IC
alaires d'un brun noirâlie, irisé. Les jeunes mâles tiennent du plumage des femelles. Afrique.
La grande différence que l'on observe dans la robe des deux sexes a fait penser à plusieurs auteurs qu'il aurait pu se faire que ce fût deux espèces ; mais Levaillant a dissipé les doutes à cet égard en publiant diverses observations qu'il a été à portée de faire sur ces Oiseaux pendant son séjour en Afrique. Le Courol, sédentaire dans les parties les plus boisées, ne se montre guère à la lisière des forêts; il s'y nourrit particulièrement de fruits et quelquefois d'insecles. L'on n'a aucune donnée certaine sur sa nidification, mais Levaillanl est très-porté à croire que la ponte consiste en deux œufs, car il n'a jamais vu au delà de deux petits sous la conduite protectrice des parents. Les mâles de ces Oiseaux sont appelés par les naturels Fouioug-Driou et les femelles Cromb.
COURONDl. BOT. Rhéede a décrit sous ce nom {Hort. Malab., 4, p. 103, t. 30) un grand arbre du Malabar, qui porte des feuilles opposées, lancéolées, lisses; les fleurs, groupées aux aisselles des feuilles, sont petites; leur corolle est formée de cinq pétales ; les étamines sont nombreuses. L'ovaire est libre et se change en un fruit charnu, arrondi, mou, de couleur safranée, contenant un seul noyau dans son centre. Cet arbre est aussi désigné sous le nom de Courdé. On ne pourra déterminer la place qu'il doit occuper dans la série des ordres naturels, que quand de nouveaux renseignements, et surtout la possession de la plante, que l'on ne connaît encore que par la description incomplète et la figure de Rhéede, en auront mieux fait connaître la structure.
COURONNE. Corona.noj. Cassini appelle ainsi, dans la famille des Synanthérées, l'ensemble des fleurs qui occupent la circonférence d'un capitule, quand ces fleurs sont manifestement différentes de celles du disque, comme dans la plupart des Corymbifères, des Centaurées, etc. De là les noms de Capitule ou Calathide couronnée ou incouronnée , suivant que les fleurs extérieures sont ou ne sont pas plus grandes et différentes. On donne aussi le nom de Couronne aux appendices libres ou soudés, qui surmontent l'orifice du nectaire des Narcissées, à l'intérieur du périgone des Passiflores, au limbe persislant du calice, dans certains fruits et principalement ceux du genre Pyrus, à la partie supérieure de la gaine des Graminées.
COURONNE. zooL. On donne ce nom à l'ensemble des protubérances qui naissent, dans les premiers temps, sur l'os frontal du Faon de six mois, croissent, s'allongent, deviennent cylindriques et se terminent par une surface concave, sur laquelle porte l'extrémité inférieure du bois; à l'extrémité supérieure du bois des Cerfs âgés de quatre ans et plus ; à la partie supérieure des dents, celle qui fait saillie hors des parties molles de la bouche; au bord supérieur des sabots, celui qui entoure l'orteil; au duvet qui garnit la base du bec, chez les Oiseaux de proie; au bouquet de plumes redressées, qui surmonte la tête de certains oiseaux, etc., etc.
COURONNÉ. Coronatus. bot. On dit qu'un arbre est Couronné quand le sommet de la tige a péri, et que les branches qui l'avoisinent, par leur développement gradué, ont formé une sorte de Couronne.
COURONNE D'ETHIOPIE, moli. Nom vulgaire d'une Volute et d'un Cône.
COURONNE DES FRÈRES, bot. /'. Caruuus Erio-
rUORDS.
COURONNE IMPÉR1.ALE. bot. f. Fritillaria impe-
BIALIS.
COURONNE IMPÉRIALE, moli. Nom vulg. du Cône impérial.
COURONNE DE MOINE, bot. K. Pissenlit.
COURONNE PAPALE, moll. r. Volcte Mitre.
COURONNE ROYALE, bot. r. Méhlot officinal.
COURONNE DE SERPENT, moll. Synonyme vulgaire (V^natif'a milella, L.
COURONNE DE SOLEIL. BOT. F. Heliantbds arnbus.
COURONNE DE TERRE, bot. F. Glécome uédéracê.
COUROUALY. bot. Syn. vulgaire de Balisier d'Inde.
COUROUCOU. l'rogoii. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec plus court que la tête, épais, convexe, plus haut que large à sa base qui est, garnie de poils roides et longs; mandibule supérieure arquée, courbée à la pointe qui est émoussée, l'inférieure presque droite; à toutes deux les bords dentelés chez les adultes ; narines placées à la base du bec, rondes,ouvertes et cachées sous les poils; pieds très-courts; tarse moins long que le doigl externe ; ongles peu courbés et aigus; ailes médiocres : les trois premières rémiges étagécs, les quatrième et cinquième les plus longues; queue large et longue.
Le luxe et l'éclat de la parure sont pour ainsi dire les seuls dons échus en partage aux Couroucous ; ni l'élégance de formes, ni la noblesse de maintien, l'agilité de vol, ou la docilité et l'amabilité de caractère ne se retrouvent chez eux. On pourrait les comparer à ces Orientaux stupides, qui s'efforcent de cacher des difformités naturelles sous de brillants tissus d'or et de pourpre. Leur cou très-raccourci, joint à une volumineuse accumulation de plumes sous les(iuelles se cachent de très-petits pieds, enlèvent à ces Oiseaux toute espèce de grâce. Perchés ou blottis sur une branche du bocage touffu, qui les dérobe aux regards, il est difficile de les apercevoir, ils conservent silencieusement cette attitude pendant toute la journée, et s'ils viennent à être découverts, loin de chercher leur salut dans une fuite tortueuse, ils se laissent nonchalamment approcher, et donnent au chasseur qui les recherche pour la délicatesse de leur chair, tout le temps de ne les pas manquer. La nourriture des Couroucous consiste exclusivement en insectes, et, pour la rechercher, ils abandonnent leur retraite aux deux extrémités du jour, ce qui tendrait à faire croire que, comme les Chouettes, ces Oiseaux doivent avoir l'organe de la vue extrêmement sensible. L'épo(pie des amours, qui se renouvelle deux fois dans l'année, vient arracher le Couroucou à sa solitude; alors seulement il rompt le silence, et fait entendre des chants ou plutôt des cris assez tristes, exprimés à peu près par son nom qui en est dérivé. Le mâle et la femelle unissent leurs soins pour creuser ou préparer assez négligemment un nid dans le tronc carié de quelque vieil arbre ; ce nid reçoit trois à quatre œufs. En naissant, les petits sont absolument nus, et ce n'est qu'au bout de quelques jours qu'un léger duvet corn-
cou
monce à 168 couvrir. Plus tard se montre leur robe ; elle est sujette à plusieurs chauRemcnts successifs. |
Covfiovcov kLBKyE.Trogon ^/ioni/», Levaill.,pl. 5. | Variété «lu Couroucou Ourroucouai.
CouRotcou .\iiriOR\. Trogon rufiis, Gmcl. y. Cou-
ROCCOll OllHROrCOlAI.
CoBROCCOC A BANDE BI.AIVCDE. TrOgOtl fOSCiotUS ,
Lalh., liid. Zool., pi. 5. Parties supérieures brunâtres; : léle et cou noirs; tectrices alaires variées de blanc et j de noir; rémiges noirâtres, bordées de blanc ; rcclrices longues, terminées de noir; une bande blanche sur la poitrine; parties inférieures orangées; bec et pieds noirâtres. Taille, dix pouces. Inde.
CocROUcou BU Brésil, r. Cocroccoc Rosaiba.
CotROBCou Caieçonrocge. ^.CocRorcoii Damoiseau.
CobrobcodCanjielle. Trogon rulHus,\\e\\.,he\a\\., Cour., pi. 14. Parties supérieures d'un roux brunâtre; léle et cou d'un vert foncé; rectrices intermédiaires terminées de noir, les latérales noires et tachées de blanc à l'extérieur; rémiges noires, avec la tige blanche; tectrices alaires finement rayées de vert noirâtre et de blanc ; parties inférieures d'un rosefoncé; bec et pieds noirâties. Les jeunes ont les parties supérieures d'un roux pâle, et les inférieures blanches. Ccylan.
COCROUCOC DE CAYENNE. f^. COIJROBCOU OURROOCOIIAI. COUROBCOU CEiyDRÉ DE CaYENNE. ^. COCROUCOD OUR-
RoucouAi , femelle.
COEROUCOII A CHAPERON VIOLET. TrOgOll vioUlCeUS , Lath. A'. COIIRODCOU OliRROlXOCAI.
CoDROBCoo Dame anglaise. K. Coiroccod Damoiseau.
CoiiRoccoi' Dajioisead. Trogon Roseigasler, Vieill., Levain., Cour., pi. 13. Parties supérieures d'un vert d'aigue-marine très-brillant; tectrices alaires finement rayées de noir verdàtre et de blanc; rémiges noires, tachetées de blanc; rectrices intermédiaires d'un bleu verdàtre, les latérales étagées, blanches en dehors et à l'extrémité; la plus extérieure a une tache d'un noir verdàtre; gorge, devant dn cou et poitrine d'un gris clair, irisé; le reste des parties inférieures d'un rose foncé; bec et pieds jaunes. Taille, trois pouces. Amérique méridionale.
CoBROicot; DiARD. Trogon Diardii, Temm. Ois. col. pi. 541. Parties supérieures d'un rouge brunâtre; sommet de la tête cramoisi foncé; rémiges noirâtres; tectrices alaires cendrée», rayées de brun; commissure du bec et région oculaire d'un lilas terne; gorge et poitrine noires; collier et parties inférieures roses; rcclrices brunes en dessus, grises, vermicellées de brun en dessous; bec ardoisé, pieds bruns. Taille, treize pouces. Bornéo.
CoiRoiicoD DuvACCEL. Trogou DuvauceliijTQmm. Ois. col. pi. 201. Parties supérieures rousses; tète et cou noirs; cou, cioupion, poitrine et parties inférieures d'un rouge vermillon; ailes striées en travers de noir (;( de blanc; rectrices brunes, terminées de noir. Taille, douze pouces. Sumatra.
CoDROUCoc Géant. Trogon Gigas, Vieill., Levaill., Cour., pi. 12. Parties supérieures d'un vert jaunâtre doré; tectrices alaires finement rayées de blanc et de vert noirâtre; rémiges d'un noir brun en dessus et cen-
drées en dessous; rectrices cendrées en dessous, étagées; poitrine et parties inférieures blanches; bec jaune; pieds bruns. Taille, dix-huit pouces. Java.
CorRoiicoB A GORGE BLEUE. Trogon ^sialicus, taih. Parties supérieures vertes ; front rouge, bordé de blanc; fêle rougeâtre, variée de blanc et de noir; rémiges et rectrices noires; gorge bleue avec une tache rouge; parties inférieures verdâtres, ainsi que les pieds. Taille, huit pouces six lignes. Inde.
COCROBCOD (grand) A VENTEE BLANC. F. COIROCCOC GÉANT.
COBBOUCOB (grand) A VENTRE JACNE DE LA CbIANE-
K. CoBRoccor Ol'rrobcobai.
COBROBCOU (grand) A VENTRE ROCGE UE LA GriANE. /-'. COLROICOB ROCOC.
COBROBCOB GRIS A LONGl'F. QI'EIE DE CaYENNE, Buff.,
pi. enl. 737. K. Coirobcob Rocob , jeune.
CocRoccoB delaGviane, Bnfî., pi. enl. 703. A'. Coi- RorcoB OcRROccoiiAi. jeuue âge.
CODROBCOr KONDEA. f^. COBROl'COU A BANDE BLANCHE.
CoBRoi'coB Leverian. Trogon Lecerianus , Lath. Parties supérieures vertes, à reflets dorés ; tète, cou et poitrine d'un violet foncé, irisé en bleu; rémiges noires, les plus grandes bordées de blanc; rectrices noires, Irisées en vert, les deux latérales bordées de blanc; parties inférieures d'un blanc roussàtre; bec d'un cendré bleuâtre; pieds noirs. Taille, onze pouces. Améri(|ue méridionale. Temminck pense que cette espèce est une variété du Couroucou Ourroucouai.
CoBRorcoB Montagnard. Trogon Oreshios, Temm., Ois. col. pi. 181. Parties supérieures d'un brun marron tirant sur l'orangé; ailes noires, avec les tectrices rayées transversalement de blanc; sommet de la tête, joues et nuque d'un vert olivâtre; rectrices intermédiaires brunes, terminées de noir, les autres noires avec les trois extérieures terminées de blanc; devant du cou et abdomen jaunes; le reste des parties inférieures orangé; cuisses noires; bec et pieds d'un noir bleuâtre. Taille, neuf à dix pouces. Java.
CoBRoncoB Narina. yj-ojrowiN'anna, Vieill. Levaill., Ois. d'Afr., pi. 227 et 228, Cour. pi. 10 et 11. Parties supérieures d'un vert doré, ainsi que la gorge et le devant du cou ; grandes tectrices alaires grises, rayées de zigzags noirâtres; rectrices latérales blanches en dehors, noires iiilérieurement; parties inférieures d'un rouge de roses foîicé; bec jaune avec la pointe noire; pieds biuns. Taille, neuf pouces. La femelle a le front, la gorge et le devant du cou d'un roux brunâtre , le haut de la poitrine d'un brun cendré; les rémiges noirâtres avec la tige blanche, etc., etc. Les jeunes ont la gorge, le cou et la poitrine d'un cendré roux; les parties inférieures d'un gris rosé. Afrique.
CocROBCOC Oranga. Trogon airicollis, Vieill., Levaill., Cour., pi. 7 et 8. Trogon siilphuraceits, Spix. Parties supérieures vertes, à reflets dorés; front, joues et gorge noirs; tectrices alaires grises, finement rayées et pointillées de noir verdàtre; rémiges d'un noir brunâtre avecles tiges jaunâtres; rectrices intermédiaires terminées de noir : les latérales étagées, noires, rayées et terminées de blanc; devant du cou et poitrine d'un vert doré; irisé en bleu; parties inférieures jaunes; bec
cou
jaune ; pieds bruns avec le tarse duveleux, noir. Taille, 1
huit pouces six lignes. Les jeunes ont la majeure partie i du plumage d'un roux brunâtre avec le ventre fauve.
Amérique méridionale. [
C0UROlIC0DODRROllC0UAI.7'/Og'O>l»I0/oCeM«,7'»-0(/0M
virùlis, Latb., Buff , pi. enlum. 736 et 705; Levaill., Cour., pi. 3 et 4. Parties supérieures d'un vert doré, irisé en bleu; front, joues et gorge noirs; cou bleu; reclrices intermédiaires terminées de noir : les latérales blancbes en dehors , noires à l'intérieur ; rémiges primaires lisérées de blanc; poitrine et parties inférieures d'un jaune orangé ; bec et pieds verdâlres. Taille, onze pouces. La femelle a la lête, le cou, la poitrine, les scapulaires, les rémiges et les rectrices d'un noir nuancé de gris; les tectrices alaires sont grises , très-finement rayées de noir; les reclrices latérales sont noires, barrées de jaune et de blanc ; le ventre est d'un jaune rougeâlre, etc., etc. Amérique méridionale.
CoDEorcoti Pavonin. Trogon Pavoniiius . Spix. Tem. Ois. color. pi. 572. Parties supérieures d'un vert très-brillant, glacé d'or, à reflets pourprés; une huppe comprimée sur le sommet de la tcte ; tectrices caudales très-longues se divisant en quatre parties flottantes d'un éclat éblouissant; rémiges noires ; tectrices alaires longues et semblables aux caudales; rectrices étagées; les latérales blancbes; parties inférieures d'un rouge vif; bec blanchâtre; pieds bruns. Taille, vingt deux pouces. Pérou.
CocRoncou (petit) a ventre jaune d'Amérique. A'. CocRoccoD Orakga.
ColiRDBCOC (petit) A VENTRE ROUGE d' AMERIQUE, f". COURODCOD ROSALBA.
COCROCCOU A QUEUE ROUSSE DE CaYENNE. ^. COD- ROUCOU AURORA.
CouRoucou Reinwardt. Trogon ReinwarcUu,Tem., Oiseaux color., plnnch. 124. Parties supérieures d'un vert doré, tirant à l'olivâlre sur la tète et le cou; rémiges noires, frangées extérieurement de blanc; reclrices noires, à reflets brillants verts et bleus ; les trois latérales étagées , bordées extérieurement et terminées de blanc; gorge et devant du cou d'un beau jaune; poitrine d'un vert olivâtre; parties inférieures d'un jaune vif, qui prend une teinteorangée vers l'anus ; bec rouge; pieds d'unbrunrougeâtre. Taille, treize pouces. Java.
CocRODCOC Rocou. Trogon Curucui, Latb., Buff., pi. enlum. 432; Levaill., Cour. pi. 1 et2. Parties supérieures d'un vert brillant, doré et irisé de pourpre; face et menton noirs ; rémiges noires avec la tige blanche; lectrices alaires cendrées, rayées de zigzags d'un vert noirâtre; reclrices latérales noires : la plus extérieure marquée de zigzags cendrés; devant du cou vert, entouré d'une ligne blanche; parties inférieures rouges; bec orangé; pieds bruns. Taille, huit pouces six lignes. Le jeune a les parties supérieures d'un cendré noirâtre; les inférieures d'un rouge terne, et les rectrices latérales rayées de noir et de blanc. Amérique méridionale.
CouRoucoc RosALBA. Trogou collaris, Vieil!., Levaill., Cour., pi. C. Parties supérieures d'un vert d'émeraude; gorge verte; un collier blanc sur le cou; par-
ICd
lies inférieures rouges ; les trois rectrices latérales barrées alternativement de noir et de blanc ; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces. Les jeunes ont les parties supérieures roussâtres et les inférieures d'un cendré rouge. DelaGuiane.
CocRoucou Rousseau. Trogon ardens , Terara., Ois. col. pi. 404. Parties supérieures d'un bran foncé ; rémiges noires, bordées extérieurement de blanc; tectrices alaires rousses, rayées de brun; rectrices brunes en dessus, bordées de roux, grises en dessous; tectrices caudales et parties inférieures rousses; gorge noire; bec jaune; pieds cendrés. Taille, treize pouces. Moluques.
COUROCCOU ROUX A VENTRE JAUNE DES MOLUQCES. F. CoUROUCOU OURROUCOUAI.
CoCROCCOU ROUX A VENTRE ROUGE DE CEÏLAN. f" ■
CouRour.ou Cannelle.
CouRoccou SuRuccRA. Tiogou Surucura , Vieill. Parties supérieures vertes, à reflets dorés; tète et cou noirs , irisés en bleu et en pourpré ; croupion d'un bleu irisé; rémiges noirâtres, bordées de blanc; grandes lectrices alaires tiquetées de blanc et de noir ; rectrices intermédiaires bleues , terminées de noir, les latérales tachées de blanc à l'extrémité, et la plus extérieure blanche sur ses bords avec le reste noir; parties inférieures rouges; bec blanchâtre; pieds bruns. Taille, dix pouces. La femelle a les parties supérieures d'un cendré noirâtre, les tectrices alaires noires, rayées de blanc , les six rectrices intermédiaires terminées de noir, lessixautres noires, terminées de blanc. Paraguay.
CouRoucou Tejisinck. y. CocROucou Géant.
CeuROUcou Temnure. Trogon Temnurus , Temm., pi. col. 320. Parties supérieures d'un vert irisé; rémiges rayées de blanc ; gorge , cou et abdomen d'un gris ardoisé; région anale d'un rouge vif; rectrices découpées à l'extrémité, noires : les latérales blanches. Taille, douze pouces. Cuba.
couroucou a ventre bianc d'amérique. v. couroucob Leverian.
Cquroccou a ventre jaune des iMoLUQUES. f^. Cou- Roccou OURROUCOUAI.
COUROCCOC A VENTRE JAUNE DE SaINT-DoJIINGCE. C'CSt
le Coucoucou Ourroucouai , passant à l'état adulte.
CoCROUCOU A VENTRE ROUGE D'AFRIQUE. A'. CoUROCCOU
Narina.
COCROUCOC A VENTRE ROUGE DE CaYENNE. F. COCRODCOD ROCOU.
COUROUCOU A VENTRE ROUGE DE CEYIAN. F. COBRODCOB
Cannelie.
COUROUCOU A VENTRE ROUGE DE SaINT-DOMINGDE. f^.
COUROUCOU Damoiseau.
COUROUCOU VERT DU BRÉSIL, r. CODROBCOD ROCOD.
CoUROCCOU VERT DE CaYENÎÎE. F. CoUROUCOU OURROU- COUAI.
COUROUCOU VERT A VENTRE BLANC DE CaYENNE. F. COU- ROUCOU Leverian.
COUROUCOUAl , COUROUCOAI. ois. Synonymes de Couroucou.
COUROUCOUCOU. OIS. Cet animal n'est connu que d'après une figure qu'en a donnée Séba dans le tome 1", p. 102, de son Thésaurus. Quoique depuis Séba plu-
cou
sieurs auteurs aicnl placé, ainsi que lui, cet Oiseau dans le genre Coucou, rien n'est moins certain, nonseulement que ce soit sa véritable place , mais encore que l'auteur n'ait pas décrit une espèce idéale. Quoi i|u'il en soit, on le représente ayant la tête rouge, surmontée d'une huppe d'un ronge plus vif et variée de noir; le bec rougcàtre, ainsi ipie le dessous du corps ; le dessus d'un rouge brillant , avec les rémiges et les rectrices jaunes, nuancées de noirâtre. Sa taille serait de dix pouces.
COUKOOMOU. OIS. Syn. ancien de Catharte Aura.
COUROUPITE. Couroupila. bot. Aublet a décrit et figuré sous le nom de Couroupita Giiianensis, p. 708, t. 282, un arbre très-singulier, qui croît dans les forêts de la Guiane. Son tronc s'élève ù une hauteur de trente à cinquante pieds, et se divise en branches et en rameaux plus ou moins étalés, recouverts d'une écorce grisâtre, qui se sépare facilement en longues lanières avec lesquelles on peut fabriquer diverses sortes de cordages; les feuilles sont alternes, très -rapprochées les unes des autres à la partie supérieure des jeunes rameaux; l'arbre s'en dépouille deux fois dans l'année. Elles sont obovales, allongées, entières, acuminées au sommet, glabres, finissant insensiblement à leur base en un pétiole canaliculé, de Imita douze lignes de longueur; les fleurs sont extrêmement grandes, ayant de trois à quatre pouces de diamètre, et d'une belle couleur pourpre; elles forment des épis de plus d'un pied de longueur, qui naissent en général sur les grosses branches, mais quelquefois cependant sur les rameaux; chaque Heur est pédonculée, articulée avec la partie su|)érieure du pédoncule qui est accompagné à sa base d'une bractée étroite; ces fleurs sont très-caduques, mais les pédoncules persistent pendant un temps plus ou moins long; le calice est turbiné ù sa base qui est adhérente avec l'ovaire, ouvert etù six divisions épaisses et obtuses dans sa moitié supérieure; il est persistant; la corolle est formée de six pétales un peu inégaux, concaves, très-obtus, réunis à leur base par l'intermédiaire des élamines, et simulant ainsi une corolle monopétale rotacée; elle tombe en effet d'une seule pièce, comme cela a lieu dans un grand nombre de Malvacées, emportant avec elle les étamines; celles-ci sont excessivement nombreuses, monadelphes et réunies toutes ensemble par leurs filets, de manière à former unandrophore urcéolé, concave, très-peu «aillant d'un côté, déjeté du côté opposé, et formant une sorte de languette très-large, très-creuse, laciniéc à son sommet qui est tronqué et recouvert, dans toute sa paroi interne, d'une multitude innombrable d'étamines; les filets de ces étamines, qui sont libres dans une certaine étendue, sont renflés dans leur partie supérieure qui se termine par une anlbèie cordiforme, biloculaire, écbancréc à ses deux extrémités. L'ovaire est à demi infère; la partie saillante au-dessus du tube calicinal est déprimée, et vers sou centre elle se termine par un petit mamelon conique, tenant lieu de style, et offrant six petits lobes dressés, glanduleux sur leur face interne, et qui sont autant de stigmates ou les divisions d'un stigmate unique; coupé transversalement, l'ovaire présente six loges; de l'angle interne de chacune d'elles on voit
saillir un trophosperme longitudinal sur lequel sont attachés un très-grand nombre d'ovules. De toutes les fleurs ((ui composent chaque épi, une seule en général est fertile; toutes les autres sont caduipies et infécondes. Le fruit parvenu à sa maturité est sphérique, de la grosseur de la tête d'un enfant, très -pesant lorsqu'il est frais, offrant vers la réunion de son tiers supérieur avec ses deux tiers inférieurs, une sorte d'anneau légèrement saillant, présentant les six lobes du limbe calicinal, qui ont éprouvé peu d'accroissement; la surface externe du péricarpe est d'une couleur brune et ferrugineuse, rude et inégale; elle ressemble beaucoup à un objet en fer un peu rouillé, ce qui, joint à la forme du fruit, lui a fait donner le nom vulgaire de Boulet de canon; le péricarpe est épais de cinq à six lignes; sa partie externe est dure et presque osseuse, assez mince; la partie interne est puli)euse, charnue, et renferme une énorme noix de la même forme que le péricarpe lui-même dont elle est la paroi interne. Assez souvent la partie charnue intermédiaire entre la noix et l'épicarpe se dessèche, et la noix est vacillante dans l'intérieur du fruit. Cette noix est elle-même pulpeuse à sou intérieur qui est partagé par six cloisons membraneuses. Les graines sont éparses au milieu de la pulpe, à laquelle elles adhèrent fortement par toute leur surface externe. Ce fruit reste constamment indéhiscent. Chaque graine se compose d'un double tégument : l'externe plus épais et recouvert de fibrilles à sa face intérieure, l'interne mince et comme pellucide, renfermant immédiatement l'embryon. Celui-ci offre une radicule trèslongue, cy!indri(iue, roulée en cercle et contenant au centre de l'anneau qu'elle forme, les deux cotylédons qui sont minces et chiffonnés sur eux-mêmes.
Ce genre singulier a les plus grands rapports avec le Lecythis, et Willdenow l'y avait réuni sous le nom de Lecythis bracteata. Néanmoins il s'en dislingue par la forme de son stigmate et par son fruit qui reste constamment indéhiscent. 11 appartient à la Monadelphie Polyandrie; Jussieu l'avait placé ù la fin de la famille desMyrtées, dont il se distingue par plusieurs caractères importants; Richard l'a placé dans sa nouvelle famille des Lécythidées,qui se compose des genres Bert/iolelia, Gustatia, Lecythis, Couroupita et Courarari. Cette petite famille paraît tenir le milieu entre celle des Myrtécs et celle dos Malvacées dont elle se rapproche peut-être davantage, f. L£cytbioëe:s. Cet arbre, dont le fruit porte le nom vulgaire de Boulet de canon, est désigné sous les noms de Calebasse -Uois, Calebasse à Colin.
COLIRP.ATA. rois. Syn. vulgaire de Tétragonure de Cuvier.
COURPATAS. OIS. Synonyme vulgaire de Corbeau.
COI'RI'ENDD. OIS. Syn. vulgaire de Loriot d'Europe.
COlîRREGEOLO. noT. Même chose que Courejholo. y. ce mot.
COURRETTE. rept. Espèce du genre Couleuvre.
COURRIER. 018. Synonyme vulgaire de Chevalier aux pieds ronges, ll-inga ;/umhetta, Gmel. A'. Chevalier.
COUUUUGIANO. P0I.S. Syn. vulg. d'Ophidie barbue.
COI'RSETIE. Couisetia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, DiadelphieDécandrie, dédié par De Can-
dolle à la mémoire de l'auteur du Botaniste cultivateur. Caractères : calice à cinq divisions presque égales, les deux qui forment la lèvre supérieure sont un peu plus courtes et plus rapprochées que les autres; l'étendard de la corolle est presque cordé, et la carène obtuse, plus courte que les ailes; style recourbé, glabre, épais à sa base, filiforme et velu à l'extrémité; stigmate en lête et glabre; légume comprimé, atténué à l'extrémité que le style a rendu mucronée, renfermant de cinq i> huit graines. Les trois espèces décrites par De CandoUe sont des arbrisseaux lomenleux, à feuilles pinnées et fleurs jaunes. Elles sont du Pérou.
COURSON. Jieser. bot. Nom que l'on donne à la nouvelle pousse produite par le tronc ou la lige. COURTE-ÉPINE. POIS. Syn.vuls.de7)(0(/o;t^/«i'«g'a. CODRTEROLLE. iNS. Même chose queCourlerole. COURTILIÈRE. GryUo-Talpa. ws. Genre d'Orthoptères, famille des Sauteurs, établi par Latreille, aux dépens des Grillons de Fabricius. Caractères : pieds postérieurs propres pour le saut; tarses ù trois articles; ceux des pattes moyennes et postérieures terminés par deux crochets; antennes composées d'un grand nombre darlicles; jambes et tarses des deux pieds antérieurs, larges, aplatis, dentés, en forme de mains cl propres à fouir la terre. Ces Insectes ont beaucoup de rapports avec les genres Tridactyle et Grillon proprement dit; ils se distinguent du premier par les tarses des deux paires de pattes postérieures, ainsi que par les antennes; ils diffèrent du second par la présence de pieds servant à fouir la terre, et par l'absence d'une tarière saillante à l'extrémité postérieure de l'abdomen. Les Courtilières ont une forme très-singulière; leur corps est allongé; leurs yeux sont petits, ovales, de couleur brune; les yeux lisses sont assez apparents; leur tète est ovale, avancée, non verticale, mais penchée et profondément enfoncée dans le prothorax. Celui-ci, beaucoup plus long d'avant en arrière, que transversalement, est remarquable par le développement du tergum ou de la pièce supérieure; en effet elle ressemble à la carapace d'un Crustacé, en ce sens qu'elle se prolonge sur les côtés, et que, au lieu de s'aboucher avec les flancs, elle les recouvre et semble les proléger. Si on enlève cette pièce supérieure, on voit au-dessous d'elle le sternum à peine visible k l'extérieur, et les flancs composés de l'épisternum et de l'épimèrequi, se rapprochant insensiblement l'un de l'autre, finissent par se souder vers leur sommet, et constituent une sorte d'anneau corné, tout à fait indépendant du tergum ou de la pièce supérieure. Les élytressont courtes chez le mâle, beaucoup plus encore dans la femelle, oft elles recouvrent des ailes plus longues que l'abdomen, et terminées en lanières plusoumoins recourbées et enroulées sur elles-mêmes; les deux pattes antérieures sont remaniuables par leur volume et leur forme. L'abdomen est allongé, très-mou, terminé postérieurement dans chaque sexe, par deux appendices sétacés et articulés. Selon Marcel de Serres, le tube intestinal est très-allongé; il se compose d'un œsophage étroit, cylindrique, fort long, s'étendant jusque dans l'abdomen. L'estomac, dont la forme approche de celle d'une cornemuse, est situé sur le coté et forme un angle obtus avec l'œsophage. Quant aux
COU
ouvertures cardiaque et pylorique, elles sont situées à côté l'une de l'autre et presque connivenles, tandis que le ventricule présente à son autre extrémité un cul-desac très-ample. De l'ouverture pylorique, part un canal étroit de même nature que l'œsophage, qui en parait une continuation et qui fait communiquer le ventricule avec le gésier. Celui-ci , situé en arrière de l'estomac, est charnu et fort épais; sa forme approche assez d'une sphère allongée; si on l'examine à l'intérieur, on y voit six rangées doubles d'écaillés saillantes, dentées, et d'une nature cornée, analogue à celles dont sont composées les dents des mâchoires des Insectes. La disposition de ces rangées est telle, que toutes sont parallèles, et vont se terminer avant l'extrémité supérieure cl inférieure du gésier, par des écailles moins fortes et moins cornées. Il en résulte que le gésier peut, dans ses contractions, acquérir un très-petit diamètre à ses deux extrémités. Le gésier se trouve comme enveloppé par deux poches biliaires, qui s'insèrent vers son extrémité, ayant cependant leurs ouvertures dans le duodénum. Ces poches, très-larges et très-développées, sont arrondies et garnies à leur sommet, qui est comprimé, d'une houppe de petits vaisseaux capillaires, dont la longueur est peu considérable. Ces vaisseaux sont sécréteurs. En fendant ces poches, que Marcel de Serres nomme biliai res, on observe qu'elles sont plissées longitudinalement ; leurs plissures, très-amples, sont au nombre de six ou huit. Quant à leurs membranes, la seule muqueuse est très-développée; enfin, l'ouverture de ces vaisseaux hépatiques supérieurs est telle, qu'elle correspond ù la partie inférieure du gésier, au lieu précis où commence le premier intestin et un peu au-dessus du point où se terminent les écailles dont le gésier est revêtu. Suivent les intestins qu'on peut distinguer en plusieurs portions; la première est cylindrique et assez étroite; elle parait moins remplir les usages de duodénum que la seconde. Celle-ci, ou le duodénum proprement dit, est la plus longue et la plus grosse des trois portions. Vers Son milieu sont placés les vaisseaux hépatiques qui y sont fixés par un seul canal déférent, dans lequel tous les autres viennent s'ouvrir. Ces vaisseaux très-longs, fort déliés et fort nombreux, flottent librement dans l'intérieur du corps où ils ne sont retenus que par le seul canal déférent : Cuvier les compare à une queue de cheval en miniature. La membrane muqueuse du duodénum est très-prononcée et garnie d'une infinité de lacunes ou de cryptes disposés, chez quelques individus, avec une certaine régularité et comme sur quatre ligues parallèles; la valvule qui ferme le duodénum, résulte de l'étranglement des membranes de cet intestin, dont les plis se rapprochent toujours de plus en plus. Le rectum ou la troisième portion de l'intestin est la plus grosse et la plus extensible. On remarque encore des cryptes glanduleux dans les membranes; un sphincter assez distinct termine le tube intestinal. On trouve la représentation du canal intestinal dans un Mémoire de Cuvier sur la nutrition dans les Insectes (Mém. de l'ancienne Société d'hist. nat. de Paris, an vu). Les Courtilières, dont le nom parait évidemment dériver du vieux mot français Courtille, qui signifiait un grand jardin entouré de murailles, sont des Incectes Irès-nuisibles à