‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 23 sur 65 · COUCOD HUPPÉ DE COROJIANDEL. F. COUCOU HUPPÉ A COLLIER · texte numérisé non relu

COUCOD HUPPÉ DE COROJIANDEL. F. COUCOU HUPPÉ A COLLIER

COUCOC HUPPÉ DE GuiPiÉE. F. TOURACO GRIS.

Coucou HUPPÉ DE Madagascar, F. Coua huppé.

Coucou d'Hymalaya. Cuculiislif inalaxanus, Yigors. Parties supérieures rousses, rayées de brun; les inférieures blanches, rayées de noir; poitrine teinte de roussâtre; rémiges et rectrices brunes, avec le bord extérieur roux et des taches blanches sur les barbes internes; les deux rectrices intermédiaires rayées obliquement de roux, les autres de brun et de blanc, avec des taches assez régulières. Taille, onze pouces.

Coucou IPiDICATEUR. F. INDICATEUR MAMGE-MIEL.

Coucou Jacocin huppé. F. Coucou Édolio, femelle.

Coucou DE LA Jamaïque. F. Coua Tacco.

Coucou DE Klaas. Ciiciilus Klaasii, Cuv., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 212. Parties supérieures d'un vert cuivreux; un petit trait blanc an-dessus de l'œil; rémiges d'un vert noirâtre bronzé , tachetées de blanc en dessous; rectrices cuivrées : les trois latérales presque entièrement blanches; parties inférieures blanches, avec quelques traits longitudinaux sur l'abdomen; bec et pieds bruns; iris jaune. Taille, huit pouces. Afrique.

Coucou Levaillant. Cuculus LevaUlantii , Less. Cuculus edolio, Var. Ois. d'Afriq., 209. Plumage et huppe d'un noir lustré, irisé; devant du cou et poitrine flammés de noir vif; abdomen blanc ; rectrices larges, noires, les latérales grises, toutes terminées de blanc; un miroir de cette couleur sur les ailes; bec noir. Taille, douze pouces. Afrique.

Coucou A long DEC DE LA JAMAÏQUE. F. CoUA TACCO. Coucou A LOPSGS DRINS. F. DroNCO A RAQUETTES.

Coucou DE Madagascar. F. CoucAi TouLOU.

Coucou deMaladar. F. Coucou Cuii.

Coucou Maroc on Moroc. Cuculus Jhyssinicus ,

Lath. Parties supérieures brunes, avec quel(|ues mouchetures hlanches; tête noirâtre; rémiges terminées de blanc, les primaires rousses extérieurement; rectrices noirâtres terminées de blanc ; parties inférieures d'un blanc jaunâtre ; bec brun , avec la base de la mandibule inférieure jaunâtre. Taille, quatorze pouces six lignes. Egypte.

Coucou NOIR DU Bengale. Cuculus ni'ger Bengaleiisis, Briss. Tout le plumage d'un noir irisé en vert pourpré; bec orangé; pieds bruns. C'est le Coucou tiqueté de blanc, mâle.

Coucou NOIR de Cayenne. Cuculus tranquilhis. F. Barbacou a bec rouge.

Coucou NOIR HUPPÉ. Cuciilus atcr, Lath. F. Coucou Edolio.

Coucou NOIR DES IndES. F. CoUCOU COUKEEL A GROS

bec

Coucou DES PALÉTUVIERS. /'. CoUA DES PALÉTUMERS.

Coucou DE Paradis. F. Drongo.

Coucou PERLÉ. Cuculus perlatus , Vieillot. Parties supérieures brunes, tachetées de noirâtre; rectrices tachetées de brun et de blanchâtre; parties inférieures rousses, avec des traits longitudinaux bruns; bec et pieds cendrés. Taille, dix pouces. Afrique.

Coucou LUGUBRE. Cuculus lugubfis, Horsf. F. Coucou TIQUETÉ DE BLANC

Coucou (petit) DE l'ile Panay. F. Petit Coucou a

TÈTE grise et VENTRE JAUNE.

Coucou ( PETIT) NOIR DE Cayenne. Cuculus teiiebrosus, Lath. F. Barbacou a croupion blanc

Coucou ( PETIT ) SoNNERAT OU DES InDES. CuCHIuS

Sonneratii, Lath. Parties supérieures d'un brun rougeâtre, rayées transversalement de noir ; quelques taches noires, irrégulières, sur la lige des rectrices; parties inférieures blanches, rayées transversalement de noir ; bec, iris et pieds jaunes. Taille, dix pouces.

Coucou ( PETIT ) A Tète grise et ventre jaune. Cuculus flavus, Lath., Buff., i)l. enl. 804. Parties supérieures brunes; sommet de la tête et gorge cendrés; rectrices noires, rayées de blanc; parties inférieures d'un jaune roussâtre; bec jaune, noir à la base; iris et pieds jaunes. Taille, huit pouces. Ile Panay.

Coucou des Philippines. F. Coucal des Philippines.

Coucou PiAVÉ. F. Coua Piaye.

Coucou PiRIRIGUA. F. CoUCOU GUIRA-ACANTHARA. Coucou A PLAQUES DENTELÉES AUX AILES. /'. COUCOU

Edolio, mâle.

Coucou Poopo-Arowro. F. Coucou éclatant, femelle.

Coucou a queue en éventail. Cuculus flabelli/'orluis, Lath., Synops., pi. 126. Parties supérieures noires; rectrices, à l'exception des deux intermédiaires, ondulées de blanc à l'intérieur; parties inférieuresd'un jaune obscur; bec noir; pieds jaunes. Taille, dix pouces. Nouvelle-Hollande.

Coucou RAYÉ deroux. CMCM/MS>•M/■o-1;^«a^MS, Drap. Parties supérieures d'un brun noirâtre, rayées de roux vif; plumes du front blanches à leur base; rémiges brunes, dentelées de roux à leurs bords; rectrices bordées de roux, avec l'extrémité blanche; elles sont d'un roux fauve en dessous; gorge, devant et côtés du cou, poitrine blancs, finement rayés de noirâtre; parties

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infi-rieurcs d'un blanc roiissàlre; bec noir, brun en dessous à sa base; pieds d'une jaune rou(;p;1lre. Taille, sept pouces. La femelle a fauve toul ce <iui est d'un loux vif chez le mule; elle a le sommet de la léte cendré, la (îoige et les côtés du cou teints de fauve, et toutes les parties inférieures rayées de noirâtre. Java.

Coucou KOOGE HUPPÉ DO BRÉSIL. A'. COUROUCOO A VEN- TRE ROUGE.

Coucou ROCGE\TRE A VEUTRE TACDETÉ DE BLANC ET UE NOIR. V. COUCAI. FERRUGINEUX.

Coucou RoussATRE. ChcuIiis rufulus, Vieill. Parties supérieures variées de brun et de roussâtre; rémiges cendrées; rectriccs grises, bordées de roussâtre; gorge et poitrine roussàtrcs, pointillées de blanc; parties inférieures d'un cendré blaiicluUre ; bec noir; pieds gris. Taille, neuf pouces. Nouvelle-Hollande.

Coucou ROUX ET BRUN. C'ttCK/ws p^/vop/mwMS, Vieill. Parties supérieures brunes; tctc d'un cendré bleuâtre; rectrices terminées de blanc ; parties inférieures rousses; bec et pieds noirâtres. Taille, huit pouces. La femelle et le jeune ont les teintes plus pâles et les pieds rougeâtres. NouvelleHollaiidc.

Coucou UUFAIBIN. K. COUCAL IIOUDOD.

Coucou UE Saint-Domingue. /^. Coua Cendriliahd.

Coucou nu Sénégal. K. Coucal Houhou.

Coucou solitaire. Cuculits solitarius, Vieill. Parlies supérieures noirâtres, avec l'exlrémilé des barbules cendrée; rectrices terminées de blanc ; les tiges des latérales sont tachées de blanc ; grandes rémiges noirâtres; gorge roussâtre; devant du cou, poitrine et ventre ondes et rayés transversalement de noirâtre; parties inférieures rousses; bec brun, jaunâtre en dessous à sa base. Taille, dix pouces. La femelle a les parties supérieures rousses, rayées de brun. Cap.

Coucou Sonnerat. f^. Petit Coucou des Indes.

Coucou tacueté du Bengale. K. Coucou Boutsallick.

Coucou tacheté de CaYENNE. ^. COUA BRUN VARIÉ UE ROUX.

Coucou tacheté DE LA CuiNE. K. CoUA TACHETÉ DE

LA Chine.

Coucou TACHETÉ DE l'île Pasay. Cuculus Paiiayanus, Lath., Sonnerat, Voy. pi. 78. Parties supérieures brunes, tachetées de roux jaunâtre; rémiges rayées de roux et pointillées de blanc; rectrices rousses, rayées lie noir; gorge noire, tachetée de roux; parties inl'él'icures roussàlres, rayées de noirâtre; pieds cendrés. Taille, douze pouces.

Coucou TACHETÉ DES INDES. F. CoUCOU BRUN PIQUETÉ UE ROUX.

Coucou TACHETÉ DE MaLABAR. F. COCCOC CUIL.

Coucou TACHETÉ DE MiNDANAO. Cuculus Mindonetisis, Lath., liuPF., pi, enlum. 277. Parties supérieures d'un brun vcrdàtre, irisées, tachetées de blanc et de roussâtre; rémiges rayées transversalement de blanc roussâtre ; rectrices égales, irisées en vert doré brillant, rayées transversalement de roussâtre et souvent terminées de blanc; parties inférieures blanches, tachetées et rayées en travers de noirâtre ; bec noir, roussâtre en dessous; pieds d'un gris brun. Taille, quatorze pouces six lignes. C'est le Coucou à gros bec, femelle.

Coucou Tachirou. C'est, selon Levaillant qui l'a figuré

pi. 216 de» Oiseaux d'Afrique, le même que le Coucou Cuil.

Coucou Tait-Soc. y. Coua Tait-Soc.

Coucou UE Taïti. r. Coucou aravereva.

Coucou tenuirostre. Centropus teiitiiroslris, Cuv. Parties supérieures brunes, variées et rayées de roux, de noir et de gris; tête et joues grises; rectrices blanches en dessous, rayées de noir; gorge blanchâtre; poitrine rousse; abdomen blanc, rayé de brun, de roux et de noir; bec grêle et noir. Taille, dix pouces. Inde.

Coucou atètebleue. Cuculus cyanocephalus, Lalh. Parties supérieures brunâtres, pointillées et rayées de blanc; sommet de la tête, nuque et côtés du cou d'un bleu noirâtre ; recl rices longues et presque égales ; gorge et devant du cou jaunâtres; parties inférieures blanches, rayées transversalement de noir; bec et pieds bleuâtres. Taille, neuf pouces. Nouvelle Hollande.

Coucou A TÊTE GRISE. Cuculus polioceplialus, Lath. Parties supérieures d'un cendré plus obscur sur la tète et le cou; rectrices blanchâtres, rayées transversalement de noirâtre ; parties inférieures blanches, rayées de cendré; bec et pieds brunâtres. Taille, huit pouces. Inde.

Coucou A TÈTE GRISE ET VENTRE JAUNE. A^ PETIT COU- COU A TÈTE GRISE ET VENTRE JAUNE.

Coucou TIQUETÉ DE BLANC CuCuluS albOpUflCtula-

tus, Drap. Plumage d'un noir irisé, avec des points blancs sur la léte, les rectrices alaires et les parties inférieures; rémiges inférieures marquées d'une tache blanche; rectrices terminées par un petit point blanc sur la tige, les deux latérales beaucoup plus courtes et rayées de blanc en dessous, de même que les lectrices caudales inférieures'; Jtec et pieds noirs; quelques plumes à moitié blanches sur les plumes des jambes qui garnissent aussi un côté des tarses. Taille, huit pouces. Java. Le mâle est entièrement d'un noir lustré, à l'exception de quel(|ues petiles raies blanches sur la queue.

Coucou VARIÉ DE MiNDANAO. ^. COUCOD TACHETÉ DE Ml>DANAO.

Coucou A VENTRE FAUVE. Cuculus p^roffasler, Drap. Parties supérieures d'un brun bronzé, rayées transversalement de fauve; sommet de la tcte tirant sur le cendré; rémiges intermédiaires bordées à l'extérieur de taches fauves; rectrices intermédiaires dentelées de fauve, les latérales de blanc, toutes étagées et terminées de blanc; gorge, dessous du cou, poitrine et ventre d'un fauve pâle, rayés transversalement de brun et de blanc; |)arlies les plus inférieures fauves; bec noir, brunâtre à sa base et en dessous; pieds rougeâtres. Taille, huit pouces six lignes.

Coucou A VENTRE NOIR. C«CM/wsmc/a«oi7n«<cr,Vieill. Parties supérieures ferrugineuses; sommet de la léte cendré; rectrices longues, étagées, noires et terminées de blanc; gorge, devant du cou et poitrine roussàtrcs; parties inférieures noires. Taille, quinze pouces. Java.

Coucou A VENTRE RAYÉ. Ciiciilus Utieatus, slHatus, Drap. Parties supérieures d'un brun cendré, bleuâtre; rémiges brunes, frangées de blanchâtre, les deux premières dentelées de roussâtre; rectrices peu étagées, noirâtres, avec l'extrémité et des taches blanches le long de la lige; gorge et devant du cou d'un cendré

cou

bleuâtre, très-clair; parties inférieures blanchâtres, rayées transversalement de noir; bec noir, roussâtre en dessous à sa base; pieds rougeàtres. Taille, douze pouces. Java.

Coucou A VESTRE RAYÉ DE L'Ue DE PaKAY. V. CoDCOD BRUN ET JAUNE A VENTRE RAYÉ.

Coucou A VENTRE ROUX. Ciiculus rufwenter, Less. Parties supérieures d'un noir bleuâtre, brillant ; ailes et queue brunâtres; un trait blaiic, partant de l'angle du bec; parties inférieures rousses, finement tachetées de [ brun. Bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. Nouvelle- Guinée.

Coucou VERDATRE DE MADAGASCAR. K. COUA VER- DATRE.

Coucou VERT-D' ANTIQUE. ^. COUCAI, VERT-d'aNTIQUE.

Coucou VERT ET BLANC. Cuculus paUMatus , Lath. Parties supérieures d'un vert sombre; sommet de la tête, côtés du cou et rémiges noirs; rectrices courtes, tachetées de blanc à l'extrémité; parties inférieures blanches; dessous des ailes jaunâtre; bec brun; iris orangé; pieds bleuâtres. Taille, douze pouces. Nouvelle- Hollande.

Coucou VERT DU CAP DE BONNE-ESPÉRAPiCE. V. COECOU DiDRIC.

Coucou VERT-DORÉ ET BLANC, l^. COUCOU DroRIC. Coucou VERT BlPrÉ DE GUINÉE. F. TOURACO PAULINE. Coucou VERT BUPPÉ DE SlAM. F. DRONCO A RAQUETTES,

jeune.

COUCOU (fleur de), bot. Nom vulgaire du Lychnis Flos Ciiculi, du Narcissus Pseudo-J\'arci$sus, et du Primula oljicinalis.

COUCOUA. Coccfcua. ois. Genre de l'ordre des Zygodactylcs, institué par Lesson qui en trace ainsi les caractères : bec très-court , peu élevé , très-comprimé ; mandibules égales : la supérieure voûtée ; narines marginales, ouvertes, basales; ailes très-courtes, concaves, arrondies; cinquième, sixième et septième rémiges les plus longues; tarses courts, grêles, scutcUés; queue étagée, longue, cunéiforme.

CoucouA CAPUCIN. Coccycua monachus, Less. Tout le plumage d'un brun ferrugineux , à l'e.vception de l'abdomen qui est d'un gris ardoisé ; rectrices terminées de blanc : les extérieures rousses; bec jaune. Taille, huit pouces. Cayenne.

COUCOUAT. OIS. Nom vulgaire donné aux jeunes Coucous.

COUCOULIADO. OIS. Synonyme vulgaire d'Alouette Coclievis.

COUCOUMELLE. bot. Synonyme vulgaire d'Oronge blanche, et d'Amanite engainée.

COUCOUNASSOUX. bot. Syn. ancien de Concombre.

COUCOUPIC. Cmc?(P!'c««. OIS. Genreétabli par Lesson, pour y placer le Promépic de Levaillant, Picus Cafer, Lath., espèce intermédiaire des Pics et des Coucous. l'. Pic

COUCOURDE. bot. L'une des nombreuses variétés de la Courge calebasse, Cucurhila lagenaria, L. F. Courge.

COUCODRELO. POT. Nom vulgaire d'une variété de Figue, nommée aussi petite Violette.

COUCODREN-MASSON. bot. Synonyme vulgaire de Momordica Elaterium, h. V. Momordique.

3 dict. des sciences nat.

COUCOURZELLE. bot. Nom vulgaire d'une variété du Po'tiron. V. Courge a gros fruits.

COUCUT. ois. Synonyme vulgaire de Coucou gris.

COUDE. Palisot de Beauvois se sert de cette épithète et l'applique ù l'arête des Graminées, lorsqu'elle est pliée dans son milieu et que l'extrémité, conséquemment, se rapproche de la base. U en est de même des antennes, chez la plupart des insectes de la famille des Rhynchophores, qui, pliées ou brisées dans leur milieu, font une sorte de chevron.

COUDEY. OIS. Espèce du genre Jacana.

COUDIOU. OIS. Synonyme vulgaire de Coucou gris.

COUDOU. MAM. Même chose que Condou. V. Antilope.

COUDOUGAN, COUDOUGNAN. ois. Synonymes vulgaires de Loriot à tète noire.

COUDOUGIE, COUDOUKIER, COUDONIER. bot. Synonymes vulgaires de Coignassier.

COUDOUMBRE. bot. Syn. vulgaire de Concombre.

COUDRE. BOT. Synonyme vulgaire de Coudrier et de Viorne.

COUDRIER. Corylus. bot. Genre de la famille des Amentacées, Monœcie Octandrie. Caractères : fleurs monoïques ; les mâles formant de longs chatons cylindriques et pendants. Chacune d'elles se compose d'une écaille profondément bifide , soudée avec une autre écaille plus extérieure, entière, plus grande que la précédente et l'enveloppant, de huit élamines à lïlets courts et gicles, à anthères ovoïdes allongées et uniloculaires, marquées d'un seul sillon longitudinal, par lequel elles s'ouvrent. Les fleurs femelles sont en général réunies plusieurs ensemble à l'aisselle d'écaillés qui constituent queliiuefois une sorte de bourgeon conoïde. On trouve pour chaque Heur un involucre monophylle, persislant, recouvrant complètement la Heur, tantôt profondément bijiarti, tantôt simplement denté à son bord, et que tous les auteurs considèrent à tort comme le calice. Celui-ci, en effet, est adhérent avec l'ovaire qui est infère et plus ou moins globuleux ; son limhe est fort court et irrégulièrement denticulé. Coupé en travers, l'ovaire offre deux loges, très-petites comparativement à sa masse, et dans chacune d'elles, un ovule renversé est attaché à sa partie supérieure et un peu interne. Du sommet de l'ovaire naissent deux stigmates subulés, plus longs que l'involucre et finement glanduleux. Le fruit est un véritable gland osseux, enveloppé dans un involucre monophylle ou cupule foliacée, plus longue que lui, au fond de laquelle il est attaché par une base large. Le péricarpe est osseux, indéhiscent, plus ou moins globuleux, terminé en pointe à son sommet où il offre un petit ombilic formé par les dents du limbe calicinal. Ce péricarpe n'a en général qu'une seule graine et une seule loge, plus rarement deu.i loges et deux graines séparées par une cloison mince, irrégulière et celluleuse. La graine est dépourvue d'endosperme et se compose d'un gros embryon dont les deux cotylédons sont trèsépais. Les Coudriers sont des arbres, ou plus souvent des arbrisseaux à feuilles alternes et entières, munies à leur base de deux stipules écailleuses et caduques. En général , leurs fleurs s'épanouissent avant que leurs feuilles commencent à se développer.

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Coi'DRiER coaHCH OU NOISETIER, Corylus Arcliana, \À nné. Il croit en abondance dans nos bois et nos forêts, et forme un arbrisseau de dix à douze pieds d'élévation, dont les rameaux sont effilés, cylind riques et pubescents. Ses feuilles sont alternes, courtemcnt pétiolées, cordiformcs, arrondies, acuminées au sonnnet, doublement dentées en scie sur leurs bords, pubescentcs et un peu rudes au toucher sur leurs deux faces. Les deux stipules qui accompagnent chaque feuille, et qui constituaient les écailles du bourgeon dans lequel elles étaient d'abord renfermées, sont très-caduques. Les chatons màlcs sont longs, cylindriques, et pendent de la partie supérieure des jeunes rameaux de l'année précédente. Chaque fleur se compose de huit étamines à anthères vraiment uniloculaires et barbues à leur sommet. Les fleurs femelles constituent une sorte de petit bourgeon conique. Il leur succède des fruits ou glands désignés sous le nom de Noisettes, enveloppés dans une cupule monophylle , foliacée, frangée, plus longue qu'eux. Les principales variétés produites par la culture sont : le Coudrier franc à fruits blancs, le Coudrier à amandes rouges, et l'Avelinier qui se distingue par la grosseur de ses fruits. L'amande du ÎVoisetier est très-agréable et très-recherchée, surtout lorsqu'elle est récente. Elle a une saveur douce et contient une quantité considérable d'huile grasse, que l'on peut en extraire par le moyen de la presse. Le Coudrier n'est pas difficile sur la nature du terrain dans lequel on le plante; cependant les terres légères et un peu humides sont celles qui lui conviennent le mieux. On le multiplie soit par les rejets nombreux qui poussent de son pied, soit par ses graines. Les sujets que l'on obtient par ce dernier moyen sont plus vigoureux.

Coudrier de Bvzance. Corylus Colurna, L., Corylus Byzanlina, Desf. Celte espèce se distingue de la précédente par sa tige en arbre, par ses stipules étroites et lancéolées, par ses feuilles plus velues et comme anguleuses, par ses fruits enveloppés d'un double involucre : l'un extérieur, multiparli ; l'autre interne, à trois divisions. Ces fruits sont plus gros que dans l'espèce vulgaire, mais leur enveloppe osseuse est plus épaisse Il plus dure. Cet arbre, que l'on trouve fréquemment dans les jardins, croit naturellement aux environs de Constanlinople. L'Écluse fut le premier botaniste (|ui cultiva le Coudrier de Byzance; il en reçut des graines de Constanlinople, en 1382. Linné dit qu'en l/.îG, il en existait un très-bel indiviilu dans le .lardin botanique de Leyde, qui avait été planté par L'Écluse.

Coudrier d'Amérique. Corylus Americana, Midi., l'I.Bor.Am. Cette belle espèce, qui croit dans les diverses contrées de l'Américiiie septentrionale, a les feuilles trèslarges. L'inviilucre ipii environne ses fruits est évasé et comme campanule, irrégulièrement découpé, chargé de poils glanduleux. Le fruit est déprimé.

On cultive epcore quelipiefois dans les jardins, le Coudrier cornu, Corylus rosi rata, Michx., qui vient de l'Amérique seplenlrionalc , dont l'involucre, trèsallongé, un peu tordu, forme une sorte de corne. Ses fruits mûrissent en Europe, et donnent des amandes bonnes à manger.

COUENDOLi. MAU. r. Coe\Dou.

j COl'ÉPI, COUPI. Couepia et Acioa. nor. Aublet { Plantes de la Guiane) a distingué, sous ces noms, deux arbres de Cayennc. Jussieu et Lamarck ont indiqué les grands rapports qui unissent ces plantes. Enfin. .Schreber et Willdenow les ont comprises dans un seul genre auquel ils ont donné le nom d'^oon. Ses caractères sont; calice tubulcux ou turbiné, à cinq lobes ; corolle de cinq pétales inégaux; étamines nombreuses dont les filets sont soudés en une membrane épaisse, insérée sur le calice, entre les deux plus petits pétales; ovaire légèrement pédicellé ou fixé à un processus du fond du calice; un seul style et un seul stigmate; drupe ovée, sèche, couverte d'une écorce épaisse cl coriace qui se fendille par la maturation ; semence unique, grosse, enveloppée dans un tégument fragile.

Ce genre a été placé par Jussieu, dans la famille des Rosacées, section des Aniygdalées, et il appartient à l'Icosandrie Monogynie. Les deux espèces dont il se compose haliitent les forêts de la Guiane; ce sont des arbres trèsélevés, à feuilles slipulacées, alternes et ovales, très-ramcux et garnis de Heurs terminales, disposées en corymhes. L'un est le Couepia Guianensis, Aublet (t. 207), ou Acioa aiiinra, Willd. ; l'autre, IVcioa Guianensis, Aublet (t. 280) , ou ytcioa dutcis, Willd. L'amande du premier est très-anière, tandis que celle du second, au contraire, a une saveur si agréable que les habitants de la Guiane les mangent avec autant de plaisir que l'on mange en Europe les Noisettes et les Cerneaux. Elle fournit aussi une huile analogue, pour sa fluidité et sa saveur, à l'huile d'Amandes.

COl'ETTE. OIS. Syn. vulgaire de Mouette rieuse. y. Mauve.

COliGAR. COUGUAR. kam. Espèce du genre Chai.

COUGHIODLO. BOT. Synonyme vulgaire de Primula veris et à'Avena falua.

COL'GOURDE, COUGOURLE. bot. Synonymes anciens de Cucurbita lagenuria, L. F. Courge.

COUGOURDETTE. dot. Nom vulgaire d'une variété de Pépon. f . Courge.

COUGUAR. MAM. y. COUCAR.

COUGUOU. OIS. Synonyme vulgaire de Coucou gris.

COUHIEH, COUUYEH. ois. Espèce du genre Faucon, Falco melanoplerus.

COUI. REPT. Espèce du genre Tortue.

COUIA, COUJA. MAM. Race de Cochons rouges de la côte d'Afrique.

COUKEEL. OIS. Espèce du genre Coucou.

COULA ET COULAK. pois. Même choiîe que Cola et Colac. Synonymes d'Alose, sur les bords de la Garonne et de la Dordogne.

COULARD, COULART. EOT. Variété de Cerisier, qui produit peu de fruits.

COULASSADE. ois. Syn. vulgaire d'Alouette Calandre.

COULAVAN. OIS. Espèce du genre Loriot.

COULECOU. OIS. r. CouROUCou.

COULÉE. GÉoi. F. Lave.

COULEMELLE, COLOUMELLE , COLEMELLE OD COUAMELLE. EOT. Noms vulgaires de VAgaricusprocerus. de VAijaricus coluhrinus.

COULEOUIN. BOT. Synonyme de Cécropie.

COULEURS. En général il est difficile d'emprunter

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cou

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des caractères constants de cette modification; en minéralogie, ils doivent être considérés sous deux points de vue très -différents, suivant la nature diverse des corps qui en sont pourvus : ou la couleur n'est qu'un accident fugitif, dû aux molécules d'un principe étranger, ordinairement de nature métallique, disséminé entre les molécules propres du corps coloré, tel qu'on le voit dans presque toutes les substances acidifères et terreuses; ou dans d'autres minéraux, tels que les substances métalliques, le soufre, le succin, etc., la réflexion des rayons qui produisent la couleur, se fait sur les parties propres du corps coloré; elle dépend de son tissu et du degré de ténuité de ses molécules; elle peut être mise alors au rang des caractères spécifiques.

COULEUVRE. Coluber. rept. Genre de l'ordre des Serpents non venimeux, caractérisé par l'absence de crochets mobiles dans la bouche, par des scutelles ou plaques abdominales, et par de doubles i)laques sous la queue. Quoiqu'on en ait à juste titre séparé les espèces venimeuses, les Couleuvres, telles qu'on les distingue aujourd'hui, forment le genre le plus difficile à étudier de la classe des Reptiles; se ressemblant entièrement par leur forme extérieure, les couleurs susceptibles de s'altérer par la conservation , la taille et le nombre des plaques plus ou moins variables, eu forment presque les seuls caractères qu'on ne peut pas toujours apprécier exactement. La fêle des Couleuvres est généralement aplatie, ovale, oblongue, ayant le museau obtus et même un peu échancré, couverte de plaques plus grandes, au nombre de neuf; leur langue est fourchue, et s'agite avec vivacité. On la prend vulgairement pour un dard, et l'on pense que, dans ses pointes, réside un venin mortel qui n'existe cependant pas. Des écailles un peu plus grandes que celles du reste du corps revêlent les lèvres ; des dents aiguès et recourbées garnissent les mâchoires; des écailles imbriquées, ordinairement en forme de losange, couvrent le corps. Toutes les espèces paraissent être ovipares, et déposent, dans des lieux où la chaleur peut les faire éclore, leurs œufs de forme arrondie, oblongue, souvent disposés en chapelets, et revêtus d'une enveloppe blanchâtre, membraneuse comme du parchemin , se durcissant à l'air. Le jeune animal, contourné et nageant dans une matière albumineuse semblable au blanc de l'œuf de la Poule, y est muni d'un véritable cordon ombilical qui aboutit sous le ventre un peu au-dessus de l'anus. Les Couleuvres fort innocentes, susceptibles de se familiariser avec l'homme et d'acquérir une certaine éducation, inspirent cependant une sorte d'horreur aux Européens, tandis que des peuplades sauvages ou deinicivilisées les révèrent et regardent comme d'un bon augure qu'elles fréquentent leurs habitations. L'accouplement des Couleuvres n'a pas été bien observé. Ces animaux changent de peau comme les autres Serpents; ils se nourrissent de proie et de substances animales , telles qu'insectes, petits poissons, têtards, grenouilles, reptiles, petits oiseaux, souris et coquillages. Pour s'emparer de ces diverses proies, elles nagent dans les eaux, s'insinuent dans les terriers, et grimpent agilement aux arbres. Leurs mâchoires sont très-dilatables, et l'on voit les Couleuvres avaler des animaux beaucoup

plus gros qu'elles. Il est des espèces qui n'e.tcèdent pas quelques pouces de longueur; il en est qui acquièrent plusieurs toises. Leurs couleurs sont souvent fort brillantes et de la plus giande élégance; leur voix est une sorte de sifflement, queUpiefois très-aigu; elles s'enfoncent, en hiver, dans la terre où la plupart s'engourdissent. Aux premiers jours du printemps, on les voit sortir pour venir se réchauffer aux rayons du soleil ; elles se plaisent à s'en pénétrer, et deviennent d'autant plus agiles qu'il fait plus chaud ; elles se roulent alors dans les endroits les plus exposés à la lumière, comme pour en savourer l'influence, dans un grand état de repos, et pour peu que le moindre bruit appelle alors leur attention, on les voit relever la tête en regardant de tout coté, et prêtes à fuir comme un trait au moindre péril. Lorsqu'on les irrite, elles s'élancent sur qui les menace et mordent comme les Lézards, mais sans qu'il en résulte le moindre danger. On assure que leur existence est fort longue ; elles peuvent supporter une abstinence prolongée, et, transpirant peu, vivre longtemps dans des lieux presque privés d'air. L'ancienne médecine employait la chair des Couleuvres comme remède; on la mange en divers cantons où ces animaux sont vulgairement appelés Anguilles de haie; on prétend même que cette chair est excellente et surtout fort saine; leur graisse passe pour un des meilleurs topiques calmauts et résolutifs qu'on puisse employer.

Ce genre peut être divisé ainsi qu'il suit ;

t Pythons. Ils ont des plaques ventrales plus étroites, et des crochets à l'anus. Les Pythons deviennent fort grands; ils ont beaucoup de ressemblance, pour l'aspect et pour la taille, avec les Boas, et il parait que tous les prétendus Boas de l'ancien continent ne sont que des Pythons.

Python de Java. Coluber Jamnicus, Schn., Python Amélhiste, Daud.; grandeCouleuvre desiles de la Sonde, appelée vulgairement Oularsawa. Elle est d'un cendré bleuâtre, varié de blanc, de noir et de brun ; elle parvient à plus de trente pieds de long.

Python Bay-Roige. Coluber annulaius, L., Encycl. pi. 23, f. 31. Elle acquiert deux pieds de longueur; elle est remarquable par les taches hémisphériques qui forment, en alternant, une ligne sur le dos. Plaques 190, écailles 96.

Python Tigre. Pilhon Tirjris, D.; Boa caslatiea, Schneider. Couleur grise, avec une ligue derrière les yeux; une grande tache fendue, eu devant, sur la nuque. Les Boa reticulata, ordinala et rhombea de Schneider, elle Bora, de Russell , appartiennent à ce sousgenre. Le Coluber Betiii de Ceylan en fait peut-être également partie, ainsi que l'Hikkanelle.

tt HuRRiAHS. Ils ont les i)la(iues de la base de la queue constamment simples, mais celles de la pointe sont doubles. Cuvier regarde de tels caractères comme de simples anomalies. L'espèce de ce sous-genre, à laquelle on a conservé son nom de pays et qu'a figurée Russell, a été reproduite par Daudin.

UuRRiAH Facx-Boiga. Coliiber Pseuilo-Boiga. Mince, très-longue; d'un gris pourpré en dessus, avec des points blancs en travers. Inde.

tti DiïSAS. Leur corps est comprimé, moins large

cou

que la t*te, et la lanfiéo d'écaillés , qui règne le long de l'épine du dos, csl plus grande que les aulres, comme dans les Bongarcs, avec lesquels Oppel les a confondus. C'est à Laurenli qu'on doit l'établissement de ce genre. Le nom de Dipsas est emprunté des Grecs, qui le donnaient à un Serpent dont ils prétendaient que la morsure causait une inextinguible soif, et qui lui-même était si tourmenté du besoin de boire, qu'il buvait souvent jusqu'à en crever. Il ne faut pas confondre, comme l'ont fait Linné et Daudin, le Dipsas Indica avec le yipera atroût, qui est un .Serpent venimeux.

Dipsas caréné. Colitber caiinalus, L. Gris-blanc, avec des zones brunâtres entourant le corps et la queue; elle est de grande taille, et présente sur le dos une carène dont les écailles paraissent avoir une autre forme que celles du reste du corps, p. I.ï7, e. 130. On pourrait peut-être rapporter encore à ce sous-genrc la Couleuvre Minime, Coliibcr p'ullatus, L., Encycl. Opb., pi. 27, f. 57; et le Coluber titlatiis, L., Encycl. Oph., pi. 13, f. 22, qui ont le corps latéralement comprimé et le dos conséqucmment disposé en caréné.

tf-H-CoiLEUVRES PROPREMENT DITES. Elles SOUt leS pluS

nombreuses et celles qui réunissent sans aucune sorte d'aberration les caractères imposés au genre Coluber. Daudin les divise en buil seclions.

a. Qui ont deux dents simples, plus longues, et dont le type est la Couleuvre cannelée.

/3. A tête de Vipère; la Couleuvre à stries.

y. A neuf grandes plaques sur la tête; la Couleuvre à collier.

S. A ventre plat; la Couleuvre comprimée.

e. Filiformes; la Couleuvre lioiga.

i. A large tête; la Couleuvre à tête large.

fi. A tête cylindrique ; la Couleuvre à tète écarlale.

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