II. Fleurs terminales
Daphné de lA Chiise. Daphne Sinensis, lamk., Daphne odorala, Ait., Jacq., Hort. Schœn. T. m, p. 54, t. 531. Arbuste rameux; feuilles ovales, glabres et luisantes; fleurs réunies au sommet des rameaux où elles forment des capitules ; elles sont pédicellées, rougeâlres, pubescentes en dehors; elles répandent une odeur très-suave. On cultive cette plante en orangerie.
Daponé Gnidien. Daphne Gniilium, L. Arbuste commun dans le Midi. Tige de deux à trois pieds, rameuse, garnie de feuilles très-rapprocbées, lancéolées, étroites, molles et un peu pubescentes. Les fleurs forment une sorte de petit corymbe au sommet des ramifications des branches; elles sont petites, inodores, soyeuses en dehors, légèrement roses en dedans. 11 leur succède de petits drupes secs, noirâtres, très-peu charnues. Celte espèce est la plus intéressante du genre. Son écorce est employée en médecine sous les noms de Garou ou de Saint-Bois. Elle est fibreuse, dure, résistante, grise en dehors, jaune en dedans. Sa saveur est amère, extrêmement acre. Appliquée sur la peau, après avoir été ramollie dans du vinaigre pendant quelques heures, elle en détermine la rubéfaction et l'inflammation. Si on l'y laisse pendant plusieurs jours, en ayant soin de la renouveler, elle donne lieu à la formation d'ampoules
et, par suite, à un exutoire. On prépare aussi avec cette écorce une pommade épispastique. Cette propriété irritante du Garou existe non-seulement dans l'éeorce, mais encore dans les feuilles et les fruits de toutes les autres espèces de ce genre, qui peuvent être employées comme le Garou.
Daphné 0D0RAivT.Z)a/)/iwe Cneorvm, L., Bull. T. 121; Dajihne odorata, Lamk.. FI. fr. Cette espèce, qui croît en France, s'élève à peine à un pied. C'est un arbuste rameux, à feuilles éparses, sessiles, cunéiformes, lancéolées» très-entières, coriaces, persistantes, d'un vert foncé, luisantes en dessus. Les fleurs rougeâtres, presque sessiles, constituent une sorte de capitule terminal, et répandent une odeur extrêmement suave. Le fruit est un drupe ovoïde , soyeux et fort peu charnu. — On possède une variété à fleurs blanches. Le Daphné odorant se cultive en pleine terre.
Le Daphne Laghella de Swartz forme le genre Laghetta de Jussieu.
D VPHNES. MOLL. Poli (Test, des Deux-Siciles) donne ce nom aux animaux qui habitent les Arches.
DAPHNIE. Daphnia. crcst. Genre établi par Millier, et rangé par Latreille dans la famille des Lophyropes. Caractères : test bivalve; tête apparente, avec deux antennes ; huit à dix pattes; un seul œil; une queue. Quoiqu'étudiées par un grand nombre de naturalistes, entre lesquels on remarque Schiffer, Swammerdam, Degéer, Muller, Dose et Cuvier, les Daphnies étaient jusque dans ces derniers temps très-peu connues sous le rapport de leurs mœurs. Straus (Mém. du Mus. d'Hist. naturelle, T. v, p. 580) et Jurine (Histoire des Monocles, p. 83) en ont donné une histoire trèsdétaillée et fort complète. U résulte particulièrement des travaux de Straus que les Daphnies diffèrent essentiellement des Cypris par leur système respiratoire, et qu'elles sont de véritables Branchiopodes, ainsi que les Lyncées, les Apus, les Limnadies, les Cyclopes, les Branchipes, les Polyphèmes et deux autres genres nouveaux qu'il se propose d'établir avec la Daphnia crislallina de Muller, et sa Daphnia setifera. Quant aux Cypris et aux Cythérées, il les place dans un ordie nouveau qu'il désigne sous le nom d'Oslrapodes. K ce mot. Nous extrairons du Mémoire de Straus les faits relatifs à l'organisation du genre dont il est ici question, en faisant remarquer que ces observations ont été faites sur une des espèces les plus communes, la Daphnie Puce, Daphnia PiUex. Le corps est comprimé, allongé, recouvert par un test bivalve, à la partie antérieure duquel on voit sortir la tète; les valves du test sont réunies sur le dos, et formées d'une substance très-mince, flexible, incolore; leur circonférence est parfaitement lisse; mais, vers leur centre, elles sont marquées de lignes enfoncées, formant entre elles un réseau ù mailles carrées; la tête est très-distincte et couverte d'une écaille plus solide que celle du reste du corps; en dessous on voit qu'elle se prolonge en un bec très-prononcé, triangulaire, se dirigeant un peu en arrière en se rapprochant des valves; à la partie antérieure on remarque intérieurement un point noir- qui est l'œil unique de ces animaux; sa forme est celle d'une sphère d'environ un quart de millimètre de diamètre, et mol;ile sur son
tciilrc; sa surface est garnie d'une vingtaine de cristallins parfaitement limpides, placés à de petites distances les uns des autres, et s'élevant en demi-splière sur un fond noir formant la masse de l'œil. Ces cristallins, étant dirigés dans tous les sens, forment par leur réunion un œil composé semblable à peu près à ceux des Insectes; la léte présente, à l'extrémité du bec, les antennes ayant dans la femelle l'apparence de deux petits mamelons uniarticulés, et terminés par un faisceau de poils roides et courts accolés les\ins aux autres, et simulant un second article; ces antennes sont à peine perceptibles dans la femelle du Daphnia Piilc.v; mais dans le Daphnia Macropus , elles deviennent très-longues, principalement dans le mâle de la première espèce. La bouche est située à la partie intérieure du corps, immédiatement en dedans du bord antérieur des valves, près de la base du bec; elle se compose d'un labre recouvrant la bouche en dessus, de deux mandibules très-fortes, sans palpes, ni branchies, ni dentelures sur leur partie incisive , de deux mâchoires dirigées horizontalement en arrière, et présentant à leur extrémité postérieure un long disque aplati par les côtés. Ce discpie porte à son bord supérieur quatre épines cornées, très -fortes, dont les trois antérieures se prolongent en longs crochets fortement recourbés en avant et en dedans.
La portion du corps des Daphnies, qui fait suite à la léte, est grêle, allongée et libre dans l'intérieur des valves; elle se compose de huit segments. Le premier, beaucoup plus considérable que le suivant, donne seul attache aux deux valves; mais au second segment, le corps diminue subitement de diamètre vertical et laisse un fort talon en dessus; de manière que, dans le reste de son étendue, il demeure fortement écarté de la crête dorsale des valves, en ménageant entre elles et lui un grand espace vide dans lequel la femelle porte ses œufs après la nonte. Le sixième segment supporte en dessus des mamelons coniques, dont le premier seul se prolonge en forme de languette et se recourbe en dessus et en avant pour venir s'app'uyer contre la voûte que forment les valves, et fermer ainsi postérieurement l'espace vide destiné à recevoir les œufs; l'avanl-dernier segment porte à son origine un mamelon à peu près semblable; enfin le dernier segment présente postérieurement un grand évasement longitudinal bordé de chaque côte par deux arcs dentelés; c'est dans l'intervalle des deux premiers que vient s'ouvrir l'anus, et le segment se termine lui-même par deux grands crochets cornés, dirigés au-dessous; les segments antérieurs du corps supportent des organes locomoteurs, (|ui consistent en une paire de rames branchues, insérées latéralement sur la base de la tète. Muller a considéré ces rames comme des antennes; Straus pense qu'elles ne sont autre chose que la première paire de pieds. En arrière de ces deux appendices branchus , on trouve cinq paires de membres très-différents des rames et différant même beaucoup entre eux tant pour la forme que pour la grandeur et les fonctions. Les deux premières paires sont placées immédiatement en arrière de la bouche , sous le premier segment, tandis que les trois autres sont fixées aux trois segments suivants. Ces
membres, qui représentent les derniers pieds de l'animal, ne servent cependant plus en aucune manière à la locomotion, comme quelques auteurs l'ont avancé, mais se trouvent modifiés pour servir à d'autres fonctions, celles de la préhension e( de la respiration; la locomotion s'exerçant exclusivement par le moyen des rames. Les branchies qui, en général, tiennent plus ou moins immédiatement aux pieds et aux mâchoires dans les Crustacés, se trouvent dans les Daphnies tellement identifiées avec les membres qu'il est très -difficile de reconnaître si tout le membre s'est converti en branchies, ou si ces dernières n'en sont que des appendices, ces organes étant trop petits pour qu'on puisse décider cette question en examinant leur organisation intime. Quoique la forme de ces membres ne ressemble plus à celle que les pieds ont habituellement chez les Crustacés, on y distingue néanmoins encore quatre principales parties qui semblent être les analogues de la banche. de la cuisse, de la jambe et du tarse. Nous ne suivrons pas Straus dans la description détaillée qu'il fait de ces appendices.
Le système nerveux, difiicile à observer dans un animal aussi petit que la Daphnie, se compose d'un cerveau situé à la partie postérieure de la tête, en avant de l'œsophage, et formé de deux lobes placés à côté l'un de l'autre; de la partie supérieure et antérieure de la commissure des deux lobes part le nerf optique, sous la forme d'un gros tronc fort court, se dirigeant vers l'œil et se renflant bientôt pour former un ganglion optique, d'où part un faisceau de petits nerfs qui se portent dans l'intérieur du globe de l'œil.
Le système circulatoire consiste en un cœur situé dans le dos du premier segment, c'est une vésicule ovoïde, fixée par son extrémité antérieure, où elle donne probablement naissance à une artère. Les contractions de ce cœur sont rapides et isochrones. Straus a compté jusqu'à deux cent soixante pulsations dans une minute.
Le canal intestinal peut être divisé en deux parties : la première, ou l'œsophage, est un canal très -court, étroit, légèrement aniué, s'étendant de la bouche, obliquement en avant et en haut, et qui pénètre dans la tête , pour venir se terminer immédiatement en arrière du cerveau. La seconde portion, ou l'intestin, a la forme d'un gros vaisseau diminuant légèrement de diamètre d'avant en arrière , se courbant dans ce sens et aboutissant à l'anus, sans avoir présenté de circonvolution ni de changement dans son diamètre; près de son extrémité cardiaque, cet intestin offre de chaque côté un cœcum. L'œsophage est agité par des contractions fort distinctes, et l'intestiu éprouve des mouvements péristaltiques continuels.
Les femelles ont deux ovaires placés le long des côtés de l'abdomen , depuis le premier segment jusqu'au sixième où ils s'ouvrent chacun séparément sur le dos de l'animal. Les œufs en sortent et ils sont conservés pendant quelque temps, jusqu'à la ponte, dans la cavité qui existe enlie la coquille et le corps. Muller et d'autres naluralistes, ayant trouvé les œufs accumulés ainsi vers ce point , avaient donné le nom d'ovaire à celte région. Cette partie du tét devient opaque à certaines époques de l'année, et parait coraj)osée d'ampoules ova-
laires, transparentes, formant deux capsules. Son usage alors est de conlenir les œufs et de les protéger, alin (lu'ayant passé l'hiver, ils puissent se développer au printemps. Millier a donné à ces pièces opaques le nom iVEphippium. Slraus a observé que les jeunes Daphnies éclosent dès la vinglième heure après la ponte, et que d'abord elles n'ont aucune forme qui puisse les caractériser; elles n'offrent alors qu'une niasse arrondie et informe sur laquelle on remarque des rudiments d'appendices collés contre le corps. La tète n'est point apparente. Ce n'est que vers la quatre-vingt-dixième heure que ces fœtus commencent à se mouvoir; à la centième heure, leurs mouvements sont déjà très-actifs. Enfin, vers la fîn du cinquième jour, la queue qui termine les valves, dans le jeune âge, se débande comme un ressort ainsi que les soies du bras ; les membres branchifères commencent alors seulement à s'agiter; les jeunes étant capables de paraître au jour, la mère abaisse son abdomen , et les petits s'élancent au dehors. Jurine a principalement étudié les changements que l'embryon éprouve dans ce genre qui est assez nombreux en espèces.
ViKvamEVuix.Daphnia Pulex, LatreilleetLamarck; Pilles arboreus , Swammerdam ; Monociilns Pulex , Linné et Jurine (loc.cit., p. 85, pi. 8,9, 10, 11); c'est aussi le Perroquet d'eau de Geoffroy. Elle est très-commune dans tous les étangs, et on doit la considérer comme le type du genre. V., pour les autres espèces, Straus (loc. cit.), Jurine (/oc. cit.). Millier (Entomostr. S. Insect. Testacea, p. 79, pi. 12, 13, 14), etc.
DAPHKIPHYLLE. Daphniphylhtm. bot. Genre de la famille des lîhamnées, établi par Blume ( Cydrag., Flor. Ind. 1152) qui lui assigne pour caractères : fleurs dioïques; calice infère, petit, ciénelé; corolle nulle; fleurs mâles : six à dix étamines à filaments courts , connés à leur base ; anthères dressées , tétragones. Fleurs femelles : ovaire à deux loges renfermant chacune deux ovules; stigmate sesslle, bifide; drupe ovale, couronné par le stigmate, à noyau fibreux, monosperme. Le Daphiviphïlle gladqbe est un arbre à feuilles éparses, oblongues. lancéolées, très-entières, glabres, glauques en dessous et privées de stipules; les fleurs sont disposées en grappes simples et axillaires. De Java.
DAPHNITE. BOT. Alcaloïde obtenu par Vauquelin, de l'analyse des diverses espèces de Daphnés ; il cristallise en prismes réunis en faisceaux incolores, transparents, brillants, très-solubles dans l'eau chaude, l'alcool et l'élher; il a une saveur acre et persistante; il est trèsvolatile; il verdit les couleurs bleues végétales; il est décomposé par l'acide nitrique qui se convertit en même temps en acide oxalique.
DAPHNITIS. BOT. Le genre toM>o>:>/i/«o, de Thunberg, laisse sans doute beaucoup à désirer dans sa constitution caractéristique; mais, comme depuis on n'a fait que changer son premier nom en celui de Daphnilis, la science n'y a gagné qu'une superHuité de nomenclature. F. Lacrophylle.
DAPHNOIDES. bot. V. Thymélées.
DAPHNOT. DOT. F. Boktia.
DAPSE. Dapsa. iws. Coléoptères trimères; genre de la famille des Fungicoles , formé aux dépens des Eu-
morphes, par Zieger qui lui donne pour caractères distinctifs : massue anienna'ire étroite, allongée, à articles écartés latéralement, et dont le dernier est presque ovoïde; comme aux Eumorplies, les palpes maxillaires sont filiformes et les deux derniers articles des labiales forment, réunis, une massue triangulaire; le pénultième article des tarses est profondément bilobé.
Dapse de KiRBT. Dapsa Kirhyana; Euiiiorphus Kirbyantis, Latr. D'un noir luisant; corselet un peu aplati, Irès-échancré antérieurement, presque aussi large que les élytres , légèrement rebordé et marqué, vers les côtés, d'une ligne enfoncée; élytres sans rebord, un peu convexes, ayant chacune deux taches irrégulières jaunes. Sa taille est d'environ trois lignes. Il se trouve dans l'Inde, avec deux ou trois autres espèces.
DAPSILOPHYTES. Dapsilophftœ. bot. Necker emploie ce mot pour désigner les plantes qui ont un grand nombre d'étamines.
DAPTE. Daptus. iNS. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Fischer, pour quelques Insectes peu connus et que l'on avait disséminés dans les genres Jcinopus et Diloma. Caractères : tête et extrémité antérieure du corselet aussi larges ou plus larges que l'abdomen ; paraglosses assez larges relativement à la languette propre, et arrondis au bout; second article des antennes un peu plus gros que les suivants, les six derniers monoliformes ; corselet rétréci brusquement à sa partie postérieure, vers ses angles qui se terminent en pointe; l'une des mandibules avancée et liès-poinlue; les quatre jambes antérieures, surtout chez les mâles, sont médiocrement épineuses. . ff^
Dapte rayé. Daptusvittatus, Gebler; Daptuspictus, Fischer. D'un jaune testacé en dessus, avec une tache noirâtre, oblongue, au milieu de chaque élytre; yeux arrondis et saillants; corselet ridé transversalement, avec une impression arquée près des angles; éeusson grand et triangulaire; dessous du corps d'un brun noirâtre; antennes et pieds testacés. Taille, quatre lignes. De la Russie méridionale. Dejean a nommé une autre espèce, Daptus iticrassatus; elle est de l'Amérique septentrionale.
DAPTRIUS. OIS. F. iRiBiiv.
DARADEL. BOT. Synonyme vulgaire d'Alalerne, espèce du genre Neri)run. F. ce mot.
DARD. POIS. Synonyme vulgaire d'Able Vaudoise.
DARD. REPT. OPB. Ce nom a été donné à plusieurs Serpents des genres Acontias, Couleuvre et Vipère.
DARDANA. bot. F. BaRDaivne. Dans Dioscoride, Dar- DAMS parait être synonyme de Cuscute.
DARÉE. Darea. bot. Genre de Fougères, établi sous ce nom par Jussieu , et sous celui de Cœnopleris par Bcrgius et Swartz. Les espèces qui le composent sont caractérisées par leur fructification, disposée en petites lignes, près du bord de la fronde, couvertes chacune par un tégument né d'une veine marginale, et s'ouvrant en dehors. Les Daiées, au nombre d'une vingtaine environ, sont toutes exotiques et ont généralement le port des Fougères d'Europe (Alliyriiim et Polystichum). Bergius rapportait au genre Darea ou Cœnopteris, 1» le Darea furcata, Willdenow, jolie
pelilc Fougère que .Iac((uiii place dans les Adiantum, l't que le (iocleiir Bluiiie a rélahli dans son genre primitif, d'après les observations qu'il a faites à Java, où il en a reconnu trois variétés qu'il a distinguées par les surnoms de elongata, palliila et rkjida; 2» le Darea rutœfolia, W.; 3" le Daiea cicutaiia, W., que Swartz avait d'al)ord réuni aux Jsplenium; et A" le Darea ihipara, W., dont Linnœus fils avait fait un ytcrostichum.
Tliunberg et Swartz ont adopté le nom générique donné par lierglus ; mais Smith et Willdenow ont pris celui de Darea donné par Jussieu. R. Brown prétend que ce genre ne diffère pas de i'Aspleiiium. Voici l'indication de quelques espèces de Darea.
Darée mollet. Darea flaccùla , W.; Cœnopteris flaccida, Thunb., A'oc. Acl. Pet., t. 9, D. F. 1, 20; Schkubr. , Suppl., lab. 8i; Aspienium jlaccidum, Forst., Prod. Fronde ailée; frondules alternes, lancéolées; les stériles largement et irrégulièrement dentées; les fertiles presque ailées, à découpures entières, obtuses. Elle croit à la Nouvelle-Zélande, où Forster l'a observée.
Darée appeivdicclée. Darea appendictilala, AV.; Cœnopteris, Labill., Noc.-Holl., 2, tab. 24-3. Fronde ailée; frondules alternes, presque ailées, appendiculées, ù la base, et à découpures lancéolées, linéaires, obtuses ou bidentées. Cette espèce a été observée au cap Van- Diemen . à la Nouvelle-Hollande, parLabillardière, et dans l'ile de Java par le docteur Blunie.
Darée a fecilles de rde. Darea rutœfolia, AV.; Cœnopteris nilœfoUa, Berg., Act. Petr., 0, t. 7, f. a. Frondes deu.\ fois ailées ; frondules et petites frondules alternes ; de ces dernières , les inférieures sont pinnatitides, et les supérieures simples, linéaires, obtuses; rachis comprimé. Très-belle espèce qui croit au cap de Bonne-Espérance.
Darée a feuilles de fcueterre. Darea fitmarioides, Humb. et Kunth. Frondes deux fois allées, à subdivisions alternes; frondules un peu péliolées, linéaires, obtuses, partagées jusqu'à la base en deux languettes, également partagées en deux; celles de l'extrémité de la frondule entières. Les deux paires de frondules inférieures sont ailées, et offrent la même structure que les petites frondules des autres. Cette Fougère, dont les frondes sont longues de trois à cinq pouces et portées sur un slipe haut de six pouces, croit naturellement à Caracas, dans r.\mérique méridionale.
Darée prolifère. Darea proliféra, AV. Frondes deux fois ailées; frondules alternes, terminées par une foliole en queue. Les autres folioles sont linéaires, décurrentes, arquées, presque bidentées au sommet; frondules inférieures deux fois ailées et à racbis prolifère. Cette Fougère a deux pieds de hauteur; ses frondes pendantes prennent racine par leur extrémité amincie. De l'ile de Bourbon.
Darée millefecille. Darea myriophylla, AV.; Cœnopteris myriophyllu , Sw. Fronde trois fois ailée; frondules alternes, à folioles oblongues ou elliptiques, obtuses, confluenles; celles du bas lobées; rachis ailé. Cette espèce croit dans les fentes des rochers, à la Jamaïque.
Darée Dt Jkron. Darea Japonica, AA'.; Cœnopteris, Thunb., A'or. Act. Petr., 9, l. C, f . 2. Fronde trois fois ailée; frondules alternes, à folioles pétiolécs, oblongues, pointues. pinnatlfide3,el à découpures lancéolées, acuminécs, trifides ou entières. Celte Fougère croit sur les lieux montueux, au Japon.
D.4RDS.B0T.0ndonnece nom aux poils qui sont trèspénétrants, comme ceux de l'Ortie, des gousses de quel- (|ues Dolics, etc.; ils laissent dans le tissu dermoïde une impression douloureuse, qui se prolonge plus ou moins longtemps, et que quelques physiologistes attribuent à un principe particulier, sécrété par le bulbe du poil.
D.^RIMTUATES. Darinyphytes. bot. Plantes dont le fruit, sec. s'ouvre spontanément.
D.iRLlNCTOME. Darlingtonia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par De CandoUe aux dépens du genre Acacia de Willdenow, et qu'il a dédié au botaniste américain Darlington. Caractères : fleurs hermaphrodites ; cinq pétales distincts ; cinq étamines ; légume bivalve, continu, sec, lancéolaire et oligosperme. Les Darlingtonies sont des plantes vivaces, glabres, à feuilles bipennées, dont les folioles sont plus ou moins nombreuses; à fleurs blanches, réunies en capitules axillaires, solitaires et pédoncules.
DARLncTONiE BRACDYLOBE. Darliiigtoiiia brachrloba, DC. ; Acacia brachxloba , AVilld.; Mimosa illinoensis, Mich. Plante herbacée, glabre, dépourvue d'épines; feuilles composées de six à huit paires de pinnules qui ont chacune de seize à vingt-quatre paires de folioles linéaires; capitules solitaires, axillaires et pédoncules; légume dressé et lancéolé. Amérique du Nord.
Darlikgtosie glanduleuse. Darliiitjlonia ylaiidulosa, DC; Acacia glandulosa, Willd.; Mimosa glaiidiilosa, Mich. Plante herbacée, inerme, à feuilles composées de douze à quatorze paires de pennules, ayant chacune de vingt à trente paires de folioles linéaires, séparées par de petites glandules; capitules solitaires, axillaires, pédoncules; légume courbé en faux. Amérique septentrionale.
DAIiLllC.i. BOT. Le genre établi, sous ce nom, par Raffinesque, dans sa famille des Viburnidées, avait pour type YIxora Americana. Ce genre n'ayant pas été adopté par les botanistes. De CandoUe en a fait une section de son genre Faramea de la famille des Rubiacées.
DAUN.\G.\SSE. ois. Syn. vulg. de Pie-Grièche grise.
DARNlDE.^jDa/Hi's. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, établi par Fabricius pour des espèces propres aux pays chauds, et particulièrement à lAmérique méridionale. Latreille réunit ce petit genre aux Membraces. y. ce mot.
DARRY. GÉOL. y. TODRBE.
DARTE. Dartus. bot. Genre établi par Loureiro qui le caractérise ainsi : calice quinquétide; corolle monopétale dont le tube, iilus long que le calice, s'élargit en globe, et dont le limbe se partage en cinq lobes étalés ; cinq étamines à anthères conniventes, à filets grêles, qui. insérés au milieu du tube, n'en dépassent pas la longueur; un style très-court ; un stigmate à cinq lobes; un ovaire lisse, qui devient une baie uniloculaire et polyspernie. Ce genre, qui semble se rapprocher des Solanées, ne comprend qu'une seule espèce. C'est un
iDASYCÈRE sillonc -aKNDOMIQUE ecarlale 3.EUMORPHE acSumatn.-4 SCYMNE k =cu»«on