V. CiCOGNE
TOVAIRE. Tovaiia. bot. Ruiz et Pavon (Syst. FI. I'eiui\, i, p. 85, et Gênera, p. 49, t. 8) ont fondé .sous ce nom un genre de l'Octandrie Monogynie, L., cl (|ui, dans un travail récent publié par Don (Edhiih. new ijhilos. Journ., décemb. 1828, p. 49), a été placé parmi les Capparidées. Voici les caractères que ce dernier auteur lui assigne : calice caduc, ouvert, ordinairement à liuit, rarement six, sept ou neuf folioles ovales-lancéolées. Corolle dont les pétales sont en nombre égal à celui des folioles calicinales et alternes avec elles, insérés sur un disque élevé, charnu et tuberculeux, obovés, à cinq nervures distinctes, ayant leurs onglets hérissés de papilles très-nombreuses. Élamines en même nombre que les pétales, alternes avec eux et insérées plus intérieurement sur le disque; leurs filets sont subulés, munis à leur base de poils simples et fort nombreux; leurs anthères sont introrses, biloculaires, d'abord dressées, puis renversées après la floraison; les loges sont parallèles, déhiscentes par une fente longitudinale. Ovaire uniloculaire, lisse, sphérique, placé sur le discjue, contenant plusieurs ovules pariétaux. Slyle très-court, épais, cylindrique, surmonté d'un stigmate ù huit lobes tuherculiformes, concave en dessus, sillonné inférieurement et couvert de papilles nombreuses très-courtes. Baie globuleuse, uniloculaire, crustacée, couronnée par le slyle persistant et placé sur un disque élevé, entièrement remplie d'une pulpe succulente, déhiscente irrégulièrement, et polysperme. Graines logées dans la pulpe, tordues en spirale simple, munies de deux téguments : l'extérieur crustacé, brun, finement ponctué; l'inlérieurmembraneux, blanc, diaphane, cellulaire, otîrant au sommet une petite chalaze brune, proéminente. Embryon dépourvu d'albumen, courbé, jaune, à cotylédons presque cylindriques, obtus, à radicule un peu plus grosse, très-obtuse, vague, rapprochée latéralementdel'ombilic.Par la forme et la structure de son fruit, le genre Tovaiia se rapproche du Muiisoiiia et du CiatcBoa, mais il a le port et les feuilles composées du Cleome; son stigmate rappelle celui des Papavéracées, et ses graines sont plus semblables à celles des Résédacées qu'à celles des Capparidées.
TovAiRE A FRDiT PENDANT. Tovoita peiidula, Ruiz et Pav., FI. Pertiv., m, p. 73, tab. ."06. C'est une plante herbacée, annuelle, glabre, à tige dressée, rameuse, munie de feuilles alternes, lernées, et de fleurs
ayant l'aspect de celles du Pyrola utiffloia. et disposées en une grappe terminale. Cette plante croît dans les foréis du Pérou.
Necker avait fondé un genre Tovan'a qui est synonyme diiSmilacina de Desfonlaines. Le genre Tovaria d'Adanson, fondé sur le Polygonum vfrginicum, n'a pas été adopté.
TOVOMITE. Tovomila. bot. Genre de la famille des Guttifères, établi par Aublet et adopté par presque tous les autres botanistes, et spécialement par Choisy et J. Cambessèdes qui, l'un et l'autre, ont publié un travail particulier sur cette famille. Voici les caractères auxquels on peut reconnaître le genre Tovomila: le calice se compose de deux à quatre sépales ; la corolle de quatre, six et même jusqu'à dix pétales égaux, équilaléraux et opposés aux sépales. Les étamines, dont le nombre varie de vingt jusqu'à cinquante, sont libres et disposées sur plusieurs rangs; leurs filets sont épaissis au sommet et se terminent en une anthère à deux loges très-petites et placées obliquement. Les styles, au nombre de quatre ou cinq, sont exlrêmement courts et se terminent chacun par un stigmate épais; le fruit est une capsule couronnée par les styles et les stigmates persistants, à quatre ou cinq loges monospermes, s'ouvrant en autant de valves, et laissant à son centre la columelle chargée de cloisons; les graines sont enveloppées par un arille pulpeux.
TovoMiTE DE LA GuiAPiE. Tovomila Guianensis, Aubl. C'est un arbre de moyenne hauteur, dont les feuilles sont marquées de points ou de lignes transparentes; les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, disposées en grappes terminales.
A ce genre les auteurs ont réuni le genre Marialva, de Vandelli et le Beauharnoisia, de Ruiz et Pavon. Dans son travail sur les Guttifères (.Mém. Mus., xvi, p. 384), Cambessèdes a cru devoir réunir au Tovomila les deux genres Ocliiocarpos, de Du Petit-Thouars,et Micranllieia, de Choisy.
TOWARA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Adanson, dans ses Familles naturelles, a- été réuni au genre Polygonum , de Linné, f^. Re:vodée.
TOWNSENDIE. Townsendia. bot. Genre de la famille des Synantliérées, tribu des Composées, institué par Hooker qui lui assigne pour caractères : capitule inultiflore, hétérogame; fleurs du rayon disposées sur un seul rang, ligulées. femelles; celles du disque sont lubuleuses et hermaphrodites; involucre ovale, formé de squames imbriquées, linéari-subulées; réceptacle nu, alvéolato-ponctué ; corolles du rayon ligulées, avec leurs bords roulés; celles du disque ont leur limbe dé coupé en cinq dents; stigmates glabres; akènes soyeux: aigrette du rayon composée d'une seule rangée de pail lettes; elle est subulée; celle du disque est allongée el poilue.
TowNSENDiE soYEDSE. TownsBiidia sericea , Hook C'est une plante herbacée, sans tige; la racine esl ligneuse et fusiforme; les feuilles sont serrées, linéaires subspalulées, très-entières et soyeuses; le capitule esl solitaire, sessile au milieu des feuilles; les fleurs soni jaunes. Cette plante est originaire de l'Amérique sep tentrionale.
TOXÉRITE. Toxcrites. jioLi. Raffinesque a établi ce genre ([ui est resté fort douteux, pour une Coquille cloisonnée que Rang rapproche des Hamiles et Blainville des Orllioci^res. Celte dernière opinion serait préférable s'il était bien réel que le siphon de cette Coquille fût central.
TOXEUME. Toxeuma. IKS. Hyménoptères; genre de la famille des Chalcidiles, tribu des Micogastéridées, établi par Walker, qui le caractérise ainsi : antennes de treize articles, dont les trois derniers forment une massue acunilnée; tète médiocre, à peine plus large que le corselet; mandibules arquées, à quatre dents, dont l'interne obtuse; mâchoires allongées, ciliées à l'extérieur ; palpes maxillaires formées de quatre articles, dont le premier court, les deux suivants égaux, le quatrième allongé, acuminé; menton ovale-allongé; lèvre large, arrondie antérieurement; palpes labiales courtes, avec le deuxième article très-court; écusson du prothorax court, celui du mésothorax médiocre; paraptère et épinière distinctes; pétiole abdominal trèscourt; abdomen allongé, comprimé, caréné en dessous, relevé à l'extrémité : deuxième segment allongé, les suivants fort courts; pieds grêles; jambes droites.
ToXEtiME FcscicoRNE. 'J'oxeiiiiia fiiscicuniis,Wa]]i. Ses antennes sont brunes; son corps est vert ; les pieds sont roux et les ailes hyalines. Taille, une ligne. Europe.
TOXICAUU. BOT. La plante décrite par quelques botanistes sous le nom de Toxicaria macassaiiensis, est la même que celle qui a servi de type au genre Antiaris, de Leschenault. f. Antiare.
TOXICODENDliUM. bot. Plusieurs végétaux vénéneux ont été désignés sous ce nom trop banal pour mériter d'être admis comme signiticatif. On l'a appliqué particulièrement à une espèce dp Rhus dont les émanations sont dangereuses. Thuiiberg s'en est servi pour un genre d'Eupliorbiacées du Cap, plante qui est plus connue sous le nom d'Hyœnanclie. y. ce mot.
TOXICOPHLÉE. Toxicophlœa. bot. Genre de la famille des Apocynées, établi par iîarvey, qui lui assigne pour caractères: calice à cinq divisions lancéolées; corolle insérée sur la partie intérieure d'un disque annulaire, hypocratérimorphe, à tube plus long que le calice, à gorge nue, subinfundibuliforme, à limbe divisé en cinc| découpures courtes, obli(|ues, contournées avant l'épanouissement ; cinq étamines insérées à l'orifice de la corolle, incluses, à filaments très-courts, à anthères dressées, cordées, courtes, obtuses el libres; ovaire à deux loges uniovulées; style lîliforrae, allongé. Stigmate capité, conique et bifide.
ToxicopHLÈE CESTROïDE. Toxicoplilœa ceslroidcs , Harv. C'est un arbre à écorce veinée; ses feuilles sont opposées, ellipliciues, mucronées, glabies, courtenient pétiolées avec leurs bords roulés; les fleurs sont blanches ou roses, odorantes, réunies en cimes axillaires. Du cap de Bonne-Espérance.
TOXICUM. BOT. On donne assez généralement ce nom aux sucs dont se servent certaines peuplades pour empoisonner leurs armes; néanmoins il parait que Dioscoride,dans son livre vi, chap. 29, l'applique particulièrement au suc de l'Aconit nopal.
TOXIQUE. T'o.ricîiW!. i!s9. Genre de Coléoptères héléromèresdela famille des Mélasomes,(|ui ne dilTérp guère de celui de Ténébrion que par les antennes, dont les trois derniers articles forment une massue comprimée. 11 a été établi sur un insecte apporté par Riches de son voyage aux Indes orientales, et que lui a dédié Lalreille.
Toxique de Riches. Toxicinii ftichesiaimm , Lalr. Gen. Crust. et Ins., t. i , p. 1C8. Il est d'un noir brunâtre, velouté ; chaque élytre offre huit stries formées par des points alignés. Du Bengale.
TOXOCAMPE. Toxocampn. ins. Lépidoptères nocturnes, de la famille des Noctuélides, tribu des Ophiusides, institué par Guénée avec les caractères suivants : an tenues assez courtes, subciliées dans les mâles; palpes peu ascendantes, comprimées, ayant le dernier article court et en bouton; spiritrorape très-grêle; corselet peu convexe, subcarné, velu, presque toujours à collier noir, un peu caréné et suivi d'une petite crête; abdomen nullement conique dans les mâles, terminé en cône brusque et obtus dans les femelles; ailes supérieures à bord terminal arrondi et un peu sinué vers le sommet.
Toxocampe de lA Vesce. Toxocampa craccœ, Guén.; Ophiiisa ijraccce, Ochs. Les ailes supérieures sont en dessus d'un gris brunâtre, avec les nervures et les franges d'un gris blanchâtre; quatre ou cinq points carrés plus obscurs et groupés vers le milieu; la base de l'aile est d'une teinte plus claire, ainsi i|u'une bande vers l'extrémité. Les ailes inférieures sont d'une teinte semblable, mais avec le disque plus clair jusqu'à leur naissance. Taille, quinze lignes. Europe.
TOXOCARPE. Toxocarpus. dot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Wight et Aiiiott avec les caractères suivants : calice à cinq divisions; corolle en roue, a cinq lobes ; colonne génitale exserte ; couronne staminale pentaphylle, à divisions planiuscules sur le dos et accompagnées à l'intérieur chacune d'un appendice lacinulé; masses polliniques au nombre de vingt, lisses, dressées, attachées (|uatre par quatre au sommet de chaque corpuscule stigmatique charnu; stigmate à bec, indivise, rarement apiculé; follicules lisses cl divari(iués; semences pileuses à l'ombilic. Les Toxocarpes sont des arbrisseaux grimpants, qui ont l'Inde pour patrie.
ToxocARPE A feuilles OBiONGUES. Toxocarpiis oblotigifoUus, W. et Arn. Ses tiges et ses rameaux sont glabres, ses feuilles sont oblongues, acuminées, transversalement veinées, Irès-glabres sur leurs deux faces; de leurs aisselles naissent d'amples cimes iiédonculées; les Heurs sont courtement pédicellées, revêtues d'un duvet blanchâtre. De la côte de Coromandel.
TOXODÈRE. Toxoilera. ins. Orthoptères; genre de la famille des Mantides, institué par Serville, qui lui assigne pour caractères : antennes sétacées, moins longues que le corselet : celles des mâles composées de plus de trente articles très-courts, turbines, obconiques; palpes filiformes; tête large, triangulaire ; verlex légiriment bombé, mutique; yeux s'allongeant latéralement en cône, terminés par une forte épine; Irois ocelles très-gros, placés en triangle, sur une protubérance du front; corselet â peu près delà longueur
de la Dioilié de l'abdomen, à peine dilaté anlérieureraeiil, fortement comprimé en toit aigu, après la naissance des premières i)atles, courbé en arc, concave en dessous; élytres transparentes, au moins dans les mâles, un peu plus courtes (|ue l'abdomen qui est cyliridri<|ue et présente en dessus, à l'extrémité des quatrième et cinquième segments, un appendice foliacé; ailes transparentes, de la longueur des élytres; les quatre dernières jambes éperonnées; cuisses intermédiaires et postérieures épineuses, ayant des lobes foliacés et quatre épines; tarses filiformes, dont le premier article est fort long.
ToxoDÈRE DENTictLÉ. Toxodeia denliculala, Serv. Son corps esl d'un brun verdâlre, varié de jaunâtre; la foliole du quatrième segment abdominal est longue, élevée, lancéolée, repliée et dentelée poslérieuremenl; bord des élytres brunâtre, taclieté de jaune pâle; banches et cuisses antérieures épineuses. Taille, quatre pouces. Java.
TOXODON. JUM. Foss. Owen a donné ce nom à un grand Mammifère perdu, que l'on doit rapportera l'ordre des Pachydermes Rongeurs; il offre en même temps des afiBnilésavec les Rongeurs, les Édentés et les Cétacés herbivores. Suivant Owen, la tête seule de ce Rongeur gigantesque devait donner une longueur de plus de deux pieds et quatre pouces. Les restes de cet animal ont été trouvés dans l'Amérique méridionale, à quarante lieues environ de Montevideo, dans une terre argileuse blanchâtre.
TOXOPHiïNIX. DOT. Le genre institué sous ce nom parSchott, pour un Palmier du Brésil, a été réuni au genre Asliocarytiin, de Rleyer.
TOXOPHORE. Toxopliora. ins. Diptères; genre de la famille des Tanystonies , tribu des Bombyliers, distingué de tous les autres de celte division par ces caractères : trompe avancée, manifestement plus longue que la tête, très-grêle et allant en pointe; palpes apparentes; des yeux lisses; antennes beaucouj) plus longues que la tête, rapprochées à leur base, avancées, filiformes, de trois articles, dont les deux premiers cylindriques, le dernier coni(|ue el plus court que les précédents; le premier est le plus long de tous. Ces Diptères ont le thorax gibbeux, ainsi que les Bombiles, mais les proportions du corps varient : dans les uns ou les plus ramassés, sa forme diffère peu de celle de ces derniers insectes ; l'abdomen est triangulaire et un peu courbé en dessous. Dans d'autres Toxophores, le corps est plus long, avec l'abdomen en forme de cône allongé et obtus; de ce nombre est la Toxopbore tachetée (maculala), figurée parMeigen (t. ii, tab. ^^, lig. 12- 16), mais qui l'avait été bien longtemps avant lui par Villers (Jsilus fasciciilalus, Entom. Lin., 3, pi. 10, fîg. 31). Celte jolie espèce a le corps noir, avec un duvet doré, sur le devant et sur les côtés du thorax. ainsi que sur l'abdomen ; le dos de cette dernière partie du corps offre deux rangées longitudinales de taches noires; on en voit d'autres disposées de même et formant trois lignes en dessous. Les Toxophores de la troisième division sont semblables aussi , par l'allongement du corps, àdes Tipules ou à des Cousins; elles ont l'abdomen linéaire, déprimé, avec l'extrémité très-fournie d'écaillés. Du Brésil el des Ëlals-Unis.
TOXOPHORUS. INS. Coléoptères tétramères; ce genre de la famille des Rhynchophores a été institué par Scboenberr, et devra nécessairement changer de nom à cause de la trop grande similitude avec celui de l^oxophora , imposé à un antre genre d'insectes de l'ordre des Diptères. Caractères : antennes très longues et très-menues, coudées, composées de douze articles dont le deuxième a une longueur double de celle du premier, tous les autres sont plus épais à leur sommet et la massue est oblongue et ovale; trompe très-longue, filiforme et arquée; yeux presque latéraux, ovales et déprimés; corselet oblong, sinué à sa base, avec ses angles proéminents, ses côtés arrondis et sa partie antérieure réirécie; élytres oblongues, sublinéaires, recouvrant l'anus; pieds très-longs, grêles; cuisses en massue, dentées en dessous; jambes subcompriraées, armées d'un crochet horizontal et aigu sur la face interne. Le type de ce genre est le Toxophortts fascialiis, Ciircutio phalangium, Oliv., au(|uel on a joint le Li.nis atlenualus de Fab. Ces deux espèces sont de l'Amérique méridionale.
TOXOTE. Toxoles. iivs. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, proposé par Megerle et auquel Latreille a réuni celui qu'il nomme Pachyta; il comprend des Rhagles et des Leptures,de Fabricius, dont les deux sexes sont ailés, ont le dernier article des palpes presque en massue triangulaire ou obconique, la tête prolongée postérieurement derrière les yeux, sans rétrécissement brusque, les côtés du corselet épineux ou tubercules, les yeux entiers ou peu échancrés,les antennes rapprochées à leur base, aussi longues au moins que le corps, simples, avec le premier article beaucoup plus court que la lête. Les espèces dont les tubercules latéraux du corselet sont pointus, en forme d'épines, composent le genre Toxo- /7(s proprement dit; telles sont les Leplures uieridiana, luimeralis de Fabricius, et ses Rhagies (Rhagium) cursor, femelle du Rhaf/iiim nocti's, le R. cincluvi; celles qui ont ces tubercules arrondis forment le genre J'achyla; telles sont les Leptures quadrimaculata,inlenogationis, de Fabricius, et son Rltagitim clalhraluiii, dont sa Leplure réticulée n'est (|u'une variété.
TOXOTRÈME. Toxolrema. «loLi. Genre proposé par Raffinesque pour quelques espèces d'Hélices.
TOZZETTIA. BOT. Le professeur Savi, de Pise, a proposé sous ce nom un genre pour le Phalaris utricttlnta ; il n'a pas été adopté.
TOZZIE. Tozzia. bot. Ce genre appartient à la Didynamie Angiospermie, L., et a été définitivement classé parmi les Scrophularinées, par Auguste Saint- Hilaire (Mém. du Mus. d'Hist. nat., 1827, t. xiv, p. 94) qui l'a ainsi caractérisé : calice campanule, presque bilabié, à qualre dents; corolle beaucoup plus longue, bilabiée; la lèvre supérieure bilobée, l'inférieure tripartie; quatre étamines didynames, à anthères attachées par leur sommet dorsal, ayant leurs loges aristées à la base et déhiscentes longiludinalement; un seul style surmonté d'un stigmate obtus; ovaire supère, ù deux loges renfermant deux ovules oblongs, attachés presque dans toute leur longueur, libres ù la base; fruit un peu drupacé, monosperme par avortcment;
graines munies d'un ombilic linéaire, d'un péiisperme charnu el grand, et d'un em!)ryon petit, placé sur le bord du périsperme, droil, parallèle à l'ombilic, ayant la radicule supère.
ToïziE ALPINE. Tozsia alptiia, L. C'est une plante herbacée, à racine vivace, à lige faible, rameuse, (jarnie de feuilles ovales, dentées, opposées, presque aniplexicaules. Les fleurs sont jaunes el forment une sorte d'épi lâche dans les aisselles des feuilles. Cette planle croît dans les bois des Alpes el des Pyrénées.
TRABICULINE. bot. {Mousses.) Nom français donné par Bridel au genre Zygotrichia.
TRACAL. Sa.cilatida. ois. Genre intermédiaire des Tra(iuets et des Aloueltes, établi par Lcsson pour un Oiseau observé par Levaillanl, en Afri(|ue. Caractères : bec court, conii|ue, épais ; corps massif el lourd ; ailes pointues, atteignant le milieu de la queue qui est légèrement fourchue; tarses médiocres, robustes, terminés par des doigis Irès-forls; ongle du pouce allongé et recourbé. Aux caractères extérieurs des Alouetles, les Traçais unissent les mœurs el les habitudes, dans le vol surtout, des Traquets.
Tr\cai, africain. Saxilauila africana, Less. Plumage noir, écaillé de jaune; rémiges et reelriccs terminées de jaune; Hancs jaunâtres; bec jaune à sa base, noir à la pointe; pieds bruns. Taille, six pouces quatre lignes. Le Traçai habite les plaines arides du pays des grands Namaqiiois, au pied des hautes montagnes qui bornent celte partie de l'Afrique australe. Cel Oiseau a des moeurs farouches else laisse difficilement approcher. 11 se tient sur un las de pierre ou il établit sa demeure dans un trou de rocher où il élève ses petits. La femelle y pond cinq œufs blanchâtres, parsemés de taches roussàlres. La famille émigreaux approches de l'hiver.
TRACAS. OIS. L'un des noms vulgaires du Traquet- Pàtre. ^. Traqcet.
TRACHEA. Trachea. ms. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Noctuéliens, groupe des Orlhosites, institué par Ochsenheimer, avec les caractères suivants : antennes assez courtes, subciliées dans les deux sexes; palpes presque enlièrement oblitérées, exlrèmemenl grêles et perdues dans les poils qui les entourent; loupet frontal déprimé; lête très-petite; spiritrompe courte; corselet lisse, robuste, velu el même sublaineux; abdomen lisse, terminé carrément dans les mâles, cylindri-conique et gros dans les femelles; ailes supérieures un peu prolongées au sommet, épaisses, ayant les deux taches supérieures grandes et distinctes el les deux lignes médianes très-rapprochées du bord interne.
Tracbea pmiPERDE. Trachea piniperda, Ocbs.; Noctiia flammea, Fab. Ses ailes antérieures sont rougeàlres, avec les nervures blanches et jaunâtres; les deux taches ordinaires jaunâtres sont placées entre deux lignes transversales ; la première jaunâtre, bortlée de brun, l'autre brune, bordée de blanc; les secondes ailes sont antérieurement d'un brun grisâtre. Taille, seize lignes. Europe.
TRACHÉE -ARTÈRE. zooL. Toutes les fois que les organes de la respiration sont placés à l'intérieur du
corps, il existe nécessairement un ou plusieurs canaux destinés à mellre en communication la cavité respiratoire avec le fluide ambiant. C'est ce qui a lieu dans lous les Vertébrés à respiralion aérienne, et c'est au principal segment du conduit respiratoire que l'on donne le nom de Trachée-Artère.
La Trachée-Artère est un canal plus ou moins régulièrement cylindrique, et composé d'anneaux cartilagineux, le plus souvent incomplets, superposés les uns aux autres en nombre Irès-variahle. La longueur de la Trachée-Artère est le plus souvent proportionnelle à celle du col : cependant elle peut commencer ou se terminer plus ou moins haut, et se replier sur ellemême au lieu de s'étendre en ligne droite. Les anneaux de la Trachée-Arlère sont unis entre eux, et, lorsqu'ils sont incomplets, com|)lélés en arrière par une memlirane, ordinairement celluleuse ou fibreuse, et présentant aussi quelquefois des fibres musculaires.
Dans les animaux chez lesquels il n'existe qu'un seul poumon, comme les Serpents, la Trachée- Artère se prolonge jusqu'à cet organe el s'ouvre dans sa cavité par un large orifice. Dans les animaux où il existe deux poumons, la Trachée-Artère se divise au contraire presque toujours en deux canaux que l'on nomme bronches, el qui eux-mêmes se subdivisent ensuite dans l'intérieur du poumon. La structure des bronches ofl're une grande analogie avec celle de la Trachée-Artère.
C'est à l'union des bronches avec la Trachée-Artère (pie se trouve, chez les Oiseaux, le larynx inférieur ou l'organe producteur de la voix, ainsi nommé parce (pi'on l'a comparé, à cause de sa fonction, au larynx [iroprement dit, ou larynx supérieur, qui est l'organe producteur de la voix chez les autres Vertébrés à respiration aérienne. Ces larynx, soit le supérieur, soit l'inférieur, sont formés de plusieurs pièces cartilagineuses, de forme très-variable, ordinairement pourvues de muscles destinés à opérer leur rapprochement ou leur écartement, et qui, sous le point de vue de l'anatomie philosophique, peuvent être considérés comme des anneaux ou comme des portions d'anneaux trachéens. La présence du larynx supérieur est constante chez tous les Vertébrés à respiralion aérienne; le larynx inférieur n'existe au contraire que chez les Oiseaux; encore manque-l-il chez quelques-uns, par exemple chez le Vautour royal.
La canal aérien, où se trouve, comme on l'a déjà vu, les bronches, le larynx inférieur, lors(iu'il existe, la Trachée-Artère ainsi que le larynx supérieur, est complété supérieurement par l'arrière-bouche et par le canal qui s'étend des narines postérieures aux narines antérieures; canal que Geolîroy Saint-Hilairea nommé cranio-respiratoire, et qui appartient en effet essentiellement à l'appareil respiratoire, quoiqu'on le considère plus ordinairement comme appartenant aux organes de l'olfaction.
Il suit de ce ipii précède qu'il ne peut exister chez les Vertébrés à respiration aquatique, ou les Poissons, ni Trachée-Artère ni larynx, en prenant ces mots dans toute la rigueur de leur sens physiologique. Toutefois ces organes se retrouvent aussi bien chez les Poissons que chez les autres Vertébrés sous le point de vue phi-
losopliiqiie, c'esl-à-tlii'e lorsqu'on les recherche, non dans leur ensemhie, mais tUins leurs élémenls (Phil. anat., l. i ). F. Respiration el Voix.
TRACHÉENNES. Tracheariœ. arachiv. Dénominalion donnée par Lalrcille au second ordre de la classe des Arachnides et indiquant que ces animaux ont, pour organes respiratoires, des Trachées. Au lieu de former, comme dans les insectes, deux vaisseaux principaux s'étendant parallèlement dans toute la longueur du corps et recevant l'air par un grand iiomhrc d'ouvertures latérales, elles sont ici, ou dans cet ordre d'Arachnides, concenlrées : l'ahdomen en est le centre ou le foyer, et de là partent en rayonnant, les rameaux destinés à porter le Quide respirable dans les autres parties du corps. On ne découvre que deux stigmates et qui sont situés intérieurement, près de l'origine de l'abdomen ou sur le dessous du céphalothorax, près de sa jonction avec celte portion du corps. Les Arachnides trachéennes diffèrent encore des pulmonaires (premier ordre de la même classe) par le nombre des yeux qui n'est que de deux ù (|ualre; les organes sexuels sont toujours uniques. Si l'on étudie les formes de la bouche dans les familles et les tribus de cet ordre, on se convaincia qu'elle présenle beaucuup plus de modifications que dans l'ordre des Pulmonaires. Les dernières Arachnides Irachéennes semblent, par la simplicité ou l'imperfection de leur organisation, se rapprocher des animaux invertébrés les plus inférieurs; ils ne se lient nullement avec les Myriapodes, premier ordre de la classe des Insectes ; la transition est Irop brusque, mais ils ont des rapports avec ceux de l'ordre des Parasites el avec certains Diptères aptères. Lalreille partage l'ordre des Arachnides trachéennes en trois familles : les Faux-Scorpions, les Pycuogonides et les Holètres. ^. ces mois.
TRACHÉES. zooL. Vaisseaux uniquement destinés, d'après leur organisation parliculière, à Iransmeltre l'air qu'ils reçoivent, dans l'animal en étal parfait, au moyen d'oiiverlures propres (stigmales) pratiquées à la surface de la peau, dans les différentes parties du corps, servir ainsi à la respiration et à suppléer au défaut de circulation. En disant une organisation particulière, c'est afin qu'on ne confonde pas des appendices ou prolongements culanés pouvant, à raison de leur forme tubulaire, introduire l'air dans les Trachées, avec les organes désignés ainsi; et Latreille ajoute : dans l'animal en état parfait, parce que certaines larves aqualiquesont des expansions latérales, dans l'intérieur desquelles on aperçoit des Trachées, communiquant en manière de veines avec les Trachées principales de l'inlérieur du corps, et qui absorbent le Uuide respirable, soit par les pores de la peau, soit avec les poils dont ces expansions , que l'on considère comme des sortes de Fausses-Branchies, sont ordinairement garnies.
TRACHÉES. EOT. On appelle ainsi l'une des sortes de vaisseaux qui existent dans les plantes. Malpighi leur a donné ce nom à cause de la ressemblance de siruclurc qui existe entre ces organes et ceux de la respiration dans la classe des Insectes. Ce sont des luhes formés par une lame extrêmement étroile, argenline.
(ransparenle, roulée sur elle-même en spirale, et dont les bords, un peu plus épais, se touchent de manière à ne laisser aucun espace entre eux, sans cependant contracter aucune adhérence. Quelquefois néanmoins les spires des Trachées ne se déroulent pas. et c'est ù cette sorte de vaisseaux que le célèbre professeur Link a donné le nom de ruisseaux en spirale souciée. On aperçoit facilement les Trachées en rompant avec soin l'extrémité d'une jeune branche de Sureau ou de Rosier; les filaments qu'on voit entre les deux fragments sont des Trachées dont les sjiires sont plus ou moins écartées. Selon les professeurs Link et Schrader, la lame roulée en spirale est creusée en gouttière sur son côlé interne. Dans les plantes dicotylédones on trouve les Trachées autour de la moelle, dans les parois du canal qui l'environne, et dans les monoeolylédones, c'est ordinairement au centre des faisceaux ligneux; l'écorce et les couches annuelles du bois n'en contiennent jamais. On en trouve quehiuefois dans les racines, bien que quelques auteurs en aient nié l'existence dans cette parlie; il est très -facile d'en dérouler dans les nervures des feuilles, les pétales, les filels des étamines, etc. On ne sait pas encore positivement comment les Trachées se terminent à leur sommet, ni comment elles commencent; ainsi, suivant le professeur Mirbel, les Trachées finissent par du tissu cellulaire, tandis que Dutrochet croit qu'elles se terminent par une sorte de cône plus ou moins aigu. Hedwig considérait les vaisseaux spiraux, que Grew appelait vaisseaux aériens, comme composés de deux pajties, savoir : d'un tube droit et central, rempli d'air et que pour cette raison il nommait vaisseau pneiiinatophoie, et d'un autre tube roulé en spirale sur le précédent, rempli de fluide aqueux, et auquel il donnait les noms de vaisseau adducteur, chilifére, elc. Bernhardi a émis une autre opinion sur la slruclure des Trachées; il les considère comme formées d'un tube extérieur trèsmince, dans lequel une petite lame argentine est roulée en spirale de manière à en lenir les parois écartées. Enfin quelques auteurs admettent que les spires des Trachées sont unies entre elles par une membrane Irèsmince, qui se déchire facilement quand le fil spiral vient à se dérouler. 11 résulterait de celte opinion que, dans leur état nalurel, les Trachées forment un tube conlinu.
Les Trachées ou vaisseaux en spirale varient beaucoup quant à leur grosseur; aussi généralement sonlelles plus grosses dans les plantes dont le tissu est lâche et succulent ; tandis qu'elles sont beaucoup plus petites dans celles dont le tissu est plus sec et plus dense. Dans les Conifères, elles sont tellement fines et fugaces que plusieurs auteurs en ont nié l'existence; mais le professeur Link les y a trouvées dans les jeunes pousses de toutes les Conifères qu'il a examinées. Elles sont aussi fort petites dans les plantes aquatiques, comme les Potamogélons, les Myriophyllmn, les Zanichellia, elc. Elles manquent tout à fait dans les Naias, le CaïUinia, le Ceratopli) llum, le Zos/era, le Lemna et le C/iara, toutes les piaules acolylédones, excepté dans les Fougères où elles existent évidemment. Les Trachées ne sont pas toujours simples; on en trouve souvent à
double, Iriple et même à un plus Rrand nombre de spirales parallèles. Ces modificalions s'observent principalement dans beaucoup de plantes raonocolylédones.
TRACHÈLE. Trachellus. i iVF. Genre d'infusoires de la famille des TrachélJnes,(|u'Elirenl)erg caractérise ainsi: lèvre supérieure ou front allongé, cylindrique on déprimé et se prolongeant en forme de trompe linéaire. Toules les espèces comprises dans ce genre sont microscopiques et s'engendrent dans les eaux corrompues.
TRACHÈLE. Trachelus. iNS. Genre d'Hyménoptères de Jurine, le même que celui de Ce/ihus. /'. ce mol.
TRACHÉLIASTE. Tiacheliasles. iwtest. Genre créé par le professeur Kordman, et qui se trouve Irès-voisin des Lernées. Il a pour caractères : corps allongé, cylindrique ; têle courte et rétractile ; bouche placée en dessous du corps, dont l'ouveiture est orbiculaire et ciliée; deux aniennes presque coniques, peu visiblement articulées ; mandibules assez fortes, terminées en tenailles; palpes courtes et divisées à l'exlrémilé; quatre pieds: les antérieurs fort courts et les postérieurs trèsallongés; abdomen allongé, cylindrique ou déprimé, ordinairement tubercule ou lobé à son exlrémité. Cet animal a été trouvé adbérenl sous les branchies du Silure .Salulh,>S'(7M;'»s glanis, Lin., et a été nommé par Nordmann Tiacheliasles stelUfer; il est figuré fort en détail dans les Annales des naturalistes de Vienne, Ann. 1833, pi. ix, fig. 1 à 8. Une seconde espèce, observée depuis sur le Cyprin brame et nommée Tracheliastes niaciitalus, est représentée sur la même planche dans les fig. 9 et 12.
TRACHÉLIDES. INS. Cette famille de Coléoptères héléromères, qui a successivement reçu les noms de Lagriaires, Pyrochroïdes, Anthicides, ctc.se compose d'insectes dont la tête est plus ou moins cordiforme ou triangulaire et portée sur une sorte de col; elle est bien détachée, et jamais endossée dans le corselet; les mâchoires n'ont pas l'onglet des Mélasomes; les antennes ne sont pas perfoliées ; les élylres sont généralement assez molles. On partage celte famille en trois tribus : les Pyrocbrol'diens ou Pyrochroïdes, le,-, Mordellones et les Canlharidiens dont Lalreille a formé une famille distincte, sous le nom de Cantharidies. ^. ces mots.
TRACUÉLIE. Trachelia. iNS. Coléoplères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinet-Serville , aux dépens du genre CaW«/iMm,deDejean. Caraclères : aniennes glabres, composées de onze articles, allant en s'élargissant depuis le troisième jusqu'au dernier, dentées en scie, le onzième tronqué des deux côtés, terminé en un angle qui imite un douzième article; palpes égales, courtes, avec leur arlicle terminal pelit, presque ovalaire, point comprimé; têle moins longue que le corselet; celui-ci cylindrique, mulique. lisse, biluberculé au milieu, près du bord extérieur; écusson petil; corps linéaire, très-glabre et luisant; élylres linéaires, arrondies; pattes courtes; cuisses en massue, armées d'une petite épine à leur extrémité inférieure, près de la jambe.
Trachélie PBSTCiÉE. TiachcUn piisliilata, Audin.;
CallUlium pnslii/alum, Dej. Son corps est d'un brun lestacé; ses élylres ont chacune vers le milieu, deux petites saillies jaunes et rapprochées: la première avoisinant la suture, la seconde placée un peu plus bas, vers le bord extérieur. Taille, dix lignes. Cet insecte se trouve au Brésil.
TRACHÉLIER. Tracheiium. bot. Genre delà famille des Campanulacées et de la Pentandrie Monogynie, L., offrant les caraclères essentiels suivants : calice fort petil, persistant, à cinq dents; corolle infundibuliforme dont le tube est grêle, allongé, le limbe court, à cinq lobes concaves; cinq élamines renfermées dans le tube et insérées à sa base; un style saillant, surmonté de trois stigmates fort petits; capsule pres(|ue globuleuse, petite, à trois loges, s'ouvranl à la base par trois trous, renfermant des graines nombreuses, comprimées, elliptiques, luisantes. Ce genre ne renferme que trois espèces dont deux croissent dans le Levant et la Barbarie, l'autre au cap de Bonne-Espérance.
Trachëlier eled. Tracheiium cœntleum, L. Ses liges sont rameuses, hautes d'un pied et demi, garnies de feuilles alternes, glabres, ovales ou un peu lancéolées, irrégulièrement dentées en scie. Les fleurs ont une belle couleur azurée, quelquefois blanche, et sont disposées en corymbes terminaux, très-épais. Celte plante croît spontanément dans les lieux humides et ombragés de la région africaine et asiatique, voisine de la Méditerranée; on la cultive dans les parterres (l'ornement.
TRACHÉLINES. Tiachelina. inf. Ebrenberg, dans sa Méthode de classification des êtres microscopiques, a institué la famille des Trachélines, de la classe des Phytozoaires polygaslriques, légion des Entérodélés, section des Allotrèles, pour recevoir tous ces petits animalcules qui, outre une bouche et un anus distincts, terminaux, opposés, s'ouvrantdans un intestin autour duquel sont groupées les vésicules stomacales, opèrent leur reproduction par des divisions spontanées, longiludinales et transverses. Cette famille comprend les genres : Trachelius, l.oxoiles, Bursaria, Phialina, Glaucona et Aspidiscina. Ce dernier genre se distingue des autres en ce que ses espèces sont cuirassées.
TRACHÉLIPODES. MOLi.. Lamarck est le premier qui ait créé celle dénomination pour la donner à un ordre de Mollusques distraits des Gastéropodes des auteurs. Ces derniers se réduisent considérablement par cela seul, puisque dans le système de Lamarck, tous les Mollusques à coquille extérieure sont Trachélipodes. 11 est bien vrai que le plus grand nombre est réellement Tracliéli|)ode; mais comme ils dérivent évidemment des Gastéropodes, qu'il n'y a point de faits particuliers dans l'organisation (jui puissent servir à les séparer selon tous les principes de la zoologie, Deshayes pense qu'il sera inutile de conserver celte division.
TRACHÉLIZE. Tracheliza. irts. Coléoptères pentamères. A ce nom, donné par Solier à un genre de la famille des Carnassiers, tribu des Brachinides, Brullé / a substitué celui de Physée, pour éviter toute confu- , sion avec le genre Tracbélize de Schoenherr, qui fait partie de la famille des Curculionides. /"'. Pbïsée. TRACHÉLOBRANCHES. Tiachclobr nchia. moli.