‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 13 sur 65 · COI · texte numérisé non relu

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chaque loge. SpIou Hetz, la baie du Cookia contient cinq capsules à semences solitaires et oblongues. Ce genre que Corrta de Serra (Ann. du Mus. T. vi, p. 581) a voulu éloigner des Uespéridées ou Aurantiacées, parce qu'il n'en connaissait le fruit que d'après des documents inexacts, paraît h Mirbel (DuU. Pliilom. 181-", n" 75) et a .lussieu (Mém. du Mus. T. n, p. 437) devoir y rester. Corréa ajoute que son organisation le rapproche du Qiiinaria Latisium de Loureiro ou Lansium sflrestre de Rumph, et doit former avec lui une nouvelle famille (|ui se placera naturellement entre les Orangers et les Guttifères; mais il n'assure pas (pie la plante de Loureiro soit bien le Cookia punctata de Sonnerai. Plusieurs auteurs néanmoins n'hésitent pas à donner ces plantes comme synonymes.

La Cookie poivctuée, Cookia punctata, est un arbre à feuilles pinnées, dont les folioles sont lancéolées, entières, l'impaire plus grande. Son écorce est verruquouse et ses pétiolules liispides. Les fleurs sont disposées en panicules, etleurs pédoncules sont très-ramiliés. Elle croit naturellement dans la Chine méridionale. Blume en a découvert deux autres espèces au mont Salak à Java, et il les a décrites sous le nom de Cookia cliloiospenna et Cfanocarpa.

COOPERIE. Cooperia. bot. Genre de la famille des Amaryllidées , Hexandrie Monogynie, Lin., voisin du genre Zephyranthe avec lequel même il pourrait être confondu, sans la difformité de son pollen. W. Herbert l'a caractérisé ainsi qu'il suit : tube du périanthe cylindrique, dressé; limbe régulier cl ouvert; filaments staminaux unis au tube; anthères droites, sessiles sur l'orifice du tube; semences planes, membraneuses, superposées et recouvertes d'un tégument noirâtre.

CooPER[E DE Drïm.hond. Coopeiia Drummondii, Botan. regisl., l. 1833. Son bulbe est de la grosseur d'une forte noisette, ovale, revêtu d'une tunique brune, avec quelques écailles de même nature, qui entourent l'origine des feuilles ; celles-ci sont grêles, canaliculées, tortillées ou ondulées, peu consistantes, presque aigués, glabres, d'un vert agréable, longues de douze à treize pouces et larges d'ime ligne ; leur base est d'un rose pourpré. La hampe n'a que quatre pouces et demi de hauteur, elle est verte, cylindrique, creuse, enveloppée d'une spàthe engainante, univalve , membraneuse, striée et d'un blanc jaunâtre ; elle est terminée par une seule fleur dont le tube, d'un rouge pourpré, est grêle et strié ; le limbe est divisé très-profondément en six lobes ovales, étalés et blancs, dont trois intérieurs ou sépales un peu plus étroits, presque obtus, et tr^^s extérieurs ou pétales presque ovales , terminés vers la pointe par un petit corps calleux; ces lobes sont striés et marqués d'une bande intermédiaire et longitudinale, rose sur leur face postérieure. Les anthères, longues de trois lignes, sont portées sur des filaments un peu plus courts; elles sont garnies de pollen jaune à grains arrondis et irréguliers. Le style est un peu plus court (pie les étamines, couronné par un stigmate obtus, à trois lobes; l'ovaire est dressé. La capsule est allongée.

CooPERiE A TUBE VERT. Cooperia clilofosen, Botanical mag., 3482. Cette seconde espèce n'est pas moins remarquable que la précédente; et, comme elle, nous la

devons au botaniste voyageur Drummond qui l'a également trouvée dans la province mexicaine du Texas. Son bulbe est oblong, presque sphérique, gros comme une noix et recouvert de tuniques brunâtres; il donne naissance à trois ou quatre feuilles linéaires, planes, flcxueuses, canaliculées, longues d'un pied et demi, larges au plus de deux lignes cl d'un vert glauque. La hampe qui s'élève de la base latérale du bulbe, est tubuleuse. haute de dix-huit à vingt pouces, épaisse de deux lignes, d'un blanc rougeàtre à sa base, verte dans le reste de son étendue. La fleur, qui précède une spathe lubuleuse, est blanchâtre et longue d'un pouce et demi; elle a son périanthe composé de six folioles dont trois extérieures ovales, lancéolées d'un blanc verdâtrc, onguiculé et vert au sommet ; les trois segments intérieurs sont d'un blanc plus pur et uniforme; le tube est long de quatre pouces cl renferme l'ovaire (|ui est dressé.

COOT. OIS. Nom vulgaire des Foulques et des Gallinules.

COP. OIS. Synonyme vulgaire de Chouette petit Duc.

COPAUU. BOT. Substance balsamique, d'une consistance sirupeuse, transparente, d'un blanc jaunâtre, d'une odeur très-pénétrante, qui découle par incision de l'écorce du Copaifera offwinalis, arbre originaire du Brésil. On appelle Copabu à Saint-Domingue le Croton origanifolium.

COPAIA. BOT. Nom vulgaire d'une Bignoniacée, Jacaraiiila procera, Willd.

COPAIBA. BOT. ^. COPAIER.

COPAIEU. Copaifera. bot. Jacquin, auteur de ce genre qu'il nomme Copaiva, pense qu'il est le même que le Copaiba de Marcgraafî et Pison, si incomplètement décritcl figuré par ces auteurs, dans leur Histoire naturelle du Brésil. Celte opinion a été partagée par Linné et Jussicii qui ont changé le nom de Copaim en celui de Copaifera. Mais, ainsi que l'observe Desfontaines, dans les observations qu'il a publiées sur le genre Copaifera (Mém. du Mus. 7, p. 373), le Copaiva de Jacquin diffère sous plus d'un rapport du Copaiba de Marcgraaff : son calice n'a que quatre divisions. Le genre de Marcgraaff a une fleur à cinq folioles. Plusieurs autres différences se font également remarquer entre ces deux genres. Ce point a donc encore besoin d'être éclairci de nouveau.

Le genre Copaifera, qui fait partie de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, offre les caractères suivants : fleurs hermaphrodites, en général petites, sessiles et groupées en une sorte de grappe à l'aisselle des feuilles; chacune d'elles en particulier est accompagnée d'une petite bractée; leur calice est manosépalc, à quatre divisions profondes, elliptiques, dont deux sont plus extérieures. Il n'existe pas de corolle. Les dix étamines sont tout à fait libres, égales entre elles et distinctes les unes des autres; leurs filaments sont grêles et leurs anthères oblnngues, à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal; l'ovaire, légèrement pédicellé, est globuleux, comprimé, renfermant deux ovules attachés à l'une des sutures; le slyle qui naît du sommet de l'ovaire, est filiforme et se termine par un stigmate glanduleux et simple. Le fruit est une gousse arrondie, à deux valves, coiilenant une

seule grair.e enveloppée dans une substance pulpeuse.

On n'a longtemps connu qu'une seule espèce de Copaïer, désignée par Linné sous le nom de Copaifeia offlcinalis, et qui est celle dont on retire en Amérique la Térébenthine vulgairement nommée Baume de Copahu. Raeuscl) en a fait connaître une seconde espèce qu'il appelle Copaifeia tlisperiiia, parce que les deux ovules sont fécondés, et que la gousse contient deux graines. Enfin, très -récemment, le professeur Desfontaines a donné la description et la figure de deux espèces nouvelles, qu'il nomme Copaifera Guianensis et Copaifera Langscloifjii. Ces quatre espèces sont toutes des arbres élevés, croissant dans l'Amérique méridionale, et dont les feuilles, alternes, sont pinnées sans impaire.

Le CoPAiER OFFICINAL, Copaifeva offlcinalis, t. Jac([. (Atner. 133, t. 86), est un grand et bel arbre touffu, d'une forme élégante, orné de feuilles alternes, composées de cinq à buit folioles ovales, acumiuées, entières, très- glabres, un peu luisantes, ponctuées et presque sessiles. Les fleurs sont petites, blanchâtres, formant des grappes rameuses, jilacées à l'aisselle des feuilles. Leur calice est à quatre lobes un peu inégaux, étalés, décrits par Jacquin et Linné comme une corolle de quatre pétales, tandis que cet organe manque réellement. Les dix étamines sont libres, égales et étalées. Le fruit, que l'on n'a pas encore observé à son état parfait de maturité, est orbiculaire, comprimé, bivalve, contenant une ou deux graines. C'est des incisions que l'on pratique ù son écorce, que découle la substance résineuse, connue vulgairement sous le nom de Copahu ou Baume de Copaliu. Elle est extrêmement fluide, incolore lorsqu'elle est récente, devenant un peu citrine en vieillissant. Elle contient à peu près le tiers de son poids d'huile volatile Son odeur est forte et pénétrante, sa saveur acre, chaude et térébinthacée. Dans ces derniers temps, les médecins en ont fait un fréquent usage dans les maladies des voies urinaires, et surtout à forte dose, dans les blennorrhagies rebelles.

Le CoPAiER DE Langsdobff, Copaifera Latigsdorffii, Desfont. (Mém. du Mus. 7), a été observé par Langsdorff au Brésil. Sa tige est ligneuse; ses feuilles paripennées, à folioles elliptiques, obtuses, au nombre de dix; sesjleurs sont en panicule et ses pétioles pubescenls.

Le CoPAiER DE LA GciAivE, Copaifera Guianensis , Desfont., est indigène des forêts de la Guiane, et croit dans le voisinage du Rio Negro. 11 se distingue par ses i folioles opposées, au nombre de six à huit, glabres, ■ très-entières, elliptiques, mucronées et ponctuées. , COPAIFERA. BOT. V. Copaier.

COPAIVA. BOT. /^. COPAIER.

COPAL, COPALE OC COPALLE. EOT. Matière résineuse improprement appelée Gomme, qui découle du | Rhus copaltinum, arbre de l'Amérique, et qui, en se j desséchant, devient fragile, cassante, transparente, d'un blanc jaunâtre, plus ou moins foncé. Elle est inso- ' lubie dans Peau, et ne se dissout que très-difficilement dans l'éther, l'alcool et les huiles essentielles. Cette résine forme la base des vernis les plus solides. !

COPALCHI. BOT. Kom d'une écorce que l'on emploie '

fréquemment au Mexique comme fébrifuge, et que l'on présume être celle du Croton suberosum. L'analyse chimique de cette écorce a été faite par Macardieu, et insérée dans le journal de Chimie médicale, du mois de juin 1826.

COPALLINE oc COPALME. bot. Noms d'une matière résineuse, qui découle du Liquidambar styraciflua.

COPALON. BOT. Synonyme vulgaire d'Agaric élevé.

COPAYER. BOT. y. COPAIER.

COPELATE. Copelatus. ins. Genre de Coléoptères pentamères, proposé dans la famille des Hydrocanthares, aux dépens du genre Dytisctis, par Erichson qui lui donne pour caractères distinctifs : écusson visible; pieds postérieurs ciliés des deux côtés, dans l'un et l'autre sexe : ongles mobiles et égaux. Le Dyliscus posliciitHs de Fabricius serait le type du genre nouveau, auquel l'auteurajoule deux autres espèces encore non décrites, et ainsi que la précédente, originaires de PAmérique méridionale.

COPERTOIVOLE. bot. Syn. vulgaire de Colyledon umbilicus, L.

COPEVI. BOT. V. COPAIBA.

COPIIER. BOT. Syn. ancien de Lawsonia incrmis.

COPHIAS. REPT. Fitzinger a formé, sous ce nom, un genre dont les caractères se confondent avec ceux des Chalcides de Lacépède et Daudin. 1^. Craspédocé-

PDAIE.

COPHOSE. Cophosus. ins. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, indiqué sous ce nom parZiegler, et adopté par Dejean. Latreille pense que ce nouveau genre pourrait bien ne former qu'une division dans lesPlérostiques de Bonelli. Les antennes plus courtes , le prothorax proportionnellement plus long, la forme du corps étroite et cylindrique, sont les caractères distinctifs les plus importants. L'espèce désignée par Duffscbmidt, sous le nom de Cophosus cxlindricus, peut être considérée comme le type du genre. Elle est originaire de Hongrie.

COPIE. Copius. INS. Hémiptères. Genre de la famille des Coréens, institué par Thunberg qui reconnaît pour caractères principaux : élytres transparentes dans toute leur étendue; les deux derniers articles des antennes, élargis; jambes postérieures élargies sur un de leurs côtés. Ce genre, propre à PAmérique méridionale, a pour type le Copie bouffon, Copias histrio; Alydius histrio, Fab.

COPORAL. OIS. Syn. vulgaire d'Engoulevent varié.

COPOUN-GAUNE.POis. Syn.vulg. de Scorpène jaune.

COPRA. BOT. C'est ainsi qu'on appelle l'amande du Coco , dépouillée et préparée pour être mise dans le moulin destiné à en extraire de l'huile.

COPRIDE. INS. Synonyme de Bousier.

COPRIN. Coprinus. bot. Persoon a donné ce nom à une section du genre Agaric. Elle renferme la plupart des espèces qui croissent sur les fumiers; son caractère le plus facile à observer consiste dans la manière dont les lamelles se résolvent en une liqueur noire comme de l'encre, à l'époque de la dissémination des sporules. Link a fait remarquer un autre caractère beaucoup plus difficile à observer, mais unique dans la famille des Champignons ; il consiste dans la disposition des spo-

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iules, dans les capsules (Tliecœ, Àsci) qui couvrent les lames du chapeau. Ces capsules sont beaucoup plus grandes que celles des autres Agarics. Elles sont éloignées les unes des autres et non rapprochées comme dans presque tous les Champignons, et au lieu de ne renfermer <|u'un seul rang de sporules, elles en contiennent quaire rangées parallèles. Ces caractères trùsremarquables avaient engagé Link à séparer ces plantes des Agarics, et à en faire un genre distinct; mais le reste de la structure de ces Champignons, leur forme, etc., se rapprochent tellement de celles d'autres espèces de vrais Agarics, que nous pensons qu'on doit ne les regarder que comme une simple section.

Tous les Coprins sont minces, délicats; leur chapeilu est membraneux, en forme de cloche; leur pédicule est fistuleux, très-fragile; ils sont de peu de durée, et finissent par se résoudre entièrement en une liqueur d'un noir foncé. Ces Champignons sont très -communs sur les fumiers.

COPRINARIUS. BOT. Section du genre Agaric, établie par Fries, et qui est très-voisine des Copriiius de Pcrsoon. Ces Champignons se résolvent comme eux en un liquide noir; mais ils ne présentent pas la même singularité dans la disposition des sporules. Leurs capsules ont la même structure que celles des autres Agarics. Ils croissent, comme les Coprins, sur les fumiers.

COI'RIOLA, COPRIOLE. eot. Syn. vulg. liePlanlano Coronopus. y . Plantain.

COPRIS. INS. y. BODSIEH.

COPROBIE. Coprobius. ms. Genre de Coléoptères penlamères, famille des Lamellicornes, inctitué par Latreille. Les espèces qui le composent, parmi lesquelles on remarque les Ateiichus volvcus, violaceus, triangularis, sex-puiictatus, etc., de Fab., diffèrent des autres Coprophages par un corps ovoïde, peu bombé, avec le milieu des bords latéraux du corselet dilaté en manière d'angle mousse ou arrondi, l'abdomen presque carré et le chaperon bidenlé. LesCoprobies appartiennent à l'Amérique méridionale.

COPROPHAGES. Coprophagi. iNS. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, établie par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes de huit à neuf articles; chaperon arrondi, presque demicirculaire ; labre, mandibules et pièce terminant les mâchoires membraneux : cette pièce est large ou transversale ; palpes labiales plus grêles ou allant en |ioinle vers leur extrémité supérieure; écusson souvent nul ou distinct; les deux pieds postérieurs plus rapprochés du bout de l'abdomen que dans les autres Coléoptères. A l'état de larve et d'insecte parfait, les Coprophages se nourrissent des excréments des divers animaux. Latreille divise cette famille en plusieurs genres qu'il groupe de la manière suivante :

I. Pieds de la seconde paire beaucoup plus écartés entre eux, à leur naissance, que les autres; palpes labiales très-velues, avec le troisième ou dernier article beaucoup plus petit que le précédent, ou peu distinct; écusson nul ou ù peine visible.

Genres : Atevcde, Gymnopleure, Sisypbe, Onitis,

BOIISIER, ONTUOrnAGE.

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