‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 67 sur 119 · BI · texte numérisé non relu

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l'arceau supérieur des anneaux Ihoraciques esl formé de Irois pièces : l'une médiane, IrOs-î^rande; et deux latérales assez petites ( A'. Audouin, Recherches sur les rapports naturels des Trilobites, etc. ). Il s'ensuit donc que, sous ce rapport, les Trilobites ne différent des Édrioplillialmes que par un plus grand développement des pièces latérales de l'arceau supérienr ou des flancs et par une structure semblable dans tous les anneaux qui suivent la tète, tandis que eliez ces derniers Crustacés, les cinq on six derniers segments ne présentent plus aucune trace de division longitudinale. L'absence des antennes ne paraît pas être un motif plus puissant pour faire éloigner les Trilobites de la classe des Crustacés; car dans les espèces vivantes on connaît plus d'un exemple de l'état rudimentairedeces appendices, ou même de leur absence totale. Enfin, le défaut apparent de pattes ambulatoires ne devait pas autoriser à conclure que ces membres n'existaient point à l'étal de pattes branchiales. La première condition de tout organe respiratoire est d'être membraneux.et d'une texture plus ou moins molleet favorable àl'imbibilion; c'est ce qui se voit toutes les fois que les membres abdominaux (comme chez les Isopodes), ou tous ceux qui suivent les appendices de la bouche (comme chez les Apus), présentent des modifications de ce genre. Il n'était donc pas difficile de croire (|ue chez les Trilobites toutes les pattes étaient devenues branchiales, et par conséquent membraneuses. Or, leur conservation aurait été alors si difficile, qu'on ne devrait pas s'étonner de n'en pas trouver de traces; et, en admettant qu'ils avaient existé, on ne pouvait plus se refuser à ranger les Trilobites parmi les Crustacés. Mais, du reste.Goldfussa donné à cette opinion toute la certitude qui résulte de l'observation directe; car il a enfin constaté l'existence de pattes branchiales rudiraentaires chez ces animaux. 11 parait donc hors de doute aujourd'hui que les Trilobites appartiennent à la classe des Crustacés, et c'est entre les Branchiopodes et les Isopodes qu'ils semblent devoir être rangés.

La famille des Trilobites a été divisée, par Al. Brongniart, en cinq genres, qui se distinguent par des caractères saillants; ces genres ont été nommées : Calymène, Asaphe, Ogygie, Paradoxide et Agnoste. f. ces mots.

Dans la nouvelle édition du Règne Animalde Cuvier, Latreille propose de distribuer ces genres en trois groupes principaux, savoir : les Réniformes, renfermant le genre Agnoste; les Contractiles, qui répondent au genre Calymène; et les Étendues, comprenant les trois genres Asaphe, Ogygie et Paradoxide. Enfin, un naturaliste américain, J. Dekay,a établi postérieurement, sous le nom li' Jsotelus, un sixième genre de Trilobites, qu'il caractérise de la manière suivante : corps ovalaireoblong, tantôt contracté, tantôt étendu; tête ou bouclier grand etarrondi, égal en grandeur à la queue, cl portant seulement deux tubercules oculiformes; abdomen avec huit articulations; saillie frontale terminée en dessous par deux prolongements semi- lunaires; post-abdomen en queue large, étendue, avec des divisions peu distinctes; il est aussi grand que le bouclier; lobes longitudinaux très-distincts.

10 i.irT. i.r^ srir^cES hxt.

TRILOBOS. coNcn. Ce genre établi par Kleiu(Os<roc. nietli., 172) pour les espèces de Térébratules striées, non percées au sommet et dont le bord strié est divisé en trois lobes, iiarait être le même que le genre Spirifère de Sowerby. /'. Spirifère.

TRILOCULIKE. Trilociilina. moil. Genre proposé par D'Orbigny. aux dépens des Milioles, de Laraarck, et pour être placé dans la famille des Agalhistôques, de sa méthode de classification des Mollusques. Caractères génériques : Coquille microscopique, triangulaire, ovoïde-oblongue, formée de trois loges alternant sur le grand axe, présentant alternativement l'ouverture, qui est terminale, à l'une et à l'autre extrémité de la coquille. Ouverture ronde ou ovalaire, partagée longitudinalementpar une apophyse styloïde, implantée par la base; cette apophyse est tantôtsimple, tantôt bifide. Dans ce genre, la forme de la coquille et le nombre des loges visibles sont les mêmes à tous les âges, ce qui rend la détermination des espèces plus facile. 11 n'y a jamais que trois loges visibles, d'où vient le nom du genre : c'est le caractère qui, en définitive, le distingue le mieux des Spiroculines, des Biloculines et des Quinquéloculines, qui, comme les Triloculines, ont l'ouverture garnie d'un appendice styloïde. Cette apophyse est implantée perpendiculairement au-devant de l'ouverture, qu'elle partage, dans sa longueur, en deux parties symétriques.

Triiocdline trigorcle. Tiiloculina trigonula, D'Orb., Mém. sur lesCéph., Ann. des Se. nat., t. vu, p. 299, n» 1, pi. 16, fig. a à 9; ibid.. Modèles de Céph., 4» livr., noQô; Miliolites trigonula, Lamk., Anim. sans, vert., t. vu, p. 612, n»-3; Encycl., tab. 4C9, fig. 2; ibitl., Ann. du Mus., t. v, p. 331, n» 3, t. ix, pi. 17, fig. 4, a, b, c. Les figures données par Lamarck ont été copiées parBrown, Genr. de Lamk., tab. 1, fig. 5, et par Parkinson, Organ. rem., tab. 11, fig. 17 à 19. Coquille fossile, grosse à peine comme la moitié d'un grain de millet, abondamment répandue dans les calcaires grossiers parisiens et dans ceux de Valognes.

TRILOPHUS. bot. Genre proposé par Fischer pour une espèce de Ménisperme. f^. ce mot.

TRILOPUS. EOT. Le genre constitué sous ce nom, dans le 8= volume des Mémoiresdes Curieux de la nature, est le même que le genre Hainaiiielis.

TRIMATIUH. BOT. Le genre de Mousse proposé sous ce nom, dans la famille des Bryacées, par Frolich, a été réuni au genre Coscinodon, deSprengel.

TRIMERAKTHES. BOT. H. Cassini a établi sous ce nom, un genre formé anx dépens des Siegesbeckia. C'était le même que Mœnch avait constitué autrefois sous le nom de Schiciiliria , qui a été appliqué à une autre plante également de la famille des Synanthérées. Le caractère principal du Trimeranthes consiste dans sa fleur à trois parties, c'est-à-dire à trois étamineset à corolle trilobée, caractère trop faible peut-être pour motiver l'établissement d'un genre distinct; aussi son auteur ne paraît-il le considérer que comme un sousgenre du Siegesbeckia. Au surplus , il a pour type le Siegesbeckia flosculosa i\e L'Héritier, Slirp. nov., fasc. 2, p. 37, tab. 19.

TRIMÈRES. Trimera. iNS. Latreille désigne sous ce

nom la quatrième section île l'ordre des Coléoptères; elle se compose d'Insectes <iui n'ont que trois articles à tous les tarses.

TRIMÉRÉS. INS. r. Tridactyles.

TRIMÉUÉSURE. kept. (Lacépède.) Sous-genre de Vipères. K. ce mot.

TRIMÊRIE. Trimeria. eot. Genre de la famille des Homalinèes, établi par Harwey qui le caractérise ainsi : tube du périgone prcsciue nul; son limbe est divisé en six parties disposées sur deux rangs, dont les intérieures sont i)lus grandes, obtuses et concaves ; neuf élamincs rapprncbées en faisceaux opposés aux divisions intérieures Au périgone et alternant avec des glandules subciliées; ovaire libre, uniloculalre, à trois placentaires pariétaux et uniovulés; trois styles trèscourts; capsule uniloculalre, à trois valves placentifères parle milieu; trois semences, quelquefois réduites a une seule par avortemeut.

Tbimérie db Cap. Trimeria Capcnsis , Harvv. C'est un arbre ù feuilles alternes, crénelées, pétiolées, Irinervées, glabres; les Ueurs sont rassemblées en épis axillaires.

Un autre genre Trimeria a été établi par Salisbury dans la famille deslridées; mais, selon Jussieu, il doit être réuni au genre Ciiiura, d'Aublet.

TRIMÉRIZE. Trimeriza. bot. Genre de la famille des Népenthées, institué par Lindiey pour une plante de Ceyian, qui lui a offert les caractères suivants : fleurs mâles ; périantbe à cinq divisions; neuf élamines disposées sur trois rangs; stigmate rudimenlaire, urcéolaire, à six dents. Fleurs femelles : capsule siliquiforme, à quatre valves, polysperme.

Trijiérize pipérine. Trimeriza piperina , Lindl. Tige flexueuse et glabre, un peu renflée aux articulalions; feuillesovalo-lancéolées, à trois côtes, réticulées en dessous, pubescentes; grappes chargées d'un petit nombre de fleurs, très-courtes et axillaires.

TRIHÈTRE. Trimelra. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Composées, établi parWocino, dans sa Flore du Mexique, avec les caractères suivants : capitule multiflorc; fleurs du rayon ligulées, femelles, disposées sur un seul rang; Heurs du disque tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites; involucre campanule, formé de squames disposées sur plusieurs rangs : les extérieures au nombre de cinq ou six, foliacées, mucronées et lâches; les intérieures entièrement membraneuses; paillettes du réceptacle obovales-oblongues; styles bifides dans les fleurs du rayon, trifides dans celles du disque; akènes cylindracés et glabres; aigrette membraneuse, coroniforme, à quatre ou cinc| dents.

Tribètre ïicoïde. Trimetra ficoidea, Moc. Arbrisseau rametix, très-glabre, à feuilles opposées, presque triangulaires, très-entières, épaisses, charnues, portant des bulbilles ovales dans les aisselles des feuilles et des rameaux; les fleurs sont jaunes, courtement pédonculées au sommet des rameaux où elles forment des capitules. Du Mexique.

TRIMIER. Triniium. ins. Coléoptères trimères; genre de la famille des Psélaphines, institué par Aube qui lui assigne pour caractères ; antennes en massue.

le dernier article très-gros, formant le tiers de la longueur totale; palpes maxillaires un peu plus longues ([ue la tète, dont le premier article est très-petit et sphérique, le deuxième enmassue, arqué, le troisième petit, sphérique. le quatrième légèrement sécurifornie, dilaté en dedans; corselet cordiforme, allongé, ayant en dessus trois impressions réunies par un large sillon; corps allongé.

Trimier brévicorne. Trimium brevicorne, Aube. Il est d'un brun ferrugineux, glabre; la tète est Iriangiilaire, assez grosse, très-lisse, arrondie et marquée d'une impression en fer à cheval à sa partie antérieure; palpes et antennes d'un jaune ferrugineux clair; yeux noirs, très-petits, arrondis et peu saillants; prothorax beaucoup plus long <|ue large, légèrement rétréci aux deux extiémités, faiblement dilaté et arrondi sur les côtés, convexe, très-lisse, avec trois fossettes près de la base, unies entre elles par un sillon demi-circulaire; élytres légèrement rétréciesà leur base, coupées carrément à leur extrémité, convexes, très-lisses ; abdomen fuligineux , faiblement rebordé sur les côtés et un peu pubescent; pattes ferrugineuses. Taille, une demiligne. En Europe, sous les mousses.

TRIMORPHÉE. Trimorpliœa. bot. Genre de la famille des Synantbérées et de la tribu des Astérées, établi par Cassini ( Bull, de la Soc. Philom., septembre 1817, pag. 137) et ainsi caractérisé : involucre cylindracé, composé de folioles inégales, imbriquées, linéaireslancéolées; réceptacle nu, plan, alvéolé; calathide discoïde, radiée ; le centre du disque composé de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites, la circonférence présentant deux sortes de fleurs : celles de la couronne inférieure formant plusieurs rangées, dressées, tubuleuses et femelles, celles de la couronne extérieure sur deux rangées irrégulières, étalées en rayon, ligulées et femelles; ovaire oblong, comprimé, surmonté d'une aigrette légèrement plumeuse. Ce genre est fondé sur VErigeron acre, L.,qui diffère de VErigeron canadense, type du vrai seine Erigeron, par le caractère tiré des formes diverses de ses fleurs. Cette plante est commune en Europe, dans les lieux arides , où elle fleurit pendant les derniers mois de l'été. VErigeron Fillarsii, qui croit dans certaines localités des montagnes de la Savoie et du Dauphiné, est encore une es|ièce de Trimorphœa.

TRIMCNDIA. BOT. L'une des sections du genre Mundia,de la famille des Polygalées.

TRINACTE. BOT (Gtertner. ) Synonyme de Jnngia. TRIINCHINETTIE. Trincliinellia. bot. Genre de la famille des Syuaulhérées, tribu des Composées, établi parle professeurDeCandolle qui l'avaitd'abord nommé Schomhurgia, nom (ju'il ne pouvait conserver puisque Lindiey l'avait appliqué à un genre de la famille des Orchidées. Caractères : capitule multiUore, hétérogame; fleurs du rayon au nombre de cinq à sept , ligulées et femelles; celles du disque sont tubuleuses et hermaphrodites; involucre ovale, formé de squames imbriquées sur trois rangs : les internes plus longues, obtuses et striées; réceptacle convexe, ponctué, dépourvu de paillettes; corolles du rayon ligulées, tridentées au sommet; celles du disque tubuleuses et à

cinq (lents; akènes cylindrico-prismaliques et pul)escenls; aigrelle formée de dix paillelles ovales-oMonfîues, presque déniées au sommet, obtuses, disposées sur un seul rang.

Trwcdijjettie CAI.ÉOÏDE. THnckiiteUia calcoiiles; Schoiiibiiigiu caleoides, De Cand. C'est une plante lierliacée, à rameaux dressés dicliolomiquement et pubérules ; ses feuilles sont opposées, eourlemenl pétiolées, ovales-lancéolées, subacuminées, grossièrement dentelées, glabres, à trois nervures; les corolles sont jaunes. Delà Guiane.

TRINERYÊE (febiile).bot. Feuille qui présente trois nervures longitudinales partant de la base.

TRINEORE. Tiineuia. iivs. Genre de Diptères établi par Mcigen, et qui correspond au genre Phora, de La- Ireille. /'. Phore.

TRINGA. ois.{Linné.) Synonyme de Bécasseau, r. ce mot.

TRINIE. Tiiiila. bot. le Phtipinella dioica, t., plante assez commune dans les contrées montueuses et ombragées de l'Europe, a été distingué en un genre particulier sous le nom de Triniu par Hoffmann. Ce genre, adopté par Kocb et De Candolle, se distingue essentiellement par les caractères suivants ; plante dioique ou dioïquepolygame. Calice réduit à un bord peu apparent; pétales de la plante mâle lancéolés, échancrés ; ceux de la fleur femelle terminés par une petite pointe intlécbie; fruit comprimé latéralement, ovoïde, couronné parles styles réfléchis; car- |)elles à cinq côtes filiformes, égales : les latérales formant des bordures; vallécules sanscanaux oléifères, ou à canaux oléifères peu visibles, landisqu'ilsexistentsur les côtes; graine gibbeuse. convexe, légèrement plane antérieurement; involucre variable; carpiipbore trèsplan, membraneux et bifide. Le Tiinia ylabenima, HofTm., Pimpinella dioica, L., n'est pas la seule espèce de ce genre : Kocb et De Candolle lui en ont réuni quelques autres qui entraient dans divers genres de la famille.

TRINITARE AQOATIQDE. eot. Nom vulgaire du Lemiia trisiilca, espèce du genre Lentille. F. ce mot.

TRINODE. Tiitwdes. iKS. Ce genre de Coléoptères pentanières, de la famille des Clavicornes, tribu des Birihiens, établi par Mégerle et Dejean, ne diffère du genre Binhiis que par ses antennes qui n'ont que trois articles à la massue, tandis que le premier a la massue antennaire composée de six pièces. Le corps est hérissé de poils assez longs ; il est moins bombé que dans les Birrhes; les pattes sont moins fortes et un peu plus longues.

Trijiude VELD. Trinodes hirtus, Mégerle; ^/i/A/enus hirlus, Fab.; Panzer, Faun. Ins. Germ., ix, 16. H est d'un brun jaunâtre livide, avec les pattes d'un jaune assez clair. Tout l'insecte est ponctué. Taille, une ligne. On le trouve dans le nord de l'Europe.

TRINQUE. Tiinchiis. iNS. Orthoptères ; genre de la famille des Locustiens, établi par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères : antennes subfiliformes, insérées sous une saillie du front, composées de dixsept à dix-neuf articles distincts, dont le premier est très-gros, long et conique, le second plus court, les

autres plus allongés, monoliformes, presque cylindriques, le dernier ovale et aplati; tête raboteuse, avec ses carènes médianes très-minces, ondulées, rapprochées l'une de l'autre; yeux ronds, très-proéminents; présternum édenté; corselet fortement et très-irrégulièrement tubercule, avec sa partie antérieure à carène en forme de toit ou turriculée, sa partie postérieure large, triangulaire, luberculée; sa pointe est allongéeet avancée sur la base des élytres; celles-ci de même que les ailes dépassent un peu l'abdomen; cuisses postérieures très-fortes, tuberculées et carénées en dessus et en dessous; une pelote dilatée en forme d'écaillé, placée entre les crochets des tarses. Trois cs|)èces nouvelles ont été trouvées au Caucase, en Sibérie et dans la Russie méridionale. Fischer les a nommées Trinchus campaiiulatus; Trinchus muricatus et Trinchus tin ri lus.

TRINTANELLE. bot. L'un des noms vulgaires du Dapluie gnidium , L.

TRIODEX. BOT. Genre proposé par RafBnesque pour les Carex à trois stigmates et à fruit trigone. f^. Lai-

CBE.

TRIODIE. Triodia. bot. Genre de la famille desGraniinées et de la Triandrie Digynie, L., ofl'rant les caractères suivants : I3euis disposées en panicules. Épillets multiflores. Lépicène à deux valves presque égales, carénées, mutiques. Glume à deux valves : l'inférieure tridentée, !a dent du milieu roide et en forme de barbe; deux écailles hypogynes; trois étamines; deux styles portant des stigmates pluraeux; caryopse libre. R. Brown (Prodr. Flor. Nov.-Holl., p. 182) a fondé ce genre sur quelques espèces de la Nouvelle-liollande, qui sont des plantes vivaces, un peu roides, ayant le port des Poa ou des Fesluca. Il pense que l'on doit y réunir le Fesluca decumbens, L., ou Vanlhonia decumhens, DC. Deux espèces nouvelles de Triodia, et originaires du Mexique, ont été décrites et figurées par Kunlh ( Nova Gênera et Scep. œquin., tab. 47 et 48) sous les noms de Triodia pulchetla elavenaceu.

TRIODON. Triodon. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Chamisso et Schlechtendal qui lui assignent pour caractères : tube du calice turbiné et soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, persistant, à deux ou quatre dents; corolle supère et infundibulifornie, à tube court, poilu intérieurement, à limbe quadrifide, dont les divisions sont lancéolées; quatre étamines exsertes, insérées à l'orifice de la corolle; filaments subulés; anthères linéaires et versatiles; ovaire infère, biloculaire, à disque épigyne et charnu; un ovule pelté, amphilrope dans chaque loge; style simple; stigmate bifide, à découpures linéaires; capsule cbarlacée, couronnée par le limbe du calice, à deux loges bipartibles, et dont l'axe, persistant avec deux nerfs spermaphores, forme une sorte de trident entie les co(|ues disjointes, indéhiscentes et monospermes; semences oblongucs, à dos convexe, à face plane, à sillon longitudinal; embryon dressé dans un axe d'albumine charnu et dense; cotylédons foliacés; radicule allongée, infère.

Triodon mvthosperjioïde. Triodon anthospermoides, Ch. et Scbl. Arbuste Irèsrameux, glabre, pubes-

cent à l'exlrémilé des plus jeunes branches qui sont tétragones; feuilles sessiles,linéaiies,ai{îUt;s,o|)|)OS(Ses, avec des soies plus longues «pie la gaine des stipules; Heurs rassemblées au nombre de Irois cl souvent en épi dans les aisselles ou au sommet des rameaux. Du Brésil.

Le genre Tiioiloii, de P.icliard ( Pers. Eiicbir. 1. 60, n<>48), a été réuni au genre Spermodon, de Palisot, qui fait partie de la famille des Cy|)éracées.

TRIODON. POIS. Lesson a figuré dans le voyage de /a Coquille, un Poisson de l'ordre des Plectognatlies, de Cuvier, voisin des Diodons et des Télraodons. Il en a publié la figure sous le nom de Triodon macroptertts, Zool.,pl. 4. C'est le même que Ueinwardt a nommé Triodon bursaiiiis. Ce genre est ainsi caractérisé, dans le Régne Animal de Cuvier : la mâchoire supérieure divisée comme chez les Télraodons, l'inférieure comme chez les Diodons; un os très-long occupe l'abdomen et soutient un immense fanon; nageoires comme chez les Diodons; surface de leur corps âpre et hérissée de lamelles. La seule espèce connue est des iners indiennes.

TRIODONTE. Tridonla. infds. Genre d'Infusoires établi par Bory de Saint-Vincent, et ainsi caractérisé: corps membraneux, antérieurement tridenlé,peu ou point variable dans son contour, se renflant quelquefois, élargi en avant. Le type de ce genre est le Kolpoda ciiiieus, MM., tab. 1(>, fig. 0, 8; Encycl., lab. 7, fig. 28 , 30.

TRIODOPSIDE. Tn'odopsis. iioLi. Genre établi par Raflînesque (Journ. de Phys. et d'Hist., t. xcviii), et dans lequel il range les espèces d'ilélix à lèvres épaisses, forlemenl ombiliquées, et munies à leur ouverture de trois dents.

TRiœciE. Tiiœcia. bot. Dénomination donnée par Linné à l'ordre dans lequel il a rangé les plantes qui offrent des Heurs mâles, des Heurs femelles et des fleurs hermaphrodites sur trois pieds dislincls. D'autres anleurs systématiques ont également employé dans les mêmes circonstances l'épilliète de lrioï(|ue.

TRIOLET OD TRIOULET.BOT. Nom vulgaire du Trifoliumpratense, L. y. Trèfle.

TRIONGULIN. THongnlinns. iNS. Léon Dnfour a donné ce nom à un petit insecte qu'il a trouvé sur des Andrènes, et qu'il présumait appartenir ù l'ordre des Parasites. Ce prétendu Pou ne paraît être autre chose que la larve d'un Méloé . puisqu'on en a oblenu un grand nombre en faisant éclore les œufs de ce Coléoptère. Déjà depuis Irès-longtemps on connaissait celte larve, car on la trouve figurée dans l'ouvrage de Godart, publié en 1685; et l'auteur dit l'avoir vu sortir des œufs d'un Méloé qu'il figureà côté. Degéer a connu aussi cette larve; Kirby l'a décrite sous le nom de Pediculiis Melitloe, sans savoir qu'elle provenait di-s œufs du Méloé. Enfin Schaw la présente comme la larve du Méloé proscaralée. Quoiqu'on sache bien actuellement l'origine de cet insecte, on ne connaît pas ses mœurs, et on n'a pu savoir comment une si petite larve parvient à se transformer en un gros Méloé; il est cependant probable qu'elle passe les premiers temps de sa vie sur divers Hyménoptères qu'elle suce ; mais lit s'arrêtent les connaissances acquises à son su-

jet. D'après une observation de Zier, publiée dans un journal allemand (Brandes,/ircliiv des y4potlicker- Sereins, lab. 29, cah. 5, p. 209, avec fig.), la larve des Canlharides ne différerait pas beaucoup de celle dont il vient d'être question.

TRIOiSUM. BOT. Espèce du genre Hibiscus.

TRIONYClllON. BOT. L'une des sections du genre Plielipœa, de la famille des Orobanchées.

TlilONYX. REPT. /'. TOUTOES.

TRIOPTÉRIDE. Triopleris. bot. Genre de la famille des Malpigbiacées et de la Décandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, divisé profondément en cinq segments munis extérieurement et à la base de deux glandes; corolle à cinq pétales pres- (pie arrondis et onguiculés; dix étamines, dont les filets sont cohérents à la base : cinq alternes, plus grandes que les autres ; trois ovaires uniloculaires, renfermant chacun un ovule pendant; trois styles surmontés de stigmales obtus ; trois carpelles légèrement soudés par la base, portant trois ailes dont deux supérieures et une troisième inférieure, ordinairement munis d'une petite crête dorsale. Ce génie se compose de plantes (|U! croissent dans les contrées équatoriales de l'Amérique, principalement dans les Antilles. Les Triopleris Jaiitaicensis , Lin., rigida, Swartz, ovata , Cavan., Diss., 9, lab. 239, liicida , Kunlh, Nov. Gen. Am., vol. 5, lab. 431, sont des arbustes grimpants à feuilles opposées, très-entières, à Heurs bleues ou jaunâtres, disposées en grappes composées, terminales ou axillaires.

TRIOPTOLÉMÉE. Trioplolemea. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Marlius qui lui assigne pour caractères : calice campanule, à cinq dents dont les supérieures plus larges, les latérales plus petites et l'inférieure plus longue et plus étroite; étendard de la corolle courlement onguiculé, ovatooblong, dressé, un peu plus long que les ailes, biauriculé à sa l)ase; ailes étroites, oblongues, auriculées; carène presque aussi longue que les ailes, oblongue, pres(|ue dressée, obtuse, avec l'extrémité des pétales soudée; ceux-ci s'enroulent mutuellement; neuf ou dix étamines ou monadelplies, et alors le faisceau se divise faiblement vers l'extrémité, ou légèrement diadelphes; loges des anthères distinctes au sommet ; ovaire slipilé, petit, linéaire, renfermant des ovules sujets à avorter; slyle court, presque dressé; stigmate peu visible. Les Trioptolémées, dont Marlius décrit huit espèces, sont toutes originaires du Brésil; ce sont des arbres plus ou moins élevés, à feuilles inipari|)innées, à folioles ovales ou oblongues, souvent coriaces, brillantes, veinées et réticulées en dessus; les Heurs sont nombreuses, très-petiles et disposées sur toute la longueur des rameaux. Quelques-unes des espèces décrites par Martius avaient été précédemment placées par Vogel dans le genre Dalhergia.

TRIOPTOLÉMÉE MYRIANTDE. TrioptoletHea myriantha, Mart. Feuilles composées de sept à neuf folioles oblongo-ovales, coriaces, glabriuscules en dessus, pubescentes en dessous; fleurs réunies en panicules amples et dicholomes; calice ferrugineo-pubescent. Des bords de la rivière des Amazones.

TKIOSTË. 'J'iiosteiim. B(it. Genre de la famille des Caprifoliacées el de la Penlandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice persistant, à cinq divisions linéaircs-lancéolcîes , accompagnées de bractées; corolle à peine plus longue que le calice, tuhuleuse; le limbe divisé en cinq lobes courts, inégaux et obtus; ovaire adhérent à la partie inférieure du calice, surmonté d'un seul slyle; baie couronnée par les divisions calicinales, ù trois loges, renfermant trois graines osseuses et siriées. Ce genre se compose de plantes à tiges fortes, sous-ligneuses, droites, hautes d'un à deux pieds, gainies de feuilles opposées, sessiles, et portant dos Heurs axillaires. Les Tiiosleuin perfoliatuin et ani/ustifotiiiin, L., sont indigènes de la Virginie, et ont des racines qui passent pour émétiques.

TRIOVANNA ou TSJOVANNA. BOT. (Rhéede.) Synonyme de Orhioxyhim. F. Opbioxyle.

TRlPALMATli'AUTITE. Tiipulmaliparlitus. bot. On qualifie ainsi la feuille à trois lobes ou palmures, lorsque chacune de ces divisions présente elle-même trois parties.

TRIPARTI or TRIPARTITE. Tripartilus. bot. Se dit d'un organe (|ui est divisé au delà de moitié, en trois parlies dislinctes.

TRIPARTIBLE. Tripartibills. bot. C'est-à-dire qui est susceptible de se diviser spontanément en trois parties.

TRlPEiNNÉ. Tripeiiiiatus. bot. iMirbel nomme feuilles Tripennées celles dont le pétiole commun porte latéralement des pétioles secondaires, tandis que ceux-ci portent de même latéralement des pétioles teitiaires sur les côtés descjuels les folioles sont attachées.

TRIPÉTALÉIE. Tiipelaleia. bot. Genre attribué à la famille des Oléaciuées, el qui a été caractérisé de la manière suivante par Sieboldt el Zuccariui : calice en forme de coupe, à cin(| dents, persistant sous le fruit quieslstipité; corolle composée de trois pétales hypogynes, exonguiculés, linéaires-oblongs; six étamines Iiypogynes, libres et toutes fertiles; filaments plans el comprimés, uninervurés, dressés; anthères introrses, biloculaires, attachées par la base, obovales-oblougues, longiludinalement déhiscentes; ovaire globuloso-suhtrilobé, triloculaire, porté sur un stipe qui surmonte le calice; plusieurs ovules dans chaque loge, attachés au trophosperme; slyle lerminal, persistant, cylindrique, terminé en massue discoïde, épaisse, sur laquelle esl implanté le stigmate à trois lobes subdelloïdes; capsule stipilée, couronnée par le style, globoso-trilobée, triloculaire, trivalve, à cloisons qui se rattachent à une colonne centrale et qui portent huit ou dix semences, superposées horizontalement sur deux rangs; embryon orlhotrope, droil dans un albumen charnu ; radicule très-courte; cotylédons épais.

TRiPÉTAiÉtE DD JAPON. Tiipetaleia Japonica. C'est un arbuste à rameaux alternes et angulato-lrigones dans leur jeunesse; les feuilles sont alternes, simples, en coin à leur base qui est décurrente en pétiole, aiguës au sommet, mucronulées, très-entières, penninervées, membraneuses, glabres, décidues,exstipulées; les tîeurs sont en panicule terminale, portées sur des pédoncules bibractéatés vers le milieu.

TRIPETELE. Tiipeleliis. bot. Genre de la famille des Lonicérées, institué par Lindley qui lui assigne pour caractères : limbe du calice supère et tridenlé; corolle en roue, à trois divisions concaves el connivenles; trois anthères sessiles sur l'orifice de la corolle; ovaire infère, à trois loges renfermant chacune un ovule pendant à l'angle de la cloison ; trois stigmates sessiles. Le fruit esl triangulaire, à trois pyrènes recouverts d'une coque cbarlacée.

Tripetéle de l'Australie. Tn'pelelus Jnslraliacus, Lindl. C'esl une plante herbacée, dont la tige a peu d'élévation; ses feuilles sont opposées, glabres, pinnées, à folioles lancéolées, acuminées, dentelées, avec impaire ; il y a au lieu de stipules deux glandules verruci formes; les fleurs sont jaunes, réunies en panicule lâche.

TRIPHACA. BOT. y. Tripdaqde.

TRIPHANE. Mm. Ce minéral était connu anciennement sous les noms de Schorl spatheux et de Zéolithe de Suède. D'Andrada est le premier minéralogiste qui l'ait décrit comme espèce particulière; il le nomma Spodumène, qui veut diie couvert de cendres, parce que l'ayant chauffé dans un creuset, il trouva qu'il se délitait en parcelles d'un gris foncé, dont l'aspect était celui de la cendre. HaUy préféra une dénomination déduite de la structure du minéral, et le nom de Triphane qu'il lui a imposé et qui a été adopté par la plupart des minéralogistes, fait allusion à la propriété dont jouit celte substance d'offrir dans trois sens différents des clivages qui ont à peu près le même degré de netteté. Le Triphane est un minéral verdâtre, dont l'éclat tire sur le nacré et dont la slructure est lamelleuse. Son clivage multiple conduit à deux formes primitives différenles, mais parfaitement compatibles l'une avec l'autre; savoir : un octaèdre rectangulaire, dont quatre faces MM placées verticalement font entre elles deux angles de 100» et de 80», tandis que l'incidence de P sur P est de 14fi» (Hatly) ; et un prisme droit rhomboïdal , dont les pans sont donnés par les faces M de l'octaèdre précédent. Suivant Brooke, ce prisme aurait des valeurs d'angles qui différeraient sensiblement de celles que HaUy veut désigner; elles seraient deOôo et 87°. De plus, le prisme serait divisible dans le sens des diagonales de sa base ; mais aucun clivage bien distinct n'indiquerait si celte base est droite ou oblique. Le Triphane est facile à briser. Sa cassure transversale esl raboteuse et inégale; sa dureté esl supérieure à celle de l'Apalitc et inférieure à celle du Quarlz. Sa pesanteur spéciti<iue est de 3,170. Soumis à l'action du Feu dans le malras, il donne un peu d'Eau, et devient plus trouble et plus blanc (|u'auparavanl; chauffé sur le charbon, il se boursouffle et fond ensuite en un verre incolore el presque transparent. Il est composé, suivant Arfwedson, de Silice, 04,40; Alumine, 23,30; Lilhion, 8,S5; Oxyde de Fer, 1 ,43. Le Triphane ne s'esl pas encore présenté sous des formes régulières dans la nature; il est toujours en petites masses lamellaires ou en prismes plus ou moins allongés, irréguliers et non terminés, disséminés dans des Roches granitiques. Ses lames sont ordinairement brillantes et translucides. Sa couleur esl toujours veidâlre, avec un éclat légère-

ment perlé; mais ses teintes varient dn vert blancliûire pâle an vert jannâlre et au vert pur.

Le Tripliane appartient exclusivement aux terrains primordiaux cristallisés, et se rencontre toujours disséminé dans les Roches les plus anciennes de ces terrains et presque uniquement dans le Granit. Les substances qui l'accompagnent le plus constamment sont le Ouariz, le Feldspath blanc, la Pétalite, le Mica, les Tourmalines noire, bleue et violette, la Topaze, le Fer oxyilulé et l'Étain oxydé. Celui de la mine d'Dton, en Sudernianie, est le plus anciennement connu; il a pour ffangiie un Granit doTit leFeldspath est d'un rouge de chair, et qui contient en même temps de la Pétalite et des Tourmalines. Le Triphane a été trouvé depuis à Fahltigel, près de Sterziiig enTyrol,dans une Roche composée de Feldspath laminaire blanc, de Mica nacré, d'un peu de Quartz et de Tourmaline. Cette variété est d'un vert grisâtre , et ressemble beaucoup au Triphane d'Uton. On l'avait pris d'abord pour un Pyroxène diopside; mais Léonhard a fait connaître sa véritable nature. On trouve aussi du Triphane d'un vert pâle dans un Granit, à Killiney, prés de Dublin, en Irlande; il y accompagne la substance nommée Killinite , et qui n'en est prohahlenient qu'une simple variété. On cite encore le Tripliane de Petershead en Ecosse. Enfin le même minéral se trouve encore au Groenland et dans plusieurs localités des Ëlats-Unis, en Amérique, principalement à Goshen, dans le Massachiisets, dans le Granit qui contient des Topazes et des Tourmalines vertes et rouges.

TRIPHAQUE. Triphaca. bot. Un genre encore trèsimparfaitement connu a été décrit sous ce nom par Loureiro {FI. Cochinch., 2, p. 708) et a été placé par De Candolle dans la famille des Byttnériacées. Voici ses caractères essentiels : fleurs monoïques, munies d'un calice quiuquéfide, dépourvues de corolle. Les mâles renferment quinze étamines monadelphes? Les femelles ont un seul style, et le fruit, composé de trois carpelles, en forme de gousses. Le Tri/ilinca Jf'rivaiia est un arbre à feuilles longuement pétiolées, cordiformes et entières, à fleurs jaunes, disposées en cymes latérales et terminales. 11 croit sur la côte de Mozambique. C'est peut-être une espèce de Slerculia.

TRlPtlASlE. Triphasia. bot. Genre de la famille des Aurantiacées, établi par Loureiro (Ft. Cochinch., 1, p. 189) et adopté par Corréa, Kunth et De Candolle avec les caractères suivants : calice trifide, petit, persistant; corolle à trois pétales hypogynes; six étamines bypogynes, à filets libres, ou (|uelquefois au nombre de cinq, et alors la cinquième opposée au plus grand pétale; ovaire placé sur un disque liypogyne, à trois ou quelquefois à quatre loges renfermant un ovule pendant du sommet de cha(|ue loge; un style épais |)ortanl un stigmate déprimé, marqué de trois sillons; baie triloculaire, à loges monospermes.

Tripuasie a trois folioles. Triphasia trifoliata, Lour.; Limoiiia tri/'oliata, L., Mantiss., 237; Jacq., le. lar., tab. 465. C'est un arbre épineux, à feuilles alternes, ternées, ponctuées de glandes translucides, à Qeurs pédonculées et placées dans les aisselles des feuilles. 11 croit dans les Indes orientales, à la Chine, etc.

On le,cultive aussi en Amérique, sur les bords de l'Oréiioque, près d'Angostura. De Candolle { Procir., i, p. 526) a décrit une seconde espèce de Triphasia, qu'il a nommée monophrlla parce qu'elle a des feuilles simples. Elle croit à Timor.

TRIPIIÉLIE. Triphelia. bot. Genre de la famille des Myrtacées, institué par Robert Brown, qui lui assigne pour caractères : Heurs agrégées en capitule, entourées de bractées, fort larges; les fleurs qui forment la circonférence du capitule sont stériles, portées sur de longs pédicelles; celles du centre sont fertiles, courlenicnt pédicellées ou même sessiles et accompagnées chacune de deux bradées; le tube du calice est oblong, quadriailé, soudé inférieurement avec l'ovaire, resserré supérieurement, puis couronné par le limbe qui est partagé en quatre lobes étroits et membraneux; corolle formée de quatre pétales ovales, insérés à l'orilîce du limbe du calice et alternant avec ses lobes; quatre étamines insérées avec les pétales, plus courtes qu'eux et toutes fertiles; filaments subulés; anthères à deux loges subglobuleuses ; ovaire infère, uniloculaire; un seul ovule anatrope et dressé sur la base de l'ovaire; style filiforme, exserte, glabre; stigmate punctiforme.

Triphélie ABSTRAiiEisiiiE. Triphelia ausiraliaca. C'est un petit arbuste grêle et glabre ; ses feuilles sont imbriquées, serrées l'une contre l'autre, lancéolées et mucronées; les capitules sont terminaux.

TUIPHÈNE. Tripliœna. ins. Lépidoptères nocturnes, de la famille des Noctiiéliens, établi par Treitschke, avec les caractères suivants : antennes sétacées; palpes dépassant à peine le front; corselet ovalaire, plan en dessus; ailes supérieures longues et étroites, ayant des taches ordinairement bien marquées: Les chenilles sont épaisses, légèrement amincies en avant; elles effectuent leur métamorphose en terre.

Triphème fiancée. Triphœna proniiha, Treils.; Noctiiu TripUœua, God.; Phalène Hibou, Geoff. Ses ailes antérieures sont d'un brun foncé, varié de brun pâle , de ferrugineux et de gris-jaunàtre, avec deux taches bien marquées, foimées par des points d'un gris blanchâtre: l'une réniforme, l'autre arrondie, elles sont situées entre deux lignes courbes de points noirs; au delà de ces deux taches est une ligne transversale, onduleuse, de la même couleur; dans quchpies individus cette ligne est quelquefois accompagnée de quel(|ues autres parallèles; les secondes ailes sont d'un jaune fauve vif, avec une large bande noire, un peu avant le bord terminal. Taille, vingt-six lignes. Europe.

TRIPHORA. BOT. Genre proposé par Nuttall {Gen. of north Am. Plants., ir, p. 192) pour deux Orchidées du genre Arelhusia, de Jussieu, qui en avaient été séparées par ce botaniste, pour devenir le type de son genre Poyonia, qui a été ensuite confirmé par R. Brown et Lindiey. K. Pogonia.

TRIPHORE. Triphoris. mou. Genre de Mollusques gastéropodes buccinoïdes, voisin des Cérithes, proposé par Deshayes et dont le nom indique celui des caractères qui est le plus saillant et le plus important, c'est que la coquille se termine par trois ouvertures, caractère qui ne s'observe dans aucun autre genre. Certains

Céridies, tels que le Cerilhes sulcatiim, oiilre l'oiivurlure antérieure terminale, ont le canal de la hase recouvert antérieurement, de telle sorte qu'il est réduit <i un véritable trou. Dans les Tripliores on retrouve d'abord une disposilion semblable; mais de plus il existe une troisième ouverture dorsale et postérieure dans une direction opposée à celle qui est anlérieiire. Celle ouverture dorsale se prolonge quelquefois en un petit tube fort court, garni d'un petit bourrelet marginal. Ce petit tube postérieur est cerlainemeiit ce qu'il y a de plus e.xlraordinaire dans ces Coquilles : il est sans aucun doute destiné au passage d'un organe particulier, probablement celui de la génération; mais l'animal n'étant pas connu, on n'a pu s'assurer d'une manière directe à quel usage il était destiné. Les caractères génériques peuvent être exprimés de la manière suivante : animal inconnu. Coquille allongée, twrriculée, gonflée dans le milieu, toujours sénestre, terminée par trois ouvertures rondes : une antérieure, la plus grande; une à la base et tubuleuse, et la troisième postérieure, le plus souvent garnie d'un bourrelet. Les Tripbores sont de Irèspeliles coquilles marines, qui ont cela de parliculier d'être toujours à gauche, et d'avoir les tours de spire ornés de plusieurs rangs de petites perles très-régulières; elles ont aussi ce caractère remarquable d'être plus enflées dans le milieu qu'aux deux exirémilés.

Triphore rERLÊ. Triphom geunnntiiin , Desh.; Cérilhe Tristome, Blainv., Malac, p. 404, pi. 20, fig. ô, 3 a. Coquille longue de quatre à cinq lignes, ornée d'une raie pourprée, sur un fond blanc ou couleur de corne. Elle est de la mer des Indes.

TRIPURAGMIER. Triphragmium. {Urédi/iées.) le genre désigné par Link sous ce nom est extrêmement voisin des Pucciitia et des Phrayiiihlium. Il est ainsi caractérisé: sporidies presque globuleuses, pédicellées, divisées en trois loges par une cloison transversale et longitudinale, sortant de dessous l'épiderme. Il diffère des Puccinies par ses sporidies à trois loges, et non pas

à deux seulement; et des Pluaqinidiui,

nrce que

ces sporidies sortent de dessous réi)iderme et non de sa surface, et qu'elles sont divisées en un nombre de loges généralement moins considérable. Link rapporte à ce genre le Puccinia Ulmaiiœ de la Flore française, qui est assez fréquent sur les feuilles de la Reine des prés.

TRIPHYLLE. Tnphyllus. lus. Coléoptères tétramères; genre de la famille desXylophages, groupe des Mycélophagites, établi par Megerle, avec les caractères suivants : massue des antennes peu ou point perfoliée, brusque et formée seulement parles Irois derniers articles; corselet plus étroit que l'abdomen, au moins à sa partie postérieure; élylres un peu convexes, corps ovalaire, assez aplati; abdomen oblong; premier article des tarses de la même longueur que le suivant, ou un peu plus long.

Triphtlie a deux bandes. Triiihyllus bifascialiis, Meg.; M/celopliagus bifasciatus, Fab.; Ips marginalis, Panz. Son corps est noir, avec le premier article des antennes, le bord externe du corselet et des élytres, deux bandes transversales sur ces dernières et les pattes

d'un brun ferrugineux; deux petites lignes très-courtes et enfoncées sur le corselet; des points enfoncés et très-petits sur les élytres. Taille, une ligne. Europe.

TRIPHYLLE. Tnphyllus. bot. Le calice est Triphylle quand il se trouve formé de trois pièces, quand il i)résente trois folioles.

TRIPHYLLINE. min. Ce nom a été donné par Berzelius à un minéral qui se trouve en abondance à Bodenmais, en Bavière, et qui a été analysé par Fuchs. Ce minéral est cristallin, à grandes lames, offrant quatre clivages : le premier, le moins apparent, est perpendiculaire aux autres; le deuxième et le troisième s'obtiennent aisément et sont parallèles aux faces d'un prisme rhomboïdal, ayant pour angle 132» et 148»; le quatrième, le |dus prononcé, est parallèle à la diagonale du prisme. Il semble résulter de là que la forme primitive de la Tripliylline est un prisme rhomboïdal, mais que son solide de clivage est un prisme régulier, à six faces, ayant (pialre angles dièdres de 114", et deux angles de 132". Sa couleur est le gris-verdàlre, tirant au bleuâtre; son aspect est gras; sa poussière est d'un blanc gris ; elle est translucide dans les éclats minces ; sa pesanteur spécifique est 3,6; elle est soluhle dans les Acides. Le résultat de son analyse est Acide phospborique, 46; protoxyde de Fer, 45; proloxyde de Manganèse, 5; Lilhine, 3,5; Silice, 0,5.

TRIPHYLLOCYNIS. bot. Nom donné par Du Pelit- Tbnuars (Orchidées des îles australes d'Afrique, I. xiv) à une plante qu'il a également nommée Cynosorchis aphylla , et que Richard, dans son Mémoire sur les Orchidées des îles de France et de Mascareigne, a placée dans son genre Gymnadenia.

TRIPHYSAIRE. Tiiphysaria. bot. Genre de la famille des Rhinanlacées, institué par Fischer et Meyer, qui lui assignent pour caractères : calice lubuleux, à quatre divisions; corolle en masque, avec le tube tiliforme; lèvre supérieure indivise, subulée; l'inférieure à trois découpures repliées en forme de poche ; élamincs didynames et toutes fertiles; anthères linéaires, muliques, uniloculaires; slyle simple; stigmate oblong, bilobé; capsule oblongue, polyspirme, à deux loges, à deux valves dont les bords sont libres; cloison pariétale soudée au placenta central; semences oblongues, ajitères ; lest scrobicnlé, fortement adhérent au noyau. Triphysaire VERsicoLORE. Triphysaiia rersicolor, Fisch. et Meyer. C'est une plante annuelle; ses feuilles sont allongées, dilatées et semi-emhrassantes tout à la base, découpées et pinnali-lobées au sommet, éparses, quelquefois opposées vers le bas des tiges, les tlorales à peine plus longues que le calice; les fleurs sont axillaires, solitaires, sessiles, blanches d'abord, se colorant ensuite en rose; le tube est filiforme, du double plus long que le calice ; la lèvre supérieure est dressée, subulée, avec les bords infléchis; l'inférieure est ample, composée de trois vésicules obovales, établies sur une fente de l'orifice, et apiculées |)ar une petite découpure dressée; la capsule est renfermée dans le calice; les graines sont petites, nombreuses et noirâtres. De la Nouvelle-Californie.

TBIPINNA. bot. (Loureiro.) F. Tripinnaria. TRIPIJNNARIA. bot. Loureiro a établi un genre de la

Didynainie Ansiospeimie, L., sous le nom de Tripinna, qui a élé cliangé par Persoon en celui de Tripinnaria. Ce (jenie csl caiacléiisé de la manifire suivante : calice cyalliiforme, à cinq crénelnres; corolle presque campanulée, ayant le limbe élalé, ù cinq seRmcnls ovales, ondulés, velus : le supérieur plus grand; sligmaLe aigu, bifîde; baie cbarnue, uuiloculalre, contenant plusieurs graines oblougues, comprimées. Le Tripinnaria Cochinchinensis, Pers.; Tiipinna tripinnala, Lour., FI. Cochinch., ii, p. 476, eslun grand arbre, à rameaux étalés, garnis de feuilles Iripinnées, à folioles ovales-aiguës, à Heurs d'un jaune rougeàlre, disposées en grappes terminales. Cet arbre croit dans les forêts monlueuses de la Cocbinchine.

TRIPLADENIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Don, dans la famille des Mélanlliacées, ne paraît pas différer du genre Kreysigia, de Reicbenbacb.

TRIPLARIDE. Tiiplaris. bot. Genre de la famille des Polygonées el de la Triandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : périgone ou calice grand, persistant, tubuleux, le limbe divisé en trois lobes; trois étamines à anthères linéaires; ovaire surmonté de trois styles portant trois stigmates velus ; noix monosperme, Irigone, enveloppée par le calice. Ces caractères, tels que Linné les a tracés, ne sont pas adoptés par tous les auteurs qui ont écrit sur ce genre. Aublet, Willdenow et Kunth lui attribuent des Heurs dioïques; les mâles ayant douze ou neuf éfamines; les femelles ayant l'ovaire entOHi'é de trois étamines stériles squamiformes.

Triplarioe d'Amérique. Triplaris Jmeiicaiia, L.; Triplaris pyramidalis, Jacq. C'est uu arbre qui croît abondamment sur le contim ut de l'Amérique méridionale, particulièrement à la Cuiane et dans la province de Caracas. Ses feuilles sont alternes, très-grandes, engainantes à la base. Ses fleurs sont disposées en épis axillaires et terminaux.

TRIPLASIDE. Triplasis. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Palissot-Beaiivois, sur une plante découverte par Uelile, dans les États-Unis de l'Amérique septentrionale. II est ainsi caractérisé : lépicéne à deux valves membraneuses, aiguës, renfermant quatre Heurs pédicellées: la supérieure stérile; glume à valves inégales, l'inférieure profondément incisée en deux segments entre lesquels est une très-longue soie produite par le prolongement de la nervure dorsale; la valve supérieure entière, velue en dehors et réUécbie. Les fleurs forment une sorte d'épi ou de panicule grêle, dont les divisions sont presque sétacées et terminées par un épillet ovale.

TRIPLATÉIE. Triplnteia. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, établi par Bartling,qui le caractérise ainsi : calice des Heurs supérieures partagé en quatre découpures oblongues, obtuses, étalées; celui des fleurs inférieures à cinq divisions ou découpures ; corolle formée de quatre oa cinq pétales périgynes, oblongs, entiers, rétrécis en coin à l'onglet, plus étroits que les divisions calicinales; disque subbypogyne, garni de glandules sub(|uadrangulairesel écbancrées; quatre ou cinq étamines insérées dans les fissures des glandules du disque; filaments libres; anthères biloculaires, longitudiualemcnl déhiscentes; ovaire sessile,

uniloculaire; trois ovules amphitropes, insérés sur des funicules basilaircs, distincts et dressés; trois stigmates capillaires et courts. Le fruit est une capsule membraneuse, ovoïde-tiiaugulaire, uniloculaire, trivalve, renfermant trois semences globuleuses, un peu comprimées, tuberculeuses, estrophiolées.

Triplatéie MoEBRiKGioïDE. Tiiplateia Moehriti- (jioides, Bartl.; Hytnenella Mueliiiiigioùtes, Ser. C'est une plante herbacée, très-glabie et fort grêle, ayant l'aspect d'une Mousse ; ses feuilles sont opposées, exslipulées, linéaires, pres(iue filiformes; les fleurs sonl petites, axillaires et blanches. Du Mexique.

TRIPLAX. INS. Genre de l'ordre des Coléoptères, seclion des ïétramères, famille des Clavipalpes, établi par Fabricius, et ne différant des Érotyles que par ses antennes presque grenues , terminées par une massue plus coiM'te, ovoïde, et par les mâchoires dont la division intérieure est membraneuse, avec une seule petite dent au bout. Fabricius en a distingué ceux qui ont ime forme presque hémisphérique ou qui sont presque ronds, et en a formé le genre Triloma; il réserve le nom de Triplax aux espèces dont le corps est ovale ou oblong. Ces insectes vivent dans les Champignons, sous les écorces des arbres morts, etc.

Triplax a dedx postules. Tritoma bipiisltilata, Fabr., Oliv., Col., 89 bis, 1-5. Il est noir, avec une tache rouge à la base de cha(iue élytre. On le trouve à Paris.

TRIPLE-BANDEAU, ois. L'un des noms vulgaires du Roitelet commun. /•'. ce mot.

TRIPLECTRE. Triplectrum. bot. Genre de la famille des Mélastomacées , institué par Don (|ui lui assigne pour caractères : tube du calice subinfundibuliforme, charnu et libre : son limbe est tronqué; corolle composée de quatre pétales insérés à l'orifice du calice : deux sont distincts, oblongs, obtus et recourbés; les deux autres sont en |>artie soudés de manière à n'en faire paraître qu'un seul échancré et largement obovale; huit étamines égales, insérées avec les pétales; anthères oblongo-linéaires, allongées, à un seul pore, à un seul éperon ; ovaire libre, stii)ité, ovale et glabre; style subulé et recourbé. Il n'y a encore qu'une seule espèce connue; elle est de l'Inde; c'est un arbrisseau glabre, ù feuilles opposées, ovales-arrondies, charnues, trinervurées, très-entières, courtemenl pétiolées; les pédoncules sont axillaires, solitaires et uuiflores.

TRIPLEURE. Tripleura. bot. Ce genre, de la famille des Orchidées, a été établi par le professeur Lindley qui lui a reconnu pour caractères : périgone composé de quatre folioles étalées en croix, dont deux exlérienres latérales, linéaires et fort étendues ; une cin(|uième foliole placée au sommet du périgone, est peu visible; elle adhère par la base aux folioles intérieures qui sont plus arrondies et plus courtes que les extérieures; labelle postérieur, libre et concave; gynostème trèscourt, cylindrique, prolongé antérieujement en deux sortes de coines membraneuses; anthère terminale, arrondie au sommet. La plante qui constitue ce genre a été décrite par Wallicli dans son Catalogue des plantes des Indes, sous le n» 7591.

TRIPLIMA. bot. Genre proposé par Uaffinesque pour

les Carex à deux stigmales et qui n'ont point de dents sur l'ulricule.

TRIPLINERVÉ. Tiiplinervus. bot. Se dit ordinairement des feuilles lorsque deux des nervures inférieures secondaires sont plus fortes que les autres et presque aussi ijrosses i|ue la nervure centrale.

TRIPLINERVlUm. bot. Le {jenre indiqué sous ce nom par Gaudin, dans sa Flore lielvétique, 3, p. 116, a été réuni au genre Saxifrage, section des Dactyloïdes.

TRIPLITE. Min. (Rendant.) Synonyme de Manganèse pliospliaté. A'. Manganèse.

TRIPLOCARP^ïA. BOT. L'une des sections du genre Dimorphotheca, de la famille des Synantliérées. f^.

DlMORPOOinÈQUE.

TRIPLOCENTRON. BOT. H. Cassini a proposé sous ce nom un genre, ou plutôt un sous-genre, formé aux dépens de quelques Centaiirea, de Linné, et particulièrement des C. iiielilensis elapiila, espèces qui croissent dans les contrées méridionales de l'Europe. II se dislingue en ce que l'appenilice des folioles intermédiaires de l'involucre est muni à sa base de plusieurs épines, et qu'il porte en outre deux autres épines latérales, situées à une dislance notable de sa base. Ce sous-genre appartient à la section des Calcitrapées.

TRIPLOCOMA. BOT. {Mousses.) Baclielot de la Pilaye (Journal de Bolan., 18U, vol. ô, p. loi) propose avec raison de substituer ce nom à celui de Dawsonia, qui fait double emploi de dénomination avec un genre d'Hydropbytes. F. Dawsonie.

TRIPLOSPER.MA. bot. Le genre proposé sous ce nom par Don, comme devant faire partie de la famille des Asclépiadées, a été réuni au genre Ce;o/)ej/;a, de Linné.

TRIPLOSTÉGIE. Tiiplostegia. bot. Genre de la famille des Valéiiauées, institué par Wallicb et ainsi nommé parce que chaque fleur est enveloppée dans un triple tégument, savoir : deux invoUicres et le calice; Pinvolucre extérieur est à quatre bractées distinctes, chargées de poils glanduleux au sommet; l'intérieur est tubuleux, à huit sillons et à huit dents; le calice a son tube collé sur l'ovaire, et son limbe à quatre dents; la corolle est à cinq lobes obtus, et n'est ni bossue, ni éperonnée à sa base; les étamines sont au nombre de trois, le stigmate en tète; le fruit est un utricule uniloculaire et monosperme, revêtu par les deux involucres et couronné par les dents du calice. Ce genre tient à certains égards, le milieu entre les deux sections de la famille; il a en effet le fruit à une loge, comme les Valérianées à aigrette, et le calice terminé en dents et non en aigrette, comme les Valérianées à fruit pluriloculaire.

TRIPLOSTÉMONÉ. Tiiptosleiiionatiis. bot. On dit que les étamines sont Triplostémonées quand leur nombre est triple de celui des divisions de la corolle.

TRIPOGON. BOT. (Uœmer et Schultes.) Synonyme de Trialhera.

TRIPOLI. MiH. On donne communément ce nom à des substances d'apparence argileuse, à structure fossile et à grain très- fin, sèches au touchei', ne faisant point pâte avec l'eau, et pouvant êtreemi)loyées comme matières à polir. Elles sont composées presque entièrement de Silice; elles sont généralement légères, et

d'une teinte rougeàlre ou d'un rose pâle. On distingue des Tripolis d'origines diverses : les uns ne sont que des Schistes on des Argiles chauffées et torréfiées naturellement par les feux des volcans ou des houillères embrasées; tels sont ceux de Poligné, près de Rennes en Bretagne, et de Corfou. Ce dernier est plus connu sous le nom de Tripoli de Venise. D'aulres proviennent de Schistes altérés par la décomposition naturelle des Pyrites qui les accompagnent : tel est celui de Menât, près de Riom en Auvergne. Enfin il en est qui paraissent avoir été produits par l'eau, et qui ne sont que des sédiments très-fins de Silice nu de Ponce broyée. Tel est le Tripoli ou la Terre pourrie des Anglais, et la Terre de Ringelbach. près d'Oberslein, avec laquelle on polit les Agathes que l'on trouve dans celte localité.

Les Tripolis servent à polir les pierres et les métaux : on les emploie à l'eau ou on les délaye avec de l'huile d'olive; ([uelquefois on les mêle à un tiers de soufre, et on étend le mélange sur un cuir pour s'en servir.

TRIPOLIUM. BOT. Espèce du genre yistei: Le Tripolion de Dioscoride était, selon Sérapion, le Convoivitliis TiirpetliuiH, et selon Columna, le Plnmbago Europœa.

TRIPOS. INF. Bory de Saint-Vincent a établi sous ce nom un genre d'Infusoires dans la famille des Cercariées, qui a pour type le Ceicaria Tn'pos, Mull., tab. 19, fig. 22; Encycl., tab. 10, fig. 4. Ce genre est ainsi caractérisé : corps non contractile, plat, antérieurement tronqué, aminci postérieurement en Iriangle, et terminé en queue droite, non tlexueuse, avec un appendice antérieur de chaque côté du corps.

TRIPPEL. MIN. Même chose que Tripoli.

TRIPSAQCE. Tripsacum. bot. Genre de la famille des Graminées, tribu des Panicées, et de la Monœcie Triandrie, L., dont les caractères sont : des fleurs monoïques disposées en longs épis digités, les fleurs femelles occupant la partie inférieure et les mâles la partie supérieure de ces épis. Le rachis est articulé et flexueux; chaque dent porte plusieurs épillets biflores etsessiles. Dans l'épillet mâle, la lépicène se compose de deux valves oblongues, mutiques, concaves, non carénées, à peu près égales entre elles. Chaque Heur offre une glume formée de deux paillettes membraneuses, concaves , acuminées à leur sommet; la gluraelle consiste en deux paléoles tronquées, unilatérales, soudées ensemble par l'un de leurs côtés; les trois étamines ont des anthères allongées, s'ouvrant seulement par leur partie supérieure et portées sur des filaments grêles. Les épillets femelles sont solitaires, également bitlores; la lépicène se compose de deux valves, l'une extérieure presque plane, l'autre intérieure, enfoncée dans une excavation du rachis, très-cnnvexe; l'une et l'autre sont cartilagineuses, se terminent en pointe, et sont mutiques. Des deux fleurs l'une est neutre et extérieure, l'autre est femelle. La fleur neutre ne renferme aucun vestige de pistil, mais sa glume est la même que celle de la fleur femelle. Celle-ci est à deux valves: l'une extérieure, oblongue, aiguë, concave à sa base; l'autre intérieure, plus étroite et bifide à son sommet. Le pistil offre d'un côté trois étamines rudimentaires et deux paléoles excessivement petites. L'ovaire est al-

longé et se termine insensiblement en un style simple (lui porte à son sommet deux longs stigmates subulés et velus. Le fruit est enveloppé dans les écailles qui sont rapprochées et considérablement endurcies.

Tripsaqde digité. Tripsacitm iligitatuiii, L. Ses racines sont grosses, dures et épaisses; les tiges qui s'en élèvent ont environ qualre pieds; elles sont droites. Termes, épaisses, arllciilées, rameuses à leur partie supérieure; les arliculatlons sont distantes, en anneau renlranl; les feuilles sont larges, très-longues, presque ensiformes; leur gaine est lisse, serrée et striée; chaque rameau est terminé par un ou plusieurs épis sessiles, en forme de digilalions, longs de huit à douze pouces. Cette plante croit dans rAméri(iue se|ilenlrionale.

TRIPIÈRE. 7'ripferus. dot. Organe pourvu de Irois ailes.

TRIPTÈRE. Triplera, moll. Quoy et Gaimard, qui ont décrit et figuré ce genre dans les Annales des Sciences naturelles (t. vi , p. 70, et pi. 2, fig. 5), lui assignent pour caractères : corps ohlong, charnu, contractile, à extrémité inférieure arrondie, la supérieure présentant une ouverture large, denlelée sur ses bords, munie de deux peliles nageoires latérales, insérées in dedans du limbe et surmonlées d'un voile membraneux de même forme et de même grandeur qu'elles. Point d'apparence de tète ni d'yeux. Ce nouveau genre mériterait d'élre éludié avec soin, ce que n'ont pu faire les auteurs; il est cependant probable que c'est un Pléropode Irès-volsin des Cléodores. L'espèce unique a reçu le nom de Tuiptére bose, ù cause de sa couleur. Quoy et Gaimard l'ont Irouvée près du port Jackson.

TRIPTERELLE. Tripterelta.WT. Genre de la famille des Broméliacées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par le professeur Richard (in Michx. Flor. Amer., \, p. 19, lab. 3), et offrant les caractères suivants : calice oblong, triangulaire, lubuleux ; le limbe est court, à six divisions peu profondes; étamines au nombre de trois, incluses, insérées au-dessous des divisions calicinales, pres(|ue sessiles; ovaire infère; style de la longueur des étamines et triangulaire; trois stigmates courts, épais et obtus. Le fruit est une capsule couronnée par le tube calicinal persistant, à trois loges contenant chacune un grand nombre de graines oblougues, striées et presque cylindriques, attachées à leur angle interne.

TRIPTERELLE CAFITÉE. Tripterella capilaia, Rich. C'est une petite plante grêle, originaire de l'Amérique septentrionale; ses feuilles sont extrêmement petites et |)eu nombreuses, sessiles, éparses; les Heurs sont terminales en capitule ou au nombre de deux seulement.

TRIPTÈRES. POIS. Sous-genre de Cotte, r. ce mot.

TRIPTÉRIDE. Tripleris. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tiibu des Cynarées, établi par Lessing avec les caractères suivants : capitule multiUore, hétérogame; fleurs du rayon disposées sur un seul rang; elles sont ligulées et femelles; celles du disque sont tubuleuses, avec le limbe de la corolle partagé en cinq dents; elles sont mâles ou herinaphrodiles; involucre formé de squames libres, ordinairement sca-

rieuses en leurs bords; léceptacle nu, plan, subconvexe; anthères pourvues de deux soies à la base; style du rayon bifide; celui du disque est indivise; akènes du disque aborlifs; ceux du rayon Sont à trois angles quelquefois nus, souvent prolongés en ailes inégales; ils sont dressés, substipités, cylindriques, à bec solide.

Triptéride macroptère. Triptcris macropleris , Less. Arbrisseau glabre, à rameaux opposés, cylindriques, nus, bitrifides ou en tète au sommet, à feuilles opposées, lancéolées, très-entières, atténuées à la base, triplinervées, presque glauques; squames de l'involucre linéari-lancéolées, scarieuses sur les bords; Heurs d'un jaune pâle ou blanchâtre. Du cap de Bonne Espérance.

TRIPTERIUM. bot. De CandoUe a ainsi nommé la première section du genre Tlialictruni , à laquelle appartient le Tlmlictriim aquiteyifolium, et qui se distingue par son fruit trigone, à angles ailés.

TRIPTEROCARPUS. bot. Le genre établi sous ce nom par Meisner, dans la famille des Sapindacées, a été reconnu comme identique avec le genre Briilrjesia.

TRIPTÉROCOQUE. rripterococciis. bot. Genre de la famille des Stackhousiacées, établi par Endiicher, avec les caractères suivants : calice à tube ventru, à limbe divisé en cinq parties; cinq pétales insérés à l'orifice du calice, à onglets linéaires, recourbés et cohérents en tube à l'extrémité; les lames sont étalées en étoiles; cinq étamines insérées avec les pétales; les filaments sont subulato-filiformes et libres : deux sont alternativement un peu plus courts; anthères introrses, biloculaires et longitudinalement déhiscentes; ovaire presque triangulaire, à trois lobes uniovulés à la base desquels sont dressés autant d'ovules anatropes; style cylindrique, indivise; stigmate Irès-couitement trilobé. Le fruit consiste en trois cociues à ailes membraneuses, adhérentes par une de ces ailes à la colonne centrale; ces coques sont indéhiscentes et monospermes; semences dressées, à lest membraneux; embryon orthotrope dans un axe d'albumen charnu; radicule infère. Les Triptéroco(|ues sont des plantes herbacées de l'Australie, à rameaux télragones, dépourvus de feuilles dans leur partie supérieure; les feuilles sont alternes, très-étroitemenl bistipulées; les fleurs sont très-odorantes, portées sur des pédoncules courts et tribractés à leur base, réunies en épis lâches et terminaux. De la terre de Diémen.

TRIPTÉRONOTE. Tripleromtes. pois. Rondelet ayant figuré par inadvertance, sous le nom de Hauting ou Hainlain, un véritable Lavaret avec trois dorsales au lieu de deux, cette erreur a été prise au sérieux par Lacépède, qui a fondé sur cette représentation fabuleuse sou genre Tripléronote. ^.Sabbon, sous-genre

CORÉGONE.

TRIPTÉROSPERME. Tripterospermum. bot. Blume (Bijdr. FI. ned. Ind., p. 84'J) a établi sous ce nom un genre de la famille des Gentianées et de la Penlandrie Monogynie, L., qu'il a ainsi caractérisé : calice lubuleux, quinquéfide; corolle tubuleuse,quinquéHde; cinq étamines incluses, à anthères sagittées; ovaire pédicellé, entouré à sa base d'un urcéole court ; style filiforme, surmonté d'un stigmate bifide, recourbé en

iloliors; baiecliarniie, niiilnculaire. polyspcrme ; (paiiies raiinies d'une crèle, et fixées aux parois de la baie 111 Iroissériesslralifiées; embryon à radicule cenlrifuge.

Tr.iPTÊROspERME A TROIS ^ERV^IRES. Tiiplcrospciviuvi Irinerm. C'est une lierhe volubile, à feuilles opposées, ovales, aiguës, très-entières, glabres, à trois nervures, à fleurs accompagnées de bractées, et solitaires au sommet de pédoncules axillaires. Cette plante croit dans les forêts île l'île de Java.

TRII'TÉPiYGION. rii/j/erxgio'i. rois. Ce genre d'Acanlboplérygiens, de la famille des Gabiœïdes, est Irèsvoisinde l'une des divisions du genre ^fc«H(«s, établie dans ce genre par Cuvier, sous la dénomination de Clinus. Il a pour type le Btenniiis tripteionotus, que Kisso a décrit page 155, et figuré pi. 3, n» 14, de la première édition de son Ichtiologie de Nice. Depuis on a ajouté à ce genre quebpies espèces nouvelles dont une, le Triplérygion nigripenne, a été rapportée par l'expédition du capitaine Duperrey, des côtes et des rivières de la Nouvelle-Zélande.

TRIPTILION. Triptilium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Nassauviées où Cassini le place à côté du Panphalea, cl lui attribue les caractères suivants : involucre cylindracé, composé de dix folioles imbriquées sur deux rangs, dont les cinq extérieures plus courtes; réceptacle petit, muni au centre d'un faisceau de paillettes autour <luquel sont rangées les cinq fleurs qui composent la calathide. Chaque Heur est hermaphrodite, à corolle tubuleuse à la base, ayant son limbe à deux lèvres, dont l'extérieure est la plus longue; ovaires ovoïdes, glabres, à trois côles, surmontés d'une aigrette très-caduque, composée de trois petites paillettes un peu ciliées à leur sommet.

TRiPTiiioiV ÉPINEUX. Triptilium spinosiim. Fort jolie plante à fleurs bleues et à feuilles laciniées,à lobes épineux, qui lui donnent un aspect fort élégant. Cette plante croit au Cliili.

TR10UE-MAD.\ME. bot. Nom vulgaire du Seditm album, L. /'. Okpiji.

TRIQUETRA. coKCH. Klein, dans son Tentaineu Methoil. Osliac, p. 133, donne ce nom à un genre de la classe des Diconcha aurita. H se compose d'une seule Coquille qui appartient au genre Uiiio. V. Mu-

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