‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 62 sur 119 · IV A · texte numérisé non relu

IV A

loges écartées par un conneclif assez large. L'ovaire est libre, à trois loges contenant chacune deux ovules attachés à leur angle interne; le style est simple, terminé par un stigmate également simple; le fruit est une capsule ovoïde, obtuse, à trois loges, contenant chacune une ou deux graines et s'ouvrant en trois valves septifères sur le milieu de leur angle interne.

Tradescantie de Virginie. Tradescantia f^iiginiana, L. Celle plante, vulgairement appelée Éphémère de Virginie et qu'on cultive Irés-abondamment dans les jardins où elle est parfaitement acclimalée, offre de très-jolies fleurs bleues, mais très-fugaces. De là le nom A' Éphémère sous lequel on la désigne généralement.

TR.4GACAKTUA. BOT. Une des espèces d'Astragale qui produit la Gomme adragante. y. Astragale.

TRAGAN. J'iayanum. bot. Genre de la famille des Chénopodées, établi par Delile (Flore d'Egypte, noôia, lab. 23, f. 1) sur une plante qui a la fleur des Siitsola, mais qui se distingue essentiellement par son calice dont la base endurcie devient un noyau monosperme, et la partie inférieure ne se prolonge pas en membranes latérales.

Tragan démjé. Tragannm niuluium, Del. C'est une petite planle sous-ligneuse, tortueuse, dont les feuilles sont alternes, petites, subaniplexiuaules, sublriquèlres; les fleurs sont axillaires, sessilcs, agglomérées deux ou trois ensemble. Celle plante n'offre rien de remarquable, et croît en Egypte, ainsi qu'aux iles Canaries.

TRAGANTHE. Tiaganthes. dot. Les anciens Grecs donnaient ce nom à la Matricaire. Il a été employé récemment par Wallrotb (Se lied. ait. de pi. fl. Hal. sélect., l. I, p. 43C in adn.) pour un nouveau genre qui a pour type V^iteiiiisia lenuifolia de Willdenow, ou A. capillifoUa de Lamarck. Voici les caractères qu'il lui a imposés ; réceptacle resserré, nu; involucre oblong, simple, à six folioles égales; environ six fleurons hermaphrodites; pistil court; aigrette sessile, scabre, égale aux fleurons; port de VArtemisia. L'auteur a rapporté ce genre à la tribu des Eupalorinées. H. Cassini, ayant examiné avec une scrupuleuse attention la planle sur laquelle il est constilué, a décidé qu'elle n'avait pas en effet les caractères de V Aiteiiiisia, quoiqu'elle en offrît tout à fait le port, mais qu'elle devait être rangée parmi les Miknnia qui, néanmoins, sont généralement pourvues d'une lige volubile, de feuilles opposées, et ordinairement larges. Enfin d'autres botanistes sont d'avis que le genre Traganthes doit êlie réuni à YEupalorinm, de Tourneforl, type de la tribu dans laquelle l'avait placé Cassini.

Traganthe ARTÉaisioïDE. Tiagaiithes artemistoi- </es, Wallr.; Arlemisia lenuifolia, Willd.; Mikania arlemisioideSjCass.Sa tige est cylindrique, striée, glabriuscule, un peu rougeàtre, garnie de feuilles et de petits rameaux; les feuilles sont alternes, sessiles, linéaires, bipinnées; les rameaux sont axillaires, simples, grêles, droits et légèrement pubescenls; les fleurs sont régulières, hermaphrodites, d'un blanc jaunâtre, quelquefois purpurin, réunies au nombre de cinq ou six en calathide terminale. De la Chine.

TRAGE. 7'/ of/Ks. BOT. llaller a ainsi nommé un genre

de Graminées qui a pour type le Cenviuus lacemosits de Linné. Plus lard, Schreber lui imposa le nom de Lappago qui fut admis par plusieurs botanistes malgré l'anlériorité du mot Tragus. Voici les caractères de ce genre : épillets géminés, ternes, quaternés ou quinés, uniflores et nus. Lépicène à deux valves : l'inférieure très-petile, plane, membraneuse, la supérieure comprimée-concave, cartilagineuse, hérissée de pointes. Glume à deux valves membraneuses. Écailles hypogynes au nombre de deux. Trois élamines. Deux styles surmontés de stigmates phimeux.

Trage a grappes. Tragus racentosus, Desfont., FI. atl.,2, p. 388; Lappago racemosa , Willden., Host., Grain., 1, tab. 36. C'est une Graminée à feuilles planes, et à épis terminaux, solitaires, non arliculés. Elle croît dans les terrains sablonneux de l'Europe, de l'Afrique septentrionale et du Mexique.

TRAGE. OIS. L'un des synonymes de Draine, f^. Merle.

TRAGELAPHOS. mam. Les anciens désignaient sous ce nom un Cerf que Biiffon a cru reconnaîlredans une variété du Cerf ordinaire, et que quel(|ues naluralisles modernes regardent comme le même que l'Hippelaplie d'Aristote. f^. Cerf.

TRAGELAPHUS. mam. (Gesner.) y. (ïgagre au mol Chèvre.

TRAGIDION. Tragidion. iivs. Coléoptères trélamères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, formé par Audinet-Scrville aux dépens du genre Callidium, de Fahricius, pour une espèce de l'Amérique du Nord. Caractères : antennes glabres, sétacées, composées de douze articles dont le premier grand et renflé, le deuxième très-petit, presque cyathiforme, le troisième un peu renflé à son extrémité, ainsi que les suivants, sensiblement plus long (|ue le quatrième; palpes courtes ; mandibules courtes et acérées ; télé assez grosse, presque aussi large que la partie antérieure du corselet; celui-ci parfaitement globuleux, convexe en dessus, cotonneux, muni laléralement d'un petit tubercule épineux; écusson petit, arrondi postérieurement; corps allongé, pubescent; élytres linéaires, tronquées à leur extrémité, mutiques ; pattes fortes.

Tragidiok Lynx. Tragidion Lynceitm, Audin.; Ceranibj X Lynceus, Oliv. Ses antennes sont noires; tout le corps est d'un noir veloulé, un peu pubescent; les élylres ont une bande jaune vers leur milieu ; cette bande est plus étroite à la suture que vers les bords. Taille, dix lignes.

TRAGIE. Tragia. bot. Genre de la famille des Eujihorbiacées et de la Monœcie Triandrie, L., institué par Plumier, avec les caractères suivants ; fleurs monoïques ; les mâles ont un calice trijiarti et deux ou trois étamines donl les filets sont courts. Les fleurs femelles oui un calice à six, rarement à cinq ou huit divisions, quelquefois pinnatitîdes, persistantes; le style est trifide, à trois stigmates; le fruit est caiisulaire, hispide, à trois coques presque globuleuses, bivalves et monospermes. Adrien De Jussicu a éloigné de ce genre le Tragia niercurialis, L., ainsi que d'autres espèces décrites dans l'Encyclopédie (T. marginata , colorala,

filifoniiis), |)oiii' les placer parmi les Acal) lihu. Son nouveau genre Miciostachys esl formé aux dépens de quelques espèces lie Tragia de Linné el de Valil {T. chamelœa , corniculala et bicornis). Les plantes qui leslent dans le genre Tragia sont au nombre de quinze environ, dont la moitié est orii;inaire d'Amérique, surtout du continent boréal; les autres croissent dans rinde orientale, l'Arabie, l'Afrique équinoxiale et australe.

Tragie GRIMPANTE. Tiagia volubilis, L. Celte plante, qui croît dans les Indes orientales ainsi que dans les Antilles et sur le continent de l'Asie méridionale, a les tiges ligneuses, rameuses et grimpantes; elles s'élèvent à environ trois mètres en s'entortillant autour des arbres et des aibusles. Ses feuilles sont alternes, ovales ou oblongues, écbancrées en cœur à la base, acuminées au sommet, irrégulièrement dentées en scie, portant sur les deux faces quelques poils rares, courbés et pi(|uants,

TRAGION. rragium. dot. Sprengel a rétabli sous ce nom un ancien genre d'Ombellifères, que Linné a réuni au genre Pimpinella. V, Bobcage. Kocb et De Candolle en font nue section caractérisée par ses fruits velus et ses racines vivaces et annuelles.

TRAGOCAMELUS. mam, Pallasa ainsi nommé le N3I-

Gaut. /'. AlNTIlOPE.

TRAGOCÉPIIALE. Tiagocephala. iss. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Uejean, aux dépens du genre La^uia, de Fabriciiis. Caractères : antennes écartées à leur base, grêles, un peu plus courtes que le corps dans les femelles, un peu plus longues dans les mâles ; leur premier article esl peu renflé, le deuxième presque glol)uleux, les autres cylindriques, allant en diminuant insensiblement de grandeur; tète grosse, avec la face antérieure fort large, médiocrement longue et verticale; mandibules assez fortes, moins longues, creusées en dessus et à leur base, légèrement arquées; palpes maxillaires un peu plus longues que les labiales, ayant le troisième article un peu aplati et élargi vers son extrémité, le dernier plus long et pointu; corselet uni en dessus, avec son bord antérieur avancé sur la tête, et son bord postérieur piolongé sur l'écusson; ses cotés sont munis d'un tubercule assez fort; écussori petit, arrondi posléiieuiement; élytres longues, linéaires, un peu déprimées, ayant les angles huméranx saillants el relevés, l'extrémité arrondie et mutique; jambes el cuisses légèrement rentlées en massue.

Tragocéptiaie BRiLLAivTE. Tiagocepliala fonnosa, Dej.; CerainbfX fonnosus, Oliv. Ses antennes sont noires, avec la base de cbaque article cendrée; tète noire, avec le fiont d'un brun rou;;eâlre; une giande tache d'un fauve jaunâtre de cbaque côté du corselet; écusson noir; élyUes traversées par deux bandes longitudinales d'un rouge ferrugineux, interrompues à la suture , el trois points blancs en airièrc; leur extrémité est d'un brun ferrugineux; abdomen noir, avec (|uelques points blancs ; pattes noires, avec la base des cuisses tachetée de blanc. Taille, douze lignes.

TRAGOCÈRE. Tragocenis. iiss. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, indiqué

par Dcjean dans le catalogue de sa colleclioii des insectes de cet ordre, et ayant pour type une espèce de la Nouvelle-Hollande, et que, dans la seconde édition du Règne Animal par Cuvier, Latreille a i>lacé avec les genres Dislichocère, Tmésisterne el Leplocère, dans une division particulière [f. Tmésisterne). Les Tragocères s'en éloignent par les caractères suivants : point de saillie présternale; antennes filiformes, un peu plus courtes que le corps, un peu en scie; corselet inégal, \m peu sinué latéralement; élytres formant un carré long.

Tragocère austral. Tragocerus australis, Boisd.; Tragocenis biilentatus, Donov. Son corps est d'un brun noirâtre brillant, revêtu en partie d'un duvet jaunâtre; sa tête est pubescente; ses antennes sont noires; son corselet est ponctué, marqué de chaque côté d'une ligne formée par un duvet jaune; ses élytres sont d'un brun foncé, ayant chacune quatre lignes longitudinales très-élevées et trois bandes transversales d'un jaune duveteux. Taille, quinze lignes. De l'Australie.

TRAGOCÈRE. Tragoceros. dot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des llélianthées , établi par Kunth (A'op. geii. et spec. PI. œqiiin.., t. iv, p. 249, tab. Ô85). qui l'a ainsi caraclérisé : involncre oligophylle; réceptacle plan, muni de paillettes; fleurons du disque nombreux, tuliuleux et mâles; ceux de la circonférence, au nombre de cinq à six, en languette et femelles; akènes linéaires, comprimés, couronnés par la corolle endurcie, et par une arête en forme de languette bilîde.

Tragocère zinnioïde. Tragoceros zinnîoiiles , K. C'est une plante herbacée, très-rameuse, ayant le porl de VHeterosperminii viarilimum. Ses rameaux cylin- ■liiques sont garnis de feuilles opposées, entières; ses fleurs sont terminales, solitaires et pédonculées. Cette plante croît dans les lieux arides et montueux du Mexique.

Les anciens donnaient le nom de Tragoceros à l'Anémone.

TRAGOPAN. 019. f^. Napadl.

TRAGOPE. Tragopa. ins. Hémiptères; genre de la famille des Cicadaires, établi par Germar qui lui assigne pour caractères : tête courte, transverse, profondément écliancrée au sommet pour recevoir le chaperon qui est ovale; élytres enfoncées sous la partie antérieure de la tête, offrant des cellules marquées de trois stigmates rapprochés; elles sont dépourvues de veines à l'extrémité ; jambes [)rismatiques. Ces insectes ont la partie antérieure de la tète grande, convexe et transversale; elle se prolonge oblusénient à l'extrémité et couvre entièrement le corps, ainsi que les épaules. Ce genre renferme quatre espèces : Tragopa gtobns, obliqua, albimacula et xatithocephala, que l'on avait placées d'abord parmi les Membraces. Toutes appartiennent au Brésil.

TRAGOPHLOÉ. Tragophlœits. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélytres microptères, tribu des Oxytélides, institué par Mannerheim qui lui assigne pour caractères ; antennes coudées, dont le premier article est long et presque cylindriiiue,

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