‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 73 sur 119 · DAIRE · texte numérisé non relu

DAIRE

TUIT. ois. L'un des noms vulgaires du Pouillot. y. Sylvie.

TULA. bot. Feuillée, dans ses Observations i)bysiques, vol. 3, p. 63, lab. 44, a décrit el tîguré sous ce nom une plante qui croit sur les rochers inarilimesdu Pérou. Adanson l'a citée comme type d'un genre distinct, qui a été admis par Rœmer el Schultes, et placé dans la Pentandrie Mouogynie. Ces derniers auteurs l'ont ainsi caractérisé : calice tubuleux, à cinq dents aiguës; corolle infuudlbuliforme, dont le limbe est étalé, partagé en cinq lobes deiiliculés sur leurs bord^; capsule renfermant plusieurs graines noires. Le Tula Adansoni esl une piaule entièrement couverte d'une substance saline; elle a de grosses racines, une tige rameuse, des feuilles opposées presque réniformes,des fleurs blanchâtres, axillaires, solitaires et pédonculées.

TULBACHIE. Tiilbughia. bot. Genre de la famille

(les Narcissi'cs ctdi; l'IIexainliie Moriogynie, I,., offrant pour caraclèrfs essenliels : un périgone corolloïde, irifuiidibuliforme, le limbe à six divisions égales; une couronne placée à l'orifice dii tube, composée de trois écailles épaisses el bifides; six élamines, dont (rois insérées à l'enlrée du lube, les (rois autres plus bas et dans le lube ; style court, surmonté d'un slif;male obtus; capsule trigone, enveloppée par le périgone persistant, à trois loges, à trois valves, chaque valve portant une cloison ; deux graines dans cbaque loge. Ce genre se compose de deux espèces [Tiilbaghiu alliacea et cepacea) qui croissent au cap de Bnniie-Kspérance. Ce sont des plantes à racines bulbeuses ou fasciculées, à feuilles radicales, étroites, linéaires, un peu charnues, à hampe nue. poitant des Beuis rouges en ombelles, munies d'une spatheà la base.

Le nom de Titlbayliia a été appliqué parHeisterau Criiium africanuiii, L., qui est devenu VAgapantlms cœ/-»/e».s de L'Héritier.

TULCAN. OIS. Synonyme de Toucan à ventre rouge. /'.Toucan.

TULIN. ois. L'un des noms donnés vulgairement au Tarin. F. Gros-Bec.

TtJLlPACÉES. BOT. Synonyme de Liliacées. y. ce mot.

TULIPAIRE. POLTP. Nom donné par Lamarck à un genre de Polypiers Oexibles établi par Lamouroux sous le nom de Pasylhée. F. ce mot.

TULlPASTliUM. BOT. Le genre proposé sous ce nom, dans la famille des Magnoliacécs, par Sjiach (Suite à Buff., t. VII ) a été réuni au genre Magnolia, de Linné.

TULIPE. coNCH. Nom vulgaire donné à plusieurs Coquilles, et nolaramenl ù une grande espèce de Balane {Balanus Tinlinnabulum), ù une belle espèce de Fasciolaire {Fasciolaria Tulipa), à une Volute ( Foliila Tulipa), à un Cône ( Conus Tulipa), et enfin à une Modiole.

TULIPE. Tulipa. bot. Genre de la famille des Liliacées et de l'Hexandrie Monogynie, L., offrant pour caractères : un calice formé de six sépales égaux, colorés, dont trois extérieurs et trois internes; six étaraines plus courtes que le calice et insérées à la base de l'ovaire; un ovaire sessile, triangulaire, à trois loges polyspermes, terminé par un stigmate sessile et à trois lobes arrondis. Le fruit est une capsule trigone et à trois loges, contenant un grand nombre de graines orbiculaires, déprimées, superposées, attachées sur deux rangées longitudinales à l'angle interne de la loge; cette capsule s'ouvre en trois valves septifèrcs sur le milieu de leur face interne. Les Tulipes sont des plantes à racine bulbilère; leur bulbe est à tuniques concenliiques; la hampe est simple, portant deux ou trois feuilles sessiles, lancéolées, aigutis, et terminée par une seule, rarement par deux Beurs très-grandes et peintes de couleurs variées. Un grand nombre d'espèces de ce genre croissent naturellement dans les provinces méridionales de l'Europe. En Fiance on trouve les espèces suivantes : 1» la Tulipe sauvage, Tulipa syiteslris, L., qui croît aux environs de Paris, et qu'on reconnaît facilement à ses grandes Heurs jaunes, dont les sépales sont très-aigus, el la hampe souvent

bitlore; 2» la Tulipe de Cels, Tulipa Celsiana, Ked., Lil., lab. 38, également à Heurs jaunes, plus petites que dans l'espèce précédente, lavées de rnugeâlre à l'extérieur. Elle croît dans les provinces méridionales de la France, ainsi que les suivantes : ô» Tulipe de l'Écluse, Tulipa Clusii, Red., Lil., tab. 37, à Heurs roses et blanches; ô» Tulipe œil de soleil, Tulipa oculus solis, Saint-Amans, Ued., Lil., tab. 219. Celle espèce , qui par la grandeur de la Heur el l'éclat de ses cniileurspeul rivaliser avec l'espèce des jardins, a été signalée pour la première fois par Saint-Amans. auteur d'une Flore des environs d'Agen. On l'a retrouvée depuis dans la plupart des autres contrées cliandes de la France ; 5" on trouve aussi dans les mêmes localités la Tulipe des jardins, connue sous le nom de Tulipe de Gesner, Tulipa Gesneriana, L. Cette belle espèce dont on possède aujourd'hui plus de six cents variétés, a été décrite pour la première fois par Conrad Gesner, en 1559. Il l'avait vue fleurir dans un jardina Augsbourg, et les bulbes provenaient de Conslanlinople. Aussi pensa l-on d'abord que cette espèce ne croissait qu'en Orient ; mais depuis on l'a trouvée sauvage en France et dans presque toutes les autres contrées méridionales de l'Europe. Ce n'est qu'un demi-siècle plus tard, que les Tulipes furent connuesct cultivéesen France; mais les Belges et les Hollandais s'occupaient longtemps avant de la culture de cette fleur, el encore aujourd'hui c'est chez les fleuristes de la Hollande qu'on trouve les pins riches colleclions des variétés de Tulipes. Il fut un temps où quelques variétés rares étaient payées des prix extraordinaires, lanl était grande l'avidilé des amateurs pourposséder seuls les variétés rares.

Parmi l'immense quantité de variétés de Tulipes, on dislingue deux groupes principaux, l'un qui renferme toutes celles qui, sur un fond coloré, réunissent deux ou trois autres couleurs : on les nomme Tulipes bizarres; l'autre, qui ont le fond blanc avec des bandes d'autres nuances : on les appelle Tulipes flaviatides. Une variété de Tulipe, pour avoir quelque prix aux yeux des amateurs, doit avoir la lige droite, ferme el d'un beau vert; la fleur grande, mais proportionnée ù la hauteur de la lige, plus longue que large, à sépales épais et obtus, ayant les couleurs brillantes et bien neltemenl tranchées.

On multiplie les Tulipes soit par le moyen des cayeux qui se développent contre les bulbes, soit par les graines. Par ce dernier procédé on obtient souvent des variétés différentes de celles dont les graines proviennent.

TULIPE ÊPAKOUIE OD TULIPE DE MER. moli. Synonyme de Balanus Tinlinnabulum. /^.Balane.

TULIPIER. Lyriodentlrum . bot. Genre de la famille des Magnoliacées el de la Polyandrie Polygynie, L., qui a pour type el jusqu'ici pour espèce unique un bel arbre, originaire de l'Amérique septentrionale, cultivé et acclimaté depuis un grand nombre d'années dans les jardins d'Europe. Les caractères de ce genre sont les suivants : un calice formé de trois sépales caducs et pétaloïdes ; une corolle de six pélales très-grands, imitant par leur disposition un périanthe de Tulipe, des élamines très-nombreuses, bypogynes, disposées snr plusieurs rangs, cl ayant les anthères très-longues; un

grand nomlire de pislils réunis en tèle au centre de la fleur; ayant les ovaires imbriqués les uns sur les au. 1res, et des stigmates capitules et sessiles. Ces pistils se changent en autant de sainares ou fruits meml)ranouX7 qui forment par leur réunion une sorte de cône écailleux. Chacune de ces samares est étroite, allongée, à une seule loge, contenant deux graines et se terminant à leur sommet par une aile membraneuse, lancéolée.

Tdlipier de VirgI!\ie. Lyn'oilendnim Tiilipifeia, L.,Mich. Arbr.am.,iii, p. 209,tal). 5. C'est un grand et bel arbre qui croît dans les lieux gras et humides de la Virginie, et dans plusieurs autres contrées de l'Amérique septentrionale. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, glabres, glauques, tronquées à leur sommet el offrant de clia(iue côté deux angles aigus, séparés par un large sinus ohlus. A la base de chaque pétiole sont deux larges stipules foliacées et obtuses : les Heurs sont grandes et jaunâtres; elles terminent les rameaux.

TULLIE. Tiillia. bot. Genre de la famille des Labiées, institué par Leiivenworlh, avec les caractères suivants : périanlhe bilabié; lèvre supérieure tridentée, l'inférieure à deux dents qui sont, ainsi que les précédentes, appendiculées; corolle bilabiée ; lèvre supérieure très-entière, l'inférieure à trois dents, dojit l'intermédiaire plus grande. Ce genre est voisin du Pyonanlhemiivi, dont il est néanmoins sufiBsamment distingué par les caractères quiviennent d'être exposés.

Tdllie Pyonanthémoïde. Tullia Pyoïanlhenioides, Leuv. Les fleurs sont réunies dans chaque épi au nombre de deux ou quatre; elles sont d'un rose pâle, tacheté de pourpre. De Point-Mountain, dans l'Amérique septentrionale.

TULOCAUPE. TulocuipHs. bot. Genre de la famille des Synantliérées, établi par Hooker et Arnott, qui lui assignent pour caractères: capitule pauciHore, hétérogame; une seule Heur au rayon el trois ou quatre au disque ; la première est ligulée ou femelle; les autres sont mâles; involucre cylindi'acé, formé de six squames ou folioles dont trois extérieures plus grandes, égales, striées, aiguts; les trois intérieures sont scarieuses; paillettes du réceptacle semblables aux folioles inlérieures de l'involuere; corolle du rayon ligulée, tridentée au sommet : le tube est grêle, dilaté à la base; le lindje est campanule, profondément découpé en cinq dents; anthères exsertes, portées sur des filaments barbus; style des fleurs du disque légèrement exserte, indivis et puhérule ; akène long el comprimé, avec un col grand, rugueux el télragone à la base.

TuLocARPE BU Mexique. Tiilocarpus Mexicaniis. C'est une plante herbacée, glabre, à lige cylindrique, à feuilles opiiosées, pétiolées, ovato-lancéolées el dentelées; les coryrabes sont latéraux et terminaux, composés de fleurs jaunes.

TULOSTOME. TiUosloina. lot. (Lycoperdacées.) Genre très-voisin des Lycoperdons, établi par Persoon, et qu'on peut délinir ainsi : péridium formé de deux couches, l'extérieure tombant en poussière; l'intérieure membraneuse, s'ouvrant par une ouverture arrondie, régulière ; sporules agglomérées, mêlées de filaments. Ces sortes de Lycoperdons sont assez petils, portés sur un pédicule allongé. Us croissent sur les bois morts et

sur la terre. Fries eji décrit deux espèces propres à l'Europe, d'autres ont été recueillies par Elirenberg dans les déserts de l'Afrique.

Ti'iosTOME exaspéré. Tulostoma exasperalum , Mont. Il croit en gazon; son stipe esl scarieux, couvert d'écaillés imbriciuées et réfléchies; la couche extérieure du péridion est verruqueuse et déchiquetée. On le trouve au Pérou, sur le bois pourri.

TULOSTROMA. bot. (Steudel.) Pour Tulosloma.

TUMITE. MIN. (Napione.) Synonyme d'Axinile. V. ce mot.

TUNA. BOT. Dillen a décrit sous ce nom plusieurs espèces de Cactus, et Linné l'a imposé comme spécifique à une plante de ce genre, qui fait maintenant partie des Opuntia.

TUNGA. BOT. Dans le premier volume du Flora indien, de Carey et Wallich, un genre nouveau a été établi, SOUS le nom de Tunga, par Roxburgh. Il appartient à la famille des Cypéracées el à la Triandrie Monogynie; il est ainsi caractérisé : chalon (épi) ovale, imbriqué dans tous les sens; calice à une seule valve el à une seule Heur; corolle à deux valves; graine nue. Ces caractères exprimés en termes impropres et peu comparatifs, ne peuvent donner une idée suffisante de l'organisation florale; il est donc nécessaire d'avoir recours à la description des espèces. Une note placée il la suite du caractère générique apprend ([ue le genre Tun(/a pourrait bien être VHypœlfptum, de Wahl. L'auteur en a décrit trois espèces sous les noms de 7'uiiga triceps, lœvigata el diandra.Cus plantes croissent dans leslocalilés humides de Coromandel et d'Amboine.

TUNGSTÈNE, min. C'est le nom que les chimistes modernes donnenl à l'un des corps simples métalliques, que l'on a aussi appelé Scheetium , en l'honneur du célèbre chimiste Schéele. Ce même nom a été donné par les Suédois à un minéral remarquable par sa pesanteur, et composé de l'Acide de ce minéral uni avec la Chaux. F. Scdéelin et Schéelin calcaire.

TDKGSTIQUE. min. K. Acide.

TUNICA. BOT. C'était le nom de l'OEilIel (Diantiuis Carxophyllus, L.) chez les anciens. Daléchamp rappliquait au Gxpsophila muralis, L. Depuis on l'a proposé comme générique pour le G/psophila suxifraga, L., qui se dislingue des autres par les quatre écailles qui se trouvent à la base du calice, et par les graines convexes d'un côté cl concaves de l'autre. Le genre Tunica s'éloigne du Dianlhus, avec lequel il présente beaucoup d'affînité, par des pétales qui deviennent insensiblement cunéiformes, tandis que dans le second genre ils sont subitement élargis en onglet. La capsule est allongée, à columelle placentaire et longue, à graines quadrisériées , sculiformes, un peu involucrées sur les bords, dont l'extrémité radiculaire se prolonge en rostre, et qui offrent une carène proéminente, sur laquelle se trouve l'ombilic. Embryon presque droit. Le Tunica proliféra, Scop., Diantims prolif'er, Lin., est une plante annuelle, glabriuscule, à feuilles linéaires, dont les bords sont serrulato-scabres. Les Heurs ont le calice cylindri(iue, puhérule,

TUPA A PLEURS ROSKS.

oliliisément denlelii; les piHales sont lailU-s en coins ohlongs et un peu échancrés au sommet. IV'oid de l'Europe.

TUNICIERS. Boil. Dans son Système des Animau.x sans veilèltres, Lamarck a établi sous cette dénomination une classe particulière poui' les genres Ascidia K'iSatpaAe Gmelln, dont auparavant il avait formé, avec Cuvier et tous les autres zoologistes, un ordre dans les Mollusques; mais cette opinion du savant conchyliologisle n'a pas été adoptée, y. Ascidie et Saipa.

TUNIQUES SÉMINALES, bot. On a donné ce nom aux membranes qui entourent la graine, comme l'arille, l'éi)isperme, etc. Mais celle expression, qui ne précise rien , est rarement usitée. A'. Episi-erme et Ghaine.

TUNISI. BOT. Selon Césalpin, c'était le nom donné prlmilivemenl à l'Œillet, et qui est peut-être l'origine du mot Tuiiica.

TUPA. Tii/ia. BOT. Nom que porte, au Pérou , une plante extrêmement vénéneuse, dont toutes les parties sont remplies d'un suc blanc, laiteux, d'une très grande âcreté, et d'une odeur repoussante. Cette plante a figuré pendant longtemps au nombre des Lobélies; mais comme elle offrait, dans ses caractères, quelques anomalies avec la plupart des autres espèces de ce genre fort nombreux, ce n'est qu'avec une sorte d'hésitation ([u'on l'y avait laissée; enfin une plante nouvelle est venue montrer ces caractères avec plus d'évidence et dès lors le professeur Don a effectué la séparation du Lobelia Tupn d'avec ses congénères et en a formé le type d'un genre nouveau, auquel il a donné le nom de cette espèce resiée si longtemps douteuse. Les caractères du genre nouveau sont : calice turbiné, à six dents; corolle monopélale, fendue longiludirialement au-dessus du tube, son limbe est partagé en cinq lobes; élamines monadelpbes; aullières cohérentes; stigmate bilobé, barbu inférieurement; capsule demi-supère, biloculaire, polysperme, déhiscenle par le sommet; semences ellipli(iues, concaves el lisses.

TcPA A FLEURS ROSES. Tiipa blunda, Don. C'est une plante herbacée, vivace, dont les liges dressées, simples, a trois côtes, s'élèvent à la hauteur de trois pieds. Les feuilles sont longues de six à huit pouces, larges de deux ù trois, membraneuses, d'un vert brillant en dessus et presque glauque en dessous, irrégulièrement décurrenles à leur base, lancéolées, diminuant insensiblement vers le sommet qui se termine par une pointe aiguë; les bords sont doublement dentés, et l'extrémité de chaque dent offre une petite glande blanchâtre. Les fleurs sont réunies au sommet des tiges, y formant une belle grappe pyramidale; chacune d'elles est portée sur un pédicelle filiforme, glabre et d'un rouge pâle; les bractées sont lancéolées, très-aiguës, dentées en scie et plus longues que les pédicelles. Le calice est glabre, d'un pourpre bleuâtre, livide, avec son tube arrondi el turbiné, son limbe divisé en cinq lanières étroites, aiguës, bordées de dentelures très-fines el d'un violet très-obscur. La corolle est d'un rouge de rose fort tendre, longue d'un pouce el demi, avec son tube divisé supérieurement par une fissure longitudinale; le limbe est terminé par cinq découpures ondulées,

aiguës et lancéolées. Les cinq élamines ont leurs filaments connés , comprimés, frangés à leur base, d'un rouge pâle, de la longueur du tube de la corolle, terminés par des anihères cohérentes, membraneuses, colorées en rouge de rose, glabres, les deux anlérieures plus i)eliles et terminées en pinceau. L'ovaire est arrondi, à deux loges, avec l'extrémité proéminente; les placentas sont épais et au nombre de deux. Le slyle est comprimé, d'un blanc jaunâtre, presque aussi long que les élamines , couronné par un stigmate à deux lobes allongés , épais et d'un pourpre-violet assez ob-

TUPAIA PRESS. MAM. Nom malais d'un animal du genre nommé Tiipaia par sir Rafïles et Cluduhates par F. Cuvier. Le Press est le Tupaiti ftiruginea, Ilorsf., ou Cladobales /'envgineus, F. Cuv., figuré dans l'Iconographie du Règne Animal, par Guérin (Mamm., pi. 10, fig. 4, 4 a), f^. Cladobate.

TUPÉIE. Tupeia. bot. Genre de la famille des Loranthacées, établi par Chamisso el Schleclilendael qui lui assignent pour caraclères : Heurs dioïques; les mâles ont le périgone simple el coriace, à quatre découpures lancéolées, concaves au sommet, valvées par l'estivalion, étalées sous l'antlièse; quatre élamines opposées aux divisions du périgone et insérées à leur base ; filaments courts et filiformes; anthères largement ellipliques, inlroises, biloculaires, fixées par leur base, à loges opposées, déhiscentes longitudinalement. Les fleurs femelles ont le périgone simple, dont le tnbe est un peu en massue, soudé avec l'ovaire; le limbe est court, supèrc, à quatre dents; ovaire infère, aune seule loge renfermant un ovule unique el pendant; slyle court, épais; stigmate capilalo-subslobuleux, à deux sillons.

TcpÉiE BLANCHATRE. Tupeiti ùicana, Cham. et Schl.; yisciiiH aiitarcticuiii, Forsl. C'est un arbuste dont les rameaux sont cylindriques et recouverts d'une sorte de pubesccnce farineuse et blanchâtre ; les feuilles sont opposées, elliptiques, obtuses, penninervées, très-entières, a bords un peu pellucides. Les fleurs sont petites, dépourvues de bradées, portées sur des pédicelles courts et verticillés, réunies en grappes terminales. De la Nouvelle-Zélande.

TUPIN. OIS. Nom vulgaire du Proyer. f^. Brdant.

TUPINAMBIS. Tiipinambis. reït. Ce genre, que plusieurs auteurs appellent Monitor ou Sauvegarde, appartient à la famille des Laoerliens, cl doit cire considéré comme très-voisin des Lézards proprement dits. Les Tupinambis ont des dents aux deux mâchoires, et point au palais. La plupart ont la queue comprimée el ce caractère les dislingue très -bien des Lézards; mais d'autres qui ont la queue arrondie, ne s'en distinguent guère que par leur taille plus considérable, cl par l'absence des larges écailles qui forment chez ceuxci une bande transversale sous le col. Il faut dire que ces deux caractères eux-mêmes manquent chez quelques espèces du sous-genre Ainéiva,que l'ensemble de leurs formes et la disposition de leurs écailles ont fait lappoi 1er aux Tupinambis, et qui véritablement lient les deux genres de la manière la plus intime. Cuvier partage le genre Tupinambis en plusieuis

sous-genres élablis et caraclérisés ainsi (|iril suit; ■f Les Tdpinamdis ou Monitors proprement dits.

Ces Tupinaniliis, auxquels Mcrrem {fersuch eines Sfst. (ter Aiiiph.) donne aussi le nom de l^aratius, ont pour caraclères des écailles peliles et nombreuses à la léle, sur les membres, sous le ventre et à la (|uene : celle-ci présente en dessus une caréné à peine apparente chez plusieurs espèces, Irfis-prononcée au contraire chez d'autres. Ces derniers Tupinambis sont aquatiques.

Tdpisamiîis dd Nil. Tupinambis Niloticus, Daud.; Lacerta Nilotica, L.; I^arauus Dracœita, Merr. Il est connu de toute anlii|uilé eu Egypte, et figuré même sur plusieurs monuments. Sa longueur ordinaire est de trois pieds à trois pieds et demi; ses écailles, de forme ovale, sont les unes vertes et les autres noires, et l'animal parait dans son ensemble marbré de ces deux couleurs. Ce Tu|iinambis est trés-carnassier : en captivité, il attaque tous les petits animaux qu'il peut atteindre, et se jette avec avidité sur les aliments qu'on lui présente.

Une autre espèce également connue des anciens qui la nommaient Scinqiie, et qui est nienlionnée dans Hérodote, sons le nom de Crocodile terrestre, est le Tupinambis du désert, Tiipinaiiihis areiiarius, Geoffr.; f^aranus sciiuus, Merr., ou VOiiaran-el-IJanl {Lézard des sables) des Arabes. Elle forme le type de la section des Tupinambis que distingue la queue à carène presque nulle, et que Filzinger a érigée en genre sous le nom de f^aianiis, mot auquel il donne par conséquent un sens plus étendu (|nc Merreni. Ce Tupinambis, de même taille que le précédent, est couvert d'écailles circulaires; son dos est généralement d'un brun assez clair, sur lequel on voit (pielques tacbes carrées, d'un jaune verdàtre pâle. Toutes ses dents sont Irèspelites, tiès-fines, très-aiguës, tandis que, dans l'espèce précédente, celles du fond de la bouche sont grosses et ù pointes mousses. U diffère aussi du Tupinambis du Nil par ses habitudes; il vit dans les déserls qui avoisinent l'Egypte du côlé de la Syrie, ce qui n'empêche pas qu'il ne soit très-bien connu en Egypte, les baieleurs du Caire en possédant presque toujours (|uelques individus. Il vit assez bien en effet en caplivité; mais il refuse habiluellement de manger, et on ne parvient à le nourrir qu'en lui mettant des morceaux de chair dans la gueule, et en employant la violence i)our les lui faire avaler.

•j-f Les Sauvegardes, Cuv., Monitor, Fitz.

Ils ont des plaques anguleuses sur la tète, de grandes écailles sui' le ventre et autour de la queue, mais sans carène ; une rangée de pores sous les cuisses; la peau de la gorge est revêtue de petites écailles, et présente deux plis en travers; enfin la queue est coujprimée, ce (|ui indique en eux des habitudes aquatiques.

Grand Sauvegarde D'.iaÈRiQUE. Laceila Teguixiu,

Page 1