SON
Brooke, d'un ocliièdre à bas« carrée, dans lequel deux faces voisines sur une même pyramide fonl entre elles l'angle de lô-i» 48', tandis que les faces de la pyramide supérieure s'inclinent sur celles qui leur sont adjacentes inférieurement de 05° îîO'. Cet octaèdre se divise par une coupe très-nette dans le sens perpendiculaire à l'axe; il n'offre au contraire aucun clivage sensible, parallèlement à cet axe. Traité seul au chalumeau, ce minéral décrépite et fond en un globule grisâtre; avec le Borax, il donne un verre sans couleur.
SOMMION. BOT. ( Champignons. ) C'est le nom d'un genre établi par Adanson pour quelques Champignons que 1 esmycrographes modernes ont rangés parmi les espèces du genre Hydninn; tels sont les Ilydimm occarium et oibiculatum, Peis., Hydniim pecliiiatum, Pries.
SO.MMITE. Miw. Synonyme de Néphéline. f^. ce mot.
SO.MMOSE. POIS. Nom scientifique d'un sous-genre proposé par Lesueur parmi les Squales. Ce sont des Aiguillats dont la lête est plus raccourcie et plus obtuse.
SOMOINITE. MIN. Minéral trouvé avec le Platine des Monts Durais; il ressemble beaucoup à la variété de Corindon bleu, qu'on nomme Saphir.
SOJIOPLATE. Soiiioplatus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, division des Ilarpaliles, établi par Dejean qui lui assigne pour caractères : antennes monoliformes; dernier article des palpes cylindrique, lron(|ué à l'extrémité; une dent simple dans le milieu de l'échancrure du menton; lête un peu triangulaire; mandibules arquées; corselet large et court; élytres aplaties, se l'approchant de la forme carrée; pâlies peu allongées; les quatre premiers articles des tarses antérieurs peu dilatés.
SoMOPLATE SUBSTRIÉ. Somoplatus substiiatus, Dej. Cet insecte est d'un jaune ferrugineux; ses élytres sont pubescentes, couvertes de petits points enfoncés et offrant chacune neuf stries forl peu marquées. Taille, Irois lignes. Du Sénégal.
SONARD. OIS. L'un des noms vulgaires du Milouin. r. Canard.
SONCIIIDIUM. BOT. L'une des sections du genre Dubiœa ou Diptusoilon. V. ce dernier mot.
SONCHUS. EOT. y. Laitron.
SONCORDS. BOT.(Rumph, Amh., l. v,tab.69,fig.2.) Synonyme de Kœmpferia Galanga.
SONERILA. BOT. Genre de la Triandrie Monogynie, L., établi par Roxhurgh, mais encore trop imparfaitement connu pour que ses affinités naturelles puissent être déterminées. Lindiey l'a rapporté à la famille des Mélaslomacées ; mais ses caractères essentiels sont exprimés si succinctement, que l'on ne peut avoir aucune idée exacte à cet égard; on lui attribue une corolle rosacée, monopélale, profondément divisée en trois lobes. Ce genre se compose de quatre espèces qui croissent au Bengale et dans le Népaul. Elles ont reçu les noms de Soiierila macutata, emaculala, Moluccana et squarrosa.
SONGAR.MAH. Petite espèce du genre Hamster, Mus Soiigarus, L.
•SONI. MOU,. Espèce du genre Buccin. F. ce mol.
SONICËPHALE. INS. On a donné ce nom à quelques inseclps (|ui produisent du bruit avec leur tête; tel est cnlre autres V/lnohiuni pertiiiux.
SONNANT on SONNANTE, rept. Espèce du genre Crapaud. ^. ce mol.
SONNIÎRATIE. Sonneialia. bot. Genre de la famille des Myrtacées, tribu des Myrtécs, et de la Polyandrie Monogynie, établi par Linné fils {Suppl., p. 38) et offrant les caractères suivants : calice adhérent à la hase de l'ovaire, campanule, à quatre ou six lobes aigus, à estivation valvaire; corolle nulle, ou quand elle existe, composée de pétales en nombre égal aux lobes calicinanx, alternes avec ceux-ci et élalés; étamines nombreuses, à filets libres, à anthères presque rondes; style filiforme, surmonté d'un stigmate presque capitéj baie adhérente par sa base au calice persistant; du reste semi-supère, presque globuleuse, recouverte d'une écorce membraneuse, divisée en dix à quinze loges séparées par des cloisons minces; graines nombreuses, nichées dans une pulpe charnue, dépourvues d'albumen, munies d'un embryon courbé, d'une radicule longue, de cotylédons foliacés, courts, roulés et inégaux. Ce genre a été nommé \i;iv GxvUter Aubletia, nom qui a été appliqué à d'autres plantes. Les Sonnératies sont des arbustes à rameaux tétragones, garnis de feuilles opposées, entières, ovales, un peu épaisses, munies d'une seule nervure, et non parsemées de points glanduleux. Les fleurs sont terminales, ordinairement solitaires et forl grandes.
Sonnératie apétale. Sonneralia apetala, Hamilton (Trans.Soc. Liiin., vol. 15, p. 106). C'est un très-bel arbre, originaire du Bengale, et qui par son port ressemble au Saule pleureur.
SONNETTE, moli. Même chose que Cloche ou Clochette, l^. ces mots.
SONNEUR, ois. Nom vulgaiie du Pyrrhocorax Coracias. l^. Pïrrdocobax.
SONNINIE. Sonninla. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Reichenbach qui le caractérise de la manière suivante : calice à cinq divisions; tube de la corolle court et urcéolé; son limbe est à cinq lobes; corolle staminale composée de cinq folioles obtuses, ayant chacune une écaille à leur face interne; anihères terminées par un appendice membraneux; masses poUiniques renflées, pendantes, attachées au sommet ; stigmate en forme de bec allongé et entier.
SoNNiNiE DIPIOLÉPIB. SontUnia diplolepia, Reich. Plante grimpante, rameuse, très-glabre; feuilles opposées, oblongo-lancéolées , à bords roulés; corymbes formés d'un petit nombre de fleurs assez grandes; corolle à découpures aiguës et pubescentes en dessus. Du Chili.
SOPE. POIS. Espèce du genre Cyprin, f^. ce mol.
SOPHIA. BOT. Espèce du genre Sisymbre. T. ce mot.
SOPHIO. POIS. L'un des noms vulgaires de la Vaudoise, espèce du genre Ahle. l^. ce mot.
SOPHISTÈQUES. bot. Ce genre, proposé par Commerson pour faire partie de la famille des Ochnacées, a été réuni au genre Gomphia de Schreber.
SOPKONE..S'o;)/iOHa.CROST. Risso désigne ainsi (Hisl.
liât, de l'Europe méiiii., t. v, p. loi ) un nouveau senre lie Torilre des Isopodes. qu'il caiactùiise de In rnani(''ie suivante : corps ovale; abdomen plus étroit que le corselet; tèle demi-circulaire; yeux grands, arrondis, rapprochés, granulés. Antennes de pigsieurs articles, les supérieures un peu plus courtes que les inférieures; corselet à sept segments, dont le premier est fort grand; douze pieds égaux; ongles trèscourbés, aigus; le dernier segment de l'abdomen demi-circulaire; appendices foliacés égaux.
SopuoNE DE Nice. Sophona Nicœensis. Risso, loc. vit. Son corps est de couleur de corne; les antennes, les pieds, le dernier article de l'abdomen et les appendices sont jaunâtres; les yeux d'un noir pourpré. Longueur, 0,011. Séjour, les régions des Algues; apparaît en hiver et au printemps.
SOPHORE. Sophoia. bot. Genre de la famille des Légumineuses et qui forme le type de la tribu des Sophorées. Il se distingue par les caractères suivants : le calice est monosépale, subcampaniforme et à cinq dents; la coiolle est papilionacée; les dix élamines sont tout à fait libres ou légèrement et inégalement soudées ensemble par leur base. La gousse est trèsallongée, étranglée de dislance en distance, polysperme et dépourvue d'ailes. Les espèces de ce genre, au nombre d'environ douze ou treize, sont très-variables dans leur port. Ce sont des piaules herbacées, des arbustes ou même des arbres très-élevés. Leurs feuilles sont imparipinnées, et leurs fleurs forment des épis ou des grappes qui terminent les ramifications de la tige. Le professeur De Candolle a divisé les espèces du genre Sophorn en deux sections : la première, sous le nom d'Eiisopliora, renferme les espèces qui ont les étamines entièrement libres; elles forment la presque totalité. La seconde, qu'il nomme PseicUotJliora, ne se compose que du Sophora Alopecmoides, L., qui a les étamines diadelphes. Plusieurs des espèces de ce genre sont cultivées dans les jardins; mais parmi ces espèces il n'en est pas de plus intéressante que le SoPHORE DU Japoîi, Soplioin Japonica, L., Mant., G8; Duham., édit. nouv., ô, tab. 21. C'est un grand et bel arbre, originaire de la Chine et du Japon. Son introduction en France ne remonte pas au delà du milieu du siècle précédent. En 1747, le P. IncarviUe, missionnaire à la Chine, en envoya des graines à liernard De Jussieu. Ces graines réussirent parfaitement, et devinrent l'origine de tous les individus qui furent peu de temps après répandus en Europe. Le Sophora du Japon peut s'élever à une très-grande hauteur. L'écorce cjui recouvre ses branches et ses rameaux, est lisse et d'un vert foncé. Les feuilles sont alternes, imparipinnées, composées de six à sept paires de folioles ovales, aiguës, péliolées et glabres. Les Heurs sont d'un jaune pâle, disposées en grappes touffues à l'ejttrémité des rameaux. Cet arbre mérile d'être cultivé dans les parcs, à cause de la beauté de son port et de sa croissance très-rapide.
SOPHORÉES. Sophoreœ. bot. L'une des tribus établies dans la famille des Légumineuses par Brown, De Candolle et Sprengel. Elle est extrêmement naturelle et distincte; elle renferme les genres à coi-ollc papi-
lionacée. qui ont les étamines libres, le fruit non articulé, l'embryon crochu et les cotylédons foliacés. Cette tribu diffère des Cassiées par sa radicule crochue et non droite, des Lotées par ses étamines libres, des Hédysarées par son fruit continu et non articulé. Pour rénumération des genres qui la composent, A'. Légd-
MIDEUSES.
SOPHRONANTIIE. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, établi par Bentham, puis réuni au genre Gratiola. A'. Gratiole.
SOPIIRONIE. Sopliroiiia. bot. Genre de la famille deslridées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Lichtenstein qui lui donne pour caractères: périgone corollin supère, tubuleux, avec son limbe partagé en six lobes égaux; trois étamines insérées à l'orifice du tube de la corolle; ovaire infère, trigone ettriloculaire; style filiforme, exserte; stigmate trifide; capsule infère, trivalve, à trois loges polyspermes. Ce genre est très-voisin du IFUsenia, aussi Ker proposet-il de le lui réunir.
SoPHRONiE Ei« GAZON. Sopliionia CŒspi/osa, Licht. C'est une plante acaule.dont les feuilles sont linéaires, nervurées, recourbées, à base dilatée, engainantes et membraneuses; Heurs presque en ombelle sur des pédoncules radicaux, qui peuvent être les divisions d'une hampe commune. Les corolles sont jaunes. Du cap de Bonne-Espérance.
Persoon a donné le nom de Soplironia à un Cham- Iiignon qui a été placé dans la dernière division du genre Phallus, de Michel.
SOPHRONITE. Soplironitis. bot. Genre delà famille (les Orchidées, institué par le professeur l.indiey qui lui donne pour caractères ; sépales presqrre égaux, imbriqués, libres à leur base; labelle entier, en capuchon et liriguiforme, soudé par sa base avec le gynostème, portant une sorte de crête simple et transverse au milieu; anthère terminale, operculaire et ù huit loges dont l'ouverture est épaisse; huit masses poUiniques parallèles antérieurement et postérieurement; caudicule double, glanduleuse et recouverte de poussière; stigmate concave, à bec oblus.
SOPHRONITE A FLEURS PENDANTES. SophrOtlUis Cer-
nua, Lindl. Les pseudobulbes sont oblongs, arrondis, terminés par une feuille ovale, sessile, glabre, épaisse, coriace, longue d'un pouce environ, un peu pointue et coudée à la base; la hampe est courte, cylindrique, portant une grappe de fleurs biactéolées ; les pédicelles sont cylindriqrres, épais, d'un verdâlre orangé; les sépales et les pétales sont d'un rouge orangé; le labelle est d'une nuance un peu plus pâle et le gynostème d'un rouge assez sombre. Du Brésil.
SOPI. POIS. Même chose que Snpe. F. ce mot.
'&0?\}\^\E.Sopubia. BOT. Genre de la famille des Scropbirlarinées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Hamilton dans le Prodromus Ftoi œ Nepalensis de Don, et offr'ant les caractères suivants : calice campanule, à cinq lobes égaux; étamines saillantes, à anthères profondément divisées en deux, ayant les loges tuhuleuses, stériles; stigmate indivis; capsule biloculaire, bivalve, polysperme; cloison parallèle, continue.
SopDBiE TRIFIDE. Sopubia triftilii, llamilt. C'est une
ao
son
herbe hérissée, à feuilles opposées, linéaires, Irèsélroiles, Irifîdes, à fleurs rouges, péiionculées. Celle planle croil au Népaul.
SORAMIE. Soiamia. bot. Aublel (Guian., 1,p. 552, lab. 219) a décrit et figuré, sous le nom de Soramia Guianeufiis, un arbrisseau grimpant, qui croît sur les bords de la rivière Sinainan, dans la Guiane. Schreber a changé le nom générique de celle planle, et lui a donné celui de Mappia. Willdenow l'a placée dans le genre Teiracera en la nommant Tetraceia obovala. Enfin De Candolle (Syst. l-'ajel., 1,p.40G) l'a réunie, avec doute, an Doliocarpus. V. ce mol.
SORANTHE. Sonudkus. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Ledebourg qui lui donne pour caractères : limbe du calice imparfaitement dentelé; pétales largement ovales, acuminés et persistants; fruil transversalement divisé, elliptique, un peu comprimé sur le dos et couronné parles styles divariqués; méricarpes à cinq paires de bandes à peine saillantes, mais égales, les latérales formant Ins bords; valléculesà une seule raie, commissure à quatre raies; carpophore bipartite.
SoRANTBE DE Meyer. Sofaiithns Meyeri , Ledeb. C'est une plante herbacée, dressée, ii lige cylindrique, à feuilles bi ou Iridécoupées; découpures distantes, trésténues, acuminées; involucelles composés de cinq à huit folioles réQexo étalées, plus courtes que l'ombelle. De la Sibérie.
Le genre Soranlhus de Salisbury est la même chose que le genre Soioceplialus, de Robert Brown, qui fait partie de la famille des Protéacées. f^. SOrocéphale.
SORBARIA. bot. L'une des sections du genre Spirœa, de Linné.
SORBE, bot. Nom du fruit du Sorbier des Oiseaux, f. Sorbier.
SORBIER. Sorbus. bot. Ce genre, établi par les anciens botanistes, avait été réuni par Gœrtneravec les Poiriers, dont en effet il ne se distingue par aucun caractère important. Cet exemple a été suivi par John Lindiey, dans son excellent mémoire sur la tribu des Pomacées, et par le professeur De Cand(dle. Ainsi donc le genre Suibus ne doit plus être considéré ([ue comme une simple tribu des Poiriers, qui se distingue par une corolle formée de pétales étalés, par des styles qui varient de deux à cinq, et par un fruit globuleux ou turbiné, offrant de deux à cinq loges dont les parois sont cartilagineuses. Les espèces qui forment cette tribu sont remarquables par leurs feuilles imparipinnées ou simplement divisées et pinnalifides, et par des Heurs blanches, petites et disposées en corymbes terminaux. Sorbier domestique ou Cormier. Soi bus ilumesiica, L., ou Pyius Sorbus, Gœrtn., 2, [). 45, lab. 87. C'est un arbre Irès-élevé , qui croît naturellemenl dans les foiéls el que l'on cultive aussi dans les haies et les vergers. Ses feuilles, alternes et imparipinnées, se composent de sipl à huit paires de folioles dentées et blanchâtres en dessous. Les fleurs sont blanches et en corymbes. Les fruits, qu'on désigne sous le nom de Cormes ou Sorbes, sout de petites poires presque globuleuses, rougeâtres , extiémeraent âpres avant leur parfaite maturilé, mais se ramollissant à la manière
des nèfles, dont elles prennent à peu près la saveur. Dans les campagnes, onen retire uneboisson fermentée analogueau cidre. Le bois de Cormier est très-dur, rougeâlre, et recherché par les ébénistes. C'est avec ce bois que l'on fait les rabots etautresoulils de menuiserie. On cultive encore dans les jardins le Sorbier des Oiseaux, Sorbus auvupan'a, L., el le Sorbier hybride, Sorbus hybrida, L., qui dans l'automne font m\ effet très-pitloresque, à cause de leurs corymbes de petits fruits d'un rouge éclalanl.
SORBIQUE. y. ACIDE.
SOliDOS. BOT. y. Sorbier.
SORDAWALITE. MIN. C'est le nom sous lequel Nordenskiold a décrit un minéral noir, ayant l'apparence du Charbon, el qui se trouve près de la ville de Sordawala, en Finlande, dans le roc sur lequel l'église esl bàlie. Sa ressemblance avec le Grenat noirdeSwaphawara, analysé par Hisinger, l'avait fait regarder d'abord comme un Grenat mélanile massif; mais on ne peut douter que ce ne soit une espèce distincte, d'après la descrij)tioii cl l'analyse qu'en a données Nordenskiold, Journal Philos. d'Edimbourg, t. ix, p. 102. La Soidawalitese présente en masse compacte, sansaucun indice de clivage. Elle est plus dure que le Fluurile et même que l'Apalile, mais elle est rayée par le Ouarlz. Sa pesanteur spécifique esl de 2,33. Elle esl absolument opaque ; sa couleur esl le noir tirant ([uelquefois sur le grisâtre ou le verdàtre; sa poussière esl grise; son éclat est vitreux, et passe au métalloïde. Elle esl facile à casser, surtout dans un sens perpendiculaire à la direction de ses couches; sa cassure estconchoïdale. Elle devient rougcâlie par une longue exposition à l'air; chauffée seule dans le matias, elle dégage une grande quantité d'eau; sur le Charbon, elle fond, sans se boursouffler, en un globule noirâtre, el avec addition de Borax, en un verre d'une teinte verdàtre. Elle est en partie soliible dans l'Acide nuiriatique. D'après l'analyse de Nordenskiold, elle contient sur cent parties, Silice, 49,40; Alumine, 15,80; Magnésie, 10,67; peroxyde de Fer, 18,17; Acide phosphorique, 2,68; Eau, 4,38. La Sordawalite a été trouvée en lils d'un demipouce d'épaisseur, dans une roche trapéenne, à Sordawala, dans le gouvernement de Wiboig, en Finlande.
SORE. BOT. {Fougères.) On duiiue ce nom aux amas décapsules de formes diverses, qui se trouvent sur la surface inférieure des feuilles des Fougères, particulièremenl dans la tribu des Polypodiacées. Ces soies ou groupes de capsule sont tantôt nus et taiilôt recouverts par un léguinent membraneux, t^. Fougères.
SORÉDIE. Soredia. bot. (Z,ic/ie«s.) Linné el Hedvvig ont regardé comme organes mâles des corps de forme variable, plus ou moins pulvérulents, plus ou moins saillants, qui se remarquent sur le thalle de certains Lichens. On cioîL que ces Sorédies peuvent servir à la propagation, ce qui leur a valu le nom de Propagules que leur donnent certains auteurs. Fée pense que toutes les parties du Lichen sont susceptibles de reproduire l'individu. Le thalle des Parinelia, des Slicla, des Us- ■iwa, des RamaUna, etc., esl fréciuemment envahi par (les Sorédies.
SOiiËDION. Sondiiim. bot. On a donné ce nom aux
s 0 II
nmas pulvéïuU'iils que l'on observe sur lieaiicinip d(! Lichens, etque l'on soupçonne êlre analogues au pollen (les élainines.
SOREL (vert et rodge). bot. Variélés de Cotonnier. /'. oe mot.
SOREX. «AM. Synonyme de Musaraigne, y. ce mot.
SORGHO ET SORGllUM. bot. A'. AivoROPOGON et
IIOliQUE.
SORIA. BOT. (Adanson.) V. Ecclidie.
SORlCIENS..yo/7Ci7. mam. Desmarest a formé sous ce nonmne petite famille de Carnassiers, qui renferme les genres Musaraigne, Desman, Scalops et Chrysochlore. F. ces mots.
SORINDÉIE. Sorhuhia. bot. Genre delà famille des Térébintliacées, établi par Du Pelit-Thouars (Gênera Mailag., \taQ. 24), et offrant les caractères suivants : Heurs polygames, dioïques; calice urcéolé, à cinq dents; corolle à cinq pétales lancéolés, élargis à la base, à eslivation valvaire. Les fleurs mâles ont seize à vingtliuit étamines inséites sur le fond du calice. Les lierrnapliroditcs ont cinq étamines stériles, à filets courts; lin ovaire conique; trois stigmates sessiles. Le fruit est lin drupe renfermant un noyau oblong, comprimé, filamenteux; la graine contient un embryon nu et épais.
SoRiNDËiE DE MADAGASCAR. Sorhuleia Mailaqascariennis, Thouars. C'est un petit arbuste à feuilles allernes, imparipiiinées, ù Heurs petites, en grappes axiliaires. A Madagascar on lui donne vulgairement le nom de Manguier à grappes, à cause de la ressemblance lie son fruit avec celui du Manguier.
SORMET. Soiinetiis. Moii. On doit à Adanson la connaissance du Sormet, dont Férussac fit le type d'un genre qu'il plaça à côté des Bulles et des Bullées. Ce genre n'est qu'incomplètement connu et seulement d'après la description d'Adanson. Sa coquille, très-petite, unguiforme, mince et transparente, offre de l'analogie avec celle des Biillées; elle ne recouvre non plus ([u'uiie petite partie de l'animal ; celui-ci est demi-cylindrique, plat en dessous où existe un plan locomoteur enloiiié d'un sillon; mais il n'y a ni tête, ni tentacules, seulement une ouverture buccale antérieure et une plus grande, latérale et postérieure, qui est l'entrée de la cavité branchiale. Adanson dit que les excréments sortent par cette ouverture branchiale, ce qui est peu croyable, à ce que pense Blainville.
SoRMET d'Adanson. Sonnetus Jilansonii, Blainv. Sa coi|uille est longue de cinq lignes environ et large de trois. Sa couleur est le brun-roussàtre; en dehors elle est convexe, polie et luisante; elle est concave en dedans, avec les bords repliés en forme de bourrelet; elle est assez transparente. On prétend qu'elle n'est pas rare au Sénégal, dans les sables de l'embouchure du Niger.
SORMULE. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Surmulet. K. Molle.
SOKOCÉE. Soiocea. bot. Genre de la famille des Urticées, élahli par St.-Hilaire, pour un arbre qu'il a observé au Brésil. Les caractères de ce genre sont ; fleurs dioiiiues; les femelles ont l'involucre uniUore, ovato-tubuleux, à cinq dents peu marquées, et souvent
déchiré au sommel ; point de périgone; ovaire libre, à une loge; style terminal et bifide: ses branches sont slygmatiqups à la face; ovaire ovoïde, glabre, monolocnlaire et monosperme; ovule pariétal et suspendu. Le fruit est une baie ovoïde, globuleuse, formée nonseulement par le péricarpe, mais encore par le calice qui, peu à peu. contracte adhérence avec lui, et ne reste libre que tout à fait au sommet; semence ovoïde et aplatie à la face; ombilic placé un peu au-dessous du petit bout de la semence; embryon exalbumineux et dressé; l'un des colylédons à peine visible et caché par l'autre qui est très-grand; radicule très-courte, siipèrc et rapprochée de l'ombilic. La fleur mâle n'est point encore connue.
SoROCÉE CACBiji. Soiocea racliim. Son tronc est d'une médiocre élévation et se couronne de rameaux pourvus de feuilles alternes, bordées de dents écartées ; les fleurs femelles sont portées sur des pédoncules partiels, d'un rouge de vermillon et disposées en grappes. Dans les bois vierges qui avoisinent Rio-Janeiro et St.-Paul.
SOROCÉPHALE. Sorocephalus. bot. Genre de la famille lies Protéacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., élahli par R. Brnwn (Transact.Linn. .Voc. , 10, p. 139) qui l'a ainsi caractérisé : calice quadrifide, égal. caduc en totalité; stigmate vertical, en forme de massue; noix ventrue, brièvement pédicellée ou échancrée à la liase; involucre composé de trois à six folioles placées à peu près sur un seul rang, renfermant une seule fleur ou un petit nombre défini de fleurs, ne changeant point après la fructification ; réceptacle dépourvu de paillettes. Ce genre est très-voisin, par son port et ses caractères, du genre Spalalla: il en diffère cependant par son stigmate vertical et son calice toujours régulier ; il se compose de neuf espèces qui croissent toutes dans l'Afrique australe . près du cap de Bonne-Espérance. Thiinberg en avait décrit deux sous les noms de Prolea lanata et Protea imbricata. Les autres sont de nouvelles espèces décrites par Brown. Ce sont des arbrisseaux à branches eflîlées, garnies de feuilles éparses, filiformes ou planes, indivises, les inférieures rarement éparses. bipinnatifides. Les fleurs sont légèrement purpurines, renfermées dans des involucres presque sessiles. accompagnés d'une seule bractée et ramassés en un épicapituliforme.
SORON. MOLL. Nom sous lequel Adanson (Voy. au Séiiég., pi. 2. fig. ô) désigne une petite espèce de son genre Lépas. Gmelin lui a donné le nom de Patella nivea.
SOROSE. BOT. Le professeur Mirbel appelle ainsi le fruit du Figuier, du Dorstenia, du Moniinin, etc. Il se compose d'un réceptacle charnu , globuleux nu pyriforme, rétréci à son sommel en une très-petite ouverture, ou élargi et presque plan , et sur la surface interne duquel sont implantées un grand nombre de fleurs femelles, qui se changent en de petits fruitscrustacés.
SOROSPORIUM. BOT. Le genre de Champignons, créé par Rudolphi sous le nom de Sorospon'uni , ne diffère point assez du genre Schizoderiua de Kunz , pour ne point en opérer la fusion.