V. CORBEAD
VAVANGA. BOT. (Rohr.) F. Vakgdier.
VAVÉE. Favœa. bot. Genre de la famille desCédrelacées, institué par Bentbam qui lui assigne pour caractères : calice à cinq ou six folioles lancéolées, faiblement imbriquées avant l'épanouissement; corolle composée de cinq ou six pétales bypogynes, assez épais, oblongs, obtus, pubérulenlssur les deux faces; quinze à vingt élainines d'inégale longueur et toutes plus courtes que la corolle ; filaments réunis en tube à leur base, libres supérieurement, soudés au disque, cl trésvelus; anthères inlrorses, biloculaires, longitiidinalement déhiscentes; disque hypogyne, ciipuliforme, poilu, entourant et enveloppant l'ovaire qui est sessile, hispide et triloculaire; deux ovules dans chaque loge, attachés à l'angle central; style simple; stigmate épais, pelté, à Irois rayons.
Vavée DE Babao. f'avœa Babensis, Benth. C'est un grand arbuste à rameaux glabres, pubescenis dans leur jeune âge ; les feuilles sont simples, rapprochées à l'extrémité des rameaux, alternes, ovalo-olilongues, obtuses, échancrécs ou obtusément acuminées, rétrécies à leur base en un court pétiole, penninervécs, glabres en dessus, garnies en dessous de poils rares et épars; stipules linéari- lancéolées, velues et décidues; Heurs pubescentes et axillaires.
VAZA. OIS. Espèce du genre Perroquet. F. ce mot.
VEAU. MAM. Le jeune du Bœuf.
VEAU WAlllN. BAU. Synonyme vulgaire de Phoque.
VEBERA. BOT. F. Webrra.
VÉDA.SSE. Syn. vulgaire de Potasse. F. ce mol.
VEDELA. BOT. (Adanson.) Synonyme de yiscoides, Plumier, ou Anguillaria laurifolia, Lamk.
VÉDÉLIE. BOT. r. Wébélie.
VÉDIANTIEN. Feilianlhis. MOLL.Eisso a nommé de cette manière un genre formé déjeunes individus d'une Agalhine.
VEGELIA. BOT. (Necker.) Pour JFeigelia, de Thunberg.
VÉGÉTAUX. BOT. Les Végétaux forment la seconde des deux grandes divisions des êtres organisés. Ils ont en commun avec les animaux tous les caractères qui distinguent les corps vivants des corps bruis, comme cet arrangement particulier et celte combinaison récipro(|ue des éléments organiques qui consli- (uent l'organisation; ils vivent, ils s'accroissent, se reproduisent et meurent. Mais aussi, malgré les rapports inlimes qui existent entre les deux divisions du règne organique, des différences très-grandes se montrent entre les Animaux et les Végétaux, surtout lors- (|u'on s'éloigne du point commun où se louchent les deux pyramides par lesquelles on a représenté les règnes animal et végétal. Ces différences ayant élé signalées avec détail au mol AniMAL, il serait superHu de les reproduire ici. On se conlentera, dans cet article, de jeter un coup d'oeil général sur le régne végétal. On examinera d'abord les formes générales des Végétaux, l'ensemble des organes qui les composent ; on étudiera ces organes quant à leur origine et aux rapports qui existent entre eux, soit quant à leur structure, soit (|uant à leurs fonctions. Enfin on indiquera les divisions primordiales qui ont été établies parmi les Végétaux.
Les Végétaux, que l'on désigne également sous le nom de Piaules , sont des êlres organisés, vivants, privés de la faculté de se mouvoir en tolalilé, se nourrissant au moyen de substances inorganiques, qu'ils absorbent dans le sein delà terre ou au milieu de l'atmosphère, et qu'ils décomposent afin de s'assimiler les matériaux qui peuvent servir à leur accroissement. Ils se reproduisent, soit au moyen de graines, (|ui exigent préalablement d'avoir été fécondées pour pouvoir se développer, et donner naissance à de nouveaux individus; soit par des corpuscules qui peuvent se développer sans fécondation préalable et qih'on nomme gemmes, bourgeons, bulbilles, sporiiles, etc., suivant les formes qu'ils présentent ou les parties sur lesquelles ils se dévelopiient.
Les végétaux sont des êlres organisés. Les éléments organiques, qui entrent dans la composition des diverses parties d'un Végétal, se réduisent à deux formes principales : le tissu cellulaire et le tissu tubulaire ou les vaisseaux. Le premier préexiste au second, qui, selon plusieurs anatomistes, n'en serait en quelque sorte qu'une simple modification. Il compose à lui seul, dans un grand nombre de cas, la masse du Végétal. C'est ainsi, par exemple, (|ue les Hydrophyles, les Champignons, les Lichens el plusieurs autres familles de plantes agames sont uniquement composées de tissu cellulaire, sans aucune trace de vaisseaux. Mais dans les Végétaux d'un oidre plus élevé, ces deux formes du tissu élOmeiilnire se renconlrent dans la plupart des
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organes. Ayant décrit avec détail l'organisation analomiqiie des Végétaux au mot Anatomie végétaie de ce Dictionnaire, on ne la repioduira pas ici, n'ayant l'intenlion de traiter avec quelque étendue dans cet article que les poinis d'drganisalion sur lesquels les travaux récents de quelcpics physiologistes ont jeté de nouvelles lumières. C'est en se combinant de diverses manières, c'est en prenant des formes variées, que ce tissu élémentaire se nioditîe, se dispose, s'arrange poui' constituer toutes les parties auxquelles on a donné le nom d'organes, dans les Végélaux.
Il est extrêmement difficile de donner une définition générale des Végélanx, qui puisse s'appli(|uer à l'enseml)le des êtres si variés et si disparates, que l'on comprend sous ce nom. En effet. (|iielle immense différence n'exislet-il point entre le Chêne, le Plalane ou les autres arbres des forêts et des jardins, et ces croules sèches et coriaces qui se développent à la surface des rochers pour en cacher la nudité, ou ces pla!]ues verdâtres et presque inorgani(|ucs. qui se montrent sur la terre ou au pied des murs humides! Cependant ces productions si diverses appartiennent au même règne; ce sont des A'égélaux. Que si au premier coup d'oeil un espace immense semble séparer ces êtres si divers, néanmoins un examen plus attentif de tous les êlres réunis sous le nom général de Végélaux ou de Plantes, remplit en quelque sorte cet intervalle, et l'on peul alors passer par des nuances presque insensibles des plaques de matière verte, composées de granulations éparses, jusqu'au Chêne ou au Marronnier, en un mot, jusqu'au Végétal le plus parfait.
En jetant un coup d'œil général et très-rapide sur l'ensemble des êlres compris sous le nom de Végélaux, on verra que le règne organique, ainsi que la plupart des naturalistes l'admettent aujourd'hui, a un même point de départ. L'état rudimenlaire et primitif de l'organisation consisie dans une vésicule ou une cellule presque microscopique, qui représenle en quelque sorte la molécule intégrante descorps organiques. C'est celte molécule qui va servir, non-seulement de point de départ pour former les deux grandes séries animale et végétale des êtres organisés, mais qui sera aussi le noyau primitif, sur lequel s'ajonleront les autres molécules organiques, qui vont constituer toutes les autres parties de l'Animal ou du Végétal. Que celle molécule primitive s'anime, soit douée de mouvement partiel ou général, el voilà la série animale commencée; <iue celle molécule primitive reste fixée et immobile, et voilà le point de départ du règne véfjélal. Que l'on ne croie pas que cette origine primitive des deux grands embranchements des êtres organisés soit une supposition gratuite, une hypothèse inventée pour servir de base aux .systèmes; c'est un fait matériel el facile à vérifier. En effet , que sont les Monades, les Cyclides el un grand nombre d'autres animaux microscopiques, si ce n'est une simple molécule en mouvement ? Or, il n'est aucun naluralisle qui ne les considère comme de vérilahles animaux. D'un autre côté, <|u'on examine celle matière verle, qu'on suive la formation d'un grand nombre de Lichens pulvérulents, de plusieurs Champlgnmis, el l'on verra ((u'ils se composent d'abord de molécules
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isolées les unes des autres, mais qui ayant chacune une existence à part, forment en quelque sorte autant d'êtres séparés. Ainsi donc on trouvera, dans la nature, des Végélaux et des Animaux réduits ù l'élat d'une simple molécule, fixeel immobile dans les uns, en mouvemenldans lesautres; parconséquent l'origlnealtribuée au règne organique est réelle, et peut élre vérifiée par les sens.
Aparllrde ce point primitifdans les Végétaux, on peut s'élever successivemeni jusqu'à l'organisation la plus compliquée. Ainsi dans ces plaques vertes, dans ces Lichens pulvérulents, les molécules sont d'abord isolées les unes des aulres; en se multipliant elles se rapprochent, se soudent entre elles, tanlôl simplement bout à bout el par séries linéalies, lanlôt par tous les points de leur surface, et en (|uelque sorte d'une manière confuse. De ce premier mode d'arrangement résultent des filamenls simples ou ramifiés, ce sont les Confervées et les autres Hydropbyles filamenteuses. Du second résultent des lames ou des membranes diversement modifiées dans leurs formes, leur épaisseur, etc.; de là les Ulves, les Fucus, les Champignons, les Lichens, et en général tous les Végélaux qui ne sont composés que de lissu cellulaire. Tous ces Végélaux, en eflfel, se mon- Irent sous l'aspect, ou de filamenls celluleux, ou de lames plus ou moins minces, diversement découpées (Hyilrophytes, Lichens), ou de masses celluleuses plus ou moins épaisses (Champignons). La famille des Hépaliques va nous offrir un second mode d'organisation. Plusieurs, comme les Marchanleset certaines Jungermanes, sont encore uniquement formées d'une sorte de lame étendue à la surface du sol, mais aussi déjà se montrent dans la plupart des aulres Jungermanes de vérilables liges chargées de feuilles. De ces espèces on passe, presque sans apercevoir la ligne de démarcation, aux Mousses, qui sont de pelils Végélaux parfaits, mais dessinés dans des proportions minimes, el en quelque sorte en miniature. Des Mousses on arrive aux Lycopodiacées, déjà plus voisines par leur port des Végétaux parfaits; et enfin entre elles el ces Végélaux parfails se trouve la nombreuse famille des Fougères, dans laquelle on voit l'organisation se compli(|uer de plus en plus, dans laquelle on trouve quelquefois des tiges ligneuses, analogues à celles des arbres plus parfaits. Ainsi donc se trouvent réunis par une série rarement interrompue ces deuxextrémilésde la chaîne des êlres organisés végélaux, dont l'une, qui en est le point de départ, représenle le Végétal réduit à son état le plus simple, et dont l'autre le présente parvenu à son dernier degré de com|)licalion et de perfecliim.
Mais à cet examen superficiel, dans le(iuel on embrasse tout l'ensemble de la série des Végélaux, si l'on fait succéder une élude plus scrupuleuse, plus approfondie, on verra se montrer entre ces êlres des différences remarquables, qui établissenl parmi eux des groupes secondaires dont les limites sont |)lus ou moins tranchées. C'est ainsi ([ue les uns, plus simples dans leur organisation, sont uni(|uemenl composés de tissu cellulaire; que les aulres, au contraire, présentent de plus des tubes creux ou vaisseaux, diversement groupés en faisceaux el servanl à la circulation des fluides-
Dans les uns on voit la reproduclion se faire a» moyen de petits tubercules également celluleux, nommés sporules, fjonyyles, etc., qui se développent, soit dans l'intérieur même du (issu du Végétal, soit à la surface, tantôt à nu, lanlôt renfermés dans des sortes de conceptacles particuliers. Chez les autres, au contraire, on trouve une organisation, une disposition de parties analogues à celle qui existe dans les animaux. On voit des organes disposés de manière à réagir l'un sur l'autre, des organes sexuels, en un mot, destinés, les uns à contenir les rudiments des germes, les autres à fournir la matière qui doit, par la fécondation, leur imprimer le mouvement et la vie. Ces germes fécondés, qu'on nomme graines, renferment dans leur intérieur un corps tout organisé, présentant déjà, mais seulement à l'état rudimenlaire, toutes les parties qui doivent composer un nouveau Végétal. L'embryun, en effet, n'est plus, comme la sporule, un amas confus de tissu cellulaire, c'est déjà un véritable Végétal, dans lequel on peut distinguer les parties essentielles qui le formeront plus tard. La présence de ces organes de la fécondation entraîne avec elle de très-grandes modifications dans les Végétaux qui en sont pourvus, et sert à établir deux grandes divisions, que l'on a désignées sous le nom de Ciyptogames pour ceux qui en sont dépourvus, et de Phanérogames où on peut les voir. On va étudier successivement l'organisation générale de chacune de ces deux grandes divisions, en commençant d'abord par les Phanérogames, qui sont ceux où l'organisation végétale est la plus complète; puis on passera en revue les diverses parties qui les composent, en les étudiant dans le Végétal le plus complet; après quoi on fera connaitre les connexions qui existent entre eux, et l'on cherchera à déterminer leur importance relative dans l'acte de la végétation.
Un Végélal se termine à sa partie inférieure par un organe généralement enfoncé dans la terre, vers le centre de laquelle son extrémité est entraînée, et qu'on nomme la racine. Cet organe a pour usage, non-seulement de fixer le Végétal au sol, mais encore d'absorber une grande partie des substances qui doivent servir à son alimentation. On distingue communément dans la racine trois parties : le corps, qui en forme la masse générale; le coUet, ou ligne de séparation entre la racine et la tige ; et enfin les fibres capillaires, qui en naissent et qui constituent le chevelu. C'est la partie importante de la racine, puisque c'est par ses extrémités seulement que cet organe absorbe les substances nutritives.
La tige naît de la racine et croit en sens inverse de celle-ci, c'est-à-dire qu'elle s'élève, en général, perpendi«ulaire à l'horizon. Elle sert de support commun à toutes les parties qui doivent se développer dans l'atmosphère, comme les feuilles, les Qeurs et les fruits qui leur succèdent. Cet organe est de peu d'importance, examiné sous le point de vue physiolngique; car il n'a pas de fonctions spéciales, propres à la conservalinn de l'individu ou à la propagation de l'espèce. Il est desliné simplement à établir une communication directe entre les parties souterraines et celles qui vivent dans l'atmosphère; aussi manque-t-il dans un grand nombre de
Végétaux, sans que leurs fonctions en soient ni diminuées ni altérées. La tige se divise en branches et eu rameaux, dont la réunion, de même qu'on l'observe pour les vaisseaux sanguins des animaux, l'emporte en volume sur le tronc qui leur a donné naissance. Elle se compose de tissu cellulaire et de vaisseaux diversement disposés, et formant fréquemment des faisceaux ou des couches régulières. A'. Anatomie végétale et Tige.
Les feuilles naissent sur la tige, ou immédiatement du collet de la racine, quand la tige manque. Ce sont communémentdes expansions minces et membraneuses, plus rarement épaisses et charnues, composées de vaisseaux ramifiés, et qui, par leur disposition, forment un réseau plus ou moins serré, dans les interstices duquel on trouve un tissu cellulaire rempli de granulations verdàlres. Ces vaisseaux, qui forment en quelque sorte le siiueletle de la feuille, sont une prolongation de ceux qui existent dans l'inlérieur de la tige ou des rameaux. Quand en sortant delà lige ils se réunissent en un faisceau simple avant de se ramifier, la feuille est attachée à la tige ou au collet de la racine par un prolongement auquel on a donné le nom de pétiole. Mais fréquemment le faisceau vasculaire se ramifie en sortant de la tige, et le pétiole manque. La feuille est recouverte à sa face inférieure et à sa face supérieure par une lame d'épiderme. Cette membrane celluleuse recouvre, dans les Végétaux, toutes les parties qui sont immédiatement en contact avec l'air atmosphérique. Aussi dans les plantes aquatiques dont les feuilles sont submergées, comme les Potamogétons par exemple, les deux faces sont dépourvues d'épiderme. Dans celles dont les feuilles sont appliquées par leur face inférieure sur la surface de l'eau, la face supérieure est seule revêtue d'un épiderme. Ces observations curieuses sont dues à Adolphe Brongniart. Dans l'épaisseur de l'épiderme existent les organes auxquels on a donné le nom de pores corticaux ou de stomates. Ainsi que l'a si bien démontré le professeur Amici, de Modène, ces stomates sont formées de deux cellules allongées ; l'une à droite, l'autre à gauche, disposées comme deux lèvres, et laissant entre elles une ouverture ou fente qu'elles peuvent resserrer et dilater suivant (|u'elles se gonflent ou se contractent. En général ces stomates correspondent aux lacunes qui existent dans le tissu cellulaire des feuilles. Quant à leurs usages, on est encore loin d'être d'accord à cet égard. Schranck pensait qu'ils étaient destinés à pomper l'humidité de l'air; Théodore de Saussure, qu'ils absorbaient l'oxygène pendant la nuit; Link, qu'ils excrétaient des matières résineuses ou de la cire; De Candolle, qu'ils servaient à la transpiration aqueuse; Mirbel, que c'étaient des suçoirs, au moyen desquels les gaz et les fluides élaienl introduits dans le parenchyme; Amici enfin, leur attribue la fonction de rejeter l'oxygène pendant le jour. On voit par ce simple énoncé que ces opinions sont contradictoires entre elles. Mais quelle est la vraie? C'est ce qu'on ignore. Ce qui paraît le plus piobahie, c'est que ces organes ne sont pas uniquement destinés à remplir l'une des fonctions qu'on leur a attribuées, mais qu'ils concourent vraisemblablement à plusieurs suivant les circonstances. Ainsi ils peuvent servir successivement,
soit à absorber l'air almospbérique, soit à rejeter au dehors l'oxygène provenant de la décomposition de l'air, qui s'est opérée dans l'intérieur du tissu végétal, et peut-être encore à quelque autre fonction. En effet, les feuilles sont les organes les plus importants du Végétal. Ce sont elles qui remplissent les fonctions essentielles de la végétation. On verra plus tard que beaucoup d'autres organes, la Heur et le fruit par exemple, et les parties qui les composent, ne sont que des feuilles diversement modifiées. A la base des feuilles on trouve fréquemment deux peliles écailles quelquefois foliacées, auxquelles on a donné le nom de stipules. Tantôt elles sont libres, tantôt elles sont adhérentes avec la base du pétiole, comme dans beaucoup de Rosacées. Le plus souvent les stipules enveloppent et protègent les jeunes feuilles lors(|u'elIes sont encore renfermées dans leur bourgeon.
Sur la tige on trouve encore quelques autres organes, mais beaucoup moins importants, et qui ne paraissent concourir en rien aux différents phénomènes delà végétation; tels sont les épines, qui ne sont généralement que des rameaux dont le bourgeon terminal, au lieu de se développer, s'est aminci en poinle ; les aiguillons, aiilres piquants qui ne paraissent être que de gros poils endurcis : toujours est il qu'ils ne soni qu'une excroissance de l'écorce, et ne tiennent nullement à la partie ligneuse; les vrilles ou cirrhes, organes filamenteux et tordus dont sont pourvus certains Végétaux trop faibles pour pouvoir se soutenir seuls, et qui s'accrochent aux corps environnants au moyen de ces vrilles. Ce ne sont aussi que des organes transformés, comme des pédoncules, des pétioles, des stipules, etc. Les organes qui viennent d'être passés en revue, savoir : la racine, la tige et les feuilles, concourent tous à une seule et même fonction, la nutrition, et par suite à l'accroissement de la plante. On doit maintenant étudier ceux qui sont les agents de la reproduction de l'espèce.
A une certaine époque de la vie de la plante, on voit apparaître une série d'organes passagers dans leur existence et dans leurs fonctions, et qui ont pour usage la formation des germes qui doivent servir à la reproduction de l'espèce et à sa multiplication. Ces organes sont les parties diverses qui entrent dans la formation de la fleur et du fruit, et les germes reproducteurs ont reçu le nom d'embryons.
La fleur est un assemblage très-complexe de parties différentes, et qui, dans son état complet, se compose des deux organes sexuels màle et femelle, entourés par deux enveloppes membraneuses, destinées à les protéger. Des deux organes sexuels, le femelle, qui occupe toujours le centre de la fleur, s'appelle le pistil; les mâles, placés autour de celui-ci, se nomment étamiiies; l'enveloppe florale la plus intérieure est la corolle, l'autre le calice.
Le calice est l'enveloppe la plus extérieure de lafleur. Il est ordinairement vert et de nature foliacée; il se compose de plusietirspiècesdisliuctesou feuilles, qu'on nomme sépales, et, dans ce cas, le calice est dit polysépale. Lorsqu'au contraire les sépales sont réunis et soudés entre eux, soit dans toute leur hauteur, soit
uniquement par leur base, le calice est dit raonosépale ou mieux gamosépale.
L'enveloppe la plus intérieure de la fleur , la corolle, est ordinairement d'un tissu plus délicat et peinte de couleurs brillantes et variées. Elle se compose de plusieurs pièces, qui ont reçu le nom de pétales, et qui peuvent être ou distincts ou soudés entre eux; de là les noms de corolle polypétale et monopétale, ou mieux gamopétale.
Les étamines sont les organes sexuels milles dans les Végétaux. Elles sont placées en dedans de la corolle ou du calice quand la corolle manque, et en dehors du pistil. Elles se composentd'une partie inférieure grêle, qu'on nomme le filet, et d'une anthère, sorte de poche membraneuse, à deux loges, contenant le pollen ou le réservoir de la matière fécondante. Le nombre des étamines, leur disposition, leur arrangement relativement au pistil, etc., sont extrêmement variés.
Le pistil occupe le centre de la fleur. C'est l'organe femelle des Végétaux ; il se compose de l'ovaire, organe creux, présentant plusieurs cavités ou loges, dans lesquelles sont renfermés les ovules ou rudiments des graines. Du sommet de l'ovaire, rarement des côtés ou de la hase, nail un prolongement filiformequ'on nomme slyle, et qui se termine par un corps glanduleux appelé stigmate. Le style manque quelquefois, et alors le stigmate est sessile sur l'ovaire.
Le fruit succède au pistil, ou plutôt n'est que le pistil modifié et accru après l'acte de la fécondation. Il se compose du péricarpe et des graines. Le péricarpe, de forme et de consistance variées, se compose des parois de l'ovaire. L'épaisseur de ces parois comprend trois parties, savoir : 1° Vépicarpe ou membrane extérieure; 2o Yendocarpe ou membrane qui tapisse sa cavité interne ; et 00 le saicocarpe ou mésocarpe, qui est formé par toute la partie celluleuse et vasculaire placée entre ces deux membranes. Intérieurement le péricarpe présente une ou plusieurs loges séparées les unes des autres par des lames ou cloisons perpendiculaires. A l'époque de sa maturité il s'ouvre, quand ses parois sont minces et sèches, en un certain nombre de pièces nommées valves. Cependant il y a des péricarpes qui ne s'ouvrent jamais.
Les graines sont renfermées dans l'intérieur des loges du péricarpe, sur un corps plus ou moins saillant nommé trophosperme ou placenta. On appelle podosperme ou funicule les parties saillantes du trophosperme, dont chacune donne attache à une seule graine. Deux parties essentielles entrent dans la composition de chaque graine, savoir : les téguments et l'amande. Les téguments sont quelquefois tellement soudés entre eux, qu'ils paraissent ne former qu'une seule membrane qu'on nomme épisperme. Mais quelquefois il y a deux téguments distincts: l'un, extérieur, nommk testa; l'autre, intérieur, appelé tegmen. Sur la surface externe de la graine on aperçoit constamment une cicatrice plus ou moins apparente par sa grandeur ou sa couleur, c'est le Itile ou le point par lequel la graine tenait au trophosperme. Les vaisseaux nourriciers qui pénètrent dans la graine, traversent le tégument propre, tantôt perpendiculairement, tantôt
ils rampent oWiqiiemenl dans lYpaisseur du feuillet | externe, et pénètrent jusqu'à la membrane interne où i ils se répandent et forment le hile inlérieuremenl ou chulaze. On appelle ra/ihé on voshiurte, la saillie linéaire formée par le faisceau de vaisseaux nourriciers qui rampent dans le té^nment propre de la i;raine. Non loin du hile, mais quelquefois dans un point plus ou moins éloigné de celle cicatrice, on apeiçoil une ; ouverture ponclifnrme dont il est souvent impossible de constater l'exislenee. et (|u'on a nommée micropyle ou exoslome. Au-dessous des téguments de la graine [ on trouve un corps qui les remplit en tolalilé, c'est l'amande. L'amande se compose, tantôt de l'embryon (oui seul, c'est-à-dire du corps destiné à reproduire un nouveau Végétal, dont il offre déjà les parties principales à l'élat rudimenlaire; tantôt, en outre, d'un autre corps accessoire, charnu, farineux ou dur et corné, et qui a reçu le nom d'endosperme et périsperme.
On vient d'indiquer l'organisalion de la graine parvenue à son état complet de maturité; il faut maintenant étudier les évolutions successives des diverses parties (|ui la oomposent, et leur état comparatif dans l'ovule avant la fécondation et dans la graine à sa maturité. Ce sera une occasion de faire connaître les observations importantes <|ue le professeur Mirbel vient de faire sur Povnle. antérieurement à la fécondation.
La structure de l'ovule, avant et pendant la formation de l'i'mbryon, avait été l'objet des recherches de plusieurs naturalistes. Déjà Halpighi et Grew avaient transmis de très-bonnes observations sur ce sujet. Mais c'est surtout par les recherches des naturalistes modernes, et spécialement par celles de Treviranus, de Schmidl, de U. Brown et de Mirbel, que la structure et les développements de l'ovule ont été si bien démontrés. Déjà à l'article Ovule de ce Dictionnaire, on a fait connaître les résultais des observations de R. Brown, voici celles du professeur Mirbel. La grande différence des résultats obtenus par ce dernier physiologiste tient surtout à ce (|u'il est remonté beaucoup plus haut (|ue ses prédécesseurs, et qu'il a suivi l'ovule dans les diverses phases de son développement depuis le moment Où il commence à se montrer dansl'intérieuriies logesde l'ovaire, jusqu'après la fécondation, époque où il a déjà subi en quelque sorte plusieurs métamorphoses. Si on examine l'ovule au moment où il commence à poindre dans un bouton de Heur, on voit qu'il se présente sous la forme d'un petit tubercule parfaitement lisse et entier, et qui, coupé transversalement, se montre uni(!iiement composé de tissu cellulaire sans apparence de membrane. En suivant pas à pas les développements successifs de ce corps, on voit que peu de temps après il se perce à son sommet , et à travers cette ouverture on voit un corps intérieur faire une saillie plus ou moins considérable. Celte ouverture augmente de diamètre à mesure que le corps intérieur se développe, et il n'est pas rare alors que l'enveloppe extérieure ne semble plus former qu'une sorte de cupule ou de godet, qui embrasse seulement la partie inférieure de l'organe contenu. Si à celte époque du développement de Povule on étudie sa structure intérieure, on voit qu'il est com-
posé de la manière suivante : tout à fait au centre est un corps pulpeux, entièrement composé de (issu cellulaire lâche, sans apparence de membrane : c'est le ««celle. Ce corps est enveloppé de deux membranes : l'une, extérieure, nommée /);7///)>ie. l'autre, intérieure, nommée seroiuline. La primine, avec laquelle vient se confondre le funicule ou cordon ombilical formé des vaisseaux nourriciers, est percée à son sommet d'une ouverture, quelquefois lellemenl grande, que les parlies qu'elles recouvrent sortent presipieen totalité par elle : c'est YexoHloine du professeur Mirbel. En dedans de la primine est une seconde membrane qui n'a d'adhérence avec elle que par sa base, c'est-à-dire par le point opposé à son extrémité perforée : c'est la secondine. Elle est également percée à son sommet d'une ouverture nommée enclostotite , et par laquelle sort le nucelle, qui est inséré par sa base au fond de la seconde. Ces trois parties sont entièrement distinctes l'une de l'autre, et n'ont entre elles d'adhérence que par leur base. La clialaze ou hile intérieur, correspond quelquefois immédialemenl au hile proprement dit; d'autres fois elle en est plus ou moins éloignée, ainsi qu'on le montrera tout à l'heure. La chalaze est pour le professeur Mirbel la base de l'ovule. A cet égard il s'éloigne beaucoup de l'opinion de Robert Brown, qui considère l'exoslome ou micropyle comme représenlanl la base de cet organe. Mais à mesure que ces premiers changements se sont manifestés dans la slruc- Inre de l'ovule, il s'en est opéré de Irès-grands dans la position relative de ses parties consliluanles. Ainsi quelquefois l'ovule s'est renversé en tolalilé, c'est-àdire que par le développement considérable d'un seul de ses côtés le sommet perforé semble s'être rapproché de la base; d'autres fois l'exoslome se rapproche du bile, il lui devient conligu, tandis que la chalaze se trouve diamétralement opposée au hile. Enfin il arrive aussi que les diverses parties de l'ovule restent dans leur position primitive, c'esl-à-dire que le hile et la chalaze se correspondent, et que les ouvertures de l'ovule leur sont diamétralement opposées. Tels sont les trois groupes principaux dans lesquels on peut coordonner les ovules. Le professeur Mirbel leur a donné des noms particuliers; ainsi il a nommé les premiers canipulitiopes , les seconds auatropes, les troisièmes orlholiopes. Les ovules orlholropes seront ceux dans lesquels le hile et la chalaze se correspondenl, tandis que l'exoslome leur est diamétralement opposé, de manière que l'axe rationnel de la graine est recliligne; le Noyer, les M/'ica, If.s Polygonum ont leurs ovules orlholropes. Les ovules campulilropes sont très-communs ; chez eux le hile et la chalaze se correspondent encore exactement; mais l'exoslome s'est rapproché de la base de l'ovule, de manière que la graine est courbée en forme de rognon, ou même qu'elle est pliée et soudée dans sa longueur, moitié sur moitié; exemple : lesPapilionacées, les Crucifères, les Caryophyllées. Les ovules analropes sont ceux dans lesquels l'exoslome et la chalaze sont diamétralement opposés comme dans les orlholropes ; mais le hile est conligu à l'exoslome, et est séparé de la chalaze par un raphé qui occupe toute la longueur d'un des côtés de l'ovule; telles
sont les Liliacées, Renonculacées, Rulacées, Curcubila eues. Enfin on observe (luelques ovules qui présenlent à la fois une partie des caractères propres aux analropes et une partie de ceux des campulitropes, c'est-àdire que, tandis que l'exostome est devenu contiguau liile, comme dans lis anatropes, la clialaze est éloignée du hile par un raplié très -court : ce sciiit des ovules amphiiropes. Les ovules, au moment où leur sommet commence à se perforer, sont constamment ortliolropes; ce n'est que plus tard que les caractères propres aux autres formes se prononcent.
Postéi ieuremenl à ces premiers changements, le nucelle en éprouve aussi de fort importants. On a vu qu'il n'était d'abord qu'une masse de tissu cellulaire. Bientôt son intérieur se creuse, et il forme alors une membrane celluleuse, sans ouverture, que l'on nomme iercine. Du sommet de la cavité de cette troisième enveloppe, on voit pendre unelame de tissu cellulaire, qui forme une quatrième membrane appelée guartine. « Si personne ne fait mention de la quartine, dit le professeur Mirbel dans ses Recherches sur la structure de l'ovule, p. 9, c'est sans doute parce qu'elle aura toujours été confondue avec la tercine; cependant ces deux enveloppes dilîèrent essentiellement par leur origine et le mode de leur croissance. Je n'ai découvert la quartine que dans des ovules dont la tercine s'incorpore de très-bonne heure à la secondine, et je crois qu'elle n'existe que là. Au moment de son apparition, elle forme une lame cellulaire, (pii tapisse toute la superficie interne de la paroi de la cavilé de l'ovule; plus tard elle s'isole de la paroi, et ne tient plus qu'au sommet de la cavité : c'est alors un sac, ou plutôt une vésicule parfaitement close. Quelquefois elle reste définitivement dans cet état: les Stalices en offrent un exemple; d'autres fois elle se remplit de tissu cellulaire cl devient une masse pulpeuse; elle se présente sous cet aspect dans le Tuli/ja Gesneriana. « Tout ceci est l'inverse de ce qui se passe dans la tercine, puisque celte troisième enveloppe commence toujours par être une masse de tissu cellulaire (le nucelle), et finit ordinairement par être une vésicule.
Maintenant dans l'intérieur de la quartine se développe un autre organe, c'est le sac amniotique, de Malpighi, la membrane accidentelle, de Brown, \aquiutine, du professeur Mirbel. Dans un nucelle resté plein de tissu cellulaire ou dans une quartine qui s'en est remplie, on voit la quintine se montrer d'abord sous la forme d'un boyau grêle, qui, d'une part, lient au sommet du nucelle, et de l'autre à la chalaze. Ce boyau se renfle dans sa partie supérieure, et l'embryon ne tarde pas à s'y montrer; d'un autre côté il se détache de la chalaze, et souvent même on ne peut saisir le moment où il est adhérent à cette cicatrice intérieure. Mais lorsque le nucelle s'est détruit ou lorsqu'il s'est formé un vide dans la quartine, le développement de la quintine n'est pas tout à fait le même. Ainsi elle n'adhèie point par sa base à la chalaze, mais elle est simplement suspendue comme un lustre au sommet de la (|uartine. C'est dans l'intérieur de celte cinquième enveloppe ou sac de l'ovule que se forme l'embryon. Les rudiments <"e cet organe se montrent constamment dans la partie
supérieure de la quintine, sous la forme de granulations opaques, qui se réunissent et se groupent pour former l'embryon. Ce corps, à mesure qu'il s'accroît, s'éloigne du sommet de la quintine, auquel il reste néanmoins adhérent par un filet extrêmement grêle, (|ui tient à l'extrémité de la radicule, et <|u'on nomme filet suspinseur. Quoiqu'il paraisse général que l'embryon se dévi-loppe dans l'intérieur même de la quintine, cependant il peut arriver que ce corps commence à se monirer dans une autre place. Ainsi Adolphe Brongniart a vu l'embryon du Ceiatophyllum tiemersum se former en dehors et au-dessus du sac embryonnaire ou de la quintine; et d'ailleurs, comme celte cinquième membrane manque, ou du moins n'a jamais pu être observée dans plusieurs ovules, et entre autres dans ceux du TtilijXi Gesneriana, du Tradescantia vhyinica, du Lunaria annua, du Quercus robur, du t'orylus avellana, il faut bien que dans ce cas l'embryon se développe ailleurs que dans la quintine.
Le périsperme ou endosperme, qui accompagne l'embryon dans une foule de graines, n'a pas toujours la même origine. Ainsi, comme l'a prouvé R. Brnwn, tantôt c'est le tissu cellulaire du nucelle ou de la tercine, tantôt c'est celui qui se dépose dans la quintine qui forme le périsperme. 11 arrive même dans quelques graines que le périsperme est à la fois formé par le tissu cellulaire de la (juintiiie et celui du nucelle. C'est ce (|ui a lieu, suivant le savant botaniste anglais, dans les Nymphéacées; et probablement aussi dans des autres genres sur lesquels on a si longtemps discuté, comme les Piper, Saururiis, etc. Mais, d'après les observations récentes du professeur Mirbel, la quartine concourt aussi quelquefois à la formation de l'endosperme ; c'est ce qui a lieu, par exemple, dans les graines des Tulipa, des Tradescantia , des Statice, etc.
Plusieurs botanistes, et entre autres Auguste de Saint-llilaire, pensent que l'exostome ou le micropyle n'est que la cicatrice d'un cordon vasciilaire (|ui adhère primitivement à la paroi interne de l'ovaire, d'où il suivrait que l'ovule a deux points d'attache : le funiciile, formé par les vaisseaux nourriciers, et le conducteur de Vj4um seininalis, qui aboutit à l'exostome. R. Brown a nié l'existence de ce second point d'attache. Mais ce sont les belles observations du professeur Mirbelqui prouventjusqu'à l'évidence que l'exostome n'est point une cicatrice. Cependant, comme ce savant l'a montré, dans plusieurs ovules il arrive un moment où il semble, en effet, exister un second point d'attache; c'est ce qui est très-évident dans les Plumhaginées et les Euphorbiacées, par exemple. Que l'on dissèque l'ovaire du Slatice armeria, dit le professeur Mirbel, ou de toute autre espèce du genre, quand le boulon commence à poindre, on trouvera que l'ovule est placé de manière que son sommet legarde le fond de la cavité de l'ovaire. Alors l'exostome et l'endoslome sont trèsdilatés,et le nucelle offre une masse conique à son sommet arrondi ; peu à peu l'ovule se redresse, rétrécit son double orifice, et ne laisse plus apercevoir que le sommet de son nucelle; et, dans le même temps, un petit cylindre, produit par la partie supérieure de la cavité de l'ovaire, s'allonse, et dirige son bout vers le dou-
ble orifice de l'ovule; et, comme l'ovule et le cylindre croissent simullanémenl, sans que leur direction change, bientôt le bout du cylindre rencontre, couvre et bouche l'orifice de la secondine, qui dépasse un peu l'orifice de la primine. Que l'on dissèque l'ovaire des Euphorbes, on verra qu'un petit bonnet, en forme d'éteignoir, joue à peu près le même rôle que le petit cylindre des Plombaginèes. Enfin, qu'on examine l'ovule du Nymphéa alba , et l'on verra qu'un renflement du funicule, renflement (|ui plus tard s'étendra en arille sur toute la graine, remplace le cylindre des Plombaginées et le bonnet des Euphorbiacées.
Toutcec|ui précède peut donner une idée de la structure la plus générale des fleurs des Végélaux phanérogames, et des parlies qui entrent essentiellement dans leur composition. Ces parties peuvent éprouver de trèsgrandes modifications dans leur position relative, leur grandeur, leurs formes, et ce sont ces modifications qui servent de caractères pour distinguer les uns des autres celle immense quantité de Végélaux qui sont déjà connus des naluralisles. Mais si l'on considère d'une manière plus philosophique les parties qui composent le Végétal, on verra qu'en résumé il y en a une que l'on peut regarder comme l'organe fondamental, c'est-à-dire comme celui qui, non-seulement joue le rôle le plus important dans la vie végétale, mais qui de plus, en se modifiant de diverses manières, forme primitivement loules les autres parlies essenlielies de la plante : cet organe c'est la feuille. Et d'abord ne sontce pas les feuilles qui jouent le rôle le plus important dans les phénomènes de la végétation? IVe sont-elles pas à la fois les organes qui absorbent dans l'atmosphère les fluides nutritifs, en même temps qu'elles rejettent au dehors tous ceux qui n'ont pu être convertis en matériaux alibiles? Privez nn arbre de (outes ses feuilles, et il ne tardera point à périr. Les feuilles sont donc l'organe le plus important que la plante développe dans l'air. Il est une autre partie qui, dans un milieu différent, exerce aussi des fonctions essentielles pour le Végétal : c'est la racine. Mais ici on doit remarquer que ce n'est jamais que par les extrémités les plus déliées des fibres, qui naissent du corps de la racine et qu'on désigne sous le nom de chevelu, que s'opère l'absorption des fluides répandus dans le sein de la terre. Or, si l'on examine avec soin le mode de développement du chevelu; si l'on observe que chaque année il en tombe une partie qui se renouvelle ensuite; si, de plus, on songe que lorsque, par une cause quelconque, une branche de racine vient à ramper à la surface du sol, au lieu de produire du chevelu, elle donne naissance à des feuilles (le chevelu, ou les fibres radiales, ne sont que des feuilles modifiées par le milieu dans lequel elles vivent); et si l'on réunit toutes ces circonstances, il ne sera pas difficile d'admettre que dès lors on n'aura encore qu'un seul et même organe pour base des phénomènes de la végétation.
Quant à la tige, elle est sans contredit fort peu importante pour le Végétal; c'est un moyen de transmission placé entre les feuilles hypogées et les feuilles aériennes, mais ne remplissant par elle-même aucune fonction. Aussi voit-on un grand nombre de Végétaux
qui manquent totalement de celle partie. Ce qui a été dit de la lige s'applique également au corps de la racine, qui est, à proprement parler, la lige souterraine, et qui, en effet, n'est que la continuation de la lige aérienne. Viennent ensuite les parties constituantes de la fleur. Au premier abord ces organes fins et délicats, souvent ornés des couleurs les plus brillanles et les plus variées, ne semblent avoir aucune analogie avec les feuilles. Cependant il sera très-facile de prouver que tous les organes qui entrent dans la composition de la fleur, ne sont que des feuilles diversement modifiées. Déjà cette opinion avait été émise par plusieurs botanistes anciens, et même par Linné, qui la fit connaître dans sa dissertation intitulée /"/o/epiîs PLantarum. Le célèbre littérateur Goethe, dont l'Allemagne se glorifie à si jusle lilre, est le premier qui, dans une petite disserlalion qui a pour litre : De la Métamorphose des Plantes, ait développé celteidée en présentant des faits àl'appui. Mais cet ouvrage de Goethe, donl la première apparition remonte à 1790, fui peu remarqué des savants ; on ne le considéra guère que comme une sorte de spéculation échappée en quelque sorte au génie du grand poêle. Cependant, plus lard les idées des physiologistes se touinèrent vers ce point, et bientôt elles furent presque généralement adoptées, surtout en Allemagne. Plusieurs botanistes français, et entre autres Du Petil- Thouars et Turpin, ont également appuyé celle théorie de plusieurs observations curieuses. Le premier surtout est arrivé à ce théorème, que la fleur n'est que le développement d'un bourgeon. En efl^el,si l'on examine la fleur la plus complète, on verra (|u'elle est la réunion de quatre verlicilles de feuilles diversement modifiées. C'est un véritable bourgeon, mais qui, au lieu de donner naissance à un scion, a ses mérilhalles ou entrenœuds tellement rapprochés les uns des autres, que les diverses parlies qui composent ce bourgeon semblent naître d'un seul et même point, qu'on a nommé réceptacle. Il convient de donner quelques développements à celte idée. Et d'abord il semble inutile de remarquer que le nombre des verlicilles floraux varie suivant que la fleur est plus ou moins complète. Ainsi, dans une fleur purement femelle, privée d'enveloppes florales, il n'y aura qu'un seul verlicille; il y en aura deux dans une fleur hermaphrodile sans périanthe; trois dans celle à périanlhe simple; et enfin quatre dans une fleur complète; chacun de ces verlicilles sera composé d'un nombre variable de pièces ou feuilles. La nature foliacée des parties conslituanles de la fleur est facile à prouver pour le calice. En efîel, le plus souvent cet organe se compose de pièces verdàtres, qu'il est excessivement facile de reconnaître pour des feuilles. Cela est porté jusqu'à l'évidence dans quelques plantes, et entre autres dans les Pivoines, où les sépales, c'est-à-dire les feuilles calicinales, ont tons les caractères des autres feuilles de la tige. Ces feuilles du calice sont ou distinctes les unes des autres, et le calice est appelé polysépale, ou réunies et soudées entre elles, cl le calice est dit monosépale ou gamosépale. Ainsi rien de plus facile à concevoir et à prouver que les folioles du calice ne sont que de véritables feuilles verticillées.
> li C.
La corolle est de même formée par un verlicille de feuilles plus intérieur que le calice, et qui, pour celle raison, est déjà plus alléré que lui. Néanmoins il est encore facile de reconnaîlre dans les pétales d'un grand nombre de fleurs, des organes entièrement analogues aux feuilles, malgré leur tissu plus délicat et leur coloration. En effet, il y a des pétales qui sont verts et semblables au calice, et d'ailleurs on voit souvent dans certains Végétaux les feuilles supérieures de la tige devenir d'un tissu plus délicat, et se colorer à la manière des pétales. Les folioles, (|ui forment le verlicille corollin. peuvent rester libres et distinctes, ou se souder entre elles et former une sorte de tube ; de là la distinction de la corolle en polypétale et en monopétale ou gamopétale.
Les élamines forment le troisième verticille de la fleur. Leur analogie, ou plutôt leur identité avec les pétales, est prouvée parce qui se passe dans les fleurs
qui
doublent. On voit alors les élamines se transformer
en pétales. Ainsi le filet d'une élamine peut être considéré comme un pétale réduit à sa nervure moyenne, ou plutôt c'est le pétiole de la feuille, et le limbe est représenté par l'anthère qui le termine au sommet. En effet, celle-ci est une feuille réduite à des proportions très-petites, et dont les bords se roulent sur euxmêmes vers la nervure médiane, de manière à former deux petites pocbes dans lesquelles le pollen est renfermé. Ce pollen se présente d'abord sous l'aspect d'une masse de tissu cellulaire, dont les vésicules finissent par se séparer les unes des autres.
Le pistil, qui occupe le centre de la fleur, peut être également considéré comme formé d'une ou de plusieurs feuilles verlicillées. Quand l'ovaire est uniloculaire et que les ovules qu'il renferme ne sont allacbés qu'à un seul point de son intérieur, il est formé par une seule feuille dont les bords convergent l'un vers l'autre, et se soudent pour constituer la feuille ovarienne. Quand au contraire l'ovaire est à plusieurs loges, ou même quand il est aune seule loge, mais que les ovules sont allacbés à plusieurs Irophospermes pariétaux, il se compose d'autant de feuilles qu'il y a de loges dans le premier cas, ou de valves dans le second cas. Dans le cas de plurilocularilé,les bordsdes feuilles ont convergé vers l'axe de la fleur, et en se soudant latéralement entre elles par une partie de leur face externe, elles ont constitué les cloisons. Dans le cas où l'ovaire est uniloculaire, les feuilles ovariennes se sont rapprocbées et soudées entre elles bord à bord. Enlin, les ovules eux-mêmes, c'esl-à-dire les rudiments des graines, doivent être considérés comme de petits bourgeons, développés sur le bord même des feuilles.
Que l'on ne croie pas que cette théorie, quoique présentée ici fort en abrégé, sur la nature de la Heur et des parties qui la composent, soit une de ces idées spéculatives, dont on embarrasse trop souvent l'élude des sciences, en les substituant aux faits pour soutenir les théories; l'observation de la nature y a conduit, et les faits lui servent de base. En effet, il n'est pas rare de voir certaines fleurs, que l'on désigne sous le nom impropre de raonslruosités, offrir d'une manière plus complète les diverses parties de la fleur dans leur état
normal et primitif, c'est-à-dire ofîrant l'aspect el la structure des véritables feuilles. Il n'est aucun botaniste ([Ui n'ait élé à même d'observer de semblables phénomènes. Que l'on examine les fleurs du Merisier à < Heurs doubles, el l'on verra que non-seulement les élamines sont converties en pélales , mais on Irouvera ] l'ovaire changé en feuilles; il en est de même dans un I grand nombre de Roses doubles. 11 y a plus, il arrive I quelquefois que toutes les parties de la fleur sont con- I verties en feuilles. Plusieurs fois on a pu observer celte monstruosité à laquelle on a donné le nom de Chlorani Ihie, et entre autres sur des écbanlillons de Capucines et de Sarrasin. Ou l'observe aussi fréquemment sur les Crucifères, les Tulipes, etc. Ainsi donc tout prouve que les diverses parties de la fleur ne sont que des feuilles diversement modifiées, el que, par conséquent, en dernière analyse, la feuille est l'organe essentiel et fondamental, la seule partie même qui doive retenir le nom d'organe dans les plantes.
Les Végétaux sont des êtres organisés el vivants. Chez
eux la vie se compose de l'exercice de deux grandes
fonctions, la nutrition et la reproduction. To\ites les
parties qui composent le Végétal concourent à l'une
! ou à l'autre de ces fonctions, dont la seconde n'est en
! quelque sorte qu'une modification, qu'un résultat de
! la première, y., pour plus de détails, les articles No-
] TKiTiorî el Fécondatioiv.
Après avoir donné une idée générale de l'ensemble des plantes phanérogames, il faudrait, pour compléter le tableau du règne végétal, Iracer ici les caractères généraux delà série des Végétaux désignés sous le nom de Cryptogames; mais pour éviter des répétitions toujours inutiles, surtout dans un ouvrage circonscrit dans des limites aussi étroites que celui-ci, on se contentera de renvoyer aux articles Agabes el Cryptogames, où les caractères de ces Végétaux ont été donnés avec tous les développements nécessaires.
Maintenant d'autres subdivisions ont encore été établies, soit parmi les Phanérogames, soit parmi les Cryptogames. C'est ainsi que les premiers, d'après le nombre des cotylédons ou feuilles séminales que présente leur embryon, ont été séjiarés en deux grandes classes, savoir : les Mouocotylédonés, dont l'embryon n'offre qu'un seul cotylédon; et les Dicotylédones, qui en présentent deux ou un plus grand nombre. A ces caractères fondamentaux, tirés du nombre des cotylédons, s'en joignent une foule d'autres qui modifient tous les organes, et donnent à ces Végétau-x un aspect, un port tout particuliers, y. Monocotylédons et Dico- TYLÉDONS. Le professeur Richard a pris pour base des divisions primordiales qu'il a établies dans le règne végétal, les caractères offerts par la radicule qui manque dans tous les Cryptogames puisqu'ils sont dépourvus d'embryon, qui est nue chez les uns, renfermée dans une sorte de fourreau chez les autres; de là sa division des Végétaux en Arhizes, Exorhizes et Enitoihizes. y . ces mots. Enfin le professeur De CandoUe divise les plantes en cellulaires et vasculaires, et, parmi ces dernières, il établit deux classes : les Endogènes, ou celles dont l'accroissement se fait par l'intérieur de la tige; et les Exogènes, dont l'accroissement a lieu
par l'extérieur, y. ces différents mots, ainsi qne ceux BoTANiQCE ou Phttologie, MÉTHODE, clc. La plupart (le ces articles sont dus au profond physiologiste Acliille Ricliard.
VÉGÉTAUX FOSSILES. Ces Végétaux se présentent le plus souvent dans un état assez différent de celui qu'ils avaient pendant leur vie; souvent leurs formes extérieures seules sont conservées, et ces formes mêmes ont été modifiées par la pression à laquelle ces restes organi(|ues ont été soumis et parsuite des changements que leur nature a suhie; dans un petit nomhre de cas seulement la slruclure interne de ces Végétaux a été conservée, malgré les changements qui se sont effectués dans la nature des sul)stances qui les composaient, ou bien enfin ces substances n'ont éprouvé que de légères modifications. Dans le premier cas, on n'a que des empreintes ou des moules recouverts quelquefois d'une couche d'origine organique changée en charlmn; dans lesecond cas, on a de vérilables plantes pétrifiées; dans le dernier cas, toute la plante est légèrement charbonnée, elle est passée à l'état de Lignite, mais elle conserve encore la plus grande partie des éléments qui la composaient. Ces divers modes de conservation s'appliquent à tous les organes des Végétaux, les racines, les tiges, les feuilles, les Ueurs et les fruits; les racines et les fleurs sont les plus rares à l'état fossile; les liges, les feuilles et les fruits sont les plus communs et les seuls qui méritent de fixer l'attention. Si ces parlies se présentaient dans un état aussi complet et aussi parfait que dans les plantes vivantes, le problème serait déjà beaucoup plus facile à résoudre; mais les tiges et les fruits ne montrent souvent que leur forme exiérieure, et les feuilles, le plus souvent isolées, ne fournissent pas le caractère de leur insertion, l'un des plus importants et des mieux étudiés; cependant en examinant sur les Végétaux vivants les rapports qui existent entre les formes extérieures et la slruclure intérieure, on arrive à trouver, dans le plus grand nombre de cas, des indices extérieurs de la plupart des caractères intérieurs les plus essentiels. On a observé depuis longtemps le rapport qui existe entre la structure des tiges des Mouocolylédones et leur forme externe; de même la forme des pétioles des Fougères et la disposition de leurs cicatrices sur la tige sont un résultat nécessaire de la structure interne de ces tiges. Dans beaucoup de cas aussi les caractères intérieurs les plus importants du fruit se décèlent à la surface exteine lorsqu'on l'étudié avec attention; mais ces traces sont plus difiSciles à saisir et exigent ([u'on présume, pour ainsi dire, où on doit les chercher, tandis que sur les fruits vivants, le scalpel à la main, on arrive facilement à reconnaître tous les caractères qu'on veut étudier. C'est donc par l'étude de ces relations entre les caractères analomiques essentiels et les formes extérieures que Brongniart est parvenu ii déterminer les véritables rapports de la plupart des Végétaux fossiles avec les Végétaux vivants. On a pu alors les classer dans le même ordre adoiité pour le règne végélal vivant, et la méthode naturelle, qui doit se fonder sur les ra|iports déduits de tous les systèmes d'organes, est nécessairement celle qui doit être adoptée pour classer des Végé-
taux dont on ne possède souvent que des parties trèsdifférentes de celles qui servent de base aux classifications ordinaires.
Voici l'indication rapide des familles el dos genres fossiles observés jusqu'à ce jour el de leur gisement le plus habituel.
Classe 1". — Agames.
]" famille : Conferves.
On ne connaît (|u'un petit nombre de Conferves fossiles bien déterminées; les unes se trouvent dans les Calcaires schisteux de Monle-B"lca, les autres dans la Craie de l'ile de Bornholm dans la mer Baltique, les unes el les autres se rapprochent spécialement des Conferves marines. Quant aux Conferves fossiles observées dans les Agalhes. el décrites particulièrement par Daubenton et par Mac-Culloch, on est persuadé que ce ne sont que des infiUrations inorganiques, et l'on est cerlain (jue (|iiicon(|ue observera un grand nombre de ces Agalhes mousseuses, trouvera des passages tellement insensibles entre les infiltrations les plus différentes par leurs caractères des Conferves el celles i|ui ont quelque analogie avec ces Végétaux, qu'il sera obligé de convenir (|ue toutes ces apparences confervoïiiues n'ont aucune origine organique, ai- famille : Algues.
Les Algues fossiles observées jusqu'à ce jour, constituent au moins trente et une espèces que Brongniart a réunies en grou|ies, qui correspoudenl à plusieurs des genres les plus distincts des Algues vivantes ; toutes ces espèces sont figurées et décriles dans son Histoire des Végétaux fossiles. Les Algues fossiles sont assez rarement associées à des Végétaux terrestres; elles se trouvent le plus ordinairement dans des terrains qui ne renferment que des productions marines, et dans beaucoup de cas elles sont isolées dans des couches dépourvues de tout autre fossile; elles en deviennent alors un des caractères dislinctifs les plus essentiels. Les principaux terrains où on les a rencontrées sont : l^le Calcaire de transition, trois espèces; 2' les Schistes bilumineux du Calcaire alpin, cinq espèces; 5' les Calcaires jurassi(|ues et la Craie inférieure, treize espèces; 4» les terrains de sédiment su|)érieur, dix espèces. Dans ces derniers terrains, c'est particulièrement à Boica qu'on a renconlré ces Fossiles; ils y sont mêlés à beaucoup d'autres Végétaux terrestres.
Classe 11. — Crtptogames celluieuses.
5e famille: Mousses.
On n'en connaît (lue deux espèces recueillies dans les terrains d'eau douce tertiaires.
Classe 111. — Cryptogames vascdlaires.
A' famille : É(|uisélacées.
A cette famille apiiartiennent de véritables Equisetitm fossiles, présentant des tiges articulées, entourées à chai|ue articulation de gaines dentelées, appliquées contre la tige, et des plantes voisines des Equisetutii par leurs caractères les plus essentiels, mais dont les articulations des tiges sont dépourvues de gaines ou présentent une gaine étalée dans un plan perpendiculaire à la tige. Brongniart a décrit cinq espèces du premier de ces genres, dont une est surtout remarquable par sa grande taille ; elle caractérise les couches infé-
Gi>l
lieuresderOolileet le Lias.C'esl VEgiiiscluin ccluinnare. Le second genre avail élé nommé Calamile, parce qu'on l'avail comparé généralement à des Calamus, à des Baml)Oiis on à des Roseaux, auxiluels il ressemlile exlérieuremeiit , mais donl il ne présente aucun des caracléies essentiels, lorsipron porte son attention sur des signes qui, quoi(|ue peu apparents, indii|uenl la structure véritable de ces Végétaux. On eu connaît au moins dix-huit espèces donl quinze sont du Terrain houiller et trois du Grès bigarré. 5° famille : Fougères.
On trouve à l'état fossile, des feuilles el des tiges de cette famille. Les feuilles se reconnaissent à leur mode de division el à la distribution des nervures qui, malgré leurs nombreuses modifications, diffèrent de ce qu'on observe dans toutes les autres familles. Comme on ne trouve presque jamais de traces de fruclitication sur ces feuilles, on est obligé d'en former des genres différents de ceux admis parmi les Fougères vivantes et fondés sur le mode de distribution des nervures. Ces caractères ont servi à distinguer les douze genres suivants : Pachypteris, Sphenopleris , Cfclopleris, Nevropleris , Gtossoplen's , Pecapleiis, Lonchoptens , Odontopleris, Anomopleris, 'J'œiiiopleiis, Clalliropteris et Schizopteris. Ces divers genres comprennent plus de cent cinquante espèces de Fougères; la plupai l appartiennent au terrain houiller; une vingtaine d'espèces ont cependant été rencontrées dans les terrains du Lias, de l'Oolilhe et du Grès vert ; cin(| ou six dans le Grès bigarré; une couple d'espèces dans les terrains tertiaires, el plusieurs de ces espèces sont parfaitement distinctes de celles des autres terrains et peuvent fournir d'excellents signes pour caractériser ces formations. Plusieurs de ces formes sont totalement différentes de celles existantes; d'autres au contraire se rapprochent beaucoup de certaines espèces de Fougères vivantes; enlin, il y a parmi les Fougères vivantes beaucoup de formes qui n'ont point élé encore observées à l'étal fossile. Les liges des Fougères fossiles se reconnaissenl à la forme des cicatrices des bases des pétioles; ces cicatrices ont la l'orme de disques arrondis ou allongés dans le sens de l'axe de la lige et souvent échancrés supérieurement; ils sont marqués de points réguliers répondant aux faisceaux vasculaires des pétioles : ces cicatrices sont le plus souvent placées sur des côtes saillantes, longitudinales el disposées en quinconce. Les liges des Fougères en arbre, du terrain houiller, sont au nombre de quarante à quarante-cinq. Brongniart les a désignées sous le nom licSiyiUariu; le comte de Sternberg, qui en avait confondu plusieurs avec les LephludenUiun, avail donné à d'autres les noms de Alveolaria, Rliytidolepis, Syrinyodeiulron, Calenaria; mais ces divers genres ne sont fondés que sur des modifications très-légères dans la forme des liges ou sur des états de conservation différents. Les tiges de Fougères arborescentes fossiles diffèrent surtout des vivantes. 1" Par leur hauteur et leur division vers le sommet ; 2» par le beaucoup plus grand nombre de feuilles qu'elles portaient; par la moindre grandeur de ces feuilles, si on en juge toutefois sur la grosseur des bases des pétioles qui esl infiniment plus petite
que celle des pétioles des Fougères en arbre vivantes. Toutes les liges de Fougères arborescentes appartiennent au terrain houiller, à l'exception d'une seule qui a élé trouvée dans le Grès bigarré.
6" famille : Marsiléacées.
Brongniart a rapporté à celle famille un genre de Plante fossile, pro|)re au terrain houiller. aucpiel il a donné le nom i\c Splicnapliyl/uin, el que de SIeinberg a nommé depuis Boliilaria. Leurs feuilles ont la même forme que les lolioles des Marsileu ; mais elles sont verticillées au nombre de six, huit, dix ou douze, autour (l'une tige grêle el rameuse, disposition (pii rapproche aussi ces plantes des Ceialojiyllum. On connaît sept espèces de ce genre.
7" famille : Characécs.
On a trouvé depuis longtemps des tiges et des fruils de celte famille dans les terrains d'eau douce tertiaires; les fruils, d'abord considérés comme des coquilles microscopicpies, avaient été désignés sous le nom de Gyrogonites. Léman les a reconnus pour des fruils de Cliara; on les reconnaît aux cinq valves contournées en spirale qui forment l'enveloppe de ces petits fruits globuleux et ellipsoïdes ( ^. Chara). On en admet quatre espèces fossiles.
8" famille: Lycnpodiacées.
Les plantes fossiles qui se rangent dans celte famille, se rapportent à deux groupes distincts : les vrais Lycopodilcs el les Lepidodendioii. Ces derniers diffèrent des Lycopodes actuels par la laiUe remarquable qu'ils acquièrent, par la quantité el la grandeur de leurs feuilles el peul-êlre par leur fructification; ils paraissent constituer un groupe particulier, <|ui tient des Lycopodes el des Conifères. Outre ces deux groupes de Végétaux, qui se présentent sous la forme de tiges plus ou moins grosses, dépourvues de feuilles ou encore couvertes de leurs feuilles, et donl la surface esl marquée de mamelons rhomboïilaux qui servaient de base à ces feuilles, on a trouvé également dans les terrains houillers des fruits el des feuilles isolées qui paraissent provenir de ces mêmes arbres; les leuilles, assez analogues à celles qu'on voit sur les rameaux de ces mêmes fossiles, ont élé nommées Lephlopliyl/tiiji. Les fruits se présentent sous deux formes très-différentes ; les uns sont des cônes d'une structure très-compliquée; Brongniarl les a nommés Lepidustiobiis. Les autres ont la forme d'un cœur el ressemblent un peu à la graine de l'If ; ils oui reçu le nom de Caidiocarpon. On peut rapprocher avec doute de cette même famille le singulier genre Sliginaiia : la structure de sa tige paraît être celle des Lycopodes el des Isoèles ; mais elle semble cliarnueel ses feuilles paraîtraient molles commecelles des Isoèles. Enfin elles se sont quelquefois montrées bifiirquées vers leur extrémité; caraclère qu'on n'a jamais observé sur les feuilles d'aucune Lycopodiacée. Tous les Végétaux fossiles de celle famille, à l'exception de deux Lycopodites, ont été trouvés dans le terrain houiller; leur abondance et leur grandeur esl un des caractères de la végétation de celte époque. Classe IV. — Phanérogames gymnospermes.
9= famille : Cycadées.
I Les fossiles de cette famille sont plus nombreux el
|ilus variés que les espèces vivanles. Les feuilles, qui sont les resles les plus fréquenls, indiquent qualre genres différenls, dont deux se rapprochent beaucoup (les deux genres vivants, Cjcas elZamia , et deux autres diffèrent davantage des plantes acluellement existantes et ont reçu les noms de PleiophyUum et de Nilsouia. Ces (|uatre genres comprennent vingt-sept espèces qui, toutes, appartiennent à la période comprise entre le dépôt du Keuper et celui du Grès vert. Outre ces impressions de feuilles, on connaît maintenant trois espèces de tiges qui appartiennent à cette même famille et que Brongniart a désignées sous le nom de ManteUia. L'une a été trouvée dans le l\Iusclielkalk; les deux autres, dans le Calcaire de Portland. 10= famille : Conifères.
Plusieurs des genres les plus remarquables de celte famille ont des représentants à l'état fossile, et en outre un ou deux genres fossiles, qui paraissent appartenir à cette famille, diffèrent totalement des genres vivants. On connaît maintenant à l'état fossile six espèces de Pinus, une A'Abies, six Taxites, espèces voisines des Taxiis et Podocari^us ; trois Junipérites, une Cupressile, trois Thuya, quatre Thuytes ou plantes voisines (les Thuya, et en outre quatre espèces du nouveau genre f^oltzia, et ime du genre Brachxpliyllum, que Brongniart ne rapporte qu'avec quelque doute à cette famille. Plusieurs de ces plantes sont caractérisées par leurs fruits; d'autres par la disposition particulière de leurs feuilles. On trouve fréquemment, dans les mêmes lerrains qui renferment ces empreintes, des bois fossiles qui, d'après leurs caractères, semblent appartenir également à cette famille. Ces fossiles se rencontrent dans trois terrains différents : les f^oUzia dans le Grès bigarré, les Cupressites et les Thuytes dans le Lias et le Calcaire jurassi(|ue, et les autres genres identiques avec ceux qui existent encore se trouvent dans les Terrains tertiaires.
Classe V. — Phanérogames Monocotyiédones. II^ famille : Nayades.
Cette famille, qui renferme des plantes toutes aquatiques, d'eau douce ou marines, présente à l'état fossile plusieurs espèces analogues, les unes aux liges et aux feuilles des Zosle.ra et Caulinia, c'est-à-dire aux plantes marines de ce groupe, les autres aux feuilles (les Potainogelon qui croissent dans les eaux douces; les premières, qui ont été trouvées dans les Terrains secondaires et tertiaires marins, ont reçu les noms de Zosterites et de Cauliniles; les secondes, (|ui ont été observées dans les couches d'eau douce des environs de Paris, sont désignées par le nom de Potainophyltiles. 12= famille : Palmiers.
Outre les tiges monocotylédones nombreuses rencontrées dans les terrains tertiaires et dont plusieurs appartiennent probablement à cette famille, mais ne peuvent jusqu'à présent être distinguées de celles des familles voisines, on a trouvé à l'état fossile des feuilles et des fruits de ces plantes. Parmi les tiges caractérisées par la présence de la base des pétioles des feuilles, on distingue celle lîgurée dans la Description géologi- <iue des environs de Paris, et que Brongniart a nommée Palmacites echinatus; les feuilles appartiennent à
I qualre formes distinctes qui forment autant de groupes
1 sous les noms de Flabellaria, Phœniciles, Nœgera-
Ihia et ZeugophylUtes. Le premier renferme les Pal-
miers à feuilles flabelliformes; le second ceux à feuilles
I pinnées , dont les pinnules sont linéaires, repliées; le
j troisième ressemble un peu aux Caryola , et le ([ua-
trième aux Cnlamus. Les fruits recueillis jusqu'à pré-
j sent, paraissent se rapporter à des Cocos.
13<! famille : Liliacées. ! On a observé des liges et des feuilles qui se rapprochent de celles de celte famille. Ces liges ont de l'analogie avec celles des Dracœna et des Xaiithorihea. Elles constituent deux genres sous les noms de Bucklanilia et de Cialharia. Des liges ont été trouvées dans le Calcaire jurassi(|ue et dans la Craie inférieure. Outre quelques feuilles simples, analogues à celles de beaucoup de Liliacées et d'autres Monocotylédones, mais ressemblant surtout à celles des Yucca et des Dracœna, on a observé des feuilles verticillées comme celles du Convallaria verlicUlata ; elles forment un genre Convatlarites, piopre au Grès bigarré; d'autres sont presque identiques avec celles de plusieurs Smilax; elles ont reçu le nom de Smilaeites. C'est dans les terrains d'eau douce tertiaires qu'on les a recueillies. 14e famille : Cannées.
Une seule feuille du terrain houiller des environs d'Angers, paraît se rapprocher de celte famille; c'est le Cannophyllites f^irlelii.
Outre les plantes Monocotylédones qui viennent d'être citées, on trouve à l'état fossile plusieurs parties de Végétaux qu'on reconnaît facilement pour des plantes de cette classe, mais qu'on n'a pas pu, jusqu'à présent, rapporter à des genres ou à des familles connues. Classe VI. — Phanérogames dicotylédones.
Parmi les nombreux débris de Végétaux de cette classe qui se rencontrent dans les terrains tertiaires, il n'y en a encore que peu (|u'on ait pu rapporter à des familles connues; ce sont particulièrement les fruits qui ont conduit à ces déterminations; les feuilles et les tiges exigeront, pour qu'on puisse arriver à les classer, une longue étude faite sur des échantillons très-bien conservés; elles sont désignées, jusqu'à ce qu'on puisse les faire rentrer dans le cadre des méthodes, sous les noms de Pliflliles et A'Exogeniles.
Les plantes fossiles dicotylédones qu'on a pu rapporter à des genres connus, appartiennent aux familles suivantes :
Famille des Amenlacées.
On reconnaît d'une manière certaine, dans les terrains tertiaiies, les fruits d'une espèce de Charme (Carpinus macroptera), d'un Bouleau (Betula dryailum); les feuilles de deux espèces de Complonia, et, avec quelque doute, des feuilles et des chatons de Saule, de Peuplier, de Châtaignier et d'Orme.
Famille des Juglandées.
On peut distinguer au moins quatre espèces de noix
fossiles dans les lerrains récents de l'Europe, tandis
qu'aucune des espèces actuellement existantes de ce
genre ne croit spontanément dans celle partie du globe.
Famille des Acérinées.
On a trouvé des fruits d'une espèce d'Érable dans
les terrains de Lignite des environs de Fiancforl. et ce fruit est accompagné de feuilles trilobées (iiii proviennent sans doute de la même plante.
Famille des Nymphéacées.
Brongniart a déjà fait connaître la lige d'un Nymphéa fossile qu'il a recueillie dans les Meulières des environs de Paris; une variété ou une espèce voisine lui a été adressée des environs de Narbonne par Tournai fils.
Végétaux dont la classe est incertaine.
Quelques Végétaux remarquables du terrain liouiller diffèrent tellement de tous ceux que l'on connaît, qu'il est difficile de savoir à quelle classe on doit les rapporter; ce sont des Plantes herbacées, à lige rameuse et à feuilles verticilléesen grand nombre à chaque articulation des tiges et des rameaux. La forme et le mode d'insertion des feuilles permettent d'en former trois genres que Brongniart a désignés sous les noms de Phyliotlieca, Annularia et Asteroiihyllitcs; un quatrième genre, yolkmannia , a de l'analogie avec ces plantes dont il représente peut-être les fructifications.
Distribution des Végétaux fossiles dans les couches
du globe.
On ne donnera pasicilesénumérations complètes des espèces qui se trouvent dans les divers terrains qui constituent l'écorce du globe; ces énuméralions feraient dépasser les bornes dans lesquelles on doit se restreindre. On rappellera seulement qu'en comparant les Végétaux recueillis dans les diverses formations, on observe quelquefois que ceux de plusieurs formations successives se ressemblent beaucoup ; que ce sont ou les mêmes espèces ou des espèces de même famille, et que les familles conservent à peu près les mêmes rapports numériques, tandis que dans d'autres cas en passant d'un terrain à celui qui le suit, on observe des différences considérables dans les caractères et les rapports numériques des Végétaux qui s'y rencontrent. Les divers terrains, pendant la succession desquels on n'observe que de légers changements dans la végétation et dans lesquels cette végétation conserve les mêmes caractères essentiels, constituent ce que Brongniart nomme une période de végétation. La comparaison des Végétaux fossiles de tous les terrains qui composent l'écorce du globe, l'a conduit à admettre quatre de ces périodes dont voici les limites et les caractères principaux, en commençant par la plus ancienne.
La première période comprend l'espace de temps qui s'est écoulé depuis le dépôt des terrains de sédiment les plus anciens (Schistes et Calcaires de transition) jusqu'au dépôt du Grès rouge qui recouvre le terrain houiller, et même jusqu'à celui des Schistes bitumineux du pays de Mansfeld. C'est pendant cet espace de temps qu'ont été formées les couches puissantes de matières végétales qui, par leur carbonisation, ont donné naissance aux couches de Houille ou Charbon de terre ancien, et c'est dans les Roches arénacées et schisteuses qui accompagnent ces lits de Charbon qu'on trouve les restes les plus abondants de cette première végétation du globe.
La tlore de celle épo<jue fsl peu variée; six à huit familles, tout au plus, entrent dans sa composition; quatre d'entre elles font partie de la classe des Cryptogames vasculaires, ce sont : les Éqnisétacées, quatorze espèces; les Fougères, cent trente espèces; les Marsiléacées, sept espèces; les Lycopodiacées, soixantehuit espèces. Deux appartiennent à la classe des Monocotylédones, ce sont : les Palmiers, trois espèces; les Cannées, une espèce, et plusieurs Monocolylédones dont la famille n'a pu être déterminée, quatorze espèces. Enfin desVégélaux dont les formes s'éloignent trop de celles des Végétaux connus pour qu'on puisse Us rapporter avec certitude à une des grandes classes du règne végélal; Brongniart les désigne sous le nom d'AsIérophyllées, vingt et une espèces. On voit que les Cryptogames l'emportent de beaucoup par leur nombre sur les autres classes de Végélaux, puisque en admettant même que les Astérophyllées n'appartiennent pas à celte classe, on a le rapport de 21'.) à 39. On voit aussi que rien n'indique la présence de vraies Dicotylédones, à moins toutefois que les Astérophyllées n'appartiennent à ce groupe, ce qui est fort douteux; et en tous cas ce seraieiit des Dicotylédones herbacées et anomales qui n'occuperaient qu'un rang très-secondaire dans la végétation de cette é|ioque.
Les Cryptogames vasculaires, qui l'emportent en nombre sur les autres Végétaux, les surpassent aussi par leur grandeur; ce sont des Équisétacées de dix à douze pieds de haut, des Fougères en arbre dont la tige s'élève de (|uarante à cinquante pieds, et acquièrent plus d'un pied de diamètre; des Lépidodenilrons de soixante à quatre-vingts pieds d'élévation et de deux à trois pieds de diamètre à leur base. Tous ces caractères de la végétation indiquent un climat au moins aussi chaud que celui de la Zone torride, et très-humide.
La seconde période correspond au dépôt du Grès bigarré; les Végétaux (|ui croissaient à cette époque sur la terre sont encore peu connus, mais assez distincts pour qu'on ne puisse pas les réunir ni à la période précédente ni à la suivante. Des formes nouvelles parmi les Fougères, la présence de plusieurs Conifères remarquables et la variété des espèces de Monocolylédones, semblent être les caractères propres à celle flore dont on ne connaît encore qu'une vingtaine d'espèces. Elle diffère essentiellement de la végétation précédente par l'absence des Lépidodendrons, des grandes Fougères arborescentes, des Marsiléacées et des Astérophyllées , et de la suivante parce qu'on n'y trouve pas encore de Gycadées.
La troisième période comprend louH'espace de temps qui s'est écoulé depuis le dépôt du Calcaire conchylien (/liHSc/ie/A;a//c) jusqu'à celui de la Craie. Dans tout ce laps de temps, on trouve des variations dans les espèces, mais les familles restent les mêmes et leurs rapports numériques varient même peu. Les familles dont on reconnaît l'existence à cette époque, sont : Équisétacées, deux espèces; Fougères, vingt-huit espèces; Lycopodiacées, deux espèces; Cycadées, trente espèces; Conifères, six espèces; Monocutylédones, trois espèces. On voit que les Cycadées et les Fougères sont les familles
V li r.
dominantes, que les Monocotylédones sont rares, et que rien n'annonce encore la présence des vraies Dicotylédones. Le (îrand noml)rc et la fréquence des espèces de Cycadées est snrluul le caractère marquant de celle période : c'est celui qui la dislingue des époques plus reculées et des épocpies plus récentes ; car acluellcnient sui' plus de cin(iij;iiile mille piaules connues, on n';i |)as olisprvé un noirilire aussi considérable d'espèces de celle famille.
La quatrième péiidde commence après le dépôt delà Craie et s'élend jusqu'à nos jours. Elle comprend tous les terrains connus sous les noms de tertiaires ou de sédiment supérieur. Après le dépôt de la Craie, la végélation a éprouvé nu changement suliit et complet, soit dans la forme des espèces, soit même dans les caraclères et le nombre des classes et des familles qui composaient la Hore de celle époque; la végélalion a pris tous les caractères qu'on lui voit acluellemenl; les Dicotylédones ont commencé à exister et sont tout de suite devenues la classe prédominante par le nombre des espèces et des individus; les .Monocolylédoiies tiennent le second rang, et les Ciyplogames, ainsi (|ue les Cycadées si nombreuses dans les périodes précédentes, deviennent très-rares el ne se montrent (pie dans une proportion tout au plus égale à celle qu'elles conservent encore acluellemenl; enfin le développemeni, la grandeur et les formes de tous ces Végétaux sont analogues à ceux des Végétaux dis mêmes familles dans les contrées tempérées; tout iiiilique donc (|ue la végétation avait ac<|uis déjà à celle époque les caractères qu'elle présente acluellemenl et (pi'elle était soumise à peu près au même mode de dislrjliutioii qu'elle offre dans l'état présent du globe. Cependant on ne peut pas dire que la végéta liciii de celle période se soil continuée sans cliangemenl jus(iu'à l'époque actuelle, car les espèces fossiles de cette même période ne sonl pas exactement semblables aux espèces vivantes, el les climats ne paraissaienl pas tout à fail les mêmes, puisque les Palmiers qui, à l'étal sauvage, dépassent à peine actuellement la lalilude de Naples, croissaient alors jusque dans le nord de la France. Il suffit de comparer les flores de ces (pialre périodes pour voir que la végélalion a toujours été en se diversifianl el en se perfectionnant (ou se compliquant) depuis les temps les plus reculés, où elle était bornée à un petit nombre de familles très-voisines et d'une organisation liès-siiiiple, jusqu'à l'époque actuelle , où elle comprend un grand nombre de familles très-diveises et dont la plupart offrent une structure très-compliquée. Les cbangeinenls successifs de la végétation semblent aussi annoncer que la température et l'étendue des mers ont été constamment en diminuant ; enûi\ il est difficile de concevoir la nutrition très-active des premiers Végétaux el les abondaiils dépôts de Charbons auxquels ces Végétaux ont donné naissance, sans supposer que l'air conlenait, à celle époque , une plus grande quantité d'acide carbonique i|u'à l'époque actuelle.
VEILLEUSE ET VEILLOTE. bot. Nom vulgaire du Colchique d'automne.
VEliNES. zooL. On donne ce nom au système centripète de l'appareil circulatoire, c'est-à-dire aux divers
canaux destinés à rapporter vers le centre circulatoire le sang qui a traversé le parenchyme des organes i|u'il est destiné à nourrir, ou dans lesquels il a été soumis à l'influence de l'Oxygène. K. Circulation el Organisation.
VELAGA. EOT. Le genre ainsi nommé par Gaerlner, ne forme plus qu'une section du genvePlerosperi/iuiii, selon De Candolle. F. Ptérosperme.
VELAGO. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Gaerlner (ii, 245) n'a été adopté par Adanson, dans ses Familles naturelles, que comme section du genre Plerospermum, el sa dénomination a été modifiée en A'elaya.
VÉLAMINAIRE. Felamiiiaris. bot. On dit que la déhiscence de l'anlhère esl Vélaminaire, quand une des parois des loges se détache et se roule de la base au sommet, où elle reste fixée.
VÉLANÈOE. BOT. Nom marchand des cupules du gland de Chêne Vélani. F. Chê^e.
VELAfil. ROT. Espèce du genre Chêne. A^. ce mot.
VÉLAR. Erysimmu. bot. Pline donnait le nom de Felanim à une plante de la famille des Crucifères, qui fut placée par Linné dans le genre Eiysimum. On la nomma vulgairement en français f'élar, et ce nom fut employé par les botanistes français pour désigner le genre Eiysiiiium, essentiellement distingué par sa siliciue télragone. Mais ijuand on examina plus allenlivenienl le Vélar commun ou Herbe aux chantres, on s'aperçul (|u'elle ne devait point faire partie du genre El} simum , et que c'était un vrai Sisyiiibriiim. Scopoli, Robert Brown el De Candolle l'ont décrit sous le nom de Sisymhriuin o//icinale. C'est une herbe trèscommune dans les lieux incultes, le long des murs, des fossés et des haies de toute l'Europe, el qui se trouve également dans la Mauritanie, les Canaries, et même dans l'Amérique septentrionale. Sa lige esl rameuse, garnie de feuilles roncinées, poilues, portant au sommet des épis de Heurs jaunes, très-petites, auxquelles succèdent des siliques droites, cylindriques, subulées et appliquées contre le rachis. Cette plante a joui pendant longtemps d'une grande célébrité en médecine, comme diuréli((ue, ex|)ecloranle, propre dans les affections des organes vocaux, d'où esl venu son nom vulgaire d'Herbe aux chanlres. On en préparait un sirop avec lequel les chanleurs enrhumés s'administraient des gargarismes. La section des Sisymbriiim, où la piaule en question est placée, a reçu de De Candolle le nom de FelariiM. On a vu plus haut que le genre Eiysimuin se dislingue essentiellement par sa silique télragone. 11 offre en outre pour caractères principaux : un calice fermé, ou presque égal à sa base ou à deux bosses peu marquées; une corolle à pétales onguiculés, ayant leur limbe oboval el entier; des élamiiies libres, sans dentelures : des cotylédons incombanls. Ce genre, qui ne devra plus porler en français le nom de Vélar, puisque la plante ainsi nommée en a été éloignée, se compose d'un assez grand nombre d'espèces difficiles à distinguer les unes des autres. De Candolle a divisé les Irente-cinq espèces bien connues en quatre sections, qu'il a nommées Stylonema, Cuspidaria, Erysimastrum et Coringia. Elles croissent
pour la plupart dans les diverses localilés de l'Europe, surtout dans sa partie orientale et dans l'Asie qui lui est continue. Parmi ces plantes, on peut citer comme une des plus répandues, YEryximum chefraiilhoitles, L., iiuise trouve dans les lieux humides, le long des rivières de la France; elle est assez commune sur les bords de la Seine et de la Marne, prfs Paris. D'autres espèces sont remarquables par leurs Meurs qui sont grandes, d'un jaune soufré, analogues à celles des Giroflées sauvages.
VELARUIM. EOT. L'une des sections du genre Sisymbrivm, de la famille des Crucifères.
VÉLATE. Relaies, moll. Genre que Montfort a proposé, dans sa Conchyliologie systématique, t. ii, p. 354, pour une Coquille fossile du bassin de Paris, Coquille qui appartient au genre Kérite.
VELÉE. f'elœa. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par le professeur De Candolle (|ui lui assigne pour caractères : bords du calice lobés. Le fruit est ovalaire, comprimé sur les côtés; le slylopode est conique et déprimé; les styles sont filiformes et droits; méricarpcs un peu compiimés sur les côtés; trois paires de côtes dorsales, filiformes et non ailées; deux paires latérales subfiliformes; vallécules à deux ou trois canaux oléifères; commissure à quatre raies; carpnphorc bipartite dès sa base; bords des semences roulés.
'S'elée de Tolu. Velceit Toliiccensis, De Cand.; Liguslicum Tohiccense, Kunih. C'est une plante herbacée, glabre, rameuse, à lige sulcato-str iée, à feuilles leruato-supradécomposées , dont les segmenis sont presque sessiles, trilîdes ou pinnatifides, dentelés, en coin à leur base ; les ombelles ont un grand nombre de rayons, sans involiicre ni invoUicelles. Du Mexique.
VÉLELLE. I^elella. acal. Genre de la classe des Zoophytes et de l'ordre des Acalèplies simples de Cuvier, extrait du genre Méduse, de Linné, par le professeur Lamarck, qui lui assigne pour caractères (Hist. nat. des Anim. sans vert., t. ii, p. 481) : corps libie, gélatineux extérieurement, cartilagineux à l'intérieur, elliptique, aplati en dessous, et ajant sur le dos une crête élevée, insérée obliquement; bouche inférieure, centrale, un peu saillante. Ces Zoophytes se rapprochent beaucoup, par leur organisation, des Porpiles; ils ont, comme elles, une bouche en forme de trompe, inférieure et entourée de nombreux tentacules; mais ces tentacules ne sont pas ciliés, et de plus ils s'en distinguent par la présence d'un cartilage transparent, à stries uniquement concentriques et divisé en deux portions, dont l'une est horizontale et inférieure, tandis que l'autre est verticale et insérée obliquement sur la première. Browne, dans son Histoire de la Jamaïque, publiée en 1736, avait distingué les Vélelles sous le nom générique de Phyllidocé. Plus tard, Dana (Mélanges de Philos, et de maihém. de la Soc. royale de Turin, l. m, 1" partie, p. 206, 1762-1763) eu fit aussi un genre qu'il nomma ^nnenistaii; et Forskahl, en 1773 (Descript. Anim. quœ in ilinere orient, observ.), créa pour ces mêmes animaux celui d'Holothuria, qui a été appliqué depuis à des êtres assez différents. La dénomination de Lamarck, quoique la plus récente, a
prévalu. Les Vélelles voguent à la surface de la mer lors(iu'elle est calme; elles se tiennent à une assez grande distance des côtes. On les dit très-pbosphoriques. Lamarck admet trois espèces, et Eschsholtz. dans le Voyage de Kolzfbne, en ajoute quatre à ce nombre. Ou les trouve dans le Grand Océan, dans l'Océan Pacifique, dans la Méditerranée. La VéI-elle a limbe nu, f^elella liinhosa , Lamk., qui est l'espèce la plus anciennement connue, se trouve dans cette dernière localité.
VÉI ÊZIE. f^etczia. bot. Genre de la famille des Caryopbyllées et de la Penlandrie Oigynie, L., offrant les caractères suivants : calice tnbulenx, grêle, à cinq ou six dents; corolle à cini| on six pétales, dont les onglets sont filiformes, le limbe échancré ou (|uadridenté; cinq ù six êtamines (qirel(|uefois dix, selon Smith); deux ou trois styles; capsule cylindrique, grêle, uniloculaire, à quatre valves contenant des graines oblongues, attachées à iH) placenta central et filiforme. Ce genre ne renferme que deux espèces, savoir : 1" l^elezia ligitla, L.; Bocc, Mus., 2, p. 30, lab. 43. 2" Fvlezia quatliitlenlala, Siblh., FI. Grœc, tab. 391. La première est une pelite plante de la région méditeriauéenne, à lige grêle, noueuse, garnie de feuilles étroites, subulées et conniventes à la base. Les fleurs sont peliles, purpurines, sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures.
VELGUTTA. bot. (Dodoerrs.) Synonyme d'Jlhainanlu Onoseliuinn, L. y. Atuamante.
VELIA. OIS. Synonyme vulgaire de Pie-Grièche. y. ce mut,
VÉI.IE. (■'elia. irîs. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Véliens, établi parLatreille aux dépens des Gerris, et s'en drsiingiiant par des pieds beaucoup plus courts, insérés à des dislances presque égales les unes des antres, et par la gaine de leur suçiiir composée seulement de deux articles visibles. Du reste, ces insectes se ressemblent à plusieurs égards; les uns et les autres vivent à la surface des eaux; mais les Vélies courent plutôt à la surface du liquide, tandis que les Gerr is semblent nager.
Vélie des RCissEADX. f^elia rivuloruni, Latr.; Hydrometia riciiloniiii, Fab. Son corps est noir ou d'un brun foncé; le disque de son corselet est d'un roux plus ou moins obscur; les côtés du thorax sont jaunâtres ; les élytres sont noirâtres, avec quatre points blanchâtres dont deux situés près de l'écusson et les deux autres sur le milieu; ailes noires; abdomen d'un jaune roussâtre. Taille, quatre lignes. On la trouve dans le midi de la France.
VÉLIEKS. yeliani. iks. Brnllé a établi sous ce nom une famille d'Insectes Hémiptères, qui forme la cinquième de sa section des Hétéroptères. 11 caractérise ainsi celte nouvelle famille : corps allongé, étroit, toujours couvert d'un duvet très court; antennes cylindriques, assez longues, composées de quatre articles d'épaisseur égale dans toute leur étendue; pattes antérieures plus courtes que les autres et dépourvues d'épines propres à retenir leur proie; crochets des tarses situés en dehors et insérés dans une êchancrure du dernier article, un peu avant son extrémité. La famille des Véliens renferme des genres peu nom-
breux en espèces. Ces insecles, quoique aquatiques, ne s'enfoncent jamais dans l'eau , à moins que ce ne soit accidentellemenl; mais ils marchent et courent à la surface du liquide aussi facilement et avec beaucoup plus de vivacité que s'ils étaient sur terre; tout leur corps et le dessous des tarses sont couverts de poils courts et serrés qui leur permettent de glisser sur l'eau sans se mouiller. Ces insectes sont carnassiers; quelques-uns sont aptères, les autres sont pourvus d'ailes longues et étroites. Ils sont répartis dans les genres suivants : felia, Latr.; Microvetia, Westw.; Hebnts, Weslw.; Gerris, Fab.; Halobates, Eschsch.; Hydiomelra, Fab. VELL.\SQDEZ1A. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Bertoloni, dans la famille des Polygonées, a été reconnu pour ne pas différer du genre Triplaris, de Linné.
VELLE. Fella. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétiadynamic siliculeuse, L., offrant les caractères suivants ; calice dressé, égal à sa base; corolle à pétales onguiculés, ayant leur limbe entier ou échancré; six étamines, dont quatre plus grandes, soudées par paires; ovaire ovoïde, surmonté d'un style large, foliacé; silicule ovale, comprimée, à valves déhiscentes, concaves; cloison mince, ellipli(|ue; placentas se réunissant pour former un slyle foliacé, portant au sommet deux stigmates; deux loges renfermant chacune une à deux graines globuleuses, pendantes, à cotylédons foliacés et condupliqués. Ce genre, ainsi caractérisé par De CandoUe {S^sl. Fegel., 2, p. 639), ne se compose que d'une seule espèce, Fella pseudocythiis, L., plante d'Espagne qui a un port particulier, ayant quelque ressemblance avec certaines espèces de Cytises. C'est un petit arbuste rameux, velu, à feuilles alternes, obovales, entières, scabres, à fleurs jaunes, disposées en grappes allongées et terminales.
Le genre A'eHa,de Linné et de Vahl, comprenait trois autres plantes, qui sont devenues les types d'autant de genres nouveaux, savoir : le Boleum, de Desvaux, le Canichtera, de De Candolle, et le Succowia, de Medicus.
VELLÉES. f^elleœ. bot. De Candolle a ainsi nommé la treizième tribu des Crucifères, qui se compose des genres formés aux dépens des f^ella, de Linné.
VELLEIA. bot. Genre de la famille des Goodenoviées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Smilb, dans le quatrième volume des Transactions de la Société Liiinéenne, et adopté par R. Brown (Piodi: Flor. Nûv.-HolL, p. 580) qui l'a ainsi caractérisé : calice infère, à trois ou cin(| folioles inégales; corolle dont le tube est soudé à l'ovaire par la base, et fendu d'un côté au sommet; le limbe bilabié; anthères séparées; style indivis; glande épigyne, située entre les deux filets antérieurs; capsule divisée en deux loges dans sa partie inférieure, à valves biparties; graines imbriquées et comprimées. Le genre l^elleia a été partagé par Brown en deux sections : la première, qu'il nomme Monoveias, a le calice à cinq folioles, la corolle munie à la base d'un éperon persistant; elle ne renferme que deux espèces, Feltcia paradoxa et yelleia arguta. La deuxième, sous le nom de relleiœ verœ, se distingue par son calice à trois folioles, sa corolle légèrement
gibbeuse d'un côlé à sa base. Elle se compose de quatre espèces, dont la plus remarquable est le Felleia lyrata, R. Brown, que Guillemin a figurée à la pi. A de ses Icônes b'thographicœPlantarum Austral, rai iorum. Les yelleia sont des herbes acaules, originaires de la Nouvelle-Hollande. Les feuilles sont radicales, presque spatulées, souvent dentées, et quelquefois lyrées. Les hampes sont dichotnmes, portant au sommet et dans les aisselles supérieures, des fleurs jaunes, accompagnées de bractées.
Le l-'elteia triiiervis,àe Labillardière, forme le type du senre Etilltales, de R. Brown.
VELLEIE. f^elleius. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Brachélylres, tribu des Staphyliniens, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : palpes labiales, composées de trois articles dont le dernier cylindroïde; mandibules unidentées; languette trifide; antennes écartées, dont les articles figurent des dents de scie. Les autres caractères se rapportent à ceux des Staphylins. La seule espèce connue de ce génie est le f^elleiui dilatalus; Staphyliniis dilalatus, Fab. 11 a huit lignes environ; sa tête est ovale, arrondie, plus étroite que le corselet, noire, lisse et luisante; les antennes sont un peu plus longues que la tête, entièrement noires, avec le premier article allongé, le deuxième fort court, le troisième allongé et les suivants courts, serrés et profondément en scie; le corselet est presque orbiculaire, un peu plus large et échancré antérieurement; lesélytres sont plus étroites que le corselet dans son milieu et à peine pins longues, déprimées, noires, opaques, finement poinlillées et tronquées obliquement à l'extrémité; tout le corps est noir, presque terne et pointillé; les jambes sont noires. Cet insecte se trouve en Europe, mais assez rarement; il habite les vieux troncs d'arbres et, chose remarquable, les guêpiers des Frelons.
VELLOSIE. Feltosia. bot. Genre de la famille des Hsemodoracées, de R. Brown, et de la Polyadelphie Icosandrie, L., établi, en 1788, par Vandelli (in Rœm. Script. PI. hisp., p. 112), mais depuis ce temps resté inconnu, jusqu'à ce qu'une jjlante congénère fut signalée, par A. Richard, comme formant un genre nouveau, nommé Campderia, dans le Bulletin de la Société philomalique pour 1822. Ce nom de Campderia ayant déjà été employé, fut bientôt changé par Richard luimême en celui de Radia, qui fut admis par Kunth, dans sa publication des Plantes de l'Amérique méridionale. Mais on ne tarda pas à s'apercevoir que ce genre était le même que le f^ellosia, de Vandelli. Ce fut Auguste de Saint-Hilaire qui en donna l'éveil aux botanistes français, et qui augmenta ce genre d'un grand nombre d'espèces inédites. Martius, à son retour du Brésil, enrichit également la science de plusieurs Fellosia nouveaux. Mais la botanique est redevable de presque tout ce que l'on sait sur ce genre remarquable au D. Pohl, de Vienne. Ce savant a publié avec luxe un grand nombre d'espèces dans le premier volume de ses Plantarum Brasiiiensium Icônes et Descriptiones. Voici les caractères génériques des Fellosia : périanthe supère, corolloïde, campanule, marcescent, coloré, à six pétales oblongs, atténués à leur base. Étamines dont
V li L
les filels sont courts, insérés à la base des segments du périantlie, rarement au nombre de six et libres, ou en nombre indéfini depuis douze jusqu'à trente, plus ordinairement dix-buit, formant trois faisceaux, ou rarement six, munis à leur base de petites écailles. Anthères Irés-longues, dressées, biloculaires , obtuses au sommet. Ovaire infère, plus ou moins globuleux ou ovoïde, surmonté d'un style dressé, presque à trois faces, plus long que les élamines, et terminé par un stigmate pellé-trilobé. Capsule plus ou moins globuleuse, ovée, souvent trigone, triloculaire, à trois valves, déhiscente par le sommet; cloisons du fruit formant, par leur duplicature, un placenta qui s'avance dans cha(iue loge, et porte un grand nombre de graines très-petites, presque arrondies. Le genre f'ellosia a des rapports avec le Xeiopliyta, mais il s'en dislingue suffisamment par le nombre de ses étamines, et par d'autres caractères tirés du style et du stigmate; 11 se rapproche beaucoup du Baibacenia, de 't'andelli, mais son périanthe infundibuliforme, à six divisions profondes, suffit pour l'en distinguer. La forme de ce périanthe rappelle ceux des Hemerocallis et àiijmaryllis, tandis que les feuilles des l-'ellosia sont analogues â celles des Yucca et Dracœna. Le nombre des espèces de ce genre s'est beaucoup augmenté par les publications du D. PohI.II en a décrit quinze et figuré huit. Tous les f-'ellosia sont originaires du Brésil, et croissent principalement dans les localités montueuses. Ce sont des plantes vivaces, dont les caudex sont plus ou moins élevés, persistarjts, ayant le port de certains Yucca, revêtus des débris des anciennes feuilles, et munis au sommet de feuilles linéaires-rubanées, quelquefois ciliées ou épineuses sur les bords et sur la nervure médiane. Les Ueurs sont très-belles, grandes, solitaires au sommet d'une hampe, blanches, jaunâtres, violacées ou de couleur lilas. Leur ovaire est souvent couvert d'écaillés ou d'aspérités.
VÉLOCIFÈRE. OIS. (Temm.) Espèce du genre Ganga.
VÉLOTE. BOT. Poiret décrit sous ce nom francisé le genre Dillwxnia. I-' . ce mot.
VELTHEIMIE. rellheimia. bot. Genre de la famille desAsphodéléesetde l'Hexandrie Monogynie, L., formé aux dépens de quelques esjièces anciennement placées dans les genres Aktiis et Aloes, et caractérisé essentiellement par son périanlbe tubuleux, à six dents; ses étamines insérées sur le tube du périanthe; sa capsule membraneuse, à trois ailes, à trois loges et à une seule graine dans chaque loge. On a distrait de ce genre deux espèces qui n'offrent pas exactement les caractères qui viennent d'être indiqués, et on en a fait le genre Triloma. V. ce mot. Les Vellheimies sont des plantes originaires du cap de Bonne-Espérance. Elles sont bulbeuses, pourvues de feuilles radicales, oblongues, lancéolées, vertes ou glauques, quelquefois tachées. Du milieu de ces feuilles s'élève une hampe haule environ d'un pied, qui porte un épi de Heurs rouges-vcrdâtresou de couleurde chair, accompagnées cbacuned'une ou de deux bractées subulées. Le nombre des espèces est peu considérable; on en cultive deux dans les jardins d'Europe sous les noms de Vellheimia rin'diflora et glauca. Elles ont été ligurées dans plu-
I sieurs ouvrages, particulièrement dans les Liliacées de
I Redouté , tab. 195 ; VHortus Schœnbrunnensis de Jacquin, lab. 77 et 78; elle Botanicat Magazine,
I lab. 501 et 1091.
I VELTIS. BOT. (Adanson.) Synonyme de Crocodilium, de Vaillant, l'une des sections du genre Cenlau-
j rée.
I VÉLUTINE. reliilina. moil. Ce genre a été institué par Gray, dans l'ordre des Trachélibranches, à côté des Sigarets et des Cryphostomes, et voici les caractères du genre Vélutine tels (|ue Blainville les a donnés : animal ovale, assez bombé, à peine spiral ; le bord du manteau simple en avant, et double dans toute sa circonférence; la lèvre interne plus épaisse et tentaculaire; pied petit, ovale, avec un sillon marginal antérieur; tête épaisse; tentacules gros, obconiques, distants, avec un petit voile frontal entre eux; yeux noirs, sessiles au côté externe de la base de ces tentacules; bouche grande, à l'extrémité d'une sorte de mufle; la cavité respiratrice grande, sans trace de tube, et contenant deux peignes branchiaux, inégaux,
: obli(|ues, attachés au plancher; orifice de l'ovaire à la base de l'organe excitateur mâle, situé à la racine du
I tentacule droit; attache musculaire en fer-à-cheval
; fort mince en arrière, ouverte en avant. Coquille néritoïde , épidermée, extérieure, à spire petite submarginale; ouverture très-ample, arrondie, à péristome mince, presque continu ; columelle arquée, cachant en partie un très-petit ombilic.
Vélutine cAPULoïDE. yelutina capuloiclea, hlainv., Malac, p. 400, pi. 4i>, lig. 4; Bulla Velittina, MUll., Zool. Dan., m, tab. 101, fig. 1 à 4; Hélix Iceviyala, L., Gmel., p. ôGCô, n" 14H. Lamarck a confondu cette coquille avec le Sigarel déprimé, quoiqu'elle en diffère beaucoup. Cette coquille se trouve dans la Manche, sur les deux côtes.
VELVOTTE. BOT. Synonyme vulgaire de Linaria spuria et de f'eronica arvensis.
VENANE. yenana. bot. Sous le nom de f'enana Mndagascariettsis , Lamarck a décrit et figuré une plante formant un genre particulier qui parait être le même que le Brexia de Du Petil-Thouars. Voici ses caractères essentiels : calice persistant, à cinq lobes arrondis; corolle à cinq pétales réguliers; cinq étamines dont les filets sont dilatés à leur base et insérés sur le réceptacle; les anthères ovales, versatiles; ovaire supère, surmonté d'un slyle court, et d'un stigmate presque trigone ; filets nombreux environnant le pistil, et insérés sur le réceptacle. Le fruit du yenana était inconnu à Lamarck. Du Pelit-Thouars a décrit le fruit de son Brexia de la manière suivante : baie revêtue d'une écorce ligneuse, oblongue, à cinq angles et à cinq loges; graines nombreuses, disposées sur trois rangs dans le centre du fruit.
j Venane DE Madagascar. f'cMaMa Madagascariensis,
! Laink., Illusti., tab. 131. C'est un arbre rameux, â feuilles alternes, pétiolées, ovales, entières, très obtuses au sommet. Les fleurs sont disposées à l'extrémité des rameaux en une panicule très-lâche, et portées sur des pédoncules élargis au sommet en forme de corne
I d'abondance.
Cris
VENDRAGON. bot. L'un des noms vulgaires de la Berle longicorne.
VÉNÈGASIE. reneganta. bot. Genre de la famille des Synanllii'M'ées, Iriliu des Si'nécionides, inslilué par le professeur De Candcille, (|iii lui assigne pour caractères : capiliile mulliflore, liélérogame; Heurs du rayon disposées sur un seul ratif;, liftiilées cl femelles; celles du disque sont tuhuleuses e[ hermaphrodites ; involucre campanule, composé de plusieurs rangées dV'cailles qui différent dans leur forme : lessupéiieures au nombre de cinq environ sont cordées, aiguës, subfoliacées; les médianes, plus nombreuses de moitié, sont ovatoorbiculées, très-obtuses et peu colorées; les inférieures sont très-petites, au nombre de quinze environ, et lancéolées; réceptacle plan et nu; les corolles de la circonférence sont ligulées, celles du disque sont tiibuleuses, garnies à leur base de poils assez régulièrement disposés pour former une sorte d'étoile au-dessus de l'ovaire : le limbe a cinq dénis; anthères privées de queue; stigmates terminés par une petite corne; akènes anguleux, subcylindracés, muriqués, sans bec; point d'aigrette.
VÉNÉGASIE CARPÉsioïDE. f^etiegasia carpesioides , De Cand. C'est une piaule garnie dés sa base de rameauxdressés, cylindriques et glahrinsculesjses feuilles sont alternes, péliolées, laigenient ovales, aiguës, dentées, presque tronquées à leur base; les Ueurs sont jaunes. Celte piaule croît dans la Californie.
VÉNÉRICARDE. t^enencardia. moll. Genre de Mollusques lamellibranches ou Gastéropodes acéphales, de Cuvier, faisant partie de la famille des Camacées et caractérisé ainsi qu'il suit par Lamarck : coquille équivalve, inéquilatérale, suborbiculaire, le plus souvent à côles longitudinales rayonnantes; deux dents cardinales obliques, dirigées du même côlé. Les Vénéricardes sont généralement cordiformes, arrondies ou ovales, ayant un crochet assez grand, incliné plus ou moins fortement vers la lunule qui est ordinairement trèsenfoncée et très-profonde; elles ont toutes des côtes rayonnantes du sommet à la base, ce qui se voit également dans les Cardites.Unechoseà laquelle Lamarck n'a pas fait assez attention, en introduisant les Vénéricardes dans la famille des Conques, c'est la forme de l'impression du manteau : dans les genres Vénus, Cytbérée, etc., cette impression est fortement sinueuse postérieurement, ce qui indique dans leurs animaux l'exislence de siphons postérieurs. Ici l'impression palléale est simple, et l'on peut dire que le manteau est dépourvu de tubes posléiieurs, et fendu dans tout son contour. On connaît quatre ou cinq espèces de Vénéricardes vivantes et au moins vingt fossiles.
VÉivÉRiCARDE CAMVELÉE. Feneiicardia sulcata, Puyraud; Cardi ta sulcata, Lara.; Cliama antUjua, L.Son test est suborbiculaire, inéquilaléral, le côlé antérieur étant un peu plus grand (|ue le postérieur; il est pourvu de larges côtes convexes, striées en travers et denticulant fortement le bord. Sa couleur est blanche, marquée de roux et de brun, Son épidémie est verdàlre. On trouve cette espèce dans la Méditerranée.
VÉNÉRICARDE PETONCULAIRE. yeiieiicdidia peliincularis, Lamk., Aun. du Mus., t. vu, p. 33; ihid.,
Anira. sans vert., t. v, p. GIO, n" fl; Nob., Descrîpt. des Coq. foss. des envir. de Paris, t. i, p. 150, pi. 25, fîg. 1-2. C'est la plus grande espèce connue; elle est aplatie, et ressemble assez bien à un large péloncule. On la trouve fossile à Brachenx.
VÉKÉRIUES. I^eneiides. moll. Famille proposée par Latreille. pour une parlie des Conques marines, de Lamarck. On a vu ailleurs que les Conques marines ne contenaient que les quatre genres : Cyprine, Cylhérée, Vénus et Vénéricarde. En traitant de ce dernier genre, on a dit pour quelles raisons il était déplacé dans la famille des Conques. Il était naturel <|u'à son égard Lalreille suivît l'indication de Cuvier, et le plaçât à côlé des Cardites. Quant au genre Cyprine, que Latreille a aussi exclu du voisinage des Vénus et des Cythérées, il est à peu près indiffèrent (|u'il soit joint aux Cyrènes ou aux Vénus, parce que. par la manière de vivre et les caractères, il peut êlre regardé comme un point de jonction des deux familles ou des deux membres de la même famille. Aux deux genres Cylhérée et Vénus qui restent des Conques marines, Latreille a Joint les Vénérupes, et cela d'une manière assez convenable; car il faut convenir que si la famille des Lilhopbages, instituée par Lamarck, peut êlre démembrée à cause des rapports des Vénérupes el des Vénus, elle pourrait aussi être conservée par l'ensemble de ses caractères.
VÉNÉRUPE. reneriipis. moll. Quelques Coquilles du genre Vénérupe, établi par Lamarck, ont été connues de Linné et placées dans son genre Donax. Bruguière, ainsi que les planches de l'Encyclopédie le donnent à entendre, les laissa dans le même genre où Linné les avait rangées. Lamarck, dans le Système des Animaux sans vertèbres, les rapporta d'abord à son genre Pétricole, el la connaissance qu'il eut un peu plus lard de la l-'enus saxatilis, de Fleuriau de Bellevue ( Journ. de Phys., t. Liv, 1802 ), lui donna bien probablement l'idée du genre Vénérupe, qu'il proposa depuis et qui fut généralement adopté. Tous les conchyliologistes reconnnreul bien les rapports qui lient ce genre aux Pélricoles; mais Ils n'adoptèrent pas de même le rapprochement de ces deux genres et des Saxicaves. Ce rapprochement, en effet, était fort embarrassant pour les classilîcateurs qui, d'un côlé, sentaient qu'il élail nécessaire de itorter les Saxicaves vers les Pholades, les Solens, etc., tandis que les Pélricoles et les Vénérupes devaient se trouver dans le voisinage des Vénus; d'un autre côlé, ils reconnaissaient avec Lamarck une liaison évidente entre les trois genres par un accroissement insensible, de telle sorte que l'on peut passer presque sans s'en apercevoir d'un genre à un autre. Lamarck trancha la question en formant une famille des trois genres, el en la plaçant à peu près à égale distance des Pholades el des Vénus : c'était un moyen terme. Le plus grand nombre des conchyliologistes n'adoptèrent pas ro|iinion de Lamarck, ils divisèrent la famille des Lilbophages pour mettre les Saxicaves près des Pholades, el les Pélricoles et les Vénérupes près des Vénus. Cet an augement est celui de Cuvier, et fut depuis imité par Férussac , Lalreille, Blainville et Rang. Ouoiqu'il soit le plus généralement adopté, il serait
possible cependanl qu'une connaissance plus parfaite des animaux fît revenir plus lard à la manière de voir rie Lamarck. Cer|uia déterminé les auteurs à placer les Saxicaves près des Pliolades, c'est la petitesse de l'ouverUire palléale antérieure, qui est extrêmement rétrécie, parce qu'elle ne donne passage qu'à un rudiment de pied; c'est aussi la longueur et la réunion des siphons; c'est enfin le bâillement assez considérable de la coquille dans les Pétricoles, dont les caractères sont à peu près les mêmes; l'ouverture palléale antérieure est un peu plus grande ; le pied reste iiidimentaire, quoiqu'im peu plus volumineux, mais il est cylindracé; les siphons réunis sont plus courts; enfin la co(|iiille est moins bâillante. Ou ne peut donc voir dans les Pélricoles qu'une modification des Saxicaves, qui les rapproche un peu des Vénus. Caractères génériques : coquille transverse, inéquilatérale, à côléanlérieur fort court, le postérieur un peu bâillant ; charnière ayant deux dents sur la valve droite, trois sur la valve gauche, quelquefois sur chaque valve : ces dents étant petites, rapprochées, parallèles et peu ou point divergentes; ligament extérieur. Animal inconnu, probablement rapproché de celui des Pélricoles. Les Vénérupes. comme leur nom rindi((iie Irès-bien, sont des Coquilles qui habitent les rochers dans lesquels elles se creusent une demeure à la manière des Fistulanes, des Pholades, des Lithodonies, etc.; quelques-unes ne sont pas perforantes, seulement elles se plaisent dans les anfractuosités des rochers, où elles prennent quel(|uefois une forme irrégulière, par suite de la gêne qu'elles ont éprouvée longtemps; d'autres espèces paraissent plus libres encore : elles s'enfoncent seulement dans les argiles.
VÉNÉRtPE lAMELiEBSE. Fenerupis Iriis , Lamk. ; Donax Inis, L., Gmel., p. ô2G3, n" 1 1 ; Gualt., Test., tab. 95, fig. A;Chemn.,Conch., t. iv, tab. 26, fig. 268 à 270; Poli, Test, uirmsqiie Sicil., t. ii, tab. 19, fig. 23-26; Encycl., pi. 262, fig. 4; Blainv., i\Ialac., pi. 76, fig. 1. Co(|ullle Iransverse, couverte de lames transversales, écartées, assez régulières. Elle est perforante el vit dans la Méditerranée.
VÉNÉTOU. OIS. Espèce du genre Jacamar.
VENGOLINE. ois. Espèce voisine de la Linotte, f^. Gr.os Bec
VENIDIER. yenidium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cynarées, établi par Lessing (|ui lui applique pour caractères ; capitule mulliflore, liétérngame; lïeurs du rayon ligulées, femelles et disposées sur un seul rang; celles du disque sont tiibiileuses et hermaphrodites; involucre campanule, formé (le plusieurs rangées de squames dont les extéiieures sont étroites et subfoliacées, lesintérieuresscarieuses et obtuses; réceptacle alvéolé, le plus souvent nu ; corolles du rayon ligulées, celles du dis(iue lubuleuses. avec cinq dénis au limbe; filaments des étamines lisses; akènes glabres, triailés sur le dos : les ailes latérales sont repliées en leurs bords , l'intermédiaire est dressée.
VEisiDiER A DEMi-AiGREiiE. I^'enidium seMi-papposum, Less. C'est une plante annuelle, à lige cannelée, tomenteuse; les feuilles sont oblongues, auriciilces ft
ICT. IIES SCIENCES [SAT.
leur base qui est un peu embrassante , calloso-denticulées en leurs bords, cotonneuses en dessous. Du cap de Bonne-Espérance.
VÉNILIE. Fenilia. iivs. Genre de la classe des Lépidoptères nocturnes, famille des Phaléniles, établi par Godard et Duponchel qui lui assignent pour caractères dislinctifs : antennes simples dans les deux sexes ; palpes longues el velues; trompe longue; les quatre ailes parsemées de petites taches irrégulières, tant en dessus qu'en dessous, sur un fond clair.
VENiLiEPAriTHÈRE. f-'enilia maculata, God. et Dup.; Phalœna maculata , Gm. Antennes simples; ailes arrondies, jaunes, avec quinze ou seize taches brunes sur chacune; assez souvent quelques-unes de ces taches se touchent et donnent naissance à des lignes ou bandes transverses plus ou moins légulières et inlerroral)ues; corps jaune, tacheté de brun. Taille, cinq lignes; enverguie, un pouce. Commune en Europe.
VÉNILIE. Fenilia. moll. Genre de l'ordre des Nudibranches, institué par Aider et Hancock, avec les caraclères suivants ; corps limaciforme, ovalaireallongé, se terminant en pointe coni(|ue; tête antérieure, avancée, recouverte par un voile demi-circulaire; bouche armée d'une paire de mâchoires cornées; langue en forme de lanière, couverte de nombreuses rangées d'épines crochues dont la pointe se dirige en arrière; quatre tentacules linéaires, non rétractiles : deux dorsaux élevés, et deux buccaux plus petits, adhérents aux côtés du voile; branchies en forme de pupilles, allongées, disposées de chaque côté, au bas du dos, sur un rebord marginal ; quelques papilles s'étendant autour de la tête, en avant des tentacules dorsaux; estomac placé en arrière et vers le fond de la cavité du corps; anus postérieur, percé sur la ligne médiane du dos; orifice des organes génitaux placé au côté droit.
Vénilie mdceonifère. yenilia mucronifera. Elle est jaunâtre sur le dos, marbrée et tachetée de brun noirâtre; les tentacules dorsaux sont tuberculeux, les branchies ovalaires et diaphanes, couvertes de points tuberculeux et disposées en douze rangées transversales; quatre grandes papilles sur le front. Europe.
VENTALE. poLTP. Nom d'une division établie par Oken dans le genre Éponge.
VENTAROU OD VENTURON. ois. Espèce du genre Gros-Bec. A*, ce mot.
VEMTENATA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Koeler, dans la famille des Graminées, a été réuni au genre Tiisetum, de Kunlh, section des Agrospa-
VENTENATIE. Ventenatia. bot. Quatre genres ont été dédiés au botaniste Ventenat ; le premier par Cavanilles {Icon., 4, p. 28, tab. 348), a été réuni à VAslroloma de Brown, genre de la famille des Épacridées; le deuxième par Smith {Exol. Bol., 2, p. 13, tab. 60), rentre comme espèce parmi les Stylidiurn;un troisième, créé parKœler, parmi lesGraminécs,n'a pas été adopté; enfin Palisot de Beauvois( Flore d'Oware et de Bénin, vol. 1, tab. 17) a sous le même nom de Fenlenatia , établi un genre qui a été placé dans la famille des Ternstrœmiacées, et ainsi caractérisé par
Cambessèiies : calice dépourvu de bradées, à trois folioles imbriquées, concaves, arrondies, presque égales et cadu(|ues. Corolle composée de onze à douze pélales, libres et pri'si|ue égaux. Élamines en nombre indéfini, à filets filiformes, libres, f;lal)res, à anibéres insérées par la base, presque linéaires . ;i loges débisoenles latéralement. Slyle siinp'e, surmonté d'un stigmate à peu prés quin(|uéliil)é. Ovaire oblong, à cinq loges, renfermant un grand nombre d'ovules aseendanis. imbriqués, oblongs, aplatis, attachés â l'angle interne des loges. Fruit ovoïde, charnu, terminé au sommet par les débris du slyle.
Veivteivatie glauque, f^entenalia glauca,Bea\iy., loc. cit. C'est un arbrisseau à feuilles pétiolées, ovales, acuminées, glauques, pcnninervées, dépourvues de stipules. Il croît dans le royaume de Bénin en Afri(iue, près d'Agalhon.
VIÎNTENATUM. bot. ( Lescbenault.) Synonyme de Diplulœna. I-'. ce mot.
VENTILAGE. yenliUujo. bot. Genre de la famille des Rhamnées et de la l'enlandrie Wonogynie, L., offrant les caractères suivants ; calice dont le liibe est court, légèrement adné par sa base à l'ovaire ; corolle à cinq pétales squamiformes, insérés sur le calice et eiitie ses lobes; étaniines insérées au-dessous des pétales; slyle très court; deux stigmates; capsule pres<iue ronde, se terminant en une aile oblongue. membraneuse, uiiiloculaire par avorlement, el monnsperme; graine dressée, dépourvue d'albumen, à cotylédons épais et inégaux. Ce genre a été fondé par Oser Iner (de Fnicl., 1, p. 225, lab. 49) sur une plante de l'Inde connue anciennement par l'herbier d'Ambnine, de Rumpbins, et que Roxburgh a figurée de nouveau {Co romand., 1, p.S3, tab. 7G).
Veivtilage de Madras. Fentilago Maderaspatana. C'est un arbusle à rameaux tlexibles, grimpants, à feuilles alternes, très-entières el glalires, à Heurs fétides, disposées en panicules terminales.
VENTRICULE SUCCENTURIE. ois. 1^. iNTESTiriS.
VENTS. 1^. Météores.
VENTURON. OIS. Même chose que Ventarou. V. ce mot et Gros Bec.
VENULARIA. BOT. (Champignons.) Synonyme de Capillaria grammica, de Persoon.
VÉNUS, /^enus. MOLi. Genre de Mollusques Lamellibranches ou Gastéropodes acéphales de Cuvier, étal)li primitivement par Linné, puis modifié par la plupart des conchyliologues, cl placé en dernier lieu dans la famille des Camacées. Ses caractères sont : coquille équivalve. inéquilalérale, li'ansverse ou suliorbiciilaire; trois dents cardinales rapproc bées sur cha(ine valve : la médiane droite, les latérales divergentes au sommet; ligament extérieur. Les Vénus sont, avec les Cythérées et quelcpies autres genres, les Coquilles qui ornent le plus les collections; peintes de couleurs variées el agréables, elles ont un éclat que ne ternit pas un épiderme. Elles sont d'un volume généralement peu considérable; leur forme et l'épaisseur de leur test sont variables à peu près comme dans les Cylhérées. Elles ont du reste les mêmes mœurs, vivant dans le sable des rivages, à une petite profondeur, et souvent libres
comme beaucoup d'autres Concliifères. La charnière ne présente que trois dents; jamais il n'y en a de latérales ou de Irausverses au-dessus de la lunule; la dent médiane est droite, qiu^hiuefois bifide; les deux antres sont divergentes : l'une antérieurement, et l'autre postérieurement. Ou éprouve de nombreuses difficultés pour séparer bien nettement les espèces de ce genre; leur nombre, déjà considérable, et la manière dont elles se nuancent en passant les unes dans les autres par des variétés, rendent difficiles leurs délerminalions exactes, malgré les sous-divisions que l'on a pu établir parmi elles. Ces sous-divisions pourraient être, comme dans les Cythérées, établies d'après la forme plutôt (|ue d'après les crénelures des bords, qui ne permettent pas de rapprocher les espèces d'une manière convenable. On pointait adopter plusieurs des groupes de Blainville, mais il faudrait en excepter les trois derniers qui n'appartiennent aucunement aux Vénus : le premier comprend le genre Crassine ou Astarté, le deuxième le genre l\lacoma, el le troisième le Nicania. Ces deux derniersgenres, établis par Leach, sont restés douteux. On compte actuellement une centaine d'espèces de Vénus vivantes de toutes les mers, et il y en a au moins trente fossiles, parmi lesquelles on en cite quaire ou cinq d'analogues à ([iielques espèces actuellement vivantes.
Vends épineose. yeniis Dione, L., Ginel., p. 3266. Coquille obliquement cordiforme, avec des sillons longitudinaux, concentriques, lamelleux, élevés; des épines sur les bords du corselet el de la lunule. Couleur, le pourpre rosé, varié de blanchâtre. Des mers de l'Ainériiine.
VÉNUS. MIN. Les anciens chimistes ont donné aux métaux des noms empruntés à la fable, et ils ont choisi celui (le Vénus pour désigner le Cuivre qu'ils considéraient comme se prêlanl le mieux aux alliages les plus importants.
VEPFEUIA. BOT. Genre proposé par lleister pour Y/Elhus<i Cyiiapiiim.
VÉI'IDOLITE. MIN. Ce nom a élé donné au Mica à deux axes. /'". Mica.
VEI'RIS. BOT. y. ICICA.
VER BLANC. iNS. Nom vulgaire de la larve du Hanneton commun.
VER LION. ins. C'est la larve du Rhagion, Diptère de la famille des Tanystomes.
VER LUISANT, ins. Synonyme vulgaire de Lampyiis noctilnca. F. Lampyre.
VER PLAT. VER SOLITAIRE. IKF. ^. Teivia.
VÉUAIRE ou VÉilATRE. re'atrnm. bot. Genre de la famille des Colcbicacées , offrant les caractères esseiUiels .■-uivaiils : périanibi' ;i six divisions égales, trèspidl'ondcs; Irois ovaires (avoilés dans les fleurs mâles) supèies. ovales-ohUings, smulés entre eux par la base, et se terminant au sommet en trois styles courts; trois capsules uniloculaires et bivalves, s'ouvranl longitudinalement par leur côlé intérieur, et contenant un grand nombre de graines ovales- oblongues, comprimées, membraneuses sur leurs bords. Le nombre des espèces de retairnm est peu considérable ; elles croissent dans le nord des deux continents.
Véraire blanc. Feralrum album, L. Cette plante
V E II
f si plus coniulo sons le nom vulgaire (l'HelU'I)ore blanc. Sa racine est (iibercnleuse, un peu plus grosse que le pouce, revêtue extérieurement d'un granil nombre de fibres grisâtres. De celle racine s'élève une tij;e liaule d'environ un mèirc. garni de feuilles amplexicaules, ovales, entières, plissée longiludinalement, et ayant l'aspect de celles de la grande Gentiane. Ses fleurs sont verdàlres, et fornienl une panieule terminale. On la trouve dans la plupart des moulagnes de l'Europe.
VÉR.iTRINE. DOT. Alcaloïde obtenu par Pelletier et CavenlOH, du traitement cbimi(pie de la racine des ^cratnim o/iM/H et H/grr»»!. Celte substance esl blanche, pulvérulente, trèsâcre, inodore, peu solulile dans l'eau froide, très-soluble dans l'alcool, fusible à une température de 50° et décomposable ù une chaleur plus forle.
VERIÎASCUM. BOT. F. MoiÈNE.
VERBEN.4. BOT. r. Verveiive.
VERBÉNACÉES. f^eihenaceœ. eot. Famille nalurelle de végétaux dicotylédones monopélalesliypogynes, que l'on désigne également sous le nom de famille des Gattiliers (l-'itices). Voici les caractères propres à celte famille : le calice est monosépale, ordinairement à cinq divisions ou à cinq dénis inégales, plus rarement composé de deux sépales en forme d'écaillés; la corolle est monopétale, lubuleuse, à cinq lobes ordinairement inégaux et disposés en deux lèvres, plus rarement à nne seule lèvre {Clerodendniin). Les élamines, insérées au tube de la corolle, sont le plus souvent au nombie de quatre et didynames ; quelquefois il n'y en a que deux, plus rarement il y en a cinq ou six (Thekn). Ces élamines sont ou incluses ou saillantes, ayant des anthères presque globuleuses, didymes ou plus ou moins allongées. L'ovaire est libre, à une, à deux ou ù quatre loges; dans le premier cas, il contient deux trophiispermes pariétaux, bifurques à leur bord interne, el porlanl un ovule dressé, atlaché à chacune des deux bifurcations. Dans le second cas, on trouve un seul ovule dressé ou suspendu dans chaque loge. Du sommet de l'ovaire naît un slyle simple, qui se termine à son sommet, tantôt par un stigmate à deux lobes égaux ou inégaux, tantôt par un sligmale unique, placé obli- (|uement au sommet du slyle. Le fruit a son péricarpe tantôt sec et tantôt charnu, offrant une, deux ou quatre loges. Quand le péricarpe est sec, il forme tantôt une capsule déhiscente, tantôt des sortes de coques à parois minces et qui ne s'ouvrent pas. Quand le péricarpe est charnu, en général il contient un ou plusieurs nucules à deux ou à quatre loges. La graine que contient chn(|ne loge est tantôt dressée, tantôt renversée. Cette graine se compose de son tégument propre qui, d'après les observations de Gaertner, recouvre immédiatement l'embryon. Cependant ce caractère peut ne pas être général ; car dans le genre Gattilier (Fitex) on observe que les graines se composent d'un embryon contenu dans un endosperme charnu très-manifeste. Ce genre a de plus offert un autre caractère : c'est que son embryon a une direction opposée à celle de son bile, c'està-dire que ce sont les colylédons, et non la radicule, qui correspondent au hile ou au point d'attache de la graine. Les plantes qui appartiennent à la famille des
Verbénacées sont, les unes herbacées, les autres sousfrutescentes, quelquefois ce sont même des arbrisseaux ou des arbres. Leurs feuilles sont opposées, entières, dentées, pinnatifides et même parfois composées comme dans le genre (■'ilex, par exemple. Leurs feuilles sont disposées en cimes à rameaux opposés, ou en épis simples ou ramcux. Voici l'énumération des genres apparlenant à celle famille, telle qu'elle a été pi ésentée par Jussieu à l'article Verbénacées du Dictionnaire des Sciences naturelles.
^ I. Fleurs disposées en cnrymbes.
Ovieda, L., qui comprend le Siphonanlhus, L.; Clerodendrum, L.; yolknmeria, L., qui comprend le Belleralia, de Scopoli; Platunium, .1., comprenant le Holinski(ddia, de Retz, elle Hastingia, de Smith; Xgiphila, L., comprenant le Manabsa, d'Aublet; Vilex, comprenant le Liniia, de Vandelli ou Nephrandia, de Gmelin, et le IFilckea, de Scopoli; IValrotltia, Roth; Cliijsomatlum, Du P. -Th.; Callicarpa, L., comprenant le Porphyra, de Loureiro; Pitliyrodia , Brown ; Piemim,h.\Petitia,iacc\.\ //os/a,Jacq..ou Hosleana, Pers.; Coruutia, L.; Giiielina, L.; Tecka, Rhéede, ou Tectona, L. lïls.
§ 11. Fleurs disposées en épis simples ou rameux.
Petrœa, L.; Cilharexflum, L.; Casse/m , Nées et Marlius; Priva, Adans., qui comprend le Blairia, de Houston, le Castilia, de Cavanilles, le;/'/i/;r«(0, de Forskahl, el le Toitula, de Roxburgb ; Ditranla, L.; Tamonea, Aubl., comprenant le Kampfera, de Housion, et le Carachera, de Forskabl ; Tidùjalea, Atdd.; Cliloantlies, R. Brown; Spieli/Kin iiin ,Ufi.]\cvs; Laiilaiin, L.; Lippia, L.; Buchia, Kunlh; Zapaiiia, Scopoli {Blairia, Gœrln.; Aloysia, Orléga); Slachytarpheta,ya\\\; Ferbena, L.; Perania, Aubl.
VERBESINARIA. bot. L'une des sections du genre Ferbesina. A'.Verbésine.
VERBÉSINE. Ferbesina. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées, offrant les caractères essentiels suivants : involucre polyphylle, imbriqué; réceptacle un peu convexe, muni de paillettes; calalhide radiée; les fleurs du centre nombreuses, lubuleuses, hermaphrodites; celles de la circonférence en languettes, femelles, très-rarement nulles; akènes plans, comprimés, ailés, échancrés, à deux barbes persistantes. Les espèces de Ferbesina sont assez nombreuses; elles croissent pour la plupart dans les contrées chaudes de l'Amérique.
Verbésine géante. Ferbesina giganfea, Jacq., Icon. ;-ar., lab. 175;B((/ens /■/■«/&.?£««.?, elc, Plumier, Icon., lab. SI. Celte plante a des tiges ligneuses, hautes d'environ trois mèlres, divisées en rameaux garnis de feuilles alternes, ovales-lancéolées, tomenteuses en dessous, les inférieures pinnalifides. Les Heurs sont nombreuses, disposées en un corymbe terminal, trèsrameux, hérissé de poils. L'odeur de celle espèce est agréable. Ou la trouve dans les Antilles, et notamment à la Jamaïque.
VERBOUISSET. bot. Comme qui dirait Ferd-Buisson. L'un des noms vulgaires du /?!«scms ocM/ea<MS.
VERDALE. BOT. (Gouan.) Variété de l'Olivier; elle esl c\illivée dans le Languedoc et ses fruits sont allongés.
VER
VERDANGE. ois. Nom vulgaire de l'AIouelte Cochevis.
VERD-BRUNET. ois. Espèce du genre Gros-Bec.
VERDE. OIS. Nom vulgaire du Martin-Pèclieur Alcyon.
VERDE-DI-CORSICA.Min. V. Euphotide.
VERDELET, ois. Synonyme vulgaire de Bruant jaune.
VERDEREUSE. ois. (Belon.) L'un des noms vulgaires du Gros-Bec Verdier.
VERDERIN. ois. Espèce du genreGros-Bec.^.cemot.
VEllDEROLLE. ois. Espèce du genre Sylvie.
VERDEROUX. ois. Espèce du genre Tangara. F. ce mol.
VERDET. pois. (Daubenlon.) Synonyme A'Esox viridis, L.
VERDET. BilN. f'. CcivRE.
VEKDIER. zooi. Parmi les Oiseaux, un Gros-Bec et le Bruaul jaune porlent ce nom étendu à quelques autres espèces.— Parmi les Reptiles, c'est la Rainette verte. — Parmi les Poissons , le Scomber chloris de BIocli, qui est un Caianx.
VERDIÈRE. ois. Synonyme vulgaire de Bruant jaune.
VERDIN. Phylioniis. ois. Boié a créé ce genre dans l'ordre des Anisodaclyles et lui a donné pour caractères : un bec médiocre-droit, fléchi à la pointe, comprimé, fortement écliancré, avec le bord des mandibules rentrant; sa base est un peu dilatée; les naiines sont basales, latérales, ovoïdes, s'ouvrant par devant, fermées par derrière, et en partie cachées par les petites plumes qui couvrent les membranes; ailes médiocres : la première rémige très-courte, la deuxième moins longue que la troisième, celle-ci et la qualrième à peu près de la même longueur que la cinquième; pieds lrès-cour(s et grêles; trois doigis devant, dont l'externe réuni jusqu'à la première phalange, l'interne soudé ù la base, le postérieur plus long et plus fort. Ce pelit groupe qui ai)partient à l'archipel de l'Inde, présente les mœurs et les habiludes des Philédons, parmi lesquels Cuvier l'a placé.
Verdin a barbe blece. PUyllomis cxanopogon, Temm., pi. color. S 12, fig. l.Tout le plumage est d'un vert assez intense, avec le dessous des rémiges et des rectrices noirâtre; base de la mandibule inférieure, menton et gorge d'un noir profond ; moustaches d'un bleu très-vif; bec et pieds d'un noir bleuâtre. Taille, six pouces. De Sumatra.
Verdin a front ji'ok. Phyllornis aurifions,Temm., Ois. color., pi. 484, fig. 1. Plumage vert; sommet de la lêle jaune; petites lectrices alaires d'un bleu clair; gorge d'un bleu azuré Irès-vif, encadrée de noir qui descend sur le devant du cou oii il est bordé de jaune ; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Sumalra.
Verdin itérocépdale. Phyliornis ilerocephalus , Temm., pi. color. SI2, fig. 2; Turdus Malabaricus, Lalh. Le petil Merle de la côte de Malabar, Sonnerai. Sommet de la tête et cou d'un jaune pâle; dos et parties inférieures d'un vert de pré; rémiges et rectrices noirâtres, bordées extérieurement de bleu d'azur; moyennes tectrices alaires bleues, bordées de vert; lorura et gorge noirs; moustaches et épaulettes bleues.
Bec el pieds noirs. Taille, six pouces six lignes. Sumatra.
Verdin Mulieriew. Phyllornis MuUerii, Temm. Plumage vert, un peu plus clair inférieuremenl; lorum el gorge d'un noir velouté; moustaches bleues. Bec et pieds noirs. Taille, se])l pouces. Sumatra.
Verdih Verbier. Phyllornis Cochinchinensis , Temm., Ois. color., pi. 484, fig. 2. Plumage vert; épanletles, bord externe des rémiges et des reclrices d'un bleu pâle; lorum et gorge d'un noir velouté, entourés de jaune citron ; moustaches d'un bleu d'azur; bec cl pieds noirs. Taille, cinq pouces. Sumalra.
VERDlNÈRE.ois. Espèce du genre Gros-Rec.
VERD-MONTANT. ois. K. Vert-montant.
VERDOIE, ois. L'un des synonymes vulgaires de Bruant.
VERDON. OIS. (Albin.) Synonyme vulgaire de Mouchel el de Verdier. y. Accenteir et Bruant.
VERDON. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Squale.
VERDORÉ, VERDOULET. ois. Noms que l'on donne vulgairement au Verdier. F. Gros-Bec.
VERDULE. ois. On désigne vulgairemenlsous ce nom le Bruant jaune.
VERDtJLE. BOT. {Mousses.) V. Weissie.
VEREA ET VEREIA. BOT. Le genre de Crassulacées, établi sous ces noms par Willdenow, Andrews et d'autres auteurs, a été réuni au Kalanchoe d'Adanson. /'. ce mot.
VÉRÉTILLE. Feielillum. bioll. Division établie parmi les Pennalules. A', ce mol.
VERGADELLE. pois. Synonyme de Chaîne, Poisson de la Méditerranée, décrit el figuré par Rondelet. C'est la Merluche du genre Gade. /•'. ce mot.
VERGE. zooL. La Verge, qui constitue l'organe essentiel de la copulation du mâle, est une partie saillante de l'appareil générateur destiné à s'introduire dans les organes des femelles, pour y porter la liqueur fécondante, on y produire l'excitalion nécessaire à la conception. Dans les Mammifères, cet organe est toujours impair et creusé d'un canal excréleur, qui naît de la vessie pour se terminer à son sommet; il est formé, 1" par un corps fihro-vasculaire appelé corps caverneux, qui est éreclile, c'est-à-dire susceptible de se gorger de sang, au point de se gonfler et d'acquérir un degré de dureté assez grand; 2' par un os dont l'existence n'est pas constante et dont l'usage est également de donner à la Verge assez de consistance pour permettre son introduction dans le vagin de la femelle; S» par le canal qui a déjà été mentionné, et qui livre passage aussi bien à l'urine qu'à la semence; 4" par le gland ou portion terminale de la Verge, qui est douée d'une grande sensibilité et qui est composée d'un tissu éreclile semblable à celui du corps caverneux; 5» par des muscles destinés à le mouvoir; 6° par un grand nombre de vaisseaux sanguins el de nerfs.
Chez la plupart des Oiseaux, la Verge n'existe qu'à l'élat de vestige el se présente sous la forme d'une papille vascnlaire, située à la partie inférieure du cloaque; mais quelques-uns de ces animaux sont pourvus d'un membre viril assez volumineux ; sa structure varie et
VER
il diffère essentiellement de la Verge des Mammifères en ce qu'il n'est point perforé, et n'agit par conséquent que comme organe excitateur, au lieu de servir en même temps à porter la liqueur fécondante dans l'appareil générateur de la femelle.
Dans la classe des Repliles on rencontre dans les organes extérieurs de la généralinn du mâle des différences encore plus grandes. Les Batraciens manquent complètement de Verge, et bien que chez ces animaux l'accouplement dure très-longtemps, il n'y a pas de vérilable copulation. Chez les Chéloniens, il existe une Verge impaire, qui est pour ainsi dire intermédiaire entie celle des Oiseaux et celle des Mammifères, car elle ne présente pas de canal complet pour la sortie du sperme, mais seulement une sorte de gouttière ou de sillon dont les bords se rapprochent pendant l'érection de façon à le transformer en un canal. II en est à peu près de même pour le Crocodile ; mais chez d'autres Sauriens, tels que les Lézards, et chez les Ophidiens, il y a deux Verges qui ne présentent ni canal excréteur ni gouttière.
La plupart des Poissons n'ont point de Verge; mais chez quelques-uns il existe un organe qui paraît en remplir les usages; chez la Raie, par exemple, on trouve à la face supérieure du rectum, près de l'anus, une proéminence conique, dans laquelle viennent s'ouvrir les vaisseaux déférents. Il existe aussi chez ces Poissons des appendices très-remarquables, qui dépendent de la nageoire ventrale et qui paraissent servir au mâle pour saisir avec plus de force la queue de la femelle pendant l'accouplement.
Un grand nombre de Mollusques sont pourvus d'une Verge rétractile dont la position et la forme varient. Il en est de même pour les Annélides, les insectes et les Crustacés; seulement chez ces derniers l'organe de la copulation du mâle, de nième que la vulve de la femelle, est en général double. Enfin chez les Zoophyles on ne trouve aucun organe analogue à la Verge. V. Accou- PLEiiEiST, Copulation, Insectes, elc.
Le nom de Verge a étédonné vulgairement à diverses espèces de (liantes et d'animaux. Ainsi l'on a appelé :
Verge a berger (Bot.), le Dipsacus pilosiis.
Verge de Christ (Bol.), le Najas fluviatilis, L.
Verge de Cdieiv (Bot.), le Cfiiomoriiiiii.
Verge de Jacob (Bot.), VAsphodebis luleus, L.
Verge de MER,il/eHi6/ew(a/i/i(Zool.),lesHololuries.
Verge de mer ailée (Zool.), les Pennalules.
Verge d'or (liot.), le Solidayo yirrja aiirea, L., etc.
VERGERETTE OD VERGEROLLE. dot. F. ÉRIGÊRON.
VERGUETTE. ois. L'un des noms que l'on donne vulgairement à la Draine. A'. Merle.
VERJUS. BOT. L'une des variétés de la Vigne.
VERLANGIA. bot. Division établie dans le genre Rhaiiinus par Necker. F. Nerprun.
VERLINOIS. OIS. Synonyme vulgaire de Verdier. y. Gros-Bec.
VERMEILLE, min. Dans la science des minéraux, on qualifie queUiuefois de ce nom le Grenat brunâtre ferrugineux. En technologie, ce sont des bijoux ou des ustensiles d'argent, recouverls d'une couche d'or appliquée et alliée.
VERMEOU. ins. Synonyme vulgaire de Kermès, genre d'Hémiptères delà famille des Gallinsecles.
VERMET. Fennetus. moll. Ce genre est un de ceux que l'on doit à Adanson qui, dans son ouvrage si remarquable sur les Coquilles du Sénégal, l'a placé parmi les Mollusques, d'après l'observation des animaux, observation dont Linné ne tint pas compte puis(|u'il persista â confondre ce genre avec lesSerpules.On ne peut disconvenir en effet que par la forme de leur coquille les Vcrmcts ne se distinguent pas des Serpules et qu'il n'ait fallu des preuves multipliées ([ue ces tubes irréguliers appartiennent à des animaux Mollusques poiu' les introduire enfin parmi eux. Lamarck le premier adopta le genre Vermet sous le nom de Vermiculaire, dans le Système des Animaux sans vertèbres; il le mit à côté des Siliquaires que, plus tard, il plaça à côlé des Serpules; les rapports qu'avaient ces deux genres dans l'ensemble du système ne pouvaient longtemps subsister puisqu'ils sont entre les Haliotites et les Arrosoirs. Roissy, en rendant au genre le nom qu'Adanson lui avait donné et que Lamarck avait à tort changé, lui donna aussi d'autres rapports que ceux admis par ce dernier, mais qui ne sont pas plus admissibles; il le mel entre les Janthiues et les Cônes. Adanson avait mis les Vermets entre les Turritelles, que, faute d'en connaître les animaux, il laissa à la fin des Cérites, et la gi ande famille des Toupies. On ne pouvait choisir à ce genre des rapports plus naturels, qui coïncidassent mieux avec la nature de la coquille, de son animal et de l'opercule; on fut donc obligé de revenir à l'opinion d'Adansou, et si Lamarck fut le premier à s'en écarter, il fut aussi le premier à s'en rapprocher. Dans sa Philosophie zoologique, on trouve le genre Vermiculaire à la fin de la famille des Turbinacées, immédiatement a|)rès les Scalaires et les Turritelles. Cet arrangement était certainement préférable à celui liiic Lamaick proposa ensuite dans l'Extrait du Couis; rétablissement de sa famille des Scalériens détruisit l'ensemble de celle des Turbinacées, et éloigna mal à propos les Scalaires et les Vermets des Turritelles et les Dauphinules des Turbos. Aucun changement n'ayant eu lieu à l'égard de ces genres dans son dernier ouvrage, il est inutile de multiplier davantage les observations à ce sujet.
Cuvier (Règne Animal, t. ii) entra mieux dans l'esprit d'Adanson en admettant les Vermets au nombre des sous-genres de son grand genre Sabot, entre les Dauphinules et les Turritelles adoptés aussi comme sous-genres. Jus(|u'au moment 0(1 Blaiiiville publia son Traité de Malacologie, personne ne songea à rapprocher de nouveau les Siliquaires des Vermets, comme Lamarck l'avait fait dans son premier Système. Ce rap- Itrochement, que le savant auteur des Animaux sans vertèbres ne voulut plus admettre dans ses autres classifications, le regardant sans doute comme une erreur, élait cependant très-naturel, et les prévisions de Blainville se réalisèrent complètement par un travail anatomique d'Audouin. Le genre Magile se réunissait naturellement à ces deux premiers et devait éprouver le même sort de classification. Blainville le transporta donc avec eux au milieu de sa famille des Cricostoraes à côté des Turritelles, des Scalaires, elc. (^. Cricos-
TOUES.) On avait toujouis litsilé à adiiieltre au nombre des Veimels les espèces (|ui ont le tube on paquet, ou dont plusieurs individus réunis forment une masse plus ou moins considérable; ces esjjèces différent en effet d'une manière assez notable, quant à leur forme, du Vennet lombrical, pour justifier en (|uelque sorte celte hésitation j cependant les observations d'Adanson étaient précises; mais il en fallait néanmoins de nouvelles pour qu'il ne restât plus de doute. Quoy et Gaimard se sont chargés de ce soin; ils ont rapporté de leurs voyages autour du monde et à la Nouvelle Zélande, plusieurs individus avec les animaux d'espèces agglomérées. On savait depuis longtemps que les Serpuies ont le tube ouvert aussi bien antérieurement qu'à l'e.xtrémité postérieure; leur organisation rend cette disposition nécessaire; dans les Vermets il n'en est pas de même, l'animal peut clore son tube postérieurement, et c'est ce (lui a toujours lieu; ses accroissements rapides rendent inutile souvent une partie du tube, et alors il fait une cloison pour y trouver un appui, et à mesure de ses accroissements il en ajoute de nouvelles, à des intervalles inégaux, de sorte que l'on peut dire que les tubes des Vermets sont irrégulièrement cloisonnés. Il résultede là que l'on peut distinguer trèsfacilement et d'après ce caraclèreseul, lesSerpnlesdes Vermets; un aLitre moyen également bon serait celui des opercules, mais il est trop rare de trouver des Serpules et des Vermets qui en soient pourvus, pour que ce moyen soit actuellement d'un secours bien efficace. Voici les caractères les plus saillants de ce genre : animal vermiforme, conique, sidispiral; manteau bordé par un bourrelet circulaire à l'endroit où sort la partie antérieure du corps; pied cylindrique avec deux longs filets tenlaculaires à sa racine antérieure, et un opercule rond corné à son extrémité; tête peu distincte; deux petits tentacules triangulaires, aplatis, portant les yeux au côté externe de leur base; une petite trompe exsertile et garnie à son extrémité de i)Iusieurs rangs de crochets; orifice de l'organe respiratoire en forme de trou percé au côté droit du bourrelet du manteau d'après Adanson. Co(|uille conique, mince, enroulée en spirale d'une manière plus ou moins serrée, à Tours presque complètement désunis, libre ou adhérente par entrelacement; ouverture droite, circulaire, à péristome complet et tranchant; quelques cloisons non perforées vers le soinraet, un opercule corné, complet, circulaire, très-concave, sans aucune trace de spirale.
Verbet LOMDRiCAL. ^'eimetus Itunbiicalia, Lam., Anim. sans vert., t. vi, 2" iiarlie, page 225, n" 1; ibid., Syst. des Anim. sans vert., 1801; Roissy, Biiff. de Sonniui, Moll., t. V, page 599, pi. 400, fig. 1; Martini, Conch., t. I, tab. ô, fig. 24, B.j Blainv., Malac, pi. 34, flg. 1; le Vermet, Adans., Voy. au Sénég., pi. 2, fig. 1. Coquille vermiforme formant des groupes par entrelacement; elle est très-commune au Sénégal, d'après Adanson.
VERiMICtJLAlRE. moll. (Lamarck.) Synonyme de Vermet.
VERMICULAIRE. bot. Nom vulgaire de l'Orpin brûlant, Sedum acie,L. y. Orpin. — (Jlœncli.) Synonyme de Stachytarphela, de Valil.
VERMICULARIA. i;oT. (Uypoxylées.) Le genre auquel Todea donné ce nom est peu connu, et n'est pas adopté généralement. Il se rapproche des S/jhœria, avec lesquels il doit vraisemblablement être confondu. Tode en a décrit trois espèces qui croissent sur les bois pourris,
VERMICULATA. BOT. (Columna.) Synonyme de Scleranthiis poycaipus, L.
VEKMlCCLlTE.MiN.VariétédeTalc en petites masses lamellaires, verdàlres ou jaunâtres, trouvée par Webb dans les environs de Worcester, au Massachussells en Amérique. Elle est remarquable en ce que. chauffée à la flamme d'une bougie, elle fait sortir un gea»d nombre de pelils prismes déliés, cylindioïdes, qui s'allongent en se contournant comme des vers. Ce ne sont que les feuillets qui composaient ces prismes courts et denses que l'action de la chaleur a écartés les uns des autres.
VER.M1F0RJIES. mam. Nom donné par quelques auteurs à des Mammifères remarquables par la souplesse de leur corps, telsque les Maites, les Belettes, les Putois. Ce nom reposant sur des attributs généraux, n'a point été conservé dans la science. Ce sont les Carnassiers digitigrades de la famille des Martes. Mustela.
VERMIFUGA. BOT. Le genre ainsi nommé dans la Floredu Pérou, est lemêineqiie \eFlaveiia, dejussieu.
VERMILAIIA. BOT. Le genre d'Algues aquatiques, formé sous ce nom par RalBnesque, a été réuni par luimême ensuite à son Myrsidrum. y. ce mot.
VERMILÈON. INS. C'est-à-dire lion des Fers. Espèce du genre Ragion.
VERMILIE. rtrmilia. ahnél. Lamarck a séparé du genre Serpule les espèces dont le tentacule orbiculaire est recouvert par une pièce testacée, généralement hérissée. Les Vermilies ont le tube adhérent dans toute sa longueur, pourvu de trois avances à son ouveiture, celle du milieu plus saillante. Ce genre, dont l'animal présente la même organisation que les autres Serpules, n'a pas été adopté par Savigny, dans son Système général des Annélides. Il a pour type le Stupula triqueUa, h., et comprend un assez grand nombre d'espèces, les unes vivantes, les autres fossiles.
VERMlLIKLiUA. MAM. fsom proposé par Illiger pour une famille d'Édentés composée des genres à langue extensible : les l'ourmilier, Pangolin et Oryclérope.
VERMILLON, ois. Espèce du genre Gobe -Mouche. /"■. ce mot.
VERMILLON NATIF. MIN. r. Mercdre sdlfiieé.
VERMIRUYNQUE. ois. Même chose que Cérorhyiique. y. ce mot.
VERMlVOtlE. OIS. Espèce du genre Sylvie, de l'Amérique méridionale, que Swaiuson a pris pour type d'un genre nouveau auquel il assigne les caractères suivants ; bec entier, grêle, conique et aigu ; ailes trèslongues, atténuées, à première et deuxième rémiges égales; queue rectiligne; pieds grêles. ^.Sylvie.
VERMONETTA. Bor. (Commersou.) Synonyme de BlackwnUia, Juss.
VER.WiNTEA. BOT. Commerson a proposé sous ce nom un genre de la famille des lloiualinées, qu'il a reconnu ensuite pour ne pas différer essentiellement de son genre Btacktvdliu.
VERNAL. yeriialis. dot. C'est-à-dire qui apparaît avec le printemps.
VERNATION. bot. Même cliose que Préfoliation. F. ce mol.
VERNE. BOT. L'un des noms vulgaires de l'Aune. VERNHE. POIS Variété du i éron, espfice d'Ahle. VERNICIA. BOT. Genre établi par Loureiro et qui a été réuni à VElœococca.
VERNIS DE LA CHINE. DOT. C'est, selon Loureiro, le suc résineu.\ de l'arbre qu'il nomme Aiiijia. y. ce mot. Le docteur Wallicli, dans la première livraison de ses P/anlœ asiali'cœ raiiores. a publié une noiice sur les divers arbres qui fournissent les Vernis noirs de la Chine et de l'Inde. Celui qui produit le plus beau est le MeUiiwnhoea usila/a. plantequiconstitueun nouveau genre. F. iMéhnorrdoëé.
VERNIS UU JAPON, bot. Synonyme vulgaire et impropre du Il/iiis ycinix y . SCM4C.
VERNIS DE MARTABAN. bot. Matière résineuse qui découle de l'écorce du Melanorriiœa nsitala. Wall. y. Mélanorrhoeé.
VERNISEKIA. bot. (Scopoli.) Synonyme d'Witwiî/m. VERNISSÉ, yeriticulatiis. BOT. Épithète qui indique qu'une surface est recouverte d'un enduit ou tissu fort luisant.
VERNIX. BOT. (Adanson.) Division établie dans le genre Rhus. y. Sumac
VERNONIACÉES. bot. L'une des si.s sections établies par Kunlli parmi les Carduacées.
VERNONIE. yernonia. but. Genre de la famille des Synanthérées, type de la tribu des Vernoniées, offrant les caractères essentiels suivants : involucre ovale, composé de folioles imbriquées, les intérieures larges au sommet, arrondies et colorées; réceptacle nu, urcéolé; calalhide formée de Heurons nombreux, hermaphrodites; akènes surmontés d'une aigrette composée de poils capillaires. La plupart des espèces de /^e/-nonia, décrites par les auteurs, font partie de nouveaux genres proposés récemment par Cassini ; tels sont les suivants ^mpiilaploa, Acaricida et Gxmnanthemum. Celles qui restent dans le vrai genre yernonia avaient été d'abord confondues avec les Sermlula, et on y avait encore réuni les espèces ipii composent aujourd'hui le genre Liatris; mais toutes ces plantes ayant été mieux examinées, ont dû nécessairement être séparées, et plusieurs d'entre elles n'ont offert que des affinités fort éloignées. Les Vernonies, parmi lesquelles on se bornera à mentionner les yernonia Novœ boracensis et yernonia prœalta, sont des plantes à liges élevées (de deux à quatre pieds et au delà), glabres ou légèrement hispides, purpurines, cannelées, rameuses à leur partie supéiieure. Les feuilles sont alternes, presque sessiles, rudes, lancéolées, un peu velues sur leurs principales nervures. Les Heurs sont purpurines, disposées à l'extrémité de rameaux en corymbes étalés. Ces plantes sont originaires de la Caroline et de la Virginie.
VERNONIÉES. yernonieœ. bot. Cassini a ainsi nommé la vingtième tribu de la famille des Synanthérées.
VÉRON. POIS. Espèce du genre Able.
VERONICA. BOT. ^. VÊROmQBB.
VÉRONICELLE. yeronicella. jioii. Dans le même temps que Blainville créait ce genre, Férussac le proposait sons le nom de Vaginule,el peut-être l'un ctl'autre genres ne sont-ils que des doubles emplois du genre Onchidie, comme Blainville lui-même semble porlé à le croire. On a vu à l'arlicle OivcniniE les incerliludes qui reslaicnt encore sur ce groupe; s'il est vrai que les Véronicelles sont du même genre, la question se simplifiera beaucoup et l'on devra conserver le genre Onchidie lui seul; dans le cas contraire on conserverait les Oncliidies et les Véronicelles, ce qui paraît aujourd'hui peu probable, le peu <iue l'on connaît de l'animal de Bncbanan s'accordant assez bien avec ce que l'on sait de la Véronicelle.
VÉRONIQUE, yeronira. bot. Genre de la famille des Scrofiilarinées, de la liibu des Rbinanthacées, et de la Diandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice à quatre ou plus rarement à cinq divisions profondes; corolle rolacée, le tube étant ordinairement court, le limbe étalé, à quatre segments inégaux, dont l'inférieur est le plus étroit; deux étamines ayant leurs filets allachés au tube de la corolle, et portant des anthères arrondies ou oblongues; style filiforme, portant un stigmale simple; capsule ovale ou en forme de cœur renversé, comprimée, à deux loges, à deux valves rentrantes et formant la cloison; graines nombreuses, arrondies. Le genre Véronique est excessivement nombreux en espèces, lesquelles se trouvent dans les conlrées tempérées des deux hémisphères. L'Europe nourrit la plus grande quantité de celles qui sont connues, et la France seule en possède plus de quarante. Il y en a beaucoup dans le nord et l'est de notre continent, dans les Alpes, les Pyrénées et autres chaînes de montagnes. On en retrouve à la Nouvelle-Hollande, au Chili, aux îles Malouines, aux terres Magellaniques, etc. Si les Véroniques sont aussi répandues sous le rapport géographique, c'est à-dire sous celui de leurs habitations générales, elles le sont également sous le rapport de leurs stations. Les montagnes, les plaines, les forêts, les champs arides et cultivés, les marais, en un mot les diverses localités, ont leurs espèces propres. Ces plantes sont herbacées, à l'exception de quel(|ues-uncs qui sont de petits arbrisseaux, ou légèiement ligneuses à la base. Elles ont leurs feuilles ordinairement opposées, leurs fleurs disposées en grappes terminales, ou portées sur des pédoncules axillaiies. Plusieurs espèces, remarquables par l'élégance et la vivacité des couleurs de leurs tleurs, font l'ornement des pelouses et des lieux sylvatiques de l'Europe; il en est même que l'on cultive pour l'ornement des parterres.
VeroiMqbe officinale, yeronica officinalîs, L. Ses liges sont couchées à leur base, redressées à leur partie supérieure, garnies de feuilles ovales, dentées et légèrement velues. Ses fleurs sont d'un bleu tendre, quelquefois blanches et veinées de rouge, disposées en grappes assez serrées. Europe.
Véronique Beccaecnga. yeronica Becrabunga, L. Plante des ruisseaux et des fontaines, remarquable par sa tige glabre, couchée, succulente ainsi que ses feuilles
VER
qui sont ovales et obtuses. On en exprime le suc pour le mêler ù celui d'autres lierbes amères et antiscorhuliques.
Les Feronica auslriaca, tiiaritima, gentianoiiles. et plusieurs autres espèces, sont cultivées dans les jardins, à cause de la beauté de leurs fleurs bleues qui forment des épis longs et serrés.
Les jardiniers et les vieux botanistes ont abusivement donné le nom de Véronique à des plantes qui n'appartiennent pas à ce genre. Ainsi ils ont nommé :
Véromque femelle (Bot.), le Liiiaria spurta, faisant partie de la même famille.
Véronique des jardins (Bot.), le Lychnis Flos-Cuciilli, L.
VÉRONITE. HiN. Nom imposé par Delamélherie à ce qu'on nomme vulfiairement Terre de Vérone, qui est la Baldogée de De Saussure. F. Chlorite.
VERPRA. BOT. Genre de Cbampignons voisin des Helvelles et des Leotia, établi parSwaitz, adopté par Persoon et par Pries. Il présente, comme les Helvelles, un cbapeaupédicellé, assez mince, fixé par le centre sur un pédicule assez long ; mais ce chapeau, au lieu d'être rabattu irrégulièrement, vers sa circonférence, et d'avoir le bord ondulé et plissé, est conique ou en forme de cloche régulière; il porte la membrane fructifère à sa surface externe ou suiiérieure; elle est couverte de thèques fixées par leur base. On voit que ce genre diffère à peine des Helvelles, puisque la forme régulièrement conique du chapeau est le seul caractère distjnctif; aussi parait-il plus naturel de réunir ces genres. Swariz, lorsqu'il l'a établi, croyait que la membrane fructifère était sous le chapeau, mais Fries s'est assuré du contraire. On connaît cinq espèces de ce genre; l'une d'elles est le Moichella arjaiicuides, de la Flore française. Toutes croissent sur la terre, dans les bois; elles sont d'un brun plus ou moins foncé.
VERRAT. zooL. C'est le mâle non châtré dans l'espèce du Porc ou Cochon domestique. On a étendu ce nom à d'autres animaux et appelé vulgairement Verrat de MER, quelques Poissons, tels que le Maquereau, un Lutjan, etc.
VERRE. MIN. Combinaison, à l'aide d'une température assez élevée, de l'Acide silicique et de la Potasse ou de la Soude; elle contient en outre quelques parties de silicate de Chaux, de Manganèse et de Fer.
On a étendu le nom de Verre à plusieurs productions naturelles, et nommé ;
Verre animal, de l'Acide phosphorique contenant plus ou moins de phosphate de Chaux et de Silice vitrifiée par l'action de la chaleur.
Verre d'Antimoine, une dissolution de sulfure d'Antimoine dans du proloxyde d'Antimoine, contenant en outre de la Silice et de l'oxyde de Fer.
Verre d'Islande, l'Obsidienne.
Verre de Moscovie, le Mica laminaire en grandes feuilles, sur lequel les algologues préparent les Conferves et les Céramiaires pour l'herbier. Il peut aussi servir de vitres pour les boussoles.
Verre volcanique, l'Obsidienne, etc., etc.
VERRINE. bot. L'un des noms vulgaires de VEquisetum arvense. y. Prèle.
VERROT. INS. Synonyme vulgaire de Courtilière. y. ce mot.
VERRUCAIRE. BOT. Même chose que Herbe aux verrues, y. ce mot et Héliotrope.
VERRUCAIRE. yenucaiia. bot. Genre de Lichens, qui sert de type à la tribu des Verrucariées, et qui se rapproche surtout des Porina et des The lotie ma, ■ mais qui s'en dislingue par son périthécium double, dont l'extérieur est cartilagineux, et qui s'ouvre par un orifice arrondi. On en connaît beaucoup d'espèces qui croissent sur les pierres et les écorccs.
Parmi les Hydrophytes, Stackhouse avait donné le nom de Verrucaire à un genre qui correspond en parlie au Gigartina de Lamouroux, et au Spherococcus d'Agardh. F. ces mots.
VERRUCARIÉES. Ferntcaiia. bot. {Lichens.) Ce groupe est le quatrième de la méthode de Fée. La plupart des genres qui le composent faisaient autrefois partie des Hypoxylons; mais la présence d'un thalle ne permet pas de les séparer de la famille des Lichens. Fée regarde comme une Verrucariée tout Lichen à thalle figuré amorphe, dont l'apnthécion n'est ni linéaire comme dans les Graphidées, ni fongiforme comme dans les Bœomycées, ni sculelloïile comme dans les Patellariées. La forme ordinaire des apolhécions est l'hémisphérique; le plus ordinairement leur sommet est percé d'un pore qui communique avec les organes intérieurs; mais ce caractère n'est point exclusif, comme l'a prétendu faussement Chevallier qui, par suite de cette opinion, a créé le nom singulier de Phéroporées. L'apothécion des Verrucariées est plus compliqué que celui de tous les autres groupes. C'est cette organisation composée qui a servi à établir plusieurs genres qui tous sont distincts et bien tranchés. Les Verrucariées ont le même habitat que les Lécanorées; les écorces, les pierres, et même la terre nue, eu présentent plusieurs espèces, ce qui jamais n'arrive pour les Graphidées. Les feuilles vivantes des arbres d'Amérique en nourrissent plusieurs espèces qui ne sont pas encore décrites. La couleur noire est dominante chez les apolhécions; celle des thalles est très-variée, ondée, souvent limitée, et presque toujours en noir. Onze genres composent ce groupe, partagé en quatre sous ordres, qui sont les suivants :
I.Glyphidêes. Point de pores; impressions linéaires ou oblongues, un peu enfoncées. Genre : Gtypltia.
II. Trypétuéliées. Point de pores; mamelons nombreux, arrondis, superficiels. Genres : Trypetlielium, Cliiodecton.
III. PORINÉES. Un pore seulement communiquant avec l'intérieur. Genres : Parmenlaria, Pyrenula, Porina, yerrucaiia, Thelotrema, Asciiliiim.
IV. Sagédiées. Point de pores; sommet de la verrue déprimé. Genres : SageUia, 7'hecaiia.
VERRUCULAIRE. Fenucutaria. bot. Genre de la famille des Malpighiacées, établi par Ad. de Jussieu, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions profondes et à dix glandules ; corolle composée de cinq pétales du double plus longs que le calice, inégaux, onguiculés, à limbe presque caréné et denlelé; dix étalaines foules fertiles, très-glabres, à filaments dilates
et dislincts; loges des anllières accompagnées chacune vers le sommel d'un appendice latéral et verniciforme; trois ovaires réunis de manière à paraître n'en former qu'un seul à trois lobes; trois styles se terminant en stigmate aigu. Le fruit consiste en trois coques réunies et déliiscenles par une suture dorsale.
Ve«i\iiciii.mbe * rEiniLES GiAOQBES. l^'eriiiculfiria glaïuoplij lia , Juss. C'est un arbuste à feuilles Irèsentières, lancéolaloobovées, glauques en dessus, blanchâtres en dessous, garnies à la base de stipules opposées, formant une sorte de gaine axillaire, fendue et comme biparlile. Les panicules sont terminales, à Heurs jaunes, portées deux ou Irois sur cbaiiue pédoncule auquel vient s'arliculer aulant de pédicelles (|u'il y a de fleurs, avec des bracléoles opposées. Du Brésil.
VERRUE, f'ernica. Protubérance qui naît à la surface d'un organe et en altère la régularilé.
VERS. lOOL. Dans le langage ordinaire, on désigne vaguement par cette expression des animaux allongés, en général dépourvus d'organes de locomotion. On l'applique plus particulièrement à des Annélides, à des larves d'insecles, à des Entozoaires, etc. En Zoologie, elle n'a ni ne peut avoir aucune application positive, et conséquemment elle doit être bannie. Linné, en nommant sa sixième classe du Régne Animal Vers (/^e'wies), avail cherché sans doute à faire rentier celte expression dans le domaine de la science; mais quoiqu'il ait donné à sa classe quelques caractères positifs, il est démontré depuis longtemps qu'elle n'est qu'un assemblage monslrueiix de tous les animaux qui ne peuvent être compris parmi les Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles, les Poissons et les Articulés; véritable chaos que les naturalistes modernes ont débrouillé, et que ne peuvent conserver même ceux qui ne veulent, sous aucun prétexte, s'écarter de la vole tracée par Linné, si toutefois il en existe encore de tels. La classe des Vers de Linné comprenait les Intestinaux, les Mollusques, les Testacés, les Zoophytes et les Infusoires. A', tous ces mois.
VERS.ATILES. ois. On nomme ainsi les doigts qui peuvent, à la volonté de l'Oiseau, se porter en avant ou en arrière du tarse.
VERT ANTIQUE, nm. Nom vulgaire d'un Marbre dont la Serpentine fait partie, et d'un Porphyre de la Jlorée.
VERT-CAMPAN.ffliN.Nom donné à un Alarbre d'une vallée des Pyrénées; il est à peu près de la même nature que le Vert Antique, mais d'une nuance plus pâle; il est aussi plus veiné et réticulé de rouge.
VERT DE CORSE. f'enle-di-Coisa. min. Roche composée de Feldspath et de diallage Sinaragdite, susceptible de prendre un beau poli. A'. Ebpuotine.
VERT-DE-GRIS. jim. K. Cdivre.
VERT DE MER. Mm. Nom d'une Roche calcaire cristalline ou saccharoïde, mélangée de Serpentine, de Talc, et de Clilorite. On la trouve ù Sainle-Marie-aux- Mines, dans quelques carrières des Pyrénées, elc.
VERT DE MONTAGNE. Mm. Nom vulgaire du Cuivre carbonate terreux.
VERT-DE-VESSIE, bot. Matière colorante obtenue du Suc épaissi des baies du Rhamnus calhurticiis et
que l'on conserve dans des Vessies où elle se durcit. On la distribue en labletles qui servent à la peinture au lavis. F. NERPRCiv.
VERTAGE. Fertagus. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Chlœnides, insliliié par Dcjean pour de très-jolis insectes, qui ont une dent simple à l'écliancrure du menton, ce qui les rapproche des CallisCes, mais dont le dernier article de leurs palpes est Irès-élargi, ce qui suffit pour les en disllnguer fort aisément. Leur lèvre supérieure est courte el presque droite en avant; leur corselel est fort étroit, allongé et un peu élargi en avant. Leurs élylres sont en ovale allongé. Les deux espèces connues jusqu'ici sont du Sénégal et fort rares dans les collections.
Vertage de Bbquet. Fertagus Buqueti, Dej. Il est d'un vert bronzé, un peu bleuâtre sur la (ête et sur la dernière moitié des élytres ; ses pattes et ses aniennes sont noires, mais la base de celles-ci et des cuisses est jaunâtre: chaque élylre est ornée d'une tache carrée, de couleur jaune, placée avant l'extrémité. Taille, quatre à cinq lignes.
Veetage de SceoEivnERR. Fertagus Schoenherri , Dej. Il ne diffère du précédent que par sa couleur qui est enlièrement d'un vert bronzé assez clair en dessus. Le resie est cidoré comme le Vertage de Buquet. '
VERTÉBRALINE. Fertebialiiia. moil. Genre de Céphalopodes microscopiques, créé par d'Orbigny,etdont la coquille ne diffère que fort peu de celle des Spirolines; elle commence comme elle par un enroulement qui au lieu d'être médian et symétrique, comme dans la plupart des Spirolines, est un peu latéral. Comme la coquille est fort déprimée, l'ouverture qui termine la dernière loge est étroite, oblongue et plus grande proportionnellement que dans la Spiruline ; la légère obliquité de la spiie, la forme et la grandeur de l'ouverture sont les deux caractères qui séparent la Verlébraline des Spirolines. Les caraclères du genre sont exprimés -0
de la manière suivante : coquille déprimée, enroulée un peu latéralement, se projetant en ligne droite à un certain âge ; ouverture en feule, occupant toute la parlie supérieure de la dernière loge.
VERTÉBRALmE STRIÉE. FerlehraUna stiiala, d'Orb., Mém. sur les Céphal., Ann. des Scienc. nalur., t. vu, page 2t:ô; ibid., Mod. de Céphal., 4^ livr., no81; Soldani, t. I, p. 76, tab. 67, fig, uu, xx, yy, zz. Cette espèce fort petite a les loges fortement indiquées et striées dans leur longueur; elle vit dans la Méditerranée, la mer Rouge et la mer du Sud, à Rawack.
VERTEBRARIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Rousseau, dans la famille des Algues el la tribu des Lémanées, n'a point été adopté; on l'a réuni au genre Lemanea, de Bory, dont il ne diffère pas essentiellement.
VERTEBRATA. bot. Genre de la famille des Algues, proposé par Gray (Bril. plant. 1, 538) el réuni au genre Polysiphonia, de Greville.
VERTÈBRES. zooL. F. Squelette.
VERTÉBRÉS. zooL. L'une des grandes divisions du Règne Animal, comprenant les Mammifères, les Oiseaux, les Reptiles et les Poissons. F. ces mois et AivisiAi..
VERTEX. zooL. C'est le sommet de la tête.
VERTICILLAUIA. bot. (Riiiz et Pavon.) Synonyme de Chlorotnyioii.
VERTICILLE. BOT. Réunion de feuilles on de fleurs disposées en anneau aulnur d'un axe. De là le nom de feuilles et de Heurs veilicillées. Cependant ce terme dont se sont servis les auteurs pour désigner l'inflorescence d'un grand nomlire de plantes ne paraît pas Irùs-exact ; dans les Labiées, par exemple, les fleurs n'ont (|ue l'apparence de verlicilles et sont léelleinent agiirégées, fasciculées et cymosoverticilliformes. Si le mot de verlicille est encore conservé pour désigner une forme particulière de Heurs, ce n'est point parce qu'effectivemeiil il en exprime une, mais seulement pour ne point abandonner un terme admis par Linné et par ln-aucoup de ses successeurs; car on le réduirait très-facilement aux différentes formes d'inllorescences admises par les botanistes modernes.
VERTICILLE, LÉE. bot. A'. Verticille.
VERTICILLITE. POLYP. Defrance a proposé ce nom pour un j;eiire de Polypiers fossiles, qui offre les caractères suivants : il est dendroïde, subfasciculé, à peu près cylindrique, tronqué ù ses deux extrémités; son centre présente un axe annelé régulièrement, donnant naissance à des expansions circulaires dont le bord libre se renverse et s'appuie sur celui qui est placé immédiatement au-dessous. Sur leur surface sont de petits points enfoncés, semés irrégulièiement. L'espèce unique composant ce genre a été trouvée à Nbou, département de la Manche; Delrance la nomme yerliciltiles rrelaceus.
VERTICILLIUM. BOT. Genre de Champignons muscédinés, de la liibu des Bolrytidées, très-voisin de VAciemoiiiuiii, doi]l il ne ditîèreque par ses filaments droits, il est ainsi caractérisé : filaments droits, rameux, rapprochés par touffes; rameaux verticillés; sporidies globuleuses, solitaires à l'extrémité des rameaux. On en coiinail deux espèces, placées par Persoon parmi les Bolry/is, sous les noms de Butrylis tenera et cajiiliila. Elles (r. lissent sur les bois moits.
VERTICOiiUIA. BOT. Genre de la famille des Myrtacées, établi par le professeur De Candolle qui le caractéiise de la manière suivante : fleur entourée, avant son épanouissement, de deux bractées libres ou soudées entre elles en forme d'involucre; calice à cin(| lobes découpés chacun en cinq ou sepllobules; corolle à cinq pétales; vingt élamines, dont dix stériles ligiiliformes, dix alternes fertiles, égales entre elles; style lîliforme, saillant ; stigmate baibu et plumeux; ovaire uniloculairc, renfermant cinq à six ovules dressés et fi.Kés au centre; fruit à une seule graine globuleuse.
Verticordie de Brown. I^erlicordia Biowiiii, DC; Chamœlociiiiii Brownii, Desfontaines, Méra. du Mus., y, p. 43 et 272, t. 4 et 19. C'est un arbrisseau originaire de la Nouvelle-Hollande, à feuilles opposées, linéaires, prescjuc triqnètres. Les fleurs sont pédiculées, disposées en corymbes terminaux.
VERTIGO. MOLL. (Muller.) /'.Maillot.
VERULAMIA. BOT. Le genre de Rubiacées décrit par Poiret (Encycl., 8, p. 545), sous ce nom, est le Baconia de De Candolle. F. Baconie.
VÉRUTINE. renilina. bot. Le Cenlaurea ferutum, L., est devenu le type d'un genre établi par II. Cassini, qui l'a placé dans la tribu des Cenlauriées, et dans la sous-section des Calcilrapécs. Il se distingue des autres genres de la même section par la structure des appendices de son involucre. Celui-ci est ovoïde, composé de folioles régulièrement imbriquées, appliquées etcoriaces; les intermédiaires ovales, surmontées derrière le sommel d'un appendice bien distinct, extrêmement droit, étalé, en forme d'épine, simple à sa base, muni de deux à quatre épines latérales, situées vers le milieu de sa longueur. Le l^enitina helerophyllii, H. Cass., est une plante herbacée, à lige dressée, ailée, à feuilles alternes, étalées, oblongues-lancéolées, les inférieures décurrenles, à fleurs jaunes, grandes et solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Celte planle, originaire du Levant, est cullivée au Jardin du Roi, à Paris.
VERUTUM. bot. Persoon (Enchir. Bol., vol. 2, p. 488) a établi sous ce nom une section du genre Centaurea, où il a placé le C. salinantica, mais non le C. f'erulum de Linné, comme on pourrait naturellement le croire. Celle-ci est le type du genre f^erutina de Cassini.
VERVEINE, yerbena. bot. Genre de la famille des Verbénacées, Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères suivants : calice tubuleux, à cinq dents, dont une un peu plus courte que les autres; corolle infundibuliforme, courbée, ayant le limbe plan, partagé en cinq segments irréguliers; quatre étamines didynauies, à filets courts, portant de petites anthères non saillantes; ovaire supère, télragone, portant un style simple, filiforme, terminé latéralement par un stigmate obtus; drujie sec, divisible en quatre akènes, à loges monospermes. Le genre f^etbetia de Linné a été démembré par les auteurs qui ont établi plusieurs genres nouveaux, dont les uns sont admis, les autres rejetés. Ainsi le Lip/u'a ou Zapania a pour type le Ferbena noiliflora, L.; le Priva, d'Adanson, dont le Bluiiia, de Gaerlner, n'est qu'un synonyme, est formé aux dépens de quelcpies anciens l^'erbena; le Stuchylaiplieta, de Vahl, malgré la diversité de son port, a été réuni par A. Saint-Uilaire aux feibeiia, etc. Les Verveines sont nombreuses; car, même en éliminant les espèces qui constituent les genres que l'on vient de citer, on en compte plus de cini|uante, dont la majeuie partie croit dans les conlrées chaudes de l'Amérique. C'est surtout dans le Pérou et le Mexiriue que ces espèces sont abondantes. Il n'y en a que deux en Europe.
Verveine orncrNALE. f^erbena o//Uiualis, L.; Bulliard, Herb. de la France, tab. 215. C'est une plante herbacée, à racine fibreuse, vivace, à tige effilée, trèsrameuse, haute d'un à deux pieds, garnie de feuilles ovales-id)longues, les supérieures incisées-pinnatifides. Les fleurs soirt petites, blanches, rosées ou violàtres, disposées en longs épis filiformes aux extrémités de la tige et de ses ramifications. Cette plante croit abondamment sur les bords des chemins de toute l'Europe.
VERVET. UAM. Espèce du genre Guenon. F. ce mot.
VESCE. f^icia. bot. Genre de la fanoille des Légumineuses, type de la tribu des Viciées, de De Candolle,
apparlenant ù la Diadi'lpliie Déoandric du Système sexuel, et offrant les caractères suivants : calice tubuleux, (|uinquéfidc ou quinqiiédenté, les deux dénis supérieures plus courtes; corolle papilionacée, ayant l'étendard ovale, écliancré, rabatlu sur les côtés, les ailes droites, oblongues. plus courtes que l'élendard, mais plus longues (|uc la carène qui est onfjniculée et bipartie; dix étaniinesdiadelplies; style lîllforjne, conslituanl presque un angle droit; ovaire velu supérieurement et en dessons, près du sommet ; gousse oblongue, unilnculaire, polysperme; graines arrondies, munies d'un liile latéral, ovale ou linéaire. On a distrait de ce genre le l^icia Fuba de Linné, pour en former le genre Faba qui a été généralement admis. y. Fève. Les Vesces sont des plantes herbacées, le plus souvent grimpantes, s'atlachant aux plantes voisines, au moyen des vrilles rameuses, qui terminent le pétiole commun de leurs feuilles. Celles ci sont pinnées, à plusieurs paires de folioles, munies de stipules sagittées. On connaît un nombre très-considérable d'espèces de Vesces, qui croissent pour la plupart en Europe ou dans l'ancien continent. Quelques-unes seulement ont été trouvées en Amérique.
Vesce cdltivèe. ficia saliva, h. Ses tiges sont droites, hautes d'un à deux pieds, garnies de feuilles composées de huit à douze folioles tronquées ou échan- i crées, avec une petite pointe dans l'échancrure. Les stipules sont dentées, maculées de noir; lesUeurssnntd'un pourpre violet, quelquefois blanches, grandes, presque sessiles,solitairesnu réunies au nombre de deux ù trois dans les aisselles des feuilles. Cette plante est cultivée comme fourrage dans la plusgiandepaiticde l'Europe.
VÉSIGAIRE. f^esicatiu. bot. Genre de ta famille des Crucifères et de la Télradynamie siliculeuse, ainsi caractérisé : calice connivent; pétales onguiculés, dont le limbe est obtus ou légèrement écliancré; étamines libres, quelques-unes souvent dentelées; silicule globuleuse. renUée, non bordée, déhiscente, apiculée par le style, à valves membraneuses très-convexes, à cloison membraneuse: de quatre à six graines dans chaque loge, ordinairement munies d'un rebord; colylédons accombaiits. Ce genre fut établi primitivement par Tournefort, mais Linné le réunit à V^/yssum. Lamarek et tous les auteurs modernes l'ont rétabli, en y admettant plusieurs espèces qui varient singulièrement dans leurs caractères génériques. Les unes ont le calice à deux bosses, les autres le calice égal; les unes des étamines entières, d'autres des étamines dentées; tantôt des graines bordées, tantôt des graines non bordées; le calice est persistant, quelquefois caduc, etc. Il n'y a que la silicule, renflée et presque globuleuse, qui semble être un caiactère constant.
VÉsiCAiRE cTRiccLÉE. fesicaiia utricwlala, Lamk. et DC, Flore française; jilxssum nl/ivulatiuii, L., plante ligneuse à la base, rameuse, munie de feuilles oblongues, très-entières et glabres. Les Heurs sont jaunes, semblables à celles de la GiroUée violier. Celte espèce croit sur les rochers calcaires du midi de l'Europe.
VESIOANTS. INS. A'. Épispastiques.
VESICASTKUM. bot. L'une des sections du genre Tn'foUum, de la famille des Légumineuses.
VÉSICULAIRES (glandes). F. Glandes.
VÉSICULARIA. INT. (Schrank.) Synonyme de Cœnu-
rCUS. K. CENDRE.
VESICULARIUS. BOT. (Roussel.) Synonyme de Fucus. f^. ce mot.
VÉSICULEUX. Inflafa. iNS. Latreille a donné ce nom à une tribu d'Insecles de l'oidie des Diplères et de la famille des Tanislomes; leur caractère principal était tiré du gonflement de l'abdomen et de la petitesse des ailes. Cette tribu comprend les genres Panops, Cyrte, Asiomelle, Acrocère et Ogcode.
VÉSITARSES. rNS. (Durnéril.) Famille d'insectes Hémiptères, qui correspond à celle des Tri|)sides. A', ce mot.
VESLINGIA. BOT. (Ueisler.) /^. Aizoon.
VESPA. INS. y. Gi'ÈPE.
VESPÈRE. Fespems. iNS. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Longicnrnes, tribu des Lepturiens, établi par' Di-jearr, aux dépens des Steiiocorus, de Fabi'icius. Caractères : antennes lîliformes, glabres, un peu écartées à leur insertion, plus longues que le corps dans les mâles et plus courtes dans les femelles, ayant leur premier article un perr plus renflé à l'extrémité, presque en cône renversé, le second fort court, les suivants un peu déprimés et presque coni(|ues; tête grosse, prolongée en arrière, en forme de cotr; mandibules courtes, arquées et pointues à leur extrémilé; palpes maxillaires guère plrrs longues que les labiales, ayarrt leur dernier article renflé et en forme de triangle renversé; corselet un peu rétréci antérieurement, avec ses côtés muti(ines; corps de consistance molle; élytres linéaires, arrondies et irrutiqrres à leur extrémité, de la longueur de l'abdomerr dans les mâles, plus courtes que l'abdomen vX béantes à leur extrémité dans les femelles; pattes assez longues; dernier article des tai'ses droit et allongé.
Vespère RETENTISSANT, f'exjjenis sirepens, Dejcan; Stenoconis slre/jeiis, Fab. Son corps est d'un brun ^
ferrugineux; sa tête el son corselet sont linernenl ponctués, d'un roux-ferrugineux vif; ses antennes sont rousses; ses mandibules noires; l'écusson est brrrn: les élytres sont d'un jaune testacé clair, très-poinlillées, ayant quel<|ues lignes longitudinales élevées, très-peu appareirles; le dessous du corjts et les pattes snrrt entièrement d'un jaune roussàlre, uniforme. Taille, dix lignes. Uu midi de l'Europe.
VESPEUTILION. yespertilio. ma31. Genre des Mammifères de la famille des Carnassier's, institué par Linné, mais considérablement modilié par les zoologisles, à cause des nombreux accroissements qu'a reçus ce genre presque dès le moment de sa formation. Tel qir'il a été cai'actérisé en dernier lieu par le prorésseur Geolfroy-Sairrt-Hilaire, on reconnaît assez facilement les véritables espèces de Vesiiertilions en ce que leur système dentaire offre quatre incisives en haut, six en bas ; deux canines en haut, deux en bas; huit molaires en haut, drx en bas. Leur museau est très-simple; leurs oreilles sont ordinairement séparées, quelques espèces seulement les ont réunies par leur base; l'oreillon est interne; la queue est longue, entièrement enveloppée par la membrane interfémorale; cette membrane qui
s'étend en forme d'aile est large et étendue; la tête est poilue, allongée ; les lèvres sont simples; la langue est courte; ils n'ont qu'une seule phalange à l'index. Plusieurs Vesperlilions n'ont (|ue deux dents incisives, et les espèces de ce genre nombreux sont disséminées dans toutes les parties du monde; leur pelage est généralement gris, et leur taille peu prononcée.
Vespertiliox adverse, f^esperlilioalveistis, Horsf. Museau large; Icte forte et élevée ; oreilles droites, obtuses, à oreillon linéaire; pelage d'un fauve brillant en dessus, gris-blancbàtre en dessous. Longueur, trois pouces trois lignes ; envergure, dix pouces. De Java.
VESPERxri.ioN ADX AILES BLEDES. f^es/ierlitio cxaiiopteriis, Raffin. Oreilles plus longues que la tète et munies d'un oreillon ; pelage gris foncé en dessus, et gris bleuâtre en dessous ; doigts noirs et membranes grises bleuâtres. Il habile les États-Unis.
Vespertiiion d'Amériqde. yespertilio noveboracensis, Penn.; Alalapha Ameiicana, Raffin. Oreilles courtes et larges, arrondies ; queue comprise en enlier dans la membrane inlerfémorale ; une tache blanche à la naissance des ailes ; poils doux et bruns en dessus, plus pâles sur le ventre. Il habite l'Élat de New-York.
Vespertilio:v arqcé. ^'espertilio arcualns, Say. Les oreilles sont un peu plus courtes que la tète : elles présentent deux petites échancrures obtuses à leur bord postérieur ; l'oreillon est arqué et obtus à sa pointe ; la membrane interfémorale est nue. 11 habite les États de l'ouest, dans l'Amérique septentrionale.
VESPERTiLion de BECDSTEm. yespeitilio Bechsteinii, Leisler. Cette espèce a les oreilles arrondies à l'extrémité, plus longues que la tête ; un oreillon falciforme, un peu courbé en <lehors, vers la pointe; le dessus du corps est d'un gris roux, tandis que le dessous est blanc. Cette espèce se tient dans les arbres et jamais dans les murailles; on la trouve en Allemagne et surtout en Wettéravie.
Vespertilion de Bélanger, f-^esperlilio Belangerii, GeoSFr. Tète, corps et haut des bras d'un fauve brun ou d'un fauve verdàlre; parties inférieures d'un brun marron clair; membranes alaires et interféraorales brunâtres; oreilles petites, triangulaires et très-écarlées l'une de l'autre, leur bord supérieur est convexe, l'inférieur est un peu replié sur lui mêmeet échancré; oreillons étroits et allongés; envergure, un pied. De la côle de Coromandel.
VESPERTiLion BLONOii». fespertHio suhflavns, F. Cuv. Oreille échancrée; oreillon semi-cordé; pelage d'un blond grisâtre clair et ondulé en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous; des moustaches aux côtés de la lèvre. Longueur, dix-huit lignes ; envergure, sept pouces. Amérii|ue septenlrionale.
Vespertilion on Brésil, yesperlilio Brasiliensis, Desm. Les oreilles sont médiocres, de forme allongée; les membranes sont étroites et noires; le pelage est très-doux et soyeux, d'un brun obscur, lavé de marron. Il a été découvert au Brésil par Auguste Saint- Ililaire.
Vespertilion de Brooks. yespertillo BiooJcsianus; Celœno Biooksiana, Leach. 11 a le dos ferrugineux, le ventre et les épaules d'un jaunâtre ferrugineux; ses
oreilles sont pointues, avec le bord antérieur arrondi et le postérieur droit; toutes ses membranes sont noires.
Vespertilion de Bueivos-Ayres. Vespertilio Bonaliensis, Less. et Garn. Les oreilles courtes et ovalaires; les membranes sont de couleur rouge-noirâtre; l'interféniorale est très-velue en dessus, nue en dessous; les poils du dos sont jaunes, pruineux, ceux du museau sont fauves, et ceux du venire d'un jaune brun. Elle habile la Plata, et notamment les environs de Buenos-Ayres.
Vespertilion du Cap. yespertilio Capensis, Smith. Oreilles aiguës à leur sommet, avec leur bord enlier; oreillon linéaire, un peu falciforme; lêle courte; lempes et museau nus. Pelage d'un fauve jaunâtre en dessus, jaune-blanc en dessous. Longueur, vingt et une lignes; envergure, neuf pouces.
Vespertilion de la Caroline, f^esperlilio Carolinensis, Geoff. Oreilles onloiigues, de la longueur de la lête, en partie velues, à oreillon en demi cœur; le pelage est brun-marron en dessus, jaune en dessous. 11 habile la Caroline du Sud, près de Cbarlestown.
Vespertilion CniEN. Fespertilio Caniiius, Wied. Oreilles coniques; oreillon court, aigu à la base, muni d'un appendice ample et long de plus de six lignes; mâchoire supérieure saillanle, un peu retroussée; chanfrein fendu; pelage d'un fauve noirâtre. Longueur du corps, deux pouces; de la queue, qui est enveloppée dans la membrane, huit lignes; envergure, dix pouces et demi. Du Brésil.
Vespertilion a collier, f^espertitio collaris, Meisn. Oreilles lancéolées, acuminées, à oreillon en fer de lance; tête fauve; face très-velue; collier d'un jaune blanchâtre; dos d'un jaune fauve; dessous du corps cendré. Longueur, deux pouces et demi; envergure, sipl pouces. 11 habile les montagnes des Alpes.
Vespertilion de Coromandel. f^esperlilio Coromandelicus, F. Cuv. Oreilles échancrées ; oreillon en couteau; corps d'un brun jaunâtre et grisâtre en dessus, blancbâire en dessous. Longueur, seize lignes; envergure, six pouces et demi.
Vespertilion Crecks. Vespertilio Crecks, F. Cuv. Oreille échancrée; oreillon en couteau; pelage d'un brun jaunâtre en dessus, d'un gris sale en dessous; côtés et dessous du museau garnis de moustaches. Longueur, deux pouces; envergure, neuf pouces. De la Géorgie.
Vespertilion de Cdvier. Vespertilio Cuvieri ; J£llo Cuvieri, Leach. Sa couleur est le brun ferrugineux; ses ailes sont d'un brun obscur; ses oreilles sont comme tronquées au bout.
Vespertilion Dasycnéme. Vespertilio Dasycneme, Boié. Pelage fauve; membrane interfémorale, doigts, pieds et articulations brachiales parsemés de longs poils blanchâtres. Longueur du corps, deux pouces dix lignes; envergure, huit pouces deux lignes. La femelle a un tiers de plus. Allemagne.
Vespertilion de Dacbenton. Vespertilio Daubentonii, Leisler. Ses oreilles sont petites, presque ovales, et légèrement échancrées en leur bord externe ; elles sont presque nues , et largement repliées en leur bord in-
terne; les oreillons sont très-petils, lancéok^s et minces; le pelage est d'un gris roux en dessus, Mancliàlre en dessous. Celle espèce vole près de terre et à effleurer l'eau ; elle est commune en Wétéravie, et se trouve aussi dans le midi de l'Allemagne.
Vespertilion discolore. Fespeitilio discolor, Nalterer. Il a le front très-velu, le museau large et renflé, les oreilles courtes, ovalaires et recourbées en deliors, avec un lobe saillant en dedans et des oreillons presque aussi larges en haut qu'en bas et nus; le corps est brun en dessus, avec la pointe des poils blancbe; le dessous est d'un blanc sale. Allemagne.
Vespertiiion a do^ noir. f^espertV.io melanotus, Raflîn. Les oreilles sont arrondies et à orcillon; son pelage est noirâtre en dessus et blanchâtre en dessous; les membranes sont d'un gris foncé, avec les doigts noirs. Il habile les Élals-Onis.
Vespehtilioiv de Dutertre. Fespertilio Dtitertreus, Gervais. Celle espèce a sepl dents seulement de chaque côté, à la mâchoire supérieure et neuf à l'inférieure (molaires 4/5 k chacune). Son oreillon est cullriforme et sa queue libre dans une petite partie de la pointe. Envergure, onze pouces. De l'île de Cuba.
Vespertiiion échancré. f^espeitilio emarginatus , GeofF. Celle Chauve-Souris a les oreilles oblongues, de la longueur de la tête, écbancrées en leur bord extérieur; l'oreillon est subulé; le pelage est grisroussàlre en dessus, cendré en dessous. Elle vit dans les soulerrains, et est assez rare en Angleterre et en France.
Vespertiiion épais. Fespertilio ciassiis, F. Cuv. Oreille obtuse; oreillon en couteau ; pelage supérieur d'un brun marron, avec l'extrémité des poils grisâtre, l'inférieur d'un blond fauve. Des moustaches sur les côtés et le dessous du museau. Longueur, deux pouces; envergure, huit pouces et demi.
Vespertilion éperonné. Fesperlilio calcaratiis , Raffin. Celle espèce a une sorte d'éperon à la partie interne de la première phalange ; pelage d'un brun noirâtre en dessus, fauve foncé en dessous; ailes noires, avec les doigts roses, les pieds de derrière noirs. Elle habite les Étals-Unis.
Vespertilion a face noire, f^espeitilio phaiops , Raffin. Pelage d'un brun liai obscur en dessus, plus pâle en dessous; face, oreilles et membranes alaires noirâtres. Des Étals-Unis.
Vespertilion ferrdginebx. f^esperlilio ferrut/ineus, Brehni. Oreilles courtes et réniformes; pelage court et d'un roux brunâtre; ailes étroites. Envergure, quinze pouces et demi. Allemagne.
Vespertilion de Frédéric f^esperlilio Fredericf, F. Cuv. Tout son corps est d'un brun fauve, avec les membranes d'un brun noirâtre. Longueur, jusqu'à l'origine de la queue, deux pouces deux lignes; envergure, neuf pouces. De Java.
Vespertilion de Géorgie, f^espertilio Georgianus , F. Cuv. Oreille échancrée ; oreillon en alêne; pelage varié de noir et de blond jaunâtre en dessus, gris, mélangé de noir en dessous. Des moustaches à la mâchoire inférieure. Longueur, dix-huit lignes; envergure, sept pouces. États-Unis.
Vespertilion graciecx. yespertUio lepidus, Ger-
vais. Cette espèce est remarquable par sa petite taille, par ses dénis qui sont au nombre de2/") incisives, 1/1 canines, 6/6 molaires de chaque côté, afFeotaiit une disposition assez parliculière, et par son oreillon pour ainsi dire cupullforme. Envergure, six pouces et demi. De l'ile de Cuba.
Vespertilion grande Sérotine. f^espeililio maximus, Desm., p. 218; Fefperlilio nasulns , Shaw. Les oreilles sont ovales et plus courtes que la léte ; l'oreillon est snbulé; le museau est long et pointu; le pelage est d'un brun marron en dessus, d'un jaune clair sur les flancs, et d'un blanc sale sur le ventre. Il habite la Guianc.
Vespertilion Griffon. Fesperlilio Gryphus, F. Cuv. Oreilles échancrées; oreillons en couleau ; pelage d'un blond jaunâtre en dessus, gris en dessous ; membrane inlerfémorale d'un noir violâtre; mâchoire inférieure garnie de moustaches. Longueur, vingt et une lignes; envergure, huit pouces. Amérique septentrionale.
Vespertilion d'Hardwicke. Fesperlilio Hartlwickii, Horsf. Face déprimée; oreilles larges, à lobe arrondi; oreillon lancéolé, dressé, allongé; pelage long et soyeux, fauve pâle en dessus, blanchâtre en dessous; membrane sillonnée. Longueur, trois pouces; envergure, onze pouces. Java.
Vespertilion de l'île Bourdon. Fesperlilio Borbonicus, Geoff. Oreilles ovales, triangulaires, de moitié plus courtes que la tète; l'oreillon est long, en demicœur; le pelage est roux en dessus, blanchâtre en dessous.
Vespertilion iMDRiQeÉ. Fesperlilio imhricatus, Horsf. Tète et museau extrêmement courts; oreilles larges et obtuses; oreillon court et en demi lune; pelage d'un brun luisant, â reflet fauve; poils du front se dressant pour cacher la base des oreilles. Longueur, trois pouces; envergure, dix pouces. De Java. Son nom vient (le la m:iiiière dont sont disposées les veines qui sillnnnenl Irausversalement la membrane interfémorale.
Vespertilion inordinaire. Fesperlilio Iralatilius, Horsf. Tète cunéiforme; oreilles larges, planes, obtuses en leurs bords, à oreillon court, linéaire, droit et obtus. Pelage fuligineux en dessus, blanchâtre en dessous; membrane inlerfémorale légèrement ponctuée. Longueur du corps, trois pouces; envergure, dix pouces. De Java.
Vespertilion javanais. Fesperlilio javanus, T. Ca\. Il a les oreilles échancrées et les oreillons en couteau, le corps d'un brun uniforme en dessus et blanchâtre en dessous : les poils n'ont ces couleurs ((u'à leur poinle; ils sont noirs dans le reste de leur longueur. Taille, seize lignes; envergure, sept pouces.
Vespertilion Kirivuula. Fesperlilio pictus, h.; le Muscardin volant.Daub.il a les oreilles plus courtes que la lêle, ovales, plus larges que hautes; l'oreillon est subulé; le pelage affecle la couleur rousse passant au jaune vif sur le dos, etau jaune terne sur le ventre; des raies d'un jaune citron le bmgdesdoigls, aux ailes; les membranes de celles-ci sont d'un brun marron. Séba a mentionné cette espèce à Ternate. Ceylan est sa pairie ; on l'y nomme Kirivoula.
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Vespertiiion de Kïïbl. resperlili'o Kulilii, Nall. Les oreilles sont 1res simples, presque triangulaires, àoreillons larges et arqués en dedans; le pelage esl d'un brun rouge eu dessus, passant au fauve en dessous, sans aucune (race de lilanc; la moilié supérieure de la face interne de la mend)rane iiilerfémnrale esl Irès-velue. Celle espèce a élé trouvée à Triesle.
Vespertilion léger, yesperlilio levis, Isid. Geoff. Cetleespéce alesoreilles longues; laqueueaussi longue que le corps; q»el(|ues poils sur la membrane interfémorale; la face en parlie nue, et les mêmes teintes que l'espèce précédenle. Du Brésil.
Vespertiiiou de Leisieb. l'e.ipertilio Lesleii, Kuhl; yespeititio Dasycaipos, Leisler. Il a les oreilles courtes, avec un oreillon terminé par une portion arrondie; les poils sont longs, marron à la pointe et d'un brun foncé à la base; le long des bras la membrane est très-velue; la queue dépasse à peine par la pointe l'interfémorale. Il babile l'Allemagne.
Vespertilion ad long kez. f^esperlilioNaso, prince Max. Wied. Celle espèce est très-remarquable par son long nez, prolongé pres(|ue comme une trompe, et s'avançanl d'une ligne au-dessus de la mâchoire supérieure; les oreilles sont petiles et très-poinlues; le pelage est jaune foncé, gris-brun en dessus, et grisjauriàlre en dessous. Elle habite les arbres, au Brésil. VESPERTiiior! siALMS.yesperlilio nialaxonus,F.Cuvier. Parties supérieures du corps d'un fauve clair, les inférieures un peu blancliâlres; membranes d'un brun clair; côtés du museau gariiisde moustaches. Longueur du corps jusqu'à l'origine de la queue, dix-sept lignes. Envergure, huit pouces. De l'ilede Java.
Vespertilion marginé. yespertiUo Marginatus , Crctzchmar. Ru|)p. Zool., pi. 29. Pelage d'un brun noir en dessus, d'un cendré rougeàlre en dessous; une bordure jaune sur les extrémités supérieures et inférieures de la membrane interfémorale. Longueur, seize lignes; envergure, sept pouces. De l'Arabie.
Vespertilion de Maximilien. l^esperlilio Maximi- Uani, Fisher. Oreilles obtuses; oreillon court et obtus; museau pointu; pelage d'un biun rougeàlre. Longueur, deux pouces trois lignes; envergure, onze pouces trois ligues. Du Brésil.
Vespertilion Mojhe f^esperlilio Moiiachtis, Raffin. Oreilles petiles et cachées dans de- longs poils, d'un fauve-rouge foncé en dessus, fauves en dessous; pattes de derrière noires; les membranes des ailes d'un gris foncé ; doigts ainsi que le nez de couleur rose. Il habite les États-Unis.
Vespertilion a moustacues. Fesperlilio mystaeilius, Leisl., Kuhl. Les oreilles sont assez grandes, arrondies en haut, repliées et échancrées en leur bord extérieur; les oreillons sont lancéolés; deux sortes de petites moustaches, formées de poils fins, occupent le rebord de la lèvre supérieure; le corps est de couleur brun marron en dessus; la femelle a le pelage plus clair. Il habile l'Allemagne, où il est rare.
Vespertilion .Murin. f^esperlHio Murinus, L.; la Chauve-Souris, Buff. Celte espèce a les oreilles ovales, de la longueur de la tète; les oreillons faloiforines; le pelage des adultes esl d'un brun roussâtre en dessus,
gris blanc en dessous; le pelage des jeunes esl d'un gris j cendré. Elle est commune eu Europe; on la suppose I exister en Asie, et même aux terres Australes. Elle se tient dans les vieux châteaux, les clochers, etc.
Vespertilion de Natterer. fesperlilio Nattereri, Kuhl. Les oreilles sont ovales, assez larges, un peu plus longues que la léte; l'oieillon esl lancéolé et attaché sur une protubérance de la conque; le pelage esl d'un gris fauve en dessus, blanc en dessous; les membranes sont d'un gris enfumé; l'inlei fémorale est festonnée. 11 habile l'Allemagne.
; Vespertilion de Nigritie. f'esperUlio Nigiiliœ, Gmel., GeofF.; la Marmote volante. Daub. Les oreilles sont ovales, triangulaires, très-courtes, du tiers de la longueur de la lèle; oreillon long et terminé en pointe; pelage d'un brun fauve en dessus, d'un fauve cendré en dessous. Découvert au Sénégal par Adanson. '"
Vespertilion Noctdle. l^espeililio Nnctitla, Erxl., L.; la Nodule de Daubenlon; la Sérotinc de Geoffroy; f^esperlilio Piolerus, Kuhl. Les oreilles sont ovales, triangulaires, avec des oreillons arqués; la tête est large et arrondie; les poils sont courts et lisses, d'une seule couleur fauve; les membranes sont obscures. Cette esjièce vole dès la chute du jour. Elle habite toute l'Europe, et seul le musc.
Vespertilion Kocteline. f^espertilio Noclulinus, Geoff. Dessus de la tête et du corps d'un fauve roussâtre, le dessous d'un fauve très-clair; oreilles triangulaires, à bords arrondis; oreillons étroits et allongés. Longueur, deux pouces; envergure, huit pouces six lignes. Du Bengale.
Vespertilion NOIRATRE. A'es/)e;'fi7i'o«îgfmnws, Wied. Oreilles médiocres, échancrées à leur bord; oreillon subllnéaire; museau court, séparé par un sillon; pelage d'un brun fuligineux. Longueur, trois pouces neuf ligues; envergure, huit pouces huit lignes. Du Brésil.
Vespertilion d'Oken. (■'esperiHio Okenii, Grehni. Oreilles petites; pelage formé de poils doux et minces, d'un noir brun en dessus, d'un gris terreux en dessous; queue dépassant de trois ligues la membrane interfémorale. Envergure, seize pouces. Allemagne.
Vespertilion Pipistrelle, l^espei lilio Pipistrellus, L., Gmel.; la Pipistrelle, Buff. Les oreilles sont presque droites, arrondies à l'extrémité; les poils du dos sont longs, brun-noirâlre, passant au brun-fauve sous le ventre. Geoffroy en a trouvé une variété en Egypte, dans les catacombes. L'espèce commune est d Europe.
Vesplrtilion Poi.ythrice. (■'espe/lilio Polythn'x, Isid. Geoff. Celle Chauve-Souris a des oreilles petites, plus longues que larges, échancrées à leur bord extérieur; la face velue; la membrane interfémorale légèrement poilue; le pelage d'un marron tirant sur le grisâlre. Elle habite les provinces de Rio Grande et des Mines, au Brésil.
Vespertilion pocdré. Fespertilio albescens, Geoff. C'est la douzième Chauve-Souris de d'Azara; elle a le I pelage (iresque noir, piqueté de blanc en dessus, et à teinte sombre en dessous. Elle habite le Paraguay.
Vespertilion vrv\kb.b^. f^esperliliopruinosus, Say. I Oreilles plus courtes que la têle; oreillons arqués, liés-
oblusàla poinle; pclagR d'un brun noirâtre sur le dos, piqueté de blanc, ferrugineux foncé vers le bas du dos, blanc-jaunâlre terne sous la gorge. 11 habile la Pensylvanie.
Vespertilion Ptgmée. yespertilio Pygmeus, Leach. Celte espèce, la plus petite des Chauves-Souris connues, est d'un brun foncé, passant au gris inférieurement. Oreilles plus courtes que la léte. à oreillon simple et linéaiie; queue longue, nue au soniniel, dépassant légèrement la membrane inlerfémorale. Très-commune dans la forêt de Darimoor en Anglelerre.
Vespertilion a qdebe VEitE. f^esperlilio Insiurus, L. Les oreilles sont ovales et plus courtes que la lèle; l'orcillon est driiil et en demi-cœur; le pelage est varié de gris-jaunâtre et de roux vif. Il habile les Élats-Unis. Vespertilion rooce. respeitilio ruher, Geoffroy; Chause-Souris. d'Azara. Oreilles très-aigues; oreillons étroits et linéaires; poil court, de couleur cannelle en dessus, de couleur fauve en dessous. Il habite le Paraguay.
VEspERTiiion ROtssATRE. VeuperWio rufesccns, Brehm. Oreilles courtes, réniformes; dessus du corps gris-roussâtre, le dessous gris; ailes fort étroites; queue dépassantla membrane interl'émorale. Envergure, seize pouces. Allemagne.
Vespertilion deSaint-Hilaire. yesperlilio HilaiH, Isid. Geoff. Celte espèce est voisine du Vespertilion du Brésil; elle a les oreilles petites, piesipie aussi larges que longues; sa membrane inlerfémorale est nue; son pelage est doux et soyeux, variant du brun-noirâtre au biun-marrnn en dessus, et du grisâtre au brun-roux en dessous. Elle habite la province des Missions, au Brésil. Vespertilion de Sacimer. f^espeittlio Sulnarii, F. Cuvier. Oreille écbancrée; oreillon en couteau; pelage d'un brun marron en dessus, d'un gris blanchâtre en dessous; les parties nues sont brunes. Longueur, dix-huit lignes; envergure, sept pouces et demi. Des moustaches à la mâchoire inférieure. Amérique septentrionale.
Vespertilion de Schinz. resperlilio Schinsii , Brehm. Oreilles longues de six lignes et plus courtes que la lèle; oreillon lancéolé; pelage long et doux, d'un noir fauve en dessus, d'un brun cendré en dessous; ailes larges. Envergure, dix pouces. Allemagne. Vespertilion de Screibers. yes/iertilio i'cieibersi'i, Naît., Kiihl. Cette Chauve-Souris, découverte dans les montagnes du sud-est du Dannat, a de peliles oreilles, plus courtes que la tète, et qui sont larges, droites et triangulaires, arrondies aux angles, avec un rebord interne velu; l'oreillon est lancéolé, recourbé en dedans vers la pointe; le pelage est d'un gris cendré, plus pâle en dessous, et souvent mêlé de blanc-jaunâtre. Elle habite les cavernes.
Vespertilion Sérotine. yesperlilio seintinus, L., Ginel.; la Sérotine, Daub.et Buff.; la Nodule, Geoffroy. Celle espèce a plusieurs des caractères du V. nodule; mais elle en diffère par ses oreillons en cœur, par les poils du dos qui sont longs et luisants, de couleur marron vif, plus clair sur les feuilles, et par les membranes des ailes qui sont noires. Elle est commune en France, en Allemagne et dans presque toute l'Europe.
Vespertilion de la Sicile, yesperlilio Siculœ, Jlalapha Sicnla, Raffin. Pelage roiix-brunâlre en dessus, et roux cendré en dessous; oreilles aussi longues que la tête; queue saillante par une pointe obtuse.
Vespertilion de Spix. l'esiieitilio Spixii, Fisher. oreilles longues, lancéolées, élargies à leur hase, roulées; oreillon entier, lancéolé, allongé; corps grêle, couvert d'un pelage noir; membranes interfémorales bleuâtres; des verrues au menton. Longueur, quatre pouces; envergure, dix pouces. Du Brésil.
Vespertilion si'DMUrim. Resperlilio svbiiiurinus, Brehm. Oreilles Irès-ciiur les ; ailes larges; pelage des parties supérii ures d'un brun foncé, tirant au brungrisâlre; celui des pailles inférieures d'un gris blanchâtre; oreilles et membranes d'un gris noiràlre. Envergure, dix-huit pouces. En Allemagne.
Vespertilion sdbdlé. yesperlilio snbnlatiis , Say. Les oreilles sont plus longues que larges, et à peu près aussi longues <|ue la tête; son pelage est brunâtre à sa base et cendré à son sommet; la membrane inlerfémorale est velue à sa naissance et d'une seule couleur; les poils du ventre sont noirs, et d'un blanc jaunâtre à leur sommet; la (|ueue ne dépasse que peu la membrane. Longueur, deux pouces neuf dixièmes; la queue a un pouce un cinquième. 11 habile les montagnes rocheuses.
Vespertilion de Temminck. yesperlilio Temminckii, Cielzchmar. Oreilles arrondies, velues en devant, nues en arrière; oreillon foliole, plus large à son sommet qui est arrondi ; pelage d'un fauve cendré en dessus, blanc en dessous; membrane interfémorale très-villeuse. Longueur, vingt-deux lignes; envergure, sept pouces. Dongola en Afrique.
Vespertilion très-velu, yesperlilio villosissimns, Geoff.; Chauve-Souris, d'Azara. Les oreilles sont semblables à celles d'un Rat, et assez aiguës à leur pointe; l'oreillon est pointu; la membrane inlerfémorale est velue dans son milieu ; la couleur du corps est le brun pâle. 11 habile le Paraguay.
Vespertilion a ventre blanc, yesperlilio leuco- (jaslre, Wied. Oreilles à Jiords droits, à oreillon lancéolé; museau court; pelage supérieur d'un brun noir, pointillé de jaunâtre en dessus, blanc-grisâtre en dessous. Longueur, trois pouces; envergure, douze pouces. Brésil.
Vespertilion de Wied. yesperlilio fFiedii. Oreilles forl peliles; dessus du corps d'un gris brun, le dessous d'un gris clair; ailes médiocrement larges; queue dépassant de deux lignes la membrane inlerfémorale. Envergure, (|uinze pouces. Allemagne.
VESPERUS. INS. y. Vespère.
VESSE DE LOUP. bot. y. Ltcoperdon.
VESSIE. zooL. Poche membraneuse placée sur le trajet des vaisseaux excréteurs de l'urine et destinée à servir de réservoir à ce liquide. Cel organe existe chez tous les Mammirères; les Oiseaux au contraire en sont tous privés, tandis que les Repliles el les Poissons présentent, sous ce rapport, des différences très-grandes; les uns étant pourvus dune Vessie plus ou moins développée, appelée natatoire; les autres en étant com- [iléteinent privés. Sous l'épine dorsale de la plupart de
ceux-ci est placé un corps vésiculeux, membraneux, plein d'air, qui se comprime et se dilate, et qui, faisant varier la pesan(eur spécifique de l'animal, aide à sa natation, et sert à le faire élever à la surface du liquide, ou lui permet de plonger à une certaine profondeur. La forme de cet organe, quand il existe, est fort variée.
VESTA. yesta. ins. Coléoptères penlamères ; genre de la famille des Serricornes. tribu des Lampyrides, institué par Delaporte, qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues, composées de onze articles, dont le premier grand, le deuxième très-court, et tous les suivants émellant chacun un rameau comprimé; palpes maxillaires longues, avec le premier a ri icle assez court, les deux suivants à peu près égaux, le dernier grand, pointu à l'extrémité, échancré intérieurement; palpes labiales courtes; têle cachée sous le corselet; celui ci arrondi en avant, tronqué en arrière, avec les angles postérieurs prolongés; écusson moyen; élytres grandes, allongées, presque parallèles; pattes un peu comprimées.
Vesta de Chevrolat. yesta Chevrolatii, Aub. Il est noir, avec le corselet et l'écusson rouges; les élytres offrent quelques côtes longitudinales; dessous du prothorax rougeâlre; dernier segment de l'abdomen jaune; pattes noires, avec le dessous des cuisses d'un jaune rouge; crochets des tarses bruns. De Java.
VESTIE. yestia. bot. Genre de la famille des Solanées, établi par Willdenow, qui le caractérise de la manière suivante : calice campanule, régulier, à cinq dents persistantes, à estivation valvaire; corolle tubuleuse, régulière, dont le limbe est partagé en cin(i divisions égales, ù estivation conriuplicalive; organes sexuels exerls; filaments libres à partir du milieu du tube, velus en dessous du point d'insertion, glabres en dessus, courbés avant l'épanouissement; anthères ovales, versa liles.longiludiualement déhiscentes; ovaire entouré d'un anneau charnu, glanduleux, à cinq tubercules; il est biUiculaire, et chaque loge renferme un grand nombre d'ovules attachés à un placenta épais et central; capsule cylindracée, très-obtuse, marquée de quatre sillons longitudinaux, opposés en croix, et entourée du calice persistant, à deux loges et bivalve; deux spermaphores opposés l'un à l'autre et demi globuleux. Ce genre, dont on a contesté l'érection, mais que l'on avait mal à propos placé avec le Cantua, au lieu d'être une Polémoniacée, présente d'étroites liaisons avec le genre Cesliiim, et ne peut en être éloigné.
Vestie Lycioïde. ^eslia L/cioides, Willd.; Peripliragiuus fœliUiis , Poeppig. Ses tiges sont glabres, garnies de feuilles sessiles, très- rapprochées, glabres, lancéolées, oblongues, très-entières. Les Deurs sont terminales, supportées par un pédoncule géniculé, muni de deux ou trois fleurs pédicellées, dont le calice est d'un violet noirâtre, la corolle est d'un violet pâle à l'intérieur, violàlrc ù l'extérieur. Cette plante croit au Chili.
VÉSUVIEN. MIN. Substance découverte en 1837 dans les mines de Schichinsk, par Ivanof; elle est d'un brun foncé, cristallisée en prismes quadrangulaires; on la trouve dans le Feldspath coloré en vert par la Chlorite.
Son analyse a donné ; Silice, ."9,67 ; Chaux, Ô3.'8; Alumine, 14,75; Fer, 10,35; Manganèse, 1,85.
VÉSDVIENNE. Mm. Werner a donné ce nom à l'Idocrase. et Kirwan à l'Ampliigènc. F. ces mots.
VETAGADOU.BOT. /^. Nani.
YÉTAN. MOLL. (Adanson.) Synonyme à'Oslrea parasitica, var. y. Lamk.
VETTIVEKT. bot. Espèce d'Andropogon (A. muiicatu.i, Retz) qui se cultive, autour des habitations de l'Inde, en bordure, et dont la racine répand une odeur délicieuse. On la met en petits paquels. dans le linge de corps, qu'elle parfume. On lui attribue la propriété d'éloigner les teignes des vêtemeiils de drap et de soie.
VEU^ E. MAM. Espèce du genre Sagouin. F. ce mot.
VEDVE. ors. Nom que plusieurs ornilhologisles ont imposé kune petite section établie par eux dans le genre Gros-Bec. F. ce mot.
VEXILLAIRE. Fexillaris.isoT. L'eslivation est Vexillaire quand l'une des pièces, plus grande que l'autre el pliée sur la côle moyenne, recouvre toutes les autres disposées de manière à être opposées face à face, comme on le voit dans les Papilionacées, où les deux pièces de la carène et les deux ailes opposées par leurs faces sont protégées dans l'étendard.
VEXILLARIE. ^exillaria. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Benlham, dans sa Monographie de cette famille (Ann. des Wiener Muséums, 1837, p. 1 17), avec les caractères suivants : calice campanule, à cinq dents courtes, dont la plus profonde est un peu plus longue que les autres; étendard de la corolle courtement onguiculé, largementorbiculé, rétréci à sa base, compliqué, un peu calleux, exappendiculé, nu sur le dos et un peu plus long que les ailes; celles-ci largement suborbiculées , un peu en faux intérieurement, adhérentes à la carène qui est courtement onguiculée, oblongue, recourbée, obtuse au sommet, un peu plus courtes que les ailes, avec ses pétales soudés par le dos; étamines monadelphes; antlières uniformes; ovaire subsessile, pluriovulé; style courbé, atténué au sommet, couronné par un stigmate très-grand el capilé. Le fruit consiste en un légume coriace, oblong, linéaire, un peu comprimé, avec la suture vexillaire étroitement biailée et la carinale nue, à valvules convexes, subailées le long d'une nervure proéminente, aiguë vers le milieu du dos; semences subglobuleuses.
Vexiilarie a grandes FLEi'Rs. Fexilloria graiidiflora, Bent. C'est un arbuste à ligevolubile et glabre; les feuilles sont composées de trois folioles ovales, à peine acuminées : la terminale arrondie à sa base, les latérales obliiiuement cordées, et toutes glabres, coriaces, luisantes en dessus et slipcllées; les pédoncules sont axillaires, un peu rameux à l'extrémité, supportant des grappes formées de quebjues fleurs entourées de bractéoles trois fois plus longues que le calice. Du Brésil.
VEXILLUM. BOT. y. ÉTENDARD.
VIALEA. BOT. Genre proposé par Bellardi, pour le Lactuca stn'cla , Waldslein et Kitabel, de la famille des Synanlhérées.
VIBEX. MOLL. (Oken.) Même chose que Pirène. y. ce mot et Mélanopside.
VIBILIE. CRCST. Dans un Travail général sur les Amphipodes, présenté à l'Académie des Sciences le 30 mars 1829, Milne-Edwards a décrit sons ce nom un (jenre nouveau apparlenanl à cet ordre et à la famille des Hypérines; il est établi pour recevoir des Crustacés dont la forme générale se rapproche de celle des Crevetlines. de la Irihu des Marcheurs, mais dont l'organisation en diffère sous plusieurs rapports importants. La tête de ces petits Amphipodes donne insertion, par sa face antérieure, à deux paires d'antennes Irès-cour- Ics, dont les supérieures sont grosses, cylindriques, non suhulées et arrondies au bout; les inférieures grêles et effilées; les mandibules sont palpigéres; les pattes mâchoires externes ont à peu près la forme de celles des Typliis (A', ce mot); mais on trouve à la base de leurs lames terminales externes, un rudiment de tige palpiforme; le thorax se compose de sept segments portant uu nombre égal de paires de pattes; les premiers de ces membres sont petits et imparfaitement préhensiles; ceux de la seconde paire se terminent par une sorte de main didactyle, dont le doigt mobile, beaucoup plus long que l'autre, est formé par les deux derniers articles; les pattes suivantes sont grêles et cylindri<|ues; celles de la sixième paire sont les plus grandes, et celles de la septième sont si faibles et si courtes, qu'elles ne paraissent pas susceptibles de servir à la locomotion; les appendices vésiculeux , insérés à la base des douze deinièies pattes, sont grands et pendants, de façon à être facilement aperçus; les trois premiers anneaux de l'abdomen sont aussi grands (|iie ceux du thorax, et les fausses ]iattes natatoires, qui s'y fixent, ont à peu près la forme de celles des Creveltines; les trois derniers segments de l'abdomen sont petits, et poitent chacun une paire de tiges cylindri- <|ues, terminées par deux petites lames cornées; enfin le dernier anneau du corps a la forme d'une iietite lame arrondie que recouvre en partie la base des appendices de l'anneau précédent. Comme on le voit, ce genre a les plus grands rapports avec le Dactylocère, qui n'admet, jusqu'ici, (ju'une seule espèce; néanmoins il en diffère suffisamment pour en être distingué.
ViBiiiE DE Péron. f^ibiUa Peronii, Milne-Edwards. Cette es|)èce, la seule connue, a été rapportée de la mer des Indes par Ueynaud.
VIBO. BOT. [MeiWcus.) Synonyme àe Biimex spi/iosus. i-". Patience.
VIBORGIE OU WIBORGIE. nborgia. BOT.Thunberg a fondé sous ce nom un genre de la famille des Légumineuses, qui est ainsi caractérisé : calice tubuleuxcampanulé, persistant, à cinq dents séparées par des sinus arrondis; corolle papilionacée, dont l'étendard est obovale, la carène obtuse; dix étamines nionadelphes, la gaîne fendue au sommet; style filiforme, glabre, terminé par un stigmate simple; gousse stipilée, comprimée, ovoïde, mucronée par le style, indéhiscente, monosperme, ayant la suture supérieure munie d'une petite aile, à valves renHées, coriaces, marquées de petites nervures transversales. Ce genre a pour type le Crolaluiia obcoiilala, de Bergius, figuré par Loddiges. Bot. Cab., tab. 309, sous le nom de C. floiibuiula. Tliunherg y a joint deux autres espèces nom-
ICT.
SCIENCES KXT.
mées yiborgia fusca et yibonpa scri'cea. Ce sont des aibrisseaux du cap de Bonne-Espérance, hauts d'environ deux pieds, à feuilles Irifoliolées : les folioles sont un peu plus longues que le pétiole; les fleurs sont jaunes et disposées en grappes.
Le nom de Fiburgia a été également employé par Mœnch, pour désigner un genre formé aux dépens dn 6> <;■«««, et qui n'est considéré, par De Candolle, que comme une simple section de ce genre, sous le nom de 'J'ubOLjtisus.
VIBORGIOIDES. eot. L'une des sections du genre Sabazie.
VIBORQUIA. BOT. (Ortéga.) Syn. de rarennea, DC.
VIBBE. MA5I. Ce nom, dérivé de fiber, est donné vulgairement au Castor, dans le midi de la France.
VIBRION, l-'ibiio. ikf. Genre d'infusnires microscopiques, type de la famille des Vibrionides dans l'ordre des Gymnodés, établi par MUller, et caractérisé de la manière suivante, par Bory-Saint-Vincent, dans l'Encyclopédie par ordre de matières : corps cylindracé, anguiforme. flexible, sensiblement aminci à ses exlrémilés, transparent, à travers lequel on commence à distinguer quelques rudiments d'organe intestinal, outre la molécule constitutricc, quand la taille n'est pas trop petite. Restreint de la sorte, le genre devieut des plus naturels, et les espèces s'y ressemblent si fort, qu'il est extrêmement diflScile de les distinguer les unes des autres. Bory-Saint-Vincent a décrit dans l'Encyclopédie douze espèces de Vibrions; depuis, par l'étendue qu'il a pu donner à ses travaux microscopiques , il a porté le nombre des espèces à plus de trente qu'il répartit dans trois sous-genres.
t Les LAMELi.rNAiRES, où l'on ne distingue aucun rudiment d'intestins ni d'ovules. 11 cite parmi les espèces de ce sous-genre :
Vibrion Baguette, ^ibrio Bacillus, Millier, /«/"., tab. 6,fis.ô; Encycl., Vers, ill., pi. 3, lig. 2; Animal de couleur d'eau, de Joblot. Cet animal est ce qu'on peut imaginer de plus simple dans la nature; il se multiplie souvent en quantités incroyables dans les eaux douces, entre les lenticules, et même dans des baquets contenant de ces eaux où plongent des débris végétaux en infusion.
tt Les GoRDioïDES. On y distingue un tube alimentaire ou son rudiment; mais il ne s'y montre pas encore d'ovules, soit épars, soit disposés en chapelets. Les espèces de ce sous genre sont exirêmemenl grêles.
Vibrion Serpent. f^ibrioSerpeiis, Mull., /«/■., tab. 8, fig. 16-18. Sa (lueue se termine par un prolongement sétiforme, opaque, rigide et infléchi.
•}-tt Les OXYCRO'IDES, où des ovules distincts s'ajoutent au tube alimentaire. Ce sont les plus gros et les mieux observés; la plupart sont visibles à l'œil nu.
Vibrion fldviatile. P'ibrio fiuriatilfs, MUll., Inf., lab. 9, fig. 58, Encycl., Vers, ill., pi. 4, fig. 20 23. Les Anguilles d'infusion d'écorce, représenlées par Joblot, pi. lu. doivent appartenir à celte espèce, ainsi que plusieurs autres Vibrions représentés par les micrographes comme venant du Blé ergoté ou antres substances. Celte espèce, qui abonde dans les eaux pures, persiste dins les infusions les plus félidés.
VIBRIONIDES. INF. Sixième famille de l'ordre des Gymiiodùs, dont les caractères consistent dans un corps cylindracé, allongé, Uexible an moins en partie, et plus ou moins anguiforme. Cette famille comprend les genres Spiruline, Mélanelle, Vibrion, Lacrymaloire et Pupelle.
VIBKISSÉE. nbiissea. bot. Champignons. Genre séparé par Pries des Leotia dont il se rapproche beaucoup; il a pour type le Leotia Iruncoruin, et est ainsi caractérisé : réceptacle ou chapeau de forme hémisphérique, fixé par le centre au pédicule, auquel il adhère d'abord par sa circonférence, mais dont il se sépare ensuite; membrane fructifère, lisse, nue, persistante, paraissant ensuite veloutée par la saillie des Ihèques et des paraphyses. Les sporules sont très-petites. Le chapeau est creux en dessous, d'une nature charnue et cireuse. Pries en indique deux espèces qui croissent sur les bois morts; leur couleur est jaune.
VIBUliNUM. BOT. 1^. Viorne.
VICATIE. yicalia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par le professeur De CaudoUe qui le caractérise ainsi : limbe du calice privé de dénis; pétales ovalaires? Le fruit est ovalo-oblong, à styles courts et divariqués; méricarpes pres(iue semi-cylindriques, à cinq paires de côtes filiformes, à peine proéminentes; vallécules larges, plans et à plusieurs bandes courtes; commissure étroite; carpophore épais, subbifide au sommet ; semence à dos convexe, avec un sillon vers la commissure.
VicATiE A FEUILLES DE CiGCE. ficatia CotiUfoUa, DC. C'est une plante herbacée, droite, glabre, à feuilles pétiolées, bipinnatisectées , dont les segments sont bipinnalifides et les lobes linéaires, aigus, minces; la lige est faiblement feuillée à sa base, nue vers Ichaul; l'ombelle est terminale, sans involucre, à rayons inégaux. Du Népaul.
VICE-AMIKAL. aoLL. Nom vulgaire et marchand d'une coquille du genre Cône.
VICIA. BOT. l^. Vesce.
VICIÉES, yiciœ. bot. Brown et De Candolle ont rétabli SOUS ce nom, mais à titre de simple tribu dans la famille des Légumineuses, les ficiœ d'Adanson (Fam., 2, p. 329). Celle tribu, qui a pour type le genre l^icia, est très-naturelle, et forme le lien entre les Pliaséolées et les Hédysarées.
VICIOIUES. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Mœnch, diffère trop peu du genre Ficia, de Linné, pour ne pas lui être réuni; mais il doit en former l'une des sections.
VICOA. BOT. Cassini (Ann. des Se. nat., août 1829) a fondé sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Synanthérées, et à la section des Inulées-Prololypes. II est fondé sur une espèce (yicoa auriculala) que l'on suppose originaire de Ceylan. Le nom de y icoa esl palronimiqiie ; l'auteur en propose quatre autres (Gxninogxtie, Phalacrogyne, Spheiioglossum et Orthoglossum) dans le cas où l'on préférerait un nom tiré de l'organisation.
VICTORIE. yictoiia. bot. Genre de la famille des Nymphéacées, tribu des Euryalées, institué par Lindley qui lui donne pour caractères : calice à tube cam-
panule, soudé avec l'ovaire, à limbe supérieur divisé en quatre lobes colorés intérieurement et décidus; corolle composée d'un nombre indéterminé de pétales insérés sur plusieurs rangs, au sommet du tube du calice et dont les extérieurs, beaucoup plus longs, sont Irès-élalés, tandis que les intérieurs sont recourbés; de nombreuses étamines insérées avec les pétales et sur plusieurs rangs, dont les extérieurs n'en présentent que de libres et fertiles, à filaments pétaloïdes, ù anthères extrorses, à deux loges linéaires, adnées,longitudinaletnent déhiscentes; les étamines intérieures sont stériles, cornues et soudées au dos des stigmates; ovaire infère, subglobuleux et mulliloculaire; ovules nombreux, insérés aux pariétaux des cloisons; sligmate campanule, strié en rayons, adné au tube, avec le centre élevé en ombilic central. Le fruit est une baie aplatie et creusée, mulliloculaire à sa base, avec son limbe élevé, tron(|ué et sillonné à l'intérieur; cette baie est relevée on bec au centre.
VicTORiE ROYALE. Ficloria regia, Lindl. Cette plante aquati(iue a les feuilles extraordinairemeut grandes; elles sont orbiculaires et leur diamètre a de cinq à six pieds; elles sont planes, relevées vers les bords, d'un vert noirâtre en dessus, un peu plus pâles en dessous avec les côtes et les veines tressaillantes et d'un rouge de sang; le pétiole est épineux. Les Heurs sont trèsbelles et très-odorantes; le calice est campanule, coriace, d'un rouge de sang, porté sur un long pédoncule très-épineux, (|ui vient s'épanouir à la surface de l'eau; la corolle à quinze pouces de diamètre ; elle est formée par de nombreux pétales épais, blancs à l'extérieur et d'un rouge sanguin intérieurement; les étamines sont de cette dernière couleur. Celte plante magnifique est originaire de la Guiane anglaise; elle a été observée sur la rivière Berbice.
VICTORINE. Ficlorina. im. Lépidoptères diurnes; genre de la famille des Nymphaliens, établi par Blanchard qui lui donne pour caractères : massue des antennes forte et allongée; palpes grêles, velues, dépassant la tète de plus de moilié, peu rapprochées, avec le dernier article presque droit; corps assez grêle; ailes assez longues, fortement dentelées : les postérieures ayant leur quatrième dentelure un peu plus longue, prolongée en queue; pattes munies de fortes épines.
VicTORiNE STENÈLE. Ftctorina sieneles, Blanch.; Papiiio sieneles, L., Cram., pi. 79, a b. Son corps est noir; l'extrémité des antennes est brune; ses ailes sont d'un brun noirâtre, avec deux bandes transversales un peu obliques, d'un vert glauque; la bande antérieure fort large, et qui se termine à l'angle anal des ailes postérieures, est fortement interrompue en trois ou quatie taches sur les premières ailes ; une autre bande plus étroite est divisée sur les deux ailes en deux séries de lâches; en dessous les (|ualre ailes sont ferrugineuses, avec les mêmes bandes vertes qu'en dessus acconipagnées de lignes blanches et bleues. Taille, trois pouces el demi. De la Guiane.
VIDOr.ICUM. BOT. Dans l'herbier d'Amboine, Rumph décrit sous ce nom deux plantes, dont l'une serait le Vomiquier, selon Burmann; et l'autre le Bassia longifotia, selon Gaeriner.
VIDUA. BOT. L'une des seclioiis du genre Scabiosa, de la famille des Synanlliéiées.
VIDUA. OIS. Synonyme de Veuve. F. ce mol.
VIEILLAHD. jiASi. Nom vulgaire sous lequel on désigne quelquefois l'Ouanderou. f^. Macaque.
VIEILLARD. OIS. Espèce du genre Martin. F. ce mol. On appelle aussi Vieillard le Tacco. F. Coda.
VIEILLE. POIS. Esp(^ce du genre Balisle.
VIEILLE POULE DE MER. rois. (Belon ) Synonyme vulgaire de Liibnis Tiuca. f. Labre.
VIELLEUSE. INS. Espèce du genre Cigale.
VIEKUSE. BOT. L'un des noms vulgaires du Solamim Melotiijpiia.
VIEUSSEUXIE. f'ieiiKSeiixia. bot. Dans une Disser- (alion imprimée à Leyde. en 176G, De la Roche sépara du genre Iris quelques espèces qu'on y avait réunies, cl qui présentent le caractère remari|ualile d'avoir les élamines monadelplies. Ce genre était resté complètement dans l'oubli. lorsque De Candolle (Ann. du Mus., vol. 2. p. 136) l'exliuma et en publia un certain nombre d'espèces nouvelles. Il fit voir que ces plantes se rapproclient, il est vrai, des In's jiar leurs trois stigmates pétaloïdes, mais elles s'en distinguent par le caractère énoncé plus haut. Sous ce dernier rapport, elles établissent une transition entre les Morœa et les flisyrincJiiwn, qui ont aussi lesétamines monailelpbes, et les Iris; mais il est bon d'avertir que beaucoup d'auleurs ont réuni le Fieusseiixia au Moiœa. De la Roclie a fondé son genre sur VIris edulis, L., ou Moiœn fiif/ax, Jacq., Hort. f'iiid., vol. 5, tab. 20. Il a en outre décrit plusieurs espèces, et De Candolle a encore ajouté à ce genre les Iris trijie/nla, marliiiicetisis et Pnroitia, ainsi qu'une espèce nouvelle {Fieiisscuxia glaulopis), qui a été figurée dans les Liliacées de Redouté, lab. 42. Ces piaules sont pour la plupart indigènes du cap de Bonne-Espérance.
VIF-ARGENT. Mipi. Syn. de Mercure. F. ce mot.
VIGNA. BOT. Le Dolichos titteoliis, Jacq. (Hort. l'iiid., tab. 90) est devenu le type d'un genre fondé par Savi, qui l'a ainsi caractérisé ; calice quadrilîdc, ayant la lèvre supérieure entière, ou com(!osée de deux sépales soudés jus<iu'au sommet; corolle papilionacée, dont l'étendard est large, réfléchi, muni à la base de callosités convergentes, les ailes ihomboïdales; étamines diadelpbes; support de l'ovaire entouré d'une petite gaine; gousse cylindrique, courbée, renfermant des graines presque rondes, sans caroncule, à ombilic ventral, et à cotylédons hypogés. Ce genre est si voisin des vrais Dolichos, que son admission n'est point universellement consentie. Le Fignaglabra est une plante herbacée, volubile, il feuilles Irifoliolées et à fleurs jaunes. Elle croit dans l'Amérique é(|iiinoxiale. ainsi que dans les rizières de la Géorgie. Une seconde espèce, indigène du Chili, a été indiquée par Savi sous le nom de Figna rillosa.
VIGNE. Filis. BOT. Genre qui sert de type à la famille des Vinifères, et qui se dislingue par les caractères suivants : le calice est presque plan, très-court, et à cinq dents à peine marquées; la corolle se compose de cinq pétales soudés ensemble par leur sommet, seulement distincts par leur base, s'enlevant en forme
de capuchon ; les élamines, au nombre de cinq, sont opposées aux pétales; leurs anthères sont à deux loges et iiilrorses; l'ovaire est environné à sa base par un disque annulaire lobé; coupé transversalement.il présente deux loges, et dans chaque loge deux ovules dressés; le style est court, terminé par un stigmate bilobé. Le fruit est une baie pulpeuse, contenant quatre graines au milieu de la pulpe. F. Vinifères. Les Vignes sont des arbustes sarmenteux, grimi)anls, portant des feuilles alternes, ordinairement lobées; des cirrhcs ou vrilles lamifiées et tordues, opposées aux feuilles; de petites fleurs verdâtres disposées en grappes rameuses, opposées aux feuilles. Les fleurs sont quelquefois dioïques ou polygames. Le professeur De Candolle, dans le |)remier volume de son Prodromus , cile dix-huit espèces de Vignes. Environ les deux tiers sont originaires d'Asie, et particulièrement de l'Inde; les autres croissent en Amérique.
Vigne commune. Fitis vinifera, L. Grand arbrisseau sarmenteux, ayant sa lige inégale, tordue, divisée en nombreux rameaux ou sarments noueux, qui s'élèvent souvent à une hauteur extrêmement considérable en s'accrochant aux arbres voisins, par le moyen de vrilles rameuses et tordues en spirale. Les feuilles sont alternes, péliolées, échancrées en cœur à la base, divisées en trois ou cinq lobes aigus et dentés; elles sont presque glabres à leur face supérieure, plus ou moins cotonneuses inférieurement. Les fleurs sont petites, verdâtres , disposées en grappes rameuses et opposées aux feuilles. Les fruits sont des baies cbarniies, de couleur, de forme et de grosseur variables, suivant les innombrables variétés que présente l'espèce. La Vigne, si l'on en croit le témoignage des historiens de l'antiquité, est originaire des en virons de Nysa, dans l' Arabie- Heureuse. Ce fut Osyris ou Bacchiis qui, non-seulement la cultiva le premier, mais encore qui la transporta dans les autres contrées. Les Phéniciens l'introduisirent dans les îles de l'Archipel, en Italie et jusque dans les Gaules, â l'époque où une colonie de Phocéens vint s'établir dans les environs de Marseille. Les pieds de Vigne sauvage, que l'on trouve dans les haies et les bois du midi de la France, où on les désigne sous le nom de Lainhrusco, ne sont que des individus échappés des vignobles, et ayant repris par leur manière de croître tous les caractères qu'ils offraient à l'état sauvage. Il n'est peiil-étre pas de végétal qui offre autant de variétés distinctes que la Vigne. Déjà du temps de Virgile et de Pline, il fallait que le nombre de ces variétés fût très-considérable, puisque Virgile dit qu'on compterait plutôt les grains de sable que le vent élève sur les plages de la Libye, ou les flots qui viennent se briser sur le rivage de la mer d'Ionie. que les variétés de raisins que produit la Vigne. Pour en donner une idée, il suffit de dire que le célèbre agronome Bosc, ayant été chargé par le gouvernement, vers le commencement de ce siècle, de colliger tontes les variélés de Vignes culiivées en France, était parvenu à en réunir plus de quatorze cents dans la pépinière des Chartreux, au Luxembourg. La Vigne n'est pas délicate sur la nature du terrain; au contraire, elle prospère mieux dans ceux qui sont secs et pierreux, et surtout
elle y donne un vin de mcilleuie qualité. C'est principalement sur les coteaux exposés au midi et dans les leitalns calcaires , que la Vigne donne les vins les plus généreux. Ces conditions se trouvent réunies dans la plupart des bonsA'ignohles du Bordelais, de la Champagne et (le la CourgOjjne. La Vigne, comme plante originaire d'un pays cliaird, craint le froid; mais elle redoute aussi l'excessive clialeur, du moins pour produire de bon vin. Ainsi vers le nord en Europe, la culture de la Vigne suit une ligne oblique, qui .s'étend à peu près depuis l'embouchure de la Loire vers le 4He degré, jusqu'aux environs de Cologne, par le Sli^ degré. Vers le midi, la Vigne, cultivée en grand, ne s'étend pas au delà du S5e degré de longitude. Toutes les contrées situées entre ces deux limites, sauf quelques exceptions, qui dépendent de localités particulières, produisent du vin. La Vigne abandonnée à elle-même, ou bien dirigée par le cultivateur, peut acquérir des dimensions énormes, el produire une quantité étonnante de grappes de raisin. Voici deux exemples de cette fécondité : « M. Audibert, Irés-habile pépiniériste à Tonnelle près Tarascon , rapporte qu'il existe près de Cornillou , village du département du Gard, sur les bords de la rivière de Céze, au lieu dit la Vérune, sur le chemin deBarjac et auprès d'une fontaine, une Vigne dont le tronc avait acquis la grosseur du corps d'un homme. Ses rameaux, s'élant enlacés sur un vieux Chêne, avaient fini par en recouvrir toutes les branches. Cette seule Vigne a produit, il y a quelques années, trois cent cinquante bouteilles d'un vin fort agréable. » Le second exemple, n'est pas moins merveilleux : » Bans le jardin royal de Jlanipton-Court, près de Londres, dit encore le docteur Loiseleur-Deslongchamps, il y avait un cep de Vigne qui occupait à lui seul une serre tout entière, el qui, dans les bonnes années, rapportait plus de quatre mille grappes. Vn jour que les acteurs de Drury-Lane s'étaient attiré d'une manière toute particulière l'approbation du roi George III , l'un d'eux se permit de demander à ce monarque, pour lui el ses camarades, quelques douzaines de grappes de ce cep ; le roi lui en accorda cent douzaines, si son jardinier pouvait les lui trouver. Celui-ci en coupa non-seulement cette quantité, mais il fit aussi savoir au roi qu'il pouvait encore en faire couper autant sans dépouiller le cep. » Les principales variétés de Vigne qu'on cultive le plus dans les jardins, à cause de l'excellence des fruits qu'elles produisent, sont les suivantes :
Raisin précoce de la Madeleine , Morillon hâtif. Petite grappe, très-petit grain violet -noir, de peu de goût, mais précoce. — Chasselas de l'ontaiNebkuu. Grande grappe, peu serrée, à gros grains, d'un jaune verdâtre ou doré, excellent. Ses variétés sont : Chasselas noir, très-bon ; Chasselas violet; Chasselas rouge, fruit de bonne qualité, se colorant dès qu'il est noué; Chasselas rose, gros fruits; Petit Chasselas hâtif. — Chasselas doré ou Raisin de Champugtie. Grande grappe, gros grains ronds, jaune d'ambre, fondant, doux, sucré, très bon. Le placer au levant. 11 y a une variété rouge. — Chasselas musqué. Un peu moins gros et plus tardif, vert, sucré, relevé de musc. —
douta, Raisin d'Autriche. Variété du Chasselas, a feuilles laciniées, grappes et grains plus petits, de bon goût. — l^erdat. Le meilleur et le plus sucré des raisins de dessert; mais comme il vient du Languedoc, il lui faut des années très-chaudes pour mûrir dans le clijnat de Paris. Grappe belle, très-gros raisins verts, à peau mince, contenant un ou deux pépins. On doit le cultiver toujours en treille dans les meilleuies expositions. Près d'une serre chaude, on peut en faire passer quelques branches qui fleurissent de bonne heure : le soleil de juillet et d'août achève d'en mûrir les grains. — Mtiscal blanc ou de Frontignan. Grosse grappe très-longue, conique; grains très-serrés, croquants; peau blanche; eau sucrée et musquée. — Muscat rouge. Grains moins serrés, moins gros, rouge vif, musqué, moins bon ; mûrit mieux que le blanc. — Corinlhe blanc. Petite grappe allongée, très-garnie de fort petits grains ronds, jaunes, succulents, sucrés, sans pépins. Il y en a une sous-variété violette. — (■'er- ^Mi. Très-grosse grappe, bien garnie de fort gros grains obbiugs, jaune pâle, noirs ou rouges suivant la variété, pleins d'une eau agréable dans leur maturité. Comme il mûrit très -incomplètement aux environs de Paris, on cueille ses grappes avant la maturité, et leur suc aigrelet est employé dans les préparations culinaires.
Parvenus à leur maturité, les raisins sont un des meilleurs fruits de nos climats. Ils joignent à une saveur douce, sucrée, rafraîchissante, un arôme extrêmement agréable, très- développé dans certaines variétés, comme dans les raisins muscats par exemple. Ils ne sont pas seulement un fruit des plus agréables, mais par leur pulpe pleine de suc, ils tempèrent les effets de la chaleur animale, et peuvent devenir un moyen diétéli(|ue fort puissant. Mangé en trop grande quantité, le raisin devient laxatif. On a vu son usage, longtemps continué, amener des changements très-notables dans l'économie, et concourir à la guérison de certaines maladies chroniques, comme les engorgements des viscères abdominaux, les dartres et autres affections cutanées. On peut avissi permettre l'usage du raisin bien mûr aux convalescents, à la suite des maladies qui ont exigé une diète longue et sévère. Non-seulement on mange les raisins à l'état frais, mais on les fait sécher pour pouvoir les conserver plus longtemjis. Cette pratique n'a lieu que dans les pays où la température est Irèscbaude et où le raisin mûrit complètement. Tantôt on l'expose simplement au soleil, sur des claies, comme on le fait pour sécher les figues; tantôt on aide cette dessiccation par la chaleur du four. On dislingue dans le commerce trois sortes de raisins secs, savoir: le Raisin de Malaga, qui est le plus gros, un peu rougeâtre et brun fleuri ; c'est le meilleur et le plus estimé; il vient des côtes du midi de l'Espagne et des îles de l'Archipel ; \e Raisin de Provence tiu Raisin de caisse, qui se récolte dans le midi de la France, et que l'on fait sécher au soleil, après l'avoir trempé dans une lessive alcaline. Il esl moins bon que le précédent; enfin le Raisin de Corinlhe, qui vient aussi des îles de l'Archipel, est en petits grains noirâtres, séparés de leur raffle et dépourvus de graines.
VIGNE BLANCUiî.Di^T. Synonyme vulgaire deBiyone et de Clématite.
VIGNE DE JUDÉE, bot. Nom vulgaire de la Douce Amère.
VIGNE VIERGE, bot. Nom vulgaire du Cissiis quinquefolius, L., qui est maintenant un Ampélopside. y. ce mot.
VIGNEA. BOT. Le professeur Lesliboudojs, de Lille, dans sa Dissertation sur les Cypéracées,a établi sous ce nom un genre pour les Caiex, i|ui ont deux stigmates et le fruit à deux angles, y. Laiche.
VIGNERONNE. MOLL. Espf'ce du genre Hélice.
VIGNOT. MOLL. Nom vulgaire du Turbo lilloralis.
VIGOGNE. MAM. Espèce du genre Cliameaii. A', ce mot.
VIGOLINA. BOT. Poiret a établi sous ce nom un genre pour le If-'iborgia excclsa, de Rotli, qu'il a reconnu depuis êlre une espèce de Gulinsoga.
VIGUA.ots. Espèce du genre Cormoran.
VIGUIÉRE. Figuieia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Hélianlbées, et delà SyngénésiePolygamie frustrante, établiparKunlh(A'o».Gewe/-. PI. œqitin., 4, p. 226, lab. 579), qui l'a ainsi caractérisé : Involucrc demi-globuleux, composé de plusieurs folioles presque égales, disposées sur un seul rang; réceptacle conique, garni de paillettes ; calaihide radiée, les fleurons du centre très-nombreux, tubuleux, hermaphrodites ; les rayons des demi-fleurons de la circonférence en languette et neutres; akènes obovés, cunéiformes, comprimés, couronnés par quelques petites écailles et deux arêtes caduques. Ce genre se distingue du Spilaiithus, par les demi-Beurons de la circonférence qui sont stériles; de VHeliaulhm, par son réceptacle conique et son involucre simple; de l'un et l'autre de ces genres , par la structure de son aigrette.
ViGDiÈRE HÉLiAKinoïDE. Figuieru helianlhoUles , Kunlh, loc. cit. C'est une herbe très- rameuse, à feuilles alternes, entières, à Heurs jaunes, disposées an corymbes terminaux. Cette plante croit abondamment dans l'île de Cuba, près de la Havane.
VILAIN. OIS. (Picot La Peyrouse.) Synonyme de Catharte Alimoche. y. Cvtiiarte.
VILAIN. POIS. y. Têtard.
VILFE. yUfa. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triaiidrie DIgynie, L., établi par Adanson, et adopté par Beauvois et Kiinth, qui l'ont ainsi caractérisé : épillets uniUores; lépicène (glume, Kunth) à deux valves mulii|ues; glume (paillulles, Kunth) également à deux valves muliques; deux écailles bypogynes; trois étamines ou très-rarement deux; deux styles à stigmates plumeux ; caryopse libre. Ce genre est fondé sur un grand nombre d'espèces li'^lgrostis des contrées chaudes du globe, qui diffèrent essentiellement des vrais Agioslis par leurs glumes mutiques, tandis que dans celles-ci la valve inférieure de la glume est arislée. Beauvois ajoute à ce caractère celui d'avoir la glume inférieure dentée, presque triûde. Enfin, Kunth a réuni aux yHfa le Sporobolus de R. Brown.
VILLARÉZIE. Fillan-zia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Ruiz et Pavon (Flor. Peruv., m, p. 8, tab. 231), qui l'ont ainsi caractérisé:
I calice (rès-petit, infère, caduc, à cinq folioles presque arrondies, concaves, se recouvrant entre elles par leurs bonis; corolle à cin(| pétales oblongs , étalés; cinq
1 étamines dont les lilels sont subulés, insérés sur le ré-
i ceptacle, et les anthèies dressées, presque cordiformes, biloculaires ; ovaire ovoïde, stipère, petit, surmonté d'un style subulé, couit. et d'un stigmate capité, tronqué; drupe ové, uniloculaire, le noyau divisé presque en deux moitiés par une cloison. Les affinités de ce genre ne sont pas déterminées, quoique certains auteurs l'aient rangé parmi les Rutacées. La plante sur laquelle il a été fondé a reçu le nom de l'illarezia mitcronata ; elle est connue dans les environs de la Conception, au Chili, sous le nom de Gtiillipatagua, et iMolina l'a citée sous celui de Guilliii ou Giiillino. Cet arbre, disent Ruiz et Pavon, a l'aspect d'un Citronnier; son bois sert à divers usages de charpente, chez les habitants du Chili.
VILLARIA. BOT. (Giietlard.) Synonyme de Berardia. VILLARSIE. yHiarsia. bot. Necker avait substitué ce nom à celui de Cabomba, imposé par Aublet. F. ce mot. Gmelin l'applicjua ensuite au Menyanthes vymphoiiles de Linné, genre qui fut admis par Ventenat, R. Brown, De Candolle et tous les auteurs modernes. Ce genre est ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq segments; corolle pres(|ue rotacée, dont le limbe est étalé, à cinq divisions, munies à la base de poils ou écailles, ayant leurs bords repliés en dedans pendant l'estivation; cinq étamines alternes avec les pétales; un style surmonté d'un stigmate bilobé, à lobes dinlés; cinq glandes hypogynes, alternes avec les étamines; capsule polysperme, uniloculaire, bivalve (les valves peu distinctes dans les espèces aquatiques); axes des valves séminifères; feuilles simples. Le genre yUlarsia diffère essentiellement des Menyanlhes, en ce que les pétales ne sont pas revêtus sur toute leur face intérieure de papilles, que leurs bords, au lieu d'être simples, sont munis d'un repli, et que leurs feuilles ne
j sont pas ternées. On l'a placé à la suite de la famille
des Gentianées, avec laquelle il offre beaucoup d'affinités, mais dont il pourrait être considéré comme distinct, et former le noyau d'ime petite famille.
ViLLARSiE NTMPHOÏDE. yillarsia nymphoides. C'est une jolie plante dont les feuilles sont pédonciilées, arrondies, cordiformes à la base, flottantes à la surface des eaux; les Meurs sont d'un beau jaune soufré. Cette espèce est commune dans les rivières de presque toute l'Europe.
VILLARSITE. min. Berlram de Lom, auquel la minéralogie doit plusieurs découvertes intéressantes, a observé à Traverselle, en Piémont, une substance minérale nouvelle, qui a été nommée Villarsite par Dufrénoy. Celte substance, qui se trouve disséminée dans le gisement du Fer oxydulé,est accompagnée de Dolomie lamelleuse, de Mica et de Quartz ; elle forme de petites veines cristallines, qui courent d'une manière irrégulière dans le filon, et lorsiiu'il y existe des Géodes, on y observe alors des cristaux assez nets pour êlre mesurés; plusieurs de leurs faces, surtout celles de la base, sont très-miroitantes. Elle est d'un vert jaunâtre, demitransparente; sa cassure est grenue; elle est infusible
au clialumeauj mais avec huit fois so;i poids de Borax, elle prodiiil un émail vert ; elle ne se dissout pas dans l'Aeide acétique; sa pesanteur spécifique est 2,975: sa forme primitive est le prisme rliombuïdal droit. Son analyse chimique a donné : Silice, 39,6 ; Magnésie, 47,4; Protoxyde de Fer, 5,6; Manganèse, 2,4; Chaux, 0,5; Potasse, 0,5; Eau, 6.
VILLEMÉTIE. l'illciiielia. bot. Genre de la famille des Chénopodiacées, institué par Moquin-Taiidon qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphroililes, rarement femelles par avorleraent ; calice persistant, à cinq divisions avales, subconcaves, un peu dressées, velues, membraneuses en leurs bords, donnant naissance, après l'anthèse, à des appendices étalés et spinuleux; cinq élamines opposées aux divisions du calice et presque plus longues du double; filaments filiformes et un peu comprimés; anthères biloculaires, ovales ou subcordiformes ; style terminal, continu avec l'ovaire et graduellement atténué, bifide, à divisions filiformes, aigués et subdivariquées. Le fruit est orbiculaire, déprimé, piesque chartacé, couvert parle calice persistant, resserré en une sorte d'étoile à trois pointes; péricarpe membraneux et très mince; semence horizontale, ovalo-orbiculée, subroslellée, recouverte d'un tégument très-mince.
ViiiËMÉTiE HÉRISSÉE, f'iltenielia niurlcala; Salsola muricata, L.; Sahola monobraclea , Forsk.; Bassia muricala, Ail.; Cornadacea muricata, Del.; Kochia muricata, Schrad.; ■Suœda muricata, Pall. Ses tiges sont cylindricjues, dressées, hautes de trois pieds environ, garnies de feuilles alternes, sessiles, linéaires, molles, médiocrement épaisses, un peu velues et obtuses; lesfleurs sont sessiles, réunies dans l'aisselledes feuilles, au nombre de deux ou trois, et quelquefois solitaires; elles sont d'un blanc cendré; un peu jaunâtre. Cette plante croît dans les contrées méridionales de l'Europe.
VILLENEUVE, ntlanova. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par Lagasca, avec les caractères suivants : capitule pauciQore, hétérogame; fleurs du rayon au nombre de quinze, ligulées et femelles; celles du disque tubuleuses et hermaphrodites; involucre campanule, formé d'un petit nombre d'écaillés rangées en une seule série; réceptacle plan et nu; corolles du rayon en languette obovale, dentelée au sommet; celles du disque tubuleuses, à limbe à cinq dents; anthères privées de queue; stigmate des fleurons du disque dépassant le tube conique; akènes presque pyramides, ponctués, glabres; disque épigyne, petit.
ViLLENECVE A FEUILLES OPPOSÉES. t-'UlailOVa O/IjiOSi-
tifolia, Lag, Plante herbacée, dressée, poilue, à feuilles lernalipartiles, dont les lobes sont crénelés-dentés : les latéraux bifides, le terminal Irifide; les Heurs sont au nombre de sept dans chaque capitule. Celles du disque sont jaunes et celles du rayon blanchâtres. On trouve cette plante dans l'Amérique équinoxiale.
Un autre genre l'illanova, proposé dans la même famille des Synanthérées, par Ortéga, a été réuni au genre Parllienium, de Linné.
VILLOSOGASTRIS. bot. Nom sous lequel Uu Petit-
Thouars a figuré, dans ses Orchidées d'Afrique, lab. 52, le Limodonim viUosum ou Blelia villosa d'A. Richard.
VILMOUINIE. yHmorinia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par De Candolle (Protlr. Sfsl. A'e^e^., 2, p.239), qui l'a ainsi caractérisé : calice dépourvu de bractéoles, cylindracé, à quatre dents obtuses formant presque deux lèvres; corolle papilionacée, à pétales ohlongs, les ailes plus courtes que la carène; dix élamines diadelphes ; style glabre, subulé, aigu; gousse pédicellée, lancéolée, amincie à sa base, comprimée, terminée en pointe filiforme, renfermant douze à seize graines.
VlLMORlPJIE A FLEDRS NOMBREUSES. f^ilmOrillia «lul-
ti/lora, DC, loc. cit.; Clitoria multiflora, Swarlz. C'est un arbrisseau à lige dressée, glabre, à feuilles imparipinnées, accompagnées de stipules longues, suhulées, et à fleurs purpurines, disposées en grappes axillaires. Il croît aux Antilles.
VIMBE. POIS. (Bonnalerre.) Synonyme de Série, espèce du genre Cyprin.
VIMIN AIRE. ViDiLiiaria. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Smith (Ann. bol. , 1 , p. 507), et ainsi caractérisé : calice anguleux, quinquédenté; corolle dont les pétales sont presque égaux entre eux; style capillaire, plus long quelquefois que l'ovaire qui est disperme ; stigmate simple; gousse ovoïde; graine non munie de stropliioles.
ViMiNAiBE DÉPOUILLÉE, f'iminaria deniidala, Sm.; Duviesla deniidala, Vent., Choix de Plantes, lab. C; Sopitora jiiiiceOjSchraàer, Sertum llann., lab. 5. Ses branches sont effilées; les plus jeunes munies de feuilles pétiolées, simples ou trifoliées; les branches adultes dépourvues de feuilles. Lesfleurs sont jaunes, disposées en grappes. Delà Nouvelle-Hollande.
VINAGO. OIS. Synonyme de Columbar.
VINAIGRIER. BOT. Nom vulgaire du lihtis coriaria. A'. Sumac
En entomologie , on donne vulgairement le nom de Vinaigrier à l'une des espèces du genre Carabe, Carabus auraius,i\m sécrète une humeur brune, fort acide, liropriété qui, du reste, lui est commune avec beaucoup d'aulres congénères.
VINCA. BOT. y. Pervenche.
VINCENTIE. P'incentia. bot. Genre de la famille des Cypéracéeselde la Triandrie Monogynie, L., établi par Gaudichaud (Voyage de l'Uranie , partie bolaniciue, p. 417), qui l'a ainsi caractérisé : épillels presque à six fleurs; écailles imbriquées dans tous les sens, carénées, uniWores, les inférieures plus petites, vides, ainsi que la supérieure ; trois élamines, à anthères linéaires, marquées de quatre sillons, fixées par la base, et comme articulées avec le filet, à deux loges déhiscentes longitudinalement; point d'écallIes hypogynes ; ovaire slipité, triangulaire, les angles membraneux déeurrenls sur le pédicelle de l'ovaire; ovaire cylindrique, sessile, surmonlé d'un style dilaté à la base, triangulaire, continu avec l'ovaire, Irifide supérieurement; fruit non mùv.
ViNCENTiE A FEUILLES ÉTROITES, f^iticentia angustifolia. C'est une plante des îles Saniiwich, que l'auleur
avaU désignée, dans ses gén('Talilés, sous le nom de Afacliœn'na restioitles. Son chaume est dressé; ses feuilles sont distiques, équilatives, ensiformes et coriaces. Ses fleurs forment des panicules terminales, axillaires, rameuses, et munies de bractées. Plusieurs plantes, décrites dans les auteurs sous les noms génériques de Scirpus et Machœrina, peuvent être rapportées à ce genre.
VINCEROLLE. bot. Ce nom a été donné par Poiret au genre Baumegartia, de Labillardière, qui avait primitivement reçu celui de Borya. f-'. Baumégartie.
VINCETOXICUiM. bot. Nom spécifi([ue d'une espèce d'Asclépiade.
VINCO. OIS. L'un des noms vulgaires du Pinson, Fingilla cœlehs. V. Gros-bec
VINCULARIA. poLYP. Defrance donne ce nom à de petits corps triangulaires qui, dit-il, «sont à peine de la grosseur d'un crin de cheval et qu'on trouve dans la couche du Calcaire grossier des environs de Paris. Ils ont de deux à trois lignes de longueur; mais ne paraissant jamais entiers à leurs bouts, ils ont dû en avoir davantage. Ils sont garnis sur les quatre côtés de petits enfoncements ovales, à l'un des bonis desquels on voit mie sorte de très petits (rous. n Defrance pense que de tels êtres doivent avoir beaucoup de rapports avec les Flustres. L'espèce qu'on trouve à Grignon, ainsi que dans d'autres sites voisins et analogues , est le Vinculariafiagilis.
VINETTE. BOT. L'un des noms vulgaires du Rmnex ^celosella , L. F. Patieivce.
VINETTIER. Beiheiis. bot. Genre type de la famille des Berbéridées et de l'Hexandrie Monogynie, L., offrant les caraclères suivants : calice à six sépales disposés sur deux rangées, les extérieurs plus petits, muni extérieurement de deux à trois petites écailles; corolle à six pétales, dont l'onglet offre à l'intérieur deux glandes; six élamines à filels dépourvus de dents , à anthères ayant leurs loges séparées, s'ouvrant par de petits opercules; ovaire unique, ovoïde, portant un stigmate sessile, orbiculé.ombiliqué à son milieu; baie ovoïde, oblongue, uniloculaire, omblliquée au sommet, renfermant deux ou rarement trois graines, insérées à la base latéralement, dressées, oblongues , munies d'un lest cruslacé, d'un albumen charnu, de cotylédons foliacéselliptiques,et d'une radicule longue, renflée au sommel. On a disirait du genre Berheris <|uelques espèces à feuilles pinnées et caractérisées par d'autres particularités, pour en former le genre Mahonia. Les vrais Vineltiers sont au nombre de trente environ, et croissent dans les contrées raonlueuses et lempéréesde l'un et de l'autre hémisphères; on en ti oiive m Enriipe, en Sibérie, en Chine, au NépanI, au détroit de Magellan et au Chili. Ce sont des arbrisseaux peu élevés, branchus, garnis de feuilles allernes, pOtiolées, les primordiales fortement dentées, et leurs dents se prolongeant en épines. Celles de ces feuilles qui naissent les premières, avortent, et leur pétiole s'endurcit et forme ime épine simple ou trifide; les feuilles secondaires naissent d;ins l'aisselle de celte épine, entourent le jeune rameau, et sont entières ou dentées en scie. Les fleurs sont jaunes, et forment souvent des grappes al-
longées, ou sont solitaires au sommet de pédoncules axillaires.
ViNETTiER coMMCN. Beiberis vufgan's, L., vulgairement nommé Épine-Vinetle. Cet arbrisseau a un bois jaune propre à la teinture. Ses baies sont acidulés, agréables; on en fait d'excellentes confitures. C'est dans cette plante qu'on observe un phénomène singulier d'irrilabililé. Lorsqu'on pique les filets des élamines, ils se précipitent immédiatement sur le pistil. L'électricité, les rayons du soleil concentrés par un verre, les insectes qui vont butiner sur les fleurs, excitent également l'irritabilité de ces élamines, et favorisent la dispersion du pollen. Il croît abondamment en Europe, dans les taillis.
VINGEON. OIS. r. GiNfiEON.
VINIFÈRES. yiniferœ. bot. Celle famille de plantes dicolylédones polypétales et hypogynes, porte également les noms d'Ampélidées et de Files; elle a pour type le genre Vigne, et offre les caractères suivants : le calice est très-court, à quatre ou cinq dents à peine marquées; la corolle se compose de quatre ou cinq pétales libres ou adhérents entre eux par le sommet, et formant alors une sorle de coiffe; les étamines, en même nombre que les pétales, leur sont opposées. L'ovaire est libre, appliqué sur un disque hypogyne et annulaire, très-souvent lobé dans son contour. Cet ovaire offre deux loges et deux ovules dressés dans chaque loge. Le slyle est très-court, à peine distinct du sommet de l'ovaire ; il se termine par un stigmate généralement à deux loges. Le fruit est une baie charnue, succulente, contenant d'une ù quatre graines dressées. Celles-ci ont un tégument épais et crustacé. recouvrant un endosperme qui offre deux profonds sillons longitudinaux sur l'un de ses côtés. Vers la base, cet endosperme, qui est dur, contient un très-petit embryon dressé. Cette famille se compose d'arbustes ou d'arbrisseaux sarmenleux et volubiles, à feuilles allernes. souvent découpées et palmées ou digitées. munies de stipules el de vrilles rameuses, opposées aux feuilles. Les fleurs , petites et verdàtres, forment des grappes également opposées aux feuilles. La famille des Vinifères, qui a des rapports avec les Géraniacées, se compose des genres Cissus, L.; ampélopsis, Rich., in Miclix.; et lattis, L. Le professeur De Candolle.dansle premier volume de son Pioiliomus , y joint les genres Leea, L., et Lasinlliera, Beauv.
VINTSl.ois. Espèce du genre Martin-Pêcheur.
VIOLA, bot. F. Violette.
VIOLACÉES on VIOLARIÉES. fiolaceœ, fiolarieœ. bot. Le genre Violette ( f^iola ) avait d'abord été placé dans la famille des Cistées; mais De Candolle a proposé le premier de l'en séparer, pour en foi mer une famille dislincle sous le nom de Violacées. Celte famille offre les caractères suivants : le calice est composé de cinq sépales en général persislants, égaux ou inégaux, quelquefois soudés ensemble par leur base ; la corolle de cinq pélales généralement inégaux, et dont un se prolonge à sa base en éperon, quelquefois parfaitement égaux et semblables. Les étamines sont au nombre de ciii(|, libres ou soudées ensemble par les filets qui forment un urcéole court. Les anthères sont à deux loges
inlrnrses, (|iiet(iiiefois lermiiiéi-s à leur soiiiiikU par un | appendice membraneux , et offrant, dans les espèces mnnies d'un éperon, un crochet qui naît de la partie externe de chacune des deux anthères placées en face j du pélale éperonné. L'ovaire est libre, sessile au fond de la fleur; il offre une seule loge, conlenanl un grand nombre d'ovules attachés à trois trophospermes pariétaux. Le slyle est plus ou moins recourbé, simple, ter- ■ miné par un stigmale un peu latéral. Le fruit est une \ capsule généralement recouverte en partie par lecalice, quelquefois comme vésiculeuse, à une seule loge, s'ouvrant à sa maltirilé en trois valves , qui chacune i>or- Icnt un placenta chargé de graines sur le milieu de leur face interne. Les graines se composent d'un épisperme formé de deux feuillets, dont un intérieur crustacé; la chalaze est opposée au bile, c'est-à-dire qu'elle est au sommet de la graine; l'endosperme est blanc, charnu, conlenant dans son intérieur un embryon dressé, ayant la radicule longue, cylindrique, tournée vers le bile. Les Violacées sont des planles herbacées, ou de petits arbustes à feuilles généraleraent alternes, simples ou lobées, munies de stipules à leur base. Les Heurs sont pédonculées, tantôt solitaires et axillaires, tantôt terminales. Les pédoncules sont simples ou rameux. Les genres qui composent cette famille ont été groupés de la manière suivante par le professeur De Candolle, dans le premier volume de son Prodromus :
I" Tribu. — Violées. Pétales inégaux. Genres Caly ptrio II, Ginsi^; NoUettiu, Kuuth; r/o/«, Tournef.; Soleu, Spreng.; /'/flrca, DC; /oh/(/(»w/., Vent. ; Hybatitlius, Jacq.
II» Tribu. — AisoDiNÉES. Pétales égaux et réguliers. Genres Conohria, DC.;ïtinorea, Aubl.; Jlsodeia, Du Petil-Th.; Ceranlhera, Beanv.; Pentaloba, Lour.
VIOLJÎOIDES. BOT. Genre proposé par Michaux dans la famille des Violariées, et qui ne paraît pas différer du genre Noisellia, de Kunlh.
VIOLETTE, f'iola. eot. Ce genre, qui a donné son nom à la famille des Violacées ou Violariées, appartient à la Pentandrie Monogynie du Système sexuel, et offre les caiactères suivants : calice persistant, divisé jusqu'à la base en cinq sépales inégaux , tous plus ou moins prolongés en appendices ayant la forme d'oreillettes, dressés après la floraison. Corolle composée de cinq pélales inégaux, roulés en cornets pendant l'estîvation : l'inférieur prolongé à la base en un éperon plus ou moins long. Étamines, au nombre de cinq, dont les filets sont courts, dilatés à la base, insérés sur un lorus pentagone et quinquédcnlé, allernes avec les pélales; les anthères à lobes écartés à la l)ase, s'ouvrant longitudinalement à l'iulérieur, rapprochées entre elles (mais non soudées); deux antérieures portant sur le dos des appendices nectarifères, qui rentrent dans l'éperon. Ovaire ordinairement snpère, mais quelquefois entouré à sa base d'un lorus concave, et paraissant ù demi-infère. Style filiforme, surmonté d'un stigmate tantôt simple et aigu, tantôt obtus, urcéolé et comme percé d'un petit trou. Capsule ordinairement trigone, uniloculaire,à trois valves qui portent les placentas sur leur milieu, et qui s'ouvrent avec élasticité après
la nialui-ilé. Graines ovoïdes, luisantes, munies d'une caroncule au sommet, composées d'un albumen charnu et d'un embryon oblong, à cotylédons foliacés, et à radicule cylindrique et supère. Le genre f^iola comprenait, il n'y a pas encore bien longtemps, un grand niimlue d'espèces exotiques, qui sont devenues les types de plusieurs genres établis par les botanistes de ce siècle. Ainsi Venlenat a formé Vlonidium sur une plante mexicaine, qui avait été considérée par Orléga comme une espèce de Violette ; ce genre renferme aujourd'hui un grand nombre d'anciennes espèces de l^iola, qui croissent toutes dans les climats chauds. Les auteurs ont en outre établi les genres Pombalia, Solea, Pigea et Noisettia, qui ont pour types différentes espèces de yiola décrites par les auteurs. Réduit à ses justes limites , le genre des Violettes se compose de plus de cent espèces que l'on rencontre dans les climats tempérés et septcnlrionaux des deux conlinenls. Quelques-unes croissent dans les prairies australes du globe , soit à la Nouvelle-Hollande , soit à la pointe de l'Amérique méridionale. Ce sont des herbes ordinairement vivaces, très-rarement annuelles, tantôt pourvues d'une tige Irès-courte ou souterraine, et alors on les a nommées acaules; tantôt munies d'une lige apparente, et même quelquefois ligneuse. Leurs feuilles sont alternes, simples, entières ou lobées, et même palmées-digilées. Leurs fleurs ont un aspect facilement reconnaissable ; elles sont teintes de couleurs trèsvariées, mais celle qui domine a servi de terme de comparaison pour les autres Heurs, c'est un mélange bleu-purpurin velouté. Chaque fleur est penchée et solitaire au sommet d'un pédoncule axillaire ou terminal.
Violette odorante, f'iola odorata, L. Cette plante est si vulgaire, si connue de tous, que sa description serait ici superflue. Tout le monde sait (|ue celte fleur, messagère du printemps, parfume de son odeur suave les bosquets et les buissons de toute l'Europe, et <iu'on la cultive en bordures dans les jardins, où elle double facilement. Ces fleurs sont employées en médecine comme expectorantes; on en fait un sirop fort agréable par son odeur et sa couleur. Cette couleur est un réactif (rès-sensible, employé par les chimistes pour reconnaître la présence des acides. Les racines de Violette ont des propriétés légèrement émétiques , et on les avait proposées comme succédanées indigènes de l'Ipécacuanha, qui est la racine d'une plante du Brésil, placée autrefois dans le genre Fiola.
Violette tricolore. Fiola tricolor, L. Elle est connue dans les jardins sous le nom de Pensée. C'est une plante des plus éléganles, qui croît spontanément dans les prairies des contrées montueuses, principalement dans les Alpes, les Vosges, l'Auvergne, etc. Elle a beaucoup de rapports avec la petite Pensée sauvage dont Linné n'en faisait qu'une variété. La culture fait varier cette espèce à l'infini.
VIOLETTE AQU.4TI0UE. r. HoTTorJlE aqdatiqde. VIOLETTE MARINE, bot. L'un des noms vulgaires du Cainpnnula Médium. /'. Campandle.
VIOLIER. BOT. A'. Giroflée.
VIORNA. BOT. Le genre institué sous ce nom parPer-
soon,dans la famille des Uenonculacées, a élé réuni au genre Clemntis, ilc Linné.
VIORNE. ribuiHiiiii. kot. Genre de la famille des Caprifoliacéts, Irihu des Sambucées, et de la Tenlandiie Trigynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice dont le limlie est petit, quinquéfide, persislanl; coiolle rolacée, presque campanulée ou tubuleuse, quinquélobée ; cinq élamines éffales ; trois stigmates sessiles; baie monosperme par avorlement, ovoïde ou globuleuse, couronnée par les dents du calice; graine comprimée. Ainsi caractérisé, le genre f'ibunium correspond aux genres Opiiiiis, ^iburnum et Tinus de Tournefort, dont la réunion fut primitivement opérée par Linné, et admise depuis par tous les auteurs, excepté Hœncli qui rétablit le genre Opulus. Dans le (juatrième volume de son Piodroinus, De Candolle a considéré les genres l'ihurnum et Opuliis, de Mœnch, comme de simples sections du genre /''/ftvrnU7n, la pi emiére sous le nom de Leiilayo, la deuxième sous celui i.VOi'ulHs.]] a en outre formé une troisième section nommée Solelinus, qui sert de passage des Sambucées aux Lonicérées. Le nombre des espèces de Viornes s'élève à environ cinquante, dont la plupart croissent dans les localités boisées et monlueuses de l'Amérique septentrionale, du Népaul, de l'Europe, de la Chine, de la Sibérie ; quelques-unes sont de l'Amérique méridionale, des Antilles et de Java. Ce sont des arbrisseaux à feuilles opposées, pétiolées, à Heurs blanches ou légèrement rosées, disposées en corymbcs terminaux.
VioRHE coJisB!fE. f^ibunium Lantana, t.; Duham., Arb., nouv. édit. , lab. 103, vulgairement nommée Mancienne et Bardeau. C'est un fort bel arbrisseau qui s'élève de huit à douze pieds, et d(M)t les rameaux sont garnis de feuilles ovales oblongues, obtuses. lé;;èrement cordiformes, épaisses, blanchâtres en dessous, et dentées en scie. Les tïeurs sont blanches, disposées en corymbe paniculé et terminal. Ses fruits sont d'abord verts, puis rouges, enfin noirs; ils passent pour astringents, et on les emploie en certains pays comme anti-dyssenlériques. Cet arbrisseau est commun dans les haies et sur les collines de toule l'Europe.
Viorne Lacrier-Tin. Fibuinum Tinus, L. ; Duham., /oc. c;7.,tab. 57. C'est unarbrisseau qui ressemble à un Laurier par son feuillage, ce qui lui a valu la dénomination vulgaire de Laurier-Tin. Ces feuilles sont persistantes, ovales, un peu aiguës, luisantes en dessus, jaunâtres et pubescentes sur les nervures de leur face inférieure. Les Heurs sont blanches ou un peu rougeâtres. et forment une sorte d'ombelle simple qui dure pendant longtemps. Cet arbrisseau, originaire de la région médilerranéenne, est irès-anciennementcultivé dans nos jardins comme plante d'(unement.
Viorne Obier, fihuinum 0/juIus, L.; CEder, /'/. Danica, tab. CGI. Il est remarquable par ses fleurs en ombelle; celles delà circonférence stériles, ayant une corolle beaucoup plus développée que celles du centre. Du reste, c'est un arbrisseau d'un port agréable, à feuilles trilobées, et qui croît abondamment dans les baies et les bois humides de l'Europe. On en cultive dans les jardins une charmante variété à fleurs doubles dans
l'ombelle entière . et qui est connue sous le nom de Boule de Neige.
VIOUTTE. BOT. Nom vulgaire de l'Érythronedent de Chien.
VIPÈRE, ripera, rept. Genre de Reptiles Ophidiens dont les espèces avaient été confondues par Linné avec ses Couleuvres, mais que Daudin en a retirées pour en former un genre particulier sous le nom de ripera, qui a depuis été adopté par tous les zoologistes. Il se dislingue surtout des Couleuvres, par les crochets mobiles dont la mâchoire supérieure est année, et la glande destinée à sécréter le venin qui rend la morsure de ces Reptiles si redoiilable pour l'Homme et les autres animaux. On peut tracer de la manière suivante les caractères du genre Vipère : corps cylindrique, écailleux; tête raccourcie, obtuse en avant, plus large en arrière où elle est comme cordiforme ; queue courte et obtuse, garnie en dessous d'un double rang de plaques disposées par paires ou plus rarement de pL^pies simples en tout ou en partie ; plaques de l'abdomen entières et en nombre variable; crochets recourbés et mobiles à la mâchoire supérieure et qui sont en quelque sorte les canaux excréteurs d'une glande placée vers l'angle de la mâchoire et sécrétant un fluide ou venin excessivement subtil et délétère. Les crochets mobiles qui forment le caractère distinctif des Serpents venimeux en général, c'est-à-dire non-seulement des Vipères, mais des Crotales, etc., ont un mode particulier d'annexion aux os maxillaires supérieurs. <• Ces os, dit Cuvier (Règne Aniin.. éd. 2, vol. 2, pag. 86), sont fort petits, portés sur un long pédicule analogue à l'apophyse ptérigoïde externe du sphénoïde, et trèsmobiles ; il s'y fixe une dent aiguë percée d'un petit canal qui donne issue à une liqueur sécrétée par une glande située sous l'œil. C'est cette liiiueur qui, versée d'ans la plaie par la dent, porte le ravage dans le corps des animaux et y produit des effets plus ou moins funestes, suivant l'espèce qui l'a fournie. Cette dent se cache dans un repli de la gencive quand le Serpent ne veut pas s'en servir ; et il y a derrière elle plusieurs germes destinés à se développer et à la remplacer, si elle se casse dans une plaie. Les naturalistes ont nommé les dents venimeuses crochets mobiles ; mais c'est proprement l'os maxillaire qui se meut ; il ne porte point d'autres dents, en sorte que dans ces Serpents malfaisants, l'on ne voit dans le haut de la bouche que les deux rangées de dents palatines. »
Les Vipères se distinguent facilement des Couleuvres par la forme de leur tète plus obtuse, plus élargie en arrière, par leur partie caudale plus courte et plus obtuse, et surtout par la présence de crochets venimeux qui manquent complètement dans les Couleuvres dont la morsure est tout à fait sans danger.
Vipère commbne. Coliibcr Berus, L.; ripera Berus, Daudin; Berus subriifits, Laurenti. Cette espèce est excessivement commune dans un grand nombre de contrées de la France, et sa morsure est très-fréquemment la cause des accidents les plus graves. La Vipère commune est longue d'un pied et demi à deux pieds; son corps, dans l'endroit le plus volumineux , I ron lin pouce de diamètre ; sa couleur gé
érale est
Iwune ou roussâlre, quelqufifois d'un (ji-is cendré suivant les vaiiélés, avec une ligne iriégulièic noire et en zigzag sur le dos, el une rangée de taches noires sur les Qancs; le ventre est <l'iin gris d'ardoise, composé d'un nombre de plaques simples, qui varie entre cent <|uarante-qualre et cent soixante-riix-sept; celui des Iliaques caudales est encore plus variable, il est de vingt neuf à soixante-huit paires de plaques. Sa tête est obtuse et comme tronquée en avant, plus large que le col ou le corps en arriére où elle est même cordiforme; elle est déprimée, couverte de petites écailles granulées; son museau porte six petiles plaques dont deux sont perforées pour l'ouverture des narines qui forment une tache noirâtre; deux bandes noires réunies en forme de V se voient à sa partie supérieure. La mâchoire supérieure est blanchâtre, tachetée de noir, l'inférieure est jaunâtre ; les yeux bordés de noir sont très-petits, mais vifs et brillants; la langue, comme celle des Couleuvres, est longue, molle, très rétractile, fourchue à sou extrémité libre, noire ou grisâtre. La Vipère habile surtout les bois élevés et rocailleux; elle se nourrit d'Insectes, de Vers, de Mollusques et de petits Quadrupèdes comme les BJulots, les Taupes, etc. A l'approche de l'hiver, les Vipères se retirent dans des trous profonds et à l'abri du froid, et passent toute la mauvaise saison dans un état d'engourdissement pres- <|ue complet. En général, elles se réunissent plusieurs ensemble et s'enroulent et confondent leurs replis pour passer l'hiver; mais au retour du printemps, elles sortent de leurs retraites et on les voit s'étendre sur les rochers exposés au soleil. La Vijière commune, de même «lue les autres espèces de son genre, est du petit nombre des Reptiles qui ne pondent point d œufs et dont les petits naissent nus el vivants; cependant tant qu'ils sont contenus dans l'intérieur de l'utérus de leur mère, ils sont renfermés dans des œufs à parois membraneuses : ce n'est que vers la fin de la gestation, qui dure environ huit mois, que les petits rompent la membrane qui les enveloppe. Mais à l'époque de leur naissance, ils portent sur leur abdomen les restes de l'œuf membraneux dans lequel ils étaient contenus.
Le venin de la Vipère,' au moment où il vient d'être sécrété, offre une consistance à peu près oléagineuse, une couleur légèrement jauuâlre ; sa saveur, d'abord faible, laisse ensuite dans l'arrière-bouclie une âcrelé insupportable el difficile à définir. Ce suc ne parait être ni acide ni alcalin, et eu se séchant, il jaunit et forme des écailles analogues à celles que formerait du mucus ou de l'albumine. Plusieurs auteurs se sont occupés de constater par l'expérience les effets délétères du venin de la Vipère sur un grand nombre d'animaux. Cbaras el surtout Foulana ont éclairé cette question par des expériences en si grand nombre cl variées de telle sorte, qu'elles ne laissent plus rien à désirer. Fontana a d'abord rec(Minu que ce venin était sans action sur certains animaux d'un ordre inférieur, comme les Annélides, les Mollusques, et même certains Ueptiles, tels que lOrvet et la Vipère elle-même. Ainsi, eu faisant mordre une Vij)ère par un autre individu de son espèce, ou en inoculant son fluide venimeux dans une plaie faite à ce Reptile, il n'en résultcrail aucun
accident. Mais sur les animaux à sang chaud en général, sur les Oiseaux et les Mammifères, l'inlroduction du venin, soit directement par la dent de l'animal, soit par son inoculation artificielle, produit des accidents dont l'intensité varie suivant différenles circonstances. D'abord il est évident que, tontes choses égales d'ailleurs, les accidents seront d'aulant plus graves que l'animal sera d'une espèce plus petite. Ainsi, comme l'onl montré les expériences de Fontana, tandis qu'un centième de grain suffit pour faire périr presque instantanément une fauvette ou lont autre Oiseau du même genre, il en faul environ un quinzième de grain pour tuer un Pigeon. Cependant cette proportion n'est pas toujours rigoureusement la même pour les animaux d'un volume semblable ou ù peu près semblable, puisque près de deux grains n'ont produit presqu'aucun elïelsur un Corbeau. On voit par là que l'indiosyncrasie individuelle est aussi une circonstance fort importante dans les effets de ce fluide. Fonlana a aussi évalué <|u'il en faudrait enviroti trois grains pour donner la mort à un Homme, et jusqu'à douze grains pour un Bœuf.
Les effets de la morsure de la Vipère sur l'Homme, qu'il est surtout intéressant de bien connaître, sonl encore diversement influencés. La morsure d'une Vipère pourra quelquefois être fort peu dangereuse pour l'Homme, ou bien elle pourra mettre ses jours en danger et même causer sa morl. D'abord, au moment de la morsure, la quantité du fluide actuellement sécrété n'est pas toujours la même ; car l'animal peut avoir eu récemment l'occasion d'en employer une partie, ce qui nécessairement amène de grands changements dans Pinlensité des accidents. En second lieu, on a remarqué que dans la saison la plus chaude de l'année, el surtout dans les provinces plus méridionales, ce venin était beaucoup plus actif que dans les circonstances opposées. La gravité de ces effets est encore augmentée, suivant que la morsure a eu lieu dans certaines parties du corps plutôt que dans d'autres. C'est ainsi qu'à la face, à la partie interne des cuisses, et surtout sur les parties latérales du col, la morsure est plus dangereuse. On conçoit aussi qu'un individu qui aurait été mordu deux ou trois fois de suite par le même animal , comme cela arrive quelquefois, sera en plusgrand danger que celui qui n'aurait éprouvé <iu'une seule morsure. La force du sujet, l'effet moral produit sur lui par la piqûre , son état sain ou de maladie, sont autant decircojistances propres à modifier le développement des accidents. Eu général on peut dire qu'une seule morsure faite par une Vi|)èrc, n'est jamais mortelle |)our l'Homme; du moins les cas de ce genre, qui se seraient terminés d'une manière funeste, sont-ils excessivement rares. On peut même s'opposer au développement de ces accidents par un moyen très-simple, quand il est mis en pratique immédiatement. 11 suffit, en effet, de sucer fortement la plaie pour neutraliser l'action du venin. Car l'expérience a démontré jusqu'à la dernière évidence que ce venin, si subtil, si dangereux, lorsqu'on l'applique sur une luirlie dénudée, est sans aucune action sur les membranes muqueuses qui ne présentent aucune plaie. Celle connais-
sance esl, comme on voil, extrêmement impoilanle. On peut aussi, par un Irailement convenablement administré, sinon prévenir enlièrcment, du moins arrêter dans lenr accroissement les symptômes de la morsure. Celle morsure est souvent peu douloureuse au moment où elle vient d'être faite; mais Irès-souvcnl elle esl presque inslanlanémenl suivie d'une douleur très-vive. Tantôt il n'y a qu'un seul des crochets (|iii pénètre, tantôt on voit deux petites ouvertures éloignées l'une de l'autre de cinq à six li|;nes, plus ou moins, c'esiadire de toute la largeur de l'écarlement des deux branches de la mâchoire supérieure à laquelle les crochets sont implantés. Ces ouvertures ou piqûres sont quelquefois presque imperceptibles, surtout si la morsure a été peu profonde, c'està dire si l'extrémité seule des crochets a pénétré dans la plaie. Bientôt une rougeur plus ou moins vive se montre autour de ces piqûres : elles se gonflent et la douleur augmente; les parties environnantes ne lardent pointa être envahies parle gonflement; elles deviennent pâteuses, d'un jaune livide et d'un rouge terne. En même temps se développent des symptômes généraux plus ou moins graves : des nausées, un malaise général, des vomissements bilieux, des lipothymies, une céphalalgie vive; les yeux se gonflent, deviennent rouges, et des larmes abondantes s'en échappent. Si c'est à la main ou à la partie inférieure de la jambe que la morsure a eu lieu, le gonflement gagne de proche en proche , et ne larde pas à envahir la lolalité du membre, qui aciiuiert un volume tel, qu'il devient au moins six fois plus considérable que dans l'élat naturel; le gonflement esl pâteux, la peau d'un rouge livide, couverte de phyctènes remplies d'un liquide séreux et jaunâtre ; en un mol, tout f:ill présager un sphacêle du membre supérieur. Mais peu à peu, et par suite d'un traitement convenablement appliqué, ces accidents terribles perdent leur intensité, et le malade finit par se rétablir. Les douleurs et la rougeur paraissent en général suivre le trajet des principaux troncs lymphatiques et veineux, ou celui des nerfs. Quand les symptômes ont acquis toute leur intensité, le malade paraît sous le poids d'une fièvre adynamique très-violente; des sueurs froides, visqueuses, la fétidité de l'haleine, la paralysie des différenls sphincters, et par suite l'excrétion involontaire de l'urine et des matières fécales, s'ajoutent aux autres symptômes énoncés précédemment. Enfin, si par suite d'une médication favorable ou par leseffdrls de la nature, la gravité de la maladie n'éprouve aucune amélioration, la mort vient quelquefois terminer celle scène de douleur. En effet, on possède mallieureusement un assez grand nombre d'exemples d'issue funeste de la morsure de la Vipère.
Le traitement de la morsure de la Vipère doil avoir d'autant plus d'efficacité, qu'il est commencé dès les premiers temps de la morsure. Le moyen le plus efficace et le plus simple, quaml le lieu occupé par la morsure le permet, consiste à sucer immédiatement la plaie. Nul danger, en effet, n'est à craindre par suite de celle aclion, mais dans le cas seulement où il n'y a aucune excoration à la membrane muqueuse de la bouche et des lèvres. L'expérience a même prouvé que
l'on peut impunément avaler la salive imprégnée de ce venin. On peut aussi pratiquer au-dessus de la plaie une ligature convenablement serrée, mais non pas jusqu'au point d'interrompre complètement la circulalion, ce (lui amènerait nécessairemrnl la gangrène de la partie. On applique alors sur le lieu de la plaie une ventouse. Ce moyen avait déjà été indiqué par Celse; dans ces derniers temps, il a été présenté de nouveau par plusieurs médecins recommandables, et spécialement par les docteurs Barry. Bouillaud et Manglli. qui ont fait un grand nombre d'expériences pour en conslaler l'efficacité. Lorsque l'on a retiré la ventouse, on fait dans les environs de la plaie des scarifications plus ou moins profondes, et l'on cautérise la pi(|ûre ellemême, soit avec le fer rouge, soit avec un caustique, tel que la pierre à cautère ou le beurre d'antimoine. En général cette réunion de moyens, lorsqu'ils sont employés immédiatement après la morsure, s'oppose au développementdes accidents. Suivant le docteur Barry, on peut même appliquer la ventouse avec succès lorsque les symptômes se sont déclarés : elle les modère, et souvent même les fait complètement cesser.
Un grand nombre de substances ont élé successivement vantées comme pro|)res à combattre les accidenis résullanls de la morsure des Serpents venimeux et de la Vipère en particulier. De Ions ces médicaments, il n'en est aucun qui paraisse agir avec aulanl de sûreté (|ue l'Ammoniaque liquide et ses préparations, comme l'eau de Luce, le savon de Starckey, etc. Déjà il y a fort longtemps que Bernard de Jussieu avait constaté ce fait en guérissant, dans ses excursions de botanique, les jeunes gens qui avaient été mordus par ce Reptile venimeux.
Vipère Ammodtte ou a mcsead conNc. lipera Ammodytes, Daud.; fripera Illyrica, AIdr. Celle espèce n'est pas aussi voisine de la Vipère commune par sa forme et sa couleur qu'on l'a dit. Sa longueur varie beaucoup. On trouve des individus qui n'ont guère au delà de sept à huit pouces, et d'autres qui ont de dixhuit pouces à deux pieds. Ses teintes sont variées; elle esl tantôt d'un brun foncé sur le dos. tantôt rougeâlre, avec des taches noires et une ligne en forme de chapelet noir; il y a une sorte de corne mobile et charnue qu'elle porte sur le museau. Les anciens, et surlout les auteurs du moyen âge, dil Lacépède, ont beaucoup parlé de ce Serpent très-venimeux, qui habite plusieurs contrées orientales et que l'on trouve dans plusieurs endroits de l'Italie, ainsi que de l'Ill'"' i, aulrement dite Esclavonie. On a dil que son nom .flVvienl de l'habilude qu'il a de se cacher dans le sable, dont la couleur est à peu près celle de son dos, variée d'ailleurs par un grand nombre de taches noires, disposées souvent de manière à représenter une bande longiludinale et dentelée. Il n'est pas certain que l'Ammodye vive non-seulement en Ilalie et en lllyrie, mais en Autriche et dans l'est de la France. Sa morsure esl au moins aussi venimeuse que celle de l'espèce précédente. On a vu des individus périr trois heures seulement après avoir élé mordus par l'Aminodyle. Mais cependant les accidenis ne sont ni aussi prompts ni aussi terribles. Les symplôjnes qui suivent celle morsure sont à peu
O.jfi
près les mêmes que ceux qui se rléveloppent après celle de la Vipère commune. Sou venin peut aussi élre avalé impunément, et en suçant la morsure imméilialement après qu'elle vient d'êlre faite, on s'oppose aii développement des accidents. Ce Serpent est fort commun en Autriche, en Morée, etc.
Vipère Céraste, fripera Cérastes, Datidin. II est ainsi nommé à cause des deux cornes qu'il porte audessus de ses yeux, sur son front. Il a été connu dès la plus haute antiquité, car on voit son image représentée sur les ol)élis(|ues et autres monuments de l'ancienne Egypte. On le trouve non-seulement dans la vallée du Nil, mais dans les sables brûlants des autres régions de l'Afrique septentrionale, en Arabie, en Syrie, etc. La léte du Céraste est déprimée, très-obtuse, et comme tronquée en avant, reiitlée derrière les yeux, mais se rétrécissant vers le col. Le dos est d'un jaune terne, marqué de taches noirâtres, irrégulières; l'abdomen est moins foncé. Linné a compté sur un individu de celle espèce cent cinquante Rrandes placjues abdominales, et vingt-cinq paires de caudales; Hasselquist, sur un autre individu, cent cinquante abdominales, cl cinquante paires de caudales; Lacépède, sur deux individus observés par lui, a trouvé cent quarante-sepl grandes pla<|ues sous le ventre, et soixante-trois petites plaques sous la queue. Ces différences, observées dans la même espèce, prouvent (|ue le nombre de ces plaques ne peut servir à caractériser les différentes espècesde Serpents. La moisure du Céraste est, comme celle des autres Vipères, suivie d'accidents extrêmement graves.
ViPÈBE ROUGE, ripera rliœrsea , Daudin.; t'o/w/jcr chœrsea, L. Sa longueur est très-variable : en Suède elle n'excède guère six ponces, et sa grosseur est celle du petit doigt; d"autres individus, au contraire, ont jusqu'à dix sept à dix-huit pouces et une grosseur proportionnée. Le nombre de ses plaques varie, celui des abdominales de cent quarante-six à cent cinquante, celui des caudales de trente à trente-quatre. Son dos est d'un gris rougeàlre, marqué d'une bande longitudinale brune, offrant sur ses bords de petites taches noirâtres et semi-lunaires. Ses écailles dorsales sont carénées, ainsi que celles de la tète; son ventre est blanchâtre, pointillé de brun-noir. Son museau, obtus et retroussé, se termine i)ar une pointe redressée. Sur sa tête, qui est déprimée, on remarque deux lignes divergentes en forme d'Y. Ce Replile n'est pas moins redoutable que ' K autres Vipères. Il est fort commun dans les rég écii septentrionales de l'Europe; on le trouve égalen.-iil dans les Pyrénéens.
Vipère hoejuchate. fripera hœ mâchâtes. Elle est d'un brun rougeâtre, marbrée de blanc; son museau est coupé obliquement en dessous; le dessus de la tête est couvert de neuf grandes écailles disposées sur quatre rangs. Du cap de Bonne-Espérance.
Vipère Naïa. 6't»/«6er//aye,L.Descriplion de l'Egypte (Rept., pi. 7). Écailles petites, imbriquées, hexagonales ou losangiques; ventre garni de plus de deux cents plaques entières; dessous de la queue, muni d'une centaine de paires dedemi-placjues; cou élargi en arrière d'une manière marquée; teinle générale verdâtrc, bordée de brunâtre. Taille, environ deux pieds, la queue
occupant près du tiers de la longueur totale. Ce Serpent parait être le véritable Aspic de la morsure duquel Cléopâtre se donna la mort. La partie élargie du cou est marquée d'une tache brune, (|ui a précisément la forme d'une paire de lunelles, d'où est venu le nom que l'on a imposé à ce Reptile qui, dans l'état de repos, a son cou comme les autres Serpents. Ce n'est que lors- (|u'il est excité qu'on le voit se distendre de manière à former une sorte de capuchon sous lequel peut se re- (irer la tête. On trouve le Naïa à la côte de Coromandel; mais on n'en a jamais observé au nouveau monde, quoi qu'en ait dit Séba qui figura de ces Serpents comme venant du Brésil, du Pérou ou du Mexique. Il en existe une mullilude de variétés, toutes également dangereuses. C'est ce Serpent que les bateleurs et charlalans apprivoisent dans l'Inde, et aveclesquels (après leur avoir arraché les crochets à venin) ils s'entrelacent, dansent et amusent la multitude ignorante et superstitieuse, qui suppose à ces jongleurs des secrets surnaturels pour dompter les animaux les plus dangereux et les manier sans danger.
VIPÉRINE, rept. Espèce du genre Couleuvre.
VIPÉRINE. Ecliium. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Pentandrie Blonogynie. L., offrant les caractères suivanls : calice persistant, ù cinq divisions profondes, droites et subulées; corolle irrégulière, presque infundibuliforme; le tube court, élargi a la partie supérieure; le limbe oblique, divisé en cinq ' lobes inégaux; l'orifice nu et ouvert; cinq élamines à filets subulés, irréguliers, inclinés, souvent plus longs <|ue la corolle; ovaire quadrilobé, au centre duquel s'élève un slyle de la longueur des étamines, terminé par un stigmate bifide; quatre akènes arrondis, obli- <|uenient acuminés, renfermés dans le calice durci. Ce genre est un des plus naturels de la famille, et des plus faciles à distinguer; mais les espèces européennes se nuancent entre elles de manière à offrir beaucoup d'ambiguïté. On peut citer sous ce rapport les Echium violaceiim et planlayiiieu m, ioVies espèces des départements méridionaux de la France.
On compte aujourd'hui un nombre très-considérable de Vipérines qui croissent en Europe, principalement dans la région méditerranéenne, en Egypte, en Orient, dans les îles Canaries, au cap de Bonne-Espérance, et aux environs de Buénos-Ayres. Parmi les Vipérines exotiques, on divlingue les E. giganteum et canilicans, qui sont des arbustes originaires des Canaries, et que l'on cultive dans les serres d'orangerie de quelques jardins d'Europe. Ces arbusles ont un port trèsélégant ; leur tige s'élève à quelques pieds, et se divise en rameaux blanchâtres garnis de feuilles éparses, sessiles, fort longues, velues et soyeuses. Leurs Beurs sont belles, blanchâtres ou bleuâtres, disposées en beaux épis pyramidaux.
Le type du genre est la Vipérine commbre, Echiuui vulgare, L., plante herbacée, fort répandue dans les lieux incultes de toute l'Europe. Ses tiges sont droites, terminées par de superbes épis de rameaux formés de fleurs bleues, quelquefois couleur de chair. Celle plante est hérissée de poils rudes, ce qui pourtant ne nuit pas à son élégance; on peut en dire autant
(le quelques aiilres espèces {E. aspenimiim cl E. {jiamlifloriiiii) doiil l'aspect es[ aussi fort agréable.
VIPION. r/pw. INS. Geiii-eproposéparLalicillequira formé aux liépens des Iclincumons. A'. Ichnecmonides.
VIREA. coT. Sous ce nom yéiiérique. Ailanson a séparé le LcoiilOilon hasiile, L., qui ne diffère pas assez des autres Leonlodon pour en être distinct.
VIRECTA. BOT. Linné fils a élaldi sous ce nom nn genre dans la famille des Uubiacées, pour le lionde- /elia biflora, auquel il attribue, à tort, une capsule à une seule loge. Dans son Mémoire sur les Ruhiacées, Richard a réuni de nouveau ce genre au Ronileltlia.
VIRÉON. rireo. ois. Genre créé par Vieillot pour quel- ((ues Monclierolles et Tangaras, et qui aurait pour type le Tauug la sileita, AeGmeVm. Les caractères essentiels sur lesquels repose la ciéalion de ce genre ont paru trop peu distinctement tranchés, pour <|u'il fût adopté
iiblé
AIRESCITE. HiN. Syn. de Pyroxènc. y. ce mol.
VIREYA.BOT. Genredela famille des Éricinées, établi par Blume {Bijdr. Flor. ned. Ind., p. 834), qui l'a ainsi caractérisé : calice petit, à cinq dents peu prononcées; corolle presque campanulée ou infundibuliforme, régulière, à cimi lobes, adnée au disque calicinal. Étamines, au nombre de dix. insérées sur le disque calicinal, à filets alternativement plus courts, à an- Ihères oblongues, nues, s'ouvrant par un double port; ovaire supère, surmonté d'un style filiforme, et d'un stigmate capité, à cinq sillons; capsule en forme de silique, à cinq angles, à cinq loges et à cinq valves; léceptacle columnaire, quinquélobé; graines nombreuses, terminées aux deux bouts par une aile sétiformc. D'après une note manuscrite que l'auteur a mise sur un exemplaire que nous avons sous les yeux, le genre en (piestion ne différeiail peut être pas suffisamment des genres Rhudodendron et Azalea; et comme il y a un autre genre (^ireya ou yiroya, établi à peu près dans le même temps par Gaudicbaud, le nom <levra rester à celui-ci. lilume avait établi son genre sur cinq espèces dis montagnes de Java et de Célèbes. Ce sont des arbrisseaux, pour la plupart parasites, à feuilles éparses (les supérieures quelquefois verticillées), très entières, coriaces, ponctuées écailleuses en dessous, à fleurs fasciculées, terminales; les unes ayant la corolle presque campanulée, les autres l'ayant infundibuliforme.
VIREYE. Fiiaya. bot. Gaudicbaud (Voyage de l'Uranie, partie botanique, p. 4Cli) a établi sous ce nom un genre de la famille des .Synanihérées, tribu des Inulées, auquel il a imposé les caractères suivants : involucre hémisphérique, à plusieurs folioles imbriquées, scarieuses, les extérieures oblongues, blanchâtres, atténuées à la hase, les intérieures plus longues, linéairesspalulées, d'un jaune brun; réceptacle garni de papilles; calathide composée de Heurs hermaphrodites, à corolle tubuleuse; étamines dont les filets sont cohérents par la base?; fruits ohlongs, atténués en bec au sommet; aigrette composée de poils bisi>idules, légèrement soudés par la base.
ViRETE PoDOLÈPE. yifoya Podolepis, Gaud., loc. cit., (al). 89. C'est une plante herbacée, dressée, à
feuilles éparses, linéaires, très-entières, tomcnleuses, et à fleurs en corymbes terminaux. Celle plante croît à la baie des Ciiiens-AIariiis, dans la Nouvelle-Uollande.
VIRGARIA. BOT. {Mucédinées.) Ce genre est si voisin du Buliylis, qu'il ne mérite pas d'en élre distingué; aussi est-il confondu avec lui par Link, Persoon et Fries. Nées, «[ui l'a établi, le caractérise ainsi : filaments droits, rameux. à rameaux dressés et plusieurs fois divisés; sporules globuleuses, éparses ou réunies vers les extrémités. On n'en connaît iju'une espèce, le y/ryaria iiigra ou Bolrxtis nigia, qui croit communément sur les branches et les herbes mortes, sur lesquelles il forme des touffues étendues et serrées, noires, et d'un aspect velouté.
VIRGAUREA. bot. L'une des sections du genre Solidago, de la famille des Synanihérées, lril)u des Astéroïdées.
VIRGILIE. yiigilia. bot. L'Héritier avait donné le nom du chantre des Géorgiques à un genre de la famille des Synanihérées, qui a été généralement admis sous celui de Galaidia ou Gaillaidia. V . ce mot. Le même nom de y ugilia fut imposé par Lauiarck à un genre de la 'amille des Légumineuses, tribu des Sol)horées, et qui olïre les caractères suivanis : calice à cinq dents, presque bilabié; corolle papilionacée,dont les pélales sont i)resque égaux, l'étendard ayant les côtés non réfléchis; dix étamines libres; stigmate obtus, imberbe; gousse comprimée, ohlongue, bivalve et polysiierme. Le type de ce genre est le yiryilia Capeu ii.f, Lamk., llluslr., lab. ôl'G; But. AJiiguz., lab. 1390, qui a reçu une foule d'autres noms. C'est le Sopliora Capensis, de Burmanu, le, Soplwra oroboides, de Bergius, VHji'Ocii/xpliis Capensis^deTbunlievg.hPodalyria Lapensis, d'Andrews, etc. Cet arbrisseau est peu élevé, à feuilles imparjpinnées, à fleurs rougeàtres, disposées en grappes simples, axillaires. Il croît au cap de Bonne-Espéiance. Une espèce voisine de la précédente , est remar(|uable par ses fleurs d'un beau jaune doré, ce qui lui a fait donner le nom deyiigîiiaauiea. L'Héritier {Slirp. «t-c, lab. 75) l'a figurée sous celui de Rnbinia subdecandia, el elle a été jjlacée par Willdenow dans le genre Podulyria. Parmi les autres espèces, on distingue encore le yiigilia lulea, lUichx. fils (Arbr. de l'Amer., ô, p. 266, lab. .3), bel arbre originaire de l'Amérique septentrionale, et que l'on cultive maintenant en Europe pour la décoration des parcs el des jardins pittoresques. Il s'élève à plus de quarante pieds sur un tronc qui a environ un pied de diamèlre. Son bois est tendre, d'un grain fin, ayant le cœur jaune, susceptible de donner une belle teinture. Ses feuilles sont imparipinnées, à folioles au nombre de neuf à onze, pres(|ue rondes, très-enlières. Les fleurs sont jaunâtres, disposées en grappes pendantes.
VIRGULAIRE. yhgiilaiia. polvp. Genre de Polypiers nageurs, ayant pour caractères : corps libre, linéaiic ou filiforme, très-long, entouré eu partie de pinnules embrassantes et polypifères, el contenant un axe pres- (|ue pierreux; pinnules nombreuses, petites, distiques, tiaiisverses, aiquées, embrassant ou entourant le rachis, à bord supérieur polypifère. Les espèces de ce genre diffèrent des Pennatules par leur aspect et leurs
habitudes; elles sont bien plus allongées que celles-ci; i leur corps est proporlionnellemenl beaucoup plus grêle; leurs piuniiles polypifèressonl fort petites, transverses, embrassant ou entourant la lige, de sorte qu'elles ras- 1 semblent plus à une verge ou à une petite baguette '■ qu'à une plume. Les Pennatules flottent vaguement ; dans les eaux; les Virgulaires s'enfoncent en partie dans le sable ou dans la vase ; la partie de leur tige, couverte de polypes, est seule dans l'eau. On en compte trois espèces : les Fiigularia mirabilis, juncea et auslralis.
VIRGULAIRE. Firgularia. bot. Ruiz et Pavon (Syst. Flor. Peruv., p. 161 ) ont établi sous ce nom un genre qui appartient à la Didynamie Angiospermie, L., et lui ont imposé les caractères essentiels suivants : calice persistant, campanule, presque bilabié; corolle irrégulière, dont le tube est un peu courbé, renflé à l'orifice, le limbe à cinq lobes arrondis, inégaux; quaire étamines didynames, à antlières sagittées; un slyle portant un stigmate bifide, la division supérieure engainant l'inférieure; capsule à deux loges, renfermant des graines non[ibreuses. Ce genre se composait primitivement de deux arbrisseaux du Pérou (yiigularia laticcolala et f^. revoliila), dont les rameaux nombreux et effilés portent des feuilles opposées, lancéolées ou obtuses, planes ou roulées sur leurs bords. Dans le troisième volume de ses A'ora Gênera etSpecies Plant. BrasiUœ, Marlius a fait connaître, par d'excellentes descriptions et de belles figures, trois espèces nouvelles de f^irgiilaria sous les noms de l^irgularia campestris , motttana et alpestris. Il a de plus indiqué, comme faisant partie du même genre, VEsterhazia splendida de Jlikan {Dclect. Flor. Bras., tab. 5). Le genre Firgularia appartient à la famille des Gesnériées, et a les plus grandes affinités avec le genre Gesneria lui-même, tellement que cerlaii'.es espèces de Firgularia ont été décrites sous le nom généri(|ue de Gesncria par Chamisso et Schlectendal. Les espèces figurées par Martius sont de cbarmants petits arbrisseaux, à petites feuilles linéaires, et à belles Beurs roses ou couleur de cliair, maculées de pourpre. Ces plantes croissent au Brésil entre le ai" et le 15" degré de latitude austiale. On les rencontre dans les lieux humides, inondés, sablonneux ou tourbeux; quel(|ues espèces se plaisent dans les montagnes, à environ trois mille pieds d'élévation.
VIRGULINE. Firgiitiiin. hoil. D'Orbigny a proposé ce genre dans son Travail général sur les Céphalopodes fora min itères. Les YirguI Inès font partie de la fa mille des Énallosiègues, et se placent entre les genres Polymorphiiie et Spliéioïdine. assez loin cousé(iuemment des Texlula Ires, avec lesi|uelles elles ont infiniment de rapports. On peut dire que les Virguliiies ne diffèrent des Textulaires que par la forme de l'ouverture. Comme dans ce genre, les Virguliiies sont foimées déloges alternantes, obliques, dont la superposition et l'alternance donnent à la co(iuille l'apparence d'être couverte d'écaillés; les loges sont alternantes sur deux axes, et la dernière, un peu pointue au sommet, est percée d'une ouverture latérale et ventrale qui a tout à fait la forme d'une virgule, dont la grosse extrémité est au sommet de la
loge ; cette ouverture est longitudinale. Les caractères de ce genre sont exprimés de la manière suivante : cociuille allongée, droite, conico subcylindrii|ue, atténuée à ses extrémités; toutes les loges sont alli inantos, la dernière a une ouverture virgulaire longitudinale et latérale à sa partie supérieure. Le genre Virguline ne contient encore qu'une seule espèce fossile, que d'Orbigiiy a nommée Virgcline écaillebse, Firgulina sqtianwsa, Mém. sur les Cé|ibal., Ann. des Se. nal., I. vil, p. 267; ibid.. Modèles de Céphal., S» livr., n" 64. Coquille extrêmement petite que l'on trouve aux environs de Sienne.
VIRGULINE. Firgnlina. IM. Genre de la famille des Cercariées, établi par Bory Saint-Vincent dans l'ordre des Gymnodés, et dont lescaraclères sont : corps obrond, membraneux, aminci par sa partie postérieure en une très-petite queue fléchie en virgule sur l'un des côtés de l'animal (|ui est très-comprimé. Parmi les cinq ou six espèces qui rentrent dans ce genre, la Virgdline Plehroîiecte, Firgulina Plenroiicctes,h., est la plus grande; c'est un Cercaria, de MUiler, représenté dans sa pi. 19, fig. 19 à 21. Le Firgiilina brevicainta, B., est plus petite; c'est le Cercaria représenté par MUIIer, tab. 20, fig. 2. On les trouve l'une et l'autre dans l'eau (les marais, surtout quand elle a été longtemps gardée dans des vases.
VIROLA. DOT. (Aublet.) F. Mbscadier.
VIRSOIDE. BOT. (Donati.) F. Fcccs.
VIRSON. BOT. Le genre de Fucacées, ainsi institué par Adanson, a été réuni au genre Fucus, à' Agardh.
VIS. Terehra. boil. Ce genre, créé par Adanson, ne fut pas adopté par Linné, qui le confondit dans son grand genre Buccin. Brugnjère rectifia le genre Buccin de Linné, en séparant les Vis, qu'il mit à côté des Cérites. Lamarck rétablit ce genre à la place qu'il devait occuper, en l'admettant, dans son Système des Animaux sans vertèbres, à côté des Ébiirnes et des Buccins. Ces rapports étaient trop justement semis pour n'être pas adoptés; aussi le furent ils généralement. Cuvier cependajit fut un des auteurs qui s'en éloigna le plus par les modifications qu'il y apporta pour se rapprocher de Bruguière. Le genre Vis, dans sa Méthode, est au nombre des sous-genres des Buccins; mais il est placé le dernier, après les Pourpres et les Casques, de manière à se trouver à côté des Cérites, qui forment le genre qui suit immédiatement. L'arrangement lie Lamarck, qui place les Cérites parmi les Coquilles caiialiculées, et les Vis parmi les échancrées à la base, semble préférable à celui de Cuvier. Il l'est bien certainement à celui de Férussac, (|ui met ce genre au commencement de la famille des Volutes, à côté des Mitres; et, comme cette famille, dans son système, est précédée de celle des Enroulées, il s'ensuit que les Vis sont entre les Tarières et les Mitres. Caractères génériques : animal spiral, très-élevé; le pied très-court, rond; la tête portant deux tentacules trèspetits, triangulaires, ayant les yeux au sommet; une longue trompe labiale sans crochets, au fond de laquelle est la bouche également inerme. Coquille allongée, turriculée, très pointue au sommet; ouveiture ovalaire, longitudinale, plusieurs fois plus courte que
la spire, ëchancrée inférieiirement; base de la columelle torse ou oblique; opercule petit, corné, sublrapézolde, à éléments écaillcux; nucléus submédian. Les coquilles du genre Vis sont toutes allongées, lurriculées, trèspoinlues; les tours sont nombreux, serrés, aplatis, jamais convexes, à suture superficielle, presque toujours simple; l'ouverture est petite, pointue au sommet, plus élargie à la base, où elle est profondément écbanciée à la manière des Buccins ; la cnlumelle est droite, sans plis, tronquée obliquement ou tordue à la base; elle est souvent entourée par le bord gauche qui est saillant, quelquefois elle est oblique dans toute sa longueur, ce qui rend l'ouverture plus évasée à la base.
Vis TACHETÉE. Terehra macula ta , Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 283, n" 1 ; Buccinum maculatum, L., Gmel., p. 3499 , n" 130; Lister, Conch., lab. 846, fig. 74; Rumph, Mus., tab. 30, fig. a; Favan., Concli., pi. 39, fig. a; Knorr, Verg., 3, tab. 23, lig. 2 etC, tab. 19, fig. C; Martini, Conch., t. iv, tab. 153, fig. 1440; Encycl., pi. 402, fig. 1, a, b. Celle Coquille est la plus grande du genre ; elle est blanche, avec des rangées de taches brunes. Elle est des mers du Sud et de l'Inde.
Vis CRÉriELÉE. Terebra crenulata, Lamk., loc. cit., n» 3; Buccinum crennlatum, L., Gmel., p. 3300, II" 132; Lister, Conch., tab. 846, fig. 75; Rumph., Mus., tab. 30, fig. e; Knorr, Verg., 1, tab. 8, fig. 7; Favan., Conch., pi. 40, fig. a 1; Martini, Conch., l. iv, tab. 134, fig. 1445; Encycl., pi. 402, fig. 3, a, b. Coquille subulée, à tours nombreux et crénelés à leur partie supérieure. Elle vit dans l'océan Indien.
VIS A CARACTÈRES, moll. f. Alêne.
VISCACHE. MAM. y. Callosyde.
VISCAGO. BOT. Ce nom, ainsi que celui de yiscaria, était appli(|ué par Césalpin, Camérarius, et d'autres auteurs anciens, à quelques espèces de Cariopliyllées à liges visqueuses, qui rentrent dans les genres Silène el Lychiiis. Mœnch et Haller ont reproduit ce nom générique pour certains Silène et Cucubalus.
VISCAIRE. f'iscaria. bot. Genre de la famille des Silénacées, établi par Roehl qui lui assigne pour caractères : calice dépourvu de bractées, oblong, en massue ou turbinato-cam|)anulé, à cinq dents ; corolle composée de cinq pétales; carpopliores courts ou allongés, insérés hypogyniquement au sommet du calice : les onglets sont linéaires et les lames bifides ; dix élamines insérées avec les pétales; filaments filiformes ; anthères ù deux loges, longitudinalement déhiscentes ; ovaire à trois, quatre et très-rarement cinq loges à la base, mais qui se fondent insensiblement en une seule vers le sommet; plusieurs ovules ampbilhropes, insérés sur des funicules distincts, soudés à la cloison, jus(|ue vers le milieu de la columelle centrale, puis libies ; cinq styles filiformes. Le fruit est une capsule semblable à l'ovaire, renfermant de très-petites semences réniformes et tuberculées; embryon annulaire, entourant un albumen farineux.
ViscAiRE ocBLÉE. yiscaiia oculala, Roehl. C'est une plante herbacée, haute de deux à trois pieds, à tiges grêles qui se divisent en plusieurs rameaux; les feuilles sont opposées aux articulations, sessiles, un peu cor-
dées à leur base, allongées cl acuminées au sommet; les fleurs sont grandes, d'un rouge pourpré intérieurement, d'un ronge violâlre à l'extérieur.
VISCOIDES. BOT. (Plumier.) Syn. de Ps/cliolria.
VISCOSITÉ. BOT. Excrétion gluante, qui se monlreaux surfaces corticales ou foliacées de dilîéients végétaux.
VlSCl'M. BOT. r. Gm.
VISELA. MAM. La Marie est désignée sous ce nom dans les anciens auteurs.
VISENIE. yisenia. bot. Genre dont la place est resiée douteuse dans les familles naturelles, mais que son auteur, Houttiiyne, croit devoir attribuer à celle des Bytlnériacées; il lui donne pour caractères : calice à cinq divisions ; corcille composée de cinq pétales ; cinq élamines monadelplies à leur base; cinq ovaires monostyles, réunis entre eux. La fructification consiste en cini) capsules soudées, bivalves et monospermes; semences attachées au fond de la capsule, prolongées en aile supérieurement; albumen amygdalacé; cotylédons foliacés; radicule infère.
VisENiE DE l'Inde. Fisenia Itidica, Houtt.; Melochia odorata, Forst.; Riedleia odorala, DC. C'est une plante herbacée, des îles de la mer du Sud; ses feuilles sont grandes, pétiolées, ovales, un peu cordiformes et pointues, doublement dentées en scie, glabres, marquées en dessous de nervures obliques, saillantes, qui naissent, les unes de la côte moyenne, les autres du sommet du pétiide. Les fleurs viennent en panicules lâches, rameuses , assez amples, élevées sur de longs pédoncules, et chargées, ainsi que les pétioles, d'un duvet court et lonienteux.
VISION. Le sens de la vue ou la faculté de percevoir, par l'intermédiaire de la lumière, les objets placés à distance, ne paraît exister que chez les animaux pourvus d'un appareil spécial destiné à cet usage et appelé (Œil (^. ce mot); mais le pouvoir de distinguer la clarté de l'obscurité existe même chez des êtres qui n'ont aucun organe de cette nature, tels que les Hydres, les Actinies, etc. L'impression de la lumière, de même que toutes les autres sensations externes, est d'abord reçue par tous les points de la surface tégumenlaire du corps; elle n'est alors que très-incomplète, mais bientôt on voit cette faculté se localiser et devenir en même temps plus exquise; enfin les instruments ([Ui sont adaptés à cet usage acquièrent une structure de plus en plus compli(|uée, et à mesure que la division du travail augmente, le résultat obtenu se perfectionne. Les diverses parties qui constituent essentiellement l'appareil visuel ont pour usage de livrer passage aux rayons lumineux, d'en modifier la marche et d'en isoler un certain nombre, pour les faire tomber sur le nerf destiné à les percevoir; c'est |)onr(iuoi les yeux ne sont en ([uebiue sorte (|uedesinstrumentsd'optique.
VISMEA. BOT. (Kunth.) Pour Vismia. F. ce mot.
VISMIE. (^isniia. bot. Genre de la famille des Hypéricinées el de la Polyadelphie Pentagynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, à cinq divisions à peu près égales; cinq pétales alternes avec les divisions du calice, ordinairement velus à la surface interne; élamines nombreuses, soudées par leurs filets en cinq faisceaux opposés aux pétales ; cinq glandes
nKernes avec les faisceaux d'élamines; ovaire surmonlé (le cinq slyles et couronné par des sligmales peltés; haie membraneuse, ovale, à cinq loges polyspermes. Ce genre renferme plus de quinze espèces dont quelques-unes étaient placées dans les Hypei'icum, par Lamarck. Les Hypeiirum Guianeiise et sessili/'oliuiii, d'Auldet, ainsi que VH. Cayennense, de Linné, rentrent aussi dans ce génie. Les autres espèces ont été décrites par Ruiz et Pavon, Kuntli, Peisoon et Choisy. Toutes sont originaires de l'Amérique méridionale, à l'exception du yismia Guineensis, qui croît en Guinée et à Sierra-Léone. Les Yismia sont des arbrisseaux ou des arbres à suc gommo-résineux,à rameaux quadrangulaires, munis de feuilles le plus souvent couvertes d'un duvet roussâlre, rarement ponctuées, glanduleuses; leurs Meurs sont disposées eu panicules terminales.
VISMIÉES. yismieœ. bot. Choisy a ainsi nommé la première tribu de la famille des Hypéiicinées, qui renferme les genres Haronga, de Du Petit-Thouars et Yismia, de Vandelli.
VISNAGE. f^isnuga. bot. Espèce du genre Animi.
VISNEA. BOT. A'. MOCANÈRE.
VISO^. MAB. Espèce du genre Marte.
VITALIANA. BOT. Le genre ou plutôt la plante à laquelle Sesler a donné ce nom, a été placée par Linné dans son genre l'iiinula. F. Primevère.
VITELLARIA. BOT. Genre établi par Gœrtner fils (CarpoL, pag. 131, tah. 203, fol. 1) pour un fruit <iui lirovient d'une piaule de la famille des Sapotées et que Poiiet dit' être son ChrysoiiUxtlinn niaciophxllum. Il paraît que ce genre a été anciennement constitué en manusciil par L. C. Richard. Ce fruit est une baie renfermant des noyaux uniloculaires, monosperines, revêtus inlérieureuient d'une membrane vasculaire. La graine n'a point d'albumen; son embryon est droit, à cotylédons largement plissés, soudés entre eux jusqu'à la moitié;à radicule petite et saillante. La description que Gœrlner ajoute aux caractères essentiels ne suffit pas pour que l'admission du genre soit définitive. VlTELLUS.zooL. On nomme ainsi le jaune de l'œuf. VITELLUS. BOT. Gœrtner donnait ce nom à toute partie très -renflée de l'embryon, qu'il considérait comme accessoire à cet organe. Mais les observations du professeur Richard, consignées dans ses Mémoires sur les embryons endorhizes et dans son Analyse du fruit, ont prouvé que Cœrlner avait donné ce nom tantôt à des radicules très-volumineuses, tantôt à un corps cotylédonaire très-développé.
VITEXoD GATTILIER. bot. Ce genre, delà Didynamie Angiosperinie, L., avait donné son nom à une famille de Dicotylédones raonopélales (les Galliliers, yUices de Jussieu), mais qui est plus connue maintenant sous la dénomination de Verbénacées. Tons les botanistes, depuis Tournefort, ont admis ce genre, et l'ont ainsi caractérisé ; calice court, à cinq dents; corolle dont le tube est grêle et allongé, le limbe plan, à cinq ou six lobes inégaux et comme disposés en deux lèvres; stigmate bifide; le fruit est une sorte de drupe mou, contenant un osselet quadriloculaire cl létrasperme. Les plantes de ce genre sont des arbrisseaux
à feuilles le plus souvent digitées, rarement simples, lernées ou pinnées. Leurs Heurs sont disposées en panicules verlicillées, souvent terminales et portées ordinairement sur des pédoncules triflores.
Gattilier AonEAD-CHASTE. f^îtex Jgnus-Caslus, h. C'est un arbrisseau d'assez grande hauteur, qui se divise au sommet en plusieurs rameaux faibles, pliants et blanchâlres. Il a des feuilles pétiolées, opposées, et digilées. vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous. Les Heurs, disposées en épis verlicillés, d'une couleur violette, purpurines ou blanches, font un trèsjoli effet. Cet arbrisseau se trouve le long des torrents; loules ses parties répandent une odeur forte et aromatique.
VITICES. BOT. y. Verbéivacées.
VITICELLA. BOT. Le genre créé sous ce nom par Dillen , dans la famille des Renonculacées, a été fondu dans le genre Clématite dont il forme l'une des seclions.
Un autre genre Viticella proposé par Mitlchel,dans la famille des Éricacées, a été réuni au genre Galax, de Linné.
VITICDLES. yiticuli. bot. Même chose que Drageons. 1^. ce mot.
VITIS. BOT. A'. Vigne.
VlTiMAKNlA. BOT. Deux genres différents ont reçu ce nom , mais tous les deux avaient été précédemment établis. Le yiiniaiinia, de Vahl, est synonyme du Samadera, de Gaertner, ou Niota, de Lamarck. V. ce dernier mot. Le l-'ilmannia, de Turner est le même que VOxybaphiis, de L'Héritier.
VITRE CHINOISE, bioll. Kom vulgaire du Placuna Plnceiila. /■'. Placune.
VITKEC. OIS. Synonyme vulgaire de Motteux. /^. Traquet.
VITRIKE. Filriiia. mou. Genre de la famille des Hélices ou Escargots, faisant partie de l'ordre des Mollusques Gastéropodes; il a été établi par Draparnaud, et présente pour caractères : animal limaciforme. portant sur le dos une coquille trop petite pour le contenir en entier; la lêle munie de quatre lenlaciiles courts, dont les deux supérieurs, plus allongés, sont oculés au sommet; la partie antérieure du manteau élargie en bouclier, avancée jusqu'aux tentacules et pourvue à droîte d'un appendice spaliiliforine trilobé, qui peut recouvrir la plus grande partie de la coquille; un lobe spaluliforme à la partie postérieure du manteau; orifice respiratoire à droite, sur le collier ou manleau. Coquille petite, mince, déprimée, terminée supérieurement par une spire coiirle, ayant le dernier loiir très-grand. Ouverture grande, arrondie, ovale, à bord gauche arqué, légèrement fléchî en dedans. L'animal de la Vitrine ressemble beaucoup à une petite limace qui porterait une petite coquille sur le dos; la partie antérieure de son corps se contracte et disjiaraît en partie sous le collier, mais l'animal ne peut jamais rentrer en entier dans sa coquille. Ce qui le rend remar<|ual)le, c'est la disposition du manteau que l'on nomme aussi le collier dans les Hélices; ce manteau se prolonge en dehors en deux appendices principaux , un antérieur lobé cl un postérieur; ces appendices se renversent sur la co-
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(juille el la polissent conslamnienl; les coquilles de ce genre sonl encore peu nombreuses, elles soni peliles, minces, fragiles , verdâlres , iléiirinK^es, formées d'un leur et demi A trois, selon les espèces; l'ouverture est Irès-ampIe, ovale; el la coluraelle, à peine formée, n'est représentée que par un tîlet très-mince. Si les observalions de Quoy et Gaimard se confirment, comme cela parait probable, V Hélix citrina, grande et belle coquille, viendra se ranger dans les Vitrines et en augmentera le nombre.
ViTRiKE TRArsspARENTE. FUriiia pelliiciila , Drap., Mollusq. terr. el Huv. de France, pi. 8, fig. 34 à 37; la Transparente, Geolïrfiy, Traité des Coq. des MoU. de Paris, p. 38, pi. 2; Holix pelliiciila, Bltlller, Verm., vol. atl., p. 15, n» 215; Lamk., Anim. sans vert., t. vi, 2» partie, p. 53, n» 1; Férussac, Hist. nat. des Moll. terr. el fluv., pi. 9, fig. b. Petite Coquille transparente comme du verre, très-mince, très-fragile, verdâlre. Elle se trouve en Europe dans les lieux bumides, au bord des élangs ou des ruisseaux. Elle a à peine deux lignes de diamètre.
VITRIOL. MIN. Ancien nom de quelques Sulfates. Vitriol blanc ou de Goslar, synonymes de Sulfate de Zinc.
Vitriol bleu ou de Cdtpre. synonymes deSuIfale de Cuivre.
Vitriol vert ou martial, synonymes de Sulfate de Fer.
VITTADINIE. Fittadinia. bot. Genre de la familhe des Synanthérées, tribu des Astéroidées, établi par Richard, qui lui assigne pour caractères : ca|iilule inulliHore, hétérogame : fleurs du rayon femelles, ligulées et disposées sur deux ou trois rangs; celles du disque hermaphrodites et tubuleuses; involucre formé de deux rangées de squames presque égales, linéaires, scalieuses sur les bords ; corolles du rayon ligulées, celles du disque tubuleuses, cylindriques, avec cinq dents au limbe; anthères privées de queue; akènes allongés, atténuato-substipités à leur base, cylindriuscules el striés ; aigrette formée d'une seule rangée de soies scabrides, très-serrées.
ViTTADiNiE australe. Fittadinia anstralis, Rich.; Bracliycome , Gaudich. C'est une plante herbacée, vivace, à feuilles alternes, denlalo-Iobées, ou très-rarement entières; les liges sont monocéphales ; les fleurons du disque sont jaunes; ceux du rayon sont blancs ou purpurins, avec l'aigrelle rousse. De la Nouvelle- Zélande.
VITTARIE. nttaiia. bot. (Fougères.) Les Fougères qui constituent ce genre el qui ont été séparées des Pleris par Smitb, sont très-remarquables par leur forme; leurs feuilles sont toujours simples, très-allongées, linéaires ; elles varient par leur longueur qui est quelquefois de plusieurs pieds, tandis que leur largeur dépasse rarement quelques lignes; elles croissent en général sur les arbres, et lenrs feuilles sont presque toujours pendantes; ces feuilles sont ordinairement assez épaisses, opaques et traversées par une nervure moyenne. Les capsules sont disposées en deux lignes continues entre cette nervure et le bord de la feuille, quelquefois Irès-près de ce bord ; elles sont recouverlos 10 dict. des sciences bat.
par un double tégument membraneux dont l'un s'ouvre en dehors et l'autre en dedans. Toutes les espèces de ce genre sont originaires des pays chauds ; on en connaît dix à douze qui, par suile même de la simi>Iicilé de leur forme, ne diffèrent que peu les unes des autres.
VITTEAU. ois. Nom vulgaire de la Buse commune, Falco biileo, L. F. Faucon.
VITTELLARIA. bot. Le genre institué sous ce nom par GcErlner, dans la famille des Sapotacées, ne diffère pas du genre Lucuma, de Jussieu.
VITTÉS. Fitlœ. bot. HolTinann nomme ainsi les peliles taches disposées en bandelettes, que l'on remarque sur le péricarpe des Ombellifères, et qui sont le siège des vésicules renfermant l'huile essentielle que produisent ces plantes.
VIVACES. BOT. Ce sont les plantes qui vivent pendant plusieurs années. Les piaules Vivaces peuvent ne l'être que par leurs racines, les tiges mourant chaque année; elles peuvent l'êlre à la fois par leurs racines et leurs liges.
VIVANET. POIS. Espèce du genre Bodian.
VIVE. Trachimis. pois. Genre de la famille des Percoï(les,dans l'ordre des Acanlhoptérygiens, dont les jugulaires sont placées en avant des pectorales el soutenues par six rayons au moins. Le corps y est allongé et comprimé, ainsi que la tète où les yeux sont rapprochés en dessus comme pour former un passage aux Uranoscopes. Il y a une forte épine à l'opercule et deux peliles devant chacun des yeux ; l'anale unique est longue et opposée vis-à-vis la seconde dorsale qui est à peu près de même forme; la première dorsale est courte, arrondie, rélractile et soutenue par six rayons épineux, très-aigus et qui passent pour venimeux, parce que l'animal peut porter de vives blessures en les redressant brusquement. L'anus est silué près delà poitrine; les écailles sont peliles ; la branchioslège a six rayons. L'espèce la plus commune est le Trachinus Diaco, L., Encycl. Mélh., pi. 28, fig. 98, dont on connaît plusieurs variétés. Ce Poisson, qui a de six pouces à un pied de long, est commun sur les côles où on le pêche souvent à la seine. 11 est peu estimé ou du moins se voit peu dans les marchés, quoique sa chair soit savoureuse. Très-agile, il saule aisément des filets quand il arrive au rivage, s'enterre à l'instant dans le sable, et pour peu qu'on le louche sans précaution, il redresse les rayons de sa première dorsale qui est noire et blesse avec une sorte de fureur. C'est de la crainte qu'inspire sa pii|ûie que les anciens l'avaient appelé Dragon de mer. d. C-24, p. 14, v. 6, a. 25, c. 17. VIVELLE. POIS. (Rondelet.) Syn. de Scie. F. ce mot. VIVERRA. MAH. Synonyme latin de Civette. VIVERRES. MAM. Famille de quadrupèdes carnivores et digiligrades,diviséeen plusieurs petites coupes génériciues par les naturalistes modernes, et dontles espèces sont fort difficiles à caractériser, tant les nuances de leur pelage ont d'analogie et leurs formes de similitude. La première tribu est celle des Civettes ; la seconde celle des Genettes; les Paradoxures forment la troisième, les Mangoustes la quatrième, les Suricates la cinquième; les Mangues la sixième; les Atii.ax la sep-
liCme el enfin les Cryptopkoctes la liuKième. y. ces mois.
VIVERRIN. MAM. Espùce du genre Dasyuie. y. ce mot.
VIVIANA. BOT. Un genre de la Décandrie Monogynie, L., a élé décrit sous ce nom par Cavanilles, et cité dans Sprengel ( Syst. f^egelab. , 2, pag. 278 et 531 ) qui en a ainsi fixé les caractères : calice à cinq sépales; corolle à cinq pétales ; dix étamines alternes, insérées sur des écailles neclarifères; trois stigmates; capsule à cinq loges. L'espèce a été nommée yiviana marifolia et croît près d'Acapulco. Voilà tout ce qu'en apprend Sprengel qui ne dit pas dans quel ouvrage de Cavanilles il a vu le genre Fiviatia. D'après une note du professeur De Candolle, insérée dans le quatrième volumedu Piocliomus,]e genre yiviana de Cavanilles est le même que le Macrœa de Lindley. y. Macbiëe.
L. Colla de Turin a établi dans les Annales de la Société Linnéenne de Paris, mars 1825, un genre ^Zt;îa//a,quia pour type une plante connue des jardiniers sous le nom de Melanopsidium nigrum. Ce genre appartient à la famille des Rubiacées où l'auteur le place, à la suite du Psychotria et avant le Coffea, et lui assigne les caractères essentiels suivants : calice semisupère, ayant le limbe ù cinq ou sept divisions; corolle hypocratériforme dont le tube est barbu intérieurement; le limbe divisé en cinq ou sept lobes; cinq à sept étamines insérées sur le tube ; ovaire adhérent au calice, couronné d'un anneau nectarifère; qualre stigmates; drupe monosperme par avortement. L'auteur de ce genre nomme Ficiana psycliolrioldes, l'espèce sur laquelle il a élé fondé.
Enfin, un troisième genre du nom de Firiana a été proposé par Raffinesque; mais c'est un double emploi du Guellarda coccinea , DC, ou Langeria coccinea, de Vabl.
VIVIANIA. EOT. Ce genre, proposé par Raddi, a pour type le Jungennannia poUopli/Ua, de Thunberg.
VIVIANITE. Mm. Fer phosphaté bleu laminaire, r. Fer.
VIVIPARE A BANDES. MOiL. Nom donné par Geoffroy, dans son Traité des Coquilles des environs de Paris, à la Paludine Vivipare. F. Paludine.
VIVIPARES. Ce sont particulièrement les animaux dont les petits naissent sans être enveloppés d'un œuf. On donne, par extension, ce nom aux végétaux sur lesquels se forment accidentellement des branches ou de jeunes individus, par le développement des embryons-graines ou des embryons latents.
VLECKIA. BOT. Le genre proposé sous ce nom parle professeur Raffinesque, dans la famille des Labiatées, n'a point paru difîérer du genre Loplianllius, de Bentham.
VLOUVLOU. OIS. Espèce du genre Pigeon. A', ce mol.
VOACANGA. BOT. Du Petit-Thouars {Nov. Gêner. Maday., pag. 10) a établi, sous ce nom d'origine madécasse, un genre de la famille des Apocynées, et de la Pentandrie Monogynie, L., qui est ainsi caractérisé : calice à cinq folioles roulées; corolle infundibuliforme, ayant le limbe tordu, étalé, à cinq lobes larges; cinq
anllières scssiles , sagitlées, insérées sur l'entrée du tnbe de la corolle ; réceptacle charnu; ovaire double; style court, portant un stigmate pelle; deux grandes baies sphériques, renfermant des graines nombreuses, éparses dans la pulpe. Le Foacanga est un arbre de .Madagascar, à grandes feuilles opposées, à fleurs disposées en panicules et à fruits tachés, tubercules.
VOANDZEIA. BOT. Genre de la famille des Légumineuses , tribu des Césalpinées. Sprengel a proposé de substituera ce nom barbare celui de Cryptolobns, qui esta la fois très expressif; la plupart des botanistes se sont rangés à cet avis. ^. Cryptolobe.
VOCASAN. BOT. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, proposé par Adanson, puis réuni au genre Helianlhus, de Linné.
VOCHY. Fochysia. bot. Genre établi par Aublet, placé par Jussieu dans les incertœ sedis , mais dont Aiig. deSaint-Hilaire vient de faire le type d'une famille nouvelle, sous le nom de Vochysiées (K. ce mot). Le genre yochysia présente un calice coloré, pétaloïde, jaune, à cinq divisions inégales, dont quatretrès-petites, et une supérieure beaucoup plus grande, se prolongeant inférieurement en un long éperon. La corolle se compose de trois pétales insérés sur le calice, inégaux, les deux latéraux beaucoup plus petits. Les trois étamines sont opposées aux pétales ; deux sont stériles et riidimenlaires; une seule est fertile et porte une anthère qui se termine à son sommet en une sorte de caimchon. L'ovaire est libre, il se prolonge â son sommet en un style qui porte un stigmate obtus et à peine trilobé; le fruit est une capsule trigone, à trois loges, contenant chacune une seule graine; elle s'onvre en trois valves. Les graines se terminent par une aile mince et membraneuse; elles se composent, outre leur tégument propre, d'un embryon dont la radicule est supérieure et de deux cotylédons contournés sur eux-mêmes. Ce genre se compose d'une quinzaine d'espèces toutes originaires de la Guiane ou du Brésil. Ce sont des arbres à feuilles opposées ou verticillées, ovales, trèsentières, accompagnées à leur base de deux stipules; les fleurs sont jaunes, disposées en grappes. Ce genre a été nommé Focliypav Aublet, f^ocliysia par Jussieu, f^ocliya par Vandelli, Salmonia par Necker, Cucullaria par Schreber.
VOCHYA OD VOCHYSIA. BOT. y. VocoT.
VOCHYSIÉES. yochysieœ. bot. C'est dans le sixième volume des Mémoires du Muséum, page 265, qu'Auguste de Saint -Hilaire a proposé l'établissement de cette nouvelle famille, dans laquelle il range les genres yochysia et Qiialea, d'Aublet, et un nouveau genre qu'il nomme Salvertia. Le docteur Meyer, dans le second volume des Actes des Curieux de la nature de Bonn, PohI, dans son bel ouvrage sur les Plantes du Brésil, cl surtout le professeur Martius, dans le troisième volume de ses Nova Gênera et Species Brasiliœ, ont adopté cette famille, et ce dernier l'a enrichi de quelques genres et surtoutd'un grand nombre d'espèces nouvelles. Voici les caractères des Vochysiées : le calice est monosépale, à quatre ou cinq divisions profondes et inégales, imbriquées avant leur épanouissement, colorées et pélaloïdes, en éperon ; l'une d'elles plus grande
se termine à sa base. Le nomlire des pétales est d'un à cinq; ils sont inégaux, alternes avec les divisions du calice sur lequel ils sont allacliés ; les étamines varient comme les pétales d'un à cinq; le plus souvent elles leur sont opposées, plus rarement elles sont alternes. De ces étamines en général une seule est fertile, les autres sont stériles et rudimentalres; l'ovaire est libre ou soudé avec le calice, ce qui sert à établir deux divisions dans la famille; il olïre trois loges contenant chacune un, deux ou un petit nombre d'ovules. Le style est simple et se termine par un stigmate légèrement trilobé ; le fruit est une capsule trigone, à trois lobes, qui s'ouvre en trois valves; les graines, dépourvues d'endosperme, ont leur radicule supérieure et leurs cotylédons roulés sur eux-mêmes. Les végétaux qui composent cette famille sont des arbres, tous originaires de l'Amérique méridionale;leursjeunes rameaux sont opiiosés et quadrangulaires, portant des feuilles opposées ou verticillées, très-rarement alternes, entières et accompagnées à leur base de deux stipules. Les fleurs sont en grappes ou en paniciiles tbyrsoïdes, le plus souvent terminales. Les Vochysiées, par leurs feuilles entières, opposées et munies de stipules, ont quelque ressemblance avec les Rubiacées. Par leur organisation, elles se rapproebeiit beaucoup des Onagrariées et surtout des Combrétacécs. Voici les genres qui y ont été successivement rapportés :
§ I. Ovaire libre; calice à cinq divisions. Genres : Callisthene, Mart.; Amphilochia, Mart.; ^ochysia , Juss.; Salveilia , Aug. Saint-Hil.; Qualea, Aublet; Schnchia, Mart.
§ H. Ovaire adhérent; calice à quatre divisions. Genre -. En'sma, Rudge.
On rapporte encore à cette famille, mais avec doute, les genres ; Lozania, Séb. Mutis; Âgardhia, Sprengel.
VODAWAHAH. POIS. (Russcl, Corom., i, p. 67.) Espèce du genre Picarel.
VOGELIE. Fogelia. bot. Trois genres ont reçu successivement ce nom. Wallher. dans sa Flore de la Caroline, le donna primitivement à la plante dont Michaux a fait son Tiipterella, qui a été réuni au Burmannia; Médicus l'avait appliqué au Myagnim paniculalum, L.,type dn genre Ncsiia, de Desvaux, adopté aujourd'hui sous ce dernier nom; enfin, Lamarcka établi un genre f^ogelia qui appartient à la famille des Plumbaginées et à la Pentandrie Monogynie, L. Voici ses caractères essentiels : calice à cinq folioles pliées, ondulées, sillonnées transversalement; corolle tubuleuse, plissée, à cinq lobes très-courts; cinq étamines non saillantes, insérées au fond de la corolle, porlant des anthères droites, ovales ; ovaire supère, surmonté d'un style et d'un stigmate à cinq divisions; capsule uniloculaire?
VoGEiiE D'ArRiQCE. Voqelia A f ricana, Lamk.. 111. des Genres, lab. 149. C'est un petit arbrisseau, à tiges grêles, rameuses, garnies de feuilles espacées, alternes, presque striées, sessiles, échancrées au sommet, avec une pointe dans l'échancrure; les fleurs sont terminales, disposées en épis allongés. Celle plante croît dans l'intérieur des terres, au delà du cap de Bonne-Espérance.
VOGLERA. BOT. Dans la Flore de Welléravic, le Genista Geimanica a été érigé en un genre particulier SOUS le nom de f^ogtera, à cause de son fruit à valves bombées; mais ce caractère a paru insuffisant pour l'adoption de ce genre, l^. Genèt.
VOHIlilE. foliiiia. bot. Genre de la famille des Genlianées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Aublet {Plant, de la Guiane, i, lab. 83, fig. 1) et offrant pour caractères essentiels : un calice court, turbiné, à cinq divisions; une corolle hypocratériforme dont le tube est très-long, renflé à la base et au sommel, le limbe ù cinq segments ovales; cinq étamines insérées sur l'orifîce du tube, à filets très-courts et à anthères oblongues; ovaire supère, surmonté d'un style couronné par un stigmate capilé; capsule oblongue, à deux valves et à une seule loge renfermant des graines nombreuses, atlachées aux bords des valves.
VoBiRiE \ riECRS ROSES, l'ohifia rosea, Aubl. Sa racine est comestible et de la grosseur du poing, de forme irrégulière, blanche en dedans, recouverte d'une écorce rousse. Cuite sous la braise, elle a la saveur de la Pomme de terre. La tige est noueuse, en partie souterraine, émettant quelques rameaux courts, munis à chaque nœud de deux petites écailles opposées, qui tiennent lieu de feuilles. Les fleurs sont roses, solitaires ou géminées au sommet de chaque rameau. Celte plante croît dans les forêts de la Guiane.
VOIGTIA. BOT. (Roth.) Synonyme de Rothia, Schreber. y. RoTHiE.
Dn autre genre Folglia, formé par Sprengel dans la même famille des Synanthérécs, a été réuni au genre Fii/cnlilea, de Poiret. f^. Tcrpinie.
VOILIER. zooL. Espèce d'Acanlhure. K. ce mot. Pour Broussonnet, c'est un synonyme d'istiophore. Selon Blainville, c'est le Poulpe de l'Argonaute. Les Oiseaux de mer à long vol portent aussi ce nom.
VOITIE. yoitia. bot. Hornschuch a donné ce nom à un genre de Mousses, voisin des Phasques et dont on distingue maintenant deux espèces : l'une qui croit sur les hautes montagnes de l'Europe et l'autre dans les régions polaires arctiques. La capsule de ce genre comme celle des Phascum est indéhiscente, l'opercule restant soudé à l'urne ; mais la coiffe est très-grande et enveloppe complètement la capsule; elle se fend latéralement, mais persiste longtemps et se détache le plus souvent avec la capsule elle-même, dont le pédicelle finit par se rompre. Ce sont des Mousses à tige droite, peu rameuse, un peu plus grande que celle des Phascum et à capsule longuement pédicellée.
VOJET. MOLi. Nom qu'Adanson {Voyage au Sénég., pi. 8) donne à une coquille du genre Triton, de Lauiarck. Triton pileare. V. Tritoiv.
VOL. zooL. Mode de locomotion propre à tous les êtres qui sont munis d'ailes complètes et développées. /''.Insectes et Oiseadx.
VOLANT D'EAD. bot. V. Mtriopbtiie.
VOLATIN. OIS. (Azzara.) Synonyme de Jacarini. V. Gros-Bec.
VOLCANITE. MIN. De la Métherie a donné ce nom à une variété d'Amphibole, que l'on trouve dans la composition de quelques produits volcaniques.
VOLCANS. GÉoi. On nomme ainsi, dans le ordinaiie, des oiiveiUiies <|iii onl eu lieu en différents points de la croûte du glohe, et d'où il sort de temps en temps des jets de substances embrasées et des torrents de matières fondues. Ces bouches ignivomes sont presque toujours placées au sommet de montagnes isolées, coniques et creusées dans leur partie supérieure d'une cavité en forme de coupe qu'on nomme Cratère. Mais les causes auxquelles on peut attribuer les éruptions volcaniques et dont le siège est situé au-dessous de l'écorce terrestre , ne se sont pas bornées à élever des montagnes à cratère ; les éruptions ne doivent être considérées que comme l'un des effets les plus communs et les mieux connus de ces agents intérieurs; elles se lient en effet d'une manière intime à d'autres pliénomènes non moins remarquables, et très-probablement sont dues aux mêmes causes, tels que les Iremblemenls de terre, les soulèvements de pics et de dômes, et la formation des roches cristallines en général. Les Volcans, en prenant ce mot dans son acception vulgaire, sont des montagnes à cratère, qui lancent par intervalles des substances embrasées. On en connaît aujourd'hui plus de deux cents, qui sont brûlants ou en activité; mais ils ne vomissent pas continuellement de la flamme ou des matières fondues; la plupart restent pour ainsi dire dans l'inaction pendant un temps considérable, après lequel se manifeste tout à coup une de ces crises violentes et passagères, appelées é/?y;.i</o«s. Les signes précurseurs des éruptions sont des tremblements de terre, des bruits souterrains, des changements dans la forme du sol et dans l'état de l'atmosphère, l'émission d'une grande quantité de vapeur ou de fumée épaisse, qui s'élève en colonne immense, dont le sommet se dilate en s'affaissant ou se refoulant sur lui-même. Bienlôt cette colonne est traversée par des jels de matières pulvéi ulentes et de pierres embrasées, qui s'élancent en divergeant, comme des gerbes d'artilîce, et retombent autour de la bouche du Volcan, sous forme d'une pluie de cendre et d'une grêle de scories ou de pierres. Enfin, il s'élève du fond du cratère une matière incandescente et visqueuse, appelée lave, semblable à un métal en fusion ; elle remplit d'abord toute cette énorme coupe, puis déborde, coule sur les flancs du cône et se répand sur le sol voisin avec plus ou moins de vitesse, en entraînant ou enveloppant tout ce qui se trouve sur son passage. Quelquefois la lave en s'élevant occasionne, par sa pression, des ruptures ou des fentes longitudinales dans les flancs de la montagne, et jaillit par cette nouvelle issue comme un torrent impétueux. Après l'éruption, ces fentes se bouchent par la consolidation de la lave et deviennent de grands filons en forme de murs, auxquels on donne le nom de Bykcs. L'émission des laves est ordinairement suivie d'une nouvelle production de matières pulvérulentes.
Les matières gazeuses qui se dégagent des Volcans sont composées principalement de vapeur d'eau chargée de substances acides, telles que l'acide sulfureux et l'acide muriatique. Les éjections pulvérulentes se composent de portions de la substance même des laves, entraînées à l'étal de mollesse par les gaz qui sortent
du fond du cratère avec une vitesse extraordinaire. Ces matières se divisent encore et se figent dans l'atmosphère, et, suivant le degré de division auquel elles parviennent et l'aspect qu'elles présentent, elles reçoivent les noms de Scories, de Sables et de Cendres volcaniques. Ces dernières, qui n'ont rien de commun <|ue le nom et l'apparence avec le résidu de la combustion des matières végétales , sont quelquefois d'une si grande finesse qu'elles s'insinuent partout dans les lieux où elles retombent, et peuvent être transportées par les vents à des dislances de plus de cent lieues. Celles du Vésuve, lors de l'éruption de 472, furent portées, diton, jusqu'à Constantinople et sur les côtes d'Afrique; ces cendres ne retombent pas toujours sèches sur le sol, mais fréquemment pénétrées de vapeurs aqueuses; elles produisent souvent par leur accumulation des couches fort épaisses, qui, tassées et infiltrées par l'eau, forment des tufs volcaniques. Les laves qui, à la sortie du Volcan, sont ordinairement très- fluides et s'épanchent rapidement en suivant les directions les plus favorables que le terrain leur présente, acquièrent bientôt de la viscosité et leur marche se ralentit. Leur surface est agitée de forts bouillonnements, d'où s'échappent des gaz et de la fumée blanche produits par le sel marin et d'autres substances; bientôt elle se solidifie en se refroidissant, et la lave continue à couler dessous, jusqu'à ce qu'il se présente un obstacle; alors elle s'y arrête, s'y amoncelle, finit par monter sur la partie solidifiée et continue sa marche comme auparavant, jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par un nouvel obstacle. Parvenue sur des terrains plais, elle emploie quelquefois plusieurs jours pour s'avancer de quelques pas. Il arrive souvent que la lave s'accumule dans certains endroils à des hauteurs considérables, et comme le refroidissement n'est rapide qu'à la superficie des courants, leur intérieur peut conserver sa chaleur et sa lïuidilé pendant des années entières. On en cite qui fumaient et coulaient encore plus de huit ans après la sortie du cratère; les laves en état d'incandescence dégagent des vapeurs qui les rendent plus poreuses et boursoufllées vers leur partie supérieure, en sorte que chaque coulée est recouverte d'une couche de véritables scories.
Le peu de vitesse des laves provient de leur grande viscosité; cette viscosité esl souvent telle que de grosses pierres qu'on y jette n'y produisent presque aucune dépression, et qu'un homme peut traverser le courant sans crainte de s'y enfoncer. Ayant peu de vilesse, le courant a aussi peu de puissance, et il tourne ou surmonte les obstacles qu'il rencontre, plutôt qu'il ne les renverse; mais sa marche n'en continue pas moins et n'est pas même arrêtée par la mer, car il pénètre dans ses flots et y forme des caps avancés qui ne sont complètement solides qu'au bout d'un certain temps (coulée de l'Etna, en 1CG9). La chaleur des courants de laves a été le sujet de beaucoup de discussions ; on a même été jusqu'à révoquer en doute l'intensité considérable de cette chaleur; il paraît bien prouvé que la température de l'intérieur des courants de laves en ignition est en effet Irès-élevée, et qu'il n'y a point de rapport appréciable entre cette température et celle de la surface
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des mêmes couiants; la lenteur avec laquelle ses pardès inférieures se refroidissent, le grand espace de temps pendant lcr|uel elles se maintiennent dans leur élat d'incandescence et de liquéfaction, ont donné à penser à quelques naturalistes qu'elles renfermaient un principe de Uuidilé autre que le calorique; mais aucune observation précise ne vient à l'appui de cette opinion, et il se peut que la croûte figée, dont tous les courants de laves sont revêtus, soit la seule cause qui arrête la chaleur et la force de se concentrer dans la masse et de s'y conserver pendant un temps assez considérable.
On a vu quelquefois sortir d'une montagne volcanique, pendant l'éruption, des torrents d'eau boueuse; mais c'est un phénomène assez rare, avec lei|uel on a confondu les inondations causées, soit parla fonte des neiges sur la cîme des Volcans, soit par les eaux que lancent à l'état gazeux les Volcans eux-mêmes, et qui, se refroidissant rapidement dans l'atmosphère, retombent presque subitement sur le sol. Cependant l'existence de ces éruptions a été constatée par Alex, de Humholdt dans les Volcans en activité du nouveau monde ; elles y sont quelquefois accompagnées de circonstances extraordinaires, qui ne laissent aucun doute sur la nature de ces éruptions; ainsi l'on a vu un Volcan du Mexique, rejeter une quantité innombrable de petits Poissons avec des torrents d'eau bourbeuse, provenant sans doute d'un lac que la montagne renfermait dans ses Hancs. Ces Poissons étaient en si grand nombre que leur putréfaction a répandu dans l'air une odeur infecte, qui a occasionné des maladies épidémiques.
Les éruptions d'un même Volcan ont souvent lieu à des époques éloignées; on a remarqué qu'elles deviennent d'autant plus rares que les montagnes volcaniques sont plus élevées. Stromboli, qui est un très-petit Volcan, est dans une action perpétuelle; les éruptions sont rares au Vésuve, et plus encore à l'Etna et au Pic de Ténériffe. Il y avait deux siècles que le Vésuve n'avait vomi de Uammes lors de la grande éruption de 79, qui détruisit Herculanum et Pompeïa, et dans laquelle Pline trouva la mort. La montagne et l'intérieur du cratère étaient alors couverts d'arbres de la plus belle végétalion ; depuis 79 jusqu'en IGôl, le Vésuve n'a eu que douze éruptions ; mais dejiuis cette époque son activité a tellement augmenté que dans le xvii" siècle il y en a eu cinq, et dans le xviii», dix-sept. Quand les Volcans sont depuis longtemps en repos, ou qu'ils s'éteignent, leur sol encore fumant dégage des vapeurs de soufre, qui se déposent à la surface des anciennes laves; de semblables terrains se nomment des Solfatares ou Soufrières naturelles; telle est celle des environs de Pouzzoles, dans le royaume de Naples. L'intérieur des continents renferme un grand nombre de Volcans entièrement éteints; on en compte plus d'une centaine en France, dans l'Auvergne, le Vivarais et les Cévennes. Ce sont de petites montagnes coniques, composées de laves, de scories, de pierres volcaniques entassées les unes sur les autres; plusieurs présentent un cratère plus ou moins bien conservé , et quelquefois on voit sortir comme de leur pied des laves qui s'étendent à
plusieurs milliers de mètres de distance et qui ont parfaitement conservé la forme du courant. Ces Volcans éteints de l'intérieur des continents sont rarement isolés; mais on les trouve toujours réunis par groupe autour d'un centre, ou bien disposés en série à la suite les uns des autres.
LesVolcans brûlants ou actuellement en activité sont situés le plus ordinairement dans des îles peu étendues, ou bien sur les continents, mais le long des côtes et toujours à peu de distance de la mer; un très-grand nombre même sont évidemment sous-marins ou comme isolés au milieu des mers où ils forment des îles coniques. L'Europe ne présente que peu de Volcans brûlants : en Sicile, l'Etna qui s'élève comme un colosse à une hauteur de 3400 mètres; sur la côte d'Italie, le Vésuve qui n'atteint que le tiers de cette élévation; dans les îles voisines de Lipari, le Volcan de Stromboli et les anciens Volcans de Vulcano et de Vulcanello, qui fument encore; en Grèce, un petit Volcan observé sur la côte sud-ouest de Milo, par Bory de Saint-Vincent et Virlet; au nord, l'Islande au milieu de ses neiges, présente rilécla qui s'élève à environ 1200 mètres, et cinq autres Volcans. Les continents de l'Asie et de l'Afrique n'en contiennent qu'un très -petit nombre; mais ils sont nombreux dans les îles qui les entourent, telles que l'île Mascareigne, Madagascar, les îles du Cap Vert, les Canaries, les Açores, etc. En Amérique, on en compte plus de cinquante; ils sont remarquables par leur position sur le dos de la grande Cordillère, par leur forme colossale, par la nature des masses qui les constituent et par celle de leurs produits; au Mexique, le Popocatepetl s'élève à 3000 mètres; dans la province de Quito, le Pichincha atteint 4700 ; le Cotopaxi, 5730 mètres; l'Antisana, COOO met., et le Chimborazo, 6700 : ce dernier est un immense dôme Irachytique, qui n'a jamais été vu en éruption. On ne doit point confondre avec les phénomènes des éruptions volcaniques, d'autres phénomènes qui n'ont avec eux (ju'une faible analogie et qui dépendent de causes d'une autre nature. Ce sont ceux que produisent les dégagements de gaz et de vapeurs que l'on observe en quelques lieux, principalement en Italie, en Crimée, en Perse, etc., cl qui entraînent et rejettent souvent avec force des matières terreuses, délayées par l'eau. Ces éjections ont lieu à différents intervalles, comme par une sorte d'explosion, et il se fait autour des ouvertures qui les vomissent de petits cônes terreux provenant de la consolidalion de la vase. Ces cônes, dont la hauteur n'est que de quelques pieds, sont terminés par un cratère rempli d'une boue liquide d'où s'échappent par moments de grosses bulles de gaz. Les terrains où s'observent ces jihénomènes ne présentent aucun des caractères des terrains volcaniques; ce sont presque toujours des terrains argilo-sablonneux dont le fond est humide et fangeux, et les dégagements de gaz paraissent dus à des actions chimiques qui s'opèrent à peu de profondeur au sein de certaines couches minérales. On a donné à ces phénomènes les noms de Volcans d'air, Volcans d'eau et de boue; mais parce que l'eau el la boue que i ejettent ces prétendus Volcans sont ordinairement salées, ils sont connus particulièrement sous
le nom de Salses. Dans d'autres pallies de l'ilalie, on trouve des amas plus ou moins considérables d'une eau bourbeuse, d'où s'exbalenl avec impétuosité des gaz et des vapeurs d'eau bouillante; ces amas d'eau, que produisent les vapeurs en se condensant, sont appelés Lagonis, d'après le nom qu'on leur donne en Italie. De simples dégagements de gaz peuvent d'ailleurs avoir lieu sans être accompagnés des phénomènes qui caractérisent les Salses et les Lagonis; on connaît de pareilles sources gazeuses dans une multitude de lieux. Ces jets de gaz, de qneliiue manière qu'ils sortent de la terre, sont généralement susceptibles de s'enSammer, soit naturellement, soit par l'approche d'un corps en ignition , et de donner lieu à ce que l'on appelle des fontaines ardentes.
Quant aux Volcans proprement dits, si l'on recherche les divers phénomènes qui précèdent on accompagnent leurs paroxysmes, on est bientôt convaincu que ce sont les tremblements de terre, les soulèvements du sol, la formation de nouvelles bouches ou nouveaux cratères d'éruption, etc. Les tremblements de terre consistent dans des secousses subites et violentes, des mouvements d'oscillation plus ou moins rapides, que les agents intérieurs impriment à l'écorce flexible du globe, et qui tantôt se font ressentir uniquement dans un espace limité, particulièrement autour des Volcans, et tantôt se propagent à d'immenses distances avec une incroyable célérité. Ils s'annoncent ordinairement par des bruits souterrains, que l'on a comparés au fracas de plusieurs chars roulant sur le pavé; les secousses se propagent dans des directions déterminées, se succédant avec plus ou moins de rapidité et plus ou moins de force. Il en est qui ne durent (|ue quelques secondes et d'autres qui se prolongent pendant plusieurs minutes; tantôt elles consistent en un mouvement d'élévation et d'abaissement, une sorte de balancement pareil à celui que l'on éprouve sur mer; tantôt en un choc vertical; tantôt entîn en un mouvement transversal d'ondulation, ou bien encore en une sorte de tournoiement du sol sur lui-même. Les secousses ressenties sur les continents se transmettent à la mer et se communiquent même d'une manière sensible aux vaisseaux qui voguent à sa surface. Lorsqu'elles sont très -fortes, elles causent souvent de grands ravages, elles détruisent les hommes et les animaux, renversent les édifices de fond en comble, produisent dans le sol ébranlé une multitude de fentes et de crevasses, et quelquefois le bouleversent au point de le rendre méconnaissable. Parmi les tremblements de terre les plus célèbres par les désastres qu'ils ont occasionnés, on doit citer celui qui dévasta entièrement la Calabre en 1783; celui qui détruisit Lisbonne en 1755, et le tremblement de terre qui renversa la capitale du Pérou en 1740. Ceux des contrées littorales soulèvent souvent les eaux de la mer d'une manière effrayante, et il en résulte de violentes inondations. C'est dans le voisinage des Volcans que les tremblements de terre ont lieu le plus fréquemment; ils accompagnent presque toujours les éruptions volcaniques et souvent aussi de nouveaux Volcans, ou pour parler plus exactement, de nouveaux cratères d'éruption se
font jour au milieu des secousses qui ébranlent et déchirent le sol des contrées voisines. 11 y a donc une relation manifeste entre ces deux sortes de phénomènes qui ne sont très-probablement que les effets d'une seule et même cause.
Soulèvements de terrains.
Les agents intérieurs, qui produisent les tremblements de terre et les éruptions volcaniques, déterminent souvent des changements subits et remarquables dans la forme du sol. 11 peut arriver que des portions plus ou moins étendues de la croûte solide, contre laquelle leur puissance s'exerce de bas en haut, soient soulevées en masse, et cet exhaussement peut être suivi ou non de la sortie de matières fluides. Pendant un tremblement de terre qui eut lieu le 24 mai 1730, dans les Pyrénées, un rocher entouré de terre et peu élevé fut lancé à plusieurs pas, et l'espace en fut comblé par le sol qui s'éleva à sa place. Dans l'intendance de Valladolid, au Mexique, en 175'J, une plaine de trois à quatre mille carrés se souleva subitement en forme de vessie; l'élévation du sol au-dessus de son niveau primitif a été de cinq cents pieds vers le centre de l'espace soulevé. Ce phénomène avait été précédé de tremblements de terre, et il fut suivi de l'apparition d'un nouveau Volcan, le Volcan de Jorullo. Les écrivains de l'antiquité parlent souvent des lies que l'on a vus s'élever tout à coup du sein des mers de la Grèce; ils citent entre autres Delos, Rhodes, Hiéra, l'île de Chio, etc. De pareilles formations se sont renouvelées depuis et à diverses époques dans ces parages. En 1707, après quelques secousses de tremblement de terie, on vit paraître près de Santorin une île nouvelle, dont la sortie ne fut accompagnée d'aucun phénomène volcanique, et ne peut être attribuée par conséquent qu'au soulèvement subit du fond de la mer. En 1822, lors du tremblement de terre, qui détruisit plusieurs villes au Chili, on reconnut que la côte s'était élevée d'une manière sensible sur une étendue de plus de trente lieues. On connaît des terrains dont le niveau paraît avoir monté et baissé à plusieurs reprises; tel est entre autres le sol du temple de Sérapis,près de Pouzzoles, dans la campagne de Naples. Le pavé de ce temple, bâti à quehiues toises de la côte, se trouvait très-probablement élevé au-dessus des eaux de la mer, à l'époque de sa construction; maintenant il est à peu près à leur niveau, et il est certain qu'il a été beaucoup au-dessous et que le sol du temple a été envahi par la mer, qui même a dû y séjourner longtemps, puisqu'on voit sur les colonnes, à six ou sept pieds au-dessus du sol, des incrustations produites par les eaux, et des tious que des animaux marins ont creusés et dans lesquels ils ont laissé leurs coquilles. Enfin, des observations modernes semblent prouver que le niveau de certaines contrées, celui de la Suède, par exemple, s'élève graduellement et par des causes sans cesse agissantes.
Ces pliénouiènes de soulèvement semblent être dûs aux mêmes causes que les phénomènes d'éruptions et les tremblements de terre; ils les accompagnent en effet, les précèdent ou les suivent dans un grand nombre de cas. Ces causes qui seront appelées désormais les Agents volcaniques, paraissent consister en des
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