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riiorliculture,el mallieureusemeiil trop communs dans loule l'Europe; ils creusent dans l'intérieur de la terre de nombreuses galeries, et font périr les végétaux en coupant leurs racines. On les désigne vulgairement sous les noms de Jardinière et de Taupe-Grillon, à cause de la ressemblancequ'ils présentent pour la forme avec les Grillons, et pour les mœurs avec les Taupes.
La CuiRTiLiÉBE coMJii'SE, Orfllo-Talpa vulgaris, Lalr., ou le Gryllus Gryllo-Talpa de Linné, est figurée et décrite par Roesel (1ns. tom. u, t. 14, 15), et représentée par Panzer (Faun. InsiGerm. fasc. 88, fig. 5). Féhurier, membre de la société d'agriculture de Versailles, a donné (Nouv. Cours d'Agriculture, deux, édit., t. V, p. 10-3) des détails fort curieux sur cette espèce, et que nous allons extraire. La Courtilière commune pratique de préférence ses galeries dans les jardins légumiers, dans les pépinières, et souvent même dans les prairies et les terres à blé. Après avoir passé l'hiver dans un trou plus ou moins profond, suivant la qualité de la terre et l'intensité du froid, sans avoir fait de provisions, comme quelipies auteurs le supposent, mais dans un état d'engourdissement, elle remonte au retour de la belle saison , en prolongeant son trou par une ligne verticale jusqu'à la surface de la terre, à moins que quelques obstacles ne la forcent à l'incliner; rendue à la surface, elle travaille ;■> former une infinité de galeries ;■> un demi-pouce, un pouce et quelquefois deux pouces de la surface, suivant la saison. Elle les prolonge plus ou moins, en raison de l'abondance de la nourriture, et elle a l'attention de faire plusieurs galeries en pente, et qui viennent aboutir au trou vertical, à quatre ou six pouces, et jusqu'à un pied de profondeur pour parvenir ù sa retraite el s'échapper quand elle est poursuivie. Cet Insecte travaille fort vite et ruine en peu de temps les espérances du jardinier, si des mesures ne sontpromptement prises i)Our sa destruction, non parce qu'il mange les racines des plantes, comme on l'a prétendu, mais parce qu'il les coupe (juand elles se trouvent sur son passage; en effet les Courtilières, suivant l'observa^ tion de Féburier, sont carnivores; il le prouve à l'aide de plusieurs faits. On remarque d'abord ([ue leurs galeries sont d'autant plus multipliées ([ue la terre contient moins d'insectes; on voit ensuite que, dans les jardins où les végétaux sont plantés avec ordre, et où on a l'attention de détruire les mauvaises herbes, les galeries ne vont pas d'une plante à une autre en ligne directe, qu'elles passent même fréquemment à un quart de pouce des racines sans y toucher, et qu'elles ne les détruisent que lorsqu'elles sont tendres et offrent moins de résistance que la terre qui les environne; si celle-ci est humide, elles préfèrent allonger leur route pour la creuser. Enfin, si on place auprès d'un terrain où il y a des Courtilières un las de fumier, et principalement de celui de Vache, elles s'y rendront quand il n'y aurait pas un brin d'herbe sur ce fumier, et ce n'est pas pour y pondre, comme on l'a cru, afin que la chaleur fasse éclore plus facilement leurs œufs, puisqu'elles choisissent toujours un terrain dur pour y faire leurs nids, et •lue lorsque la teire des planches n'a point de consistance, elles préfèrent les sentiers pour y pondre; elles ne sont donc attirées vers les finniers que par la certi-
tude qu'elles ont d'y rencontrer un plus grand nombre d'insectes. Féburier a d'ailleurs acquis positivement la preuve qu'elles sont carnivores : il en a placé plusieurs dans un pot de terre, el il a trouvé l'une d'elles dévorée par ses compagnes.
Lorsque la température devient plus élevée, les mâles viennent à l'entrée de leurs galeries, et se font entendre des femelles par un petit bruissement assez analogue à celui du Grillon, mais beaucoup plus faible; il parait résulter du frottement de quelques parties extérieures, peut-être du corselet sur les autres pièces du thorax , ou des pattes contre les ailes, ou de celles-ci entre elles. L'accouplement ayant eu lieu, la femelle s'occupe de la constriiclion du nid. Après avoir choisi une terre ferme l)0ur que les pluies ne la fassent pas ébouler, elle trace une galerie circulaire , et se creuse une nouvelle retraite à quelques pouces de là, si la sienne est trop éloignée. Ensuite elle fait son nid au centre de cette galerie, à un, deux, trois pouces et plus de profondeur, suivant la chaleur, c'est-à-dire qu'elle le creuse plus profondément à mesure que lacbaleuraugmente.il en est de même des galeries. Ce nid consiste en un trou dont les parois sont lisses et consistantes : il adhère fortement aux terres environnantes, et il est impossible à la Courtilière de le remuer, ainsi qu'on l'a prétendu, pour élever ou enfoncer ses œufs suivant le changement de temps et de température. La ponte a lieu dans le printemps, à des époques variées suivant le retard ou l'avancement de la chaleur; elle est très-considérable; on compte depuis cent quatre-vingts jusqu'à deux cent vingt œufs. Les petits éclosent après un mois ; ces petits en sortant de l'œuf, sont blancs; ils ne diffèrent de leur mère que par la couleur et par l'absence des ailes qui ne leur poussent qu'au retour du printemps et après la quatrième ou la cinquième mue. Féburier pense qu'ils ne sont susceptibles de se reproduire que la troisième année. Suivant quelques auteurs les petits se disperseraient après le premier changement de peau; ce qui est certain, c'est que jusqu'au moment de leur émigration la mère en prend le plus grand soin, et ne les quitte que pour aller chercher des provisions.
Les agriculteurs ont dû s'occuper sérieusement des moyens de détruire ces insectes nuisibles, ou du moins d'en arrêter le plus possible les ravages. Les procédés mis en usage se réduisent aux suivants : le premier point était de savoir distinguer les lieux habités parles Courtilières. On les reconnaît à plusieurs signes; on voit souvent dans les prés, les champs et les potagers, de grandes places jaunes dont la végétation est éteinte : elles sont leur ouvrage. On remarqueaussi des élévations qui re|>résententcn i)Ctit, celles des Taupes, et qui correspondent aux galeries supérieures que l'Insecte s'est creusées; elles aboutissent au carrefour de leur habitation ou à ce trou vcriical, qui s'enfonce en terre. On aperçoit encore, surtout au commencement de l'été, des ouvertures nombreuses, pratiquées à la surface de la terre; chacune d'elles aboutit à un nid. La présence du nid se manifeste encore dans les champs ou sur le gazon, par de petits espaces presque circulaires, où la végétation est languissante. C'est principalement dans ces divers endroits que l'agriculteur doit tenter un moyen
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(ie destruction fort simple, mais qui n'est guère exécutable à cause du temps qu'il exige ; c'est de faire la chasse aux nids et aux insectes comme on la fait individuellement aux Taupes. Comme les Courlilières aiment beaucoup le fumier, on a proposé d'en établir des petits tas de dislance en distance; elles s'y réfugient, et on peut ensuite les atteindre et les faire périr plus facilement. On emploie aussi l'huile en arrosenient; mais ce procédé, qui fait périr l'Insecte en bouchant les trachées, ne produit l'effet désirable que dans les couches. On se sert encore de pois remplis aux deux tiers d'eau ; on les enfonce en terre au niveau ou même un peu au-dessous de sa surface, et les Courtilières tombent souvent dedans. Ces divers moyens et plusieurs autres sont consignés en détail dans l'ouvrage de Féburier.
La CoDRTiLiÈRE DiDACTTLE, Gifllo-Talpa iUdaclxla, originaire de Cayenne et de Surinam, elle avait été regardée par Olivier comme une variété de la Courtilière commune; Latreille en fait une espèce distincte; elle est de moitié plus pelile que la nôtre.
COURTINE. BOT. Syn. vulg. de Plantarjo Lagopus.
COURT-PENDU. BOT. Nom d'une variété de Pomme.
C0URTR1.4UX. OIS. Synon. vulgaire d'.\louette Lulu.
COURTRIOUX. OIS. Syn. vulgaire de Bruant Proyer.
COURY. OIS. Synonyme vulgaire de Gros-Bec tacheté.
COUS. POIS. Espèce du genre Pimélode.
COUSAMBl. BOT. On présume que la matière grasse et végétale connue à Timor sous ce nom, et dont on fait des chandelles dans cette île, provient du Crolon sebiferum.
COUSCOUS. MA5I. r. Phaianger.
COUSCUILLE. BOT. Syn. de Liguslicumpeloponense.
COUSl-COUSl. iBAM. Synonyme vulgaire de Sapajou.
COUSIN. Ctilex. INS. Genre de Diptères, famille des Némocèrcs, établi par Linné. Caractères : antennes filiformes, de quatorze articles, plumeuses dans les mâles, simplement poilues dans les femelles ; trompe longue renfermant un suçoir de cinq pièces; ailes couchées horizontalement sur le corps, avec des écailles sur les nervures. Corps fort allongé , grêle , cylindrique et monté sur des pattes très-longues et très-minces. Tête pelile, arrondie, beaucoup plus basse que le thorax; point d'yeux lisses ; de grands yeux à réseau, verdâtres, el à rcHels rouges dans quelques espèces; antennes poilues qui, dans les mâles, sont très-longues, verticillées, et représentent des panaches; trompe composée de deux parties assez distinctes : 1» le fourreau ou l'étui, fendu supérieurement dans presque toute sa longueur, formé de deux portions égales soudées sur la ligne moyenne, et qui, terminées en boulon, représentent la lèvre inférieure des Mouches; a» l'aiguillon, c'est-à-dire les autres pièces de la bouche, au nombre de quatre, selon Réaumur, el de cinq suivant Svvammerdam, sont réunies, mais non soudées entre elles, et contenues dans le fourreau. Deux de ces pièces paraissent ordinairement dentées; elles pénètrent toutes ensemble dans les corps que le Cousin pique; ces corps sont la chair de l'homme et des animaux, et quelquefois aussi les végétaux. Réaumur (T. iv, p. 583) est le premier observateur qui ait examiné avec soin ce curieux mécanisme. Il le décrit de la manière suivante :
» Après qu'un Cousin s'était venu poser sur la main que je lui avais offerte, je voyais qu'il faisait sortir du bout de sa trompe une pointe très-fine, qu'il tâlait avec le bout de celle pointe successivement quatre à cinq endroits de ma peau. 11 sait choisir apparemment celui qui est le plus aisé à percer, et celui au - dessous duquel se trouve un vaisseau dans lequel le sang peut être puisé à souhait. Enfin il a bienlôl fait son choix , et on sent qu'il l'a fait ; on en est averti par la petite douleur que la piqûre cause sur-le-champ. La pointe de l'aiguillon composé, car, pour nous exprimer plus brièvement, nous ne regarderons désormais que comme une seule pointe celle qui est formée de plusieurs pointes exlrémement fines, et que comme un seul aiguillon l'assemblage de plusieurs ; la pointe, dis-je, de l'aiguillon s'introduit dans la peau; elle y pénètre, elle sort par le bout du bouton qui termine l'étui. A quoi sert donc la feule qui est presque tout du long de cet élui? C'est ce qui mérite le plus d'être expliqué, ou plutôt d'être vu ici ; c'est ce que la mécanique de la trompe des Cousins a de plus particulier. L'aiguillon doit pénétrer dans la chair, et la nature ne l'a pas fait capable d'être allongé, ou au moins d'être allongé d'autant qu'il doit y pénétrer. Cependant il ne saurait s'introduire dans la chair couvert de son élui; car le diamètre de cet élui étant beaucoup plus grand que celui de l'aiguillon , l'ouverture capable de laisser passer l'étui serait beaucoup plus grande que celle que l'aiguillon peut faire ; le bout de l'étui reste donc nécessairement sur le bord de la plaie. Si cet étui n'était composé que d'une seule membrane très-mince et très flexible, il pourrait se plisser pendant que l'aiguillon s'enfonce, et lorsque l'aiguillon serait sorti de la chair, le ressort de cette membrane lui ferait reprendre sa première forme. Mais les pièces déliées, qui composent l'aiguillon, demandaient un fourreau plus solide que ne serait une membrane si mince, et quelque mince qu'elle eût élé, il eût été difficile qu'elle se fût plissée assez, et qu'elle eût élé réduite à assez peu de volume, car l'aiguillon doit pénétrer presque tout entier dans la chair; il s'y enfonce jusqu'auprès de son origine. La nature a donc eu besoin d'employer ici une toute autre mécanique pour que l'étui auquel de la solidité était nécessaire, pûl être raccourci à mesure que la partie de l'aiguillon qui est hors de la plaie devient plus courte. Le moyen auquel elle a eu recours est simple; l'élui, quoique solide, a une sorte de flexibilité; il se courbe à mesure que l'aiguillon pénèlre dans la chair; il s'éloigne de l'aiguillon qui doit toujours rester tendu et droit ; l'étui qui s'ouvre peut se tirer en arrière, et s'y tirer sans y amener l'aiguillon. Mais celui-ci a besoin d'être soutenu immédiatement au-dessus du bord du trou. Aussi l'étui ne fait-il, comme nous venons de le dire, que se courber. Il devient d'abord un arc dont l'aiguillon est la corde. Le boulon de l'étui doit toujours rester sur le bord du trou, pour aider à y maintenir et à emi)ècher de vaciller un instrument délicat el faible. C'est par un expédient semblable que les ouvriers qui ont percé de très-petits trous dans des corps durs, savent maintenir la pointe déliée du foret. Enfin à mesure que l'aiguillon pénètre, l'étui se courbe de plus en plus. Il s'y fait même quelque part un angle
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