‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 1 sur 65 · MELINE, CANS ET C% LIBRAIRES-ÉDITEURS · texte numérisé non relu

MELINE, CANS ET C% LIBRAIRES-ÉDITEURS

(.IVOUHIVK. I I.EIPZI».

COMA, COME. BOT. Synonymes anciens de Salsifis. COMA-AUREA. BOT. F. Chrtsocome.

COINIAÇAI. BOT. Synonyme de Ficus citrifolia. COM ACON oc COMAKON. bot. S. ancien de Muscadier.

COMAN. BOT. y. COMOS.

COMANDRA. BOT. Le Thesium unibellatnm de Linné a servi de lype à ce genre proposé par Nultal. dans son Gênera de l'Amérique du Nord. La description que ce liolaniste en donne offre en effet des caractères fort différents de ceux du genre Ihesium ; mais ayant analysé avec soin ces deux genres, Richard n'a pu saisir leur distinction. En effet, ce que Ruttal décrit comme une corolle formée de cinq pétales, dans son genre Coviandra, n'est rien autre chose que le limbe du calice qui est à cinq divisions profondes. L'ovaire, contenant trois ovules pendants , est un caractère que présente également le genre Thesium, d'après l'observation d'Auguste S'-Hilaire, consignée dans le quatrième volume des Mémoires du Muséum.

COMARET. Comarutn. bot. C'est dans la famille des Rosacées que vient se placer ce genre composé d'une seule espèce qui a le port et les caractères des Potentilles; son seul caractère distinctif, c'est qu'après la fécondalion, son réceptacle se gonfîe un peu, et devient spongieux; mais cette différence suffit-elle pour établir un genre distinct? Le Comarum palustre est une plante vivacequi se plaît dans les marécages inondés. Elle porte des feuilles quelquefois pinnées et quelquefois digitées, et des fleurs d'un pourpre noirâtre, y. Potentille.

COMAROIUES. BOT. Nom générique donné par Pontédéra, aux Potentilles à feuilles ternées et à réceptacle non charnu, ayant pour type le Fragaria sterilis, L. Séguier le donne comme spécifique au Potentilla ni-

tida. V. POTENTILLE.

COMARON. BOT. Synonyme ancien de Fraise.

COMAKOPSIDE. Comaropsis. bot. Nesller a établi, dans la famille des Rosacées, sous le nom de Comaropsis, un genre qu'il a ainsi caractérisé : calice sans brac- (éoles, dont le tube est turbiné et couronné par un appendice crénelé, en forme d'anneau, et place en dessous

3 DICT. DES SCIEÎSCES N\T.

des étamines; pétales non onguiculés; étamines indéfinies; deux à quatre ovaires supportés au fond du calice par de petites gynophores, et terminés par des styles allongés ; akènes non rétrécis à la base.

Ces caractères rapprochent singulièrement ce genre des ff'aUlsteinia, et pour s'en convaincre, il suffit de jeter les yeux sur les figures comparatives faites par Richard père, et gravées en tête de l'ouvrage de Nesder. L'uni(|ue espèce dont il se compose, avait été d'abord placée dans le genre Dalibanla {Rich., in Michx. FI. boreali-Amer., i, p. 500. t. 28). C'est une petite plante à souche rampante, à feuilles ternées, à pédoncules mulliflores, et qui a le port de nos Fraisiers ; aussi lui avait-on donné le nom spécifique defragarioides. Elle croit dans l'Amérique du Nord, et peut-être en Sibérie, si le synonyme de Dryas triplicata , que lui donne Steudel, est bien exact.

COMARUM. BOT. F. CoMARET.

COMASIN. Comasinus. iNS. Genre de Coléoptères tétramères, établi par Megerle, aux dépens du genre Charanson. F. ce mot.

COMASTRE. Comaster. échin. Ce genre delà famille des Crinoides, établi par le !)' Agassiz, a la même organisation que les Comatules dont nous allons nous occuper fort amplement; il en diffère néanmoins d'une manière sensible, en ce que les espèces qui le composent ont les bras ramifiés, au lien de les avoir simplement fourchus. Le type du genre est le Comaster muUiradiatus; Comatula multiradiata, Lamarck, tome ii, p. 533, n» 2. Les rayons principaux sont au nombre de cinq ; mais ils se divisent ensuite en douze branches pinnées et même davantage, de manière qu'il en résulte une multitude plus ou moins considérable de rayons. Les pinnules sont un peu déprimées, avec des rayons dorsaux assez grands et crochus à la pointe. Cette espèce habite l'océan Indien.

COJIATULE. Comatula. échin. Genre établi par La-

maick, aux dépens des Astéries de Linné, et placé par

lui dans la première section de ses Radiaires échino-

dermes. Ce genre a été nommé Alecto par Nodder et

Lcach, et Antedon par Fréminville. Caractères : corps orbiculaire, déprime', à rayons de deux sortes : dorsaux et marginaux, tous munis d'articulations calcaires; rayons dorsaux très-simples, filiformes, cirreux, petits, rangés en couronne sur le dos du disque ; rayons marginaux toujours pinnés, beaucoup plus grands que les rayons simples; leurs pinnules inférieures allongées, abaissées en dessous, entourant le disque ventral ; bouche inférieure, centrale, isolée, membraneuse, tubuleuse, saillante.

Les Comatules sont éminemment distinguées de toutes les autres Stellérides, non-seulement parce qu'elles ont deux sortes de rayons disposés comme sur deux rangs, mais en outre parce que leur bouche est saillante, membraneuse, et offre un tube en forme de sac ou de bourse, au centre du disque inférieur. Ces Stellérides ont d'ailleurs des habitudes qui leur sont particulières; ce que confirme l'ongle crochu et solide qui termine leurs rayons dorsaux. Elles doivent donc former un genre séparé des Euryales et des Ophiures. Effectivement, le corps est petit , orbiculaire , déprimé en dessus et en dessous, véritablement <liscolde, éminemment rayonné, et en outre ayant des cirres ou des rayons simples, les uns sur le dos du disi|ue, les autres abaissés sous le ventre, entourant la bouche et à quelque distance d'elle. Ces derniers ne sont que les pinnules inférieures des grands rayons, (|ui sont allongées et abaissées en dessous. Les rayons latéraux ou grands rayons sont constamment pinnés, et ont des articulations calcaires, recouvertes dans le vivant par une peau mince, transparente, quidisparaît dansles individus dessécliés. Chacune desarticulations de ces rayons est épaisse d'un côté et mince de l'autre. Pai' la disposition de ces articulations entre elles, les côtés épais alternent avec les côtés minces, en sorte que les sutures des articulations sont obliques et en zigzag. Cliaque articulation soutient une seule pinnule qui s'insère sur son côté épais, et il en résulte que les pinnules sont alternes. Ces pinnules sont linéaires, subulées, articulées comme les rayons et moins calcaires. On voit ici le contraire de ce qui a lieu dans les Ophiures; car le disque dorsal des Comatules est beaucoup plus petit que le disque ventral; il soutient une rangée de rayons simples, cirreux, terminés chacun par un ongle ou un ergot crochu. Le disque inférieur ou ventral offre un plateau orbiculaire, plus large que le dorsal, entouré de rayons simples, cirreux. Près de la circonférence de ce plateau, on aperçoit un sillon irrégulièrement circulaire, qui s'ouvre sur la base des rayons pinnés, et se propage le long de leur face inférieure, ainsi ([ue de celle des pinnules. Ce sillon, néanmoins, ne s'approche point de la bouche et ne vient point s'y réunir, comme cela a lieu pour la gouttière des rayons dans les Astéries. Au centre du disque inférieur ou ventral des Comatules, la bouche membraneuse, tuhuleuse ou en forme de sac, fait une saillie plus ou moins considérable, suivant les espèces. Ce caractère singulier, qu'on ne rencontre jamais dans les Euryales ni dans les Ophiures, semble rapprocher les Comatules de certaines Médusaires. Quant aux habitudes particulières des Comatules, elles consistent en ce que ces Stellérides se servent de lei»rs rayons simples, dorsaux.

pour s'accrocher et se suspendre soit aux Fucus, soit aux Polypiers rameux. Lu, fixées, elles attendent leur proie, l'arrêtent avec leurs grands rayons pinnés, et l'amènent à la bouche avec leurs rayons simples inférieurs. Les Ophiures et les Euryales, n'ayant point de rayons dorsaux, ne peuvent se suspendre comme les Comatules, mais seulement se traîner sur le sable ou sur les rochers, ou s'accrocher aux plantes marines avec leurs rayons.

Le nombre naturel des grands rayons ou rayons pinnés des Comatules est de cinq; mais dans certaines espèces, ces rayons divisés, presque jusqu'à leur base, en deux, trois, quatre et quel(|uefois cinq branches soutenues sur un pédicule très-court, paraissent bien plus nombreux. Néanmoins les divisions de ces rayons ne forment point de dichotomie semblable à celle des Euryales. Les Comatules se rapprochent tellement des Encrinites que l'on pourrait presque regarder ces derniers animaux comme des Comatules pédicellées. Il est difficile de ne pas les réunir dans la même classe, malgré le grand caractère que présente la faculté locomotrice qui manque aux Encrines. Ce rapprochement a déjà été fait par Miller et d'autres naturalistes. Les espèces de Comatules répandues dans les différentes mers du mondeparaissentassez nombreuses; il en existe plusieurs d'inédites dans les collections, et beaucoup doivent avoir échappé aux recherches des naturalistes. Ces Échinodermes se plaisent dans les zones chaudes ; elles sont rares dans les tempérées, et n'ont pas encore été trouvées au delà du 43" degré de latitude.

CoM\TUi,E FRAivGÉE. ComuUUa fimbiUita , Lamk., t. Il, p. 3.54, 0° 4 ; Miller. Dans celte espèce, confondue avec beaucoup d'autres sous le nom A'Asterias pectinala, les rayons pinnés, au nombre de douze à trente, sont grêles, à peine longs de trois pouces, et divisés jusqu'à la base en denxà cinq branches; articulations a bords ciliés. Des mers de l'Inde.

CoM\TiiLEDEi\ MÉniTERRANÉE. Comatiila Medilerrajica, Lamk.,Fnc.Méth.,pl. 124, f. 0. Dix rayons pinnés, avecJes pinnules longues, subulées, et trente cirres dorsaux ou griffes. Cette espèce, assez commune dans les mersd'Europe, principalement dansla Méditerranée, a été confondue par Gmelin avec la Comatule frangée.

Laniarck cite encore dans son ouvrage la Comatule solaire, originaire <les mers Australes. — La Comatule rotatoire, de la Nouvelle-Hollande. — La Comatule carinée, de l'Ile-de-Fraiice. — La Comatule de l'Adéonc, des mers de l'Australasie. — Enfin la Comatule branchiolée, Asterias Icnella, Gm., de l'océan Atlantique.

CO-MAY. BOT. S. de Pnnicum colonuin. y. P\mc.

COMP.A. BOT. Synoiiyme de Solaniim Mclongcna, L., sur les côtes d'Afrique au nord du Zaïre, où les naturels se nourrissent des fruits de cette plante.

COMlîA-SOll. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.

COMBATTANT, ois. Une espèce du genre Turnix, et un autre Oiseau (pii sert de type au sous-genre des Comhallants parmi les Bécasseaux, portent ce nom.

COMBÈBE. BOT. Même chose que Cubèbe.

COMBILI. BOT. Synonyme de Dioscorea aciileata.

COMBOPHOUE. Combophoia. ns. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoplères, famille des

Cieadaires, établi par Germar, aux dépens du genre Cenirole de Fabricius. Caractères : antennes de trois articles, insérées entre les yeux; tête horizontale, comprimée en dessus comme en dessous, et sans rebord ; yeux écartés et placés à l'extrémité du verlex; corps comprimé; partie supérieure du corselet dilatée; élytres étalées, découpées auprès de l'angle interne du bord postérieur; jambes triangulaires, dépourvues d'épines. Le genre Combophore se compose des Centrolus horritlus, l'rifiJus, etc., de Fabricius, et d'une douzaine d'espèces nouvelles du Brésil.

COMBRE. POIS. Espèce du genre Labre.

COMBRET. Combietum. bot. Vulgairement Chigomier. Ce genre , placé autrefois parmi les Onagraires, est devenu le type d'une famille nouvelle, à laquelle il a donné son nom. Il a pour caractères ; un calice adhérent à l'ovaire articulé avec lui et au-dessus de cette articulation, évasé en entonnoir, caduc, campaniformc, que terminent quatre ou cinq lobes égaux et dressés; dans leurs intervalles s'insèrent autant de pétales égaux entre eux, ordinairement assez petits; huit ou dix étamines s'insèrent également au calice : la moitié d'entre elles, presqu'à la même hauteur que les pétales auxquels elles sont opposées, l'autre moitié sur une ligne circulaire inférieure; celles-ci alternent avec les premières. Les anthères, à deux loges qui s'ouvrent longitudinalement, sont vacillantes, et fixées par leur dos au filet aminci à son extiémité. Le style, saillant, se termine par uu stigmate aigu. L'ovaire, uniloculaire, renferme de deux à cinq ovules, suspendus au sommet de la loge. Le péricarpe se réfléchit en dehors, de manière à former quatre ou cini[ ailes ; il renferme une graine unique dans une loge indéhiscente. Cette graine, qui se moule plus ou moins sur la loge, est composée d'un tégument mince et membraneux , d'ini embryon à radicule supérieure, à cotylédons foliacés, qui tantôt s'enveloppent l'un l'autre en se contournant, tantôt, au contraire, se plient chacun en deux moitiés réfléchies extérieurement et divariquées. On doit remarcpier que la |)reniière de ces deux dispositions s'observe dans les esi)èces à dix étamines, la seconde dans les espèces octandres. Ce genre comprend des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées, trèsrarement fernées ou alternes, simi)Ies, très-entières, dépourvues de stipules. Les fleurs sont accompagnées de bractées, et disposées en épis terminaux ou axillaires, quelquefois paniculés. On en compte une dizaine d'espèces, toutes exotiques. L'une d'elles, le Combietum coccineuM, est connue vulgairement sous le nom d'Aigrette de Madagascar; Commerson, dans ses manuscrits, l'apiielle Pcvnea, et Sonnerai Ciislaria. Une autre, le Combietum fiangiilcefolium, a été figurée dans les Nom Gênera de Kunth (T. vi, 108, t. 338) qui, en faisant connaître plusieurs autres espèces nouvelles, a développé et fixé les caractères génériques tels <pie nous les avons exposés ici. F. aussi Lamarck (III., lab. 282), Roxburg (PI. Coiom., t. 59), Jacq. {.-Imer., tab. 170 et 200), Venlen. (Choix de PI., 58).

COMBRÉT.iCÉES. Combreiaceœ. bot. Jussieu avait réuni, dans sa famille des Élreagnées, des genres dont la structure offre des différences tranchées. C'est ainsi, !

par exemple, que les genres Hippophae et Elœagnus ont l'ovaire libre, uniloculaire et contenant un seul ovule ascendant; que les genres 7'hesfum , Fusanus, etc., ont l'ovaire infère, à une seule loge contenant plusieurs ovules (2 ou ô) attachés à la partie supérieure d'un trophosperme ou placenta central; enfin dans les genres Binhia, Terminalia, C/tunchoa, etc., l'ovaire est infère, et les ovules sont pendants au sommet de la loge, sans placenta central. Dans ces derniers genres, il n'y a pas d'endosperme, tandis que cet organe existe dans ceux précédemment mentionnés. Plus tard , Jussieu sépara des Élseagnées les genres Terminalia, Bucida, Chu nclioa, elc, et en fît une famille nouvelle qu'il nomma Myrobalanées; enlin Brown reprenant les travaux de Jussieu, a formé trois familles des genres autrefois réunis sous le nom d'Élœagnées, savoir: 1" les Élœagnées qui se composent si'ulenient des genres Hippophae el Elœagnus; 2" les Santalacées qui comprennent les genres Santalum, Qiiinchainatium, Thesium, Leptomeria , Fusanus, etc.; 3» enfin les Combrétacées. oti il réunit les genres Bucida, Terminalia, Chiinchoa, d'abord placés dans les Élseagnées, et les genres Combietum, Cacoucia, etc., qui faisaient partie des Onagraires.

Les Combrétacéi-s sont des arbres, des arbrisseaux ou même des arbustes portant des feuilles opposées, alternes, éparses, entières et sans stipules; des fleurs hermaphrodites ou polygames, diversement disposées en épis axillaires ou terminaux; leur calice est adhérent par sa base avec lovaire qui est infère. Son limbe est allongé ou campaniforme, à quatre ou cinq lobes; il est articulé avec la partie su|)érieure de l'ovaire, et s'en détache circulairement après la fécondation. La corolle manque dans plusieurs genres. Lorsqu'elle existe, elle se compose de quatre à cinq pétales insérés ù la base et entre les lobes du calice. Le nombre des étamines est, en général, double de celui des pétales ou des divisions du calice dans les genres où la corolle manque; cependant ce nombre n'est pas rigoureusement limité, et dans certaines espèces . on en trouve quatre , cinq , douze, quatorze et même quinze. Elles sont toujours insérées à la base du limbe calicinal; leurs anthères sont à deux loges s'ouvrant longitudinalement. L'ovaire est constamment infère, à une seule loge, contenant de deux à quatre ovules pendants, et attachés au sommet de la cavité par un petit prolongement filiforme, plus ou moins allongé, sans aucune trace de trophosperme central. Du sommet de l'ovaire on voit s'élever un style long et grêle, que termine un stigmate simple. Le fruit offre dans sa forme et sa consistance, des différences assez tranchées ; il est toujours uniloculaire, monosperme par avortement, et reste constamment clos. Tantôt il est sec, et présente deux, trois ou cinq angles saillants, membraneux et en forme d'ailes; tantôt il est ovoïde ou glubuleux et chainu. La graine qu'il contientest su.spendueau sommet do la loge, et offre ài)eu près la même forme que le péricarpe, c'est-à-dire qu'elle est anguleuse dans le premier cas et ovoïde, allongée dans le second; son épisperme ou tégument propre est simple et membraneux , et recouvre immédiatement l'embryon. Celui-ci a la même direction

qiin la Riainc, c'cst-à-dirc que sa radicule correspond ixaclement à son point d'attache. Les cotylédons sont foliacés, rarement plans, et plus souvent roulés sur eux-mêmes.

Cette famille ne paraît pas, au premier abord, réunir des genres ayant entre eux unetrès-ipande affinité. En effet les uns sont pourvus de pétales, et les autres en manquent; ceux-ci ont les cotylédons plans, et ceuxlà les ont contournés et roulés sur eux-mêmes; mais ces différences, ainsi que celles qui proviennent de la forme et de la consistance du péricarpe, ne sont pas d'ime assez liante importance pour nécessiter leur désunion. Le caractère vraiment distinctif de celte famille consiste dans son ovaire uniloculaire, contenant un ou plusieurs ovules attachés au sommet de la loge et pendants. Parses genres apétales, elle tient aux Sanlalacées, ipii s'en distinguent par la présence d'un endosperme et par leur placenta central. Par ses genres pétales, elle se rapproche beaucoup des Onagraires et des Myftacécs entre lesquelles elle vient se placer.

Les genres qui composent cette famille sont peu nombreux, et peuvent être partagés en deux sections; dans la première on placera ceux qui sont dépourvus de corolle, tels que Biicida, L., Terminaiia, L., auquel il faut réunir le Tanibouca et le Pamea d'Aublet; Cliunchoa, Pavon, Conoca»/^"?, L., Qiiisqiialis, L., A moins que l'on ne considère les cinq écailles qui garnissent l'intérieur de son calice, comme une corolle polypétale, et dans ce cas il ferait partie de la seconde section. La deuxième comprendra les genres qui ont une corolle polypétale régulière : tels sont Laguncularia, Gaertnerfils, Comhretum, Lœfl., Cacucia, Aubl., et Ceslonia, Roxburgh.

COMBUUEINTS (corps). On a qualifié ainsi lescorps qui, dans la combustion, s'unissaient à d'autres corps dont ils changeaient on modifiaient les propriétés. Longtemps on a cru que l'Oxygène était l'unique Comburent, que seul aussi il jouissait de la propriété de produire les Acides; mais des travaux récents ont prouvé que plusieurs autres corps, placés même parmi les combustibles, étaient susceptibles de favoiiser la combustion et de donner naissance à des Acides. En outre , on a découvert que l'Oxygène, en se combinant avec les combustibles, communiquait aux uns l'acidité, aux autres l'alcalinité, et souvent aussi formait des produits absolument neutres. Dès lors, il a été difficile d'attacher un véritable sens au mot Comburent, et de désigner clairement les corps qui jouissent exclusivement de cette propriété.

COMBUSTIBLES (corps). Qualification attachée aux corps qui jouissent de la propriété de dégager du feu, de la lumière, ou de la chaleur; de se combiner avec l'Oxygène, le Chlore, l'Iode et le Phtore ou Fluoré; d'être transformés en Acides par la combustion, etc. Celte qualification est devenue assez inexacte depuis que l'on a vu des Combustibles remplir, dans certaines circonstances, le rôle de comburents.

COMBUSTION. Phénomène que l'étal actuel des connaissances ne permet pas de bien définir. Quand on admettait l'Oxygène comme seul comburent, on pouvait dire qu'il y avait Combustion lorsqu'il y avait fixation d'Oxygène dans un combustible quelconque, soit que

le pliénomène fut accompagné d'un dégagement apparent de feu, soit que ce dégagement ne fût point sensible ù nos organes. Mais l'Oxygène n'est plus le seul comburent. et d'autres corps qui Jouissent de cette propriété, peuvent, dans certains cas, se combiner avec les combustibles sans qu'il y ait Combustion, et, de plus, devenir combustibles eux-mêmes. En attendant que les idées soient mieux fixées sur la Combustion , on pourrait se contenter d'appli(|uer ce nom au dégagement du feu produit par un échange de principes entre deux ou plusieurs corps, et donnant lieu à des combinaisons nouvelles, dont la capacité à contenir la matière du feu serait moindre que celle des composants.

COME. POIS. Synonyme de Pleuronecte Plie.

COME. BOT. r. Coma.

COMEPIIOBE. POIS. /^. Caiuojiyme.

COMESPEKME. Comesperma. bot. Genre établi par Labillardière (.V/>. m. hol.) dans la famille des Polygalées; Diadelphie Oclandrie. Caractères: calice à cinq divisions ordinairement inégales, deux étant presque toujours plus glandes que les trois autres; corolle formée de cin(i pé'ales irréguliers, inégaux, soudés ensemble par le moyen des filets staminaux, de manière it représenter une corolle monopétale irrégulière, à deux lèvres : l'une supérieure bifide, l'aulre inférieure concave et à trois lobes. Les élamines sont au nombre de huit et diadeli)hes. Le sligmate est bifide. Le fruit est une capsule comprimée, en forme de spatule, à deux loges contenant chacune une graine couverte de poils renversés. Ces caractères, ainsi ipi'il est facile de le voir, rapprochent singulièrement ce genre du Polygala, dont il diffère -seulement par son calice caduc, sa capsule en forme de spatule, ses graines recouvertes de poils, et la caroncule linéaire, qui règne sur l'un de ses côtés.

Labillardière décrit et figure cinq espèces, savoir : Comesperma riigata, tab. 139 ; Comesperma retusa, lab. IfiO; Comesperma coiiferta, t. IGI ; Comesperma ca/ymega, t. 102; et Comesperma volubilis, t. 10.5. Ces cinq plantes sont de petits arbustes ou des herbes vivaces, ayant des feuilles alternes, ordinairement étroites, et des fleurs assez petites, qui forment un épi au sommet de la tige.

COMETE. iivF. Espèce du genre Tricliode et du genre Cercaire.

COMETES. Comètes, bot. Une plante de Surate, aux Indes-Orientales, avait reçu ce nom générique de Burmann (Flora Indica, p. ô'J); elle le devait à l'aspect de ses enveloppes florales, hérissées de poils dont les faisceaux divergents simulaient la queue des comètes. Linnéaccueillit ce genre, et tous les auteurs d'ouvrages généraux l'ont ensuite adopté, en copiant les caractères inexacts donnés par Biirmann. Il n'est donc pas étonnant qu'on l'ait méconnu, et que Ju-ssieu lui-même l'ait confiné parmi les Gênera incertw sedis. Lorsque M. Benjamin Delcssert eut fait l'acquisition de l'herbier de Burmann, on s'est empressé de venir vérifier la plante que celui-ci a décrite et figurée (toc. cit., 1. 15). Jussieu vil de suite que celte plante était une Amaranthacée, et non pas une Euphorbiacée, comme avait semblé l'indiquer le faux caractère de capsule à trois coques, donné par Burmann. DeCandolle reconnut en

elle le nouveau genre qu'il avait proposé sous le nom de Desmochœta,el dont il avait décrit six espèces^dans le Catalogue du Jardin de Montpellier, p. 101. Dans le second volume des Annales du Muséum, p. 132, Jussieu avaitantérieuremcnt fondé ce genre sur VAch/ranlhes lappacea, L., plante vivante au Jardin de Paris. Il lui avait imposé le nom de Pupalia, dérivé de Pupal-valli, donné par Rhéede {Hort. Malab., v. 7, t. 44) aune plante de l'Inde, que Jussieu croyait identique avec VJchyranthes lappacea, mais qui, selon De CandoUe, ne lui est pas même congénère. Loureiro paraît aussi avoir eu en vue le genre dont nous traitons, en décrivant le Cyathula qui, selon Jussieu , se rapporte à V yiclifranthes proslrala, L. Les caractères tracés par Jussieu sont très-exacts; De CandoUe les a développés, et Guillemin a pu, de son côté, en faire une description complète sur le vivant. 11 lui a restitué le nom de Comètes, parce qu'il est le plus ancien, et qu'on serait indécis pour l'adoption de l'une des deux dénominations proposées par les botanistes modernes. C'est aussi l'avis de R. Brown, dans une note manuscrite sur l'échantillon de Burmann. Voici ses caractères : fleurs ramassées en faisceaux, disposées le long d'un axe commun; chaque faisceau a deux bractées triflores; les deux fleurs latérales ont un calice à cinq pétales munis de deux bractéoles disposées à angles droits par rapport aux bractées de l'involucre ; dans l'aisselle de chacune de ces bractéoles se trouve une masse de poils longs, roides et crochus comme des hameçons; la fleur du milieu n'a point d'appendices bractéiformes; elle est plus grande, à cinq sépales lancéolés, aigus, connivents, membraneux sur leurs bords, et très-laineux extérieurement; chaque fleur renferme cinqélamines dont les filets sont réunis à la base en un urcéole appliqué contre l'ovaire; les anthères sont globuleuses; l'ovaire est sphérique, divisible transversalement en deux parties, surmonté par un style de la longueur des étamines et par un stigmate glanduleux, capité; toute sa capacité est remplie par un seul ovule scroliforme ou, si l'on veut, globuleux, avec un appendice latéral Irès-grand, et tellement proéminent, qu'il lui donne la forme d'une cornue de chimiste.

Ce genre est bien suffisamment distinct de VJchyranthes, dont les fleurs sont séparées et accompagnées chacune de trois bractées, et les filets d'étamines réunis en un tube garni d'appendices intermédiaires. La place qu'il occupait dans le système sexuel ne lui convenait pas, car, au lieu d'appartenir à la Tétrandrie, il suit de la description précédente qu'on doit le placer dans la Pentandrie Monogynie. Les Comètes sont des plantes herbacées, originaires des Indes-Orientales ou de l'Afrique et de l'Arabie. Elles se cultivent assez facilement; mais leurs Heurs, sans éclat, ne peuvent intéresser que les botanistes. Parmi les six espèces décrites par De CandoUe, trois avaient reçu de Linné le nom d'Jchyranthes; ce sont ses Jchyranthes lappacea, j4chxranthes prostrata, L., et Jchyranthes allernifolia, L. Lamarck en avait nommé une autre Achyr. styracifolia. Le Comelesalteiniflora, L., ou Comètes suralensis, Burm., parait être la même espèce que le Desmochœta alterni/'olia de De CandoUe. Le nom

de Comètes désignait un Euphorbe, dans Dioscoride. COMÈTES. Comètes, ins. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Longicornes, tribu des Lepturèdes, institué par Serville pour un insecte du Brésil, i que Dejean avait provisoirement placé parmi les Calj lidies. Caractères : antennes filiformes, rapprochées à I leur base, velues, un peu plus longues que le corps, insérées hors des yeux, à articles cylindrico-coiiiqucs; labre court, transversal; mandibules fortes, courtes, obtuses à l'extrémité; palpes inégales : les maxillaires trois fois plus longues que les labiales, les premières I de quatre articles, les autres de trois; tête rétrécie postérieurement, portant un bourrelet transversal entre j les yeux, immédiatement au-dessus de l'insertion des i antennes, ayant une petite ligne enfoncée, qui part de ce bourrelet, et atteint presque le bord postérieur; chaperon transversal; yeux réniformes; corselet à peu près de la largeur de la tête, plus étroit que les élytres, inégal en dessus, rétréci postérieurement, ainsi ([u'en devant, muni latéralement d'un tubercule épineux; écusson petit; élytres linéaires, rebordées, un peu déprimées en dessus, avec leur extrémité arrondie et mutique; pattes courtes; cuisses un peu renflées; jambes antérieures subitement dilatées et renflées à leur extrémité. Le Comètes hirticorne est d'un noir mal en dessus, un peu luisant en dessous, avec le corselet ferrugineux et les élytres pointillées. Taille, cinq lignes.

COMETITE. poLïP. Ce nom a été donné à des Polypiers fossiles du genre Astrée.

COMINIA. BOT. Ce nom désigne l'Olive dans Pline. Brown l'avait appliqué à un genre qui se trouve avoir été réuni au Sumac.

COMMANDEUR, ois. Espèce du genre Troupiale. Un Traquet et un Bruant portent aussi ce nom.

COMMÉLINACÉES. Commelinaceœ. bot. Brown a formé cette petite famille de plantes Monocotylédones, avec quelques genres de la famille des Joncées de Jussieu, et dont il a considéré le Covimelina comme type. Caractères : calice ou périanthe simple, à six divisions profondes, disposées sur deux rangées; les trois extérieures, en général plus petites, sont vertes et calicinales, tandis que les trois intérieures sont minces, colorées et pétaloides. Tantôt elles sont munies d'un onglet, tantôt elles en sont dépourvues; dans le premier cas, elles sont quelquefois réunies entre elles par la base de leurs onglets. Les étamines sont généralement au nombre de six ; cependant quelques-unes avortent parfois ou sont stériles et difformes par suite de l'imperfection de leurs anthères. Ces étamines sont toujours attachées sous l'ovaire; elles ont des anthères à deux loges souvent écartées l'une de l'autre par le moyen d'un connectif placé entre elles. L'ovaire , entièrement libre, offre trois loges contenant chacune un petit nombre d'ovules fixés ù l'axe interne : il est surmonté par un style et un stigmate simple, et se change en une capsule globuleuse, trigone ou comprimée, à deux ou à trois loges, et s'ouvrant en autant de valves qui portent les cloisons sur le milieu de leur face interne. Les graines sont rarement au delà de deux dans chaque loge; outre leur tégument propre, elles se composent d'un endosperme dur et charnu, contenant un

embryon en forme de ponlie, placé dans une cavilé opposée an point d'allaclie de la craine. Toutes les plantes de la famille des Cnnimélinées sont herbacées, tantôt annuelles, tantôt vivaces ; leur racine est fd)reuse ou formée de tubercules charnus; leurs feuilles sont alternes, simples et engainantes à leur base. Leurs tleurs sont nues ou enveloppées dans une spalbe foliacée. Les genres (|ui entrent dans cette famille sont les suivants : Commetina, L., Campelia, Ricb., Tradescantia, L., Cartoncma, li. Br. , Callisia, L., Dichorisandra , Mik., et ylneilema, R. Br. Dumoitier partage cette famille en deux tribus : les Commélinées, dont les fleurs sont munies de bractées, et les Dichorisandrées , qui n'out point de bractées aux fleurs; il place dans l'une les quatre premiers de ces genres, et dans l'autre les trois derniers.

COMMÉMNE. Commclina. bot. Le père Plumier a perpétué le souvenir de deux botanistes hollandais, Jean et Gaspard Cnmmelin, par ce genre <pii se compose de jolies plantes herbacées, annuelles ou vivaces, croissant dans les contrées chaudes de l'ancien et du nouveau continent, et même à la Nouvelle-Hollande et dans les archipels de l'océan Pacilîipie. Ce genre de plantes Wonocotylédones fut d'abord placé par Jussieu dans sa famille des Joncs, mais aujourd'hui il appartient à un ordre naturel distinct, qui en a emprunté son nom. Les Commélines se reconnaissent à leur calice à six divisions profondes et inégales-, trois extérieures persistantes, vertes et caliciformes; trois intérieures pétaloides, onguiculées et caduques. Les étamines sont au nombre de six, dont quelques-unes nidimentaires et privées d'anthères. Les fleurs sont généralement bleues ou roses, réunies plusieurs ensemble dans un involucre monopliylle, persistant, replié ou roulé en cornet. Les feuilles sont alternes, terminées à leur partie inférieure par une gaine entière.

Plusieurs espèces, d'abord placées dans ce genre, en ont été retirées pour former des genres distincts. Ainsi le professeur Richard a fait du Commetina Zanonia de Linné le genre Campelia. Brown, dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande, propose comme genre différent les espèces de Commélines, qui sont dépourvues d'involucre. Il les nomme ytneilenia. Quoi qu'il en soit, le nombre des espèces qui restent parmi les Commélines est encore assez considérable, et peut être évalué à une soixantaine environ. Elles sont de peu d'intérêt. Deux seulement sont quelquefois cultivées dans les jardins d'agrément :

CoMJiELiivE vcLGAiRE. Commelinu commutiis, L., Lamk., III. t. 33, f. 1. Elle croit naturellement en Amérique et peut-être même en Asie, puisque Thunberg et Kœmpfer l'ont trouvée au Japon. Cependant il serait irès-possible que la plante mentionnée par ces auteurs, fût spécifiiiuement différente de celle d'Amérique. Quoi qu'il en soit, la Comméline commune offre une tige cylindriipie, rameuse, un peu étalée, noueuse, portant des feuilles alternes, ovales, lancéolées, algues, entières, glabres, terminées à leur base par une gaine entière un peu ciliée sur ses bords. Les fleurs sont d'un bleu tendre, réunies plusieurs ensemble dans une spathe formée par la feuille la plus supérieure de la lige.

CoMMÉLtsE TiBÉRECSE. CommcHna tuberosa, L. Elle esl originaire du Mexique et vivace. Sa racine est formée d'un on de plusieurs tubercules charnus, d'où naissent plusieurs tiges articulées, cylindriques et grêles. Les feuilles sont cordiformes, allongées, sessiles, engainantes, velues, quelquefois rougeàtres dans leur partie inférieure. Les Heurs sont d'un beau bleu . portées sur des pédoncules pourprés, et d'abord renfermées dans une spathe foliacée. On la multiplie de graines ou par la séparation des racines.

COMMERSIS. BOT. Nom donné par Du Pelit-Thouars ù une plante de la famille des Orchidées (Hist. des Orchidées des iles australes d'Afrique), et qui constitue à elle seule la section nommée Commersorchis.

COMMERSONIE. Commersonia. bot. Deux genres de plantes ont successivement porté ce nom qui rappelle celui d'un des naturalistes français, auxquels la botanique doit le plus grand nombre de découvertes, de Coinmerson qui accompagna Bougainville dans son voyage autour du monde. Forster, le premier, lui consacra une plante observée par lui, dans l'archipel des Amis, d'abord placée parmi les Tiliacées, puis enfin faisant partie de la famille des Buttnériacées de Brovi'n. Sonnerai fît également un genre Commersonia de la plante désignée par Rnmph, sous le nom de Biilonica, et qui appartient à la famille des Myrtaoées. Ce dernier genre doit être rejeté, et le Commersonia de Forster doit seul conserver ce nom. Ce genre offre pour caractères : des Heurs hermaphrodites dont le calice étalé et en forme d'étoile, présente cinq divisions très-profondes, lancéolées et aiguès; corolle composée de cinq pétales dressés, plus courts que le calice, concaves à leur partie inférieure, qui est beaucoup plus large et offre deux lobes arrondis terminés en pointe à leur sommet; étamines monadelphes par leur base seulement, au nombre de dix , dont cinq sont stériles et difformes par suite de l'avortement des anthères. Les filaments sont courts et les anthères à deux lobes et presque didymes dans les étamines fertiles qui sont placées en face des pétales. La plupart des auteurs ne donnent à ce genre que cinq étamines, considérant les cinq qui sont stériles comme un nectaire à cinq lobes velus. L'ovaire est libre, globuleux, à cinq côtes et à cinq loges, contenant chacune plusieurs ovules; cinq styles grêles naissent du sommet de cet ovaire et se terminent par autant de petits stigmates simples. Le fruit est une capsule globuleuse, hérissée de pointes roides et plumeuses, à cinq loges contenant chacune deux graines.

Une seule espèce compose jusqu'à présent ce genre encore assez mal connu dans ses caractères; c'est le Commersonia eehinala, Forst., Gen. p. 44, I. 22. Cet arbre, qui ne s'élève qu'à une hauteur médiocre, est le Resliaria alba de Rumpli ( Amb. 3, t. 119). Il porte des feuilles alternes, pétiolées. cordiformes, glabres, à l'aisselle desquelles existent de petites fleurs, portées sur des pédoncules grêles et rameux. Cet arbre croît à Olaïti et dans les Moluques.

COMiMERSOPUYLIS. bot. y. Phyllobchis.

COMMI A. BOT. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par Loureiro. Les fleurs sont diolques : les mâles disposées en chatons courts et axillaires, dans lesquels

les écailles imbriquées portent chacune un filet surmonté d'une anthère multiloculaire, ou plutôt de plu- Sieurs anthères biloculaires accolées. Les femelles, disposées en grapi)es nombreuses, petites, presque terminales, présentent un calice triparti, court, persistant; trois styles courts et réfléchis; des stigmates légèrement épaissis ; une capsule trilobée, ù trois loges monospermes, percées d'une ouverture de leur côté interne. On en cite une seule espèce; c'est un arbuste de la Cochinchine , plein d'un suc résineux, qui jouit de propriétés émétiques et purgatives. Ses feuilles sont alternes, très-entières et glabres.

COMMIDENDRE. flbwiwnV/eH(//-M>«. bot. Genre delà famille des Synanlhérées, formé par De CandoUe pour cinq espèces arborescentes, originaires de l'île de S'o-Hélène, et dont plusieurs avaient été disséminées par Roxburgh dans les genres Coiiiza, Aster et SoUdago. Les caractères du genre nouveau sont : cala- Ihide multiflore, hétérogame; fleurs du rayon femelles, ligulées et disposées sur un seul rang; celles du disque hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents;. réceptacle nu et rétréci; involucre imbriqué, composé d'écaillés linéaires, acuminées, disposées sur quelques rangs seulement; anthères appendiculées, mais point en queue; stigmates courts; akène glabre, plan, comprimé et dépourvu de bec ; aigrette scabre, mais garnie d'une rangée de poils. Les espèces qui constituent ce genre peuvent être divisées en deu.'c sections : dans l'une seraient rangées celles à feuilles glabres, à pédoncules rameux et corymbifères ; l'autre offrirait les Commidendres à feuilles velues et à pédoncules simples ou rameux dès la base.

COMMIER. EOT. A'. GOMMIEB.

COMMlNGTOiMTE. min. Substance particulière, découverte récemment à Commington dans le Massachussets, par T. Muir qui lui a reconnu les caractères suivants : amorphe ou en masses imparfaitement cristallisées ; d'un vert grisâtre ; translucide sur les bords ; pesanteur spécifique ; 3,20; dureté : 2,75; infusible au chalumeau; composée de ; silice 57,5; protoxide de fer 22; protoxide de manganèse 8,5; soude 9; eau 3. Ce minéral constitue une roche avec le quartz et le mica.

COMMIPHORE. Commiphora. bot. Sous le nom de Commiphora Madagascariensis, Jacq. (H. Schœnb. t. 49) a décrit et (iguré un arbrisseau de Madagascar appartenant à la Uiœcie Octandrie, mais dont les caractères incomplets ne permettent pas de déterminer la place dans les familles naturelles. Sa tige, droite et rameuse, s'élève à la hauteur d'un mètre et plus. Les branches, d'un brun cendré, sont très-étalées, garnies de feuilles alternes, pétiolées, glabres, oblongues, aiguës et dentées en scie; à la base de chaque feuille se trouvent deux folioles opposées et arrondies; fleurs dioïques ; les mâles, petites et jaunâtres, naissent avec les feuilles; elles sont agrégées et presque sessiles sur les rameaux; leur calice est campanule, à quatre dents aiguës et étroites ; la corolle a quatre pétales concaves, aigus et un peu réfléchis ; huit étamines insérées sur le réceptacle, incluses et alternes avec les pétales, à fîlets subniés et à anthères oblongues et dressées. Les fleurs femelles sont inconnues.

COMMISSURE. BOT. On donne ce nom à la ligne de jonction que forme l'application l'un contre l'autre, des deux akènes, dans les graines des Ombellifères.

COMOCLADIE. Cot/iocladia. bot. Les manuscrits de Plumier avaient fait connaître un genre de plantes appelé Pseudo-Brasilium, composé de deux espèces, l'une glabre, l'autre hérissée de poils, toutes les deux à feuilles pinnées, à fleurs en panicules, ayant un fruit drupacé à un seul noyau, et pleines d'un suc qui noircit à l'air, etc. Ces caractères s'accordent parfaitement avec ceux donnés par Browne, Linné et .lacquin, pour le genre Comocladia. Ce genre est du petit nombre de ceux des Dicotylédones qui se placent dans la Triandrie Monogynie. Jussieu l'a rangé dans la seconde section des Térébinthacées, près des genres Cneorum, Rumphia et Canarium. Caractères : calice très-petit, à trois divisions très-profondes; corolle formée de trois pétales plus grands que le calice, étalés, ovales et aigus; trois étamines à filets très-courts et à anthères didymes; un stigmate obtus et sessile sur l'ovaire. Le fruit est une drupe oblongue, arquée et succulente, marquée de trois points au sommet et contenant un noyau de même forme, uniloculaire et monosperme. Les espèces sont encore en petit nombre, mais leur connaissance offre assez d'intérêt en raison des usages variés auxquels on les emploie, ou des dangereuses propriétés qu'on leur attribue. Ce sont des arbres de moyenne grandeur, indigènes de l'Amérique méridionale et des Antilles.

COMOCL.VDIE A FECULES ENTIÈRES. CoillOCladia itlte-

grifoUa, L. Sloane, Jamaîc. t. 222. Arbre de six à huit mètres de hauteur, branchu et portant des feuilles pinnées ^'ec impaire, à folioles pétiolées, opposées, ovales, lancéolées, aiguës et très-entières; ses fleurs forment de grandes grappes axillaires et sont de couleur pourpre-foncée. On lui donne à Saint-Domingue le nom impropre de Brésillet, parce qu'il fournil une couleur analogue à celle du bois de Brésil, (Cœsalpinia echinata), mais d'un rouge terne, plus foncé. Il sert à faire queliiues ouvrages de tour et de menuiserie. Son fruit a une saveur acidulé, et une couleur pourpre foncée lonsqu'il est mur. Les autres parties de l'arbre sont pleines d'un suc tellement caustique qu'il désorganise entièrement les tissus cutanés, ce qui l'a fait employer par des colons inhumains pour imprimer leur nom sur de malheureux nègres.

CouocLADiE DENTÉE. Comocladiu dentala , Willd. Cet arbre ne diffère du précédent que par ses feuilles bordées de dents épineuses, et parce que ses fruits ne sont pas comestibles. L'odeur infecte d'Hydrogène sulfuré que dégagent ses feuilles lorsqu'on les froisse , indique des qualités assez actives ; on va même ju.squ'à dire que ses émanations sont si dangereuses que des personnes endormies sous son ombrage y ont péri, expérience que .lacquin a voulu jusqu'à un certain point vérifier, mais qui, heureusement, ne lui a pas réussi. Au reste, ces propriétés délétères que partagent avec les Comocladies quelques espèces de Jihus où elles sont même beaucoup plus exaltées, confirment les corrélations indiquées par Jussieu et De CandoUe entre la nain réel lesformes extérieures des plantesde même famille.

COMOLANGA. bot. r. CAMALA:^r..\.

COMOLIE. Comolia. bot. Genre de la famille des MélasIomacC-es.Décandrie Moiioi;ynic, auquel Uc CaruloUe assigne pour caractères : tube du calice campanulatocylindracé : les quatre lobes du limbe sont linéaires; quatre pétales ovalaires; anthères oblonifues-linéaires, en faux, monoporeuses, égales, jointes par un court article; ovaire glabre; capsule ovale, biloculaire, renfermant des graines concaves d'un côté, élevées, rugueuses et luberculées de l'autre. Un arbrisseau du Brésil, Comolia beibenfolia, donné d'abord par Humboldt et Bonpiand pour une Rlie.xie , fait le type du genre; ses feuilles sont ovales, et ses fleurs axillaires, solitaires, presque sessileset blancbes.

COiMON. BOT. Palmier du genre Bactris.

COMORICHA. BOT. S. dePhylliréeà feuilles étroites.

COMOSPERME. bot. Même chose (|ue Comesperme.

COMPACITÉ. Miîi. On dit que les corps sont Compactes, lorsque leur cassure ne présente jamais, en aucun sens, que des fragments de forme irrégulière et indéterminée. Il faut distinguer la Compacité qui dépend de la nature même du corps cristallin , de celle qui est le résultat d'une agrégation de particules irrégulières, extrêmement fines, ou de très-petits cristaux, que l'on doit regarder comme une structure accidentelle. Il est souvent difficile de distinguer ces deux Compacités, et ce n'est souvent que par des passages à des structures d'agrégations distinctes que l'on peut établir la différence entre le second et le premier cas.

COMPAGNON. MAM. f^. Campagnol.

COMPAGNON BLANC, bot. Syn. vulgaire de Lychnide dioïquc.

COMPARETTIE. Comparetlia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par Poppig et Endiicher, pour une plante nouvelle, apportée du Pérou et dans laquelle ils ont reconnu les caractères génériques suivants : sépales et pétales soudés par leur base : les premiers étroits, avec ceux des côtés prolongés inférieuremenl en éperon et l'intermédiaire adhérent au gynostème; les pétales sont semblables, mais non adhérents au gynostème et plus larges; labelle placé postérieurement, articulé au gynostème par une sorte d'onglet qui se divise et se prolonge en deux cornes contournées, réniformes, entières ou bidentées à leur base convexes, échancrées et crétées; gynostème demi-cylindrique, membraneux, échancré, renflé au milieu; anthère biloculaire et membraneuse; deux masses polliniques; deux caudiculcs filiformes, élasli(iues, adhérentes à une glandulc ovale et un peu convexe. La Comparettie est une plante épipliyte, ù pseudobulbes exigus, d'où sort une seule feuille oblongue, obliuscule, nerveuse; les fleurs sont réunies en grappe radicale, simple ou rameuse, munie de bractées.

COMPAS-SCALLOP. moll. Syn. vulgaire de Peigne.

COMPÈDES. ois. Nom sous le(|uel divers auteurs distinguent les Oiseaux à pieds palmés, qui ont la majeure partie de la jambe engagée dans l'abdomen.

COMPÈKE-LORIOT. ois. Nom vulgaire du Loriot d'Europe.

COMPÈRE-GUILLAUME. ois.Nomvulgairedu Bruant proyer.

COMPLECTIF. Complecticus. bot. On admet que la préfolialion est Compleclive, lorsque les disques des feuilles en s'embrassant mutuellement, se recouvrent par le côté et le sommet.

COMPLET, bot. Se dit d'une partie quelconque des végétaux, munie de tous les organes dont elle peut se composer. Ainsi une fleur complète est celle qui réunit pistil ou pistils, étamine ou étamines, calice et corolle; elle est incomplète lorsqu'il lui manque l'un ou l'autre de ces organes. Le fruit complet désignait jadis celui qui avait son péricarpe, et on appelait incomplet celui que l'on en croyait privé et auquel nous donnons aujourd'hui le nom des semences nties. Les cloisons qui se trouvent dans l'intérieur d'un fruit, séparent complètement ou incomplètement la cavité de ce fruit. La Giroflée a le fruit divisé en deux loges par une cloison complète. Le fruit du Pavot, quoique muni de plusieurs cloisons, n'offre qu'une loge parce que les cloisons sont incomplètes. L'arille, ce tégument particulier qui revêt certaines graines, les recouvre quelquefois en totalité, et quelquefois ne les recouvre qu'en partie ; dans le premier cas l'arille est complet, c'est ce (pi'on peut voir dans la graine des Axalides; et il est incomplet dans celle du Fusain galeux.

COMPOSÉE (fleur), bot. Dans le Chardon, l'Artichaut, le Souci, la Chicorée, etc., les fleurs sont fort petites, rapprochées les unes contre les autres sur un réceptacle commun , et environnées de folioles disposées symétriquement. C'est à cet assemblage de fleurs que les anciens botanistes donnaient le nom de fleur composée. Mais cette expression impropre n'est plus employée aujourd'hui, et l'inflorescence des plantes réunies dans la Syngénésie est aujourd'liui considérée, et avec raison, comme un simple capitule que la plupart des auteurs ont nommé Calathide. Pendant fort longtemps, on a également donné le nom de Composées à la famille naturelle de plantes formée par la Syngénésie. Mais ce nom rappelant celui de fleur composée, dont il vient d'être question et dont on avait reconnu Pimpropriété, Richard lui a substitué celui de Synanthérées, qui a été presque généralement adopté.

COMPOSITIFLORES. bot. Syn. de Synanthérées.

COMPRESSICAUDE. Compressicamlus. ïool. yueue comprimée, serrée dans le sens d'un côté à l'autre.

COMPRESSlCAULE.Co;«/j/cssicatt/is. BOT. Tige comprimée , serrée par deux côtés opposés , ce qui occasionne deux surfaces larges et deux étroites.

COMPRIMÉ. Compicssus. bot. S'entend de tout organe dont la coupe transversale présente la forme d'une ellipse, comme s'il avait été serré par les côtés.

COMPSANTUE. Compsanlhus. bot. Genre de la famille des .loncées, Hexandric Monogynie. Caractères: corolle campanulée, composée de six pétales renflés extérieurement et plus épais vers l'extrémité; filets des étamines dilatés à leur base; anthères peltées; trois stigmates bifides, roulés au sommet; capsule siliquiforme, triloculaire et polysperme. Le Coiupsanlhiis «lacM/o/MS, unique espèce du gcnre,avaitété précédemmentdécrilparDon,souslenoradet'owipsooHiacM7<i?n.

COMPSOCÈBE. Compsocerus. ins. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, établi

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