‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 7 sur 119 · SOU · texte numérisé non relu

SOU

SORS. OIS. En terme de fauconnerie, on nomme ainsi les jeunes Faucons; les vieux s'appellent Hagards.

SOUY. MIN. Suivant Brongniarl. le Sory des anciens serait un sulfate de Cuivre, provenant de la décomposition du Chalcitis ou Cuivre pyriteiix, que l'on tirait de Chypre ou d'Egypte.

SOSOVÉ.ois. Perruche à tache souci, f. Perroqdet. SOT. POIS. L'un des noms vulgaires de la Raie oxyrhinque.

SOTART. OIS. Synonyme vulgaire de Bécasse. SOTTELITTE. ois. L'un des synonymes vulgaires de Guignard. V. Pluvier.

SOU.\RI. BOT. L'une des espèces du genre Cmyocar, de Linné, dont le fruit se mange à Cayenne, en guise de cerneaux.

SOUBEYRANIA. bot. Genre proposé par Necker, et qui a pour type le Barleria crislata.

SOUBUSE. ois. On a longtemps regardé .sous ce nom, comme espèce distincte, la femelle du Busard Saint- Martin. P'. Faucon.

SOUCHE. BOT. /''. Caudex.

SOUCIIET. OIS. Espèce du genre Canard. Cette espèce est devenue pour Cuvier le type d'une sous-division du genre Canard, dans son lîègne Animal. ^. Canard. SOUCHET. Cyperus. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de la Triandrie Monogynie, L., qui se compose d'un nombre extrêmement considérable d'espèces dispersées dans toutes les régions du ginbe. mais réunies en plus grand nombre dans les contrées chaudes et humides de l'Inde et de l'Amérique méridionale. Les caractères principaux de ce genre sont les suivants : fleurs hermaphrodites, dispnséesen épillctsmultitlores, allongés, composés de fleurs sessiles, alternes et distiques; chaque fleur elle-même se compose d'une écaille, d'une à trois étamines, d'un ovaire triangulaire surmonté d'un style simple inférieurcment, divisé à sa partie supérieure en deux ou trois sligmatessubulés et poilus. Le fruit est un akène triangulaire, nu, c'est-à-dire sans écailles ni soies hypogynes; assez souvent les écailles inférieures des épillels sont vides et stériles. Ce genre diffère des Scirpus par ses é|)illels formés d'écaillés distiques et non imbriquées en tout sens, et par l'absence de soies sous l'ovaire. 11 se rapproche beaucoup plus du KfUimjia et surtout des Mariscus,t.[m n'en diffèrent réellement que par leurs épillets composés seulement de deux ou trois fleurs, car. du reste, ces deux genres ont le même port et la même disposition des fleurs. On a séparé du genre Cyperus, sous le nom de Papyrus, les espèces qui, comme le Cyperus Papyrus, L., ont, en outre de l'écaiUe florale commune à toutes les espèces de Souchets, deux petites écailles opposées et hypogynes. F. Papyrus. Les Souchets sont des plantes herbacées, vivaces, à racine souvent rampante et quelquefois garnie de tubercules charnus. Les chaumes, quelquefois trësélevés, sont cylindriques ou triangulaires, sans nœuds, pleins intérieurement, nus ou poitant des feuilles alternes,étroites, terminées inféricurementparunegaine entière. Les fleurs sont disposées en épillets sessiles ou pédoncules, mais diversement groupés sur la i)artie supérieure des rayons d'une ombeHe simple, accompa-

gnée d'un involucre, de plusieurs feuilles; plus rarement les épillets sont réunis en une sorte de tête. Le nombre des espèces de ce genre excède deux cents.

SoucDET LONG OU ODORANT. Cyperiis longus, L. Ses tiges souterraines ou racines sont rampantes, rameuses, et donnent naissance à des chaumes triangulaires, de deux à trois pieds de hauteur, portant des feuilles V'troites, linéaires et comme carénées; ses fleurs forment une ombelle simple, longue de cinq à six pouces, composée d'un grand nombre de rayons; les épillets sont linéaires et formés d'écaillés Irès-rapprochées les unesdesautres.Les souches sonterrainesde cette plante ont une odeur aromatique et agréable, une saveur ainère et également aroinati(|ue : autrefois on les employait en médecine comme toniques et excitantes. Les parfumeurs s'en servent encore pour faire des poudres odorantes. En Europe, dans les lieux humides.

SoBCHET RONU. C/perus rotundus, L. Ses tiges souterraines ont des tubercules renflés et charnus dont la savpiir est acre et amère. On trouve cette espèce dans les mêmes lieux que la précédente.

SuuciiET MANGEABLE. C>-;)e;MS esculenlus, L. Ses tubercules ont une saveur douce et agréable, et on les mange dans les pays où croît cette espèce, c'est-à-dire dans les régions méditerranéennes.

SOUCHETS. BOT. Pour Cyi)éracées. T. ce mot.

SODCI. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Roitelet. A'. Sylvie.

SOUCI. Cuieiiilula. bot. Genre de la famille des Synanthérées, et dont H. Cassini a formé le type d'une tribu particulière sous le nom de Calendulées, après en avoir retiré plusieurs espèces pour en former des genresparticuliers. Voici les caractères du genreSouci : les capitules sont radiés; l'involucre est composé de deux rangées d'écaillés linéaires; le réceptacle est nu et plan; les demi-fleurons de la circonférence sont en grand nombre, composés d'un limbe plan et Iridenté, et d'un tube court; ils sont femelles; l'ovaire est irrégulier, concave et lisse intérieurement, convexe et rugueux à l'extérieur; les fleurons du centre sont réguliers et purement mâles avec un rudiment de pistil; les fruits, qui occupent la circonférence du capitule, sont très-irréguliers; ils sont plus ou moins recourbés, à leurs deux bouts, vers le côté interne; quelquefois ils se prolongent latéralement en forme <railes également recourbées, lisses, tandis que la partie dorsale du fruit est rugueuse et inégale. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées et annuelles, portant des fleurs jaunes, disposées en capitules solitaires; elles sont plus ou moins velues, visqueuses, et répandent une odeur assez désagréable.

Souci des champs. Calendula urvensh, L. Petite plante très-commune en Europe, dans les vignes et les champs.

Souci OFFICINAL. Catetululu o/ficiimlis, ou Grand- Souci. Ses fleurs sont grandes et d'un beau jaune orangé.

SOUCOUPE. BOT. Nom donné, par Paulet, à des Agarics et à des Pezizes.

SOUCROURETTE, SOUCROUROU. ois. Synonymes de Sarcelle de Cayenne. /'. Canard.

SOLIDE. Salsola. bot. Genre de plantes de la famille des Aliiplicées et de la Pcnlandrie Digynie, L., que l'on peut reconnailre aux caraclètes suivants : le calice est formé de cinq sépales cohérents entre eux par leur hase, persistants et munis à leur face interne d'un appendice foliacé, qui prend de l'accroissement après la lloraison el recouvre le fruit. Les étamines, an nombre de cin(|, sont liypogynes, exsertes et opposées aux sépales. L'ovaire est sessile, globuleux, à une seule loge contenant un seul ovule suspendu au sommet d'un podosperme filiforme, qui nait de la liase de la loge; le style est simple, terminé par deux stigmates filiformes et glanduleux. Le fruit est un akène déprimé, recouvert par le calice, dont le limbe est étalé, souvent scarieux : sa partie interne porte un appendice membraneux, qui recouvre le sommet du fruit. La graine a la même forme que le péricarpe qui la recouvre; son tégument est mince et revêt immédiatement un embryon cylindrique, filiforme, roulé en spirale sur lui-même. Les espèces de ce genre sont fort nombreuses; elles abondent surtout sur les bords de la mer et dans les marais salins. Ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, ayant des feuilles petites, étroites, charnues, quelquefois épineuses à leur sommet; des Heurs très petites, peu apparentes, verdâlres, munies de bractées, et placées à l'aisselle des feuilles ou au sommet des rameaux. On a retiré de ce genre quelques espèces distinguées par leur calice charnu à sa base, leur embryon dressé et non horizontal, pour en former un genre particulier sous le nom lïAnabasis. y. ce mot. Les espèces de Soude, mais plus particulièrement lesSalsotaSo(la,SalsolasativaelSaholaKuli,foutn\ssent par leur incinération le sous-carbonate de Soude, dont on fait un si grand usage dans les arts.

SOUDE. Substance alcaline provenant de la combinaison de l'Oxygène avec le métal nommé Soitium. On lui doimait anciennement le nom d'Alcali minéral, pour la distinguer de la Potasse, que l'on appelait Alcali végétal; ces dénominations étaient fort impropres, puis- (|ue la Potasse et la Soude se rencontrent toutes deux dans les végétaux el dans les minéraux. La Soude existe en effet dans un grand nombre de végétaux marins; toutes les espèces du seine Salsola peuvent en donner, et l'on en retire aussi des Algues et des Fucus. On ne la tiouve jamais à l'état de pureté dans la nature; elle est toujours à l'état de sel, et combinée le plus souvent avec les Acides carbonique, hydrochlori- <|ue, sulfurique, nitrique, l)ori(|ue, oxalique, et avec la Silice. On la regardée comme un corps simple jusqu'en 1807, époque à laquelle Davy la décomposa par le moyen de la pile, et parvint ù en extraire le Sodium, métal qui, à la température ordinaire, est mou et ductile comme la cire; d'un blanc d'argent Irëséclatant; un peu plus léger que l'Eau; fusible à 90° centigrades; moins volatil que le Potassium; absorbant l'Oxygène, et décomposant subitement l'Eau à la température ordinaiie. Projeté sur ce liquide, il y brûle en tournoyant, développe du gaz hydrogène et se transform'e en Alcali, mais sans produire d'inflammation, comme le fait le Potassium. La Soude est un l)rotoxyde de Sodium, composé d'un atome de métal et

de deux atomes d'Oxygène, ou en poids de 74 de Sodium et 26 d'Oxygène. Elle est blanchâtre, très-caustique, déliquescente et par conséquent soluble dans l'Eau pour laquelle elle a une grande affinité. Exposée à l'air libre, à la tempéralnre ordinaire, elle en absorbe d'abord l'humidilé el l'Acide carI)onique, mais bientôt elle se dessèche et s'efïleurit, en quoi elle diffère de la Potasse. On peut encore distinguer ces deux Alcalis l'un de l'autre, en versant leurs solutions dans une dissolution de Platine : la Soude n'y produit point de précipité; la Potasse en donne un (|iii est jaune. Combinée avec les Acides , la Soude forme des sels, dont quelques-uns ont leur existence dans la nature.

SoDDE EORATÉE, Vulgairement Borax et Tinckal. Substance d'une saveur douceâtre, soluble dans l'eau, remarquable par son extrême fusibilité qui la fait rechercher dans les arts; exposée à la simple flamme d'une bougie, elle se boursoufîle et se réduit en un verre transparent; elle est d'une transparence gélatineuse; sa pesanteur spécifique est de 1,74. Dans la nature, le Borax ne se présente qu'en masses informes plus ou moins impures, provenant de l'évaporation des eaux dans lesquelles il est ordinairement en solution : les cristaux de Borax, que l'on rencontre dans le commerce, sont des i)roduits de l'art; ces cristaux sont des prismes à six ou â huit pans, terminés par des sommets irréguliers; ils dérivent d'un prisme rectangulaire oblique, dont la base est inclinée à l'axe de 106o 30'. Suivant Gmelin, le Borax est composé d'Acide borique, de Soude et d'Eau dans les proportions suivantes : Acide borique, 36; Soude, 18; Eau, 46. Le Borax, qui est employé principalement dans les arts el dans quelques opérations métallurgiques comme fondant, à cause de sa grande fusibilité, était autrefois entièrement lire de l'Inde où il paraît qu'il existe tout formé dans certains lacs qui avoisinent les montagnes du Thibet; ces lacs ne reçoivent que des eaux salées et gèlent la plus grande partie de l'année, à cause de leur position élevée; le Borax forme des couches cristallines au fond et près de leurs bords, tandis que vers le milieu on ne trouve que du Sel marin. Le Borax brut de l'Inde arrive enveloppé d'une matière grasse, dont l'objet est de garantir ce Sel du contact de l'air qui le fait effleurir. Depuis quelques années, on fabrique le Borax en Europe avec les eaux des Lagonis de Toscane; ces eaux sont chargées d'Acide borique, auquel il suffit de fournir la base alcaline.

SoDUE CARBONATÉE, Vulgairement Nation. Substance soluble dans l'eau, efflorescente à l'air, ayant une saveur urineuse, verdissant fortement le sirop de violettes el faisant effervescence avec les Acides. On ne la trouve point cristallisée dans la nature; elle n'existe qu'en solution dans les eaux de certains lacs, ou en efflorescences pulvérulentes sur leurs bords. Les cristaux qu'on en obtient par l'art sont des octaèdres à base rliombe. Le Natron est formé d'un atome de bicarbonate sec de Soude, et de vingt atomes d'Eau; ou en poids. Soude, 22; Acide carbonique, IS, Eau, 63. Le Natron abonde en Egypte, dans une vallée qui porte le nom de Vallée des lacs de Natron, et (|ui est située ù vingt lieues du Caire. Suivanl Burlhoilel, il s'y forme

ôi)

jouiiicllcinent par la décoinposilioii réciproque du Sel commun et du carbonate de Chaux que renferment leurs eaux saumàlres. Les lacs de Natron se trouvent au milieu d'un terrain calcaire (]ui renferme Iri^s-probablement des dépôls de Sel gemme. Les lacs natrifères de Dcbreczin, en Hongrie, se Irouvenl également dans le voisinage de montagnes calcaires, près desquelles existent des dépôls salifères considérables. Le Kalron se présente aussi sous la forme d'efflorescences neigeuses à la surface du sol dans les plaines, sur de vieilles murailles, dans les caves des villes, etc. —Les principaux usages du Natron, qui est connu dans le commerce sous le nom de Soude, sont d'entrer dans la composition du verre, et de former avec l'huile la base des savons durs. Il existe une autre espèce de carbonate de Soude, qui paraît être un quadri-carbonale aqueux, mélangé de bicarbonate ; il n'est point efflorescent comme le premier, et ses cristaux dérivent d'un prisme rectangulaire à base oblique. On le trouve à la surface du sol, en masses solides, striées, auprès de Sukena. dans le Fezzan, en Afrique; il est connu dans le pays sous le nom de Trotta. 11 est assez dur et assez inaltérable à l'air, pour qu'on l'emploie comme pierre de construction. Uivero et Boussing;iult ont trouvé, dans l'Amérique Au Sud, un Sel nommé Urao par les naturels, et qui a beaucoup d'analogie avec le Troua d'Afrique. Cet Urao existe en assez grande quantité dans une lagune située près de Mérida. La couche de ce Sel est recouverte par une Argile au milieu de laquelle se trouve disséminée une autre espèce minérale découverte par Boussingault et qu'il a nommée Gay-Lussite. Elle est composée de cai'bonate de Soude, de carbonate de Chaux et d'Eau; elle est blanche et translucide; elle cristallise en prismes rhoiuboidaux obliques, dont les pans font un angle de 70» ■/"•

SODDE HYDROCHLORATÉE OU MURIATÉE, vulgairement

Sel gemme, Sel commun el Sel marin; regardée aujourd'hui par les chimistes comme un chlorure de Sodium. C'est une substance facile à reconiiailre à la saveur qui lui est propre; cette saveur est fraîche, salée, agréable, et la fait rechercher des animau.\. Le Sel gemme se présente toujours en masses cristallines, ayant souvent pour forme primitive une structure laminaire qui conduit au cube; quelquefois ces masses ont une texture lamellaire, grenue ou fibreuse. Le Sel gemme est moins dur que le carbonate de Chaux; il pèse spécitiquement 2,12.11 est parfaitement limpide, quand il est pur; son éclat est vitreux; ex|iosé au feu, il fond sans altération et se volatilise à une haute leiupérature. 11 est soinble dans l'eau, et l'eau chaude n'eu dissout guère plus <|iie l'eau fniide. Mékini;é avec le peroxyde de Manganèse et traité i>ai' l'Aciili: snlfurique, il dégage du Chlore. Il est composé d'un aliiine de Sodium et de quatre atomes de Clilore, ou en poids, de Chlore 60, et Sodium 40. — Le Sel gemme se présente quelquefois cristallisé régulièrement sous les formes ordinaires du système cubique; les plus communes sont cellesdu cuheet du cuho-octaèdre. On obtient la forme octaédrique en faisant cristalliser ce Sel dans l'urine. Dans les salines où l'on se le procure par l'évaporation des eaux, on l'obtient sous la figure d'une trémie, sorte

de pyramide quadrangnlaire creuse et renversée, composée de cadres décroissants et appliqués les uns sur les autres, et dont les bords sont formés de petits cubes réunis en ligne droite. C'est la variété connue sous le nom d'Infundibuliforme; elle ne s'est point encore offerte dans la nature. — Le Sel gemme se rencontre plus communément en masses volumineuses à structure laminaire ou grenue, ou en veines composées de fibres plus ou moins déliées, droites ou sinueuses. Il est parfaitement limpide et incolore quand il est pur; mais il se colore accidentellement en rouge, en bleu et en gris par le mélange d'une certaine quantité de matière argileuse ou bitumineuse.

Le Sel gemme se présente naturellement sous deux étals différents, en bancs ou amas plus ou moins considérables dans le sein de la terre, et en dissolution dans certaines eaux, constituant celles des sources salées, des lacs salés et de la mer. Le Sel, sous forme solide et qui est connu plus particulièrement sous les noms de Sel gemme ou Sel marin rupestre, n'existe point dans le sol primitif; il ne commence à se montrer que dans les dernières couches du sol intermédiaire; il est subordonné aux Calcaires et aux matières arénacées de cette période, et se trouve toujours accompagné de sulfate de Chaux anhydre ou Karslénile. Les salines de Bex en Suisse, de Cardona en Espagne, sont rapportées à celle époque de formation. Dans le sol secondaire, le Sel gemme se montre d'abord dans les déjjôls calcaires (Zechslein), ijui reposent immédiatement sur le Grès houiller, puis au milieu du terrain de Grès bigarré, au-dessous du Muschelkalk. C'est dans ces deux positions que se présentent les plus grandes masses connues de Sel gemme : elles ne fiirment point de couches distinctes au milieu des Calcaires ou des Grès qui composent la partie principale de ces lerrains; mais elles sont subordonnées à des couches d'Argile qu'on nomme Salifères, parce qu'elles caractérisent les dépôts de Sel gemme, comme les Aigiles schisteuses et impressionnées caractérisent les dépôts de Houille. Ces Argiles sont généralement grises, quehinefois brunes ou d'un rouge de brique, et elles sont presque toujours mélangées d'une petite quantité de carbonate de Chaux. Elles renferment aussi des couches subordonnées de Gypse grenu, mêlé quelquefois de Calcaire fétide et de Dolomie. Les débris organiques y sont rares; cependant on y a observé du Lignite en fragments épars, des feuilles de plantes dicotylédones, de petites Co(|Uilles niiilliloculaires et des fragments de Madrépores. C'est à ces dépôts d'Argile que l'on rapporte les mines de Sel du Tyrol et du Salzbourg, celles de Norwich en Angleterre, de Vie dans le département de la Meurtlie en France, et de Wieliczka en Pologne. Les bancs ou amas de Sel gemme ont quelquefois une puissance telle, qu'on n'a pu les traverser en entier; on peut citer, par exemple, la masse de Sel de Wieliczka, dont l'épaisseur est encore inconnue. Ordinairement cette puissance varie depuis quelques centimètres jus- <|u'à douze et quinze mètres. 11 n'est pas encore bien prouvé qu'il existe du Sel gemme dans les terrains postérieurs à la Craie, comme le pensent quelques géologues, entre autres de Humboldl. — Le Sel gemme

se Iroiive aussi en dissolution dans les eaux de dlfFérenles sources, qui sont en beaucoup d'endroils l'olyet d'exploitations. On a remarqué que ces sources sortaient en général des terrains salifères, qu'elles lavent iMi quelque sorte sur leur passage; il en existe ordinairement dans les lieux où se trouve le Sel en masse. I.e .Sel genupe existe aussi en solution dans les eaux de cerlains lacs, situés au milieu de plaines sableuses qui sont elles-mêmes imprégnées de Sel. Ces lacs n'ont aucune communication avec la mer et ne sont jamais traversés par de grands cours d'eau. Le Sel qu'ils contiennent provient très-probablement du lessivage des terres environnantes, où peut-être il se refoime successivement. — Enfin, le Sel gemme se trouve aussi en solution dans les eaux de la mer; l'Océan est, suivant Kirwan, la mine la plus abondante de Sel marin, puisque ce Sel forme environ la trentième partie de cette masse immense de liquide. Le Sel marin a été observé <|uelquefois dans les produits volcaniques; on en a trouvé à la surface des masses scoriacées qui provenaient de l'éruplion du Vésuve en 1812.

Il y a des mines de Sel gemme et des sources salées dans toutes les parties connues du globe ; elles se trouvent en général au pied des chaînes de montagnes. Les mines de Sel les plus célèbres sont celles de la Pologne et de la Hongrie; elles s'étendent le long de la chaîne des Carpathes, dans un espace de plus de deux cents lieues, depuis Wleliczka jusqu'à Rymuicken Moldavie. La bande de terrain qui les renferme a près de quarante lieues de large dans certains points; on y compte environ seize mines de Sel en exploitation, et plus de quatre cents sources salées. Les plus importantes parmi ces mines sont celles de Wieliczka près de Cracovie, et celles de Bocbnia ; elles sont remarquables par l'énorme puissance de leurs couches et célèbres par les relations <|u'en ont données presque tous les voyageurs. On descend dans les mines de Wieliczka par six puits qui ont quatre ou cinq mètres de diamètre; ces puits ne vont ((ue jusi|u'à soixante-quatre mètres de profondeur; la mine a été approfondie jusqu'à trois cent douze mètres, ce qui établit son fond à cinquante mètres au-dessous (lu niveau de la mer. La masse de Sel est assez solide pour se soutenir sans boisage ; on y a pratiqué des travaux nombreux; on voit dans ces mines une écurie, des chapelles, des chambres, dont tous les ornements sont en Sel. Cette mine produit environ cent vingt mille (|uintaux de Sel par an, et elle occupe près de lieux mille ouvriers. — On ne connaissait point en France de mine de Sel gemme, avant la découverte de celle de Vie, ([ui eut lieu en 1819 par uji sondage dont l'objet était de rechercher de la Houille; deux causes ■Turaient pu faire présumer la présence dans celle localité d'une grande niasse de Sel : d'abord l'existence de nombreuses sources salées dans celte paille du pied de la chaîne des Vosges; ensuite, l'analogie frappante l'nire le terrain des salines de ce déparlement et celui <le Wieliczka. Le dépôt de Sel marin de Vie a été reconnu sur une étendue d'environ trente lieues carrées. Il se compose de plusieurs bancs de Sel, dont un a quatorze mètres de puissance. 11 existe aussi en France un très-grand nombre de sources salées que l'on ex-

ploite, mais dont l'importance est bien diminuée depuis la découverte de la mine précédente. Les plus remarquables sont celles de Salins et Montmorol, dans le département du Jura ; de Dieuze, Moyenvio et Châteausalins, dans le département de la .Meurthe; de Salies, dans le déparleinent de la Haute-Garonne.

Les usages du Sel gemme sont très-nombreux; on s'en sert pour l'assaisonnement des mets, pour les salaisons, pour l'amendement des terres, pour la nourriture des bestiaux, pour la fabrication de la Soude artificielle et du Sel ammoniac; pour la préparation du Chlore, de l'Acide hydrochlorique. Tout le Sel dont on a besoin s'extrait, soil des mines de Sel gemme, soit des eaux qui le tiennent en dissolution. On exploite les mines de Sel gemme de deux manières : lors(|ue le Sel est pur, on l'arrache du sein de la terre à l'aide du pic, on l'amène au jour par des moyens mécaniques, el on le verse immédiatement dans le commerce; mais lorsqu'il est impur, on le soumet auparavant au raffinage, opération qui consiste à le faire dissoudre dans l'eau et évaporer. Quelquefois on fait arriver l'eau dans la masse du Sel même, cl, quand elle est chargée de matière saline, on la porte par des conduits dans les chaudières d'évaporalion.

SoDDE .MURUTÉE. f' . SOCDE UYDBOCBLORATÉE.

Solde nitratee. Substance blanche, soluhle, non déliiiuescenle, cristallisant en rhomboïde obtus de lOC" et 74"; pesant spécifiquement 2,096. tille est formée d'un atome de Soude et de deux atomes d'Acide nitrique, ou en poids de Soude 57, Acide nitrique tiô. Ce Sel se trouve dans la nature sous forme de couches minces el très-étendues, dont les fragments présentent une structure granulaire; elles sont placées près de la surface du sol, et recouvertes par des matières sablonneuses et argileuses. On les a observées dans une seule localité, dans le district d'Alacama au Pérou.

Soude sulfatée. On connaît maintenant deux espèces de Soude sulfatée, l'une anhydre et l'autre hydratée. La première est cojinue sous le nom de Thénardite, la seconde sous celui de Sel de Glauber.

1. Soude sulfatée anhydre; Thénardite. Substance blanche, soluhle, crislalline; lrans|)arente quand elle est pure, el perdant sa transparence par son exposition à l'air, dont elle absorbe l'humidité. Elle cristallise en octaèdres rhoraboïdaux, qui dérivent d'un prisme droit à base rhombe de lag» etoS"; elle est susceptible de clivage dans trois sens différents. Sa pesanteur spécifique est de 2.73; elle est composée d'un atome de Soude et de deux atomes d'Acide sulfurique. ou en poids, de Soude 45, Acide sulfurique 37. Elle est ordinairement mélangée d'une petite quantité de carbonate de Soude. Celte substance a été découverte en Espagne, à cinq lieues de Madrid, dans un endroit connu sous le nom de Salines d'Espartines. Dans l'hiver, des eaux salines Iranssudent du fond d'un bassin; cl, dans l'été, le liquide se concentre par l'évaporalion. Parvenu à un certain degré de concentration, il laisse déposer, sous forme de cristaux plus ou moins réguliers, une partie du Sel qu'il retenait en dissolution. Celle substance est employée avec beaucoup d'avantage pour la préparation de la Soude artificielle.

2. Soiule sulfatée hydratée; Sel de Glaiiber. Siihslance liès-sn!ul)le dans l'eau, d'une saveur salée et amère; Irèsefïlorescente à l'air, ayant une transparence parfaite lorsqu'elle est pure, et un éclat vitreux dans les cassures fraiclies. Sa solution ne donne aucun précipité par les alcalis; elle ne se présente jamais dans la nature sous la forme de cristaux délerminables; elle cristallise artificiellement en octaèdres à base rectangle; sa pesanteur spécifique est de 2,24; sa dureté est à peine supérieure à celle du Gyjise. Elle est composée d'un atome de Sulfate sec et de vinst atomes d'Eau; ou en poids, d'Acide sulfurique 23, de Soude 19, et d'Eau 5G. — La Soude sulfatée anhydre existe dans la nature sous trois formes différentes : en plaques ou croûtes cristallines de plusieurs lignes d'épaisseur, dans un Gypse secondaire du canton d'Argovie, en Suisse; en efflorescence d'un blanc sale ou jaunâtre, à la surface des roches schisteuses, calcaires ou marneuses, qui font partie des terrains de Sel gemme; dans les galeries de mines et sur les vieux murs; enfin, en dissolution dans les eaux de plusieurs lacs et de plusieurs fontaines.

Soude sdlfatée uagivésienne. ^. Reussine. SOUETTE. OIS. L'un des noms vulgaires du Hibou Bracbyote. F. Chouette.

SOOFFLEUR. ois. Espèce du genre Faucon.

SOUFFLEURS. MAM. f^. Cétacés et Mammalogie. SOUFRE. Miiï. Substance simple, combustible, non métallique, d'un jaune citrin, très-fragile, solide, fusible à lOSo; ayant, lorsqu'elle a été fondue, ujie pesanteur spécifique de 1,99; faisant entendre, lorsqu'on la serre dans la main, un petit craquement, dû à la rupture de ses parties intérieures; développant, à l'aide du frottement, l'électricité résineuse avec une odeur assez forte. Le Soufre brûle sans laisser de résidu, et en répandant des vapeurs acres et suffocantes, accompagnées d'une flamme bleue, qui devient blanche et vive si la combustion est rapide; lorsqu'on le traite par l'Acide nitrique, on obtient de l'Acide sulfurique, avec un dégagement de Gaz nilreux. Le Soufre est assez abondamment répandu dans la nature, où il existe tantôt purousimplement mélangé, tantôt à l'état de combinaison intime avec l'Oxygène et différents métaux, formant ainsi des Sulfates et des Sulfures métalliques. Le Soufre natif pur est transparent, d'un éclat vitreux dans sa cassure. Il se présente fré(|uemment en masses crislallincs et en cristaux complets et réguliers. Ces cristaux dérivent d'un octaèdre rliomboïdal, dont les angles sont de 107» 18' et 84° 24' vers un même sommet, et de 14ôo 7' à la base. Le clivage, parallèle aux faces de cet octaèdre, est sensible dans quelques cristaux. La cassure est généralement concboïde et éclatante. La dureté du Soufre natif est inférieure à celle du Carbonate calcaire. 11 est doué d'un pouvoir réfringent considérable; il double fortement les images des objets, même à travers deux faces parallèles. Le Soufre est susceptible de cristalliser artificiellement sous des formes qui appartiennent à deu.x systèmes dilîérents de cristallisation : par la simple fusion dans un creuset, il donne des cristaux aciculaires que Milscherlich a reconnus le premier pour

êlre des prismes obliques à base rliombe , inclinée de 83» 34' sur les pans qui font entré eux l'angle de 00» .52'; dissous dans le carbure de Soufre, il cristallise par évaporation en octaèdres ù base rhomhe, dont la forme est la même que celle des cristaux naturels'. Jusqu'ici le Soufre de la nature n'a offert que des formes qui appartiennent à un seul et même système. Ces formes portent toutes l'empreinte de l'octaèdre primitif; elles en dérivent par de légères modifications sur les angles et sur les arêtes. Les principales variétés de couleur sont le jaune pur (cristaux de Conilla, en Espagne), le jaune miellé (cristaux de Sicile), le jaune-verdâtre (cristaux de Césène, en Italie), le brunâtre, le grisâtre et le blanchâtre. Ces dernières couleurs, qui sont jointes à l'opacité, paraissent dues à un mélange du Soufre avec une matière argileuse ou bitumineuse. Quant à la teinte rouge, assez ordinaire dans les cristaux de Sicile et dans ceux des terrains volcaniques, quelques minéralogistes l'attribuent à la présence d'une certaine quantité de Réalgar; d'autres à celle du Fer combiné avec le Soufre. Stromeyer ayant recherché la naluie du principe qui colore en rouge-orangé le Soufre sublimé deVulcano, une des îles Lipari, a reconnu que c'était une combinaison naturelle de Soufre et de Sélénium. Le Soufre se présente quelquefois en masses compactes à texture vitreuse, ou en masses amorphes à cassure terne, d'un blanc ou d'un gris jaunâtre; on l'a trouvé en nodules d'un brun hépatique à Radaboyen Croatie; en concrétions cylindroïdes d'un jaime orangé, dans le cratère de Vulcano ; en masses stratiformes à texture fibreuse, de plusieurs pouces d'épaisseur, dans la grotte de San Fedele en Toscane; enfin on le rencontre en masses terreuses, composées de particules faiblement agrégées; sous la forme d'un enduit jaunâtre ou d'une poudre blanchâtre à la surface des laves, dans l'intérieur des Silex (la Charité, près Besançon), dans les marnes argileuses (Montmartre, près Paris), dans le lignite d'Artern. en Thuringe, et dans les lieux où il y a des eaux sulfureuses ou des matières organi(|uesen décomposition. — Le Soufre affecte différentes manières d'être dans la nature. Il ne forme point à lui seul de roche proprement dite ; mais on le lencontre dans des terrains de diverses époques, tantôt implanté en cristaux déterminables sur les roches qui les composent, tantôt disséminé dans leur intérieur en lits de peu d'étendue, en rognons ou en amas plus ou moins volumineux, quelquefois eu enduit pulvérulent à leur surface. On le trouve aussi au milieu des filons qui traversent les roches de différents âges. Dans le sol primitif, le Soufre n'est pas très-abondant, et c'est presque uniquement dans le nouveau monde que l'on cite des exemples de ce gisement. Humboldt l'a observé au milieu d'une couche de Quartz subordonné au Micaschisie, dans les Andes de Quito; Eschwege, dans l'itacolumite et dans un Calcaire subordonné à un Schiste argileux du même âge, à Serro-do-Frio au Brésil. On a cité du Soufre dans le Calcaire saccharoïde de Carrare, sur la côte de Gènes. Dans le sol intermédiaire, le Soufre se rencontre aussi, mais assez rarement. On le trouve eu masse au milieu des Gypses de Gébrulaz. près de Pcsay,

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dans la Tairiilaise ; el dans ceux de l'Oisans on Danpliiné. Dans le sol secondaire, le Sonfre esl beaucoup plus abondant. Son principal gisement est au milieu des Gypses, des Calcaires et des Marnes argileuses des dépôts salifères. On le trouve dans ces roches en nids plus ou moins étendus, qui ont quelquefois jusqu'à idusieurs pieds d'épaisseur. Il y est associé presque constamment au Gypse, au Sel gemme et au sulfate de Strontiane. C'est de ces terrains que proviennent les plus beaux groupes de cristaux connus, savoir : ceux de Conilla, près de Gibraltar, à huit lieues de Cadix; ceux de Césène, à six lieues de Ravenne, sur l'Adriatique; et ceux de la Calhnlica, près de Girgenli, du val de Nota et du val de Mazzara, en Sicile. On a aussi trouvé du Soufre dans les mines de Sel de Wieliczka, en Gallicie; dans les Gypses ou les Argiles des salines de la Lorraine; enfin on le rencontre quelquefois sous forme pulvérulente dans l'intérieur des Silex, à la Charité, département du Doubs, et dans le département de la Haute-Saône. Dans les terrains tertiaires, le Soufre a été observé à l'état pulvérulent au milieu des Lignites, à Artern en Thuringe; dans la Pierre à plâtre aux environs de Meaux; dans la Marne argileuse, à Montmartre , près de Paris. Il se rencontre fréquemment dans le voisinage des eaux thermales, dans lesquelles il est tenu en dissolution par le moyen du Gaz hyflrogène; ces eaux déposent journellement du Soufre en poudre autour des lieux d'où elles sortent; enfin ce combustible se forme journellement dans nos marais, dans nos étangs, et dans tous les lieux où se trouvent des matières animales et végétales en putréfaction, tels que les égouts, les fosses d'aisance, etc. Le Soufre a été trouvé dans l'intérieur de quelques filons métallifères : dans des filons de Cuivre pyriteux, en Souabe; dans des liions de Galène, au pays de Siegen; dans les filons aurifères d'Ekaterinebourg en Sibérie, les Basaltes de l'île de Mascareigne, etc. Mais c'est principalement dans les volcans eu activité el dans les volcans àdemi éteints que l'on trouve le Soufre en grande abondance. Cette substance sublimée par l'action des feux volcaniques, se dépose à la surface des laves, où elle forme des croûtes et des concrétions cristallines, et on la retrouve à la profondeur de quelques pieds dans le sol encore fumant qui avoisine les vieux cratères. Le Soufre est surtout répandu dans les solfatares ou soufrières naturelles, qui sont des cratères encore fumants d'anciens volcans affaissés. Il abonde dans l'ile de Vulcano, une des îles Lipari; à Pouzzoles, près de Naples, dont le vieux cratère porte le nom de solfatare par excellence, qui a été exploité de toute antiquité, et où le Soufre se renouvelle perpétuellement.

Le Soufre est employé à différents usages : il sert à la fabrication des allumettes, à celle de l'Acide sulfureux et de l'Acide sulfurique, et surtout à la fabrication de la poudre à canon, dans laquelle il entre pour un dixième, et où il est mêlé au Niire et au Charbon. On l'emploie pour sceller le fer dans la pierre, pour former des moules, et pour prendre des empreintes de pierres gravées. La médecine s'en sert à l'extérieur contre les maladies de la peau, et à l'intérieur contre les maladies chroniques du |)oumon et des viscères ab-

dominaux; enfin il est la base des eaux dites sulfuieuses ou liépati(|ues. On se procure tout le Soufre dont on a besoin de deux manières : en le recueillant immédiatement dans les solfatares ou soufrières naturelles, et le séparant des matières terreuses avec lesquelles il est mélangé; ou bien en l'extrayant des Pyrites, c'est- ;Vdire des composés qu'il forme avec le Fer et le Cuivre, et qui sont abondamment répandues dans la nature. Soufre robge des volcans. A'. Akseuic sdlfcré

RODGE.

SOUFRE VÉGÉTAL, bot. On nomme ainsi dans le commerce la poussière des Lycopodes, particulièrement du Lycopodiviii claiatum.

SOUFRIÈRE. MIN. On donne ce norti aux soupiraux volcaniques par lesquels se dégage du Soufre en vapeur, dont une partie se condense en petits cristaux aciculaires sur les parois de ces ouvertures. Telle est la célèbre Soufrière de l'île delà Guadeloupe.

SOUI. OIS. ^'. TiNAJioc.

SOUILLONS. BOT. ^. SlALlONS.

SOUIMANGA. Neclariiiia Cinnxris. ois. Genre de l'ordre des Anisodaclyles. Caractères : bec de la longueur de la tète ou la dépassant, faible, plus ou moins courbé, élargi ou déprimé à sa base, trigone, comprimé et effilé D la pointe; mandibules égales; bords de l'inférieure fléchis en dedans et cachés en partie par ceux de la supérieure; langue très-exiensihie, tubulaire, bilide; fosse nasale grande; narines placées de chaque côté du bec et près de sa base, fermées en dessus par une grande membrane nue; pieds médiocres; tarse plus long ou delà longueur du doigt intermédiaire; trois doigts en avant, les latéraux soudés à la base, un en arrière; première rémige très-courte, la deuxième plus longue, mais moins que les troisième et quatrième qui dépassent toutes les autres.

Les Souimangas sont à l'ancien monde ce que les Colibris el les Oiseaux-Mouches sont au nouveau; c'està-dire que les uns el les autres ne se trouvent point hors de leurs conlinents respectifs; du reste, chez tous, les mœurs el les habitudes sont tellement semblables que ce qui a été dit à l'article Colibri, page 543 du l. Il, peut s'appliquer en entier au* Souimangas. Ceux-ci sont assujettis à deux mues annuelles, et il en résulte des modifications périodiques dans le plumage qui rendent souvent les mêmes espèces méconnaissables, et ont plus d'une fois occasionné de grandes erreurs dans rénumération de ces espèces. Pendant la saison des amours, la robe brille de l'éclat le plus vif; elle se nuance des couleurs les plus pures; immédiatement après la ponte et l'incubation, celte belle parure esl remplacée par un plumage ordinairement sévère; et les dégradations, qui se font remarquer entre les deux mues, présentent quelquefois tant de bizarrerie qu'il esl bien difficile de retrouver le caractère spécifique.

SociMANGA Adelbert. Ctnnyns Jdelberli, Gervais, Jfag. de Zool., pi. 19. Tèle et menton d'un vertd'émeraude; gorge blanche, encadrée de noir; cou noir; ailes, croupion et abdomen d'un rouge brun. Bec corné; pieds brunâtres. Taille, trois pouces deux lignes.

SociMAPiGA AUX AILES DORÉES. Certilia chtysoplera,

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Lalli. Télé el cnii varii'S de jaune liiillant et <le noirâtre; rémiges el rcclrices noires; lecdices alaires (i'iin jaune d'or; bec et pieds noirs. Taille pelile. Du Bengale.

SociMAPiGA AriG*i,A-DiAN. Certhia lotenia, I.alli., Ois. dorés, pi. 3 et 4 des Soiiimangas; Buff., pi. enl. 57.5, f. 2 et ô. Télé, dos, croupion et gorge d'un vert irisé en bleu; rémiges et recirices vertes; lectrices alaires et caudales d'un verl irisé en violet; haut de la poitrine bleu, le bas violet; le reste des parties inférieures noirâtre; bec et pieds noirs. Taille, qualre pouces. La femelle a les couleurs plus ternes. Le jeune a la têle brune, tacbelée de vert doré; les rémiges et les recirices d'uii brun verdâtre, les parties inférieures d'un blanc sale, tacheté de noir. Madagascar.

SouiMANGA AsPASiE. Clnnyris Âspiisiœ, Less., Zool. <le la Coq., pi. 30, fig. 4. Plumage d'un noir velouté; sommet de la tète d'un vert d'émeraude; dos et lectrices alaires d'un vert doré; devant du cou d'un bleu d'acier bruni; queue égale. Taille, quatre pouces. D'Amboine.

SoniMANGA AURORE. Cinuyiis subflamis, YieiW. Parties supérieures verles; front doré; lête et dessus du COU d'un rouge trés-clair; gorge et devant du cou d'un bleu mélallique; parties inférieures d'un rouge orangé; bec noir; pieds bruns. Taille, quatre pouces. De l'Inde.

SOBIUANGA ADSTRALIE^. f\ MTZOMÈLE A COLllER.

SouiMANGA BEAU. Citinyï is piilclielliis, WeiW.; Certhia pulchella, L., Buff., pi. enl., G70, fig. 1. Plumage d'un vert mélallique; poitrine rouge; ailes, queue, bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. Afrique.

SouiMANGA A BEC TROIT. Ceitliia rectirostiis, Shaw; Cinnyris elegans, Vieill., Gai., pi. 178. Son plumage est d'un vert doré, avec la gorge jaunâtre; un demi collier vert et le ventre d'un pourpré vineux. Taille, quatre pouces. Afrique.

SOUIHARGA A BEC FAICIFORME. ^. HÉOROTAIRE A BEC EN FAUCILIE.

SouiMANGA A BOUQUETS. Ctntiyris cirrhatus,ym\\.\ Certhia cirrhala, Lath. Parties supérieures d'un vert olivâtre, avec le bord des plumes brun; grandes rémiges brunes; poitrine brunâtre, avec un bouquet de petites plumes jaunes de chaque coté; parties inférieures et recirices noires; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces. De l'inde.

SouiMANGABRONZÉ. Cm//j m œ//eMs, Vieill., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 297. Parties supérieures d'un vert bronzé, irisé de bleu et de vert; rémiges et recirices d'un noir bronzé; parties inférieures, bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. La femelle a les parties supérieures d'un vert olivâtre; les inférieures d'un brun noirâtre, nuancé de verl; le bec et les pieds noirâtres. De rAfri(|ue.

SouiMAivGA BRONZÉ AUX AILES BRUNES. Certhiaœtiea, Latb. Parties supérieures d'un vert cuivré; rémiges et lectrices alaires d'un brun roussâlre ; recirices, bec et pieds noirs. Taille, qualre pouces. Afrique méridionale.

SoBiMANGA BRUN ET BLANC Ciniiyris niijialbus , Less. Parties supérieures verles; dessous du cou, rémiges et gorge d'un vert brunâtre; croupion d'un rouge pourpré; parties inférieures blanches; reclrici's

noires ; bec noir el blanc à la base; pieds bruns. Taille, qualre pouces.

SODIMANGA BRUN DU BRÉSIL. Buff.,pl. enl.. 578, fig. 3. C'est le Souimanga violet, à poitrine rouge, à l'époque de la mue.

Souimanga brun a gorge bleue. F. Cuit -Gbit a

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