‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 30 sur 65 · C 0 IT · texte numérisé non relu

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dont le sommet est variahle; au moins ne nous at-il pas toujours paru placé dans le mCme endroit. Cet angle d'abord obtus le devient de moins en moins; il passe à être aigu, et l'est à un tel point, quand l'aiguillon a pénétré aussi avant qu'il lui est possible, c'est-à-dire quand la tête du Cousin est prêle à loucher la peau, qu'alors l'étui est plié en deux; sa moitié inférieure est appliquée contre sa moitié supérieure. "

La piqûre d'un seul Cousin n'est rien en elle-même; il en résulte une tumeur plus ou moins ronge et cuisante, qui parait due à un liquide irritant que l'Insecte dépose dans la plaie; mais lors(|ue ces Insectes sont trèsnombreux, ils incommodent singulièrement. L'iiomme s'en garantit aisément, mais il est difficile d'en préservei' les animaux. La multiplicité des blessures les affaiblit et les tourmente quelquefois au point de les faire périr. On observe principalement ces fâcheux résultats dans les endroits marécageux des parties chaudes de l'Amérique, où ils portent le nom de Mariiigouins. Ils sont aussi très-communs en Laponie, et les habitants de ces tristes contrées ne s'en garantissent qu'en s'enduisant le corps de matière grasse et en allumant des feux autour de leurs cahutes. Dans les contrées méridionales de la France, on s'en préserve pendant la nuit au moyen de gaze dont on entoure les lits, et qu'on nomme Cousinières. Lorsqu'on a été piqué, le remède le plus simple est de comprimer ou de sucer la petite plaie afin d'en faire sortir un peu de sang qui dégorge les vaisseaux capillaires, et entraîne en tout ou en partie le li(|uide vénéneux qui y a été introduit. Si l'irritation était trop considérable, on devrait appliquer sur la partie enflammée des cataplasmes de plantes émollientes, ou un peu d'ammoniaque liquide.

Les aulres parties qu'on observe extérieurement dans le Cousin sont le thorax et l'abdomen. Le thorax est fort élevé, il supporte des pattes très-grêles, munies à leur extrémité d'une petite pelote et de deux crochets; supérieurement il donne insertion aux ailes, qui sont membraneuses et garnies seulement dans l'étendue des nervures, de petites écailles pétiolées. 11 n'existe pas de cuilleron; mais les balanciers sont très-dislincts; l'abdomen est long, cylindroïde et recouvert principalement sur les cotés de poils et d'écailles; il se termine dans la femelle par deux petits appendices en pelote ; le mâle est pourvu de deux ou quatre crochets qui lui servent à saisir la femelle et à s'accoupler.

L'accouplement parait avoir lieu le soir et dans les airs; il dure fort peu de temps, et les entomologistes observateurs ont rarement eu occasion d'en être témoins ; ((uelques-uns, Duméril entre autres, ont même pensé «lu'il n'y avait pas de jonction des sexes, et que la fécondation des œufs avait lieu après la ponte ; l'existence d'appareils copulateurs très- développés chez le mâle, ne paraît pas venir à l'appui de cette opinion.

Outre que les femelles sont très-fécondes, et que chacune d'elles donne naissance ù deux ou trois cents œufs, il y a de cinq à six générations par année. Les œufs sont allongés, oblongs, iiointus et rétrécis brusquement à l'extrémité opposée en un petit col dont l'ouverture circulaire parait bouchée par une membrane. Tous ces œufs sont réunis en un tas qui s'enfonce un peu dans

l'eau, et qui vogue à sa surface à la manière d'un radeau qui aurait le dessous formé par l'assemblage des petits goulots dont nous avons parlé, et la face supérieure hérissée par le bout pointu de chaque œuf. Il était curieux d'observer la femelle au moment de la ponte, et de voir comment elle s'y prenait pour opérer cet heureux arrangement. La dîHiculté était de saisir l'heure à laquelle tout cela se faisait. Réaumur ayant découvert que c'était vers les six heures du matin, en* été témoin à plusieurs reprises, et il en a donné une description fort exacte. La femelle pour commencer la ponte se fixe, à l'aide des deux paires de pattes antérieures, sur une feuille ou quelque corps plus léger que l'eau. Les pattes postérieures sont croisées en X, et des deux angles qui en résultent, l'intérieur, c'est-àdire celui compris entre le point de contact des branches et l'anus, est destiné à soutenir les premiers œufs qui sont pondus ; le pénultième anneau de l'abdomen de la femelle touche l'eau, et le dernier au contraire se redresse au-dessus de la surface du liquide; c'est alors qu'on voit sortir un œuf qui est poussé dans une direction verticale, et est placé immédiatement dans l'angle formé par l'entre-croisement des pattes. De pondre un œuf, dit Réaumur, et de le mettre en place, est pour le Cousin l'affaire d'un instant; et dès qu'il en a fait sortir un, il en expulse un autre de son corps, et peut ainsi en pondre plus de trente en moins de deux minutes. Ils ne tardent donc pas à s'accumuler, étant collés les uns aux autres, et toujours soutenus par les pattes à la surface de l'eau ou au-dessus; mais à mesure que la petite masse s'allonge, l'endroit où les jambes se croisent devient plus éloigné du derrière, et enfin ces deux jambes finissent par se poser parallèlement, soutenant toujours le petit bateau que l'insecte n'abandonne <iue lorsque, la ponte étant terminée, il se trouve en état de Botter sans danger.

Au bout de deux ou trois jours, des larves sortent par le col de ces œufs. On se rappelle que ce col plonge dans l'eau, et que les larves, qui sont aquatiipies, se trouvent à leur sortie dans un milieu indispensable à leur existence. Ces larves sont apodes; leur corps est allongé et formé par dix anneaux; la tête, qui constitue le premier anneau, est grosse, déprimée, arrondie à son contour, et présente une bouche autour de laquelle on voit plusieurs houppes ou barbillons que le Cousin fait mouvoir avec beaucoup de vitesse, ce qui paraît déterminer des petits courants de liquides qui se dirigent vers elle; on remarque aussi des sortes d'antennes ou de palpes velues. Le second anneau, qui correspond au thorax de l'Insecte parfait, est garni de trois faisceaux de poils; chacun des autres segments n'en porte plus qu'un seul ; le dernier anneau d» corps est très-remarquable : il est comme fourchu et se termine par deux tuyaux allongés, dont le premier, assez court, contient le rectum, et est terminé par quatre lames minces, transparentes, posées par paires; le second tuyau est un organe destiné à venir respirer l'air à la surface du liquide. Ces larves changent trois ou quatre fois de peau en quinze jours ou trois semaines, suivant la température. Lors(|ue le Cousin veut quitter une dépouille, il se met, dit Réaumur, à la surface de l'eau, dans une

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posilion différente de celle où il avait coutume de s'y tenir : d'abord allongé et étendu, ayant le dos en dessus, il se recourbe ensuite un peu , enfonce sa tête et sa queue sous l'eau, à Heur de laquelle est l'anneau correspondant au thorax. Suivant Duméril, cet anneau se fend alors par un véritable dessèchement ; bientôt la fente se prolonge, et elle devient assez considérable pour laisser sortir le corselet de la larve et successivement les autres parties : à l'époque de la transformation en nymphe, le changement de peau a lieu de la* même manière. Cette nymphe a une ap|iarence lenticulaire, la tête et le thorax formant une seule masse qui s'augmente par le repliement de l'abdomen autour de ces parties; mais cette forme change toutes les fois que l'animal déploie sa queue. Sous cette forme comme sous celle de la larve, le Cousin est porté naturellement par sa légèreté, à la surface de l'eau; il est obligé de donner des coups de queue quand il veut descendre dans le liquide; et dès qu'il cesse de se mouvoir il est ramené à la surface. Dans son nouvel état il n'a plus besoin de prendre de nourriture , et n'a plus d'organes propres à la recevoir; mais il a toujours besoin de respirer l'air. Ce que la métamorphose offre ici de plus singulier, c'est la différente position des organes par lesquels il respire ; en se défaisant de l'enveloppe de larve, il a perdu ce long tuyau qu'il avait à la partie postérieure de l'abdomen, et il a acquis deux sortes de cornets ou tuyaux respiratoires qui prennent naissance sur le thorax.

La nymphe se transforme après dix jours. L'insecte qui est parvenu au moment où ses enveloppes ne lui sont plus nécessaires, et qui veut s'en tirer, se tient, comme auparavant, en repos à la surface de l'eau ; mais au lieu que dans les autres temps où il ne changeait pas de place, la partie postérieure de son corps était contournée et comme roulée en dessous, il redresse alors cette partie, et la tient étendue à la surface de l'eau, au-dessus de laquelle son corselet est élevé. A peine a-t ilélé un moment dans celte position, qu'en gonflant les parties intérieures et antérieures de son corselet, il oblige la peau de se fendre assez près de ces deux stigmates, ou même entre les deux stigmates qui ont la ligure d'oreilles ou de cornets ; cette fente n'a pas plutôt paru, qu'on la voit s'allonger et s'élargir très-vite ; elle laisse à découvert une portion du corselet de l'insecte parfait. Dèsque la fente a été assez agrandie, et l'agrandir assez est l'affaire d'un instant, la partie antérieure du Cousin ne tarde pas à se montrer ; bientôt on voit paraître sa lêle qui se lève au-dessus des bords de l'ouverture. Mais ce moment et ceux qui suivront jusqu'à ce que le Cousin soit entièrement hors de sa dépouille, sont des moments bien critiques pour lui, des moments où il court un terrible danger.

Cet Insecte qui vivait dans l'eau, qui aurait péri s'il en eût été tenu dehors pendant un temps assez court, a subitement jjassé à un état où il n'a rien autant à craindre que l'eau; s'il était renversé sur l'eau, si elle touchait son corselet ou son corps, c'en serait fait de lui. Voici comment il se conduit dans une situation si délicate. Dès <|u'il a fait paraître sa tète et son corselet, il les élève autant qu'il peut au-dessus des bords de

l'ouverture qui leur a permis de paraître au jour. L(: Cousin tire la partie postérieure de son corps vers la même ouverture, ou plutôt cette partie s'y pousse en se contractant un peu et s'allongeant ensuite ; les rugosités de la dépouille dont elle s'efforce de sortir, lui donnent des appuis. XJne plus longue portion du Cousin parait donc ù découvert, et en même temps la tète s'est plus avancée vers le bout antérieur de la dépouillr; mais à mesure qu'elle s'avance vers ce côté, elle se redresse et s'élève de plus en plus. Ce bout antérieur du fourreau et son bout postérieur se trouvent donc vides. Le fourreau alors est devenu pour le Cousin un halcau dans lequel l'eau n'entre point, et où il serait bien dan gereux <iu'elle entrât. Le Cousin est lui-même le mât liu petit bateau qui le porte. Les grands bateaux qui doivent passer sous les ponts ont des mâts qu'on peut coucher; dès que le bateau est hors du pont, on hisse son mât en le faisant passer successivement par différentes inclinaisons; on l'amène à être perpendiculaire au plan horizontal. Le Cousin s'élève ainsi successivement jusqu'à devenir lui-même le mât de son petit bateau , et un mât posé verticalement. Toute la différence qu'il y a ici, c'est que le Cousin est un mât qui devient plus long à mesure qu'il s'élève davantage ; à mesure qu'il s'élève, une nouvelle partie du corps sort du fourreau ; quand il est parvenu à être presque dans un plan vertical, il ne reste plus dans le fourreau qu'une portion assez courte de son bout postérieur. On a peine à s'imaginer comment il a pu se metlie dans une position si singulière, qui lui est absolument nécessaire, et comment il peut s'y conserver. Ni les jambes ni les ailes n'ont pu l'aider en rien; celles-ci sont encore trop molles et comme empaquetées, et les autres sont étendues et couchées tout du long du ventre; ses anneaux seuls ont pu agir. Le devant du bateau est beaucoup plus chargé que le reste : aussi a-t-il beaucoup plus de volume.

L'observateur qui voit combien ce devant de bateau enfonce, combien ses bords sont près de l'eau, oublie dans l'instant que le Cousin est un Insecte auquel il donnera volontiers la mort dans un autre temps. H de vient inquiet pour son sort, et il le devient bientôt davantage pour peu qu'il s'élève de vent, pour peu que ce vent agisse sur la surface de l'eau. On voit pourtant d'abord avec plaisir la petite agitation de l'air, qui suffit pour faire voguer le Cousin avec vitesse ; il est porté de différents côtés; il fait différents tours dans le baquet. (C'était dans un baquet, rempli à moitié d'eau ou aux trois quarts que lléauniur faisait ses observations.) Quoiqu'il ne soit que comme un mât, parce que les ailes et les jambes sont appliquées contre le corps, il est peut-être, par rapport à son petit bateau, une voilure plus grande qu'aucune de celles qu'on ose donner à un vaisseau. On ne peut s'empêcher de craindre que le petit bateau ne soit couché sur le côté, ce qui arrive quelquefois dans les temps ordinaires, et très-souvent lorsque les Cousins se transforment dans des jours oii le vent a trop de prise sur la surface de l'eau. Dès que le bateau a été renversé; dè.s que le Cousin a été couché sur la surface de l'eau, il n'y a plus de ressource pour lui. 11 est pourtant plus ordinaire que le Cousin

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parvienne à faire son opération Iieureusemenl ; elle n'est pas de longue durée. Tout le danger peut être passé dans une nilnule. Le Cousin, après s'être dressé perpendiculairement, tire les deux premières jambes du fourreau, et il les porte en avant; il lire ensuite les deux suivantes. Alors il ne clicroJie plus à conserver sa position gênante; il se penche vers l'eau; il s'en approche; il pose dessus les jambes; l'eau est pour elles un terrain assez ferme et assez solide qui, sans céder trop, peut les soutenir, quoi(iue chargées du corpS'de l'Insecte. Dès que le Cousin est ainsi sur l'eau, il est en sûreté; ses ailes achèvent de se déplier et de se sécher, ce qui est fait plus vite qu'on ne peut le dire. Enfin le Cousin est en état d'en faire usage, et bienlôt on le voit s'envoler, surtout si on tente de le .prendre. Cette description intéressante faite par Réaumur el que, malgré son élenilue, on n'aura sans doute pas eu de regret de trouver consignée ici, a eu pour sujet principal le Cousin coMMUiv, Culex pipicns des auteurs. 11 a été décrit et représenté parDegéer (Wém. sur les Insectes, T. vi, p. 127 et tab. 27) et par Geoffroy (Uisl. des 1ns. T. ii, p. 379, lab. 19, fig. 4). Réaumur(/oc. cit. lab. AôeliA) figure tous les détails dont il vient d'être question. Cet Insecte est très-abondant dans toute rEuroi)e. K., pour les autres espèces, Meigen (Descripl. System, des Diptères d'Eurojie, T. i, p. 1) qui en décrit quatorze espèces. K. aussi l'Encyclopédie méthodique.

COUSIN. BOT. Nom vulgaire de quelques plantes dont les fruits , chargés d'aspérités, s'accrochent aux vêleinenls.

COUSINES on COUSINET. eot. Syn. vulg. d'Airelle I\Iyi'tille et d'Oxycoccus.

COUSINETTE oii COUSINOTTE. bot. Variété de Pomme.

COUSINIE. Cousinia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Carlinées, de H. Cassini, établi par ce bolaniste aux dépens du genre Canluus de Linné, et auquel il assigne pour caractères : calalbide non couronnée, équalitlore, plurillore, obringentillore et androgyniflore; péiicline à peu près égal aux fleurs, ovoïde-oblong , formé de squames nombreuses , régulièrement imbriquées, presque uniformes : les inteimédiaires appliquées, oblongues lancéolées, coriaces, surmontées d'un appendice inappliqué, long, étroit, subulé, triangulaire, roide, terminé par une épine; clinanthe plan, garni de fimbrilles nombreuses, absolument libres jusqu'à la base, très-longues, très-inégales et filiformes; fruits comprimés bilatéralement, anguleux, irrégulièrement subpentagones, obovoïdes, étrécis à la base, un peu ridés, glabres, noirâtres : les extérieurs obcomprimés ou irrégulièrement anguleux; aréole basilaire un peu oblique; bourrelet apicilaire, à peine distinct extérieurement, mais saillant au-dessus de l'aréole apicilaire, épais, aminci au sommet qui est ondulé ou sinué; plateau nul ou non manifeste; péricarpe coriace, un peu dur, un peu épais; aigrette courte, trèscaduque, située en dedans du bourrelet apicilaire, composée de S(pianiellules subunisériées, inégales, libres, filiformes en apparence, mais réellement laminées, membraneuses, blanchâtres, linéaires-subulées, barbellulées sur les deux bords latéraux, un peu tor-

dues en hélice; corolles glabres; limbe plus long que le tube, obringent, à base coriace; élaminesà filets laminés el glabres; anthères très-longues; loges longues; appendices basilaires très-longs, barbus ou plumeux; styles à deux stigmatophores longs, libres, non divergenls, point articulés sur le style, pubcscents en dehors comme la partie supérieure du style.

La seule espèce connue jusqu'à ce jour, Cassinia carilui forints, Cass.; Canluus orientalis , Marsch., est une plante herbacée, dont la tige est peu élevée, dressée, un peu tortueuse et ramifiée supérieurement, cylindrique, striée, tomenteuse et blanche, garnie de feuilles peu distantes, alternes, plus ou moins courtenient décurrentes, coriaces, roides, à face supérieure glabre, verle et luisante, à face inférieure tomenteuse et blanchâtre. Les feuilles inférieures sontplus grandes, élrécies vers la base, presque en forme de pétiole, oblongues-lancéolées, presque pinnatifides, à divisions lancéolées, séparées par de larges sinus, terminées par une longue épine, et accompagnées à la base de quelques grandes dents épineuses. Les calalhides sont haules d'environ neuf lignes, irrégulièrement disposées, terminales, sessiles, plus ou moins rapprochées, souvent comme agglomérées, accompagnées de bractées ou petites feuilles inégales et dissemblables; péricline presque glabre, un peu scabre, faiblement glanduleux; corolle d'un jaune assez pâle. Cette espèce se trouve au Caucase.

COUSSA. bot. Synonyme vulgaire de Houx.

COUSSAIRE. BOT. Synon. vulgaire d'Urcnalobata.

COUSSAPIER. Coussapoa. bot. Genre établi par Aublet( Plantes de la Gulàne, p. 1)33) et placé dans la famille des lirticées. La description incomplète de ce genre rend sa place fort douteuse , quoique Lamarck dise (Encyclop. mélh.) qu'il a des rapports avec les Artocarpiis et les Milhridatea. Sa fleur est enlièrement inconnue; on sait seulement que le fruit est un réceptacle sphérique, chargé de semences ou plutôt de capsules enveloppées dans une pulpe. Les deux espèces décrites par .Aublet (tab.ô02 et.303) sont appelées l'une et l'autre Coussapoui par les indigènes. Ce soiil des arbres pleins d'un suc jaune, résineux, à feuilles alternes, dont les plus jeunes sont, comme dans le Figuier, accompagnées de stipules toutes caduques et laissant des vestiges. Les réceptacles sont disposés en grappes dans les aisselles des feuilles.

COUSSAPOA. BOT. y. COOSSAPIER.

COUSSAPOUI. BOT. y. COOaSAPlER.

COUSSARÉE. Coussarea. bot. Genre de la famille des Kubiacées, Tétrandrie Monogynie, établi par Aublet, t. 38. Caractères: un calice ù cinq dents; une corolle dont le tube est court, et le limbe à quatre divisions aiguës; anlbères oblongues, presque sessiles, quoique saillantes hors de la corolle ; stigmate à quatre ou cinq lobes; baie environnant une giaine solitaire (par avorlemenl?) enveloppée d'un tégument coriace. Une seule espèce, Coussarea Guianensis, compose ce genre. C'est un arbrisseau de la Guianc, dont les fleurs, peu nombreuses, sont portées par un pédoncule commun, court el terminal. Jiissien donne comme synonyme de ce genre le Pecheya de Scopoli. 11 doute que.

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dans ce genre, le calice soit vraiment quinquéfide ; et en effet il serait étonnant que cet organe ne correspondit point, pour le nombre des parties, à la corolle et auxétamines.

COUSSEGAL. BOT. Syn. vulgaire de Froment Méteil.

COUSSINET. BOT. Nom donné à la Canneberge qui constitue aujourd'hui le genre Oxycoccus. y. ce mot. C'est encore le nom spécifique d'une Mousse, Bryum pulfinalii m , L., du genre Dicranum. V. Dicrahe.

De Candolle a donné le nom de Codssinet à un petit renflement de la tige, qui est situé sous la feuille et lui sert comme de support. Ce renflement est très-visible dans les Légumineuses surtout ; Dutrocliet l'appelle Bourrelet du pétiole.

COUSSOU. iivs. Syn. vulgaire de Calandre des Blés.

COUTARDE. BOT. L'un des synonymes d'Hydrolée. /'. ce mot.

COUTARÉE. Coutarea. bot. Genre de la famille des Rubiacées, Hexandrie Monogynie, établi par Aublet dans son Histoire des plantes de la Guiane, pour un arbri.sseau appelé dans le pays Coutar, et dont il a tiré son nom générique. Ce genre a été adopté par Jussieu, avec les caractères suivants : calice à six divisions subulées; corolle grande, infundibuliforme, dont l'entrée du tube est renflée et courbée, et le limbe à six parties ; six étamines insérées au haut du tube, à anthères longues, linéaires et saillantes ; stigmate sillonné; capsule obovée, plane, comprimée, sillonnée sur le milieu de chaque côté, à deux loges et à deux valves carénées, dont les bords rentrants constituent une petite cloison ; semences nombreuses, orbiculées, membraneuses sur leurs bords, fixées et imbriquées sur le placenta appliqué aux bords communs des valves par où s'opère la déhiscence du fruit. Linné et Jacquin ont confondu ce genre avec le Porllaudia, malgré l'anomalie du nombre des étamines. Pour bien en fixer la distinction, il a été nécessaire à Jussieu d'en donner plutôt une description qu'un caractère différentiel.

La CoBTARÉE ÉLÉGANTE, Coutaiea speciosci, Aublet (1 . 122) ; Portlandia hexandra, Jacq. {Amer., ed pi'cl. I. C3), est un arbre indigène des forêts de la Guiane. j Ses belles fleurs, agréablement odorantes, de couleur j de chair, et ayant trois pouces de longueur, sont sou- j vent au nombre de trois, pédonculées et munies de bractées. Le nombre des parties du système floral est variable selon Aublet; il en a rencontré des individus à sept étamines et à sept divisions à la corolle.

Pendant longtemps le genre Coularée a été borné à j cette seule espèce ; mais le docteur Pohl, dans ses im- j portantes recherches -botaniques au Brésil, en a découvert une seconde qu'il a nommée Cobtarée pcbescente, Coutarea pubescens. C'est un arbrisseau de trois ou quatre pieds de hauteur, dressé, divisé en nombreux ' rameaux ligneux, cylindriques, garnis de feuilles mem- [ braneuses, décidues, simples, opposées par paires croisées, pétiolées,oblongues-ovales, pointues, entières, ! planes, nervurées, veinées, d'un vert foncé en dessus, d'un vert légèrement brunâtre en dessous, pubescentes, poilues sur les nervures et les veines, longues de trois ponces sur moitié de large; les pétioles sont linéaires, lylindriques, pubescents et longs de sept lignes. Les

stipules sont très-petites, élargies à leur base et sessilcs sur les côtés des pétioles. Les Heurs sont réunies en corymbes terminaux, portées sur des pédicelles inégaux, arrondis, filiformes, pubescents, articulés sur un pédoncule commun. Les bractées qui garnissent la base du pédoncule et des pédicelles sont petites, larges, aiguës, poilues. Le calice est monophylle, turbiné, oblong, vert, chargé d'un duvet brunâtre , accompagné à sa base de deux apophyses plus longues que les bractées, linéaires, droites, opposées, profondément divisé en six découpures linéaires, lancéolées, droites, ouvertes, jaunâtres et pubescentes. La corolle est simple, égale, régulière, monopétale, infundubiliforme, blanche et striée de rose à l'extérieur, entièrement blanche intérieurement, longue de deux pouces et demi; le tube est fort allongé, ample, cylindrique, évasé, ventru, recourbé, légèrement velu, inséré sur le disque de l'ovaire ; le limbe est partagé en six lobes lancéolés, plans, entiers et étalés. Les six étamines ont leurs filaments glabres, filiformes, un peu plus longs que le tube de la corolle à la base de laquelle ils sont insérés ; les anthères sont très-longues, linéaires, arquées, biloculaires, échancrées à leur base, dépassant le limbe de la corolle, et d'un jaune doré. L'ovaire est inférieur, adné au fond du calice, ovale, comprimé, couronné par le disque. Le style est très-long, filiforme, presque droit, surmonté d'un stigmate en tête. Le fruit consiste en une capsule ovalaire, brunâtre, marquée d'un sillon longitudinal, couronnée des vestiges du calice, comprimée, à deux valves et à deux loges renfermant plusieurs graines orbiculaires, aplaties, imbriquées et ailées.

COUTEAU. POIS. Espèce du genre Able.

COUTEAUou MANCHE DE COUTEAU. MOll. ^.SoLEW.

COUTELASSE. bot. L'un des noms vulg. du Glayeul commun.

COUTELO. OIS. Vieux nom de la Poule, Phasianus Galltis. F. Coq.

COUTELOU. OIS. Synonyme vulgaire d'Alouette des champs, Jlauda arveiisis. V . Alouette.

COUTILLE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Fétuque dorée.

COUTOIR. MOLL. Syn. vulgaire de Venus Clonissa.

COUTOUBÉE. Coutonbea. bot. Genre de la famille des Gentianées, Tétrandrie Monogynie, établi par Aublet. Cai'actères : calice quadripartite et accompagné de trois bractées; corolle liy pocratériforme, dont le tube est court, la gorgé resserrée, et le limbe quadripartite, étalé; quatre étamines à filets élargis , munis ù leur base de quatre écailles, et à anthères sagitlées ; un seul style terminé parunstigraate composé dedeux lamelles; capsule biloculaire selon Kunth, uniloculaiie d'après Jussieu; maisce caractère n'a qu'une faible importance, si l'on fait attention à la structure de la capsule des Gentianées, qui, d'uniloculaire qu'elle est dans les genres formant les types de la famille, devient biloculaire dans beaucoup d'autres par l'inlroflexion de leurs valves. La place de ce genre ne saurait être douteuse; et par l'inflorescence de ses espèces, il a des rapports que Jussieu a indiqués avec les Erythrœa; mais le nombre quaternaire du système floral, et surtout les écailles des étamines et la forme des anthères suffisent

pour l'en distinguer. Les deux espèces priinilives, déiTiles el figurées par Auhlel (t. 27, cl t. 28) sons les noms de Couloiihea spicata cl Coutoitbea ramosa, habitent les bords des ruisseaux de la Guiane. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles oblongucs, opposées, et à fleurs disposées en épis simples ou rameux. Celles-ci sont pourpres dans la seconde espèce à laquelle Lamk. (lllust.,p. 319) donne, pour cette raison, le nom de Coutouhea purpurea. 11 a également changé le nom spécifiiiuedu Coutoubea spicata par un motif semblable, et l'a appelé Coutoubea alba. Cavanilles a décrit et figuré {hon. iv, p. 14, t. 328) une troisième espèce indigène de Panama, à feuilles ternécs; mais il y a lieu de croire que ce n'est qu'une variété accidentelle de la précédente, les feuilles opposées ayant beaucoup de disposition à devenir vcrticiljées par trois dans les espèces d'^Tr^-^A/wa et d'autres genres voisins. Kunth {Noca Gênera et Species Plant, œquin., vol. 3, p. 79) a encore ajouté une nouvelle espèce d'une stature exiguë, à laquelle il donne le nom de Coutoubea minor. Elle a été recueillie par Humboldt et Boni)land sur les rives de l'Orénoque. Ces illustres voyageurs ont aussi trouvé le Coutoubea spicata d'Aublet près de Honda, dans les montagnes chaudes de la Nouvelle-Grenade, à une hauteur à cent mètres au-dessus du niveau de la mer.

COUTOUBOU. BOT. Même chose que Ballieria.

COUTOUILLE. OIS. Nom vulgaire du Torcol, Vunx Torquilla, L.

COllTRIAUX. OIS. Synonyme vulgaire de Cujelier, ■llnuila arborea. V. Alouette.

COUTURIÈRE. OIS. Espèce du geiire Sylvie.

COUVAIN. INS. On désigne vulgairement, sous ce nom, les larves d'Abeilles, contenues dans les alvéoles et les leufs des Vers à soie.

COUVAISON, zooi. Même chose que Incubation. V.

(CUF.

COUVE. BOT. Synonyme vulgaire de Pinus Cembra.

COUVÉE. OIS. On nomme ainsi la quantité d'oeufs que peut faire éclore une femelle. Cette ipiantité varie, selon les espèces, depuis un jusqu'à vingt et même plus.

COUVERCLE. MOLl. r. Operccle.

COUVERTURES, ois. F. Tectrices.

COUX. OIS. Synonyme vulgaire de Coucou.

COUXIO. MAM. Syn. vulgaire de Simia Satanas. V. Sapajod.

COUZERANITE. min. Substance noire, en prismes obliques, rhomhol'daux; rayant le verre; fusible au chalumeau en émail blanc; pesant spécifiquement 2,69; composée de 52,5 de Silice; 24 d'Alumine; 12 de Chaux; 1,5 de Magnésie; 6 de Potasse; 4 de Soude; trouvée par Charpentier dans la vallée deVicdessos, aux Pyrénées.

COVALAM. BOT. Synonyme d'Églé.

COVARELLA. ois. Synonyme de Cochevis, Alauda cristata, t. y. Alouette.

COVELLITE. min. Cuivre sulfuré volcanique, d'un bleu foncé verdàtre, qui tapisse la surface des laves, dans les fumerolles du Vésuve.

COVET. MOLi. Syn. de Buccin Condor.

COVVANIA. bot. Genre de la famille des Rosacées,

Icosandrie Polygynie, formé par Don qui le caractérise ainsi : calice ù cinq divisions; cinq pétales; cinq à onze styles plumeux ; des akènes couronnés en même nombre que les styles. I,a seule espèce connue a été nommée Mv.ïicana , de son lien natal. C'est un arbrisseau Irèsraincux, couvert d'une pubescence longue et épaisse, à feuilles serrées, 3 partito-pinnatifides, roulées, garnies en dessous d'un duvet blanchâtre, à stipules membraneuses, dilatées, à fleurs sessiles, terminales et d'un jaune doré.

COXÈLE. Coxelus. iNS. Genre de Coléoptères Ilétéloinères, établi par Ziegler, qui comprend le Bolelophatjus pictus de Slnrm.

COXOCISSO ou COXOLITLI. ois. Espèce du genre IIocco.

COY. MAM. Synonyme vulgaire de Lepus minimus.

COYAMETL, QUAUUCOYA.MELT. mam. Synon. de Pécari. A^. CocnoN.

COYAU. POIS. Nom vulgaire d'une espèce du genre « Spare.

COYOLCOS, COYOLCOZQUE. ois. (Uernandez.) Espèce du genre Perdrix, Tetrao Coyolcos, L. Du Mexij]ue. F. Pebdkix, division des Colins.

COYOPOLLIN. mam. Même chose ([ue CayopoUin.

COYPOU, COYPU ou COYPUS. mam. Espèce du genre Hydromis.

COYUTA. REPT. Synonyme de Bongare.

COZIRIIIAN. BOT. Syn. de Seryphium latifolium.

COZTICPATLI. BOT. Espèce du genre Pigamon.

CRA. OIS. Synonyme vulgaire de Corbeau.

CRABE. Cancer, crust. Ce nom génériqueavait, dans la classification de Linné, une acception très-générale, et embrassait tous les Crustacés Décapodes, Slomapodes, Amphipodes, et une portion des Isopodes. 1^. chacun de ces ordres. Depuis, il a été successivement leslreint, et il ne comprend plus aujourd'hui, dans la méthode de Latreille, que les espèces ofl^rant pour caractères : tous les pieds inférieurs et ambulatoires; lest large, évasé à sa partie antérieure en forme de segment de cercle ; second article des pieds-mftchoires extérieurs ]>resque carré, avec une échaiicrure ou troncature à l'angle externe de son extrémité supérieure pour l'insertion de l'article suivant. Ainsi réduit , ce genre renferme la première division de celui des Cancer de Fabricius, à l'exception du Cancer spinifrons, qui constitue le genre Eriphie de Leach. Cet entomologiste anglais, se basant sur des caractères d'une valeur trèssecondaire, a établi, aux dépens des Crabes de Latreille, plusieurs petits genres qu'on pourrait tout au plus admettre comme des subdivisions; tels sont ceux qu'il nomme : Pilumnc, Carcin, Xanlhe. F. ces mots. Quant à son genre Crabe proprement dit , il lui assigne pour caractères ; antennes extérieures courtes, insérées entre le canlhus des yeux cl le front, et les intermédiaires dans de petites fossettes creusées aU milieu du chaperon; troisième article des pieds-mâchoires extérieurs court, presque carré , échancré vers son extrémité et du côté interne; pinces inégales; carapace large antérieurement, arquée, horizontale ou légèrement inclinée à sa partie frontale, souvent dentée sur les côtés avec son angle latéral très-obtus : partie postérieure de ce lest

lebordée; oibiles ayant une seule fissure au bord poslérieur, tant en dessus qu'en dessous; yeux portés sur un pédicule court. Leach décritdeux espèces : le Cancer Pagurtis et le Cancer variolosus. Sans nous arrêter davantage à cette distinction, jetons de nouveau les yeux sur le genre Crabe de Latreille. Ce genre, de l'ordre des Décapodes, appartient ù la famille des Bracliyures, section ou tribu des Ar((ués. Les individus qui le composent ont une carapace plus large que longue, et dont le bord antérieur présente tantôt des dents en scie, tantôt de larges crénclures qui se confondent presque avec les rides du test ; d'autres fois des crénclures nombreuses et régulières au bord d'un test uni ; souvent enfin des dentelures qui elles-mêmes sont divisées. 11 arrive aussi que le bord antérieur est mousse sans dentelure, et qu'il y a une dent seulement à l'angle externe, ou bien qu'il en existe une très-petite au milieu du bord. Cette carapace est plus ou moins rétrécie postérieurement. Desmarest a trouvé que dans le genre Crabe les régions de la carapace sont plus ou moins senties et quelquefois (rès-marquées ; la stomacale est très-grande et forme, avec la génitale, une sorte de trapèze; celle ci se prolonge en pointe sur le milieu de la première; les régions hépatiques antérieures sont assez grandes et situées sur la même ligne que la région stomacale ; les régions branchiales commencent en avant des angles latéraux de la carapace, et sont bien indiquées; enfin la région cordiale , placée aux deux tiers de la ligne moyenne du corps , laisse en arrière un espace pour la région hépatique postérieure. A la partie antérieure de la carapace on remarque les yeux rapprochés, portés sur un pédicule court, et les antennes au nombre de quatre, dont les extérieures petites, sétacées, et les intermédiaires ou internes repliées sur elles-mêmes, et cachées le plus souvent dans deux fossettes ordinairement transverses. Les pattes antérieures sont très-fortes, el atteignent quelquefois un volume extraordinaire; dans un Crabe de la Nouvelle-Hollande, elles égalent en grosseur le bras d'un homme; l'abdomen de la femelle est proportionnellement moins large et plus oblong que dans plusieurs autres genres de la famille des Brachyures; celui du mâle est étroit et généralement rétréci d'une manière brusque vers son milieu. Les Crabes, très-communs sur les côtes de l'Océan, paraissent être bien plus abondants aux régions équatoriales et vers les tropiques ; ils sont carnassiers, se nourrissent indistinctement de toutes sortes d'animaux marins privés de vie; ils chassent ordinairement la nuit; ils sont craintifs, fuient les endroits fréquentés, et se retirent danslesfenlesdes rochers. Risso a observé dans la mer de Nice, que chaque portée était de quatre à six cents individus qui n'atteignent tout leur développement qu'au bout d'une année. Quelques espèces sont assez bonnes à manger ; telles sont sur nos côtes les Crabes Tourteau et Menade. Latreille classe les Crabes de la manière suivante :

t Les huit tarses postérieurs peu ou point comprimés, et en forme de cône allongé.

I. Antennes extérieures insérées au-dessus du cantluis oculaire, pres(|ue sur les bords du test; les intermédiaires reçues dans des cavités longitudinales.

I Crabe Pagure. Cancer Pagurus, L.. ou le Tourteau I des côtes occidentales de la France, et le Cancer fim- I briatus d'Olivi; il a été figuré par Herbsl (Cane. tab. 'J,

fîg. 39).

! n. Antennes extérieures insérées très-près de la base '. intérieure des pédicules oculaires; cavités recevant les I antennes intermédiaires, transversales.

Cr.vbe coRAiiifi. Cancer corallinus, Fabr. . figuré par Herbst (loc. cit. lab. 5, fig. 40). Il est originaire des Indes-Orientales.

Crabe ERoivzÉ. Cancer œneus, L., Fabr., représenté par Herbst (loc. cil. tab. ô, fig. 59; lab. 10, fig. 58; tab. 21, fig. 120; lab. 55, fig. 1). On le trouve dans les mêmes contrées que le précédent.

Crabe varioledx. Cancer variolosus, Fabr. Il habile l'Océan.

Crabe cendré. Cancer cinereus, Bosc, ou le Cancer rà-!//osi«sde Risso. Très-commun sur les côtes de France.

Crabe CHAdVE-SoBRis. Cancer respertilio, Fabr., représenté par Lcach (Fasc. 8, lab. 12).

Crabe Poressa. Cancer Poressa d'Olivi et de Risso. De la Méditerranée.

tt Les huit tarses postérieurs fortement comprimés, lancéolés.

Crabe Menabe, Cancer Mœnas, L., Fabr., ou le Grancio Granciol et Grancelta. Herbst ( loc. cit., lab. 7, fig. 46 el 47 ) le représente exactement.

L'espèce désignée par Risso et Olivi , sous le nom d'Arrondi, appartient au genre Atélécycle. f. ce mot.

Desmaresl (Hist. nalur. des Crustacés fossiles, p. 90) a rapporté à ce genre six espèces antédiluviennes.

Crabe Pagdroïde. Cancer Pagiiroides, Dcsm. (loc. cit., pj. 5, fig. 9, la pince seulement). Il a été observé dans une Pierre de nature argilo-sablonneuse dont on ignore la localité.

Crabe a grosses pinces. Cancer mac rochelus, Desm. (loc. cit., pi. 7, fig. 1,2), ou le Cancer lapidescens de Rumph (Amboinsche Rariteit, Kamer,\\b. ii, ch. 84, pi. 00, fig. ô). Cette espèce est incrustée dans un Calcaire qu'on croit originaire de la Chine.

Crabe pointillé. Cancer punctulatus, Desm. (loc. cit., pi. 7, fig. ô, 4), ou le Crabe pétrifié de Knorr et Walch (Monum. du déluge, t. i, pi. 16, A, fig. 2, 3). Il vient particulièrement des environs de Vérone, et appartient probablement aux formations calcaires, qui se remarquent près de celle ville. On le trouve aussi dans quelques autres points de l'Italie.

Crabe qcadrilobé. Cancer qiiadrilobatus , Desm. loc. cit., fig. 1, 2). U a été trouvé assez communément dans le dépôt de Coquilles, des environs de Dax.

Crabe be Bosc. Cancer Boscii , Desm. (loc. cit., pi. 8, fig. ô, 4). Bosc a trouvé cette espèce dans une couche de Marne sablonneuse, très-épaisse, située audessous de plusieurs bancs de Pierre calcaire grossière, de la colline sur laquelle est construite la citadelle de Vérone,

Crabe de Leach. Cancer Leachii, Desm. (loc. cit., pi. 8, fig. 3, 6). On l'a trouvé principalement dans les Argiles plastiques de l'ile Sbepey (à l'embouchure de la Tamise). Cette espèce parait appartenir au genre XaiUlic de Lcach.

Sojis le nom de Crabe on a aussi décril les Crustacés suivanls :

Crabe u'Héraclée. IIéracléotiqle. Synonyme de Calappe mijîrane. A'. Cm.appe.

Crabe des Moldques. V. LiauiE.

Crabe des Palétdviers ou Crade de vase. V. Uca. Crabe flbviatile. V- Potamopdile.

Crajse honteïx. y. Calappe.

CRABE A NOEUD, moli. Kom vulgaire du PlérocÊre Scorpion; coquille tubcrculée, blanche ou pourprée, tachetée de brun, de fauve ou de jaune orangé; avec sa bouche striée ou dentée, partagée en digitations noduleuses et crochues, qui arment sa lèvre extérieure.

CHABIER. M\M. Nom donné à une espèce de Chien du sous-genre Renard, à un Didelplie et à un Raton. / '. ces mots.

CRABIERS. OIS. On a appelle ainsi quelques petites espèces du genre Héron.

CRABITES. Nom donné aux Crustacés fossiles. CRABRAN. Ois. Synonyme vulgaire de Canard Bcrnache, Anas Erylhropns, L. V. Canard, division des Oies.

CRABRON. INS. Crabro. Genre d'Hyménoptères, famille des Fouisseurs, établi par Fabricius aux dépens du genre Sphex de Linné. Caractères : antennes insérées près de la bouche, filiformes ou en fuseau , et dentées dans queUpies mâles, de douze à treize articles dont le premier long et cylindrique; yeux entiers; mandibules longues, étroites, bifides ou bidentées au bout; palpes courtes, presqu'égalcs; languette presqu'enlière. L'in- .sertion des antennes et la forme des mandibules distinguent les Crabrons des Philanthes, des Mellines et de (|uelques petits genres associés à ces derniers, lis en diffèrent encore par quelques particularités remarquables de leur organisation. Corps allongé; tète grosse; sa partie antérieure située au-dessus du labre présente un reflet brillant, doré ou nacré ; yeux entiers, c'est-àdire sans échancrurô, comme dans les Guêpes; palpes iourtes : les maxillaires ont six articles, souvent presqu'égaux, courts, conico-arrondis, et ne présentant guère plus de longueur que les labiales; celles-ci n'offrent que six articles; partie membraneuse et terminale de la lèvre inférieure échancrée , évasée et festonnée. La première paire de pattes est remarquable chez les mâles et dans plusieurs espèces, par une dilatation considérable de la jambe qui représente une sorte de coiiuille très-mince, convexe en dehors, concave en dedans, ù l'intérieur de laquelle on croit voir une infinité de petits trous qui ne sont autre chose que des points transparents. C'est à Degéer (t. ii. p. 810, pi. 28) qu'on doit la description exacte et détaillée de cette organisation curieuse. Au bout de celte jambe difforme est attaché le tarse qui n'est pas moins monstrueux qu'elle, quoiqu'il ait le même nombre d'articles que les tarses des autres pattes; ces pièces sont tout autrement figurées; elles sont comprimées ou raccourcies, et gagnent vn largeur ce que celles des autics pieds ont en longueur. Le premier article de ce tarse singulier est torse ou courbe, et le plus long de tous ; les trois qui suivent sont beaucoup plus courts, mais d'égale largeur que le précédent à son extrémité. Le cinquième et dernier ar-

ticle a une figure très-irréguliére, il supporte deux pelotes et deux crochets ; l'un des crochets est fort court, mais l'autre est long et comme difforme; ces pattes antérieures ont quelqu'analogie avec celles des Dytiques mâles, à cette différence près qu'ici c'est plutôt la jambe que le tarse qui présente un développement 1 monstrueux. Frappé de cette ressemblance, et ayant d'ailleurs observé que cet organe était propre aux mâles, Degéer a supposé, avec beaucoup de fondement, qu'il leur servait à saisir la femelle et à la retenir pendant la durée de l'accouplement. Les autres pattes des Crabrons n'offrent rien de remaniuable. Le thorax est convexe, et donne insertion à deux paires d'ailes de moyenne grandeur, dont les antérieures non plissées dans leur longueur, comme chez les Guêpes, offrent, suivant .lurine (Class. des Uyménopt., p. 209) une cellule radiale, grande, ovale, très légèrement appcndicée, et une cellule cubitale également grande et trèséloignée du bout de l'aile; cette cellule reçoit une seule nervure récurrente; l'abdomen, de forme elliptique, est composé de six ou de sept anneaux, suivant le sexe ; les mâles, qui en offrent le plus grand nombre, se font remarquer par l'appareil copulateur dont ils sont armés, et que Degéer a décrit avec soin.

Les Crabrons se nourrissent du suc mielleux des fleurs. Ou les y rencontre souvent; leurs larves, au contraire, sont carnassières; les femelles pratiquent des trous dans la terre à la manière des Sphex pu des Pompiles. Elles déposent un œuf dans chacun de ces trous, et bouchent leur orifice après y avoir introduit le cadavre de quelques Insectes appartenant ordinairement à l'ordre des Diptères. La larve qui vient à édore trouve dans cette provision une nourriture toujours suffisante. Walckcnaer, dans un travail sur les Abeilles solitaires, a eu occasion d'observer plusieurs Crabrons qui planaient sans cesse au-dessus des habitations des flalictes perceurs, et cherchaient à y pénétrer. Peut-être étaientcc des femelles qui butinaient pour leurs petits. Ce genre parait nombreux ; Jurine a eu occasion d'examiner vingt-ijuatre mâles et vingtsept femelles d'espèces différentes. La plus connue est le Crabron Crible ou criblé, Crabro cribrarius, Fab., qui peut être considéré comme le type du genre. Panzer en a représenté plusieurs sous les noms spécifi(iues de serripes, lilurattis, signatus, varus, vagabitntliis, ileiitipes, laphlarius , etc. Jurine, pi- H, figure une nouvelle espèce sous le nom de Crabro 5-notnlits. Cet auteur rapporte au genre Crabron les Peinphrcdron libiaUs, genicutalus et albilubris de Fab.

CRABRONITF.S. Crabronitcs. iNS. Famille d'ilymi' noplères, établie par Latreille, aveSS' ces caractères: premier segment du corselet linéaire et transversal; pieds courts ou de longueur moyenne; labre caché ou peu découvert ; mandibules sans échancrure au bord inférieur; abdomen rétréci â sa base^ ovalaire ou elliptique dans les uns, allongé, étroit et terminé en massue dans les autres; tête ordinairement fort grosse. Les femelles ont l'habitude de percer des trous dans la terre ou les vieux arbres pour y déposer leurs œufs, et d'approvisionner ces trous de cadavres d'autres Insectes, seule nourriture qui convienne ù leurs larves.

Latreille a établi dans la famille des Crabronites les divisions siiivanies :

f Antennes insérées près de la bouche ou au-dessous du milieu de la face de la tête (le plus souvent lîllformes).

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