moindre quantité d'eau. 11 est composé, suivant Casaseca, de 99.78 de Sulfate anhydre de Soude, et 0,22 de sous-Carbonate de Soude. Sur 100 parties, le Sulfate anhydre pur contient : Acide sulfurique. 56,18, el Soude. 45,82. La Thénardite cristallise en octaèdres rhomboïdaux, sans modifications ou portant à leurs sommets une facette rhomboïdale, parallèle aux bases du prisme primitif. Elle a clé découverte en Espagne, à cinq lieues de Madrid, et â deux lieues et demie d'Aranjuez,dansun endroit connu sous le nom de Salines d'Espartines. Pendant l'hiver, des eaux chargées de Sulfate de Soude Iranssudent du fond d'un bassin, et dans l'été, par suite de l'évaporation, elles se concentrent et déposent bientôt, sous forme de cristaux plus ou moins nets et irrégulièrement groupés, une partie du Sel qu'elles retenaient en solution. La découverte de cette substance a été mise à profit pour les arts. La quantité de Sulfate de Soude que l'on retire du bassin d'Espartines est si considér able, qu'elle sufiit à alimenter une fabrique de savon, et fournit en outre de l'alcali au commerce.

TUÈNE. Tliemis. crisi. Genre de l'ordre des Déca-

podes, fariiilli! des Macroures, el formé, par le docleiir Loach, siir le Scyllariis orienlalis de Fabricius(Kump., Mus. II, u). Celle espèce diffOre des autres Scyllaies par son lest qui, mesuré par devant, est plus large que long, offre à chaque liord latéral une entaille profonde, et par SCS yeux situes aux angles antérieurs de ce test. Celui des Ihiicus du même naturaliste présente les mêmes proportions; mais ici les yeux sont beaucoup plus inlérieurs et rapprochés des antennes mitoyennes.

THliOBROMA. BOT. Synonyme de Cacaoyer. F. ce mot.

TllEODOl'.A. BOT. (Médicus.) Synonyme de Scliolia. A', ce mot.

THÉOUORÉE. Theodorea. bot. Cassiiii (Bull, des Se. de la Soc. Philom., 1818, p. 1G8) a établi sous ce nom un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Carlinées et de la Syngénésie égale, L., (pi'il a placé à la suite du Saitssurea, et qui est ainsi caractérisé ; involucre presque campanule ou turbiné, composé de folioles nombreuses, imbriquées, appliquées, coriaces; les extérieures ovales-oblongues ou lancéolées; les intermédiaires semblables aux extérieures, mais toujours surmontées d'un appendice plus ou moins grand et étalé, scarieux, coloré et déchiqueté; les intérieures obinngues ou linéaires, appendiculées comme les intermédiaires; réceptacle plan, garni de paillettes nombreuses et membraneuses ; calathide composée de fleurons égaux, nombreux, presque réguliers et hermaphrodites; ovaire glabre, muni au sommet d'un bourrelet en forme de couronne el membraneux, surmonté d'une aigrette double ; l'extérieure courte, formée de poils inégaux, un peu ciliés; l'intérieure longue, formée de paillettes égales et plumeuses. Ce genre se compose de deux espèces originaires de Sibérie : la première est le Tlieoilorea aniara, décrit par Linné sous le nom générique de Serraliita , el par De Candolle sous celui de Saiissmea. La seconde espèce a été envoyée par Fischer sous le nom de Saussnrea pulchella. Ce sont d'assez belles plantes à feuilles ohlongues, entières ou pinnalifides, ayant les folioles intérieures de l'involucre surmontées d'appendices idtis ou moins étalés et découpés , d'une vive couleur purpurine. C'est par ce caractère que le genre Theodorea se distingue essentiellement du Saussnrea.

THEODORI.\. BOT. Necker a substitué ce nom à celui d'Ivira imposé par Aublet à un genre qui a été réuni au Sterculia. /-'. ce mol,

TUÉODOXE. aoLi.. Wontfoit, dans le tome ii de sa Conchyliologie systématique, a proposé ce nom générique pour le Nerila fluviatilis, dont Lamarck a fait le genre Nériline. 1^. ce mot.

TIIEOMUROTUM. bot. Ce nom, dans Pline, se rapporte, selon quelquesvieuxbotanisteSjà V A maranthus tricolor.

THÉONÉE. Tlieonea. polyp. Genre de l'ordre des Milléporées, ayant pour caractères : Polypier fossile en masse coniiiue, grossièrement cylindrique et ondulée, simple ou bilobée; surface couverte de trous ou enfoncements profonds , nombreux , très-irréguliers dans leur forme, épars; jiores à ouverture pres(|ue anguleuse, très-petits, épais, toujours placés sur la partie

unie du Polypier, jamais dans les enfoncements remplis seulement de légères rugosités. Ce genre, établi pai' Lamoiiroux, ne renferme qu'une espèce nommée V'Iieoiiea clnlhrata, et qui se trouve fossile dans le Forest- Warbre, des environs de Caen.

THÉOPHRASTACÉES. Thco/jhrastaceœ. bot. Alpb. De Candolle a séparé de la famille des Apocynées, quelques genres dont le siège avait toujours paru fort incertain, poiii' en former une famille nouvelle, qu'il a caractérisée de la manière suivante : calice à cinq lobes, disposés en (|uinconce, dont un extérieur, un intérieur et trois intermédiaires; corolle gamopélale, campanulée, (|uinquéfide ou à cinq lobes au sommet; cinq appendices corallins, alternant avec les lobes, insérés soit à la base soit au sommet du tube; cinq étamines fertiles, soudées à la base de la corolle et opposées ù ses lobes; anlhèies dressées, biloculaires et lancéolées ; leur connectif a le sommet tron(|ué ou apiculé et prolongé au delà des loges <|ui sont exirorses et longitudinalement déhiscenles; pollen sphéri<|ue ou largement ellipsoïde et lisse; ovaire libre, uniloculaire, à placenta central, ovoïdeoglobuleux, très brièvement slipilé et quelquefois nul ; style cylindracé au sommet; stigmate capité. Le fruit est globuleux, crustaceo-carlilaginenx, sec on très-peu charnu; ovules anatropes, insérés sur les côtés du placenta, ascendants, ovoïdes et la plupart stériles; semences peu nombreuses, ellipsoïdes, ordinairement comprimées par les côtés; embryon parallèle à l'axe du placenta, droit et de la longueur de la semence; colylédons comprimés, ordinairement plus courts que la radicule. Celte famille se compose de deux Iribiis : celle des Théophrastées, <|U| comprend les genres Theophrasia, L., et Clarija, Rniz et Pav. ; celle des Jacquiniées où se trouvent les genres Jacquiiua,l.; OuciHus?houv.; Monotheca, Alpli. DC. et Replonia, Falcon. Les Théophrastacées sont des arbustes ipielquefois assez élevés, dont la plupart croissent en Améri(|ue et quelques ims en Australie.

THÉOPHRASTE. Tlieophrasla. bot. Genre de la famille des Théophrastacées et de la Penlandrie Digynie, L., (|ue l'on désigne communément sous le nom de Coquemollier, et qui offre les caractères suivants : le calice est monosperme, à cinq divisions profondes et persistantes; la corolle est campaniformc, à cinq lobes égaux et arrondis, garnie à sa base interne d'un appendice circulaire, à cinq découpures obtuses et épaisses; les étamines, au nombre de cinq, sont insérées à la base de la corolle, légèrement monadelpbes inférieurement où leurs filets sont larges et plans; les anthères sont rapprochées et comme soudées entre elles autour du stigmate; l'ovaire est libre, à cinq .ingles; le style, de la longueur des étamines, se termine par un stigmate capitulé et pentagone, recouvert par les anlbèrcs. Le fruit est une baie crustacée, charnue intérieurement, à deux loges contenant chacune un grand nombre de graines éparsesdans la pulpe. Les graines contiennent un embryon dressé dans un endosperme corné. Ce genre se compose de plusieurs espèces toutes originaires d'Amérique. Ce sont des arbrisseaux portant de très-grandes feuilles coriaces, persistantes, allongées et profondément dentées, rarement entières, le

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