‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 16 sur 65 · ROUGE · texte numérisé non relu

ROUGE

Curbeau-Pie du Sénégal. F. Corbeau-Pie Piapiac

Corbeau-Pie a tête noire. K. Corbeau-Pie bleue a TÊTE noire.

Corbeau -Pie vagabonde. Coract'as vagabunda, Lath. Parties supérieures brunes; tête, cou et grandes tectrices alaires noirs; petites lectrices et rémiges intermédiaires d'un blanc bleuâtre; rectrices cendrées dans leur moitié inférieure ; les intermédiaires entièrement noires; parties inférieures d'un cendré bleuâtre; queue très-longue, étagée. Taille, seize pouces. Indes. Corbeau-Pie a ventre jaune. Cornus luteolus. Parties supérieures vertes; tête et occiput blancs; devant de la face d'un bleu d'azur; devant du cou noir, abdomen jaune. Taille, quatorze pouces.

Corbeau- Pie vulgaire. Corvus Pica, Lin., Buff., pi. enl. 488. Tête, gorge, cou, haut de la poitrine et dos noirs; rectrices très-étagées à reflets bronzés; scapulaires, poitrine et ventre blancs; bec, pieds et iris noirs. Taille, dix-huit pouces. Europe. Les Pies, dont les nifBurs sont généralement connues, s'éloignent rarement des lieux qui les ont vu naître; la conformation de leurs ailes très-courtes relativement à la longueur totale de l'Oiseau, s'oppose à tout voyage qui demanderait un vol élevé et soutenu. Se posent-elles à terre, ordinairement elles y sautillent plutôt qu'elles n'y marchent. De toutes les espèces de ce genre, aucune ne s'accoutume plus facilement à la domesticité, et ne relient plus vile les mots et les phrases qu'on leur apprend; ces mots, répétés avec une volubilité fatigante, ont donné lieu à un vieil adage qui, dans la société, s'applique au babil insipide. La Pie met beaucoup d'art dans la construction de son nid; elle le place au sommet des plus grands arbres, le fortifie extérieurement avec des bûchettes et du mortier de terre, le garnit en dedans de racines filamenteuses, et y pond quatre à cinq œufs d'un vert bleuâtre, parsemé -de taches brunes. Pendant l'incubation, elle a^ continuellement l'œil au guet, se bat vigoureusement contre les Corneilles qui approchent du nid, et les oblige à fuir : la témérité de ce faible Oiseau est telle en ce moment, qu'on l'a vu attaquer même le Faucon qui cherchait à s'emparer de sa couvée. On rencontre quelquefois des Pies tout à fait blanches.

Corbeau-Pie Zanoé. Corvus Zanoe, Lath. Plumage noir, à l'exception de la tète et du cou qui sont d'un brun fauve. Taille, seize pouces. Mexique. Corbeau Piom. f-^. Corbeau-Pie Houpette.

Corbeau a plumes grises. Parait être une variété métis de la Corbine et de la Corneille mantelée; elle a le dos mélangé de noir et de gris. On la trouve assez communément en Sibérie.

Corbeau a rabat. Corvus clericus, Lath. Variété du Corbeau noir, dont quelques parties du corps sont blanches ou rousses.

Corbeau ressemelant. Corvus afpnis, Rupp. Cette espèce, qui a été observée par Ruppell, en Nubie et en Abyssinie, a la plus grande ressemblance avec la Corbine : elle a le bec fort, la mandibule supérieure triangulaire à sa base et courbée au sommet, en partie couverte par les poils du front qui divergent tout en se dirigeant en avant; les plumes jugulaires sont bifides, celles des ailes sont allongées, surpassant de beaucoup

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l'exlrémité de la queue; celle-ci est arrondie. En c*n^ rai la couleur du plumage est le noir profond, irisé de bleuâtre sur les parties principales du corps.

CORBEAC DE RoYSTOS, CORBEAD SAUVAGE. Même ChOSe

que Corbeau manlelé.

Corbeau a scapiilaire blanc. Corvus ilauricus, Lath.. Buff., pi. enl. 327. Corciis scapulatus, Tem. Tète, (jorge, dos, ailes et queue d'un noir luisant, irisé; le reste du plumage blanc; bec et pieds noirs; queue arrondie, assez courte. Taille, onze pouces. Afrique.

Corbeau ou Corseilie dd Sénégal, f^. Corbeau a

SCAPVLAIRE BLANC

Corbeau solitaire, f^. Corbeau noir.

Corbeau des terres-aistrales. Corvus australis, Latb. Plumage noir, irisé, avec les rémiges et les rec- Irices d'un brun noiràlre; les plumes de la gorge molles et peu serrées; bec très-épais à sa base et fort comprimé sur les cotés, noir, ainsi que les pieds. Taille, dix-huit pouces. Océanique.

Corbeau a tête noire. K. Corbeau a scapglaire blanc.

Corbeau a tète rousse. Corvus rtificoUis, Less. Plumage noir; tête et cou d'un brun roussâtrc; bec robuste, élevé; reclrices longues; tarses allongés. Taille, seize pouces. Nouvelle-Hollande.

Corbeau tigré, f^. Corbeau a scapclaire blanc.

Corbeau triste. Corvus trislis, Less., Zool. de la Coq. pi. 24. Plumage d'un roux blanchâtre, un peu plus foncé sur les ailes et la queue; bec blanc; joues et narines nues; rectrices étagées, longues; tarses médiocres; doigt intermédiaire très-long, muni d'un ongle très-renflé. Taille, douze pouces. Nouvelle -Guinée. Cette espèce est encore, pour Lesson, le type d'un sousgenre particulier.

Corbeau Vaetourin. y. Corbeau Corbiveau.

Corbeau vulgaire. F. Corbeau Corbine.

On a étendu le nom de Corbeau à plusieurs Oiseaux de genres et d'ordres très-différents. Ainsi on a appelé ;

Corbeau aquatique, VIbis /Icalot.

Corbeau du Bengale, le brève Bracbyure.

Corbeau blanc , le Catharte Papa.

Corbeau bleu, le Rollier vulgaire.

Corbeau chauve, le Pyrrbocorax et la Coracine.

Corbeau de Cornouailles, le Pyrrbocorax.

Corbeau curnd , le Calao de Malabar.

Corbeau du désert, le Pyrrbocorax.

Corbeau des Indes , le Calao des Moluques.

Corbeau a masque noir, l'Échenilleur Kailora.

Corbeau de mer, le grand Cormoran.

Corbeau du Mexique, le Troupiale Yapou.

Corbeau de la Nouvelle-Gui^iée, l'Échenilleur à ventre rayé.

Corbeau nu, la Coracine.

Corbeau de nuit, la Chouette-Hulotte et l'Engoulevent d'Europe.

Corbeau de Paradis, le Moucberolle Tyran.

Corbeau Uuinucéros, le Calao lîhinocéros.

CORBEAU DE MER. rois. L'un des synonymes vulgaires de Sciœiia timbra, L. /'. Sciène.

CORBEAU 1)U NIL. rois. Même rliose que Corbeau de

CORBEUWYN. bot. Syn. ancien de Bouleau nain. CORBEGEAU, CORBIGEAU. ois. Synonyme vulgaire de Courlis d'Europe.

CORBEILLE. Corfcis.MOLL. Ce genre. établi par Cuvier (Règn. Anira. T. u. p. 480), avec la l'enus fimbriata de Gmelin, a été adopté par presque tous les concbyliologues. En effet, il présente des caractères saillants, qui le font distinguer facilement. Megerle l'a proposé sous le nom de Fimbria ; Bruguière, dans les planches de l'Encyclopédie, l'avait placé parmi les Lucines, et Lamarck l'avait également admis au nombre de celles-ci, lorsqu'il l'adopta dans son Histoire des Animaux sans vertèbres. (T. v, p. 530, 1818). 11 lui donne les caractères suivants : coquille transverse , équivalve, sans pli irrégulier au bord antérieur, ayant les crochets courbés en dedans et opposés; deux dents cardinales; deux dents lalérales, dont une plus rapprochée de la charnière; impressions musculaires simples. Ce genre a évidemment des rapports avec les Tellines par sa charnière; il n'en diffère que par le pli irrégulier, qu'elles ont toutes, et dont il est presque toujours dépourvu; il se rapproche également des Lucines par la charnière; mais il ne présente pas leur impression musculaire en languette. Il a d'autant plus de rapports avec les Tellines, que par une anomalie singulière on a observé un individu de la collection de feu Valencienncs, qui est actuellement dans la riche collection de Duclos, présentant un pli sinueux, semblable à celui des Tellines. Ce genre est peu nombreux en espèces : une seule à l'étal frais ou vivant, et deux fossiles. Nous allons les faire connaître.

Corbeille renflée. Corbis fimbriata, Cuv. (Règn. Anim. T. ii, p. 480) et Lamk. (Anim. sans vert. T. v, p. 53G). C'est la l^enus fimbriula de Linné, figurée dans l'Encyclopédie, pi. 286, fig. ô, a, b, c. Cette Coquille, qui vient de l'océan Indien, est ovale, transverse, gonflée, élégamment striée; les stries coupées perpendiculairement par des lames obtuses et onduleuses, qui suivent la direction des bords ; ceux-ci sont obtus et crénelés. Elle est longue de deux pouces cl large de deux et demi.

Corbeille Pétoncle. Corbis Pelunculus, Lamk. (Anim. sans vert. T. v, p. 537), Defrance (Dict. des Sciences nat.). Cette belle et grande Coquille fossile, que l'on ne connaissait que des falaises de Valogncs, a été également trouvée aux environs de Paris, à Parnc et à Chaumont. Sa forme est presque orbiculaire, plus aplatie que l'espèce vivante, striée suivant la longueur, et lamelleuse suivant les bords. Les lames sont simples dans toute leur longueur, excepté vers le bord antérieur de la Coquille, où elles sont crépues. Les bords sont crénelés et épais. Longueur, trois pouces trois lignes, sur trois pouces six lignes de large.

Corbeille lamelleuse. Corbis lamcllosa, Lamk.; Lucina lamcllosa (Ann. du Mus. T. xii, pi. 42, tig. 3, Encycl. pl.28G,tig. 2, a, b, c). Cette espèce, plus petite que les deux précédentes, présente également une forme elliplique. Elle est finement triée longitudinalement, et les tries sont coupées par des lames saillantes, quelquefois assez écartées entre elles, simples dans toute leur étendue, excepté vers le côté antérieur de la Coquille

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où elles sont dentées. Cette espèce est généralement plus inéquilatérale que les deux précédentes, et ses bords crénelés sont moins épais. Aux environs de Paris. Longueur, deux pouces trois lignes de large et un pouce neuf ligues de long.

CORBEILLE, iivs. Les entomologistes désignent, sous ce nom, la face exlerne de la jambe postérieure des abeilles ouvrières, qui est légèrement concave et bordée de longs poils, de manière à retenir la cire et le miel que ces Insectes vont butiner sur les fleurs, pour venir ensuite élaborer ces deux produits dans la ruche. F. Abeille.

CORBEILLE D'OR. eot. Synonyme vulgaire d'^/rssutii saxalile. y . Alyssoiv.

CORBEL. OIS. Synonyme ancien de Corbeau noir.

COKBI. REPT. L'un des noms vulgaires du Crocodile du Nil.

CORBI-CALAO. ois. Syn. de Philedon cornu. Cette espèce forme le genre Tropidorynchus de Swainson.

CORBICHET. OIS. Synonyme vulgaire de Courlis.

CORBICHONIA. BOT. (Scopoli.) Synonyme d'Orygia. y. Talin.

C0RB1CRAVE. Corcorax. ois. Genre de l'ordre des Omnivores, auquel Lesson donne les caractères suivants : bec moyen, élevé, fort, fendu jusque sous les yeux; comprimé sur les côtés; mandibule supérieure voûtée, élevée; arrête arrondie; narines en partie cachées par les plumes avancées du front; branche de la mandibule inférieure écartée, distante; ailes allongées, pointues; queue longue, étagée, ample et arrondie; tarses longs, forts, largement scutellés; sculelles des doigts renflées. La seule espèce connue, le CoRBicRAVE AUSTRALIEN, Coicoiax Austialis; Crave noir, Fiegilus lcucoptenis,\is., est entièrement d'un noir profond. Il habite la Nouvelle-Hollande, et y vit très-retiré, dans les sombres forêts où abondent les plus grandes espèces d'Eucalyptus, dont le Corbicrave aime les jeunes bourgeons.

CORBICULE. Corbicula. moll. Ce genre, proposé par Megerle, pour la Teliina fluminalis de Gmellu, et d'autres espèces voisines, présente des caractères absolument semblables à ceux des Cyrènes ; effectivement, trois dents cardinales et deux dents latérales conviennent au genre de Megerle comme à celui de Lamarck. Le genre Cyrène étant plus généralement adopté, nous y renvoyons.

CORBIGEAU. OIS. y. Corbegead.

CORBILLARD, CORBILLAT. ois. Noms vulgaires du jeune Corbeau.

CORBIN. ois. Synonyme ancien de Corbeau noir.

CORBIKE. OIS. Espèce du genre Corbeau.

CORBIS. OIS. Synonyme vulgaire de la Corbine, Corvus corone, L. y. Corbeau.

CORBIS. moll. y. Corbeille.

CORBIVEAU. ois. Espèce du genre Corbeau, Corvus alhicoUis, Lath., Levaill., Oiseaux d'Afrique, pi. 30. y. Corbeau.

CORBULAlRE. Corbularia. bot. Genre établi par Salisbury dans l'Hexandrie Monogynie, famille des Amaryllidées, aux dépens du genre Narcissus de Linné, dont il ne doit être considéré que comme une section,

de même que les prétendus genres Ajax, Diomedes, Queltia, Schizanthes , Ganymedes , Pliylogyne et Heimione. Les Corbulaires sont des Narcisses dont les étamines, ascendantes et courbées, ont leurs filets égaux et renfermés dans le périanthe; trois sont insérés sur le tube lui-même et trois à la base de ce tube ; les segments du périanthe sont étroits, plus petits que la couronne qui est très-grande et turbinée. On regarde comme Corbulaires les Narcissus tenuifolius , lobulatiis, obesiis, albicans et Bulbocodium. Ce sont des plantes indigènes des pays montueux de la péninsule espagnole, que l'on cultive dans les jardins, et qui sont remarquables par leurs feuilles filiformes et creusées en gouttières.

CORBULE. Corbula. moiL. Genre établi par Bruguière qui lui donne les caractères suivants ; coquille régulière, inéquivalve, inéquilatérale, point ou presque point bâillante. Une dent cardinale sur chaque valve, conique, courbée, ascendante, et à côté une fossette; point de dents latérales; ligament intérieur fixé dans les fossettes. Les Corbules sont généralement des Coquilles d'une taille fort médiocre : elles sont rares et recherchées à l'état vivant; certaines espèces fourmillent, à l'état fossile, dans certaines localités du calcaire grossier désagrégé, des environs de Paris. Les espèces les plus remarquables sont :

Corbule Australe, CorbulaAustralis, Lamk. (An. sans vert. T. v, p. 493 , n» 1). Cette espèce, une des plus grandes du genre, est ovale, très-inéquilatérale, un peu bâillante latéralement; son bord antérieur est allongé, subroslré, anguleux; elle est blanchâtre; les crochets sont peu proéminents. Une de ses variétés est plus petite et plus comprimée antérieurement. Elle a un pouce quatre lignes de largeur, et se trouve notamment à la Nouvelle-Hollande, au port du roi Georges.

CoRBCLE SILLONNÉE, Covbula sulcatci , Lamk. (Syst. des Anim. sans vert., p. 107, et Hist. des Anim. sans vert. T. v , p. 495 , n» 9 ) , figurée dans l'Encyclopédie, pi. 230, fig. 1 , A, B, c. Celle-ci présente de gros sillons à l'extérieur : elle est épaisse, bombée, ovalaire, subrayonnée, subinéquilatérale; ses crochets sont proéminents , d'un rouge pourpré; le reste de la Coquille est brunâlre ou verdàtre. Elle n'a que neuf à dix lignes de largeur. C'est avec doute qu'on l'indique de l'océan Indien.

Parmi les espèces fossiles, on peut citer :

La CoRBULE GAULOISE, Corbulu gallica, Lamk. (Ann. du Mus. T. VIII, p. 4C0), figurée dans les Vélins, n» 40, fig. 3, et probablement que c'est elle que l'on a voulu représenter dans l'Encyclopédie , pi. 250, fig. 5, a, B, c. Cette espèce est sans contredit la plus grande du genre. H y a des individus qui ont jusqu'à un pouce neuf lignes de large. C'est à tort que Lamarck (Anim. sans vert. T. V, p. 497, n» 11) a établi l'espèce qu'il a nommée Corbule à petites côtes ; ce n'est réellement, comme il l'avait d'abord dit dans les Annales {loc. cit.), que la petite valve delà Corbule gauloise. Comme il est rare de rencontrer encore réunies les valves d'un même individu de cette espèce, il n'est pas étonnant qu'on en ait fait deux espèces; mais comme Deshaies a eu occasion . dans ses recherches aux environs de Paris , d'en

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recueillir huit ou dix Individus parfaits, U lui a été facile de rectifier celte erreur. Celte Coquille est ovale, Iransverse, ventrue; ses crochets sont Irès-pniéniinenU; la plus grande valve est lisse, tandis que l'autre présente ordinairement de petites côles irré(;uliùres, peu saillantes; elle esl peu ou point bâillante; les dents cardinales sont remarquables par leur saillie. On trouve fréquemment cette Coquille à Grii;non, ù Parne, à la Chapelle près Sentis, etc.

CoRBBLE A GROS siLLOiis.Corbula exoiata, Desh. Cette Corbule Irès-bellc et très-rare, que Deshaies a trouvée à l'étal fossile, à Saint-Félix près Bcauvais, dans les calcaires grossiers, est remarquable par sa taille autant que par les gros sillons transverses, réguliers, qui se remarquent sur la valve inférieure , tandis que la supérieure est lisse, ovale, transverse, iné<|uilalérale; la valve inférieure est très-grande , bombée , à crocbel tressaillant, Irès-inéquivalve; la valve supéiieure sub- Iriangulaire, lisse, ou présentant de petiles colcs longitudinales, inégales, semblables à celles qui ont été indiquées sur la valve supérieure de la Corbule gauloise, à crochet peu saillant; elle esl généralement Irès-aplalie, et Deshaies l'aurait regardée comme appdrlenant à une espèce distlncle,s'il n'en avait trouvé lui-même un individu complet, qui ne lui a plus laissé le moindre doute. La valve intérieure esl longue d'un pouce trois lignes, large d'un pouce et demi. La valve supérieure est longue seulement de onze lignes, et large d'un pouce deux lignes.

CORBULÉES. MOLt. Lamarck, en établissant celle famille, a rempli une indication Irès-jusle. En effet, les Corbuléesne peuvent se rapportera aucune famille déjà établie. Leur ligament intérieur les rapproche sans contredit des Maclracées, mais l'inégalité constante des valves les éloigne de tout ce qui les avoisine. La régularité de la Coquille les place d'ailleurs fort loin des Camacées , et plus loin encore des Ostracées ou des l'eclinides. Celle famille, qui n'a d'autres caractères généraux ([uc la coquille inéquivalve, le ligament intérieur, fait partie des Conchifères ténuipèdes. Elle se compose seulement des genres Corbule et Pandore.

CORCAT. BOT. Syn. ancien de Lichen tartarœus, L.

CORCELET. ISS. y. Corselet.

CORCUORON, CORCIIORUS. bot. r. Corète ou Curette.

CORCOITA. bot. Synonyme vulgaire de Courge.

CORCOLEN. BOT. Synonyme vulgaire d'Azara.

CORCOUAX. OIS. Synonyme latin dcCorbicrave.

CORCOKOS, CORCORUS. bot. Synonyme de Corcliorus. f^. Corète ou Corette.

CORCULK. Corculum. bot. K. Ehbryok.

CORCURIiORCHlS. BOT. K. CORYBDORCHIS.

CORDA. BOT. A-. CUORDA.

CORDA ANGUINA, CORDA MARINA. Écniw. Noms que l'on donne quelquefois ù des Oursins fossiles.

CORDE, i-ois. y. Lamproie.

CORDE A VIOLON, bot. K. Acuvry.

CORDÉ. Conlalus. Qui a la forme d'un cœur tel qu'on le figure vulgairement sur les caries à jouer.

CORDli ou CORDIFORME. Conlalus. bot. C'eslù-dire «/««« la figure d'un cœur. Cet adjectif s'emploie pour

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désigner les corps plans, donl la figure approche plus ou moins de celle d'un cœur de carte à jouer. En général, la plupart des naturalisles confondent ensemble les expressions destinées à représenter la figure des corps et celles <|ui s'appliquent à leur forme. Il y a cependant une très-grande différence entre elles. Les expressions figuraires ne peuvent s'employer que pour les corps plans; les expressions formaircs au contraire ne conviennent qu'aux corps munis des trois dimensions, la largeur, la longueur et l'épaisseur. Ainsi les mois Ovale, Cordé, Elliplique, etc., étant des expressions figuraires signifiant qui a la figure ovale, celle d'un cœur ou d'une ellipse, ne peuvent être employés que pour des corps plans, tels que les feuilles, les pétales, etc., tandis que les mois Ovoïde, Cordiforme, Ellipsoïde, étant des expressions formaires signifiant qui a la forme d'un œuf, d'un cœur ou d'une ellipse, ne peuvent s'appliquer qu'à des corps munis des trois dimensions, lels que des fruils, des bor ns, des bulbes, des tubercules, etc. C'est donc à ~\ue l'on voit la plupart des naturalistes négliger . -lifférences et dire des feuilles oro((/es, des fruits ovr Nous croyons avoir suffisamment fait sonlir l'imp riété de ces expressions.

CORDELIÈRE. MOLi. On a donné ce nom à des Coquilles qui sur un fond blanc présentent des séries de nœuds ou d'aspérités bleuâtres ou brunes, les comparant ainsi à la corde qui servait à ceindre les cordeliers.

CORDELIÈRES, bot. Nom vulgaire de diverses Ainaranthes à longues panicules, cultivées dans les jardins.

COR DE MER. moli. S. vulg. de Murex olearium, l.

CORDERA. BOT. f^. KORDERA.

CORDIA. BOT. Synonyme de Sébestier. K. ce mot.

CORDIERIË. Conliera. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Richard, pour une plante observée à la Guiane par le professeur Richard et qui fait partie de son herbier. Caractères : Heurs unisepluelles sur des rameaux différents ; les mâles ont le calice cupuliforme, solide, avec le bord entier; la corolle hypocratérimorphe, avec le tube long, sensiblement alterne vers le bout et un peu courbé, coriace, luisant, imitant la corne; le limbe est plan, étoile, divisé en quatre ou cinq lobes oblongs, aigus; l'orifice est nu et très-étroit; les étamincs, au nombre de quatre ou cinq, sont incluses et insérées vers le milieu du tube, avec des anthères sessiles et linéaires; on n'aperçoit qu'un vestige de style. Les fleurs femelles ont le calice presque globuleux , adné à l'ovaire, avec le bord entier; la corolle est dressée, moins atténuée au sommet que celle des fleurs mâles, avec son lindic divisé en quatre ou cinq parties; les élamincs sont petites et avortées; le disque est déprimé au centre; il y a quatre ou cinq stigmates subulés ; le fruit consiste en une baie globuloso-déprimée, ombiliquée, charnue, à quatre ou huit loges monospermes; les graines sont noires et lisses, l'albumen charnu, avec le bile parallèle à l'embryon, la radicule arrondie, les cotylédons presque cordiformes, de la longueur de la radicule. La Cordierie a trois fleirs, Cordiera trillora,es[. un arbrisseau touffu, de ipiatre ou cinq pieds de haut, à feuilles opposées, elliptiques, acuminées, glabres, à stipules irès-aiguCs, soudées entre

Hclluo HIRTUS . i Cordistcs MAC1"LATUS .

Agra BRENTOIDES. 6 Caraoma CTANOCEPHAIA.

FARVULA. 7 CandcU lŒCOHA.

CordastesACUMTNATUS, 8 Cataacop^is FASCIAI.IS

elles pnrleur base, à fleurs blanches et (erminales : les inàles disposées trois par trois, sessiles, enveloppées île quatre bractées squammiformes; les femelles solitaires, accompagnées de quatre bractées simples.

CORDIÉUITE. MIN. V. DiCDROÏTE.

CORDIFORME. Cordiformis. Même chose que Cordé.

CORDILIA. BOT. V. CORDTLIE.

CORDIMANE. Conlimanus. cbcst. Qui a les serres 011 mains en forme de cœur.

CORDISTE. Cordistes. ws. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Latreille aux dépens des Odacanthes de Fab. On en connaît bien deux espèces désignées sous les noms de Cordistes maculatus et acuminatus; la première est nouvelle, et la seconde a été décrite par Olivier. L'une et l'autre sont originaires de Cayenne. Ce genre se distingue de tous ceux de la même famille par la forme singulière des tarses, dont les trois premiers articles sont très-élargis et triangulaires; le quatrième est bilobé, garni en dessous de poils serrés; le premier article des antennes est long, droit et un peu en massue, le second fort court, tous les autres minces et très-longs; les palpes sont terminées par un article ovalaire et presque pointu.

CORDON ELEU. ois. Espèces des genres Cotinga et

Gros-Bec.

CORDON BLED. moll. Nom vulg. d'une Ampullaire.

CORDON BLEU. ins. Nom vulgaire de la Noctuelle

du frêne, Noctua fraxini , Lin.; Lichenée bleue, en-

gramelle.

CORDON DE CARDINAL, bot. Synonyme vulgaire de Polygomini orientale, L. y. Rekodée.

CORDONNIER, ois. Nom vulgaire du Goéland brun, Lanis Catarrhactes, L. F. Maiive.

CORDON NOIR. ois. Espèce du genre Sylvie. CORDON OMBILICAL. zooL. et bot. ^. Foetus, Frdit et Génération.

CORDONS PISTILL.AIRES. Chordœ pistil/ares. bot. Outre les vaisseaux destinés à porter la nourriture aux jeunes ovules renfermés dans l'intérieur de l'ovaire, on en rencontre d'autres dans les parois de cet organe, auxquels paraît être confié le soin de transmettre aux jeunes embryons l'action vitale , au moment où la fécondation s'opère. C'est à ces vaisseaux généralement disposés par faisceaux simples ou ramifiés, que l'on a donné le nom de Cordons pistillaires. En général, ils s'accolent avec les vaisseaux nourriciers du péricarpe et constituent les nervules, de Mirbel. llss'élendentdepuis les ovules, auxquels ils parviennent en traversant le trophosperme, jusqu'au stigmate où ils se changent insensiblement en un tissu cellulaire plus ou moins fin et délicat. Leur nombre est en général rigoureusement déterminé , et correspond exactement au nombre des trophospermes ou de leurs divisions. F. Pistil.

CORDUBA ou CORRODA, bot. Synonyme vulgaire di' Asparagus aculifolius.

CORDYLA. bot. Biume a donné ce nom à un genre d'Orchidées dont les deux espèces connues sont originaires de .lava. Caractères : péiianlhe composé de cinq sépales conniveats : les extérieurs carénés, les autres d'une moindre étendue; labelle sans éperon, dressé,

avec le limbe presque lobé; gynostèmc épais, profondément impressionné à l'extrémité où l'anthère est reçue dans une cavité; anthère charnue, biloculaire, attachée au gynoslème par une dent dorsale; deux masses pollinaires presque bilobées, granuleuses, supportées par les bords des stigmates. Les Cordyla concolor el discolor sont des plantes terrestres , acaules, dont les feuilles sont pétiolées, cordées, nerveuses, les fleurs pédicellées, réunies en épi.

CORDYLE. Cordylus. rept. Genre de la famille des Scinques, dont les caractères essentiels consistent dans un corps couvert d'écaillés solides, osseuses, lisses, polymérées; une langue large, épaisse, papilleuse, plus ou moins échancrée, non exsertile, ni pourvue de gaîne à sa base; un sillon latéral; des écailles carénées, épineuses et verticillées sur le dos; quatre jiieds. La tête est couverte de plaques et présente un bouclier osseux, continu. Le cap de Bonne-Espérance produit plusieurs espèces de ce genre, qui ont été longtemps confondues sous le nom de Lacerta Cordylus, donné par Linné à l'une d'elles. Ces Sauriens, si bien cuirassés, un peu plus grands que notre Lézard vert commun, se nourrissent d'insectes; on remarque surtout les Cordylus griseus, niger, dorsalis, microlepidotus, etc.

CORDYLE. Cordyla. iNS. Genre de Diptères, famille des Némocères, fondé par Meigen. Les antennes sont courtes, grosses, en forme de fuseau et perfoliées comme dans les Bibions. Mais elles sont composées de douze articles, et la tête ne présente pas d'yeux lisses, ce qui est un caractère distinctif. La forme générale du corps et les pieds épineux rapprochent les Cordyles des Mycélophiles. Meigen en décrit deux espèces -. il désigne la pi'emière sous le nom de Cordyla fusca , et figure la tête et une des ailes; la seconde espèce porte le nom de Cordyla crassicornis; elle est représentée en entier, tab. 10, fig. 1.

CORDYLIE. Cordylia. bot. Genre fondé par Loureiro (FI. Cochiii.) pour un arbre africain de la Monadelphie Polyandrie, L., mais qui n'a pas encore été rapporté à l'une des familles naturelles. Caractères : calice campanule, à quatre découpures; corolle nulle; étamines nombreuses et monadelphes ; ovaire libre, surmonté d'un style; baie pédicellée, uniloculaire et polysperme. Le Cordylia A f ricana est élevé, avec les branches trèsétalées, garnies de feuilles alternes et ailées, à folioles glabres, petites et obcordées. Les fleurs nombreuses sont supportées par des pédoncules solitaires, latéraux et ordinairement axillaires.

CORDYLINE. Cordyline. bot. Genre établi par Commerson, faisant partie de la famille des Asparaginées et de l'Hexandrie Monogynie. Caractères : calice campanule, caduc, à six divisions égales; les six étamines insérées à la base de ces divisions ont leurs filets subulés, glabres, non dilatés dans leur partie moyenne, comme sont les Dracœna, ni à leur partie supérieure, comme sont les Dianella. Les anthères sont bifides à leur base ; l'ovaire est à trois loges polyspermes,surmonté par un style que termine un stigmate trilobé. Le fruit est une baie globuleuse, généralement à trois loges contenant plusieurs graines, très-rarement une seule par l'avortement des autres. Ce genre ne se

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compose cncorfl que de trois espèces qui ont quelque ressemblance avec certains Palmiers. Elles sont vivaces et sous-frulescentcs; leurs feuilles sont très-allongées, entières, striées longitudinalemenl ; leurs fleurs constituent des panicules rameuses ; elles sont en général articulées avec le pédiccllc qui les supporte. De ces trois espèces, l'une a été menlionnée par r.ommerson sous le nom de. Corilxline hemicUijsa. Tliunherg Pavait placée dans le genre Diacœna, et Lamarck parmi les Dianella. Elle croit au Cap et aux iles de France et de Bourbon. La seconde est le Cordyline cannœfolia de Brown, qui croit à la îS'ouvclle-HoIlande ; enfin la troisième a été décrite par Kunlh sous le nom de Cordyline parriflora. Elle est originaire du Mexique.

COKDYLOCARPE. Cordylocarpus. bot. Desfontaines est l'auteur de ce genre (pii fait partie de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliqueuse. Caractères : quatre sépales dressés et égaux; pétales onguiculés à leur base, avec leur limbe entier ; filets des étamines dépourvus de dents; siliques cylindriques, un peu loruleuses , indéhiscentes , renflées dans leur partie supérieure en un appendice globuleux, monosperme, hérissé de pointes, et surmonté par le slyle qui est persistant; graines au nombre de trois à quatre dans chaque silique, ellipsoïdes et comprimées. Ce genre'ne se compose que d'une seule espèce, Cordylocarpus muricatiis, Desf.. FI. Atl.2, p. 79, t. 132. C'est une plante annuelle, dont la tige est dressée, rameuse, glabre ou légèrement poilue, portant ù sa base des feuilles lyrées, et dans sa partie supérieure des feuilles lancéolées; les fleurs sont jaunes, et forment des épis allongés. Desfontaines a trouvé celte plante sur la lisière des champs, dans le royaume d'.ilger. Ce genre, voisin de VErucaria, s'en distingue surtout par la structure de la silique.

COKDYLOMÈRE. Cordylomera. vss. Coléoptères tétramères. Quelques insectes de la famille des Longicornes, dont un placé par Fabricius, dans son genre Cerarabix, avaient toujours fait penser aux entomologistes qu'ils devaient être réunis sous un nom générique particulier; en elîet la masse des caractères que nous allons rapporter, suffit parfaitement pour justifier la séparation : les quatre palpes égales , avec l'article terminal ovale-cylindrique; antennes de onze articles, dont le troisième et les quatre suivants munis d'une épine à leur extrémité extérieure; ceux de six à onze, dentés intérieurement, le terminal ayant une petite dent avant son e.\trémité; corselet cylindrique, inégal en dessus, ayant de chaque côté un tubercule mousse; élytres presque parallèles, terminées par une épine médiane, distincte; écusson triangulaire, un peu allongé et pointu postérieurement; corps glabre et lisse. Le Cerambix spinicornis, Vah.,ei\eStcnecorus nitklipennis,Vle\., sont les espèces connues de ce genre; elles apparliennent au Sénégal.

CORÉ. ins. y. Corée.

CORÉE. Coreus. I^s. Genre d'Hémiptères héléroplères, établi par Fabricius, aux dépens du grand genre Ciniex de Linné. Caractères ■ aulennes droites, toujours découvertes, de quatre articles, dont le dernier, plus court que le précédent, est renflé ou en massue; elles sont insérées au bord supérieur du museau, au-dessus d'une

ligne idéale, tirée des yeux à l'origine du labre ; bec courbé, presque parallèle au corps, de quatre articles un peu difl'érenls en longueur; tarse à trois articles, dont le premier et le dernier longs. Ces Insectes ont en général la tête trigone, sans cou apparent, enfoncée dans le prothorax, supportant des yeux proéminents, mais petits. Le prothorax est étroit antérieurement et large à la partie postérieure. L'éeusson est triangulaire et lrès-ai)parent. Les élytres égalent l'abdomen en longueur ; elles sont coriaces, avec l'extrémité membraneuse. Les pattes sont longues et grêles. L'jbdomen est déprimé sur sa face inférieure et relevé sur les côtés. Les Corées ont de très-grands rapports avec les Alydes qu'on pourrait à la rigueur leur associer. En efl^el, ce dernier genre, fondé par Fabricius, n'en diffère guère que par la forme du dernier article des antennes , qui est allongé, presque cylindrique et de la longueur du précédent. Il partage ce caractère et ressemble d'ailleurs beaucou]) aux Lygées, et surtout aux Gerris qui sont des Alydes très-allongés. Les Corées se rencontrent, pendant l'été, sur plusieurs plantes. Ils en pompent le suc au moyen de leur bec, et se nourrissent aussi, dans leurs différents états, de toutes sortes d'insectes. Les femelles pondent une grande quantité d'œufs ((u'elles collent surles feuilles, à côtelés uns des autres. Ce genre est assez nombreux en espèces européennes.

Le Corée bordé, Coreus marginalus, ou le Cimex marginatus, L., décrit par Geoffroy sous le nom de Punaise à oreilles, peut être considéré comme le type du genre. 11 a été figuré par Wolff, Icon. Cimic. fasc. i, p. 20, t. 5, fig. 20. Cette espèce répand une forte odeur de Pomme. On la trouve en Europe.

LeCoRÉE PoRc-É pic,Co»cMs //)-s<n.i;,Lat. Cet Insecte, bizarre par sa forme, se trouve assez communément dans le midi de la France. Sparmann a recueilli au Cap, une espèce voisine de celle-ci, et qui est le Coreus paradoxus de Fabricius.

COr.ÉGONE. Coregonus. pois. Arledi, le premier, a donné ce nom à un genre de Poissons abdominaux, voisins des Saumons et des Truites, lesquels ont la pupille des yeux anguleuse, comme leur nom, tiré du grec, semble l'indiquer (xip>j, pnpilla, et -/uvia, angulus). Le genre des Corégones appartient à la famille des Dermoptères, et présente les caractères suivants -. boucbe très-peu fendue, à l'extrémité du museau, et sans barbillons; dents à peine visibles, manquant même quelquefois au palais, à la langue et àla mâchoire inférieure; écailles grandes; ventre arrondi; membrane des branchies à sept ou huit rayons. L'estomac de ces Poissons est un sac très-épais, suivi de fort nombreux cœcums; leur vessie natatoire s'étend d'un bout de l'abdomen à l'autre, et communique, dans le haut, avec l'œsophage ; leur chair est en général extrêmement estimée. Us habitent les rivières et les lacs; on en trouve dans les ruisseaux les plus élevés des montagnes.

On distinguera facilement les Corégoses des Ossères et des Saumons, parce que ceux-ci ont les dents longues et fort apparentes; des CnARAcms, Aivostomes, Serra- SALME9, etc., qui n'ont que quatre rayons aux branchies. On en connaît un assez grand nombre d'espèces; les plus remarquables sont :

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CorégoneOmbrk d'Acvergne. Coregontisthymallus, l.aci'ii. ; Salmo thymallvs, Linn.; ©ùijmD.oi, /Elkin., lib. 14, c. 22, pay. 831; Bloch, 24. Première nageoire dorsale très-haute et Irès-longue ; nageoire cauilale fourchue; mâchoire supérieure avancée; ligne latérale droite ; des points noirs sur la tête; corps brunâtre rayé en long de noirâtre ; dos d'un vert noirâtre ; ventre d'un gris blanc; quelques nageoires rougeâlres. Ce Poisson a une rangée de petites dents sur les deux mâchoires, et quelques-unes éparses sur le devant du palais et près de l'œsophage. La langue est unie; le corps allongé; le dos arrondi ; le ventre gros; les écailles sont dures et épaisses; la membrane de la première nageoire dorsale est d'un beau violet, rayée et tachetée de brun ; ses rayons et sa base sont verdàtres. Les membranes de l'estomac sont presque cartilagineuses ; le foie est jaune et transparent.

L'Ombre d'Auvergne croît fort vite; il parvient à la taille de dix-huit pouces, et pèse quelquefois plus de quatre livres. En automne, il descend ordinairement dans les grands fleuves , et gagne la mer, d'où il remonte vers le milieu du printemps. C'est alors qu'on le pêche dans les ruisseaux et les petites rivières, dans lesquelles il cherche à venir frayer. Sa chair est blanche, ferme et d'une saveur fort agréable, spécialement dans les temps froids : en automne, elle est plus granse que dans toute autre saison. Ce Poisson n'est pas commun ; les Oiseaux de proie en détruisent beaucoup. Il meurt presque aussitôt après qu'on l'a tiré de l'eau, et même lorsqu'il est dans une eau tranquille. Il habite plusieurs rivières d'Italie et de France. On le trouve dans celles qui descendent des Alpes, des Apennins, des montagnes de l'Auvergne, et dont les eaux sont pures et limpides. On en rencontre dans quelques lacs, et en particulier dans le Léman , vers les lieux où l'eau coule sur un fond de cailloux ou de sable. Il est connu en Sibérie.

On pêche ce Poisson à la ligne avec des vers ou une mouche artificielle. Quelquefois même, au rapport de Gessner, il suffit d'armer l'hameçon avec des plumes d'Oiseau, et en particulier de Pintades. En Bavière, il est défendu par les lois de retenir les Thymalles qui ont moins de trois doigts de longueur.

On a cru pendant longtemps que la graisse recueillie dans les intestins du Thymalle avait des vertus médicinales prononcées. Elle a passé comme un remède contre les brûlures récentes et contre les taches que laissent les pustules de la variole. Du temps de Gessner, les pécheurs du lac Léman regardaient son sang comme un médicament utile contre la surdité; et les pharmacienssuisses conservaient, dans leurs officines, sa graisse et quelques-uns de ses organes.

CoRÉGONE LwARET. Coiegonus Lavaretus, Lacép. ; Salmo Lavaretus, Linn. ; Bloch, 25. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure prolongée en forme de trompe; un appendice auprès de chaque catope; écailles échancrées; pas de dents aux mâchoires. La tête est petite et demi-transparente jusqu'aux yeux; la mâchoire inférieure courte; la langue blanche, cartilagineuse, un peu rude; la ligne latérale presque (Iroite et marquée de petits points bruns ; la teinte géné-

rale bleuâtre ; le dos d'un bleu mêlé de gris; les opercules et les joues sont jaunâtres; le ventre est argentin, avec des refletsjaunes.

On trouve le Lavaret, dont le nom parait dérivé de l'extrême propreté de son corps, dans l'Océan atlantique septentrional, dans la Baltique, dans le lac de Genève, où il porte le nom de Ferrât. H se tient souvent plongé dans les endroits les plus profonds, et il abandonne la haute mer, au moment où les Harengs commencent à frayer, et cela pour manger leur frai. Lorsque lui-même doit frayer, il se rapproche des rivages, ce qui arrive ordinairement à la fin de l'été ou en automne ; on lui voit fréquenter alors les embouchures des fleuves dont les eaux coulent avec le plus de rapidité. La femelle, suivie du mâle, frotte son ventre contre les cailloux, pour abandonner plus facilement ses œufs.

Quand les Poissons de cette espèce remontent les fleuves, ils s'avancent en troupe , sur deux rangs réunis à angle aigu, et précédés d'un individu plus fort ou plus hardi. Si les vents bouleversent la surface de l'eau, ils s'enfoncent et demeurent cachés jusqu'à la fin delà tempête : on prétend même qu'ils pressentent celle-ci longtemps avant qu'elle éclate. Après la ponte et la fécondation des œufs, ils retournent à la mer, accompagnés par les jeunes individus qui ont atteint la taille de trois à quatre pouces. Ils marchent alors sans ordre. On assure qu'ils pressent leur retour lorsque les grands froids doivent arriver de bonne heure, et (|u'ils le diffèrent si l'hiver doit être retardé. Us meurent pres(|ue aussitôt qu'on les a retirés de l'eau ; on peut cependant, avec des précautions, les transporter et les élever dans des étangs profonds, à fond de sable. C'est ce qui a lieu en Prusse, pays où ces Poissons sont fort abondants;

Les Lavarets se nourrissent d'insectes. Odier, médecin de Genève, a trouvé, dans le canal intestinal d'un individu qu'il a disséqué, un grand nombre de larves de Libellules, mêlées avec une substance grise. Ils multiplient peu, parce que beaucoup de Poissons et euxmêmes dévorent leurs œufs. Les Squales leur font aussi une chasse très-active. On pêche les Lavarets avec de grands filets ou bien au harpon. Leur chair est blanche et d'une saveur fort agréable. Dans les lieux où la pêche en est abondante, on les fume et on les sale.

Ils varient un peu suivant les lieux où on les observe. Dans le lac de Genève, entre Rolle et Morges, on les nomme Graians, Gravanches ou Grarranclies. Là, ils ont le museau plus pointu, la chair moins délicate, et ordinairement les dimensions plus petites. Pendant onze mois de l'année, ils se tiennent constamment dans les fonds, c'est-à-dire, à la profondeurdecentcinquante à deux cents brasses ; et ce n'est que vers la fin de l'automne qu'on peut les prendre, à l'aide d'un filet et d'une lanterne pour la nuit. Dans le lacdeNeufchâtel, il existe des Lavarets qu'on nomme Pa/ées et Bondelles. On en sale beaucoup, et on les envoie au loin comme les Sardines.

CoRÉGONE GRANDE Marène. Corcgoniis Marœna , Lacép.; Salmo Marœna, Linn.; Bloch, 27. Nageoire caudale fourchue; point de dents; lèvre supérieure comme retroussée, à cause de deux tubercules des os maxillaires; mâchoire inférieure ovale, plus étroite et

cou

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plus courte que la supérieure; ligne latérale un peu courbée; yeux gros; écailles grandes, minces et brillantes; point de taches, de bandes ni de raies; nez, front et dos noirs ou bleuâtres ; menton et ventre blancs; côtés argentins ; nageoires bleues, bordées de noir, excepté l'adipeuse qui est noirâtre; des points blancs le long de la ligne latérale. Taille, d'un à trois pieds. Le canal intestinal est très-court, mais il y a prés de cent cinquante appendices vers le pylore. Ce Poisson est celui que Rondelet et Belon ont désigné sous le nom de Lavaret, ce qui a pu amener de la confusion dans la Synonymie. On lepêcbc dans les lacs du Bourget et d'Aigue- Belettc, en Savoie, et il ne se trouve point ailleurs, dit Uondelet(part. M, p. 118, édit. franc.). Cependant il y en a dans le lac Maduit, et dans quelques autres lacs de la Poméranie ou de la Nouvelle-Marche de Brandebourg.

Les Marènes recherchent les eaux profondes, dont le fond est de sable ou de glaise. Elles y vivent en grandes troupes, et viennent frayer, vers la fin de l'automne, dans les endroits herbeux et remplis de mousse. Elles ne commencent à se reproduire que vers l'âge de cinq ou six ans. Pendant l'hiver, on les pêcbe sous la glace avec des filets dont les mailles sont assez larges pour laisser échapper les individus trop petits. Elles meurent dès qu'elles sortent de l'eau. Néanmoins, au rapport de Bloch, M. de Marvvitz de Zernickow est parvenu à en transporter de vivantes dans ses terres, â huit.lieues du lac Maduit, et où elles se sont acclimatées. Leur chair est grasse, blanche, et d'une très-bonne saveur.

CoBÉGUNEMABÉriiilE.Co;pg'OMr/syi/arœ««/a,Lacép.; Salmo Marœnula, L.; Cyprinus lUarœnula, Wulff., Blftch, 28, ô. Point de dents; nageoire caudale fourchue; mâchoire inférieure recourbée, plus étroite et plus longue que la supérieure; ligne latérale droite; couleur générale argentée; dos bleuâtre; nageoire d'un gris blanc , ligne latérale à points noirs. Taille, un pied environ. Elle a les mêmes habitudes que la Marène. On la prend dans les lacs à fond de sable, du Danemarck, de la Suède et de l'Allemagne septentrionale. Dans certains lieux, on la fume après l'avoir arrosée de bière. Risso dit qu'on en pèche quelquefois à l'embouchure du Var. Ses œufs sont plus petits que ceux de presque tous les autres Corégones. Ce poisson se nourrit de vers, d'insectes, et de petits mollusques, comme le précédent.

CoRÉGOPJE Omere eled OU BËsoLE. Coregoiiiis It^artmanni, Lacép. ; Salmo U^artmanni, L. ; Bloch, 105. Nageoire caudale en croissant; museau conique, tronqué; point de dents; mâchoires égales ; ligne latérale droite'; teinte générale bleue et sans taches; nageoires jaunes, bordées de bleu; une série de points noirs le long de la ligne latérale; appendice assez long auprès de chaque catope. Taille, de dix-huit pouces à deux pieds. Ce Poisson porte le nom d'un médecin de Saint- Gall, qui l'a décrit avec beaucoup d'exactitude. On le trouve dans plusieurs lacs de la Suisse et surtout dans celui de Constance, où il est, pour les pécheurs du pays, ce que les Harengs sont pour ceux du Nord. Pendant tout l'été, il part pour sa pèche de vingt à cinquante bateaux , et on en prend, durant la saison, {dusieurs

millions d'individus. On marine tous ceux qu on ne mange pas frais, et on les envoie en France et eu Allemagne.

Ce Poisson fraye vers le commencement de l'hiver; il se tient le plus souvent à une profoiuleur de cinquante brasses, et ne se rapproche de la surface, à vingt ou dix brasses, que lorsqu'il tombe une grande pluie, ou qu'il règne un orage. Quand le froid commence à se faire sentir, il se relire dans des profondeurs inaccessibles. Il se nourrit d'insectes, devers, de débris de végétaux. Vers l'âge de trois ans, il a quelquefois une maladie qui lui donne une teinte rouge, ce qui empêche alors de le manger.

CoRÉcoîSE OxYRHiNQCE. Corcgotius Oxxrhinchus , Lacép.; Salmo Oxyihinchus, L. Point de dents; crâne transparent; mâchoire supérieure avancée, conique; écailles grandes; couleur généralement blanchâtre. De l'Océan atlantique septentrional. Cuvier pense que c'est la même espèce que le Corcgone Lavarel et le Ilouting des Hollandais et de» Flamands.

CoRÉGONE lARGE. Cofcgonus latus, Lacép.; Salmo thymallus latus, Linn. ; Bloch, 20. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure prolongée en forme de petite trompe; dos élevé, caréné en devant; ventre gros et arrondi ; nageoires courtes ; la dorsale logée dans une concavité; écailles rondes: des raies longitudinales. Ce Poisson habite ù peu près les mêmes lieux que le Lavaret. Il acquiert la pesanteur de six livres, et quelquefois plus.

CoRÉcoNE PiDSCiiiAN. Corcgoiius Pùlscluau, Lacép.; Salmo Pidschian, Linn. Nageoire caudale fourchue; appendice triangulaire, aigu auprès des catopes, et plus long qu'eux; dos élevé et arrondi en bosse; mâchoire supérieure avancée. Découvert par Pallas dans la mer du Nord, sur les côtes de Sibérie.

CoRÉGONE SciioKi'R. Coiegoiius Schokur, Lacép.; Salmo Schokur, Linn. Nageoire caudale fourchue; appendice court et obtus auprès de chaque catope; dos caréné en avant; deux tubercules sur le museau ; mâchoire supérieure avancée. De la Sibérie, où il a été découvert par Pallas. Pidschian et J't/ioAMf sont deux noms de pays.

CoRÉGONE NEZ. CoregoHus nasus, Lacép.; Salmo nasus, L. ; Salmone chycalle, Bonnaterrc. Nageoire caudale fourchue; tête grosse; mâchoire supérieure avancée, arrondie, convexe et bossue au-devant des yeux; appendices des catopes triangulaires et trèscourts; écailles grandes. De la Sibérie. Il atteint la taille de dix-huit pouces. Les Samoïèdes le nommentC/ij^caWn, et les Russes, Tschar.

CoRÉGONE ViMB\. Covegonus f^imha, Lacép.; Salmo Fimba, L. Nageoire adipeuse m\ peu dentelée. Du lac de Wener, en Suède, où on le nomme IFimba.

CoRÉGonE ÉsiiGRANT. CoTcgonus migratoHus, Lac; Salmo migratotius, L. Mâchoires égales, sans dents; museau un peu conique ; couleur générale argentée, sans taches ni raies; catopes et nageoire anale d'un blanc rougeâtre. Ce Poisson habile le fameux lac Baïkal, sur les frontières de la Chine et de la Sibérie. Il remonte dans les rivières qui s'y jettent, dans le temps I du frai; il atteint la taille de dix-huit pouces ; ses œufs

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sont jaunes et fort bons à manger ; on en prépare du caviar, et on lire de riuiile de ses intestins.

CoRÉGOivE MciiER. Coregoiiiis Multeri, Lacép. ; Salmo Mulleri, et Salmo Slroemii, Linn. Mâchoires sans dents : l'inférieure avancée ; nageoire caudale fourchue; ventre moucheté. On le trouve dans les mers du Nord, et dans les eaux du Danemarck.

CoRÉGONE AiiToaNAi. Coiegotius autumnalis, Lac; Salmo autumnalis, Linn.; Salmone nesangchalle , Bonnat. ; Oi>ial et Oiiiul des Russes. Nageoire caudale fourchue; mâchoire inférieure avancée; pas de dents; couleur générale argentée. Taille, dix-huit pouces. Le Corégone automnal passe l'hiver dans l'Océan glacial arctique, d'où il remonte dans les fleuves après la fonte des neiges. On en voit des individus dans le lac Balkal et dans d'autres lacs très-éloignés de la mer; mais ils les abandonnent en automne. Il perd trèspromptement la vie quand il est hors de l'eau ; sa chair est grasse.

Corégone AELE. Coregonus ^Ibula, Lacép.; Salmo Alhula, L. Nageoire caudale fourchue; mâchoire sans dents: l'inférieure avancée; dos caréné en devant; écailles sans échancrures et poinlillées de brun; dos d'un vert brunâtre; côtés argentins; des points noirâtres sur les nageoires. Taille, six à sept pouces. Ce Poisson abonde dans plusieurs lacs de la Suède. Il jette son frai au commencement de l'hiver. Le nom A'Albula qu'il porte, a été souvent donné à d'autres Poissons des genres Saumon, Corégone et Cyprin. Voyez, à ce sujet, Gessner, de Aquatil. lit. A.

Corégone Peled. Coregonus Peled, Lepéchin, II., 3, p. 226, t. 12; Lacép. ; Salmo Peled, L. Mâchoires sans dents : l'inférieure avancée; dos bleuâtre; tète parsemée de points bruns. Il atteint la taille de di.x-huit pouces à deux pieds. Du nord de la Sibérie.

Corégone Leucichthyde. Coregonus Leucichthys, Lac; Salmo Leucichthys , Linné ; Belaja rybyza des Russes. Nageoire caudale en croissant; mâchoire supérieure très-large et plus courte que l'inférieure, (lui est recourbée et tuberculeuse à son extrémité ; teinte générale argentée, avec des points noirs. Taille, trois à quatre pieds. De la mer Caspienne.

Corégone Ombre de rivière. Coregonus Umbra, Lacép. Nageoire caudale fourchue; tète petite; mâchoire supérieure avancée, et hérissée d'aspérités, ainsi que l'inférieure; corps et queue très-allongés et trèscomprimés ; couleur générale dorée ; dos d'un brun mêlé de vert; des raies longitudinales et obscures de chaque côté; des raies dorées entre les catopes et les nageoires pectorales. Des rivières d'Allemagne et d'Angleterre.

Corégone rotige. Coregonus ruber, Lacép. Nageoire caudale fourchue; museau arrondi et aplati; mâchoire inférieure avancée; tout le corps d'un rouge vif, et fort allongé ; nageoire adipeuse recoiirI)ée en forme de massue. Des mers chaudes de l'Amérique, où il a été dessiné par Plumier.

Corégone cicpéoïde ou Hareng, d'eau douce. Coregonus clupeoides, Lacép. Mâchoires égales, sans dents; deux orifices à chaque narine; ligne latérale droite. Taille, de dix à quinze pouces. Ce Poisson parcourt, en 3 Dir.T. DES sciences nat.

troupes nombreuses, le lac Lochlomoud, dans les montagnes de l'Ecosse occidentale, et se pêche surtout à Inclitonachon, une des îles de ce lac. Ses œufs sont d'un rouge orangé; sa chair est blanche, feuilletée et très-délicate. On le prend au filet, en été et en automne, dans les endroits où il y a le moins d'eau. C'est Noël, de Rouen, qui a eu occasion de l'observer, et qui en a communiqué la description à Lacépède.

COKELLIANA. BOT. Variété de Châtaigne.

CORÉMIE. Coremia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, établi par Serville qui le caractérise de la manière suivante : les quatre palpes courtes et égales, avec le dernier article plus large que le précédent et comprimé; antennes glabres, mutiques, grossissant un peu vers l'extrémité, de la longueur du corps, et composées de onze articles ; tête un peu prolongée en avant; corselet cylindrique, faiblement biluberculé, plus long que la tête, plus étroit que les élytres, allant un peu en se rétrécissant du milieu à sa partie antérieure; élytres linéaires, mutiques à leur extrémité; écusson petit, triangulaire; pattes inégales ; les postérieures beaucoup plus longues; cuisses brusquement en massue; jambes cylindriques; tarses postérieurs d'une grandeur remarquable, moitié plus longs que la jambe; leur premier article plus grand que les trois autres réunis. La Saperde hirtipède d'Olivier, Ent. t. 4, n» 13, pi. 1, fig. 8, forme le type du genre nouveau; elle est de l'Amérique méridionale, de même que ses autres congénères.

CORÉMIER. Coremium. bot. Ce genre, établi par Link (Berl. Mag. 1809, p. 19) dans la famille des Mucédinées, est voisin des genres Penicilium, Jspergillus, etc. Il est ainsi caractérisé : filaments fertiles, cloisonnés, entre-croisés en forme de capitule stipilé ; capitule et stipe couverts de filaments en pinceau qui portent des sporidiès simples, éparses. Ce genre a l'aspect des Stilbum et des Isaria, mais il est évidemment formé par des filaments simplement entre-croisés et non réunis en une seule masse. Link n'en décrit qu'une seule espèce, sous le nom de Coremium glaucuin ; elle croît sur les fruits confits, qui se sont gâtés. Le Monilia Penicillus de Persoon appartient probablement à ce genre; il y en a ajouté deux auties : Coremium leucopus, et Coremium citrinum; enfin un quatrième, Coremium candidium, est dû à Nées.

CORÉOCORE. Coreocoris. iNS. Hémiptères; genre de la familledes Coréens, établi par D. Hahn, qui lui donne pour caractères : dernier article des antennes en fuseau et aussi mince que le précédent dont il a la longueur; abdomen ovale, élargi , dépassant les élytres sur les côtés. Ce genre, dans lequel paraissent avoir été reléguées un grand nombre d'espèces encore peu connues, représente conséquemment presque tous les points du globe.

CORÉOPE. BOT. F. CORÉOPSIDE.

CORÉOPSIDE. Coreopsis. bot. Genre de la famille des Synanthérées , ou Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie frustranée. Linné retira des genres Bidens et Corona solis de Tournefort, quehiues espèces dont il fit un nouveau genre qu'il nomma Coreopsis. Les auteurs ont ensuite ajouté à celui-ci un grand nombre

(le piailles dont .|iielqiies-iines doivent en èlre séparées. Ces additions étrangères ont fait varier les caractères lîénériqiies ([ue l'on a pourtant fixés de la manière suivante : calalliide radiée; Heurons du disque tubuleux, nombreux et hermaplirodites; ceux de la circonférence sur un seul rang, en languettes et neutres; involucre formé de plusieurs folioles disposées sur deux rangs : les extérieures foliacées et étalées, les intérieures apidiquéeset presque membraneuses; réceptacle plan et paléacé ; akènes comprimés, terminés par deux barbes persistantes, non crochues et nues selon Kunth, se confondant avec des rudiments de sqiiamelliiles baibellulées d'après Cassini. Ce genre est composé de plantes herbacées ou quelquefois, mais rarement, frutescentes, à branches et à feuilles opposées, le plus souvent partagées en un grand nombic de segments filiformes , à Heurs terminales et ordinairement jaunes.

Quarante espèces, ù peu près, ont été décrites soit sous le nom de Coreopsis, soit sous d'autres noms généri- ((ues. Ainsi les Coreopsis umplexicaulis, Coreopsis fœtida et Coreopsis hclerophxlla de Cavanilles, ont été réunis par Persoon qui en a fait le genre Siiiisia. Le nom a été rejeté parce qu'il existe un autre genre Simsia fondé par R. lirown, et placé dans la famille des Protéacées. Le Coreopsis alata, l'ursh, et le Coreopsis procera, Ait., forment le genre ylctinomeris de Nuttal. Mœnch a voulu aussi séparer le Coreopsis lanceolala, L. , sous le nom de Coreopsoides. La plupart des Coréopsides habiteiil les contrées boréales de l'Amérique; leur culture est assez facile en Europe , dans les jardins d'agrément, qu'elles continuent d'embellir quand le règne des autres Heurs a cessé. C'est en effet au commencement de l'automne que ces plantes fleurissent chez nous ; à cette époque, plusieurs espèces, et entre autres les Coreopsis feriilœfolia, Jacq., Coreopsis tripteris, L., Coreopsis rcrlicillala, L., et le Coreopsis tinctoria, récemment introduit, ont des corymbes élégants de fleurs dont les rayons, d'un jaune intense, contrastent élégamment avec le brun obscur de leur disque. INous donnerons ici la description de quelques espèces choisies parmi les plus nouvelles.

CoRÉopsiDE A COURONNE. Coreopsis coronata. Botan. magaz.,l.54G0. Cette espèce a été découverte en 1854, dans la province mexicaine du Texas, par le botaniste Drummond, qui en a fait parvenir des graines en Angleterre. C'est une jolie plante annuelle, destinée à soutenir l'éclat de nos parterres; ses tiges sont droites , cylindriques, flexibles, hautes de deux à trois pieds, et médiocrement rameuses. Les feuilles inférieures sont deux ou trois fois ailées, pétiolées, à folioles oblongues, lancéolées. Les Calathides sont radiées ; l'involucre intérieur est velu; les demi-fleuions, placés à la circonférence, sont étalés, profondément échancrés ou divisés en quatre lobes irréguliers, d'un beau jaune doré avec une bande fort irrégulière et pourprée un peu audessus de l'onglet , qui dessine une sorte de couronne au milieu de la calalhide, quand elle est bien ouverte; les fleurons du disque sont plus nombreux, forts, petits, d'un jaune orangé avec le sommet pourpré, fertiles, renfermant dans la partie inférieure les organes de la reproduction. Les étamines sont au nombre de cinq ,

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réunies par leurs anthères. L'ovaire est surmonté d'un style cylindrique, qui se divise au sommet en deux stigmates foliacés. L'akène est oblong, ovale, comprimé, terminé par deux barbes persistantes.

CoRÉOrSlDE A ÏEBILIES TRÈS-MENBES. CoreOpSiS fili-

folia, Botan. magaz.,3o05. C'est encore à Drummond que l'on est redevable de cette Coréopside qu'il a observée dans les mêmes parages et à la même époque que la précédente. Elle est également annuelle, ses tiges sont droites, rameuses, striées et glabres; les feuilles sont opposées, ailées ou doublement ailées à folioles linéari-filiformes, épaisses, canelées en dessus, longues de dix-huit ù vingt lignes et d'un vert très-pàle. Les calathides terminales sont portées sur un pédoncule cylindrique, grêle; le diamètre du capitule est d'un pouce et demi. L'involucre est presque globuleux, composé de six ou huit écailles imbriquées, avec un pareil nombre de segments linéairessubulés et étalés. Les fleurons de la circonférence sont allongés , au nombre de huit ou neuf, ovales , irrégulièrement partagés en trois ou cinq lobes et d'un jaune doré vif. Les fleurons du disque sont petits, d'un rouge pourpré, glabres, tubuleux, avec des anthères saillantes et noirâtres.

CoRÉorsiDE A six FOLIOLES. Corcopsis senifolia, Mich. Am. 2. 138. Cette Coréopside, originaire de la Caroline qt de la Géorgie, où elle a été observée par Michaux, est une plante vivace; ses tiges sont hautes de trois pieds et même plus, cylindri(|ues, striées, vertes, faiblement pubescenles, garnies de feuilles opposées, divisées en trois folioles chacune: ces folioles sont égales, entières, glabres ou très-légèrement pubescenles, longues de deux pouces, larges de trois lignes et d'un vert très-agréable. La calathideest radiée, avec les fleurons du disque tubuleux, verdâties, nombreux et hermaphrodites; ceux de la circonférence, au nombre de huit, sont neutres, à languette large, ovale, tridenlée au sommet, d'un jaune brillant, et disposés en un seul rang : l'involucre est formé de plusieurs folioles en double rangée : les extérieures foliacées, étalées et vertes, les intérieures dressées, appliquées, presque membraneuses et jaunùlres.

Coréopside a feuilles variées. Coreopsis iliversifolia, Uot. mag., 3i74. C'est Elliott qui a découvert celle Coréopside, dans le nord de l'Amérique; mais , soit qu'il n'ait point porté dans son examen toute l'attention que demandait la plante , soit qu'il ait eu la ferme croyance qu'elle n'était qu'une variété de la Coréopside auriculée, toujours est-il vrai qu'il ne l'a point produite aux yeux des botanistes, comme espèce distincte. 11 était réservé à Drummond de nous en tracer les véritables caractères. La plante est annuelle; sa lige a un pied et demi environ de hauteur, et se divise en plusieurs'branches dont le sommet porte une fleur ou plutôt une calalhide. Les feuilles sont pétiolées et très-sujettes à varier dans leurs formes; elles sont ou Icrnées ou ailées, et même quel(|uefois doublement ailées ; en général les folioles qui les composent, sont ovales,s'essiles ouspalhulées, avec l'inlermédiaire constamment plus grande; leur couleur est le vert tirant sur le glauque , beaucoup plus intense à la face supérieure. Les calathides sont portées chacune sur un pédoncule terminal ou axillaire, ordinairement glabre, mais iiuel-

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qnefois pubërulent. L'involuere est assez petit, composé d'une double rangée de segmenis linéaires et faiblement acuminés. Les fleurofts du disque sont tubuleux, courts, nombreux, hermapbrodites et d'un brun pourpré; ceux du rayon ou de la circonférence, au nombre de huit, sont disposés sur un seul rang, présentant chacun une languette, longue et large, découpée au sommet en quatre dents irréguliéres, les deux intermédiaires étant plus rapprochées entre elles; ces languettes sont d'un beau jaune tirant sur l'orangé, avec une tache sanguine à la base.

CORÉOPSIDÉES. Coreopsldeœ. bot. Section formée par H. Cassini dans la tribu des Hélianthées, famille des Synanthérées. Elle est caractérisée par un ovaire tétragone, comprimé antérieurement et postérieurement, de sorte que son plus grand diamètre est de droite à gauche. Celte section comprend les genres Bidens, Heterospennum, Glossocardia, Cassini ; Coreopsis, Cosmos, Dahlia ou Georgina, Sylphium et Parthenium. Les yerbesina et les Spilantluis , que l'on regardait comme voisins des Bidens, tellement que Lamarck avait fondu en un seul ces deux derniers genres (Bidens et Spilanlhiis), se trouvent maintenant distribués dans deux sections différentes, vu l'importance attachée, par Cassini, à la diversité de l'organisation de leurs fruits.

CORÉOPSOIDES. BOT. Genre proposé par Mœnch pour le Coreopsis lanceolata, L., dont les akènes sont niuriqués et un peu différents, (|uanl à la forme, de ceux des autres Coreopsis. Sa dénomination est trop vicieuse pour qu'on ne lui en substituât pas une autre, si on se déterminait à adopter le genre; mais ce cas n'est pas probable, attendu le peu de gravité des caractères.

CORÉOSME. Coreosma. bot. Genre de la famille des Grassulariées, établi aux dépens du genre Hihes, par Spach qui lui assigne pour caractères : Heurs hermaphrodites; tube du calice campanule, renflé; le limbe plus court, divisé en cinq segments roulés, et imbriqués sur leurs bords, avant la floraison parfaite ; nectaire petit, adné au calice; pétales dressés ou réfléchis, spatules, insérés à l'orifice du tube calicinal, un peu plus longs que lesétamines; celles-ci insérées sur la gorge du tube; anthères elliptiques, obtuses au sommet, échancrées à la base; ovaire adné, quelquefois libre vers le sommet; style simple, quelquefois bi ou quadritîde; stigmates obtus; semences anguleuses. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, et l'on peut en regarder comme type, le liibes floridtim de L'Héritier. Rites recurratum, Mich. Ce sont en général des arbrisseaux inermes, à feuilles rudes, parsemées, sur leurs deux faces, de glandules résineuses ou pubérules; les rameaux sont pendants, chargés d'une multitude de fleurs qu'accompagnent des bractées membraneuses; ces fleurs sont ordinairement blanchâtres, quelquefois jaunes.

CORÈTE OD CORETTE. Corchorus. dot. Genre de la famille des Tiliacées, Polyandrie Monogynie, fondé par Tournefort. Caractères : calice à cinq divisions profondes et caduques; cinq pétales ; étamines en nombre indéfini, à anthères arrondies; un à trois stigmates portés par un style court, qui, quelquefois, n'existe pas; capsule allongée en forme de silique, à deux ou cinq loges polyspermes. Les Corètes sont des plantes herba-

cées ou rarement des arbrisseaux, qui habitent les climats chauds de l'Amérique et des Indes. Elles oui des feuilles simples, quelquefois munies, à la partie inférieure du limbe, de dents qui se prolongent en une barbe sélacée; les fleurs sont petites, jaunes et axillaires. Le nombre des espèces décrites n'est pas très-considérable; il ne s'élève qu'à une quinzaine. La Corète POTAGÈRE, Corchorus oliloriits, L. , pousse des tiges herbacées, peu rameuses, hautes de six à huit décimètres; ses feuilles sont glabres, alternes, pétiolées et lancéolées, à dentelures aigufis; les inférieures prolongées en filets sélacés ; ses capsules sont un peu ventrues et fusiformes. Cette plante, qui habite les deux continents et particulièrement l'Amérique, est cultivée dans l'Inde et en Egypte comme plante alimentaire. Selon Olivier, les Égyptiens mangent ses feuilles avec plaisir, soit crues, soit bouillies, et assaisonnées avec de l'huile d'olive ; mais cet aliment est plus agréable que sain et nourrissant. Le Corchorus Japonicus de Thunberg, que l'on cultive assez communément en Europe dans les jardins d'agrément, n'est autre chose que le liubus Japonicus, L., suivant De CandoUe qui a vu cette plante dans l'herbier de Linné. Cet auteur en a constitué un nouveau genre sous le nom de Kerria.

CORÈTHRE. Corelhru. iNS. Genre de Diptères, établi par Meigen, et rangé par Latreille dans la famille des Némocères. Caractères ; antennes filiformes, plumeuses et verlicillées dans les mâles, poilues dans les femelles, de quatorze articles pour la plupart ovoïdes : les deux derniers plus longs et plus grêles; palpes de quatre articles dont le premier très-court; ailes couchées horizontalement sur le corps ; pattes antérieures longues, avancées et rapprochées de la tète. Les larves des Corèthres sont aquatiques et très-abondantes dans les étangs.

CORÈTHRE A ANTERKES PICMEIISES. Corethru plunU-

co;-«/s, Meig.Desc. 1, f.22. Chironomus plumicornis, Fab. ; Corethra lateralis, Lut.; Tipula crislallina, Degéer, Réaumur (Mém. sur les Ins. T. v, p. 40, t. 6, fig. 4-13). Sa larve vit dans l'eau; elle est parfaitement transparente, droite, roide, immobile par intervalles, et donnant des coups de queue lorsqu'elle veut changer de place. Du dessous de la tête part un grand crochet qui se porte en avant et se contourne en bas et en arrière. Ce crochet, ([ui paraitsimple, est composé de deux parties semblables, exactement applicpiées l'une contre l'autre, mais qui peuvent s'écarter ù la volonté de l'animal. C'est vers l'origine de ces deux crochets que la bouche est placée ; à chaque côté de celle-ci est une mâchoire un peu aplatie et bordée d'épines. Auprès des crochets on voit, à droite et à gauche, une tache brune ; à quelque distance de la tète, on remarque en dessus, mais dans l'intérieur du corps, deux parties brunes, qui ont chacune la forme d'un rein; deux corps de même figure, plus petits et moins bruns, se voient aussi dans l'intérieur, à peu de distance de l'extrémité postérieure. Celle-ci se termine par deux appendices droits et charnus. Au-dessous d'eux, et vers leur origine, est une nageoire verticale, placée dans le sens de la longueur du corps, d'une grande transparence et de forme ovale; du point où elle s'attache parlent des lignes qui, comme

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dts rayons, se dirigent vers différents endroits du contour de l'ovale. Vers le mois de juillet ou d'août, cette larve se transforme en nymphe. Celle-ci ressemble pour l'arrangement et la disposition des jamlics à celles de plusieurs autres Tipules; mais elle a deux appendices qui s'élèvent au-dessus de la tête. Grêles et aplaties à leur orisinc, ces sortes de cornes s'élargissent et se rétrécissent de nouveau pour finir en pointe assez aiguë. I.a nymphe lientordinaiiement leur extrémité au-dessus de la surface de l'eau, et on ne peut guère douter qu'elles ne soient des organes resi)iraloires. Kéaumur croit «pic ces parties, dont la surface examinée au microscope parait chagrinée, sont formées par les deux corps antérieurs en forme de rein qu'on aperçoit dans la larve. Quoi qu'il en soit, l'extrémité postérieure des corps présente deux nageoires égales et semblables, foliacées, transparentes et parcourues par des rameaux trachéens. L'état de nyrajjhe dure peu de temps, et on voit éclore l'insecte paifait au bout de dix ou douze jours.

CoRÈTHRECCLiciFORME. Cofethra culiciformis, Meig. Tipula culici/'onnis, Degéer (Mém. 1ns. T. vi, p. 372, t. 23, fig. 3-12). La larve ressemble assez à celle de la Corèthre à antennes plumeuses ; elle a toujours une position horizontale, ce qui la distingue de celle des Cousins. Sa tèle, grosse, arrondie, distincte du corps, n'offre pas de crochets, mais simplement des barbillons. La nageoire caudale est remplacée par un assemblage de poils placés en rayons, et qui sert évidemment S la natation. Les organes qui ressemblaient à des reins se retrouvent également, mais ils affectent aux deux extrémités du corps une toute autre forme. Ils sont oblnngs et paraissent être des réservoirs d'airs. La nymphe présente aussi deux cornes qu'elle fait sortir de l'eau atïn de respirer.

Lalreille pense qu'on doit rapporter au genre Corèthre la Tipule crucifiée , Tipula c ruci fixa , représentée par Slabber dans ses Observations microscopiques. liUe est, dit -il, très -voisine de la Corèthre culiciforme.

CORÉTilROGYNE. Corethrogyne. bot. Le professeur De Candolle a établi ce genre dans la famille des Synan- Ihérées, tribu des .astéroïdes, pour une plante qui a été rapportée de la Californie par Douglas , et qui lui a offert pour caractères génériques : capitules multiflores à fleurs du rayon ligulées, neutres et disposées sur un seul rang; celles du disque ont leur tube très-court, la gorge cylindrique, avec l'orifice découpé en cinq petites dents; écailles de l'involucre lancéolées-linéaires, presque égales et disposées sur deux ou trois rangs ; réceptacle plan, chargé de paillettes linéaires, placées entre les Qeurons; styles ranieux,cxsertes, linéaires à la base, glanduleux sur les bords, portant au sommet des soies roides, ou pénicilliformes; akène turbiné, couvert d'un duvet serré; aigrette garnie de plusieurs rangées de soies rudes. Le Corelhiogyne Califoriiica est une plante herbacée, à tiges couveites d'un duvetblanchâtre et mou, à feuilles alternes, aigués : les inférieures oblongues - lancéolées , alternes à la base, dentées au sommet; les supérieures très-entières et linéaires; les capitules sont solitaires au sommet des rameaux; les

fleurs du disque sont jaunes et celles du rayon purpurines.

CORKTT. POIS. Synonyml de Scombrc Albicor.

CORETTE. BOT. r. CORÈTE.

COREX. OIS. Synonyme de Gros-Bec Serin.

CORF. OIS. Synonyme vulgaire de Corbine.

CORF ET COUFO. POIS. Synon. de Sciœna Umbra. y. SciÈ^E.

CORGNO. BOT. Nom vulg. des fruits du Cornouiller.

CORGOLOIN. GÉOL. On appelle ainsi vulgairement un Marbre de Bourgogne; c'est un Calcaire oolithique, compacte, homogène, dur et susceptible de poli.

CORGUE. BOT. /^. CORGNE.

CORIACE. Coiiaceus. bot. Dur et tenace comme du cuir, comme un cartilage: on emploie cette épithète, principalement dans la qualification des feuilles.

CORI.\CKS. Coriaceœ. ins. Famille de Diptères, établie par Latreille, et embrassant le grand genre llippobos(|ue de Linné, avec ses subdivisions.

CORIAIRE. Corian'a. bot. Quoique la structure de ce genre soit parfaitement connue, on n'a pu néanmoins jusqu'à présent, le rapporter, avec certitude, à aucun des ordres naturels établis. Il se compose de quatre à cinq espèces : trois sont originaires du Pérou, une de la Nouvelle-Zélande et une des contrées méridionales de l'Europe. Les fleurs sont généralement polygames, tantôt monoïques, tantôt dioïqucs; leur calice est persistant, à cinq divisions égales et dressées; lesétamines, au nombre de dix, saillantes et deux fois plus longues que le calice ; leurs filets sont grêles et distincts ; leurs anthères ovoïdes, allongées, introrses et à deux loges qui s'ouvrent par un sillon longitudinal; en face et en dehors de chacune des élamines qui alternent avec les lobes du calice, on trouve une écaille dressée, épaisse, convexe en dehors, recourbée sur les pistils, et à peu près de la même longueur que le calice, lesquelles ont été considérées par Linné et un grand nombre d'auteurs, comme une corolle formée de cinq pétales; les pistils sont au nombre de cinq, réunis sur un réceptacle charnu, peu développé, et adhérents laléraloment entre eux; ils sont attachés au réceptacle par leur moitié supérieure seulement, l'inférieure restant libre; chaque pistil se compose d'un ovaire ovoïde, allongé, terminé en pointe ù la partie supérieure, à une seule loge qui renferme un ovule renversé, et remplissant exactement la cavité de la loge ; de la partie supérieure et un peu latérale de l'ovaire, naît un long stigmate filiforme, subulé et glanduleux, trois ou quatre fois plus long que le calice , un peu recourbé en dehors dans sa partie supérieure. Le fruit offre la structure suivante : le calice persiste, et ses lobes s'épaississent un peu; ils sont d'abord étalés, puis se renversent. Les cinq écailles prennent un très-grand accroissement; elles s'allongent, deviennent charnues, épaisses, et forment cinq cornes saillantes au dessus des fruits. Ceuxci sont au nombre de cin(|. <lisposés, sous forme d'étoile, en dedans des cinq appendices charnus. Chacun d'eux est ovoïde, terminé en pointe à son sommet, strié et légèrement charnu extérieurement. Il reste indéhiscent, et contient une graine renversée, composée de son tégument propre, et d'un gros embryon ayant la même

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direction, et dont les cotylédons sont épais et cliarnus.

Les espèces qui forment ce genre, sont des arbustes ou des arbrisseaux dont les rameaux sont souvent anguleux et garnis de feuilles opposées, simples, sessiles et dépHurvues de stipules ; les fleurs sont solitaires ou en épis; l'espèce que l'on voit assez fréquemment dans les jardins, est la Coriaire à feuilles de Myrte, Coriaria wyitifolia, L. C'est un arbuste fameux, liant de cinq à six pieds, et qui croît naturellement dans le midi de la France, en Espagne et en Barbarie, aux lieux secs et pierreu;i des coteaux bien exposés. Ses feuilles sont ovales, allongées, aiguës, légèrement pétiolées, marquées de trois nervures. Ses fleurs sont d'une teinte pourpre, obscure.

CORIANDRE. Coriandnim. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Pentandrie Digynie, fondé par Tournefort, et ainsi caractérisé : involucre nul ou composé d'une seule foliole linéaire; involucelles de plusieurs folioles; calice à cinq dents; pétales infléchis et cordifornies -. les extérieurs plus grands ; akènes sphériques ou didymes.

CouiANDRE CULTIVÉE, Corianilrum saticum, Linné, plante originaire d'Italie, mais que sa culture extrêmement facile a presque naturalisée en France; elle porte des fleurs blanches, rosées, plus giandes à la circonférence de l'ombelle. L'involucre général manque, mais chaque ombellule est munie à sa base d'un involucellc de quatre à huit folioles linéaires. Le fruit est un diakène globuleux, couronné par les dents du calice et les styles, et séparable en deux portions hémisphériques; la racine est annuelle, fusiforrae, surmontée d'une tige un peu rameuse, couverte de feuilles à segments très-étroits : les inférieures bipinnatifides , celles du collet de la racine presque entières ou incisées-cunéiformes. Toute la plante, lorsqu'elle est fraîche, exhale une odeur de Punaise, d'où elle a tiré son nom ; mais les fruits acquièrent par la dessiccation une odeur et une saveur si agréables que les confiseurs et les liquoristes en font une grande consommation. En médecine ils passent pour stomachiques et carminatifs.

Coriandre testicdlée, Coriandrum testiculatum, L., Bifora testiculata , Hotîm. Elle est remarquable par son involucre monophylle foliacé, ses fleurs égales et ses fruits didymes bosselés, ayant deux pores au sommet du raplié. Elle habite les contrées méridionales de l'Europe. Divers auteurs ont à tort fait entrer dans le genre Coriandre des plantes qui appartiennent certainement à d'autres genres ; ainsi on a nommé Coriandrum Cicula, le Cictita virosa; Coriandrum maculatuin, la grande Ciguë; Coriandrum Cfnapiinn , V/Etliusa ou la petite Ciguë; et Coriandrum latifolium, le Sium ou la Berle à larges feuilles.

CORIARIA. BOT. V. Coriaire.

CORICARPE. Coricarpus. bot. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadelpbie Polyandrie, établi par Auguste S<-Hilaire, dans son premier I\Iémoire sur le Gynobase (Mém. Mus. 10, p. IGO), et qui se compose de deux espèces, recueillies par ce botaniste dans le Brésil. Les caractères principaux de ce genre consistent dans son double calice à cinq divisions, dans sa corolle formée de cinq pétales entiers. Son andropîiore est

cylindrique, chargé d'étamines dans toute sa longueur. L'ovaire est à çin(i loges parfaitement distinctes, insérées obliquement par leur base, sur un réceptacle court et conique. Le style est simple et s'insère, non sur les lobes de l'ovaire, mais sur le réce])tacle qui est un véritable gynobase. Les stigmates sont au nombre de dix. Dans chaque loge on trouve un seul ovule dressé et trèsrapproché de la paroi voisine du style. CORICUS. POIS. r. StBLET et Labre.

CORIDE. Coris. bot. Une petite plante, qui croit en abondance dans les lieux découverts et pierreux des provinces méridionales de la France, constitue ce genre de la famille des Primulacées, cl de la Pentandrie Monogynic, L. Le Coris Monspeliensis offre à peu près le port d'une Bruyère. Sa tige est sous-frutescente à sa base, étalée, très-rameuse, cylindrique, pubescente, longue de huit à dix pouces. Les feuilles sont éparses, très-nombreuses, sessiles, étroites, linéaires, planes, glabres, légèrement sinueuses. Les Heurs sont roses et forment un épi terminal à la partie supérieure des ramifications de la tige. Chacune d'elles est sessilc et offre un calice vésiculeux cylindrique, à dix stries qui se terminent chacune par une dent aiguë. L'entrée du calice est garnie de cinq lames triangulaires conniventes, et qui la bouchent exactement lorsqu'elles se rapprochent. Chacune de ces lames offie, vers son milieu, une grosse glande saillante. La corolle est monopétale, irrégulière, longuement tubulée à sa base, évasée dans sa partie supérieure qui présente cinq lobes écartés, inégaux, obtus, bifides, dont trois supérieurs sont plus longs. Les ' cinq étamines sont insérées vers le milieu du tube de la corolle; elles sont opposées aux divisions de son limbe, caractère qui s'observe dans presque tous les autres genres de la famille des Primulacées. Les filets sont subulés; les anthères, d'abord ellipsoïdes, obtuses à leurs deux extrémités, deviennent planes et lenticulaires lorsque le pollen s'en est échappé. L'ovaire est globuleux, entouré à sa base, d'un disque annulaire (jui en est à peine distinct. Le style est long, grêle et terminé par un stigmate simple, orbiculaire et comme pelté. Cet ovaire offre une seule loge presque totalement remplie par un gros trophosperme qui en occupe les deux tiers inférieurs, qui est porté à sa base par un pédicule central, et adhère par son sommet, à la base du style au moyen d'un prolongement manifeste. La face supérieure du trophosperme offre cinq petites fossettes superficielles, contenant chacune un ovule attaché par sa face inférieure. Le fruit est renfermé dans l'intérieur du calice qui est persistant. C'est une capsule globuleuse, déprimée, offrant cinq sutures qui ne sont marquées que dans la moitié supérieure, et par lesquelles elle s'ouvre en cinq valves. Le trophosperme remplit encore presqu'à lui seul l'intérieur de la capsule. Cette structure du trophosperme est extrêmement remarquable et n'existe pas dans les autres genres de la même famille.

CORIDON. INS. Syn. vulgaire de Papilio Janira.

CORIM. Miiv. Synonyme de Quartz.

CORIMBE. BOT. F. CORÏJIBE.

CORINDE. BOT. Espèce du genre Cardiosperme. CORINDON. MIN. On doit réunirsous ce nom, et rap-

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porter à une même espèce, plusieurs minéraux connus depuis longlemps, et regardés comme IrCsdifférenls les uns des aulres. Ils ont d'abord é(é désignés sous les noms de Gemmes orientales, de Saphir, à' Astérie, de Spalh adamantin et li'Émerit. Ils ont été ensuite réunis par Ilatly en trois groupes, dont deux considérés comme espèce propre, sous les noms de Corindon et de Télésie, et le troisième, l'Éméril, placé comme appendice à la suite des minerais de fer.

Enfin, les travaux minéralogiques de Bournon, et les analyses cliimi(iues de Chenevix, Tcnnant, etc., ont amené la réunion de toutes ces pierres en une seule espèce sous le nom de Corindon. Nous reviendrons sur l'histoire de celle réunion , à la fin de l'article.

Les caractères communs aux variétés nombreuses et si disparates qui sont renfermées dans cette espèce, ne peuvent être pris que de la densité, de la pesanteur et de la composition.

Les Corindons sont les plus durs de tous les minéraux, après le diamant; ils les rayent tous, et ne sont rayés par aucun. Leur pesanteur spécifique est un peu audessus de 4. Enfin ils sont essentiellement composés d'alumine, dans la proportion de 90 à 98 pour cent. Mais, lorsque ces minéraux sont cristallisés, ou lors- (|u'ils ont une structure assez laraelleuse pour qu'on puisse déterminer la direction et l'incidence des joints, circonstances assez communes, on arrive à leur forme primitive , caractère qui complète la détermination rigoureuse de l'espèce.

La forme primitive ou fondamentale des Corindons est un rhomboïde aigu, dans lequel l'incidence de deux faces adjacentes est de SC"! 2G', et de 93'' ô4', suivant Hatly ; mais, suivant Philips, et à l'aide du goniomètre ù réflexion de Wollaston , ces incidences sont de 86^ 4' et 9ô<i 5G', différences bien faibles.

Les joints parallèles aux faces d'un rhomboïde sont très-sensibles dans les cristaux opaques; ils le sont beaucoup moins dans les cristaux transparents qui constituaient autrefois l'espèce de la Télésie. Mais on remarque dans ceux-ci d'autres joints qui sont perpendiculaires à l'axe du rhomboïde. Ces seconds joints, qu'on voit aussi quelquefois dans les cristaux opaques, divisent le rhomboïde primitif parallèlement à sa diagonale horizontale, et peuvent le résoudre en deux tétraèdres et un octaèdre.

Les Corindons sont tous infusibles au chalumeau ordinaire; ils jouissent de la double réfraction, mais à un faible degré.

Les variétés de formes qu'ils présentent, peuvent se rapporter à trois types principaux :

Le rhomboïde, le prisme hexaèdre, et les dodécaèdres bipyramidaux.

Les formes qu'on peut rapporter au rhomboïde, sont rares et en petit nombre. Nous citerons :

Le Corimion primitif. C'est une variété très-rare.

Le Corindon hase. Le rhomboïde primitif dont les angles solides sont remplacés par une facette triangulaire, perpendiculaire à l'axe. De Gellivara, en Laponie.

Le Corindon annulaire. C'est le rhomboïde primitif, dont toutes les arêtes latérales sont remplacées par des

facettes linéaires obliques, qui dépendent des pans d'un prisme hexaèdre.

Cette forme mène au second type, ou prisme hexaèdre, qui renferme, entre autres variétés :

Le Corindon prismatique. C'est le prisme hexaèdre régulier. •

Le Corindon bisalterne. Le prisme hexaèdre, dont les angles solides des bases sont alternativement remplacés par des facettes triangulaires, parallèles aux faces du rhomboïde primitif. Du Pégu et de Ceylan.

Le Corindon additif. La variété précédente , avec des facettes linéaires sur les arêtes des bases des prismes, qui, si elles étaient prolongées au point de se réunir de toutes parts, donneraient un dodécaèdre bipyramidal, troisième type, ou forme générale, qui est duc à des facettes qui naissent avec plus ou moins d'inclinaison sur les angles solides latéraux E et e du rhomboïde. On a deux de ces dodécaèdres.

Le Corindon ternaire, dans lequel l'Incidence d'une face de la pyramide sur celles de la pyramide opposée est de 122<i i. ■

Le Corindon assorti, dans lequel la même incidence est d'environ 140<i, ce qui donne des pyramides beaucoup plus aiguës.

Le Corindon octoduodècimal, la variété assortie, dont le sommet est remplacé par une facette perpendiculaire à l'axe, et dont trois des six angles solides, résultant de cette espèce de troncature de la pyramide, présentent une facette triangulaire, parallèle aux faces du rhomboïde primitif.

Presque toutes les autres formes ne sont que des combinaisons des trois types ou sous-types précédents, et peuvent être rattachées à l'un d'eux, suivant la prédominance des formeç.

Les cristaux de Corindon, malgré la dureté dont ils jouissent, se présentent Irès-fiéqucmmentaveclesarêtes et les angles tellement éraoussés, qu'on a de la peine ù y reconnaître des polyèdres réguliers. Quelquefois aussi, et cela se remarque surtout dans les bipyramidaux, les faces des pyramides sont chargées de stries, sillons ou ressauts transversaux, qui les courbent ou les allongent tellement que ces cristaux ressemblent plutôt à des fuseaux qu'à des polyèdres bipyramidaux. On les désigne sous les noms de cylindroides et de fusiformes.

Les Corindons, considérés dans l'ensemble de leurs propriétés ou de leurs modifications, peuvent se séparer en trois variétés principales , auxquelles nous conserverons les noms qui leur avaient été donnés quand on les considérait comme des espèces distinctes, ces noms étant univoques et généralement admis.

Jre variété. Corindoîi Télésie. Corindon hyalin, H. C'est le minéral qui, n'ayant point de nom coitimun ou général, avait été nommé par llaUy Télésie : ce sont le Saphir, le Rubis, l'Émeraude, la Topaze, etc., orientaux.

Il est transparent, ou au moins très-translucide; sa structure est peu laraelleuse : cependant il fait voir, soit par la fracture, soit par les reflets qui font naître une lumière vive, des joints perpendiculaires à l'axe de ses cristaux, et quelquefois, comme l'ont observé

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Bonrnon sur différentes Télésies , et HaUy sur celles de Ceylan , mais plus rarement et plus difficilement, d'autres joints obliques à l'axe et parallèles aux faces du rhomboïde primitif, ou au moins des stries très-distinctes, qui indi(|uent par leur direction comme les bords des lames composant le rhomboïde primitif.

La Télésie parait contenir en général plus d'alumine que la variété suivante. Le maximum de cette terre, trouvé dans la variété bleue par Klaproth, est de 98,5, et le minimum, d'après Chenevix, de 90. La pesanteur spécifique la plus ordinaire est de 4 au moins, et quelquefois de 4,-5.

Les formes secondaires que cette variété affecte plus particulièrement, sont la prismatique, l'additive et celles qui appartiennent aux dodécaèdres bipyramidaux. Ses cristaux sont généralement petits.

Ses variétés de couleurs sont nombreuses, remarquables et connues depuis longtemps sous des noms différents.

Corindon Télésie limpide (Saphir blanc , et même Rubis blanc de Romé-de-Lisle). Cette variété est sans couleur, ou avec une légère nuance bleuâtre.

Corindon Télésie Saphir (Saphir proprement dit). Sa couleur varie entre le bleu pâle, le bleu d'azur, le bleu barbeau et le bleu d'indigo. Ces dernières sont les plus estimées. Leur poids dépasse rarement trois gram-

CorindonTélésie Améthyste (Améthyste orientale). Ses couleurs sont le rouge violet et le rouge-giroflée. Cette dernière est la plus estimée.

Ces trois variétés conserventpendantplusicurs heures l'électricité acquise parle frottement (HaUy).

Corindon Télésie Rubis ( Escarboucle et Rubis orientaux, Manca ou Tokes des Indiens ), présentant les nuances du rose, du rose foncé, du cramoisi et du rouge écarlate, avec un éclat très-vif et quelques reflets laiteux, lis sont généralement petits, leur poids ne s'élevant pas au-dessus de Xi'^^. Ce sont les pierres gemmes les plus recherchées, et par conséquent du prix le plus élevé. Leur valeur, à tiualité et volume égaux, passe celle du diamant.

Corindon Télésie vermeille (vermeille orientale, Rubis calcédonieux, Hyacinthe orientale). Elle est d'un rouge aurore, avec des reflets blanchâtres ou jaunâtres.

Corindon Télésie Topaze (Topaze orientale). Le jaune de ces Corindons offre les nuances de jaune pâle, de jaune foncé souci et de jaune doré, avec un éclat très-vif. Celle de la dernière couleur est la plus recherchée , et sa valeur égale presque celle de la Télésie Rubis.

Corindon Télésie Émeraudine ( Émeraude orientale ). Elle est d'un vert foncé, offrant quelquefois des reflets chatoyants.

Corindon Télésie berillin (Aigue-marine orientale). Elle est d'un bleu verdâtre, et jouit d'un éclat assez vif.

Corindon Télésie Péridot (Péridot oriental), d'un vert tirant sur le jaune.

Plusieurs de ces couleuis sont quelquefois réunies et diversement disposées dans le même échantillon. On en connaît de bleu et de l)lanc, par taches nuancées

de bleu et rouge; ils sont bleus, lorsqu'on les voit par réflexion, et paraissent rouges, lorsqu'on les place entre la lumière et l'œil ; de jaune et bleu, ou jaune et rouge, nommés Nilacandi par les Indiens.

On dislingue encore les Corindons Télésies suivant les jeux de lumière qu'ils présentent.

Corindon Télésie g irasol. Le fond de sa couleur est un blanc laiteux et comme savonneux, avec des reflets jaunâtres ou bleuâtres flottants.

Corindon Télésie chatoyant. Il fait voir, dans sa coupe perpendiculaire au rhomboïde, des lignes chatoyanteset des reflets satinés, formant des hexagones ou parties d'hexagone.

Corindon Télésie Astérie. On nomme ainsi les Télésies, quelle que soit leur couleur, qui, taillées en cabochons, présentent à une vive lumière, une étoile lumineuse à six ou même douze rayons linéaires, et qui change de place suivant les inclinaisons qu'on donne à la pierre. Cette propriété, assez remarquable dans les Corindons Télésies, n'est pas particulière à cette pierre. Elle paraît propre aux minéraux transparents qui ont un rhomboïde pour noyau, et due à la réunion de certaines circonslances de taille et de structure.

Les Télésies dont les couleurs sont vives ou remarquables, et qui jouissent en outre d'une limpidité parfaite, sont fort recherchées comme pierres d'ornement, et ont quelquefois, comme on vient de le dire, une trèshaute valeui'. On en fait dans l'Orient, et surtout dans l'Inde, un usage beaucoup plus fréquent qu'en Europe.

La pierre nommée .Saphir par Théophraste et Pline n'est pas notre Corindon Télésie, mais parait devoir être rapportée au Lazulithe, 11 ne parait pas que les anciensaient gravé, soit en creux, soit en relief, sur les Télésies. On assure que toutes les pierres de cette espèce, qui sont gravées, sont modernes. Une des plus célèbres représente un portrait en relief de Henri IV, gravé par Coldoré.

On a d'abord cru que les Corindons Télésies venaient exclusivement de l'Inde et de Ceylan, et il paraît certain que toutes celles de ces pierres qui, en raison de leurs qualités, sont mises dans le commerce de la joaillerie, viennent de ces lieux; mais l'espèce minéralogique, offrant même des variétés assez remarquables par leur couleur , est connue maintenant dans un trèsgrand nombre de lieux, dont nous allons citer les principaux.

Les Corindons Télésies se trouvent dans deux sortes de gisements et de terrains différents.

1° En grains et en cristaux plus ou moins nets, mais très-fréquemment à arêtes et angles ^mousses, dans des terrains meubles, formés d'un sable grossier, renfermant une grande variété de minéraux particuliers, et notamment du Fer titane, des Zircons tant hyacinthe que jargon, des Spinelles, du Quartz, des Topazes. C'est le cas le plus ordinaire, et celui qui fournit les plus belles pierres. C'est ainsi qu'on les trouve dans les sables de plusieurs rivières (ffe l'Inde, au pied du mont Capelan dans le Pégu, dans le royaume d'Ava, et surtout dans l'île de Ceylan; en Sibérie; en Europe, prède Bilin et de Meronitz en Bohême; dans les sables des ruisseaux d'Expailly près du Puy en Velay. Enfin Cor-

COR

(lier les a rencontrés dans un sable du lirage de la mer, pr^s de Piriac, sur les coles de Bretagne. Ce sable, qui renferme une grande quantilé d'élain, conlienl aussi de pelils crislaux de Corindon Télésie, de Topaze, de Spinelle,de Zircon, de Fer tilané,etc. On remarque que, dans tous les lieux précédents, à l'exceplion du dernier, le fond du sol, ou au moins une partie des montagnes voisines, est principalemenl composé de Basalte et d'autres roches de la formation qu'on nomme Trappéenne.

2° En ciistaux disséminés dans des roches qui appartiennent aux terrains primordiaux, et qui n'qnt aucun rapport immédiat avec les terrains basalliqires ou trappéens. La roche micacée, qui donne lÉmeril de Naxos, est remplie, suivant Bournon, d'une multitude de pelils cristaux de Corindons Télésies. Une roche de Calcaire- Dolomie du S'-Gothard présente disséminés, ou peutêtre même implantés, des cristaux assez nets de Télésies-Rubis d'un assez beau rouge.

Il" variété. Corindoîi kvKnKVtm.Spaih Adamantin; Corindon harmophane, U.

Ce Corindon est généralement opaque, ou tout au plus translucide. Il a une structure très-sensiblement lamelleuse et un clivage facile, au moyen duquel on jicut souvent extraire de ses masses un noyau rbomboïdal, fort net. Les joints perpendiculaires à l'a.xe sont ici très-peu sensibles. Sa pesanteur spécifique est un peu plus de 3,9. Il renferme moins d'alumine que le Corindon Télésie. Le maximum de cette lerre parait y être de 91 pour cent.

Il se présente tantôt en masses amorphes, tantôt en cristaux qui appartiennent aux variétés prismatique, subalterne, additice et fusiforme. On doit remarquer que la variété de forme, nommée additive, est commune aux deux variétés principales de Corindons. Les crislaux du Corindon Adamantin acquièrent un très-gros volume, en comparaison des précédents; mais leurs faces sont généralement raboteuses et altérées par des sillons transversaux.

Son éclat est souvent chatoyant, mais jamais vitreux comme dans la Télésie. Ses couleurs sont aussi moins prononcées et beaucoup moins variées. Sous ce point de vue , on peut en distinguer trois variétés principales :

Corindon Adamantin grisâtre. Le fond grisâtre de ces Corindons est accompagné de nuances, soit jaunâtres, soil verdàlres, soit même roussàtres : ils sont translucides.

Us viennent principalement du Carnate, dans le Bengale.

Corindon Adamantin roiigeâtre. La couleur fondamentale de ceux-ci est le rouge qui varie du ronge foncé incarnat au rouge sombre et même brunâtre. Les premiers, en gros cristaux prismatiques, viennent probablement aussi du Bengale; les seconds, en cristaux fusiformes opaques, viennent du Malabar; les troisièmes, en gros cristaux opaques, se trouvent dans le Thibet.

Corindon Adamantin noirâtre. Ces Corindons sont tantôt en cristaux assez nets, d'une la texture trèssensiblement lamellaire ; ils font voir des reflets cha-

toyants et comme métalliques; ils sont du Malabar et de la i;hine; tantôt leur teinte noire tiresur le gris bleuâtre, et leur texture est presque compacte; ceux-ci sont en crislaux pyramidaux, peu nets, et se trouvent eii Piémont.

Les Corindons Adamantins sont rarement assez remaripiables par leur couleur, leur éclat et leur homogénéité, pour être employés comme pierres d'ornement. \ Cependant il parait qu'on les a quelquefois appliqués à cet usage dans l'Inde; mais celui auquel ils ont plus I particulièrement servi dans ce pays, c'est à user et polir j les aulies pierres gemmes. On gros morceau de Corindon, qu'on voyait dans la collection de Greville à Londres, montrait, dans son milieu, une cavité produite par le frottement des pierres dures qu'on y avait usées.

Les Corindons Adamantins se trouvent en cristaux disséminés dans les granités, ou dans les roches granitoïdes, qui font partie des terrains primordiaux. C'est ainsi qu'on les trouve dans toute l'Asie. Celui de la presqu'île de l'Inde est dans une roche saccaroide, renfermant un peu de Calcaire ; il y est accompagné d'Amphibole, d'Épidote, de Quartz, de Mica, de Chlorite, de Zircon jargon, de Fer oxidulé, et de quelques minéraux particuliers que Bournon a nommés Fibrulite et IsuuiviTE. f^. ces mots. Celui de la Chine et du Thibet est dans un granité à Feldspath rougeâtre et à Mica argentin ; il est aussi accompagné de Fer oxidulé. Celui du Thibet, qui est rougeâtre, est recouvert de Stéatite verte.

Le Corindon noirâtre du Piémont vient de la coramuned'Etenengo, près Mozzo, arrondissement de Biclla; il est renfermé dans une roche à base de Feispatb, qui fait partie d'un terrain de Diabase porphyritique, compacte, stratifiée. Cette roche se désagrège, et il en résulte une terre rougeâtre, dans laquelle se trouvent des blocs composés de Feldspath, de Mica et de Corindon (Muthuon et Lelièvre). Brocbi a trouvé aussi, dans la vallée de Camonica, un Corindon rougeâtre translucide, disséminé dans un Micaschiste.

Le minerai massif, mais granuleux, de Fer oxidulé de Cellivara, en Laponie, renferme de petits crislaux basés de Corindon jaunâtre. (Swedenstierna.)

m» variété. Corindon £»er[l. Corindon granulaire, HaUy.

Ce Corindon se présente sous l'apparence d'une roche à texture grenue, d'une couleur noirâtre, comme certains minerais de Fer ; mêlée tantôt d'une nuance bleuâtre, tantôt d'une nuance rougeâtre. Sa pesanteur spécifique, qui est au moins de 4, sa densité supérieure â celle de tous les minéraux, e.Kcepté le Diamant, et sa grande ténacité, le font aisément distinguer.

L'Émeril considéré minéralogiquement, c'est-à-dire, le Corindon massif, offre quelquefois, dans son premier degré de pureté, la couleur rouge violàtre qui appartient à la plupart des variétés de Corindons; tel est celui qui fait partie des collections du Muséum britannique et de celle de M. de Drée, et qui vient de Madras.

Mais riimeril proprement dit est rarement une roche I homogène : le Fer oxidulé y est en quantité considéra- ! ble et en grains distincts ; il est aussi souvent mêlé de

COR

Mica et de lamelles de Talc : dans quelques cas, le Corindon s'y montre en petits grains ou même en petits cristaux. C'est Tennant qui a fait remarquer le premier que la pierre dure, nommée Émeril, et considérée jusqu'à lui comme un minerai de Fer très-siliceux, appartenait à l'espèce du Corindon ; il a trouvé dans l'Émeril employé à Londres, et venant de l'île de Naxos 80 pour cent d'Alumine, et Vauquelin a reconnu dans celui dont se sert la manufacture des glaces de S'-Gobin CG pour cent de cette terre, et 24 de Fer.

Tout ce qu'on peut présumer sur le gisement de l'Émeril, d'après le peu d'observations directes qu'on possède, et ce que nous apprennent les morceaux d'Émeril du commerce, c'est que tantôt, comme dans l'Inde, il se trouve dans les mêmes roches granitiques que celles qui renferment les Corindons Adamantins, et tantôt dans des roches à base de Talc ou de Serpentine. • Les lieux où l'on connaît l'Émeril sont :

Les Indes orientales ; il y est très-compacte, et ne présente pas de Talc lamelleux.

L'île de Naxos, d'où vient l'Émeril connu dans le commerce sous le nom d'Émeril du Levant ou de Smyrne, ainsi que sous ceux d'Émeril d'Angleterre et d'Émeril de Jersey, car Mac-Culloch a constaté que cette dernière île n'en fournit pas. Cet Émeril renferme beaucoup de paillettes de Mica, du Fer oxidulé octaèdre et des pyrites; on le trouve dans l'île de Naxos, en fragments roulés au milieu des terres labourées. Tournefort dit que les montagnes de l'île sont primitives. Bournon a vu, sur des morceaux d'Émeril venant de cette île, de petits cristaux prismatiques de Corindon Télésie d'un beau bleu, disséminés dans de l'Amphibole grammatite.

A Ocbsenkopf,.près de Scbwarzenberg en Saxe, le gisement de cet Émeril est bien connu. Il se présente en nodules d'un gris foncé, un peu bleuâtre, dans une Ophiolite verdàtre, qui est en lit subordonné dans le Micaschiste de ces contrées.

On cite aussi de l'Émeril dans les monts Altaï, près la ville de Cbarlowa; en Italie, dans le duché de Parme; en Espagne dans le royaume de Grenade, près de Ronda; au Pérou et au Mexique. Mais il n'est pas sur que ces minéraux, peu connus, appartiennent réellement au Corindon Émeril.

Usages. L'Émeril est très -précieux dans les arts, en raison de sa dureté qui le rend propre à polir les métaux et les pierres; mais, pour s'en servir, il faut le réduire en poudre de diverses grosseurs. On emploie, pour obtenir ces poudres, la méthode suivante :

On broie cette pierre à l'aide de moulins d'acier; ensuite, pour en séparer des poudres de différents degrés de finesse, on délayedansde l'eau, la masse broyée; on laisse cette eau reposer une demi-heure, et on la jette, parce qu'elle ne contient qu'une poussière trop tendre : on délaye de nouveau le dépôt ; on laisse reposer l'eau une demi-heure, et on la décante encore trouble; la poudre qu'elle dépose est de l'Émeril de la plus grande finesse. On délaye ainsi le premier dépôt jusqu'à ce qu'au bout d'une demi-heure, l'eau ne laisse plus rien précipiter. Alors on ne laisse plus reposer les eaux, dans lesquelles on agite toujours ce premier dépôt, que

quinze minutes, ensuite que huit minutes, quatre minutes, deux minutes, une minute, et enfin trente secondes ; et on a par ce procédé des Émerils de diverses

L'Emeril est employé avec de l'eau pour le travail des pierres, et avec de l'huile pour celui des métaux.

Romé-de-Lisle fit remarquer ( Journ. de Pbys., tome 50, mai 1787, pag. 368) que le prétendu Spath Adamantin, d'après sa forme, sa pesanteur et sa dureté, paraissait être du même genre que la pierre dite orientale. Bournon, ayant rassemblé beaucoup d'observations en faveur de ce rapprochement, effectua la réunion en une seule espèce de la Télésie et du Corindon, comme .nous l'apprend HaUy lui-même, dans son Traité de Minéralogie, publié en 1801; mais, à cette époque, les motifs allégués pour cette réunion ne lui parurent pas encore suffisants : ce n'est qu'en 1804, deux ans après la publication du Mémoire de Bournon, inséré dans les Transactions philosophiques de la Société royale de Londres pour 1802, que HaUy se décida à regarder définitivement la Télésie et le Corindon Adamantin comme deux variétés principales d'une même espèce.

Celte réunion est admise par tous les minéralogistes qui n'appliquent pas le nom d'espèces arbitrairement, mais qui suivent dans cette application des principes fixes et fondés sur des différences dont la valeur a été déterminée avec précision.

CORINDUM. BOT. Espèce du genre Cardiosperme, que Tournefort avait érigée en genre distinct; Mœnch et Adanson ont tenté de rétablir ce genre.

CORINE ou CORINNE, bam. Espèce du genre Antilope.

CORINE. POLYP. r. CORYISE.

CORINGIA. BOT. Ce nom, que Persoon a adopté pour un petit groupe de Crucifères du genre Brassica de Linné, est employé dans le Sj'stema f^egetabitiuiit unicersale de De Candolle, pour désigner une section du genre Eiysfmuiu. Elle est caractérisée par un style court, des pétales dressés et des glandules situées entre le pistil et les étamines. Ce sont des plantes en général très-glabres, à feuilles amplexicaules, et à fleurs blanches ou jaune pâle. Elle ne renferme que trois espèces dont deux étaient les Brassica alpina et Brassica orienlalis de Linné. Adanson et Heister ont employé le mot de Coiiringia, pour exprimer le même genre que celui de Persoon.

CORINNE. JIAM. Espèce du genre Antilope.

CORINOCARPE. bot. ^. Corvnocarpe.

CORINTHEN. bot. Ce nom qui, chez les Allemands , désigne le Raisin de Corinthe, a été étendu au Croseilicr

CORIOCELLE. Coriocella. MoU. Genre de la famille des Gastéropodes, institué par Blainville, et dont les espèces, principalement la Coriocelle noire, Blainv. Mulac. XIII, f. 1, ne diffèrent des Sigarets que parce que leur coquille est presque membraneuse comme celle des Aplysies.

CORION. EOT. Synonyme vulgaire de Coriandre et de Sainfoin commun.

CORIOPE. EOT. r. CORÊOPSIDE.

CORIOPHORE. Cofiophora. bot. Espèce du genre

COR

COR

Orchide, qu'on a aussi nommée Coriosmiles. V. Orchide.

CORIOTRAGEMATODENDP.OS. bot. Nom donné par Plukenet à deux espèces de Myrica.

CORIPHÉE. OIS. Espèce du genre Sylvie.

CORIS. POIS. Genre inslilué par LacépOde, qui n'a pas élé adopté et qui rentre parmi les Lal)res.

CORIS. MOiL. Synonyme vulg. de Cyprœa Moneta.

CORIS. BOT. /^.CORIDE.

C0RIS.4NT1IÉRIE. Corisantheria. bot. Jussieu appelle ainsi la onzième classe de sa méthode, qui renferme les végétaux dicolylédons, à corolle monopétale épigync, dont les anthères sont distinctes et non soudées. Telles sont les Dipsacées, les Valérianées, les Ruhiacées, les Caprifoliacées et les Loranthées.

CORISE. Corixa. ip<8. Genre d'Hémiptères hétéroplères, établi par Geoffroy et rangé par Lalreille dans la famille des Hydrocorises, avec ces caractères : antennes insérées et cachées sous les yeux, très -courtes, en forme de cône allongé, de quatre articles dont le dernier plus grêle et pointu ; hec fort court et triangulaire, strié transversalement , percé d'un trou ù son extrémité; pieds antérieurs beaucoup plus courts que les autres, courbes, terminés par un tarse d'un seul article, comprimé, cilié et sans crochets; les autres pattes allongées, avec les tarses de deux articles; deux longs crochets à l'extrémité des tarses de la seconde paire; point d'écusson ; élytres couchées horizontalement. Si on ajoute à ces caractères que les Corises ont une forme allongée, le corps aplati, avec la tête large et verticale, les yeux triangulaires , le prothorax plus développé transversalement que d'avant en arrière, et prolongé en une pointe dans ce dernier sens, on pourra distinguer facilement ce genre de celui des Naucores, et principalement de celui des Notonectes, qui l'avoisine davantage. Elles sont aquatiques, nagent avec facilité à l'aide de leurs tarses postérieurs qui sont élargis, allongés et munis de poils roides. Jamais elles ne se tiennent sur le dos, mais constamment sur le ventre. Cette partie de leur corps présente inférieurement les deux rangs de stigmates, et les Corises viennent souvent à la surface de l'eau pour mettre ces ouvertures en contact avec l'air. Elles sont carnassières, se nourrissent d'insectes aquatiques qu'elles sucent à l'aide de leur bec. Ce bec est très-aigu, et lorsqu'on les saisit, elles cherchent ù l'insinuer dans la peau ; la douleur qui suit cette piqûre est très-sensible, et il en résulte quelquefois un gontlement assez considérable. Ce genre est peu nombreux. La CoRisE STRIÉE, Corixa sln'ata, Fabricius, peut être considérée comme type du genre. Geoffroy n'en connaissait pas d'autre; il l'a décrite avec soin et en a donné une figure assez médiocre (pi. 9, tig. 7). On la trouve abondamment, en Europe, dans les étangs et les mares.

CORISIES. Coiisiœ. ins. Famille d'Hémiptères héléroptères, établie par Lalreille qui lui assigne pour caractères : gaine du suçoir formée de quatre articles distincts et découverts; labre très-prolongé au delà de la tète, en forme d'alêne et strié en dessus; tarses ayant toujours trois articles distincts, dont le premier presque égal au. second ou plus long que lui.

f ORISPERME. Conspermum. bot. Genre de la fa-

mille des Chénopodées, établi par Linné, et ainsi caractérisé : périgone divisé en deux parties, supportant une, deux, trois, quatre ou cinq étamines; deux styles; carinpse ovale, comprimée, plane d'un côté, bossue de l'autre, entourée dun rebord membraneux, et non re- . couverte par le périgone. Quoiqu'on place communément ce genre dans la Monandrie Digynie , peut-être serait-il plus convenable de le reporter dans la Pentandrie, comme Kilaibel l'a proposé. Il ne serait pas alors éloigné des Salsola et des Salicornia , avec lesquelles il a beaucoup d'affinités de port et de structure. Les Corispermes sont des plantes herbacées, à tiges effilées et garnies de feuilles ordinairement étroites, à fleurs axillaires, solitaires et sessiles. On en connait une douzaine d'espèces qui croissent dans les endroits sablonneux del'ancien continent, et principalement vers le littoral des mers Méditerranée, Caspienne, et du lac Baikal en Sibérie.

COUITHAIX. OIS. /^. ToiiRACo.

CORIUDO. nEPT. Fleming donne ce nom aux Cbélonées dont le test n'a point d'écaillés ; il n'est revêtu que d'une sorte de cuir.

COIUUM. BOT. Nom donné parWibel, aux Bolets du sous-genre que Persoon a nommé Pon'a. Ces espèces ont quel(|uefois l'aspect du cuir, et sont étendues sur les morceaux de bois, presque sans chapeau distinct; elles font partie du genre Polypore, de Pries.

CORIV'E. BOT. Variété de Châtaignier dont le fruit est fort petit.

CORIXA. INS. F. COBISE.

CORIZÈiME. BOT. y. CiioRizfeJlE.

CORIZIOLA. BOT. Synonyme de Scammonée.

CORKBOON. BOT. Synonyme de Liège.

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