SOLANUM. BOT. /-'. MORELLE
SOLARION ou CADRAN. Solanum. moll. Gastéropodes; genre de la famille des Pectinibranches, tribu des Trochoïdes, établi par Lamarck, et que l'on.peut caractériser ainsi d'après l'étude de la coquille, celle de l'animal n'ayant pu encore se faire : opercule corné, conique, diminuant bien régulièrement de la base à la pointe; cette base est arrondie et lisse; elle présente à son centre un axe saillant, sur lequel s'insère le muscle d'attache. En dessus la lame cornée qui sert de base, après avoir fait un tour complet de spire, au lieu de se souder, se détache cl continue de tourner un grand nombre de fois en lame spirale, diminuant graduellement de largeur et restant fixée à l'axe par son centre. Le nombre des tours de spire (|ue présente l'opercule, n'est point en rapiiort avec celui des tours de spire de la coquille; coquille orbiculaire en cône déprimé; ombilic ouvert, conique, le plus souvent crénelé à son bord interne, quelquefois lisse ; ouverture subquadrangulaire; point de columelle. Les Cadrans sont de jolies coquilles marines qui, presque toutes, sont aplaties à la base où elles sont ouvertes plus ou moins forlement par un ombilic crénelé.
Lamarck n'a connu qu'un petit nombre d'espèces de ce genre; il en a cité quinze, soit vivantes, soit fossiles, en y comprenant trois espèces qui font maintenant partie du genre Omalax. Depuis ce genre s'est beaucoup accru.
Cadraiv strié. Solanum perspectivum, Lamk., Anim. sans vert., t. vu , pag. 3, n» 1 ; Trochus perspectivus , L., Gmel., p. 3506, n<>3; Lister, Conch., tab. C30, fig. 24; Favanne, Conch., pi. 12, fig. k; Encyclop., pi. 4GG. fig. 1, a, b. Elle est orbiculaire, fortement striée dans le travers de ses tours de spire qui est conoïdale; ombilic grand, crénelé de tubercules assez petits ; couleur d'un fauve blanchâtre, avec une double bande articulée de blanc et de châtain le long de la suture. Diamètre, environ deux pouces. Dans la Méditerranée et la mer des Indes.
Cadran grarulë. Solarium granulatum, Lamk., /oc. cit., n" 2; Lister, Conch., tab. 634, fig. 22; Encyclopédie, pi. 446, fig. 5. Coquille orbiculaire, conoiidale et lisse; ombilic rétréci et entouré de tubercules ép^s; couleur, le blanc fauve, avec plusieurs bandes granuleuses, tachetées de brun le long de la suture. Diamètre, un pouce et demi.
Cadran tacheté. Solarium hybriduiu, Lamk., loc. cit., n» 3; Trochus hybridus, L., Gmel., pag. 3367, n° 4; Ohem., Conch., tab. 173, fig. 1702, 1703; Encyclop., pi. 446, fig. 2, a, b. Coquille orbiculaire, raccourcie, conoïde, lisse; ombilic étroit et assez fortement crénelé à la circonférence; ouveilure ronde, avec une écliancrure dans le dernier tubercule de l'ombilic; couleur, jaune-roussâtre, tacheté de blanc en dessus, à bandes articulées de blanc et de fauve en dessous. Diamètre, huit lignes. Delà Méditerranée et de la merdes Indes.
Cadran bigarré. Solarium variegatum, Lamk,, loc. ci/., no 6; Trochus variegatus , L., Gmel., p. 3575, n"60;Chemnitz, Conch., t.v, tab. 173, fig. 1708,1709; Eiicyclop., pi. 446, fig. 6, a, b. Cociuille orbiculo convexe, un peu treillisée par des sillons décurrenCs et des stries transverses; ombilic ouvert et crénelé dans son contour par une double série de tubercules; ouverture grande, aiTondie,avec deux échancrurescolumellaires; couleur bigarrée de blanc et de roussàlre. Des mers Australes. D'après Lamarck, une variété se trouve fossile en Italie,
SOLART. OIS. L'un des anciens noms de la Bécasse. K. ce mot.
SOLAT. MOLL. Espèce du genre Rocher, Murex anguliferus, Lara. A'. Rocher.
.SOLDADO. POIS. Nom donné par Cuvier, dans la première édition du Règne Animal, comme synonyme de celui qui désigne le genre Holocentrus, d'Artédi.
r. IIoLOCEiVTRE.
SOLDANELLE. Soldanella. BOT. Genre de la famille des Primulacées et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice profondément qniiiquéfide; corolle campanulée, divisée à son orifice en un grand nombre de petites découpures; cinq étamiiies dont les filets portent des anthères adnées et sagittées; capsule multivalve, striée, oblongue,s'ouvrant pur le sommet, et polysperme.
SoLD\t«Ei.iE \iv\T^K.Sol(lanella atpina, L. C'est une jolie pelile planle à feuilles pétiolées , tordiformes , orbiciilées; ses fleurs sont d'une couleur bleue claire portées sur des hampes filiformes ; elle croît en abondance dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura, près de la région des neiges.
SOLDANIE. 'iOklania. jioLi. Genre de Céphalopodes, établi par d'Orbigny. (jui lui donne les caractères suivants : coquille libre, déprimée; spire régulière, également apparenle de chaque colé; ouverture présumée marginale on à l'angle extérieur des loges Ce genre a été créé pour deux espèces microscopiques, observées parSoldanidans la Méditerranée; trois ont été trouvées fossiles à la Corroncine. Ces cinq espèces ont été décrites et figurées par Solda ni (2'eslaceog raphia et Zoophyt. parva et microsc).
SOLDAT, zooi. L'un des noms vulgaires du Bécasseau Comballanl, Triiiga piigiiuT, L. On a aussidonné le même nom aux Pagures, parmi les Crustacés; et à ((uelques espèces de JVIanles. parmi les insectes orthoptères.
SOLDEVILLE. bot. F. Arctotide et Hispidelle.
SOLE. Solca. pois. Espèce de Pleuronecle,qui est le type d'un sous genre ^. Pleiirohecte.
SOLE. MOLL. Espèce de Peigne fort plal, dont les valves sont de couleurs différentes ; c'est le Pecten pleuronectes, Lamk. On désigne quelquefois, mais rarement, le Pectcii zigzag sous le nom de Sole en Bénitier. F. Peigne.
SOLEA. BOT. Sprengel a donné ce nom au genre loniiiium, de Ventenat, qui appartient à la famille des Violariées. De Gingins, dans le premier volume du Prodrome de De Candolle, l'applique à un autre genre de la même famille, auquel il assifjne les caractères suivants : calice dont les sépales sont à peu près égaux entre eux, carénés, non munis à la base d'un éperon, mais décurrents sur le pédicelle, réfléchis après l'an- Ihèse; corolle à pétales presque inégaux, roulés dans l'estivation, l'inférieur un peu plus petit que les autres, légèrement gibbeux à la base; étaraines rapprochées, dont deux portant extérieurement une glande nectarifère, à filets munis d'un onglet basilaire un peu large, à p.eu près de la longueur de l'ovaire; stigmate en hameçon. Le Solea coiwulor, Ging., loc. cit.; f-'iola concoloi; Forst., Trans. Soc. Linn., 6, pag. ôO'J, lab. 28, est une herbe velue, à tiges effilées, garnies de feuilles alternes; les pédoncules sont géminés , quelquefois réduits à un seul par avortement, axillaires, uniBores, courts et accompagnés de deux bradées. Cette plante croit dans les lieux humides de la Pensylvanie.
SOLEARIA. uoLi. Nom donné à quelques espèces de .^'ummismales. y. ce mot.
SOLËCURTE. soiecuitus. moll. Genre formé par Blainvilledu démembrement de celui des Solens. Caractères : coquille ovale, allongée, équivalve, subéquilatérale, à bords presque droits et parallèles; les extrémités également arrondies et comme tronquées , les sommets très-peu marqués; charnière médiane, formée d'une dent saillante en crochet sur une valve reçue entre deux dents, quelquefois avortées de l'autre valve. Ligament saillant, bombé, porté sur des callosilés nyra-
phales épaisses; deux impressions musculaires, dis- (anles, arrondies; l'impression palléale, étroile, profondément sinueuse en arrière et se prolongeant bien au delà de la sinuosité. Les espèces de ce genre se trouvent dans prescpie loutes les mers et plusieurs sont fossiles, mais dans les terrains tertiaires seulement.
SoLECDRTE KOSE. Soleciiitiis stiigillatus , Blainv., Malac, pi. 79, fig. 4; Soleii stiigillatus , L., Lamk., Anim. sans vert., t. v, pag. 455, n» 18; Lister, Conch., lab. 516, fig. 200; Chemn. , Conch., I. vi, lab. G, fig. •41, 42; Encyclop. , pi. 2-J4, fig. 5; eadem f'ossilis, Brocchi, Conch. l'oss. subap., p. 497; Basterot, Bassin tert. du sud-ouest de la France, Méni. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, t. ii, pag. 96, ii" 1. r.lle est rose avec des zones blanches. On trouve celle coquille dans la iMédilerranée, au Brésil, au Sénégal, dans la mer des Indes, etc.
SOLÉCL'RTE GoBSSE. Solfciiittis Leguiiieii, Blainv., loc. cit., pi. 80, fig. 1 ; Soleil Legumen, Lamk., loc. cit., p. 453, n» II, ibid.; L., Gmel., p. 5224, n» 4; Plane, Conch., lab. ô, fig. 5 ; Born., Mus. Cœs. vind., lab. 2, fig. 1,2; Encyclop., pi. 225, fig. ô. Coquille fort mince, semi-transparenle, oblique, étroile, un peu plus large en arrière qu'en avant; très-plaie; elle est entièrement blanche, mais recouverte d'un épiderme verdàlre. Celle espèce est commune; elle se trouve dans la Méditerranée et dans l'océan Atlanlique.
SOLEIL. MOLL. La disposilion rayonnante des appendices marginaux de certaines Coquilles ou de <iuelques Astéries, leur a fait donner parle vulgaire le nom de Soleil et Soleil marin. Les marchands ont donné le nom de Solell levant ou Soleil couchant à quelques Co((Uilles bivalves qui ayant des couleurs rosées ou aurore, d'une grande fraîcheur el toujours rayonnantes, pouvaient être sous ce rapport comparées au lever et au coucher du Soleil. Des Tellines, des Soletellines et des Solens ont reçu ces dénominations.
SOLEIL, bot. L'un des noms vulgaires et des plus répandus de VHelianthiis uniiuus. y. Uëliantbe.
SOLEIROLIE. Soleirulia. dot. Genre de la famille des Urticées, institué par Gaudichaud, avec les caractères suivants : fleurs solitaires, diolques; les mâles ont l'involucre liifîde, le périgone divisé en quatre parties presque égales, concaves; (|uatre étamines opposées aux divisions du périgone : leurs filaments sont filiformes , rugueux transversalement, d'abord recourbés, mais se redressant avec élasticité au moment de l'épanouissement de la fleur; anthères inlrorses, attachées par le dos, à deux loges opposées; ovaire rudimenlaire, laineux à sa base. Les fleurs femelles ont l'involucre lubuloso-ventru, Iriailé, Irifide; le jiérigone est également ventru, avec son limbe partagé en quatre lobes; ovaire libre, sessile,ovale-uniloculaire,renfeimant un seul ovule basilaire, sessile, orlholrope; slyle terminal, filiforme et court; stigmate capilalo-oblong el velu d'un côté; caryopse enlourée du périgone persistant et n'en dépassant pas l'orifice; semence dressée dès sa base ; test membraneux et très-mince ; embryon anlilrope dans un axe d'albumen charnu; cotylédons ovales el plans; radicule cylindriciue el supère. te genre est très-voisin de celui des Pariétaires, qui en
SOI
diffère surtout par ses fleurs solitaires et inonoI(i»es. SoLEiROLiE DE PORTUGAL. SileiioUa I.usttanfcct , Gaud. Ses liges sont nombreuses et rampantes; elles poussent des racines à chaque nœud c|iii tonclie la terre; les rameaux sont légèrement velus; les feuilles sont oibiculaires, ciliées et parsemées de (luelques poils sur la face supérieure; les Heurs mAles sont brunes; les périgones femelles sont d'un vert obscur; les ovules sont persistants, bispides et renflés.
SOI.ÊMYE. Soleuiya. moll. On doit la formation de ce genre à Lamarck, qui l'a établi dans son dernier ouvrage surlesAnimaiix sans vertèbres. Blainville, Traité de Malacologie, p. 570, l'a placé dans la famille des Pyloridées, entre les Solens et les Panopées, avec les caractères suivants : coquille mince, fragile, ovaleoblongue, bâillante, Irès-lransverse, et fortement inéquilatérale; épiderme épais, très débordant, profondément découpé en lanières plus ou moins larges; bord dorsal droit; cliarnière sans dents; ligament interne porté par des œillerons obliques, profondément creusés en gouttière et saillants dans l'intérieur des valves sur le côté le plus court; deux petites impressions musculaires; aucune trace de l'impression palléale. On ne coniiait encore que deux espèces appartenant à ce genre; elles sonl d'un médiocre volume et ont entre elles beaucoup d'analogie quoiqu'elles soient de pays fort distants l'un de l'autre.
SoLÉMYE ADSTRALE. Suleniju auslralis , Lanik. , Aniui. sans vert., l. v, pag. 4»9, n" 1; Blainv., Malac, p. 570, pi. 79, fig. 1; Afya manjini-pectiuata, Véton cl Lesueur. Elle est d'un brun luisant el rayojinée. Elle vient des mers de la Nouvelle-Hollande; on la trouve au port du roi George.
SuLÉMYE MÉDITERRANÉENNE. Soleinya mediteriuiiea, Lanik., loc. cil., n" 2; Solen, Poli, Test. ulr. Sicil., l. 1, pi. 15, fig. 2U; Encyclop., pi. 225, fig. 4. Elle est brune, luisante, rayonnée de jaune. Elle vil dans la Méditerranée, ou l'a trouvée à Marseille; mais elle est plus commune dans l'Adriatique.
SOLEiN. Soleil, concb. Genre d'Acéphales tcstacés de la famille des Enfermés de Cuvier, ou des Pyloridées de Blainville, ou enfin des Solénacées de Lamarck. Caractères : animal cylindroide, allongé, avec les deux bords du manteau réunis dans loule leur longueur et couverts d'un épiderme épais; manteau ouvert aux deux bouts, l'extrémité antérieure donnant passage à un pied cylindrique, terminé par un empâtement; l'extrémité postérieure terminée par deux siphons réunis. Coquille équivalve, très inéquilatérale, les sommets très-petits, terminaux, à peine sensibles; charnièÊe linéaire, droite, garnie vers les sommets d'une ou deux dents cardinales; ligament bombé, extérieur, assez long; deux impressions musculaires très-distantes; l'antérieure longue et étroite, la postérieure ovalaire, toutes deux réunies par une longue impression palléale, bifurqiiée postérieurement. Les Solens sont des coquillages littoraux, qui vivent enfoncés dans le sable où ils se cieuseiit un trou assez profond, dans lequel ils montent et descendent au moyen de l'empâtement de leur pied, qui sert à les fixer dans un point quelconque de la longueur du trou. On aperçoit facilement les Solens, à marée basse.
lançant leur siphon an -dessus du trou qu'ils habitent; on croirait qu'il est facile alors de se saisir du mollusque; mais pour y parvenir il faut awir acquis à celte pêche une grande hahilelé. Le Solen échappe presque toujours, tant il met de promptitude à s'enfoncer dans son trou. Les habitants des côtes emploient un moyen plus sûr pour s'eji emparer : lorsque la niera laissé à découvert les plages de sable dans lesquelles les Solens se plaisent, ils voient les trous qu'ils habitent et y jettent une pincée de sel ; l'animal, irrité, sort du trou pour rejeter ce qui le blesse; il le fait rapidement, et c'est dans ce moment qu'il faut le prendre; car si on le manque, le même moyen ne le fait plus resortir. Les Solens, tels que Blainville les a réduits, ne comptent plus qu'un fort petit nombre d'espèces, soit vivantes, soit fossiles. On ne doit plus y comprendre que les cinc] espèces de la première section de Lamarck et y joindre quelques espèces fossiles.
Solen Gaîne. Solen Imagina, L., Gmel., pag. 3223, n" 1; Lamk., a ni m. sans vert., t. v, p. 451, n» 1 ; Licier, Conch., 1. 409, fig. 253; Chemnitz, Conch., t. vi, t. 4, fig. 2G; Encycl., pi. 222, fig. 1, a, b, c. Des mers d'Europe, d'Amérique et de l'Inde; on le trouve fossile à Grignon, d'après Lamarck; mais il est très-douteux que l'analogie soit complète. Ce Solen a presque sept pouces et demi de long.
Solen Siliqce. ^solen Siliqua, L., Gmel., n» 2; ihid., L»mV.,loc.cit.; n<>4i Pennant.Zool. Brit.. t. iv, pl.45, fig. 20; Chemnitz, Conch., t. vi , pi. 4, fig. 29; Encyclo|)., pi. 222, fig. 2, a, b, c. La charnièie est moins terminale. Celte espèce, très-commune dans les mers d'Europe, est moins grande que la première.
Solen Sabre. Solen Ensis, L., Gmel., n» 3; ibid-, Lamk., /oc. cit., n" 3; §chreber,cint. Conch., 2, j). 020, tab. 7, fig. 7; Encyclop.. pi. 223, fig. I, 2, 3; Lister, Conch., tab. 411, fig. 257; Chemnitz, Conch., t. vi, tab. 4, fig. 29. Espèce très-commune dans les mers d'Europe; elle est remarquable par sa courbure.
SOLENA. BOT. Schreber a donné ce nom au genre Posoqueria , d'Aublet, qui paraît ne pas différer du Tvcoyeiia du même auteur, y . Tocoyena.
Le genre Solena créé par Loureiro pour une plante grimpante et ligneuse, de la famille des Cucurbitacées, et de la Syngénésie monogynie, qui croit dans les bois de la Chine, ne parait pas différer du genre Bijoiiia de Linné.
SOLÉNACÉES. CONCH. La famille des Soléiiacées fut instituée par Lamarck dans sa Philosophie zoologique. Dès son origine, elle fut composée des six genres Glycimère, Solen, Sanguinolaire, Pélricole, Rupellaire, Saxicave; mais elle éprouva des changements notables: la famille des Litliophages en fut extraite; d'un autre côté elle fut augmentée du genre Panopée, publié par Ménard de la Groye. Quoique la famille des Solénacées fût composée d'éléments assez naturellement groupés, elle ne fut cependant pas adoptée par Cuvier; et son genre Solen ne la représente que d'une manière très imparfaite. En la reproduisant dans son dernier ouvrage, Lamarck la reforma en écartant le genre Sanguinolaire; elle se trouva donc réiluite aux trois genresSolen, Panopée etClycimèrc. /'.Solénides.
SOI
SOLÉNANDRIE. Sotetiandriit. bot. Palisot de Beauvois a publié sous ce nom un genre qui fut adopté par Venlenal (Jard. de Malm., p. GO), mais qui avait déjà été fondé par Michaux sous celui A'Eiflhiorhiza. Il appartient à la famille des Êricinécset à la Monadelpliie Penlandrie. L. Voici ses caractères esscnliels : calice persistant, divisé profondément en cinq parties; corolle du double plus longue ipre le calice, à cinq pélales soudés avec le tube des étamines, jusqu'au sommet de celui ci, et tombant avec lui; cinq étamines de la moitié plus courtes (|ue les pélales. réunies en un tube cylindrique, a cinq dénis alternes, sétacées et stériles; alternant avec cinq plus courtes etantbérifères; ovaire presque arrondi, aminci au sommet en un slyle court et épais, terminé par un stigmate capité, trilobé; capsule un peu plus longue que le calice qui l'entoure, triloculaire, s'ouvrant par le sommet en trois valves qui portent des cloisons .sur le milieu; elle renferme un grand nombre de graines fixées à un axe central.
SOLÉNAHDItlE A FEDIILES %Ti COEER. Solenaiulna
cordifolia, Halis. Beauv.; Solanandra cordifolia , Pers.; Erythrorhiza rotiindifolia , Blicb., FI. hor. Amer., 2, p. -53, tab. 36. C'est une plante vivace dont la racine est rampante, d'un rouge foncé, à peu près comme celle de Garance. Les feuilles sont radicales, cordiformes et dentées. Les fleurs sont petites, blanches, disposées en épi au sommet d'une hampe haute de plus d'un pied, et qui offre à sa base quelques écailles imbriquées. Cette plante croit dans les montagnes de la Caroline.
SOLÉNANTHE. Solenanllia. bot. Genre fondé par G. Don, et qui parait appartenir à la famille des Rhamnées. Caractères : calice persistant, à cinci divisions; corolle com|)osée de cinq jiétales décidus, soudés en tube; cinq anthères biloculaires, insérées chacune sous une écaille; ovaire bilobé.
SoLÉNANTBE ÉPINEUSE. SoletiaïUlia spinosa, G. Don; CryptaudraspinosajCunu.XrhusIeà rameaux rigides, épineux, garnis de feuilles oblongo-lancéolées , dentelées, fasciculées; fleurs axillaires et latérales; corolle blanche. De l'Australie.
SOLENANTHls' bot. L'une des sections du genre Isotoma, formé par Lindiey, aux dépens du genre Lobetin .
SOLENANTIIUS. bot. Ignorant, sans doute, que G. Don avait donné le nom de Solenanllia à un genre de. Khamnées, Ledebourg a, dans sa Flore altaïque, appliqué celui de Solenanllius à un genre nouveau de la famille des Aspérifoliées, qu'il a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions; corolle hypogyne, tnbuleuse, à limbe divisé en cinq parties ovales, un peu eiiloncées en voûte près de leur origine; cini| étamines exsertes, insérées au tube de la corolle et au-desbus de sa base; ovaire à quatre lobes; style subulé; stigmate simple; quatre noix distinctes, déprimées, échinées, tétragones, attachées à la base du slyle. La plante qui a servi à l'érection de ce genre est herbacée et poilue; ses feuilles inférieures sont pétiolées; les supérieures sont sessiles, subamplexicaules; les fleurs sont en grappes axillaires et terminales. Des monts Altaïques.
SOLENAHIUM. bot. (llypoixlées.) Sprenge! a donné
ce nom au genre établi par Muhlenberg, sous celui de G/o«M(Hi. Ce genre, rapproché par FriesdeSy4c<;V//«?«, dans l'ordre des Pbacidiacées, est ainsi caractérisé : périthécium composé de. rameaux élendns en forme de rayon et s'ouvrant par une fente longitudinale rameuse; ce péril béeium est posé sur une base filamenteuse, ipii elle-même est fixée sur les bois morts. On ne connaît qu'une seule esjjéce de ce genre, découverte dans l'Amérique septentrionale, par Muhlenberg; c'est le Gloniiim sMlalum.
SOLENELLE. Suleiiella. Moi.i.. Genre de l'ordre des Acéphales, famille des Cardiacées, établi par Sowerby, qui lui donne pour caractères : test ovale, équivalve, subéquilatéral , comprimé, brillant, revêtu d'un épiderme minceet d'une couleur vert-olive; point de dents cardinales : les latérales antérieures sont au nombre de trois ou quatre àchaquevalve;les latérales postérieures forment une rangée recliuscnle; toules soûl petites et aiguës; deux impressions musculaires latérales et à peu de distance l'une del'aulre; ligament externe allongé.
Soi.ENEii.E DE KoRRis. .Soleiiclln Noirisii, Sow. Coquille d'un blanc bleuâtre; é|)iderme d'un vert olivâtre, avec des zones concentriques d'une nuance plus obscure. Longueur, un ponce et demi; hauteur, un pouce; largeur, un demi-pouce. De Valparaiso.
SOLÉNI. Solenius. ins. Hyménoptères ; genre des Porle-Aiguillons ou Fouisseuis, de la famille des Crabronlles, iiistilué par Lipelleliei' Saiiil-Fargeau. aux dépens du genre Crahio, avec les caractères suivants : antennes allant en grossissant vers le bout, composées de douze articles apparents, les cinquième et sixième échancrés, et (luelquefois aussi le quatrième, mais ne. portant pas de frange; prothorax épineux sur les côtés; abdomen à peu près de la longueur du corselet; appendice de la cellule radiale non fermé, dessiné par une nervure qui tend à se rapprocher de la côte ; anus acuminé, creusé en gouttière, avec ses côtés garnis de poils raides et spiniformes; hanches des pattes postérieures beaucoup plus courtes que les cuisses. Ces dernières et les jambes moyennes sont assez renflées; tarses antérieurs des femelles un peu ciliés; ocelles disposés en ligne courte.
SoLÉM FusciPENSE. Soleuiiis fuscipennis , Lepcll. Ses antennes sont noires, avec le premier article jaune en devant et les quatre suivants fauves en dessous; corselet noir, strié; prothorax ayant de chaque côté une petite ligne dorsale; abdomen noir, avec une bande jaune sur chacun de ses segments; hanches et cuisses noires, avec le bout de celles-ci d'un jaune roussâtie; jambes jaunes, tachées de noir; ailes brunes, un peu plus transparentes vers la base. Taille, sept lignes. En Europe.
SOLENIA. bot. {Champignons.) Genre très-peu
connu, établi par Persoon, et rapproché par lui des
Pezizes, mais dont il doit peut-être s'éloigner beaucoup.
Ces plantes se présenlent sous la forme de tubes droits,
I membraneux, ouverts supérieurement, et dont l'orifice
j est un peu resserré; on n'y a pas reconnu de thèques;
les sporules en sortent élastiquement, et sont à peine
I distinctes. Persoon a figuré l'espèce qui sert de type i:i
ce genre dans sa Mycologie européenne, tab. 12, fig. 8
el 9. Toutes ces plantes croissent sur les bois morts. Fiies en distingue quatre espaces.
SOLÊNIUES. Solenidœ. conch. Lalrcille, dans ses Familles naturelles du Règne Animal (p. 222) a proposé cette famille qui, en remplaçant celle des Solénactes de Lamarck, est destinée à rassembler un plus grand nombre de genres, sans cependant en contenir autant que la famille des Pylorides de Blainville. Toutes les coquilles qui sont bâillantes aux deux extrémités sont pour Latreille des Solénides; c'est ainsi qu'il place dans un même cadre les genres Panopée, Hyalell(^ Glycimère, Solen, Gastrocliène, Pholadomye et Lepton. S'il est permis de joindre quelques genres aux Solénacées de Lamarck, tels que les Hyatelles par exemple, il ne parait pas que pour les autres, aucun des caractères puisse faire de leur réunion une famille naturelle. Le genre Gastrocliène, qui est un double emploi des Fistulaires, n'y est pas convenablement placé.
l''. S0LÉN.\CÊES.
SOLÉNIE. Solenia. bot. (Hfdiophytes.) Genre de la famille des Ulvacées, indiqué d'abord par Agardh, dans son Spccies, comme une section de son génie Ulca, puis proposé comme genre distinct par Bory-Sl.-Vincent dans la Botanique du Voyage de la Co(iuillc. Ses caractères sont : expansions lubulcnses, simples, prolifères, à gongyles petits, épars à la surface de la plante, sur laquelle ils se développent habituellement en expansions nouvelles; le tissu est aréolaire. Les espèces de ce genre sont très-diflîciles à distinguer, et ne sont peut-être que des variétés les unes des autres, que modifient les circonslances locales qui président à leur naissance et à leur développement.
SoLÉNiE INTESTINALE. >S'otoîiOîn<es<ma/i«,Ag.,57-«;., 185; Ulva iatestinaUs, L.Elle est ordinairement boursoufflée d'air, ce qui la fait ressembler à des intestins plus ou moins gros, entassés dans l'eau; elle est d'un beau vert. Très-commune dans les canaux sauniàtres des bords de la mer.
SOLÉNISCIE. Soleniscia. noT. Genre de la famille desÉpacridées, institué par le professeur DeCandolle, qui lui assigne pour caractères : calice quinquépartile, à quatre bractéoles, géminalement opposées; corolle hypogyne, élongato-tubuleuse, grêle, à tube nu intérieurement vers sa base, et velu à son orifice; limbe à cinq lobes linéaires, un peu roulés et barbus en dessus; cinq étamines exsertes, insérées au milieu du tube de la corolle, à filaments filiformes, portant des anthères linéaires, simples et penchées; style simple; stigmate obtus.
SoLÉNisciE ÉLÉGANTE. Soleuiscta clegatis. De Cand. Sous-arbrisseau glabre, à feuilles ovales, acuminées, coriaces, très-entières ou à peine subdenticulées, dressées, lisses en dessus, glauques et un peu striées eu dessous. Les fleurs sont axillaires, solitaires, sessiles, dressées, blanches, avec les élamines noires , longues d'un pouce, c'est-à-dire triples ou quadruples des feuilles. De la partie occidentale de la Nouvelle-Hollande.
SOLÉNITES. coNCD. On nomme ainsi les Solens ou Manches-de-Couleau fossiles.
SOLÉINOCARPE. Solenocarpiis. bot. Genre de la famille des Térébintliacées , institué par Wigbl et
Arnoitt, avec les caractères suivants ; Heius hermaphrodites; calice court, décidu, à cinq divisions arrondies; corolle composée de cinq pétales insérés entre le calice et le disque qui est entier et qui entoure la base de l'ovaire; dix étamines insérées sous le bord du disque; filaments aussi longs que la corolle et alternativement plus courts; anthères elliptiques, à deux loges longitudinaleraent déhiscentes ; un seul ovaire libre, sessile et uniloculaire; un ovule pendant au sommet de la loge, par un court funicule; style épais, canaliculé, de la longueur des élamines ; stigmate oblique. Le fruit est subréniforme et oblique; son péricarpe est couvert de quelques bandes élevées, d'où sort une matière oléagineuse quand on les comprime fortement; il est à une seule loge et ne renferme qu'une semence. La seule espèce connue jusqu'ici constitue un arbre dont les rameaux s'étendent en tous sens et offrent, les plus jeunes des feuilles alternes, les adultes des feuilles fasciculées et longuement pétiolées; ces feuilles sont impaiipinnées, à cinq ou sept folioles elliptico-allongées, acuminées et faiblement crénelées; les Heurs sont en paniciile, au sommet des rameaux; elles s'élèvent du sein (les faisceaux de feuilles. De l'Inde.
SOLÉNOGYNE. Sulenoç/y ne. bot. Genre delà famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, établi par Cassini, qui lui attribue pour caractères : calathide siibhémispliérique et discoïde; disque subdéceniHore, à fleurs régulières et mâles ; celles de la couronne sont disposées sur plusieurs rangs, tubuleuses et femelles; périciine siibliéniisphéri<|ue,à [leu près égal aux Heurs, formé de squames inégales, substriées, irrégulièrement imbriquées, appliquées, oblongues, arrondies au sommet, membraneuses sur les boids: clinantbe large, plan et nu; ovaires grands, comprimés, glabres, terminés par un très-petit bourrelet; corolles du disque infundibuiées, glabres, divisées au sommet en (luatre ou cinq lobes courts; celles delà couronne sont tridentées.
SoLÉNOGYNE BEiLiuïDE. SoleHoyyne bcUioides, Cass. C'est une petite plante herbacée, formant une touffe composée de plusieurs feuilles inégales, s'élevant de la souche, péliolaires à la base qui s'élargit brusquement, ovales-oblongues au sommet qui est denté; hampes inégales, très-grêles, longues d'un à deux pouces, munies de <|uelqu(!S bractées alternes, terminées par une très-petite calalhide do fleurs jaunes. De l'Australie.
SOLÉNOl'E. Soknopus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoenherr pour quelques insectes de l'Amérique du Sud, qui faisaient d'abord partie du genre RliyncAe«MS, d'Olivier. Caractères : antennes assez longues et grêles, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers longs et plus gros au sommet; les cinq suivants très-courts et obconi(iues; le douzième adossé à la massue oblongue, composée des quatre qui le précèdent; trompe longue, linéaire, cylindrique et arquée; yeux ovales et peu convexes; coJSelet subtronqué à la base, amplement arrondi sur les côtés et fort rétréci antérieurement; écusson plan, arrondi poslérieurement; élytres allongées, subcylindriques, médiocrement convexes, calleuses à l'extrémité, chacune d'elles arrondie vers l'amis qu'elles ne recuivient
SOI
poinl; épaules ol)ltisi'inpnl anguleuses; pieds assez longs; jambes comprimées, canaliculées cxtérieuremenl. Le lype de ce genre est le Solenopus cacicns; Cnrmlio morhillalor, Herl)sl; Odonteres cacictis, Salilberg; Dionrcltns qranicoltis, Germar.
SOI.ÉNOPHORE. Slenophora. bot. Ce genre, de la famille des Gcsnériacées, a été établi par Benlbam, cpil lui donne pour caractères : tube du calice soudé inférienrement avec l'ovaire, au-dessus duquel il se prolonge et se partage en cinq divisions; corolle périgyne, lubnleuse, évasée au sommet, à limbe largement quin(|uéfîde, mais à peine étalé; quatre élamines didynames, incluses, insérées au tube de la corolle, avec le rudiment d'une cinquième; anlbfres attachées par paires; ovaire infère, à plusieurs loges; glandules géminées, épigynes et placées en arrière; deux placentaires à pariétaux bifides; style plus épais au sommet; stigmate subinfundibuliforme; capsule bivalve.
SoiÉNOPHORE DD MEXIQUE. Soletwphora Mexicana. Arbrisseau de deux à (|ualre pieds, à rameaux pubescenls; feuilles opposées, pétiolées, ovales, acuminées, doublement dentelées, obliquement réirécies à leur base; pédicelles axillaires, solitaires, portant chacun une fleur rouge.
SOLÉINOPHORE. Solenophorus. iNS. Coléoptères tétramères. Le genre institué sous ce nom par Mulsant, dans la famille des Longicornes, n'a point paru différer suffisamment du genre Stromatium , d'Audinct-Serville, pour en être séparé. A'. Stromatier.
SOLENOPSIS. BOT. L'une des sections du genre Lattrentia.
SOLÉNOPTÈRE. Solenoptera. iws. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes. institué par Audinet-Servillc, aux dépens du genre /"/vohhs, de Fabricius. Caractères : antennes de la longueur de la moitié des élylres chez les mâles, un peu plus courtes chez les femelles, composées de onze articles fortement comprimés; palpes courtes, terminées par un article presque conique; mandibules courtes, arquées; lêle assez étroite, canaliculée en dessus; corselet dilaté ou crénelé latéralement, la dernière crénelure quelquefois prolongée en épine; chaque bord latéral fortement échancré après la dernière crénelure; angles antérieurs arrondis; proslernuni fourchu au bout; mésosternum très-petit, très-court, fourchu postérieurement; mélasternum ayant au bord antérieur une saillie angulaire, qui se loge dans l'échancrure du mésosternura; élylres allant en se rétrécissant de la base à l'extrémité, canaliculées extérieurement, avec une épinevisible à l'angle suturai; écusson arrondi postérieurement; corps allongé; dernier segment échancré au milieu dans les mâles; pattes de longueur moyenne; les trois premiers articles des tarses courts, élargis, le quatrième presque aussi long que les autres réunis.
Soi-ÉisoPTÉRE CAisALicBLÉ. Solenopterus canallcvlatiis, Audin.; Piioniis canaliculatus, Fab., Oliv.,4, 66, pi. 9, fîg. 52. Têle noire; corselet avec un sillon couvert de poils blancs ; élytres brunes et chagrinées ; pattes noires. Taille, dix-huit à vingt lignes. Des Antilles.
SOLENOPTERIS. bot. Le genre de la famille des Polypodiacées, produit sous ce nom par Wallich, a été
.Tdmis comme section du genre Atifropliyiim, de Kaulfuss. r. Antrophte-
SOLENORHINUS. iKS. Genre de Charansoniles, établi par Schoenherr. mais qu'il n'a poinl conservé dans son grand travail monographique; il a fait de la seule espèce qui le constituait , le lype de son genre Tanxrhyiiclnis.
SOLÉNOSTEMME. Solenostemma . bot. Haine a institué ce genre dans la famille des Asclépiadées, pour une plante que Delille a observée en Egypte et qu'il avait placée dans le genre Cynanchum , sous le nom spécifique de Aigel qui est celui que lui donnent les Arabes; Decaisne a aussi séparé celte plante du genre Cynanchum et en a formé son genre ^igelia: mais la dénomination de Haine étant antérieure, doit nécessairement être iiréférée. Les caractères sont : calice à cinq divisions; corolle rolacée, à cincj lobes dressés et oblongs; couronne staminale cyalhiforme, à cinq lobes nus intérieurement; gynosième stipilé, surpassant la couronne; anthères terminées par une membrane qui se penche vers le stigmate; masses polliniqiies attachées un peu en dessous du sommet du stigmate, pendantes, en massue, comprimées; stigmate |)entagone et plan; follicules lisses.
SOLÉNOSTEMME Argei. Solenostemmu Argel, H.; C>'nanchtim A igel,î>e\.; Argelia Delilii, Decaisne. C'est une plante vivace de deux pieds et demi de hauteur; peut-être au lieu natal est-ce un sous-arbrisseau dressé, à feuilles ovales, opposées et courlement pétiolées. Les fleurs sont peu nombreuses, réunies en une sorte d'ombelle extra-axillaire. De l'Egypte et de la Nubie.
SOLÉNOSTÉMON. bot. Le genre que Schumacher a établi sous ce nom, dans la famille des Labiatées, forme l'une des sections du genre Co/ews, de Loureiro.f. Colé.
SOLENOSTERNUS. ins. Genre de Charansoniles, établi par Schoenherr et qui, de même que le Solenoihinus a disparu dans la révision de cette immense famille; les deux Solénosternes connus font maintenant partie du genre Baiidius.
SOLENOSTIGMA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Endlicher, dans la famille des Celtidées, ne diffère pas du genre Sponia, de Commerson.
SOLÉNOSTOME. pois. (Duméril.) F. Centrisqie.
SOLÉNOSTOMES. arachn. Latreille avait établi sous ce nom, dans ses premiers ouvrages, un ordre dans la classe des Arachnides qui se trouvaient alors réunies aux Insectes. Il renfermait les Acarus de Linné. La famille actuelle des Holètres lui correspond en partie.
SOLÉNOTHÈQDE. Solenotheca. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Sénécionides, établi par Nultal qui lui assigne pour caraclères : capitule pauciflore, hétérogame; deux ou trois fleurs seulement à la couronne; involucre tubuloso-cylindrique; son limbe est découpé en cinq petites dents ; corolles de la couronne à languettes courtes et arrondies; celles du disque sont tubuleusrs, et les cinq dénis de leur limbe sont connivenles; stigmates subcapités, obtus et couverts d'une pubescence très-courte; akènes fusiformes, comprimés, sublélragones, slipités et pubescents; aigrettes sétiformes, composées de paillettes allongées, égales en longueur, mais non en épaisseur.
ciliées el presque pliimeuses en leurs bords. On ne connail encore qu'une seule espèce de Solénolht>que; c'est une pellle planlc annuelle , à tigi's lendres et Irèsliasses, divariquées, pourvues de feuilles opposées ou alternes el pinnatifides; les cnpiluli's sont terminaux et faslijjiés. Du Pérou.
SOLENOTINUS. dot. L'une des sections du genre riburniiiH.Ae Linné. /'. Viorr'E.
SOLETELLINE. Soletellina. conch. Genre de Coquilles établi par Blainville, aux dépens du grand genre Soleil, avec les caractères suivants: coipiille ovaleoblongue, comprimée, équivalve, subéquilalérale, plus large et plus arrondie antérieurement que postérieurement; sommets submédians, peu saillants; charnière forjnée par une ou deux petites dents cardinales ; ligament épais, bombé, supporté par des nymphes saillanles, et le plus souvent larges et calleuses. Deux impressions musculaires arrondies; impression palléale très-sinueuse el très-profonde en arrière. Ce genre est encore peu nombreux en espèces; il serait possible que quelques-unes des Psammotées, de Lamarck, vinssent en augmenter le nombre.
SoLETEiLmE RosTRÉE. Soletellina lostrala, Bl.. Malac., pi. 77, fig. 5; Solcn rostratun, Lamk., loc. cit., n°2l ; Soletiiliphos, L. Gmel., n» 13; Chemn., Conch., t. VI, lab. 7, fig. 33,54; Encycl., pi. 220. fig. 1. Coquille assez grande, oblongue, atténuée et comme roslrée à l'extrémité postérieure; sa couleur est violette, avec plusieurs rayons obscurs, sous un épidémie veit. Elle est assez rare; elle vient de l'océan des Grandes-Indes.
SOLFATARE, min. C'est à-dire Soufrière. Terrain volcanique, d'où s'exbalent des vapeurs sulfureuses, qui déposent du Soufre sur les parois des fissures qui leur donnent passage. La Solfatare la plus célèbre est celle de Pouzzole, près de Naples, qui était connue el même exploitée du temps de Pline.
SOLIDAGO. BOT. Genre de la famille des Synanlbérées, tribu des Astérées, et de la Syngénésie superflue, L., offrant les caractères essentiels suivants : involucre cylindracé, composé de folioles imbriquées et appliquées; réceptacle nu; calalliide radiée, composée à la circonférence d'environ cimi demi Qeurons ligules et femelles, el au centre d'un grand nombre de fleurons hermaphrodites; akènes surmontés d'une aigrette simple. Ce genre est très-voisin de V Aster, dont il est assez difficile de le distinguer analytiquemenl, mais toutes les espèces de Solidago ont une couleur jaune el un port particulier (|ui les font reconnaître au premiei' coup d'œil. Elles sont excessivement nombreuses, el par conséquent diflBciles à distinguer entre elles. Elles croissent pour la plupart dans rAméri(|ue septentrionale, et plusieurs sont assez élégantes pour qu'on les cultive comme plantes d'ornement, dans les jardins d'Europe. La plus anciennement connue est le Solidago yirga aurea, L.. vulgaiienicnt rioniiné f^eige d'or. C'est une plante herbacée, dont la li;;!' est rougeàlre, cannelée, terminée supériciiiiMnciil piir des tlenrs d'une belle couleur jaune, disiiosées en grappes droites, allongées. Les feuilles inférieures sonl ovales-lancéolées; les supérieures sont plus étroites. Celte plante croit dans les bois et les prés secs de l'Europe.
SOLIDICORNES OD STEREOCERES. iNs. Duméril donne ce nom à la septième famille des Coléoptères penlamères; il lui doime pour caractères : élylres dures, couvrant tout le ventre; antennes en masse ronde, solide. Celte famille renferme les genres Lethrus, Escarbnt et Anlbrène.
SOLIÈRE. Soliero. bot. Genre de Cryptogames de l'ordre des Algues cborislosporées. famille des Chondryées, selon la classification de Decaisne, établi par Agardb fils (|ui lui assigne pour caractères distinctifs : fronde membraneuse, plane, irrégulièrement divisée et ramifiée, d'une couleur brunâtre; sporidies globuleuses, un peu ovoïdes, alternant avec des apoihécics pyriformes; entourées d'ime sorte d'involucre ramuleux. portant des granules ternes. Agardb cite comme espèce, le Soliera chordalis.
SOLIPÈDES. MAM. Nom adopté par Cuvier pour désigner la troisième division des Mammifères de l'ordre des Pachydermes; ils ont élé ainsi nommés par une extension forcée du mot, car ils sont caractérisés par quatre pieds, n'ayant chacun et à l'intérieur qu'un seul doigt et un seul sabot. Le nom de Solidiingiila, que leur donne llliger, est donc plus vrai el plus convenable, et répond à celui de Monochires donné plus anciennement par Klein.
SOLITAIRE. OIS. Nom donné à une espèce de Dronle qui n'est connue que par les relalions de plusieurs voyageurs qui ont abordé à l'île Rodrigue, au temps de sa découverte. Deux de ces Oiseaux que, dit-on, l'on envoyait en France, sont morts pendant la traversée. C'était tout ce que l'on avait recueilli de celte race massive et informe qui s'est éteinte presque aussilôl après que l'ile fut peuplée el civilisée. On a donné du Solitaire quel(|ues détails concernant ses formes, ses couleurs et ses babiludes; mais il est fort douteux qu'on puisse les garantir.
SOLIVA. BOT. Genre de la famille des Synanlbérées, établi par Uuiz el Pavon, cl placé dans la tribu des Antbémidées. Caractères: involucre polyphylle, à folioles disposées sur un seul rang; réceplacle plan et nu; fleurons du centre très grêles, tubiilcux et mâles; ceux des bords à pétales et femelles; akènes comprimés, ailés, tronqués ou écbancrés au sommet. Le genre Gymnoslxles de .lussieu est le même que ]eSolwa. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces qui croissent au Pérou, à la Cohmibie et dans les contrées adjacenlosde l'Amérique méridionale. Une seule {Gxmnostyles pterosperma, Juss.) croit à la Nouvelle-Hollande, el a été décrite par Poiret sous le nom de Ranunculus alutits. Ces plantes sont des herbes rampantes, à feuilles alternes, pinnatifides ou bipinnalifides. Leurs fleurs sont ordinairement sessiles dans les aisselles des feuilles.
SOLLIETTE. BOT. Synonyme de SoUye. F. ce mot.
SOLLYE. Solfya. bot. Genre de la famille des Pitlosporées, Pentaudrie Wonogynie, Lin., institué par Robert Brown, avec les caractères suivants ; calice à cini| divisions profondes, dont l'une plus grande; corolle hypogyne, formée de cinq pétales inégaux, étalés en cloche; cinq élamines hypogynes, opposées aux sépales, et alternant avec les pétales; filaments siibulés;
SOllYE HEIEROPHYLLE .
anlliùres inlrorse3,sa{;ilU'es, rfiinics par leur sonimcl, fixées dorsalemenl par leur base tnii est écliancrée; les loges sont déliisceules par une fenle lorigiludiiiale ; ovaire biloculaire, cylindrico-ellipsoide; ovules nombreux, horizontaux, anatropes, insérés de cliaque côté, en deux séries, à l'axe de la cloisun ; style court et droit; stigmate faiblement échancré. Le fruit consiste en une baie sèclie, charlacée, biloculaire, mucronée par le style; graines ovoïdes et anguleuses; embryon ortliolrope dans l'axe d'un embryon dur.
SoLiYE HtTÉROPnvi.LE. Sollya heterophylta, R. Br. Arbrisseau à feuilles ovales, lancéolées . les inférieures dentées, les supérieures entières et plus étroites. Les fleurs sont d'un bleu azuré lrès-brillan( ; elles sont réunies en cymes pendantes. De l'Australie.
SOl.ORI. noT. Ce genre, créé par Adanson, a été reconnu pour ne point différer du genre Dalberyiu, de Linné.
SOLORINE. Solorlna. BOT. {Lichens.) Ce genre fait partie du sous groupe des Peltigéres, Licliens à expansions larges, obtuses et coriaces, qui s'étendent sur la terre et sur les mousses, dans les endroils humides. Il est ainsi caractérisé : thalle coriace, foliacé, fibrilleux et légèrement veiné en dessous; l'apothécie est un peu arrondie, sessile, dépourvue de marge, recouverte d'une membrane colorée, presciue gélatineuse ù l'intérieur, celluleiise-vésiculifère. Deux espèces très-anciennement connues consliliienl, avec une nouvelle espèce ipii se trouve sur les écorces des Quinquina, ce genre formé aux dépens du Peltigeia. Les espèces d'Europe sont : 1° le Solon'na snccala, Acb., Lich. univ., p. 149, ainsi nommé parce que ses apolbécies forment des dépressions assez protondes dans le thalle, et ([U'clles sont à demi cachées dansdessortesde fossettes. Mieux étudiée, cette espèce pourra peul-élre constituer un genre; elle croît, ainsi que la suivante, à d'assez grandes hauteurs. 2» Le Solon'na crocea, Ach., Lich. univ., p. 149, remarquable par sa belle couleur safranée. Il abonde au sommet du pic Sancy (Mont-d'Or). o» Le Soloi iiia cinclionanini, Fée; \o/o'i>ia vitellina, il). Son thalle est un peu coriace, d'un jaune doré, à découpures obtuses, dilatées au sommet , lisses . fibreuses et noires en dessous; les apolbécies sont inégales, gibbeuses , assez lisses et roussàlres. De l'Amérique.
SOLPUGA. AB\ciiN. Fabricius donne ce nom au gejire qu'Olivier a nommé Galéode. A', ce mol.
SOLDBLE. Solubilis. C'est, en minéralogie, la propriété que possède un corps solide de se désaggréger sous l'action d'un véhicub^ qui est susceptible de l'imprégner. En botanique, les parties sont dites Solubles quand elles peuvent se séparer en se désarticulant, sans se briser.
SOMMEA. BOT. Bory de St. -Vincent avait établi ce genre pour une plante nouvelle du Brésil, et l'avait dédié au professeur Sommé, à Anvers, qui avait le premier cultivé la plante en Belgique. Plus laid, un examen plus allentif de cette plante, en a mieux fait ressortir les caractères, et l'on s'est convaincu (|u'elle devait être placée dans le genre Acicariiha, de Jussieu.
SOMMEIL. Sommus. paysiol. Ce mot indique le repos des organes des sens, des facullés intellectuelles et
des mouvements volontaires; c'est une inlerriiplion momentanée des relations avec les objets extérieurs; mais cette interruption peut n'être pas générale : quelquefois les organes des sens et du mouvement sont seuls dans un repos complet, quelques-unes des facultés intellecluelles sont dans une sorte d'excitation anoimale. et de là ces associations d'idées souvent bizarres et plus ou moins incohérentes que l'on a appelées Rêves; d'autres fois aussi les mouvements volontaires participent à cet étal d'éveil, et de là le Somnamdijiisme.
On désigne quelquefois sous le nom de Sommeil des PLANTES la position (|uc les neurs et les feuilles prennent à l'approche de la nuit jusqu'au retour de la lumière, position plus ou moins différente de celle qu'elles ont pendant le jour. Voici l'explication que donne Du- Irochet de ce jibénomène de physiologie végétale. « 11 y a des Heurs qui n'ont qu'un seul réveil, qui est leur épanouissement, et qui n'ont qu'un seul sommeil, qui précède immédiatement la mort de la corolle; telles sont les fleurs des Mirabilis et des Convolvuliis . Il est d'autres Heurs qui présentent, pendant plusieurs jours, les alternatives du réveil et du sommeil; telle est, par exemple, la Heur du Pissenlit (Leonloilon Taraxacum ). Ce sont ces fleurs que j'ai choisies pour sujets de mes expériences.
« La fleur du Mirabilis Jalappa et du Mirabilis longiflora ouvre le soir sa corolle infundibuliforme, et la ferme dans la matinée du lendemain. Cette fleur peut être considérée comme formée par la soudure de cinq pétales qui ont chacun leui- nervure médiane. Les cin(| nervures qui soutiennent le tissu membraneux de la corolle, comme les fanons de baleine d'un parai)luieen soutiennent l'étoffe, sont les seuls agents des mouvements qui opèrent l'épanouissement de la corolle ou le réveil, et son occlusion ou le sommeil. Dans le premier cas, les cinq nervures se courbent de manièi e à diriger leur concavité vers le dehors ; dans le second cas, elles se courbent de manière à diriger leur concavité vers le dedans de la fleur, et elles entraînent ainsi avec elles le tissu membraneux de la corolle jusqu'à l'orifice de son canal lubuleux.
» Ainsi les mêmes nervures, à deux époques différentes, exécutent successivement deux mouvements d'incurvation opposés. J'ai observé au microscope l'organisation intérieure de ces nervures; elles offrent à leur côté externe un tissu cellulaire dont les cellules, disposées en séries longitudinales, décroissent principalement de grandeur du côté interne, vers le côlé externe, en sorte que lors de la turgescence de ces cellules, le tissu qu'elles forment doit se courber de manière à diriger sa concavité en dehors ; c'est donc lui qui doit opérer l'épanouissement de la corolle ou son réreil. Au côlé inlerne de chaque nervure existe un tissu fibreux composé défibres transparentes, extrêmement fines et entremêlées de globules disposés en séries longitudinales. Ce tissu fibreux est situé entre un plan de trachées d'une part, et un plan de cellules superficielles remplies d'air d'une autre part; en sorte qu'il est placé entre deux plans d'organes pneumatiques.
« J'ai séparé par une section longitudinale le tissu
cellulaiie ellelissii fibreux qui composent In nervure, que j'ai ensuile plongée dans l'eau. Le tissu cellulaire s'esl courbé vers le dehors ; le tissu fibreux s'est courbé vers le dedans de la corolle. Ces deux incurvations inverses se sont maintenues invariablement. Ainsi c'est bien certainement le tissu cellulaire de cbaque nervure, qui, par son incurvation, opère le réveil de la corolle, et c'est le tissu fibreux qui, par son incurvation en sens opposé, produit le sommeil de la corolle on son occlusion.
« J'ai isolé une nervure de corolle de Mirabilis, encore en bouton et voisine de son épanotrissement; je l'ai plongée dans l'ean, et elle s'y est fortement courbée en dehors, prenant ainsi sur-le-champ la courbure qui opère l'épanouissement ou le réveil. Je l'ai transportée dans du sirop de sucre : elle s'y est courbée en sens inverse ou en dedans. Cela prouve que, dans le premier cas, il y avait turgescence des cellules, l'eau extérieure se portant alors, par l'effet de l'endosmose, vers le liquide organique qui existait dans ces cellules, et que, dans le second cas, il y avait déplétion des cellules; parce que leur liquide organique, moins dense que le sirop extérieur, se portait alors vers lui. On pourrait penser d'après cette expérience, que l'épanouissement ou le réveil de la corolle étant dû à la turgescence du tissu cellulaire de ses nervures, son occlusion ou son sommeil serait dû à la déplétion de ce même tissu cellulaire ; mais l'expérience prouve que telle n'est point la cause de l'occlusion ou du sommeil de la corolle. J'ai isolé une nervure de corolle prêle à s'épanouir, et je l'ai plongée dans l'eau. Celte nervure couibée légèrement en dedans, comme cela a lieu dans la corolle en boulon, s'esl courbée fortement en dehors, ce qui est le sens de l'incurvation qui opère l'épanouissement ou le réveil. L'endosmose déterminait alors la turgescence du tissu cellulaire, organe de cette incurvation. Au bout d'environ six heures d'immersion, la nervure quitta son incurvation en dehors, et commença à se courber en dedans, bientôt elle fut entièrement roulée en spirale dans ce nouveau sens, qui est celui de l'incurvation à laquelle est due l'occlusion de la fleur ou son sommeil. Celle succession de phénomènes est tout à fait indépendante de l'action de la lumière : ainsi, la nervure de corolle de Mirabilis prend dans l'eau l'incurvation qui opère le réveil de la fleur, et elle y prend ensuite, au bout d'un certain temps, l'incurvation qui opère le sommeil de celte même Heur. Si donc, comme on n'en peut douter, c'est la turgescence du tissu cellulaire des nervures, qui produit l'incurvation à laquelle est dû le réveil de la corolle ou son épanouissement, ce sera à une cause toute différente qu'il faudra rapporter l'incurvation à la(iuelle est dû le sommeil de la corolle ou son occlusion; car on ne peut admettre qu'il y ait déplétion du tissu cellulaire plongé dans l'eau. L'expéiience rapportée plus haut prouve que c'est le tissu fibreux contenu dans chaque nervure de corolle, qui est l'agent de l'incurvation en dedans, incurvation à laquelle est dû le sommeil de la corolle ou son occlusion. Il faut donc reconnaître que chez les nervures de la fleur de Mirabilis, l'inctirvation de réceil, ou l'incurvation dont la concavité est
dirigée vers le dehors, et qui est due à la turgescence du tissu cellulaire, l'emporte d'abord par sa force, sur Vincurvation de sommeil, ou sur l'incurvalion dont la concavité est dirigée vers le dedans de la fleur, et qui est due à l'action du tissu fibreux; et qu'ensuite Vincurvation de sommeil duc à ce dernier tissu, devient définitivement victorieuse. L'incurvation en dehors qu'affecte le tissu cellulaire lors de l'immersion de la nervure dans l'eau, se change en incurvation en dedans lorsqu'on plonge la nervure dans le sirop; ce qui prouve que c'est l'endosmose qui agit ici. Or, lorsque la nervure, plongée dans l'eau depuis quelques heures, y a pris la seconde incurvalion, qui est celle du sommeil, elle ne la perd point quand on la transporte dans le sirop. Ce n'est donc point l'endosmose qui a occasionné cette seconde incurvation, qui est celle du sommeil.
« En réfléchissant à ce singulier phénomène, je fus porté à penser que ce n'était pas sans raison que la nature avait prodigué les organes respiratoires au lissu fibreux, lequel est situé entre deux plans d'organes creux, remplis d'air. Puis<|ue ce n'était pas par implélion de liquide que le tissu fibreux prenait son état actif de courbure, ce pouvait être par implélion d'oxygène. Si ce soupçon était fondé, la nervure, qui plongée dans l'eau aérée, y prenait d'abord l'incurvation en dehors, qui est celle du réveil, et qui y prenait subséquemraeut l'incurvation en dedans, qui est celle du sommeil, cette nervure, dis-je, plongée dans l'eau non aérée, devait y conserver invariablement sa première incurvation en dehors, qui est celle du réveil, incurvation qui est due à l'endosmose des cellules du lissu cellulaire; celte nervure ne devait ainsi jamais présenter l'incurvation en dedans, qui est celle du sommeil, et que je pensais devoir être due à l'oxygénation du tissu fibreux.
u Je dois dire d'abord que lorsqu'on plonge une partie végétale peu épaisse dans l'eau non aérée, celle-ci dissout promptement l'air contenu dans les organes pneumatiques de cette partie végétale, et prend la place de cet air, en sorte qu'il n'y a plus d'oxygène respiratoire dans celle partie végétale.
« L'expérience justifia mes prévisions. Une nervure de fleur de Mirabilis, plongée dans l'eau non aérée, y j>rit et y conserva invariablement son incurvation de réveil. Une fleur épanouie qui, plongée tout entière dans l'eau aérée, y prend au bout de plusieurs heures l'état d'occlusion ou de sommeil, ne prend point ce dernier état dans l'eau non aérée; elle y conserve invariablement son état d'épanouissement ou de réveil.
«On pourrait peul-êlre penser que l'air contenu dans les organes pneumatiques des nervures de la corolle, agirait en vertu de son élasticité pour produire l'incurvalion de sommeil, et non en vertu de l'action chimique de l'oxygène (|u'il conlient : de là viendrait que l'incurvation de sommeil n'aurait point lieu en plongeant la corolle dans l'eau non aérée, qui dissout l'air contenu dans les organes pneumatiques, et qui prend sa place. Mais cela n'est point ainsi : l'expérience m'a prouvé que l'air ne revient jamais dans les organes pneumatiques envahis par l'eau, chez les parties végé-
laies t|iii conliniiont à ilemeurci' siilimprjîL'CS. Or, cela ireiiipêclie pas une corolle de Mirabilis de prendre l'élat de sommeil après deux ou trois jours, lorsqu'on laisse l'eau non aérée dans laquelle elle avait été plntii;ée épanouie, s'aérer par son contact avec l'air atmosphérique. C'est donc induhitablement par l'action chimique de l'oxyfïéne dissous dans l'eau, que le tissu fibreux acquiert la force d'incurvation, qui produit l'état de sommeil. Ainsi, chez la ïleur des Mirabilis, le réveil et le sommeil, c'est-à-dire l'épanouissement et l'occlusion de la corolle, résultent de l'action alternativement prédominante de deux tissus organiques, situés dans les nervures de la corolle, et qui tendent à se courber dans des sens inverses, savoir :
« 1o Un tissu cellulaire qui tend à se courber vers le dehors de la fleur, par implétion de liquide avec excès, ou par endosmose ;
u 2° Un tissu fibreux qui tend à se courber vers le dedans de la Heur. \tar oxygénation.
Il La corolle du Convolrulvs piirpuretis, L., offre exactement les mêmes phénomènes que la -corolle des Mirabilis, relativement au mécanisme qui opère son épanouissement et son occlusion; la structure intérieure de ses nervures est exactement la même. La fleur des Mirabilis s'épanouit le soir et se ferme le malin; la fleur du Convolvulus purpureus s'épanouit vers le milieu de la nuit, et ne se ferme que le siiir du jour suivant. Ainsi, ces deux fleurs sont éffalement nocturnes pour l'heure de leur épanouissement. Si la fleur du Convolvulus purpureiis reste ouverte pendant le jour, tandis que la fleur des Mirabilis se ferme le matin, cela tient en grande partie à ce que la première est beaucoup plus lente que la seconde à oxygéner le tissu fibreux de ses nervures sous l'influence de la lumière et de la chaleur.
i' Les fleurs que je viens d'étudier n'ont qu'un seul réveil et qu'un seul sommeil, prédécesseur de la mort de la corolle : je passe à l'étude des fleurs qui présentent pendant plusieurs jours les alternatives du réveil et du sommeil, et je prends le Pissenlit {Leontotlon laraxurum, L.) pour exemple. La fleur de cette plante vit ordinairement pendant deux jours et demi, en sorte qu'elle présente pendant ce temps le réveil le matin, et le sommeil le soir; le troisième jour, le dernier sommeil airive dans le milieu du jour, et il est suivi de la mort des corolles. Dans le réveil, les demi-fleurons dont celte fleur est composée se courbent vers le dehors, ce (|ui opère son épanouissement ; dans le sommeil, les demi-fleurons se courbent vers le dedans de la Heur, ce qui opère son occlusion. Malgré le peu d'épaisseur de ces demi-fleurons; j'ai pu observer au microscope l'organisalion intérieure de leurs nervures, qui sont fort petites, et au nombre de quatre dans chaque demi-fleuron. A la face interne ou supérieure de chacune de ses nervures, existe un tissu cellulaire aligné, dont les cellules sont couvertes de globules, tissu cellulaire tout à fait semblable à celui que j'ai j observé dans les nervures de la corolle des Mirabilis, j A la face externe ou inférieure des nervures du demi- I fleuron se trouve une couche fort mince de tissu fibreux | situé entre un plan de trachées et un plan de cellules i
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remplies d'air et siluésupei'ficiellemenl. Ce tissu libreux. tout à fait semblable à celui qui existe dans les nervures de la corolle des Mirabilis, est de même compris entre deux plans d'organes pneumatiques; il devient probable dès lors que ce tissu fibreux est inciirrablf par oxygénation, et que le tissu cellulaire est incurvable par endosmose, de même que cela a lieu dans les neivnres de la corolle des Mirabilis. En efl'et, l'expérience prouve que l'iiicurvalion (|ui produit le réveil dans les demi-fleurons du Pissenlit est due à une implétion de liquide avec excès, c'est-à-dire à l'endosmose, et que l'incurvation qui produit le sommeil est due à l'oxygénation. Les demi-fleurons de la Heur du Pissenlit étant cueillis de grand matin, lorsqu'ils ont encore l'incurvation du sommeil, et étant plongés dans l'eau aérée, ils y prennent de suite l'incurvation contraire, qui est celle du réveil. Cela a lieu à l'obscurité comme à la lumière. Si on les plonge dans l'eau non aérée, ils y prennent une courbure de réveil exagérée et ils y conservent invariablement celle courbure. Si l'on transporte ces demi-fleurons ainsi courbés vers le dehors, dans du sirop, ils prennent une courbure en sens opposé; replacés dans l'eau pure, ils reprennent l'incurvation vers le dehors. Ainsi il n'y a pas de doute que ce ne soit l'endosmose qui agit ici. Si on laisse séjourner pendant quelques heures les demi-Hcurons qui sont à l'étal de réveil dans l'eau aérée, ils y prennent l'incurvation qui est celle de l'état du sommeil, et celte incurvation n'est point détruite en transportant les demi-fleurons ainsi courbés dans du sirop, ce qui prouve bien que cette incurvation de sommeil n'est point due à l'endosmose. Comme cette incurvalion de sommeil n'a point lieu dans l'eau non aérée, cela prouve qu'elle est due à l'oxygénation. Ainsi le réveil et le sommeil des demi-fleurons de la Heur du Pissenlit résultent do l'incurvation alternativement prédominante d'un tissu organique incurvable par endosmose et d'un tissu organique incurvable par oxygénation. Le premier est indubitablement le tissu cellulaire et le second le tissu fibreux, contenus l'un et l'autre dans les nervures du demi Heuron. Ces deux tissus incurvables, tour à tour victorieux l'un de l'autre, épanouissent ou ferment la fleur.
« Les causes qui font prédominer le malin l'incurvation du tissu cellulaire agent du réveil, sont, d'une part, iHie plus forte ascension de la sévesous l'influence de la lumière, ce qui accroît la turgescence de ce tissu, et, d'une aulre part, la diminution de la force d'incurvaliou antagoniste du tissu fibreux, agent du sommeil, diminution <|ui a lieu pendant la nuit. En effet, si l'on cueille des demi-fleurons le soir, lorsqu'ils viennent de prendre l'incurvation de sommeil, et qu'on les plonge dans l'eau aérée, ils y conservent pour toujours leui' incurvalion de sommeil; si l'on cueille le lendemain malin, sur la même fleur, d'aulres demi-fleurons ayant encore l'incurvation de sommeil, et qu'on les plonge dans l'eau aérée, ils y prennent sur-le-champ l'incurvation du réveil, même à l'ohscurilé. Or, par l'immersion des demi-fleuronsdans l'eau, on provoque l'endosmose de leur tissu cellulaire, et par conséquent on sollicite son incurvation, qui doit produire le réveil.
Si ce résutlat n'a poinl lieu le soir, c'csl que l'i lion par oxysénation du tissu fil)reux aiilagonisle est trop forlc el ne pcul Êlre vaincue par l'incurvalion du lissu cellulaire. Si le lendemain malin en plongeant dans l'eau les demi-tleurons i|ui ont passé la nuit sur la planle, on produit leur incurvation de réveil, cela prouve (|iie la force d'incurvation du lissu fîhreux a diminué et que par conséquent ce lissu fibreux a perdu pendant la nuit une jiarlie de son oxygénation;en sorte <|ue le tissu cellulaire incurvahle par endosmose, qui est son anlagonisle et qui est l'agent du réveil, l'emporte alors.
0 Ainsi la fleur qui offre pendant plusieurs jours les alternatives du réveil et du sommeil, est celle chez laquelle le lissu fibreux, agent du sommeil, perd pendant la nuit une partie de l'oxygène qui a été fixé dans son intérieur pendant le jour, et qui est la cause de son incurvation; en sorle que celle-ci ayant le malin perdu de sa force, le tissu cellulaire incurvable par endosmose, agent du réveil, redevient vainqueur. Le sommeil de cette Qeur arrive de nouveau le suir, parce que l'oxygénation du lissu fibreux, agent du sommeil, augmente graduellemenl pendant le jour, ce qui rend son incurvation victorieuse ; en même temps la diminution de la lumière occasionne la diminution de l'ascension de la sève, ce qui affaiblit la turgescence, et i)ar conséquent l'incurvation du tissu cellulaire agent du réveil. Ces altenialives ne cessent qu'à la mort de la corolle. Les fleurs qui n'offrent qu'un seul réveil el qu'un seul sommeil, sont celles dont le sommeil unique est immédiatement suivi de la mort de la corolle.
« La fleur entière du Pissenlit, plongée épanouie dans l'eau non aérée, privée de communication avec l'atmosphère, y conserve invariablement cet état de réveil; si l'eau est en contact avec l'atmosphère, elle dissout de l'air, et la Heur qui est plongée prend l'état de sommeil au bout de deux ou trois jours.
«Il n'esl pas inutile, je pense, de faire remarquer que ces expériences confirment ce que j'ai dit sur la Respiration des végélaux; savoir, que les végétaux respirent comme les animaux, en s'assimilant l'oxygène, dont l'inlervenlion dans l'organisme est aussi nécessaire chez les uns i|ue chez les autres.
»0n peut expliquer d'une manière semblable, les monvemenls par lesquels les feuilles prennent les positions alternatives de réveil et de sommeil; ces mouvemenls ont exclusivement leur siège dans des renflemenls particuliers, qui sont situés à la base de leurs pélioles, et quiconstiluent à eux seuls le court pétiole particulier deleurs folioles. Ces renBemenlssontassezvolumineux chez le Haricot (Pliaseolus vulgaiis), pour permellre l'étude facile de leur structure intérieure. On sait que les feuilles de celle plante offrent d'une manière trèsremarquable les phénomènes du réveil et du sommeil ; leurs folioles abaissent leur pointe vers la terre pendant la nuit, el leur limbe reprend la position iiorizontale pendant le jour, abstraction faite toulefois de l'inclinaison variable que leur donne la nulalion.
u Le renflement qui constitue le pétiole particulier lout entier d'une foliole de feuille de Haricot, offre, audessous de l'épiderme, une couche épaisse de cellules
disposées en séries longiludinalcs. el (jiii généralement décroissent de grosseur du dedans vers le dehors, en sorle que lors de la turgescence du tissu qu'elles forment par leur assemblage, ce tissu cellulaire doit (endre à se courber en dirigeant la concavité de la courbure vers le dehors. C'est aussi ce que l'expérience démontre, car en plongeant dans l'eau une lame mince enlevée longiludinalemenl sur ce tissu cellulaire, elle se courbe fortement dans le sens que je viens d'indi- ((uer. Si l'on transporte dans du sirop celle lame ainsi courbée, elle se courbe en sens inverse; ainsi ce lissu cellulaire est incurval)le par endosmose; il représente par sa disposition, un cylindre creux, dont toutes les parties longitudinales, si elles étaient séparées les unes des autres, tendraient dans l'élal naturel, à se courl)er vers le dehors. Les cellules des deux ou trois couches les plus intérieures de ce lissu cellulaire ne contiennent ([ue de l'air; au-dessous de ces cellules pneumatiques se trouve une couche d'un lissu fibreux, composé de fibres transparentes, d'une grande ténuité et entremêlées de globules disposés en séries longitudinales. Une lame enlevée longitiidinalemenl sur ce tissu fibreux étant plongée dans l'eau aérée, elle s'y courbe en dirigeant la concavité de sa courbure vers le centre du pétiole; si cette lame est plongée dans l'eau non aérée, elle ne se courbe poinl du tout. Ainsi ce lissu fibreux est incurvable par oxygénation; au-dessous de lui se trouve un corps ligneux offrant des rayons médullaires, el principalement composé de tubes séveux el d'une quantité considérable de gros tubes pneumatiques. Au centre du pétiole se trouve un faisceau de lissu fibreux tout semblable àcelui décrit loulàrheure, el tenant la place de la moelle dans ce pétiole qui représente une petite lige. D'après cet exposé, on voit que le renflement pétiolaire de la foliole de Haricot contient les deux lissus incurvables que j'ai déjà décrits dans les fleurs susceptibles de présenler le sommeil à la suite du réveil; savoir : le lissu cellulaire incurvable par endosmose, et le lissu fibreux incurvable par oxygénation. Les deux couches cylindriques emboîtées l'une dans l'autre que forment ces deux ti.ssus, seraient représentées assez exactement par la réunion cl la soudure en faisceau cylindrique d'un certain nombre de nervures de fleur de Mirabilis. l'ai fait voir que chez ces nervures le lissu cellulaire tend à se courber vers le dehors par endosmose, el que le lissu fibreux tend à se courber vers le dedans par oxygénation; ce qui produit dans le premier cas leur position de réveil, el dans le second cas leur position de sommeil; or, il err serait de même chez le renflement pétiolaire de la foliole de Haricot, si l'on supposait par la pensée qrre les deux couches cylindri(|ues, l'une extérieure de lissu cellulaire, l'autre intérieure de lissu fibreux, soient divisées à la fois en faisceaux minces et longittrdinaux. Chacun de ces faisceaux serait analogue à une nervure de Heur de Mirabilis; il aurait en Irri, el disposés comme dans celle nervure, les deux lissirs incurvables cajiables d'opérer le réveil et le sommeil. Si l'on supposait ces faisceaux réunis par un tissu membraneux, cela formerait une corolle susceptible, lotrr à loui'. d'épanouissement el d'occlusion, ou de
réveil eldesnninii'il.i\Iaiscetélal dp st-()aiiilinii defaiscpaux Inngiliidiiiaux, ti'exisle pas dans le rciillemont péliolaire; ces faisceaux fictifs sont inlimeinent unis, et forment nn cylindre creux composé de deux couches; la couche cylindrique de tissu fibreux est emhoîlée dans la couche cylindrique de tissu cellulaire. Divisons par la pensée chacune de ces couches cylindri(|ues en filets Innfjiludinaux, soiulés les uns aux autres. Les filets longitudinaux du tissu cellulaire tendront tous à se courher en dirigeant la concavité de leur coiirhure vers le dehors. Or, il est évident que si leur force d'incurvation est égale, la couche cylindrique qu'ils forment par leur assemblage demeurera droite et immobile; mais si les filets longitudinaux d'un c6té du cylindre l'emportent en force d'incurvation sur les filets du côté opposé, ceu.x-ci seront entraînés de force et malgré eux dans le sens de l'incurvation effectuée par les filets qui leur sont antagonistes. Le même raisonnement peut être fait par rapport à la couche cylindrique de tissu fibreux qui est sous-jacenle à la couche cylindrique du tissu cellulaire; ainsi chacune de ces deux couches cylindriques de tissus inciuvables. agira dans cette circonstance, comme s'il n'existait dans chacune d'elles que le seul cùté du cylindre dont la force d'incurvation est prédominante. Le côté opposé du cylindre, dont la force antagoniste d'incurvation sera vaincue, agira seulement ici comme modérateur du mouvement; c'est effectivement ce qui a lieu. L'expérience m'a prouvé que chez les feuilles comme chez les fleurs, c'est le tissu incurvable par endosmose, qui est seul l'agent du réveil, et que c'est le tissu incurvable par oxygénation qui est seul l'agent du sommeil.
« Ces deux tissus incurvahles disposés, comme je viens de le dire, en deux couches cylindriques emboîtées l'une dans l'autre, agissent sans doute chacun par toute la masse de la couche cylindrique ou du cylindre creux qu'ils constituent; mais il n'y a que le côté le plus fort de chacun decescylindrescreuxqui manifeste extérieurement son action, et cela seulement par l'excès de sa force sur celle des autres côtés du même cylindre creux, dont il contrarie et dompte l'incurvation. J'ai observé que le réveil des feuilles a toujours lieu par l'action de la partie la plus forte du tissu cellulaire de leur renflement pétinlaire. Ainsi, ce tissu cellulaire incurvable par endosmose est indubitablement l'agent du réveil des feuilles. Quant à leur sommeil, il est bien certainement dû à la seule action du tissu fibreux incurvable par oxygénation, contenu dans ces mêmes rentlemenls pétiolaires, car j'ai expérimenté qu'en privant les feuilles d'oxygène respiratoire leur sommeil est supprimé : elles restent constamment dans la position du réveil, ainsi i|ue j'ai fait voir que cela a lien pour les fleurs Alors, le tissu fibreux incurvable par oxygénation, et seul agent du sommeil, se trouve paralysé.
"Les phénomènes du réveil et du sommeil des feuilles, qui paraissent très-compliqués au premier coup d'œil, se tiûuvent ainsi ramenés aux lois si simples qui président au réveil et au sommeil des fleurs. »
SO.MMEP.AUERA. bot. Le genre institué sous ce nom par Hoppe, dans la famille des Caryophyllées. a été réuni au genre Àlaine, de Wahlenberg.
SO.M.AIl-t',!;. Sommera, eot. Ce genre n'a point encore obtenu de place rigoureusement déterminée dans la méihiide, et la famille des Rubiacées est celle dont il parait se rapprocher le plus. Il a été institué pai Schlechtendal qui lui assigne pour caraclèies : calice soudé à l'ovaire par l'extrémité de son tube; son limbe est supère, à cinq grandes divisions persistantes; corolle siipère ; sou tube ne dépasse point la longueur du limbe caliciiial; elle est suhcampanulée, cylindracée. nue intérieurement vers la base du tube, puis velue près de son orifice; le limbe est partagé en cinij lobes courlsel valves à l'épanouissement; cinq anthèresétroitement elliptiques, incluses, sessiles au milieu du tube de la corolle; ovaire infère, à deux loges, renfermant plusieurs ovules attachés de chaque côté de la cloison; style simple;stigmate à deux divisions linéaires, aiguës et dressées. Le fruit est une baie à deux loges, couronnée par le calice persistant. La seule espèce connue est un arbuscule à feuilles opposées, pétiolées, accompagnées de stipules inlerpétiolaires, allongées, trèsentières, décidues; les cymes axillaires sont composées dequatre ou cinq fleurs pédicellées et bibractéolées. Du Mexi(|ue.
SOMMERFELDTIA. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Schumacker, et qui ne paraît point différer du genre Drepanocarpus, de Meyer. /''. Drépanocarpe.
SOMWERFELTIA. BOT. Ce genre cryptogamique de la famille des Lichens, proposé par Flonke, est la même chose que le genre Peltigera de Willdenow.
SOMi'\lÉRIlNGIE.6'owiW(e/j/i(^i(ï. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Martius, qui lui donne pour caractères : calice persistant, bipartite, accompagné à sa base de deux bractéoles persistantes; lèvre sui)érieure comprimée, bifide et mucrouée à l'extrémité; l'inférieure à trois divisions aiguijs, dont l'intermédiaire plus longue que les latérales; corolle papilionacée ; étendard largement orbiculé, dressé, plié avant l'épanouissement; ailes oblongues, rugueuses, à fossettes, surpassant la carène qui est formée de deux pétales obtus; dix étamines réunies en deux paquets égaux; anthères conformes; ovaire stipilé, renfermant de deux à cinq ovules; style filiforme et ascendant; stigmate capité; légume stipité et comprimé, s'élevant du calice persistant, renfermant de deux à cinqsemeuces comprimées, séjiarées par des étranglements ou articulations également distantes. La seule espèce connue est une plante herbacée, marécageuse et rameuse; les feuilles sont brusquement découpées et leur axe est arisié; les stipules sont membraneuses, adnécs; les Heurs sont blanches, peu nombreuses, réunies en grappes axillaires; elles sont accompagnées de bractées. Du Brésil.
SOMMERVILLITE. uin. Cette substance, que l'on trouve au Vésuve, associée à un Mica noir et à d'autres substances, ressemble à l'Idocrase par quelques-uns de ses caractères extérieurs, mais elle en diffère par une dureté moins grande et un éclat plus vitreux dans la cassure transversale. Sa couleur est le jaune pâle; ses formes cristallines se rapportent à la variété d'Idocrase qu'on nomme Cnibinaire ; elles dérivent, selon