‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 39 sur 65 · CYRTANDRE A LONGUES ET AMINE S · texte numérisé non relu

CYRTANDRE A LONGUES ET AMINE S

el fijîiirf e, toc. crt., p. 147, l. 71; mais &a Cy rilla pulrhella n'est aulre que YAchimencs, de Brown, genre de la famille des Scropliularinécs , et qui a été confondu par les divers auteurs avec plusieurs autres. CYROYER. BOT, /'. Rhéédie.

CYRTA. BOT. ^. CiRTE.

CYRTANDRACÉES. Cyriandiacew. bot. Jack, dans le quatorzième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, pag. 13, a proposé d'établir une famille nouvelle, dont le genre Cyrtandra serait le type, et qui, quoique voisine des Bignoniacées, s'en distinguerait cependant en quel(|ues points. 11 lui donne pour caractères: un calice monosépale, divisé; une corolle monopétale, liypogyne, ordinairement irrtgulière et à cinq lobes; les élamines au nombre de quatre, réunies deux à deux par paires, ont quelquefois deux de leurs antbères qui avortent; l'ovaire environné d'un disque glanduleux est à deux loges, et paraît quelquefois quadriloculaire; chaque loge est polysperme; le style est simple et se termine par un stigmate formé de deux lamelles ou de deux lobes; le fruit est une capsule ou une baie biloculaire, bivalve et polysperme; les cloisons, opposées aux valves, sont partagées en deux lames divergentes et recourbées en arrière, où elles portent les graines sur leur bord libre; il résulte de eette disposition qu'au premier coup d'œil le fruit paraît à quatre loges.

Les Cyrtandracées sont des herbes ou des arbustes à feuilles simples, ordinairement opposées, dépourvues de stipules. Leurs fleurs, qui ressemblent tout à fait à celles des Bignoniacées, sont axillaires. Outre le genre Cyrtandra , l'auteur place dans celte famille le Didynwcarpus de Wallicb, et deux autres nouveaux qu'il nomme Laxoniu et JLschynanthus.

CYRTANDRE. Cyrtandra. bot. Type de la famille des Cyrtandracées. Ce genre, établi par Forster, ne se composait que de deux espèces, Cyrtandra hi/lora et Cyrtandra cyniosa, d'abord décrites par lui sous le nom de Besleria.\ah\, dans son Enumeratio Planlarum, y a ajouté une troisième espèce. Cyrtandra standnea, originaire de Java, que Blume a placée plus récemment dans son genre Jgalmyla. Enfin, dans le Mémoire précédemment cité. Jack en décrit onze espèces nouvelles, observées dans l'Inde. Voici les caractères de ce genre : calice à cinq divisions profondes; corolle monopétale, infundibuliforme, dilatée vers son ouverture, ayant son limbe à cinq divisions inégales et quelquefois disposées en deux lèvres; les étamines, au nombre de quatre, ont deux de leurs anthères qui avortent constamment; le fruit est charnu , plus long que le calice qui persiste; les deux cloisons se divisent en deux lames, dont toute la face interne est recouverte de graines. Les Cyrtandres croissent dans l'Inde; elles ont leur tige herbacée ou sous-frutescente; leurs feuilles simples, opposées, dont une est souvent plus petite et avorte presque totalement; les fleurs sont fréquemment en capitules environnés d'un involucre. Aux espèces décrites par le docteur Jack, Blume, dans son Bydraijen tôt Flora Java, en a ajouté treize qu'il a découvertes dans l'île dont il a fait une si heureuse et savante investigation. Le docteur Blume a établi deux sections dans le genre

ô DICT. DES SCIENCES KAT.

Cyriandre ; il place dans la première toutes les espèces à lige herbacée, tombante, à fleurs blanches, enfermées dans un involucre presque monophylle. La seconde section renferme les Cyrtandresdont la tige est suffrutescenle, dressée, à fleurs d'un pourpre sale ou jaunâtre, la plupart petites ou réunies en faisceaux.

CYRTANTHE. Cyrtanthus. bot. Genre de la famille des Narcissées, Hexandrie Monogynie, L., établi par Ailon, avec les caractères suivants : périanlbe supère, tubuleux, en forme de massue, à six divisions ovales el oblongues; filets des étamines insérés sur le tube du périanthe et accolés vers leur sommet. Les cinq espèces de ce genre sont toutes indigènes du cap de Bonne- Espérance, si ce n'est peut-être le Cyrtanthus vittatus, Desf., dont on ne sait pas précisément la patrie. Ce sont de belles plantes à feuilles linéaires ou lancéolées et à corolles le plus souvent penchées et colocées en rouge très-vif. L'Héritier {Sert. Jngl. 13, t. IG) a placé parmi les Amaryllis, le Cyrtanllius antjustifolius , qui est notre Cyrtanthus spiralis, et le Cyrtanthus obliquus, Alt. Ces deux plantes avaient auparavant été décrites par Linné, sous les noms de Crinum angustifolimn et Crinum ohliqunm. Willdenow a nommé Cyrtanthus veniricosus la plante que Jacquin (Hort. Schœnbrunn, 1 , p. 40 , t. 7G) avait confondue avec le Cyrtanthus angustifolius à.'KW.on, et qui s'en distingue in'incipalement par le tube de sa corolle ventru el non cylindri(iue, ou sensiblement élargi vers son sommet.

CïRTA^T^E EN SPIRALE, Cyrtkantus spiralis, Burch. Bot.regisl., t. 167. Sa hampe est droite, nue, cylindrique, d'im rouge brunâtre; elle soutient une dizaine de fleurs fort élégantes, d'un beau rouge écarlate, qui s'échappent en ombelle d'une spathe à deux folioles rougeâtres, aiguës, et s'étalent en inclinant, de manière que le limbe est tourné vers la terre. Les feuilles qui entourent la hampe ont, comme elle, environ un pied de longueur; elles sont contournées en spirale, étroites et presque obtuses. Le tube de la corolle est allongé, renflé; le limbe a six découpures courtes, ovales, obtuses. Les six élamines ont leurs filaments rouges, insérés à la base du tube et terminés par des anthères jaunes, oblongues et connivenles. Le style, un peu plus long que les étamines, supporte un stigmate faiblement trifide. La capsule est triloculaire, trivalve, polysperme. La serre chaude, une terre chargée de sable el des arrosemenls bien ménagés, sont les conditions essentielles de la culture de ce bulbe qui donne difficilement des cayeux, ce qui rend conséquemment la plante fort rare dans les collections.

Ctrtanthe raté. Cyrtanthus rittatus (Liliacées, vol. 4, t. 182). C'est une espèce fort élégante el remarquable par les raies rouges et longitudinales du limbe de ses fleurs blanches.

Le nom de Cyrtanthus longifloriis a été mal à propos appliqué par Schreber au Posoqueria longiflora d'Aublet.

CYRTE. Cyrtus. iNS. Genre de Diptères, établi par Latreille dans la famille des Tanystomes. Caractères ; corps large, court, presque glabre; tète petite et globuleuse, presque entièrement occupée par les yeux qui sont au nombre de trois, petits et lisses ; antennes Irès-

rapprochées, insérées sur le derrière de la léte, Irèspelites, de deux articles d'égale grosseur et dont le dernier présente une soie longue; bouche formée par une sorte de lèvre supérieure recouvrant une trompe longue, menue, cylindrique, dirigée en arrière et creusée en dessus par une goultière recevant un suçoir de quatre soies; palpes très-courtes ou nulles; corselet élevé et bossu; ailes petites , inclinées de chaque côté du corps; cuillerons très-grands, recouvrant les balanciers; pattes grêles; jambes sans épines; tarses offrant deux crochets et trois pelotes sensibles. Le genre Cyrte correspond à celui désigné par Fabricius(5>-i<. Ânthl.) sous le nom (\\4crocera, mais <|u'il ne faut pas confondre avec le genre Acrocère de Meigen, lequel en diffère à plusieurs égards.

Les Cyrtes vivent sur les fleurs où on les trouve habituellement. Ils font entendre un petit son aigu, moins prononcé que celui des Bombyles. On peut considéi'er comme type générique le Cyrte acéphale, Cyrtus acephalus, Latr., ou YEmpis acepliala de Villers (Entom. Linn. T. m, tab. 10, fig. 21 ), qui est le même ((ue VAcroceia gibba var. de Fabricius. Cette espèce a été trouvée par Latreille, au mois d'août, sur les coteaux du sud-ouest de la France. Une variété, rapportée de Barbarie par Desfontaines, et décrite par Fabricius sous le nom de Syrphus gibbus, a été figurée par Antoine Coquebert (Illustr. Icon. lnsecl.,dec.ô, tab. 2ô, ag. 6).

CYRTE. Cyrla. dot. Loureiro (F/oc. Cochinchin., 1, p. 340) a établi sous ce nom un genre appartenant à la Décandrie Monogynic, et paraissant se rapprocher de la famille des Sapotées. Ses principaux caractères sont : un calice en forme de coupe, inférieur, persistant et à cinq dents; une corolle monopétale, dont le tube est égal au calice; le limbe à cinq divisions lancéolées; les filets des dix étamines sont courts, dilatés à la base et insérés au fond de la corolle; anthères oblongues et adnées ; ovaire arrondi et acuniiné , surmonté d'un style subulé, plus long que la corolle et les étamines, et d'un stigmate simple; drupe oblong, atténué à ses deux extrémités, courbe, cotonneux, ne renfermant qu'une seule semence oblongue, sillonnée et amincie à son sommet. Le Cyrla agrestis, unique espèce de ce genre, est un arbrisseau de trois mètres environ de hauteur, à rameaux étalés, à feuilles ovales, acuminées, alternes et glabres; à fleurs blanches, plusieurs ensemble portées sur un même pédoncule. Cet arbrisseau se trouve dans les buissons de la Cocbincbine.

CYRTIE. Cyrtia. moll. foss. Genre de Térébratulites que Dalman a formé aux dépens des genres Spirifer, Sow., et Anomites, Walilemb.

CYRTOCARPE.Crr/Ocacjoa.EOT.Parmiles nouveaux genres de plantes de la Nouvelle-Espagne , créés par Kunth, d'après llumboldt et Bonpland, on remarque le Cyrtocarpc formé pour une seule es|)èce, dans la famille des Térébinthacées, Décandrie Monogynie, L., avec les caractères suivants ; fleurs polygames; calice étalé, à cinq divisions et persistant; cinq pétales sessiles, plus longs que le calice et imbriqués pendant l'estivalion; dix étamines de la longueur du calice; disque grand, marqué de dix crénelures; un ovaire; un style; un

stigmate quadrifide. Le fruit est un drupe obovatnelliplique, avec cinq tubercules au milieu, qui contiennent chacun un osselet dur. Le Cyrlocarpn procera est un arbre élevé, à feuilles impari-pinnées , à folioles très-entières, à fleurs blanches, presque sessiles et groupées en épi.

CYRTOCHILE. Cyrtochilitm. bot. llumboldt et Bonpland ont découvert, dans les Andes de la Nouvelle-Grenade, deux Orchidées qui leur ont paru devoir constituer un genre nouveau dans cette intéressante famille; cet avis ayant été partagé par Kunth, ce dernier, après avoir établi les caractères du genre, ainsi <iue nous allons les rapporter, proposa pour nom le dérivé des mots grecs xu^itoî, convexe, et -/siios. lèvre, faisant allusion à la forme particulière du labelle. Ces caractères sont : un calice ù six divisions; les cinq externes sont égales entre elles, étalées et onguiculées. Le labelle est raccourci , sans éperon, convexe et adhérent par sa base avec le gynosième qui est mince et en forme d'ailes sur ses bords; l'anthère est terminale, à deux loges, s'ouvrant par une sorte d'opercule; les masses polliniques sont au nombre de deux, formées de particules agglomérées et réunies toutes deux sur un pédicelle commun et filiforme. Les espèces qui composent ce genre sont des plantes herbacées, parasites et bulbifères; leur hampe est nue, et se termine par une panicule de fleurs pédicellées et munies de bractées; l'une, Cyrlochiliim nnditla/iim, a été figurée planche 84 de l'ouvrage cité; les folioles externes de son calice sont ovales, ondulées et étalées. Elle croit dans les lieux rocailleux, près du village de l'Ascension, dans les Andes du royaume de la Nouvelle-Grenade. Elle a beaucoup de rapports avec VEpidcndrnm punctalum de Linné; le seconde, Cyrtocliilum flexitosiim, Kunth, toc. cit., a les folioles de son calice également ondulées, réfléchies, les extérieures spathulées, les intérieures ovales. Elle a été découverte au pied du mont Paramo de lag Achupallas, entre la ville d'Almaguer et le bourg de la Cruz. Enfin une troisième espèce, Cyrtochitum flavescens, Botanical regisl., t. 1C27, dont la découverte est un peu plus récente, est originaire du Mexique, d'où elle a été importée en Angleterre, dans le courant de 1832. Elle a fleuri, au mois de juin, dans la collection de Richard Uarrison d'Aigbnrgh. C'est une plante herbacée, à souche souterraine horizontale, cylindrique, tortueuse et rampante,; les feuilles qui entourent la hampe ou la tige, au nombre de deux, sont oblongueslinéaires, ensiformes, obtuses, beaucoup plus courtes que les deux autres qui s'élancent du pseudobulbe. Celui-ci est d'un vert gai, comme les feuilles, fort allongé et cylindrique. Les écailles qui enveloppent les tiges sont imbriquées, aeuminées, carinées et d'un jaune verdâtre. Les bractées, qui ont au delà de deux pouces, sont néanmoins un peu plus courtes que les fleurs et d'un jaune orangé. Les sépales et les pétales sont jaunes, linéaires-lancéolés et pointus; le labelle est sessile, jaune, régulièrement parsemé de petites taches linéaires, d'un rouge pourpré, garni à sa base de poils serrés au lieu de tubercules. La colonne est courte, munie de deux ailes rouges-purpurines. L'anthère est à deux loges munies de deux masses polliniques jaunes.

Cette jolie planle est très-délicale; il faut la placer dans la serre chaude de manière à ce qu'elle ne souffre pas de la grande ardeur des rayons solaires. On la cultive en pots contenant sur une couche de gravier un terreau composé- de détritus de vieux troncs. Elle se propage par la séparation de la souche annuelle.

CYRTODAIRE. MOiL. V. Cirtodaire et Gitctsière.

CYRTOLÉPIDE. Cj-rfolepis. bot. Ce genre a été établi par Lesson dans la famille des Synanlhérées, tribu des Senécionides, avec les caractères suivants : capitule multiflore, homogame; fleurs tubuleuses, à cinq dents; réceptacle coiwexe, muni de paillettes; involucre campanule , formé d'une seule rangée d'écaillés arrondies, obovales, à sommet courbe et acuminé; tube de la corolle cylindrique et grêle, avec son limbe campanule; akène plan, un peu comprimé, à deux ailes découpées ou dentées; aigrette courte, en forme de couronne qui se développe et se confond avec les découpures des ailes de l'akène. Les deux espèces connues, CxrtolepismonanthatiCxrtolepisJlexandrinajioni des plantes herbacées, que l'on retrouve dans plusieurs régions de l'Orient; elles sont annuelles, à feuilles alternes, bipinnalipartiles, à lobes linéaires. Les capitules sont jaunes , entièrement dépourvus de fleurs rayonnantes.

CYRTOMON. Cyrtomon. ns. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr, pour un insecte découvert depuis peu au cap de Bonne-Espérance, et qui offre pour caractères : des antennes médiocres, moins longues que le corselet, insérées vers le milieu de la trompe, coudées et composées de douze articles, dont le premier épais, les deuxième et troisième les plus longs, obconiques, les cinq suivants plus courts, lenticulaires et presque égaux; la massue, qui se compose des quatre derniers, est ovale etoblongue; tète exserle, hémisphérique; trompe longue, forte, cylindrique et médiocrement arquée; yeux oblongs, un peu convexes et médiocrement rapprochés sur le front; corselet presque conique, bisinueux à sa base, fortement arrondi postérieurement et canaliculé en dessous; corps ovale-oblong, convexe, écailleux et pourvu d'ailes; élytres oblongues, aussi larges que la partie postérieure du corselet, et atténuées à l'extrémité; pieds longs; cuisses postérieures les plus longues, faiblement renflées au milieu, avec une petite dent velue en dessous; jambes postérieures légèrement arquées; deux crochets au dernier article des tarses. Le Cyrtomon camelus est ovale, noir, en partie recouvert d'écailles blanchâtres.

CYRTOPÈRE. Cyrtopera. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., établi par Lindiey qui lui assigne les caractères suivants : sépales et pétales presque égaux, ascendants et soudés à un prolongement en forme de pédoncule, du gynostème; labelle privé d'éperon, concave, un peu ventru, trilobé avec des veines longitudinales, calleuses, crélées ou tuberculeuses; gynostème demi-cylindrique, échancré; anthère uni-biloculaire; deux masses polliniques, bilobées postérieurement, avec la caudicule courte, presque triangulaire. Les Cyrtopères sonfdes plantes herbacées, à tiges épaisses, tantôt courtes, tantôt allongées et fusi-

formes; à feuilles plissées, à Heurs brillantes, réunies en grappe. On en a trouvé aux Indes, à Madagascar et dans l'Amérique tropicale. On peut considérer comme type du genre, le Cyrlopodium IFooilfortii, Hook., Bot. mag. 1814; CyrtopoUium glutiniferum, Radd., Limodorum , Thouars.

CYRTOPHYLLE. Cyilophyllum. bot. Genre de la famille des Strychnéacées, Pentandrie Monogynie, institué par Reinwardt qui lui donne pour caractères : calice divisé en cinq parties, imbriqué, persislant; corolle infundibuliforme, avec son limbe quinquéfide; cinq étamines exsertes; filaments insérés dans la partie supérieure du tube; anthères penchées, échancrées àleurbase; style filiforme; stigmate obtus; baie à deux loges polyspermes; réceptacle charnu . Les espèces de ce genre sont des arbres lactescents, à feuilles opposées, coriaces et glabres; les Heurs sont réunies en corymbes axiUaires et terminaux. Du Japon et des Indes.

CYRTOPODE. Cyrtopodium. bot. Famille des Orchidées; Gynandrie Monandrie, Lin. Robert Brown a séparé du genre Cymbidium, une espèce qui y avait été placée d'après un examen trop superficiel, et en a formé le type d'un genre nouveau qu'il a appelé Cyrlopodium, de xvpzoi, courbé, et de -ncooi, pied, faisant allusion à la structure de la base inférieure de la tige, dans l'espèce qu'il analysait. Depuis, trois ou quatre autres Cyrtopodes sont venus se joindre au premier connu, de sorte que le genre a dû prendre un rang certain dans la classe desOrchidées. Quoique décrit depuis longtemps par certains auteurs, sous le nom à'Epidendrum, le Cyuto- PûDE poîfCTuÉ, Cyrlopodium punclatum; Helleborus ramosissimus, Plum., Nov. pi. 9, 1. 187, n'était point connu autrement en Europe; ce n'est qu'en 1853 qu'il y fut apportée du Brésil, sa patrie, par W. Swainson, et cultivée dans la colleclion de Ch. Makensie; il y fleurit au mois de juillet.

Le pseudobulbe est long d'un à deux pieds et même plus, cylindrique, comprimé, entouré d'écaillés engainantes, imbriquées, acuminées, lancéolées, striées et d'un jaune fauve; il se termine par une touffe de six ou huit feuilles engainantes à la base, linéaires-lancéolées, acuminées au sommet, striées, d'un vert jaunâtre, longues de douze à quinze pouces et larges de douze lignes. La tige s'élève de la base du pseudobulbe et la dépasse en hauteur; elle est arrondie, de la grosseur d'une forte plume, verte, régulièrement parsemée de taches rondes et purpurines, portant une belle panicule ramifiée et composée d'une vingtaine de grandes fleurs jaunes variées de pourpre; chacune d'elles est accompagnée d'une bractée de deux â trois pouces, membraneuse, lancéolée, aiguë, ondulée et d'un jaune verdàtre. Les sépales et les pétales sont oblongs, ondulés, pointus, d'un jaune assez vif, marqués de taches transversales, d'un pourpre plus ou moins prononcé. Le labelle est d'une forme presque carré, uni à la base du gynostème, partagé en trois lobes dont les deux latéraux repliés et roulés en dedans; l'intermédiaire est plus large, arrondi, dilaté au sommet et un peu relevé en carène au centre, sa couleur est le jaune pur, avec les bords rugueux et d'un rouge foncé, éclatant. Le gynostème est vert, demi-cylindrique, recourbé de ma-

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iiière que les loges de l'anthOrc s'inclinenl et se caclienl en partie entre les deux lobes latéraux du labelle; les masses poUiiiiqiies, au nombre de deux, sont oblonf;ues, ovales, bilobies, portées sur une glandule ovale, à laquelle elles adbèrent par une caudicule courte et linéaire.

Le Ctrtopode n'ArtDERSori , C/rtopodium Àndersoni'i, décrit et figuré par Lambert, dans le Botanical reposit. t. 031, et le Botanical mag. 1. 1800, est également au nombre des espèces cultivées dans les serres européennes. Ces plantes ont l'Amérique méridionale et les Antilles pour patrie.

CYRTOPOGON. bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, que Beauvois a érigé aux dépens de l'Aristide dichotome de Michaux. K. Aristide.

CYIITOSIE. Cyrtosia. bot. Genre de la famille des Orcbidées, Gynandrie Monandrie , formé par Jilume (Bydrag. Fl.Ind. 390). Caractères : cinq sépales connivents; labelle cbarnu, concave, intérieurement discoïde, uni inférieuremcnt au gynostème; limbe droit, arrondi ou un peu écbancré; gynostème dilaté ou subulé; antbère charnue, biloculaire; deux masses polliniqucs farinoso-pulpeuses; capsule siliquiforme, charnue; semences enveloppées d'une tunique. Les deux Cyrtosies décrites par Blumc sont originaires de Java; ce sont des plantes herbacées, à racines tubéreuses, difformes, conglobées; les tiges sont nues, garnies seulement de stipules; les fleurs.sont en épi ou paniculées (■t bractéatées.

CYRTOSPERME. Cyrtospermum. bot. Ce genre de Rafîînesque est le même que le Ciyptotœnia.

CYRTOSTYLIS. Cyrtostylis. bot. Brown, dans son Prodrome, a fait un genre nouveau d'Orchidées, auquel il a donné ce nom; son périanthe estbilabié; les quatre divisions latérales sont égales entre elles et étalées; le labelle est dressé, plan, obtus, entier, et présente deux l>etites callosités à sa base; le gynostème est semi-cylindrique, un peu renflé vers son sommet; l'anthère est terminale, persistante, à deux loges rapprochées, contenant chacune deux masses poUiniques pulvérulentes et comprimées. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, Cyrtostylis reniformis, Brown, loc. cit. C'est une petite plante herbacée, ayant le port de X'Àciantlius, portant une seule feuille réniforme et à plusieurs nervures, des fleurs renversées, c'est-à-dire dont le lalielle est supérieur. Elle a été observée aux environs de Port-Jackson, par Brown qui pense que le Malaxis lilifolia de Swartz doit faire partie de ce genre. Sa structure l'y rapporte tout à fait, tandis que son port l'en éloigne considérablement.

CYRTOTROPIDE. Cyrtotropis. eot. Genre de la famille des Légumineuses , établi par Wallich dans son bel ouvrage intitulé : Plantœ asiaticœ rariores, etc. Caractères : calice bilabié; lèvre supérieure unidcntée, l'inférieure à trois dents; corolle papilionacéc; étendard réfléchi, avec deux callosités à sa base; carène linéaire, falciformc, ascendante et très- longue ; ailes cunéiformes, courtes, divariquées; légume sessile, linéaire, comprimé, tapissé intérieurement par une membrane libre, un peu spongieuse, à plusieurs loges séparées par des étranglements. Le Cyrtotropis carnea est

un arbuste qui a l'aspect d'un Dolichos ou d'une Kennedic, genres voisins du Cyrlotropide; il croît sur les montagnes élevées du Népaul.

CYSTANTIIE. bot. Dans son Prodrome de la Flore de la Nouvelle-Hollande, Brown a fondé ce genre sur une plante de ce vaste pays, en lui assignant les caractères suivants : calice foliacé; corolle fermée en forme de coiffe, s'ouvrant transversalement et laissant persister sa base tronquée; étamines hypogynes, persistantes; point d'écaillés hypogynes; capsule offrant des placentas suspendus et libres au sommet d'une colonne centrale. Ce genre, que son auteur place dans la nouvelle famille qu'il établit sous le nom d'Ëpacridées, ne renferme qu'une seule espèce, le Cystanthc Sprengelioï- <les, arbrisseau qui a le port des Sprengelia de Smith et des Ponccletia et Cosmelia de Brown, si ce n'est que ses rameaux portent des empreintes annulaires à l'endroit où les feuilles sont tombées. 11 y en a deux variétés ; l'une à feuilles allongées et réfléchies, qui croit sur les pentes ombragées des montagnes de la terre de Diémen à la Nouvellellollandc; l'autre à feuilles beaucoup plus petites, que l'on trouve au sommet des montagnes du même pays.

CYSTIBRANCHES. Cystihranchia. crust. Section de l'ordre des Isopndes, établie par Lalrcille(Uègn. Anim. de Cuv.) et qu'il caractérise de la manière suivante : corps ordinairement linéaire ou semblable à un fil ; tête portant quatre antennes sélacées, dont les deux supérieures i)lus longues, deux immobiles, point ou peu saillantes; bouche consistant en un labre; deux mandibules sans palpes; une languette profondément échancrée, divisée et en forme de lèvre; deux paires de mâchoires rapprochées sur un même plan transversal, et dont la paire inférieure, plus petite, forme avec la première une seconde fausse lèvre; enfin, deux piedsmâchoires de six articles, dont le dernier pointu : le premier forme, en se réunissant à celui du côté opposé, une troisième lèvre ou la plus extérieure; tronc formé par six anneaux ( le premier ou celui qui est uni à la tête non compris) supportant tous des appendices manquant le plus souvent ou n'étant que rudimentaires sur le second et le troisième anneau , et constituant dans les autres des pattes proprement dites ; queue trèscourte, composée d'un à deux segments, avec quelques petits appendices peu saillants, en forme de tubercules, à l'extrémité postérieure et inférieure; femelles portant leurs œufs sous les second et troisième anneaux du corps, dans une poche formée d'écaillés. Les Cyslibranchcs diffèrent des autres Crustacés isopodes par des caractères d'une importance telle, que Latreille a proposé d'ériger cette section en un ordre particulier, sous le nom de Ljimodipodes, Lœmodipoda, et qui aurait pour caractères ; quatre mâchoires disposées sur le même plan transversal en forme de lèvre, comme celles des Myriapodes; première paire de pieds proprement dits annexée à la tète ; branchies du ikssous de la queue remplacées par de petits corps vésiculeux analogues à ceux de la base des pieds des Amphipodcs. Suivant Savigny, ils avoisinent les Pycnogonons et lient avec eux les Arachnides aux Crustacés. Les Cyslibranches se distinguent des autres genres par la nature de leurs

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organes respiraloires qui consislenl en des corps vésiculaires, très-mous, tantôt au nombre de six, et situés un de chaque côté, sur les second, troisième et quatrième anneaux, à la base extérieure des pieds qui y sont attachés; tantôt au nombre de quatre, et annexés à autant de pattes, vraies ou fausses, du second et du troisième segment ou à leur place, si ceux-ci sont absolument dépourvus d'organes locomoteurs. Ils s'éloignent encore des autres genres par leur appareil masticatoire, qui lient de celui des autres Isopodes et des Myriapodes ; leur languette est plus grande proportionnellement que dans les autres Crustacés, et se présente sous la forme d'une lèvre qui, dans les Cyames, est quadrifide; les deux paires de mâchoires composent une sorte de lèvre, et les pieds-mâchoires de la première paire sont réunis à leur base de même que ceux des Myriapodes. Enfin, ils diffèrent en ce que les deux pieds antérieurs ou les seconds pieds-mâchoires sont insérés sous la tête; le premier segment du tronc étant intimement uni avec elle, très-court, et lui formant un cou ou un prolongement en arrière. Les pieds complets, au nombre de dix à quatorze, sont terminés par un fort crochet; ceux de la seconde paire sont plus grands; l'avant-dernier article est renflé, et forme avec le crochet terminal une serre ou griffe.

Latreille divise cette section de la manière suivante :

I. Corps ovale, formé de segments larges et transversaux ; des yeux lisses ; pieds de longueur moyenne et robustes ; la quatrième et dernière pièce des antennes simple, ou sans articulations.

Genre : Cyame. Ici se rangent des espèces vivant en parasites sur des Cétacés et des Poissons, et n'ayant que dix pieds parfaits; le second et le troisième anneaux du corps en sont dépourvus et offrent à leur place des appendices grêles, articulés, qui portent les organes vésiculeux présumés respiratoires.

II. Corps filiforme; les segments très-étroits et longitudinaux; point d'yeux lisses ; pieds longs et grêles; la quatrième et dernière pièce des antennes supérieures articulée.

Genres ; Chevrolle, Proton, Leptomère. Les espèces appartenant à ces trois genres se tiennent parmi les plantes marines, marchent à la manière des Chenilles arpenteuses, tournent quelquefois avec rapidité sur elles-mêmes, ou redressent leur coips en faisant vibrer leurs antennes; elles courbent, en nageant, les extrémités de leur corps.

CYSTICAPNOS. BOT. Famille des Fumariacées de De CandoUe, et Diadelphie Ilexandrie. Ce genre, extrait des /^Kwion'a par Boerrhaave (Lugd. Hoit., p. 591, t. 300), adopté par Gœrtner (de Fruct. 2, p. 161 ), et récemment par De Candolle (Syst. f^eget., 2, p. 112), offre lés caractères suivants : quatre pétales, dont un seul bossu à sa base ; capsule vésiculeuse, polysperme, ayant des placentas réunis entre eux par un réseau membraneux. Le Cj-sticaptios ^fiica7ia, Gxrln., Fiimaria vesicaiia, L., est l'unique espèce de ce genre : c'est une plante herbacée, à rameaux grimpants, munie de pétioles terminés en vrilles, et ayant une corolle d'un blanc rosé. Elle est indigène du Cap.

CYSTICERQUE. C/s((ce/t!ts. intest. Genre de l'ordre

des Vésiculaircs, dont les caractères sont : un kyste extérieur simple, renfermant un animal presque toujours solitaire, libre de toute adhérence, et dont le corps, presque cylindrique ou déprimé, se termine en arrière par une vésicule remplie d'un liquide transparent. La tête est munie de quatre suçoirs et d'une trompe couronnée de crochets. Les Cysticerques forment un genre peu nombreux en espèces, mais très-naturel. — Leur kyste épais, sans ouverture, leur sert de demeure et de prison ; ils n'y adhèrent en aucune manière ; une couche mince de liquide les en sépare et leur permet d'exécuter quelques mouvements dans son étendue. Ils sont en général solitaires , rarement au nombre de deux dans une même enveloppe. L'animal se compose d'une tête tétragone munie de quatre suçoirs et d'une trompe garnie de crochets; d'un corps cylindroïde ou aplati, ridé, inégal; d'une vésicule caudale, d'une forme et d'un volume variables, remplie d'un liquide transparent, contenant en solution une petite quantité d'Albumine. Le kyste, quienveloppe constamment les Cysticerques, n'est formé que par un seul feuillet membraneux, offrant une résistance assez considérable. Sa surface intérieure est lisse et polie ; l'extérieure adhère de toutes parts au moyen de prolongements celluleux et vasculaires, souvent très-visibles. Les organes au milieu desquels les kystes sont plongés ne sont point détruits dans les points que ces derniers occupent; leur tissu est plutôt déplacé et refoulé lorsqu'ils se rencontrent à la surface des viscères recouverts d'une membrane séreuse ; ils sont souvent enveloppés entièrement par cette dernière et ne tiennent que par un mince pédicule. Cette disposition se rencontre très-fréquemment pour le Cysticerque pisifornie. Il est présumable que le kyste est une dépendance de l'animal dans les organes duquel il se trouve; qu'il a une vie commune avec lui, puisqu'il existe entre eux des communications celluleuses et vasculaires, et que le kyste exhale à sa surface interne un fluide séreux, destiné sans doute à nourrir le Ver renfermé dans sa cavité. La tête des Cysticerques est susceptible de rentrer dans le corps, et celui-ci de se replier sur lui-même dans une étendue variable, comme les tentacules des Limaces. Dans quelques espèces, le corps peut rentrer dans la vésicule et s'y trouver entièrement caché. Lorsqu'on rencontre des Cysticerques sur un animal mort, ils sont toujours rétractés. La tête ressemble beaucoup à celle des Ténias armés ; elle est tétragone; son sommet est orné d'une trompe rétractile, courte et garnie d'un double rang de crochets dont la pointe se dirige en arrière. Les suçoirs , au nombre de quatre, placés aux angles de la tête, sont grands, profonds, bordés d'un anneau musculeux, et ressemblent beaucoup aux porcs des Dislomes. Le col n'est qu'une dépression plus ou moins longue et qui n'existe pas dans toutes les espèces. Le corps est plus ou moins allongé, sa surface externe est couverte de rides inégales, qui lui donnent un aspect ar4iculé; il est creux intérieurement, sa cavité ne communique point avec celle de la vésicule caudale; il ne faut pas regarder comme faisant partie du corps, \\ portion de la vésicule qui y adhère et qui se trouve quelquefois allongée en tube; le corps est toujours ridé, et ce qui appartient àlavési-

cille ne Test point; le lissii ([ui forme le corps esl d'un blanc de lail, d'une consislance médiocre, sans fihrcs apparentes et rempli d'une énorme quantité de petits corps vésiculaires, arrondis, plus nombreux à la face interne et se détachant facilement ; vus au microscope, ils sont entièrement transparents. La vésicule caudale varie de forme et de volume suivant les espèces ; elle renferme un liquide incolore qui tient en solution une petite quantité d'Albumine. Les parois sont beaucoup plus minces que celles du corps à l'état frais.

Si l'on met des Cysticerques vivants dans de l'eau tiède, on voit la vésicule caudale légèrement agitée de mouvements ondulatoires ; elle s'allonge, se contracte de sa base vers la partie antérieure, et bientôt le corps et la tête se développent à l'extérieur. Dans le moment de la contraction, la surface de la vésicule présente des rides transversales d'une grande régularité. On ignore le temps que les Cysticerques peuvent vivre ; on ignore également celui qu'ils mettent à se développer. Tout porte à croire que ces époques varient suivant les espèces. Il est des Cysticerques que l'on trouve toujours dans le même état de développement, tel est celui du tissu cellulaire. Le Cysticerque à col étroit varie depuis le volume d'une noisette jusqu'à celui du poing; mais r.inimal est toujours parfaitement conformé, quelle que soit sa grandeur. Le Cysticerque fasciolaire a été observé à divers degrés de développement : Goëze a fait sur ce singulier animal une série d'observations trèsintéressantes que le hasard nous a mis à même de répéter et dont voici le précis. Les Cysticerques n'ont encore été trouvés que dans des Mammifères; ils habitent en général un organe particulier tel que le foie, le mésentère, etc. Une espèce (le Cysticerque du tissu cellulaire) les attaque tous indistinctement. Le cerveau, le cœur, les poumons, les yeux, les muscles, etc., en sont quelquefois tellement pénétrés que les kystes se touchent. C'est à la présence de ces animaux qu'cstdue cette dégoûtante maladie des porcs, que l'on nomme ladrerie et dont l'homme n'est pas lui-même exempt, lïudolphi rapporte un exemple bien remarquable d'une femme dans le cerveau de laquelle le Cysticerque du tissu cellulaire se trouvait en abondance; plusieurs muscles en étaient pénétrés ; il en rencontra trois dans les colonnes charnues du cœur.

Cysticerque fasciolaire. Çysticercus fasciolan's, Uud.,Syn.,p. 179, n" \i, Hydatigerafasciolaris, Lamk., Anim.sans vert., 5, p. 154, n" 1. Ce Ver, confondu avec les Ténias par Pallas et d'autres auteurs , est long de six à sept pouces, large de deux lignes dans sa partie antérieure et d'une postérieurement ; pourvu d'une tête à grands suçoirs avec une trompe cylindrique, épaisse, obtuse. Le corps est allongé, aplati, couvert de rides régulières qui le font paraître comme articulé; il a été trouvé dans le foie de plusieurs Rongeurs du genre des liais, de quelques Chauves-Souris.

Cysticerque a col étroit. Çyslicercus tenuicollis, Kud., Syn., p. 180, n» 3 ; Uydalis globosa, Laink., ô, p. 152, n" 1. Ce Ver, long d'un à deux pouces, a la tête médiocre, à suçoirs orbiculaires; le col étroit, d'une longueur et d'une forme variables. Le corps, cylindrique ou déprimé, est couvert de rides irrégulières, très-

rapprochées, rarement écartées, avec une Irès-grande vésicule caudale, souvent globuleuses, rarement ovales ou olilongucs. Habile sous le péritoine et la plèvre de la plupart des animaux, les domestiques surtout.

Cysticerqde dc tissu cellulaire. Çysticercus cellulosœ, Rud., Syn., p. 180, n» 4; Hxtiali'jera cellulosœ, Lamk., 5. p. 134, n» 3. C'est à la présence de ce Ver que les Cochons doivent la maladie connue sous le nom de ladrerie. Il s'empare du tissu, des chairs et des viscères; il s'y multiplie en énorme quantité, et l'arl est souvent impuissant contre l'invasion dc cet ennemi, très-connu des médecins et des vétérinaires.

Cysticerqde pisiforme. Cysticerciis pisiformis , Rud., Syn., p. 181, n" 0; Hfilalis pisiformis, Lamk., ô, p. 152, n''2. C'est un petit Ver, de cinq à huit lignes de longueur, à tête moyenne, armée de suçoirs orbiculaires, profonds et d'une trompe courte et grosse, couronnée de crochets médiocres. Le corps est rugueux, légèrement aplati et de la même longueur environ que la vésicule caudale. Habile la surface du foie, de l'estomac, etc., du Lièvre et du Lapin.

L'on connaît encore le Cysticerque fistulaire, Rud., Syn., p. 179, n» 2, qui habite le Cheval. — Cysticerque A LONG col, Kud., p. 180, n» 5; le Campagnol. — Cysticerque spboerocéphale, Rud., p. 181, n" 7 ; le Mangous. — Rudolphi regarde comme espèces douteuses les Cysticerques des viscères de l'Homme, du Chien, du Putois, delà Taupe, du Lièvre, du Dauphin.

CYSTICOLE. Cjslicola. ois. Lesson a formé ce genre aux dépens de celui trop nombreux des Bec-Fins ou Sylvies; et quoique les caractères distinctifs n'en soient pas trèssailtants, on parviendra néanmoins à les établir d'une manière suffisamment tranchée dans les espèces que nous allons citer. Ces caractères consistent principalement dans un bec grêle, allongé, subulé et faiblement recourbé; dans les tarses qui sont minces et grêles ; enfin dans la queue qui est de moyenne longueur et composée de rectrices étagées, lui donnant une forme ample, arrondie et graduée. Quant aux habitudes de ces Oiseaux, elles sont absolument les mêmes que celles des Sylvies ; leurs formes sont élancées et gracieuses.

CYSTICOLE ciTRin. Cysticolu subcitrina; Sylvia subflava, Vieill. Levail., Ois. d'Af., pi. 127. Parties supérieures brunes, nuancées de jaunâtre; les inférieures blanches, teintées de jaune avec quelques taches brunes au bas du cou ; rémiges et rectrices de couleur Isabelle ; queue longue, étagée, bec et pieds noirâtres. Taille, cinq pouces. Du Sénégal.

CYSTICOLE COMMUN. CysUcola vulgotis ; Sylvia cisticola, Temm., Man. 228. Sommet de la tête, nuque, dos et tectrices alaires d'un jaune brunâtre, avec des taches longitudinales d'une nuance plus obscure; bas" du dos et croupion d'une teinte uniforme ; parties inférieures d'un blanc roussàtre, un peu plus foncé sur les flancs; queue courte, très-étagée et d'un brun noirâtre, avec le bord des rectrices roussâtre et une grande tache d'un noir profond ù l'extrémité de toutes les latérales qui sont en outre terminées de gris cendré. Taille, quatre pouces. Europe méridionale.

CYSTICOLE CRIARD. C/sUcola ctotitans; Matariês cla-

liions, Temm., Ois. color., pi. 4G6, fig. 3. Parties supérieures d'un gris brunâtre; de petites taches brunes, régulières, sur le sommet de la tête ; lectrices alaires brunes, bordées de blanchâtre; rémiges brunes, liserées de gris ; parties inférieures blanchâtres, prenant une teinte d'isabelle sur les flancs; rectrices brunes, terminées de blanc. Bec et pieds jaunâtres, la pointe du premier noire. Taille, quatre pouces et demi. Nubie.

Cysticole grêi.e. Cfsticola gracilis; Matarus gracilis, Temm., Ois. color., pi. 4G6, fig. 1. Parties supérieures d'un gris d'isabelle, parsemées de petites taches longitudinales un peu plus obscures; tectrices alaires et rémiges brunâtres, liserées de fauve-jaunâtre; parties inférieures blanchâtres, grisâtres sur les flancs; rectrices longues, grises, bariolées d'une teinte un peu plus foncée, avec une bande noire à l'extrémité qui est bordée de blanc; gorge et joues blanches; bec brun, avec la mandibule inférieure jaunâtre; pieds cendrés. Taille, quatre pouces et demi. Egypte.

Cysticoi.e Pavanebr. Crs''eo/a Rracha;ptera;Sykia Brachxptera, Cm. Levait., Ois. d'Af., pi. 122. Parties supérieures d'un brun roux foncé, avec des taches longitudinales,peu apparentes, d'une nuance plus obscure; les bords des rémiges el des tectrices alaires sont d'un gris fauve; le croupion est d'un brun roux; parties inférieures grises, avec quelques stries noirâtres et les flancs brunâtres; rectrices étagées, brunes, liserées de fauve; bec gris; pieds bruns. Taille, quatre pouces et demi. Afrique méridionale.

Cysticole Pincpinc. Cysticola Textrix; Sylcia Textiix, Vieil. Levait., Ois. d'Afriq., pi. loi. Parties supérieures brunes, avec le bord de chaque plume d'un gris fauve; une tache grisâtre en dessous de l'œil qui l'entoure à moitié; parties inférieures blanchâtres, avec «luelques petites flammules brunes; abdomen brun; rectrices courtes, peu étagées, brunes, terminées de gris blanchâtre; bec corné; pieds jaunâtres. Taille, trois pouces et demi. Afrique.

Cysticole Polycre. CysUcola Polychrous; Malurus Polychrous, Temm., Ois. color., pi. 466, fig. S. Parties supérieures d'un gris d'isabelle foncé, parsemées de petites taches plus obscures; bord des tectrices alaires et des rémiges fauve; joues à partir des narines, formant un grand espace triangulaire, qui entoure les yeux d'un blanc grisâtre, finement marqué de lignes grises et fauves; gorge blanchâtre; parties inférieures d'un fauve très - pâle ; abdomen brunâtre ; rectrices trèsétagées et longues, d'un gris fauve, bordées de grisâtre avec une tache noire près de l'extrémité; bec brun; mandibule inférieure blanchâtre ; pieds orangés. Taille, six pouces. Java.

CYSTIDICOLE. CysthUcola. intest. Genre établi par Fischer, réuni aux Fissules de Lamarcket aux Ophiostomes par Rudolphi.

CYSTIDION. Cystidium. bot. Link appelle ainsi un fruit sec, indéhiscent, que Geertner a nommé Utricule et Mirbel Carcérute.

CYSTINE. zooL. Substance particulière, découverte par Wollaston dans les calculs urinaires de l'homme. Ces calculs sont le résultat d'une cristallisation confuse dont le noyau s'est insensiblement accru d'éléments

jaunes, translucides et insipides. La Cystine est insoluble dans l'eau, l'alcool, les acides lartrique, citrique et acétique ; mais elle se dissout parfaitement dans les acides nitrique, sulfurique, hydroclilorique, etc., de même que dans les solutions de potasse, d'ammoniaque, de soude, de chaux, et forme avec tous ces agents des composés mixtes, susceptibles de cristalliser. Projetée sur des charbons ardents ou chauffée au chalumeau, elle se bnursoulïle, se décompose, se charbonne, exhale des vapeurs alliacées el fétides ; on obtient de sa distillation à feu nu des principes fluides et liquides, de l'ammoniaque et un charbon spongieux. Son analyse a produit : carbone 57; azoleô4; hydrogène 12,3; oxigène 16,5.

CYSTINGIE. Cyslingia. moil. Sous -genre de Tuniciers, auquel Mac-Leay assigne pour caractères : corps à enveloppe coriace, à court pédoncule ; orifice bran chial latéral, quadrifide, l'anal irrégulier et terminal; tous les deux peu apparents; sac branchial membraneux, fendu longitudinalement; tentacules composés; canal intestinal latéial; estomac liès-grand, s'étendant dans toute la longueur du corps; deux ovaires. Mac- Leay fait connaître deux espèces, Cyslingia Gri/fitsii et Cyslingia ovalo-globosa. Elles sont des mers du Nord, el constituent seules son nouveau genre.

CYSTIQDES. rriTEST. C'est, selon Bosc, un ordre d'Intestinaux, qui doit contenir les genres Hydatide, Cœnure, Cysticerque el Êchinocoque.

CYSTOCEIRE. Cysloceira. bot. Genre établi par Agardh {Sp. Jlg., p. 00) aux dépens des Fucus des auteurs, et dont les caraclères consistent dans les réceptacles tuberculeux, lacuneux, contenant des capsules confondues parmides filaments articulés. Son nom signifie vésicules enchaînées. Les racines des Cystoceires sont scutelliformes; leur lige est ronde, souvent renflée inféricurement en vésicules ou étendue en frondes qui régnent dans toute la longueur; leurs feuilles pinnées ou dichotomes et que ne couvre aucun pore, sont inférieurement planes et parcourues par une nervure, ayant leur extrémité filiforme garnie par-dessus leur partie mitoyenne, de vésicules qui'portent les réceptacles à leur extrémité ; ceux-ci sont lancéolés et loculés. L'auteur convient que ces caractères sont assez obscurs, el que \e faciès est plus constant qu'eux; cependant l'admission du Fucus siliquosus parmi les Cystoceires prouve que ce faciès n'est pas plus certain que les caractères. Trente-neuf espèces, dont deux doivent être encore examinées pour y être comprises définitivement (les Facus suhfarcinalus, Mertens, et cautlatus, Labill., de la Nouvelle-Hollande), composent dans Agardh le genre Cystoceire. Les principales qu'on trouve communément sur nos côtes sont les Cysloceira ericoides, sedoides, Myrica, Abies marina, granulata, barbota, concatenala, discors el abrolanifolia. Parmi les espèces exotiques, est le Cysloceira triquetra, Fucus arlicutotus de Forskalh, de la mer Rouge d'où Delile l'a rapportée.

CYSTOLITHES. ÉCHIK. Quelques oryctographes ont donné ce nom à des pointes d'Oursins fossiles, en forme de massue.

CYSTOPTÉRIDE. bot. Même chose que Cisloptéride.

CYSTOSEIRA. BOT. F. Cystoceibe.

CYTHÉRÉli. Cfthere. cnusT. Genre fondé par Millier et placé dans l'ordre des Brancliiopodes. Caractères : un test bivalve; une tète cachée; deux antennes simplement velues; huit pattes. Ces petits Crustacés ont la plus grande analogie avec les Cypris, et n'en différent guère que par le nombre des paires de pieds. Leur organisation est encore Irés-peu connue. On ne les trouve que dans les eaux salées, au milieu des Fucus et des Polypiers maiins. Slraus les place dans son ordre des Ostrapodes. Muller (Entomostr. seu Insecla tcslucea) en décrit et figure cinq espèces, paimi lesquelles la Cytiiérêe verte, Cytherc viridis, tab. 7, fig. 1 et 2; Monociiliis viridis, Fabr.

CYTUËRÉE. Cxllierea. irjs. Nom donné par Fabricius à un genre de Di|)tères, et que Lalreille a cliangé en celui de Mulion ù cause de l'emploi qui en avait été précédemment fait par Muller, pour désigner un genre de l'ordre des Cruslacés. f^. Mulion.

CYTIIÉRÊE. Cftherea. moll. Ce genre joint à l'élégance des formes le brillant naturel, si rare parmi les Coquilles bivalves. Cet éclat est dû à ce que l'animal ne revêt sa coquille d'aucun épidémie ou drap marin. Lister les rangea dans ses Péloncles, qui renferment indistinctement des Uucardes, des Vénus, des Cylhérées, des Telliiies, en un mot presque toutes les Coquilles bivalves. Dei)Uls Lister jusqu'à Linné, nous ne voyons aucun auteur faire avec elles un groupe particulier; Linné est le premier qui ait réuni dans son genre Vénus, non-seulement les Vénus d'aujourd'hui, mais encore les Cylbérées qu'on en a séparées depuis. Le genre de Linné présente une coupe très-naturelle, qui semblait peu susceptible d'être subdivisée ; Bruguière lui-même n'en sentit pas le besoin, et il le conserva entièrement, comme on le voit par l'inspection des planches de l'Encyclopédie ; cependant de nouvelles découvertes se faisant chaque jour, il était de plus en plus difficile de distinguer les espèces, et on était sur le point de ne plus s'y reconnaître, lorsque Lamarck proposa une division générique que l'on dut saisir et conserver. 11 partagea en deux parties presque égales le genre Vénus, et facilita ainsi l'élude des espèces. Ce fut d'abord dans le Système des Animaux sans vertèbres, publié en 1801, et sous le nom de Meretrix, que ce genre fut proposé. L'inconvenance du nom détermina son auteur à lui substituer celui de Cythérée dans les Mémoires sur les Fossiles des environs de Paris, insérés dans les Annales du Muséum; dès lors ce nom fut adopté généralement et consacré au nouveau genre. Cuvier (Règne animal) admet les Cylhérées seulement comme sous-genre des Vénus. Ocken lui conserve le nom de Meretrix ; et Megerle le divise en trois autres genres, yetius, Trirjona, Orbicuius. Férussac (Tabl. Syst. des Anim. Mollusques) propose de diviser ce genre en cinq sous-genres : la Venus pectinata de Linné sert de type au premier, c'est le genre Arlhemis d'Ocken; la Venus scripla de Linné sert de type au second, il rentre encore dans les Arlhemis d'Ocken ; le troisième sous-genre est fait avec la Venus tigrena de Linné qui constitue le génie Loripes d'Ocken; le quatrième avec la Venus cxotela de Linné, qui répond aux genres Orbicuius de Megerle et Arlhemis d'Ocken ; enfin, le

cinquième sous-genre est proposé sous le nom de Cj-thérée. Quoique l'on sente très-bien la nécessité de partager en plusieurs sections le genre nombreux qui nous occupe, il aurait sulfi, à ce qu'il semble, d'adopter les divisions proposées par Lamarck; car n'étant faites que pour faciliter l'étude des espèces, et reposant par conséquent sur des caractères de peu de valeur, il importait peu que ces sous-divisions fussent basées plutôt sur tel caractère accessoire, que sur tel autre. Ici c'est la forme générale ; là ce sont des bords crénelés ou lisses, qui servent à les établir. Nous dirons pourtant qu'il est plus naturel de se servir de la forme générale pour faire des divisions dans un genre que de tout autre caractère, ce moyen met en rapport les Coquilles analogues; c'est ainsi que le premier sons-genre renferme des Coquilles qui ont des cotes longitudinales ; le second, des Coquilles presque circulaires, mais trèsaplalies, etc. Voici les caractères que Lamarck donne à ce genre ; coquille équivalve, inéquilatérale, suborbiculaire, trigoneou transverse; quatre dénis cardinales sur la valve droite, dont trois divergentes, rapprochées à leur base, et une tout à fait isolée, située sous la lunule; trois dents cardinales divergentes sur l'autre valve, et une fossette un peu écartée, parallèle au bord; dents latérales nulles. 11 est à présumer que l'animal des Cylbérées ressemble beaucoup à celui des Vénus; comme lui il doit être muni de deux tubes extensibles; toutes les Cylhérées sont marines; toutes sont déi)ourvues de drap marin ; le plus grand nombre est lisse , ou présente des sillons ou des côtes parallèles aux bords; quelques-unes dont Cuvier et Férussac ont fait une section, ont des cotes longitudinales. Nous allons exposer quelques-unes des espèces qui pourront servir comme de point de ralliement pour les grouper.

1" Coquilles peclinées.

Cytdérée PECTiNÊE. Cj'Uwrea pectinata, Lamck. , Anim. saus vert., t. v, p. 577, n"63; Venus pectinata, Gmel. D'Argenville , tab. 21; Encycl., pi. 271, fig. 1, A, B. Elle est ovale, irrégulièrement marquée de taches fauves ou rouge-brun, sur un fond blanc ; elle est ornée à l'extérieur, de côtes longitudinales et granuleuses; celles du milieu sont tout à fait longitudinales; les latérales sont plus obliques, courbées ou bitides; le bord interne des valves est crénelé.

2» Coquilles aplaties , suborbiculaires , à crochets aplatis.

Cythérée écrite. Cjtherea scripla, Lamck., Anim. sans vert., t. v, p. 575, n" 57 ; Venus scripla, Gmel.; Rumph, Mus., tab. 42, fig. c; Encycl., pi. 274, fig. 1. Coquille sublenticulaire, aplatie, à crochets peu proéminents, à bords antérieurs et postérieurs se réunissant aux crochets sous un angle droit; ligament trèsenfoncé; surface extérieure sillonnée ou striée transversalement, diversement peinte de taches fauves ou brunâtres, plus ou moins foncées sur un fond blanc ou grisâtre; lunule enfoncée et étroite; elle se trouve dans l'océan Indien; elle a un pouce et demi ou deux pouces dans les dimensions de largeur et de longueur.

ô" Coquilles orbiculaires.

Cythérée exolète. Cfthereae.volela, Lamck., Anim. sans vert., t. v, p. 572, n» 48; Venus exoleta, Gmel. ;

Adanson, Voy. au SéiK^g., pi. 16. fig. 4; Conchyl., 291. fig. 127, sous le nom de Pétoncle, et lab. 292, fig. 128 ; Encycl., pi. 279, %. 5, et pi. 280, fig. 1, a, b. Cette Coquille varie beaucoup quant aux couleurs : elle est quelquefois toute blanche, avec quelques flammules d'un fauve pâle; d'autres fois les taches fauves sont très-multipliées; elles prennent quelquefois la disposition de rayons. La Cythérée exolète est orl)iculaire, lenticulaire, peu bombée; elle est striée ou sillonnée parallèlement à ses bords; la lunule est cordiforme et bien marquée. Celte Coquille se trouve dans toutes les parties des mers d'Europe. Elle a ordinairement deux pouces environ dans ses diamètres.

4" Coquilles ovales.

Cytbérée CédoNblii. Cythcrca erycina, Lamck., Anim.sans vert., t. v. p. 504, n» 14; Feints eiycina, Gmel. Lister, Conchyl. tab. 208, fig. 104; Encycl., pi. 204, fig. 2, A, B. Elle est grande, ovale, agréablement colorée par des rayons plus ou moins nombreux, d'un fauve rougeâlre, dont quelques-uns plus larges sont plus fortement prononcés; toute sa surface est chargée de sillons larges et obtus; la lunule est orangée et bien circonscrite. Cette Coquille présente deux variétés : la première, sur un fond blanc, n'offre que deux rayons ; la seconde, également sur un fond blanc, [irésente un grand nombre de rayons d'un rouge violâtre, disposés assez légulièrement sur toute la surface. Quoique cette Coquille se trouve vivante dans les mers de l'Inde et de la JNouvelle-Hnllande, son analogue fossile se retrouve néanmoins en France, aux environs de Bordeaux. Lamarck, pour distinguer la fossile de la vivante, lui a donné le nom de Cytbérée erycinoïde, Cytherea eiycinoiiks, qui est tellement semblable à la Cytbérée Cédo-Kulli, que nous ne croyons pas nécessaire de rien ajouter à sa description.

Cythérée CiTRiNE. Cyllieiea Citrina, Lamk., Anim. sans vert., t. v, p. 507, n° 24. Elle est cordiforme, globuleuse, subtrigone, striée transversalement, quelquefois rustiquée vers les bords; crochets proéminents; lunule grande, cordiforme, marquée par un trait enfoncé; corselet roussàlreou brunâtre, lancéolé, séparé par une ligne plus foncée; à l'intérieur, dans les individus bien frais, elle est rose pourprée, e.xcepté l'angle antérieur qui est brun ; la dent lunulaire ou latérale est petite, rudimentaire dans quelques individus; elle est jaune citron, pâle à l'extérieur; elle a un pouce et demi de large ; elle vit actuellement dans les mers de la Nouvelle-Hollande, et son analogue fossile, qu'on a nommée Cythérée globuleuse, Cytherea ylobulosa , pour l'en distinguer, n'en difTère réellement que par le manque de couleur dû à son long séjour dans la terre. Elle se trouve à Orsay, près Versailles.

CYTUÉRIDE. Cylheris. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., institué par Lindley pour une plante nouvelle, observée par VVallich dans les montagnes du Sillet. Caractères ; sépales presque semblables aux pétales, étalés; ceux des côtés adhérents à la base de l'éperon ; l'antérieur parallèle avec les pétales latéraux et recourbé; labelle plan, trilobé, terminé postérieurement en éperon, garni d'un disque en créle; gynostème court, ailé, en massue; anthère

membraneuse, biloculaire; huit masses polliniques égales. Le Cylheris cordifolia est une plante herbacée à feuilles planes, pétiolées, pliées; la hampe est terminée par une grappe de petites fleurs blanchâtres.

CYTHÉIUNE. Cytherina. cmsT. V. Cytbérée.

CYTINÉES. Cytineœ. bot. Le genre Cyliiius avait été placé par .lussieu à la fin de la famille des Aristolochiées. Dans son beau travail sur le genre Rafjlesia, Brown [Trans. Lin. Lond , vol. lô) considère le genre Cytinus comme le type d'un nouvel ordre naturel, qu'il nomme Cytinées, et dans lequel il place les trois genres Cytinus, Rafjlesia et Nepenthcs. Ces trois genres ont, il est vrai, entre eux des points de structure analogues, mais il faut convenir que par leur port ils n'ont respectivement aucune ressemblance. Voici les caractères de ce groupe, tels à peu près qu'ils ont été établis par Ad. Brongniart (Ann. Se. nat., vol. 1) ; les fleurs sont unisexuées, monoïques ou dioïques; le calice est adhérent et infère dans les genres Cytinus et Rafjlesia : il est au contraire libre et supère dans le Ncpentlics , son limbe est à quatre ou cinq divisions imbriquées ; les étamincs, au nombre de huit à seize ou même plus, sont monadelphes et synanthères; leurs filets réunis forment une colonne centrale et cylindrique; les anthères sont extrorses et à deux loges , s'ouvrant par un sillon longitudinal ; dans les genres Cytinus et Nepenthes, elles sont réunies au sommet de l'androphore, et forment une masse à peu près sphérique; l'ovaire est infère ou supère; il offre une ou quatre loges, et quatre à huit troidiuspermes pariétaux, i)lacés longitudinalement et recouverts d'un très-grand nombre d'ovules. Le style est cylindrique ou nul, terminé par un stigmate lobé, et dont le nombre des lobes correspond à celui des Irophospermes. Les graines contiennent, dans un endosperme charnu, un embryon dressé, axillaire et à deux cotylédons. Ces caractères sont fort incomplets ; en effet on est encore loin de bien connaître l'organisation des trois genres qui forment ce groupe; le fruit du Cytinus, et par conséquent la structure de sa graine et de son embryon sont inconnus. Il en est de même des fleurs femelles du geure Rafjlesia, qu'on n'a point encore observées. Le genre A'epentlies est le seul dont l'organisation ait été dévoilée complètement. Gsertner en avait décrit l'embryon, qui est d'une ténuité extrême, comme monocotylédoné. Richard a le premier décrit cet embryon comme à deu.x cotylédons, dans son Analyse du fruit (pag. 40 et 82).

CYTirSELLE. Cytinus. bot. Ce genre singulier, placé d'abord dans la famille des Aristolochiées , est devenu pour Brown le type d'une nouvelle famille. 11 se compose d'une seule espèce, Cytinus Uypocisiis, L., Brong., Ann. Se. nat. 1, t. 4, vulgairement Hypociste, plante parasite, ayant à peu près le port d'une Orobanche, et croissant sur la racine de diverses espèces du genre Ciste, dans le midi de la France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Grèce et l'Asie-Mineure. Sa tige est courte, diessée, simple, fixée par sa base, sur la racine des Cistes; elle est couverte entièrement d'écaillés imbriquées en tout sens; les fleurs sont monoïques et forment un épi presque globuleux dont la partie inférieure est occupée parles fleurs femelles; les

fleurs mùlcs .ont un périanllie double ; l'extérieur esl tuhuleux à sa base, ayant son limbe à quatre divisions ovales-ol)longues, un peu inégales, velues en dehors et ciliées sur le bord; le tube est velu à sa face externe; il esl plein intérieurement; le périanthe interne est plus grand et plus régulier que l'externe; il est tubuleux et comme campanule, partagé à sa partie interne en quatre cavités ouvertes supérieurement par autant de petites lames saillantes, qui partent de la paroi interne; le limbe est à quatre divisions ovales, dressées, égales entre elles ; les étamines , au nombre de huit, sont symphysandres, c'est-à-dire soudées ù la fois entre elles par leurs filets et leurs anthères ; l'androphore est cylindrique et placé au centre des quatre cloisons dont nous avons parlé précédemment; les anthères sont réunies circulairement et surmontées d'un tubercule à huit lobes; elles sont ù deux loges linéaires, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. U n'existe nulle trace d'organe femelle. Les fleurs femelles ont un ovaire infère globuleux, surmonté parle périanthe interne, qui offre la même forme et la même disposition intérieure que celle que l'on observe dans les fleurs mâles ; le périanthe externe se compose de deux ou trois lanières qui naissent de la partie extérieure et moyenne de l'ovaire ; le style esl cylindrique, placé au centre des cloisons du périanthe, terminé par un stigmate globuleux, déprimé, à huit côtes obtuses, séparées par autant de sillons profonds. Si l'on coupe l'ovaire en travers, il présente une seule loge, aux parois de laquelle sont insérés huit trophospermes longitudinaux, qui sont comme pelles, c'esl-à dire très-élargis intérieurement et seulement insérés par une lame étroite; les ovules sont très-petits. On ne connaît point encore bien l'organisation du fruit et celle de la graine. Jusqu'à présent cette plante avait été fort incomplètement décrite. Le travail de Brongniart fils a jeté beaucoup de jour sur sa structure ; cependant notre description s'éloigne, en quelques points, de celle qu'a donnée ce botaniste; il ne fait aucune mention du périanthe externe, quoiqu'il les représente fort bien dans les figures qui accompagnent son Mémoire. Dans le midi de la France, on prépare avec les fruits de l'Hypociste un extrait fort astringent, que l'on employait autrefois comme légèrement toni(iue, particulièrement dans les flux muqueux, atoniques, etc.

CYTINUS. BOT. r. CïTINELLE.

Cj'lùius, chez les anciens, parait avoir désigné le Grenadier, f^. ce mot.

CYTIS. MIN. Ce nom parait avoir désigné chez les anciens, et particulièrement dans Pline, une variété d'OEtite.

CYTISE. Cftisus. BOT. Ce mot, dérivé de xu^vos, nom <iue portait l'une des îles de l'Archipel, exprimait un arbre originaire de celte île, et dont l'analogue ne s'est point rigoureusement retrouvé, d'après les descriptions qui nous sont restées des temps anciens. Ce nom a été rétabli en faveur d'un groupe de végétaux, qui se place naturellement dans la famille des Légumineuses; mais dans cette famille si vaste, il est peu de genres qui, autant que celui des Cytises, présentent une transition aussi insensible de nuances et de caractères communs

avec ses voisins. Il a donc été difficile de le bien définir; et depuis Tournefort on a sans cesse varié sur les plantes dont on l'a composé. Des Geiiista et des Sparliinn de Linné ont été reconnus comme appartenant au genre Cytisus, et réciproquement plusieurs Cytises sont devenus des Sparlier ou des Genêts. Lamarck a le premier débrouillé la confusion dans la- (|uelle, avant lui, ces genres étaient plongés. C'est lui (|ui a fait voir que plusieurs plantes décrites comme distinctes, telles que les Cylisus païens et Sparlium païens de Linné père, et Cytisus penduUmis de Linné fils, ne sont que des doubles emplois de la même espèce; c'est encore lui qui a éliminé le Cytisus If'^olgaricus de Liimé fils, ou Cytistts pinnatus de Pallas, et l'a placé près du Colutea. Étant convaincu par l'observation que les caractères établis par Linné n'ont de valeur réelle qu'à l'égard de quelques espèces communes, et qu'ils s'évanouissent insensiblement dans les autres, Lamarck a cherché ailleurs que dans la fructification des notes distinctives pour le genre Cytise. Néanmoins il n'a pas négligé une circonstance remarquable dans l'organisation de leurs fleurs, et qui consiste en ce que les organes sexuels sont complétemenl renfermés dans la carène. Ce caractère, joint à celui que présentent les organes de la végétation, c'est-à-dire aux feuilles constamment ternées des Cytises, les distingue facilement des Genêts. Jussieu {Gênera Plant., p. 334) et De Candolle (Flore franc., 2= édit., vol. 4, p. col), adoptant à cet égard les idées de Lamarck, eut donné au genre Cytise les caractères suivants : calice presque divisé en deux lèvres, dont la supérieure est bidentée, et l'inférieure Iridentée, tantôt court et campanule, tantôt long et cylindri(pic; étendard de la corolle réfléchi; les ailes et la carène simples, conniventes de manière à cacher les étamines qui, d'après de nouvellesobservations, ont été reconnues pourconslamment monadelphes; stigmate simple; légume oblong, comprimé, rétréci un peu à sa base et polysperrae. Les Cytises sont des arbustes ou des arbrisseaux dont le port se rapproche de celui des Genêts, mais qui ne sont pas épineux comme la plupart de ces derniers, à feuilles ternées, accompagnées de stipules extrêmement petites, ou qui s'évanouissent dans le plus grand nombre des espèces; à fleurs terminales ou axillaires, lopins ordinairement disposées en épi, et d'une belle couleur jaune de soufre; quelquefois, mais rarement, ces fleurs sont rouges.

Parmi les genres formés aux dépens du genre Cytise, il faut citer en premier lieu VJdenocarpus établi par De Candolle (Flore franc., Suppl., p. 549), et qui a pour types les Cytisus parvifolius, Lamk., et Cytisus Telonensis, L., auxquels son auteur a réuni les Cytisus hispanicus, Lamk., Cytisus complicalus, Brot., et Cytisus foliolosus, Ait. Le Cytisus Cajan, L., et le Cytisus Pseuilocajan de Jac(|., que Lamarck et AVilldenow ne considèrent que comme une simple va-

] riété du premier, forment, selon de Candolle et Sprengel, le genre Cajanus. Ce dernier auteur y fait encore entrer le Cr<iS«s /A o/jraricMs, dont De Candolle indique plutôt les affinités avec son Astragaliis Megalanthus.

I Mœnch, qui a tant subdivisé les genres, n'a pas manqué

de subdiviser encore le Cytisiis. Son genre JVihorgia se compose des Cftisus biflorus, Ait., Cytisus capitatus, Jacq., Cftistis piirptireus, Scop., et Cytisus supinus de Jacquin. Dans le petit nombre d'espèces exotiques que l'on a amalgamées avec les Cytises, il n'en est peut-être aucune qui s'y rapporte réellement. Ainsi, à l'égard des deux Cytisus Capensis , celui nommé ainsi par Lamarck est le Lebekia cytisoides de Tbunberg, celui de Bergius est le Rafnia opposita, Thunb., ou Crotalaiia opposita, L. Dans ce dernier genre vient encore se placer, d'après Lamarck et De Candolle , le Cytisus violaceus, Aublet. Le Cytisus Guineensis de Willdenow a été ensuite transporté par son auteur lui-même dans le genre Bobinia. Sous le nom de Cytisus psoraloides, Linné décrivit la même plante qu'il avait rapportée avec plus de raison aux Indigotiers, mais dont il fit encore un double emploi, en donnant comme distinctes V Imligofera racemosa et Vlndicjofera psoraloides. Le Cytisus grœcus, L , a été reconnu par Smith, pour être la même espèce que VAnthyllis Hermanniœ, L., plante cultivée dans les jardins, et par conséquent assez connue pour qu'il n'y ait plus aucun sujet de doute.

L'élimination des espèces qui composent maintenant les genres Adenocarpusal Cajaiius, réduit le nombre des vrais Cytises à environ une trentaine. Ils sont, en général, indigènes des contrées méridionales et montueuses de l'Europe et de l'Asie Ces arbrisseaux, par la beauté de leur feuillage et la multiplicité de leurs fleurs, méritent de fixer particulièrement l'attention. On remarque surtout les espèces suivantes.

Cytise des Alpes. Cytisus Laburnum, L., nommé vulgairement Aubours et Faux-Ébénier. Il croit naturellement dans les Alpes et le Jura : il y décore les rochers par ses nombreuses et belles Heurs disposées en grappes longues et pendantes, par son feuillage épais. L'aspect agréable de cet arbrisseau, qui atteint souvent la taille d'un arbre de moyenne grandeur, l'a fait depuis longtemps rechercher pour l'ornement des bosquets, où ses formes élégantes et ses fleurs d'une belle couleur soufrée, se marient fort gracieusement avec celles des Gainiers, des Genêts, des Acacies, des Stapbylées, etc. Le bois du Cytisus Laburninn étant très-dur, est susceptible de prendre un beau poli ; et comme il est veiné de plusieurs nuances de vert, les tabletiers et les tourneurs en fabriquent divers ouvrages de leur art. Ce n'est pas de cette plante que Virgile et les auteurs latins ont voulu parler lorsqu'ils célébraient le Cytise fleuri, si agréable aux Chèvres et aux Abeilles. Ces expressions sont, il est vrai, très-applicables à notre plante qui, d'un autre côté, est indigène des montagnes de l'Italie; mais il a été reconnu que le Cytise des anciens est une espèce de Luzerne arborescente (iiJedicago arborea, L.), laquelle croit assez abondamment dans la campagne de Rome.

Cytise A feciiies sessiles. Cytisus sessilifolius, L., vulg. le Trifolium des jardiniers. Charmant arbuste Irès-raraifié, s'élevant en buisson à la hauteur de cinq à six pieds, et glabre dans toutes ses parties. Il a des feuilles alternes, petites, nombreuses, composées de trois folioles ovales, mucronées cl portées sur de courts

pétioles; les fleurs sont jaunes et disposées en grappes courtes et droites. 11 croit spontanément dans les contrées méridionales de l'Europe, et on le cultive dans les jardins, surtout pour en former de petites palissades agréables, parce qu'il ne se dépouille que très-tard de ses feuilles.

Cytise d'(ïoiie. Cytisus OEolicus, Botanical regist. t. 1902. Son tronc acquiert une assez grande élévation; il se couronne de rameaux étalés, assez menus, d'un vert sombre et chargés de poils mous et ti es- flexibles. Les feuilles sont alternes, pétiolées, composées de trois folioles ovales, presque obtuses , d'un vert agréable en dessus, plus pâles en dessous et entièrement couvertes de poils assez longs et nombreux. Les fleurs sont jaunes, pédicellées, réunies en petites grappes au sommet des rameaux; elles sont d'im jaune vif, accompagnées de bractées linéaires. Le calice est campanule, membraneux , pubescent et bilabié; la lèvre supérieure est bidentée, l'inférieure ovale et très-entière. La corolle est papilionacée, à étendard oblong, obtus, pubescent, plus long que les ailes dont les bords sont ciliés et réfléchis; la carène est pubescente à sa base et rétrécie en deux onglets linéaires. Les étamiiies, au nombre de dix, sont monadelphes, avec les anthères alternativement plus grandes. L'ovaire est supère, oblong, surmonté d'un style redressé , et terminé par un stigmate en tète. Le fruit est un légume oblong, comprimé, glabre dans sa jeunesse, renfermant plusieurs graines orbiculaires.

Le Cytise d'œolie a élé découvert à Stromboli par le professeur Tenore, de IVapIes, et c'est de l'arbre élevé par ce savant que sont provenus tous ceux que l'on rencontre maintenant dans les collections. Cet arbre, dans nos climats, ne peut être conservé qu'en pot ou en caisse, ce qui restreint considérablement sa croissance. On le reproduit partons les moyens connus : les semis, les boutures, les greffes et les marcottes. En général la culture des Cytises n'offre pas beaucoup de ditficultés% Ces arbrisseaux s'accommodent facilement de toute qualité de terrain; ils ressemblent beaucoup, sous ce rapport, aux Genêts, dont l'organisation est presque identique avec la leur. Les espèces qui exigent l'orangerie sous le climat de Paris sont originaires des pays les plus chauds de la zone tempérée. Ce sont, avec celui qui précède, les Cytisus spinosus, Cytisus prolifer, Cytisus linifolius, Cytisus frag tans, Cytisus argenteus et Cytisus sericeus.

CYTISINE. BOT. Lassaigne a nommé ainsi une matière particulière, qu'il a extraite du Cytisus Laburnum. Elle a l'apparence de la gomme arabique, une saveur amère et nauséeuse; elle attire promptement l'humidité de l'air.

CYTISO GENISTA. BOT. Genre formé par Tournefort, et réuni depuis, par Linné et Jussieu , aux Genêts.

CYTISPORE. Cylispora. bot. Genre de plantes Cryptogames, appartenant à la famille des Hypoxylées, et créé par Ebrenberg qui lui donne pour caractères ; réceptacle à cellules difl'ormes, membraneuses, minces, rangées autour d'une colonne centrale, presque connées à la base, jointes en haut; ostiole contenant des tubercules granuleux, entourés de pulpe gommeuse, soUible, qui s'échappe en filaments tortueux et colorés.

Ces piailles, très-voisines tlcsSpliéiidicscirrliifères dont elles diffèrent par la régularité des loges, doivent leur être 'rapportées, suivant Pries; elles ont encore beaucoup d'analogie avec les Nétnaspores et croissent sous l'épiderine. Les espèces du genre Cytispore sont assez nombreuses; Mérat dans sa Flore des environs de Paris en décrit six, que l'on trouve sur les Saules, les Peupliers, les Tilleuls, les Érables.

CZACKLi. DOT. Syn. A' Anlhcricum liliastrum, dont

Sprengel a fait un genre nouveau, dans la famille des Aspliodélées, Uexandrie Monogynic.

CZERNYE. Czernya. bot. Presl, dans son histoire des Graminées de la Sicile, a proposé l'établissement de ce genre pour VÀrumlo phraytnitcs, auquel il a reconnu des caractères suffisants pour le séparer de ses congénères et qui deviendrait le type de son genre nouveau, sous le nom de Czcinya ariiiidinacea.

CZIGITUAI. MA«. espèce du genre Cheval.

DA BEOCIE. Dabeocia.wT. Même chose que Daboecie.

DAlîINGORA. BOT. Synonyme àe Croton variegatum.

DABOECIE. Dahoecia. bot. Genre de la famille des Éricinées. Jussieu dit que Tourneforl a le premier fait connaître, dans ses Instituliones, une plante à tige basse et ligneuse, que les Irlandais nomment Daboeci. Celte plante , indigène en Angleterre et en Irlande, fut d'abord connue imparfaitement par Linné, qui, dans son Specics, la rapporta, avec doute, à la fin du genre Erica, sous le nom d'Eiica Dahoecia. Ensuite, ayant reçu la description de la fleuret du fruit, envoyée par Collinson, il la nomma Ândiomeila Dahoecia, en observant que son port commandait ce rapprochement, quoique, par le nombre de ses parties, la plante eut plus d'affinité avec les Bruyères. Murray et Richard adoptèrent ce changement. Thunberg, dans sa monographie du genre Erica, y ramena notre plante sous son premier nom, en quoi il a été suivi par Lamarck, Gmelin et Willdenow. Jussieu, en examinant la capsule de V Erica Dahoecia, lui a trouvé une structure analogue ù celle des Rosages, c'est-à-dire quatre valves rentrantes, d'où il a tiré la conséquence que cette plante, loin d'être bien |)lacée dans le genre Erica, ou dans V.4nilromeda, devait au contraire être détachée delà famille des Bruyères pour passer dans la voisine. L'inspection des autres caractères tirés de la forme et du nombre de ses diverses parties, l'a décidé à la rapporter au genre Menziesia, sous le nom spécifique de Polifolia, à cause de la ressemblance de ses feuilles avec celles du TeucriuHi polium. En dernier lieu. Don a fait de la Menziesie à feuilles de Germandrée le type d'un genre nouveau qu'il a nommé Dahoecia du nom vulgaire sous lequel on la connait au pays natal, et il a caractérisé ce genre de la manière suivante : calice divisé en quatre segments; corolle ovale, ventrue, avec son limbe à quatre dents; huit étamines incluses, avec leurs filamenls dilatés et glabres; anthères linéaires, sagittées à leur base, à loges parallèles, déhiscentes par le haut et longitudiiialement; stigmate simple et tronqué; capsule fi quatre loges, septicido-déhiscenle, presque membraneuse; placenta prismatique; semences arrondies, renflées, lisses et raaripiées d'une petite chalaze.

D\B0KCIE A FEUILLES DE GERMANDRÉE. DahoCCia poU-

folia. Don, Gcu. Syst. Gard. 5, 833; Erica Daboeci, Lin. Ses tiges sont grêles, rameuses, droites, héris-

sées de poils nombreux , garnies de feuilles opposées ou ternées dans le bas de la plante, alternes dans le haut, ovales, entières, un peu roulées en dessous vers les bords, vertes et parsemées de poils ù la face supérieure, blanches et cotonneuses à la face inférieure. Les fleurs sont purpurines ou blanches, ovoïdes, pédonculées, pendantes, alternes, disposées en grappes simples, entremêlées de feuilles; ces fleurs ont beaucoup de ressemblance avec celles de VEn'ca ciliala; le calice est à quatre divisions lancéolées, acumiiiées et glanduleuses; la corolle est monopétale, avec le tube cylindrique renflé, et le limbe plus petit, à quatre dents éinoussées et réfléchies. Les étamines, au nombre de buit, sont incluses; elles ont leurs filaments dilatés et glabres, terminés par des anthères linéaires, sagittées à leur base, offrant deux loges parallèles, qui s'ouvrent dans le sens de leur longueur. Le style est subulé, aussi long que l'ovaire, surmonté d'un stigmate simple el tronqué. La capsule est ovale, ù quatre loges, longue de trois lignes, d'un tissu membraneux, renfermant un grand nombre de semences presque rondes, attachées ù un placenta prismatique.

Celte plante est rustique, seulement elle ne se plaît que dans le terreau de bruyère. On la multiplie facilement par le semis.

DABOIE 01) DABOLE. rept. Espèce du genre Vipère.

DABURI. BOT. Synonyme de Rocou.

DACELO. OIS. Synonyme de .Marlin-Chasseur.

DACINA. BOT. Synonyme de Slatice.

DACiNAS ET DACNAPES. ois. y. Daci^IS.

DACNE. Daciie. iNS. Genre de Coléoptères penfamôres, établi par Latreilledans la famille des Clavieornes. Caractères : antennes courtes, terminées brusquement en une massue perfoliée, orbiculaire ou ovoïde; troisième article plus long que le précédent ; mandibules fendues à leur extrémité ou terminées par deux dents; mâchoires bifides; palpes maxillaires filiformes; les labiales terminées en massue; languette entière; corps ovale ou elliptique; articles des tarses cylindriques, glabres, peu velus et presque égaux. Ces Insectes s'éloignent des Boucliers par leurs mandibules bidentées; ils partagent ce caractère avec les Ips, les Mtidulcs, les Thymales, lo» Colobiques et les Micropèples; mais ils diffèrent en particulier des Nitidulcs par les articles des tarses, et des genres Thymalc, Colobiquc et Micropèpic,

îGli

par la forme du corps. Les Daciics, confondus d'abord p.ir Fabriciiis avec ce qu'il désignait ma! à propos sous le nom d'Ips, correspondent à ses £'«(/("s{.sys/.iS'/eM7/i.), genre établi par Paykull. Ces Insectes se trouvent sous les écorces des arbres, sous les pierres et dans les Champignons pourris. On n'en connaît encore qu'un assez petit nombre d'espèces; quelques unes sont originaires du Brésil ou de Cayenne, on en trouve deux aux environs de Paris et en Belgique; ce sont : Dacne htméral, Dacne hiimeralis, Latr.; Engis humeralis, Fabr. Il est long d'une à deux lignes, luisant, glabre, ponctué, d'un rouge vif, avec les yeux, les élytres, la poitrine et l'abdomen noirs; les élytres ont à leur base une petite tache arrondie et rouge; les points sont peu profonds et paraissent disposés en lignes; les jambes et les cuisses sont noires.

Dacne cou roige. Dacne sanguinicollis ; Engis sanguinicollis, Fabr. Se rencontre moins fréquemment que le précédent avec lequel il est fort aisé de le confondre.

D.VCNIS. OIS. .'>ous-genre de Troupiales, qui répond aux Pit-Pils de Bufîon.

DACRYDIER. Daciydium. bot. Genre de la famille des Conifères, et de la Diœcie Polyandrie, qui ne comprend qu'une seule espèce, originaire des iles de la mer du Sud , le Dacrydier a fecilles de Cyprès, DacryiliuM cupressitmm (Lambert, Pin., p. 93, t. 4; Rich., Conif., l. 2, fig. 3). C'est un très grand arbre toujours vert, trèsrameux, à rameaux pendants; ses feuilles sont fort petites, nombreuses, rapprochées, disposées sur quatre rangs et presipie imbriquées ; ses fleurs sont dioïques; les mâles forment de petits chatons ovoïdes, qui terminent les ramifications de la' tige; ils se composent d'écaillés imbriquées, portant chacune deux anthères sessiles et uniloculaircs à leur face inférieure. Les fleurs femelles offrent une disposition extrêmement singulière ; elles sont solitaires au sommet des plus petites ramifications de la tige; les feuilles supérieures leur forment une sorte d'involucre; la dernière de ces feuilles est différente des autres, très-concave, et porte la fleur sur le milieu de sa face interne : cette fleur est presque renversée; elle présente un involucre monophylle, globuleux, ouvert à son sommet, charnu, qui renferme étroitement la fleur placée dans son fond; celle-ci offre un calice turbiné à sa base, rétréci à son sommet en un petit rebord irrégulièrement bosselé; l'ovaire est fixé au fond du calice (lui est libre. Le fruit est plus ou moins recourbé et ressemble à un très-petit gland muni de sa cupule, qui ne l'environne que dans son quart inférieur à peu près. Cet arbre forme de vastes forêts dans les régions sud-ouest de la Nouvelle- Zélande.

DACRYDIER. i)acrj</;w»A!. BOT. Genre de IMucédinées, fondé par Link; il ne renferme qu'une seule espèce décrite par Tode sous le nom de Myrothecium rorithnn, et assez bien figurée par cet auteur dans ses Fiingi Mecklemburgcnses, t. 5, fig. 58. Elle est formée de filaments courts, entre-croisés et diversement repliés, couverts de sporules réunies en amas sur divers points des touffes de filaments. Ces amas de sporules sontd'abord presque fluides, et deviennenlensuite

secs ou pulvérulents. Dans l'espèce connue, les filaments sont blancs et les amas de sporules sont roses. Cette plante croît sur les rameaux morts et humides; on l'observe au printemps.

DACRYMYCES. bot. Ce genre de Champignons, que Nées a séparé des Tremelles, a pour type le Tiemdta (Miquescens de BuUiard (tab. 455, fig. 3). On y rapporte également les Tremellu fragifonnis, Pers., Syn., C22 ; — Tremella violacea, Pers., Syn., G23 ; — Trcinella moriformis, Eiig. Bot., 244fi, et probablement le Tremella urhicœ , Pers.; cette jolie espèce forme sur les tiges desséchées des Orties des petites taches d'un rouge de sang. Toutes ces plantes diffèrent des vraies Tremelles par leur structure intérieure qui consiste en filaments dressés , entremêlés de sporules, et réunis en une masse charnue ou gélalineuse, arrondie ou lobée. Toutes les espèces sont petites et croissent sur les plantes mortes et sur les écorces des arbres. Leur structure les avait fait placer par Nées parmi les Mucédinées, mais on retrouve dans beaucoup de véritables Tremelles des filaments semblables, et si on leur donnait une grande importance, on devrait les placer toutes parmi les Champignons filamenteux, ce qui paraîtrait difficile à admettre. Aussi Pries placet-il ce genre parmi les Tremellinées, auprès de ses genres Nœmatelia et Àgyriuni. V . ces mots et Tremelle.

DACRYNE. Dactjnn. bot. Genre de Chami)ignons tuberculariés, de la famille des Hyphomyèles, tribu des Céphalotrichés, selon la méthode de Nées, établi par Pries qui lui donne pour caractères : réceptacle gélatineux, formé de flocons agglutinés, ramuleux, articulés, roides et prolifères; sporidics globuleuses, recouvrant une surface glabre et susceptibles de disparaître assez promptement.

DACRYOIDÉ. Daciyoideus. bot. Épithèle dont on se sert en botanique pour exprimer une graine oblongue, arrondie à l'une de ses extrémités, et un peu pointue à l'autre.

DACRYOMYCES. BOT. K. Dacrymyces.

DACRYON. BOT. Synonyme de Coix Larme de Job, Coix lacrima, W.

DACTYLANTHE. Daclylanlhes. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, Dodécandrie Trigynie, proposé par Ilaworth (Synops., |)J. suce. 132) poury placer les Euphorbia puhila, anacantha , tuberculata et haniata qui, selon lui, se distinguent des autres Euphorbes par un calice ù quatre ou cinq divisions étendues, épaisses, concaves et fortement digitées. Les quatre espèces sont originaires du Cap.

DACTYLE. BOLi. Nom spécifique d'une espèce du genre Pholade, et synonyme de Lithodome vulgaire.

DACTYLES, rois. Famille des Thorachi((ues, établie par Duméril, et qui comin-end les genres Péristidion , Prionote, Trigle et Dactyloptère. 1^. ces mots.

DACTYLIDE. Daclylis. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L. , qui offre pour caractères distinclifs : des fleurs disposées en panicule simple, formée d'épillets réunis et très-rapprochés les uns contre les autres, de manière à former de petits capitules de deux à huit fleursà chaque épilletqui sont très-comprimés; lépicène à deux valves inégales.

lancéolées et cariînêes; glume égalemenl àdeux valves: l'exlerne ou inférieure fortement carénée , portant un peu au-dessous de son sommet une arête courte; l'interne plus mince et bifide à son sommet ; style biparti, se (erminant par deux stigmates poilus et glanduleux; fruit allongé, non enveloppé dans la glume. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces qui sont généralement vivaces.

Dactyi.iue clomEré. Dactylis glomerata, L., Beauv. Agr., t. 17, fig. 5. Chaume haut d'environ deux pieds; feuilles lancéolées, glau(|ues, un peu rudes au toucher; fleurs en panicule unilatérale, composée de plusieurs petits glomérules formés d'un assez grand nombre d'é]>illets; ceux-ci sont rougeàtres, très-comprimés, à trois Heurs dont les deux inférieures sont hermaphrodites et la supérieure pédicellée et neutre. 11 est trèscommun dans les lieux incultes, les prairies.

Dans sa Flore atlantique. Desfontaines a figuré deux espèces nouvelles de ce genre ; l'une , Dactyiis pungens {loc. cit., 1, p. 80, t. Ifi), a ses chaumes nus dans leur partie supérieure, environnés inférieurcraent d'une touffe de feuilles sétacées et roides, terminés par une sorte de capitule composé d'un grand nombre d'épillets sessiles. Elle est annuelle et croit dans les sables des côtes de la. Barbarie. L'autre , Daclylis repens (loc. cit., 1 , p. 79, t. 13), est beaucoup plus grande : son chaume est rampant, rameux; ses feuilles sont roides, distiques et velues; ses fleurs forment un capitule ovoïde, oblong, unilatéral, qui se compose d'un grand nombre d'épillets pubescenls, ordinairement à quatre fleurs. Elle croit dans les sables du désert, sur les côtes de Barbarie; mais on la retrouve, ainsi que la précédente, sur les penles méridionales de l'Andalousie, etc.

DACTILIER. JJaclxlium. bot. Nées a donné ce nom à un genre voisin des Aspergillus, et qu'on devrait même peul-êlre y réunir. 11 est caractérisé par des filaments droits, simples, portant à leur sommet quelques sporules allongées ou fusiformes, cloisonnées transversalement. La seule espèce connue de ces Cryptogames est extrêmement petite et croît en touffe sur les écorces unies où elle forme une sorte de duvet blanc, assez rare et ù peine visible. Nées a figuré celte espèce sous le nom de Vactylium candidum, dans la planche 4 de son Système des Champignons.

DACTYLION. BOT. Synonyme de Convolvulus Scamonta. V . Liseron.

DACTYLIOPHORUM. POIS. /^. ScoMBÉROiDE Commer-

SOUNIEH.

DACTYLIS. BOT. V. Dactylibe.

DACTYLITES. Dactylites. ÉCHiN. Ce nom a été donné par les anciens oryclographes, à des corps organisés fossiles, un peu semblables à des doigts par leur forme, et appartenant en général ù des pointes d'Oursins. Les Bélemnitcs , les Orthocératites , des Dentales et des Solens fossiles ont également porté le nom de Dactylites.

DACTYLOBES. ois. Klein donne ce nom, dans sa raélhode ornilhologlque, à une famille que caractérisent des doigts lobés; il la compose du genre Grèbe. Lesson forme des Daclylobes une tribu bien distincte de tous les autres Oiseaux , par l'organisation de leurs tarses. Leurs ailes courtes, étroites et à bords échan-

crés. bien que la première rémige soit la plus longue, leur queue le plus ordinairement nulle, leurs plumes satinées, ne permettent point de les confondre avec aucune antre. Cette tribu, dans sa mélhodc, est le cinquième sous-ordre des Ëcbassiers.

DACTYLOCÈRE. Dactylocera. crcst. Ordre des Ampliipodes, famille des Crevettes; genre établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : tète de grosseur moyenne, déprimée, presque carrée, avec les yeux petits ; quaire antennes fort courtes et composées d'un petit nombre d'articles : les inférieures sont menues, en foime de slyiet, et les supérieures terminées par une petite lame concave, au côté interne, représentant une cuiller ou une pince; corps non épaissi en devant; quatorze pieds tous terminés par un crochet ou en pointe.

Dactylocère en CROISSANT. Dactylocera semilunala, Lat.; Phrosine semilunala, Risso. Corps ohlong, jaunâtre antérieurement, rouge postérieurement; tête pourvue de deux petites cornes qui forment une sorte de croissant ; yeux petils. Taille, sept à huit ligues. On la trouve aux environs de Nice, dans les endroits où la mer est profonde, et où le fond est sablonneux.

DACTYLOCTENIER. Daclxloctenium. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Willdenow. Caractères : fleurs disposées en épis unilatéraux, solitaires ou fascicules au sommet de la tige, formés d'un grand nombre d'épillels inultiflores, tous tournés d'un même côté, et placés sur un axe non articulé. Lépicène à deux valves comprimées et en carène : la supérieure terminée par une arête crochue ; la glume est à deux paillettes comprimées ; l'inférieure carénée et mucronée à son sommet. Glumelle composée de deux paléoles tronquées et minées ; fleurs offrant trois étamines et deux styles terminés chacun par un sligmate e'n forme de pinceau ; fruit non enveloppé dans la glume. Ce genre se compose d'un pelit nombre d'espèces, auparavant placées dans les genres Poa, Eleusine, Chloris, Cenchrus et Cynosunis. L'une d'elles, Dactyloctenium /Egxptiacunt , Willd., Beauv., Agrost., t. 15, fig. 2, est une plante annuelle, dont les épillets sont digités au sommet de la tige; leur axe est glabre; les feuilles sont ciliées à leur base. Elle croit eu Orient et en Amérique.

DACTYLON. bot. Nom spécifique d'un Panic qui est devenu le type du genre Digituria de Ualler, ou Cynodon de Richard; ce nom, emjjrunté de Pline, désignait, à ce qu'il paraît, uneGraminée vulgaire. Columna l'appliquait à une toute autre plante , le Scduni acre.

DACTYLOPORE. Dac/r/o/^o/o. polyp. T. RétEporite.

DACTYLOPTÈKE. Dadxlopteius. pois. Genre formé par Lacépède , aux dépens des Trigles de Linné, et adopté par Cuvier comme sousgenre. Voici ses caractères : rayons détachés au-dessous des nageoires pectorales, nombreux et unis ensemble par une membrane, ce qui porte le nombre des nageoires pectorales à quatre; ces pectorales surnuméraires sont aussi longues que le corps, et en forme d'ailes ; museau assez court et fendu eu bec de lièvre; occiput et préopercules prolongés en arrière par de longues épines ; dents petites et arrondies comme des pavés ; deux dorsales ; écailles carénées.

On dislincuora donc facilement, ù l'aide de ces signes, les Dactyioptères des Priotïites, des PÉRiSTEDio?is el des Tricles, qui (ous ont les rayons pectoraux libres elnon réunis par une membrane.

Le mot Dactyloptère est grec, et signifie doigts en ailes ou doigts en nageoires (s^izTuAo;, doigt, el uls-fav nageoire ou aile).

Le PiRAPÈDE, Dactylopterus Pirapeda , Lacép.; Trigla volilans, L. Le "nombre des rayons pectoraux soutenus par une membrane, est de six. Les nageoires pectorales sont aussi longues au moins que tout le corps et supportées par des rayons articulés, analogues à ceux des ailes des Chauves-Souris. Tête renfermée dans une sorte de casque à quatre faces, arrondie par devant, terminée par quatre aiguillons larges et allongés, chargée de petits points arrondis et disposés en rayons. Mâchoire supérieure plus avancée que l'inférieure; plusieurs rangs de dents très-petiles sur ces deux mâchoires ; ouverture de la bouche très-large ; langue courte, épaisse et lisse comme le palais. Dessous du corps à peu près plat : anus plus voisin de la nageoire de la queue que de la tête ; écailles du ventre rhomboïdales et les autres carénées ; nageoire caudale en croissant ; nageoires dorsales trùs-éloignées l'une de l'autre; narines doubles ; sept rayons aux brancjues. Teinte générale rougeâtre en dessus, violette sur la tête, blanchâtre en dessous; première dorsale et caudale d'un bleu céleste; seconde dorsale verte; grandes nageoires pectorales brunes ou olivâtres, et parsemées de taches rondes d'un bleu éclatant. Taille d'un pied, rarement plus. On rencontre ce Poisson dans la mer Méditerranée et dans presque toutes les mers des pays tempérés, mais plus particulièrement sous les tropiques. Il est généralement connu sous les noms de Poisson volant, à' y4 rondelle, d'Hirondelle, de Ratepenade, de Eondole, de Faucon de mer, de ChmireSouris, de Pirapède, etc. La plupart de ces noms lui ont été donnés parce qu'au moyen de ses grandes nageoires pectorales il peut s'élever au-dessus de la mer à une assez grande hauteur pour que la courbe décrite dans l'air ne le ramène dans les Bols qu'à une distance de quinze à vingt toises environ. C'est pour la même raison que les Grecs l'appelaient xs^'o"^,etles Latins Hirnndo. Le Dactyloptère pirapède traverserait au milieu de l'atmosphère des espaces bien plus grands encore, si la membrane de ses nageoires ou plutôt de ses ailes pouvait conserver sa souplesse au sein de l'air brûlant où elle est agitée. Il retombe donc bientôt dans la mer, où une onde réparatrice lui rend sur-le-champ sa vigueur; de même qu'Antée, perdant ses forces dans l'air, les retrouvait en touchant de nouveau la terre qui l'avait nourri.

Les Poissons de cette espèce s'envolent ainsi quelquefois au nombre de plus de mille ensemble, et offrent un spectacle fort agréable à la vue. Dans certains cas, au sein des ténèbres d'une nuit orageuse, on les voit briller d'une lueur phosphorique et marquer leur passage en traits de feu.

La cause qui les fait sortir de leur élément est la nécessité d'échapper à de nombreux ennemis qui les poursuivent sans relâche. Plusieurs gros Poissons, et surtout des Coryphèncs et des Scorabres, les dévorent

avec avidité. Mais, dit Lacépède, telle est la malheureuse destinée de ces animaux qui. Poissons el Oiseaux, sembleraient avoir un double asile, qu'ils ne trouvent de sûreté nulle part, qu'ils n'échappent aux périls de la mer que pour être exposés à ceux de l'atmosphère, el <|u'ils n'évitent la dent des habitants des eaux que pour être saisis par le redoutable bec des Frégates, des Phaétons , des Mauves et de plusieurs autres Oiseaux marins.

Le Dactyloptère japonais. Dactylopterus japonicus; Trigla alala, L. Onze rayons réunis par une membrane auprès de chaque nageoire pectorale. Deux aiguillons longs et aigus à la mâchoire inférieure, et au bord postérieur des opercules. Taille de cinq à six pouces. Ce Poisson habile les mers du Japon, où il a été décrit par Hontluyn.

D'après l'opinion de Duméril , le Céphalacanthe spinarelle des ichlhyologistes n'est réellement qu'un jeune Dactyloptère.

Cuvier range encore dans le même genre le Trigla fasciata de Schneider; mais la tîgure qu'en donne cet auteur (tab. ô) représente les rayons voisins de la nageoire pectorale non réunis par une membrane.

D.VCTYLORHIZ.-V. bot. Nom donné par Necker(Elem. Bot. 1409) à une division du genre Orcliis, dont il a fait un genre particulier, mais qui n'a pas été adopté par les botanistes, f^. Orcbide.

DACTYLOS. BOT. Ce mot, qui désignait la Datte chez les Grecs, est devenu la racine du nom spécifique donné par les botanistes modernes au Palmier qui porte ce fruit. F. Dattier.

DACTYLOS. BOT. Le genre établi par Forskalh sous ce nom rentre parmi les D/ospiros. F. Plaquebiivier.

DACUS. Dacus. ins. Genre de Diptères, établi par Fabricius qui y rapportait trente espèces; Latreille les a réparties dans les genres Micropèze, Tétanocère et Téphrite.

DjïDALEA. bot. Persoon a réuni sous ce nom plusieurs Champignons rapportés par les auteurs plus anciens aux Bolets, aux Agarics ou aux Mérules; ces plantes diffèrent de ces genres par leur chapeau dont la face inférieure présente une membrane fructifère relevée de côtes ou feuillets fort saillants et anastomosés de manière à former des sortes de pores ou de cavités irrégulières et de dimensions très-variées; ils diffèrent des Polypores par la grandeur et l'irrégularité de ces cavités; on les distingue des Mérules par la saillie et l'anastomose des lames qui forment ces mêmes cavités. Quant aux-Agarics, on ne peut les confondre avec les Daedalea, puisqu'ils ont tous les feuillets simples. Toutes les espèces de Daedalea sont coriaces et presque ligneuses; leur chapeau est demi-circulaire et fixé sur le tronc de divers arbres; leur nombre est peu considérable ; la plus commune, le Dœdalea quercina de Persoon, avait étédécrite par Linné sous le nom à'Jgaricus quercinus. BuUiard en a donné une excellente figure sous celui à^Agaricns labyrinthiformis, Bull., Herb., t. 442. Une autre espèce du même genre a été décrite et figurée par le même auteur sous le nom de Bolelus lahyrinthiformis, t. 491. Leur analogie prouve la nécessité de l'établissement de ce genre.

ÔG8

D.TIDALION. OIS. fienre formé par Savicny aux dépens des Faucons, el dans lequel il place les Fako imlombarius Qi fringillarins. V. F.\oco?i.

DiïMlE. Dœinia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Penlandiie Dii^ynie, établi aux dépens des Asdepias par Brown qui lui assigne pour caracléies : corolle presque rolacée, à lube court; couronne staminale extérieure, courte, à dix divisions profondes; mas.ses polliniques comprimées, fixées au sommet de l'anlliére, et par conséquent pendantes ; stigmate mutique; semences aiffreltées. Dans son travail sur la famille des .\sclépiadées ( Mcm. If'ern. Soc, i, p. SO), Brown ne compose ce genre que de deux espèces : Vytsclcpias cordata de Forskalli et le Cynanchumcxtensu m d'Alton. La première est une plante indigène des déserts de l'Arabie, et retrouvée en Barbarie par Desfontaines sur les collines arides de Kerwan. Elle a une tige un peu ligueuse, rameuse, volubile, bautede six à neuf décimètres. Ses jeunes rameaux sont pubescents, cl ses feuilles aussi pubescentes, cendrées, cordées ou réniformes. De ses deux capsules folliculeuses, grandes à i)eu près comme celles de Vyésclepias fruticosa, L., une avorte souvent. Les Arabes donnent à cette plante le nom de Dœmia que Brown a employé comme générique. Linné l'avait rangée dans le genre Pergiilaria, et c'est aussi sous le nom de Pergularia lomentosa qu'elle est décrite dans la Flore atlantique. Selon les observations de Vabl (Sfiiib., 1, p. 23), il ne faut pas confondre avec cette plante YÂsclepias cordata de Burmann , qui est une toute autre espèce. Quant au Cynaiulmm cxteiuum, Ait., que Brown a converti en Dœmia extensa, il paraît avoir encore pour synonymes le Cynanchum cordi/'olium, Retz; Wfsclepias scandciis, Palisot-Beauvois (FI. d'Owarc, t. 55); le Crnanchum hicoloi; Andrews (Reposit., t. 52), et peut-être le Ceropcgia cordata, Loureiro. Cette plante habile les Indes-Orienlales.

Schultes , dans le sixième volume de son Species , ajoute à ce genre les Asdepias Dœmia et glabra de Forskalh , auxquelles il donne les noms de Dœmia Forskalhi et Dœmia glabra. Ces plantes, extrêmement voisines l'une de l'autre aux yeux de Forskalb lui-même, diffèrent si peu de V Asdepias setosa du même auteur, et dont Brown a fait son genre Gonolobus, qu'il semble peu naturel de les distraire de ce genre, surtout lorsqu'on n'a pas examiné des échantillons de ces espèces.

D^MON. MAJi. Synonyme vulgaire de Pangolin. D^MONOPiOPS. Dœmonoiops. bot. Genre de la famille des Palmiers, établi par le docteur Blume qui lui donne pour caractères : fleurs de sexes différents, réunies en panicule sur le même spadice et enveloppées de plusieurs spathes ou gaines membraneuses; dans les mâles, qui se trouvent disposées au sommet, le calice est camiianulé, tridenté, et la corolle formée de trois pièces ou segments; lesétamines sont au nombre de six, et les filaments soudés à la base, surmontés d'anthères linéaires. Les Heurs femelles ont le calice et la corolle semblables ù cenx des Heurs mâles, les étamines privées d'anthères et disposées hypogyniquement en cupule; l'ovaire est Iriloculaire, surmonté d'un style très court,

avec trois stigmates subulés et recourbés. Le fruit consiste en une baie monosperme, armée d'écaillés imbriquées, (pii en recouvrent toute la surface extérieure. Le D.xmonorops noir, Calamus niger, Willd. ; Palmijiiiicus niger, Uumph, est l'un des Palmiers de l'ile de Java ; il a l'aspect des Rotangs, mais il en dilîère ainsi qu'on l'a pu voir par les caractères que nous venons d'indiquer cl surtout par les Beurs disséminées sur le spadice, formant une sorte de panicule qu'enveloppent plusieurs spathes.

DAESMAN. MAM. Même chose que Desman.

DAGA. BOT. Synonyme vulgaire d'Iris.

DAGUE oc DAGUET. MAM. Le premier bois qui pousse ù la lête du Cerf, vers sa seconde année. Il n'a pas plus de six ou sei)t pouces de long. De là le nom de Daguet donné aux jeunes Cerfs de deux ans.

DAGUET. POIS. .Synonyme vulgaire de Gade^glefin. DAGYSE. Dagysa. mou. Genre de Mollusques acéphales, établi aux dépens des Biphores de Bruguières, par Solauder qui a constaté les différences caractéristiques suivantes : point de plaque ni de proéminence dans l'épaisseur du manteau qui est seulement prolongé en ovale ou cylindrique; tels sont les Dagysa slrumosa el ferniginca de Home; les Xalpa Africana, fasciuta, confederala , cylindrica, etc., des divers auteurs. /^. du reste au mol Bifuure.

DAHl. BOT. Espèce du genre Câprier.

DAIILIE. Dahlia, bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroldées; Syngénésie Frustranée de Linné. Dans le grand nombre de belles plantes que nous a procurées le Mexique, les Dalbies se présentent avec des droits particuliers à nos regards; il en est peu qui contribuent avec un égal succès ù l'ornement de nos parterres. et qui, dans la courte période que nous ramène chaque été , s'élèvent avec plus de lu.xe el de rapidité, fournissent une série plus variée de fleurs toutes plus resplendissantes les unes que les autres par la beauté de leurs nuances et ^ multiplication progressive de leurs pétales. Connues depuis longtemps par quelques dessins imparfaits qu'avaient rap|>orlés aux botanistes espagnols, les conquérants de la plus riche partie du nouveau monde, ces Heurs magnifiques ont été considérées comme des produits d'un pinceau e.xagérateur, jusipi'à ce qu'une femme aimable et spirituelle soit venue dissiper des doutes ([ue l'on élevait à regret. La marquise de Bade rapporta, en 1784, les premiers tubercules de Dahlia que l'on ait possédés en Europe, el les donna à Cavanilles qui aussitôt les planta dans la serre chaude du Jardin Botanique de Madrid, el produisirent la fleur qui a fourni à Cavanilles les caractères d'un genre nouveau, qu'il dédia à André Dabi; c'était précisément à l'époque oii cet élève, successeur et compatriote de Linné, publiait d'importantes observations sur les systèmes de Botanique. Peu auparavant et sans que cela pût être connu, Thunberg avait de son coté donné le même nom de Dahlia à un autre genre qui se composait de plantes du Cap de Bonne-Espérance, et quelques botanistes, Willdenow et De Candolle entre autres, proposèrent, afin d'éviter toute confusion, d'admettre le nom deGeorgina, pour remplacer celui donné par Cavanilles; mais, tout en

reconnaissant la justesse des principes qui ont ilélerniiné Willdenow et De Candolle à préférer le nom de Geoiglna à celui de Dahlia , ce dernier a prévalu et fut consacré parce qu'il était plus connu et généralement adopté par les jardiniers-fleuristes. Le Dahlia de Thunberg est devenu le genre Trichocladium de Persoon.

Les caractères généralement assignés au genre Dahlie sont les suivants : involucre double; l'extérieur formé de cinq à liuit folioles unisériées, égales, étalées ou réfléchies, et simulant des bractées; l'intérieur composé de huit folioles sur un seul rang, appliquées, ovalesoblongucs, obtuses et un peu membraneuses; réceptacle plan, garni de paillettes égales aux fleurs, obtuses et membraneuses; fleurons du disque tubuleux, nombreux et hermaphrodites; ceux de la circonférence ligules, très-grands, sur un seul rang et neutres; ceux que le professeur De Candolle a décrits comme femelles, sont des neutres, mais munis d'un ovaire ou d'un slyle rudimentaire; akènes munis d'un bourrelet à l'extrémité, mais dépourvus d'aigrettes. Cassini y a observé deux petits rudiments de sqvamellules quelquefois assez développées. Cette deuxième circonstance, qui, de l'aveu de l'auteur, n'est pas constante, est un des motifs pour lesquels il a proposé de réunirle genre />o/i//a ou Georgina aux Coreopsis. Mais quand on s'est montré aussi facile que ce savant, en fait de division des genres, pourquoi•^éunir ainsi des plantes qui, non-seuIeraen(, ne présentent pas un port semblable, mais encore qui diffèrent par quelques caractères? Et d'abord, l'involucre est réellement différent dans les deux genres ; l'extérieur n'est pas étalé dans les Coreopsis, comme il l'est dans le Dahlia. En second lieu, les fleuis de la circonférence de ce dernier genre, sont des femelles imparfaites et non entièrement neutres. Enfin le caractère des akènes inaigretlés ne se trouve que dans des espèces qui ont été séparées des Coréopsides par quelques auteurs; tel est le Coreopsis tinctoria de Nuttall, dont Tausch (Hort. Canal.) a fait le type du genre Diplosastera.

Daolie cbasgeaîite. Dahlia variabilis, De Cand.; Georgiiia variabilis, Kunth, Willd. ; Georgiiia superfliia, De Cand., iti Ann. Mus. 15, p. 310. Ses tiges sont cylindriques, glabres, souvent rougeàtres, hautes de cinq à six pieds ou même plus, rameuses, garnies de feuilles opposées, pétiolées, dentées en leurs bords, d'un vert foncé en dessus et à peu près glabres, plus pâles en dessous; les inférieures ailées; les moyennes seulement pinnalifides, ou à trois folioles; les supérieures enlières. Les fleurs, dis))osées au sommet des liges ou des rameaux, sur de longs pédoncules, sont radiées, larges de trois à quatre pouces, composées à la circonférence de huit à douze demi-Heurons femelles, dont la couleur varie, ainsi que nous l'avons déjà dit, et, dans le centre, d'un nombre plus considérable de fleurons hermaphrodites, jaunes dans les fleurs simples, mais colorés comme les demi-fleurons de la circonférence, dont ils prennent la forme dans les fleurs doubles. Les uns et les autres sont réunis sur un réceptacle comniim. garni de paillettes, et environnés par un calice également commun, monophylle, presque mem-

braneux, découpé à son bord en huit divisions ovales, et muni à sa base d'un second calice composé de cinq à sept folioles ovales, réfléchies sur le pédoncule. Les graines qui succèdent à chaque fleurette, sont dépourvues d'aigrette. L'élégance de la Heur du Dahlia, la croissance rapide de sa fane touffue, ainsi que sa facile culture, ont fait de cette plante, presque au moment de son introduction, l'objet d'un engouement général. On la vit, enlevée brusquement jiar la pleine terre à la serre chaude, entourer et embellir l'humlile chaumière, en même temps qu'elle se fit admirer dans le riche et somptueux parterre. On lui donne une terre douce, substantielle, profonde et sablonneuse; on lui choisit une exposition chaude; enfin on fait plus.fréquemment succéder les arrosemenls lorsque la température passe à la sécheresse. Pour la préserver du froid, pendant l'hiver, on retire ses racines de terre, pour les mettre à l'abri de la gelée, dans du sable bien sec. Ses graines ne mûrissent pas toujours bien ; il faut que la chaleur se soit l)rolongée assez avant dans l'automne, pour leur faire acquérir une parfaite maturité, ce qu'on obtient encore par les plantes mises en pots, et rentrées dans la serre tempérée; ces graines servent à propager la plante, et c'est par ce moyen qu'on a obtenu les belles et nombreuses variétés à fleurs simples, semi-doubles ou doubles ([ue nous possédons mainlenant, et qui nous offrent tant de couleurs et de nuances différentes dans le blanc, le jaune, l'orangé, le rose, le pourpre, et jusque dans le louge et le violet les plus foncés. (M. AValhner, de Genève, savant aussi profond que modeste et botaniste zélé , s'occupe particulièrement de la culture des Dahlies; il a publié en 1S28 le catalogue de sa collection des variétés de celte plante où le nombre est poité à 4C6. Depuis lors ce nombre est plus i|ue doublé.) En semant sur couche les Dahlies à la fin d'avril, ou au commencement de mai, et en les replantant en pleine terre quand ils sont assez forts , on en obtient des fleurs à l'automne , ce qui permet de les cultiver seulement comme plantes annuelles. Lorsqu'on ne cherche point ù obtenir des variétés nouvelles, et quand on veut se contenter d'une multiplication pure et simple , il est plus avantageux de l'opérer par l'éclat des racines qui sont composées d'un faisceau de gros tubercules ovales ou oblongs. On sépare ces tubercules en ayant soin de laissera chacun d'eux un talon ou morceau de la souche ; sans cette attention, le tubercule, privé des boutons qui sont toujours sur la souche , périrait infailliblement : la plantation des tubercules se fait toujours au printemps, vers le mois de mai; on pourrait la relarder, mais ce ne serait pas sans préjudice pour la beauté des fleurs. 11 est encore facile de propager les Dahlies par le moyen des boutures. A cet effet, on détache les rameaux de cinq à six pouces de longueur, et on les étouffe sous verre, dans une terre extrêmement divisée que l'on emploie ordinairement pour des plantes plus délicates. Jugeant des racines du Dahlia sur la simple apparence, on était autorisé à penser que ses tubercules auraient pu, comme ceux du Solanum tuberosum, fournir à l'homme une nourriture saine et abondante; c'eût été une acquisition d'autant plus précieuse que ces plantes auraient orné nos champs de la

plus élégante parure; mais la nature n'a pas voulu pousser jusqu'à ce point la générosité : les tubercules de Dahlia, cultivés et pour ainsi dire torturés de toutes les manières, ont toujours conservé une saveur résineuse, qui excite également la répugnance de presque tous les animaux.

Dahlie de Cervaiites. Dahlia Cervantesii , Lagasc. De Cand., Prodr. 3, 494; Dahlia aculifloia, FI. Mexic. le. Celte espèce, intermédiaire de la précédente à la suivante, d'après ses caractères particuliers, ne s'élève pas à plus de quatre pieds; sa tige est ferme et ses feuilles peu profondément découpées ; les squammulcs lie l'involucre extérieur sont oblongues, étroites et réllécliies, celles de l'intérieur sont à peu près semblables, mais plus rétrécies encore; les ligules ou fleurons sont véritablement neutres ou dépourvus de style, d'un pourpre tirant sur le violet ; l'akène est presque spatliulé.

DAHiiEroNCEAD. Dahlia coccittea, Cavan. De Cand., Prodr. 5, 494; Georgina coccinea , Willd.; Georgina fiustianea, De Cand., Ann. Mus. 15, 310. Ses tiges sont grises, rameuses et couvertes d'une pubescence cendrée; ses feuilles sont composées de pinnules dont les deux inférieures sont divisées en trois; elles sont d'un vert blancliàlre en dessous, et d'un vert luisant en dessus; les Heurs sont supportées par de longs pédoncules qui terminent les tiges principales et quelques-uns des rameaux supérieurs. Plus petites que celles des deux autres espèces, elles sont d'un rouge orangé, composées de huit ou neuf demi-fleurons qui bordent la circonfélence et se renversent en arrière ; le centre est occupé par les fleurons qui forment un boulon hémisphérique. Cette espèce est la plus grêle, la moins élevée et la plus délicate de toutes celles que l'on a cultivées jusqu'ici.

DAULINE. BOT. Nom donné à une matière particulière, qui existe dans les tubercules de Dahlie, et que l'on obtient en traitant ces tubercules par un procédé qui tient tout ù la fois de l'action mécanique et de l'action chiinii|ue. La Dahline est d'un blanc éclatant, pulvérulente, peu soluble dans l'eau froide, très-soluble dans l'eau chaude et alors précipitable par l'alcool. La découverte en est due à Payen.

DAIIOOiN. BOT. Synonyme à-Ilex Cassine. V. Houx.

DAHUKOMA. bot. Syn. de Moquilea Giiianensis, Aublet. F. MoQiiiLÉE.

DAIL. MOLi. Synonyme vulgaire de Pholade.

DAILOGNATHE. Dailognatha. iins. Coléoptères hétéroraères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Tentyrides, établi par Steven qui lui donne pour caractères ; antennes courtes et épaisses : dont le troisième article est le plus long; les six suivants obconiques, presque égaux; le dixième un peu plus court et le dernier très-petit; palpes maxillaires épaisses: le premier article court et anfué, le deuxième allongé, conique, la dernier court, épais, subsécuriforme ; labre petit, arrondi antérieurement; mandibules épaisses : terminées par deux dents aiguës, et ayant en dessus une dent relevée, formée par le bord latéral; tête subtrilubée; yeux transverses, recouverts postérieurement jiar une saillie du bord latéral de la tète; prothorax subrectangulaire, un peu rétréci et tronciué carrément à sa base , s'appliquent exactement contre les élytres ,

à peu près aussi large à la base que dans le milieu, et dont la carène se prolonge jusqu'à l'écusson qui n'est pas apparent ; corps légèrement déprimé en dessus, peu convexe; jambes antérieures faiblement comprimées et triangulaires , avec les quatre premiers articles des tarses courts, le premier un peu plus long que chacun des trois suivants, sensiblement triangulaire; dernier épais, un peu plus long que les deux premiers réunis ; les quatre autres tarses plus allongés; premier article des postérieurs plus long que le dernier. Sollier a décrit huit espèces de ce genre nouveau qui se rapproche beaucoup du genre Tentyrie; elles appartiennent aux contrées orienlales et méridionales de l'Europe, particulièrement à la Grèce.

DAIM ET DAINE, mam. Espèce , mâle et femelle, du genre Cerf.

DAINE. POIS. Synon. de Sciœna Cappa. V. Scièke.

DAIS. Dais. dot. Genre de la famille des Thymélées. Le calice présente un tube allongé et étroit, un limbe divisé en quatre ou cinq paities étalées; la gorge est dépourvue d'appendices, et un peu au-dessous d'elle s'insèrent, sur deux rangs circulaires, huit ou dix étamines dont les tilets, libres à leur sommet dans un court espace , ne tardent pas à se souder entièrement avec le calice ; le style filiforme, qui égale la longueur du tube, et se termine par un stigmate globuleux, s'insère sur le coté du sommet de l'ovaire hérissé de poils assez nombreux ; le fruit mûrit entouré pal*la partie inférieure du calice, dont la supérieure se détache; il contient, dans une enveloppe osseuse, un grain unique pourvu de périsperme; les feuilles sont opposées, et les fleurs réunies en têtes terminales, auxquelles quatre à cinq bractées disposées en cercle, forment une sorte d'involucre. Ce genre contient deux espèces : l'un Dais 'cotinifolia, est un arbuste du Cap, à dix étamines; l'autre, Dais octandm, D., à huit étamines; il est originaire de l'Inde. Plusieurs autres espèces que Lamarck y avait réunies, en ont été écartées depuis, et avec raison parce que la gorge de leur calice est garnie de squammules. Quant au Dais disperma, arbrisseau de l'ile de Tongabatu, le caractère qu'indique son nom spécifique formerait une anomalie, non-seulement dans ce genre, mais dans la famille. F. Lamk., Illustr., tab.ôGS, fig. 1, et Gœrtner, tab. 39.

DAKINA. toT. F. Dacina.

DAKY. MOLL. Nom vulgaire du Turbo africain , L.

DALAT. Boi.L. Syn. de Tiochus vagiis. F. Sabot.

DALATIAS. POIS. Raffinesque a établi, sous ce nom, un genre de Chondroptérygiens à branchies fixes, pour deux espèces que l'on trouve dans les eaux de la Sicile. Dalatias sparophagiis et Dalatias noclurniis, que Cuvier réunit à son sousgenre Leiche, Scxmnus, dans le groupe des Squales. F. ce mot.

DALBERGARIE. bot. Dans sa Flore des Antilles, De Tussac (1, p. 141, t. 30) a décrit et figuré, sous le nom de Dalberyaiia phœnicea, le Besleiia sanguinea, du Persoon, espèce qui ne peut être séparée du genre Beslerie. F. ce mot.

DALBERGIE. Dalbergia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie, établi par Linné fils, et ainsi caractérisé : calice campanule, à cinq dents

obluses; corolle papilionacée; étendard IrOs -grand, cordiforme, à onglet linéaire; ailes oblongiies, dressées et obtuses; caréné divisée à sa base en deux parties, ou plutôt dont les deux parties sont soudées au sommet, plus courtes que les ailes et obluses; élamines en nombre variable (ce qui a fait placer le genre, tantôt dans la Diadelphie Octandrie, tantôt dans la Diadelpliie Décandrie), soudées en deux faisceaux qui chacun se terminent par cinq filets, dont quatre anthérifères et un cinquième stérile, ou bien formant par leur réunion deux faisceaux terminés chacun par quatre anthères et une étamine fertile, séparée entièrement; ovaire pédicellé, comprimé, oblong, surmonté d'un style recourbé, caduc, et d'un stigmate capité ; légume pédicellé, membraneux ou cartilagineux, comprimé, très-mince, oblong ou en forme de langue, indéhiscent, à une ou deux graines aplalies et éloignées l'une de l'autre. Les rapports intimes de ce genre avec celui des Ptérocarpes, le lient également avec d'autres genres voisins que quelques auteurs ont supprimés, et dont ils ont disséminé les espèces parmi celles de ces deux genres. Ainsi le Galedupa Intlica, Lamk., ou Ponganiia glahra, Venten., est devenu pour Willdenow le Dalbergia arborea; de même aussi, le genre ^merimnon, de Brown et Jacquin, qui a beaucoup d'affinités avec le Dalbergia, a été fondu parmi les Ptérocarpes par Poiret. Il faut avouer qu'en examinant les caractères de ces genres, il est difficile de ne passe prononcer pour leur réunion ; mais leur organisation est-elle parfaitement connue? Ne doit-on pas plutôt attendre qu'on sache tous les détails de leur structure avant de les annuler entièrement? Loin de grouper ainsi plusieurs genres ensemble, Richard a distrait du Dalbergia une espèce remarquable, Dalbergia Monetaria, et l'a réunie au genre EcaslapUyllum. D'un autre côté, Persoon réunit le genre Diphaca de Loureiro avec celui dont il est question; mais la singularité que l'on dit avoir observée dans sa fleur, mérite certainement qu'on le rétablisse. F. Diphaca.

Les Dalbergies, au nombre de huit à neuf espèces, sont des arbres ou des arbrisseaux indigènes des climats chauds de l'Amérique et des Indes - Orientales ; leurs feuilles sont en général imparipinnées, et leurs fleurs axillaires, disposées en grappes ou en épis. Parmi les espèces les plus remarquables, sont les Dalbergia lalifolia, paniculata et rtibiginosa , décrites et figurées par Roxburgh {FI. Coromaiulel, t. 115, 114 et 115); le Dalbergia Domingensis , grand et très-bel arbre découvert par Turpin, à Saint-Domingue; Steudel, dans son Nomenclalor bolanicus, donne pour synonyme de cette plante le Robinia violacea, L.; enfin le Dalbergia lanceolaria de Linné fils, arbre de Ceylan et du Malabar, à rameaux pendants, et dont les fruits sont membraneux et ont la forme d'une petite lance. Cette forme, à en .juger par la figure qu'en donne Rhéede, sous le nomdeNoel-Walli (Norl. Malab.Q,, t. 22), n'a pourtant rien qui puisse particulariser la plante en question ; c'est celle de la plupart des fruits de Légu-

DALËA. EOT. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie. Dans les premières éditions du

Gênera Plantarum de Linné et dans son Hortiis Cliffortiamis, ce genre a été très-bien distingué du Psoralea, auquel son propre auteur l'a néanmoins réuni par la suite. En 1789, A.-L. de Jussieu, attachant pour ce cas- ci plus d'importance que Linné lui-même au nombre des étamines, qui diffère dans ces deux genres, ainsi qu'à d'autres caractères tirés des organes de la végétation et de l'inflorescence, rétablit le Daléa, et indiqua, comme congénères de la plante de Linné, les autres espèces pinnatifoliées de Psoralea. Ce rétablissement fut ensuite admis par Ventcnat qui, dans le Journal d'Histoire naturelle, y ajouta des observations importantes, relatives à l'insertion des pétales. Richard père, ayant à décrire le Dalea parmi les plantes que A. Michaux avait rapportées de l'Amérique boréale, en traça les caractères génériques de la manière suivante : calice glanduleux, à cinq lobes peu profonds, presque égaux et subulés ; corolle dont la structiu'e difîère de celle des autres Papilionacées; étendard plus long que le calice et appliqué, par son onglet, contre la paroi postérieure de celui-ci; quatre autres pétales à peu près égaux et semblables entre eux, à onglets courts et à limbe oblong, appuyés sur les côtés des étamines, réunis par paires et représentant la carène et les ailes; élamines monadelpbes (quoique le genre soit placé dans la Diadelphie), c'est-à-dire soudées, dans la plus grande partie de leur longueur, en une gaine fendue supérieurement; ovaire légèrement pédicellé, ovoïde, surmonté d'un style de la longueur des étamines et d'un stigmate oblique et glanduleux; légume recouvert par le calice ovoïde, membraneux, un peu comprimé, terminé par le style persistant, barbu supérieurement, et ne renfermant qu'une seule graine réniforme. Le genre Daléa, ainsi caractérisé, présente plus de vingt espèces, la plupart indigènes du nord de l'Amérique et du Mexique. Pursh {Flora Amer, septentr.), qui a distingué les trois genres Psoralea, Dalea et Petaloslemum, en a décrit plusieurs espèces sur la légitimité de chacune desquelles il est permis d'avoir quelques doutes, quand on remarque si facilement le double emploi que fait cet auteur du Dalea alopecuroides , Willd.; en effet, il a reproduit cette espèce sous le nom de Petalostemum ulopccuroideum, tout en citant le synonyme. Jacquin, Cavanilles et Orléga ont aussi décrit, sous le nom de Psoralea, plusieurs plantes du genre Daléa.

Daléa de Linné, Dalea Linnœi, Rich.; DaleaClifforliana, Willd. Il s'élève à la hauteur de deux pieds; ses tiges herbacées, anguleuses, rameuses à leur sommet, sont garnies de feuilles ailées, composées de folioles nombreuses, petites, un peu lancéolées, obtuses ou légèrement échancrées antérieurement, glabres et munies à la base des pétioles de stipules extrêmement petites. Les Heurs sont disposées en épis cylindriques, velus, situés sur de longs pédoncules à l'extrémité des rameaux. Cette plante croit sur les bords du Mississipi. Elle est très-bien figurée dans la Flore de Michaux, t. 58, et plus anciennement dans VHortus Cliffortianus, t. 22. Cependant Willdenow regarde comme espèce distincte, la plante représentée dans cette dernière figure; et il nomme Dalea alopecuroides, le Dalea Linnœi de Richard et Michauj^.

Le nom de Daléa a été imposé à deux autres genres liar U. Brownc et Gocrtner. Le premier, dans son Histoire lie la Janiaï<|ue, nomme ainsi une espèce qui appartient au (îenre Eupatoire. D'un autre côté, le genre Daléade G.xrtner, formé aux dépens des Lippia, doit être réuni aux Selago, d'après Ailon et Willdenow.

DALECH. BOT. C. Bauhin mentionne ce nom comme celui que donnent les Arabes à une variété à feuilles entières et non épineuses du Qiiercus Ilex. Cette prétendue variété pourrait fort bien, du reste, former une espèce distincte.

DALÉCHAMPIE. Dalechampia. bot. Genre de la famille des Eupliorbiacées, consacré par Plumier à la mémoire de Jacques Daléchamp, médecin et botaniste français, au seizième siècle. Dn involucre composé de deux folioles dont chacune est accompagnée extérieurement à sa base de deux appendices, renferme des fleurs mâles et des Heurs femelles; les premières sont enveloppées par un second involucre qui leur est propre, formé de deux à cinq folioles , et élevé sur un support assez court; ces fleurs mâles, qui ont chacune un calice à quatre ou cinq divisions profondes, et des étamines nombreuses, légèrement monadelphes à leur base, sont portées elles-mêmes sur un pédicelle assez long, et forment ainsi une sorte d'ombelle composée de dix fleurs en général ; quebpies écailles sont entremêlées , et plus souvent on en trouve un paquet rejeté sur le côté de l'ombelle; ces écailles sont ordinairement divisées en lanières nombreuses, et laissent suinter une matière résineuse. Quant aux fleurs femelles, elles sont au nombre de trois, renfermées dans un involucre particulier de deux folioles, très- peu élevé et situé à la base du support des fleurs mâles; leur calice est partagé jusqu'à la base en cinq, six, dix ou douze divisions, dont le bord est entier, découpé plus ou moins profondément; le style, simple et allongé, se termine par un seul stigmate élargi en disque ou creusé en entonnoir; l'ovaire est à trois loges, dont chacune renferme un ovule unique; le fruit est une capsule à trois coques globuleuses, qu'entoure le calice persistant, et que porte le pédicelle allongé.

Les Daléchampies sont des arbrisseaux à tige grimpante; leurs fleurs sont posées à l'extrémité de pédoncules axillaires, qu'accompagnent ordinairement deux bractées en forme de stipules; les feuilles sont alternes, soutenues par de longs pétioles munis à leur base d'une double stipule, tantôt entières, tantôt découpées en trois ou cini] lobes, tantôt enfin composées de trois ou cinq folioles. Dans tous les cas elles sont parcourues par trois ou cinq nervures dans le sens de leur longueur; on observe à leur base deux petits appendices; en les comparant aux folioles de l'involucre, on retrouve dans celles-ci ces découpures, ces nervures et ces appendices, et l'on peut se convaincre qu'elles ne sont que de véritables feuilles, un peu différentes de celles de la tige. Presque toutes les parties de ces plantes sont ordinairement hérissées de poils blanchâtres. Linné, d'après plumier, en avait fait connaître une seule espèce. Les auteurs qui l'ont suivi , mais surtout Laraarck dans l'Encyclopédie, et Kunth dans le Nova Gênera, en ont porté le nombre à plus de vingt. Ces espèces sont origi-

naires de l'Amérique intertropicale, à deux exceptions

prés.

DALIDARDE. IJalibarda. bot. Genre de la famille des Rosacées, caractérisé par un calice à peine lubuleux â sa base (|ui est concave, ayant son limbe ù cinq divisions simples; les étamines sont nombreuses et caduques, insérées à la base des divisions calicinales; les pistils, au nombre de cinq à dix, sont immédiatement fixés au fond du calice, sans aucun réceptacle particulier; le style est presque terminal; l'ovule est suspendu; les fruits sont akènes, à peine charnus en dehors, sessiles au fond du calice qui les recouvre en totalité à la maturité. Linné avait d'abord établi ce genre, qu'il a ensuite réuni aux Ruhus, dont il diffère par ses fruits presque secs cl non portés sur un gynopbore charnu. Il se compose de quatre h cinq espèces herbacées, ayant le port des Polenlilles. L'une, \e Dalibarda l^ioloides, Michx., FI. Bor. Am. 2, p. 230, t. 27, est le Rithtis Dalibarda, L. Elle croît au Canada; sa tige est rampante, stolonifère, velue; ses feuilles sont simples et cordiformes;sps pédoncules uniflores. Une autre, également figurée par Michaux {loc. cit., t. 28), est le Dalibarda fratjarioides. Elle croît aussi dans l'Amérique septentrionale, et diffère de la précédente par ses feuilles ternécs, ses pédoncules multiflores, et par quelques caractères assez importants dans sa fructification pour que Richard en en ait fait un genre distinct, sous le nom de Comaropsis.

DALIKON. BOT. r. DAiCKOn.

DALOIDE. lum. Variété de Houille, très-irrégulière dans sa structure et qui ressemble ù du Charbon qui aurait déjà éprouvé un degré de combustion.

UALOPHIDE. £)a/o/;/i(s. pois. Genre établi par Raffinesque, dans la famille des Ophicthytes de Duméril, et dont les caractères consistent dans l'ouverture des branchies, située de chaque côté au bas du cou, sans opercules ni membranes; dans un corps allongé, cylindrique, alépidole; dans l'absence de dents et de pectorales ou de jugulaires, et dans la queue obtuse, dépourvue de nageoire. Les Dalophides ont une dorsale et une anale. Raffinesque en mentionne deux espèces : 1» Dalophis Serpa, Serpent de mer, dont la couleur générale est le jaune parsemé de points noirs à peine visibles, et dont la taille est d'un pied à di.x-huit pouces; 2" le Dalophide à deux taches, Dalophis biniacutata , un peu moins grand que le précédent, et qui a deux taches brunes de chaque côté du cou.

DALRYMPLÉE. Dabymplea. bot. Genre de la famille des Célastrinées , Pentandrie Monogynie, établi par Roxbourg. Caractères : fleurs polygames dioïques; calice persistant, profondément divisé en cinq lobes colorés sur leurs bords; corolle à pétales insérés sur le disque et alternes avec les divisions du calice; disque à dix crénelures, sur lequel sont insérées cinq étamines alternes avec les pétales. Ovaire trigone, surmonté de trois styles soudés eu un seul; baie Irigone, triloculaire, à loges renfermant deux à trois graines osseuses, tronquées du côté dn hile; embryon plan, droit, situé dans un albumen charnu et muni de cotylédons épais. Deux espèces constituent ce genre, l'une native de Saint-Domingue, Dalrxmplea paniculala; l'autre de l'Inde,

DAM

Dalr/mplea ponifera, Roxb. Corom. 3, t. 270. Ce sont de petits arbres à feuilles glabres, opposées, composées de folioles péliolées, ovales, acuminées, dentées en scie, à fleurs blanches, paniculées.

DALTONIE. Daltonia. bot. Genre de Mousses de la famille des Bryacées, institué par llooker qui lui assigne pour caractères : coiffe en forme de mitre, pointue, avec sa base ciliée ou frangée; sporange latéral subapophysé ; opercule à bec conique ; périslome double : l'extérieur muni de seize dents assez larges et un peu courbées ; un même nombre de cils très-flexibles et alternes avec les dents du périslome extérieur, garnissent l'intérieur. Les espèces de ce genre sont petites, rameuses, vivaces, à rameaux cylindriques, qui s'inclinent par la sécheresse. On les trouve principalement surl'écorce des arbres. T. du reste Neckeria.

DALUC. EOT. V. Méliqbe.

DALIJK. BOT. Plante de Ceylan qui, selon Hermann, est un Euphorbe, et, selon Linné, un Cierge ou Cactier. DALDKON. BOT. Synonyme de Mélique.

DAMA. MAM. Pline (liv. viii et ix) donnait ce nom à un animal qu'il plaçait parmi les Chèvres, en le distinguant par des cornes recourbées en avant, comme celles des Chamois le sont en arrière. Or, les Chèvres, suivant toute apparence, comprenaient chez les anciens naturalistes, non-seulement les animaux que nous désignons ainsi, mais encore une partie de ceux qui constituent le genre Antilope, et l'on ne connaît que le A'omguer et le Nagor dont les cornes présentent le caractère particulier de celles du Dama. C'est donc à l'une de ces deux espèces qu'il faut attribuer synonymiquement le Dama de Pline.

DAMALIDE. Damalis. iKS. Genre de Diptères fondé par Fabricius et appartenant à la famille des Athéricères. Ce genre diffère de celui des Conops par les antennes plus courtes que la tète, insérées sous les yeux, et dont le troisième article ou le terminal est arrondi, avec une soie au bout; il s'en éloigne encore par la présence des yeux lisses et des palpes. Fabricius a décrit quatre espèces de Damalides, originaires des Indes- Orientales ou de l'Amérique méridionale.

DAMAN. Hyrax. mam. Genre de Pachydermes intermédiaire aux Rhinocéros et aux Tapirs. « Il n'est point, dit Cuvier, de Quadrupède qui prouve mieux que le Daman la nécessité de l'anatomie pour déterminer les véritables rapports des animaux.» —Les colons hollandais du Cap l'ont nommé lilaiieau de rochers. Kolhe a préféré le nom de Marmotte, adopté depuis par Vosmaer et parBuffon, qui consacra ensuite celui de Daman. Blumenbach l'a laissé parmi les Rongeurs, où l'avait mis Pallas, dans le genre Cavia, tout en observant qu'il en diffère par la structure intérieure. Enfin Hermann ( Tab. Jtpnit. Animai.) en fit le type du genre Hyrax. Cuvier (Leçons d'Analora. comp. T. u, p. 00, eta^ labl., art. l'^'- ) en fil le premier un vrai Pachyderme. L'erreur (le Pallas vint de ce ((u'il ne put examiner la tête et les pieds du Daman, parties les plus caractéristiques du squelette, et qui restèrent dans la peau empaillée. A la vérilé, celle tête était déjà décrite, tome 13 des Quadrupèdes de BufFon, mais comme celle d'un animal inconnu; et l'on soupçonnait si peu que celte léle ap-

partînt au Daman, qu'elle reparut gravée, tome 7 du Supplément, pi. 37, longtemps après les descriptions de l'animal entier, et qu'elle fut attribuée au Loris paresseux du Bengale, malgré la discordance de forme, de grandeur et de composition avec la tête de cet animal. Et comme à cette époque, le squelette du Rhinocéros était inconnu, la ressemblance du nombre des côtes entre lui et le Daman ne put mettre Pallas sur la voie du rapprochement zoologique. Voici ce rapprochement: le Daman a vingt et une paires de côtes, un seul Quadrupède en a davantage : c'est l'Dnau, qui en a vingt-trois; ceux qui en ont le plus après, sont précisément des Pachydermes. L'Éléphant et le Tapir en ont chacun vingt, le Rhinocéros dix-neuf, les Solipèdes dixhuit. La plupart des Rongeurs n'en ont que douze ou treize; le Castor seul, parmi eux, en a quinze. Les os de la cuisse offrent un commencement de troisième trochanter. Le nombre des doigts est de quatre devant et trois derrière, comme au Tapir. Le Cabiai, entre autres Rongeurs, a les pieds faits de même. Mais le Daman a les doigts réunis par la peau jusqu'à l'ongle , comme l'Éléphant et le Rhinocéros; ses ongles représentent très-bien ceux du Rhinocéros, quant à la figure et à l'insertion; le seul doigt interne des pieds de derrière est armé d'un ongle crochu et oblique; la phalange qui porte cet ongle est peut-être unique dans la classe des Quadrupèdes, car elle est fourchue, et ses deux pointes sont l'une au-dessus de l'autre ; dans les Fourmiliers et les Pangolins, il y a aussi des phalanges fourchues, mais les pointes sont collatérales, et la phalange en représenterait deux soudées ensemble, si cette phalange à double pointe ne terminait des doigts bien isolés et simples. C'est surtout par la tête que le Daman se place parmi les Pachydermes et tout près des Rhinocéros. Ses os maxillaires ont peu d'étendue proportionnelle, et le trou sous-orbitaire est très-petit. 11 y a deux incisives supérieures, comme dans les Rongeurs et les Rhinocéros unicornes; mais il y en a quatre inférieures, ce qui n'existe que dans lui et ces mêmes Rhinocéros. Les supérieures ne sont d'aiUeurs pas faites comme celles des Rongeurs; elles sont triangulaires, terminées en pointe, et rappellent les canines de l'Hippopotame. Les incisives d'en bas sont couchées en avant, comme celles du Cochon, plates et dentelées dans la jeunesse; mais les dentelures s'usent avec l'âge. Les molaires ne diffèrent que par leur petitesse de celles des Rhinocéros ; leur nombre est pareil dans tous deux. Enfin un caractère de grande valeur, c'est le condyle de la mâchoire, comprimé transversalement comme dans tous les Herbivores non Rongeurs, tandis que dans tous les Rongeurs, sans exception, il est comprimé longitudinalement et susceptible seulement de bascule et de glissement en arrière et en avant. Le nombre des dents est de deux incisives en haut, quatre en bas et sept molaires partout. Il y a une barre entre les incisives et la première molaire. Toutes les molaires se ressemblent, mais vont en augmentant de volume jusqu'à la pénultième. La dernière , comme dans le Rhinocéros, est plus étroite en arrière, et manque de dentelures à la colline postérieure.

Cuvier ne voit point de différence entie le Daman de Syiie cl celui du Cap. Dutîon (Suppl. 7) dit que le pre-

DAM

niier n'a point cet ont;le oblique et trancbant Ju iiicd de derrière qui caractérise l'autre; mais la figure même de Bruce qui, dans ses Informations, avait suggéré cette différence à Buffon, montre cet ongle dans l'Aslikokoo. Gmelin croyait que les autres doigts de derrière n'ont pas d"ongles du tout dans le Uaman du Cap; mais ces doigts sont aussi bien pourvus de sabots que les autres. D'ailleurs l'ongle crochu et tranchant du doigt interne est loin d'avoir la saillie et la longueur repiésenlée dans beaucoup de ligures. La différence, fondée sur un poil plus long et plus fourni dans le Daman du Cap, n'est pas plus exacte : la seule différence réelle c'est que la tète du Daman de Syrie est un peu plus longue qu'une lêle un peu plus âgée et qu'une tête un peu plus jeune du Daman du Cap , sans être sensiblement plus large. Il n'y a donc pas de raison d'admettre plus d'une espèce dans ce genre, et comme il est bien certain que le Daman de Syrie et d'Arabie est identique à celui de l'Abyssinie ; comme l'intervalle de l'Abyssinie au Cap n'est pas encore connu, il est probable qu'on trouvera cette espèce échelonnée depuis le Liban jusqu'aux raonlagnes.de l'Afrique australe. Le genre Ilyrax était composé de trois espèces dans Uerman, Gmelin et Schieber, savoir : 1» le Daman du Cap, 2» celui de Syrie et d'Abyssinie, et 3» YH^rax Hiuhonhts, pi. 290, Tail- Less Maiinot de Pennanl, qui a quatre doigts également ongulés à tous les pieds, et dont Cuvier révoque en doute l'authenticité.

Le Daman, Hyrax Capensis, Buff., Supplém. 1. C, pi. 43; Encycl., pi. 04, figure moins mauvaise que celle de la pi. 06, f. 3; Saplian des Hébreux, Ashkokoo et Gihe des Abyssins, Klip-Dass des Hollandais, Nahr des Arabes, Daman des Syriens, y. son siiuelelte, Cuv. Oss. foss. T. it, p. 144. Grand comme un fort Lièvre, lourd de formes, allongé et bas sur pattes; cou court; léte épaisse lerminée par un museau très obtus; pelage gris-brun; les poils soyeux sont doux, longs, assez fournis, et quelques-uns par-ci par-là dépassent tout le pelage de quel<iues lignes; les poils laineux sont trèsfins et peu fournis; de longues soies noires et roides à la lèvre supéi'ieure, sous les sourcils et sous la gorge, où elles sont très-grandes et au nombre de douze ou treize. Les testicules ne saillent pas sous le ventre; il y a trois mamelles de chaque côté; l'antérieure axillaire, les deux autres inguinales. Tous les pieds ont la plante nue et revêtue d'une peau douce; ceux de devant ont jusqu'au bout des doigts une sorte de semelle; les doigts des pieds de derrière sont libres; il n'y a pas de queue apparente, quoiqu'il y ait cinq vertèbres cocciglennes. Le Daman habile les fentes des rochers, où il est la pâture des animaux de proie. Il s'apprivoise, est susceptible d'attachement; il a beaucoup de propreté et d'agilité.

DAU.\NTILOPE. mam. Syn. d'Antilope Nanguer.

DAMAS. BOT. Nom d'une variété de Prune, très-estiraée.

DAMASONE, DAMASONIE oc DAMASONIER. Damanonium. bot. Jussieu, dans son Gênera Plaiilarum, avait établi, à l'exemple de Daléchami) et de Tournefort, un genre particulier, sous le nom de Damasoiiiiiin pour l'yi lis ma Damasonium de Linné. Schrebcr,

n'ayant pas adopté le genre de Jussieu, qu'il réunissait à V.llisiiia, a créé un autre genre Damasonium pour le Stratiotes Alismoides. Son exemple a été suivi par W'illdenow etBrown; celui-ci a adopté le genre de Jussieu , mais a changé son nom pour celui iVAclinocarpiis. Le nom de Damasonium ne dollil pas être conservé au genre qui le premier l'a porté? Dans ce cas on devrait substituer au Da maso ni uni de Schreber le nom d'Oltetia qui a été adopté par Kichard dans son Mémoire sur la famille des llydrocharidées, à laquelle appartient le Stratiotes Alismoides. A'.Ottélie.

Le genre Damasonium, de Jussieu, se compose de deux espèces ; l'une qui croit assez communément en France dans les lieux itiondés (Damasonium slellatum, Juss.), l'autre originaire de la Nouvelle-Hollande où elle a été observée par Brown. Ce sont des plantes herbacées, annuelles, dont les tigessont simples, nues, les fleurs disposées en serlules au sommet de la lige. Leur calice est ù six divisions, trois intérieures minces, colorées el pétaloïdes , trois externes vertes et calicinales. Les élamines sont au nombre de six : on compte de six à huit pistils au fond de la fleur ; ils sont étoiles, soudés ensemble par leur base; chacun d'eux contient deux ovules pédicellés, l'un dressé et parlant du fond de la loge, l'autre placé horizontalement au-dessus. Ces pistils deviennent autant de capsules élollées, contenant deux graines. Ce genre, qui fait partie de la famille des Alismacées de Richard, est suffisamment distinct de VAlisma par ses capsules étoilées, dont le nombre n'excède pas six ou huit, renfermant chacune deux graines.

Le Damasonier étoile, Damasonium slellatnm, Juss.; JLisma Damasonium, L.. a les tiges nues, hautes de six à huit pouces; ses feuilles sont radicales, pétiolées, engainantes à leur base, ovales, oblongues, un peu obtuses, échancrées en cœur à leur partie inférieure. Les fleurs forment une petite ombelle simple ou scrtule au sommet de la tige. Elles sont pédicellées. Leurs capsules sont au nombre de six. Le Damasonium Brotunii , R., Actinocarpus ininor, Brown ( Prod. 1, p. 343), est plus petit que le précédent, et s'en distingue surtout par ses capsules au nombre de huit, ailées à leur base et s'ouvrant transversalement. Il croit aux environs de Port-Jackson où il a été trouvé par Brown.

DAMASTRE.Z)a»ios<er. INS. Coléoptères pentamèresj genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par KoUar qui lui assigne pour caractères : palpes maxillaires allongées, avec le dernier article infundibulaire ; labre quadrangulaire, avec le bord antérieur sinué; mandibules exsertes, assez allongées, fortes, arquées, armées d'une grande dentbiacumlnée à sa base; menton quadrangulaire, avec son bord antérieur profondément sinué; anlennes filiformes, composées de onze articles dont le premier un peu plus épais, les trois suivants prescpie égaux, ohconiques et nus, les autres cylindri(|ues et poilus; tête un peu plus étroite que le corselet qui en est séparé par un cou fort allongé; yeux assez proéminents et ronds; corselet oblong, subquadrangulaire, rétréci antérieurement, un peu dilaté dans sa partie postérieure, avec

les bords latéraux Hexiieux; éciisson pelil el Irijjone; élylres soudées, allongées, presque ovales, convexes et acuminées à l'extrémité, carénées vers le bord externe; pieds longs et grêles; articles des tarses presque iSgaux, le premier et le dernier un peu plus longs. On ne connaît de ce genre qu'une seule espèce, Damaster blaptoides; elle est d'un violet noirâtre, avec les élylres finement pointillées, striées et granulées. Sa taille est de vingt-deux lignes. Il a été découvert au Japon.

DAMATRIDE. Damatris. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie nécessaire, établi par Cassini. Caractères : calatbide radiée, à fleurons nombreux, réguliers et mâles, et à demi fleurons en languettes disposées en une série simple ; involucre hémispbérique, formé d'écaillés imbriquées, coriaces et ovales, dont les extérieures sont surmontées d'un long appendice subulé, et les intérieures membraneuses sur leurs bords, terminées aussi par un appendice d'une autre forme, puisqu'il est large et orbiculaire; réceptacle convexe, garni de paléoles larges, trilobées au sommet el scarieuses; ovaires des fleurs de la circonférence hérissés de poils roux, surmontés d'aigrettes plus longues qu'eux, et composés de petites écailles paléiformes et larges. Dne seule espèce constitue ce genre, c'est le Damatris pudica, Cass., plante annuelle, indigène du Cap, à feuilles alternes, semi-aniplexicaules, sinuées et tomenteuses, à fleurs jaunes, solitaires et terminales.

DAME. OIS. On donne vulgairement ce nom à plusieurs Oiseaux de genres Irès-difFércnls; nous citerons, l)ar exemple, la Mésange à longue queue, le Grèbe huppé, les Chouelles Effraie et Hulotte, etc. On nomme Dame anglaise, à Saint-Domingue, le Couroucou de celte île.

DAWE. POIS. Synonyme vulgaire de Sciène Ombre.

DAME (belle), iks. Nom vulgaire du Papilio Cartliii, L., espèce du genre Nymphale. A^. ce mot.

DAME D'ONZE HEURES. BOT. Syn. vulgaire d'Ornithogale ombelle.

DAME DES SERPENTS, rept. Synonyme vulgaire de Crotale Boiquira.

DAJIERETTE. iNS. Espèce du genre Phalène.

DAMETTE. ois. S. vulg. de Bergeronnette à collier.

DAMICORNE. Damœconiis. zooL. C'est-à-dire qui a de la ressemblance avec la corne du Daim.

DAMIER. OIS. Synonyme vulgaire de Pétrel tacbelé.

DAMIER. MOLL. Espèce du genre Cône.

DAMIER. INS. Dénomination que Geoffroy appliquait îi plusieurs espèces de Papillons de jour, qui appartiennent au genre Argynne.

DAWIUONIE. Damiionia. bot. Ce genre, créé par H. Cassini dans la famille des Synanthérées, tribu des Senécionides, a été reconnu ne pas différer du genre Avijxrocome de Schrank, que De Candolle a réuni à son genre Helipterum.

DAMMAR ET DAMMARA. Dammara. bot. Rumpb a décrit, sous le nom de Dammara, deux arbres essentiellement différents, qui appartiennent à deux genres et même à deux familles fort distinctes : l'un que Gsertner ligure sous le nom de Dammara g raveolens (2, p. 100, lab. 103, lig. J), parait être un arbre de la

famille des Térébinthacées, voisin du genre Marifjnia de Commerson , et que , plus lard , Lamarck a décrit sous le nom de Bursera obtusifolia. Vaulre, Dammara alha, Rumpb (loc. cit., 2, p. 174, t. 57), est un arbre fort élevé, résineux, couronné à son sommet d'une cime chargée de feuilles; celles-ci sont simples, très -entières, alternes ou opposées. Ses fleurs, dit Rumpb, ne sont pas connues; mais ses fruits ressemblent à des cônes de Pins. C'est de cette dernière espèce qu'il sera parlé dans cet article. Elle forme un genre particulier dans la famille des Conifères, genre au(|uel Richard conserve le nom de Dammara dans son travail sur les Conifères. Lambert a décrit el figuré cet arbre sous le nom de Pinus Dammara. Plus tard, Salisbury lui a donné le nom d'yigatkis loranlhifolia. Le Dammara atha est un très-grand arbre résineux, au tronc droit et cylindric|ue, aux rameaux étalés. Ses feuilles sont alternes ou opposées, lancéolées, oblongues, trèsentières, glabres, d'une consistance coriace , d'un vert glauque, longues d'environ deux pouces et larges de moitié. Elles sont légèrement striées dans le sens de leur longueur. Les fleurs sont dioïques et en cônes ou en chatons; les chatons mâles sont ovoïdes, oblongs, de la grosseur d'un œuf de Pigeon, portés sur un pédoncule court, épais et placé un peu au-dessus de l'aisselle des feuilles. Us sont composés d'un très-grand nombre d'écaillés obtuses, imbriquées. Chaque écaille est cunéiforme, brusquement courbée en dedans à son extrémité supérieure. Son extrémité inférieure est occupée par huit à quinze anthères disposées sur deux rangs. Elles sont linéaires, étroites et placées sur la face inférieure de l'écailIe. Les fleurs femelles sont également disposées en chatons qui ont la même forme que les chatons mâles. Ils sont formés d'écaillés obtuses, imbriquées, épaisses, coriaces. Chacune d'elles porte à sa base interne une seule fleur sans bractées. Cette fleur est attachée comme transversalement par son bord supérieur à la face de l'écaillé. Elle est renversée, prolongée latéralement sur l'un de ses côtés seulement en une aile mince, membraneuse, qui excède la largeur de l'écaillé. Le calice est percé à son sommet d'une petite ouverture. L'ovaire est tout à fait libre dans l'intérieur du calice, renversé comme la fleur, remplissant exactement la cavité du périanlhe. La graine offre un endosperme charnu dans le centre duquel est un embryon renversé, ayantson corps colylédonaire partagé en deux lobes peu profonds. Cet arbre croît dans l'Inde. 11 se distingue des genres Pin et Sapin par ses fleurs femelles solitaires et non géminées, par la forme et la slruclure de ses fleurs mâles. II se rapproche beaucoup plus du genre Araucaria, dont il diffère par la forme de ses écailles, par l'absence d'une bractée pour chaque fleur femelle, et par son fruit ailé d'un côté.

DAMNACANTHE. Damnacanthus . bot. Gîerlnerfîls décrit et figure sous ce nom {Siippl. CarpoL, 18, lab. 182), un fruit originaire de l'Inde. C'est une baie pisiforme et rouge, faisant corps avec le calice dont les cinq dents la couronnent, et laissent voir intérieurement un petit anneau blanchâtre, ré.sultant de la chule de la corolle; elle renferme deux loges, et au fond de

DAM

tliacune est fixée une graine solitaire, convexe et marquée d'une strie fine sur sa face externe, plane et unie sur sa face interne. Cette graine est revêtue d'un double tégument, l'un extérieur, cruslacé, mince et fragile; l'autre intérieur, d'une très-grande ténuité, appliqué sur le périsperme et soudé avec lui. Le périsperme, pâle, dur, cartilagineux ou charnu, est de la même forme que la graine et renferme vers sa base un embryon très-petit, très-blanc, légèrement conique, dont les cotylédons sont extrêmement courts, plus que la radicule qui est obtuse et dirigée en bas. Gœrtner n'a pas vu la fleur de cette plante, qu'il croit devoir former un genre distinct, dont le Spina Spinarum de liumph ( Amb. 7, 37, tah. 19, fig. 1) serait peut-être une espèce. 11 appartient à la famille des Rubiacécs, et, parmi les genres de cette famille, se rapproche surtout du Canthi dont Jussieu est même porté à le croire congénère. Cependant la graine de ce dernier se distingue par un embryon grand et central.

DAMO. OIS. Synonyme vulgaire de Chouette Effraie.

DAMO. POIS. Syn. vulgaire deCsesiomore de Bâillon.

DAMOISEAU. MAji. Synonyme d'Antilope Grim.

DAMPIÈBE. Dampiera. rot. Genre de la famille des Goodénoviées, élabli par U. Brown {PioUr. FI. Nov.- Holl., 587). Caractères : calice adhérent avec l'ovaire infère; limbe à cinq lobes étroits, quelquefois à peine marqués; corolle monopétale, presque infundibuliforme, fendue supérieurement presque jusqu'à sa base en cinq lobes, dont deux supérieurs et trois inférieurs constituent deux lèvres. Ces lobes sont épais dans leur partie moyenne, minces et sinueux sur leurs bords. Élamines au nombre de cinq, épigynes, dressées et beaucoup plus courtes que la corolle; leurs filets sont subulés; leurs anthères rapprochées et unies latéralement, introrses et à deux loges. Style simple, épais, plus long que les étamines, recourbé à son sommet qui se termine par un stigmate concave, dont Vindusinm ou involucre a son orifice nu. Ovaire à une seule loge qui contient un seul ovule attaché à sa base. Cet ovaire devient une sorte de noix crustacée, indéhiscente et ombiliquée à son sommet. Brown a décrit treize espèces; ce sont en général de petits arbustes ou simplement des plantes herbacées, vivaces, d'un aspect roide, pubescentes, ayant leurs poils laineux latéralement. Les feuilles sont alternes, entières, ou quelquefois dentées, coriaces. Les fleurs sont bleues ou rouges, axillaires ou terminales, formant des sortes de petites grappes ou d'épis, entremêlées de bractées. Ce genre est voisin du Scœvola et du Diaspasis. H se distingue du premier par son ovaire constamment uniloculaire et monosperme, par Vinclitsium de son stigmate non cilié, par ses élamines soudées latéralement, et du second par sa corolle fendue, par ses étamines soudées et son ovaire monosi)erme.

Dampière roide. Domptera slricta, Brown; Rich., Ann. Mus. T. xviii, tab. 2, fig. 1. Plante herbacée, vivace; tige roide, dressée, glabre; feuilles alternes, sessiles, linéaires, lancéolées, presque entières, glabres, coriaces. Fleurs en grappes axillaires, dressées, composées de deux à quatre fleurs bleues, couvertes extérieurement d'un duvet épais et brunâtre. Limbe du calice à

cinq divisions étroites; corolle tubuleusc, fendue supérieurement. Cette espèce avait été décrite par Smith {Trans. Linn. T. ii, p. 349) et par WiUdcnow sous le nom de Goodenia slricla.

Dampière a FECULES OVALES. Dainpiera omlifolia, Brown; Bich., toc. cit., tab. 2, fig. 2. Petit arbuste dressé, rameux, légèrement pubescent sur ses jeunes rameaux. Feuilles alternes, à peine pétiolées, ovales, obtuses, entières ou légèrement dentées, à dents écartées, un peu pubescentes à leur face inférieure; pédoncules axillaires, très-velus, portant de trois à six fleurs; limbe du calice à peine marqué, offrant quelques petites divisions inégales et irrégulières, qui manquent quelquefois entièrement. Cette espèce a été trouvée aux environs de Port-Jackson par R. Brown.

DANAA. BOT. Genre de la famille des Ombellifères, Pentandrie Digynie, établi par AUioni, aux dépens des Lùjuslicum, et qui ne diffère de ceux-ci que par son fruit ovoïde, à deux lobes renflés , lisses et dépourvus de toutes côtes saillantes, tandis que, dans les Livèches, il est oblong, glabre et relevé de cinq côtes épaisses et proéminentes. Cette distinction, qui n'est pas confirmée par la diversité du port, a néanmoins semblé sufiSsante à De Candolle pour l'adoption du genre Danaa.

Danaa a fecilles d'Ancolie. Danaa aquilcgifolia, Allioni, FI. Pedem., t. Gô; Ligusticum aqitilegifolium, Willd. Tige de vingt pouces, nue, droite, cylindrique et striée; feuilles radicales portées sur un long pétiole divisé en trois branches; celles-ci, trifurquées une seconde fois, terminées i)ar trois ou cinq folioles cunéiformes, trilobées et dentées; collerette générale composée de six folioles linéaires et courtes; chaque ombellule n'a que trois folioles ; les fleurs sont blanches. Celle plante croît sur les collines pierreuses du nord de l'Italie.

DANAÉ. Danae. bot. Mœnch a proposé, d'après Médicus, de séparer sous ce nouveau nom générique le lUisciis racemosus de Linné. Ce genre serait ainsi caractérisé : calice renflé, à six divisions profondes; six étamines réunies en un tube membraneux; un seul style ; baie globuleuse , monosperme. Ses caractères différentiels d'avec le Awscits consisteraient seulement dans ses fleurs hermaphrodites et non portées sur les feuilles. F. Fragon.

DAN/EA. BOT. F. Danée.

DANAIDE. Davais. bot. Genre de plantes de la famille des Ruhiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., élabli par Commerson, pour quelques arbustes sarmenteux, originaires des îles de France et de Bourbon , et (|iie .Iiissieu avait d'abord réuni au genre Pœderia dont il se rapproche beaucoup parle port, mais dont il diffère par des caractères importants. Lamarck, dans l'Illustration des genres, a rétabli le Danois de Commerson, et Jussieu lui-même, dans son Mémoire sur les Rubiacées (Mém. Mus., (i, p. 384), a également distingué le Danois comme genre. D'un autre côté, Poiret a réuni au Danois le genre Chassalia de Commerson, mais ce dernier genre doit également demeurer distinct. Caractères : calice adhérent avec l'ovaire, terminé par un limbe à cinq dents fort petites; corolle tubuleusc, infundibuliforme; son limbe est à cinq divisions peu

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