L. Il parvient à six pieds de long; il est tacheté de
jaune sur un fond noir; il vit sur le bord des rivières,
et se réfugie à l'eau lorsqu'on le poursuit.
fff Les Améivas.
Les animaux qui composent ce sous-genre diffèrent seulement de ceux du précédent par leur queue ronde,
couverte, ainsi que le ventre, d'écaillés carrées, disposées avec régularité. Ils se rapprochent aussi beaucoup des Lézards; mais, selon la remarque de Cuvier, ils ont la léle plus pyramidale, et manquent de plaque osseuse sous l'orbite.
Les Améivas habilenl l'Amérique comme les Sauvegardes, auxquels la plupart des auteurs les réunissent, et aux(|uels ils ressemblent en effet presifue enlièrement. 11 y a cependant i|uel(|nes zoologistes ipii les subdivisent d'une manière assez naturelle, (|uoi(|ue d'après des caractères bien peu importants. C'est ainsi <|ue Fitzinger appelle Psendo-Jineiva queUpies espèces où les écailles du dos sont un peu carénées; Spix nomme Cenlrcpxx une autre espèce où il existe, dans un sexe, deux petiles épines de chaque côté de l'anus. •f-f-i-|- Les Dragonkes, Cuv.; Crocodilurus, Spix; Alla, Gray.
Les Dragonnes ont sur la queue des crêles formées par des écailles relevées d'arêtes. Elles habitent de même l'Amérique, parviennent à une taille assez considérable, et diffèrent si peu des deux sous-genres précédents que INIerrem les réunit sous le nom de J'eiiis. Les espèces-types de ce sous-genre, sont la Dragonne, Lacép., Onadr. ov., pi. 9, qui vit à la Guiane, et le Lézaudet, Lacerta bicarinata, L., qui habile le Brésil.
TtJPIINET. OIS. Nom que porte quelquefois la Mésange à longue (|ueue. A'. Mésange.
TUPISTRA. BOT. Genre de la famille des Asparaginées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Gawler ( in Bot. Mag., lab. 1633), que l'on reconnaît aux caractères suivants : le calice est monosépale, campaniforme, persistant, formé de six sépales soudés ensemble dans leui' moitié inférieure, libres et réfléchis dans leur partie supérieure; les étamines, au nombre de six, sont sessiles vers le milieu de la face interne de chacun des sépales; l'anthère est courte, globuleuse, presque didyme, et à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, à trois loges, contenant chacune deux ovules collatéraux, al tachés à l'angle interne de chaque loge. Le style est épais, comme triangulaire, s'évasantà son sommet en trois lames sligmatiques. Le fruit est une baie globuleuse et à trois loges.
Tdptstra sale. 7'upislra squalida, Bot. Mag., lab. 1055. Ses feuilles sont radicales, lancéolées, ondulées sur les bords, et marquées de fortes nervures. La hampe est radicale et courte, se terminant par un épi long de «piatre à cinq pouces, composé d'un très-grand nombre de Heurs purpurines, sessiles et fortement pressées, accompagnées chacune d'une très-petite bractée. De l'Archipel de l'Inde.
TUPLIA. polyp. (Oken.) Synonyme de Spongille.
TURBAN. coNcn. Plusieurs Co(|uilles sont réunies sous ce nom vulgaire; elles appartiennent aux genres Turbo et Monodonle. Le Tuiban persan est le Turbo cidaris, L.; le Turban de Pharaon est le Monodoitla Pliaraoïiis. On nomme aussi Turban rouge ou Turban turc, la Balane Tulipe, Batanus TiiUinnubulum.
TURBAN. liOT. On a désigné sous ce nom le Lis Martagon et le Lis Porapone.
TURBANÉ. BOT. Variété de Courge, f^. ce mot.
TURBANS, échin. Synonyme de Cidarites. K. ce mot.
T li R
TCIRBICINES. Tiirbiclna. BOLt. (Fériissac.) F. Cy-
CLOSTOJIE.
TURDINACÉS. «OLi. Famille de Mollusques Céphalopodes, liisliluée par Lamarck qui la compose des genres Cadran. Roulelle, TrO(|ue, Monoilonle, Tuil)0, Tuirilelle, riiasiaiielle el Planaxe. f^. ces mois. Dans son Trailé de Malacologie, p. 390, Blainville élablit, sous celle dénomination, parmi les Céphalopodes microscopiques, une famille qui esl formée des deux seuls genres Cihicide el Rolalile.
TURBIN.iIRE. Titibinana. polyp. Oken, qui a créé ce genre, y range plusieurs Zoophyles que Linné a décrits comme des Madrépores ; tels sonl \es Mai/ reparus pellahis, pileiis, craler. Ces Polypiers pierreux, qui sonl évasés eu ombrelle, n'ont pas de tige, et sont adhérents au sol par une sorte de ciment. C'est là le caraclére distinclif de cette nouvelle coupe.
TURBIN'É. Turhinntus. bot. On désigne parce mot adjectif les organes des plantes qui ont la forme d'une poire ou d'une toupie.
TURBINELLE. Turbiiietla. moll. Genre inslilué par Lamarck, el formé avec des Coquilles dont Linné faisait des Volutes. Caractères : animal inconnu. Coquille turbinée ou fusiforme, canaliculée à sa base; canal plus ou moins long; la columelle ayant trois à cinq plis Iransverses et comprimés; un opercule petit, onguiforme, corné, épais, subsinueux, plus étroit, et pointu d'im côlé; sommet apicial. Les Turbiuelles sont des Coquilles marines épaisses, solides, épidermées, présentant dans les espèces des formes diverses, toutes caractérisées par les gros plis Iransverses placés au milieu de la columelle. On peut très-facilement établir plusieurs groupes dans ce genre, les espèces étant tantôt fusiformes, presque lisses, à canal long à la base; tantôt plus courtes, bucciniformes. à canal court. Le plus grand nombre des espèces de ce second groupe présentent une apophyse saillante sur le bord droit, comme dans les Monncéros. Un troisième groupe enlîn serait composé des espèces mnriiiuées, coniques, à columelle très-droite et à canal très-court. Les Turbiuelles, comme l'a fort bien senli Lamarck, se joignent aux Fasciolaires par quelques espèces douteuses entre ces deux genres. Dans ces espèces les plis sont transverses, mais beaucoup plus petits, et placés à la base de la columelle, à l'origine du canal, ce qui n'a pas lieu dans les Turbiuelles non douteuses. Ces i)lis néanmoins ne sont pas comme ceux des Fasciolaires, puisqu'ils sonl égaux et non obliques.
TuRBiNELLE PoiRE. Tiirhinella Pyrum , Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 104, n» 4; f^olula Pyrum, L., Gniel., p. 5465 , n- 102 ; Lister, Conch., lab. 816, fig. 26-27; Marlini, Conch., t. m, lab. 93, fig. 918- 919, et t. XI, lab. 196, fig. 1697-1098. Coquille épaisse, pesante, à queue longue; la columelle à <iuatre gros plis. Elle est ornée de plusieurs rangées Iransverses de points bruns sur un fond blanchâtre.
TUUBliNÉS. Turbinala. moll. Latreille, dans ses Familles naturelles du Règne Animal, a nommé de la sorle un groupe de Mollusques dont une partie a été empruntée à la famille des Turbinacés, de Lamarck, et l'autre à des familles éloignées. I
TURBINOLIE. Turbhwlin. polvp. Genre de l'ordre des Caryophyllaires, dans la division des Polypiers enlièrement pierreux, ayant pour caractères: polypier pierreux, libre ou queUpiefois adhérent, simple, turbiné ou cunéiforme, pointu à sa base, strié longiludinalemenl en dehors el terminé par une cellule laniellée en étoile, quel(|uefois oblongue. Les Turbiiiolies forment un genre intermédiaire entre les Caryophyllies simples et les Fongies. La forme de leur éloile et les slries de leur surface extérieure les rapprochent des premières; elles ont des rapports avec les secondes en ce qu'elles paraissent n'avoir point été fixées |)ar leur base; telle esl au moins l'opinion de Lamarck. Lamournux a émis une opinion contraire, fondée sur quel(|ties échantillons de sa collection, qui lui parurent offrir des traces d'une base fixée.
On ne connaît les Turbinolies qu'à l'élal fossile, elles se trouveul dans plusieurs sortes de terrains, mais particulièrement dans les couches tertiaires. Ce sont des Polypiers peu volumineux, simples, Inrbinés ou cunéiformes, striés longitudinalemenl en dehors et (|ui n'ont qu'une éloile terminale, dont les lames sont rayonnantes. D'après celte structure, on ne peut douter que le Polype des Turbinolies ne fût solitaire. Les espèces de ce genre sont les suivantes : Turbùiolia pafella/a, turbinala. cxathoUles, compressa, crispa, sulcatn. clams, caryophylliis, cellica.
TURBINOLOPSE. Tiirbinolopsis. poiyp. Genre établi par Lamouroux dans l'ordre des Caryophyllaires, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier fossile, eu forme de cône renversé el sans point d'attache distinct; surface extérieure plane, maniiiée de lames rayonnantes, réunies ensemble à des intervalles courts el égaux; ces lames produisent latéralement des stries longiludinales très-Uexueuses, dont les angles saillants, en opposition entre eux et très-souvent réunis, forment des trous rayonnants, irréguliers et situés en quinconce; tous ces trous ou lacunes communiquent ensemble par une grande quantité de pores de grandeur inégale. Ce genre ne renferme qu'une espèce, c'est le Turbinolopsis ocliracea , Lamouroux, Exposition méthodique de l'ordre des Polypiers, tab. 8-2, fig. 4,3 et 6, trouvé à Beuouville, prés de Caen.
TUKBIÎSULIÎSE. Turbinulina. moll. Division sousgénérique, établie par D'Orbigny (Ann. des Se. nat., t. vil) dans le genre Kolalie de Lamarck. F. Uotalie. TURBITH. Turbith. but. Genre proposé par Tausch, pour faire partie de la famille des Oinbellifères, avec les caractères suivants: calice bordé de dents décidues; pétales obcordés, à découpures repliées; styles allongés avec leurs stylopodes coniques; fruit cylindracé, contracté i)ar le côlé, longuement atténué au sommet en forme de bec par la persistance des pistils, recouvei t d'une pubesceuce douce et soyeuse; méricarpes à cinq paires de bandes filiformes et obtuses, dont les vailécilles sont unirayées; commissure partagée par un sillon faiblement prononcé ; carpopliore bipartite.
Tbrbith DEWiTTHiOLE. Turbilh MaltltioU , Tausch; Arhainaiilha MalthioU , De Cand. C'est une plante herbacée, vivace, à feuilles découpées, décomposées
dont les segments sont capill.iiies; ombelles terminales; involiicres et involucelles polypliylles. Des montagnes de la Caiinlhie.
Les Arabes nommaient Tdrbith une espèce de Liseron (Concolvutus rurpelhnm) dont les racines sont extrêmement purgatives.
On a aussi appelé Turdith da.tard ou faux, le Laseipitiuin lalifolium, L.
TURBITH MINÉRAL. MIN. r. Meuccre.
TURBO. MOLL. Ce génie, créé par Linné, fait partie la famille des Turbinacées de Lamardi. Il est à côté des Monodontes et des Troiiues, avant les Planaires et les Phasianelles. Suivant la méthode de Blainvillc, il appartient à la famille des Cricoslomes,(ini est la seconde de l'ordre des Asiphonobranches. Bien que les Turbos soient au commencement de celle famille et que les Troques terminent la précédente, on ne peut disconvenir que ces deux genres ne soient liés par trop de rapports naturels pour (|u'ils puissent rester de celle manière dans deux familles. A'. Troqde. Les caraclèrcs génériques suivants sont empruntés à Blainville (Traité de Malacologie) : animal presque en tout semblable à celui des Toupies; les parties latérales du corps, ornées d'appendices lenlaculaires, différent de nombre et de forme; lèteproboscidiforme; tentacules grêles, sélacés; yeux souvent subpédonculés; boucbesans dent, labiale, mais pourvue d'un ruban lingual fort long, enroulé en spirale, et contenu dans la cavité abdominale , un sillon transversal au bord intérieur du pied; deux peignesbranchiaux. Coquille conoïde ousubturriculée, à pourtour jamais comprimé; ouverture entière, arrondie, non modifiée par l'avanl-dernier tour, à bords désunis dans leur partie supérieure; columelle aniuée, aplatie , sans Ironcalure à sa base; opercule calcaire ou corné; spire visible du côté externe dans ceu.\-ci, du côté interne dans ceux-là ; l'externe souvent épaissi et guillocbé. Les Turbos sont des Coquilles marines épaisses, nacrées, lurbinées ou sublurriculées, trèsvariées dans leurs couleurs et les accidents extérieurs. On en coiuiait un grand nombre d'espèces tant vivantes que fossiles.
Torbodouched'or. Turbo ch/ysostomiis, L.,Gme]., p. 3591, n" 10, Lamk., /oc. cit., n"?; Rumpli, Mus. Amb., tab. 19, fig. e; Favanne, Concb., pi. 9, tig. a 2; Chemn., Concb., t. v, tab. 178, fig. 176G. Belle Coiiuille de l'Océan des Grandes-Indes. La nacre intérieure est d'une belle couleur jaune d'or.
Turbo Pie. Turbo Piva, L., Gmel., p. 3398, n» 59; Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 44, n» 14; Bonnani, Eécréat., 3, fig. 29-50; Favanne, Concb., pi. 9, fig. f 2; le Livon, Adans., Sénég., tab. 12, fig. 7; Cliemn., Concb., t. V, lab. 176, fig. 1730-1731. Coquille trèscommune des mers de l'Inde, bariolée de blanc et de noir; oi)ercule corné.
TURBO LUNARIS. mou,. Klein (Tent. Osi/nc, pag. 53) nomme ainsi un genre dans lequel il fait entrer trois espèces de Cyclostomes.
TURBONILLE. TurboHilla. moll. Genre fondé par Risso (Hist. nat. de l'Europe méridion., l. iv) sur les caractères suivants ; co(iuille turriculée; tours de spire souvent plans, les trois du sommet mamelonnés; suture
étroite, profonde; ouverture pres(|ue carrée, arrondie à droite, à angle aigu à gaucbe; périlrême à droite, ù gauche et sur le devant parfait. Risso place ce genre enlre les Pleurolomes et les Roslellaires. 11 cite trois espèces, et en ajoute une quatrième dans l'explication des planches.
Tbrbonille plissée. Turbonilla plica/a, Riss., p. 224. Coquille lisse, fort luisante, translucide, d'un blanc d'ivoire; spire formée de huit à dix tours incrustés de côtes presque obli(iues, également distante. Taille, deux à trois lignes. On la trouve fossile à la Trinité.
TURBOT. POIS. Les Turbots forment aujourd'hui un sous-genre que Cuvier a nommé Rhombus, et qui s'isole des Pleuronectes vrais par plusieurs caractères. F. Pleïroîiecte.
TURC, REPT. Espèce du genre Érix. f . ce mol. TURCOShNE. OIS. C'est la PcrrucheSagitlifÈre d'Edwards, y. Perroqdet.
TURCOT. OIS. (Belon.) Synonyme de Torcol.F.ceraol. TURUOIDE, Ixos. ois. L'une des divisions du genre Merle, y. ce mot.
TURDUS. OIS. Synonyme de Merle. F. ce mol. TURGÉNIE. Tnrgenia. bot. Hoffmann {Uinhellif., éd. 2, 1, p. 39) a établi sous ce nom un genre de la famille des Ombellifères, qui a été adopté par Koch et De Candolle, et qui est ainsi caractérisé : calice à cinq dents; pétales obovales, échancrés, avec une petite pointe infléchie, les extérieurs étalés en rayons et bifides; fruit contracté par les côtés; carpelles dont les côtes primaires latérales sont placées sur la commissure et légèrement muriquées, les autres sur deux ou trois rangs et hérissées de pointes égales; vallécules à un seul canal oléifère; graine enroulée. Involucre général et involucelles à plusieurs folioles.
TuRCÉNiE A LARGES FEUILLES. Turgcnia latifolia, Uoffm., loc. cit.; Caucalis latifolia, L. Ses Heurs sont rosées; ses feuilles sont pinnées, avec les folioles lancéolées, incisées et décurrentes. Celle plante croît en Europe.
TURGÉNIOPSIDE. Turgeniopsis. bot. Genre de la famille des Ombellifères, inslilué par Boissier, qui lui assigne pour caractères : bord du calice armé de cinq dents courtes ; fruit comprimé par les côtés, ovale, couronné de slybipodes coni<|ues et de stigmates sessiles; les cinq paires de côtes primaires sont filiformes, parsemées de papilles blanches, les secondaires sont Irèsobluses, garnies de trois rangées d'épines soyeuses, et elles occupent les intervalles que laissent enlre elles les primaires. Face commissurale cymbiforme et profondément concave. Albumen concave; carpophore fendu au sommet.
Tdrgéniopside foemcclacée. Turgeniopsis fœnicnlacea, Boiss. C'est une piaule annuelle, très-glabre, à feuilles décomposées, dont les découpures sont capillaires; celles des feuilles radicales sont beaucoup plus courtes. Cette piaule se trouve en Perse.
TURGOSEA. bot. (Haworlh.) L'une des sections du genre Crassula. Cette section comprend les espèces qui ont les fleurs disposées en épis ou en Ihyrses, accompagnées de bractées; la corolle formée de cinq pétales légèrement mucronés un peu au-dessous de leur
sommet; les écailles dii disque émargiriées. Ce sont lies herbes bisannuelles, cbarnues, velues, ayant les feuilles opposées en croix; les fleurs peliles et rosàlies. On y rapporte les espèces suivantes : Crassula linguœfolia, Haw.; C. tomeutosa, Thunb., Cap.proil. 50; C. pe/7Msa, Uaw.; C.ohovala, Haw.; C. Aloides, Alton.
TURGOTIA. BOT. (Commerson.) Synonyme à'ixia Pfiaitiiilalis. V. W\TS0fiiE.
TURGIilS. OIS. Espèce du genre Pigeon. V. ce mol.
TCRIE. Turia. bot. Génie de la famille des Cucurbilacées, établi par Forskalil (F/oc. /Egypt.-Aïah.^ p. 103) et ainsi caractérisé : fleurs monoïques. Les mâles ayant un calice à cinq divisions lancéolées, étalées; une corolle rolacée, à cinq pélales jaunes; cinq étamines dressées, filiformes, triadelplies, à anthères ondulées-labyrinthiformes; un rudiment d'ovaire demifilobuleux. Les Heurs femelles ont le calice et la corolle comme dans les Heurs mâles; des filets rudimentaires d'élaniines; un ovaire cylindrique, épais; trois stigmates bihibés. Le fruit est cylindrique? aminci, velu et verriiqueux.
TuRiE MoGHADE. Tuiia Moghadd, Forsk. Ses fleurs sont blanches et grandes; le fruit est charnu, vert et |innclué de blanc avant sa maturité, jaune et comestible lorsqu'il est mûr. De l'Arabie.
TUlilON. Turio. bot. On appelle ainsi le bourgeon qui s'élève chai|ue printemps des racines vivaces. Il est en général dépourvu d'écaillés, et ne diffère des bourgeons proprement dits (|ue par son origine soulerraine; telles sont les bourgeons des Asperges, des Asters, etc.
TURLU , TURLUl. ois. Noms vulgaires du grand Courlis cendré. A'.Codrlis.
TURLUR. OIS. (Sepp.) Synonyme vulgaire de Chevalier Gambette.
TURLUT. OIS. Nom vulgaire du Pipil Farlouse.
TURLUTOIRE. ois. Nom vulgaire de l'Alouette Lulu.
TURNEPS. bot. Nom d'une variété de Rave, Bias- ■sica Râpa.
TURNÉRACÉES. Turneraceœ. bot. L'une des deux tribus de la famille des Loasées, et que le professeur De Candolle considère comme une famille distincte. /^. Loasées.
TURNÈRE. Timiera. bot. Genre établi par Linné, d'abord placé dans la familledes Portulacées.puis dans celle des Loasées, par Kunth.et que De Candolle consisidère comme type d'une famille distincte, qu'il nomme Tiirnéracées. r. ce mot et Loasées Le genre Tiirnera offre les caractères suivanis : son calice est monosépale, tubuleux, à cinq divisions égales; sa corolle se compose de cinq pélales, insérés à la pari le supérieure du tube; les étamines, au nombre de cinq, sont attachées vers la partie inférieure du tube; les anthères sont ohlongues, inirorses et à deux loges; l'ovaire est libre ou légèrement adhérent dans environ son quart inférieur. Il offre une seule loge, dans laquelle les ovules, très-nombreux, sont insérés à trois troiihospermes pariétaux. Du sommet de l'ovaire naissent trois styles simples, terminés chacun par un stigmate mulllfide. Le fruit est une capsule à une seule loge, s'ouvrant jusqu'à son milieu en Irois valves; elles portent
les graines sur le milieu de leur face interne. Ces graines sont allongées, obtuses, accompagnées d'un arille membraneux, unilaléral et irrégulièrement denté. Les espèces de ce genre sont des arbrisseaux, des arbustes, ou même des plantes herbacées, ayant des feuilles allernes, simples, dentées ou pinnatifidcs, offrant ordinairement deux glandes à leur base, mais pas de stipules; les fleurs sont axillaires, jaunes, solitaires ou en grappes. Toutes sont originaires de l'Amérique méridionale.
TtRNÈRE A FEtiiiES u'Orme. Tuinera Ulmifolia, L. C'est un arbrisseau de sept ou huit pieds de hauteur; sa lige est droite, cylindii(|ue et rameuse; ses feuilles sont lancéolées, luisantes en dessus, pubescentes en dessous, traversées par des nervures blanchâtres, dentées en leurs bords et courtement pétiolées; la corolle est grande efd'un beau jaune. De la Jamaïque.
TCRNÉRITE. Mm. Pictet a découvert anciennement dans les Roches de Chamouny, un minéral cristallisé que l'on a regardé pendant longtemps comme une variété de Spliène. Delaniétlierie lui avait donné le nom de Piclite. Levy, ayant étudié ses cristaux, a cru y reconnaître une espèce nouvelle (|u'il a dédiée au docteur Tiirner. Ses formes cristallines dérivent, selon lui, d'un prisme rhomboïdal oblique de 00» 10', divisible dans le sens des diagonales de ses bases. Les crislaiix de Turnérite sont fort petits; leur couleur est le jaune brunâtre, et leur éclat lire sur l'adamantin. Ils sont transparents ou au moins translucides. Leur dureté est à peu près celle du Spath fluor. D'après quelques essais de Cliildren, ils seraient composés d'Alumine, de Chaux, de Magnésie, d'un peu de Fer; ils renfermeraient trèspeu de Silice, et pas un atome de Titane. On a trouvé la Turnérite au Mont-Sorel en Dauphiné, avecl'Albite, la Craïtonite et l'Anatase.
TURNIX. Hemipodius. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés. Caractères: bec médiocre, grêle, droit, très-comprimé; arête élevée, courbée vers la pointe; narines linéaires, placées longitudinalement de chaque côté du bec et s'élendaut jusque vers le milieu, en partie fermées par une membrane nue. Pieds élevés; tarses longs; trois doigts devant, point en arrière; ailes médiocres: première rémige la plus longue; rectriccs faibles, réunies en faisceau et cachées par les rectrices caudales. Ce genre est encore un des résultats de la dislocation du grand genre Tetrao de Linné; il renferme tous les plus petits Gallinacés. On les trouve disséminés dans toutes les contrées chaudes de l'ancien continent; mais leurs mœurs sont tellement sauvages que l'on n'est point encore parvenu à pouvoir les étudier d'une manière satisfaisante; tout ce que l'on sait de l'histoire de ces Oiseaux, c'est qu'ils paraissent préférer la course au vol, et que c'est par le premier des deux moyens qu'ils savent échapper aux dangers les plus imminents. Aussi les chasseurs qui recherchent ce pclitgibier,n'ignorantpasque l'on parvient rarement à faire lever une seconde fois les Turnix, se contententils d'observer la remise et d'y conduire des Chiens dressés pour cette chasse. Alors, si l'Oiseau ne trouve point un buisson protecteur, un trou de rocher qui puisse rompre la piste et le mettre à l'abri de la dent meur-
liièie, il succombe infailliblement malgré son extrême agilité. Les broussailles et les bruyères qui établissent une démarcation d'une assez grande étendue entre les terrains boisés et les plaines arides ou sablonneuses, sont les retraites ordinaires desTurnix; ils y vivent solilairement et paraissent même ne se réunir que dans la saison des amours. Les individus que l'on a pris vivants, et que l'on a essayé de nourrir en captivité, touchaient rarement aux graines qu'on leur présentait; mais si ou leur offrait de petits insectes, assez souvent ils les avalaient, ce qui tend à faire croire qu'à ces derniers se borne leur nourriture. Du reste, l'on n'a pu les conserver longtemps en vie. On suppose qu'ils nichent dans les broussailles, mais rien n'a pu confirmer encore ce soupçon, ni donner aucun indice sur les produits de la ponte.
TcRtiix d'Andalojjsie. A'. TouNix Tacbydrôme. Tdrnix k banbeac noir. Heiilipodius nigrifrons, Temm.; Tuniix nigrifrons, Vieill., Gai. des Ois., pi. 218. Parties supérieures variées de roux, de noir et de blanc roussâlre; télé et nuque roussâtres, tachetées de noir; deux lignes transversales blanches et une noire sur le front; tectrices alaires d'un roux jaunâtre, tachelées de noir vers l'extrémité; rémiges d'un gris noirâtre; gorge roussâlre; devant du cou et poitrine de la même nuance, mais parsemés de peliles taches noires; parties inférieures blanches. Bec emplumé à la base, rougeâtre ainsi que les pieds; ongles bruns. Taille, six pouces. Des Indes.
Tdrpiix bariolé. Hemipodius vniius, Temm., Ois. color., pi. 434, tig. 1. Penlix varia, Lath. Parties supérieures variées de gris et de brun, avec des zigzags et de grandes taches triangulaires noires; front et aréole des yeux d'un brun noirâtre, marqués de petits points blancs; rémiges noires; devant du cou et poitrine d'un gris cendré jjâle; une tache bleuâtre accompagnée de plusieurs autres rouges et brunes sur les cotés du cou ; pallies inférieures blanches; bec cendré; pieds jaunes. Taille, dix pouces. De la Nouvelle-Galles du Sud.
TiiRNix Cagnan. y. Tdrnix a cou noir.
TcRNix Castanote. Hemipodius Castanolus, Gould. Tète et poitrine d'un cendré verriàtre; sourcils et parties supérieures d'un brun châtain, avec de petites taches blanches sur le dos; bec et pieds jaunes. Taille, sept pouces. De l'Australie.
Tbrnix combattant. Hemipodius piignax, Temm., Ois. color., pi. CO, fig. 2. Parties supérieures d'un brun roussàtre, rayées de noir, avec le bord des plumes alternativement blanc et noir; front et lorum d'un gris brunâtre, pointillés de blanc; joues brunes, tachetées de blana; peliles tectrices alaires d'un cendré blanchâtre, avec deux larges raies noires sur chacune, les .Tulres d'un roux cendré, largement rayées de noir; rémiges bordées extérieurement de roux cendré; gorge et milieu du cou en devant d'un noir pur; côtés du cou, poitrine et Bancs d'un blanc cendré, largement rayés de noir; parties inférieures d'un roux marron clair; bec jaune; pieds rougeâlres. Taille, cinq pouces cl demi. La femelle a généralement les couleurs du plumage beaucoup moins vives ; la bande longitudinale
de la gorge au lieu d'être noire est blanche, avec un simple trait noir qui l'encadre; le milieu du veiiire est d'un blanc roussàtre. De Java, où ces Oiseaux jouissent d'une sorte de célébrité pour les combats (|u'ilsse livrent cl qui seivent d'amusement au peuple.
Ti'RNix A cou NOIR. Heiiiipodius nigricollis, Temm. Caille de Madagascar, BufF., pi. enl. 171. Parties supérieures d'un brun châtain, ondulé de lignes noires, les inférieures sont cendrées; gorge et cou noirs; ailes tachetées de blanc; bec et pieds d'un gris jaunâtre. Taille, six pouces et demi.
TuRNJX A CROISSANTS. Heiiiipodius lunafiis, Temm.; Tetrao Gibrallaricus, Gmel. Parties supérieures brunes, rayées de noir, les inférieures jaunâtres; lectrices alaires tachetées de noir et de blanchâtre; gorge rayée de noir et de blanc; poitrine parsemée de lunules noires; bec noir; pieds pales. Taille, six pouces et demi. Du midi de l'Europe.
Tdrnix Dcsscbier. Hemipodius Dussumieri , Temm., pi. color. 454, fig. 2. Parties supérieures mélangées de roux, de cendré, de blanc et de noir, distribués par taches et par raies tînes et transversales; ailes couvertes de taches rousses et fauves encadiées de blanc-roussâire; devant du cou et poitrine d'un roux clair, avec des taches brunes et roussâtres sur les côtés; nuque parsemée de taches rousses; gorge et abdomen blancs; bec et pieds brunâtres. Taille, cinq pouces. Du Bengale.
Tdrnix de Gibraltar, y. Turnix a croissants.
Tdrnix a gorge noire. Hemipodius atrogularis, Gould. Parties supérieures brunes, striées tranversalement de noir et parsemées de taches blanches; côtés du cou blancs; front, gorge et haut de la poitrine noirs; tectrices alaires brunes, striées de jaune-brunâtre; bec d'un jaune orangé; tarses bruns. Taille, six pouces. Java.
Tdrnix hottentot. Hemipodius hotfenlotus, Temm. Parties supérieures brunes, variées de zigzags roux et noirs; sommet de la lête noir, avec le bord des plumes d'un roux foncé; joues blanchâtres, avec le bord des plumes roux; côtés et devant du cou, poitrine et flancs variés de blanc-roussâtre et de noir, avec de grandes taches brunes; deux bandes, l'une blanchâtre et l'autre noire, sur les scapulaires; lectrices alaires variées de roux, de blanc et de noir; rémiges brunes, terminées et frangées de jaunâtre; rectrices brunes, variées de zigzags roux et noirs, parsemées de grandes taches blanchâtres; gorge blanche, avec le bord des plumes roux; parties inférieures d'un blanc jaunâtre, avec quelques taches brunes sur le milieu du ventre; bec menu et gris; pieds jaunes. Taille, cinq pouces. De l'Afrique méridionale où Lcvaillant, qui l'a observé, dit que la femelle pond dans les broussailles huit œufs d'un gris sale.
Tdrnix de Ldzon. Hemipodius Luzoniensis. Parlies supérieures d'un gris noirâtre, les inférieures jaunâtres; tête blanche, variée et ponctuée de noir; poitrine d'un brun marron; bec et pieds gris. Taille, six pouces. De l'île de Luzon.
Tdrnix ue Madagascar, f. Tdrnix a cod noir.
Tdrnix de Weiffren. Hemipodius Mciffrenii,
Temm., Ois. color., pi. CO. fig. 1; Heiiii/jodiiis nivosiis, S\v.; Oriyxelos Meiff'renli, Vieill. Pallies supdliemes rousses, laelielécs de blanc; grandes rémiges noiiàlros, lionic'es de hlaiic-jaiinâlre pl lerminées de roussàlre à l'exceplion de la prenilc'-re (|iii est enlièremenl blanclie; une large bande blanche sur les lec- (irccs alaires; rcclrices rousses; les deux inlermédlaires ont (rois lacbcs transversales, d'un l)lanc ruussâlre, bordées en bas par un liséré noir; sourcils blancs; parties inférieures blanclies; gorge lavée de roussàlre; bec grêle, noiràlre ù la poinle; pieds rougcâlres. Taille, quatre pouces. Du Sénégal.
TcKmx MïLANOTE. Hvmipodius Melanotus, Gould. Tête noire, avec l'extrémité des plumes brune; lorura et sourcils d'un jaune brunâtre; nuque d'un brun cliàtain, linemenl striée de noir; dessus du dos, croupion et tectrices caudales supérieures noirâtres, avec des taches d'un brun obscur: lectrices alaires !)runes, rayées de noir; reclrices brunes; menton blanchâtre; parties inférieures d'un fauve pâle. avec des traits longiluclinaux brunâtres; abdomen et lectrices sous-caudales d'un blanc jaonàlre; bec et pieds bruns. Taille, six pouces. De Van Diémen.
TiiRPiix MOUCHETÉ, /h tilipndius maciilalus, Temm.; Tiii iiix viaculosns, Vieill., Gai. des Ois., pl. 218. Parlies supérieures brunes, variées de roux et de jaunâtre; une tache noire au milieu de la plupart des plumes qui sont en outre bordées de blanchâtre; sommet de la tête varié de gris el de roussàlre, tauhelé de noir, marqué d'une bande longitudinale blantlie; sourcils el côtés du cou roux ; joues et gorge d'un blanc roussàlre; parties inférieures d'un roux clair, rayées de noir sur les flancs el les côté.'î de la poitrine; tectrices alaires rousses, avec une tache noire vers l'extréniilé; rémiges cendrées, bordées exlérieurement de roux; bec et pieds jaunes. Taille, cinq pouces. De l'Océanique.
ToHNix NEIGEUX. tJewi/wilius nebiilosus, Sw. Parlies su|iérieures brunes, variées de ferrugineux; menton blanchâtre; gorge el poitrine roussâlres , ornées de taches blanches el noires, le reste des parties inférieures blanc; croupion cl tectrices suhcaudales d'un roux uniforme. Taille, quatre pouces. Afrique.
TuRivix A PLASTEoi» ROUX. HeuiipoiUus thoracicus, Temm. A'. TuBPtix de Luiim.
TcRMX RWÈ, Hemipodius fasciatiis, Temm.Verlex noir; dessus du cou roussàlre; parties supérieures brunes, tachetées de noir, les inférieures rousses; gorge et poitrine blanchâtres, traversées par des raies noires; bec el pieds jaunes. Taille, cinq pouces. Des iles Philippines.
TuRnix Tachydrome. Hemipodius Tachydiomus, Temm.; Tetrao andtiliisiciis , Gmel. Parties supérieures brunes, rayées transversalement de fauve el de noir; bord des rémiges blanchâtre; parlies inférieures d'un blanc roussàlre; une bande longitudinale blanche, sur le vertex; sourcils roux; bec corné; pieds lougeâlres. Taille, six pouces. Du midi de l'Europe el du nord de l'Afrique.
TuRivix Taigoor. Hemipodius Taigoor, Sykes. Parlies supérieures d'un brun marron : chaque plume est bordée el ondulée de noir; lectrices alaires rayées de
noir; rémiges brunes; menton et gorge d'un blanc pur; poitrine noire, rayée de blanc; ventre et croupion nuancés de ferrugineux; bec noirâtre. Taille, quatre pouces el demi. De l'Inde.
TuRNix A ventre NOIR. Heiilipodius vielanogasier, Gould. Sa lêle, ses oreilles, sa gorge et son ventre sont noirs; sourcils blancs; le derrière de la tête el la nuque est varié de noir el de châtain, parsemé de lâches blanches; les parties supérieures sont d'un cliàlaia foncé, tachetées de blanc; les scapulaires el les lectrices alaires sont d'un roux brunàlre, avec une tache Idanche encadrée de noir sur cha(|ue plume; les rémiges sont brunes. Le bec est d'un brun pâle; les pieds sont rougeâlres. Taille, huit pouces. De l'Australie.
TURNIX. OIS. (Bonnalerre.) V. Ortygode.
TUKPETUUM. BOT. Synonyme de Turbith.
TCBPINIE. Tiirpiniii. bot. Plusieurs genres ont été dédiés à Tiirpin : le premier fut créé en 18C5 par Venlenal (Choix de Plantes, p. el lab. 31). et comme il ne diffère pas de celui qui fui institué depuis, par Roxbourg. sous le nom de i)a//;r/"pe/ea, celte dernière dénomination pourra êlre préférée; le deuxième a été constitué en 1807 par Hiimboldl cl Bonpiand (Plantes é(|uinoxiales, p. 113, lab. 5-3); le troisième n'est qu'un changement de nom <lu Poiietiu, proposé par Persoon; enlîn le<|ualrième fut établi par R;iffiiiesiiiie en 1809 ( Joiirn. de Bot., 2. p. 170). Biais ce dernier est identique avec le genre Lobadiiim du même, ( le Sclunalzia, de Desvaux) qui ne forme qu'une simple section dans le genre Rhiis.
Le genre Turpinia, de Humboldl et Bonpiand, pour lequel Poireta proposé le nom de Fiilcadeci, fait parlie de la famille des Synantliérées, el il a été placé par Cassini dans la Iribu des Carlinées-Barnadésiées, entre les genres Dasyphylluin el Chuqiiiinga. Il offre les caractères suivants : involucre cylindracé, formé de folioles régulièrement imbriquées, appliquées, lancéolés, coriaces, spinulescenles au sommet. Réceptacle petit, plan et nu. Calalhide composée d'une seule Ueur régulière, hermaphrodite, à corolle cylindracée, soyeuse extérieurement, munie à l'entrée du tube d'une zone de poils, le limhe divisé en cinq segnients égaux el linéaires. Élamines à anthères pourvues au sommet seulement d'ai)pendices oblongs et obtus. Style simple, très-long, dénué de poils collecteurs, renflé et comme tronqué au sommet, ce qui résulte probablement de la soudure des deux branches sligmatiques.O va ire oblong, cylindracé, très-velu, surmonté d'une aigrette longue, persistante, formée de poils plumeiix. Les calalhides sont sessiles, très-rapprocliées, comme fasciculées et agglomérées en une sorte de capitule. Cassini a proposé le nom de Dolicliostylis (\ons style), ou celui d'^tlicoslylis (style insolite), dans le cas où le nom de Turpinia ne serait pas adoplé.
TuRPiNiEA feuilles DE LAURIER. Turpinia Laurifolia, Humb. et BonpI., lac. cil. C'est un arbre d'environ dix-huit pieds de haut, dont le bois est très-dur, l'écorce crevassée, hérissée d'épines, les branches éparses, garnies de feuilles oblongues, aiguës aux deux extrémités, très-entières, coriaces et glabres. Les Heurs sont
disposées en paniciiles lermiiiales. Cetarbrecroildans les parties chaudes des Andes du Pérou.
TURQUET. zooL. Ou simpIemenC Tdrc. Pelile race dans l'espace du Chien doniesli(|ue.
TURQUliT ou TURQUIS.BOT. Un des noms vulRaires du Maïs.
TURQUETTE. bot. y. Herniaire.
TUROUIN. OIS. Espèce du genre Tangara.
TURQUOISE. ROT. Nom donné par Paulet à un Agaric donl le chapeau est d'un beau bleu de ciel.
TURQUOISE. MIN. Ce nom désigne une Pierre opaque, d'un bleu clair ou verdâtre, assez dure pour recevoir le poli et pour être employée comme Pierre d'ornement. On doit distinguer deux sortes de Turquoises.
I.Tdbqooise pierredse : Turquoise orientale. Turquoise de vieille roche des lapidaires, Calaïte de Pline. D'une couleur bleuâtre pâle tirant sur le verdâtre; elle paraît composée d'Alumine, d'Acide phospborique, de Chaux et d'Oxyde de Cuivre qui, sans doute, fait fonction de principe colorant. Cette substance est plus dure que le verre, mais elle est rayée par le Quartz. On la trouve en Peise et en Syrie, dans les terrains d'alluvion. Elle est assez estimée comme bijou; on la taille en cabochon, et on la monte fréquemment avec un entourage de Diamants ou de Rubis.
2. Turquoise osseuse : Turquoise occidentale. Turquoise de la nouvelle roche, Turquoise Odonlolilhe, Fischer. Ce n'est qu'un fragment d'ivoire ou d'os fossile, pénétré de phosphate de fer. Elle se dislingue de la Turquoise pierreuse, en ce qu'elle fait elîervescence dans les Acides; de plus sa couleur pâlit et devient d'un bleu pâle ou grisâtre à la lueur d'une bougie, tandis que la Turquoise pierreuse conserve sa belle teinte. On tiouve des Turquoises osseuses en Fiance, près de Simore dans le déparlement du Gers, et en Suisse dans le canton d'Argovie. Elles ont beaucoup moins de prix que les Turquoises de vieille roche.
TURRÉE. Tiiirœa. bot. Genre de la famille des Menacées et de la Décandrie Wunogynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, quinquéfîde ; corolle â cinq pétales très-longs, en languette; dix ctamines dont le tube est long, à dix dents, lesanlhères insérées à la base de celles-ci ou dans leurs intervalles; un style surmonté d'un stigmate un peu épais; capsule à cinq loges dis|)ermes, les valves portant les cloisons sur leur milieu. Ce genre renferme sept espèces (|ui croissent dans l'Inde orientale, aux iles Madagascar, Maurice et sur la côte africaine voisine. Ce sont des arbrisseaux rameux, à feuilles alternes, simples, tantôt glabres, tantôt pubescenles, à Meurs axillaircs, réunies plusieurs ensemble et munies de petites bractées.
TuRRÉE A lobes. Ttitrœa lobota , Bennett , Bot. r.egist. 1844, 4. Ses tiges sont Hexueuses, recouvertes d'une écorce brunâtre; les feuilles sont alternes, rhombiformes, avec le sommet partagé en trois ou cinq lobes dentés, le dessous est pubescent; les Heurs sont blanches, axillaires et solitaires; le dessous des pélales est veidâire. De Pile de Java.
TURRICULACÉS. Tinnculaceœ. moll. Blainville,
dans son Traité de Malacologie, a proposé celle famille pour le genre Turrilile lui seul. Cette famille est la dernière des Céphalopodes, et elle a le désavantage d'isoler de tous ses rapports naturels le genre (|u'elle conlient. Elle est, en effet, éloignée de la l'amille des Ammonées, d'où le genre Turrilile n'aurait dû jamais sortir. Le système de Blainville, pour ce (|uia rapport aux Céphalopodes, ayant été tait d'après la forme des coquilles, il a dil en résulter une foule d'erreurs et de faux rapports, tels que ceux signalés ici. y. Turri-