‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 77 sur 119 · U II A · texte numérisé non relu

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tildes des Uqiies ne diffèrent pas de celles des Toiirloiiroiix. y. ce mol. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre, c'est IUqce Uca, Latr., Ocypode fossor, Lalr.,Hjst. nat.desCrusI.etdes Ins.; Cancer f/ca, L.,el Cancer corJalus, figuré par Herlisl, Krahbon, t. 0, f. 38. On la trouve dans les marais de la Gulane.

URACANTHE. UraïaïUhus. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicorncs, établi par Ilope qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes. pres(|ue aussi longues que le corps, ayant le premier article renflé, le deuxième très courte! monoliforme, les autres allongées el légèrement aplatis; mandibules aiguës el fort courles; palpes égales, filiformes, ayant leur dernier article long, à peine reniïé et tronqué à l'exlrémité; tète jilus large que la partie antérieure du corselet, un peu prolongée en museau; corselet conico- cylindrique, avec les côtés pourvus d'un petit luliercnle; écusson petit, presque carré; ély- Ircs fort longues, parallèles, légèrement rétrécies dans leur milieu, avec les angles hiiméraux proéminents, l'extrémité trontiuée el é|iineiisp; pattes grêles; corps allongé, très-étroit; cuisses renflées en massue allongée; jambes un peu comprimées; tarses assez longs, avec leurs articles triangulaires.

Uracamde triangulaire. Uracanlhiis triaiigiilaris, Hope. U est brun, avec une ligne hlancbe et des tubercules sur le corselet; les élytres sont couvertes d'une pubescence blancliàlre, tranchant sur un fond d'un brun pourpré. Taille, quatorze lignes. De l'Australie.

Uracaktuepale. Uracanlhiis Italiens, Hope. Sa Icle est couverte d'une pubescence blanchâtre, et l'on observe sur le friint une forte dépression canaliciilée ; le corselet est marqué, de cha(|iie côté, d'une ligne blanche et armé de deux tubercules ; il a en outre des rides transversales; les élytres sont brunâtres el soyeuses, avec une tache triangulaire d'une nuance plus obscure sur chacune d'elles; le dessous du corps est d'un brun soyeux; les cuisses sont un peu comiirimées. Taille, dix lignes.

Uracauthe bordé. Uracanthus margînelliis, Hope. II est un peu plus petit que le précédent ; tout le dessus du corps est couvert d'un duvet brun; la tète est avancée et subcanaliculée entre les yeux; le corselet a des rides transversales et un tubercule de chaque côté; les élytres sont brunes, bordées d'une pubescence blanchâtre et brusquement tronquées au bout, avec des épines saillantes.

URACHNE. BOT. Ce genre, établi par Trinius, dans la famille des Graminées, a été réuni au genre Peptatherum, de Palisot de Beauvois. l^. Peptathère.

URACOiNISE. Min. Substance jaune, pulvérulente, qui accompagne l'Uranesulfaté, à Joachimslhal en Bohême, et que l'on considère comme de l'Urane oxydé, hydraté ou hydroxydé. Elle est insoluble dans l'eau, attaquable par les Acides et se comportant comme les composés d'Urane.

URALEPIS. BOT. L'une des sections Microlonchus, de la famille des Synanthérées.

URALEPSIDE. Uralepsis. BOT. Niittall {Gênera of norlh Jmer,, pi. 1, p. 02) a constitué sous ce nom un

genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., qui est ainsi caractérisé : lépicène scarieuse, quelquefois cylindracée, plus courte que la gliime, à deux valves, et renfermant deux ù trois Heurs alternes et séparées; glume à deux valves très inégales: l'extérieure à trois pointes, dont celle du milieu est beaucoup plus longue; l'intérieure plus courte, courbée en dedans; trois étamines; deux styles; caryopse un peu gibbeuse. VAira purpurea, deWalter el Elliolt, est le type de ce nouveau genre, dans lequel l'auteur place une seconde espèce qu'il nomme Uralepsis aris- Itilata. Ces plantes croissent dans l'Amérique septentrionale.

URALIER. BOT. Synonyme d'Anthocercis.

URAiVANTHE. bot. Le genre établi sous ce nom, par Gandin , dans la famille îles Gentianées,a été réuni au genre Gentiana ; il fait partie de la section des Crossocéphales.

URANE. Min. Corps simple, métallique, que l'on ne trouve dans la nature (|u'à l'élat de combinaison. La véritable nature des minerais d'Urane a été longtemps méconnue. L'un d'eux, l'Urane noir, qui l'orme aujourd'hui la première espèce du genre, a été pris pour une variété de Blende, à lac|uelle on a donné le nom de l'ecii-Blenile, Blende de Poix, à raison de sa couleur noire el de son éclat résineux. Un autre minerai, l'Dranitc, en petites lames vertes, a été regardé d'abord par les minéralogistes comme une sorte de Mica, puis par les chimistes comme un Muriale de Cuivre. Ce fut Klaprotli qui le premier, en 1789, reconnut dans la Pech- Blende la présence d'un métal nouveau, auquel il donna le nom d'Urane, tiré de celui de la planète Uranus, dont la découverte date à peu près du même temps. Il a depuis retrouvé le même métal dans l'Uranite. Les minerais d'Urane se reconnaissent aisément, à l'aide du chalumeau, par la manière dont ils colorent le verre de Borax. Ils lui communiquent une teinte d'un jaune sombre, lorsqu'on les traite au feu d'oxydation, c'eslà-dire lorscpi'on les place dans la flamme intérieure, et ils le colorent au contraire en un vert sale, lorsqu'on fait agir sur eux la flamme extérieure. Ils ont d'ailleurs un autre caractère commun, tiré de leur dissolubilité dans l'Acide nitrique : la solution a toujours une teinte légèrement jaunâtre; elle précipite en jaune par les Alcalis et en rouge de sang par le Ferro-Prussiate de Potasse. L'Urane esl peu répandu dans la nature. U est cependant la base d'un genre minéralogi(|ue qui comprend maintenant quatre espèces, qui vontêtrc décrites successivement.

1. Urane noir, Broch. et Brong.; Urane oxydulé, Hauy; la mine de Fer en Poix, de Kirwan. Cette espèce ne s'est encore offerte qu'en masses réniformes ou mamelonnées, présentant quelquefois une texture feuilletée dans un sens. Sa cassure est généralement conchoïde et inégale; sa couleur, ainsi que celle de sa poussière, est le brun-noirâtre; elle est opaque; son éclat est imparfaitement résineux ou métalloïde. Elle est facile à casser ; sa dureté est supérieure à celle de l'Apatite et inférieure à celle du Feldspath adiilaire; sa pesanteur spécifique est de 6,47. Elle esl dissoluble avec effervescence dans l'Acide nitrique, qu'elle colore

bSO

U'fîèremonl en jaune; seule au clialumeau, elle ne fond point ; chauffée sur la pince de platine, elle colore en vert la Uamme extérieure. Elle est composée de 94 parties d'Uraiie et de 0 d'Oxygène. On ne peut distinguer dans cette espèce que deux variétés, qui passent fréquemment de l'une à l'autre : l'Urane noirconcrélionné, en masses sublaminaires, à feuillets courbes, épais et dont les joints sont lisses et éclatants; l'Urane noir compacte, en masses amorphes, à cassure inégale et j légèrement ondulée. L'Urane noir est une substance ' assez rare, i|ui appartient exclusivement aux terrains primordiaux et qu'on n'a encore trouvée jusqu'à présent que dans les filons mélallifères, principalement ! dans les mines de Plomb et d'Argent, à Joacliimslhal en Bohème, à Johanngeorgensladt et dans d'autres mines de la Saxe; on la trouve aussi à Kongsberg, en Norwége ; dans le comté de Cornouailles et en Ecosse.

2. Urane hydroxydé, Urane oxydé terreux, HaUy; Ocre d'Urane, Kirwan. Substance jaune, donnant de l'eau par la calclnation, qui ne s'est encore présentée qu'en masses à texture terreuse, ou sous forme d'efflorescence, à la surface de l'Urane noir et de l'Urane phosphaté jaune. On n'a pas encore pu déterminer la quantité d'eau qu'elle contient. Suivant Eeudant, l'Oxyde qui la compose est le Deutoxyde d'Urane à trois atomes d'Oxygène. Ses couleurs offrent différentes nuances de jaune et passent au rouge et au brun. Les variétés pulvérulentes sont pour la plupart d'un jaune citrin. Cette espèce a été observée principalement à Joacliimslhal en Bohème, ù Johanngcorgenstadt en Saxe, et à Saint -Yrieix, près de Limoges, en France.

3. Urane pbospbaté. Urani/limnier, '\Vern.;VranHe, Kirwan. C'est la substance qui a été décrite par Hatly sous le nom d'Urane oxydé. Il est peu de minéraux dont la détermination ait donné lieu à autant de méprises que celle de cette espèce. On l'a d'abord regardée comme une variété de Mica; Bergmann l'a prise ensuite pour un iUuriate de Cuivre, et de Born pour un Oxyde de Bismuth; enfin, peiul.nit longtemps les minéralogistes, se fondant sur l'analyse que Klaprolh en a faite, se sont accordés à n'y voir qu'un Deutoxyde de Bismuth, jusiju'à ce que des analyses plus récentes, de U. Phillips, aient démontré dans cette substance la présence de l'Eau et de l'Acide phosphorique, résultat qui a été confirmé depuis par les recherches de plusieurs autres chimistes. Aussi a-t-elle reçu un grand nombre de noms différents. On l'a appelée successivement Mica vert. Chivre corné, Urane micacé, Uranite, Torbérite et Chalcolithe. L'Urane phosphaté est une substance d'un jaune citrin ou d'un vert d'émeraude, transparente ou translucide, tendre, fragile et soluble sans effervescence dans l'Acide nitrique. Il a presque toujours Une structure laminaire, dont les joints conduisent à un prisme droit à bases carrées, dans lequel le rapport entre le côté de la base et la hauteur est à peu près celui de 3 ù IG. Le clivage parallèle à la base est beaucoup plus net que les autres qui s'aperçoivent même assez difficilement; son éclat est vif et perlé. Il est facile à casser, et cède à la pression de l'ongle; sa dureté est supérieure à celle du Gypse, et inférieure à

celle du Calcaire spalhique. Sa pesanteur spécifique varie de 2,19 à 3,113. Soumis dans le malras à I action de la flamme du chalumeau, il donne de l'eau et devient d'un jaune paille et opaque; sur le charbon, il seboursouflHe légèrement, et se transforme en un globule noirâtre, dont la surface offre des traces de cristallisation. Avec le Borax, il fond aisément en un verre transparent, coloré en vert-jaunâtre; il se dissout sans effervescence dans l'Acide nitrique, auquel il communique une teinte jaune.

L'Urane phosphaté présente un grand nombre de variétés de formes, qui toutes portent l'empreinte d'un prisme ou d'un octaèdre à hases carrées. Phillips en a décrit plus de quarante; Ilaily en indi(|ue seulement trois. Les cristaux sont en général très-petits, et comme ils sont presque toujours terminés par une face perpendiculaire à l'axe, ils s'offrent sous l'aspect de tables ou de petites lames rectangulaires, plus ou moins modifiées sur leurs angles ou sur leurs bords. Les variétés de formes indéterminables et de structure se réduisent aux trois suivantes : l'Urane phosphaté lamelliforme, en petites lames irrégulières ou en petites écailles, éparses ou groupées à la surface des Roches qui leur servent de gangue. L'Urane phosphaté flabelliforme : composé de petites lames implantées de champ et groupées eu divergeant en manière d'éventail (Urane jaune). L'Urane phosphaté terreux, en petites masses pulvérulentes et presque compactes, a la surface de l'Urane noir. — L'Urane phosphaté n'est jamais pur dans la nature ; il est toujours mêlé ou, suivant Berzélius, combiné avec du sous -phosphate de Cuivre ou de Chaux, ce (|ui constitue deux variétés principales bien distinctes jiar leurs couleurs.

1" l/;a«eî)s/<,- Chalcolithe, de Werner; Urane Mica, de Kirwan. D'un vert d'émeraude ou d'un vert d'herbe, quelquefois d'un vert jaunàlre. C'est presque uniquement à celle variété qu'appartiennent les formes cristallines connues. Elle doit sa couleur verte au Cuivre. Elle est composée, d'après Phillips (variété du Cornouailles) : d'Acide phosphorique, IG; d'Oxyde d'Urane, Cl; d'Oxyde de Cuivre, 9; et d'Eau, \4. L'Urane vert a|)parlienl exclusivement aux terrains primordiaux de crislallisalion; il se trouve dans les liions métallifères, qui traversent les Pegmatltes et autres Roches des terrains granitiques et micacés, principalement dans les mines d'Élain, d'Argent et de Cuivre, où il se présente en cristaux implantés ou disséminés à la surface des diverses substances pierreuses ou métalliques, qui acc(iiii|i:i;;n('ril le minei'ai. 11 y fiirjue quelquefois de pellls imyaux ciiniiHisés de ianii's entrelacées; il a communruuiil pour gangue le Silex corné, et s'associe fréquemment au Quartz, au Fluorite, au Feldspath, à l'Urane noir, au Cobalt oxydé et à différents minerais de Fer. On l'a d'abord découvert en Saxe, dans les liions argentifères de Schnecberg et de Johanngeorgensladt; dans les filons ferrifères d'Eihenstock et de Klieinbreilenliach; dans les mines d'Étain de Sleinheidcl et de ZInnwald dans l'Erzgebirge. On l'a retrouvé depuis en Allemagne à Joachimstal en Bohême, où il est assez rare ; à Welsenberg dans l'Oberplaz, avec du lliior violil, el à Bodenmais en Bavière, où il est ac-

TDIiAHïïA

UHAJSÎIE PROMETHÉe.

compagne de ciislaux de Tantalite, de Béryl et de Feldspath; dans la mine Sophie, à Wiltichen, pays de Bade; à Reinerzaii dans le Wiltemberg, avec le Cohalt violet. On cite encore rUranevert,en petites lames, sur un Schiste ferrugineux, à Saska, dans le Bannat de Temeswar; en Hongrie et aux environs d'Ekalerinebourg, en Sibérie. Mais les plus belles cristallisations que l'on connaisse viennent des mines d'Élain et de Cuivre du comté de Cnrnouailles, en Angleterre, et principalement de la minede Gunnislake, près deCallinglon, à l'ex- Iréaiilé orienlale du comté. On trouve aussi de beaux échanlillons d'Urane vert dans les mines de Saint- Auslle, Tincroft, elc. Le Ouailz, le Silex corné et le Cuivre rouge sont ses gangues les plus ordinaires.

2" Uraiie jaune. D'un jaune cilrin, avec une nuance de verdâlre. Cette variété se rencontre rarement en cristaux nels,mais le plussouventen lamesdisséminées ou agglomérées et en masses llabelliformes, groupées entre elles. Berzélius a proposé de lui conserver l'ancien nom d'Uranite. Suivant ce chimiste, elle est composée d'Oxyde d'Urane, 59,57; d'Acide pliosphorii|ue, 14,60; de Chaux, 11,10; d'Eau, 14,90 { variété d'Aulun). L'Urane jaune appartient, ainsi que l'Drane vert , aux terrains primordiaux de cristallisation, et se rencontre dans les veines et filons qui traversent le Granité et suilout dans les Pegmatiles altérées. Il a d'abord été découvert en France par Champeaux, ingénieur des mines, en petites masses Mabelliformes, dans la Pegmatile de Saint-Symphorien, près d'Autun , déparlenienl de Saône-el-Loire; Lcschevin l'a retrouvédaiis la même commune au lieu dit VOuche d'eau; et Alluand l'a observé à SaintYricix et à Chanleloube, près de Limoges, en petites lamelles éparses dans une Pegmatite décomposée, et accompagnées de Fer hydroxydé. On le cite encore dans le Granité, aux environs de Chessy, avec des Tourmalines noires, et à Rabenstein en Bavière avec des Béryls aiguë marines. Enfin il existe aux Élals-Dnis d'Amérique, dans le Granité de Brunswick, province du Jfaine, et près de Baltimore.

4. Urapie sclfaté. John, de Berlin, a décrit, sous le nom d'Urane sulfaté, une substance d'un vert d'herbe, vitreuse et translucide, soluble dans l'eau, et (|ue l'on a trouvée à Joachimsthal, en Bohême, dans un filon ap- )ielé Rolltetigaiig, i\m liaverse un Micaschiste. Elle est en cristaux aciculaires, groupés en rayons divergents, et associée à du Gypse également cristallisé en aiguilles. Haliy a cru pouvoir rapporter la forme de ces cristaux à un prisme rhomboïdal à base oblique. On cite encore le Sulfate d'Urane aux environs rie Nantes, où il est accompagné de Tourmalines aciculaires.

URAKIDES. MIN. Groupe dans lequel les méthodistes ont réuni toutes les substances minérales où domine l'Urane.

Parmi les insectes, les Uranides constituent un petit groupe de Lépidoptères nocturnes que les méthodistes ont placé en tête de la première tribu de la famille des Phaléniens, et qu'ils caractérisent de la manière suivante : antennes un peu recourbées en dehors, nullement pectinées; palpes épaisses, conligues, assez courtes, ayant leur second article presque nu, incliné vers la terre; ailes très-grandes, rappelant la forme de celles

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