‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 58 sur 119 · VERT · texte numérisé non relu

VERT

TOUCHE-PIN. BOT. L'un des noms vulgaires ihiPiiiiis Miigho. y. Pis.

TORCHE POT ET TORCHE-PERTUIS. ois. Noms vulgaires de la SiUelle d'Europe.

TORCOL. iuiix. OIS. Genre de la seconde famille de l'ordre desZygodaclyles. Caraclères : hec courl, droit, en cône déprimé, effilé vers la poinle, à aréle arrondie; mandibules eiilières; narines placées à la base, percées dans les bords concaves de l'arêle, nues, en partie fermées par une membrane; pieds médiocres; ([ualre doigts : deux en avant, soudés à leur origine; deux en arrière enlièremenl divisés ; ailes médiocres ; première lémige un peu plus courte que la deuxième qui est la plus longue. On voit, d'après l'exposé de ces caractères, qu'il y a peu de différences entre les Torcols et les Pics; ces différences sont encore moins sensibles dans les mœurs de ces Oiseaux, et tout ce qui a été dit à l'article des Pics peut rigoureusement s'appliquer aux Torcols; seulement ceux-ci, à cause de la force et de la dureté du liée, moindres de beaucoup, ne causent point de dommage aux arbres qu'ils ne frappent iioint à coups redoublés pour en faire sortir les insectes; ils ne courent point de la même manière non plus sur les troncs, parce que les languettes de leurs reetrices qui ne sont point roides et piquantes comme cliez les Pics, ne peuvent pas leur servir de point d'appui pour exécuter une semblable manœuvre. Du reste le ïorcol vit et émigré solitairement; il se nourrit d'insectes, mais les chercbe plus souvent à terre (|ue sur les arbres. A toute autre habitation il préfère le voisinage des fourmilières; c'est là qu'il trouve une abondante pâture, et chacune de ses visites à la république est pour elle une véritable calamité, car il ne lance pas de fois sa langue extensible et cylindrique dans la fourmilière, qu'il n'en tire un bon nombre d'habitants agglutinés contre les parois de l'insliument nourricier. Le Torcol s'apparie de bonne heure, et ne (|uitte point l'objet de ses amours aussi longtemps qu'il lui fait partager ses feux; mais, dès que la saison en est passée, il retourne à ses solitaires habitudes. Comme aux Pics, un trou dans le tronc d'un arbre vermoulu est le berceau de sa jeune famille; la femelle y pond ordinairement six et quelquefois jiisiiu'à dix œufs parfaitement blancs. Le cri de ces Oiseaux est un sifQement plus ou moins aigu, suivant les circonstances qui l'occasionnent. Le Torcol lire son nom d'une habitude singulière, et que l'on n'a observée chez aucun autre Oiseau : c'est celle de tourner le cou d'un mouvement lent et sinueux, de manière «lue la lète se renverse en tout sens. Ces contorsions

qui tiennent à quelque disposition parlieiilièii' des organes de rOiseau, puisqu'on les voit prati<|uées par les petits dès leur naissance, est encore une sorte de mystère pour la physiologie. Les Torcols ne paraissent assujettis qu'à «ne seule mue annuelle, et elle apporte peu d'altération dans la robe. Les deux sexes, ainsi que les jeunes en état de voler, se ressemblent au point qu'il est difficile de les distinguer. Le genre est extrêmement peu nombreux; on ne peut même rigoureusement admettre qu'une seule espèce qui parcourt successivement presque toutes les conirées de l'Europe.

ToRCOi d'Europe, yniix Tonjuilla , L., Biiff., pi. enl. 698. Parties supérieures Irès-élégamment mélangées de gris, de brun et de noirâtre; rémiges brunes, tachetées extérieurement de rouxclair; reetrices grises, rayées de zigzags noirs et bruns; devant du coii el poitrine d'un blanc roussâtre, rayé de noirâtre; le reste des parties inférieures blanchâtre, mêlé de quel- <|ues traits noirâtres; hec d'un cendré plombé; pieds brunâtres. Taille, six pouces et demi.

ToRCoi DE LA Gdiane. Vuiix mitiulissimus, Gmel., Buff., pi. enl. 786. lig. 1. y. Picdmne miivdle.

Torcol mignon, y. Picbmne mignon.

Torcol dd Paragday. yunx uiinulus, Lath. y. Picbmne binule.

Torcol pectoral. Ynnx pectoralis, Vig. Parties supérieures d'un gris brunàue, relevé par de fines rayures brunes, ondulées; nuque et scapulaires marquées de noir; queue rayée de bandes noires; parties inférieures blanchâtres, avec des rayures noires; plus serrées au front, et plus lâches sur les plumes tibiales ; une grande tache rousse qui s'étend depuis la gorge jusque sur l'abdomen ; rémiges brunes, rayées de brun ferrugineux. Taille, six pouces. Afrique.

Torcol a toepet. y. Picdmne a toupet.

TORCOT. ois. y. Torcol.

TORDA. ois. Synonyme de Pingouin macroptère. y. Pingouin.

TORDEUSES. Tortnces. iNS. Tribu de la famille des Lépidoptères nocturnes, composée d'une division du genre Phalœiia de Linné, qu'il nomme Tortrices. Ce sont les Phalènes à larges épaules ou Phalènes- Chappes de Geoffroy, et les Lépidoptères formant le genre Pyralis de Fabricius. Ils sont tous de petite taille, agréablement colorés, ayant des antennes simples, une spiritrompe distincte, les palpes inférieures presque semblables à celles des Noctuelles; le lliorax uni ; les ailes en toit écrasé ou presque horizontales, et dont les supérieures ont ordinairement le bord extérieur arqué à sa base, rétréci ensuite, ce qui donne à ces insectes une physionomie particulière, celle d'un ovale tronqué: de là l'origine de la dénomination de Phalènes-chappes. Les chenilles ont seize pattes, le corps ras ou peu velu, et vivent à couvert, soit dans des tuyaux de feuilles qu'elles tordent et qu'elles roulent, en lîxant successivement et dans un même sens, selon le nombre des tours, divers pointes de leur surface par des couches de fils de soie, soit entre des fleurs agrégées ou ombellifèies dont elles lient les pédoncules partiels afin de s'y ménager une retraite. D'autres vivent dans l'intérieur de divers fruits, comme les poin-

iiips, les poires, elc. Elles rongent les |>arlies lendies, el quelquefois aussi les graines des végétaux qu'elles habitent. Plusieurs de ces chenilles sont rétrécies postérieurement, ce <|ui les a fait nommer par Réaumur chenilles en forme de Poissons. Leur coque a la forme d'un bateau. Celle tribu se compose des génies Pyrale, Matronule, Xylopode, Volucre et Procérale.

TORDPIED. BOT. Nom proposé par Bridel pour désigner en français le genre Campylopus. l'. ce mol.

TORDYLE. Toidylium. bot. Genre delà famille des Ombellifères et de la Pentandrie Digynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : involucre cl invoUicelles polyphyllps; corolle dont les pétales sont étalés en rayons el bifides; akènes comprimés, munis d'un rebord de saillies tuberculeuses formant un anneau marginal, et présentant sur le dos quatre bandelelles (canaux oléifères) très-grêles. Ce genre ne se compose que d'un petit nombre d'espèces qui croissent dans l'Europe méridionale et dans l'Orient. Linné avait placé dans ce genre quelques espèces qui ont formé de nouveaux genres ou qui ont été réunies à des genres déjà élablis. Ainsi les Tordxliiim Anthriscus elnodosum ont d'abord été réunis aux Caucalis, puis ont été érigés en un genre distinct sous le nom de Toiilis. Ensuite Hoffmann en a séparé le Toidxl'um apulum, pour en former le nouveau genre Comlylocaipus.

ToRDYLE OFFICINAL. Tonlyliiim officinalis, Diosc. C'est une plante herbacée, à feuilles pinnées, composées (le folioles oblongues, lobées, cunéiformes, à Heurs blanches, munies d'involucelles plus longs que l'ombellule, à fruits munis d'un bourrelet épais, calleux et blanc. Celle plante passait aulrefois pour posséder quelques propriétés médicales; mais on n'en fait plus aucun usage.

Les Tordylium syriacuin et maximum sont deux aulres espèces très-remarquables. La première, qui croît en Syrie et que l'on cultive dans les jardins de botanique, a le fruil très-grand, ovale, presque orbilulaire, entouré d'un rebord crénelé, tuberculeux; les Heurs petites, entourées d'involucres et d'involucelles fort longs. La seconde espèce est une assez grande pkinte herbacée, dont la tige est velue, les ombelles rougeàlres avant leur développement; les involucelles ù peu près de la longueur des ombellules, et le fruit orbiculaire, ayant un rebord cartilagineux, crénelé. Celte plante croit dans les lieux arides de l'Europe méridionale et tempérée. Elle se retrouve jusqu'aux environs de Paris.

TORDYLINÉES. bot. Koch a établi sous ce nom une petHe tribu dans les Ombellifères, caractérisée par le nbord plissé et comme denté du fruil. Elle ne renferme que les genres Tordylium et Hasselquistia.

TORDYLIOIDES. bot. Le genre produit sous ce nom par Wallich est le même que le genre Todyliopsis, publié antérieurement par De Candolle. A', ce mol.

TORDYLIOPSIDE. 7'onlyliopsis. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : limbe du calice partagé en cinq dents aigués, dont les externes plus grandes et |)Oinlues dès la base qui est dilatée; pétales de l'ombelle extérieure amples, obcordalo-

bilobés, les autres petits, pointus, entiers ou rarement siilibllobés; slylopode conique; deux styles dressés el allongés. Fruit couvert de poils avant sa malurité.

ToRDYLiopsiDE DE Brkiso. Toidyliopsis Brunonis, DeCand. C'est une plante herbacée, haute d'un pied ou i\a peu plus, et velue; la tige est simple, dressée, cylindrique et siriée; les feuilles ont un pétiole embrassant à leur base et les segments au nombre d'une ou deux i paires avec impaire, sont ovales, incisés el dentés; les I ombelles sont terminales, composées de six à huit rayons; les folioles de rinvolucre,au nombre de cinq ou six. sont lancéolalo-linéaires, acuniinées, à peine plus I longues que les rayons; les ombellules sont serrées, de quinze à dix-huit Heurs. Du Népaul.

TORÉNIE. Toienia. bot. Genre de la famille des Scrophiilarinées et de la Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, lubuleiix, anguleux, à deux lèvres : la supérieure à trois pointes aiguës; l'inférieure entière, plus étroite; corolle lubuleuse, ringenle,à deux lèvres : la supérieure bilobée, l'inférieure trifide; quatre élamines didynames, les deux filets supérieurs plus courts, fertiles, à anlhères cohérentes par paires, les deux filets inférieurs divisés au sommet en deux branches dont une stérile plus courte ; ovaire nblong. surmonté d'un slyle filiforme, terminé par un stigmate bifide, aigu ; capsule oblongue, à deux loges el à plusieurs graines attachées à une cloison parallèle aux valves. Ce genre est trèsvoisin du l'andellia et du Lindeinia; il se compose d'un petit nombre d'espèces qui sont des plantes herbacées, à feuilles opposées, déniées, à pédoncules axillaires et terminaux, dépourvus de bractées, les fructifères dressés. Celle qui a servi de type au genre, est le Tureiiia asialica, L., Lamk., Illust., tab. 525, fig. 1; Kaka-pu, Rhéede, Malab., vol. ix, tab. 33. Elle croit dans les Indes orientales et à la Chine. R. Brown a indic|ué comme appartenant au genre U'oienia le Capraiia cinstacea, L., et VAnlhirrinum hexaudrum, Forsler. D'un autre côté, Reichenbach a fondé un genre Tiltmannia oîl il a fait entrer celte dernière piaule ainsi que le Toienia scabra de R. Brown.

(^. TlTTMANHIA.

TORÉZIE. Toiezia. bot. Le genre de la famille des Graminées, fondé sous ce nom par Ruiz et Pavon dans leur Flore du Pérou et du Chili, parait être le même j que le Disai rlienum, de Labillardière, qui est congénère, selon R. Brown, de VHieiocliloe de Gmelin.

TORICELLIE. Toiicellia. bot. Genre de la famille des Araliacées, institué par De Candolle qui le caractérise de la manière suivante : tube du calice soudé avec l'ovaire, son limbe est supère, divisé en cinq dents aiguës; corolle composée de cinq pétales oblongs, atténués à la base, terminés en crochet recourbé, étalés, insérés sur le bord du disque épigyne; cinq élamines insérées comme les pétales el alternes avec eux; filaments 1res courts; anthères ovales; ovaire infère; styles au nombre de quatre, dressés et courts. Le fruil est une baie couronnée par le limbe du calice, à quatre loges monospermes.

ToRicELLiE afebiliesdeTiliebil. ToricelUa Tiliœfulia , DeCand. C'est un sous-arbrisseau à rameaux

iliO

cylin(liii]iies; les feuilles sont alleines, ex-slipult'es et simples; le pétiole est un peu dilaté à sa base, le limbe est arrondi en cœur, à cinq nervures palmaires et à cinq lobes; les nervures sont pubescentes; les Heurs sont réunies en panieule terminale. Des montagnes du Népaul.

TORILIDE. Torilis. bot. Genre de la famille des Ombelliféres et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Gœrtner {de Fntct., i, p. 82). Caractères : involucre universel composé d'une à cinq folioles; involucres partiels de cinq à buit folioles non rabattues; calice persistant, égal; corolle dont les pétales sont bilobés, obcordiformes, munis d'une petite laclniure canallculée, lancéolée; fruit ovale, couvert de soies ou de petites pointes sur les côtes et les vallécules; cbacun des akènes rétréci au sommet, à vallécules marquées de quatre canaux oléifères (vitlœ) , convexes, portant des points disposés sur deux ou trois rangées; spermapode filiforme, sétacé, presque bifide.

ToRiLiDE Anthrisqhe. Torîlis Anthriscus, Gaertn.; Tordylium Ànthriscus, L.; ou Caucalis Anlhriscits, Willd. Ses ombelles sont longuement pédicellées, composées de cinq à sept rayons; les folioles de l'involucre, au nombre de quatre ou cinq, sont linéari-subulées; les fruits sont armés d'épines rigides. Cette plante est Irès-commune dans les baies de toute l'Europe. Sprengel lui a adjoint plusieurs espèces ci-devant placées dans les genres Caucalis elScandix.

TORMENTILLE. ToimentiUa. bot. Ce genre a été réuni par le professeur Nestler, de Strasbourg, au genre Potentille.

TORMINARIA. BOT. L'une des sections du genre Pyrus. y . Poirier.

TORNATELLE. Tornalella. moli. Genre de Gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés géhydrophiles, de la métbode de Lamarck, et voisin des Auricules, que l'on peut caractériser de la manière suivante : animal, operculé; opercule ovalaire,coiné; coquille enroulée, ovale, cylindracée, le plus souvent striée transversalement et dépourvue d'épiderme; ouverture oblongue, entière, un peu versante à la base; un ou plusieurs gros plis sur la columelle; bord droit, mince, traucbant, n'ayant jamais de bourrelet ni en dedans ni en deliors. Les espèces de ce genre sont encore peu nombreuses; on en connaît douze à quatorze tant vivantes que fossiles; elles sont toutes marines. A l'exception d'une seule, toutes les espèces sont striées élégamment en travers; elles sont généralement ovoïdes, cylindracées, ù spiie courte et obtuse; l'ouverture est allongée, rélrécie postérieurement, évasée et un peu versante à la base.

ToRNATELLE BROCARD. Toitialella flaiiiniea, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, 2e partie, pag. 219, n" 1 ; ibid., Sowerby, Gettera, n» 24, f. 1 ; f^oliita flammea, L., Gmel., pag. 3435, n» 2; Lister, Concbyl., lab. 814, fig. 24; Martini, Concli., t. il, tab. 43, tig. 439; Bulimiis vaiiegutus, Brug., Encycl., n» 07, pi. 432, fîg. 1, a, b. Très-jolie coquille qui a trois rangées de taches longues, Uammulées, pourpréessur un fond blanc; un seul pli coluinellaire. Taille, un pouce environ. Elle vient de la mer des Indes.

ToRNATEi.LE siiLoivNÉE. ToinalcUa siiUala, Lamk.;

Aiiriculn mi/cala, ibid., Ann. du Mus., t. iv, p. 434, n" 1, et t. viii, pi. 60, fig. 7, a, b; Sowerby, Gênera, loc. cil., fig. 3. Espèce fossile des environs de Paris, élégamment sillonnée; les sillons sont simples et non traversés par des stries longitudinales comme dans une autre espèce que l'on pourrait confondre avec elle. Elle n'est pas très-rare à Grignon, à Parues, à Chaiimoiit et à Moucliy.

TORNEUTE. Torneules. iks. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, institué par Reicbe, qui lui donne pour caractères : antennes sétacées, atteignant seulement en longueur, l'extrémité des angles buméraux : leur premier article est épais, le deuxième très-petit, les suivants peu larges, cylindriques et d'égale longueur; tête déprimée transversalement sur son sommet; mandibules avancées, droites, un peu moins longues que la tête; palpes moitié moins longues que les mandibules : leur premier article est très-court, le deuxième allongé et déprimé, les deux autres plus courts et égaux entre eux; corselet en carré parfait, ayant ses côtés droits et mutiques ; écusson petit, arrondi postérieurement; élylres excessivement longues, étroites et linéaires, avec leur extrémité arrondie et rautique; pattes très-courtes; cuisses trèslarges et comprimées; les trois premiers articles des tarses triangulaires, le dernier à peu près de la longueur des trois précédents réunis.

ToRNEDTE A ÉLTTRES PALES. Tomeules polUdipennis, Reicbe. Son corps est brunâtre; ses mandibules sont noires, finement ponctuées; sa léte est brunâtre, avec la partie antérieure couverte d'un duvet laineux et jaunâtre; corselet brun, cbagriné, avec une ligne longitudinale élevée, au milieu de deux autres plus courtes et toutes trois dilatées au centre de leur longueur; élytres d'un jaune testacé au centre, d'un brun rougeâtie vers les extrémités, glabres et très-brillantes, marquées de deux lignes longitudinales peu saillantes, mais brunes; abdomen couvert d'un duvet jaunâtre. Taille, trente lignes. Amérique méridionale.

TOROBRANCHES. Toiobranchia. moi.l. Dans sa Classification naturelle des Mollus()ues, Gray nomme ainsi le deuxième ordre de la classe des Saccophora (Acéphales nus, Cuv.), lequel contient le genre Pyrosome seul. ^. ce mot ainsi que Acéphales.

TORPESIA. BOT. L'une des sections du genre Trichilia, de Linné, y. Trichilie.

TORPILLE. 7'orpedo. Tois. Sous-genre de Raie. y. ce mot.

TORQUATRIX. rept. (Gray.) Synonyme de Tortrix ou Rouleau, y. ce mot.

TORyUEOLE. OIS. Espèce du genre Perdrix, y. ce mot.

TORQDILLA. ois. Synonyme de Torcol d'Europe. y. ce mot.

TORREYA.EOT. Les Cfperus cespilosus et diandrus de Torrey ( Calai, pi. New-York, p. 89 et 90) ont été érigés par RafiRnesque en un genre distinct sous le nom de Torreya; mais ce genre n'a pas été adopté.

Sprengel (New Entdeclc, 2, p. 121) a établi un autre genre Torreya qu'il a placé dans la famille des Nyclaginécs, cl dans la rentanilrie Monogynie, L. Il

4!îl

lui a imposa les caraclères essenliels suivants : calice coloré, à ciii(| lobes ; corolle tubuleuse, ayant le limbe quinqiiéfîdc, réClécbi; cinq élamines à filets adnés au tube, spiraux, plus longs que la corolle, à anthères didymes; stigmate filiforme; noix à valves introfléchies. Ce genre ne renferme qu'une espèce qui croît dans le Brésil, que Sprengel nomme Toireya panhulata, et qui paraît n'èlre autre cbose que le Tricycla, de Cavaiiilles, ou le Boiigaiiivillea, de Commerson.

TORREYLITE. MIN. Minéral trouvé dans l'État de New-Jersey en Sussex, où il est disséminé dans le minerai de fer d'Andover, l'une des plus célèbres mines des Étals Unis; il est d'un rouge vermillon peu foncé et a une structure grenue; sa poussière est d'un rouge de rose, il est assez dur pour rayer le verre; il agit faiblement sur l'aiguille aimantée et fait effervescence dans les Acides. Seul il est infusible au cbalumeau; mais avec le Borax, il donne un verre verdâlre, qui perd sa couleur par le refroidissement. Ce minéral a été analysé parCh. Renwick, qui l'a dédié au docteur John Torrey. Suivant lui, il serait composé de : Silice, 34,60; Chaux, 24,90; Protoxyde de Fer, 21 ; Peroxyde de Cérium, 12,52; Alumine,ô,C8; Eau, 3.50. Mais Children et Faraday, qui ont examiné un échantillon de ce minéral, n'y ont pu reconnaître la présence du Cérium.

TORTELLE. bot. Synonyme vulgaire de Velar. F. ce mot.

TORTILLAR. bot. Nom vulgaire d'une variété de l'Orme commun, dont le tronc est très-élevé et les feuilles plus petites; la croissance de celte variété est ordinairement rabougrie, de sorte qu'il en résulte un bois dont les fibres ont rarement une direction parallèle régulière, ce qui fait rechercher ce bois dans les travaux du charronage.

TORTRlCEouTORDEUSE.rorOva;. INS. Genrede Lépidoptères nocturnes, ainsi nommé par Duponchel qui lui donne pour caractères : corps mince; tête forte; trompe très-rudimeiitaire; palpes épaisses, dépassant peu le bord du chaperon, ayant le deuxième article Irès-écailleux, le dernier court et obtus; ailes antérieures coupées carrément à leur extrémité.

ToRTRicE DE l'Aubépine. Torlix Cratœgana, Hubn., 107. Duponchel, Pap., t. ix, pi. 2.38, fig. 1. Ailes antérieures ayant leur sommet légèrement courbé en crochet, entièrement d'un gris roussàtre, avec leur hase et deux bandes obliques, brunâtres; les secondes ailes sont grisâtres, avec leur sommet tirant sur le fauve. Europe.

TORTRICES. INS. Troisième division formée par Scopoli (Elit, ca/w., 232) dans son genre Phalène.

TORTRIX. REPT. ^^. ROOLEAC.

TORTUES. Testiulines. rept. On connaît sous le nom de Tortues des animaux vertébrés dont le cœur a deux oreillettes, et dont le corps, porté sur quatre pieds, est enveloppé par deux plaques ou boucliers osseux, formés par le sternum et les côtes. Les Tortues se composent d'un grand nombre d'espèces dont les mœurs et les caractères généraux offrent assez de dissemblance pour qu'on ait établi plusieurs genres qui répondent au grand genre Tesliido de Linné, et qui permettent aujourd'hui d'appliquer aux Torlues le nom de

Chéloniens, en en faisant une famille très-naturelle divisée en tribus et en petites sections de ces mêmes triliiis. Linné, ou plutôt Gmelin, dans la treizième édition du Syslema i\alurœ, divisa tous les Reptiles en deux classes : les Reptiles à pieds, Reptilia, et les Reptiles sans pieds, Serpentes. Les Torlues s'y trouvenl placées à la tête des vrais Reptiles comme genre caractérisé par un test enveloppant le corps, que termine une i|ueue. Ainsi s'exprime Linné. Corpus caudatmn, loricâ osseâ aut coriaceâ supernè et iiifernè, vel squamis supernè oblectum. Oris mandibula superior inferiorem pyxidiim instar claudens. Dans ce genre sont classés Irente-deux espèces. Alexandre Brongniart, dans son Essai de classification naturelle des Reptiles, publié en 1803, établit comme premier ordre les Chéloniens et leur donne pour caractères dislinctifs de ne point avoir de dents enchâssées, et d'avoir le corps couvert d'une carapace, il propose de les diviser en trois genres qui sont les suivants : 1" Chélone, ayant pour type les Torlues luth, caret, franche et couanne; 2" Émyde, dont les espèces vivent dans les eaux douces, et qui sont les Émydes féroce, roslrée, malamata, bourbeuse, pensylvanique et Tortue à boîle; S» enfin les vraies Tortues seraient des espèces terrestres, telles que la grecque, la géométrique, etc. Duméril, en 180(>, dans sa Zoologie analytique, range les Tortues dans son premier ordre ou les Chéloniens, de la troisième classe, les Reptiles; puis il divise ces Chéloniens en quatre genres : 1" les Chélonées dont les mâchoires sont cornées et tranchantes, les pattes terminées par des doigts immobiles et aplatis en nageoires; 2" les Torlues, qui joignent aux mêmes caractères ceux d'avoir les doigts réunis en moignons sans être aplatis en nageoires ; 3° les Émydes, dont les doigts sont mobiles et réunis par une membrane; 4" enfin, lesChélys, dont les mâchoires sont plaies, sans bec corné, les pattes membraneuses et palmées.

Uaudin, dans son Histoire naturelle des Reptiles, de l'édilion du Buffon de Sonnini, adopta le genre 7'estitdines qu'il divisa en trois sections, les Cbélones ou Tortues marines, les Tortues d'eau douce et les Tortues terrestres qui comprennent cinquante-huit espèces. Toutefois il est le premier qui ail distingué les Tortues à boîte comme petite tribu. Latreille, dans son Histoire naturelle des Reptiles (1798), faisant suite au petit Buffon de Déterville, admet les divisions suivantes ; Torlues de mer {Chelonia de Brongniart), il y décrit six espèces ; Torlues d'eau douce et terrestres, il y admet trente et une espèces. Celte division de Latreille est entièrement celle proposée en 1788 par Lacépède qui toutefois ne fil connaître que vingt-six espèces. Mais l'ouvrage le plus important sur ces Reptiles, est celui que Schœpff leur consacra sous ce titre ; Historia Tesiudinum Uonibiis illustrata, publié in-4»à Erlang, en 1792, et enrichie de plus de vingt-cinq planches trèsbien gravées. Bonnalerre, en 1789, dans son Traité d'Erpétologie faisant partie de l'Encyclopédie, forme avec les Tortues sa deuxième classe ou celle des Reptiles à queue; il décrit vingt-huit espèces sans proposer de division parmi elles. Merrem, dans son Tenlamen systematis Atnphibiorum, publié en 1820, range les

Toilues dans le premier ordre de ses PhoUdoia el il les nomme Tesludinala. Il les soiis-divise ensuite en quatre genres qu'il spécifie ainsi : 1» Peilibus pinnifoniiibiis : premier genre, Carella, lesta corneâ; deuxième genre, Sphargis, teslâ coriaceâ. —2» Pedibusdigita- <!«.• Iroisième genre, Trionix, testa coriaceâ, d'après Geoffroy; etqualrième genre, Tesliido, teslâ corneâ. Ce dernier genre a qualre sous genres qui sont : Matamata, luhia carnifa; Eitiys, labia corneâ, digitt distinct!, sternum firinum; Terrapene, slerntim lobo anteriore aut utroque mobili; Cliersine , digitis indisUtiCtis. 11 en décrit soixanle-deux espèces. Enfin Cuvier. dans les deux éditions de son Règne Animal, a apporté les modifications les plus importantes aux divisions de cette famille. Tels sont les ouvrages généraux écrits jusqu'à ce jour sur les Tortues.

Les Tortues ou Cliélonées ont donc le cœur à un seul ventricule divisé en deux poches d'inégale capacité, communiquant l'une dans l'autre et surmoulées de deux oreillettes. Le sang du corps, dit Cuvier (Règne Animal, 2= édit., l. ii, p. 0), entre dans l'oreillette droite ; celui du poumon dans la gauche ; mais les deux sangs se mêlent plus ou moins en passant par le ventricule. Les Tortues semblent au premier aspect des animaux retournés. Elles sont, en effet, enveloppées dans un double plastron, sous lequel la tête, la queue et les qualre membres peuvent rentrer lorsque l'individu a besoin de proléger ces parties, et qui en sortent au contraire dans les actes habituels de la vie. La partie supérieure de l'enveloppe des Tortues, faite en forme de voûte, est ce qu'on nomme la carapace. Cette boilc osseuse est donc le résultai de la soudure des huit paires de côtes, dont la surface est élargie, qui l'unissent intimement avec les apophyses articulaires des vertèbres, transformées elles-mêmes en pla(iues amincies. Ces soudures se faisant par engrainage, il en résulte une immobilité parfaite dans leur jeu, et une grande force dans des parois disposées en voûte. La partie inférieure qu'on appelle le plastron, est aussi composée de neuf pièces soudées qui retracent le sternum el ses annexes, suivant Geoffroy Sainl-Uilaire, el dont les parties cartilagineuses se trouvent être représentées par une bordure circulaire de la carapace. Les vaisseaux qui s'introduisent dans ces pièces osseuses qu'ils nourrissent, sont recouverts d'un périoste assez épais el d'un épidémie dense, squameux cxtérieuremenl, où il se change en lamelles nommées écailles. Les côtes et les vertèbres dorsales et lombaires se trouvant ainsi complètement extérieures, il en résulte une inversion dans l'insertion des plans musculaires, qui s'attachent en dedans des surfaces de ces os pour mouvoir les membres el le cou. L'extrémité vertébrale s'articule avec la carapace, et l'exlrémilé slernale, assez analogue à la clavicule, s'articule avec le plastron, de manière que les deux épaules, dit Cuvier, forment un anneau dans lequel passent l'œjopliage et la trachée-artère. Une troisième branche osseuse, plus grande que les deux autres, représente, comme dans les Oiseaux, l'apophyse coracoïde, et son extrémité poslérieure reste libre. Les os longs des Tesludinées n'ont point de canal médullaire. Les pièces osseuses

qui composent le crâne, varient singulièrement dans les degrés d'aplatissement qu'elles présentent. On dit que le sphénoïde raan(|ue complètement dans les têtes des Tortues terrestres. Les nerfs olfactifs et optiques traversent des cloisons cartilagineuses, car les osseux n'ont point de trous pour leur donner passage. Les poumons sont volumineux; mais comme les côtes sont immobiles, il en résulte une modification de la respiration qui s'exécute par la bouche ainsi que par un mouvement de déglutition qui force l'air à entrer par les narines et puis à se diriger vers les poumons. Les maxillaires des Tortues sont revêtus d'une corne analogue à celle qui forme le bec des Oiseaux; seulement les Chélydes, au lieu de corne, ont une peau mince sur les mâchoires. Leur langue est courte, hérissée de papilles très-développées. Leur estomac est robuste et à un seul ventricule; les intestins, privés de cœcum, ne donnent au Inbe intestinal qu'une longueur médiocre. Leur vessie est ample.

Isidore Geoffroy Saint-Hilaire et Martin Saint-Ange ont découvert chez les Tortues femelles deux canaux qui niellent la cavité du péritoine en communication avec les corps caverneux, et ont publié des remarques d'un haut intérêt sur la structure et la disposition du cloaipie, du clitoris el des corps caverneux chez ces mêmes animaux. Leur Mémoire a été lu à l'Académie des Sciences le 18 février 1828, et se trouve inséré dans les Annales des Sciences naturelles pour le mois de février 1X28.

Les Tortues, principalement les terrestres, ont le cloaque disposé de la même manière que chez l'Orni- Ihorbynque, c'est-à-dire la vessie, les deux uretères et les deux oviducles, pour les femelles, les deux canaux déférents, pour les mâles, s'ouvrent dans une première poche qui est le catiul iirétliro-scxiiel de Geoffroy Sainl-Hilaire. Ce canal urélhro-sexuel s'ouvre ensuite avec le rectum dans une poche spacieuse, qui est le véritable cloaque ou vestibule commun, et qui communique à l'extérieur par l'ouverture anale. Un fait très-remarquable, et que l'on retrouve aussi chez l'Ornilhorhynque, c'est que les orifices des uretères sont séparés de l'orifice de la vessie par les orifices des oviducles ou des canaux déférents. Cuvier a indiqué dans son Anatomie comparée, chez les Tortues mâles, deux canaux placés de chaque côlé des corps caverneux, ayant leur orifice dans la cavité du péritoine, et se prcdongeant jusiju'au gland, où, disait-il, ils se terminent en cul-de-sac. Geoffroy el Martin-Saint-Ange ont reconnu que celle assertion n'est pas exacte, el ils ont établi plusieurs faits qui donnent un grand intérêt physiologique à ces canaux qu'ils ont nommés périlonéaux. Au lieu de se terminer en cul-de-sac, ils se divisent à leur extrémité en deux branches dont l'une v<i s'ouvrir à l'extérieur, vers l'extrémité du pénis, chez les mâles, du clitoris chez les femelles, et dont l'autre s'ouvre dans le corps caverneux par une ouverture ou par un petit nombre d'ouvertures chez les Tortues terrestres, par une multitude de pores dans d'autres genres, chez les Trionix par exemple. Il résulte de là que la cavité du péritoine se trouve communiquer d'une pari avec l'extérieur, de l'autre avec la cavité du corp.j

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caverneux et le tissu érectilc du gland où, comme on sait, le sang s'amasse pendant l'érection. Les canaux péritonéaux, qui ont quelque analogie avec les conduits aquifères des Hololliiiiies et d'un grand nombre d'autres animaux sans vertèbres, joueraient-ils comme eux un rôle dans la fonclion respiratoire? C'est ce que pense Geoffroy SaintHilairepSre, et ce qu'il a surtout clierché à élablir au sujet du Crocodile cliez lequel Martin Saint-Ange et Isid. Geoffroy ont aussi découvert des canaux périlouéaux, assez analogues par leur disposition à ceux des Tortues. Cuvier a adopté la même opinion à l'égard de plusieurs Poissons cartilagineux où l'on trouve des canaux qui mellcnt en communication la cavité du péritoine avec le fluide ambiant. Du reste, la communication qui existe entre les corps caverneux et la cavité périlonéale des Tortues, d'à près Geoffroy et Martin, est un fait qu'on ne connaît encore que chez les Tortues, et qui indique que les canaux péritonéaux remplissent, chez les Tortues, de doubles fonctions dont il est encore impossible, dans l'état présent de la science, de se faire une idée.

Les membres des Tortues se trouvent resserrés entre le plastron et la carapace, et leur longueur n'élève pas assez le corps au-dessus du sol pour que la locomotion soit aisée; aussi la démarche de ces animaux se ressent d'un tel mécanisme et ne se compose que d'une sorte de reptation sur quatre pieds, embarrassée et lenle. Mais les Tortues dont les membres sont terminés par des nageoires, vivant au milieu d'un fluide dans lequel leur corps aplati et enveloppé de deux lames glisse aisément, possèdent une force puissante et par suite une natation rapide. Les Tortues Icrrestres se traînent donc péniblement sur le sol où elles ne vivent qu'une partie de l'année en se creusant des terriers où elles s'engourdissent dans les régions tempérées pendant lessaisons d'hiver. Celles «jui habitent au sein des mers fréquentent les côtes pendant un certain temps de l'année, pour y pondre, dans les sables des rivages, leurs œufs que la chaleur solaire fait éclore , et cette ponte n'a communément lieu que la nuit. La taille de ces animaux varie suivant les espèces, et on connaît des Tortues d'une très-pelile taille aussi bien que des espèces de dimensions giganles(|iies et pesant plus de six cents livres. Les indiviilus de Chélonées sont trèsvivaces. On en a vu ne pas mourir à la suite de longues abstinences, et les navigateurs en conservent longtemps à bord des vaisseaux, bien que privées d'aliments et renversées sur le dos.

Les Tortues marines vivent d'herbes qu'elles paissent au fond de l'eau et aussi de petits Mollusques et d'animaux. Les leiresires recherchent les racines, les herbes, les limaces et les larves des insectes. Les Tortues des eaux douces trouvent dans les rivières les substances végétales et animales dont elles se nourrissent.

Les Tortues ont été divisées par les auteurs anglais en plusieurs familles : la première a été formée des vrais Chéloniens, ou du genre yes/îM/o (les auteurs;la seconde des Émydées, comprenant les genres £'«ys,Brongniarl, 3'errapene, Merrem, Tortue à boite ou Temotherus, Ben.A'inosternon, Spix, et Chelys, Duméril. Les Kino-

stenion de Spix ont le corps déprimé, le slernum fî.xé à son milieu, les lobes aniérieur et postérieur à charnières, le plastron rétréci. On n'en connaît qu'une seule espèce. le A7«os/e/WM.»» lotigicandaluni . La troisième famille est celle des Trionidées ne renfermant que le genre Tn'onyx de Geoffroy Saint-Hilaire; la quatrième est celle des Spbargidées, ayant le genre cVp/iar^/s de Merrem; la cinquième et dernière est celle des Chéloniadées, dont le type unique est le genre Cheloiiia de Brongniart. Cuvier, dans le Règne Animal, ne fait <|u'une seule famille des Tortues ou qu'un seul genre qu'il divise en cinq sous-genres , en se servant des caractères tirés de la forme de la carapace et de la nature des téguments qui la recouvrent, de la structure des pieds. Son premier sousgenre est celui des Tortues de terre. Testudo , Brong., ou Chersine, Merrem, dont la carapace est bombée et soutenue par une charpente osseuse, solide et soudée de toute part; les jambes sont comme tronquées, terminées par des doigts courts, réunis en une sorte de moignon presque jusqu'aux ongles, et pouvant se retirer, ainsi que la tête, sous la carapace. Ces Tortues vivent de matières végétales. L'espèce qui se trouve en Europe est la Tortue grecque, Testudo grœca, de Linné, représentée par Schoeffer dans ses planches 8 et 9, et qu'on rencontre communément dans l'Archipel. Les aulres espèces sont la grande Tortue des Indes, Testudo Indica (Sclineff.,pl.22),la géométrique {Testudo geomelrica, Lacép.,pl. 9; le Coui, Testudo ratliala, Shavi, qui vit â la Nouvelle-Hollande. Bell a sotis-divisé les Tortues terrestres en deux tribus qu'il nomme les Pj'xis lorsque la partie antérieure du bouclier est mobile, et les Kiiiyxis, lors(|ue la partie postérieure de la carapace est seule mobile. On compte dans le seul genre Tortue une vingtaine d'espèces parmi les<[uelles plusieurs ont éti: découvertes dans ces derniers temps.

Le deuxième sous-genre comprend les Tortues d'eau douce, ou les Einys, de Brongniart, qui ne diffèrent des précédentes que parce ([ue leurs doigts sont allongés et garnis d'une membrane; leurs ongles sont au nombre de cinq en avant et de quatre en arrière. Les espèces de ce sous-genre sont organisées pour vivre presque constamment dans l'eau , où elles cherchent les petits Poissons, les insectes des fleuves et des rivières. L'Europe n'a qu'une Émyde, Testudo Europea, Schneider, T. oibiculaiis, Linné; elle est trèsrépandue dans les rivières; vingt-six espèces sont de toutes les parties du globe. A ce sous-genre appartiennent encore les Chelonida,de Fitzinger et les Hydiespis, de Bell, qui ne sont que des Émydes à cou plus allongé, telle que YEmys longicollis , de Shaw,où viennent se grouper cinq petites espèces. Les Tortues ;■) boîte sont encore des Émydes dont le plastron est divisé en deux battants, et qui comprennent cinq ispèces. Enfin les Tortues Chélonures de Fleming, ou Cliélydres de Fitzinger se distinguent des Émydes parce que leurs membres et leur <|ueue sont trop volumineux pour rentrer sous la carapace. Le type de celte petite division est le Testudo serpeiitina, (le Linné. Le troisième sous-genre de Cuvier comprend les Tortues marines, Chelonia, Brongniart ; il

UICT. DES SCIEIVCES

esl caiacléiisé par les membres lerminés en larges nageoires poinlues, enveloppant dans leur masse les (loigls, el pouvant rentrer sous la carapace. Ce sont les géants de la famille, el leur chair délicieuse est la ressource des navigateurs dans les parages que ces Tortues fréquentenl; celle de Pile de l'Ascension (Tesluilo Mx<las) est la plus remarquable par l'énorme laillc qu'elle acquiert; on a confondu avec elle deux es|)èces tri^s -voisines, les Testudo maculosa et tavhiymata, Cuvier. Les arts tirent un tiès-grand parti de l'écaillc d'une espèce de ce sous-genre, le Caret, 7'estiiilo iiitbricata, Linné, dont sont voisines les Testudo virrjala, Cuvier, et radiata, Schœffer. La Couanne, Testudo carelta, Gm., est de la Méditerranée, et on en obtient une huile qui sert à brûler. Quelques Chélonées ont leurs écailles tégumentaires remplacées par un épidcrme analogue à du cuir. Ce sont les Sphargis, de Merrem. dont le type est le Luth, Testudo coriacea, Linné, et le Desmochelis atlantica, de.Lesueur. Enfin les Tortues à gueule, ou Chelys, de de Duraéril, sont des Tortues dont les membres ne peuvent point être serrés sous la carapace; elles ont le nez prolongé en une petite trompe, la bouche fendue en travers, sans mâchoires cornées. Le type de cette division est la Malamala ou Testudo fimbria de Gmelin. Le cinquième sous-genre est celui des Tiionyx ou Tortues molles, établi par Geoffroy Saint-Uilaire dans le bel ouvrage sur l'Egypte et dans les Annales du Muséum. Leur peau est molle; leurs pieds sont palmés, lerminés par trois doigts ongulés. Leur bec corné est garni de lèvres charnues; leur nez se prolonge en une petite trompe. Ces Trioiiyx vivent dans l'eau douce des rivières, et l'espèce la plus remarquable est la Tortue molle du Nil, Testudo triunguis, de Forskael, Trionyx œgyptiacus, de Geoffroy Saint- Hilaire. magnifiquement représentée dans le grand ouvrage de la commission d'Egypte. On y joint la Tortue molle d'Améri(|ue, Testudo feiox, de Gmelin, qui vit à la Floride et à la Guiane, que Bartram a représentée grossièrement, pi. 2 , I. i de son Voyage. On joint encore aux Trionyx les T. javanicus , Geoflf., Ann. du Mus., t. XIV ; T. caiinatus, Geoff., ibid.; T. ste.llatus, ibid.\ T. euphraticus , Olivier, Voyage en Turquie, pi. 42; le T. gaiigeticus, Duv., et le 7'. granu- /osus,. Leach, ou T. gianosa, de Schœffer, pi. 30.

TORTUE (grande ET petite). in.s. Espèces du genre Vanesse ; f^anessa polycMorus et f^anessa urticœ.

TORTULA. BOT. Genre établi parRoxburgh et réuni par Jussieu au genre Piiva.',f^. ce mot.

TORTULE. Tortula. bot. {Mousses.) Hedwig avait distingué deux genres de Mousses sous les noms de Tortula et de jBa/'6«;o; la plupart des auteurs modernes ont réuni en un seul ces deux genres, qui ne différaientc|ue par la disposition des organes mâles; plusieurs autres en ont séparé, sous le nom de Syntricliia, iii\evses espèces dont le péristome présente quelques différences par ses cils soudés par la base. Du reste, le genre Tortula,pris dans son acception la plus étendue, est un des groupes les plus distincts et les plus naturels de la famille des Mousses; il est caractérisé par son péristome formé de seize ou trente-deux cils très-allongés, fili-

formes, contournés en spirale, libres jusiju'à la base dans les vrais Tortula, soudés entre eux inférieurement dans les Synirichia. La capsule est droite, cylindriipie, l'opercule ordinairement allongé, conique ou subulé, la coiffe fendue latéralement. Ces Mousses sont en général peu rameuses, à lige courte et droite; leurs feuilles sont insérées tout autour de la tige, souvent lerminées par des poils blancs et le plus souvent disposées en rosette; elles croissent le plus ordinairement sur les murs, sur les pierres, ou sur la terre, el souvent dans les terrains argileux; plusieurs croissent dans les pays chauds.

TOKULA. BOT. (Mucédinées.) Sous ce nom, Pcrsoon avait réuni plusieurs plantes qui ont été depuis divisées en plusieurs genres par les auteurs modernes. Link a donné au genre Torula un caractère qui le circonscrit davantage; il consiste à présenter des filaments couchés, rameux, entrecroisés, rooniliformes, et dont les articles globuleux, contigus, se séparent facilement et forment autant desporidies noirâtres. Il n'admet dans ce genre que deux espèces, les Torula Hcrbarum et tenera, qui croissent sur les herbes et les bois moris. Les T. expansa et alba, de Persoon, sont des Monilia suivant Link, et des //o;»iiScium de Kunze; le T. fuliginosa, de Persoon, forme le genre A nteimaria, de Nées. Enfin le T. fructigera est devenu le type du genre Oideum; mais toutes ces disliiictions fondées surdes caractères aussi légers que ceux qui séparent ces différents genres, méritent-elles d'èlre admises? C'est une opinion qui n'est point généralement partagée; la plupart des caractères qui distinguent ces divers genres paraissent tout au plus susceptibles d'établir des sections dans un grand genre naturel ; quelques-uns même ne sont peut-être que spécifiques, et d'autres résultent seulement de l'époque où les plantes qu'on a décrites ont été observées.

TORULARIA. BOT. Le genre de plantes cryptogames formé sous ce nom par Bonnemaison, dans la famille des Algues, tribu des Batrachospermées, a été réuni au genre Batracliospermum, de Rolh.

TORULEUX. Torulosus. bot. Cet adjectif s'emploie pour une partie allernativement renflée et contractée : telle est la gousse d'un grand nombre de Légumineuses.

TORULINIER. Torulinium. bot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par Desvaux (in Hamilton Prod. Plant, Ind.-Occid., p. 15) et qui se distingue du Cyperus par ses glumes imbriquées en tous sens et non distiques, et par ses épillels cylindriques. Le type de ce genre (Torulinium confertum) est une plante de Cayenne, qui a beaucoup d'afiînités avec le Cyperus ferox de Richard (A et. Soc. hist. nat. Paris, 1, p. 66), que l'auteur place également dans le genre Toruli-

TORUS. BOT. Même chose que Réceptacle, y. ce mot.

TORYME. Tory mus. ins. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidiens, groupe des Ptéromalites, institué par Dalman qui lui assigne pour caractères : antennes fusiformes, composées de treize articles ; tête large; mandibules tronquées et tridentées à leur extrémité; palpes allongées; corselet ovalaire; cori)s élancé; abdomen scssile, ovalaire, avec la tarière, chez

les femelles, presque aussi longue que le corps, capillaire el droite; paKes assez longues; cuisses postérieures renflées en massue et dentelées en dessous; tarses grêles et allonges, composés de cinq articles.

ToRYME Pachtjièke. Toiymus Pacliynerus, Daim. Ses antennes sont rousses, avec la massue noire; son corps est d'un vert noirâtre; ses ailes sont presque transparentes; l'abdomen est d'un vert bronzé en dessus, roussâtre en dessous; les pattes sont rousses. Taille, une ligne et demie. Europe.

TOSAGRIS. BOT. Ce genre, établi par Palisot-Beauvois dans la famille des Graminées, a été réuni au genre Podosœtnum. f. PoDostJiE.

TOSAR. coNCH. Quoique Gmelin ait rangé le Tosar d'Adanson (Voy. au Sénég., pi. 17, fig. 14) parmi les Tellines, sous le nom de Tellina Senegaleiisis, rien ne prouve que cette coquille appartienne effectivement à ce genre. Comme le remarque Blaitiville, Adanson n'ayant point parlé de la charnière, il est assez difficile de se décider pour le genre. Cependant il annonce qu'elle est assez semblable à celle d'espèces précédemment décrites ; alors on peut assurer, s'il en est ainsi, que le Tosar est une Vénus. Toujours est-il que cette Coquille n'a aucunement l'aspect d'une Telline.

TOTANUS. OIS. (Becbstein.) Synonyme de Chevalier. f^. ce mol.

TOTHENA 00 TOTENA. moll. y. Calmar.

TOTOMBO. aoLL. Adanson (Voy. au Sénég., pi. 8, fis- 11) a décrit sous ce nom une jolie espèce de Buccin que Gmelin a nommée Buccinum Pullus, dénomination que lui a conservée Lamarck, en rangeant cette Coquille parmi les Nasses. F. Bcccin.

TOUCAN. Ramphastos. ois. Genre de la famille de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec cellulaire, très-grand, beaucoup plus long que la tète, plus large el plus haut que le front, presque droit, un peu courbé à la pointe, à arête vive et distincte ; bords des mandibules ordinairement dentelés; narines placées presque sur le front, et cachées derrière la lame cornée du bec, ovoïdes et entourées par une membrane; pieds forts et robustes; quatre doigts ; deux en avant, réunis jusqu'à la seconde articulation, l'externe de la longueur du tarse; deux en arrière; ailes médiocres et concaves; troisième et quatrième rémiges les plus longues; dix rectrices. A l'aspect d'un Toucan et surtout de son bec énorme, presque aussi volumineux que tout le corps dépouillé de ses plumes, on est tenté de croire à l'impossibilité qu'un aussi faible animal puisse porter un organe de dimensions aussi démesurées. En effet, si ce bec avait la densité que l'on observe dans ceux d'un volume ordinaire, il est probable que la force musculaire, quelque prodigieuse qu'elle fût, ne pourrait l'emporter sur la pesanteur, et que l'Oiseau, forcé d'obéir à la gravité, essaierait en vain de se porter en avant, el plus vainement encore de s'élever au-dessus du sol. Mais la structure interne de ce bec est si admirable que la densité diminue en proportion de l'augmentation du volume. L'intérieur est un tissu spongieux, présentant une multitude de cavités aériennes formées par des cloisons excessivement minces, et enveloppées d'une paroi un |ieu plus épaisse, (lui donne à l'organe l'appa-

rence de solidité (|ui trompe l'oeil. Du reste, aucune observation satisfaisante n'a pu jusqu'ici faire deviner lesmolifsqui ont jiorléle créateur à donner un si grand développement à l'appareil buccal des Toucans, et tous les raisonnements auxquels on a été conduit n'ont offert aucune probabilité admissible. Les dimensions du bec paraissent néanmoins gêner fortement l'Oiseau; car, outre qu'il est obligé de saisir la nourriture par l'un des côtés des mandibules, il doit immédiatement la pousser avec adresse vers leur extrémité, et, dès qu'elle y est parvenue, la lancer en l'air afin qu'elle puisse retomber dans l'arrière-bouche qu'à dessein il tient grandement ouverte par l'écartement des mandibules. Dans le vol, les Toucans ont constamment la poinle du bec dans la direction du vent : cette manœuvre est facile à concevoir, autrement l'Oiseau devrait obéir ù une influence qui souvent contrarierait et ses mouvements et sa volonté. Ils conservent cette même position dans le repos, et alors ce bec, formant un angle droit avec la tête qu'il paraît emboîter, fait à l'œil l'effet d'un fourreau assez mal ajusté. Comme les habitudes des Toucans sont absolument les mêmes que celles des Aracaris avec lesquels ils étaient précédemment confondus, on peut, à cet égard, revoir ce qui en a été dit au premier volume de cet ouvrage. On trouve les Toucans dans les régions les plus chaudes de l'Amérique méridionale.

Les dames du Brésil et du Pérou emploient dans leur parure certaines parties du plumage des Toucans, et particulièrement celles qui constituent le devant du cou et de la poitrine; la mode, dont l'empire est universel, a transmis à la vieille Europe ces goûts du nouveau monde, et pendant un certain temps on a considéré comme mise très recherchée une robe garnie de gorges de Toucans.

Toucan a arête. Ramphastos culminalus, Gould. Plumage noir; devant du cou blanc, bordé de rouge; croupion jaune, varié d'orangé; bec noir : arête et bande à la base jaunes. Taille, dix-huit pouces. Du Mexique.

Toucan Ariel. F. Toucan a gorge rouge.

Toucan d'Azara. F. Aracari d'Azara.

Todcan Bâillon. F. Aracari Bâillon.

Toucan a bec jaune. Ramphastos discolorus, Lath. Parties supérieures d'un noir irisé de verdàtre; joues et gorge d'un jaune verdàtre; poitrine, haut du ventre et tectrices caudales d'un rouge vif; bec noir à sa base, d'un gris verdàtre à l'extrémité, avec les bords rouges; pieds noirâtres. Taille, dix-sept pouces. Du Brésil.

Toucan a bec rouge. F. Toucan a gorge blancbe DE Cayenne.

Toucan du Brésil. ^.Toucan Tucai.

Toucan caréné. Ramphastos carinatus, Wagl. Plumage noir; devant du cou jaune, terminé par une bande rouge; tectrices caudales supérieures blanches, les inférieures rouges; bec vert, arête jaune, côtés orangés; mandibule inférieure bleue, terminée de rouge; tour des yeux bleu; un Irait noir autour du bec. Taille, dix-sept pouces. Du Pérou.

Toucan Cocbicat. F. Toucan -Adlacorhïsqce pa-

iiO

l'OUCAH A COLLIER JACÎIE. 1^. TOCCAN DE LeVAILLANT.

TorcAîï A cROipio!» CITRON, liaiiipliaslos citieo- PXgiis, GoiiUI; Ramphastos subrufns, Less. Devant (le la poitrine et croupion d'un jaune pâle, avec un large collier rouge sur la poitrine; lectrices anales rouges; le reste du plumage noir; I)ec noir, jaune sur l'arête et à la hase; tour de l'œil gris de plomb. Taille, dix-huit pouces. Du Brésil.

ToDCAN BE CcviER. Rumphiistos Cutieri , Wagl. Plumage noir; devant du cou d'un blanc pur, terminé par une bande rouge; croupion orangé; bec allongé, noir, à arête et strie longitudinale jaunes. Taille, dixhuit pouces. De la Guiane.

Toucan des Forster. Ramphaslos Forsteronim, Wagl. Plumage noir; devant du cou orangé, terminé par une large bande rouge; tectrices caudales supérieures et inférieures rouges; bec noir ; arête et cercle de la base jaunes. Taille, dix-neuf pouces. Du Pérou.

Toucan a gorge blanche de Cayenne. Raiiiphastos erxllirorlirnclios , Lalh., Buff., pi. enl. 202. Parties supérieures noires, avec les tectrices caudales d'un jaune verdàtre; devant du cou et haut de la poitrine d'un blanc pur; le reste des parties inférieures d'un noir mat; dessus du bec noir, avec la base entourée d'une large bande grisâtre; dessous rouge, avec une bande transversale d'un gris noirâtre; pieds verdâtres. Taille, dix-sept pouces.

Toucan a gorge jaune, f^. Todcan Tucai.

Toucan a gorge orange, f^. Toucan des Forster.

Toucan a gorge rouge. Ramphaslos maxfinus , Wagl., Levaill., pi. 6. Plumage noir; devant du cou orangé; poitrine, haut du ventre et tectrices caudales rouges; bec noir, cerclé de blanc à la base. Taille, vingt pouces. Brésil.

Toucan a gorge soufrée. Ramphaslos sulfuratus, Less. Plumage noirâtre; devant du cou d'un jaune pâle; tectrices suhcaudales rouges; bec grand, rouge à sa pointe, orangé sur les côtés de la mandibule supérieure, jaune sur l'inférieuie. Taille, dix-sept pouces. Du Mexi(iue.

Grand Toucan du Para. l^. Toucan a gorge rouge.

Toucan de Levaillant. Rmiipliastos yaillanlii, Wagl., Levain., pi. 4. Plumage noir, avec le devant du cou d'un blanc légèrement teinté de jaune; une raie d'un roux vif au bas du cou; tectrices caudales d'un roux marron; bec rouge, teint d'orangé sur les côtés, avec une raie jaune en dessus et la base des mandibules mar(iuée d'une bande de même couleur, bordée de deux traits noirs dont l'extérieur plus étroit. Taille, vingt pouces. Du Paraguay.

Toucan neigeux. Ramphaslos niveiis , Less. Plumage noir; devant du cou d'un blanc inat; tectrices caudales supérieures blanches, les inférieures rouges; bec jaune, ciselé de noir à sa base, rouge sur l'aréle et marqué d'une large tache noire à l'extrémité de la mandibule supérieure. Taille, dix- neuf pouces. Du Brésil.

Toucan oscclant. Ramphaslos osculaiis, Gould. Plumage noir; devant du cou jaune pâle, avec le centre d'un jaune orangé; bec noir, avec l'arête jaune; tour de l'œil blanc. Taille, dix-sept pouces. Du Brésil.

ToccAN DU Para. F. Toocan a gorge rouge. Petit Toucan a ventre rouge. F. Toucan a bec

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