Antennes de huit ou neuf articles. Genres ; Bibiok
ASPISTE.
TIPULE. Tipula. iNS. Cette dénomination, ainsi que celles de Macropedium, Macrona, Pedo, etc., fut donnée par les anciens à des Diptères tiès-analogues par leur forme générale, la longueur de leurs pattes, au Cousin, mais point offensifs. Quelques auteurs les ont encore appelés Tailleurs ou Mouches Couturières; mais leur histoire, établie sur des faits positifs et dégagés d'erreurs, ne date guère que de l'époque où Réaumur publia ses beaux Mémoires. Il proposa de séparer des Tipules, sous le nom de Protipule, d'autres Diptères ayant des rapports avec elles, mais qui en diffèrent par les palpes. Le genre Tipula de Linné et des entomologistes du même âge, est devenu le type d'une famille, celle des Tipulaires (A', ce mol), et tel qu'il est maintenant limité, se caractérise ainsi : trompe trèscourte, bilabiée, dont le suçoir ne parait formé que de deux soies. Deux palpes saillantes, filiformes, courbées, de cinq articles, dont le dernier long, comme noueux ou annelé; tête plus basse que le thorax, prolongée en devant en manière de museau cylindrique; l'épislome terminé en pointe; yeux arrondis, entiers; point d'yeux lisses; antennes à peu près identiques dans les deux sexes, courtes, sétacées, de treize articles, presque tous cylindriques, avec quelques poils verticillés an bout; le premier plus long, le deuxième court, presque en forme de coupe, et le dernier très-petit. Thorax élevé; ailes elliptiques, écartées dans le repos; deux cellules immédiatement après celle de la côte, parlant de l'origine de ces ailes et fermées vers les deux tiers de leur longueur; une troisième cellule pareillement complète, mais petite et arrondie, située immédiatement sous les deux précédentes; trois autres cellules parcourant toute la longueur de l'aile, mais fermées par le bord postérieur, à la suite de celles-ci; l'extréuiilé extérieure
de l'aile offrant plusieurs autres cellules incomplètes ou fermées de même. Ahdomen allongé, terminé dans les femelles par un oviducte extérieur, formé de deux valves écailleuses, connivenlps ou réunies, et allant en poinlc; il est plus gros au liout ou en massue dans l'autre sexe. Faites grêles, fort longues, n'ayant d'épines qu'à l'extrémité des janihes.
Ces derniers caractères, ainsi que la manière dont se termine l'aliilomen, sont communs à d'aulres Tipulaires, celles de la division des Terricoles, de Lalreille, ou des Porle-Bccs, de Meigen. Poin- faciliter l'accouplement, la femelle recourbe son derrière en haut, et le mâle, placé au-devant d'elle, peut en conlnurnant son corps, accrocher en dessous le dernier anneau de l'alidonien de sa compagne. Celle-ci, au moment de la ponte, se tient et marche dans une situation verticale, s'aidant seulement de ses deux dernières patles et de la pointe écaillense terminant son ahdomen; elle lui sert à percer la terre et à iiilroduire ses œufs dans les trous qu'elle y fait de distance en dislance. C'est plus parliculièrernent au terreau et à la terre des marais (|u'elle confie les germes de sa postérité. Ces oeufs sont trèsdurs, d'un noir luisant et de Jigure oblongue, un peu contournée en manière de croissant. Les larves, (ra|)rès les observations de Réauniur, à qui ces détails sont empruntés, ressemblent à des vers allongés, grisâtres, cylindriques, mais amincis aux deux bouts, lisses et sans pattes. La tête, qui est pelite, écaillense et susceptible de se retirer dans l'anneau suivant, offre deux petites antennes charnues et une bouche inférieure, composée de deux crochets, paraissant moins agir l'un contre l'autre, que contre deux autres pièces |)lacées au-dessous d'eux, sur une même ligne, fines, écailleuses, convexes extérieurement, concaves sur l'autre face et dentelées au bord supérieur. Les seuls stigmates que ce grand naturaliste ait pu découvrir sont situés sur le derjiicr anneau du corps, au nombre de six, et sur deux rangées transverses, deux, quatre. Les deux supérieurs sont plus grands, forment autant de taches brunes (|ui, vues à la loupe, paraissent être composées de deux plaques circulaires, représentant un œil avec son iris; deux grandes taches parcourant toute la longueur du corps y aboulissent par des lilets qu'elles jeltent à leur extrémité postérieure. Réauraur pense que l'air pénètic intérieurement par ces stigmates, tandis qu'il sort par les quatre autres plus petits et situés au-dessous; le pourtour du dernier anneau du corps est divisé en six rayons ou angles, dont les deux supérieurs plus grands. Ces larves se nourrissent uniquement de terre, et loisciu'elles sont très-abondantes dans les mêmes localités, elles nuisent aux i>lantes, en détachant ou isolajit leurs racines et les privant ainsi des sucs nutritifs qu'elles recevraient. On trouve dans le terreau <le divers arbres d'autres lai'ves analogues; mais celles-ci appartiennent à d'autres genres de la même division. C'est là aussi que les uns et les autres subissent leurs dernières métamorphoses; lus nymphes sont allongées; elles ont antérieurement ikux tubes respiratoires, en forme de cornes; les patles sont repliées sur elles-mêmes ou contournées; elles présentent dans la longueur de l'abdomen des rajigées annulaires et transverses de
petites épines, qui leur servent à s'élever à la surface du terrain, lorsqu'elles doivent se dépouiller de leur peau et devenir insectes parfaits. Elles peuvent aussi en faire usage pour ramper. Lepellelier et Servillc (Encyclop. méth.) ont partagé les Tipules proprement dites en celles qui ont l'une des cellules postérieures des ailes pétiolée, et en celles où toutes ces cellules sont sessiles. Dans la première divi.sion se range la TipuiE des cci.- TrRES (7'. oleracea, L.; T. pratensis , Dég., Ins., vi. tah. 18, fig. 12, 1,3), dont le thorax est cendré, rayé d'obscur; dont l'abdomen est d'un roussâlre foncé, et qui a les ailes noirâtres, avec le coté roussàtre. A l'autre division a|ipartient la Tipdle safranée (T. cioceata, L.), qui est d'un noir velouté, avec trois bandes fauves sur l'abdomen, et une tache brune sur les ailes. Ici vient encore la Tipcie cornicine {T. cornicina, L.), dont le corps est jaune, avec trois lignes noirâtres sur l'abdomen. Les ailes ont une tache marginale obscure.
TIPULODE. Tipiilodes. ms. Genre de Lépidoptères diurnes, créé par Boisduval et qui a de très- grands rapports avec les genres Glaucopin, Piocris et Litlwsia. Toutes les espèces appartiennent à l'Amérique du Sud.
TipuLODE NÉGLIGÉE. Tipiiloiles iicglecta, Boisd. Ailes supérieures d'un brun noirâtre pâle, avec les nervures plus obscures; les inférieures noiies, avec une pelite frange blanche; front jaune; abdomen d'un noir verdàtre. Taille, quatorze lignes. Du Pérou.
TIQUE. OIS. Kom vulgaire du Pipit des buissons. y. PipiT.
TIQUE. ARACD. Nom que l'on donne vulgairement à certains Acaïus, de Linné, qui s'altachant au corps de divers animaux, en sucent le sang ; telles sont plus particulièrement les espèces du genre Ixode. K. ce mol. TIQUE ou CIRON DU FROMAGE. ^. CiRON.
TIQUE 011 CIRON DE LA GALE. A'. Sarcopte. TIQUE on TISSERAND D'AUTOMNE, ms. Espèce de Mile qu'on trouve sur les feuilles du Tilleul en automne, et qui aiipartient au petit genre que Latreille a formé sous le nom de Gamase. C'est à lort, ainsi que Latreille l'a lemarqué , que Geoffroy avait attribuée cet insecle les productions filamenteuses qu'on voit en celle saison dans la campagne, et qu'on désigne vulgairement par le nom de fils de la rieiye. Ces filaments sont le résultat du travail d'une petite Araignée. TIQUE AQUATIQUE. A". Hydracune. TIQUE DE LA CHAUVE-SOURIS. A'. Nycteribie. TIQUE DES CHIENS. A', ces mots ù l'article Ixodb. TIQUE DU FROMAGE, r. Ciron.
TIQUE DES OISEAUX, DES VOLAILLES. /'. Ricin. TIQUE DES PAYS CHAUDS. /-'. les articles Ijcode, Cbiqde et Puce.
TIQUE ROUGE SATINÉE, r. Tromdiuie.
TIQUE DES VOLAILLES OD KARAPATE. ms. Nom que l'on donne à l'ile Bourbon à une espèce de Mile qui attaque les volailles, et qui vraisemblablement appartient au genre Ixode.
TIQUES. liiciiiiœ. ARAciii». Latreille a désigné ainsi, parmi les Arachnides trachéennes, une tribu de la famille des Holètres, ayant pour caractères ; huit pieds
propres à la course oii du moins point natatoires; un suçoir formé de liois lames ou lancelles, dont deux représenlanl les chéllcères, et l'autre la Ian(;uelle. Ces Araclinidos sont la plupart parasites, et composent les genres Bdelle, Smaride, Ixode et Argas. K. ces mois.
TIOUILIA. BOT. Le genre l'iahli sous ce nom parPersoon {Eiuliir., 1, p. 157) et qui avait pour type le Li- Ihospermiim tlicholomum delà Flore du Pi'rou, a été réuni au Cohienia par Lelimann. A". Coldéme.
TIUANITE. Tiranites. moi.l. Un morceau de Baculite usé ou incomplètement formé,dépourvu de ses cloisons persillées, a élé pour Monlforl le sujet de ce genre qui ne pouvail êlre adoplé. F. Bacdlite.
TIRE-ARIIACHE. ois. Nom vulgaire de la Rousserolle. y. Sylvie.
TIRE-FOND. Haitslalor. jioi.l. Genre créé par Monlforl, dans le second volume de sa Conchyliologie syslématiqiie, pour une Turrjlelle fossile des enviions de Paris, Turritella nnbricalan'a , parce que sa suture enfoncée et ses tours anguleux la font ressembler à une vis prenante que les tonneliers mellenl en usage et nommenl lire-fond. /-'. Turbitelie.
TIRE-LANGUE, ois. Nom vulgaire du Torcol. f^. ce mol.
TIRÉSIAS. rsTCH. Bory de Saint-Vincent a établi et décril sous ce nom un genre de la famille des Arllirodiées el de la tribu des Zoocarpées, dans lequel il signale comme espèce principale le Confeiva bipaiiita de Dilwyn. Le genre 'J'iresias a élé adoplé par Fries qui l'a placé parmi ses Ilydropbyccs ou Algues, cl (|ui a fait observer ([ue le genre Zoocarpea de Nées d'Ésembeck (Kov. Act. iiat. cur., ann. 1813, p. 317) lui élail idenliqiie.
TIRIN. OIS. (Belon.) Synonyme vulgaire de Cini. f^. Gros-Bec
TIRIT. ois. Ni>m vulgaire du Moiicbel. F. Acceîv-
TEllR.
TIRU. Tinis. pois. Genre créé par Raffinescpie pour recevoir une seule espèce trouvée dans les mers de Sicile, el voisine des Saliiioiics. Ce genre a pour caractères : corps cylindrique; bouche garnie de dents; une nageoire dorsale plus éloignée de la léte que les calopes qui sont dépourvus d'appendices.
TiRD MARBRÉ. J'iiiis maiiiioialvs, Raff. Son doscst marbré de gris el de fauve; son ventre est blanc. Taille, douze à quatorze pouces.
TISIPIIO.NE. REPT. (Fiizinger. ) Sousgenre de Vipères, voisin des Trigonooépbales. F. Vipère.
TISOA. Tisoa. MOLL. Foss. Marcel de Serres a formé ce genre pour un corps organisé fossile, qu'il a découvert dans le Calcaire juiassi(|ue du midi de la France. Ce corps est ovalaire, généralement renflé dans la jiarlie moyenne et légèremenl effilé à ses deux exlrémilés, imitant assez bien la forme d'un Cuncomlire; son test est mince, timmenl sli ié, avec deux siphons inlérieurs, plus ou moins écarlés l'un de l'aiilre et plus ou moins p:iralléles; leur ouverture exiérieure est placée conslammenl à l'exlrémilé la plus large. Ce corps se leimine par un sommet assez grêle, mais moins proporlionnellement que celui des Bélemniles dont il se rapproche assez bien.
TisoA A siPBONS. Tisoa slphonnlis, Marcel. Sa forme est celle de deux cônes allongés, accolés par leur base: sa surface extérieure est presque lisse el unie el le lesl qui la recouvre parait très-finement sirié. Taille : les fragments observés peuvent la faire porter â qiialrc pieds environ de longueur sur un diamèlre moindre d'un peu plus de moitié. La longueur des siphons est celle (le presque tout le corps; le diamèlre en est d'environ le vingtième.
TISSA. BOT. Le genre inslilué sous ce nom par Adanson { Fam. ii, S07 ), est identique avec le genre Sper- (tularin. de Persnon.
TISSERAND, ms. L'un des noms vulgaires du Worabée. y. Gros-Bec.
TISSERANDS. TexIores.oM. Vieillot a donné ce nom à la onzième familledes Oiseaux sylvains desa méthode ornilhologique; elle comprend les genres Loriot, Malimbe, Iclérie, Carouge, tallimore, Troupiale et Cassiqiie.
TISSERIN. P/ocens. ois. Gsnre de l'ordre des Granivores. Caractères : bec robusve. dur. fori, en cône assez allongé, convexe, presque dtoil, aigu, comprimé el Héchi vers la pointe; mandibule supérieure à arêle qui s'avance enlre les plumes du fronir ses bords ainsi que ceux de l'inférieure, sont courbés e» dedans- narines ovoïdes, ouvertes, placées de chaque-^ôlé près de la surface; pieds médiocres; tarse aussi long que le doigl inlermédiaire; quatre doigts : Irois f| avant sondés à la base, un en arrière; ailes médiocres; quatrième rémige la plus longue. Le nom de Tis»>rin, donné par Cuvier aux Oiseaux dont se compos» ce genre, est lire de l'art étonnant, de l'adresse toute ptvliculière ([u'ils apportent dans la construclion de leurs nids : les premiers matériaux de la bàlisse consistent en quelques brins de jonc que l'Oiseau arrange symétriquement et enlace avec l'extrémité des feuilles roides et pointues d'un Pandaiins ou de toute autre plante de même élévation; il amasse aniour de celle charpente une abondante quantité de soie, de laine, de duvet, de colon el d'autres sul.slances douces et molles, qu'il se met à lisser ou pluUl à feutrer de manière à donner à l'ensemble la forme c'un sac cylindrique, pyramidal ou conique, tout à la fos épais cl léger. Ce sac est solideineul attaché par un niul de suspension, el l'ouverture pratiquée sur rexlré,iié de la face opposée au côté d'où soufflent les ventsiluvienx, garantit de l'humidité l'intérieur du nid où l'„ observe une sorle de cloison qui partage l'apparlem„i en deux; l'espace du fond est destiné à la couveuscvaulre esl occupé par le mâle que vient ensuite retrou,,. |a f,,n,^,||ç ,^,,3,,^ ^n^ ^^ peut plus habiter avec s. pe.jis sans danger de les écraser. Ces Oiseaux niche, p^ société, el non-seulement le même arbre reçoit u nombre considérable de couveuses, mais chacune d'e.. ^ l'habitude d'appliquer, lors de chaque poule, le r.,,.^,,, „i,, ^,„„.^ |,^^ cien, de sorte que l'on finit p^ ^^ |,,^^ apercevoir qu'une masse de nids accolés les i, ,,„„„,. |,.^ ^ el enveloppant les branches donl il,„j o,,,3i„„„ . ^^ dessèchement. La ponte est en genei jg ^^.^j^ ^ ^. œufs. On trouve des Tisserins sur les ..^^ conlineiits dans la région intcrlropicale.
iôi
Tisserin m'Abtssime. Loxla Abyssinica, Lalh. Parties supéiieiires, vpiitre, abdomen et jambes jaunes; léli', gorge et poitrine noires; scapulaires noirâtres; tectrices alaires l)runes, bordées de gris; rémiges et recirices noires, frangées de jaune; bec noir; pieds roiigeâlres. Taille, cinq pouces. Dans toute l'Afrique.
Tisserin Aiecto. Texlor ^leclo, Temm. V. Aiecto.
TiSSERIlS B\GLAFECBT. F. TISSERIN d'ABYSSINIE.
TissERm DU Bengale, f. Tisserin Nélicocrvi. Tisserin bicolore. Ptoceus bicolor, Vieill. Parties supérieures brunes; rémiges et recirices bordées d'olivâlrc; gorge el devant du cou munis de jaune à cause de l'extrémité des plumes qui est de cette couleur; poitrine el parties inférieures d'un jaune vif et foncé; bec gris, avec les bords et le dessous jaunes; pieds gris. Taille, six pouces et demi. Sénégal.
Tisserin Cap-Jaune. Ploceus Flmiciis, Cuv. Plumage noir, à l'exception du sommet de la tête, des côlés de la gorge et du cou, du dessous du corps, des barbes externes des rémiges e£ des recirices qui sont d'un jaune tirant sur l'orangé. Taille, cinq pouces el demi. Afrique.
Tisserin Cap-M^RE- Oriolus Textor, Lalh., Buff., pi. enl. 375 et 570. Parties supérieures d'un jaune orangé foncé, sommet de la lêle, joues, menton et gorge d'un *run noirâtre; nu(|ue el haut du cou d'un brun roufeàlre; lectrices alaires, rémiges el recirices d'un brin olivâtre, bordées de jaune; parties inférieure» «l'un jaune foncé. La femelle offre du jaune clair partout où cette nuance est orangée chez le mâle; du icsie, il paraît que les teintes de ce dernier varient beiucoup et se rapprochent de celle de la femelle pendant l'hiver; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces huit lignes. Afrique.
Tisserin capistrate. Ploceus capitalis; Fringilla capitalis, Lichst. Parties supérieures verdâtres; têle et gorge noirs; collier jaune; poitrine d'un brun marron; croupion et abdomen jaunes. Taille, cinq pouces et demi. Sénégal.
Tisserin chrysogastre. Ploceus chrxsogasler,y\s. Tcle, joues el parties supérieure; d'un brun marron foncé; gorge jaune, variée de brin; parlies inférieures d'un jaune orangé. Bec robusl' et brun. Taille, six pouces. Afrique.
Tisserin A COLLIER. /'/oceî(Sf'//a''s, Vieill. Plumage jaune, à l'exception de la lêledu cou, des petites tectrices alaires qui sont noirs une grande tache d'un brun roussàlre au milieu d.'a poilrine. Taille, sept pouces. Afrique.
Tisserin tlmisiè. Ploceitflamtmccps, Cuv. Occiput et abdomen d'un jaune d'' i face, dos et gorge cendrés; région anale blanre- Bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Inde.
Tisserin fringille ''of«"« frùiyHla, Less. Parties supérieures d"un gpi hrunâtre, nuancé de roux; les inférieures d'un gr '''anchâtre; sourcils jaunes; bec corné- pieds brur Taille, cinq pouces. Afrique.
Tisserin frii«''''°'"^' ^^ocetis fn'iie/illoides , Lafresn. Parties -''"'''''''"■*^ ^'"" '"'"" sombre, relevé sur le dos r 'I"e'<l"es piquelures d'un brun plus clair- lêle. ''^' ^' devant du cou noirs, à rcHets d'a-
cier bruni; bas du cou, poilrine et dessous du corps blancs, avec une large tache noire au bas de la poitrine; quelques mèches noires sur les Oanes; croupion et recirices d'un noir bronzé. Bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. Inde.
Tisserin a front d'or. Ploceus aurifions, Temm., Ois. color., pi. 175. Parties supérieures variées de brun el de verdâlrc; front et sommet de la lêle d'un jaune doré; joues et gorge jaunes; côlés du cou et parlies inférieures d'un jaune citron; scapulaires, tecirices alaires, rémiges el recirices d'un brun verdâlre, bordées de jaune; bec noir; pieds rougeâlres. Taille, six pouces. La femelle a les parlies supérieures d'un cendré verdâlre, avec le bord des plumes d'un verl jaunâtre, la gorge et les parlies inférieures d'un jaune verdâlre, varié de gris; bec et pieds bruns. Afrique méridionale.
Tisserin de la Gambie. Ploceus Gambianus, Less.; Icterus, Bowd. Parlies supérieures brunes; têle et gorge jaunes, variées de brun; ailes et queue brunes, terminées de jaune; parlies inférieures d'un gris cendré. Taille, cinq pouces. Madère.
Tisserin a gorge jioint.. Ploceus iiigricollis,\\ei\\., Ois. chanl., pi. 45. Parlies supérieures d'un brun verdâlre, avec une tache noire sur la nuque; parlies inférieures jaunes, avec une tache noire sur la gorge. Taille, cinq pouces el demi. Afrique.
Tisserin grégaire. Ploceus grcgan'us; Fringilla gregalis, Lichst. Parties supérieures d'un brun pourpré, les inférieures d'un jaune pâle, avec la gorge noirâtre. Taille, six pouces. Afriiiiie.
Tisserin guttural. Ploceus guttiiralis, Vig. Parlies supérieures d'un brun olivâtre ; lêle et cou d'un jaune orangé foncé; gorge el jugulaires noires; parlies inférieures d'un jaune lirant sur l'orangé. Bec assez grêle. Taille, six pouces et demi. Afrique.
Tisserin jaune. Ploceus luteolus, Less.; Fringilla lufeola, Lichst. Parties supérieures verdâlres; sincipiit. pourtour de l'œil et gorge noirs; occipul, cou et ventre jaunes. Bec assez grêle. Taille, quaire pouces. Sénégal.
Tisserin jonquille. Ploceus jonquillaceus, Vieill. Sommet de la lêle d'un noir verdâlre, ainsi qu'un trait qui part de la mandibule supérieure, traverse l'œil et va se perdre à l'occipul; parties supérieures d'un vert olive foncé, les inférieures d'une leinlede jonquille. Bec noir, sourcils jaunes; pieds bruns. Taille, cinq pouces six lignes. De la côle d'Angole.
Tisserin malimbe. Ploceus cristatus, Vieill. Joues, gorge et poilrine d'un rouge vif; nuque ornée d'une huppe de même nuance; le resle du plumage, le bec et les pieds noirs. Taille, six pouces. Afrique.
Tisserin a masque noir. F. Tisserin d'Abtssinie.
Tisserin Kélicourvi. Loxia peusilis, Lalh. Parlies supérieures d'un vert sombre; lêle el devant du cou jaunes; trait oculaire verdâlre; rémiges noires, bordées de verdâlre; recirices noires; parlies inférieures d'un jaune verdâlre; bec et pieds bruns. Taille, cinq pouces. Madagascar.
Tisserin a nuque jaune. Ploceus vitellinus, Less.; Fringilla vilellina, Lichst. Parties supérieures d'un
!;iis olivâtre; front, côtés de la tête et gorge noirs; vertex et cou marrons; nuque d'un beau jaune. Bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces et demi. De la Sénégambie.
Tisserin orangé. Ploceus aurnntius, Vieill. Parties supérieures d'un vert olive; tête, gorge et parties inférieures d'un jaune orangé ; un trait noir (|ui part de l'angle du bec et s'étend au-dessus de l'œil ; moyennes tectrices alaires jaunes; grandes lectrices alaires, rémiges et rectrices d'un vert noirâtre, bordées de jaunâtre. Bec brun; pieds jaunâtres. Taille, cinq pouces. Afrique.
Tisserin de Paterson. Ploceus Patersonii , Less. Plumage d'un gris cendré ; face et gorge noires; flancs gi is. pointillés de noir. Taille, cinq pouces. Afrique.
Tisserin DES PHiirppiNES.P/occHs/'A/7(>/'e«S(«,Cuv. Gros-Bec des Pbilippines, Biiff., enl. pi. 135, fig. 2. Sommet de la tête, côtés du cou. gorge et poitrine d'un jaune doré; nuque et dessus du cou jaunes, flammèches di'brun; tectrices alaires brunes, bordées de blanc; lectrices brunes, bordées de jaune; parties inférieures blanchâtres. Bec brun; pieds rougeâtres. Taille, quatre pouces trois lignes.
Tisserin répcblicain. F. Tisserin d'Adyssinie.
Tisserin a sourcils. Ploceus siiperciliosus, Rupp. Parties supérieures d'un cendré verdâlre, avec le bord dis tectrices alaires et des rémiges jaune; tête d'un roux marron; sourcils blancs; menton et gorge blanchâtres; une strie noire encadrant le cou par les côlés ; parties inférieures blanchâtres. Taille, cinq pouces et demi. Afrique.
Tisserin spilonote. Ploceus spilonotus, Vig. Tète et parties supérieures d'un jaune-orangé vif; gorge et cou noirs; haut du dos noir, lâcheté de brun; croupion d'un brun jaunâtre; ailes et queue brunes. Taille, six pouces et demi. Afrique.
Tisserin a tête noire. Ploceus melanocephalus, Vieill. Tout le plumage d'un jaune clair, à l'exception de la tète, du cou, de la gorge et de la poitrine qui sont noirs, des tectrices alaires, des rémiges et des rectrices i]ui sont noirâtres, bordées de jaunâtre. Bec noir; pieds rougeâtres. Taille, cin(i pouces six lignes. Sénégal.
Tisserin a tète d'or. Ploceus aureus, Less. Parties supérieures brunâtres, teintées de gris; sommet de la tète d'un jaune doré; poitrine noire; parties inférieures blanchâtres. Bec et pieds bruns. Taille, six pouces. Afrique.
Tisserin a tète rocge. Ploceus erythrocephalus, Cuv.; Fiirigilla eiyHirocephala, Gmv].7èle, gorge, haut de la poitrine et croupion d'un rouge vif; manteau, haut du cou et lectrices alaires, d'un gris verdâlre, flammèche de brun. Bec el pieds bruns. Taille, cinq pouces. De l'ile Maurice.
Tisserin TodcnamCobrvi. F. Tisserin des Phiup-
PlPiES.
Tisser. N voilé. Ploceus velatus, Vieill. Parties supérieures d'un jaune olivâtre; front, côtés de la tête, gorge, devant du cou, d'un noir velouté, qui fînit en pointe sur la poitrine; nuque, dessus et côtés du cou, croupion, poitrine, ventre et abdomen d'un jaune doré; rémiges, rectrices et grandes tectrices alaires d'un
brun olive, bordées de jaune. Bec et pieds d'un gris bleuâtre. Taille, six pouces. La femelle est plus petite, et n'a que le capistriim d'un noir velouté; loules les autres nuances sont moins vives. Afrique.
Tisserin WoRADÉE./'>;«,</i7;a ranuncnlacea, Lichst. Plumage d'un jaune luisant comme les pélales de la Renoncule, relevé par le noir profond du pourtour des yeux, de la gorge et du milieu du ventre. Taille, quatre pouces. Abyssinie.
TISSU. Conlexlw. bot. On a donné le nom de Tissu à loules les parties qui composent les végétaux, el l'on a distingué par des épilhétes les différences que l'on y remaripie ou que l'on croit y remarquer. Les Tissus des végétaux sont toujours formés par des vaisseaux et du ptiiencliyme dont les arrangemenis divers el la plus ou moins grande quantité de l'un des deux relativement à l'autre, donnent lieu à toutes les différences que l'on y observe.
Tissu ALLONGÉ, Tisso ALVÉOLAIRE. Il est dli à la réunion des cellules allongées; il constitue une foule de petits tubes fermés aux deux extrémités, et jamais ouverts comme dans le Tissu vasculaiie. On observe ce Tissu dans les nervures des feuilles el dans le bois.
Tissu cellulaire. C'est un des deux Tissus qui composent toutes les substances des végétaux. 11 existe seul dans les Acolylédones; il prédomine dans les Monocolylédones, et se trouve bien moins abondamment dans les Dicotylédones. F. Parenchyme el Tige.
Tissu conducteur. On donne ce nom au Tissu cellulaire, à travers lequel s'opère la fécondation, et qu'on suppose conduire le principe fécondant presque dans le sac embryonnaire.
Tissu d'Aubier. Link donne ce nom au Tissu formé par les Ctoshes, de Dutrochet.
TissD GLOBULAIRE. Liiik douue ce nom à la substance qui constitue la majeure partie du parenchyme, et qui est formée de cellules hexaèdres, de manière à offrir, dans ses différentes coupes, une réunion d'hexaèdres sensiblement réguliers.
Tissu ikrégulier. Link désigne ainsi une simple modification du Tissu cellulaire arrondi.
Tissu médullaire. Conlextus medullaris. Turpiii donne ce nom à la matière qui remplit la cavité de certains péricarpes, el dans laquelle les graines paraissent comme nichées. Celle substance, spongieuse dans la Châtaigne et la Noisette, farineuse dans le Baobab, succulente dans VOiange, représente exactement la moelle placée dans le canal ligneux des tiges. (Turpin, Essai d'une Iconographie élémentaire et philosoj'hiqiie îles végétaux, p. 49. )
Tissu membraneux. Ce Tissu, composé de membranes continues, est le Tissu le plus élémentaire que l'on observe dans l'organisation végétale. C'est lui qui forme la base des Tissus vasculaiie et celhilaii e,se\on qu'il constitue les parois de vaisseaux ou de cellules.
Tissu réticulaire. C'est le réseau des feuilles el de plusieurs autres organes, formé par une multitude de fibres qui, en se croisant et en s'anastomosant de diverses manières, laissent entre elles des vides ou des alvéoles remplies de parenchyme.
Tissu tigellulaire. Coiitexlus tiyellularis. Tur-
pin donne ce nom à un Tissn qu'il a observù dans la Truffe. Il étend ce nom à un Tissu qu'on renconire dans 1rs Phanérogames, et qui n'est autre chose que le Tissn vasculaire, auquel il a ou devoir substituer ce nouveau nom, parce qu'il n'admet pas de vaisseaux dans les plantes, mais seulement des corps cylindriques et menus, qu'on a pris pour des vaisseaux, et qui sont réellement des Tigelliiles ou petites liges qui végètent dans l'intérieur de la plante comme les branches d'un arbre végètent dans l'air.
Tissu tubiilaire. f^. Tissu vasculaire.
Tissu ctricuiaire. f^. Tissd cellulaire.
Tissu vasculaire. Tissu formé par la réunion d'un certain nombre de vaisseaux continus. C'est ce Tissu qui donne de la solidité aux organes, et constitue en quelque sorte le squelette des plantes. A'. Vaisseaux.
Tissu vésicclaire. A'. Tissu globulaire.
TISSUS CELLULAIRE, MUSCULEUX, MÉDULLAIRE OD NERVEUX ET FIBREUX, zooi. f^. les mots Akimal, Organisation, Système.
TITA. bot. (Scopoli.) Synonyme de Cassi'pourea, d'Aublet.
TITAN. Titanus. tns. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, ayant leur premier article renfilé extérieurement à son extrémité, le deuxième Irès-court, le troisième presque aussi long que les deux suivants réunis; tête un peu convexe; mandibules courtes, robustes, arquées, dentées intérieurement; palpes courtes, un peu velues, les maxillaires plus longues que les labiales, le deuxième article le plus long, le troisième court et globuleux; corselet en carré large, armé latéralement de plusieurs épines plus ou moins fortes; élytres longues, déprimées, relevées latéralement et arrondies à leur extrémité: leur angle suturai est armé d'une petite épine. Corps Irès-aplati; jambes munies intérieurement de deux rangées d'épines ; premier article des tarses triangulaire, un peu plus long que le suivant, le dernier au moins aussi long que les précédents réunis.
Titan Géant. Titanus Giganleus, Serv.; Pn'oiius Giganteits, Fab.; Ceiambyx Giganleus, L. Son corps est d'un brun noir foncé; ses mandibules sont noires, très-acérées; sa tète est noire, canaliculée entre les yeux et fortement ponctuée; le corselet est brunâtre avec son disque lisse et ses côtés chagrinés ; les élytres sont d'un brun ferrugineux, plus pâles vers l'extrémité; elles ont chacune quatre lignes longitudinales élevées; les pattes sont d'un brun foncé, avec les cuisses garnies inférieurement de tubercules disposés sur deux rangs. Taille, de quatre à cinq pouces. De la Guiane.
TITAN-COTTE, bot. Nom vulgaire d'une espèce de Slrychnos (s/rfchnos Polatoruin) dont les graines servent, dans l'Inde, à purifier les mauvaises eaux.
TITANE. MIN. Métal découvert en 1781, par William Gregor, dans le sable ferrugineux d'un ruisseau de la vallée de JMenachan, en Cornouailles. H reçut bientôt de Kirwan le nom de Ménacliine; mais Klaprolh, ayant analysé le ScliorI rouge de Hongrie, y découvrit aussi ce même métal et lui donna le nom de Titane, qui lui
est resté. On ne l'a point encore observé ;"i l'état métallique dans la nature, et l'on n'est pas même paivenu à le réduire complètement dans les laboratoires; mais feu le docteur Wollaston l'a trouvé dans des scories de forges du pays de Galles, en petits cristaux cubiques, ayant l'éclat et la couleur du Cuivre bruni; sa pesanteur spécifique est de S,ô. Ce métal, à l'état d'Oxyde ou plutôt d'Acide titanique, est la base d'un genre composé de quatre espèces, dans lesquelles il est libre ou combiné, soit avec la Chaux, soit avec l'Oxyde de Fer. Ces quatre espèces sont le Titane oxydé rouge ou le Ruthile, le Titane analase, la Craïtonite et le Titane silicéo-calcaire ou le Sphène. Les deux dernières, la Craïtonite et le Sphène, ayant déjà été décrites dans ce Dictionnaire, il ne reste plus à parler ici <iue des deux autres, le Titane oxydé rouge et le Tilaneanatase.il faut d'abord indiquer les caractères communs aux différents minerais qui contiennent de l'Oxyde de Titane. Fondus avec la Soude, ils produisent un sel insoluble dans l'eau, mais attaquable par l'Acide miiriatii|ue et dont la solution précipite en rouge-brun par le ferropriissiate de Potasse, si le minerai ne renferme que de l'Oxyde de Titane, et en vert d'herbe s'il contient de l'Oxyde de Fer. Dans l'un et l'autre cas, une lame de Zinc, plongée dans la solution, lui communique toujours une teinte violette.
Titane oxvbé rouge ou RuTniiE, Schorl rouge de Hongrie, de Boni; Titanile, Kirwan. Minéral d'un rouge brunâtre, tirant quelquefois sur le rouge-aurore et sur le jaune-brun, translucide ou opaque, ayant un éclat métalloïde, une dureté assez considérable, une structure laminaire, et s'ofîrant fréquemment sous la forme de cristaux prismatiques, chargés de cannelures longitudinales. Cescristaux dérivent d'un prisme droit, à bases carrées, dans lequel le côté de la base est à la bailleur à peu près comme 11 est ù S. Les clivages parallèles à l'axe ont beaucoup de netteté; la cassure transversale est conchoïde et un peu raboteuse. Le Ruthile est facile à casser; sa dureté est presque égale à celle du Quartz; sa pesanteur spécifique est de 4,2,5. Seul, il est infusible au chalumeau; avec le Borax, il se dissout en produisant beaucoup de bulles. Le Ruthile pur est formé de 66 parties de métal pur et de 34 d'Oxygène. 11 est fréquemment mêlé d'oxyde de Fer, d'oxyde de Manganèse et même de Chaux, ([ui s'y trouvent en quantités très-variables. Les variétés de formes du Ruthile sont peu nombreuses; mais elles sont remarquables parleur tendance générale à s'accoler deux à deux par une face terminale, oblique à l'axe. Les cristaux simples sont des prismes ù quatre ou huit pans, terminés par des pyramides du même nombre de faces. La réunion des cristaux maclés a toujours lieu de manière que deux cristaux pi ismatii|ues se joignent par deux faces obliciues à l'axe, en formant une sorte de coude ou de genou; de là le nom de Géniculés que donne UaUy aux cristaux de Ruthile ainsi accolés, et dont les axes font toujours entre eux, par leur croisement, un angle obtus d'environ IH». Souvent la jonction se répète plusieurs fois entre un certain nombre de prismes, de telle sorte qu'il résulte de leur assemblage des portions de polygone ou des sortes de ro-
saces analogues à celles que l'on observe dans le Fer pyrileux prlsmallque. Les variélés de structure sont les suivantes : le Rutliile laminaire, en lames ou en grains à structure laraelleiise. — Le Lamelliforme, en petites lamelles répandues ù la surface d'un Quartz liyalin(la Tête-Noire, au Mont Blanc); en lames hexagonales, aigutis, modifiées sur leurs angles et sur leurs l)ords (Saint-Christophe en Oisans). — Le cylindroïde, en longs prismes striés et souvent engagés dans du Quartz; en cylindres creux et recouverts de Chlorite (au Saint-Gothard). — L'Aciculaire, en lilets capillaires ou en aiguilles qui ont quelquefois un décimètre de longueur et qui sont engagés ordinairement dans le Quartz hyalin (à Madagascar, au Brésil, à Ceyian). — Le Réticulé (Sagénite de Saussure, Crispite de Laméllierie), composé d'aiguilles qui se croisent sous des angles constants, de manière à imiter un réseau ou un fîlet par leur assortiment (au Saint-Gothard, sur le Quartz, le Feldspath, le Fer oligisle; en Hongrie, près de Boïnick). — Les variétés de mélanges sont : 1» le Titane Rutliile ferrifère (Eisentitan), d'un gris de fer, agissant sur l'aiguille aimantée, renfermant de l'Oxydule de Fer en proportions variables. Certaines variétés granuliformes en contiennent j us(|u'à 30 et 40 pour 100; ce qui les a fait regarder comme constituant une véritable combinaison d'Oxyde de Fer et d'.\cide titanique, à laquelle on a donné les noms de Fer titane ou de Tilanate de Fer. On peut distinguer deux sous-variétés dans le Titane Ruthile ferrifère : le Laminaire ou Massif (Gallitzinite) se trouve dans les terrains primitifs, en niasses ou en veines; au Spessart près d'Aschaffenbiiurg: à Egersiind en Norwége : le Granuliforme (Ménakanite, Isérine, Nigrine) provenant en grande partie de la destruction des Roches volcaniques. — 2" Le Titane Ruthile cbromifére; d'un gris métallique noirâtre (jui approche du gris de fer : à Karingbricka, paroisse de Fernbo, près Sabla en Suède, dans un Talc verdàtre. — 3» Le Titane Ruthile uranifère : à Gersdof, en Saxe.
Le Titane oxydé rouge ou Ruthile, appartient aux terrains primoidiaux dans lesquels on le rencontre presque toujours disséminé sous la forme de cristaux, foimant quelquefois des nids ou des veines plus ou moins puissantes, ou tapissant de ses aiguilles les cavités de différentes Roches, depuis le Granité le plus ancien jusqu'aux Schistes et aux Calcaires intermédiaires. Les substances qui lui sont le plus ordinairement associées, sont le Quartz hyalin qui lui sert presque toujours de gangue immédiate, le Feldspath, le Fer oligisle, le Fer spalhique, la Chlorite, etc. On le trouve dans le Granité en France à Saint-Yrieix, près de Limoges ; ilans le Gneiss, à Arendal en Norwége où il est associé au Sphèiie; dans la Pegmatite, aux enviions de Candy, île de Ceyian ; dans le Granité alpin, vallée de Chamouny; dans le Micaschiste, à Boïnick et Ilboiiitz en Hongrie, au passage du Simplonet au Saint- Golhaid; au milieu des Schistes talqucux, à Saint- Jean de Belleville, vallée de Duron près de Mousliers en Savoie; dans la Syénite, à l'ile de Mull; et dans le Calcaire de Rannoch en Ecosse. Le Titane Ruthile se rencontre très-rarement dans les terrains pyrogènes: 10 1)[<:t. mes sciences n\t.
on le cite dans le Basalte de Sattelberg en Bohême. Il est beaucoup plus commun à l'état de Fer titane granuliforme ou de Nigrine, dans les terrains d'alluvion et surtout dans les Sables ferrugineux qui proviennent de la destruction des Roches primordiales et volcaniques (vallée de Menakan en Cornouailles, Iserufer en Bohême, Ohlapian en Transylvanie).
TiTAKE Anatase; Oclaédiilc. Saussure; SchorI bleu indigo, Rome de l'isle; Oisanite, Delamélherie. Découvert par Schreiber en Dauphiné, dans les Roches primitives des monlagnes de l'Oisans. Ce minéral ne s'est encore montré que sous la forme de très-petits cristaux octaèdres, de deux à huit lignes de longueur; ces cristaux sont rarement incolores; le plus souvent ils ont une teinte d'un bleu indigo ou d'un gris d'acier joint à un éclat deini-métalli<iue. La forme primitive de ces cristaux est, suivant Hauy, un octaèdre à base carrée dont les faces sont inclinées de part et d'autre de la base de 137°. Il ne serait pas impossible de faire dériver cette forme par des modifications assez simples de celle précédemment indiquée comme étant la forme primitive du Titane Ruthile; en sorte que les deux espèces ne sont pas nettement distinguées l'une de l'autre par les caractères cristallographiques. Leur séparation n'est pas établie non plus d'une manière rigoureuse par les résultats de l'analyse chimique; car on n'a pu retirer de celle substance que de l'Oxyde de Titane; mais on ignore à quel degré d'oxydation se trouve ce mêlai, et s'il est réellement à l'état d'Oxyde pur. LeTilane Anatase se clive avec netteté parallèlement aux faces de l'oclaèdre primilif , et de plus dans le sens de la base commune des deux pyramides dont il est l'assemblage. Il est facile à briser; sa cassure est cunchuidale; son éclat se rapproche de l'éclat adamantin ; il est transparent, ou au moins translucide, lorsqu'on le place entre l'œil et une vive lumière. Sa dureté est intermédiaire entre celles de la Chaux phosphatée et du Feldspath; sa pesanteur spécitique est de 3.82. Seul, il est infusible; avec le Borax il se comporte comme l'espèce précédente. On ne connaît jusqu'à présent, dans cette espèce, que des variétés de formes et de couleurs ; encore ne sont-elles pas très-nombreuses. On distingue parmi les premières : le Titane Analase primitif; en octaèdre pur, à base carrée, dont les faces sont recouvertes de stries transversales. — Le Basé, qui est la variété précédente dont les sommets sont tronqués parallèlement à la base. — Le Dioctaèdre, provenant d'une modification par quatre faces sur les angles des sommets. Les couleurs les plus ordinaires sont le brun-jaunâtre, le brun enfumé, le gris, le rouge-brun, le bleu indigo pur. Il est plus rare de trouver des cristaux blancs ou presque incolores. LeTilane Analase, beaucoup moins répandu dans la nature que le Titane oxydé rouge, ne s'est encore trouvé que dans deux ordres de terrains : les terrains primitifs et les terrains d'alluvion. Dans les premiers, on ne le rencontre que dans les fissures et dans les veines (|uartzeuses qui traversent le Granité et le Micaschiste. C'est dans le Granité du Dauphiné que Schreiber le découvrit pour la première fois, près du hameau de la Villetle, commune de Vaujani en Oisans. Il est en cristaux disséminés dans des veines feldspath!-
ques et quarlzeuscs, et accompagné de Feidspalli albile, de Clilorile,deCraïtonile el de Fer oligiste.Onl'a retrouvé depuis dans la Gorge de la Selle, au-dessus du pont du Diable, dans la commune de Saint- Chrisloplie. 11 a été découvert ensuite au Saint-Golliard par Saussure : il est en cristaux bruns ou noirâtres, quelquefois gris de lin, épars sur des druses de Quartz et de Feldspath adulaire et associés à d'autres crislaux de Fer oligisle, de Titane oxydé rouge, de Spliéne et de Zircon. Ou l'a trouvé encore au-dessus du village de Selvaz dans les Grisons; aux environs de Mousliers en Tarentaise; à Baréges dans les Pyrénées; en Cornouailles , etc. ; enfin, dans les sables à Villa-Iîica , au Brésil, il se rencontre en cristaux aurifères, isolés, transparents et d'un blanc grisâtre.
TITANIDES. MIN. Nom donné parles méthodistes au groupe comprenant les substances minérales qui ont le Titane pour principe dominant.
TITANIE. Tilania. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Endlicher, qui lui assigne pour caractères : les deux folioles laléraleset extérieures du périgone réfléchies, l'intermédiaire plus étroite et étalée; les folioles inlérieures sont presque semblables, mais beaucoup plus peliles; labelle postérieur, ascendant et réfléchi; gynostème continu avec l'ovaire, très- petit, cylindrique, avec le sommet unidenté de cha<[ue côté; anlhère biloculaire; quatre masses poUiniques penchées. L'espèce qui, jusqu'ici, constitue seule ce genre appartient à l'île de Norfolk; c'est une plante herbacée, pnsille, à feuilles distiques, du milieu desquelles s'élèvent des hampes anguleuses; les fleurs sont très-petites, d'un rouge ponceau très-vif; elles sont réunies en grappes pendantes.
TITANITE. MIN. L'un des noms du Titane oxydé rouge, f^. TiTAME.
TITANOCÉRATOPHYTE. polyp. Nom par lequel Boerhaave a désigné ses Gorgones.
TITARES. OIS. Espèce du genre Chevalier. K. ce mot.
TITHON. INS. Papillon du genre Satyre. P". ce mot.
TITHONIE. Tilhonia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des llélianthées-Rudbeckiées, établi par Desfonlaines (Annales du Muséum, I. i, pi. 49, lab. 4). Caractères : involucre plus long que les fleurs du disque, presque campanule, composé de folioles entièrement libres et irrégulièrement disposées sur trois rangs: les extérieures formant deux rangées, un peu inégales et dissemblables, larges, presque arrondies, coriaces, appliquées, se terminant en un long appendice étalé, ovale, foliacé; les intérieures, en une seule rangée , beaucoup plus petites, oblongues, membraneuses, non terminées par un appendice, plus ou moins analogues aux paillettes du réceptacle; celui-ci est conique, muni de paillettes enveloppant les fleurons, oblongues-lancéolées, coriaces-membraneuses, roides et presque spinescentes. La calalhide est radiée, composée au centre de tleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et à la circonférence d'un rang de demifleurons ligules et neutres. La corolle des Heurs du centre a le tube court el pubescent, le limbe très-long; le tube anlliéral est muni au soinmetd'un appendice ovale-
lancéolé, aigu, ù la base d'appendices très courts. Le fruit est oblong, télragone, lisse, comme tronqué au sommet, surmonté d'une aigrette en forme de couronne coriace, incisée ou denticulée irrégulièrement, offrant eu outre sur les ovaires intérieurs une ou deux peliles écailles filiformes, Iriquétres, légèrement ciliées sur les angles, placées entre les divisions de l'aigrellestéphanoïde. La corolle des fleurs de la circonférence a le tube très-court, la languette longue, large, elliptique, ohlongue, ordinairement dentée au sommet. Il n'y a aucun rudiment d'étamines; mais on y observe un ovaire avorté, long, grêle, Iriquêtre, privé de slyle et surmonté d'une petite aigrette stéphanoïde. Le genre Tithoniit fut établi primitivement sur une belle plante du Mexique, dont les graines avaient été envoyées, en 1778, au Jardin du Roi par Thierry de Ménonville. Dèsfontaines décrivit celte planle, et lui donna le nom de Tilhonia lagelfflora. Elle fut cultivée pendant quelques années au Jardin du Roi, mais elle ne tarda pas à disparaître. Lamarck en donna une mauvaise figure dans ses Uluslralions des Genres, lab. 708, et l'auteur du genre la lit connaître quelques années après par une descriplionel par une figure assurément bien supérieure à celle de Lamarck. Enfin, le Tilhonia ne reparut dans les jardins que vers l'année 1822, époque à laquelle il fleurit à Neuilly chez le duc d'Orléans. Depuis ce temps, celle planle n'est point rare dans les parterres, et elle contribue à la décoralion de ceux où l'on cultive les espèces remar(|uables. Sa tige est haute d'environ un décimètre, droite, légèrement pubescenle, munie de feuilles alternes, cordiformes, triangulaires, divisées en rameaux inégaux, portant chacun une calalhide dont les fleurs ont une belle couleur d'un jaune de feu. C'est à celte couleur que Desfontaines fit jadis allusion, en donnant à son nouveau genre le nom de l'amant rajeuni de l'Aurore. H. Cassiui reconnut que le genre Tilhonia ne devait point être placé près du Gaillardia, de Fougeroux, ainsi que Desfonlaines l'avait proposé; il le rapprocha de VHelianlhus, et même il y fit entrer, comme seconde espèce , VHelianlhus lubœformis de Jacquiu, Hoit. Schœnb., vol. 3, p. 05, lab. 573.
TITHYMALE. Tilhymalus. bot. Sous ce nom les anciens désignaient le genre Euphorbe, y. ce mot.
TITHYMALOIDES. bot. Le genre établi sous ce nom par Tournefort, avait été réuni par Linné à VEiiphorbia. Poileau l'a rétabli sous le nom de Pedilanthus. y. ce mot.
Ventenat employait le mot Tilhymalol'des pour désigner la famille des Euphorbiacées.
TITHYS. OIS. L'un des synonymes latins du Rouge- Oueue. A'. Sylvie.
TITIA. OIS. Nom générique proposé par Hermann pour recevoir des Pics à bec recourbé et dont le type est le Promépic de Levaillant.
TITIRE. INS. Nom vulgaire du Salyrm Bathseba, de Fabricius. T. Satyre.
TITIRI. OIS. Espèce du genre Gobe-Mouche. ^. ce mol.
TITIT. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.
TITMOUSE. OIS. L'un des noms vulgaires de la Charbonnière, y. Mésange.
TITREC. OIS. Synonyme vulgaire de Molleux. y. Traqdet.
TITTMANNIE. Titlmannia. bot. Reiclienbaeh a fondé sous ce nom un genre de la famille des Scrophnlarinées et de la Didynamie Angiospermie, L., auquel il a imposé les caractères suivants : calice divisé en cinq segments égaux ; corolle personnée, la lèvre inférieure trilobée, redressée ; quatre étamines didynames à filets arqués; les anthères supérieures cohérentes; capsule biloculaire, bivalve, à cloison épaissie vers son milieu et formant le placenta. Ce genre se compose de plusieurs plantes placées par les auteurs dans différents genres anciennement connus. L'auteur y rapporte le Toreniu scabra, de R. Brown, ainsi que VAntirrliinum AMa?i(//MW(,deForster,que Brown considérait comme un Torenia, V Hornemannia viscosa, de Willdenow, et les Lindernia moniicola et graiuliflora, de Nuttall. A l'exception de ces deux dernières espèces qui croissent dans l'Aniérii|ue du Kord, les antres sont indigènes de rinde orientale et de la Nouvelle-Hollande. Ce sont de petites plantes herbacées, à feuilles opposées, à pédoncules axillaires et terminaux, dépourvues de bractées; les pédoncules fructifères sont penchés; ils se redressent après la déhiscence de la capsule. Les Lindernia alsinoides, scapigera et siibulala, que Reicbenbacli avait aussi compris dans le genre Titlmannia, en ont été retirés par Endlicher pour former, comme on l'a vu, le nouveau genre nommé Ilroyelon. V. ce mot.
TITYRA. OIS. Synonyme deBécarde. y. ce mot.
TIUTVA. OIS. Nom vulgaire du Stercoraire parasite. ''.Stercoraire.
TIVOUCH. OIS. Espèce du genre Huppe, y. ce mot.
TMÉSIDÈRE. Tmesidera. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Cantharidies, institué par Westwood, qui lui assigne pour caractères ; léle obtriangulaire, un peu plus étroite «lue le corselet, dilatée et tronquée au-dessus des yeux qui sont latéraux, écliancrés antérieurement; labre petit et prolongé en avant, avec les angles antérieurs émoussés; mandibules minces, subobtuses au sommet, inermes intérieurement; mâchoires cornées, allongées, légèrement ciliées à l'intérieur, terminées par un lobe grand et fortement cilié; palpes maxillaires courtes, formées de quatre articles, dont le deuxième fort long et le quatrième un peu sécuriforme ; menton mince, plus large antérieurement; lèvre grande, resserrée vers le milieu, puis divisée en deux lobes arrondis; palpes labiales composées de quatre articles, dont le premier très-petit et le troisième un peu sécuriforme; antennes de médiocre longueur, avec le premierarticleen massue, ledeuxième le plus petit, les autres obconiques et comprimés; bord antérieur du corselet arrondi, avec les angles tronqués et incisés .■ son dos est ciselé; écusson petit; élytres presque du double plus larges que le corselet, parallèles, arrondies au bout qui est faiblement béant ; pieds allongés; jambes simples, comprimées, intérieurement armées de deux éperons très-courts; ongles dentelés.
Tmésidèrercfipekhe. Tmesidera rufipennis, West. Il est tout noir à l'exception des élytres qui sont testacéus. Taille, sept lignes. De la Nouvelle-Hollande.
TMESIPTERIS. bot. (Lycopodiacées.) Bernhardi (Journal de Schrader, 1800, vol. 2, p. 131, pl.2, fîg. 5) a établi sous ce nom un genre qui aétéréuniparBrown au Psilotum de Swarlz. H ne diffère, en effet, de ce dernier genre que par ses capsules biloeulaires, caractère qui, selon R. Brown, ne sert qu'à établir une simple section du Psilotum. Le Tmesipteris taniiensis. Bernh., /oc. cit., est une plante recueillie par Forster dans la Nouvelle-Zélande et non dans l'île de Tanna. L'espèce nommée aussi Tmesipteris tantiensis par Labillardière {Nov.-Holl.. ii, p. 105, tab. 232) en diffère par ses feuilles tronquées au sommet et surmontées d'une petite pointe sétacée. C'est le Psilotum truncatiim, de R. Brown, qui croit aux environs du Port- Jackson et à la Terre de Diémen. L'une et l'autre sont parasites sur les troncs des Fougères arborescentes.
TMÉSISTERKE. Tmesislernus. ins. Coléoptères lé- Iramères; genre de la famille des Longicornes, formant avec quelques autres, tels que ceux de Districhocère, TragocÈre et Leplocére, une division particulière, qui se lapproche, sous queli|ues rapports, des Saperdes, et sous d'autres, comme la forme du corselet et celle de l'abdomen, des Leptures. LesTmésisternes ont les palpes presque filiformes, les antennes insérées dans une échancrure des yeux, sétacées, simples, plus longues que le corps; le corselet mutique, plus large et lobé postérieurement, avec le présternum prolongé postérieurement, tronqué et reçu, à son extrémité, dans une échancrure du mésosternum. Toutes les espèces connues ont été apportées de l'Australie, et c'est aussi la patrie des Tragocères et des Distichocères.
Tmésisterive varié. Tmesislernus varieyatus, Latr.; Callidium varieyatiim , Fab. Son corps est noir ; les derniers articles des antennes sont brunâtres; une ligne transversale et deux lignes longitudinales jaunes sur la tête; ([uatre lignes longitudinales de même couleur sur le corselet; élytres noires, parsemées de très-petits points jaunes, marquées de trois lignes longitudinales élevées; dessous du corps tacheté de jaune; pattes noires; cuisses postérieures marquées d'une tache blanche. Taille, dix lignes. De la Nouvelle- Zélande.
TOANABO. BOT. Le genre institué sous ce nom par Aublet (PI. de la Guiane, i, p, 3G'J) est identique avec le genre Tenistrœmia, de Mutis. y. Terivstroemie.
TOBINIE. Tobinia. dot. Genre de la famille des Térébinthacées, établi par Desvaux (in Hamilt. Prodr. FI. Ind. occid., p. 56) aux dépens de quelques Zanthoxylnm des auteurs, et ainsi caraclérisé : calice petit, à trois dents peu prononcées, quelquefois divisé profondément en trois parties; corolle à trois pétales. Les Heurs femelles ont un ovaire à trois lobes, surmonté de trois stigmates filiformes; trois caipelles monospermes. Ce genre s'éloigne sufBsamuicnt du Zanthoxylmn par son calice tridenté ou tripartite, par le nombre de ses pétales, de ses étamines, de ses styles el de ses car|ielles.
Tobin iE ÉpmEUSE. Tobinia spinoia , Desv.; Xantlioxyloii spinosiim, Sw. C'est un arbuste élevé, à feuilles imparipinnées, dont les folioles sont ovales, légèrement échancrées et crénelées, glabres en des-
sous, avec les pétioles fortement garnis dVpines. Les 0euis sont réunies en cime terminale. De la Jamaïque.
TOC. OIS. Espace (lu genre Calao, que Lesson a faite type d'un sous-genre distinct, y. Calao.
TOCARD. OIS. Espèce du genre Toucan. /''. Lev., Hist. des Touc, pi. 9. De l'Amérique méridionale.
/'. TODCAH.
TOCKAIE, TOCQUET. rept. V. ToKAlE.
TOCO. OIS. Espèce du genre Toucan, y. ce mot. TOCOCO. OIS. L'un des noms vulgaires du Flammant
rouge, y. PlIÉNICOPTÈRE.
TOCOLIN. OIS. Espèce du genre Troupiale.
TOCOQUE. Tococa. dot. Genre de la famille des Slélastomacées, institué par Aublet (PI. de la Guiaiie, I, 437), qui lui assigne pour caractères : tube du calice campanule, nu, glabre, soudé inférieurenient par sa base avec l'ovaire; son limbe est urcéolé, à cinq dents larges, courtes, obtuses et assez souvent ciliées; corolle composée de cinq pétales obovales, insérés à l'orifice du calice et alternes avec ses dents; dix étamines égales, insérées avec les pétales; filaments courts et siibulés; antbères également subulées, à un pore et sans coiinectif distinct; ovaire adiié inférieurement, à cinq on six loges renfermant une multitude d'ovules; style cylindrique; stigmate pelté, convexe. Le fruit consiste en une baie carnosiuscule, à cinq loges, mas- <|iiée par le calice.
TocoQUE DE LA GuiANE. Tucoca Gtiimiensis , le Tococo, Aul)l., /oc. cit., p. 438. C'est un arbrisseau de cinq à six pieds de bauteur; ses tiges sont quadrangulaircraent obtuses, ligneuses, creuses et velues; les feuilles sont opposées en croix, ovales, crénelées en leurs bords, terminées par une longue pointe; les Heurs sont d'un blanc rougeâtre, réunies trois par trois sur un pédoncule et formant des grappes allongées au sommet des rameaux.
TOCOYÈNE. Tocoycna. bot. Richard, dans sa Monographie de la famille des Rubiacées (Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Paris, vol. 5), a réuni en un seul les deux genres Posoqueria et Tocoyena d'Aublet, en lui conservant ce dernier nom, et lui donnant les caractères suivants : limbe du calice marginal, un peu oblique et à cinq dents; lube de la corolle long et grêle ; son limbe à cinq divisions profondes et étalées; les cinq étamines sont insérées à la gorge de la corolle qui est velue; elles sont saillantes; les anthères sont allongées, pointues à leur sommet, terminées à leur jiartie inférieure par deux petits culsde-sac arrondis. Le style est long, et se termine par un stigmate à deux divisions étroites. Le fruit est ovoïde, terminé supérieurement par le limbe du calice qui forme un petit tube légèrement saillant; il est charnu, à deux loges, contenant chacune un assez petit nombre de graines ovoïdes ou légèrement polyédriques, insérées sur deux rangs à l'angle interne de la loge. Ce genre se compose d'arbrisseaux quel(|uefois volubiles, originaires de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont opposées, grandes, coriaces, persistantes, avec des stipules interpétiolaireS. Leurs fleurs ont sept à huit pouces de longueur ; elles forment une sorte de corymbe qui termine les jeunes rameaux.
TocoYÉPiË A LONGUES FEUILLES. Tocoyeua loHgifoUa, Alibi. Il a de très-grands rapports avec les genres Garilciiia et Massœnda. 11 diffère de l'un et de l'autre par la forme de ses anthères; de plus du premier par son fruit dont les graines globuleuses et non planes, sont insérées à l'angle interne, sur deux rangs et non éparses dans la pulpe; du second par ses graines trèsgrosses et en petit nombre. 11 se trouve à Cayenne.
TOCRO. Odonlophorus. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés, institué par Vieillot aux dépens du genre Perdrix, pour une espèce de l'Amérique méridionale, qui se distinguait de ses congénères par les caractères suivants : bec gros, robuste, convexe, très-comprimé sur les côtés, à mandibule supérieure crochue, munie à son milieu de deux dents fortes; tour des yeux nu; tarses sans ergot ni éminences cornées; queue arrondie. Les autres caractères ne diffèrent point de ceux des Perdrix, auxquelles les Tocios ressemblent beaucoup, bien que par leurs habitudes ils montrent des différences notables; ils se perchent sur les branches les plus basses des arbres, comme tous les Oiseaux terrestres et mêmes aquatiques de la Guiane, afin d'éviter les Serpents et les animaux féroces, qui peuplent cette partie de l'Amérique.
TocRo DE LA Guiane. Otiontophorus Guianensis ; Pfidix Guianensis , Lath.; Perdix deiitala, Temm. Parties supérieures d'un roux cendré, tiqueté de noir, avec quelques raies en zigzag noires; sommet de la tête l'I occi|)Ut roux, pointillés de noir; sourcils roussâtres; joues et lorum d'un roux brillant; tectrices alaires rousses, marquées de taches noires sur les barbes internes, de zigzags blanchâtres et noirs aux barbes externes; rémiges brunes, variées transversalement de roux ; reclrices brunes, traversées de zigzags noirs; parties inférieures rousses, variées et rayées de jaunâtre et de cendré. Bec noir; aréole des yeux rouge; pieds cendrés. Taille, dix pouces et demi.
TocRO CRU. Oilonlophorus uni; Perdix dentata, Lichst. Parties supérieures d'un brun noir, variées de brun pâle, les inférieures d'un brun ardoisé; rémiges noires, avec cinq taches blanches sur les barbes externes; vertex brun; front et sourcils roux. Taille, neuf pouces. Du Paraguay.
TODDALIE. Tuddalia. bot. Genre de la famille des Térébinthacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Jussieu (Gêner. Planl.,p.57\) et offrant les caractères suivants : calice à quatre ou cinq dents, persistant; corolle à qualre ou cinq pétales hypogynes et se recouvrant i)ar leurs bords pendant l'estivation; torus en forme de disque ; étamines au nombre de quatre ou cinq; style très -court, portant un stigmate tronqué; baie sèche, glanduleuse dans son écorce, ù quatre ou cinq loges et renfermant autant de graines presque réniformes, couvertes d'un test noir, épais, corné, presque pierreux, composées d'un albumen charnu, d'un embryon axile, un peu arqué, à cotylédons linéaires et à radicule supérieure. Ce genre a reçu diverses dénominations : Commerson le nommait Repris dans les herbiers. Schreber et Smith ontinulilement changé le nom proposé par Jussieu en ceux de Cranizia et de Scopolia- Linné avait |)lacé la plante
>|iil en furiiie le lype parmi les PaitUinia, (iiii a|>i>arliciinent à une famille ilifFtiipnle.
ToDDAiiE A AicuiLion. TodiloUa aculeata, Pers.; Todilalia asiatica, Lamk., lllusl. C'est un arbrisseau dont les liges sont grêles, rameuses, garnies, ainsi que les nervures miWlianes des feuilles, d'aiguillons crochus, courts, très-nombreux, larges à la base, noirâtres au sommet. Les feuilles sont péliolées, alternes, ternées, à folioles ovales-lancéolées, glabres, obtuses au sommet. Les fleurs sont disposées en grappes dans les aisselles des feuilles. On a réuni à cette espèce, comme simples variétés, les Todilalia vitida, de Lamarck, et Toddalia rubicaïUis, de Willdeiiow. Celle plante croît dans les îles de l'Arcliipel indien.
TODÉE. Todea. bot. Genre de Fougères de la tribu des Osmundacées et très-voisin de VOsmniida, établi par Willdenow, qui le caractérise ainsi : capsules membraneuses, globuleuses, bivalves, sans véritable anneau élastique, mais présentant sur un de leurs côlés un petit disque renUé et réticulé autrement que le reste de la capsule ; elles sont portées sur un court pédicelle, et ce qui les dislingue des véritables Osmuiula, c'est qu'elles sont insérées le long des nervures, sur la face inférieure des pinnules qui ne sont nullement déformées et ne présentent pas des grappes ou des panicules comme dans les Osmimda.
ToDÉE AFRICAIN. Tiulea africai>a,\\i\\ii.;OsiiiU}ida barbara, Thunb. Cette espèce croît également au cap de Bonne- Espérance et à la Nouvelle-Hollande; ses frondes sont épaisses et coriaces. Le Todea Fiaseri, Grev. et Hook., a les feuilles membraneuses ; on la trouve à la Nouvelle -Hollande dans les montagnes Bleues.
TODIER. Todus. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec assez allongé, plus large que haut, entouré de longs poils à sa base; mandibules trèsminces : la supérieure à arête distincte, se terminant en pointe, l'inférieure obtuse et tronquée; narines placées à la surface du bec et assez éloignées de sa base, ouvertes, arrondies; pieds médiocres; quatre doigts, trois en avant, les latéraux inégaux ; l'interne uni jus- (lu'à la seconde articulation ; l'externe jusqu'à la troisième; ailes courtes; les deux premières rémiges moins longues que la troisième, la quatrième dépassant toutes les autres.
Le genre Todier se lie très étroitement au genre Moucherolle parquelques-unes des plus petites espèces. Les habitudes et les mœurs paraissent identiques dans les deux genres.
ToDIER DE CaYENNE. A'. MoUCHEROLLE TIC-TIC
ToDiER VEUT. Todus viridis, L., Buff., pi. enl. 583, tig. 1 et 2. Parties supérieures d'un vert brillant; front d'un fauve verdàtre; rémiges et rectrices brunes, bordées de vert; gorge et devant du cou d'un rouge vif, tirant un peu sur l'orangé très-foncé, avec l'extréinité de chaque petite plume frangée de blanc; angles du bec garnis de plumes blanches que suit, en se dirigeant vers les oreilles, une grande touffe d'un bleu d'aiguemarine; parties inférieures blanchâtres, avec les flancs d'un beau rose; tectrices subcaudales d'un jaune verdàtre; bec d'un gris jaunâtre, noir à la pointe; pieds
roHgcàlres. Taille, trois pouces et demi. Ce charmant petit Oiseau, que les créoles de Saint-Domingue nomment vulgairement petit Perrociuet de terre, recherche les endroits solitaires, ce (|ui est cause sans doute qu'on le rencontre si rarement dans les collections. Le mâle fait entendre dans la saison des amours un petit chant assez agréable, auquel la femelle répond souvent par un petit cri d'appel; hors cette épociue, on les a toujours trouvés fort silencieux. Leur vol, droit et rapid<'. ne permet de les apercevoir que lorsqu'ils sont posés à terre ou sur des pierres élevées, car sur les arbres leur couleur et leur exiguïté les dérobent aux yeux les plus attentifs. La femelle établit son nid dans la terre ou le tuf tendre des crêtes des ravins, mais à une hauteur telle (|u'elle n'ait rien à redouter des inondations, et que le berceau de la jeune famille soit parfaitement abrité de la pluie. Ce nid, ou plutôt celte loge souterraine, présente un appartement arrondi où l'on arrive par une galerie torlneiisc; la couchette consiste en quelques brins de paille, recouverts de duvet sur lequel la femelle dépose quatre ou cinq œufs gris, tachetés de brunâtre; elle les couve avec beaucoup de constance jus(|u'à ce qu'ils soient éclos; alors le mâle rivalise de tendresse avec sa compagne envers les nouveau-nés qu'ils ne quittent plus jusqu'à la couvée suivante.
TODIRAIMPHE. Todiiamphus. ois. Genre de l'ordre des Alcyons. Caractères : bec droit, très-déprimé, plus large que haut; mandibules égales, obtuses et aplaties vers l'extrémité, à bords entièrement lisses, l'inférieure très-légèrement renflée; narines placées longitudinalement à la base du bec, dans une fissure oblii|ue et très-peu apparente; elles sont bordées par les plumes du front ; pieds médiocres ; tarses allongés ; ailes courtes, arrondies; première rémige courte, la quatrième la plus longue; queue allongée; rectrices égales. La création du genre Todiramphe est due à Lesson, qui l'a publié dans le troisième volume des Mémoires delà Société d'histoire naturelle de Paris. Il comprend deux espèces d'Oiseaux de la mer du Sud, dont on avait jusqu'alors été fort embarrassé, ne pouvant, à cause de certains caractères, les placer parmi les Martins-Pêcheurs auxquels néanmoins ils ressemblent beaucoup. Ces Oiseaux font partie du petit nombre de ceux que les insulaires de l'archipel de la Société révèrent comme leurs divinités. Lesson, qui leur a vu décerner les honneurs du culte le plus fanatique, prétend que cette coutume est pratiquée de temps immémorial , et que la défense sévère de porter la moindre atteinte à ces favoris ou protégés du grand dieu Oro, n'a pas peu contribué à en rendre la race aussi nombreuse qu'elle l'est maintenant, et très-difficiles les moyens de s'en procurer des dépouilles qui, lorsqu'on en rencontre accidenlellement, sont de suite portées au temple, et offertes comme hommage au grand Oro.
Todiramphe sacré. ToUirainphus sacer, Less., loc. cit., avec figure; Alcedo lutta, Gmel.; Jllcedo sacra, Var., a, b et c; Lath. Cette espèce est sujette à de grandes variations occasionnées par l'âge et vraisemblablement par les différentes mues. Parties supérieures d'un vert pâle; de larges sourcils roux qui se réunissentsur la nuque; trait auriculaire d'un vert foncé;
une pelile ligne orangée bordée de hleu sur la joue; rémiges et rcclrices noirâtres, bordées de bleu extérieurement; parties supérieures blanclies; un collier roussâlre; bec grisâtre, avec la base de la mandibule inférieure blanche; pieds noirs. Taille, neuf pouces. On le trouve aux îles des Arais.
ToDiRAMPHE DIVINISÉ. Todiiamplius tlivinus, Less., loc. cit., avec figure. Parties supérieures brunes; sommet de la tête d'un brun très-foncé ; joues verdâtres; rémiges brunes, faiblement bordées de vert; rectrices d'un brun verdàtre; gorge blanche, une bandelette noire et large, naissant de la commissure du bec, et séparant le blanc de la gorge du brun-verdâlre de la tête; un large collier noir sur le haut de la poitrine, le resledes parties inférieures d'un blanc passant au roussâtre; longueur de la queue, trente-quatre lignes. La forme du bec (|ui est beaucoup plus aplati que dans l'espèce précédente, qui est légèrement convexe en dessus et qui ressemblerait parfaitement à celui d'un Todier s'il avait la moindre trace de carène et les barbes qu'on observe à la base du bec des Oiseaux de ce genre, a éloigné l'idée qu'avait d'abord conçue Lesson que le Todiramplie divinisé pouvait être la femelle du Todiramphe sacré; ce bec n'a que dix- huit lignes de longueur. La taille de l'Oiseau est de sept pouces huit lignes.
TODIROSTRE. Todirostnim. ois. Ce nom a été donné par Lesson à une division du genre Gobe-Mouches, qui présente un bec allongé, déprimé, aplati et linguiforme ; des tarses minces et grêles ; des ailes trèscourtes. Les Toilus ciitereus et maculatus de Desmarets, appartiennent à celte division.
TODUS. OIS. (Linné.) Syn. de Todier. y. ce mot.
TOEKOSOME. Tœiiosoma. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Biacliélitres, tribu des Omalides, établi par Manneiheim, avec les caractères suivants : antennes insérées devant les yeux : le premier article est épais, le second plus court et conique; les troisième à huitième petits et arrondis, les neuvième, dixième et onzième un peu plus grands et presque orbiculaires; pénultième article des palpes maxillaires grand et dilaté, le dernier petit et subulé ; corps linéaire et allongé; premier article des tarses très-long.
ToEivosoME GRÊLE. 'J'œnosoiiia gracile, Mann. 11 est A'un noir brillant, très-finement ponctué; la base des antennes et les palpes sont jaunes ; le corselet est convexe, profondément impressionné en arrière. Taille, une ligne. De la Russie.
TOFFA POUR TAFFA. mam. Espèce du genre Dasyure. f^. ce mot.
TOFIELOIE. Tofieldia. bot. Genre de la famille des Colchicacées et de l'Hexandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : périanthe extérieur ou calice un peu éloigné de la tleur, membraneux, trifide, petit, persistant; périanthe intérieur ou corolle à six pétales oblongs, concaves, égaux, étalés, persistants, beaucoup plus longs que le calice; six élamines opposées aux pétales, ayant leurs filets subulés, simples, glabres, de la longueur de la corolle ; les anthères incombantes, cordiforines; trois ovaires supères, connivents, acuininés et finissant en styles très-courts et verticaux;
sligmatescapités; trois capsules cohérentes par la base, gibbeuses, membraneuses, iiniloculaires, bivalves, déhiscentes par le côté intérieur; graines nombreuses, elliptiques-oblongues, anguleuses, insérées sur le bord interne de chaque valve. Le genre Tofieldia a été établi par lludson sur une plante (lue Linné avait placée dans son genre Antheiicum; mais ce dernier est aujourd'hui composé de plusieurs espèces qui se placent parmi les Liliacées. Jussieu et Michaux reproduisirent le même genre sous le nom de Narthecium, qui appartient aussi à d'autres Monocotylédones. Vlsidroyalcia, de Ruiz et Pavon, ne diffère point du genre dont il est ici quesliDU. Enfin, Willdenow augmenta la confusion synonymique en donnant le nom A'Helonias borealis à la plante sur laquelle le Tofieldia a été fondé. Les espèces de ce genre, quoique peu nombreuses, étaient fort mal connues avant le travail que Smith a publié dans le quatorzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres. Ce savant botaniste y a éclairci l'histoire de six espèces dont les plus remarquables sont les Tofieldia paliislris et T. alpiiia. La première est une petite planle à capitules ovoïdes, qui croît dans le nord des deux continents, et qui se relrouve en quelques localités de l'Ecosse et de la Suisse; c'est VAuihericnm calyculaUnii de Linné, FI. Lapp., éd. 2, lOG, lab. 10, fig. 3 ; le Nailheciiim pusillum de Michaux, VHelonias borealis de Willdenow. Le T. alpina est la plante qui, dans la Flore française, porte à tort le nom de T. palustris. Elle a un épi de fleurs cylindrique. On la trouve abondamment dans les pâturages gras et humides des Alpes.
TOILE D'ARAIGPiÉE. uoiL. Nom vulgaire du Conus arenosus. F. Cône.
TOILE A MATELAS. MOLL. Nom vulgaire du Murex melonqena. V. Pyrcle.
TOIT CHINOIS. MOLL. Coquille du genre Calyptrée. y. ce mot.
TOKAIE. REPT. Espèce du genre Gecko, y. ce mot.
TOLAI. MAM. Espèce du genre Lièvre, y. ce mot.
TOLCHIQUATLl. ois. Espèce du genre Chouette. y. ce mot.
TOLEK. ois. Nom que l'on donne vulgairement au Tourne-Pierre, y. ce mot.
TOLLATA. BOT. Le genre de la famille des Synanthérées, auquel Endlicher a donné ce nom, ne diffère pas du genre Oxyura, de De Candolle.
TOLMIÉE. Tolmieu. bot. Genre de la famille des Saxifragées, institué par Torrey et Gray, qui lui assignent pour caractères : tube du calice infundibuliforme, libre, subinégal à sa base, puis fendu longitudinalement; son limbe est divisé en cinq lobes subinégaux, imbriqués avant l'épanouissement; corolle composée de cinq pétales insérés au sommet du tube du calice : ils sont filiformes, recourbés et persistants; trois étamines insérées avec les pétales, et opposées aux trois lobes supérieurs du calice; leurs filaments sont subulés; anthères grandes, réniformes, à deux loges contluentes par le sommet; ovaire libre, oblong, atténué à sa base, uniloculaire, à deux placentaires mulliovulés, pariétaux jus(|u'aux sutures ; deux styles élongato-subulés et divergents; stigmates oblus; le fruit
A'iô
esl une capsule uniloculairc, à deux becs, eu |>ai'lie levèlue des découpures du calice et s'ouvrant enlre les styles; les graines sont lièspetiles, nombreuses et globiileiises.
ToiMiÉE DE Menzies. Tolmico Menziesii , Torr. et • Or. ; Heuchera Menziesii, Hook. C'est une plante herbacée, vivace, à racine fibreuse, à feuilles cordées, découpées, alternes sur la lige, accompagnées de stipules scarieuscs et adnées ; les Heurs ont chacune deux bractées sétacées et décidues à la base du pédicelle, et leur réunion donne naissance à un épi grêle. De l'.imérique septentrionale.
TOLPIS. BOT. ^. Dréparie.
TOLU. Toluifera. bot. Richard (Annales des Se. nalur., vol. 9, p. 168) a démontré que ce genre n'avait été fondé que sur une erreur, et parce qu'on lui avait attribué les caractères d'un fruit qui lui était totalement étranger. D'après les échantillons authentiques conservés dans l'herbier du célèbre Huniboldl, il a reconnu que l'arbre qui produit le baume de Tolu était une espèce du genre AfyioTylum, de la famille des Légumineuses, genre dont une autre espèce produit le baume du Pérou ; en conséi|iience il l'a désigné sous le nom de Myroxyliim tolitiferutii. Le baume de Tolu ne diffère par aucun caractère du baume du Pérou solide, f. Mtboxyle.
TOLUIFERA. BOT. K. Myroxtle.
TOLYPANGIDM. BOT. L'une des sections du genre Slylidier.
TOLYPANTHUS. bot. L'une des sections du genre Loranthus, de Linné, dans la famille à laquelle le nom de ce genre a été donné.
TOLYPEUMA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Meyer, dans la famille des Lytbrariées, a été reconnu ne point différer essentiellement du genre Nesca, de Commorson.
TOLYPEUTES. mab. Illiger avait établi sous ce nom, parmi les Tatous, un sous-genre qui n'a point été adopté, et dont le type était le Dusypiis tiicinctus.
TOMAIOSPERMA. dot. L'une des sections du genre Malouetia, De Cand., Piodr. viii, p. 578.
TOMANTHÉE. Toinanthea. bot. Genre de la famille desSynanthérécs, tribu des Cynarées, établi par le professeur De Candolle, qui lui assigne pour caractères : capitule ovale et mulliHore; involucrc formé d'écaillés serrées dont la structure est orbiculaire et fort ample, la consistance membraneuse, avec les bords ciliés et le sommet prolongé en une soi te d'épine un peu plus longue que les cils; réceptacle fimbrillifère; corolles du rayoii trifides et stériles; celles du disque ont cinq divisions; filaments staminaux contournés, courts et papilleux; anthères privées de queue à leur base, mais offrant un appendice corné; styles rameux et concrets; akènes cylindraceo -suhpentagonaux , très - glabres , doués d'une aréole basilaire; aigrette du rayon formée d'un petit nombre de soies; celle du disque en a plusieurs rangs, et les extérieures sont plus courtes; toutes sont très-entières et rigides.
ToMANTHÉE d'Accher. Toniunthea Jucher!, De Cand. C'est une plante herbacée, vivace, presque acaulc; ses feuilles sont pinnatiparliles, cotonneuses, blanchâtres,
avec le pétiole et le raehis rebordés; les lobes sont trèsentiers, oblongo-lancéolés; les capitules sont sessiles et terminaux; les corolles sont d'un rouge purpurin pâle; l'aigrette est violette. De la Perse occidentale.
TOMATE. BOT. F. LvcoPERSicim.
TOMBAC. MIN. F. Cuivre.
TOMBECORNE. bot. /'. Piptocerade.
TOMENTELLE. Tomenlella. bot. (Champignons.) Genre établi par Persoon {Obs. myc, 2, p. 18), et qui a été réuni ensuite au Thelephora. f. ce mot.
TOMENTEDX. Tomentosus. bot. Une partie couverte de poils courts, très-serrés de manière à offrir quelque ressemblance avec du drap, est dite Toraenleuse; telles sont, par exemple, les feuilles du Bouillon blanc.
TOMEX. BOT. Ce nom a été donné à trois genres dont les espèces faisaient partie de genres admis antérieurement. Le Tomex lomentosa, L., est synonyme du Callicarpa liinala ; le Tumex de Thunbeig se rapporte au Litsœa, et le Tomex de Forskahl est le même que le Dobeia de Jussieii. Mais comme ce dernier genre n'a pas été décrit dans ce Dictionnaire et qu'il a été renvoyé, à cet effet, au mot Tomex, il convient de dire un mot ici de ce genre qui est encore fort peu connu, et dont les affinités naturelles sont loin d'être déterminées.
La plante sur laquelle il a été constitué par Forskahl {Flor. arab., p. 52) est un arbre que les Arabes nomment Dober; les feuilles sont opposées; le pétiole est jaunâtre, épaissi à la base; les Meurs sont disposées en panicule resserrée. Le calice est urcéolé, à quatre dents. 11 y a quatre pétales plus longs que le calice, quatre étaminesdont les filets sont subulés, réunis â la base en un tubetélragone; les anthères sont dressées; il y a quatre petites écailles entre les pétales et les élamines; l'ovaire est supère, surmonté d'un style court et de deux stigmates. Le fruit, bon à manger, est ovoïde, tuberculeux, charnu, visqueux, ne renfermant qu'une graine.
TOMICÉPHALE. Tomicephalus. i.is. Coléoptères pentamères; genre delà famille des Serricornes, tribu des Élatérites, établi par Latreille, qui lui assigne pour caractères ; antennes épaisses, en scie; tête petite, comme coupée verticalement en devant, avec le verlex plan; corselet en triangle tronqué, insensiblement élargi de devant en arrière, sans rétrécissement brusque, peu élevé, presque isométrique; élytres formant, réunies, un triangle étroit et long; tarses courts, dont les articles sont entiers; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures faiblement élargie à son extrémité interne, presque lancéolée. On ne connaît de ce genre qu'une seule espèce, et Latreille l'a nommée Tomicephalus sangiiiiiicotlis. On la trouve au Brésil.
TOMICUS. INS. F. ToaiQDE.
TOMIQUE. TomicHs. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Xylophages, institué par Latreille, répondant à celui de Bostiichus, de Fabricius, moins quelques espèces, composant les genres Platypiis et Hylesinus, du même auteur. Caractères : corps cylindrique; tète globuleuse, s'enfoiiçant dans le corselet ; palpes très-peliles et coniques; antennes de onze
articles, courtes et tertninties en massue solide; tous les articles des tarses entiers, ce (|ui distingue ces insectes des Hylarges, des Scolytcs. des Camplocères et des Hylésines proprement dits, (ïcnres <|ui sont des dénietnbrements de celui auquel Fahricius a donné ce dernier nom. Maintenant les Tomi(|ues diffèrent des Platypes par plusieurs caractères: les antennes ne sont point susceptibles de se replier sous la léle et leur massue est annelée; leur tête est arrondie en dessus; les côtés du corselet n'offrent point d'échancrure, et la longueur des tarses, dont le premier article est peu allongé, égale au plus celle des jambes; les yeux sont allongés et un peu écbancrés. Les larves de ces insectes, lorsqu'elles sont très-mullipliées, ce qui arrive souvent, font de grands dégâts dans les forêts, en vivant dans le bois et le perçant en divers sens. Ce sont surtout les arbres résineux ou de la famille des Conifères qu'elles attaquent. ,
ToMiQCE TYPOGRAPHE. Toniicus typographus, Latr.; Boslrichus typographus, Fal).; Scolytus lypographus, Oliv., col. IV. pi. 1, fig. 7. a, b. Il est long de trois lignes, d'un brun noirâtre, plus ou moins foncé, garni de poils jaunâtres, avec les élytres fortement striées, tronquées circulairement à leur extrémité qui offre plusieurs dents, dont une plus grande termine cette troncature.
D'autres Tomiques (laricis, monographus, bidens, chalcographiis, etc.) ressemblent au précédent par la manière dont se terminent les élytres; mais le nombre des dents n'est pas toujours le même; d'autres caractères distinguent d'ailleurs ces espèces. Celles dont les élytres sont arrondies et inermes à leur extrémité, composent une autre section. Gyllenbal y place le Dermesles micrographus, de Linné, ou VHylesinus villosus, de Fabricius, les yipate ilispar, limbalus et Tiliœ de celui-ci, ainsi que son Hylesintm iiielanocephalus.
TOMMASINIE. Tommasinia. bot. Genre delà famille des Ombellifères, institué par Boissier qui lui donne pour caractères : ombelles dépourvues d'involucre; pédicelles fructifères, grêles, plus longs que le fruit, réunis à leur base en un sorte de disque; fruit comprimé par les côtés, subquadriailé, ovale, écbancré à sa base; slylopode plan, aussi long que les styles (|iii sont recourbés ; méricarpes marqués de trois côtes subailées, séparées par des sillons profonds.
ToMMASiNiE DE KoTSCHY. Toiiiiiiasinia Kotschyi, Boiss. Plante herbacée, vivace, à feuilles trilernées, dont les divisions sont pinnatiparlites, à lobes ovales et largement dentés; les ombelles sont grandes, composées de pédicelles inégaux, sans involucre, mais avec des involucelles formés de deux ou trois folioles sétacées; les pétales sont jaunes et roulés. Cette plante se trouve en Orient, sur le mont Taurus.
TOMOGÈRE. coNCH. Montfurt (Conchyl. Syst., t. ii, p. 539) avait établi ce genre avant que Lamarck eût proposé celui qu'il nomme Anostome, fait pour les mêmes Coquilles. On devait choisir celui des deux noms qui avait été publié le premier; il en a été autrement, la dénomination de Lamarck a prévalu. ^'. Anos- TOite.
TOMOMYZE. Toiiioiiirza. Genre de Diptères, établi par Wiedemann (Dipt. Exol.), et qui paraît appartenir à la tribu des Antliraciens, famille des Tanystomes. Il s'éloignerait des aulres de la même tribu par l'absence d'yeux lisses, et à en juger d'après la figure qu'il donne des antennes, en ce que ces organes n'ont point de styles à leur sommet; la trompe est à peine saillante. ToMOBYïE ANTBUACoiDE. Tomovtyza aniliracoides, Wied. Elle est noire et brillanle; son abdomen est tacheté de blanc; ses ailes sont enfumées. Taille, quatre lignes. I)u cap de Bonne-Espérance.
TOMOPTÊRE.7'ow(opte/-MS. INS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicnrnes, tribu des Céraml)ycins,établiparAu(linet-Servillequiluidonnepour caractères : antennes filiformes, à peine pubescenles, n'atteignant que l'extrémité des élytres, composées de onze articles cylindriques; mandibules petiles; corselet mutique latéralement, uni, cylindrique, presque globuleux, un peu déprimé en dessus; yeux très-grands, ne laissant entre eux, au-dessous de l'insertion des antennes, qii'ime ligne trèsfine; écusson Irès-pelil; élytres très -courtes, en forme d'écaillés, carrées, tronquées droit à leur extrémité, laissant les trois quarts des ailes à découvert; pattes courtes; cuisses antérieures et intermédiaires en massue globuleuse, les postérieures en massue allongée; articles des tarses presque égaux en longueur, le premier des postérieurs guère plus long que le suivant; corps assez court et ramassé.
ToMOPTÈRE STAPHYLIN. Tomopteiiis staphylitius. Dessus du corps noirâtre et chagriné; face antérieure de la tète couverte d'un duvet cendré; corselet étroitement bordé de jaune en devant et en arrière; une ligne obliiiue jaune sur les élylres; poitrine noire, avec une pelile raie transverse jaune; premier segment de l'abdomen testacé, les autres noirs et luisants; cuisses antérieures ferrugineuses. Taille, sept lignes. Du Brésil. TOMOSITE. jim. (Ch. Hartmann.) Variété de Carbonate de Manganèse, f' . ce mot.
TOM-TIT. OIS. L'un des noms vulgaires du Todier. l^. ce mot.
TOiNABEA. BOT. L'auteur du Gênera Plan/arum 66crit sous ce nom le genre Taonabo, d'Auhlet, qui ne paraît point suffisamment distinct du Teinslrœmia, deMulis. K. Ternstroeuie.
TOiNGA. BOT. (Pragon.) Fruit d'un Solanuin voisin du Melongena, L., qui croit sur les côtes d'Afrique, au nord du Zaïre, et que mangent les nègres.
TONGUEA. BOT. Le genre institué sous ce nom dans la famille des Crucifères, par Endiicber, ne diffère pas du genre Pacliypotliiim, de Webb et Berthelot, qui, à son tour, paraît être identique avec le genre Sysiinbriiim, de Linné, et qu'il ne faut pas confondre avec le genre Pachypodiiini, établi par Lindiey dans la famille des Apocinées, reconnu et adopté par tous les botanistes.
TONINE. Tonina. bot. Genre établi par Aublet pour une petite planle Buviatile, originaire de la Guiane, et qui a été fort incomplètement décrite jusqu'à présent. Le 2"onina fluiiialilis, Aublet, Guian., p. »59, t. 350, croit dans les ruisseaux, dans les étangs et les marais de la Guiane. Ses tiges sont simples, émergées, longues
d'un pied fil au delà; leurs feuilles sonlaKernes.sessiles, canaliculées à leur base, linéaires, aigiiSs et un peu recourbées; les fleurs forment de petits capitules globuleux, pédoncules, opposés aux feuilles et accompagnés d'une spalbe linéaire, un peu plus longue <|ue le pédoncule. Le capitule se compose de Heurs mâles et femelles disposées sans ordre. Chaque fleur est accompagnécd'une très-pelileécaillelinéaire; Icsfleurs mâles sont pédiccllées; elles offienl un calice presque globuleux, urcéolé, à trois divisions profondes, orbiculaires, convexes, acuminées, une sorte de godet mouosépale, tronqué et entier à son sommet, plein et turbiné à sa base; en dedans de cet organe il y a trois élamines insérées sur le sommet de la |)artie pleine, et en dedans des étamiues (|ui sont plus longues (|ue le calice, trois filaments qui paraissent être ou trois élamines avortées, outroissligmales d'un ovaire avorlé. Les Heurs femelles sont presque sessiles; leur calice est composé de trois sépales ou écailles allongées, aiguës, ciliées, plus longues que les fleurs mâles; en dedans du calice sont trois autres écailles plus courtes, comme spatulées et ciliées de poils arliculés, qui naissent de leur partie supérieure. L'ovaire est libre et sessile, à trois côtes trèsprononcées, à trois loges contenant chacune un seul ovule attaché à la partie supérieure de l'angle interne et renversé; le style est triangulaire et terminé par trois stigmates oblongs et obtus. Le fruit est une capsule Iricoque, environnée par les écailles calicinales, à trois loges monospermes, qui s'ouvrent chacune par une suture longitudinale. Chaque graine, qui est ovoïde et pres(|ue globuleuse, se compose d'un endosperme charnu et d'un très-petit embryon di,scoïde, extraire, opposé au bile. La seule espèce (|ui forme ce genre a été réunie par Roth à i'Eiiocaiilon, sous le nom li'E. amplexicaute ; Vahl l'a décrite sous le nom â'Hyphj'dra aiiiplexicaulis, Symb. 5, p. 99.
TONITE. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. y. ce mot.
TONKA (Fève de), bot. Nom vulgaire de l'amande du fruit du Coumarou odoiant. y. ce mot.
TONNE. Dolium. uoll. Ce genre voisin des Harpes et des Buccins, fut placé par Lamarck dans la famille des Purpuracées ou Pur|)urifères. Cuvier (Règne Animal) lit des Tonnes un des nombreux sous-genres des Buccins, ramenant ceux-ci presque à l'état où les avait laissés Linné. Férussac suivit l'opinion de Cuvier, que Blainville ne partagea pas d'abord dans son Traité de Malacologie, mais à laquelle il revint un peu plus tard; par conséquent ce geiue redeviendrait une petite section des Buccins. Si l'animal des Tonnes était connu, s'il était semblable à celui des Buccins, s'il portait comme eux un opercule, mais que la Coquille seule présentât quelques différences sur la valeur desquelles les auteurs trompés auraient établi un genre, on concevrait facilement la nouvelle manière de voir de Blainville; mais l'animal des Tonnes n'étant pas connu et les Coquilles présentant des différences telles avec les Buccins, qu'il n'existe aucun passage entre les deux genres, il y a de plus fortes présomptions à croire que l'animal se trouvera différent des Buccins, qu'à supposer le contraire. Quel que soit d'ailleurs le sort du genre Tonne qui sans doute ne lardera pas à être connu
complélenient, voici de quelle manière il peut clie caractérisé : animal inconnu; coquille mince, ventrue, globuleuse, à spire courte, cerclée transversalement; bord droit, denté ou crénelé dans toute sa longueur; columelle excavée. tordue, plus ou moins ouverte à la base; ouverliire oblongne, échancrée à la base. Le nombre des Tonnes connues jus(|u'à présent est peu considérable; Lamarck en décrit sept et Broccbi trois fossiles; mais parmi ces derniers le Dolium lanijia.i semble bien incertain et pourrait fort bien n'être qu'un Buccin encore jeune; il s'en faut de beaucoup que cette Coquille offre tous les caraclères des Tonnes; quant aux deux aulres, elles ont cela de particulier, d'avoir leurs analogues parfaits vivant encore maintenant soit dans la Méditerranée, soit dans la mer des Indes et celle d'Amérique.
To:mne cassidiforme. Dolium Pomutn, Lamk., toc. cit., n" 5; Buccinum Pomum, L., Gmel., n" 4; ibid., Brug., n" 6; Encyclop., pi. 40.3, fîg. 2, a, h; Favanne, Concb , pi. 27, fig. G; Knorr Vergn.,6. tab. 25. fig. 2; Martini. Concb.. t. ii, lab. 30, fig. 370,371; Biiccinnm Pomum, Brocc, Conch. foss. subap., p. 525, n" 3. On la trouve vivante dans la mer de l'Inde, en Amérique, à la Nouvelle-Zélande, etc., et fossile dans le Plaisantin.
Tomse TACHETÉE. Z)o/(Hm»HcrcM/(j<uw), Lamk. ,Anim. sans vert., l. vu, p. 2G0, n» 3; Buccinum dolium, L., Gmel., p. 3470, n» 5; ibid., Brug.. Encyclop., n" 4, pi. 403, fig. a, b; Le Minjac, Adanson, Voyage au Sénégal, pi. 7, fig. 6; Lister, Concb., tab 889, fig. 19; Favanne, Concb., pi. 27, fig.C. 1,C.2; Martini, Concb., t. III, tab. 117, fig. 1073 et 118, fig. 1082. Espèce assez grande, qui se trouve dans l'océan Indien, dans les mers d'Afrique, au Sénégal, dans la Méditerranée, et fossile dans le Plaisantin.
TONNINGIA. BOT. Genre proposé parNecker, pour le Tradescantia axillaris. Il n'a point été adopté.
TOÎVSELLA. BOT. (Schreber.) Synonyme de Tonlelea. A", ce mot.
TONTANEA. BOT. Le genre ainsi nommé par Aublel , a été réuni au Coccocxpselum , dans la famille des Rubiacées. f^. Coccocypsèle.
TONTELEA. bot. Le genre désigné par Aublet sous ce nom, (|ui a été changé en celui de Toiisella par Schreber, a été réuni au genre Salacia, de Linné. A', ce mot.
TOPAN. OIS. L'un des noms vulgaires du Calao-Tnck. /■'. ce mot.
TOPAZE. OIS. Espèce du genre Colibri, y. ce mot.
TOPAZE. MIN. Les anciens ont appelé Topaze une pierre verte, (lue l'on trouvait dans une île de la mer Rouge, qui portait le même nom ; mais celle pierre paraît avoir élé de tonte autre nature que les substances réunies sous lll même dénomination par les minéralogistes modernes. Werner avait composé son espèce Topaze des différentes sortes de Gemmes que les lapidaires nomment Topazes de Saxe, du Brésil et de Sibérie, et qu'il ne faut pas confondre avec la Topaze dile orienlale, (|ui est un Corindon-Télésie. HaUy a montré qu'il fallait y réunir, comme simples variétés, deux substances que l'on avait considérées comme des espèces distincles et dont l'une a reçu les noms de Schorl blanc,
de Béril sclioilifornie, de Leucolillie el de Pycnile, et l'autre ceux de Pliysalilhe et Pyrnpliysalilhe. Les caractères communs aux variétés uombreuses et assez disparates qui sont renfermées dans l'espèce, telle <|ue l'admettent aujourd'hui la plupart des minéralogistes, se tirent de la densité et de la dureté, de la structure cristalline et de la composition chlmi(|ue. Les Topazes ont une dureté supérieure à celle du Quartz hyalin. Leur pesanteur spécifique est assez considérable; elle est de 5,49 dans les variétés les plus pures : elles sont (oujours cristallisées et se clivent avec une netteté remarquable dans une seule direction perpendiculaire à l'axe de cristallisation, ou au sens suivant lequel se fait l'allongement des cristaux. L'éclat du joint, mis à découvert par ce clivage, est si vif qu'il peut servir de caractère pour faire reconnaître une Topaze. Toutes les variétés de ce minéral sont essentiellement composées de Silice, d'Acide sulfurique et d'Alumine, dans des proportions cpii paraissent un peu variables, quand on compare les résultats des nombreuses analyses qui en ont été faites. Ces différences, qui semblent en rappoit avec la diversité des phénomènes optiques, ne sont cependant ni assez considérables ni assez bien prouvées pour établir, entre les variétés qui les ont fournies, une ligne nette de séparation.
La forme primitive el fondamentale de la Topaze est un prisme droit rhomboidal de 124''22 (Hatly) et 55" 58. Ce prisme ne se clive avec netteté que parallèlement à ses bases. Hatly a néanmoins aperçu des joints parallèles aux pans, et d'auties obliques, qui mènent à un octaèdre rectangulaire. Les cristaux de Topaze ont donc une double siruclure, et l'on est maître de choisir entre un prisme et un octaèdre le solide qui représente le noyau ou la forme primitive de l'espèce. Dans le prisme rhomboidal, auquel on donne la préférence à cause de sa plus grande simplicité, la hauteur esta la grande diagonale de la base à peu près comme les nombres 59 et 31.
La Topaze est douée de la double réfraction altraclive (Biol). Elle possède deux axes de double réfraction et l'angle des axes est sujet à varier d'un échantillon à l'autre lorsque la substance n'est pas tout à fait puie. La Topaze est aussi du nombre des substances qui jouissent,comme le Dichroïte ou la Cordiérite, de la propriété de donner des couleurs différentes par réfraction, suivant le sens dans le(|uel la lumière les traverse. Selon Soret,elle posséderait le tricliroïsme,c'est-à-direqu'elle manifesterait trois couleurs différentes, étant placée dans des positions diverses entre l'œil et la lumière. Certaines Topazes, celles du Brésil entre autres, sont phosphorescentes (luand on les place sur un fer chaud. Toutes les variétés de l'espèce, le pyrophysalilhe excepté, possèdent en outre la |)ropriété de s'éleclriser par la chaleur. La vertu électri<iue est surtout trèssensible dans les Topazes du Brésil et de la Sibérie. Les Topazes de Saxe la possèdent à un faible degré, et elles ont besoin dêlre isolées pour la manifester. La Topaze s'électrise aussi avec une grande facilité par le frottement ou par la simple pression entre les doigts. Lorsqu'elle est limpide, elle est isolante et conserve son électricité très-longtemps.
Les Topazes sont infusibles au chalumeau; avec le
Borax, elles se dissolvent lentement en un verre incolore. Les variétés de formes qu'elles présentent sont assez nombreuses. On peut les rapporter à trois types principaux : le prisme droit rhomboidal, l'oclaèdre rectangulaire et l'octaèdre à base rhombe. Ce sont en effet des prismes rhomboïdaux terminés, soit par une base droite entourée de facettes annulaires (Topazes de Saxe et du Brésil), soit par des sommets cunéiformes (Topazes de Sibérie), soit par des sommets pyramidaux (Topazes du Brésil). Quelques cristaux présentent une différence de configuration dans leurs sommets, qui est en rapport avec la diversité des pôles éleclriques, qui se développent aux deux extrémités du cristal. Les Topazes considérées dans l'ensemble de leurs propriétés ou de leurs modificalions, peuvent se diviser en trois variétés principales que l'on a longtemps considérées comme des espèces distinctes.
1. Topaze Gemme. C'est la véritable Topaze du commerce. Elle se présenle ordinairement sous la forme de prismes surchargés de stiies longitudinales ou même de cannelures profondes, qui en dissimulent les pans, et aussi sous forme de morceaux roulés ou arrondis par le frottement. Les cristaux de Topazes acquièrent quelquefois un volume considérable. On en cite quelques-uns dont le diamètre est de trois ou quatre pouces, et d'autres dont la longueur est d'un demi-pied environ. On a trouvé aussi des Topazes roulées de la grosseur du poing. Les plus remarquables, sous ce rapport, sont les Topazes de Sibérie et celles du Brésil. La Topaze Gemme est toujours transparente ou translucide, avec des couleurs assez variées. Elle a un éclat vitreux très-sensible et susceptible d'être rehaussé par le poli et par la taille; sa dureté est supérieure à celle (lu Quartz et inférieure à celle du Spinelle; sa pesanteur spécifique est de 3,5. La Topaze est un Huo-silicate d'Alumine, composé en poids de 59 d'Alumine, 33 de Silice, et 8 d'Acide fluorique (Berzélius).
Les variétés de couleurs de la Topaze Gemme sont assez nombreuses. On peut les partager en trois séries distinctes, dont chacune comprend plusieurs teintes différentes, et dont les types appartiennent aux principales localités dans lesquelles la Topaze a été observée jusqu'à présent.
Topazes du Brésil ou janiies-roiissâtres et violettes. Leur teinte la plus habituelle est le jaune foncé tirant sur l'orangé. L'intérieur de ces cristaux est souvent rempli de glaçures qui les déparent, et leur contour déformé par de nombreuses cannelures. C'est néanmoins à cette division qu'appartiennent les Topazes les plus estimées dans le commerce. On peut les subdiviser en plusieurs sous-variétés, comme le font les lapidaires : la Topaze jaune, qui est sans mélange de roux ni de violet; très-répandue, mais de peu de valeur. — La Topaze orangée, fort recherchée à cause de sa belle teinte. — La Topaze jonquille, d'un jaune safran, vulgairement Hyacinthe occidentale. — La Topaze rose pourprée. Rubis du Brésil des lapidaires. — La Topaze rose, d'un violet pâle; Rubis balais, suivant quelquesuns. On trouve souvent au Brésil des cristaux de Topaze rose ou d'un violet améthyste, engagés dans des cristaux limpides de Quartz hyalin.
Les Topazes du Brésil sont beaucoup trop communes pour avoir une grande valeur dans le commerce; les plus eslimées sonl les Topazes roses et violettes et les Topazes orangées. Suivant Léman, une Topaze orangée, parfaite, d'environ huit lignes de diamètre, vaut à Paris 250 fr.; une Topaze d'un beau violet a une valeur double à volume égal. 11 est rare d'avoir nalurellement des Topazes de celle teinte ; mais on y supplée en communiquant artificiellement celle couleur au.K Topazes roussàlres, d'un jaune foncé; il suffit pour cela de leur faire subir un grillage modéré dans un bain de sable. On donne à ces Topazes artificielles le nom de Topazes brûlées et l'on réserve celui de Rubis du Brésil pour les Topazes qui sont nalurellement rouges.
Topazes de Saxe ou jaune paille, d'un blanc jaunâtre ou d'un jaune languissant. Les cristaux de cette variété sont peu volumineux; ce sont ordinairement des prismes fort courts, ayant au plus cinq lignes de diamètre el présentant quelquefois leurs deux sommets; ils sont élcclri(|ues par la chaleur, mais ils ont souvent i)esoin d'être isolés pour manifester cette vertu.
Topazes île Sibérie blanches, bleuâtres et verdâtres. Ces variétés acquièrent souvent un volume considérable. Elles présentent des formes très-compliquées, mais dont les sommets sont presque toujours terminés en coin ou en biseau. On distingue parmi ces Topazes les sous-variétés suivantes : la Topaze blanche ou incolore, assez commune en Daourie, où ou la trouve en cristaux groupés et réunis au Béril aigue-marine et au Quartz hyalin noir; mais très-répandue aussi au Brésil, où elle est roulée en morceaux de grosseur Irès-variable, au milieu d'un conglomérat semblable au Cascalho des mines d'or et de diamant. On leur donne au Brésil le nom de Topazes de la nouvelle mine, pour les distinguer des Topazes jaunes et violettes du même pays que l'on appelle Topazes de l'ancienne mine. On a aussi trouvé des Topazes incolores en Ecosse, dans la Nouvelle-Hollande, elc. Ces Topazes ont peu de valeur dans le commerce; elles ont un éclat assez vif lorsqu'elles sont parfaites et taillées convenablement; on a quelquefois essayé de les faire passer pour des Diamants d'une qualité inférieure. — La Topaze bleuâtre ou Topaze aigue-marine orientale, d'un beau bleu céleste, se trouve en Sibérie, et aussi au Brésil, en Ecosse et en Saxe. — La Topaze bleu-verdâlre, en prisme rbomboïdal, avec un double rang de facettes autour des bases, se trouve en Daourie, à la raonlagne Odon- Tchélon. Les habitants du pays donnent à cette variété le nom de Dent de Cheval.
2. Topaze Ptcnite, le Béril Schorliformeoula Leucolilhe d'Altemberg. Cette variété se présente en cristaux blancs, opaques, présentant la forme de prismes rhomboidaux avec un rang de facettes autour des bases, et plus fréipieinment en longs prismes non terminés, opaques, d'un blanc jaunâtre ou d'une teinte violette, chargés de cannelures longitudinales et trèsfragiles dans le sens latéial. Sa pesanteur spécifique est de 3,31; elle est composée en poids de Silice 57; Alumine, 34 ; Acide Uuorique, 9. La Pycnite se rencontre a Altemberg en Saxe, dans un Greisein composé de Quarlz gris et de Mica argentin et formant un lit de
plusieurs pouces d'épaisseur, subordonnée au Micaschiste; on la trouve aussi à Schlackcnwald en Bohème, en cristaux blancs assez semblables au Béryl des environs de Limoges, dans un minerai mélangé de Quartz, d'Élain oxydé, de Cuivre pyriteux.de Schéelin ferruginé et de Molybdène sulfuré, au milieu d'Un Gneiss. On rencontre aussi la Pycnile en Sibérie, à Kongsbcrg en Norwége, et en France dans les Pyrénées.
3. ToPAiE PYROPBYSALiTE, llisinger et Berzélius; Topaze prismaloide d'HaUy. En masses nu cristaux informes de couleur blanche ou verdàlre, offiant quelques indices de structure, et entre autres un joint naturel d'une assez grande netteté. Les caractères physiques de cette variété s'accordent assez bien avec ceux de la Topaze Gemme, à l'exception de celui qui se tire de l'électricité par la chaleur. Elle est composée, d'après Berzélius, de Silice, 34; Alumine, 58; Acide Buorique, 8. La Topaze pyrophysalile se trouve en cristaux groupés associés au Talc et à la Chaux fluatée, au milieu du Granité de Finbo et de Brodbo, près de Fahlun en Suède. Elle existe aussi dans le Granité de Goshen, aux Étals-Unis, avec la Tourmaline verte et le Mica rose laminaire.
Les Topazes ne se sont montrées jusqu'à présent que dans deux sortes de terrains différents : 1» en cristaux implantés dans les cavités des roches primordiales, telles que le Granit, le Gneiss, la Pegmalite, le Greisein, le Micaschiste et le Schiste argileux, et dans les filons qui traversent ces mêmes Roches. C'est ainsi qu'on les trouve en Sibérie, en Saxe et en Bohème, dans l'Ecosse, au Brésil et dans l'Amérique seplentrionale. Les substances qui leur sont le plus ordinaiiement associées, sont le Quartz hyalin, le Mica, la Tourmaline, le Béryl, la Chaux Uuatée, l'Étain oxydé, le Schéelin ferruginé, le Cuivre pyriteux, le Molybdène sulfuré, etc.; 20 en morceaux roulés au milieu des terrains d'alluvion anciens avec d'autres substances, telles ((ue la Cymophane, l'Euclase, etc. C'est ainsi qu'on les trouve au Brésil, dans le district de Serro-do-Frio aux environs de Villa- Rica; près de Hawkesbury dans la Nouvelle-Hollande; au Kamtschatka; sur les bords du Poyk dans le Caucase; en Ecosse, dans l'Aberdeenshire; à Eibenstock en Saxe.
TOPAZOLITE. MIN. Nom donné par le docteur Bonvoisin à un Grenat, d'un beau jaune de Topaze, des vallées d'Ala et de Mussa en Piémont. F. Gresat.
TOPAZOSÊME. Min. HaUy nommait ainsi une Roche qui n'est qu'un Leptynite empâté de Topaze.
TOPHORA. BOT. Fries a ainsi nommé un groupe de Plantes cryptogames filamenteuses, ayant la forme des Byssus, et (|ui formaient la section du genre Cou ferra d'Agardh (Syst. u4ly., p. 103) désignée par ce savant sous le nom de Coiifervœ Fodinartim. Le Byssus Cryplarvm, L., est le type de ce genre dans lequel viennent encore se ranger les Conferva Foilinarutii , Brownii, mollis d'Agardh, et le C.cryptarum de Bory de Saint-Vincent, observé i)ar celui-ci dans une grotte de l'île Mascareigne. Ces jilantes n'ofifrent rien qui puisse être considéré comme organe de fructification. Ce sont des filaments libres, verdoyants, cloisonnés et entrelacés. On les rencontre dans les mines et les groltes.
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TOPINAMBOUR, bot. Nom vulgaire de lV/e/(V(H//i«.« tuherosus, L. F. Hélianthe.
TOPITA. OIS. Espèce du genre Faucon, division des Busards, l^. Fadcopi.
TOPOBÉE. Toiioben. bot. Genre de la famille des MélaslomacéeS. tlahli par Aiihlel. puis réuni par le professeur De Candolle au genre Blakea. y. ce mol.
TOQUE. MAM. Espèce du genre Macaque.
TOQUE. BOT. Synonyme vulgaire du Sciitellaria.
f. SCUTELLAIRE.
TORBÉRITE. um. (Werner.) K. Urane pbospdaté