‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 78 sur 119 · DICT. DES SCIENCES H4T · texte numérisé non relu

DICT. DES SCIENCES H4T

des Lépidoptères diurnes : les antérieures coupées trèsobliquement à leur sommet, les postérieures ayant des dentelures très-longues, et même les inférieures en forme de queue. Ce groupe ne renferme jusqu'ici que le seul genre Uranie.

URANIE. Uram'a.noT. Genre de la famille des Musacées,dont les caractères consislenldansunespalliecommune à plusieurs fleurs; un involucre partiel, formé de deux folioles; une corolle très-longue, à quatre divisions, dont l'inférieure plus large et ventrue; un ovaire inférieur; un style; trois stigmates, chacun à deux dents conniventes; une capsule trigone, divisée en trois loges, s'ouvrant en trois valves au sommet.

Uranie magnifiqce. Uiania speciosa , Schreb., Willd.; Ravenala Madagascariensis, Sonnerai, Jacq., Hort. Scliœiibr., lab. 93. Son tronc est droit; il ressemble au stipe des Palmiers, et l'on y voit des impressions circulaires, cicatrices des anciennes feuilles. Le sommet est garni d'un éventail de belles feuilles qui ressemblent à celles du Bananier. Dans les aisselles des feuilles naissent des régimes de fleurs, au nombre de dix à douze, renfermées dans une grande spathe fort épaisse et charnue. Chaque fleur est munie d'une petite spathe partielle, partagée en deux pièces pointues et persistantes. Le périanlhe est corolloïde, blanc, divisé jusqu'à la base en trois (et non quatre, comme Soniierat l'a décrit par erreur) segments canaliculés, dont l'inférieur est le plus laige, renfermant les organes de la fructification. Il y a six étamines, ayant leurs filets aussi longs que les pétales, un peu courbés à leur sommet et portant chacun une anthère linéaire, Irèslongueet adnée. L'ovaire est infère, allongé, surmonté d'un style aussi long (|ue les étamines, et terminé par un stigmate divisé en trois lobes bifides. Le fruit est itne capsule épaisse, allongée, triangulaire, divisée intérieurement en trois loges polyspermes, s'ouvrant en trois valves à son sommet, et contenant des graines ovales, noirâtres, enveloppées d'une pellicule azurée. Cet arbre croit à Madagascar, dans les localités marécageuses.

URANIE. Urania. ms. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Phaléniens, tribu des Uranides,établi par Lalreillequi lui donne pour caractères essentiels : antennes d'abord filiformes, s'amincissant en forme de soie à leur extrémité; palpes inférieures allongées, grêles, avec le second article très-comprimé et le dernier beaucoup plus menu, presque cylindrique. Ce genre comprend cinq ou six espèces très-belles et qui avaient été placées parmi les Papillons.

Uraivie Phométhée. Urania Prometheiis. Ses ailes sont noires; les anlérieuresont une multitude de petites lignes d'un vert doré, une large bande bifide près de la côte, laquelle bande se reproduit et se prolonge sur les secondes ailes, ainsi qu'une bande terminale du même vert; ces bandes se perdent sur les ailes postérieures dans un espace d'un pourpre doré, lrès-éclalant,orné de quatre ou cinq taches noires, et traversées par une large bande d'un rouge doré, à reflets violacés; les échancrures sont frangées de blanc. Taille, trois pouces. De l'île Sainte-Hélène.

URANITE. MIN. Urane phosphaté.

URANODON. MAM. (llliger, ) Synonyme d'IIyperooilon.

URANOLITHES. Miw. L'un des noms sous lesquelson a désigné les Pierres tombées de l'atmosplière. y. Aé-

ROLITBES.

URAINOSCOPE. Uianoscopvs. pots. Ce genre appar- (ienl aux Poissons Acanlliopléiygiens, de la Mélliode de envier, et à la famille des Percoïdes. Ses caractères consistent à avoir les yeux sur la face supérieure de la lêle (d'où son nom (TUranoscopus, qui regarde le fiel), la l)ouche fendue verticalement, le préopercule crénelé vers le bas, et l'épaule armée d'une forte épine; les ouïes n'ont que six rayons. L'espèce la plus connue est rC/ra«oscopMS scaber, L. et Cuv. , Pois., t. III, pag. 287, que les anciens estimaient, dont les Provençaux font une grande consommation, et qu'ils nomment Rascasse blanche. Les espèces étrangères sont les [/ia)ioscopiisnffinis,marmoiatu$, gullalus, lœvis, filibarbis, Y grœcum, Foisleii, iiieniiis et c/n/iosîts, décrit dans le tome m de l'Histoire des Poissons par Cuvier et Valenciennes.

URANOTE. BOT. K. SiLOXÈRE.

URAO. MIN. Variété de Soude carbonalée contenant un peu de Soude sulfatée, y. Soedecarbokatée.

URAPE.BOT. LePauleliii nntttineiria, de Kuntb,est connu vulgairement sous ce nom.

URAPTÉRICE. Uiapleijx. i!vs. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Phalénides, institué par Leach. Caractères : antennes pectinées ou simplement ciliées dans les mâles; palpes tort courtes, ne dépassant pas le bord du chaperon, ayant leur dernier article très-pelit et pointu; ailes anguleuses, les secondes prolongées dans leur milieu par une petite queue.

URAPTÉRICE DU Sdread. Uiapteijx Sambitcaria; Plialœna Xaiiibucaria,Un. Son corps est jaunâtre; ses ailes sont d'un jaune soufre, parsemées de petites taches d'un gris verdàtre, avec trois lignes transversales brunâtres, dont deux sur les antérieures et une seule sur les postérieures, et en outre une petite ligne de la même couleur dans l'intervalle des deux lignes; à la hase de la petite queue des postérieures sont deux petites taches brunes, dont la première ocellée, à prunelle ferrugineuse. Envergure, vingt-huit lignes. Europe.

URARIA. EOT. Desvaux (Journ. de Bot., 3, p. 122, lab. 5, lig. 19) a formé sous ce nom un genre de la famille des Légumineuses, qui est ainsi caractérisé : calice profondément divisé en cinq segments sélacés; corolle papilionacée; dix élamines diadelphes; gousse formée d'articles peu nombreux, monospermes, courbés en zigzag, et nichés dans le calice. Les /Jedxsaniin critiitum et lagopodioides , L., comosuiii, Vahl, et pictum, Jacq., appartiennent au genre Uraiia , dont il y a encore trois ou quatre antres espèces. Ce sont des plantes herbacées, rarement sousfrutescentes, croissant dans les contrées chaudes du globe, principalement dans l'Inde orienlale. Leurs feuilles sont imparipinnées, ternées , simples dans une espèce ( Uraria ceicifolia, Desv.), accompagnées de stipules lancéolées, membraneuses, striées longitudinalement, les supérieures, très-caduques, faisant fonc-

tion de bractées, et supportant les fleurs. Celles ci sont disposées en une grappe longue et serrée.

URASPERMUM. bot. Le genre établi sous ce nom par Kullall avait précédemment été nomméOsmorliiza par Raffinesque. Plus lard il reçut encore le nouveau nom de Speniiatiiia, que lui a imposé Reichenbach. De Candolle a adopté celui d'Osiiioihiza comme ayant l'anlériorilé. F. ce mot.

URATE DE CHAUX. Mm. F. Gcano.

URBÈRE. INS. Nom vulgaire qu'on donne à des insectes vivant dans les bourgeons de la Vigne ou de quelques arbres. Ils appartiennent aux genres Eumolpeou Allelabe.

URBICOLES oc CITADINS. Urbicolœ. iNS. Nom d'une division établie par Linné dans l'ordre des Lépidoptères. Dans son ingénieux système de nomenclature, l'illustre naturaliste distinguait et rangeait les espèces de Papillons en phalanges de Chevaliers, d'Héliconiens, de Parnassiens, de Danaïdes, de Nyniphales, de Plébéins, qu'il subdivisait en groupes, auxquels il appliquait des noms en rapport avec leur phalange. Ainsi parmi les Chevaliers, il y avait des Troyens dont les couleurs principales étaient le noir et le rouge avec des taches à la poitrine; des Grecs dont la poitrine n'était pas ensanglantée et qui poitaient une sorte de décoration sur les ailes inférieures; de là tous les noms tirés de l'Iliade et de rÉnéïde; tels étaient encore les Drbicoles parmi les Plébéiens, etc. f^. Papiilon.

URCEOLA. BOT. Genre de la famille des Apocynées et de la Pcnlandrie Monogynie, L., établi par Roxburgh ( yésiat. Sesearch., 5, page 167) qui l'a ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq parties; corolle urcéolée; cinq étamines ; ovaire supérieur, entouré d'un appendice cylindrique, entier à ses bords; un seul style et un seul stigmate; fruit composé de deux follicules uniloculaires, renfermant plusieurs graines éparscs dans une pulpe. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce ( Urceola elastica) qui croît dans les Indes orienlales. C'est un arbrisseau grimpant, à feuilles opposées, ovales, acuminées et glabres. Les fleurs sont disposées en panicule. Son écorce laisse découler, lorsqu'on y fait des incisions, un suc laiteux, qui se concrète à l'air, et devient une résine élastique semblable au Caoutchouc.

Un autre genre Urceola, proposé par Vandelli (Flor. Brasil., tab. 1, lig. 4; Rœmer, Script, de PL hisp., p. 78, tab. 6, fig. 4), a été reproduit dans le Systema f'erjelabilhim, de Rœmer et Schultes. Il appartient à la Télrandrie Monogynie, L. ; mais ses caractères, trop abrégés, ne permettent pas de fixer sa place dans la série des ordres naturels. Le calice est à six sépales; la corolle infnndibuliforme, à tube long, et à limbe quadrilobé, étalé, réfléchi; les anthères sont saillantes; l'ovaire libre, portant un stigmate globuleux; la capsule est urcéolée, biloculaire, renfermant des graines nombreuses.

URCÉOLAIUE. Urceolaiia. inf. Genre de la famille des Urcéolariées, dans l'ordre desStomoblépharés, établi par Lamarck (Anim. sans vert., t. ii, p. 40) qui lui donne pour caractères : corps libre, contractile, urcéolé, quelquefois allongé, sans queue et sans pé-

U II E

(loncule; bouche leiminale, dilalée, garnie de cils rolatoiies. Les Urcéolaires sont des êlres fort petits, vagabonds, nageant rapidement, dépourvus de queue ou pédicule, faisant rentrer intérieurement ou sortir, comme à leur gré, leurs organes ou cirres vibratiles. Ces cirres sont distinctement disposés en deux faisceaux opposés, comme les cils des Ophrydies, qui ont l'aspect et les formes des Urcéolaires, mais qui ne sont pas évidées comme elles, et qui, dans les mouvements qu'elles donnent quelquefois à leurs deux faisceaux de cirres, ne peuvent leur imprimer cette rapidité de rotation qui fait paraître le pourtour de l'orifice des Urcéolaires comme entièrement cilié. On peut répartir ces animaux en deux sous-genres, selon que les cirres y sont constammentvisibles, sousl'aspectde deux faisceaux, ou qu'au contraire ils paraissent le plus souvent garnir tout le pourtour de l'ouverture.

t VoRTiCELLOïDES. Ayant Ics deux faisceaux de cirres sensiblement vibratiles et constamment distincts. Les principales espèces propres à ce sous-genre sont:URctoLMKt. (ioBS.i%T, Uiceolaiia scyphhia, Lanik.; f^orlicelltt, Mull., Inf. , lab. 38, fig. 6. 8; Encycl. mélh., 1>I. 20, lig. 20-28. — U. PETIT Sac, Uneolaria saccu- /ms, Lamk. — U. Cornet, Urceolaria frilillina , Lamk. — U. Grandinelle, Urceolaria yrandinella , Lamk.; Trhhoda, Mull., Inf., tab. 23, fig. 1-3; Encycl. méth., pi. 12, fig. 13, elc.

tl Pêrielëpbarês. Où les cirres vibratiles paraissent garnir tout le tour du limbe. Les unes ont la forme d'une capsule ou d'un sac. comme V Urceolaria iliscina, Lamk; les autres sont difformes, comme V Urceolaria papillaris, Lamk.; yurlicella, Mull., /«/"., tab. 57, fig. 13 ; Encycl. méth., pi. 20, fig. 9.

URCÉOLAIRE. Urceolaria. box. { Lichens.) Genre établi par Acliarius (Lichenog. univers., p. 74, tab.O, fig. 811), qui l'a ainsi caractérisé: apolhécion orbiculé, concave, urcéolé, immergé dans le thalle et rebordé par lui, couvert en dessus d'une lame proligère; celle-ci est une membrane mince, colorée, immergée dans le thalle, munie d'un rebord particulier, ou ceinte d'un rebord formé par le thalliis élevé; gongyles nichés dans la substance de la lame, épars et agrégés en petites masses oblongues; thalle crustacé ou comme pulvérulent, uniforme, à bords déterminés. Ce genre comprend plusieurs espèces de Ferrticaria et de Patellaria d'Hoffmann. Il n'a pas été adopté par quelques auteurs qui l'ont réuni aux Parmelia. Le genre Gyalecta d'Acharius ne peut être distingué de VUrceolaria , selon le professeur Fée. On a formé à ses dépens les genres Tlielotretiia et Microcomium. Les Urcéolaires sont des Lichens qui croissent sur les pierres; un petit nombre incruste les Mousses; deux ou trois seulement se trouvent sur les écorces. Une des espèces les plus communes eUV Urceolaria scruposa, Engl. Bot., lab. 226; Fée, Essai sur les Écorces ofificin., tab. 1, fig. 24, qui croit sur la terre, les pierres et les rochers de l'Europe septentrionale et tempérée.

URCEOLARIA. bot. K. Urcéolaire. Un autre genre Urceolaria , produit par Cothenius, parmi les plantes Phanérogames, a été réuni au genre 5c/ira</e/'a, de Vahl et Willdenow, dans la famille des Rnbiacées.

Feuillée avait donné le nom ^''Urceolaria à un genre qui a été reconnu identique avec le genre Sarmienta, de la Flore du Pérou. Enfin le genre Urceolaria proposé par Herbert dans la famille des Amaryllidées, ne se distingue pas du genre Collania, de Schult.

URCÉOLE. EOT. On donne ce nom à un organe que l'on rencontre dans certaines fleurs, et qui le plus souvent appartient à l'appareil staminal. Ainsi dans le genre Cn/ea;, l'Urcéole recouvre l'ovaire en lotalité, et lui forme comme une sorte d'enveloppe accessoire : dans beaucoup de Malvacées, de Liliacées, dans les Méliacées , etc., on appelle Urcéole le tube formé par les étamines soudées et monadelphes. Enfin l'Urcéole parait être quelquefois une dépendance du disque, comme dans le Pcenia Moutan, par exemple.

URCÉOLÉ. Urceolatiis. bot. Se dit d'un organe qui est renflé dans sa partie moyenne, resserré vers son orifice et dilaté à son limbe.

UliCEOLINA. BOT. Ce nom, que l'on a voulu substituer à celui de Urceolaria pour éviter toute confusion dans la nomenclature relativement à une espèce de Collania, a été considéré comme superflu.

URCEUS. MOLL. Nom proposé par Klein (Meth. Ostrac.) pour désigner un genre nouveau parmi les Coquilles univalves; mais ce genre n'ayant pas été suffisamment caractérisé, n'a point été adopté.

URCHIN. BOT. (Champignons.) Nom vulgaire de quelques espèces du genre Hytlnum.

UREBEC. lus. Nom sous lequel on a quelquefois désigné le Coui)e-Bourgeons ou Gribouri de la Vigne.

K. ECMOLÏE.

UREDINARIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Chevalier, dans sa Flore parisienne, ne diffère pas du genre Schizoderma, de Pries.

URÉDINÉES. BOT. Groupe de plantes agames, appelées par les mycologisles allemands Conioni;ycetes, Epiphytce, Entophyli, et qui, du reste, n'est pas limilé par tous ces auteurs de la même manière. Ce sont de petites plantes parasites, qui se développent le plus souvent dans le tissu même des végétaux vivants ou déjà morls, ou plus rarement à leur surface extérieure; qui ne sont formés que par des sporidies, ou vésicules reproductrices, remplies de sporules, souvent libres, quelquefois portées sur un pédicelle court. Il n'y a jamais de véritables filaments distincts des sporidies, caractère qui sépare ces plantes des Mucédinées. Enfin dans le plus grand nombre des cas, le tissu de la plante dans lequel ces corps se développent, modifié parla présence de ces végétaux parasites, se gonUe, se durcit, et forme autour d'eux une soite d'envelo|)pe ou une base plus épaisse, à laquelle on donne le nom de faux péridium lorsqu'elle enveloppe les sporidies, et de Slroma lorsqu'elle sert à les soulever. On peut classer ainsi les Urédinées :

1" Tribu. — Urédinées vraies.

Sporidies se dévelopjiant dans le tissu des plantes vivantes.

Uredo, Pers.; jEcidiitm, Pers.; Puccinia, Link (Dicœoma. Nées) ; Pliragmidiuni, Link {Puccinia, Nées; Jregma, Fries); Podisoma, Link; Gymnosporangium, Link.

II» Tribu. — FcsiDiÉES.

Sporidies non cloisonnées, indéliiscentes, naissant dessus ou dessous l'épiderme des végétaux morls.

Melanconium, Viiik; Cryplosporiimi. Kunze; Neiiiaspoca, Desmazières; Liberlella, Desm.; AchitonUim, Nées; Fusidium, Linli; Cr'""/' os/jo/i'm /«, Greville; /Egerita, Pars.; Epicor.cum, Link; Desmosporium, LInk; Illosponum, Wailius; Fusaiitim, Link.

Ille Tribu. — Bactridiées.

Sporidies uniloculaires, opaques, fixées ou éparses,

renfermant des sporules nombreuses très- ténues,

qui en sortent à la nialurilé.

Coniosporium, Link; Bactrkliiim, Kuuze; Apiosporium, Kunze; Sclerococcum, Pries.

IVo Tribu. — Stilbosporées.

Sporidies cloisonnées, libres ou fixées, naissant dessus

ou dessous l'épiderme des végétaux morts.

Dulymosporium ,^tei; Seplan'a , Vi'ies; Stilbospora, Link; Asterosporium , Kunze; Prostemium, Kunze; Coiyneum, Vèes ; Exosporium, Link; Sporidesmium, Link; Seiridittm, iSées; AiUennan'a, Link; Phragniotrichum, Kunze.

Le mode de développement de ces petites plantes, soit sur les végétaux vivants, soit sur les végétaux morts, l)araît avoir assez d'importance quant à leur classification; car les expériences faites sur ce sujet et ce que les agriculteurs observent tous les jours, paraissent indiquer que les germes des vraies Urédinées s'insinuent dans le tissu des plantes par les racines ; que ces corpuscules reproducteurs, portés avec les fluides absorbés par les racines jusque dans les organes qui conviennent à leur développement, s'y accroissent; tandis qu'au contraire, les sporules des Urédinées qui se forment dans les tissus des plantes mortes, y sont probablement introduites, avec l'iiumidilé qui pénètre ces corps après leur mort, par tous les points de leur surface, et se développent sans doute dans des points voisins de ceux par lesquels ils ont pénétré.

UREDO. BOT. Génie de la famille des Urédinées, renfermant des Cryptogames extrêmement simples, qui se dévelopjient dans le tissu même des végétaux, et qui s'écliappent ensuite au dehors. Ce genre a été divisé depuis longtemps en trois : les véritables Uredo, les Mcidium et les Piiccinia. Quelques auteurs cependant les réunissent sous le nom de Cœoma. Les Uiedo se distinguent par leurs sporidies simples, non cloisonnées, libres, ou portées sur un court pédicelle qui disparait promplemenl, et par l'absence d'un faux péridium formé par le gonflement des tissus voisins. On a distingué un très-grand nombre d'espèces de ce genre; mais on ne possède pas encore de bonnes observations sur la manière dont ces singulières plantes parasites se développent dans les tissus. Elles attaquent le plus souvent les feuilles ou les tiges tendres, quelquefois les organes reproducteurs. Les sporidies libres, spbériques ou ovoïdes, dont la réunion constitue les groupes pulvérulents qui se voient plus lard au dehors, paraissent se former dans les espaces inlercellulaires, repousser les tissus voisins, changer souvent leur aspect, et se former ainsi une cavité propre dans laquelle ces sporidies s'accroissent, ou librement, ou, dans quelques

espèces, étant fixées aux parois. Par suite de cet accroissement, l'épiderme se gonfle, se déchire, et les sporidies se répandent au dehors sous forme pulvérulente. Un grand nombre de ces plantes attaquent les végétaux cultivés auxquels elles nuisent plus ou moins. 11 n'est presque aucune plante potagère qui ne soit sujette à nourrir quelques-uns de ces parasites. Les Crucifères, les Composées, les Betteraves y sont trèsexposées. En général elles sont plus fréquentes sur les plantes herbacées et sur les espèces tendres et charnues que sur les arbres. Cependant les Peupliers, les Saules, les Rosiers y sont aussi fort sujets. Mais les plantes sur lesquelles on a le plus remarqué ces maladies parasites, sont les Céréales : trois ou quatre espèces différentes paraissent les attaquer.

1° La RomiiE, Uredo Riibigo. Elle se développe sur les feuilles et sur leur gaine dans toutes les Graminées. Elle y forme des taches allongées, quelqnefoisdes sortes de stries parallèles aux nervures, d'un brun roux, et Jamais noires. Sans attaquer le grain ni même l'épi, elle nuit à son développement en affaiblissant la plante.

2' Le CHARBon ou la Nieiie, Uredo Carbo. Lorsque celle parasite a acquis son dévoloppement complet, l'épi tout entier, et souvent une partie de la lige et des feuilles, se résolvent en une poussière noire, abondante, légère, sans odeur, qui ne parait pas offrir de danger par son mélange dans la farine, et qui d'ailleurs se sépare facilement du grain par l'action du van, mais qui cause une grande perle par la diminution qu'elle apporte dans les récolles. En observant celle parasite dans les premiers temps de son développement, on voit qu'elle n'attaque pas le grain, mais le pédicelle et les balles qu'elle transforme en une masse charnue, ovoïde, tandis qu'elle détermine l'avortement presque complet des parties de la fleur qu'on retrouve au sommel de celte masse celluleuse.

3" La Carie, Uieilo Caries. Il est plus douteux que celle maladie des grains soit réellement due à la présence d'un Uredo. Peut-être est-ce une vraie maladie. C'est dans le grain lui-même qu'elle se développe. Il conserve sa forme, mais il change de nature, se remplit d'une poussière brune ou noirâtre, humide et Irèsfélide. Les épis cariés se distinguent à peine de ceux qui ne le sont pas, el la carie n'attaque en général qu'une partie des grains, et même souvent que quelques parties de ces grains. L'inHuencedes circonstances extérieures et locales parait être pour beaucoup dans le développement de cette affection. Lechaulage et les divers moyens préservatifs appliqués sur le grain lors des semis, qui paraissent s'opposer jusqu'à un certain point au développement du charbon, ont peu ou point d'inUuence sur cette affection. Les agriculteurs se sont de tout temps beaucoup occupés de ces diverses maladies des grains, de leurs causes et des moyens d'y remédier. On doit surtout citer les ouvrages de Tillel, de Duhamel el de Tessier; mais il resle encore bien des doutes à lever par des expériences précises. La carie nuit plus à la récolle que le charbon, à cause de l'influence qu'elle a sur la qualité de la farine, qui devient grisâtre, fétide et malsaine. Les i/cei/oqui n'attaquent que les feuilles, nuisent moins directement aux plantes;

mais lorsqu'ils sont abondaïUs, en gênant les fondions de ces organes importants, ils affaiblissent la planle et nuisent à son développement.

URÉE. zoOL. On nomme ainsi l'un des principes immédiats de l'urine dont la découverte est duc à Rouelle, et qui est surtout remarquable en ce qu'il contient une très-grande quantité d'Azote (plus des deux cinquièmes de son poids).

URËNA. BOT. Genre de la famille des Malvacées et de la Monadelphie Polyandrie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice divisé profondément en cinq segments, entouré d'un involucelle également divisé en cinq segments; corolle à cinq pétales rétrécis à leur base; élamines nombreuses, monadelphes; cinq carpelles monospermes, réunis en une capsule souvent hérissée d'aiguillons rayonnants à leur sommet. Ce genre se compose d'environ vingt espèces qui croissent dans les contrées chaudes du globe, principalement dans l'Inde orientale, le Brésil et les Antilles. Plusieurs Urena, décrits dans les auteurs, ont été réunis par Cavanilles au genre Pavonia, dont V Urena se distingue à peine. Parmi les espèces légitimes, on peut citer : \o\''Urenalobala,\j.\Ca\3n.,Disserl.Bot., lab. 183, fig. 1. De la Chine, du Brésil, et d'autres régions très-éloignées les unes des autres. 2oL'i/. multifida, Cavan., loc. cit., tab. 184, Bg. 2. De l'Ile de France, ô» VU. tricuspis, Cavan., loc. cil., tab. 185, fig. 1. De l'Ile de France. 4<' VU. reticiilala, Cavan., loc. cil., lab. 183, lig. 2. De l'Amérique méridionale. 5° VU. siiiuala, L.; Lamk., Illustr., tab. 383, fig. 5. Des Indes orientales. C'est V Urena de Rhéede, et par conséquent le type du genre. C»L't7.i-îm//(eo, Cavan., loc. cil., tab. 184, fig. 1. Du Brésil et de l'Amérique méridionale. Les Urena sont en général des arbrisseauxà feuillesordinairementglandiileusessur leurs nervures.

URERA. BOT. L'une des divisions du genre Urlica. f^. Ortie.

URETÈRES. zooL. Canaux membraneux qui s'étendent des reins à la vsssie ou au cloaque, suivant les espèces, et qui sont destinés à opérer la transmission de l'urine, y. Vessie, Mammifères, etc.

URÈTRE. zooL. Canal qui, chez l'Homme, s'étend du col de la vessie jusqu'au méat urinaire extérieur, el dont la disposition est très variable dans les animaux. A'. Mammifères, ORîiiTBORnïSQCE, etc.

URGINÉE. Uryinea. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, institué par Steinhelll qui luiassigne pour caractères : périgone corollin étalé, à six divisions; six étamines insérées à la base des divisions du périgone, à filaments égaux et subulés; ovaire Iriloeulatre, renfermant plusieurs ovules ascendants, disposés sur deux rangs; style filiforme et droit; stigmate obtus; le fnTit est une capsule obtusément trigone, à trois loges s'ouvrant par trois valves; les graines sont ascendantes, comprimées, recouvertes d'un test spongieux el noir; l'embryon estaxile.

Urginée en étoile. Urginea slellaria, Sleinh. Ses feuilles sont toutes radicales, grandes, amples, oblongues, très-entières, obtuses au sommet, presque charnues el très-lisses; hampe droite, cylindrique, de la grosseur d'un doigt ordinaire, haute de quatre pieds, |

terminée par un très-bel épi conique, formé de fleurs blanches, étoilées. Du midi de l'Europe.

URGYPS. GÉoL. Nom sous lequel des minéralogistes ont désigné le Gypse primitif. ^. Gypse.

URIA. ois. f^. Gdiliemot.

URIGNE. MAM- C'est d'après Molina, le nom d'une Otarie des côtes du Chili, r. Pboqce.

URILE. ois. F. OuRiL et Cormoran.

URINARIA. BOT. Le Pissenlit, Taraxacum officinale, était ainsi nommé dans Lobel. Burmann a donné le nom A'Uriiiaria à une Euphorbiacée placée dans le genre Phyllanthus par Linné.

URIKATORES. ois. (Vieillot.) r. Plongeurs.

URINE. ZOOL. On nomme ainsi le liquide excrémenlitiel que sécrètent les reins, et qui, chez un grand nombre d'animaux, sort mélangé avec les matières fécales. La composition chimique de ce liquide est extrêmement variable, non-seulement dans les diverses espèces, mais aussi chez le même individu observé dans différents étals de santé. L'Urine des Mammifères contient ordinairement beaucoup d'Urée et un peu d'Acide urique, et celle des Oiseaux point d'Urée et beaucoup d'Acide urique. La composition de l'Urine des Reptiles paraît se rapprocher de celle de l'Urine des Oiseaux.

URIQUE. HiN. y. Acide.

URNE. BOT. Ce nom a été donné à l'organe de la fructification dans la famille des Mousses. Cet organe a été décrit avec détail en traitant de cette famille. y. Mousses.

URNE ÉPINEUSE, moll. Dénomination vulgaire de la Folula Capilellum, L., qui fait partie du genre Turbinelle. F. ce mot.

UROCENTRE. f//'OceH<;-Mw.iNF. Ehrenberg, dans sa méthode de classification des Infusoires, a institué ce genre dans sa famille des Gymniques nus; il lui donne pour caractères : corps monomorphe, ayant une forme stable; reproduction s'opérant spontanément par une division transversale simple; corps anguleux, terminé par une queue.

UROCÉRATES. Urocerata. iivs. Latreille désigne ainsi une tribu de l'ordre des Hyménoptères, famille des Porte-Scies, ayant pour caractères : mandibules courtes et épaisses; languette entière; larjère des femelles tantôt très-saillante et composée de trois filets, tantôt roulée en spirale dans l'intérieur de l'abdomen et sous une forme capillaire. Celle Iribu est composée du genre Sires, de Linné, qui a été divisé en deux sousgenres : les Orysses et les Sirex proprement dits, ou Urocères de Geoffroy. F. Ortsse et Sirex.

UROCÈRE. UroceniH. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Porte-Scies, tribu des Urocérates, établi par Geoffroy, et auquel Linné donnait le nom de Sirex. Ces Hyménoptères se distinguent des Orysses, qui, avec eux, forment la tribu des Urocératesi parce que leurs antennes sont insérées près du front, composées de treize à vingt-cinq articles; leurs mandibules sont dentelées au côté interne; leurs palpes maxillaires sont très -petites, presque coniques, de deux articles, avec l'extrémité du dernier segment de l'abdomen prolongé en forme de queue ou de cortje, et la tarière saillante, de trois filets. Ces insectes, qui

sont d'assez {îrande taille, hahileiit plus pailiculièremenl les foiêls de pins et de sapins des contrées froides et monlaj;nerrses, produisent en volant un boirr'donnement semhlahle à celui ries Frelons et des Bourdons, et paraissent certaines années en telle abondance, qu'ils ont été pour' le perrple uu snji'l d'effroi. La larve a six pattes, avec l'extrériiilé |>ostérieure du corps terrniirée en pointe; elle vit dans le bois, où elle se file une co(|ue et achève ses mélamorplioses.

Urocère géant. Uroceius yigas; Sirex gigas, L., liœs. Ins., Il; Vesp., vrii, ix. La femelle est longue d'un perr plus d'un pouce, noir'e, avec une tache derrière chaque œil; le second anneau de l'abdomen est jaune ainsi que les trois derniers; lesjambes et les tarses sont jaunâtres. Le mâle a l'abdomen d'un jaunâtr^e fairve, avec son extrémité noire.

UROCHLÈNE. Uiochlœna. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Nées d'Esenbeck, avec les caractères suivants : épillels mullitlores, bomogames; glumes et paillettes herbacées, portées sur une queue sétacée et Oexueuse; les premières sont marquées de cinq rrervurcs ; la paillette inférieure en a sept ou neuf et sa base est velue ; la paillette supérlerrre est compliquée et bidenlelée; trois étamines; squamules glabr'es, obconiques et bidentelées; ovaire glabre et courtement slipité; styles courts et distants; stigmates rélrécis, plumuleu.x et pâles; caryopse libre, glabre, déprimée, avec un scutellequi s'étend depuis la base jusque vers le milieu.

Urochi.èneddCap. Urochlena Capetisifi. Seschaumes sont filiformes, delà longueur du doigt; les feuilles ont environ rrn pouce et sont ordinairement roulées; l'épi est terminal, ovale, enveloppé en partie par la dernière feuille qui forme une sorte de bractée élargie et caduque.

UROCHLOA. BOT. Palisot de Beauvois {/Igrostogr., p. 52, tab. 1 1, fig. 1) a établi sous ce nom un genre de la famille des Graminées, qu'il a ainsi caractérisé : fleurs polygames, disposées en épis composés d'épillels alternes, presque géminés. Lépicène à une seule valve, fort petite et biHore; fleur inférieure mâle , à trois étamines renfermées dans les valves herbacées de la glume; flerrr sirpérieure hermaphrodite, à valves dures, coriaces, striées transversalement avec l'une d'elles aristée; ovaire échancré, ayant à sa base deux petites écailles tronquées; style bipartite; stigmates en pinceau. Le genre Urochloa a pour type le Paniciim aristatum, Retz, Grarainée qiri croit en Chine et dans l'Inde orientale.

UROCHS ou UROX. mam. Même chose qu'Aurochs.

y. BOEDF.

URODÈLE. REPT. Duméril, dans sa Zoologie airalytique, a donné ce nom à la famille des Batraciens, qui comprend les genres Triton, Salamandre, Protée et Sirène.

URODON. INS. Genre de l'or'dre des Coléoptèi'es létr'amères, de la famille des Curculionides, tribu des Anthribites, établi par Schoenhcrr, avec les caractères suivants: antennes assez épaisses, courtes, insérées sous les yeux, un peu lenUées à l'extrémité, les trois derniers articles étant grands et un peu perfoliés; ros-

tre court, large, prescpie tronqué au bout ; yeux arrondis, latéraux, entiers; corps ovalaire, épais, court, ailé; élytres oblongrres, presque carrées, plrrs courles que l'abdomen.

Urodon SUTURAI. Uiodoii sntuialfs, Sch. 11 est ovale, noir, couvert d'une pubescence grisâtre et soyeuse; la hase des antennes et les jambes antérieures sont d'un jaune teslacé; les angles postérieurs du corselet, la suture des élytres et le dessous du corps sont couverts d'un duvet blanchâtre. Taille, une ligne et demie. Europe.

UROGALLUS. OIS. F. Tétras aueriun.

UROLEPIS. BOT. L'une des sections du genre Heheclinhim, de la famille des Eupatoriées.

UROLEPTE. Uroleplus. mr. Genre créé par Ehrenberg, dans sa nouvelle méthode de classification; il fait partie de la famille des Kalolrètes nus, et se dislingire par un corps inerme, cilié, un front oblong, privé d'yeux et une queue rélrécie.

UROMYCES. bot. ( UréJinées.) Le professeur Link avait proposé ce nom pour un genre formé aux dépens des Urcdo, mais que le même botaniste a réuni depuis à son genre Cœuiiia. y. ^crniE.

UROPAPPUS. BOT. Ce genre, proposé par Nées, dans la famille des Synanlhér'ées,a été srrccessivement réuni au genre Calais qui lui-même ne diffère point suffisamment du genre Cichorium, de Tournefort.

UROPE. INS. Lépidoptères noctrrrnes; genre de la famille des Bonibycierrs, tribu des Notodontidcs, institué par Ramhur, avec les caractères suivants : antennes nues à l'extrémité: trompe courte; corps robuste; ailes en toit dans le repos, peu larges; les antérieures ont un petit prolongement à la base du bord postérieur. Chenilles glabres, allongées et atténuées postérieurement, avec leur segment anal pourvu de deux tentacules allongés.

Urope de l'Orme. Uroptis Uliiil, Ram. ; Noctua Ulmi, Habn. Ses ailes antérieures sont d'un gris cendré; les postérieures sont d'un gris clair. Taille, dixhuit lignes. Midi de l'Europe.

UROPELTIS. REPT. Genre voisin des Rouleaux, que Cuvier a établi, et qu'il caractérise de la manière suivarrle : queue encore plus courte que dans les Rouleaux et obliquement tronquée en dessus; sa troncature est plate et hérissée de petits grains; tète petite; museau pointu; une double rangée d'écaillés sous le tr'onçon de la queue, et une r'angée d'écaillés abdominales plus grandes que les autres. Ce genre a été établi sur deux espèces très- peu différentes des Roulearrx par leurs couleurs, et auxquelles Cuvier donne, d'après leur patrie, les noms spécifiques de Cexlanicus et de Philippiniis.

UROPETALON. bot. Même chose que Nectarobothrier. y. ce mot.

UROPHYLLUM. bot. Wallicb (Flora /«(//ca, 1, p. 184) a établi sous ce nom, et d'après les manuscrits de ,Tack, un genre qu'il place dans la PenlandrieMonogynie,L., et qu'il dit voisin des genres Patima et Sabicea, d'Aublet. Sprengel n'a fait aircune difliculté de le réunir à ce dernier genre, dont le nom a été changé par Scbreber en celui de Scliwetihfeldia. Voici les caractères es-

senliels de VUioph) llioii : calice supèie, qiiiiiqiiéfiiie; corolle infundibuliforme, garnie de poils à sa ijorgc, à cinq segments; eslivaUnn valvaire; cinq élainines plus courtes que la corolle; style droit, de la longueur des étaniines, terminé par un stigmate à cinq lobes; baie globuleuse ou ovoïde, à cinq loges, renfermant plusieurs graines attachées à des placentas i)lacés dans les angles intérieurs des cellules. D'après ces caractères et ceux (|ue fournissent les organes de la végétation, ce genre appartient à la famille des Rubiacées. Il se compose de deux espèces (Urophyllam villosiim et Uiophyllum ;/lahrum) qui croissent à Pulo- Penang, dans l'Inde orientale. Ce sont des arbrisseaux droits, ù feuilles opposées, brièvement pétiolées, remarquables par la longue pointe qui les termine, accompagnées de stipules inlerpéliolaires. Les Heurs sont petites, disposées en capitules sur des pédoncules axillaires.

UROPLATE. REPT. Sous-genre de Geckos, admis par plusieurs auteurs, mais qui a été considéré comme une simple section du sous -genre des Ptyodactyles. F. Gecko.

UliOPODE. Uropoda. aracbn. Genre d'Araclinides trachéennes, de la famille des Holètres, tribu des Acarides, institué par Latreille,qui le distingue de tous les autres genres d'Acaridiens ciui ont des cbélicères en pince, en ce que les palpes ne sont point apparentes ou saillantes ; leur corps est encore recouvert d'une peau écailleuse, mais ils ont des pieds très-courts, et un fil à l'anus, au moyen duquel ils se fixent sur le corps de quelques insectes Coléoptères et se suspendent en l'air.

Uropode végétaht. Uropoda vegetans; Acaïua végétons, Degeer. Dos recouvert par un large bouclier convexe, de couleur brune, de forme un peu ovale, sous lequel se retirent les membres au moindre danger; pattes courtes, grosses, conoïdes, pourvues d'un sixième article bien plus long que les autres, et d'un septième caroncule et à deux griffes : les antérieures sont les plus longues et tentaculaires, avec le sixième article hérissé d'un pinceau touffu de soies, dont une plus forte se prolonge aussi beaucoup au delà des autres, et parmi lesquelles se cache le septième article trèsgrèle, assez long et à grilîes peu ou point visibles.

UROPODES. OIS. Nom que Duméril donne à sa quatrième famille des Palmipèdes.

UROPRISTES. ISS. y. Serricacdes.

UROPTÈRE. Uiopterus. iivs. Genre voisin des Brentes, fondé par Latreille et renfermant le Brenlus caudatiis, d'Olivier. Ce genre n'a point été adopté par Scboenber, dans sa monographie des Curculionides, où l'unique espèce est confondue avec celles du genre Brentiis.

UROPTÈRES. Uropteia. crcst. Latreille désigne ainsi une tribu de l'ordre des Amphipodes, à laquelle il assigne pour caractères ; quatorze pieds; tête généralement grosse; antennes souvent courtes, et simplement au nombre de deux dans quelques-uns; corps mou; tous les pieds, la cinquième paire au plus exceptée,simples; les antérieurs courts ou petits; la queue est accompagnée au bout de nageoires latérales, ou bien

elle est terminée par des appendices en pointes élargies ou bidentées ou fourchues. Ils vivent dans le corps do ilivers Zoophytes. Celte tribu se compose des genres Phronime, Hypérie, Thémisto, l'brosine et Dactylocère.

UROS. MAM. Pour Unis. V. Boedf.

UROSPERME. Uiospermum. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, offrant les caractères suivants ; involucre composé de folioles au nombre de huit, égales entre elles, oblongues-lancéolées, foliacées, sur une seule rangée et soudées entre elles par la base. Réceptacle plan, hérissé de poils courts, inégaux. Calatbide composée de demi-Heurons étalés en rayons, nombreux et hermaphrodites. Corolles en languettes hérissées à la base de poils très-courts et très-fins. Ovaire porté sur un petit pédicelle, obovale-oblong, très-comprimé des deux côlés, tuberculeux et portant un col très-long, épais, arqué, creux et articulé sur l'ovaire par un diaphragme. Aigrette articulée sur le bourrelet apicilaire de l'ovaire. caduque, formée d'une vingtaine de poils plumeux soudés entre eux par la base. Le genre Uiospermum avait été constitué autrefois par Vaillant qui l'avait nommé Trayo- ;jonOK/es, mais qui l'avait caractérisé seulement d'après la forme de ses feuilles, caractère mal choisi et qui le fit négliger parLinné. Celui-ci le réunit au genre Tragopocjon. Scopoli rétablit le genre de Vaillant, sous le nom iVUrospermum, que tous les botanistes employèrent depuis, excepté Willdenow et Persoon qui changèrent inutilement ce nom en celui à'Arnopogon.

UrospermedeDaléchamp. Urosperijitim Dalechampii, DC, fi. fr.; Tragopogoii Dalechainpii, L. C'est une plante herbacée, bisannuelle ou vivace, à lige cylindrique, haute d'environ un pied. Ses feuilles inférieures sont grandes, roncinées; les supérieures sont moins longues et dentées : les plus élevées ternées ou quaternées , presque verticillées. Les calathides des fleurs sont grandes, d'un jaune pâle, et rougeâtres en dessous. Cette belle plante croit dans les prés et les vignes, au midi de la France.

tJROSTELMA. eot. Le genre proposé sous ce nom, par liunge, dans la famille des Asclépiadées, a été reconnu pour ne point différer du Melaptexis , de R. Brown. A'. Métaplexide.

UROSTYLE. Uroslyla. inf. Ce genre d'Infusoires créé par Ebrenherg, dans sa nouvelle classification de ces êtres, appartient à la section des Katotrètes nus, famille des Oxytrichines; il se dislingue par un corps garni de soies, avec des styles, mais sans crochets. La bouche et l'anus ne sont point terminaux. Leur reproduction s'effectue par des divisions spontanées.

UROTRIQUE. Urotrichiis. mam. Genre de Carnassiers insectivores, institué par Temminck, et qui vient remplir une lacune dans la série animale. Ce petit genre présente l'association des caractères des Taupes et des Musaraignes : à la mâchoire supérieure deux incisives grandes, droites, liiangulaires, très-fortes, formées exactement comme celles du Desman des Pyrénées; suit, de chaque côté, une canine assez longue, conique , qui aboutit vers la moitié de la longueur des incisives; puis viennent quatre petites fausses molaires :

uns

la première, accolée à la canine, est Irès-pelite, les trois autres augmentent graduellement en volume jusqu'aux molaires, qui sont au nombre de quatre, hérissées de pointes. A la niâclioire inférieure, qui ressemble à celle des Musaraignes, se trouvent deux incisives droites, coniques, un peu courbées et à talon plus large. Point de canines proprement dites; suivent trois petites fausses molaires égales en volume et une quatrième du double plus forte, conique et à talon; puis trois molaires hérissées. La formule dentaire peut être définie ainsi : incisives 2/2, canines 1/0, molaires 8/7. Tel est le système dentaire de l'adulte : les jeunes , pourvus du même nombre de dents, ont des incisives supérieures à pointe bilobée, et les inférieures sont trilobées.

Les moyens de locomotion sont, pour le moins, aussi conformes que le système dentaire. Les pieds de devant sont fouisseurs, à peu près conformes comme ceux des Taupes, tandis (|ue les pieds postérieurs représentent ceux des Musaraignes.

L'omoplate est, comme dans la Taupe, remarquable par sa longueur et par son étroilesse, mais plus dilatée à son extrémité que dans les Taupes. Les clavicules, quoique robustes, ne ressemblent pas à celles des Taupes; mais elles forment un os long comme dans les Desmans, qui ont aussi des clavicules plus courtes, plus fortes et plus grosses que celles des Sorex. L'humérus, quoique court et robuste, n'a pas, comme dans la Taupe, celte forme particulière d'un os carré, plat et large, servant d'atlache aux puissants muscles pectoraux; mais il est, chez rCrotrique, robuste, plat et allongé, proportionnellement plus large que chez le Uesman. L'avant-bras ressemble plus à celui de la Taupe; mais il est plus large et plus grêle; le radius y est en rapport normal avec le cubitus : ces deux os sont tellement accolés l'un sur l'autre, qu'ils semblent former une même pièce, le cubitus étant plat et large plus que dans les Taupes, tandis que le radius est grêle comme dans les Musaraignes; mais l'apophyse olécràne, quoique moins élevée que chez la Taupe, est lerininée en fer de hache Iransverse, comme dans ce groupe. La main est raccourcie parle peu de longueur des métacarpiens ; elle parait ressembler absolument à l'organe fouisseur de la Taupe; mais l'Urolrique manque de l'os additionnel interne, en forme de croissant, qui existe chez les Taupes; cet os, à la vérité, est comme indiqué par un rudiment oblus, soudé au métacarpe. Les ongles, plus grêles que ceux des autres pelils fouisseurs, sont aussi plus comprimés. Le bassin ne diffère pas de celui de la Taupe. Le fémur est court et le libia proportionnellement beaucoup plus long que celui des Taupes ; l'un et l'autre ont la même forme que chez les Masaraignes. Le pied est petit, long, platigrade et pourvu, au côté interne, d'un très-pelit rudiment représentant l'os, bien plus long chez la Taupe, et qui paraît former sous la peau un sixième doigt.

Urotrique talpoïoe. Uiotrichus talpoïdes, Temm. Sa taille est d'environ cinq pouces, du bout du museau à l'extrémité de la queue; sa trompe est assez longue, formée de deux cylindres accolés aux extrémités qui sont entièrement nues; sur cette trompe s'ouvrent laté-

ralement les orifices des narines disposées en feules ovalaires et garnies d'un bourrelet; la base et la partie moyenne de cette trompe sont couvertes latéralement et à claire-voie de soies courles dirigées vers le bourrelet ou boutoir; les oreilles et les yeux sont cachés par lepelage qui est serré, abondant, velouté, d'un brun marron très-foncé et lustré; la queue forme le tiers de la longueur de l'animal; les pieds elles doigts sont nus. Des contrées monlagneuses du Japon.

UROTTE. BOT. Nom inutilement employé dans l'Encyclopédie pour désigner le genre Anopterus. V. ce mot.

URSIN. M\M. Ce nom, appliqué anciennement au Hérisson, est devenu le nom spécifique de quelques Mammifères.

URSliNELLE. Ursinella. noT. Turpin a donné ce nom à un genre de Cryplogame aquatique, dont il a figuré une espèce, dans l'Atlas du Dictionnaire des Sciences naturelles, sous le nom d'Ursinelle perlée. Ce sont de petites vésicules blanches, diaphanes, ovales, aplaties, remplies d'une fouledeglobules vert-olive, et dont ceux du bord paraissent rangés sur une seule ligne. Celle vésicule semble bientôt se diviser en deux, et même eu qualre portions, et les globules, vers la fin de leur existence, s'agglomèrent vers le centre. Ces petits corps sont dépourvus de mouvement, lis se développent sur les parois des vases dans lesquels on conserve des Confervées. On doit probablement les rapprocher du groupe des Échinellés.

URSINIE. Ursinia. BOT. GasHnev(De Fruct., t. 174) a établi sous ce nom un genre qui a pour type V^rctolis paradoxa,h. Il a été adopté par Lamarck et Jacquin, auxquels on doit la description de plusieurs espèces nouvelles, et r|ui lui ont imposé les caractères suivants : involucre hémisphérique, composé de folioles imbriquées, scarieuses, transparentes sur leurs bords; calatliide radiée, composée au cenlre de fleurons hermaphrodites et fertiles, à la circonférence de demi-fleurons femelles et stériles ; akènes surmontés d'une double aigrette : l'extérieure à cinq paillettes sinueuses, l'inlérieure à cinq soies; réceptacle garni de paillelles. Le genre Ursinia renferme plusieurs espèces du cap de Bonne-Espérance, parmi lesquelles VU. paradoxa, Gœrtn., loc. cit.; VU. denfata , Lamk. , llluslr., tab. 7IG, fig. 1 ; les U. fœnicitlacea et leucantliemifolia , Jacq., Hort. Schœnbr. , lab. 156 et 1G4. Ce sont des plantes herbacées, dont le port est celui des Aixtotis, et qui, comme ces dernières, sont remarquables par la beauté de leurs Heurs.

URSITAXE. f//-4îtej.Ms.MAM. Genre delà famille des Carnassiers, se rapprochant également des Plantigrades et des Digitigrades, par ses habitudes qui lieYinent de celles des Ours et des Loutres; ce genre a été fondé par Hodoson,sur un animal du Népaul,qui y est connu sous le nom de Bahrsiah , et ressemble assez par sa taille, ses proportions et son port, au Blaireau, dont il diffère surtout par son système dentaire, par l'absence d'oreilles externes, par la dureté et la rarelé de ses poils, et par le nombre et la disposition de ses tubercules palmaires. Il possède des glandes anales comme leMydaus, avec lequel il a aussi d'autres rapports na-

lurels; enfin il ressemble aux Ours par la conformation <le ses pâlies et aux Loutres par la forme de son crâne. Les (ienls incisives et canines diffèrent à peine de celles de ces derniers carnivores, el il existe aussi de l'analogie entre leurs molaires, mais dans le nouveau {çcnre I)roposé, elles y sont en moindre nombre : on y compte de chaque côté, à la mâchoire supérieure, deux fausses molaires, une carnassière et une tuberculeuse; à la mâchoire inférieure, trois fausses molaires et une carnassière.

URSON. MAM. Espèce du genre Porc -Épie, qui est devenue le lype du sousgenre Éréthizon. y. Porc- Épic.

URSDS. MAM. V. OCRS.

CRTICA. BOT. y. Ortie.

URTICA MARINA. ÉcBiN. Synonyme ancien de Physalcetde Méduse. V. ces mots.

URTICÉES. Urticeœ. bot. Famille de plantes dicotylédones et diclines, (|ui se compose de piaules herbacées , d'arbrisseaux ou de grands arbres quelquefois lactescents. Leurs feuilles sont alternes, généralement munies de stipules. Leuis fleurs sont unisexuées, rarement hermaphrodites, solitaires ou diversement groupées en épis simples ou rameiix, en grappes ou rhatons, ou réunies dans un involucre charnu, plan, étalé ou pyriforme et clos. Dans les fleurs mâles on trouve un calice de quatre ou cinq sépales, distincts ou soudés el formant un tube; quatre ou cini| étamines allernes nu très-rarement opposées aux sépales. Les étamines sont en général infléchies vers le centre de la Heur, el s'élèvent avec élasticité au moment de la fécondalion. Les Heurs femelles ont un calice formé de deux à quatre sépales, ou une simple écaille à l'aisselle de laiguelle elles sont placées. L'ovaire est libre, à une seule loge, contenant un ovule unique, qui pend du sommet de la loge. Cet ovaire est surmonté de deux longs slyles subulés et poilus, ou d'un seul stigmate sessile ou porté sur un style plus ou moins long. Le fruit est un akène crustacé, enveloppé par le calice qui persiste et devient charnu; d'autres fois l'involucre, qui contenait les fleurs, prend de l'accroissement, devient épais, charnu, et semble former le véritable péricarpe, comme on l'observe dans le Figuier, la Dorslénie, etc. La graine, outre son tégument propre, se compose d'un embryon en général recourbé et souvent renfermé dans l'intérieur d'un endosperme plus ou moins mince. On a retiré de celle famille quelques genres, tels (|ue Monimia, Amhora, Hc.^àonion a fait une famille distincte, sous le nom de Monimiées. Elle diffère surtout des Urticées par ses graines contenant un gros endosperme dans lequel est placé un embryon très-petit; par ses fleurs dépourvues de calice, el plusieurs autres particularités d'organisation de ces fleurs; enfin par des feuilles opposées, sans stipules. Gaudichaud a divisé les Urlicées en cinq tribus ou sous -familles, savoir : Urticées traies à ovules redressés, primitivement

fixés par les deux extrémités; embryon renversé.

I. Élatostémées. Genres : Elatoslema, Forsl. ; Sciophila, Gaud.; Pellionia, Gaud.; LangevelUia, Gaud.; Dubrueillia, Gaud.

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