II. Tous les pieds séparés entre eux, à leur naissance
par des intervalles égaux; palpes labiales peu velues ou presque glabres, composées d'articles presque semblables et cylindriques; un écusson très-distinct.
Genre : ApiioniE.
COPROPHILE. Coprophilus. iNS. Genre de Coléoptères penlamères, établi par Latreille dans sa famille des Brachélylres, pour séparer du genre Omalie <pielques espèces Anomales. Caractères différentiels : antennes beaucoup plus longues que la tète , grossissant insensiblement vers le bout, ù articles grenus; mandibules arquées extérieurement , presque en croissant , peu sensiblement dentées ; corps aplati , avec toutes les jambes dentées ou épineuses extérieurement. Le Corr.opiiiLE Ri'GEECx, Omatium rugosum, Grav., est le type de ce genre.
C0PR03E, CORNROSE. bot. Synonymes de Coquelicot, y. Pavot.
COPROSME. Coprosma. bot. Ce genre, établi par Forster {Chaiacleres Generum Plantarum, p. 138, n» 69), avait d'abord assez mal été caractérisé pour que Lamarck l'ait placé parmi les Genlianées. Son ovaire adhérent et la structure de son fruit le rapportent aux Rubiacées, ainsi que l'a indiqué Labillardière {Nov.- Hollandice Plant. Spécimen, T. i, p. 70). C'est à cet auteur que nous empi'unterons la description des caractères suivants : Heurs hermaphrodites; calice supère à cinq ou six divisions profondes; corolle infundibuliforme, pareillement ù cinq ou sept découpures; cinq ou sept étamines incluses dans la plante de Labillardière, et exertes dans les espèces de Forster; deux styles très-longs et hérissés; baie adhérente, contenant deux coques accolées et des graines dont l'embryon, à radicule inférieure, est au centre d'un périsperme charnu. On y trouve des fleuis mâles et des tleurs femelles probablement résultantes d'avortemenls. Les deux espèces que Forster a rapportées ont été publiées par Linné fils (Suppl. 178) sous les noms de Coprosma Iticida et Coprosma fœliilissima. Ce sont deux arbrisseaux indigènes de la Nouvelle-Zélande, dont le port ressemble à celui des Phyllis. La dernière de ces espèces exhale, selon Forster, une odeur d'excréments tellement puante, qu'elle fait reconnaître facilement celte plante, et on s'est servi de ce caractère pour former le nom générique. Labillardière a décritet figuré, t. 95, une troisième espèce qu'il a nommée Coprosma hirtella. C'est un arbuste du cap de Van-Diémen, à feuilles ovales, lancéolées, possédant les stipules interfoliaires, qui caractérisent si bien les Rubiacées. Malgré l'anomalie du nombre de ses étamines, Labillardière le place dans la Pentandrie Digynie, L., parce que le nombre quinaire du système floral est le plus fréquent.
COPS, COPSO. POIS. Synonymes d'Esturgeon.
COPTIDE. Coptis. bot. Genre de la famille des Renonculacées, tribu des Ilelléborées de De Candolle, Polyandrie Polygynie,L. Confondues avec les Hellébores par L. et Jus., les espèces de ce genre en ont été séparées par Salisbury (7'/ansac«. Societ. Linn. T. viii, '305); et De Candolle (Systema Hegii. Fcget. p. 321) a adopté celle distinction. Voici les caractères généri(iues tels qu'ils sont exposés dans ce dernier ouvrage : calice ù cinq ou six sépales colorés, pélaloïdes et caducs; pétales en
forme de petits capuchons; vingt à vingt-cinq élamines; six à dix capsules longuement stipitées, disposées en étoile, membraneuses, oblongues, terminées en pointe par le style persistant , à quatre ou à six graines. Ce genre, que distinguent suffisamment et son port et ses caractères, se compose de deux espèces indigènes des contrées boréales de l'un et l'autre continent. Ce sont de petites plantes herbacées, vivaces et consistantes, à feuilles radicales longuement pétiolées , divisées en trois segments dentés ou multifîdes, à fleurs blanches solitaires ou géminées au sommet d'une sorte de hampe, munies d'une très-petite bractée. Le Coptis trii'oaa, Salish. , Helleborus trifolius, L. , croît dans les lieux humides et montueux du nord de l'Europe et de l'Amérique septentrionale, depuisle Canadajusqu'enVirginie. Le peuple de Boston emploie sa racine, qui est jaunâtre et purement amère, sans mélange d'astringence, comme remède contre les aphtes de la bocche. L'autre espèce, Coptis asplenifolia, Salisb., a été trouvée sur les côtes occidentales de l'Amérique boréale. On lui donne pour synonyme le Thalictrtim Japonicum de Thunberg (Act. Soc. Linn. T. l'i , p. 357).
COPTIE. Coptia. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par BruUé pour un Insecte nouveau , rapporté récemment de Cayenne. Caractères : dernier article des palpes maxillaires grêle et ovalaire, tronqué très-obliquement et dont l'extrémité se termine en pointe; dernier article des palpes labiales plus large et coupé presque en travers, ce qui le rend triangulaire; lèvre supérieure courte; les trois premiers articles des tarses antérieurs élargis, du moins dans le mâle. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce, la Coptie armée, Coptia armata; tout son corps est noir; mais les palpes, les antennes et les tarses sont bruns; son corselet est court, large, couvert de gros points enfoncés, marqué de trois impressions profondes et longitudinales, et armé de chaque côté de deux fortes épines qui sont dirigées en arrière ; ses élytres sont profondément striées avec des séries de gros points enfoncés dans les stries. Taille, quatre lignes.
COPTODÈRE. Coptodera. ins. Genre de Coléoptères pentamères de la famille des Carnassiers, dont la créalion est due à Dejean. Caractères: palpes extérieures terminées par un article presque cylindrique; antennes grenues; corselet terminé postérieurement par une ligne droite ; les trois premiers articles des tarses antérieurs courts, larges -. les mêmes des quatre postérieurs étroits, presque filiformes, et le pénultième de tous bifide, mais non divisé en deux lobes. Presque tous les Coptodères sont propres à l'.Amérique méridionale.
COPTOPTÈRE. Coptopterus. iNS. Coléoptères tétraraères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lepturètes, institué par Hope qui lui assigne pour caractères : antennes comprimées, avec le premier article plus gros et implanté dans une échancrure des yeux; tête assez petite et penchée; palpes maxillaires et labiales assez courtes : le dernier article plus gros que les précédents; corselet arrondi sur les côtés, et rétréci antérieurement; extrémité des élytres pointue et incisée
obliquement; pieds assez courts. Les espèces sont toutes de la Nouvelle-Hollande.
COPTORHINE. Coptorhina. ins. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Lamellicornes, Iribu des Coprides , institué par le docteur Hoi)e qui lui donne pour caractères essentiels : antennes se terminant par une massue lamelleuse; chaperon très -profondément incisé ; corps grand ; élytres sinuées à leur base latérale; mandibules membraneuses; pieds de la seconde paire très-écartés entre eux, à leur origine ; les quatre jrmbes antérieures en forme de cône allongé, trèsdilatées ou beaucoup plus épaisses à leur extrémité. Ce genre ne présente encore que deux espèces, toutes deux africaines; leurs couleurs sont obscures ou noires ; leur taille de six à huit lignes.
COPTORNIE. Coplornia. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Coprides, don; on doit encore l'établissement à Uope. Caractères : mandi'oules et mâchoires membraneuses; labre caché sons le chaperon qui est très-fortement échancré; corps ovale; jambes courtes, épaisses et écartées; les autres organes sont en tout semblables à ceux des Bousiers. Ce genre se compose de deux espèces : Coptornia Âfricana, long de huit lignes; noir, avec le corselet refus ou coupé antérieurement, sensiblement élevé à la partie postérieure; élytres convexes, marquées de stries de points peu apparents. La seconde espèce est le Coptornia Klugii long de six lignes, également noir avec les deux dents du chaperon réfléchies; la partie relevée et médiane du corselet ne présente que quelques fossettes à peine distinctes. Cette espèce se trouve à Sicrra- Leone.
COPTOSMA. Coptosma. ins. Genre d'Hémiptères, proposé par Delaporte dans la famille desScutellérites; ses caractères seraient: antennes courtes, insérées sous les yeux; premier article beaucoup plus grand que le suivant qui est fort court, le troisième allongé et les deux autres égaux, ovales et comprimés; bec assez grêle, atteignant la hase des pieds postérieurs ; corps très-convexe, tronqué postérieurement; tête arrondie; yeux saillants; corselet grand, transversal; cuisses assez longues. Ce sont des Insectes exotiques, de petite taille, mais ornés de brillantes couleurs. Tel est le Tetyra globus, de Fab.
COPTOTOME. Coptotomus. iivs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Hydrocanthares, tribu des Dyticiens, établi par Say, aux dépens du genre Dytiscus de Fab. Le genre nouveau en diffère par plusieurs caractères; ses antennes ont les quatre derniers articles plus longs et plus grêles que les autres; la dernière de ses palpes présente une échancrure oblique; enfin les crochets de ses tarses postérieurs sont inégaux. Le type de ce genre est le Dytiscus interrogatus, Fab. , auquel Say a ajouté une espèce nouvelle , de l'Amérique septentrionale.
COPULATION, zooi. Ce mot, dans son acception la plus générale, désigne l'acte de l'accouplement, quelle que soit d'ailleurs la manière dont il s'opère. Le mâle adulte possède une liqueur prolifique, caractérisée par la présence des animalcules sperniafiques ; la femelle renferme des ovaires à l'intérieur desquels on remarque des corps globuleux, de diverses dimensions : ce
sont les œufs. Ceux-ci résidaient toujours inlial)iles à se développer s'ils n'arrivaient au contact lie la liqueur séminale. C'est afin de remplir cette condition que les animaux se livrent à l'acte de l'accouplement, auquel ils sont d'ailleurs excités par le désir de se procurer une jouissance que la nature a su faire servir à la perpétuation des espèces.
Chez les Mammifères, le mâle est pourvu d'une verge qu'il introduit dans le vagin de la femelle, et qui lui sert à transporter ainsi tout près de l'ouverture de la matrice le liquide sécrété par les testicules. A l'instant de l'accouplement, l'appareil génital de la femelle éprouve un état d'orgasme et d'irritation dont Blundell a donné le premier une description soignée. Il a vu chez les Lapines sacrifiées au moment même où le mâle venait de terminer ses fonctions, le vagin et les cornes de la matrice se contracter rapidement , puis se dilater tout à coup et offrir les mouvements péristaltiques les plus prononcés. Mais tous ces phénomènes ne se passaient point au hasard, et l'on voyait qu'ils avaient évidemment pour but de faire passer dans les cornes le liquide déposé dans le vagin. Celui-ci se contractait par exemple, dans un point quelconque de sa longueur, tandis (|u'au même instant l'ouverture béante des cornes s'avançait avec rapidité, de manière à faire pénétrer dans leur intérieur la semence ainsi comprimée. Ces observations expliquent tous les détails de l'accouplement des Mammifères, et suffisent pour montrer que les mouvements dont les femmes assurent avoir la sensation à l'instant de la conception, ne diffèrent probablement pas des précédents. Il est du moins bien certain que l'accouplement ne sera pas fécond, si la liqueur séminale ne peut pénétrer jusque dans la matrice , et qu'il ne saurait y arriver qu'au moyen des contractions du vagin et d'une espèce de succion exercée par le museau de tanche. Peulêlre qu'il existe des Mammifères chez lesquels le bout du gland peut atteindre l'orifice de la matrice, et il y a (pielque raison de penser que le Chien est dans ce cas. Quoi qu'il en soit, tous les Mammifères présentent cette espèce de Copulation qui amène la li- ([ueur fécondante précisément dans l'organe où doivent se développer les fœlus.
Chez les Oiseaux et les Reptiles, c'est encore dans les oviductes ou cornes de la matrice que se rend la liqueur fécondante; et l'acte qui sert à son introduction, consiste le plus souvent en une simple application de l'orifice du cloaque du mâle sur celui de la l'emelle. Les recherches de Geoffroy de Saint-llilairc ont éclairé toutes les difficultés que ce mode d'accouplement pourrait offrir, et l'on conçoit fort bien aujourd'hui comment les orifices des canaux déférents du mâle viennent seuls verser dans l'organe sexuel de la femelle, la liqueur qu'ils reçoivent des testicules.
Dans les Grenouilles et les Crapauds, le mâle se place sur la femelle, la saisit vigoureusement au moyen de ses deux pattes de devant et se cramponne à elle par les petits tubercules dont ses pouces se trouvent munis. Il attend dans cette posture la sortie des œufs, et il les arrose au passage avec sa liqueur spermatique. Il paraît que la manière dont s'opère la fécondation des œufs chez les Poissons se rapproche beaucoup de ces
conditions, à cela près que le mâle et la femelle restent entièrement séparés. Ce ne serait par conséquent qu'après la ponte que le mâle viendrait >ïpanchcr le liquide prolifique, mais il faut avouer que l'on connaît peu les détails de cet acte dans cette classe d'animaux. Il n'en est pas de même des Salamandres , et Rusconi a donné d'excellentes observations qui viennent à l'appui de celles de Spallanzani. Le mâle se place à coté de la femelle, la caresse avec sa queue en la frappant légèrement, et répand en même temps dans l'eau sa liqueur spermatique. Il est probable que la femelle aspire cette eau spermatisée, car à l'instant où elle se sépare du mâle, elle va pondre des œufs fécondés sur les plantes que renferme l'étang. D'après nos idées sur la génération, il faut qu'elle ait un réceptacle propre à contenir le liquide prolifique , et l'on est porté à penser que la vessie urinairese charge de cette fonction. Il serait curieux et important de rechercher les animalcules spermatiques dans l'appareil sexuel de la femelle fécondée, et ce moyen serait le seul qui fût propre à lever tous les doutes.
Enfin, dans les Mollusques et les Insectes, il se présente des particularités dignes d'attention. Quant à ces derniers, Audouin pense que la vessie qui existe constamment dans l'appareil génital de la femelle, et qui vient s'ouvrir dans le vagin, doit être considérée comme le réseivoir de la semence. Les œufs se fécondent par conséquent au passage et non point dans l'ovaire. Chez un Bourdon , Audouin a trouvé l'organe mâle engagé dans le tuyau de cette vessie, et les observations de Prévost sur le Colimaçon, montrent qu'il en est de même pour les Mollusques. Il a trouvé les animalcules spermatiqucs dans l'organe désigné sous le nom de vessie au long col, par Swammerdam. On ne les y rencontre qu'après l'accouplement et seulement dans l'animal qui a fait fonction de femelle, car on sait, depuis les expériences de Ga,spard, que bien que l'Escargot soit androgyne , l'accouplement s'opère de telle sorte qu'il n'en résulte qu'une fécondation. — Il est donc évident que la Copulation est toujours calculée de manière que le contact entre la liqueur spermatique et les œufs n'a lieu qu'après que ces derniers ont été expulsés de l'ovaire. Cet acte doit, par conséquent, éprouver beaucoup de modifications qui le mettent en harmonie avec les conditions d'existence de l'ovule. En effet, chez les Mammifères, l'éducation utérine du fœlus exige que la fécondation s'opère dans le sein de la mère. Aussi la liqueur séminale s'y trouve-l-elle portée pendant le coït. Chez les Oiseaux, l'action fécondante doit s'exercer dans un moment intermédiaire entre la chute de l'ovule et la formation de la coquille qui vient le recouvrir. La seule circonstance de l'existence d'une coque calcaire amène la nécessité d'une fécondation utérine dans les Reptiles et les Oiseaux, dont les organes semblaient tracés sur le plan d'une fécondation extérieure. Cette dernière a lieu chez les Batraciens dont les ovules perméables sont tout aussi propres â la fécondation au moment de la ponte que lors(iu'on les prend dans les oviductes. COPY-BARA. siAM. K. Capybara.
COQ. Gallus. OIS. Genre de l'ordre des Gallinacées. Caractères ; bec médiocre, robuste, assez épais, nu à sa
base, coui'bé ;"i la pointe; mamiibule sui)éiieure voûlée, convexe, plus longue que rinféricure, dont la base (suI•tou^ chez les mâles) est garnie, de chaque côté, de membranes charnues; narines placées latéralement près de la base du bec, ovalaires, en partie recouvertes d'une membrane épaisse; tète surmontée d'une crête charnue, ou d'un fort bouquet de plumes longues, qui retombent en panache sur le bec; un espace nu sur les joues; quatre doigts : trois devant, réunis jusqu'ù la première articulation; un derrière, articulé sur le tarse et posant rarement à terre; un éperon long et courbé; ailes fortement concaves et arrondies; la première rémige la plus courte, les troisième et quatrième les plus longues; queue ordinairement formée de deux plans verticaux, réunis sur une arête; les rectrices intermédiaires les plus longues, retombant en arc.
Quoique les espèces et variétés du genre Coq soient généralement et très-abondamment répandues sur tous les points de la terre où l'homme vil en société, on n'a su pendant longtemps quelle patrie assigner à la souche originaire de ces Oiseaux, dont la domesticité a fait oublier et presque disparaître l'état sauvage. L'on n'aurait même encore que des conjectures à cet égard, sans les recherches de Sonnerat. Ce voyageur a retrouvé le Coq sauvage dans la chaîne des Gates, qui sépare en deux grandes provinces la péninsule de l'Inde, en deçù du Gange ; il en a rapporté l'espèce mâle et femelle. D'autres espèces ont , depuis , été trouvées dans l'immense archipel de l'Inde. Ces Oiseaux, concentrés dans les forêts les plus épaisses, ne paraissent qu'accidentellement vers leurs lisières; ils font remarquer une défiance et une férocité qui contrastent avec la confiance et la douceur des Coqs domestiques, et qui, jusqu'ici, ont empêché que l'on put recueillir des faits bien exacts sur leurs mœurs, leurs habitudes, et particulièrement sur tout ce qui concerne leur reproduction. On pourrait en revanche s'étendre longuement sur les fails que l'éducation du Coq reproduit chaque jour; mais comment se décider, dans un ouvrage où la place est précieuse, à entretenir le lecteur de choses qui ne peuvent lui être étrangères? Comment hasarder, après les pages si éloquentes de Buffon, quelques phrases sur la noblesse et la gravité de la démarche du Coq, sur la fierté et le courage de cet Oiseau, qui, se développant et reprenant l'ascendant naturel dans des combats corps à corps, procurent souvent à l'homme, qui se pique de raison, un amusement barbare; sur sa vigilance, sur sa galanterie, sa tendresse, ses prévenances, ses soins envers des compagnes que, malgré leur multiplicité, il sait rendre toutes heureuses et fécondes; sur la jalousie qui l'enflamme contre toute sorte de rivaux, particulièrement contre ceux de sa propre race; sur son utilité par les ressources qu'il offre, dans tous les âges, comme aliment sain, léger et délicat, etc. Cependant il faut bien, avant d'en venir aux détails spécifiques, jeter un coup d'œil sur cet Oiseau dans la basse-cour dont il est l'hôte le plus précieux.
Le nombre des races élevées en domesticité est assez grand ; les unes le sont par pure curiosité, d'autres dans des vues de croisement avantageux; la plupart pour leur utilité réelle, et parmi ces dernières, on paraît
s'être arrêté à celle qui a généralement reçu le surnom de Coq et Poule domestii|ues. On choisit un Coq dont la taille ne soit ni trop élancée, ni trop basse; d'une allure noble et leste; d'une voix bien sonore; la poitrine large, les membres forts et nerveux, l'encolure épaisse. A l'âge de trois à quatre mois, il est en état de féconder les Poules qu'on lui donne, et dont on augmente progressivement le nombre jusqu'à quinze et dix-huit, qui est jugé le plus favorable pour conserver la vigueur et la santé du sultan, et pour éloigner du sérail la jalousie et la discorde. Les Poules, d'après l'observation, doivent être d'une taille moyenne, d'une constitution robuste, d'un caractère à la fois vif et tranquille, gai, quoique enclin au silence; on les préfère surtout avec la tête grosse, les yeux très-animés , la crête Bottante et la couleur du plumage noire ou fort sombre. Quoique assurées d'une nourriture abondante, les Poules, conduites par le Coq, sont constamment occupées à gratter la terre, à fouiller le fumier pour y chercher des aliments moins bons, sans doute, que le grain ou la pâtée qu'on leur distribue, mais enfin qu'elles recherchent avec un goût particulier : or, il faut être attentif à leur procurer ce moyen de jouissance, qui, en définitive, ne laisse pas d'être avantageux, et qui, quelquefois, suffit à l'existence de ces Oiseaux. Dans cet état social la Poule ne construit point de nid, et le Coq non-seulement ne s'occupe pas de ces soins, mais ne songe pas même à les rappeler à la Poule : un enfoncement pratiqué négligemment dans la terre, dans le sable ou la poussière, ordinairement dérobé à tous les regards, reçoit, chaque jour, l'œuf que la Poule y dépose, et qu'elle finit par couver lorsque le nombre s'en est accumulé jusqu'à un certain point. Pour éviter les incubations furtives, qui pourraient se faire à contre temps et contre la volonté du fermier, celui-ci a soin de construire, à proximité de l'habitation, un appartement peu élevé, et disposé de' manière que les Poules puissent y pondre tranquillement et commodément, s'y retirer tous les soirs avec le Coq. La ponte est continue; elle n'a d'interruption que pendant le temps de la mue qui, pour cet Oiseau, est vraisemblablement une époque périodique de maladie. Cette mue a lieu ordinairement vers la fin de la belle saison ou pendant l'hiver. La Poule, aussitôt après la ponte, décèle sa délivrance par des accents joyeux; ces chants de plaisir avertissent son propriétaire qui bientôt court recueillir le tribut journalier. Lorsque la saison favorable, les besoins du fermier ou la disposition de la Poule, qui s'annonce par un gloussement, déterminent l'incubation, on accumule sous la couveuse des œufs bien choisis, fécondés et dont le nombre puisse facilement être contenu sous l'aile de la Poule; pendant cette opération qui dure environ vingt jours, on veille particulièrement à la nourriture de la couveuse.
Les petits sont nommés Poussins; ils mangent seuls en naissant; ordinairement on dispose autour d'eux des miettes de pain trempé, qu'ils digèrent plus aisément que tout autre aliment. La mère, autant qu'elle le peut, tient rassemblée sous son aile protectrice sa jeune couvée, toujours disposée à prendre l'essor et à jouir d'une entière liberté; on ne saurait voir sans attendris-
COQ
sèment l'amour atlenlif de ces mères passionnées, ([ui, tour à tour, grondent et caressent leurs petits, leur montrent la nourriture dont, souvent, elles se privent avec le dévouement le plus ahsolu. Après trois ou quatre ans , le Coq est susceptible de s'énerver, de perdre sa vigueur : il convient alors de le remplacer; les Poules peuvent donner pendant cinq ou six ans; mais passé ce temps, il est également avantageux de pourvoir à leur renouvellement.
A la description du petit nombre d'espèces du genre Coq, jusqu'ici connues, il a paru indispensable d'ajouter l'énumération des races ou variétés mentionnées dans les principaux ouvrages d'ornithologie et d'économie rurale. Les croisements multipliés qu'ont éprouvés ces races, et les dégradations infinies qui en sont résultées , rendent cette énuméralion assez conjecturale.
Coq d'Adria, Coq Adriatique. Race de petite taille, vantée par les anciens, et que l'on élevait particulièrement aux environs de l'antique Adria, en Italie.
Coq Agate. Variété dont les teintes du plumage ont de la ressemblance avec les couleurs qu'offrent certains Quarz-Agates.
Coq Alas. Gallus furcaltis, Temra. PI. col., 48. Plumes de la nuque et du cou brunes à la base, d'un bleu irisé en violet vers le milieu, et d'un vert doré, mêlé de noir à l'extrémité ; plumes du dos brunes à la base, puis d'un noir doré, bordé de jaune terne; tectrices alaires semblables aux plumes dorsales, mais bordées de roux vif; rémiges d'un brun noirâtre; reclrices d'un vert doré; crête entière, non dentelée; un seul appendice membraneux sous le bec, l'une et l'autre d'un beau rouge violet, ainsi que les autres parties nues de la tête; iris, bec et pieds jaunes; éperon très-aigu. Taille, deux pieds ; celle de la Poule est de quatorze pouces ; elle n'a en outre ni crête ni membrane sur la gorge; la peau nue, qui entoure l'œil, est d'un jaune rougeâtre; le sommet de la tête et le cou sont d'un gris brun ; les parties supérieures d'un vert noirâtre doré, rayées et frangées de gris-brun; la gorge blanche, duveteuse; les parties inférieures d'un cendré brunâtre; les rectriccs brunes, bordées de roussâtre. Java.
Coq d'Alexandrie. Variété du Coq domestique. Coq ardoisé. Variété du Coq domestique; elle est huppée ; la couleur dominante de son plumage est le gris bleuâtre.
Coq argenté. La variété précédente ornée de taches régulières d'un blanc pur.
Coq Atam-Alas. V. Coq Alas.
Coq de Bauia. Variété du Coii domestique, dont la taille est très-élevée.
Coq de Bankiva. Gallus Bankiva, Temm. Plumes de la nu(iue, du cou, du dos, et tectrices alaires (à l'exception des grandes qui sont noires, irisées) d'un brun marron pourpré; tectrices caudales longues, pendantes, d'un jaune rougeâtre, éclatant ; rémiges noires, bordées de roux ; parties inférieures et rectrices d'un noir irisé ; crêle, appendices membraneux et parties nues d'un rouge assez vif; bec et pieds gris ; iris jaune. Taille, dix à onze pouces, la queue étant relevée. La femelle est d'un roux brun, vcrmiculé, avec la poitrine d'un roux
COQ
clair, parsemé de longues flammes blanchâtres. Java et Philippines.
Coq de Uantam. Phasianus pusillus, Lath. Il parait être une variété de l'espèce précédente, du moins il lui ressemble par la taille et les couleurs; il a en outre les pieds garnis, au côté extérieur, de plumes assez longues, qui descendent jusque sur les doigts. Coq blanc, a bcppe noire. Variété du Coq huppé. Coq de Bresse. Variété du Coq domestiiiue. Coq bron»;:. Gallus œneus, Ciiv. Temm. PI. col. 374. Crête entière, dressée; un fanon mince en devant; plumes de la collerette peu marquées, oblongues, d'un rouge cuivreux intense; tout le plumage bronzé, brillant; tectrices caudales d'un roux vif, flammé de noir; reclrices bronzées. Taille, quatorze pouces, la queue étant relevée. Sumatra.
Coq de CAMDOcnE. Race très-médiocre, dont les pattes sont fort courtes et les ailes pendantes; ce qui occasionne un sautillement presque continuel, dans la marche de cet Oiseau.
Coq de Caix. Phasianus Pataviiius, Lath. Variété du Coq domestique , qui le surpasse en taille presque du double.
Coq Chamois. Variété du Coq huppé; elle est d'un jaune tirant sur le fauve.
Coq de Cholcidie. Variété du Coq domestique. Coq a cinq doigts. Phasianus pciitadactxltis, Lath. Variété du Coq domestique; elle a cin(i doigts : trois en devant et deux en arrière .Cette monstruosité s'est transmise de génération en génération.
Coq cojiacN. K. Coq domestique.
Coq couleur de fed. Variété du Coq huppé. On donne aussi ce nom au Coq ignicolor. r. ce mot.
Coq a culotte de velours. Variété du Coq domestique; elle a le ventre et les cuisses d'un beau noir velouté, la poitrine tachetée de la même teinte, une toutfe de plumes noires sous la crête, et un cercle de plumes blanches autour des yeux; le bec est très-pointu et les pieds sont grisâtres.
CoQ DEJii-CoQ d'Inde. Race javane assez élevée. Coq des bois. K. Coq Alas.
Coq domestique. Gallus domesticus, Briss. Phasianus Gallus, L. PI. enl. 1 et 40. Cette espèce, dont les couleurs du plumage ont extrêmement varié, se distingue principalement par une crête rouge, charnue, festonnée et souvent disposée eu couronne, et par les deux appendices membraneux, de même nature, qui pendent de chaque côté de la mandibule inférieure; queue composée de quatorze rectrices relevées en deux plans verticaux : les deux intermédiaires, plus longues et fortement arquées, retombent en panache flottant; tarses armés d'ergots longs et fortement acérés. La Poule, beaucoup plus petite que le Coq, n'a point, comme lui, le cou et l'extrémité du dos couverts de plumes longues et étroites.
Coq doré. Coq huppé dont la couleur dominante du plumage est le jaune doré, fortement lustré.
Coq a duvet du Japon. Phasianus lanatus, Lath. Plumage entièrement blanc, composé de barbules inadhérentes entre elles, ce qui donne aux plumes une apparence de duvel; crête, joues et parties nues de la gorge
COQ
(l'un ronge vif tirant sur le pourpié; bec cl pieds d'un gris bleuâtre foncé : ceux-ci sont robustes et couverts de plumes ext(!rieurement jusqu'à l'origine des doigts. Taille, vingt-huit pouces. La Poule est plus petite, et la couleur de son plumage tire sur le gris. C'est vraisemblablement une variété du Coq domestique.
Coq a ÉCAiiiE. Variété du Coq huppé, dont les taches blanches, maillées, ressemblent à des écailles de Poisson.
Coq de La FiÈcaE. r. Coq de Cabx.
Coq frisé. Phasianus crisptis, Lath. Cette espèce ou variété, que l'on assure être originaire des parties méridionales de l'Asie, est remarquable par la singulière disposition de ses plumes qui sont retournées et ont un aspect frisé. Ses couleurs sont aussi variées (pie celles du Coq domestique, et sa femelle est de la taille de la Poule ordinaire. Cet oiseau est très-sensible au froid , ce qui est cause sans doute de sa rareté dans les pays du Nord.
Coq de Gates, y. Coq Sonnerai.
Coq de Hajicodrg. I^. Coq a cdlotie de VEtocRS.
Coq hermine. C'est le Coq huppé blanc, avec ((uelques taches noires.
Coq bcppé. Phasianus cn'status, Lath. Il diffère du Coq domestique en ce que la créle, extrêmement petite, est environnée et cachée par une touffe de i)Iumes ordinairement assez longues et étroites, retombant en panache sur le bec. Ce Coq est souvent privé des caroncules membraneuses de la mandibule inférieure. La Poule est plus petite; elle n'a point de longues plumes étroites sur le cou. Les couleurs de cette race, dont l'origine n'est pas bien connue, varient considérablement; en général, le corps est noir avec la huppe blanche, ou le corps blanc avec la huppe noire.
Coq huppé d'Angleterre. Variété à huppe très-petite et à jambes fort élevées.
Coq huppé todt bianc. Aldrovande, qui a figuré cette variété, lui donne une huppe conique et pointue.
Coq ignicolor. Phasianus ignilus, Lath. Parties supérieures d'un noir irisé., ainsi que la poitrine et le ventre; tectrices alaires noires avec une large zone d'un vert doré à leur extrémité; croupion garni de plumes larges, d'un rouge orangé, irisé en pourpre et en violet; rectrices intermédiaires longues, d'un roux clair; flancs variés de rouge-orangé brillant; huppe de la couleur du dos, formée d'un gros boutiuet de plumes droites, à barbules décomposées, en éventail; une membrane d'un rouge violet sur la joue, se terminant en pointe à l'angle du bec. Taille, vingt-quatre pouces. La poule est moins grande d'un sixième; elle n^'a point de membrane saillante aux joues, et diffère encore par la huppe et les couleurs qui sont d'uR brun marron, varié de brun clair et de noirâtre. De Sumatra.
Coq d'Italie. Variété ressemblant au Coq de Caux.
Coq de l'isthme de Darien. Race de petite taille, dont la queue, dit-on, est droite et fort épaisse; elle a, au pied, une manchette de plumes.
Coq Jago. Galliis giganteus, Temm. Espèce encore
trop peu connue pour pouvoir en donner la description;
tout ce que l'on sait de plus positif, c'est tiue sa taille
surpasse celle de toutes les autres espèces. De Sumatra .
3 dict. des sciences nat.
Coq de Jwa. Hacc fort grande, tr(''s -élevée sur ses jambes, dépourvue de crête et de huppe, avec la queue longue et pointue.
Coq Javan. V. Coq Bankiva.
Coq Lafayette. Gallus Lafayeltii, Lesch. Deux petits barbillons à la mandibule inférieure ; plumes de la collerette effilées, d'un jaune d'or, avec une flamme brune au centre; poitrine recouverte de longues plumes étroites, d'un rouge doré, flammé de noir; abdomen noir; queue courte, brune; un demi -collier violet sous la peau nue du devant du cou. Ceylan.
Coq lainecx. y. Coq a duvet du Japon.
Coq de Lombardie. Semblable au Coq de Caux.
Coq Macartney. y. Coq ignicolor.
Coq de Madagascar. Race de très-petite taille, encore peu connue.
Coq du Mans. F. Coq de Caux.
Coq de Médie. Race de grande et forte taille.
Coq de Melon, y. Coq de Médie.
Coq de Mozajibique. Gallus Moiio, Temm. Plumage entièrement noir, ainsi que la peau et le périoste; crête dentelée, d'un violet noirâtre, ainsi que les appendices membraneux de la mandibule inférieure; bec et pieds d'un bleu noirâtre. Inde, d'oii l'on prétend (ju'il a été transporté dans l'Amérique méridionale.
Coq nain d'Angleterre. Race très-petite, de la grosseur d'un fort Pigeon; sa couleur, originairement blanche, s'altère par les croisenienls.
Coq nain de la Chine. Race encore plus petite que la précédente, et bigarrée de diverses couleurs.
Coq nain de Java. Phasianus Pumilio, Lath. Race très- petite et dont les pieds sont extrêmement courts. Elle a beaucoup de ressemblance avec le Coq nain d'Angleterre. Le Coq nain de France paraît être la même race qui aurait acquis un peu plus de force.
Coq nain pattu. De la taille d'un Pigeon ordinaire; plumage blanc ou blanc varié de jaune doré.
Coq nain pattu d'Angleterre. Paraît être la race précédente qui aurait acquis une double crête.
Coq nègre, y. Coq de Mozambique.
Coq noir a huppe blanche, y. Coq duppé.
Coq de Padoce. /''. Coq de Caux.
Coq pattu d'Angleterre. Phasianus plumipes. Race de moyenne taille, non huppée, avec les pieds emplumés.
Coq pattu de France. Race un peu moins forte que la précédente, et qui en diffère encore en ce que souvent les doigts sont, ainsi que les pieds, couverts de plumes.
Coq pattu de Siam. Moins grand que le Coq domestique; entièrement blanc; pieds emplumés.
Coq de Pégu. y. Coq de Caux.
Coq de Perse. Race qui, d'après ce qu'en dit Chardin, a beaucoup de ressemblance avec le Coq de Caux.
Coq Périnet. y. Coq ardoisé.
Coq (petit) de Pégu. On assure qu'il n'est pas plus gros qu'une Tourterelle.
Coq des Philippines. Paraît être la race du Coq huppé d'Angleterre.
Coq Pierre. Variété du Coq huppé, dont le fond du plumage est blanc, bigarré de diverses teintes.
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Coq porte-soie. f^. Coq a dcvet du Japoi». Coq de Rhodes. Race trts-grande, que l'on a négligée à cause de son peu d'utilité, dans les basses-cours. Coq sass croipioji. /^. Coq Walukikiti.
Coq sans ploies. Race douteuse, qui parait n'être autre que le Coq domestique, dans une longue et forte mue.
Coq sans qcebe. Phasianus ecaudatus, Lath. y. Coq Waii.ikikiti.
Coq de Sausevarre. Race persanne qui, au rapport de Tavernicr, est d'une taille gigantesque. Coq a six doigts. Monstruosité du Coq domestique. Coq Sonj^erat. Gallus Sonncratii, Vieill. Tète et cou garnis de longues plumes étroites, aplaties, à barbes désunies et soyeuses, terminées par une sorte de palette ovalaire, d'un gris de perle luisant, bordée de roussâlre; plumes du dos longues, étroites, rayées de blanc et de noir ; rémiges variées de roux et de blanchAlre, rayées de noir et de blanc; tectrices caudales longues, flottantes, d'un violet noirâtre, irisé ; quatorze reclrices relevées en deux plans verticaux, les deux intermédiaires longues et arquées ; poitrine d'un roux luisant; parties inférieures garnies d'un duvet noir et blanc ; léte ornée d'une crête d'un rouge vif, aplatie sur les côtés et découpée; joues, côtés et dessous de la gorge nus, ainsi qu'une ligne longitudinale sur le sommet de la tête ; une tache de très-petites plumes grises, entre la crête et l'œil; bec et pieds noirâtres; ergots coniques, allongés et pointus. Taille, vingt-huit pouces. La femelle est plus petite, et diffère peu de la Poule domestique. Inde.
Coq de Tanacra. Race ancienne sur l'existence de laquelle l'opinion n'est pas bien fixée.
Coq toct noir. Variété qui parait identique avec le Coq de Mozambique.
Coq de Turquie. Variété du Coq domestique, remarquable par la beauté de son plumage où s'étendent des nuances d'or ou d'argent, sur un fond ordinairement blanchâtre; ailes noires; queue verle et noire; pieds bleuâtres; la tête quelquefois ornée d'une huppe.
Coq VEUF. Variété du Coq huppé, ornée de petites taches blanches, sur un fond noirâtre.
Coq VILLAGEOIS, r. Coq domestique.
CoqWallikikiti. Ga//Mser«M(/a<iJS,Temm. Plumes des parties supérieures d'un roux orangé , celles de la nuque noires, bordées de jaune, longues, effilées, à barbules décomposées; rémiges d'un brun mat; tectrices alaires intermédiaires noires, irisées en violet; plumes du bas du dos longues, effilées, arquées, d'un brun violet, irisé; celles des parties inférieures brunes, bordées de jaune-orangé ; bas de la gorge noir, à reflets violets et pourprés; crête entière, d'un rouge brillant, ainsi que les deux appendices de la mandibule inférieure; joues, oreilles et partie de la gorge nues; point de queue ni même de croupion ; bec et pieds d'un gris brun; éperons robustes et très-aigus. Taille, quinze pouces. Cette espèce, à laquelle on avait donné, lorsqu'elle était moins connue, la Perse et successivement l'Amérique septentrionale pour patrie, est originaire de Ceylan où le nom de Wallikikili peut se traduire par relui (le Coq sauvage; elle y construit son nid â peu
près comme font les Perdrix, il o«t composé d'herbes amoncelées sans ordre.
On a étendu le nom de Coq à beaucoup d'Oiseaux qui n'ont avec le genre dont il vient d'être question que peu ou point de rapports. Ainsi l'on a appelé :
Coq d'Amérique, le Hocco Mitu, Crax .Hector, L.
Coq de bois, le Tétras Auerhan, Tcirao Urogallus, Gmelin.
Coq des bois d'Amérique, la Gelinotte à fraise, J'etrao umbellatus, Lath.
Coq de bois d'Ecosse, la Gelinotte d'Ecosse, Telrao Scoticus.
Coq de bocieau, le Tétras Birkhan, Telrao Teirij;.
Coq Bruant, le Tétras Auerhan, Telrao Vrogallus.
Coq de BRUvr.RE brun et tacheté, la Gelinotte de la baie d'Hudson, Tetrao Canadcnsis, Lath.
Coq de bruyère (grand), le Tétras Auerhan, Tetrao Urogallus.
•Coq de brutére (petit) a deux filets a la quede, le Ganga Cata.
Coq de bruyère a queue fourcrue, le Tétras Birkhan, Telrao Tctrix.
Coq de Curaç.\o. le Ilocco de Curaçao.
Coq d'été, la Huppe, Uptipa Epops.
Coq d'Inde, le Dindon, Meleagris Galloparo, L.
Coq indien, le Hocco Mitu, Crax Jlcclor, L.
Coq de Limoges, le Tétras Auerhan, Tetrao Urogallus, L.
Coq de marais, la Gelinotte, Tetrao Bonasia.
Coq de mer, le Canard à longue queue, Jim» acHla, L.
Coq de montagne, le Tétras Auerhan, Tetrao Urogallus.
Coq de roche, le Rupicole, Pipra rupicola, L.
COO. POIS. Nom vulgaire du Zeus Gallus. f^. Gam.
COQ. MOiL. Foss. L'un des noms vulgaires des Térébratules qu'on nomme aussi Poule et Poulette.
COQ DE MER. crcst. T. Calappe.
COQ DES JARDINS, HERBE AU COQ ou MENTHE COQ. DOT. Syn. vulgaires de Tanacetuin Dalsamila, L., et de Balsamila suaveolens, Desf. F. Tanaisie et Balsahite.
COQ DORÉ. pois. Syn. vulgaire de Zeus Vomer.
COQU. ois. Syn. vulgaire et ancien de Coucou, Cuculus Canorus, L. F. Coucou.
COQUALIN. MAM. Syn. vulg. de Sciurus variegatus,