‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 68 sur 119 · I.ETTE · texte numérisé non relu

I.ETTE

TRIQUÈTRE. CONCB. Nom que Blainville, dans son Traité de Malacologie, a donné à une des sections du genre Vénus, section qui renferme toutes les espèces triangulaires. A'. Vends.

TRIRAPUIS. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Polygynie Monoecie, L., établi par Robert Brown {Piodr. FI. Nov.-HoU., p. 183) qui l'a ainsi caractérisé ; lépicène(glurae,R.Br. ) mulliflore,à deux valves égales et muliques; épillets distiques, à deux ou plusieurs fleurs : les intérieures hermaphrodites, les autres mâles et siériles ; valves extérieures de la glume (périanlhe, R. Br.) portant au sommet trois arêtes droites; valve intérieure mulique; deux petites écailles bypogynes; trois ctamines; deux styles à stigmates velus; Heurs en panicule. Ce genre, voisin de VEctrosia et du Chloris, ne renferme que deux espèces : Triraphis piinr/eiis et Triruptiis mollis, qui croissent

dans la région interlropicale de la NouviOle-llnllandc.

TRISANTHDS. bot. I.e genre fondé sous ce nom par Loureiro, rentre dans V Hydrocotyle, et même ne diffère pas de VH/itrocotile Imiala, ainsi que De CandoUe s'en est assuré par la vue de l'échantillon de Loureiro.

TRISCALE. REPT. Espèce du genre Couleuvre, r. ce mot.

TRISCHIDIER. Trischidiiiw. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Tulasne, avec les caractères suivants : calice ovale ou ellipsoïde, alténué aux deux extrémilés, en forme de sac (|ni se déchire par deux ou trois lobes supères, presque réguliers, roulés extérieurement et enfin décidiis; un seul pétale ohovale-arrondi, grand, longuement onguiculé, inséré tout au bas du calice, entre ses deux principales déchirures; étamines au nombre de vingt-deux à vingtquatre disposées en deux séries, périgynes, monadelphes inférieurement, à filaments cylindriiiues, adhérents en paquet au tube du calice, puis se séparant et devenant libres; anthères linéaires, attachées par leur base, à deux lobes, déhiscentes par deux petites ouvertures, se contournant en spirale après avoir concouru à la reproduction; ovaire comprimé, large, slipilé, nionoloculaire, renfermant douze ovules, et dont la suture est opposée au pétale fertile; ovules ovales, anatropes, comprimés et rangés en double série; style long; stigmate apical, mince, pelté, entier. Le fruit est un légume cylindrico-oblong, membranaceo-ligneux, sec, non ailé, uniloculaire, bivalve, plan, déhiscent et niucroné.

Triscbidiervêtd. Trischidium pe.«/î7«»/(,Tul. C'est un arbre ou un arbuste à feuilles alternes, simplement imparipinné à folioles au nombre de quatre à sept, alternes, estipellées,ovato-lancéolées,oblusément atténuées aux deux extrémités et tomenteuses; fleurs en grappes courtes. De Bahia.

TRISECUS. bot. Ce nom est donné, dans le 6e volume du Syslema Fegelabilium de Scbultes, à un genre établi en manuscrit par Willdenow, et qui appartient a la Penlaiidrie Trigynie, L. Voici les caractères génériques imposés à ce genre : calice quin(|uédenté; cinq pétales; capsule à trois loges monospermes. L'espèce unique du genre est nommée Triseciis frangulœfoliiis: et elle a été récoltée sur les bords de l'Orénoque par Humboldt et Bonpiand.

TRISÉQUÉ. Triseclus. bot. Se dit d'un organe qui est profondément divisé en trois segments.

TRISETARIA. bot. (Forskahl.) .Synonyme de rrisetum. y. ce mot.

TRISETARIUM. bot. ( Labillardière.) Synonyme de Trisetum. V. ce mot.

TRISETUM. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Persoon d'après Forskahl, qui lui avait donné le nom de Trisetaria. Il ne diffère essentiellement du genre Aveiia que par la valve extérieure de la glume, munie de trois arêtes, dont les deux latérales ne sont quelquefois que de deux dents ou deux soies qui accompagnent celle du milieu. La principale espèce de ce genre est le Trisetum Forskuhlii, Pcrs., plante herbacée, à tiges rameuses,

munies de feuilles courles, linéaires, el portant des Heurs disposées en une panicule serrée el terminale. On trouve celle plante en Egypte. Les autres espèces ont élé décrites par les auteurs sous le nom générique (TJvena; telles sont les Avena tiitiila et pniniflora, Desf.; /ieena viriilis et eloiigala, Kuntli. Les deux premières croissent en Afrique, dans le hassin de la itlédilerranée; les deux autres sont indigènes du Mexique.

TRIS10L.4. BOT. Genre établi par Raffinesqiie pour VUm'ola paniculata , mais qui n'a pas été adopté.

TRISIS. coNCH. Dans son Manuel de Zoologie, Oken a proposé ce genre pour une Coquille assez singulière (Arca tortuosa ) , mais «lui, malgré sa forme, appartient hien au genre Arche, et n'a pas de caractères suffisants pour former un genre à pari. F. Arcbe.

TRISMEGISTA. bot. L'une des sections du genre Mercitn'atis , L., qui fait partie de la famille des Euphorbiacées.

TRISOPTÈRE. poiss. Genre créé par Raffinesque- Sclimallz pour un Poisson très-voisin des Gades, et qui vit dans les mers de Sicile. C'est le Trisoplerus fasciatus, d'un jaune doré, rayé de bleu, et donl la queue est foui'cbue.

TRISPERME. Trispermus. bot. Fruit composé de trois graines ou renfermant trois graines.

TRISTACIIYE. Tiislachxa.wi. Genre de la famille des Graminées, établi par Nées et iMartius, avec les caractères suivants : épillets biflores : fleur inférieure sessile, mâle ou neutre, la supérieure pédicellée, hermaplirodile, barbue à sa base; deux glumes canaliculées, plus grandes que les Beurs et d'inégale longueur : la supérieure dépassant l'autre j les Meurs mâles ont deux paillettes mutiques : l'inférieure à trois nervures, la supérieure plus courte, à deux nervures; deux squamules charnues el entières; deux étaraines; l'ovaire rudiinentaireet linéaire. Les Heurs hermaphrodites ont deux paillettes presque égales : l'inférieure en cylindre conlourné. enveloppant la supérieure, bifide au sommet, longuement aristée entie les lobes; arête articulée à la hase et tordue; la supérieure est sillonnée, à deux nervures; deux squamules charnues et entières; deux ou trois élamines; ovaire sessile et glabre; deux styles terminaux et allongés; stigmates plumeux. Les Tristachyes, que Presl avait précédemment réparties dans son genre Monopogon, sonldes plantes herbacées de rAméri(|ue du Sud ; elles ont le chaume peu élevé, les feuilles planes ou roulées, les panicules simples, à grappes allongées.

TRISTAGME. Tiislagma. bot. Genre de la famille des Liliacées, institué pai' Poeppingqui luiassignepour caractères : périgone corollin et tubuleux, donl le limbe est partagé en six lobes ; six élamines toutes fertiles, à filaments très-courts , insérés sur deux rangs, au milieu du tube; disque hypogync et peu apparent; ovaire subsessile, triloculaire, à trois pores latéraux mellifères; plusieurs ovules anatropes; style terminal; stigmate indivise; capsule triloculaire et polysperme.

Tristagjie américaine. Tri.slogiiiaamericana. C'est une plante herbacée, pourvue d'une hampe assez élevée, couronnée par une petite ombelle de fleurs blanchâtres, enfermées avant l'épanouissemenl dans une

spallie ou involiicre diphylle, attaché au péri;;iine qui forme la continuation du pédicelle. Celle plante se (rouve dans la partie australe du Chili.

TRISTAN. INS. Nom donné par Geoffroy au Sa/j-nis hipparcliia, de Fabricius. f^. Satïre.

TRISTANIE. Tiislania. bot. Genre de la famille des Myrlacéps, tribu des Leptospermées, offianl les caractères suivants : calice turbiné, ailbéranl par sa base avec l'ovaire, infère, tubuleux, persistant et â cinij divisions; corolle de cinq pétales; élamines varianl^de douze à quinze, insérées sur une seule rangée, à la partie supérieure du luhe calicinal ; anthères courtes, presque globuleuses el inirorses; style et stigmate simples. Ovaireà cinq loges contenant un tiès-graïul nombre d'ovules attachés à leur angle inlerne. Le fruit est une capsule variant de trois à cinq loges polyspermes, dont le sommet est plus ou moins à nu, au-dessus du tube calicinal. Les graines sont petites el dépourvues d'ailes. Les espèces (jui forment le genre Tiislania établi par R. Brown {In Hort. Ketv. éd. 2, 4, p. A\7) ont été retirées du genre Melaleucn.

TRISTANIE A FEriLLES DE Lai'RIer-rose. Trislaiiia Neriifolia, Uob. Br. C'est un arbuste glabre, à tiges ramifiées et comprimées; les feuilles sont opposées, simples, entières, lancéolées, très-aiguës, d'un vert blanchâtre en dessous, ponctuées ; les fleurs sont jaunes, réunies en corymbes pédoncules dans les aisselles des feuilles supérieures. De l'Australie.

Poiret avait aussi établi un genre Tiislania pour le Ponceletia arumiinacea, de Du Pelit-Thouars. Mais ce genre, qu'il ne faut pas confondre avec le l'oiueletin, de R. Brwn, a élé réuni au Sparlina.

TRISTECA. BOT. (Lycopodiacées.) Le genre proposé sous ce nom par Palisot de Beauvois,est identique avec le genre PsHottim, de Robert Brown.

TRISTEGIA. BOT. Le genre indiqué sous ce nom par Reichenbach, dans la famille des Amaryllidées, a été réuni au genre Hœmantlms, de Linné.

TRISTEGIS. BOT. Genre de la famille des Graminées, proposé par Nées d'Ésembeck, pour une plante du Brésil, que l'on a transportée ensuite dans le genre Melinis, de Palisot de Beauvois.

TRISTELLATEJE. Tristellateia. bot. Genre de la famille des Malpighiacées, établi par Du Pclit-Thouars {Gen. Nuv. Madag.,\i. 14, u" 47), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions; corolle à cinq pétales onguiculés, inHécliis; dix élamines dont cinq alternes, plus petites; ovaire marqué de trois pores glanduleux; style courbé, de la longueur des élamines ; fruit capsulaire à trois cari)elles couronnés par six appendices; embryon roulé, dépourvu du périsperme. Ce genre a été nommk Z/muiii par Jussieu , d'après Noronha.

Tristeliatéie de Madagascar. Tiislellateia Madagascarieiisis. C'est un arbrisseau à tige grimpante, garnie de feuilles entières, les inférieures verticillées, quaternées, les supérieures opposées, glanduleuses à la base. Les Heurs sont jaunes et disposées en grappes.

TRISTEMME. Tiislemma. bot. Genre de la famille des Mélastomacées el de la Décandrie Monogynie, L., établi par Jussieu (Gêner. Plant., p. 329) et ainsi caractérisé ; calice entouré à sa base de plusieurs brac-

Ites, liiijuleiix, à qiialre ou cinq découpures, muni près du limlie d'appendices barbus; corolle ù quatre ou cinq pélales onguiculés; huit à dix élamines à anllières un peu arquées, munies à leur liase de petites oreillettes; ovaire à peine adhérent au calice par sa base, au sommet ; baie déprimée de diverses manières, revêtue du calice, à quatre ou cinq loges. Ce genre tient le milieu entre VOsbeckia et le JUelasloma; il a été réuni à ce dernier par Don, mais De Candolle l'a conservé.

Tristebme de L'ii.E Maurice. Tiistemma Maiiritiaiia, Poir. Tiges herbacées, ([uadrangulaiics, à feuilles opposées, péliolées, ovales et nervurées; tleurs axillaires, munies de biactées imbriquées et inégales; corolle rougeâtre ; baie ovale, environnée du calice persistant.

TlilSTÉMON. Trisleiniini. noT. Le genre proposé sous ce nom, dans la famille des Ëricacées, parKlolsch {Flora, 1838, p. 223), a été réuni au ^em-aOïnpIiulocaiyoïi, dont il forme l'une des sections.

TlilSTERIX. BOT. Le genre institué sous ce nom par IMartius, dans la famille des Loranthacées, a été ensuite réuni au genre Loranlhus dont il est le type de l'une de ses sections.

TRISTICHIS. BOT. {Motisses.) Le genre fondé sous ce noui par Ebrarht est le Diplocomium, de Weber et Blolir. Il a pour type le Meessia longiseta d'Hedwig. f^. Diplocomium.

TRISTlyUE. Tristicha. bot. Genre de la famille des Podoslemmées. de la Monandrie Trigynic, de Linné, institué par Dupetil-Thouars , avec les caractères suivants : calice à trois folioles ; une étamine ; un ovaire simple; trois styles. Le fruit consiste en une capsule trivalve, à une loge contenant plusieurs semences fixées aux parois des valves. Ce genre comprend plusieurs espèces exotiques, qui croissent dans les marécages où on les prend au premier abord pour des Mousses ou de petits Lycopodes. Bory de Saint-Vincent, caractérisant l'une de ces espèces, sans en avoir vu la Heur, ni la fructiScation, en a fait erronémentun genre nouveau sous le nom de Duf'ourea, déjà appliqué à d'autres plantes.

Tristique TBiFARiÉE. Tristicha Irifaria, Dup.-Tli.; Duf'ourea, Bory. Ses feuilles sont ternées, linéairesoblongues et obtuses. Cette plante se trouve dans les eaux des îles de Madagascar et de Mascareigne.

TEISTOME. Trishima. intest. Genre de l'ordre des Trémalodes, ayant pour caractères: corps aplati; deux pores antérieurs simples, le troisième postérieur radié; un organe particulier cirrbiforme entre les pores antérieurs. Ce genre, établi par Cuvier, renferme deux espèces assez grandes, dont le corps est aplati, orbiculaire, les bords minces, plus ou moins sinueux. Antérieurement ces Vers présentent un lobe distinct du reste du bord par deux écbancrures au fond desquelles existe un pore orbiculaire; tourné vers la face inférieure, d'une ligne de diamètre, imperforé, tenant au corps de l'animal par un pédicule court et étroit. Sur le lobule ou à sa base existe une ouverture de laquelle sort un organe peu distinct, qui paraît être un cirrhe ou organe génital màle; il est inerme dans l'une des espèces, garni de petits aiguillons dans l'autre; à une certaine

distance de l'extrémité postérieure et en dessous, existe un autre pore de plus de deux lignes de diamètre, suborbiculaire. pédicellé comme les ilcux pores antérieurs; sa substance, plus ferme que celle du corps, est presque cartilagineuse; dans son centre existe un disque orbiculaire, duquel partent sept rayons saillants, qui se rendent à la circonférence, laquelle est épaisse, bordée et un peu ondulée ; les rayons sont lisses, mais le disque et les inlervalles des rayons sont couverts de granulations petites et élevées. Des vaisseaux parcourent le corps et se dirigent , en se divisant , vers la circonférence. Ces êtres singuliers ont été trouvés sur quelques espèces de Poissons. L'une des espèces a été nommée Trisloiiia coccinetrm par Cuvier, et l'autre Tristonia maciiitttum par Rinlolphi.

TRITAMIDIUM. bot. L'une des sections du genre Ce/iluilostif/i/ia, de la famille des Campanulacées.

TRITELÉIE. Trileleia. bot. Genre établi par Lindiey {Bol. Peyisl.. n» 1293 in lextu), dans la famille des Asphodélées. Caractères : périanthe bypocralériforme, continu avec le pédicellé, ayant son limbe partagé en six divisions; six étamines fertiles, trois placées à la gorge du périanthe et devant ses divisions, les trois autres alternes et placées sur le tube; écailles hypogynes nulles; ovaire pédoncule, trilooiilaire, polysperme; style trigone, continu avec l'ovaire; trois stigmates. Ce genre comprend trois espèces herbacées, dont une croit dans le nord-ouest de l'Amérique, et a été trouvée par Douglas : c'est son Trileleia granili/lora. Les deux autres (Triteleia bivalris et vniflora ) sonl indigènes du Chili, et ont été trouvées : la première par Mac-Rae. aux environs de Santiago , la seconde par Gillies, près de Mendoza.

TRITERNÉ. Triternatus.wi. Les feuilles sont Triternées quand le pétiole se divise en trois branches qui portent chacune trois folioles insérées au même point.

TRITHECA. BOT. Genre de la famille des Lilhrariées, établi par Wight, puis réuni au genre Amniania , de Houston.

TfilTUINACE. Trithinax. bot. Genre de la famille des Palmiers, institué par Martius, qui le caractérise ainsi : Heurs hermaphrodites ou polygames par avortement, stipato-subsessiles, réunies dans un spadice Irès-rameux ; plusieurs spathes incomplètes ; calice cupulaire, trifîde; corolle formée de trois [létales imbriqués par les bords; étamines au nombre de six; filaments subulés, libres ou subcornés à leur base; anthères linéaires ; ovaire composé de trois carpidiers distincts; styles subulés; stigmates simples; baie monosperme. Ou ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre; c'est un Palmier de médiocre hauteur, à frondes terminales palmato-flabelliformes, à pennes doubles; le sjiadice est étendu; les fleurs sont petites, mais trèsnombreuses. Du Brésil.

TRITICUM. BOT. r. Froment.

TRITOM ACERE. Trilomacera. iNS. Hémiptères; genre de la section des Uétéroptères; famille des Lygacites, institué par Ach. Costa, T|ui lui donne pour caractères distinctifs : antennes composées de trois articles, dont le premier en cône renversé, épais et

JjO

couil, le deuxième de même forme, mais plus allongé, le Iroislème aussi long que le précédent, ovale, aplati et creusé en forme de cuiller ; cuisses des pattes intermédiaires très -comprimées, celles des pattes postérieures sont un peu arquées; membrane des élytres présentant trois nervures longitudinales dont rcxtrême est hifurquée.

Tritoji\cère APiiANOïnE. Tiitomaceia aphanoides, Costa. Sa tête est triangulaire, pointue en avant, à lobes latéraux plus courts que l'intermédiaire; yeux petits, peu saillants; moitié antérieure du corselet d'un brun inarron, comme la tête, une portion des antennes et l'abdomen ; le reste des antennes, le bec et les pattes jaunes; moitié postérieure du corselet et paitie coriacée des élytres d'une légère couleur verte; partie membraneuse des élytres diapbanes ainsi que les ailes. Taille, deux lignes. Sicile.

TRITOMANTUE ET TRITOMIUM. bot. (Link.) Pour Tritoma. V . ce mot.

TRITOME. Triloma. bot. Genre de la famille des Aspbodélées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Ker (Bo^Mo^os.,n''744)qui l'a ainsi caractérisé : périantlie campanulé-cylindracé, à six dents; six étamines insérées sur le réceptacle de l'ovaire, très-droites, libres, saillantes, alternativement courtes et longues; stigmate en forme de point, terminant le style; capsule cartilagineuse, ovale, à trois côtes obtuses; graines nombreuses, sur deux rangées, triquètres, ou diversement anguleuses, se recouvrant mutuellement. Ce genre paraît suffisamment distinct par les caractères tirés des étamines non soudées au périantbe, du style non sépalable en trois, ainsi que par ceux de la capsule et par le port. Les principales espèces sont cultivées comme plantes d'ornement dans les jardins.

Tritome de Bdrcbell. Tritoma Burchellii , Ker, Bot. Reg. Ses feuilles naissent d'un bulbe arrondi, de la grosseur d'un œuf de Poule et recouvert de tuniques brunâtres; elles sont cannelées, pointues, avec les bords lisses; elles entourent une bampe longue de quatre à cinq pouces, soutenant une grappe de même longueur et chargée d'un nombre considérable de Beurs serrées et penchées, disposées en pyramide; elles sont avant l'épanouissement d'un rouge pourpré, très-vif, qui passe insensiblement au jaune orangé ; elles ont de douze à quinze lignes de longueur; le tube du périantlie est renflé, allongé, le limbe très-court, divisé régulièrement en six dents presque obtuses. Du cap de Bonne- Espérance.

TRITOME. Triloma. iNS. Geoffroy désigne ainsi le ÎMycélophage quadrimaculé. y. Mycétophage. Fabricius a désigné sous le même nom une division du genre Triplax. y . ce mot.

TRITOMOPTERIS. BOT. L'une des sections du genre Gaiuliclioudiu, de la famille des Walpighiacées.

TRITON. Triton, rept. Genre de la famille des Urodèlcs, très-voisin des Salamandres, auxquelles on l'avait même réuni jus(|u'à Lanrenti. Son caractère dislinctif consiste dans la forme de la queue, qui est coml>riméc au lieu d'èlye cylindrique, et qui se trouve ainsi convertie en un organe de natation. Les Tritons passent en effet presque toute leur vie dans l'e

l'indique le nom de Salamandres aquatiques, qui leur a souvent été donné. Les Tritons sont célèbres par les expériences de Spallanzani sur leur force de reproduction; expériences d'où il résulte qu'ils peuvent reproduire plusieurs fois de suite et en entier le même membre lorsqu'on le leur coupe. On cite aussi comme une autre faculté non moins singulière, celle que leur a reconnue Dufay, de pouvoir être pris dans la glace, et y rester assez longtemps sans périr. Toutefois, il est douteux que cette faculté très-remarquable leur appartienne en propre; il est même des Batraciens, <le familles différentes, qui paraissent la présenter également, et tels sont principalement les Crapauds, comme il résulte d'expériences encore inédites que Geoffroy a faites pendant l'hiver de 1828, soit sur le Biifo rui'jaris, soit sur le Bufo calamitu. Les Tritons se nourrissent principalement de larves d'insectes et de petits Mollusi|ues. Ils nagent en agitant leur queue de droite à gauche, plongent facilement en se laissant entraîner par leur propre poids, mais sont tenus ù des efforts souvent répétés pour venir respirer à la surface de l'eau. Leurs œufs, qui forment de longs chapelets, éclosenl au commencement de l'été, quinze jours après la ponte. Les petits conservent leurs branchies plus ou moins longtemps, selon les espèces; les individus qui ne les ont point encore perdues au commencement de l'hiver, les conservent jusqu'au printemps.

Triton rave. Triton villalus, Valenc, Coll. du Mus. Il est jaune, avec le corps et la tête maculés de taches irrégulières d'un noir brunâtre; la crête qui règne le long de la partie supérieure est d'un rouge orangé, bordé supérieurement de jaune dans son milieu, avec douze ou quatorze raies transverses noires; la membrane qui borde le dessous du corps et se dirige vers l'extrémité de la queue est noiie, largement bordée de rouge-orangé. Taille, de trois à quatre pouces.

Une espèce remarquable est celle dont les débris fossiles ont été trouvés dans les Schistes d'OEningen, et que Scheuchzer avait cru être les restes d'un Homme; sa dissertation intitulée Homo diluvii testis est devenue célèbre. Jean Gesner paraît être le premier qui ait révoqué en doute la détermination de Scheuchzer, mais pour lui en substituer une autre non moins erronée, celle qui fait des ossements fossiles d'Œiiingen les débris d'une grande espèce de Silure. Malgré les travaux de Gesner et d'un grand nombre d'autres auteurs, c'est donc seulement aux naturalistes contemporains, principalement à l'illustre auteur des Ossements fossiles, que l'on doit la preuve que les os du prétendu Homo diluvii teslis sont certainement les os d'une espèce de Triton, aujourd'hui jierdue, et d'une taille gigantesque.

TRlTOiN. Triton, moll. Ce genre, démembré des Murex, de Linné, par Lamarck, généralement adopté, depuis, a été jilacé dans le voisinage des Ranelles et des Rochers. Les Tritons diffèrent peu, en effet, de ces deux genres. Dans le premier, les bourrelets sont opposés et latéraux; ils correspondent les uns aux autres ; il n'y en a jamais que deux pour chaque tour de spire. Dans les Rochers, les varices sont au nombre de trois ou plus, et se succèdent à des intervalles

('ffaux; elles descendent du soinmel à la base de la coquille. Dans les Tiilons enfin, les varices ou bourrelets ne sont jamais épineux comme dans les Rncbers et réjïulièrement disposés; ils sont épars en nombre et à des distances variables sur chaque tour; elles ne se correspondent jamais d'une manière conslanle et régulière. Les Triions liabilent surtout les mers chaudes et on en trouve quelques espèces dans la Méditerranée. Caractères : co(|uille ovale ou olilonj;ue,canaliciilée à sa base, à bourrelels, soit alternes, soit rares, ou subsolilaires, jamais épineux, et ne formant point de rangées longitudinales. Ouverture oblongue. Opercule corné, épais, à éléments concentriques ou squameux.

Tritom ÉMAILI.É. Triton raiiegatuui, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 178, n» 1; Murex Tritonis, L.; Gmel., p. 3S49, n" 09; Lister, Conch., tab. 959, fig. 12; Gualt., Tfst., tab. 48, fig. a; Favanne, Conch., pi. 39, fïg. G I, G 2; Chemn., Conch., t. iv, tab. 134, (îg. 1277 à I28I, et lab. 135, fig. 1282, 1283; Encycl., pi. 421, fig. 2, a, b. Fort belle Coquille, l'une des plus grandes connues, émaillée de vives couleurs. Elle habite l'océan Indien et, dit-on, la Méditerranée. On la nomme vulgairement la Trompette marine ou la Conque de Triton.

TRITONIE. Tritonia. mou,. On doit ce genre à Cuvier, qui l'a proposé et décrit pour la première fois dans le premier volume des Annales du Muséum. L'anatomie qu'il en donna le mil à même d'établir les rapports de son nouveau genre avec les Doris. De Roissy le rangea dans les Gastéropodes, entre les Doris et les Onchidies. Suivant en cela les indications de Cuvier, Lamarck (Philos, zool.) proposa la famille des Tritoniens, dans laquelle six genres furent admis, et les Trilonies, entre les Scyllécs et les Téthys, sont plus naturellement placées qu'elles ne l'avaient été par De Roissy. Caractères : corps limaciforme, bombé, convexe en dessus, plan, et pourvu, en dessous, d'un large disque musculaire, propre à ramper; deux tentacules supérieurs, rétracliles dans une sorte d'étui; une grande lèvre ou voile circulaire frontale; bouche armée d'une paire de grandes dents latérales, tranchantes et denliculées sur les l)ords; branchies en forme de panaches ou d'arbuscules, rangées symétriquement de chaque côté du corps. Les Trilonies ont assez l'aspect des Doris; leur corps est pourvu d'un large pied qui occupe toute la face ventrale; ce pied, terminé par un bord mince, laisse eu dessus une partie nue, au-dessus de laquelle sont rangées les branchies qui paraissent former des franges élégantes au bord du manteau; au côté droit cet espace nu delà partie supérieure du pied présente deux ouvertures séparées, distantes, pour l'anus et les organes de la, génération. Le dos est granuleux, comme chagriné; un voile frangé, comparable en petit à celui si grand des Télbys, tombe au-dessus de la bouche. Les tentacules ne sont pas moins remarquables que dans certains Doris : un étui cylindrique non rétractile les contient en entier; ils en sortent et y rentrent par le même mécanisme que ceux des Limaces.

TRiTOiME DE HoMCERG. TrUutiia Hoinhergii, Cuv., Ann. du Mus., t. i, p. 4S3 , pi. 31, fig. 1, 2, et pi. 32 pour les détails analomiques; Lamk., Anim. sans vert.,

t. VI, Ire part., p. 304, n° 1 ; Blainv., Malac. pi. 46, fig. C; Dicquemarc, Journ. de Phys., octob. 1785, pi. 2. Grande espèce qui aurait jusqu'à huit pouces de long, à ce que dit Dicqnemare. Elle n'a ordinairement que deux ou trois pouces. Son corps est tuberculeux en dessus, lisse sni' les Mancs, de couleur gris-de-lin, maculé de noir. Elle vil dans la Manche.

TRITONIE. Tritonia. dot. Genre de la famille des Iridées et de la Triandrie Monogynie, L., offrant les caraclères suivants : spatlie bivalve, scarieuse; périgone lubuleiix, turbiné; le limbe divisé en six segments réguliers ; trois élamines à filets courbés ; ovaire infère suiiiiorilé d'un style porlaiil trois sligmates étalés; capsule ovale, arrondie, triloculaire, renfermant plusieurs graines globuleuses, ni ailées, ni pulpeuses. Ce genre a été établi par Ker dans le Botaiiical Magazine et dans VHortus Kcweiisis, pour y recevoir des espèces qui avaient été placées autrefois dans les genres Gla- (liolus et Ixia. Ces espèces sont toutes originaires du cap de Bonne-Espérance, et cultivées dans les jardins d'Europe où elles exigent les mêmes soins que les nombreuses espèces à'Ixia et de Gladioliis.

Tritonie d'un rocge vif. Tritonia miniala, Ker; Ixin miniata, Jacq., flort. Sc/m., 1, tab. 24. Sa tige est simple; ses feuilles sonl ensiformes, aiguës; les spalhes sonl plus comtes que le tube de la corolle qui esl rouge, couverte de taches très-variables, dont la couleur s'étend quel(|uefi)is d'une manière si remarquable que l'on ne voit presque plus celle du fond, et cela donne lieu à un nombre infini de variétés de l'espèce.

TRITONIEN. GÉoi. Nom donné par quelques géologues aux terrains qui correspondent à ceux que l'on connail plus vulgairement sous les noms de Terrains thalassiques, protéiques,ou Terrains tertiaires marins. y. Terrains.

TRITONIENS. moi.l. Lamarck proposa cette famille, pour la première fois, dans sa Philosophie zoologique; il y rassembla les six genres Glauque, Éolide, Scyllée, Trilonie, Téthys et Doris. II la reproduisit sans changements dans l'Extrait du Cours ainsi que dans son dernier ouvrage, et dans les mêmes rapports au commencement des Gastéropodes. Les Nudihranches, de Cuvier, représentent assez exactement cette famille des Tritoniens de Lamarck. Elle fut démembrée par Férussac qui, en conservant son nom, lui laissa (|ualre genres seulement : Trilonie, Dolo, Scyllée et Téthys. Elle ne fut admise ni par Blainville ni par Latreille, qui la partagèrent en divers groupes. T. Nodibrancbes.

TRITOPHUS. BOT. Nom donné par Lestiboudois à un genre de Scytaminées, fondé sur le Kœmpferia ovalifolia, R., et dont on a fait depuis une section de ce même genre Kœmpferia.

TRITRI. ois. L'un des noms vulgaires du Bruant- Proyer.

TRIUMFETTE. Triumfella. bot. Genre de la famille des Tiliacées et de la Polyandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice à cinq sépales obtus ou souvent apiculés au-dessous du sommet; corolle à cinq pétales, ou rarement nulle; élamines au nombre de dix à trente, libres ou quelquefois légèrement cohé-

rentes par la base; ovaire presque rond, surmonlé d'un seul slyle ; capsule recouverte de poils croclius, et forniùe de quatre carpelles plus ou moins soudés entre eux ; une à deux graines dans chaque loge, pourvues d'un einijryon renversé.

Tridmîette Lappulier. Triumfetla Lapputa, L. Vulgairement herbe à Cousin. C'est un arbrisseau à tige droite, cylindrique, dont les rameaux sont tomenteux; les feuilles sont alternes, pétiolées, cordées, arrondies, sinuées; les fleurs sont petites, disposées en petites ombelles latérales et axillaires, formant par leur ensemble des grappes terminales. Cette plante croît aux Antilles.

TRIURE. Triuius. pois. Lacépède a donné ce nom à un genre de Malacoplérygiens, voisin de celui des Aptéronoles, et qu'il a ainsi caractérisé ; nageoire caudale très-courte et unie à la dorsale ainsi qu'à l'anale ; museau prolongé en manière de tube; une seule dent à chaque mâchoire. Ce genre ne contient qu'une seule espèce.

TridreBodgainvillien. TiiurusBourjainviLlianus, Lacép. Sa couleur est d'un brun rougeàlre, qui se change en argenté sur la tèle, et en incarnat ou plutôt eu rouge vineux sur les côtés, ainsi que sur la partie inférieure du corps et de la queue ; il y a derrière la base des nageoires pectorales une tache d'un blanc éclatant. L'ensemble du coips et de la queue est comprimé. Ce Poisson a été observé par Commerson entre les2G»et 27» de latitude australe et près du lOôode longitude. Il parait être de taille moyenne, car il ne pesait que cinq onces environ.

TRIURIDE. Triuris. bot. Genre de la famille des Kajadées, institué par INIiers qui lui assigne pour caractères : fleurs dioïques ; périgone composé de trois folioles obovales, insérées sur un long support et un peu en dessous de son extrémité. Les fleurs mâles ou staminigères ont trois anthères sessiles, à loges disjointes, insérées à la base d'un grand stipilule central et charnu. Les fleurs femelles ou pistilligères offrent un grand nombre d'ovaires agrégés, portant chacun un ovule; styles simples etsubulés. Les Triurides sont de petites plantes herbacées, chargées de quelques feuilles bractiformes. Ces plantes se trouvent au Brésil.

TRIXAGE. Trixufjus. ins. Nom donné par Kugellan au genre Throsi|ue. f^. ce mot.

TRIXAGO. BOT. Link et Hoffmansegg ont constitué sous ce nom un genre qui a été ensuite réuni au genre Stachys, de Bentbam, qui fait partie de la famille des Labiatées. Un autre genre Trixago, proposé par Sleven, est devenu l'une des sections du genre bartsia, de la famille des Scropbularinées.

TRIXE. Trixa. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Muscides, établi par Meigen (Diptères d'Europe), et adopté par Lalreille dans la nouvelle édition du Règne Animal. Les caractères assignés à ce genre par son auleur sont : antennes courtes, insérées chacune dans une petite cavité du front, rabattues, de trois articles courts; le premier très-court, les deuxième et troisième égaux entre eux; celui-ci ovale, portant une soie dorsale nue, courte, biarliculée; ouverture de la cavité buccale très-petite,

ovale; trompe cachée lors du repos dans la cavité buccale, géniculéc; sa base est très-courte; palpes insérées à la base de la lèvre, épaisses, cylindriques, obtuses, trèsgai nies de soies, un peu saillantes; tète ovale; hyposlome velu des deux côtés, muni de quelques soies, mais sans moustaches proprement dites; front velu, ayant un sillon longitudinal peu enfoncé; yeux fort espacés dans les femelles, beaucoup plus rapprochés et plus grands dans les mâles; trois ocelles placés en triangle sur le vertex; corps hérissé de poils; corselet bombé, garni de poils, séparé vers son milieu par une ligne transversale enfoncée; ailes lancéolées, velues vues au microscope, à moitié ouvertes dans le repos; deux cellules au bord postérieur, formées chacune par une nervure transversale avant d'atteindre ce bord; cuillerons grands; balanciers cachés; abdomen ovale, garni de poils hérissés, composé de qualre segments; pattes assez longues; pelotes des tarses fort longues dans les mâles. Ces Diptères vivent dans les pays boisés et marécageux. Meigen en décrit six espèces, toutes inédiles avant lui, et propres à l'Europe. Le Diclya incana de Fabricius (Sysl. Antl.) appartient aussi à ce genre.

TRIXIDE. Trixis. bot. P. Prowne, dans son Histoire naturelle de la Jamaïque, publiée en 1750, établit le genre Trixis, qui fut méconnu par Linné et confondu avec le Perdicium. En 1811, Lagasca rétablit sous son ancien nom ce genre qui fut admis jiar De Candolle et par Cassini. Celui-ci l'a placé dans la tribu des Nassauviées près des genres Marliasia, Jtingia et Dumerilia, auxquels il ressemble par son involucre, et à quelques égards par son port. Kunth a ainsi caractérisé le genre Trixis, auquel, d'après Lamarck, il a conservé improprement le nom Ae Perdicium : involucre composé d'environ huit folioles ù peu près égales, réHécliies, ceint d'un calicule; réceptacle garni de poils; tous les fleurons de la calalhide hermaphrodites, à deux lèvres ; l'exlérieure plus grande, plane, tridentée; l'intérieure partagée en deux lanières linéaires; anthères munies à leur base de deux soies; aigrette poilue, sessile. Cassini (Opuscules phy t. ,2» vol., p. 159) ajoute à ces caractères celui d'avoir le fruit un peu collifère.

Trixide paradoxe. Trixis paradoxa, Cass. C'est une plante frutescente, qui croît dans les parties chaudes de l'Amérique, principalement aux Antilles et au Pérou. Ses feuilles sont alternes, courtement pétiolées, elliptiques; ses fleurs sont terminales, disposées en panicule ou en corymbe.

Le nom de Trixis a été aussi donné par Swartz et Schreber au genre Bailiiera d'Aublel.

TRIXIUIUM. bot. L'une des sections du genre Clibadiuin, L., dans la famille des Synanthérées.

TRIZEL'XIDE. Trizeuxis. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Lindiey {Collect. Bot., tab. 2), qui l'a ainsi caractérisé : périanlbe biparti; le segment supérieur bilobé; l'inférieur triparti, renflé; labelle parallèle à la colonne (gynoslèuie), ayant le limbe élargi et recourbé; stigmate creux; anthère à une seule loge, renfermant deux masses polliniques, adhélentes â une caudicule fusiforme.

Trizeuxide en fadx. Trizetixis falcnla, LiiiUl. {toc. cit.) C'est une Orcliiiiée païasile sur les arbres, et originaire de l'Amérique méridionale ou des Antilles. Ses fleurs sont Irés-pelites, d'un vert jaunâtre, et disposées en sertules au sommet d'une hampe ra-

TROCIIALE. Tioclialiis. ins. Coléoptères peiitamères; genre de la famille des Lamellicornes, ftroupe des Diphacéi)lialiles, institué par Laporle qui lui assigne pour caractères : antennes composées de dix articles dans les mâles et de neuf dans les femelles; le premier est en massue allongée, le deuxième globuleux, les suivants courts et cylindriques, les sixième et septième cupulaires, les trois derniers en massue perfoliée, très allongée dans les mâles; palpes médiocres : le dernier article des labiales est très-poinlu; chaperon rétréci subitement en avant et Irèsépais; tète moyenne; corselet transversal; élylres bombées; corps globuleux; paltes courtes, larges et aplaties.

Trocbale arrondi. Tiochahis rotundaliis, I.atr. Il est d'un noir cuivreux, pubescent, très-finement ponctué; ses élytres sont striées; les parliesde la bouche et les antennes sont rougeàtres. Taille, cinq lignes. Du Sénégal.

TROCHAAOLOTE. Tiochanolota. ixs. Coléoptères télramères; genre de la famille des Chrysomélines, tribu des Cycliques, institué parWestwood ijuilui assigne pour caractères : antennes courtes, épaisses â l'extrémité, composées de onze articles; labre transversal, un peu échancré; mandibules bifides; palpes maxillaires courtes; lèvre élargie en avant; présternum un peu prolongé entre les pattes antérieures et reçu dans un petit canal du mésosternum ; élylres sinuées latéralement ; corps globuleux; pattes courtes, épaisses; jambes triangulaires, échancrées obliquement à l'extrémité.

TRocHAtinioTEBRCN-BAi.T'roc/ia/io/o/a hadia,QeTm. Tout l'individu est d'un brun rouge luisant; on aperçoit trois points enfoncés sur chaque élytre; les quatre derniers articles des antennes soûl bruns. Taille, quatre lignes. Brésil.

TROCIIAKTHA. bot. Le genre proposé sous ce nom parBunge, dans la famille des Gentianées, a été lecoiinu pour ne point différer essentiellement du genre Pleurogxne, publié précédemment par Escbschollz. 1^. Plecrogtpje.

TROCHATELLE. Trochatella. moll. Genre de Gastéropodes pectiiiibranches, établi par Lesson aux dépens du genre Crépidule, pour les espèces qui ont la coquille conique, élevée, trochiforme, arrondie et sans spire.

TROCtIERA. BOT. Genre de la famille des Graminées, proposé par Richard (Roz. Journ. de Phys. et d'Hist. nat., xiii, 235), et qui a été réuni au genre Ehrartu, de Thunberg.

TROCUÉTIE. 'J'iochetia. bot. De Candolle (Mém. du Muséum, t. x. p. 100) a établi sous ce nom un genre de la famille des Byttnériacées, qu'il a ainsi caractérisé : calice profondément découpé en cinq divisions, nu extérieurement; corolle à cinq pétales; vingt élamines ayant leurs filets réunis à la base en un urcéole.

ciii(| d'entre elles stériles ; un seul ovaire presque rond, couvert d'écaillés, surmonté d'un style filiforme; capsule à cinq loges et à cinq valves; graines petites, pres(|ue rondes, dépourvues d'ailes.

TROcnÉTiE A GRANDES FLEURS. Tiochetia graniliflora, Bot. regisl., ann. 1844, n"ô1. C'est un arbuste à feuilles alternes, pétiolées, ovales-lancéolées, coriaces, penninervées, très-entières; les fleurs sont grandes, blanches, avec l'onglet des pétales jaune; elles sont portées sur des pédoncules axillaires, uni ou triflores. De Madagascar.

TROCHILIDÉES. ois. Pelile famille naturelle établie par Vigors pour réunir tous les Oiseaux qui offrent pour caiaclères : le bec plus long que la tète et garni de petites plumes à sa base; il est déprimé en dessus, tiihulé à l'cxtiéiiiilé; la mandibule supérieure recouvre enlièrement l'inférieure; la langue est divisée en deux filets à la pointe ; les ailes sont très-longues et étroites; les rémiges secondaires sont très-courtes. Celte famille comprend les genres Colibri et Ornismye ou Oiseau- Mouche, dont les espèces, revêtues pour la plupart d'un brillant plumage métallique, vivent des sucs sucrés qu'ils vont pomper dans le nectaire des fleurs. Elles appartiennent exclusivement au nouveau monde.

TROCHILIER. Trovliiliuiii. ins. Lépidoptères crépusculaires; genre de la famille des iEgérides, institué par Scopoli qui lui reconnaît pour caractères distinctifs : palpes allongées; antennes plus longues que le corselet; abdomen grêle, terminé par une frange ou barbe dilatée en trois lobes.

Trochilier tipuliforhe. Trochilium lipulifoniin , Scop.; Sesia lipiili/'oiinis . Fabr. Têle noire; collier jaune; palpes noires en dessus, jaunes en dessous; antennes d'un bleu noir; corselet et poitrine d'un noirbleu luisant, tachés et rayés de jaune; abdomen noirbleu, avec les troisième et cinquième anneaux jaunes, le dernier est de même couleur et double; ailes supérieures transparenles, avec le sommet d'un fauve terne; les nervures sont d'ini bleu noirâtre; les inférieures ont au centre une lunule d'un noir pourpré. Taille, neuf lignes. Euiope.

TROCHILUS. OIS r. CouBRi.

TROCHISGANTHE. Tiocliiscanihes. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Koch(Z/«i6., p. lOô, fig. 93), et ainsi caractérisé : calice dont le bord est à cinq dents; pétales longuement onguiculés, spatules, pres(|ue entiers, avec un appendice triangulaire infléchi; fruit un peu comprimé sur les côtés; méricarpes munis chacun de cinq côtes presque ailées, les latérales formant une bordure; valléciiles larges, à trois ou cjualre canaux oléifères, la commissure à huit; carpophore biparti; graines demi -cylindriques. Le genre Tiochiicanlhfs est fondé sur une plante qui a été promenée dans quatre genres différents. C'est le Siiixiniiim uodifiuriuii. d'Allioni (/•'/. Pedem., p. 23, tah. 72), le Liyusticuiii nodi/lorum de Villars, 1'^^»- (jelicu paniciilala et Vliiiperaloria nodifluia de Laraarck. C'est une herbe vivace, glabre, à feuille radicale, deux à Irois fois subdivisée en segments ovaleslancéolés, dentés en scie. La tige est très-rauieusc, portant des fleurs blanches. Cette planle croit ilans les

Page 1