‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 82 sur 119 · SOS · texte numérisé non relu

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mière espèce connue esl le f^allea stipularis, MiUis, figuré par Kunlli [Nov. Gêner, et Sp. PL œqnin., lab. 489). Ruiz et Pavnii, dans leur Flore du Pérou, en ont fait connaître une autre espèce sous le nom de fa/lea cordifolia. Une troisième espèce a été ajoutée aux précédentes par Kunth qui l'a nommée f'allea piibescens. Ces plantes sont des arbres qui croissent dans les forêts du Pérou et de Santa Féde Bogota. Leurs feuilles sont alternes, enlières, cordiformes, accompagnées de deux stipules pétiolaires. Les pédoncules sont axillaires et terminaux , à deux ou trois fleurs , et munis de bractées.

VALLÉES PESTILENTIELLES, géol. On ne peut révoquer en doute qu'il n'y ait à la surface du glohe des points malheureusement trop nombreux, d'où s'exbalent continuellement des émanations qui frappent aussilôt de mort tous les êtres que l'imprudence ou l'ignorance des lieux exposent au contact de ces émanations. Voici une description de la vallée de la Mort, à Java; elle a été consignée dans le youfMa/rf'.^(/(«iioîY/-.9( janvier 1852, p. 102), par le docteur Loudon. « Ce matin, de trèsbonne heure, dit-il dans une lettre datée de Balor, le 4 juillet 1830, nous avons fait une excursion à cette vallée extraordinaire, appelée par les naturels Gitwo Ujias, ce qui signifie vallée empoisonnée. Elle est à trois milles de Balor, sur la route de Djiang. Nous avions pris avec nous deux chiens et quelques poules, pour servir aux expériences que nous devions tenter dans le ravin morbifère. Arrivés à peu de distance de la vallée, nous avons senti une odeur très-nauséeuse et suffocante, qui cessa lorsque nous fûmes parvenus au bord même de la vallée. Là, une scène imposante se présenta devant nous et nous frappa de stupeur. Cette vallée, de forme ovale, paraît avoir un demi-mille de circonférence, et une profondeur de trente à trentecinq pieds. Le fond est tout à fait plat, sans aucune végétation, et ressemble au lit pierreux d'une rivière; il est entièrement couvert de squelettes d'hommes, de tigres, de cochons, de daims, de paons et de toutes sortes d'oiseaux. Aucune vapeur visible ne s'élevait du sol, qui paraissait être composé d'une substance dure, sablonneuse. Les Hancs de la vallée étaient couverts d'arbres et d'arbrisseaux. L'un de nous proposa d'entrer dans la vallée; mais cette tentative eût été trèsdangereuse, au moins pour moi, car le moindre faux pas eût suffi pour nous lancer dans l'éternité, sans espoir d'aucun secours. Nous avons allumé nos cigares, et, nous appuyant sur des bambous, nous sommes descendus à environ dix-huit pieds du fond. Nous n'y avons pas éprouvé de difficulté pour respirer, mais une odeur nauséeuse nous causa de l'incommodité. Ayant attaché un chien à l'extrémité d'un bambou de dix-huit pieds de long, nous l'avons lancé dans le fond de la vallée. Quatorze secondes s'étaient à peine écoulées, que cet animal se renversa sur le dos et ne put mouvoir ses membres, mais il continua à respirer encore pendant dix-huit minutes. Un autre chien fut jeté dans la vallée, mais non attaché au bambou ; il tourna autour de l'autre, qui était étendu sur le sol, puis resta immobile, et, après dix secondes, s'abattit et ne remua plus ses membres; sa respiration cessa au bout de sept mi-

nutes. De deux poules que nous y avions lâchées, l'une ne vécut qu'une minute et demie, l'autre était morte avant même de loucher le sol. Durant ces expériences, il tomba de la pluie, mais nous avions sous les yeux un spectacle trop intéressant pour penser à nous préserver de l'humidité. Sur le côté opposé, et le long d'une grande pierre, gisait un squelette d'homme qui avait péri sur le dos, le bras droit passé dessous sa tête, et dont les os étaient devenus, par l'effet des agents extérieurs, blancs comme de l'ivoire. Malgré noire désir de nous procurer ce squelette, c'eût été folie de faire la moindre tentative pour aller le prendre. Après être restés deux heures dans la vallée de la Mort, nous voulûmes en sortir; ce ne fui pas sans beaucoup de difficultés, car, par l'effet de la pluie qui venait de tomber, les flancs de la vallée étaient devenus si glissants, qu'il fallut recourir à l'assistance de nos deux Javanais pour nous empêcher de tomber dans le précipice pestilentiel. On suppose que les squelettes humains sont ceux de quelques révoltés, qui, chassés de la grande roule, s'étaient réfugiés dans les vallées voisines, et qu'ils avaient abordé celle-ci sans connaître ses dangers.

« 11 y a une grande différence entre cette vallée et la grotte du Chien (yiolta del Cane), près de Naples; car, dans ce dernier lieu, l'air méphylique esl resserré dans un petit espace, au lieu que la vallée mortelle de Java a plus d'un demi-mille de circonférence. On n'y ressent aucune odeur sulfureuse, ni rien qui atteste une apparence d'éruption, quoique je sois persuadé que toute la chaîne de montagnes est volcaniijue, et qu'il y a deux cratères qui fument constamment, à peu de dislance delà roule, au pied de Djienz. »

VALLÉME. BOT. Pour Wallénie. ^. ce mol.

VALLESIA. BOT. Genre de la famille des Apocynées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi, dans la Flore du Pérou, par Ruiz et Pavon, el ainsi caractérisé : calice petit, persistant, profondément découpé en cinq segment.s; corolle hypocratériforme, dont le limbe est à cinq découpures obliques; cinq élamines incluses, à anthères ovoïdes, libres; deux ovaires surmontés d'un seul style et d'un sligniale en forme de massue; fruit composé de deux drupes libres, en forme de massue, chacune renfermant une graine dressée. Ce genre se compose de trois espèces, dont l'une a été figurée par Cavanilk's (Icon., 3, lab. 297), sous le nom de Rauwolfia glabra. Les deux autres ont été décrites et figurées par Ruiz et Pavon et par Kunth, qui leur ont imposé les noms de yallesia dicholoma et f^allesia thiococcoides. Ce sont des arbustes qui croissent dans les lieux incultes du Pérou et sur les rives de l'Amazone. Leurs feuilles sont alternes, ovales ou lancéolées, dépourvues de glandes. Les fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules opposés aux feuilles, dicholoraes et raultiflores.

VALLISNÉRIE. yallisneria. bot. Genre de la famille des Hydrocharidées et de la Diœele^ttandrie, L., ainsi caractérisé : fleurs dioïques. Les mâles ont un spadice conique, renfermé dans une spathe et couvert sur toute sa surface de pelites fleurs ; chaque fleur a un périan- Ihe triparti, renfermant deux élamines. Les fleurs femelles ont une spathe monophylle, uniflore; un périan-

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(lie à (rois ou six divisions; (rois s(igma(es bifides, quelquefois munis ex((''rieuremen( d'appendices. Le frui( esl une baie muKilociiIaire, cylindracée , renfermant plusieurs f;raiues pariétales.

Vallisnéhie spirale, f^allisneiia spiralis , Lin.; Lamk., lllustr., tab. 799. C'est une plante des plus remarquables, à cause des pbénoniènes que présente sa fécondation. Elle est aquatique, et, comme il a été dit ci-dessus . dioîque . de sorte que les fleurs maies naissent sur des pieds séparés de ceux qui portent les fleurs femelles. A l'époque de la floraison, les fleurs mâles se détacbent du spadice, viennent à la surface de l'eau chercber leurs femelles qui , sensibles pour ainsi dire à cet appel d'amour, s'échappent aussi du sein des eaux au moyen d'un mécanisme admirable. Leur long pédoncule se déroule en spirale Jusqu'à ce qu'il ait atteint la superficie de l'eau, et dès (|ue l'acte mystérieux est opéré, ce pédoncule resserre sa spirale et rentre au fond des eaux pour y mûrir ses graines. A.-L. De Jussieu (Gen. Plant.) a décrit ce phénomène avec la plus éléffanle lalinité, et Caslel en a traduit la description en beaux vers français dans son poëme sur les plantes. La f'a/lisneiia spiralis esl fort commune dans les rivières de l'Europe méridionale. Ses feuilles, rubanées, Rraminiformes. présententquelqiiefoisdesamas si considérables qu'elles nuisent au trajet des bateaux. Elle croît aussi dans des contrées foit distantes. R. Brown l'a trouvée dans la Nouvelle-Hollande, ainsi qu'une espèce nouvelle. D'aulres Vallisnéries sont indigènes de l'Amérique et de l'Inde orientale.

VALLISNÊRIOIDES. BOT. Micheli nommait ainsi le genre que Linné a désigné sous celui de f^allisneria. y. Vahispiérie.

VALLONIE. Vallonia. moll. Genre établi par Risso, dans son Histoire naturelle de Nice, mais inutilement, puisque c'est une Valvée qui lui sert de type. y. Val-

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