L. F. CODRLIS
CORLIEU. OIS. Espèce du genre Courlis, Scolopax Phœopus, L., Buff., pi. enl. 84-2. y. Codri.is. Cuviereii a fait le type d'une sous-division de son genre Courlis. On a encore appelé :
CoRUEii BLANC (Catcsby ), l'Ibis blanc d'Amérique.
CoRLiEC BRUN, l'Ibis bruii.
CORLIEC ROÏGE, l'IbiS lOUgC.
CORMARAN ou CORWORIN. ois. Synonyme vulg. de grand Cormoran, Pelecanus Carbo, L. K. Corhor&n.
CORME, bot. Nom vulgaire du fruit du Sorbier.
CORMIER. BOT. Synonyme vulgaire de Sorbier.
CORMIGONE. CormigoHUS. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Raffinesque, Ann. gén. des se. phys. 6, p. 83, pour le Portlaiulia tctranUra de Forster, n'a point été adopté, et cette espèce a été comprise dans le genre Bikkie, de Reinward, sous le nom de Dikkia auslralis.
CORMORAN. Carbo. ois. Hydrocorax, Vieill. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec assez long, droit, comprimé, arrondi en dessus; mandibule supérieure sillonnée, très -courbée à la pointe; l'inférieure comprimée, plus courte, obtuse et peu courbée; narines linéaires, placées ù la basedu bec, engagé dans une petite membrane qui s'étend sur la gorge, celte membrane est
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nue ainsi que la face; pieds courts, robustes, retirés dans l'abdomen ; quatre doigts réunis par une seule membrane, l'extérieur le plus long, celui de derrière s'articulant intérieurement ; ongle du doigt intermédiaire dentelé en scie; ailes médiocres : la première rémige plus courte que la deuxième qui est la plus longue.
Les Cormorans appartiennent à cette petite division que Cuvier a qualifiée de Tolipalmes, et qui, peu nombreuse en espèces comme en genres, ne comprend que les Oiseaux dont la conformation du pied offre la plus grande ressemblance avec la rame antique. Grands consommateurs de Poissons, de ceux de rivière surtout, les Cormorans les poursuivent avec une rapidité extraordinaire. Dès que l'un deux a aperçu la proie qui nage paisiblement au sein du fleuve, en un clin d'oeil il plonge, saisit d'un de ses pieds la victime qui chercherait en vain à se dégager de la fatale membrane, et la ramène, en s'aidant de l'autre rame, à la surface de l'onde; là, par une manœuvre agile, le Poisson lancé en l'air, retombant immédiatement la tète la première, est reçu sans résistance de la part des nageoires dont les rayons sont alors naturellement couchés en arrière, dans le gosier très-dilatable de l'Oiseau. Si ce dernier manque d'adresse, ce qui arrive rarement, le Poisson n'a point i)our cela échappé à la voiacilé de son terrible adversaire; il est de nouveau saisi et lancé jusqu'à ce que sa chute se soit faite d'une manière convenable. Dans plusieurs pays on a réussi à utiliser l'habileté des Cormorans à la pêche, et on les a amenés à rendre au pêcheur les mêmes services que le chasseur obtient du Faucon qu'il a dressé. Cette pèche, autrefois très-usilée en Angleterre, l'est encore, à ce que l'on assure, dans toute la partie orientale de l'Asie : le Cormoran domestique, portant au cou un anneau assez juste, debout sur l'extrémité de la nacelle que dirige son maître, plonge, s'élance sur le Poisson qu'il a aperçu, et le rapporte à bord avec une fidélilé dont sans doute le plus sûr garant est l'anneau qui interdit l'entrée du Poisson dans l'estomac du Cormoran. La plupartde ces Oiseaux, aussi bons voiliers que grands nageurs, recherchent la société de leurs congénères; hors la saison des amours, pendant laquelle ils sont constamment appariés, on les voit presque toujours par petites troupes. Leur grande consommation de nourriture en fait le fléau des étangs, et les emi)êche de rester longtemps sédentaires dans le même canton. Le Poisson dont ils paraissent le plus friand est l'Anguille , du moins c'est celui que l'on a trouvé plus souvent dans l'estomac des Cormorans. Leur chair fétide et noire est un aliment qui répugne : aussi n'en faiton usage que par nécessité. Le Cormoran est du petit nombre des Palmipèdes doués de la faculté de percher, et c'est ainsi que, sur les plages désertes, ils se livrent au sommeil. C'est aussi sur des arbres plus souvent que dans des anfractures de rochers, qu'ils établissent leurs nids composés d'herbes fines, placées au milieu d'un tissu grossier de joncs. La ponte ordinaire est de trois ou quatre œufs parfaitement ovales.
Les Cormorans avaient été confondus par Linné avec les Fous, les Frégates et les Pélicans, sous cette dernière dénomination.
CoBMOBAN AFRICAIN. Pelecunus africaniis, Gmel., Lalh. Tout le plumage d'un noir profond. La femelle a les plumes bordées de grisâtre et les parties inférieures blanchâtres. Bec blanc en dessous. Taille, dix-huit pouces. Inde.
ConJioRAi» CARONCuiÉ. Pelecotius carunculalus , Lath. Parties supérieures noires, avec une bande blanche sur les tecirices alaircs ; côtés de la tèle nus, rouges et couverts de caroncules ; membrane aréolaire de l'œil, grise : l'orbite est bleue, avec une caroncule audessus; parties inférieures blanches; bec noirâtre; iris blanc; pieds rougeâtres. Taille, vingt-six pouces. Australasie. v
Cormoran de ia Chine. Pelecanus Sinensis, Lath. Parties supérieures d'un brun noirâtre; les inférieures blanchâtres, tachetées de brun, avec la gorge blanche; douze rectrices; bec jaune; iris bleu; pieds noirâtres. Cette espèce est celle que les Chinois dressent à la pèche.
Cormoran Desmarest. Carbo Desmarestii, Puyraud. C'est le grand Cormoran dans son jeune âge.
Cormoran Diiophe, VieiU.; Pelecanus Nœm'tts, L. ; Pelecanus punctalus, Lath.; Hydrocorax dilophus, Vieill.; Carbo auritus, Less. Parties supérieures noires; un bouquet de plumes noires sur la tête, et un autre plus eiElé'sur la nuque; une longue bande blanche de chaque côté du cou; membrane aréolaire de l'œil rouge; lectrices alaires brunes, avec une tache noire à l'e'xlrémité de chacune d'elles; rémiges et rectrices noires; gorge et parties inférieures d'un noir irisé; bec rougeâtre; pieds jaunâtres. Les jeunes n'ont point de huppe; leur gorge est blanchâtre ; ils ont aussi des traits de cette couleur sur le ventre. Taille, vingt-quatre pouces. Australasie.
Cormoran de Gaymard. Carbo Gaymardi; Zool. de la Coquille, pi. 48. Plumage brun; deux taches blanches longitudinales sur les côtés du cou; bec jaune, avec la base rutilante; pieds rouges. Taille, vingtquatre pouces. Pérou.
Grand Cormoran. Carbo Cormoranus, Pelecanus Carbo, L., Buff., pi. enl. 027. Parties supérieures d'un brun bronzé, avec le bord des plumes d'un noir verdâtre irisé; quatorze rectrices noires ainsi que les rémiges; parties inférieures d'un noir verdâtre ; un large collier blanchâtre sous la gorge; membrane aréolaire de l'œil d'un jaune verdâtre, ainsi que la membrane ou ! poche gutturale; bec noirâtre; iris vert; pieds noirs. 1 Taille, vingt-sept à vingt-neuf pouces. Plimiage d'aj mour : une huppe de longues |)lumes irisées sur la I nuque; des plumes effilées, blanchâtres, sur la tète, le j cou et les cuisses; le collier parfaitement blanc. Les j jeunes ont les plumes des parties supérieures cendrées, ! bordées debrun, les parties inférieures cendrées, variées [ de blanchâtre. La femelle diffère peu du mâle. Du Nord des deux continents.
Cormoran gros-bec Carbo macrorliynchos, Lapyl. Plumage noir-bronzé; gorge blanche; bec fort épais. La femelle a les parties supérieures d'un gris roux et brun; les inférieures noires. Taille, vingt-six pouces. Terre-Neuve.
Cormoran Longcp. Pelecanus cristatus. Lath. ;
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Carho cristatus, Tcmm. Oiseaux col., pi. 522. Parties supérieures bronzées , avec le boni de chaque plume noir; rémiges et reclrices noires; le reste du plumage d'un vert foncé; douze reclrices courtes; bec effilé, i brun, jaunâtre à sa base; iris vert ; pieds noirs. Dans | la saison des amours, une touffe de plumes larges et épanouies couronne le sommet de la tète, indépendam- | ment de la Iiuppe composée de plumes "subulées, qui I garnit l'occiput. Taille, vingt-six pouces. La femelle est ! grise. Nord de l'Europe. |
CoRaoRAP! Leucote. Catbo mystacaUs, Less. Entiè- j rement d'un noir bronzé, avec chaque plume cerclée de l brun ; deux longues taches blanches sous les oreilles. Taille, vingt-huit pouces. Brésil.
Cormoran Leu-tzé. A'. Cormoran de ia Chine. Cormoran Magellaniqce. Pelecanus Magellanicus, Lath. Paities supérieures noires, avec des reflets verdâlres sur la tétc et le cou; membranes des joues et de la gorge rougeâlres; une tache blanche derrière l'œil; parties inférieures blanches; bec noir; pieds bruns. Taille, vingt-sept pouces. Terre-de-Feu.
Cormoran Nigaud. Pelecanus Graculus , Gmel. Plumage d'un noir verdàlre mat, avec les lectrices alaires cendrées, bordées de noir; membranes aréolaire de l'œil et gutturale d'un jaune rougeâlre; douze reclrices très-longues, très-élagécs ; bec noir 'en dessus, rouçeàlre en dessous; iris brun; pieds noirs. Taille, vingt-quatre pouces. Plumage d'amour : une touffe de longues plumes vcrles, irisées sur l'occiput; de petites plumes effilées, soyeuses, blanches sur la tête, le cou et les cuisses; parties supérieures d'un noir verdâtre, bronzé , avec les plumes bordées de noir velouté. Les jeunes ont un peu de cendré sur la gorge; les parties supérieures sont cendrées, bordées de brun, les inférieures brunes, etc. C'est alors le petit Fou de Cayenne, BufF. , pi. eul. 974. Des deux continents.
Cormoran noir. Hfdrocorax nigcr , Vicill. Entièrement noir, avec le bec rougeâlre. Taille , dix-huit pouces. Indes.
Cormoran noir et blanc H/drocorax melanoleucos, VieiU. Parties supérieures noires; sourcils, joues et parties inférieures d'un blanc assez pur; bec et pieds noirâtres. Taille, vingt pouces. Australasie.
Cormoran Oreillard. Pelecanus leucotis, Cuvier. Parties supérieures d'un noir irisé; tète et cou d'un noir profond; oreilles blanches; parties inférieures blanchâtres. Taille, trente pouces. Malouines.
Cormoran Ocril. Pelecanus Urile, Lath. Parties supérieures d'un noir irisé; léte et cou d'un vert noirâtre; quelques plumes blanches, éparses sur le cou; parties inférieures noires; membrane aréolaire rouge; bec d'un vert rougeâlre; pieds noirs. Taille, vingtquatre pouces. Sibérie.
Petit Cormoran. F. Cormoran Nigacd.
Cormoran Pycmée. Pelecanus Pygwœus , Lath. Parties supérieures cendrées, avec chaque plume bordée de noir brillant; tète, cou et parties inférieures d'un noir verdâtre; des petits points blancs au-dessus des yeux; ineinl)ranes aréolaire et gutturale noires; douze rémiges longues et Irès-élagées; bec cl pieds cendrés. Taille, vingt et un pouces. Les jeunes ont la léte d'un
brun noirâtre, la gorge blanche, les parties inférieures d'un cendré blanchâtre, etc. Le plumage d'amour est plus brillant, les plumes du cou et des cuisses ont la tige blanche. Nord de l'Europe.
Cormoran tacheté, r. Cormoran Dilophe.
Cormoran Tingmik. y. Cormoran Larccp.
Cormoran Urile. f. Cormoran Ocrile.
Cormoran varié. Pelecanus rarius, Lath. Parties supérieures brunes; tectrices alaires bordées de blanc; rémiges et reclrices noires , ces dernières bordées de blanc; parties inférieures blanchâtres; dessus du bec noir, le dessous jaune, ainsi que la membrane aréolaire de l'œil; pieds rougeâlres. Les jeunes ont le plumage plus ou moins varié de blanchâtre. Taille, vingt-quaire pouces. Australasie.
Cormoran a ventre blanc. Carho alhirenter, Less. Parties supérieures brunes, irisées en violet; les inférieures d'un blanc satiné; bec et pieds noirâtres. Taille, vingt-quatre pouces. Malouines.
Cormoran a ventre noir. Carbo melanogasier , Cuv. Noir, avec le sommet de la lèle brun , le cou noir. Taille, trente pouces. Afrique.
Cormoran Vigua. [fydiocoiax yfgua, Vicill. Parties supérieures noires, irisées; quel(|ues plumes blanches de chaque côté de la tête et sur le cou; parties inférieures noires; dessus du bec noir, le dessous jaune, la base entourée d'un trait blanc ; iris vert ; douze reclrices. Les jeunes n'ont point de plumes noires sur la tète et le cou, mais ils ont des veines blanches sur la gorge et les couleurs plus ternes. Amérique méridionale.
Cormoran violet. Pelecanus violaceus, Lalh. Entièrement noir, avec des reflets violets. Kainlschatka.
Cormoran Zaramagullan. C'est le Cormoran Vigua, jeune.
CORMORAN PIAILLEUR DES AM.AZONES. 019. Syn. vulgaire des Catharles Aura et Urubu.
CORMUS. BOT. Willdenow donne ce nom général à la partie des plantes Cryptogames, qui s'élève hors de terre ou des corps qui servent de supports à ces plantes, et qui soutient la fructification et les feuilles lorsqu'il en existe; celle partie a reçu, suivant les familles, les noms de Tige, de Stipe, de Fronde, de Thallus, de Filaments, etc. r. Cryptogamie.
CORNACCIA. BOT. Syn. vulgaire de raleiiana rubra, L. y. Centranthe.
CORNAL. OIS. Espèce du genre Pintade.
CORNALINE. MIN. Variété de Quartz translucide, colorée en rouge, dont les nuances varient à l'infini. Celle pierre est fort en vogue dans la fabrication et le commerce des bijoux ; on la trouve en abondance à Oberslein, à Konigsbruck, à Tarnau, etc.
CORNARD , CORNARET. bot. r. Martynie.
CORNÉ. Corneus. Qui a l'apparence et la consistance de la corne.
CORNE D'ABONDANCE. HOLL. Nom vulgaire de l'Iluitrc plissée.
CORNE D'ABONDANCE, bot. Nom vulgaire du Merulius cornucopioûles de Persoon. Paulet a donné ce niéme nom à une espèce d'Agaric qu'il a figurée tab. 28, fig. 1-3, de son Traité des Champignons.
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CORNE D'AMMON oc DE BÉLIER, «on. ross. V. Au-
BOMTE. ,
CORNE DE CERF. bot. Ce nom a été donné à diverses plantes très-difFérontcs, telles qu'au Plantago Coronoptis , à une espèce de Sysimbre, à une .Saufje, à un Hypoxylon, à quelques espèces à' Hydnum du sousgenre des Hehcium, à quelques Clavaires, aux espèces de Sphœries à liges rameuses, telles que le Spliœn'a Hxvoxylon (Clararia Hypoxylon, L.) et le Spliceiia digitata {Clararia dirjitata, Bull. lab. 220), au.xquellés on trouve quelque ressemblance avec les bois de Cerfs.
CORNE DE DAIHÎ. polyp. Des Millepores grands et rameux portent ce nom dans quelques anciens ouvrages. On l'a appliqué, mais rarement, aux Madrépores de Linné.
CORNÉE, zooi. Première membrane de l'œil.
CORJXÉENNE. min. Ce nom a été donné par les auteurs, à des minéraux bien différents. Erongniart l'adopte pour désigner un minéral caractérisé par Dolomieu, et qui a pour type, la pâte brune, tirant sur le violet, des Variolites de Drac {yiandelsteiii).Les caractères qu'il lui assigne sont : d'être généralement compacte et solide, d'avoir la cassure raboteuse ou irrégulière, l'aspecl terne, et de répandre par l'insufflation une odeur argileuse très-sensible. Ce minéral est difficile à casser, fait rebondir le marteau et offre une sorte de ténacité qui l'éloigné du Wake, en le rapprocbant du Basalte : il a souvent assez de dureté pour ne point se laisser rayer par le Cuivre qui y imprime sa trace. Le Fer même a quelquefois de la peine à l'entamer.
La Cornéenne se présente rarement seule et en masse; elle est presque toujours la base de diverses roclies mélangées. C'est une pâte qui les réunit, et dans laquelle on ne peut voir, à l'œil nu et même à l'aide de la loupe, aucune agrégation distincte de minéiaux différents Brongniart ne doute cependant pas que la Cornéenne ne soit réellement le résultat de l'agrégation de plusieurs espèces minérales qui , réduites en particules d'une grande ténuité, écbappent à nos sens -. le résultat de leur mélange est regardé par lui comme homogène. Cette homogénéité étant admise, on peut considérer cette pâte comme espèce réelle et rigoureuse; car elle ne peut être regardée, avec certitude, comme de l'Amphibole compacte et terreux, ni comme du Pyroxène ; elle ne se rapporte à aucune des variétés du Quartz, qui portent les noms de Silex corné et de .laspe schistoïde (Kieselschiefei); ce n'est ni une Argile, ni un Basalte, ni un Schiste ou Wake : c'est donc une espèce bien distincte, qui doit être dénommée et caractérisée séparément des roches mélangées dont elle fait la base.
Toutes les variétés de Cornéenne agissent presque toujours sur l'aiguille aimantée; elles se fondent assez facilement en un émail noir et brillant. Ce dernier caractère les distingue du Schiste, lorsqu'elles en ont la texture, et du Jaspe schisteux, quand leur dureté les en rapproche. On a analysé plusieurs variétés de Cornéennes, et l'on a vu, dans leurs principes constituants, une permanence et une constance de proportion fort remarquables. En prenant le terme moyen de toutes ces analyses, on voit qu'en général ce Minéral est composé d'environ 50 parliesde Silice, 15 d'Alumine, G de Chaux,
1 de Magnésie, 18 de Fer, et 6 de Soude cl de Potasse. Les Cornéennes ont été regardées par beaucoup de minéralogistes, comme un mélange intime et invisible d'Amphibole et d'Argile; mais aucune observation directe ne le prouve. Le nom de Cornéenne a été admis par presque tous les minéralogistes qui lui ont donné des acceptions très-variées. Les Cornéennes compactes et les Cornéennes Trapp, de Brongniart, présentent entre elles si peu de différences, que ces deux variétés ont été désignées indistinctement par le nom de Cornéenne ou celui de Trapp. Cronstedt elAVallerius ont employé ce dernier nom pour désigner des Roches de Korwège et de Suède, qui appartiennent non-seulement aux Cornéennes-Trapp, mais à la pâte des Roches composées, que Brongniart nomme Variolites, et dont la A'ariolite de Drac est le type. Faujas a employé le nom de Trapp dans ce sens, et, par conséquent, les Roches homogènes, qu'il nomme ainsi, appartiennent toutes à la vraie Cornéenne. Ce minéralogiste paraît être le seul qui ait circonscrit l'espèce dans les mêmes limitesque Brongniart, en lui appliquant le nom de Trapp. Ilatiy a donné le nom de Roche Cornéenne à la Variolite de Drac, dont la pâte ou base appartient à la vraie Cornéenne; mais il a réuni, sous ce nom, trois autres Roclies dont la pâte paraît différente : depuis, il a changé le nom de Cornéenne en celui d'Âphanite. Le genre Coriieus de Wallerius, qu'il divise en Cornetis Trapeziits et Corneus fissilis, diirior et mollior, est la deuxième et peut-être la troisième variété de Brongniart. Les Pierres vulgairement nommées Pierre de Corne et Roche de Corne ou Hornsleiii des Allemands, sont, tantôt des Silex, tantôt des Pétrosilex : ce sont le plus souvent, selon De Saussure, des Diabates à petits grains, des Eurites schistoïdes noirâtres, etc. Lamétbrie comprend sous le nom de Cornéenne une seule des variétés de la Cornéenne de Brongniart; enfin Cordier a appliqué ce nom à des Schistes argileux tendres, etc., et a donné pour caractère à ce genre, de ne renfermer aucune concrétion en forme d'amande. Ce caractère, tout à fait opposé à celui de la Variolite de Drac dont la pâte est le type du genre, fait croire qu'il a en vue des minéraux très-différents.
Brongniart a établi trois variétés de Cornéenne : Cornéenne compacte. Elle est solide, difficile à casser. Sa cassure est raboteuse, passant à la cassure conclioïde. Exemples : la pâte brune de la Variolite de Drac, que Dolomieu considère comme une Cornéenne bien caractérisée, la pâte noirâtre des Variolites du Derbyshire, appelée Toadstone, etc.
Cornéenne Tr\pp. Elle est dure, use le Fer, mais n'est point scintillante; son grain est fin, serré, absolument mat, et surtout homogène au microscope. Le Trapp se distingue du Basalte, parce que ce dernier offre toujours, dans sa cassure, un grain un peu cristallin, et dans sa poussière des grains de diverse nature. La couleur du Trapp est ordinairement noire; mais il y en a de rougçâtre, de bleuâtre et de verdàtre; il se brise en morceaux parallélipipédiques, et a quelquefois la cassure conchoïde. Le mot Trapp signifie escalier, et l'on donne ce nom à cette variété, parce que, en raison de sa cassure, les montagnes qui en sont composées, pré-
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sonlent, dans leurs pentes escarpées, l'apparence degradins. Faujasfit rcssorlir des pelHs cristaux de Feispalh, de Trapps dont la surface a été polie en les laissant séjourner pendant quelques jours dans de l'Acide sulfiirique étendu d'eau. LeTrapp est Irés-comniun dans diverses parties de la Suède; il est rare dans les autres parties de l'Europe. Le sommet de la colline nommée le Petit-Donnon de Minguette, près de Rolliau dans les Vosges, en est formé.
CORSÉENNE Ltuienive. Elle est noire, terne, compacte, plus tendre que le Trapp et n'a pas sa texture parallélipipédique. La Lydienne se laisse rayer parle Fer et par le Cuivre, lorsqu'on agit avec l'angle ou la pointe d'un morceau de ce dernier métal; mais si c'est avec sa partie plane ou arrondie, elle en reçoit la trace. Celte propriété de recevoir la trace du Cuivre, distingue celte Cornéennc du Schiste, qui est toujours rayé par ce métal et n'en reçoit jamais la trace. C'est sur cette propriété qu'est fondé l'usage que l'on fait de cette pierre pour juger, par aperçu, du Dire de l'Or; elle porte vulgairement le nom de Pierre de louche. Les anciens la connaissaient sous celui de Lydienne; mais il n'en vient plus de la Lydie. Presque toutes celles dont on fait usage actuellement, viennent de Saxe, de Bohême et de Silésie. On ne peut cependant assurer que les Pierres de touche de ces pays, se rapportent toutes à la Cornéenne dont nous nous occupons ; il est même probable (|ue plusieurs sont des Basaltes. Ludovici (Diet. du commerce, Leipsick, 17G8) dit que les Pierres de touche se trouvent près de Hidelsheim et de Coslar. H parait qu'on se sert aussi pour le même usage du Basalte de Stoplen en Misnie. La Pierre de touche des orfèvres et essayeurs de Paris, est la vraie Cornéenne Lydienne; on dit qu'on en trouve dans le Rhône près de Lyon. Outre l'emploi qu'en font les orfèvres, on s'en sert pour polir le Stuc et le Calcaire marneux dur de Châleau- Landon , qui est employé à la construction des grands monuments.
Les Cornéennes appartiennent aux terrains primordiaux , anciens ou transitifs. Elles se présentent tantôt en masses dans lesquelles la stratification n'est pas sensible, tantôt elles forment des couches épaisses.
CORNÉES. Corneœ. bot. Famille nouvellement établie par le professeur De Candolle, pour un groupe de plantes suffisamment distinctes des Ilamamclidécs et des Caprifoliacées, par leur estivation valvaire, les étamines égales en nombre à celui des pétales, un seul jtyle, le fruit drupacé, l'albumen charnu. Elle se distingue aussi des Sambiicécs par la corolle polypétale, les parties florales toujours au nombre de quatre, etc.; des Loraiilhées , par les étamines alternant avec les pétales, et non opposées à ceux-ci. Outre le genre Cornus ;vomila. Aublet; Maxtixia, Blume; Polyosma, Blume, cette famille comprend V^iiciiba de Thunberg, rapporté aux Rhamnées par Jussieu et aux Loranthées par Richard. Son inllorescence parait devoir le faire admettre parmi les Cornées, jusqu'à ce que la connaissance de son fruit permette de lui assigner une place définitive.
CORNElLLAR,CORNEILI.ON.ois.Noms vulgaires des jeunes Corbeaux,
COR\EILLE. OIS. f^. Corbeai'.
CORKEILLE. bot. Synonyme vulgaire deLysimache. CORNELIA. BOT. (Ardhuln.)Ce genre de la famille des Lylhrariées, n'a pas été conservé ; il fait partie du genre .lintiiania, dans le Pioilromiisile De Candolle. CORNEROTTE. ois. S. vulg. de Choutlle moyen Duc. CORNES, zooi.. Faisceaux pleins ou tubulcux, formés d'une sorte particulière de fibres épidcrmic|ues, quant à la composition chimique, et fort analogues aux poils. l'a meilleure manière de démontrer cette analogie, c'est de comparer la Corne du Rhinocéros ou même la base de celles des vieux Bœufs et surtout du Buffle du Cap, ou du Bœuf musqué, au poil de l'Jlippopolamc. En séparant des fibres de la Corne d'un Rhinocéros, on leur trouve une grande ressemblance avec le bouquet de filaments rugueux et grossiers, qui termine chaque poil de la moustache ou de la queue de l"IIii)popolame. Le corps même de ce poil, au delà du bouquet, est absolument semblable à la corne des Bœufs ou des Moutons, à la dureté près. .Mais la cohésion des fibres n'est guère inférieure à celle de la Corne des Rhinocéros. La structure pileuse des Cornes sera donc évidemment démontrée pour qui aura pu examiner les poils de l'Hippopotame.
Les Cornes creuses ont des chevilles osseuses, qui sont des prolongements de l'os frontal ; les faisceaux pleins ou Cornes solides, reposent par une base plane ou peu concave, surles os dunez.parrintermédiairedu derme qui, à cet endroit, prend plus de cohésion. 11 est une troisième sorte de Cornes qui , sous le rapport anatomique et physiologique, lient le milieu entre les Cornes creuses et le bois des Cerfs. Ce sont les Cornes de la Girafe.
Voici, d'après Cuvier, le mécanisme de la formation des Cornes creuses qui sont un des caractères des genres Bœuf, Antilope, Chèvre et Mouton.
1» Au troisième mois de la conception, dans le genre Bœuf, l'os frontal du fœtus, encore cartilagineux, ne diffère en rien d'un frontal ordinaire. Mais au septième mois, en partie ossifié, chaque fiontal développe un petit tubercule par le soulèvement de quelques lames osseuses. Bientôt ces tubercules proéminent et soulèvent la peau qui devient même calleuse en cet endroit : après la naissance, le prolongement osseux entraîne devant lui la callosité qui se durcit et devient Corne en s'allongeant. La gaine du prolongement osseux est donc, à l'origine, le derme même; mais la texture du derme change par son adossemcnt à l'os : c'est ainsi que la peau humaine devient cornée, par l'accumulation de la matière épidermique, là où s'exerce trop de frottement ou de compression. Mais il est douteux que la partie supérieure du fourreau de peau, entraîné par le prolongement osseux, continue de i)roduire de la fibre cornée. L'allongement de la gaine se fait par la production continuelle des fibres de la base , immédiatement sessiles sur la peau qui, en cet endroit, offre une structure particulière.
2» Dans la Girafe, les chevilles osseuses sont cylindriques, ne prennent qu'un accroissement en hauteur et en diamètre, très-borné ; elles se terminent par une face plane : le fourreau de peau , entraîne par la che-
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ville, ne change pas denalure; il conliniiede produire des poils semblables à cenx.du reste du corps; seulement la surface terminale^est calleuse, el les poils y sont usés par les frottements que l'animal fait subir à celte partie : le quart inférieur de cette cheville osseuse est dilaté par d'énormes cellules continues à celles du frontal. Cette cheville n'est pas, comme dans les Cerfs, les Bœufs, les Antilopes, etc. , une continuation de l'os frontal. Sur la jeune Girafe rapportée par Delalande, la base de chaque Corne déjà longue d'environ trois pouces (la moitié de sa longueur finale), est séparée du frontal et du pariétal par un espace membraneux; c'est comme un os vormien, dont les rayons osseux ne se sont pas encore rencontrés avec les bords dentelés des os
ô» Les Cornes des Rhinocéros, simples ou doubles suivant les espèces, reposent par l'intermédiaire du derme sur les os du nez, soudés ensemble et fort épais. Quand on scie cette Corne en travers, dit Cuvier, on peut distinguer à la loupe une infinité de pores, indices des intervalles qui séparent les poils agglutinés ; si la section est faite sur la longueur, des sillons nombreux, longitudinaux et parallèles , démontrent encore cette structure. On voit les mêmes dispositions à l'œil nu sur le corps du poil de l'Hippopotame, d'autant plus aisément que les fibres cornées sont agglutinées d'une manière moins serrée, et que, se séparant en bouquet dès le second quart de leur longueur, on peut suivre plus facilement leur continuité. L'on peut dire avec vérité que chaque poil de l'Hippopotame est une petite Corne. Dans le Rhinocéros unicorne, entre l'os et le derme sous la base de la Corne, il y a une sorte de matière crétacée interposée, qui se solidifie après la mort par l'évaporafion. 11 en existe probablement une semblable dans les autres espèces.
Les organes les plus analogues aux Cornes dans les Mammifères, sont les ergots tubuleux des pieds de derrière, dans les mâles de l'Échidné et de l'Ornilhorinque : c'est une vérital)le Corne creuse, canaliculée sur son axe comme les crochets venimeux de la Vipère pour l'écoulement d'un liquide probablement vénéneux. Mais il n'y a aucune cheville osseuse. Chez les Oiseaux, les tarses des Gallinacées, ceux du Kamichi et autres Macrodactyles, les doigts de l'aile dans le même Kamichi et autres Échassiers, dans l'Oie de Gambie chez les Palmipèdes, et enfin dans les Casoars, sont aussi armés de productions très -analogues aux Cornes; néanmoins, leur cohésion les rend peut-être encore plus comparables aux ongles. Les protubérances osseuses de la tête, dans les Calaos, la Pintade, le Casoar, sont revêtues d'une gaine ou calotte de matière réellement cornée, quoiqu'on n'y voie pas de disposition fil)reuse. Ces protubérances osseuses sont creusées d'innombiables cellules dans le Casoar et les Calaos; mais dans le Crax Pauxi et dans une espèce dont on ne connaît que le crâne mutilé, et qui, sans doute, sera le type d'un genre nouveau, cette protubérance est d'une dureté pierreuse.
Il sera parlé, au mot Dent, de la Corne qui revêt les mâchoires des Oiseaux et de quelques Reptiles; et au mot Oi\GLE, de la Corne des pieds des Ruminants et des .Solipèdes.
I CORNES D'AMMON. uoiL. ross. y. Amboi^ites.
CORNET ET CORNETE. moil. Syn. vulg. des Coquilles du genre Cône et de quelques-unes du genre Olive. Le Corset de Dargenmlle est le Conus geographicns, etc.
CORNET, bot. On appelle ainsi les appendices variés creux et évasés, que l'on observe dans certaines fleurs irrégulières. Ainsi, dans la fleur des Asclépiades, on trouve cinq Cornets. Les pétales de l'Ancolie, des Hellébores, ont souvent été décrits sous le nom de Cornets.
CORNET A BOUQUIN. MOii. r. Argoivaute.
CORNET DE POSTILLON, CORNET DE SAINT-HU- BERT ET CORNET CHAMBRÉ. moLL. Syn. vulg. de la Spirule. /^'. ce mot.
CORNICHE. MOLL. y. Calmar.
CORNICHON. BOT. Variété du Concombre cultivé.
CORNICULAIRE. Cornicularia. bot. Ce genre de Lichens, établi par Hoffmann, est ainsi caractérisé: fronde cartilagineuse, solide ou celluleuse intérieurement, rameuse et en forme de buisson ; apothécies terminales, orbiculaires, en forme de scutelles, entièrement formées d'une substance analogue à celle de la fronde, entourées d'un rebord peu saillant, quelquefois cilié. Les espèces sont peu nombreuses; la plupart croissent sur les collines sèches et dans les bruyères, et plusieurs sont particulières aux montagnes assez élevées; la plus commune est le Cornicularia aculeala, qui croît abondamment dans toutes les collines sablonneuses, et jusque sur le sable mobile des dunes de l'Océan. Sa tige est d'un brun marron, arrondie ou peu comprimée, plus ou moins rameuse, à rameaux roides et pointus. Une autre espèce, le Corniculaire pubescent, Cornicularia pubescens, Ach., croît sur les rochers continuellement arrosés, et ses rameaux capillaires, filamenteux, l'ont fait regarder par quelques auteurs récents, tels que Dillwyn et Agardh , comme une Conferve : le premier l'a figurée sous le nom de Conferva atrovirens(Conf. Brit., tab.23); le second l'a rangée, sous le même nom spécifique, dans son genre Scxtonema. Achard affirme, sur l'autorité de Schrader, que cette plante présente des apothécies, ce qui l'a déterminé à la placer parmi les Lichens.
CORNICULES. INS. Nom donné assez vulgairement aux antennes des Insectes.
CORNIDENT. bot. Synonyme vulgaire de Céralodon.
CORNIDIE. Cornidia. bot. Ruiz et Pavon (FI. Peruo. p. 91) ont donné génériquemenl ce nom à une plante qui appartient à l'Octandrie Tryginie, mais que le défaut de renseignements empêche de rapporter parfaitement ù l'une des familles naturelles établies. Caractères : calice à trois angles peu prononcés, très-entier, à demi adhérent à l'ovaire ; coroUe à quatre pétales ; slyles divergents; capsule triloculaire à trois valves corniculées; semences nombreuses. Le Cornidia iimbellalu est un arbre très-élevé, indigène des forêts du Pérou. Ce genre est dédié à Cornide, naturaliste espagnol fort habile, qui habitait la Corogne, et auquel on doit, entre autres bons ouvrages, un Traité à la manière linnéenne sur les Poissons des cotes de Galice.
CORNIER. BOT. F. Cornouiller.
CORNIFLE ou CORNILLE. bot. Syn. de Cératophylle.
CORNILLET. dot. T. Carniii.et et Cccibaie.
CORNILLON. BOT. Syn. viilg. de CorI)eaii Choucas.
CORNIOLA. noT. Même chose que Corgnc.
CORNIOLE. BOT. L'un des nom* vulgaires de la Macre et de la Coronille.
CORNIOLLE. OIS. Syn. vulg. de Courlis Corlieu, Scolopax Phœopus, L. y. Cocrlis.
C0RN1\. OIS. Synonyme de Corbeau manlelé.
CORNOUILLE. lot. On appelle ainsi le fruit du Cornouiller.
CORNOUILLER. Cornus* not. Ce genre se compose d'une vingtaine d'espèces, dont les deux tiers, environ, sont originaires des diverses contrées de l'ilniérique septentrionale. Ce sont toutes des arbrisseaux ou des arbustes portant des feuilles simples, opposées, rarement alternes, dépourvues de stipules, et dont les Heurs, généralement blanches, oiïrenl divers modes d'inflorescence; mais plus généralement elles sont disposées en cime, rarement en panicule. Quelquefois elles sont accompagnées d'un involucre formé de plusieurs folioles. Dans toutes, l'ovaire est globuleux, adhérent, couronné par le limbe du calice, qui offre quatre dents, quelquefois très-pelites, et par un disque épigyne, concave à son centre pour l'insertion du style ; celui-ci est simi)le, et se termine par un stigmate glanduleux, également simple. La corolle est formée de quatre pétales étalés, ordinairement sessiles; les étamines, en même nombre que les pétales, alternent avec eux. Leurs anthères sont à deux loges, tournées vers le centre de la Heur. Ces étamines s'insèrent en dehors du bourrelet formé par le disque. Coupé en travers , l'ovaire présente deux loges , dans chacune desquelles existe un seul ovule atlaché vers la partie supérieure. Le fruit est une drupe charnue, globuleuse, ombiliquée à son sommet, contenant un noyau osseux, à deux loges raonospermes.
Ce genre a été placé dans la famille des Caprifoliacées de Jussieu. Mais sa corolle vraiment polypétale, ses étamines immédiatement épigyncs, forment des caraclères assez saillants, pour que l'on doive considérer ce genre, ainsi que le Lierre qui offre les mêmes parlicularités, comme le type d'un nouvel ordre naturel, formant le passage entre les Caprifoliacées et les Araliacées, c'est-à-dire entre les Monopélales et les Polypétales épigynes, et auquel Richard a donné le nom d'Hédéracées.
CoRNODiLLER MAIE. Comiis masctilo, L. Arbre de moyenne grandeur qui abonde dans les bois. Son tronc est inégal, peu élevé, et d'une très-grande dureté. II se divise en branches (rès-nombreuses sur lesquelles s'épanouissent des petits bouquets de Heurs jaunes, qui se montrent avant le développement des feuilles; celles-ci sont opposées, ovales, aiguës, entières, légèrement pubescentes à leur face inférieure. Les nervures sont convergentes et i)arallôles. Les fleurs forment des petits sertules ou ombelles simples, composées de dix à quinze fleurs pédicellées, et environnées à leur base d'un involucre de quatre folioles régulières, égales entre elles et jaunâtres. A ces fleurs qui s'épanouissent dès le mois de février, succèdent des drLipes ovoïdes, de la grosseur d'une Cerise, mais allongées, ordinairement rouges, quelquefois jaunes extérieurement. Elles ont une saveur
acerbe, assez agréable. On les mange dans les campagnes sous les noms de Cormes ou Cornouiltes.
CoRivoLiLLER SA!«Gi'i?i. Coriius saiigiiiiiea, L. Arbrisseau d'un port élégant, qui ligure agréablement dans les jardins et les bosquets. Sa hauteur est d'une dizaine de pieds environ. Ses rameaux sont dressés, effilés, d'un rouge plus ou moins vif, surtout aux approches de l'hiver. Ils sont ornés de feuilles opposées, pétiolées, ovales, aigués, entières, plus grandes que dans l'espèce précédente et également pubcscentes à leur face inférieure. Les Heurs sont blanches et forment une cime étalée à la partie supérieure des ramifications de la tige. Ces Heurs sont remplacées par de petites drupes globuleuses, pisiformes, ombiliquées, d'une couleur noirâtre à répo(|ue de leur parfaite maturité. Cet arbrisseau est indigène des forêts de l'Europe et de l'Amérique septentrionale.
CoRnoDiLLER BLANC. Comus olbo, L'. Pour le port, cette espèce ressemble beaucoup à celle qui précède. Comme elle, c'est un arbrisseau de huit à dix pieds d'élévalion, ayant ses rameaux effilés, verdâlres et parsemés de lubercules. Ses feuilles sont pétiolées, ovales, aiguës, entières, encore plus grandes que dans le Cornouiller sanguin, glabres des deux côtés, glauques et blanchâtres à leur face inférieure. Les fleurs, qui sont blanches, constituent une cimeombelliformc au sommet des principales ramifications de la tige. Les fruits sont pisiformes, d'une couleur blanche, laileuse et comme transparenle, lorsqu'ils sont mûrs. On cultive fréquemment cet arbrisseau dans nos jardins d'agrément. Originaire de l'Amérique septentrionale, il passe très-bien l'hiver en pleine terre sous le climat de Paris, de même que les espèces suivantes :
CoRKotiiLLER A FLEURS. Conius florida, L. Il se fait surtout remarquer par ses fleurs petites, jaunâtres, disposées en sertules environnés d'un involucre de quatre grandes folioles blanches, irrégulièrement cordiformes, en sorte qu'au premier abord, chaque serlule ressemble à une grande fleur blanche. Hauteur, 25 à 30 pieds. Amérique septentrionale.
Cornouiller dd Canada.. Cornus Canadensis, L., L'Héritier (Cornus, T. i). Il offre le même mode d'inflorescence ; mais c'est un petit arbuste rampant, presque herbacé, dont les feuilles supérieures sont vcrticillées.
CoRivouiLiER A feuilles ALTERNES. Comtis altemifolia, L'Hérit. (T. vi). Il se dislingue par ses feuilles alternes, ovales, aiguës, blanchâtres à leur face inférieure. Ses fleurs blanches forment des cimes déprimées.
Cornouiller soyeix. Cornus scricca, L'Hérit. (lac. cit. T. II). Il a ses feuilles ov.aIes, aiguës, pubescentes et comme ferrugineuses inférieuremenl. Ses fruits sont d'une belle couleur bleue.
Les Cornouillers ne sont pas difficiles sur la nature du terrain, et leur culture n'exige presque aucun soin. Ils réussissent mieux à l'ombre que dans les lieux trop exposés au soleil. On les multiplie de graines, de marcottes, ou en greffant les espèces exotiques sur le Cornouiller mâle.
CORNSBRASH. géol. Les naturalistes anglais donnent ce nom à une division du calcaire jurassique, qui forme
lin pelil système ordinairement schistoïde qui présente un aspect particulier, mais qui se rallaclie au calcaire à Grypliiles et aux marbres les plus abondants en Coquilles.
CORNUCOPIvî:. moll. foss. Espèce du genre Ilippurite.
COKKUCOPI^. BOT. V. COQDELÏCHIOIE.
CORNUE DIGITALE. MOii. Syn. vulg. de Pterocem Lanibis.
CORNUELLE. bot. Synonyme vulgaire de Macre. CORNU ET. BOT. Syn. vulg. de Bidens tripartita. CORSUHAMMOKIS. mou. Synonyme de Spirille. CORNULACA. bot. y. Cornbiaque.
CORNULAIRE. Corniilaria. polyp. Genre de l'ordre des Tubularii'es, dans la division des Polypiers flexibles, à cellules non irritables, ou cellulifères, établi par Laraarck, dans la section de ses Polypiers vaginiforraes. Caractères : Polypier corné, fixé par sa base, à tiges simples, en forme de long entonnoir, contenant cbacune un Polype; Polypes solitaires, terminaux, àboucbe munie de huit tentacules pinnés, disposés sur un seul rang. Les Cornulaires, quoique placées parmi les Tubulariées, présentent une organisation plus compliquée que celle des animaux de cet ordre, et nous ne douions point qu'on ne les place avec les Tubiporées, lorsque ces animaux seront mieux connus. D'après les figures que l'on en a données, pi. 475 de l'Encyclopédie méthodique, figures copiées dans Cavalini, les Polypes ont une bourbe au centre d'un petit disque entouré de huit tentacules ciliés; sous le disque se voit un corps cylindrique, enfermé dans une large enveloppe, de la base de laquelle partent six à huit filaments qui se perdent dans l'intérieur du tube. Cette description ne diffère presque pas de celle que l'on doit faire du Polype des Lobulaires, de celui du Tubipore musique. Ainsi l'on ne doit pas considérer comme exacte la classification des Cornulaires. Le Polypier présente une tige rampante, stolonifère, qui supporte des jets épars, en forme de cornet ou de long entonnoir à surface ridée transversalement, de substance cornée et de couleur jaunâtre. Ces caractères éloignent les Cornulaires de tous les genres connus.
Ce genre n'est encore composé que d'une seule espèce, la CoRNCiAiRE RIDÉE, Tubularia Cornticopiœ, Cavalini, Polyp. mar., p. 230, lab. 9, fig. 11, 12. Elle se trouve dans la Méditerranée.
CORNULAQUE. Cornulaca. bot. Delile, dans la Botanique du grand ouvrage d'Egypte, a décrit et figuré (p. 62, t. 22), sous le nom de Cornulaca monacanlha, une plante voisine des Salsola. Voici les caractères que cet auteur assigne à son nouveau genre : involucre épais, formé de poils pressés autour du calice, entre trois bractées ; calice persistant, à cinq divisions dont une seule porte, sur le milieu de sa face dorsale, une épine dressée; les cinq élaniines,quisonthypogynes, ont leurs filets réunis à leur base en un tube membraneux, terminé par cinq dents obtuses, alternes avec les filets anthérifères ; la graine est déprimée ; l'embryon est roulé en spirale.
Ce genre, ainsi que l'indiquent les caractères énoncés ci-dessus, est très-voisin de la Soude, dont il diffère 3 nicT. nES sciences îvat.
surtout par l'absence des cinq appendices membraneux qui, dans le genre Salsola , bouchent l'ouverture du calice, par ses filets monadelphes et l'épine de son calice. 11 se rapproche surtout du genre Kochi'a de Roth, dont il diffère par son embryon roulé en spirale.
CORNULUS. BOT. Espèce du genre Cornouiller.
CORÎNUPÈDES. MAJi. Animaux qui ont les pieds munis de corne.
CORNDS. BOT. F. CORSOUIllER.
CORNUTIE. Cornulia. bot. Genre de la famille des Guttiliers ou Verbénacées de Jussieu ; Didynamie Angiospermie, Lin. ( Plum. Gen. 52, le. 100, f. 1 ). Caractères : calice monophylle, court, à cinq dents; corolle monopéfale, beaucoup plus longue , dont le limbe est à quatre divisions inégales; quatre étamines dont deux exertes; style très-long, terminé par un stigmate bifide; baie globuleuse, monosperme, entourée par le calice persistant. Jacques-Philippe Cornuti, qui pratiquait à Paris la médecine, vers le milieu du dix-septième siècle, a rendu de grands services aux sciences en général, et à la botanique en particulier, parla manière avec laquelle il provoquait le développement de leurs progrès. Son zèle était infatigable ; c'est lui qui préserva de la ruine dont il était menacé, le premier jardin botanique de certaine importance, que l'on possédait alors à Paris, et qu'avait créé, à ses frais, Jean Robin, nommé, en 1590, par Henri IV, son herboriste et garde du Jardin des Plantes, qu'il eut ordre de former aux Tuileries. Cornuti fit la description des végétaux remarquables que renfermait la collection de J. Robin, et il la publia, en 1001, ornée d'une soixantaine de planches gravées au simple trait, mais avec la plus scrupuleuse exactitude. Plus tard , Cornuti fit paraître un second ouvrage intitulé : Enchiridium botanicumparisiense, continens indiceiii plantarum quœ in pagis, sylvis, pratis et montosis circa parisios locis nascnnlur. C'est la première esquisse qui ait paru d'une Flore des environs de Paris; quatre cent soixante-deux espèces la composent. En 1625, Vespasien Robin, qui parcourait dignement la carrière que son père lui avait ouverte, et pour lequel Cornuti avait une estime toute particulière, ajouta , dans une seconde édition de l'ouvrage de son ami, un grand nombre d'autres plantes observées ou cultivées par lui. Cornuti est encore l'auteur du Canadensium plantarum aliarumque nondùm editarum historia; Paris, 1655.
C'est à la mémoire de cet homme d'un modeste et véritable mérite, que le père Plumier a dédié un genre qu'il a établi pour une plante d'un port très-élégant (Gen. 52, Icon. 106, fig. 1 ), observée par lui dans les Antilles, et retrouvée depuis au Mexique et dans d'autres parties de l'Amérique méridionale. Les Indiens ont soumis cette plante, qu'ils appellent vulgairement Bois de savane, à quelques applications industrielles : la décoction de ses parties ligneuses produit, par exemple, une belle teinture jaune, que nous emploierions vraisemblablement, si nous n'avions pas d'autres moyens de nous procurer la même teinture plus facilement et à meilleur compte. L'introduction dans nos serres, de la Cornutie pyramidale, date de 1735, elle est due au célèbre D' Houstoun qui comprit celte plante dans les nombreux envois qu'il fit, des diverses parties des Indes
îvs
occidentales, à la Société royale de Londres, dont il était membre.
CoRiviiTiE PYRAMIDALE. Coinutio pyiamidalis.V. Arlirissean dont la lige s'élève à la liaiiteiir de douze pieds ou environ, en se divisant en branches et en rameaux pubesccnts, à quaire angles tranchanis, formés par le prolongement saillant des pétioles. Les feuilles sont opposées, ovales, algutis à leur sommet, verdâtres en dessus, blanchftlros et un peu cotonneuses en dessous, dentées dans leur jeunesse, presque entières lors de leur parfait développement, rétrécies à leur base en un pétiole déctirrent sur les rameaux. Les Heurs sont bleues, de grandeur médiocre, portées sur des pédoncules trichotomes, allongées en petites grappes liorizontales et rapprochées par étages aux sommets des rameaux, de manière à former une belle panicule pyramidale. Le calice est monophylle, court, partagé en quatre ou cinq dents. La corolle est monopélale, tubulée, beaucoup plus grande que le calice : son limlie est divisé en quatre découpures arrondies, irrégulières. Les étaniines sont au nombre de quatre, dont deux saillantes hors de la corolle. L'ovaire est supère, arrondi, surmonté d'un style de la longueur des éfamines, terminé par un stigmate bifide. Le fruit est une petite baie arrondie, succulente, lisse, d'un brun pourpré foncé, renfermant une seule graine. La Cornutie pyramidale est une plante de serre chaude, que l'on cullive diflScilement , et que l'on voit rarement fleurir, ce qui la fait un peu négliger des amateurs. On la propage parle moyen des boutures.
COliNUTlOIDES. coT. Synonyme de Premna.
CORO. POIS. Espèce du genre Sciènc.
COP.OLLANTHÉES ou CORONANTIIÉES. bot. L'une des grandes sous-divisions établies par Dumnrtier, dans sa distribution des végétaux Endoxylés ou Monocotylédons, et qui comprend les fleurs complètes dont la corolle est monopétale. Elle se divise en deux classes : les TorocoroUées elles Gynocorollées. F. au mot Méthode. COliOLLARES. échim. Nom donné par Klein, à un genre d'Oursins, dans son ouvrage sur les Échinoderraes; il n'a i)as été adopté.
COROLLE. CoroUa. bot. La plus intérieure des deux enveloppes florales d'un périanthe double. C'est , en général, la partie de la fleur la plus apparente, celle qui, par l'éclat et la variété des couleurs dont elle est peinte, la délicatesse de son tissu, l'odeui' suave qu'elle exhale fort souvent, attire principalement les regards du vulgaire, et constitue à sesyeux la véritable fleur. Le périanthe simple ne doit jamais être considéré comme une corolle, quels que soient d'ailleurs sa forme , son tissu, sa coloration, etc. La présence de la Corolle nécessite constamment celle d'un calice. Toutes les fois, en effet, qu'il n'existe qu'une seule enveloppe florale autour des organes sexuels, cette enveloppe unique est un calice. Telle est l'opinion professée par le savant auteur du Gênera Plantarum, et par tous les botanistes sectateurs de la méthode des familles naturelles. V. le mot Caiice, où nous avons développé ce principe. On a dit que le calice était un prolongement de la partie externe de l'écorce, et la Corolle un appendice du liber. Cette opinion est peu exacte : aucune des deux enveloppes
de la fleur n'est un prolongement de l'écorce ; elles reçoivent leurs vaisseaux de l'intérieur de la tige.
La Corolle peut être formée d'une seule pièce ; on dit alors ([u'elle est monopétale. Elle peut être composée de plusieurs pièces distinctes tombant séparément les unes des autres, et qu'on nomme pétales; dans ce cas, la Corolle est appelée polypétale. Considérée d'une manière générale, la Corolle peut être régulière ou irrégulière. Nous étudierons bicnlùl cet organe sous ces divers points de vue, qui servent de caractères pour la distinction des végétaux et leur classification. La structure anatomi<|UC de la Corolle est à peu près la même que celle des feuilles : ce sont des vaisseaux provenant de la tige, se ramifiant, s'anastoinosant entre eux, el formant un réseau dont les mailles sont remplies par un tissu cellulaire Iftchc el peu résistant. Parmi ces vaisseaux on trouve des trachées roulées en spirale, qui existent surtout dans la nervure moyenne de certains pétales. Ces organes ont la plus grande analogie avec les filets des étamines, et l'on voit fréquemment ces derniers se changer en pétales! Cette transformation se fait en quelque sorte sous nos yeux, dans les fleurs qui doublent. Ce i>hénomène en effet n'est que le résultat du changement des filets staminaux en pétales. On peut en quelque sorte suivre pas à pas, tous les degrés de cette transmutation ; on voit successivement les filets s'élargir, devenir minces, plans, et, à mesure qu'ils absorbent les fluides destinés au développement de l'étamine, l'anthère se flétrit, diminue, et finit par disparaître complètement. Rien ne prouve mieux la grande analogie, et en quelque sorte l'identité qui existe entre ces deux organes : aussi i)lusieurs auteurs pensent-ils que les pétales ne sont jamais que des étamines transformées et stériles. La famille des Renonculacées présente un grand nombre de faits propres à étayer cette opinion.
Étudions maintenant les modifications principales de la Corolle.
De la Corolle vionopétale. — Toute Corolle monopétale offre à considéier trois parties, savoir : le tube ou partie inférieure plus ou moins rétrécie et tubuleuse; le limbe surmontant le tube, et qui est tantôt évasé et tantôt plan; la gorge ou ligne de démarcation entre le tube et le timbc. Chacune de ces trois parties, par les variations cpi'elle éprouve, sert à fournir des caractèies de genres ou d'espèces. Il est une chose digne de remarque, c'est ijue, lorsque la Corolle est raonopétale, elle porte constamment les étamines, el détermine, par conséquent, leur insertion. Ce caractère sert à distinguer les Corolles vraiment monopétales dcspseudomonopétales qui, généralement, ne donnent pas attache aux étamines. Plusieurs genres de la famille des Rutacécs offrent des exemples de celte dernière conformation. La Corolle monopétale peut être régulière ou irrégulière; dans le premier cas, on dit qu'elle est : 1» eampanulée , campaniforme ou en cloche, lorsqu'elle n'a point de tube, et qu'elle s'évase insensiblement de la base vers le sommet, de manière à ressembler ù peu près à une cloche; par exemple, les Liserons, les Campanules , etc.; 2" infuniUbuli forme ou en entonnoir, quand son tube est surmonté d'un limbe qui va en s'évasani, comme dans le Tabac; 3» hypocraté-
riforme, si le liilie est loi);ï et terminé par un limbe plan, ainsi qu'on l'observe dans le Jasmin, le Lilas; 4" lo/acée ou en roue, celle dont le tube est excessivement court ou nul, et le limbe étalé à plat, telle est celle de l'AnagalIis, de la Bourrache; 5» urcéolée, quand elle est presque globuleuse et resserrée à son orifice, comme celle de certaines Bruyères.
La Corolle monopétale irrégulière porte également différents noms, suivant sa forme. Ainsi on l'appelle : l» bilabiée, lorsque son limbe est partagé en deux lèvres écartées l'une de l'autre; de là le nom de Labiées donné aux plantes qui présentent celle conformation, comme la Sauge, le Thym, etc.; 2» personnée, quand les deux lèvres sont rapprochées, comme dans la Linaire; 3° anomale, quand sa forme est bizarre, et ne peut être rapportée ni à la Corolle bilabiée, ni à la Corolle personnée ; celle de la Digitale, de l'Utriculaire, etc. La Corolle monopétale irrégulière et anomale présente assez fréquemment à sa base un appendice creux en forme de sac ou de cornet, et qu'on nomme éperon ; de là le nom de Corolle éperonnée, donné à celle qui offre cette particularité.
De la Corolle polypétale. — La Corolle monopétale tombe d'une seule pièce ; la Corolle polypétale au contraire tombe en autant de pièces qu'il y a de pétales. Cependant il y a certaines Corolles vraiment polypétales, qui se détachent d'une seule pièce, telle est, par exemple, la Corolle d'une foule de Malvacées, dont les cinq pétales sont soudés à leur base par la substance des filets des élamines. Un autre caractère propre à distinguer ces deux sortes de Corolles, c'est que la Corolle polypétale ne donne réellement jamais attache aux étainines. Le nombre des pétales varie considérablement; il est tantôt déterminé, tantôt indéteiminé. Il y a des Corolles de deux, de trois,. de quatre, de cinq, de six pétales; de là les noms de Corolle dipétalée, tnpélalée, iétrapétalée, pentapélalée, hexapétalée. Lorsque le nombre est plus grand et indéterminé, on dit simplement de la Corolle qu'elle est polypélalée. La figure, la forme, la grandeur, la <lisposilion des pétales sont fort variables. En général tout pétale se com-. pose de deux parties, savoir ; la lame ou partie élargie et supérieure, et l'onglet ou partie inférieure plus ou moins longue et rélrécie. — De même que la Corolle monopétale , la polyi)étale peut être régulière ou irrégulière. D'après le nombre et la disposition générale des pétales , la Corolle polypétale régulière prend les noms ; 1» de cruciforme , quand elle est formée de quatre pétales étalés et disposés en croix , comme dans toutes les Crucifères; 9» rosacée, composée de cinq pétales étalés en foime de Rose, comme dans la famille des Rosacées; 3» caryophyllée, formée de cinq pétales longuement onguiculés et renfermés dans un calice tubuleux, comme l'Œillet, le Silène, l'Agrostemma, etc. La Corolle polypétale irrégulière porte le nom de papilionacée quand elle se compose de cinq pétales inégaux et irréguliers, mais qui, affectant constamment une même disposition respective, ont reçu des noms particuliers. Ainsi on nomme étendard le pétale supérieur plus grand que les autres qu'il enveloppe généralement; ailes , les deux pétales latéraux qui sont égaux et sera-
blahles entre eux; carène, les deux pétales inférieurs également semblables et souvent soudés par leur côté inférieur. La famille des Légumineuses offic des exemples de cette forme de Corolle. La Corolle polypétale est dite anomale quand ses pétales, inégaux et dissemblables, n'offrent pas la disposition qui constitue la Corolle papilionacée, par exemple, celle de la Capucine, de la Fraxinelle, des Violettes, etc.
Assez généralement, le nombre des pétales est le même que celui des étaniines, et, dans ce cas, ils alternent avec elles. Quelquefois cependant les pétales, au lieu d'alterner avec les organes sexuels mâles, leur sont opiwsés. Cette-circonstance, assez rare, est importante à noter, et fournit un caractère souvent fort utile pour distinguer certaines familles. Ainsi les pétales sont opposés aux étaniines dans tous les geni'es qui composent la famille des Berbéridées, dans la Vigne, etc. 11 en est de même quand la Corolle est monopétale. Les lobes de son limbe alternent généralement avec les étamines. Il est fort rare qu'elles leur soient opposées, ainsi qu'on le remarque dans la famille des Primulacées, par exemple.
COROLLE, COROLLIFÊRE. bot. Qui est muni d'une corolle. Expression par laquelle on désigne les plantes ou simplement les Heurs munies d'une corolle, c'est-àdire d'un périanthe double.
COROLLIFLORES. BOT. Végétaux dont les Heurs sont munies d'une corolle hypogyne! Ce mot est employé par opposition à celui de Calyciflores.
COROLLIOIJE. BOT. Se dit de l'insertion quand les étamines sont soudées avec la corolle.
COROLLULE. bot. Plusieurs auteurs appellent ainsi la corolle des fleurons dans les plantes de la famille des Synanthérées.
COROiVA. BOT. Ce nom latin, passé dans les dialectes méridionaux, signifie couronne, d'où l'on a nommé :
CoROJiA ou CoBONiLiA DE Frayie, Ic Globularia Aly- , pu m.
CoRO^A ou CoRONiLLA DE Rev, le Mélilot et le Coronilla Valentina.
CoRONA Reai et CoROîfA DEL SoL , V Heliantlius annuus, L.
CoROPfA DE Cdristo, divers Mespilus.
CoRONA SoLis, des Hélianthes, des Rudbecks, des Coréopsides, etc.
CORONALES. échin. Klein, dans son ouvrage sur les ■ Écliinodermes, nomme ainsi un genre d'Oursins, dont les caractères n'ont point paru assez nettement établis pour le faire admettre.
CORONE. ois.Syn. latin de Corbine, Corvus Corone, L. F. Corbeau.
CORONELLE. rept. F. Codlecvre. CORONEOLA. BOT. Pline désignait sous ce nom, quel que Rosier sauvage dont on faisait des couronnes. Cccsali)in le donne au Genista tinctoria. D'autres l'ont étendu à la Lysimache commune, d'où est peut-être venu le nom vulgaire de Corneille, sous lequel on a quelquefois désigné cette dernière plante.
CORONIDE. Coronis. crdst. Genre de la famille des Unipeltés , de l'ordre des Stomapodes , établi par Latreille qui lui donne pour caractères ; segments du
COR
thorax découverls en dessus ; bouclier coriace, avec ses côtés plans; une petite plaque en foiine d'écnsson, obtuse ou simplement acuminée sur l'article antérieur, portant les antennes mitoyennes et les yeux ; appendice latéral et postérieur du troisième article des six derniers pieds ( les didactyles et thoraciques) en forme de lame (ou de palette) membraneuse, presque orbiculalre ou un peu rebordéc. La Coronide Scolopendre a le corps d'un brun foncé, généralement uni, avecqueltques petites lignes élevées en forme de stries fines et longitudinales, sur une dépression du milieu du dos de la plupart des segments; les deux serres sont blancbâtres, pointillées de brun, avec l'avanl-deenier article ovale, très-comprimé, mais un peu plus convexe sur l'une de ses faces; le bord interne est garni de cils trèspelits et nombreux; il est armé à sa base de trois à quatre épines mobiles.
CORONILLA DE FRAYLE. bot. Même chose que Coiona de frayle.
COKONILLE. Coronilla. bot. Genre delà famille des Légumineuses, Diadelphie Décandric, dans lequel Linné a réuni les genres Enieriis, Securidaca et Coronilla, institués par Tournefort. Cette réunion, quant au premier de ces genres , fut depuis généralement adoptée, excepté par Miller qui fil revivre VEmerus, cl en caractérisa les espèces. A l'égard du Securidaca, Gaïriner, Moench , Lamarck el Jacquin ne firent point de ditEcultés pour le séparer du Coronilla. Necker lui avait donné inutilement le nouveau nom de Bonaverla; el De CandoUe, tout en adoptant le genre, modifia sa dénomination en celle de Securigcru. Si, ayant égard à l'organisation, certainement bien différente de celui-ci, on admet sa distinction , el que l'on conserve la réunion de VEmerus avec le Coronilla, à cause de la moindre valeur de ses caractères, on trouvera pour ce dernier genre les caractères suivants : calice court, persistant, bilabié, à cinq dents, dont deux supérieures rapprochées, et trois inférieures plus petites; étendard de la même longueur à peu près que les ailes; pétales munis d'un onglet souvent plus long que le calice; légume cylindrique, très -long, divisible, au moyen d'articulations (peu apparentes dans le Coronilla E utérus), en plusieurs segments monospermes; graines cylindriques el oblongues. Les Coronilles sont des herbes ou rarement des sous -arbrisseaux qui ont leurs feuilles imparipennées, les stipules distinctes du pétiole, et les fleurs en ombelles soutenues par des pédoncules axillaires ou terminaux. On en a décrit une vingtaine d'espèces, sans compter quelques plantes que certains auteurs y ont ajoutées, comme, par exemple, le Coronilla Sesban de Willdenow, qui se rapporte au Sesbania /Egyptiaca de Persoon. D'un autre côté, il est douteux que le Coronilla crelica, L., doive être séparé pour former le genre Artrolobitun, ainsi que Desvaux l'a proposé dans le Journal de Botanique. Les Coronilles peuvent à juste titre être regardées comme plantes de la région méditerranéenne, puisqu'à l'e.vception du Coronilla varia, qui se trouve par toute l'Europe, et du Coronilla minima, que l'on rencontre dans l'intérieur, jusque près de Fontainebleau, elles sont indigènes du midi de la France, de l'Espagne, de l'Italie
cl de la Grèce. One d'entre elles, il est vrai, se trouve en Cochinchine, selon Lourciro; el Plumier en a décrit une autre de l'Amérique méridionale. Parmi les espèces de ce joli genre, nous mentionnerons les deux suivantes comme plus intéressantes.
CoHo:«iiLE EnERi's. Coronilla Emerus, Emenis mujoretminor.'iMWn (Icônes, tab. \o-i). C'est un arbrissscau dont le port a quelque analogie avec celui du Bagucnaudier; mais qui est glabre dans toutes ses parties. Sa tige, très ramifiée, est couverte de feuilles ailées à cinq ou sept folioles ovales, obtuses et comme tronquées au sommet, les stipules petites et caduques. Les fleurs sont jaunes avec une nuance rougeâtre en dehors de l'étendard, au nombre de deux à trois sur chaque pédoncule; ceux-ci sont extrêmement multipliés, ce qui donne à la plante un aspect très-fleuri ; les onglets des pétales sont , dans cette espèce , extraordinairement longs. Cet arbrisseau croit spontanément dans la France méridionale; il est surtout fort commun le long de la chaîne du Jura, aux environs de Genève et en Savoie, oli l'abondance de ses belles fleurs jaunes le fait remarquer au milieu des baies cl des buissons. La culture en a fait un arbuste domestique, et il est maintenant répandu dans tous les parcs et les jardins d'agrément. Ses feuilles, douées de propriétés purgatives , lui ont valu le nom vulgaire de Séné bâtard. On lui donne aussi les noms de Faux Bagucnaudier cl de Securidaca des jardiniers.
CoRomi.LE BiGARUÉE. Coronilla varia, L. Ses tiges sont couchées et cannelées; aux aisselles de ses feuilles ailées avec impaire, naissent des pédoncules supportant dix à douze fleurs disposées en couronnes, dont le mélange agréable des couleurs rose, blanche cl violette, ajoute encore à leur élégante symétrie. Cette plante croit abondamment dans les fossés, sur le bord des chemins et des champs.
CORONIS. OIS. f^. CORACINE.
CORONIS. INS. Genre de Lépidoptères Crépusculaires, établi également par Lalreillc, pour séparer des Sphinx ceux qui ont les palpes inférieures allongées, avec le second article très-comprimé et le dernier grêle, les antennes terminées brusquement en massue, avec un crochet court au bout. Les Coronis appartiennent au Brésil.
CORONOBO. BOT. y. MORONOBÉE.
CORON'OCARPE. Coronocarpus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Syngénésie Fruslranée, L., établi par Schumacher dans la description des plantes de Guinée, recueillies par Thonniiig. Caractères : réceptacle paléacé; aigrette offrant une coronule ciliée; calice imbriqué, à folioles squarrheuses ; huit fleurons hermaphrodiles ù la circonférence. La seule espèce décrite est le Coronocarpus helianthoides , qui parait êtie la même |)lante que le fFedelia Africana, Pers. et Palis. Beauv.
CORONOPE. Coronopus. bot. Haller, Gnertner et Lamarck ont donné ce nom à un genre de Crucifères que Smilh a beaucoup étendu. De Candolle en avait retraitché les espèces dont la silicule est échancrée au sommet et didyme, et avec lesquelles il avait constitué le genre Senebiera; l'examen d'un plus grand nombre de Crucifères a plus tard déterminé ce savant ù réunir les deux
COR
(jcnres sous le nom commun de Seiiebiera. Le Corovopus, malgré son antériorité, a disparu de la famille des Crucifères, parce que, dans les divers auteurs, ce mot désigne un grand nombre déplantes très-différentes. Ainsi, le Curonopiis de Dioscoride est évidemment le Planlago Coronopus, L.; le Coronopon de Pline paraît être une Cinarocépliale; dans Tragus c'est le Mj'osurus minivius; dans Ruellius enfin, il désigne le Cochleaiia Coronopus, L., ou Senebiera, DC. Pour se reconnaître au milieu d'une telle contusion , il était convenable de supprimer ce mot comme nom générique, ou de le conserver pour la section des Plantains, dont le Planfago Coronopus est le type.
CORONOPIFEHILLE. Coronopi/olia. bot. Stackliouse, dans la deu.xiémc édition de sa Néréide Britannique, donne le nom de Coroiiopifolia à son vingt-troisième genre, composé d'une seule espèce, le Fucus Coronopifolius de Turner. U appartient à notre genre Célidie. F. ce mot.
CORONULE. Coronula. jioiL. Genre établi par Laniarck, dans la famille des Cirrhipèdes. Caractères: corps sessile, enveloppé dans une coquille, faisant saillir supérieurement de petits bras , sélacés et cirrheux ; coquille sessile , paraissant univalve , mais réellement formée de six pièces soudées, suborbiculaire, conoïde ou en cône rétus, tronquée aux extrémités, à parois épaisses, intérieurement creusées en cellules rayonnantes ; opercule de quatre valves obtuses. Les bords de la coquille ne présentent jamais ce bourrelet qui forme les bords de celle des Tubicinelles, et encore moins cette série d'anneaux circulaires et horizontaux, qui composent celle de ces dernières. L'ouverture est ovale et arrondie, formée en partie par l'opercule qui est trop petit pour la remplir, et en partie par une membrane mince, qui adhère au pourtour. La cavité intérieure est conique et entièrement tapissée par le manteau ; la lame qui recouvre les cellulosités, et qui, dans les Balanes, est toujours incomplète, est ici entière et descend jusqu'au fond. On a remarqué que l'un des caractères des Dalanes est d'être formées inférieurement par une lame teslacée, adhérente; dans les Coronules, l'ouverture inférieure est simplement close parune membrane assez épaisse. La coquille, dont l'épaississement va en augmentant vers la base, est composée d'une multitude de lames rayonnantes, dont les unes sont complètes, c'est-àdire qu'elles s'étendent de la paroi interne à la paroi externe, tandis que d'autres intermédiaires partent de la paroi externe pour ne s'avancer que jusqu'au milieu de la cavité que laissent entre elles les premières. Les Coronules sont toutes adhérentes i)ar leur base. Le plus grand nombre se fixent sur la peau des grands animaux marins , s'y enfoncent de quelques lignes et s'y montrent quelquefois en grande abondance; d'autres se fixent sur les Tortues et les corps durs, sous-marins. Ce genre est peu nombreux en espèces; trois seulement sont connues.
CoRORiJiE Diadème. Coronula Diadema, Lamk.; Lepas Diadema, L. ; Balanus Diadema, Brug. (Encycl., pi. 165, fig. 13 et 14). Elle est subcylindrique, tronquée, sexangulaire, avec les angles formés de quatre côtes longitudinales, crénelés inférieurement par des lignes
de points élevés, très-serrés : les intervalles des angles sont lisses; un opercule bivalve, semi-lunaire, en crois sant, petit, remplissant à peine le quart de l'ouverture supérieure, qui du reste, est close par une membrane résultant probablement d'une partie du manteau desséché. Cette membraneest fendue entre les deux cornesdu croissant de l'opercule, et son bord est garni d'une portion membraneuse libre, ([ui l'entoure comme un jabot. Cette même membrane était destinée sans doute à clore cette partie de l'ouverture que l'opercule, par sa petitesse, ne pouvait fermer.
CoROîiiji.E RATOKNÉE. Coroiiula balwnaris, Lamk. ; Lepas balœnaris, L.-, Pediculus balœnaris, Chem. (Concb. t. 8, t. 90, fig. 845 et 84G); Balanus balœnaris, Brug. (Encycl. p. 1G5, fig. 17 et 18). Celle-ci se distingue facilement de la précédenle; elle est orbiculaire, convexe, pourvue de six rayons étroits, striés transversalement; les intervalles qui séparent les rayons sont également striés, mais les stries sont rayonnantes en parlant du sommet pour se diriger à la base. Linné dit que l'opercule est seulement formé de deux parties, et qu'il est presque membraneux.
CoRONULE DES TORTUES. CoroHula testudinario, Lamk.; Lepas testudinarius, L.; Pcdicnlus tesludinarius, Chem. (Concb. t. 8, pi. 99, fig. 847 et 848); f^erriia lestiidinaria , Runiph (Mus. t. 48, fig. k); Balanus testudinarius, Brug. (Encycl. pi. 1G5, fig. 15 et 16). Cette espèce est généralement plus aplalie que les deux autres; elle est conve.te, blanche; son ouverture est ovale, fermée par un opercule quadrivalve. Elle présente six rayons étroits, striés transversalement et séparés par des espaces lisses. La cavité intérieure est plus grande inférieurement que supérieurement.
CORONtJLIDES. Coronulidea. moll. Famille nouvelle, proposée par Leach, pour circonscrire avec plus de précision et pour sépaier des animaux qui, quoique ayant beaucoup de rapports avec les Balanides, présentent pourtant des différences notables. Les genres de cette famille se reconnaissent au défaut de lame testacée, fermant l'ouverture inférieure de la Coquille, cette ouverture étant close seulement par une membrane plus ou moins mince, et le test formé de deux lames, l'une interne, l'autre externe, réunies par une multitude de cloisons rayonnantes. Les genres qui la composent sont Coronule, Tubicinelle, Chélonobie.
COROPlilER. Coropliium. crcst. Genre de l'ordre des Amphipodes, établi par Latreille et ayant pour caractères quatre antennes : les inférieures beaucoup plus grandes que les deux supérieures, en forme de pieds, coudées, grosses, dont la dernière pièce n'est composée que de trois arlicles, et paraît se terminer par un petit crochet. Ces Crustacés ont plusieurs points de ressemblance avec les Talitres; mais ils s'en distinguent par les articles peu nombreux de la dernière pièce des antennes. Ils avoisinent singulièrement les genres Podocère et Jasse de Leach, que Latreille (Règne Animal de Cuvier) leur a réunis. Les Corophiers ont le corps presque cylindrique, les yeux saillants, comprimés; leur tronc est divisé en sept anneaux supportant chacun une paire de pattes; la première paire et la seconde sont terminées par une main ou serre monodactyle; ces
loa
doigts sont crochus, mobiles et presque égaux entre eux. Suivant d'Orhigny (|ui a donné (Journ. de physique, t. 93, pag. 194) des détails curieux sur ces Crustacés, il existe près de la base inférieure des pieds des femelles, à l'exception de la première paire, des lames raembraneusesenforrned'écailles, dont la réunion forme une sorte de poche : elles servent à retenir les œufs et même les petits, jusqu'à ce qu'ils aient acquis assez de force pour s'isoler. L'abdomen est également divisé en sept anneaux qui offient chacun, en dessous, une paire de fausses pattes, sous forme de filets divisés en deux branches très mobiles et analogues aux pieds nageurset branchiaux des Stoniopodes. L'extrémité de l'abdomen est courbée en dessous, et munied'appendices natatoires.
On ne connaît encore que le Cokopuier Lo^gicorne, Corophhim loii'jicorne. Latr., ou le Cancer g rossipcs de Linné, et \eGammaiHs loiigicornis de Fab. II a été représenté etdécrit parrallas(.V/}/c;7(>5r/nZoo/o5f. p. 59, t. 1, fig. 9) sous le nom iVûnisciis volutalor. On en trouve une meilleure figure dans l'Encyclopédie méthodique (24° partie, pi. 328, fig. 7 et 8). D'Orhigny {loc. cil.) a fait connaître les mœurs de ces singuliers Crustacés qui paraissent se ratilliplier pendant la belle saison. En automne, on en observe de toutes les grandeurs, et l'on rencontre souvent des femelles portant des œufs ou des petits depuis le mois de juin jusqu'au mois de septembre. Us ne sautent point comme les Talitres et les Crevettes, et ne nagent point sur le côté, mais sur le ventre et dans une position horizontale. Ils s'accouplent à la manière des Insectes; le mâle se place sur la femelle; et celle-ci, pendant le temps de l'accouplement, qui dure plusieurs heures, peut faire usage des organes de la locomotion, quoique ayant le mâle attaché à elle, et qui n'exécute aucun mouvement. On trouve les Corophiers dans le limon ou la vase des bords de l'Océan; ils se nourrissent principalement de plusieurs Annélides des genres INéréiiie, Aphrodite, Arénicole, Thalassènie, etc., et leur font une guerre sans relâche. Il est curieux, à ce que dit d'Orhigny, de voir à marée montante des myriades de ces petits Crustacés s'agiter en tout sens, battre la vase de leurs grandes antennes, la délayer pour tâcher d'y découvrir ou faire sortir leur i)roie : ont-ils rencontré une Néréide, une Arénicole, souvent cent fois plus grosse que chacun d'eux, ils se réunissent et semblent agir d'accord pour l'attaquer et ensuite la dévorer; ils ne cessent leur carnage que lorsqu'ayant fouillé cl aplani toute la vasière, ils ne trouvent plus de quoi assouvir leur voracité; alors ils se jettent sur les Mollusques et les Poissons qui sont restés à sec, pendant la marée basse, et sur les iMoules qui se sont détachées des palissades des bouchots.
Ce nom de bouchot exise une définition. On désigne ainsi dans le golfe de Gascogne, et principalement dans les communes d'Esnandes et Cliaron, près La Rochelle, des espèces de parcs à Moules artificiels, formés par des pieux et des palissades avancés quelquefois d'une lieue en mer. Ces pieux et palissades sont tapissés de Fucus, et les Moules qui s'attachent à ces végétations marines, sont recueillies par des pêcheurs qui portent le nom de BoiicheleH.r. Lorsque la marée est basse, le bouclieleux se rend à son bouchot; mais pour y arriver et afin de
ne pas enfoncer dans la vase, il fait usage d'une sorte de nacelle qu'il dirige et pousse en mettant un pied dehors et l'appuyant obliquement sur le sol mou. Sans l'usage de cette nacelle, la récolte des Moules serait impossible. Ces détails, qui pourraient paraître étrangers à noire sujet, s'y rattachent d'une manière bien singulière. Pendant l'hiver, le vent qui règne le plus souvent du sud au nord ouest, rend la mer très-grosse; la vase est délayée et inégalement amoncelée ; le sol de l'intérieur des boueliols a l'aspect d'un champ préparé en sillons presque égau x et souvent élevés de trois pieds. Lorsque la saison devient chaude, les sommets de ces sillons restant exposés à l'ardeur du soleil pendant le temps de la mer basse, s'égouttent, se durcissent, et les petites nacelles des boucheleux ne pouvant surmonter de semblables obstacles, la pèche des Moules devient dès lors impraticable. Ce que des milliers d'hommes ne parviendraient pas à exécuter dans tout le cours de l'été, nos Corophiers l'achèvent en quel<|ues semaines; ils démolissent et aplanissent plusieurs lieues carrées couvertes de ces sillons; ils délayent la vase qui est emportée hors des bouchots par la mer ù chaque marée, et peu de temps après leur arrivée, le sol de la vasière se trouve avoir une surface aussi plane qu'à la fin de l'automne précédent. A cette époque seulement, le boucheleux peut recommencer la pèche des Moules. — Soit <pie les Coroi)hiers s'enfoncent profondément dans la vase pour y passer l'hiver, soit qu'à la manière de la plupart des Crustacés, ils se retirent pendant la saison froide dans des mers plus profondes, ce qui est plus probable, ils ne commencent à paraître dans les bouchots que vers le milieu du mois de mai, et ce temps est celui où les Annélides dont ils se nourrissent sont le lilus abondantes. C'est vers la fin d'octobre qu'ils quittent les bouchots; l'émigration est générale, et il n'est pas rare alors de n'en plus rencontrer un seul là où ils étaient très-nombreux quelques jours avant.
COROPSIS. BOT. /'. CORÉOPSIDE.
COROSSOL on CACHIMENT. dot. Fruit du Corossolier, quelquefois nommé Pomme Cannelle. K. Anone.
COROSSOLIEU. BOT. Syn. d'Jnoiia muricata, h. y. AivoNE.
COROWIS. OIS. Synon. de Gros-Bec des Philippines.
COROYA. OIS. Espèce du genre Batara.
COROYÈRE. BOT. Syu. vulg. de Sumac. V. ce mol.
COROZO. noT. Synonyme vulgaire i^Alforlia oleifeia et lie Murtinezia varxolwfolia.
COUP. rois. Synonyme ancien de Sciœna Umbra.
CORPS. On nouune Corps tout ce qui est susceptible d'exercer sur nos organes une influence quelconque, de produire en nous une sensation physi(iue. Les Corps dilîèrenl par leurs propriétés que les méthodistes pourraient diviser en naturelles et en chimiques. Les propriétés naturelles seraient celles qui s'otîrent directement à nos sens, telles que la consistance soit solide, liquide ou fluide, la pesanteur ou densité, la dureté, la forme, la couleur, la trans|)arcnce, l'éclat, la sonorité, l'odeur, la saveur, etc., etc. On considérerait comme chimiques les propriétés qui ne se développent <|ue par le secours de divers agents dont on fait successivement usage. Ces propriétés sont : l'électricité, le
C () Il
niiicnùlisme, la polarité , la capacité pour le calorique ou calorique spécifique, l'affinité, la ténacité, la fusibilité, la combustibilité, l'inflammabilité, la comburilé, la dissolubililé, l'acidité, l'alcalinité, etc. Les Corps sont considérés comme simples, lorsque, ayant épuisé sur eux tous les moyens connus de la chimie, il n'a plus été possible d'amener ces Corps à une séparation en principes différents; ils sont composés tant que, subissant l'épreuve des réactifs, ils ne présentent pas le caractère de l'homogénéité chimique.
On a proposé de diviser les Corps en organii|ues, c'est-à-dire doués de la vie et se perpétuant par génération, et en inorganiques, ayant été produits par dépôts successifs ou par agrégation régulière ou irrégulière; mais cette division, étant susceptible d'uu grand nombre d'excejttions, n'a point reçu une application aussi générale qu'on avait espéré d'abord. Ou a encore divisé les Corps en pondérables et impondérables, etc. y. Matièue.
COl'.PS COTYLÉDONAIRE. bot. V. Cotylédon.
COUPS LIGNEUX, bot. V. Bois.
CORPS R.\D1CI]LAIRE. bot. V. Radicule.
CORRAGO. BOT. Synonyme de Bourrache.
CORRÉE. Conea. bot. Ce nom, qui rappelle celui du savant carpologiste Correa de Serra, a successivement été porté par plusieurs plantes. D'abord Smilb, qui l'a employé le premier, l'a consacré à quelques arbrisseaux originaires de la Nouvelle -Hollande : ils l'ont partie de la famille des Rutacées et de l'Oclandrie Monogynie. C'est ce même genre que Labillardière a nommé Mazeutoxeron. Les genres /"ero«/o, Doiyanthes, etc., onfégalemenlreçule nom de Correa; mais ce nom ne doit être conservé que pour le genre établi par Smith, dans la famille des Rutacées. Caractères : calice monosépale, cami)anulé, ayant son bord tronqué et denté; corolle tantôt monopétale, lubuleuse, à quatre divisions, tantôt formée de quatre pétales dressés et distincts les uns des autres; étamines, au nombre de huit, ayant leurs filets attachés autour d'un disque hypogyne, même lorsque la corolle est monopétale, ce qui prouve qu'elle ne l'est qu'accidentellement, par la soudure des quatre pétales entre eux; anthères introrses et attachées par leur base; ovaire libre, à quatre côtes obtuses et saillantes, à quatre loges contenant chacune deux ovules superposés, insérés à leur angle interne; style long et terminé par un stigmate à quatre lobes aigus; cet ovaire est supporté par un disque hypogyne, souvent plus large que la base de l'ovaire, et présentant quatre lobes; le fruit se compose de quatre capsules écartées les unes des autres dans leur partie supérieure, s'ouvrant par leur côté interne, au moyen d'une suture longitudinale; chacune d'elles contient une ou deux graines; la paroi interne de leur péricarpe, c'est-à-dire l'endocarpe, se sépare de la paroi externe, et forme comme un tégument particulier aux graines; une petite portion de cet endocarpe adhère à chaque graine, et constitue comme une sorte d'arille par sa position ; chaque graine contient un embryon cylindrique, ayant la radicule supérieure; il est placé au centre d'un endosperme charnu.
Les espèces de ce genre, encore peu nombreuses, sont
des arbrisseaux à feuilles opposées, entières, sans stipules, à fleurs axillaires, croissant sur les côtes de la Nouvelle-Hollande. On en cultive plusieurs dans les jardins : tels sont le Correa alba, Vent., Malm., t. 1.5. C'est un arbrisseau de cinq à huit pieds de hauteur, ayant le port d'un Croton. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, arrondies, obtuses, blanchâtres et recouvertes de petites écailles furfuracées, surtout à leur face inférieure; les Heurs sont blanches, à quatre pétales, situées au nombre de deux à quatre à l'aisselle des feuilles supérieures. Le Correa ruhra de Smith, ou Correa speci'osa, Andrews, Bot. Mag. t. 1746, que quelques auteurs considèrent à tort comme une simple variété du précédent, s'en distingue par ses feuilles ovales, lancéolées, denticulées, et surtout par ses fleur.s rouges dont la corolle est monopélale et tubuleuse. Dans notre climat, ces végétaux doivent être abrités pendant l'hiver.
CORRÉGONE. POIS. r. Corécoive.
CORREIE. Correia. bot. Le genre établi sous ce nom, par Velozo, a été réuni au Gomphia par De Candolle. y. GoaraiE.
CORRENDERA. ois. Espèce du genre Pipit, Anthus Correndera, Vieill. F. Pipit.
CORRESO. ois. Synonyme de Hocco, Craxaleclor.
CORREVELA. bot. F. Corregcela.
CORRHÉCÈRE. Corrheceriis. iNs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhyncbophores, créé par Schoonherr pour quelques Insectes nouveaux du Brésil, auxquels il a reconnu pour caractères : antennes assez' courtes et grêles, garnies de quelques poils longs et rares, insérées dans une fossette creusée près des yeux , composées de onze articles dont les deux premiers oblongs et épais, les six suivants presque filiformes et les trois derniers épais, oblongs et serrés; trompe courte, large, droite et fortement échancrée au bout ; yeux grands, peu écartés sur le front, légèrement échancrésel déprimés; corselet transverse, subbisinué postérieurement, avec les angles aigus, traversé à sa base pai' une strie élevée; élytres oblongues, presque cylindriques, arrondies antérieurement, avec le bord élevé. Les espèces décrites sont les Corrhecerus flaccklus et miiTlus; Germar a placé ce dernier parmi les Anthribes ; tous deux sont du Brésil.
CORRIGIOLACÉES. Corrigiolaceœ. bot. Famille de plantes Dicotylédones, établie par Dumortier, et dont les caractères consistent en des pétales insérés sur le réceptacle et squammiformes ; en un fruit uniloculaire, offrant un placentaire central, libre, el un embryon périphérique ; des feuilles alternes et simples. Cette famille comprend les genres Corrigiola et Telephiuin ; elle est intermédiaire des Stellariacées et des Êlatinidées.
CORRIGIOLE. Corrigiola. bot. Genre de la famille des Portulacées el de la Pentaudrie Trjgynie, ainsi caractérisé : calice persistant, à cinq divisions membraneuses et blanchâtres sur les bords ; cinq pétales trèscourts; cinq étamines à anthères incombantes; trois stigmates sessiles. Le fruit est une sorte de noix recouverte par le calice, arrondie et triquètre, renfermant une seule graine attachée par un cordon ombilical au fond de la noix. Ce genre que Vaillant avait désigné
autrefois sous le nom impropre de Poligonifolia, ne iliffùre du Tekphium que par l'orcanisalion de son fruit, ici inonosperme, sans placenta proéminent, dans l'autre polysperme avec un placenta central. On n'en connaît que trois espèces dont deux indiRùnes de France. Celle qui a servi de type au Rcnre. la Corrigioie des RIVES, Corrigiola lilloralis, L., est une plante couchée et traçante, à feuilles stipulées et à fleurs blanches, trèspetites et ramassées en bouquets, aux extrémités des rameaux et des tiges. Elle habite la France méridionale. La seconde csi)èce, Corrigiola lelephiifolia, Pourret, qui n'était autrefois regardée que comme une variété de la précédente, croit dans les Pyrénées-Orientales. Will- (lenow a aussi distingué, sous le nom de Corrigiola capensis, une plante du cap de Bonne-Espérance que Thunberg avait confondue avec le Co/7V!7(o/a/(7/o/-a/(*.
CORRlNANTliOA. bot. y. Coniantugs.
COKRIOLA. bot. Synonyme vulgaire de Corrigioie.
COaHlIlA. OIS. F. Drome.
CORROSON. OIS. Même chose que Correso. F. ce mot.
CORROYÈRE. bot. F. Coroyère.
CORRUDA. BOT. r. CORDUEA.
CORS. MAM. Parties des cornes ou andouillers qui, dans les Cerfs, sortent de la tige qu'on nomme Perche, en terme de vénerie, y. Bois.
CORSAC. UAU. Espèce du genre Chien.
CORSAIRE. OIS. Kom donné par les marins à l'Épervier commun, FuUo Nisiis, L., quand il voltige audessus de la Méditerranée, pour prendre les Cailles ù leur passage.
CORSELET. INS. Premier anneau du thorax, autre <liie celui supportant les ailes, et donnant insertion à la première paire de pattes; il faut bien se garder de confondre le corselet avec l'ensemble du thorax, coinrae on l'a fait trop souvent dans certains ordres d'Insectes.
CORSELET. HOLi,. Partie, dans les Coquilles bivalves, où le ligament s'insère lorsqu'il est extérieur.
CORSINIE. Corsinia. bot. Le genre décrit d'abord sous ce nom par Raddi ( Opusc. se. di Bologna, 1818 ), a été publié, peu après, par Treviranus (lahrb. derGcloachshuiule von Sprengcl, Schradcr und Liuk, 1820) <iui l'a désigné par le nom de Gueutlieria. Le nom de Raddi, étant le plus ancien, doit être adopté; mais on doit observer que, si ces auteurs ont décrit deux plantes du même genre, ces plantes, quoique rapportées toutes deux à la même figure de Micheli, Nov. Gen. p. 100, I. 37, fig. 1, paiaissent former deux espèces très-distinctes. Elles poussent sur la terre humide, des frondes d'un beau vert, semblables à celles des Marchanties, mais dont la surface est régulièrement réticulée, ce qui les distingue au premier aspect des feuilles des Marchanties et des Jungermannes, avec lesquelles on pourrait, sans cela, facilement les confondre. Ces feuilles présentent, vers leur partie moyenne, plusieurs petites excavations recouvertes par une sorte d'invohicre formé d'une, de deux ou de trois petites folioles insérées au pourtour de cette excavation. Sous cet involucre, on trouve de deux à cinq capsules enveloppées chacune dans une coiffe membraneuse, indéhisccnte;ces capsules renferment des sporules dépourvues d'élaters ou filaments en spirale. Cette description s'applique également
aux deux espèces, si ce n'est que Raddi n'a pas parlé de l'enveloppe membraneuse, propre à chaque capsule. Les deux espèces de ce genre ayant été confondues, nous allons indiquer leurs différences.
CoRsniE MARCiiANTioiDE. CoTsina marchantioides, Raddi, loc. cit. t. 1, fig. 1; Riccia major Coriandri sapore, etc., Micheli, Nop. Gen. p. lOli, t. 5", fig. 1 ; Iticcia coriaiidrina , Sprengel. Anieit. 3. Frondes de plus d'un pouce de long, à deux ou trois lobes profonds, réunies en rosette par leur base; involucre formé d'une seule foliole qui recouvre les capsules comme une sorte d'opercule, et reste attachée à un des cotés du pourtour de l'excavation qui renferme les capsules ; celles-ci sont au nombre d'une à cinq. Europe.
CoRsmiE ouoRASTE. Corsiuia graveolens, Gueutheria graveolens, Trevir., loc. cj7. Toutes ses frondes sont simples et n'ont que trois à quatre lignes de long. Chaque involucre est formé de deux ou trois petites folioles courtes et dentelées au sommet, et recouvre deux ou trois capsules. Allemagne.
Ce genre se rapproche, par ces caractères, beaucoup plus des Targionies et des Sphaïrocarpes , que des véritables Riccies dont il est parfaitement distinct. CORSIUM. BOT. Synonyme de Colocasic. F. Gobet. CORSOIDE. m'u. Synonyme ancien d'Amiante. CORSOMYZE. Corsomyza. ins. Genre de l'ordre des Diptères, établi par Wiedemann , dans la famille des Bombyliens , avec les caractères suivants : antennes rapprochées, composées de trois articles dont le premier cylindrique, le second cyathiforme et très-court ainsi que le précédent, le troisième comprimé, dilaté au sommet et de plus du double de longueur que les deux autres réunis; trois ocelles; les yeux larges et distants dans les femelles ; trompe aussi longue que le corselet, saillante, sétacée, bivalve; tête grosse, presque globuleuse ; corps court; ailes grandes, écartées et horizontales; balanciers petits; pattes longues, menues, avec des tarses sans pelottes distinctes. Ce genre se borne à quatre espèces toutes nouvelles , du cap de Bonne- Espérance.
CORSYRE. Corsyra. ws. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Sléven qui lui donne pour caractères : dernier article des palpes labiales ovalaire, légèrement tronqué à l'extrémité; une dent au milieu de l'échancrure du menton; labre Iransvcrse , rectangulaire; antennes de onze articles cylindriques, filiformes; corselet plus large que la tête, convexe et arrondi; corps large et aplati; élytres larges, ovales, un peu allongées; articles des tarses presciue cylindriques : ceux antérieurs très-légèrement dilatés dans les mâles. Un insecte de Sibérie, placé par Fischer dans le genre Cxmindis, sous le nom spécifiquede Fusula, est le type de ce genre nouveau, auquel nulle autre espèce, que nous sachions, n'a été admise. Cet insecte a trois lignes et demie de longueur sur une et demie de largeur; la couleur du corps est le brun ferrugineux; les élytres sont striées, ponctuées et pubescentes; elles ont à l'angle de la base une grande tache jaune, lamellée, qui descend jusqu'à moitié des élytres, et une bordure de la même couleur. CORTALE. Corlalus. holl. Ce genre de Montfort,
COR
COR
lOS
quoique microscopique, présente une transition remarquable entre lesPolylhalames dont les tours s'enroulent sur un même plan, et ceux dont la spire s'élève en cône allongé comme dans la Turrilite. 11 présente la forme d'un Trochus; le type en a été pris dans les figures de SoIdani{Testac. t. 85, vas. 162, x). Voici ses caractères ; coquille libre, univalve, cloisonnée, à spire saillante , élevée en cône ; base aplatie; bouche triangulaire, ouverte, recevant verticalement le retour de la spire; dos caréné et armé; cloisons unies. L'espèce qui sert de type au genre est le Cortale Pagode, Corlalus Pagodus; Coquille mince, diaphane, irisée, dont on voit les cloisons à travers le test; elle est carénée, et sa carène est découpée en festons; elle n'a qu'une ligne de diamètre. On la trouve dans la Méditerranée, particulièrement à Livourne.
CORTELINA. bot. Syn.vulg. de Fallisneriaspiralis.
CORTÉSIE. Cortesia. bot. Un arbrisseau des Pampas de Buenos-Ayres, a reçu ce nom générique de Cavanilles (Icon. Har. 4, p. 53, t. 377) qui lui assigne pour caractères': calice monophylle à cinq dents, persistant, velu sur ses deu,\ faces; corolle monopétale, ù cinq découpures, dont le tube égale celui du calice, et le limbe est étalé; cinq élamines exsertes; ovaire libre, ovale, surmonté d'un long style bilide et de deux stigmates globuleux; fruit bacciforme, ovale, i)Ulpeux, et contenant deux semences planes d'un côté et convexes de l'autre. Le fruit, ainsi décrit, ne conviendrait guère à celui d'une Borraginée ,■ quoiqu'on ait rapporté ce genre à la famille de ce nom; mais en admettant ces affinités, il y a eu sans doute erreur, soit sur le nombre, soit sur la nature des parties qui le composent , et si c'est bien une Borraginée, elle doit se placer dans la section de celles à fruit en baie, à côté des Touriiefortia, Farronia, etc. D'un autre côté, le rapprochement que l'auteur fait de cette plante avec le Rochefortia de Swartz, que l'on indique dans la famille des Rhamnées, donne à penser qu'on doit être eu garde sur l'adoption de ce qu'a dit à ce sujet Cavanilles. Au surplus, la Cortésie cunêiforjie, Cortesia ciineiformis , Cav., unique espèce de ce genre dédié ù la mémoire de l'intrépide Fernand Cortès , conquérant du Mexique, est une plante dont les tiges, hautes de trois |iieds, sontlrès-rameuses, et portent des feuilles alternes, sessiies, cunéiformes, à trois lobes mucrouéset munis de tubercules de chacun desquels sort un poil blanc et caduc. Les fleurs sont solitaires, non pédonculées et le plus souvent terminales.
CORTIA. bot. Une espèce du genre SchuUziaa fourni à Decandulle les caractères de ce nouveau genre de la famille des Ombellifères; il les établit ainsi : dents du calice allongées, aiguës; pétales lancéolés, pointus, entiers ; slilopodes coniques; styles divergents ; fruit elliptique, aplati, relevé de cinq côtes saillantes, ailé et membraneux sur les bords. Le Coi lia LiiKfleii est une plante herbacée, annuelle, à feuilles pétiolées et trèsdécoupées. Les fleurs sont blanches. Elle est indigène au Népaul.
CORTICAIRE. Corticaria. ins. Genre de Coléoptères Tétramères, établi par Marsham, et ayant pour caractères : antennes en massue perfoliée; tète proémi-
nente; corselet et élylres bordés; corps presque linéaire, le plus souvent déprimé. Ce genre comprend les Lyctes de Fabricius et les espèces désignées sous le nom de Notoxns bipunctatus et Citcujus itermestoicles.
CORTICAL. Co/7!ca/(S. bot. C'est-à-dire faisant partie ou concernant l'écorce.
CORTICATÉ. Corticateus. bot. Beauvois donne cette épithèle aux semences de la famille des Graminées , quand elles sont recouvertes d'une paillette supérieure et fortement adhérente.
CORTICIER. Corticium. EOT. Genre de Champignons proposé par Persoon, et qui n'a point été adopté. La seule espèce qui le constituait, Corticium laciniattim, aété réunie par Persoon lui-même, au genre Théléphore, sous le nom de IVielephora luciniata ; et le mot Corticium, étant devenu libre, a été appliqué à une section du genre Thelephora, renfermant les espèces qui sont étendues et adhérentes par l'une de leurs surfaces, aux corps qui les supportent; une membrane séminifère recouvre la surface opposée.
CORTICINE. BOT. Matière floconneuse, brune, découverte par Braconnot dans l'écorce du Tremble , Populus tremula. L'aspect de cet Alcaloïde est presque semblable en tout à celui de l'Ulinine.
CORTICULAIRE. zooi. Nom d'une dent fossile.
CORTICUS. INS. Dejean désigne sous ce nom un petit genre voisin derO/7/iocerM«deLat.,ou Sarrotriiimdii Fabricius. On n'en connaît jusqu'à présent qu'une seule espèce, \e Corticus Cellis , Dej. Elle n'a guère qu'une demi-ligne de longueur; on l'a trouvée en Dalmatie.
CORTIFICÈRE. acal. Genre de l'ordre des Acalèphes fixes, établi par Lesueur pour des animaux voisins des Zoanthes. Ce sont des Polypiers de l'Amérique septentrionale, dont les parois s'encroûtent pour ainsi dire de matière sablonneuse , se collent les unes contre les autres, et produisent de larges expansions à la surface des corps sous-marins.
CORTIFICÈRES. polyp. Troisième section de la division des Polypiers flexibles ou non entièrement pierreux. Les caractères des Corlicifères sont d'être composés de deux substances : une extérieure et enveloppante , nommée écorce ou encroûtement; l'autre appelée axe, placée au centre , soutient la première. Trois ordres appartiennent à cette section ; ce sont ceux des Spongiées, des Gorgoniées et des Isidées.
CORTIINARIA. BOT. Sous-genre d'Agarics, dans la méthode de Persoon, caractérisé par un tégument filamenteux, qui forme sur les feuillets un réseau semblable à une toile d'Araignée, dont une partie adhère au pédicule, et l'autre au bord du chapeau. Plusieurs espèces d'Agarics, remarquables par leurs couleurs agréables et brillantes, appartiennent à ce sous-genre ; telles sont toutes les variétés de VJgaricus araneosus figurées par Bulliard, t. 230, t. 431 , t. 344, et de VJgaricus caslaneus, Bull., t. 268.
CORTINE. Corima. BOT. Sorte de frange filamenteuse, qui entoure le chapeau de plusieurs Champignons du genre Agaric, et qui est produite par les débris d'un tégument membraneux, très-mince, qui couvrait le dessous du chapeau avant son développement complet , tégument qui s'est déchiré par suite de son extension.
COR
CORTIOUEUX. Corticosus. bot. On surnomme ainsi les fruits pulpeux, recouverls d'une écorce consistante et coriace, comme cela se voit, par exemple, dans le Citron.
CORTOM. BOT. Syn. vulgaire de Carlliame des teinturiers.
CORTUSE. Cortusa. bot. Genre de la famille des Primu1acces,Pentandric Monogynie, que Tournefort confondait avec l'Androsace et (|uelques Primevères, sous le nom A'Auricula Ursi. Linné lui a donné les caractères suivants : calice à cinq divisions; corolle rotacée, dont l'anneau qui entoure la gorge est situé très-haut, ou, en d'autres termes, dont le tube s'élargit insensiblement en un limbe à cinq lobes; cinq étamines à anthères adiiées et linéaires; un seul stigmate; capsule s'ouvranl par le sommet en cinq valves.
CoRTDSE DE iVlATTOioLE. Cortusa Malthioli, L., Jacq. ( Icônes, t. 52). Feuilles radicales au nombre de trois ou quatre, pétiolées, arrondies et divisées en plusieurs lobes peu profonds et très-dentés , bérissées de poils épars; fleurs d'une couleur rose violette, formant une sorte d'ombelle au sommet d'une hampe cylindrique haute d'un à deux décimètres. Cette plante est exclusivement le partage des Alpes d'Italie et d'Autriche; car, quoi qu'en ail dit Lapeyrouse, il est certain qu'on ne l'a rencontrée ni dans les Pyrénées, ni même sur le revers occidental des Alpes françaises et piémontaises. C'est à cette plante que l'on a imposé, pour la i)remière fois parmi les modernes, un nom patronimique. L'Écluse, en la dédiant à sonamiCoitusus, a fait revivre un usage accrédité chez les anciens, et dont on accuse idusienrs auteurs contemporains d'abuser, sans réfléchir que ces noms patronimiques valent mieux que les noms génériques significatifs qui finissent presque toujours par devenir contradictoires.
Il existe en Sibérie une autre Cortnse qui a le calice plus long que la corolle. C'est le Cortusa Gmclini, Linné (Amœn, ii, p. 340), dont Gmelin a donné une figure (Flora Sihirica, iv, t. Aô, fig. 1).
CORU. bot. Apocinée de l'Asie orientale, qui paraît voisine des Tabernœmoiitana et du Neriitm antidyssentericum.
CORUDALE. bot. Synonyme de Laurier.
CORUNDUM. Bim. Même chose que Corindon.
CORVA. POIS. S. àeSciœna nUjra, Bloch. A'. SciÈriE.
CORVETTO. rois. Syn. de Sciœua Umbra. y. Sciè^e.
CORVINE. rois. Syn. de Spams cliiliensis. y. Spaue.
CORVISARTIE. Corvisartia. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées, proposé par Mérat dans sa Flore des environs de Paris, avait été compris par U. Cassini dans son grand travail sur les Corymbifères ; mais ensuite, les caractères sur lesquels il reposait ayant paru beaucoup trop faibles, le genre a été réuni à celui des Inules,et il est devenu le type d'une section ù laquelle néanmoins De Candolle a conservé la dénomination de Corvisarlia, comme un hommage bien légitime à la mémoire du grand praticien qu'elle rappelle.
CORVO.pois. y. Corvetto.
CORVULTUR. OIS. y. CoRmvAii.
CORVUS. OIS. Synonyme latin de Corbeau.
CORYANTUE. Coryaiilhes. bot. Le D' Hooker a institué ce genre dans la famille des Orchidées, pour une
plante nouvelle, découverte dans les forêts de Demérary, par M. James Ankers, et que ce dernier a fait parvenir, en 1850, à M. C. S. Parker, de Liverpool. Le nom imposé au genre est tiré des mots grecs xo^u;, casque, et KvOos, fleur; il exprime une forme particulière de la corolle dont le labelle ressemble parfaitement à un casque ou bien à une marmite renversée. Les caractères du genre sont exposés dans la description suivante :
CoRYAiVTHE TACHETÉE. .Coryaiillies macnlala. Son pseudo-bulbe est long de cinq à six pouces, arrondi à sa base qui se rétrécit insensiblement jusqu'au sommet; il est marqué de dix cannelures profondes; il en sort deux feuilles longues d'un pied environ , glabres, lancéolées, engainantes à leur base, acuminées à l'extrémité, d'un vert brillant en dessus cl jaunâtres en dessous, impressionnées longitudiiialement de trois stries profondes, remplacées en dessous par autant de nervures très-saillantes. La hampe prend naissance à la partie inférieure du pseudo-bulbe, s'élève un peu audessus de celui-ci et sur le côté, se recourbe et se penche vers le sol ; elle n'est guère plus longue que les' feuilles, et est garnie, à distances, de cinq ou six spatlies membraneuses, qui l'embrassent et la font paraître articulée. Cette hampe, cylindricpie et verte, se termine par une grapi}e composée de cinq ou six grandes fleurs, affectant, comme la majeure partie des Orchidées, une forme des plus bizarres. Le périanthe est très-ouvert ; les sépales sont dilatés, ondulés, largement striés, à bords roulés ou recoquillés, d'un jaune verdâlre, parsemés de points verts et purpurins; l'intermédiaire est moins grand que les deux latéraux qui n'ont pas moins de deux pouces et demi. Les pétales sont plus courts, lancéolés, ondulés, sinués, colorés comme les sépales et penchés vers le labelle. Celui-ci est varié de rouge, de pourpre et de jaune, épais, charnu, aussi long que les sépales latéraux, onguiculé, arrondi en casque au sommet, dilaté à la base qui forme l'hypochilium, avec les bords roulés intérieurement; l'épichiliura est très-grand, moins épais que les autres parties du labelle, ovalaire et recourbé à l'extrémité. Le gynoslème est libre , terminé inférieurement par deux cornes allongées, d'où distille un suc fluide; il est arrondi en massue au sommet, avec ses bords latéraux recourbés en forme d'ailes. Le stigmate offre des rides ou crevasses transversales. L'anthère a deux loges renfermant deux masses poUiniqucs, comprimées, sillonnées inféricurement, portées sur une caudicule linéaire, arquée, à laquelle adhère une glandule lamellaire, dont les extrémités .sont recourbées et rapprochées entre elles, de manière à faire paraître le support unique.
Une seconde espèce, Corianthk a graxdes flebrs, Coryanthes macranlhu, llook. Bol. Mag. Fol. 5102, iii tcxtu. — Lindl. Gcn. et sp. of Orch.pl. 159. P. Bot. Hegist. t. 1841. Gongora macraîitba, Hook. Botan. Mise. 2, \^\, t. 80, n'est ni moins intéressante ni moins remari|uable que la lu'écédente; elle a été trouvée aux environs de Carracas, par M. Lockharl qui en a fait l'envoi à M. Knigt, dans la collection duquel elle a fleuri au mois d'octobre dernier. Sa fleur est sans contredit l'une des productions les plus extraordinaires et les plus bizarres du règne organique végétal. Son pseu-
cou
ilobulbe est ovale, allongé, cannelé, long de deus pouces, épais de dix lignes, d'un vert jaunâtre, orné supérieurement d'une couronne d'un brun fauve; il donne naissance à deux feuilles lancéolées , longues de six à sept pouces, larges de quinze à dix-buit lignes, marquées de stries qui se dessinent longitudinalement vers les bords et entre trois côtes parallèles, épaisses et rougeâtrcs; la couleur des feuilles est un vert plus pur et plus prononcé que celui des pseudobulbes; leur base est engainante. La tige ou plutôt la bampe s'élance de l'extrémité inférieure du pseudobulbe, et prend une direction latérale et horizontale, cherchant à surmonter les obstacles qu'elle rencontre, traversant les mailles ou interstices que laissent entre eux les brins d'osier dont se compose le panier dans lequel on fait ordinairement végéter la plante ; elle a le double de longueur des feuilles; ses articulations sont à la distance de plusieurs pouces et recouvertes chacune d'une bradée spalbiforme, membraneuse, engainante, lancéolée, piesque obtuse, striée et d'un fauve verdûtre; elle est cylindrique et présente assez souvent quelques bifurcations ; à son extrémité se développe une fleur de six pouces d'étendue. Les sépales, implantés sur un ovaire rigide, cylindrique, cannelé, long de trois pouces, épais de trois lignes au plus, sont très dilatés, ondulés et plissés, d'une forme très-irrégulière et bizarre, à bord roulés, d'un jaune ochracé , parsemés de taches et de points d'un rouge pourpré, foncé et moins apparents sur la face extérieure. Les pétales sont beaucoup plus petits, lancéolés, ondulés, à bord roulés intérieurement, de la même couleur que les sépales, mais nuancés de blanchâtre, pointillés de rouge purpurin ou sanguin. Le labelle est épais, arrondi eu casque au sommet, d'un jaune orangé, nuancé de brun et d'écarlate, avec des taches allongées et purpurines; il adhère au gynostème par un épichilium allongé, arrondi et d'un pourpre obscur. Le gynostème est libre, très-étendu, en massue ridée à sa base, dilaté en deux ailes repliées au sommet, marquées de quatre ou cinq rides d'un rouge sanguin, sur un fond jaune, parsemé de taches brunes et purpurines.
CORYBAiNTES. MOLL. Foss. Syn. ancien de liélemnile.
COKYB.iS. EOT. Syn. de Coiysauthes bicalcarata.
CORYC.iRPE. Corycarpus. eot. Genre de la famille des Graminées, établi par Zéa qui lui donne pour caractères : un calice à deux glumes rigides; trois à six fleurs; corolle coriace, cartilagineuse; valve inférieure enveloppant par ses bords, qui sont très-larges, la valve sujjérieure. Le Couycarpe aripidiisacé, originaire de l'Améiique septentrionale, a le chaume simple, un peu rude vers le sommet, avec la panioule ou épi également simple.
COUYCIE. Coijcia. iNS. Genre de Lépidoptères Nocturnes, établi dans la famille des Phalenites, par Duponchel qui lui assigne les caractères suivants : antennes simples dans les deux sexes ; articles des palpes très-courts; trompe fort longue; bord terminal des ailes simple et entier; un point au centre de chaque aile indépendamment d'autres taches qui varient suivant chaque espèce. Ce genre, formé aux dépens de celui des Zérènes de Treitschke, ne présente que deux espèces, les Corycia lemeiaia et laminata (Phal. puiutata
tt bimaculata, Fab.), qui se trouvent assez communément dans les bois de l'intérieur de la France.
CORYCIER. Coiyci II m. SOT. Swarlz a formé ce genre de quelques Orchidées du Cap, auparavant éparsesdans les genres Ophiys, Salyrium et Aretlmsa. Les Coryciers ont l'ovaire légèrement tordu en spirale; quatre des divisions du calice sont extérieures, dressées; les trois supérieures sont rapprochées, soudées entre elles, et forment un casque terminé à sa partie postérieure et inférieure par deux bosses obtuses, creusé d'un sillon profond dans toute sa longueur; la division inférieure est également dressée, légèrement bombée dans sa partie inférieure , tronquée à son sommet. L'organisation et surtout la position des deux divisions internes est extrêmement singulière, et forme le caractère tranché de ce genre. Du sommet du gynostème , au-dessus de l'anthère, naissent : 1° antérieurement le labelle, qui est petit, spathulé, crénelé à son bord, rétréci et onguiculé inférieurement; 2" un peu au dessus du labelle, également du sommet du gynostème, deux appendices membraneux placés de champ, arrondis à leur partie antérieure, se prolongent insensiblement à leur partie postérieure en une sorte de queue recourbée, qui recouvre la face postérieure du gynostème, et descendent ainsi jusqu'au fond du casque. Ces deux appendices sont soudés â leur partie antérieure et inférieure, et paraissent ét[e ou du moins remplacer la sixième division du calice. Le gynostème est court, et porte l'anthère à sa face antérieure et supérieure ; celle-ci se compose de deux loges ovoïdes ou globuleuses, un peu écartées l'une de l'autre, s'ouvrant par un sillon longitudinal et contenant une masse polllnique, caudiculée à sa base, qui se termine par un rétinacle. Ces deux masses polliniques, et par conséquent l'anlhère qui les renferme, sont renversées; ce qui explique la singulière position du labelle et de la division interne du périanthe.
Swartz rapporte à ce genre quatre espèces , toutes originaires du cap de Bonne-Espérance, savoir : Corycium orobanchokles, Sw., qui est le Salyrium orobanchoides de Linné et de Thunberg, et qui se distingue l)ar ses feuilles étroites, linéaires et presque distiques. Coiychim crispum, Sw., Aretlmsa crispa, Thunb. Ses feuilles sont élargies et engainantes à leur base, allongées, sinueuses sur leurs bords, et terminées par une longue pointe. Elle est figurée dans Buxbaum, Cent. 5, T. xi. Les deux autres sont les Corycium vestiliiin et Corycium hicolor. Celles-ci ont été mentionnées par Thunberg sous le nom générique à'Ophrys.
CORYD.iLE. Corydalis. iKS. Genre de Névroptères, famille des Planipennes, tribu des Hémérobins (Règn. Anim. de Cuv.), établi par Latreille aux dépens du genre Hemerobius de Linné et ayant pour caractères : cinq articles à tous les tarses; premier segment du tronc, grand , en forme de corselet ; ailes couchées sur le corps; mandibules fort coniques, étroites, pointues, avancées, en forme de cornes; antennes sétacées. Latreille (loc. cit.) réunit les Corydales, les Chauliodes et les Sialis au genre Semblide. On n'en connaît encore qu'une espèce : CoRYDAiE CORXOE, Corydalis coriiuta; Hemerobius coriiutus de Linné et de Fabricius. Elle a été décrite et représentée par Degéer(.VeHi. Ins. J. ni, p. 559, pi. 27,
lig. 1) et par Palisot de Beauvois (liisect. recueillis en Afrique et cil Amérique, l"^livr.,Névropl., pi. 1, fig. 1). Amérique seplcntiioiialc.
CORYDALIDE. Corydalis. bot. Le génie Fumeterre avait été placé dans la famille des Papavéraeées dont il se rapproche par plusieurs points, mais dont il s'éloigne cependant par des caractères importants. De Candolle a pensé que ce genre devait élre considéré comme le type d'un nouvel ordre naturel. Déjà Gacrtner avait divisé le genre Fuinaiia en deux, appelant Capnoïdes les espèces dont le fruit est une capsule uniloculaire et polysperme. C'est ce genre Capnoïde, de GiErtner, que Ventcnata nommé plus taid Corydalis, nom qui a prévalu. Enfin le genre Coiyilalis lui-même a été successivement divisé en plusieurs autres genres peu distincts, de sorte qu'aujourd'hui, on compte six genres dans la famille des Fumariacées , qui faisaient partie du genre Fumaria de Linné. Les caractères qui distinguent le genre Corydalis tel qu'il a été circonscrit par les travaux récents des auteurs, et en particulier par De Candolle (Syst. Nul. ii, p. 113), sont : calice formé de deux sépales opposés, généralement très-petits cl caducs, souvent prolongés à leur base, au-dessous de leur point d'attache; corolle tubuleuse et composée de quatre pétales iiréguliers, inégaux et quelquefois légèrement sondés entre eux par la base : le supérieur est le plus grand; il se prolonge ù sa partie inférieure, audessous de son point d'attache, en un éperon obtus et plus ou moins recourbé; le pétale inférieur est de la même forme et de la même largeur que le supérieur, mais il u'ofFre point d'éperon ; les deux latéraux sont égaux et semblables, et presque entièrement recouverts par les deux pétales supérieur et inférieur. On compte six étamines diadelphes ; cha<|ue androphore, dont l'un est supérieur et l'autre inférieur, est plan, étroit, et porte à son sommet trois anthères dont la moyenne est biloculaire, et les deux latérales unlloculaires (structure singulière propre à toutes les plantes qui composent la famille des Fumariacées) ; l'ovaire est allongé, comprimé, et se termine insensiblement en un style grêle, que couronne un stigmate glanduleux et simple. Le fruit est une capsule allongée, comprimée, à une seule loge, contenant plusieurs graines réniformes, attachées à deux trophospermes suturaux. Cette capsule s'ouvre en deux valves.
De Candolle a décrit vingt-huit espèces de ce genre. Ce sont toutes des herbes annuelles ou vivaces, ayant la racine fibreuse ou formée d'un tubercule charnu, la tige herbacée, simple ou rameuse, quelquefois nue ou simplement écaiUeuse dans sa partie inférieure, portant des feuilles décomposées, alternes, rarement opposées; des fleurs jaunes ou purpurines, disposées en épis terminaux. Toutes ces espèces croissent dans l'hémisphère boréal. On en trouve sept en Euiope, dix dans l'Asie septentrionale, deux en Tauride,deux en Orient qui sont les seules dont les feuilles soient opposées, quatre au Japon et deux dans l'Amérique septentrionale.
OoRYDAi.iDE JAUNE. CoiyUalis lutca , DC. , Fumaria lutea, L., Capnoides Intea , Gœrtner (de Fr.'i, p. 165, t. 115, f. 3). D'une racine fibreuse s'élèvent plusieurs tiges grêles, hautes de huit à dix pouces,
charnues, portant des feuilles découpées profondément en un grand nombre de lobes ou folioles pétiolées, obtuses, d'un vert glauque; les fleurs sont jaunes et forment un épi terminal. Europe; dans les lieux humides et dans les fentes des vieux murs.
CuRVDALiDE BCLOEiiSE. Corydalis bulbosa, DC, FI. fr., Fumaria bulbosa, L. Un tubercule solide, irrégulièrement arrondi, enveloppé de tuniques membraneuses, donne naissance, parsa partie inférieure, à desfibres radicales, et par sa partie supérieure à une lige d'abord simple, nue inférieurement où elle porte des écailles au lieu de feuilles. Celles-ci, au nombre de deux à trois seulement, naissent de la jiartie supérieure de la lige; elles sont trois fois divisées en pétioles portant des folioles oblongues entières ou Irilides; la lige se termine par un épi de fleurs purpurines, assez petites, supportées par des bradées raullifides. Europe tempérée.
CoRYOALiDE TUBÉREUSE. Coiydalis tubeioso, DC. Cette espèce diffère de la précédente par son tubercule généralement creux, par sa tige feuillée dès sa hase, par ses folioles cunéiformes, ses Heurs plus grandes et ses bractées indivises. Elle se montre dans les mêmes localités.
CORYDAiiDE A BRACTÉES. Coiydatis bracteota, Pers. Syn. pi. 2, 2G9. — De Cand. Piodr. I, 128. Fumaria bracteata, WiUd. Sp. pi. 3, 838. Quoique celte espèce soit, depuis longtemps, mentionnée et décrite dans la plupart des ouvrages systématiques de botanique, elle n'avait point encore paru dans les collections européennes de plantes vivantes; on la doit au professeur Ledebour, qui l'a recueillie dans son intéressant voyage au mont Altaï, et l'a conimuni(|uée au jardin Botanique de Birmingham. Ses tiges sont hautes de quinze à dixhuit pouces, droites, simples, un peu épaisses, garnies de feuilles h cinq ou six découj)ures profondes : les feuilles radicales sont grandes, trois fois ternées, à folioles élargies et profondément divisées, glabres, d'un vert glauque, portées sur des pétioles presque cylindriques, et de la longueur des folioles; les fleurs sont grandes, d'un jaune pâle et disposées en grappe terminale; la lèvre supérieure est bipartite, l'inférieure a trois lobes, dont l'intermédiaire très-petit et acuminé, les latéraux grands et arrondis; l'éperon est allongé, presque droit ; les bractées sont de la longueur des Heurs, cunéiformes, à plusieurs découpures, presque digitées.
CoRïUALiDE A LONGUES FLEURS. Corydalis longiflora, De Cand. Celle espèce est originaire des monts Altaïquesen Sibérie. Elle a pour racine un tubercule solide, arrondi, de la grosseur d'une aveline, recouvert d'une pellicule brune , et garni inférieurement de racines fibreuses ; il donne naissance à une ou deux tiges droites, simples, hautes de huit ù neuf pouces, glabres, garnies à leur base de feuilles bilernées, à lobes ovales, oblongs, d'un vert glauque; les fleurs, réunies en grappe terminale, sont d'un rouge pourpré pâle, variées de pourpré vif; le calice est formé de deux folioles opposées, caduques; la corolle est irrégulière, composée de quatre pétales inégaux, dont un supérieur prolongé en un seul éperon à sa base.
On cultive quelquefois, dans les jardins, la Corydali.i nobilis, ^ac^l., Hort. r/wrf. 1. 110, originaire de Sibérie.
COR
sa racine est nodiilcuse, luliérifère, souvent creuse; sa lige est simple et dépourvue d'écailles; ses feuilles sont bipinnées, à lobes cunéiformes, incisés au sommet. Ses Heurs, d'un jaui^âle et assez grandes, forment un épi terminal. "
Plusieurs plantes, d'abord placées dans ce genre, en ont été séparées pour former des genres nouveaux. Ainsi les Corydalis mcullaiia et Corydalis speclabilis de Peisoon forment le genre Diclytra. Le Corydalis fungosa, Vent., constitue le genre Àdlnmia. Le Corydalis vesicaria, Pers., le genre Cyslicapnos. Le Corydalis enneaphylla, DC. , FI. fr. Suppl., le genre Sarcocapnos.
Dans sa Flore belgique, Dumortier a séparé de ce genre les espèces bulbeuses, dont il a formé le genre Capnites; ce genre nouveau est caractérisé par la présence d'un embryon monocotylédon et par son calice caduc avant la floraison. Les Capnites cava, Dum., Corydalis cava, Wablenb.; C. digilata, Dura.; Corydalis diqitata, Peis.; C.fabacea, Dum.; Corydalis fabacea, Pers.. et plusieurs autres, composent le genre nouveau.
CORYDALIiN'E. BOT. Alcaloïde découvert assez récemment par Wackenroder, dans quelques espèces de Corydalides; il est en cristaux prismatiques, allongés ou en écailles fines, incolores, inodores et presque insipides; il est peu soluble dans l'eau, davantage dans les dissolutions d'alcalis fixes, et parfaitement dans l'alcool et l'éther; il est fusible au-dessous de 100° et se décompose au-dessus de cette température. 11 forme avec les acides, des sels particuliers et diversement crislallisables.
CORYDALION. bot. Dioscoride désignait une Fumeterre sous ce nom, dont on a tiré celui du genre Corydalide.
COnYDALLA. ois. F. PiPi.
COlîYDlE. Corydia. iNS. Orthoptères ; genre de la famille des Blattaires, institué par Audinet-Serville qui lui donne pour caractères ; antennes courtes, assez épaisses, à articles très-serrés, distincts et monoliformes; tête cachée sous le corselet qui est demi-circulaire, transversal , arrondi à ses bords, excepté postérieurement où il est coupé droit ; corps court, un peu convexe, ne se contractant pas, étroitement rebordé et pubescent en dessous; élytres peu convexes, dépassant ù peine l'extrémité de l'abdomen : la gauche s'avançant obliquement sur la droite, et recouvrant la partie suturale; portion de la droite recouverte par la gauche, membraneuse comme les ailes, et de leur couleur; disque sans strie arquée ; appendices de l'anus pubescents; pattes de longueur moyenne; premier article des tarses très-grand; une pelote entre les crochets qui sont trèspetits. Une seule espèce, Blatla petivierana, Fabr., 01iv.;Cassi(/o/;eW«i(emMa, Lin., constitue jusqu'à présent ce genre; elle est oiginaire des Indes et se trouve aussi en Afrique et en Amérique, suivant Palisot de Beauvois.
CORYDON. OIS. y. ECRTLAIME.
CORYDON. INS. Synonyme de Papilio Janira. CORYDONIE. OIS. F. CoucAi.
CORYDONIX. OIS. Syn. latin de Toulon, nom que Vieillot a appliqué au genre Coucal.
CORYDORAS. pois. Genre établi par Lacépède qui lui attribue pour caractères, la position de la bouche au bout du museau ; une dorsale double; pas de dents ; de grandes lames à chaque côté du corps et de la queue; des pièces larges et dures qui couvrent la tête; point de barbillons , et plus d'un rayon à chaque nageoire du dos. Ce genre, qui paraît appartenir à la famille des Siluroïdes, n'a qu'une seule espèce, et elle a été dédiée à Geoffroy de Saint-Hilaire; la couverture de ses narines est double; la caudale est fourchue; les lames latérales hexagones et disposées sur deux rangs trèslarges. Le second rang de la dorsale est denté. Sa patrie est inconnue.
CORYLUS. BOT. F. Coudrier.
CORYLrs. OIS. L'un des Syn. de Martin-Pêcheur.
CORYMBE. Corymbus. bot. Mode particulier d'inflorescence dans lequel un nombre plus ou moins considérable de fleurs sont portées sur des pédoncules partant de points différeifts de la tige, mais arrivant tous à la même hauteur. Le Sorbier, la Matricaire, la Millefeuille et plusieurs autres Corymbifères en offrent des exemples. Ce mode d'inflorescence a la plus grande analogie avec la cime et l'ombelle.
CORYMBIER. Corymbinni. bot. Genre établi par Linné qui le rapportait à sa Syngénésie Monogynie, mais que Willdenow, Rœmer et Schultes ont placé dans la Pentandrie Monogynie. Persoon , d'un autre côté, en a fait un genre de sa Syngénésie ségrégée. Adauson luia donné , postérieurement à Linné, le nom de Contareua. Ses caractères, d'après Jussieu, sont : calice long, cylindrique, composé de deux folioles gliimaçées, conniventes, ne renfermant qu'une seule fleur flosculeuse, et muni à sa base d'un calicule très-court et tétraphylle; stigmate bifide; akène oblong, velu, couronné par le calice urcéolé et paléacé. Si les auteurs sont loin de s'accorder sur la place que doit occuper ce genre dans le système sexuel, la détermination de ses affinités naturelles est peut-être encore moins résolue. De Jussieu, tout en convenant qu'il n'a point d'analogue parmi les Cinarocéphales , le place dans cette dernière tribu ; mais l'anomalie de ses caractères et la singularité de son port indiquent qu'on doit peut être l'en éloigner. Attendons qu'une description complète et exacte éclaire les recherches sur ce point important. On connaît quatre ou cinq espèces de ce genre, toutes indigènes du cap de Bonne-Espérance; ce sont des plantes herbacées, dont la tige, haute de trois à quatre décimètres, est sous-ligneuse; les feuilles radicales sont longues, alternes, graminiformes, roides et à plusieurs nervures; celles de la tige sont plus courtes et amplexicaules ; les fleurs sont nombreuses, terminales et disposées en corymbes. Lamarck (Illustrât, t. 723, f. 1 et 2) en a très -bien figuré deux espèces : les Corymbium scabriim, L., et Corymbium glabrum , L.
CORYMBIFERA. BOT. Nom donné par Rai à VJckillcra microphylla , L.
CORYMBIFÈRES. Corymbifereœ. bot. Ce groupe, établi par Vaillant dans la famille des Synauthérées, correspond à peu près aux Radiées de Tournefort. Il a été adopté par Jussieu dans son Gênera. Si l'on voulait chercher dans cette division de la vaste famille des
Synanihéries une réunion bien naturelle de genres ayant tous entre eux des rapports intimes, ce groupe, que Jussieii considère comme une famille distincte, n'offrirait pas cet avantage. En effet , il existe de trèsgrandes différences entre les genres, extrêmement nombreux, qui le composent. Cependant il n'est point impossible de caractériser les Corymbifères de manière à les distinguer des Cbicoracées et des Carduacées, qui sont les deux autres grandes sections des Synanthérées. Les travaux de plusieurs botanistes modernes sur cette famille, et en particulier ceux de Cassini, de R. Brown et de Kunth, ont fait voir qu'elle ne présentait aucune coupe bien nette ni bien tranchée, et que, pour coordonner ses genres de manière a conserver leurs affinités mutuelles, il fallait établir un grand nombre de petits groupes ou tribus naturelles. Mais tous ces auteurs s'accordent sur ce point, cpi'il est impossible d'assigner à ces tribus des caractères tranchés. C'est dans l'ensemble de leurs différents orgafies floraux qu'il faut saisir les ressemblances d'après les(iuelles on peut les réunir. Nous allons donc faire connaître les caractères généraux des Corymbifères, après ([uoi nous indiquerons les divisions qu'on leur a fait subir.
Les capitules sont tantôt tous Qosculeux, c'est-à-dire entièrement composés de fleurons tubuleux et légullers; tantôt, et plus fréquemment, ils sont radiés, c'est-à-dire que leur centre est occupé par des fleurons, et leur circonférence par des demi-fleurons. Dans le premier cas , les fleurons sont tous hermaphrodites , ou les uns sont hermaphrodites, les autres unisexués ou même neutres, Quand les capitules sont ainsi flosculeux, les Corymbifères ressemblent beaucoup aux Carduacées. Cependant elles eu diffèrent par les caractères suivants : 1» jamais leur réceptacle ou phoranthe n'est chargé d'un aussi grand nombre de soies ou de paillettes, que dans les Carduacées. Quand il en porte , il n'y en a jamais qu'une seule pour chaque fleur, tandis qu'on en compte toujours plusieurs pour chacune d'elles dans toutes les Carduacées; 9" un caractère commun à toutes les Carduacées, c'est qu'au sommet de leur style, immédiatement au-dessous du stigmate , on trouve un renflement plus ou moins considérable, généralement chargé de poils glanduleux auxquels Cassini donne le nom de collecteurs. Ce renflement, qui forme le caractère distinctif des Carduacées , n'existe jamais dans les Corymbifères. Mais quand les capitules sont radiés, ce qui est beaucoup plus fréquent, la distinction entre ces deux familles est très-facile, puisi|ue les Carduacées sont toujours Hosculeuses. Les fleurons qui- occupent le centre .sont généralement hermapliiodites, landisque les demifleurons sont unisexués mâles ou femelles, stériles ou fructifères. La corolle des premiers a son limbe tantôt régulièrement évasé et à cinq dents, tantôt à quatre ou même à trois dents seulement. II en est de même des demi-fleurons qui présentent un nombre variable de dents à leur sommet. L'involucre varie beaucoup dans sa forme, le nombre et la disposition de ses écailles ou folioles. Le réceptacle n'offre pas des différences moins nombreuses. 11 est plan, concave ou convexe, et même presque conique , nu ou garni d'écaillcs, de soies, d'alvéoles, etc. Le slyleet le stigmate fournissent, dans leurs
modifications, des caractères d'une haute importance pour la formation et la coordination des genres. Il en est de même du fruit dont la forme présente des variations sensibles, et qui tantôt est n^tantôt couronné par un simple bord membraneux, t "ôt par une aigrette.
Si maintenant nous étudions le port et les caractères généraux que présentent les Corymbifères, dans leurs organes de la végétation, nous verrons que ce sont tantôt des plantes herbacées annuelles ou vivaces. tantôt des arbustes ou même des arbrisseaux; leurs feuilles, généralement alternes, mais quelquefois opposées, sont ou simples ou profondément divisées en lobes plus ou moins nombreux ; leurs fleurs ou capitules sont assez communément disposées en corymbe ; de là leur nom de Corymbifères; mais très-souvent ils n'offrent pas ce mode d'inflorescence, et sont ou solitaires ou diversement groupés.
Dans son Gênera Pkmlarum , Jussieu a divisé les Corymbifères en neuf sections artificielles, dont les caractères sont principalement tirés du réceptacle nu ou paléacé, des fruits couronnés ou non par un aigrette, des fleurs flosculeuses ou radiées, etc. Cassini, rejetant la division primaire des Synanthérées en trois grandes familles, dispose les divers genres d'abord placés dans les Corymbifères en treize tribus qui sont : 1» les Vernoniées, 2" les Eupatoriées, ô° les Adénostylées, 4" les Tussilaginées, 5» les Mutisiées, C» les Sénécionées, 7» les Astérées, 8» les Inulées, 9» les Anthémidées, 10» les Ambrosiées, 11» les lléliantbées, 12» les Calendulées. 13» les Arctotidées. Ces tribus, dont (luelqucs-unes pourraient être facilement réunies, tant leur distinction est dlIBcile, sont certainement beaucoup plus naturelles que les sections établies par Jussieu; mais elles ont le grand inconvénient de ne pouvoir être nettement définies , et ne peuvent, par conséquent, être employées dans la pratique, soit pour la classification des herbiers, soit dans les ouvrages généraux, qui doivent servir à faire connaître les végétaux. Dans l'état actuel delà science, il est donc indispensable d'employer encore, pourla classification des genres de cettefamille, un arrangement artificiel, mais d'une application facile, d'autant plus que le nombre des genres qui y sont renfermés est extrêmement considérable. Nous allons énumérer les genres principaux des Corymbifères en les disposant dans un ordre qui parait facile et commode dans son application. Nous ferons remarquer que cette énumération est loin d'être complète, et que notre intention a seulement été de citer les genres principaux appartenant à chacune des divisions que nous allons élablir.