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assez courtes; yeux entiers; front un peu bombé ; corselet uniépineux latéralement, presque carré, velu; écusson petit, arrondi; élylres alloiiffées , linéaires, arrondies et mutiques à l'extrémité ; corps convexe en dessus, allongé, cylindrique, très-hérissé de poils souvent réunis en faisceaux; pattes de longueur moyenne, égales, Irés-velues; tarses velus, non Iiouppeux. Le type de ce genre est la Desmipiiore fasciculée, Desmiphora fa scie u la la ; Lamia fasciculata, Fab. Elle est noire; son corselet est épineux, orné, ainsi que les élylres, de faisceaux de poils roussâtrcs ; le dessous est entièrement noir. De Cayenne. On doit ajouter à cette espèce le Sapenla hirticolUs d'Olivier, Enlom., T. iv, pi. A, fig. 37.
DESMOCÈRE. ins. y. Debocère.
DESMOCHETE. Desmochœla. bot. De Candolle a fondé ce genre aux déjjens des Achyranthes de Linné, .lussieu avait également construit \in genre semblable sous le nom de Pupalia; mais la citation d'une plante de Rhéede, à l'aide de laquelle il avait formé ce nom, n'étant pas exacte, avait dû faire créer une autre dénoniinalion. Cependant plusieurs botanistes reconnurent <|ue le genre Comètes, de liurmann, était identique avec le Desmochœla et le Pupalia; de sorte que tout en adoptant les caractères exposés par Jussieu et De Candolle, il est nécessaire de conserver le nom donné antérieurement par Eurmann. /'. Comètes.
DESMODÈKE. Desmoileius. ms. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinet-Serville pour un Insecte nouveau, apporté de l'Amérique méridionale et qui présente pour caractères : antennes glabres, de la longueur du corps dans les femelles, plus longues dans les mâles, de onze articles cylindriques, à partir du troisième ; le premier renflé, presque en forme de poire renversée, le deuxième petit, cyalhiforme, les suivants un peu renflés au bout qui est muni d'une épine; palpes courtes, presque égales; mandibules coudées, presque tuberculées extérieurement; corselet dilaté latéralement, bituberculé de chaque côté, son disque offrant plusieurs tubercules; écusson étroit, triangulaire; présternum faiblement échancré transversalement, portant entre les deux premières cuisses une pointe peu saillante; élylres allant un peu en se rétrécissant des angles huméraux à l'extrémité qui est arrondie et mulique; corps glabre et luisant; pâlies courtes; cuisses grêles à la base, en massue à l'extrémité.
Desmodère variable. Desmoderus variabilis. Antennes teslacées, anneléesde brun; élylres brunes, ayant ordinairement une tache humérale, testaçée, plus ou moins grande ; suture blanchâtre du milieu à l'extréniilé; pattes teslacées , avec le bout des cuisses noir. Taille, douze à quatorze lignes.
DESMODIEU. Desmoditim. bot. Genre de la famille des Légumineuses, fondé par Desvaux (Journal de Bot. T. m, p. 122) aux dépens du genre Hedysaium de Linné. Il le place dans la 8" section de la famille, section caractérisée par ses légumes articulés. Dans le genre Desmodium, les articles sont moniliformes, mais un peu comprimés; une ligure (loc. cit. T. v, f. 15) donne une idée de ce caractère d'ailleurs très-facile à saisir, mais dont l'importance n'est pas telle que seul il puisse
faire séparer des plantes très-voisines sous beaucoup d'autres rapports. Les nombreuses coupes établies par Desvaux n'auront probablement pas la même valeur que ce savant y a attachée, quand un nouvel observateur nous donnera l'exposition des genres de Légumineuses. En attendant, le genre en question renferme, selon son auteur, un grand nombre d'espèces parmi lescpielles il elle les Desmodium aspenim, Desmodium ijiganleum , Desmodium canesccns, Desmodium rirtjalum, Desmodium Scorpiunis, Desmodium macrophylliim , Desmodium pendulum et Dubium, etc. Celle dernière espèce, figurée dans le Bolanical register, 007, est suffrulescente, à rameaux anguleux, velus, surtout vers les angles; à folioles ovales, obloiigues, obtuses, apiculées, soyeuses en dessus, velues cl glauques en dessous; à fleurs d'un blanc rosaire, disposées en grappe lâche et Icrminale, accompagnées de bractées arides, acuminées et décidues, portées sur de longs pédictlles. Celle espèce se trouve dans les montagnes de l'Hymalaya.
DESMONCE. Desmoncus. bot. Genre de la famille des Palmiers, Monœcic Androgynie, établi par Martius, pour deux espèces qu'il a découvertes au Brésil. Caractères : spathe double; fleurs sessiles, les miles ont le calice trifide, trois pétales et six élaraines. Les femelles ont le calice cl la corolle urcéolaires, et trois stigmates sessiles; le drupe est monosperme avec la coque mar- (|uée de trois impressions profondes, verticales, éloilées ; l'embryon, placé entre ces impressions, est également vertical. Ces espèces ont les frondes pennées et le régime ramifié.
DESMOS. BOT. Le genre que Loureiro (Floi: C'ochiiich., 1, p. 430) établit sous ce nom, a été reconnu parWilldenow comme identique avec l' Unoiia de Linné, .lussieu (Ann. du Mus., T. xvi , p. 339) a confirmé ce rapprochement, en observant que, d'après la description, les baies sont nombreuses, sèches, allongées, minces et comme composées de plusieurs pièces articulées, qui contiennent une seule graine, pédicellées ou du moins non entièrement sessiles , ainsi que l'auleur s'exprime lui-même. Dans sa Monographie des Annonacées, Dunal s'est rangé à l'avis de Willdenow et de Jussieu; il a décrit les Desmos Cochinchinensis et Dcsmos Chiiiensistie Loureiro, sous les noms A'Unona Desmos lii Uiiona discolor. Ces deux plantes sont des arbres qui croissent l'un dans les buissons de la Cocliinchiue, l'aulre en Chine près de Canton.
La dénomination de Desmos a été appliquée par Uuual (toc. cit., p. 110) à la seconde section du genre Unona, laiiuelle est ainsi caractérisée : pétales lancéolés, oblongs ou linéaires, quehiuefois presque fermés; baies légèrement articulées, multiloculaires? plus ou moins moniliformes. Elle renferme les Uiionadiscrela, Vahl; Unona undulala ou Xylopia uiidulata, Beauvois; Unona discolor, Unona Desmos, Unona aromatica, Unona .Ethyopica, Unona oxypetala cl Unona leplopetala, Dunal. Ce sont des arbres indigènes des contrées d'Afrique et d'Asie situées entre les tropiques.
DESMOTRIQUE. Desmoliichum. bot. Genre de la familledes Orchidées. etdclaGynandrieMonandrie,L.,
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formé par Blunie ( Bydraff. FI. Ind. S29 ). Caractères : sépales pres(pie dressés , ouverls et égaux : les extérieurs faiblement réunis inférieureràent ; les latéraux insérés obli(|uement sur un onglet du gynoslème; labelle concave à sa base, avec son limbe allongé, presque lobé, ouvert on dressé; anthère terminant le gynoslème, attachée par une dent dorsale, épaisse, biloculaire; deux masses polliniques ovales, pulpeuses et céreuses. Les Desmotriques, dont Blume fait deux sections, sont des plantes parasites, herbacées, caulescentes ; les liges sont radiciformes, articulées et bulhifères; les feuilles sont coriaces; les fleurs s'élèvent ilireclenient en faisceaux de la base des feuilles.
DESPRETZIE. Despietzia. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Monogynie de Linné, érige par Kunth qui lui donne pour caractères : épillets composés de trois ou quaire fleurs dont les supérieures mâles, écartées, avec le sommet desséché, et l'inférieure femelle; deux glumes presque égales, renfermées, mutlques, trilobées à l'extrémité, réticulées et marquées, la supérieure de trois nervures, l'inférieure de sept. Les Heurs femelles ont deux paillettes : la supérieure bicaréiiée, un peu plus longue que l'inférieure qui est concave, marquée de neuf nervures, avec le sommet quatrilobé ; écailles et étaraines nulles ; ovaire sessile , surmonté d'un style que couronnent deux stigmates plumeux; cariopse un peu comprimée et libre; on observe aux fleurs mâles deux paillettes dont l'inférieure concave, émarginée, à cin(| nervures; la supérieure bicarinée; deux squamelles collatérales : trois étamines; un simulacre d'ovaire. Les Graminées de ce genre appartiennent au Mexique; elles ont les feuilles ovales : celles de la base sont arrondies, pétiolées, nervurées, avec la gaine fendue; la languette est oblitérée; les panicules sont rameuses, étalées, avec les épis pédicellés et courbés.
DESSENIA. BOT. (Adanson, Famille des Plantes, 2, p. 285.) Synonyme du Gnidia de Linné, f^. Gkidie.
DESTRUCTEUR DES CROCODILES. HAM. L'un des noms donnés vulgairement à l'Ichneumon, dans l'idée fausse où l'on était que cet animal entrait par la bouche dans le corps du grand Saurien durant son sommeil, pour lui déchirer les entrailles. On sait aujourd'hui que cet animal se borne à détruire ses œufs. y. Crocodile et Mangodste.
DESTRUCTEUR DES PIERRES. AsrfÉL. Syn. de Néréide.
DESTRUCTEUR DU PIN. iNs. Nom vulgaire de la larve du Tomique piniperde de Latreille.
DESVAUXIE oD DEVAUXIE. Destauxia. bot. Genre de la famille des Restiacées, Monandrie Monogynie, établi et dédié à Desvaux, rédacteur du Journal de Botanique, par Brown qui y a compris la plante dont on avait fait précédenniienl le genre Centrolepide. Caractères : spatlie bivalve, à fleurs en nombre indéfini; glurae bivalve; étamine unique; anthère simple; plusieurs ovaires (trois à douze) attachés à un axe commun, monospermes et surmontés d'autant de styles distincts ou réunis par la base; utricules s'ouvrant longitudinalement par une fente extérieure. Les Desvauxies sont de petites herbes touffues; leurs racines sont fascicu-
lées; leurs feuilles radicales, sétacées et à demi engainantes à la base; elles portent des chaumes filiformes, simples et nus, à l'extrémité de chacun desquels est une seule spatbe dont les valves sont alternes et rapprochées, mutiques ou aristées, quelquefois ne contenant qu'un petit nombre de Heurs. Les glumes sont séparées par une écaille très-petite ou rudimenlaire. Les neuf espèces publiées par Brown sont indigènes des diverses contrées de la Nouvelle-Hollande. Elles ont été distribuées en trois sections ; la première, caractérisée par le réceptacle paléacé, renferme les Desvauxia puivinata, Desvauxia Patersoni et Desvauxia strigosa. La seconde section, dans laquelle le réceptacle est sans paillettes, et dont les spalhes sont hispides, comprend les Desvauxia tenuior, Desvauxia Billaidieri ou Centrolepis fascicutaris, de Labillardière, et Desvatixia exserla. Enfin R. Brown place dans la troisième section les Desvauxia Baiicksii , Desvauxia pusilla et Desvauxia aristata, qui n'ont point de paillettes sur le réceptacle, mais dont les spathes sont glabres.
Le genre Desvauxie que Palisot de Beauvois avait établi dans la famille des Graminées, fait actuellement partie du genre Glycerie, Glyceria, de Robert Brown.
DÉTAR. Delarium. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi par Jussieu (Gêner. Plant., p. 563) d'après les notes manuscrites d'Adanson el les échantillons d'une plante rapportée du Sénégal par ce savant voyageur. Ses caractères sont : calice quadrifide ; corolle nulle? dix étamines distinctes dont les alternes sont plus courtes; fruit drupacé, orbiculaire, épais, mou, farineux, contenant un noyau de même forme, comprimé, monosperme, chargé d'un réseau de fibres entrelacées, lisse et à bords obtus. Le Uétar du Sénégal, Detaiiuvi. Senegalense, Juss., est un arbre dont les feuilles sont alternes et imparipennées; les Heurs disposées en grappes axillaires.
DETO. Deto. crust. Genre de l'ordre des Isopodes, famille des Cloportides, établi par Guérin avec les caractères suivants ; antennes de neuf articles dont les quatre derniers forment une tige beaucoup plus courte que le précédent, et composée d'articles inégaux ; corps ne paiaissant pouvoir se contracter que très-imparfaitement en boule ; appendices ou stylets postérieurs s'avançant au delà du dernier segment. Ces caractères suffisent pour ne pas permettre de confondre ce genre avec les autres du même ordre et surtout le Tylo, où les appendices postérieurs sont très-petits et entièrement cachés, et les quatre derniers articles des antennes égaux en longueur. D'un autre côté, quoiqu'il ail plus d'affinités avec les Armadilles et les Cloportes, on ne peut les confondre avec eux, parce que ceux ci n'ont que sept ou huit articles aux antennes, et que ces articles vont en diminuant graduellement de longueur et d'épaisseur. Le Deto a épine, Deto echinala, a sept ou huit lignes de longueur; son corps est assez aplati, ovalaire, d'un jaune verdàtre, avec les bords un peu transparents ; sa tête et le milieu des sept segments thoraciques sont couverts de tubercules assez saillants ; la première offre deux saillies latérales et une intermé-
(liaire, ce qui laisse en avant deux échancrures Jaiis lesquelles s'iiisfrenl des antennes qui ont à peu près la niolliii de la lontîueurdii corps. En arrière, la tète offre deu.x courtes épines un peu divergentes. Les sept segments du corselet ont en arrière, et de chaque côté, une forte épine c(ini<|ue, dirigée un peu en dehors; ces épines sont à peu prés aussi longues que la moitié de l'espace qui les sépare sur le même segment; l'alidomen est lisse, avec le dernier segment court, ne dépassant pas le snpport des deux filets terminaux, lesquels .sont de moitié plus longs que ce dernier segment : les pattes sont courtes, de forme ordinaire, un peu épineuses, terminées par un simple crochet. Cet Insecte a été rapporté de l'Orient, par Olivier.
DÉTOiN.\TIOiV. Biuit occasionné par le passage trèsprompt d'une matière solide ù l'étal de fluide aériforme. Plus l'air, par son élasticité, oppose de résistance à une clllalalion aussi suhite qu'extrême, plus violent est lu choc qu'éprouvent ses molécules et (dus intenses sont les vihrations sonores : une quantité déterminée de poudre à canon, (pie son explosion soit libre ou qu'elle .'oit contrariée par des obstacles, détonera avec beaucoup plus de bruit dans la plaine qu'au sommet d'une haute montagne où la pression de l'air est peu considérable. La Détonalioii peut encore avoir lieu d'une manière inverse, lorsqu'un Uuide gazeux change d'état, ou (piand, par une circonstance quelconque, il se forme A l'instant même une sorte de vide que les molécules atmosphériques environnantes s'empressent d'occuper : la vivacité avec laquelle ces molécules se précipitent vers l'espace vide, occasionne entre elles un choc d'autant plus sonore que la formation du vide a été plus prompte.
DETllIS. BOT. Adanson désignait le Cineiaiia atiielloides , L., sous ce nom générique, qui aurait dû cire conservé lors(|u'on a reconnu que cette plante formait le type d'un genre nouveau. Cassini lui a substitué la dénomination iWU/atluca cœlestis. F. .4gathée.
DÉTlllTIQUES. am. Nom Imposé à certains terrains (le formation récente, et postérieure ù la dernière révolution du globe ; elle résulte du dép()t incohérent des débris de toute espèce de roches dont les fragments, ordinairement de petit volume, peuvent néanmoins être facilement reconnus.
DÉTROIT. GÉoi. Sorte d'étranglement des mers qui sépare deux continents rapprochés ou deux îles d'un même archipel. Plusieurs Détroits dont les rivages sont iuloucis et le fond peu considérable, sont des preuves (jue, par la diminution graduelle des eaux, les terres (|ue ces Détroits séparent tendent à s'unir. Quand leurs côtes sont brusquement coupées à pic, et que leur fond ne peut être atteint par la sonde, ils indi(iuent une antique rupture. Tel est le Détroitde Gibraltar; le souvenir de sa formation violente ne fui point entièrement éteint dans la mémoire des hommes , et les plus anciennes traditions nous l'ont conservé. La formation brusque de certains Détroits ayant causé des diminullons ou des augmentations considérables dans les mers ((u'ils mettent en rapport immédiat, ont, en modifiant leur rivage, changé la nature des productions de ceuxil. C'est sous ce point de vue encore plus que sous celui
I de la géologie que les Détroits doivent intéresser les 1 voyageurs naturalistes. Us observeront presque touj jours que la végétation et la zoologie de leurs bords opposés sont à peu près idcnti(|ues, quand on peut supposer (pi'il y eut rupture, tandis que leurs productions deviendront assez différentes sur leurs rivages latéraux. : .\insi en prenant toujours le Détroit de Gibraltar pour ! exemple, depuis le rocher qui lui donne son nom, jusqu'à Trafalgar en Espagne, et depuis Ceuta jusqu'au cap Spartel en Afrique, on croirait être ab.solumcnt dans un même canton où les productions naturelles sont absolument pareilles et en partie propres au sol, tandis que les cotes orientales de l'Espagne et de l'Afrique, qui viennent s'y lier, présentent de grands rapports avec l'histoire naturelle du Levant, et celles de Trafalgar au cap Saint-Vincent, ou du Spartel au Bajador, rappellent par leurs productions les îles allantiques, et n'offrent presque plus de productions méditerranéennes.
DÉTROIT DE MAGELLAN. MOLL. Nom marchand du Coinis Magellanicus, l'une des plus belles espèces du genre Cône.
DEUIL (gr.\i«d et petit), ins. (Engramelle. ) Noms vulgaiies de deux espèces de Papillons du genre Nympliale. F. ce mot.
DEUTZIE. Dculzia. bot. Ce genre a été établi par Thunberg (Flora Jaimnica, p. 185, t. 21), et placé d'abord dans la Décandrie Trigynie. Il offre pour principaux caractères : un calice court, cotonneux, presque campanule, à cinq ou rarement à six divisions droites et ovales; cinq ou rarement six pétales elliptiques, trois fois plus longs que le calice; dix élamines à filets linéaires, insérés, ainsi que les pétales, en dehors des bords de l'ovaire, Irifides ou à trois pointes à leur sommet, et portant des anthères globuleuses, didymes; ovaire supérieur, concave dans son milieu, chargé de trois ou très rarement de quatre styles filiformes, plus longs que la corolle et surmontés d'autant de stigmates en massue; capsule globuleuse, petite, perforée, calleuse, un peu trigone, munie de trois pointes qui proviennent des bases persistantes des styles, s'ouvrant par la base en trois valves , divisés intérieurement en trois ou rarement quatre loges, lesquelles contiennent chacune plusieurs graines.
Ce genre avait été placé parmi les Philadelphées par Wallich, et parmi les Caprifoliacées par Diurne; cependant il diffère des premières par son estivatiou valvaire et non convolutive-imbriquée, par ses élamlnes définies, l'absence de l'arille et la situation de l'embryon; il se distingue des secondes par son estivatiou, sa corolle polypétale, ses ovules dressés et la situation de l'embryon. De CandoUc a mieux exprimé ses affinités en le joignant aux Saxifragées, où il forme une tribu particulière avec les genres Hydraugca, Cyanilis, Adamia et Droiissaisia. Des huit espèces de Deulzies connues jusqu'ici, trois habitent les Alpes de l'Inde cejitrale, (l'Hymalaya, où elles ont été trouvées par le D' Wallich) ; une, les montagnes élevées du Japon; deux, les plaines de cet empire; et les deux autres le nord de la Chine, où Bunge les a découvertes. Parmi ces espèces, nous remarquons les suivantes ;
Deiitiie CRÉKEiÉE. Deutzia crenata, Zuccarini. in F/or. Japon. Auit. Siebold., lab. 6. Feuilles arrondies à leur base, assez larges, ovales, faiblement crénel(5es en leurs bords et pourvues d'un court péliole ; les deux faces sont garnies de poils scabriuscules, ramassés en étoiles au nombre de quatre à six supérieurement et de beaucoup plus inférieurenient ; les Heurs sont blanchâtres, disposées en Ihyrse ou en panicule; avec les élamines linéaires, Iridentées, et les anlbères barbues. Cette espèce habite les vallées humides et ombragées du .lapon.
Dectzie crèi.e. Deutzia yraciUs, Zucc, loc. cit., pi. 3. 8. Feuilles lancéolées ou ovalo-lancéolées, cunéiformes à la base, poinlues au sommet, découpées en dénis fines et aiguës en leurs bords, pétiolées, avec les deux faces parsemées de poils courts disposés en étoiles; les fleurs sont réunies en grappes simples; les découpures du calice sont fortement acuminées, les filamenls Iridenlés et les anthères glabres. Elle croît sur les hautes montagnes des provinces méridionales du Japon.
Deutzie a feuilles rudes. Deutzia scabra. Cette espèce découverte par Thunberg, figurée par Hornstedt (Dissert. Aov. Plant. Gêner. 19-21 ) et par Lamarck (Ulust. lab. 380), a été décrite dans les Aménités e.\oti<iiies de Kœmpfer, p. 854, sous le nom de .loro. Ce voyageur dit qu'on la nomme vulgairement au Japon Utsnji ou Jamma Utsiiji. C'est un arbrisseau de six pieds environ de hauteur, possédant un grand nombre de branches alternes, cylindriques, pourprées, et velues. .Ses feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, poinlues, dentées, couvertes de poils étoiles qui les rendent âpres au loucher. Les Heurs sont blanches, disposées en panicules terminales.
DEUX-DENTS, mam. Espèce du genre Dauphin.
DEUX-DOIGTS, pois. Espèce du genre Scorpène.
DEVAUXIACÉES. Deiauxiaccœ. bot. Famille nouvelle, établie par Dumorlier, dans son Analyse des familles des plantes; elle est ainsi caractérisée : système ligneux sans écorce; fleurs enveloppées dans une spallic ou membrane irrégulière, glumacée; glume univalve; ovaires multiples; fruit déhiscent. Celte famille, née du démembremenl de celle des Resliacées de Kuntb, se compose des genres Desvau.via, Jlephia, .^leiifriim.
DEVAUXIE. LOT. A'. Desvabxie.
DEVAUYA. BOT. y. Centrolepsis.
DEVELOPPEMENT. K. Accroissement.
DEVERRE. Deverra. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Pentandrie Digynie, formé par De Candolle aux dépens du genre Bubon. Caractères : bords du calice découpés ; pétales ovales, avec la pointe recourbée; styles courts, presiiue divariqués; fruit ovale ou arrondi, un peu comprimé sur le côté, couvert de poils ou d'écaillés. Les trois espèces décrites par De Candolle sont originaires des trois points les plus opposés de l'Afrique. Ce sont des herbes suffrutescentes, aromatiques, rigides, presque dénuées de feuilles, à pétioles engainants, persistants. Les ombelles n'ont que cinq ou six rayons entourés d'un involucre décidu, composé de cinq à six petites folioles. Les fleurs sont blanches.
DEVIDOIR. MOLi. F. Ristournée.
DEVIN. REPT. Espèce du genre Boa. K. ce mot.
DEVIN ou DEVINERESSE, iivs. Noms donnés quelquefois aux Mantes, à cause de la bizarrerie de leur figure, qui les a fait aussi nommer vulgairement Sorcières, Cheval du Diable, etc.
DE'iONlT. «IN. Synonyme de Wavellite. A', ce mot.
DEXAMINE. Dcxamine. crust. Genre d'Amphipodes. établi par Leach qui lui assigne pour caractères : quatre antennes sétacées. les supérieures étant les plus longues, formées de trois articles, le dernier miiltiarticulé, le premier le plus petit de tous; second article des quatre antennes long et grêle; une petite soie à la base du troisième des inférieures; les quatre pieds antérieurs presque égaux, terminés par une pince comprimée en griffe ou à un seul crochet; yeux oblongs, placés en arrière de la base des antennes supérieures; queue ayant de chaque côté trois styles bifides, et en dessus un style mobile. Les Dexamines, ainsi que les Leucotlioes de Leach , sont remarquables, suivant l'observation de Latreille, par le pédoncule des antennes, formé seulement de deux articles; dans tous les autres Amphipodes, on en compte trois. On ne connaît encore qu'une espèce propre à ce genre.
Dexamine ÉPINEUSE. Z'eJawi/«ci/"«osn. Leach; Cancer Gammarus spinosus, Montagu ( Traits, of Ihe Linn. Societ. T. xi, p. 3). Les <|uatre derniers segments de l'abdomen sont prolongés postérieurement en forme d'épine; le front est avancé entre les deux antennes supérieures, et un peu infléchi; le corps est luisant. Elle a été recueillie sur les côtes méridionales de l'Angleterre.
OEXIE. Dexia. iNS. Genre de Diptères de la famille des Jluscides, établi par Meigen qui lui assigne pour caractères : face carénée au milieu; trompe courte et membraneuse; antennes à style plumeux; yeux séparés; épistome ordinairement simple, quelquefois saillant; corps cylindrique; abdomen cylindiico-conique, avec les segments presque toujours bisétacés; première cellule postérieure des ailes entr'ouverle; première nervure transverse située vis-à-vis le milieu de la cellule médiane. Les espèces de ce genre, assez peu nombreuses et peu communes, habitent les bois; on en trouve une dizaine en Europe parmi lesquelles on remarque les suivantes :
Dexie rustique. Dexia rustica; Miisca rustica, Fabr. Couleur générale cendrée; face jaune, à reflets bleus; bande frontale brune; antennes ferrugineuses, ainsi (lue les palpes; corselet à lignes noirâtres; écusson tirant sur le fauve; abdomen du mâle ferrugineux, transparent, à reflets blanchâtres et bande dorsale noirâtre; celui de la femelle est d'un gris brunâtre; pieds ferrugineux; ailerons blanchâtres; nervures des ailes légèrement bordées de brunâtre. Taille, de trois à six lignes, suivant le sexe.
Dexie camne. Dexia canina. Palpes, antennes et pieds ferrugineux; corselet roux, à bandes noires; abdomen cendré, à bandes noires. Taille, cinq lignes.
Dexie grise. Dexia rjrisea. Cendrée; palpes, antennes et pieds fauves; écusson à l'extrémité jaune. Taille, cinq lignes.
Dexie testacée. Dexia testacea, Macq. Face lesta-
<ée ; corselet gris; écusson à extrémité jaune; abdomen (l'slacé, dépourvu de soies au milieu des segments. Taille, cin(| lignes.
DEXTRINE. FOT. L'un des produits de la réaction de l'Amidon et de l'Orge germée, d'apparence gommeuse, observé par Uuhrunfaul, et distingué de toutes les autres suhlances organiques par Payen el Persoz.dans un travail fort élcndu que ces chimistes ont entrepris en commun. La Dexirine est blanche, insipide, inodore, translucide, inaltérable à l'air sec; soluble dans l'eau qui la rend mucilagineuse, précipitablc par l'alcool, ne se colorant pas en bleu par la présence de l'iode, ainsi que fait l'Amidon.
DEXTKOVOLlîBlLE. Dextrovolubilis. bot. On emploie cette épilhèlc pour indiquer que les tiges et les vrilles de certaines i)Iantes se contournent en spirale, dans une direction à droite.
DEYEUXIE. Dexeuxia. bot. Genre de la famille des tiraminées et de la Triandrie Monogynie, établi par Palisot de Beauvois avec les caractères suivants : épillets bitlores; lépicène à deux valves presque égales; fleur hermaphrodite, composée de deux paillettes, dont l'inférieure porte une barbe sur le dos; trois étamines; deux styles; stigmates en forme de peignes; caryopse libre; Heur stérile, ayant l'apparence d'une barbe pliimeuse. Les Deyeuxies sont des Graminées alpines, dont les Heurs sont paniculées et portées sur des rachis inarticulés.
Les Ariindo sedenensis, acutfflora, Willd.; af roiîles, Michx., et montana, Gaud., appartiennent au genre Deyeuxie qui, d'ailleurs, a beaucoup d'affinités avec le Calamagroslis el les Arundo uniHores de Linné. Kuntli a depuis ajouté à ce genre onze nouvelles espèces toutes indigènes des Andes du Pérou près de (Juito, et des hautes montagnes du Mexique. Une seule est figurée dans son bel ouvrage (p. 140, lab. 4G) sous le nom de Deyctixia effusa.
DHARA. REPT. Espèce du genre Couleuvre.
DIA1ÏA.SE. GÊoL. Brongniart a proposé ce nom pour une lioche que les géologues allemands appellent Giûitslein, et que llaUy nommait Diorite. Suivant Brongniart, on doit y rapporter la plupart des Ophites de Palassou et le Chlorolin d'Uaberlé. Celle substance est très-répandue ù la surface du glol)e ; elle est essentiellement composée d'Amphibole Hornblende et de Feldspath compacte, à peu près également disséminés. Le Mica s'y rencontre (|uelquefois. Cette Pioche est d'un vert noirâtre, avec des points blancs, formés par le Feldspath. Ces grains ne sont jamais rougeâtres comme dans la Syénile. Sa cassure est difficile el raboteuse; sa texture est massive, quelquefois fissile. On y rencontre accidenlelleuicnl plusieurs autres substances, telles ((ue le Fer sulfuré, le Talc stéatique, le Pyroxène, le Fer tilané, la Diallagc, l'Épidote, le Titane nigrine. Celte Roche est susceptible de s'altérer el même de se décomposer en partie comme toutes les autres Roches c|ui contiennent du Feldspath. On en dislingue cinq variétés principales, savoir ; 1» Diabase granitoïde; 2» Diabase schistoïde; ô»Dial)aseporphyroïde; A« Diabase orbiculaire; 5° Diabase diallagique.
01ABAS1DE. Diahasis. pois. Genre fondé par Desma-
resl, dans la famille des Pereoïdcs.de l'ordre des Acan- Iboptérygiens; il présente les plus grands rapports avec les Lutjans et les Pristopomes, par la forme du corps, la disposition et la composition des nageoires, ainsi que par les caractères que fournissent les os operculaires, el nolamment le préopercule finement dentelé, droit, sans échancrure sur son bord postérieur. Les Diabasides ont les dents maxillaires, comme celles des Pristipnmes, fines el égales entre elles. On n'y trouve pas les quatre crochets antérieurs qui existent dans les Lutjans. Mais ce qui dislingue surtout ces Poissons, c'est la présence de très-nombreuses petites écailles sur les deux surfaces des nageoires impaires, telles que l'anale, la caudale el surtout la partie molle ou postérieure de la dorsale. Ce caractère est essentiellement celui des Poissons dont Cuvier a formé la famille qu'il nomme des Sqiiammipenncs, el les Diabasides pourraient à la rigueur élre aussi bien placés dans cette famille que quelques autres genres démembrés de ceux des Lutjans, des Anihias el des Pomacentres. Ils formeraient dans cette famille une petite section distinguée des autres par la dorsale unicpie, par les dents fines, nombreuses, sur plusieurs rangs et non en soie. Desmaresl. tout en les plaçant provisoirement parmi les Squammipennes, remar(|ue cependant que l'organisation générale de ces Poissons les rapproche surtout des Lutjans el des Prislipomes avec les(|uels ils ont de véritables affinités, el il pense aussi (|ue sous ce point de vue important il serait peut-être convenable de retirer quelques autres Squammipennes du voisinage des Chélodons. pour les ramener avec les Diabasides, à la famille des Percoïdes. Les espèces de Diabasides connues dans l'étal actuel de la science sont au nombre de deux.
UiABASiDE DE Parra, Diobasis Pana. 11 est d'un brun assez foncé sur le dos et plus clair sur les flancs. B.4, D. 12,20, A. Ô/8, p. 16, v. 1/0, c. 18.
DiABASiDE RAYÉ DE JAi'NE , Diabosis fiaro-linealtis. Ses écailles sont grandes el très-régulièrement distribuées. De cha(|ue côté du dos sont trois lignes longitudinales d'un jaune brun, el sur les flancs on compte dix lignes obliques, jaunes, suivant les rangées d'écaillés, el entre lesquelles sont autant de lignes blanches, b. C, D. 12/15, A. 3/8, p. 16, V. 1/6, c. 20.
DIABLE. zooL. La singulière figure, l'élrangelé ou la laideur des formes el des couleurs de certains animaux leur ont mérité, chez divers peuples ou dans les relations d'anciens voyageurs, ce nom de réprobation avec quelque épilbète caractérislique pour les distinguer entre eux ; ainsi l'on a nommé parmi les Mammifères • Diable de Java, le Pangolin; Diable de bois, l'Ouarineet le Coaïla. Parmi les Oiseaux : Petits Diables ou DiABLOTiivs, une espèce de Pétrel; Diable enrouuë, un Tangara ; Diable de mer , la grande Foulque ou Macroule. Fulica alciiima, L.; Diable des Palétuviers ou Des Savanes, l'Ani. Parmi les Reptiles: Diable DES bois, l'Agame ombré. Parmi les Poissons i Diable de mer, un Scorpène. Parmi les Insectes : le Charanson de Spengler, figuré par Olivier. Il fait un Irès-grand tort, suivant Tussac, aux plantations des Cotonniers, en détruisant leurs feuilles. Grand Diable, un Insecte hémiptère du genre Lèdre; Demi -Diable el Petit
DiABiE, deux espèces différentes du genre Membrace. DIABLOTEAU. OIS. Synonyme vulgaire de Stercoraire Pomarin.
DIABLOTINS, ois. F. Dubie.
DIACALPÉ. Diacalpc. bot. Blume (Enum.Pt.Javœ, 241) a institué sous ce nom, un nouveau genre de Fougères, observé par lui à Java. Caractères : capsules insérées sur une cohmielle; sporanges gIobuleu.\,épars, revêtus d'un tégument membraneux, spbérique, déhiscent par le milieu. La seule espèce connue, Diacaipê ASPiDioïDE, a ses frondes trois fois pennées, membraneuses et glabres; les premières pinnules sont lancéolées , les secondaires sont obtuses et même cunéiformes, enfin les inférieures sont divisées, pinnalifidcs et velues.
DIACANTHA. BOT. Nom donné par Lagasca au genre Bacasia de Ruiz et Pavon. F. Bacazie.
DIACANTHE. Diacanthus. iiss. Coléoptères pentamères; genre formé par Laircille, dans la famille des Serricornes , aux dépens du genre Taupin , pour les Elater œneus , latiis, tle/iressus et cruciatus de Fabricius. Les caractères distinctifs sont : antennes composées en majeure partie d'articles turbines ou obconiques : le dernier ovoïde ou ovalaire, avec le faux article point ou très-peu distinct; le troisième de la grandeur au moins du suivant et conforme. Le reste des caractères se rapporte à ceux tracés pour le genre Taupin.
DIACANTHE. pois. Espèce des genres Lutjan, Holocentre et Percbe.
DIACHÉE. Diachea. bot. Genre de Champignons, de la famille des Gasléromicèles, de Pries, établi par ce botaniste qui lui a appliqué les caractères suivants: péridion ovale-oblong, simple, membraneux, qui se divise et tombe en morceaux; capillitium radiato-réliculé, nu, distinct de la columelle qui est recouverte de flocons grumeleux et pulvérulents, parmi lesquels sont disséminées les sporidies. Ce sont de petits Champignons météoriques, portés sur un stipe floconneux, dont le capillitium est ordinairement blanc, et les sporidies d'un rouge obscur. On les trouve sur le bois en décomposition.
DIACHETON. BOT. La plante désignée sous ce nom par Pline, et qu'il dit être épineuse et croître communément dans l'île de Rhodes, a été rapportée à la Cardère.
DIACHROME. Diachromus. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par W.-F. Erichson, qui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes fusiforme; menton échancré, avec une i)etile dent obtiuscule au milieu; languette avancée, cornée, sinuéeau milieu de l'extrémité; paraglosses membraneux, obtus, dépassant un peu la languette ; labre échancré ; jambes antérieures munies d'une double épine à l'extrémité : leurs tarses, chez les mâles , composés d'articles dilatés et également spongieux en dessous, le dernier transversal et cordiforme. Le type de ce genre, Diachromus gennanus, que l'on trouve communément dans toute l'Europe, a les antennes d'un fauve obscur, plus claires à leur base; la tête brunâtre; le corselet en cœur, plus large que la
tête et d'un bleu noirâtre ; les élylrcs sont striées, ferrugineuses, avec une grande tache postérieure de la même couleur que le corselet; le dessous du corps est noir, avec les pattes fauves.
DIACUYTIS et DIACHYTON. bot. Synonyme de Danphinelle.
DIACICARPIER. Diacicarpiiim. bot. Genre de la famille des Caprifoliées, établi par Blume {Brdrag. FI. Intl., C!)?) qui lui assigne pour caractères : calice double : l'inférieur plus court, le supérieur â dix dents; fruit consistant en un drupe ou une baie oblongue; noyau comprimé, profondément échancré, à deux loges monospermes. Le DiAcicARPiER TOMEivTEiix cst uo aibrîsseau à feuilles alternes, ovales-ohiongues, acuminées à la base, très-entières et cotonneuses en dessous. Les fleurs sont rassemblées en corymbes axillaires et dicliolomes. Cette plante est originaire des forêts montueuses de Java. DIACOPE. Diucopns. pois. Genre formé par Cuvier (Règ.Anim.) aux dépens des Lutjans,des Ilolncentres et des Sciènes, dans la famille des Percoïdes. Ses caractères consistent dans la gueule bien fendue, armée de dents en crochets, peu régulières, avec des dentelures ou préopercules au milieu desquelles se distingue une forte échancrure pour l'articulation de l'interopercule. Les Diacopes sont des Poissons exotiques, entre lesquels se distinguent le Diacope Bengali, Holoceniriis Betigalensis de Lacépède et de Bloch, pi. 246; Sciœiia Kosmira de Forskahl, reproduit par le même auteur sons le nom de Peica polysonia et par Lacépède sous celui de Labre à huit raies. — Le Diacope à cin(| raies, Holocentrus guinguelineatiis, Bloch, pi. 239. Des mers du Japon. — Le Diacope Lépisure, Sparus Lepisurus de Lacépède; du grand Océan équinoxial. — Le Diacoiie Robar, Sciœna Rohur de Forskahl ; de la mer Rouge. — Le Diacope Bossu , Sciœna gihba de Forskahl , qui, de même que le précédent, est un Lutjan de Schneider, et qui habite comme lui la nier Rouge. — Le Diacope noir du même auteur et de la même mer. — Le Diacope de Séba, Diacopus Sebœ , Cuv. (loc. cit.), représenté par Séba, Mus. t. m, pi. 27, f. 2. — Enfin l'Antica-Deondiawah de Russel et qui se pèche sur la côte de Coiomandel.
DIADELPHES (ÉTAMiNEs). BOT. Lorsque les étamines sont soudées par leurs filets, de manière à former deux faisceaux ou androphores, on dit qu'elles sont Diadelphes. Ainsi, dans la Fumeterre et toutes les plantes qui forment la famille des Fumariacées, ou trouve six étamines réunies trois par trois par leurs filets, et constituant ainsi deux faisceaux; dans le Polygala, les huit étamines forment aussi deux faisceaux égaux entre eux. Mais dans toutes les Légumineuses à fleurs papilionacées, les étamines sont loin de former deux faisceaux égaux entre eux. Ainsi, des dix étamines qu'on observe dans chaque fleur, neuf sont soudées par leurs filets et forment une sorte de tulie fendu dans toute sa longueur du côté supérieur, et le second faisceau ne se compose que d'une seule élamine qui correspond à la fente du tube.
DIADELPHIE. Diadelphia. bot. Dix-septième classe du Système sexuel de Linné, comprenant tous les végétaux dont les étamines sont Diadelphes. V. ce mol. Celle
clnsse se divise en quatre ordres, savoir ; I» la Diadelpliie Penlandrie, (|iii ne comprend (|iie le seul f;eiire Monnieiiu;'io la l)iadcl|)liie Hexandrie. à laquelle appartiennent tontes les Fnmariacées; ô- la Diadelpliie Octandrie, où viennent se ranger les Polygala ; 4° enfin la Diadelpliie Uécandric, <ini comprend lontesles léf;uniineuses papilionacées. Il fant remaripier que, dans cet ordre , on trouve (pielquefois certains genres (jui n'en offrent pas riRourciisement le caractère. Ainsi un grand nombre de Légumineuses à fleurs papilionacées ont leurs élamines toutes soudées ensemble et par conséquent miinadelphes. Cependant Linné les a placées dans la Diadelpliie.
DIADÈME. OIS. Espèce du genre Tangara.
DIADÈME. POIS. Espèce du genre lloloccntre.
DIADÈME. Diadema. iNS. Lépidoptères Diurnes. Boisduval a établi, sous ce nom, au.\ dépens du genre Nympbale, un genre dont les caractères nous paraissent trop peu saillants pour admettre d'emblée la séparation. Du reste, Boisduval désigne comme devant former le genre nouveau, \ei Nfiuplialis Botina, l'ah.,elPaptlio Diihius , Palisot de Beauvois, Ins. d'Afrique, Lépid.
DIADÈME. MOLL. Espèce du genre Coroniile.
DIADÈMES. ÉCHiN. Sous-genre de Cidarites.
DIADÈNE. Z>('uf/eîia. bot. crypt.? { /irlhroiliées?) C'est-à-dire à deux glandes. Palisot de Beauvois avait proposé, sous le nom de Diadeiius, rétablissement d'un genre parmi ce qu'on appelait alors des Conferves, et dont le Con/'erva atiopurpurea de liotb ( Catal. Fasc, 3, p. 208, pi. G) eût été le type. Il lui donnait pour caractères : matière pulvérulente se réunissant, à une certaine époque, en deux globules dans cliaque loge fermée par des cloisons dans toute la longueur du tul)e. Il suffit de Jeter les yeux sur la figure citée pour reconnaître que ce caractère qui pourrait convenir à nos Lédas, est en contradiclion avec la réalité quant ù l'espèce de lîotb , où chaque loge ne contient pas deux glandes ou globules, mais bien six sur deux rangs transverses de trois chacun. La Conferve de Rolh est trèsconnue; on la rencontre aux écluses des moulins, aux lieux où la chasse des eaux est souvent la plus forte, et qui restent quelquefois à sec durant plusieurs heures. Elle y forme une nuance vineuse; elle est du nombre de celles qui ne craignent pas la violence du courant. On la retrouve sur les piles de bois qui sont le plus battues des Hots à la mer montante. Elle vit donc indifféremment dans les eaux douces et salées. Celle belle espèce paraît ceiiendant mériter les honneurs d'un genre auquel on pourrait conserver le nom consacré par Beauvois, mais en changeant les caractères qui seraient : articles jilus larges (|ue longs, où la matière colorante se groupe en deux séries parallèles de gemmes globuleuses. La place que devraient occuper les Diadènes est encore indécise entre les Arlhrodiées de la tribu des Zoocarpées avec lesquelles leur slruclure parait offrir les plus grands rapports, et les Confervées à la suite des Spbacellaircs.
DIADEiMER. Diadcnium. bot. Genre de la famflle des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, inslilué par Endiicher qui lui assigne pour caractères : péri-
gone étalé dont les sépales étroits sont cohérents à leur base,de manière à n'en former qu'un seul des deux latéraux et de l'intermédiaire qui se prolonge en un long éperon; les pélales sont plus larges, dressés, étalés au sommet et soudés inféricurement à la colonne ou gynoslèmeainsiquelelabellequi lui est parallèle; celui-ci est oblong, et s'étend tellement à sa base qu'il en acquiert une forme assez semblable à celle d'un violon; l'onglet présente un disque épais; le gynoslème est en massue, denii-cylindrii|ue, accompagné de deux oreilles à sa base, avec son clinandre marginé; l'anlhère est iiniloculaire, convexe, logeant deux masses polliniqiies pourvues" de caudicules operculées à leur base et dilatées au sommet; chacune d'elles a en outre deux glandulcs qui leur sont adhérentes. Ces plantes, propres au Péiou , sont herbacées, épiphytes et privées de bulbes; le rhizome est rampant, tortueux, à feuilles rares, oblongueslancéolées, nervurécs ; la tige ou hampe est cylindrique, relevée, garnie de bractées et terminée par une panicule rameuse ou grappe dont les Heurs sont portées sur de courts pédoncules.
DIAUOCHOS. Pline mentionne, sous ce nom, une Pierre dont il ne dit autre chose sinon qu'elle ressemble au Béryl.
DIAGRAMME. Diagramma. pois. Genre formé par Cuvier dans la famille des Percoïdes. Caractères ; dents en velours; préopercule légèrement denté; six gros pores sous la mâchoire inférieure; écailles petites; front arrondi; corps oblong; bouche peu fendue. Les Diagrammes diffèrent des Luljans. des Diacopes et autres genres voisins dont ils n'ont pas les dents en avant et en crochet, et des Prislopomes qui ont le corps comprimé avec de grandes écailles. Les espèces de ce genre sont : l'Oriental, j4nlhias Orienlalis de Bloch, pi. ô-26, f. 3. — l.e Pertiis, Pez-ca perlusa de Thunberg, Mém. Stock., 1793. pi. 7, f. 1 . Du Japon comme le précédent. — Le Mucolor, Renard, pi. 9, fig. GO. — Enfin le Diagramme proprement dit, Diagramma vulgaris, Cuv., uénlhias Diagramma, Bloch, pi. 320; Perça Diagramma, L., Ginel., Sfst. Nat., T. xiii. I. 1, pars 2, p. 1319, Poisson des Indes dont les écailles sont dures et dentelées, avec la dorsale échancrée. Sa couleur est d'un blanc argenté, avec des raies longitudinales brunes et des lignes obliques sur la caudale. Il acquiert un pied de longueur; d'un naturel vorace et courageux, il attaijue des Poissons plus grands que lui. Sa chair est savoureuse et fort estimée, d. 11/26, r. 13, v. 1/G, A. 3/11, c. 18.
DIAGRAMME. Diagramme, bot. Le docteur Blumea donné ce nom à un genre de Fougères de l'Inde que les cryptogamisles n'ont point trouvé différer du genre Sellignée; conséquemmeiit nous renvoyons à ce mol.
DIAGRAPHITE. min. F. Ampelitiie cR.\puigBE.
DIAGRÈDE. BOT. y. Sc.^MBONÉE et LiZERon.
DIAKÈNE. Diahenium. bot. On nomme ainsi un fruit qui se compose de deux akènes, c'est-à-dire de deuxcoquesmonosperines, indéhiscentes, dont la graine est distincte dans l'intérieur du péricarpe et qui sont soudées entre elles par leur colé inlerne. Tels sont les fruits des Ombellifères, etc.
DIALESTE. Dialesla. bot. Genre de la famille des
Synanlh?rées, liibu des Vernoniacées, établi par Kiinlli qui le caractérise ainsi : involticrc cylindrique, formé de six folioles imbriquées, contenant deux fleurs : réceptacle très-petit et nu; les deux fleurons sont tubuleux et hermaphrodites; leur corolle est dilatée à son limbe qui offre cinq divisions égales. Les étamines ont leurs filets capillaires, leurs anthères saillantes, nues inférieuremcnt. Le style est capillaire, glabre, terminé par un stigmate biparti et saillant. Les fruits sont oblongs, tronqués au sommet, velus, plans d'un côté, convexes de l'autre, terminés par deux paléoles étroites, longues, opposées, dressées, diaphanes et caduques. Ce genre, voisin du Polalesta également établi par Kunth, en diffère par le nombre des fleurs renfermées dans chaque involucre et par la slructure de l'aigrette. Il se compose d'une seule espèce, Dialeste discoi.ore, Dialesta iliscolor, Kunth, in Humb. Nov. Gêner., 4, p. 45, tab. 320. C'est un petit arbre dont les rameaux sont cylindriques, sillonnés. Les feuilles sont éparses, rapprochées, oblongues.acuminées, très entières, membraneuses, glabres en dessus, vertes, lomenteuses et jaunâtres en dessous. Les fleursconstiluent un corymbe terminal. Cet arbre croît dans les lieux chauds auprès de Honda, dans la Nouvelle-Grenade.
DL\LIER. DialiUDi. BOT. Genre de la Diandrie Monogynie, établi par Burmann et Linné, avec des caractères très-imparfaits, mais qui viennent d'être rectifiés par Kunth delà manière suivante : un calice profondément divisé et décidu; deux étamines hypogynes et latérales, à anthères oblongues ; ovaire unique , supère etsessile; un seul style et un seul stigmate; fruit capsulairepyriforme. pédicelléet de la grandeur d'une noisette. Ce genre avait été constitué par Linné de manière à présenter beaucoup d'obscurités pour la fixation de ses rapports mutuels; voilà pourquoi Jussieu l'avait rejeté parmi ses Gênera incerlœ sedis. Mais Valil {Enuiii. Plant. 1, p. 303) en ayant dans la suite éliminé le Dialium Gufneense de WiUdenow, dont il a fait le genre Codarium , et ayant réuni au Diatinm Wirouna d'Aublet, il s'en est suivi que le genre en question a dû prendre la place de celui-ci, c'est à-dire être porté provisoirement à la suite des Légumineuses. Ainsi réformé, le genre Dialium se compose du Dialitim, Jaranicuin , Burmann (Flor. Ind. 12), ou Dialium Indiim, L. (Muntiss.'iA), et du Dialium diraricatuni, Vahl {loc. cit.), ou Arouna Guianensis, Aubl. (Guian. 1, p. 10, T. v). Cette dernière espèce, qui a été trouvée par Aublet et Richard dans les forêts désertes de la Guiane, est un arbre dont les rameaux sont épars, glabres et cylindriques; les feuilles pétiolées, alternes, pinnées avec impaire; les fleurs en panicules terminales et brièvement pédicellées, latérales et penchées. Willdenow, en conservant le genre Arouna, a nommé celte plante Aruna diiaricala, et Kecker en a changé inutilement le nom générii|ue en celui de Cleyelra.
Suivant les observations de Ch. Kunth, le Codarium est un genre très-distinct du Dialium, et, entre autres caractères, il est remarquable par ses trois étamines dont l'intermédaire est stérile et tellement transformée qu'elle est devenue presque pétaliforme. Malgré l'opinion de Vahl, V Arouna d'Aublet est aussi un genre
fort différent, aux yeux de Kunth, de celui qui fait le sujet de cet article. En effet , son calice tubuleux , à limbe décidu; ses élamines divergentes, à anthères arrondies ; et la grande diversité de patries, tout porte à le séparer du Diali.
DIALLAGE. MIN. L'une des espèces de la nombreuse famille des Silicates, qui se rencontre communément dans la nature sous la forme de petites masses lamellaires, d'un vert jilus ou moins foncé, disséminées dans certaines roches du sol primordial. Caractères : forme primitive que l'on peut rapporter suivant HaUy au prisme oblique, cpiadrangulaire, dont les dimensions ne sont pas encore bien connues; clivage très-net, offrant souvent des reflets nacrés ou métalloïdes; pesanteur spécifique égale à 3 à peu près; dureté moyenne entre celle du Spath fluor et du Cristal de Roche; cette sul)stance est fusible en émail grisâtre par l'action du chalumeau. Les analyses qu'on en a faites jusqu'à présent s'accordent peu entre elles. La variété métalloïde a donné à Drapiez, sur 100 parties ; Silice, 41; Magnésie, 29; Oxide de Fer, 14; Chaux, 1; Alumine, 3; Eau et perte, 12.
DiALi.AGE VERTE. Smaragditc de Saussure; Émeraudite de Daubenton; Kôrniger Strahlstein . Wern.; eu lames ou lamelles, d'un vert assez pur, passant quelquefois à la structure fibreuse, et présentant dans le sens du clivage, des reflets nacrés ou satinés. On peut rapporter à celte modification une substance verte, lamellaire, du pays de Bayreuth, nommée Omphazile par Werner; et celle que Sewerguine. minéralogiste russe, a appelée Lolalalite, parce qu'elle a été trouvée près du village de Lotala en Russie, entre Willmanstrand et Friédrichshamm, dans une Roche composée de Feldspath rose, d'Amphibole, de Quartz et de Mica. D'après Vauquelin, le principe colorant de la Diallage verte est rOxide de Chrome.
Diallage métalloïde. Schillerspath elSchillejslein, Wern., Spath chatoyant. Brochant. A reflets d'un gris ou d'un jaune métallique, quelquefois nuancés de verdâtre. La variété ([u'on trouve à Saint Marcel, en Piémont, est d'un brun foncé, avec une teinte de violet; et celle qu'on a nommée Olrélite, parce qu'elle vient du village d'Olie, aux environs de Spa, est en petites lamelles noirâtres, disséminées dans une gangue talqueuse.
Diallage brofiîêe, vulgairement Bronzite. Blàltriger Anthophyllit, Wern. Variété fibro laminaire à reflets d'un jaune de bronze. Elle est disséminée dans la Serpentine à Kraiibar en Styrie.
Les Roches des terrains anciens, dans lesquels la Diallage a été observée, sont au nombre de trois : la première est la Serpentine, qui présente souvent par intervalles de petites masses de Diallage métalloïde; telles sont celles du Harz et du comté de Cornouailles en Angleterre. Quelques minéralogistes, entre autres Beudant. regardent cette Roche comme formée ellemême de Diallage compacte; ils se fondent sur ce que les lames de cette substance sont tellement incorporées , dans la masse de la Roche, qu'il semble y exister un passage des i)remières à celles-ci; de plus, lorsqu'on j les brise dans le sens transversal, par rapport à celui I du tissu lamelleux, elles présentent une cassure mate,
loiil à fail analogue à celle de la Serpentine. — La seconde Roche est celle qu'HaUy a nommée Euphntide ( Gabbro de De Biich), et qui est composée de Feldspath compacte tenace (Jade de Saussure) et de Diallage tantôt verte, tantôt métalloïde. On la trouve abondamment au pied du Mussinel prés de Turin. On rencontre aussi le même Feliispatli avec la variété métalloïde, dans la vallée de Saint-Nicolas, près du Mont-Kose; et avec la variété verte, en Corse, aux environs d'Orezza. — Dans la troisième Boche, qui est VEclogile d'Ilaily, la Diallage fait la fonction de hase, et forme avec le Grenat un composé binaire, auiiuel s'associent accidentellement le Uistbène, le (Juartz, l'Épidote et l'Amphibole. Celle lloche se trouve en Carinlhie dans le Saualpe, et en Slyrie. L'Éclogile de Slyrie et l'Eupholide de Corse ont été employés avec avantage pour faire des objets d'ornement. On voit en Italie des tables faites de celle dernière Roche, que l'on appelle dans le pays perde di Coisica. Elles présentent des taches d'un beau vert avec des rellets satinés sur un fond d'un blanc légèrement bleuâtre.
DIALLOGITE. Mm. Nom donné à l'une des variétés du Manganèse carbonate; elle se trouve au Ilarz, à Frieberg, à Kapnik en Hongrie, à Nagyak en Transylvanie, etc.
DIALYTHE. Dialytha. iNS. Diptères. Genre de la famille des Athéricères, institué par Meigen qui lui assigne pour caractères : antennes presque aussi longues que la face, inclinées ordinaiiemenl, rapprochées et terminées par une palette étroite et allongée, dont la soie est simple; abdomen des mâles allongé, prescpie cylindrique, n'offrant extérieurement que quatre segments ou anneaux. Les espèces qui comiiosent ce genre, se rencontrent toujours dans le voisinage des fumiers, ce (|ui fait croire que leurs larves y passent leur existence primitive et y trouvent les aliments nécessaires à leur développement.
DIAMANT. Mirr. Adamas, Pline , Déniant, Werner. L'une des substances minérales les plus remarquables par leurs propriétés et leur histoire, et celle qui jouit au plus haut degré des qualités (|ui font rechercher une Pierre comme objet de richesse et d'ornement. Le Diamant, le plus dur, le plus brillant des minéraux, et l'un des plus limpides, est identiquement de même nature que le Charbon, qui, dans l'état où on l'obtient par la combustion du bois, est un corps tendre, noir et opaque. Exposé à un feu d'une certaine activité, il brûle sans laisser de résidu , et se transforme en acide caibonique. Le Diamant raye tous les Minéraux et n'est rayé par aucun; mais il est en même temps très-fragile; un léger choc suffit quelquefois pour le briser. Sa réfraction est simple, son pouvoir réfringent très-considérable. Son éclat est des plus vifs, et sous certains aspects, se rapproche du métallique. Il est tellement caractéristique dans le Diamant, qu'il n'a pas d'autre nom que celui d'Eclat Adamantin. La pesanteur spécifique du Diamant est de 3,5. Il acquiert par le frottement une électricité qui est toujours vitrée, mais il la conserve très-peu de temps, Il devient phosphorescent lorsqu'on l'expose aux rayons du soleil. Distingué de l'Anthracite par un état cristallin qui lui est propre, il est constam-
ment divisible par des coupes très -nettes en'octaèdre régulier. Les formes qu'il présente portent visiblement l'emprcinle de cet octaèdre, malgré la tendance générale ([u'ont les faces de ses cristaux à subir des arrondissements. Dans les Diamants à faces sensiblement planes, les formes qu'on observe le plus ordinairement sont l'oclaèdre, le cube, le cubo-octaédrc, le dodécaèdre, etc. Il en est qui ont offert des transpositions ou des hémifrnpies. Les Diamants à faces bombées sont connus en général sous le nom de Diamants sphéroidaux. Us semblent tous dériver d'un solide à quarantehuit facettes,"qui résulterait d'une loi de décroissement inlermédiaire sur les angles de l'octaèdre primitif. IlaUy rend raison de la courbure à peu près régulière de leurs faces, en supi)osant que la lui de ce décroissement, au lieu d'èlre uniforme comme à l'ordinaire, varie d'une lame à l'autre en suivant une progression déterminée. Ces formes arrondies, que l'on ne peut pas considéi'er ici comme des Cristaux roulés, sont le produit d'une cristallisation précipitée et par conséquent imparfaite. Quelquefois les Diamants sphéroïdaux sont comprimés dans un sens, de manière à présenter l'aspect de prismes triangulaires très-courts, terminés par des pyramides curvilignes très-surbaissées; ce sont ces prismes que Rome de l'Isle a décrits sous le nom de Diamant triangulaire. On a observé des Cristaux qui offraient la combinaison des faces courbes du sphéroïdal avec les faces planes de la forme primitive ; c'est à celte variété que HaUy a donné le nom de Plan-convexe.
Les Diamants sont le plus souvent sans couleur; on en connaît cependant de jaunes, de veris, de roses, de bleus, et même de noirâtres. Les roses sont les plus recherchés parmi les Diamants colorés; mais on leur pr'éfère en général les Diamants limpides, lorsqu'ils sont d'une belle eau, et qu'aucune glace ou gerçure ne les dépare. Les Diamants taillés se reconnaîtront toujours aisément à leur extrême dureté, à leur éclat particulier, et à leur réfraction simple. Ces caractères suffisent pour empêcher de les corrfondre avec le Saphir blanc ou Corindon incolore, le Cristal de roche, et la Topaze blanche du Brésil, dite Goutte d'eau. Tontes ces Pierres ont la réfraction double, et sont rayées par le véritable Diamant. On a essayé quelquefois de faire passer poirr des Diamants de qualité inférieure, les Topazes roulées du Brésil, dans lesquelles la taille développe sorrvenl un éclat assez vif, et i|ui ont sensiblement la même pesanteur spécifî(|ue que le Diamant; mai.s elles s'en distinguent par un autre caractère assez pronorrcé, savoir la durée de l'électricité acquise par le frottement. Un Diamant ne conserve pas la vertu électrique au delà d'une demiheirre, une Topaze la conserve pendant vingt-quatre heures, et quelqrrefois davantage.
Toirs les Diamants répandus dans le commerce viennent de l'Inde et du Brésil. On les trouve toujours dissémirrés dans des terrains d'alluvion anciens, et quelquefois engagés dans une sorte de poudingue formé de fi-agments arrondis de Quartz, réunis par un ciment ferrugineux : cet aggrégat est connu soirs le nom rie Cascalho. Werner ci'oyait pouvoir rapporter ces terrains ù répo(|ue des formations Irappéennes. C'est dans les allcrrissements du fond des vallées, et à très-peu de
profondeur au-dessous du sol, que l'on rencontre le plus de Diamants. Depuis les temps les plus reculés jusqu'au seizième siècle, l'Inde était en possession de fournir tous les Diamants du commerce; on les tirait principalement des mines situées dans les royaumes de Golconde et de Visapour. On cite parmi les plus importantes celles des environs de Koloure, où les Diamants sont enveloppés d'une croule terreuse, que l'on enlève par le lavage. Le docteur Heyne a rapporté de Banaganl'ally, dans le Décan , un Diamant engagé dans une gangue, que l'on croît être une sorte de brèche à base de W'acke. — Dandrada et Mawe, qui ont visité tous deux le Brésil, ont fourni des détails plus étendus sur le gisement et l'exploitation des mines de Diamants de ce pays, découvertes en 1728, dans le district de Serro-do-Frio. Les Diamants s'y trouvent dans un agglomérat tout à fait semblable à celui de l'Inde. La plus célèbre exploitation est celle de Mandanga, au nord de Rio-Janciro. Le Cascalho y est le même que celui des mines d'Or : il se tire principalement du lit des rivières, et se recueille dans les basses eaux. C'est sous un hangar de forme oblongue qu'a lieu le lavage, au moyen d'un courant d'eau, que l'on fait arriver dans de grands baquets inclinés, à chacun desquels est attaché un nègre laveur. Des inspecteurs placés sur de hautes banquettes surveillent l'opération. Lorsqu'un nègre a trouvé un Diamant, il avertit aussitôt l'inspecteur, en battant des mains. 11 y a des primes établies en faveur de ces nègres, d'après la grosseur des Diamants qu'ils découvrent. Pour un Diamant de dix- sept carats et demi, ils obtiennent leur liberté. Malgré ces mesures, la contrebande a toujours lieu, et c'est par ce moyen que les plus beaux Diamants arrivent dans le commerce. Pendant un intervalle de quatre-vingt-quatre années, le produit moyen de cette exploitation s'est monté annuellement à trentesix mille carats, et la valeur moyenne du carat à dixhuit ou dix-neuf francs : on évalue la contrebande à environ la moitié de la quantité fournie au gouvernement. Les anciens connaissaient le Diamant. Pline, dans la description qu'il donne de sa forme la plus ordinaire, qui est l'octaèdre à faces bombées, la considère comme un assemblage de deux pyramides curvilignes. 11 était loin de soupçonner la combustibilité du Diamant, qu'il regardait comme inattaquable par la chaleur ; selon lui, le feu ne parvenait pas même à l'échauffer. C'était cette prétendue résistance du Diamant à l'action du feu, jointe à sa grande dureté, qui lui avait fait donner le nom à'Adamas, qui veut dire indomptable. Newton avait reconnu que ce Minéral devait être une substance inflammable, longtemps avant qu'on en eût fait l'expérience. 11 avait remarqué que les corps réfractaient d'autant plus fortement la lumière, qu'ils étaient plus combustibles, et que la grande puissance réfractive du Diamant le plaçait à côté de l'Huile de Térébenthine et du Succin. La conjeclure de Newton fut vérifiée par les académiciens de Florence, qui, ayant exposé des Diamants au foyer d'une grande lentille , les virent diminuer peu à peu de volume et disparaître entièrement. Plusieurs chimistes français répétèrent cette expérience avec le même succès; et Lavoisier, le premier, chercha à déterminer la nature chimique du Diamant,
en le brûlant en vases clos, et recueillant le produit de la combustion , qu'il reconnut être de l'acide carbonique. Après lui, d'autres chimistes, Smithson, Tennant, Guyton-Morveau, Allen et Pepis, et dans ces derniers temps H. Davy, ont mis ce résultat hors de doute, et prouvé de plus que leDiamant n'était que du Carbone pur. Cet éclat si vif que l'on admire à la surface d'un Diamant taillé, ces feux étincelants, qui jaillissent de son intérieur, sont dus tout à la fois à la grande réfraction dont il est doué, et à la dispersion considérable qu'il fait éprouver aux rayons de lumière, qui le traversent dans tous les sens. Les facettes inclinées, que le lapidaire multiplie à dessein, et dispose de la manière la plus convenable, favorisent cette décomposition des rayons lumineux, en sorte que le Diamant est redevable de ses plus beaux effets à l'opération de la taille. Les anciens ne connaissaient point cette oi>éralion : ils n'employaient jamais que des Diamants bruts, dont la surface est toujours plus ou moins terne. Les plus recherchés alors étaient ceux qui présentaient en avant une pyramide à quatre faces; on leur donnait le nom de Pointes naïces. Ce ne fut qu'au quinzième siècle que l'on imagina d'employer à la taille du Diamant sa propre poussière, obtenue par le frottement mutuel de deux corps de cette espèce. Cette poudre est connue sous le nom A'égrisée. Le premier Diamant taillé par ce moyen fut acheté par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, qui donna une récompense considérable à Louis de Berquen, inventeur du procédé. Dans cette opération , le lapidaire profite souvent de la propriété qu'a la pierre de se laisser cliver. 11 y a des Diamants qui se refusent à un clivage continu, parce qu'ils sont de véritables Macles, formées de plusieurs Cristaux différents; on leur a donné le nom de Diamants de nature. Parmi les différentes manières de tailler les Diamants, il en est deux principales que l'on appelle taille en brillant et taille en rose. Dans la première, on fait naître d'un côté de la pierre une large face que l'on nomme la table, entourée de facettes très-obliques; et du côté opposé, qui est la culasse, diverses facettes plus ou moins inclinées qui se réunissent en une arête commune, ou se terminent en un point commun. Dans la taille en rose, on remplace la table par une pyramide à plusieurs faces. — Les Diamants sont en général d'un petit volume. Leur valeur commerciale dépend à la fois de leur degré de perfection et de leur grosseur. Jeffryes, joaillier anglais, a donné une règle pour en former le tarif; elle consiste à multiplier le carré du poids de la pierre qu'on veut estimer, par le prix d'un carat de Diamant. Le carat vaut quatre grains. Le prix moyen des Diamants est fixé comme on le voit dans le tableau suivant :
Le Diamant dit recoupé, de quatre grains ou un
carat 260 à 280 fr.
de six grains 600
huit grains 1000
dix grains 1400
douze grains 1800
quinze grains 2400
dix-huit grains 3500
vingt-quatre grains 5000
Il I A
Lorsque les Diamaiils sont d'une grosseur rcmar- «juable, leur prix aucinente suivant une proportion heaucoup plus rapide. Parmi les Diamants les plus célèbres sous le rapport du volume, est celui du Grand- Mogol; au temps de Tavernier, il pesait deux cent soixaute-dix-ncuf carats et 9/1G. Il était d'une belle eau et taillé en rose. Son épaisseur était de treize lignes, et | son diamètre de dix-huit. Tavernier le compare à un œuf qui aurait été coupé par le milieu. II l'évalua à 11,700.000 fr. Avant la taille, qui en avait beaucoup diminué le volume, il pesait à peu près le double de son poids actuel. — Le plus beau Diamant de l'empereur de Russie pèse cent quatre-vingt-quinze carats ou une once deux gros cinquante-deux grains. 11 est de forme ovale aplatie, et de la grosseur d'un œuf de Pigeon. La personne qui l'a cédé à l'impératrice, en 1772, a reçu en échange 2,230.000 fr. comptant, 100,000 fr. de pension viagère, cl un titre de noblesse. — Le régent, qui appartient à la couronne de France, pèse ceiit trentesix carats 5;4 ; il est taillé en brillant, et n'a aucun défaut; aussi passe-t-il pour le plus beau Diamant que l'on connaisse. 11 a coûté 2,250,000 fr. à la couronne, et vaut beaucoup plus. Sa longueur est de quatorze lignes, sa largeur de treize, etson épaisseur de neuf l;ô. Il vient des mines de Partéal, à quarante-cinq lieues au sud de Colconde. 11 est aussi nommé le PM, du nom de celui auquel le Régent l'avait acheté.
On sait que les vitriers se servent des pointes naturelles de Diamant pour couper le verre. Wollaston a fait une observation curieuse à ce sujet. 11 a remarqué que les corps durs, taillés en un tranchant à faces planes rayaient, mais ne coupaient point le verre, et qu'ils acquièrent cette dernière propriété, lorsque, par la taille, on arrondit convenablement les faces du biseau ; en sorte qu'il parait que le Diamant est redevable de la propriété de couper le verre à la courbure naturelle de sa forme extérieure.
Diamant d'Alençon, du Canada. V. Quartz-Hyalin.
Diamant brct , ou Faix Diamant. Ce nom a été appliqué au Zircon limpide, non coloré.
Diamant rouge. Synonyme de Spinelle Rubis.
Diamant spathique. Syn. de Corindon Adamantin.
DIAMELA. bot. Syn. vulgaire de Jasmin Sambac.
DIAMMA. Diamma. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Hélérogynes, tribu des Mutillaires, établi par Westwood qui lui donne pour caractères : corps oblong, aptère et brillant; tète un peu horizontale , presque ronde; mandibules allongées, courbées, grêles , avec trois petites dents internes ; antennes courtes, contournées, plus grêles vers l'extrémilé; corselet allongé, binoduleux; abdomen allongé, conve.ve, avec les segments de la base arqués; pieds assez courts, épineux. Le Diamma bicolore, i)/awi»ia bicoloi; Westw., est noir, à reflets bleus et pourprés ; antennes, pieds et mandibules roux; l'extrémité de celles-ci est noire. Taille, neuf à dix lignes. De la Nouvelle-Hollande.
DIAMORPHE. Dlamorpha. bot. Nuttal , dans ses Genres de l'Amérique septentrionale, 1, p. 293, a formé sous ce nom un genre distinct pour le Sedum pusiltum de Michaux. Il lui assigne les caractères sui-
vants ; calice à quatre dents ; corolle formée de quatre pétales; capsule s'ouvrant cxiéricurement, à quatre loges terminées en pointe et divcrgenles à leur sommet. Chaque loge renferme environ quatre graines. Une seule espèce compose ce genre, c'est le Diumorpha pusilla, Kuttal (loc. cit.), ou Seiluin pusilluiii, iMich., petite plante grasse, bisannuelle, rameuse, ayant ses ramifications dressées et parlant toutes de la base de la lige; les feuilles sont alternes et presque cylindriques. Les fleurs sont Irès-petites, et forment une cyme terminale. Ce genre fait partie de la famille det Crassulacées et de I Octandrie Tétiagynie.
DIA.MPHORE. Diamphora. bot. Ce nouveau genre, de la tribu des Miicorvs, a été découvert au Brésil par Martius, sur les fruits pourris du Joncquelia. Il se rapproche du genre Didymocratère, établi par le même auteur dans sa Flore cryptogamique d'Erlangue; mais il en diffère par ses deux péridiums operculés. Le genre Diam|)hoie présente des filaments cloisonnés, droits, bifides au sommet, et soulcnanl deux vésicules operculées, cylindriques, renfermant des sporules globuleuses très -petites , entremêlées d'autres sporules elliptiques, cloisonnées. Dans la seule espèce connue , Diumphoni bicoloi; Mari., la vésicule est cylindrique el brune; l'opercule est conique et d'un gris Jaunâtre.
DIANA, bot. Synonyme de Dianclle.
DIANCUORA. MOU. ross. C'est à Sowerby (Minet: Conchyl. T. i, p. 18ô, pi. 80, fig. 1-2) que l'on doit la connaissance de ce genre qui est fort singulier par ses caractères, et qui devra, si on le conserve, venir se ranger dans la famille des Rudistes de Lamarck, non loin des Térébratules. Ce sont des Coquilles bivalves, inéquivalves, adhérentes, à charnière sans dents, ayant la valve adhérente percée au sommet, el la valve libre auriculée. Deux espèces ont été trouvées en Angleterre ; la première, le Vianchora slriula, vient de Chule- Farine, près de Warminster, dans le sable vert; la seconde, Dianchora lata, vient de Lcuwes dans une couche de Craie.
DIANDRE. Diander. bot. Qui offre deux étamines. Ce mot s'emploie pour désigner une fleur ou une plante pourvue de deux étamines. Tels sont le Lilas,le Jasmin, les Véroniques, etc.
DIANDRIE. Diandiia. bot. Seconde classe du Système sexuel de Linné , comprenant tous les végétaux dont les fleurs ont deux étamines. Celle classe est divisée en trois ordres, savoir : 1" Diandrie Monogyiiic; 2oDiandrie Digynie; 3» Diandrie Trigynie.
DIANÉE. Dianea. acal. Genre d'Acalèphes libres, établi par Lamarck, dans la section des Radiaires médusaires. Caractères : corps orbiculairc, transparent, pédoncule sous l'ombrelle, avec ou sans bras, ayant des tentacules au pourtour de l'ombrelle; une bouche unique, inférieure et centrale. Lamarck a composé ses Dianées des genres Lyranorée, Géryonie, Océanie, Pélagie et Mélicerle de Péron. Cuvier considère les Pelagies comme des Méduses , les Océanies comme des Cyanées, les Géryonies et les Lymnorécs comme des Rhizostomes. Les Dianées semblent plus répandues dans les régions temliérées de l'hémisphère boréal que dans les autres parlies du monde. La Méditerranée et les
côtes delà Manche en nourrissent plusieurs espèces, et malgré le nombre de celles qui sont connues, la mer Atlantique et ses golfes doivent en renfermer encore beaucoup qui ont échappé aux recherches des naturalistes.
On trouve dans Lamarck la description de dix-huit espèces de Dianées, parmi lesquelles on remarque les suivantes :
DiANÉE PROSosciDALE. Dianwa proboscidalis, Lamk. 2, p. 505, n" 5. — Encycl. Mélh., pi. 93, f. 1. — Gmel., p. 3138, n» 34. — A ombrelle hémisphérique avec six folioles lancéolées à son pourtour, avec le rebord garni de tentacules très-longs. Elle habite les côtes de Nice.
DiANÉE Bonnet. Dianwa pileaia, Lamk., 2, p. 506, n» 8. — Encycl. Méth., pi. 92, tig. 11. —Espèce décrite par Forskahl : à ombrelle semi-ovoïde, surmontée d'un gros tubercule obtus et mobile, avec quatre bandes longitudinales, dentelées sur leurs bords et des tentacules très-longs, très-nombreux et comme aplatis à leur base. Habile la Méditerranée.
DiANÉE BossDE. Dtatiœa gibbosa, Lamk., 2, p. 307, n» 11. — Jolie Méduse à ombrelle suh-hémisphérique, déprimée légèrement à son centre, avec quatre bosselures autour; le rebord entier, garni de cent douze à cent vingt tentacules très-courts et très-fins. Habite les côtes de Nice. — Lamarck ne cite ni dans son genre Dianœa, ni ailleurs, VOceania cymballoidca des côtes de Nice; Oceania tetranema et sangiiiiiolenta du même pays; Oceania hemisphœrica et Danica des mers du Nord , que Gmelin a réunies sous le nom de Médusa hemisphœrica, etc., etc.
DiANÉE DENTicciÉE. Dianœa de iiticulata. Lamk., 2, p. 307, n» 13. — Mediisa pelagica, Bosc, 2, p. 139, lab. 17, fîg. 3. — Cette espèce, figurée et décrite par Bosc, a été trouvée dans la haute mer, entre l'Europe et l'Amérique. Elle a une ombrelle hémisphérique, à trente-deux dentelures longues et larges autour du bord, et garnie intérieurement de huit tentacules assez longs.
DiANÉE Clochette. Dianœa cymbularoides, Lamk., 2, p. 508, n» 18. — Encyc. Méthod., pi. 93, iîg, 2, 3. 4. — Péron et Lesueur ne parlent point de celle Méduse à ombrelle presque conique, garnie à son pourtour de seize tentacules filiformes, assez longs et bulbeux à leur hase. Elle habite l'océan Boréal.
DIANELLE. Dianella. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de THexandrie Monogynie, établi par Lamarck, avec les caractères suivants : calice coloré, pétaloïde, à six divisions très -profondes, caduques, égales entre elles et étalées. Les étamines, au nombre de six, sont dressées, et leurs filets courts, grêles inférieurement, subitement dilatés à leur sommet qui se termine par une anthère linéaire, inlrorse, à deux loges, s'ouvrant seulement par la partie supérieure de leur sillon ; l'ovaire est globuleux , déprimé à son centre, d'oli part un style simple, que termine un stigmate également simple; le fruit est une baie globuleuse, à trois loges polyspermes.
Lamarck, dans le Dictionnaire de botanique de l'Encyclopédie méthodique, a décrit deux espèces de ce genre : l'une Dianella nemorosa, l'autre Dianella hemichrysa; mais cette dernière appartient au genre
Cordyline de Commerson. F. Cordyline. Dans son Prodrome, Brown en a fait connaître sept espèces dont six nouvelles et une, Dianella cœnilea, déjà décrite et figurée par Sims et par Redouté. Enfin Kunth (iiiHumb. Noc. Gen. i, p. 270) en a décrit une neuvième espèce sous le nom de Dianella dtibia. Toutes ces plantes sont vivaces ; leur racine est fibreuse; les feuilles étroites, allongées, demi-embrassantesà leur base. Les fleurs sont élégantes, bleues, ordinairement renversées et disposées en panicule ; les pédicelles sont articulés vers le sommet, et accompagnés à leur base d'une petite bractée ; les fruits sont bleuâtres et les graines trèsluisanles. L'espèce que l'on voit le plus fréquemment dans les jardins est la Dianclle bleue, Dianella cœnilea, Sims, Bot. Magaz. , lab. 303; Redouté, Liliac. , tah. 79. Elle vient de la Nouvelle-Hollande et des îles australes d'Afrique. Sa racine est fibreuse; ses feuilles caulinaires allongées, très- nombreuses, ensiformes, larges d'un demi-pouce environ, longues d'un pied, carénées, rudes au toucher sur les bords et la carène; les fleurs bleues et pédicellées forment une panicule lâche et tortueuse. Cette jolie espèce fleurit depuis le mois de mars jusqu'en juin. On la cultive en orangerie. Elle demande une terre légère mais substantielle; elle craint le grand soleil ; elle se multiplie de boutures ou parla séparation des racines après la floraison.
DIANÈME. POIS. Espèce du genre Lonchiure.
DIANTHÈRE. Dianthera. bot. Linné et Jussieu ont retiré du genre Carmautine,7)js<(C!a, toutes les espèces dont chaque filet porte à son sommet deux anthères ou plutôt deux loges séparées, pour en former un genre particulier, sous le nom deDianlhère; mais cette différence sufiît seulement pour établir une section dans le genre Justicia.
DIANTHUS. BOT. V. œiiLET.
DIAONOÉ. Diaonous. iNS. Coléoptères pentaraères; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Sténiens, établi par Sléphens, aux dépens desStènes, dont les Diaonoésdiffèrent par la forme de l'avantdernier article de leurs tarses ou au moins des deux antérieurs, et par la présence de deux filets au bout de l'abdomen. Us ont en outre le corps plus large, plus court que les Stènes ; leurs yeux sont plus saillants et leur abdomen est plus court. Ce genre a pour type le Diaonous cœnUescens; il esl d'un noir bleuâtre, glabre et très-finement pointillé; les élylres sont de la même couleur, avec un point fauve postérieurement; les antennes, fort longues et poilues, ont leur sommet un peu en massue.
DIAPASIS. BOT. Même chose que Dîaspasîs. K. Dias-
PASIDE.
DIAPEDIOM. BOT. y. DiClIPTÈRE.
DIAPENSIE. Diapensia. bot. Genre delà famille des Éricinées, établi par Linné qui lui assigne pour caractères : un calice quinquéparti, persistant, muni à sa base d'une triple bractée ; une corolle hypocratériforme dont le limbe se partage en cinq lobes; cinq étamines alternant avec ces lobes, dont les filets élargis s'insèrent au tube de la corolle, et dont les anthères terminales ont leurs deux loges distinctes ; ovaire appuyé, par sa base dilatée, sur le fond du calice, et surmonté d'un style droit que termine un stigmate trilobé; cap-
suie presque entièrement libre, de forme ovoïde, et partagée intérieurement en trois loges polyspermes; elle s'ouvre en trois valves, dont chacune porte à son railieu une cloison qui va d'une autre part s'appliquer contre un axe central, lequel fait dans l'intérieur des loges une triple saillie qui reçoit l'insertion des graines. Ce genre, auquel plusieurs auteurs ont réuni le Pjxi- (/a»</iera, nercnferme plus, sion l'en distingue, qu'une petite plante décrite par Linné sous le nom de Diape^sie DE Laposie, Diapensia Laponica, figurée lab. 47 de la Flore danoise. C'est une habitante des montagnes, où elle tapisse de sa jolie verdure, les bouches caverneuses, dont elle peut tirer quelqu'liumidilé. Dans nos jardins elle forme lin agréable gazon qui donne en abondance des fleurs tout au commencement du printemps. Ses racines, fibreuses et vivaces, produisent des tiges divisées presque dès leur base, en petits rameaux simples, couchés, longs d'un à deux pouces, et garnis de feuilles oblongues ou linéaires, rapprochées les unes des autres et presque imbriquées. Les Qeurs sont blanches et assez grandes, relativement au reste delà plante, solilaires au sommet de chaque rameau, et portées sur des pédoncules élevés de six à dix lignes. Il faut à cette plante, habituée aux sommités alpines, couvertes de neige pendant une grande partie de l'année, une exposition à demi ombragée, et plus au nord qu'au midi. Le sol le plus convenable est un compost de terre franche et de terreau de bruyère, dans les proportions d'une et de trois parties. Il est bon de leur donner l'hiver un peu de litière qui puisse tenir lieu de la neige qui les abrite sur le rocher. On la propage par l'éclat des racines.
DIAPÉRAI.ES. Diaperalœ. ins. Famille de Coléoptères héléromères, fondée par Lalreille (Nouveau Dict. d'Hist. nal., 1" édit., t. 24, p. 152), et comprenant les genres Élédone, Diapère, Phalérie, HypophJée, Tétratome, Cnodalon, Épitrage.
DI.\PÈRE. Diaperis. ins. Genre de Coléoptères héléromères, établi par Geoffroy {Uist. des Ins. T. i, p. 537) et que Lafrellle place dans la famille des Taxicornes, avec ces caractères : tèle saillante ou découverte, n'étant pas cachée sous le prothorax; antennes perfoliées dans toute leur longueur, grossissant insensiblement, plus longues que la lêle, et insérées sur les bords latéraux de celle-ci; corps ordinairement ovale, convexe; élytres cornées. Les Diapères, rangés par Linné avec les Chrysomèles, et par Degéer avec les Ténébrions, vivent à l'état de larve et d'insecle parfait dans les Agarics et les Bolets; quelques mâles ont le dessus de la tête armé de deux éminenccs en forme de cornes. Diapère du Bolet, Diaperis Boleti, Oliv. (Hist. des Coléopt. T. m, n" 33), ou le Diapère de Geoffroy (loc. cit., pi. 6, lig. 3). On trouve communément sa larve et l'insecte qui en résulte, dans les Bolets des environs de Paris. K., pour les autres espèces, Olivier, Fabricius et Latreille. DIAPHANE. C'est à dire transparent.
DIAPHORE. Diaphonis. ins. Genre de Diptères, faisant partie de la famille des Dolichopodes, que Meigen, en l'instituant, a caractérisé ainsi qu'il suit : tête hémisphérique, déprimée, à bords latéraux et inférieurs ciliés; épislome assez large; front très-court, triangu-
laire dans les mâles; palpes fort petites et ciliées; antennes insérées au tiers de la hauteur de la tète, composées de trois articles velus, arrondis, dont le dernier, en forme de patelle, précède un style assez long, dorsal, arqué et pubescent; yeux contigus sur le front; thorax élevé, arrondi; poitrine saillante; écusson hémisphérique; abdomen cylindrico-conique, comprimé latéralement, pointu dans les femelles, terminé dans les mâles par un organe copulalcur peu saillant; appendices extérieurs filiformes, courts, velus; nervure interne de la première cellule postérieure des ailes nullement fléchie. Les Diaphores sont de petits Insectes dont les couleurs sont fort rembrunies, malgré quelques rellels métalliques; leurs yeux sont d'une belle nuance purpurine. On trouve en Eurojie, et très-rarement en Belgique, les deux espèces suivantes :
DiAPnouE A CEiUTBRE jAiiSE. Diaplioius flaio-citictiis, Meig. Le mâle est noir, à reflets verdàlres, avec l'épislome à reflets blancs; antennes noires; deuxième segment de l'abdomen et quelquefois la base du troisième, d'un jaune-rougeâlre transparent; pieds antérieurs fauves à l'extrémité en dessous; les intermédiaires fauves, à moitié antérieure des cuisses noire; les postérieurs noirs, à moitié antérieure des jambes fauve; pelotles des tarses antérieurs plus grandes que celles des postérieurs; balanciers blancs. Ailes d'un brun-rougeâtre pâle. Taille, une ligne et demie.
DiAPHORE A DEUX TACHES. Diaphoius biiiwculatus, Macq. Le mâle a l'épistome noir, à reflets blancs; thorax d'un veit métallique; abdomen noir, à reflets verts: une tache jaune de chaque côté du deuxième segment; l)ieds fauves; hanches noires; cuisses antérieures noires, à moitié postérieure fauve en dessous; les postérieures noires avec les jambes fauves, terminées de noir; extrémité des tarses antérieurs obscure, les postérieurs sont tout noirs. 11 est un peu plus petit que le précédent.
Le nom de Diaphore a encore été donné par Dejean (Histoire naturelle des Insectes, vol. 1, p. 180) à m\ sous-genre de Carnassiers Brachinides. Que l'on multiplie outre raison les coupes génériques, cela peut se concevoir; mais que l'on emploie la même dénomination pour deux genres d'ordres différents, c'est montrer un peu trop de légèreté dans le travail.
DIAPHORÉE. Diaphorea.zoT. Loureiro nomme ainsi une plante de la Coehinchine, que son port et ses caractères rapprochent des Cypéracées. Son chaume trigone, de deux pieds environ , est garni de feuilles subulées, âpres au toucher, poilues vers leur base; de leur aisselle partent les pédoncules qui, ramifiés en panicules, portent à leur extrémité, des épillels androgyns, dans lesquels les fleurs femelles sont situées inférieurement, les mâles au-dessus ; les unes et les autres offrent une double enveloppe glumacée; l'extérieure composée de trois courtes valves dont l'une aristée; l'intérieure de deux valves beaucoup plus longues et mutiques ; les fleurs mâles offrent dix anthères presque sessiles, portées sur un réceptacle garni de nombreuses écailles paléacées; les femelles ont un ovaire trigone, surmonté de trois stigmates presque sessiles, filiformes et allongés.
DIAPHRAGMATIQUE. bot. On donne cette épithèle aux organes et particulièrement aux fruits, tels que la
goussp ou le légume, qui sonl divisés en deux ou plusieurs loges monospermes , par des cloisons transversales.
DIAPHRAGME. Diaphragma. Cloison ou plan de séparation, qui partage en deux ou plusieurs cavités un organe quelconque; on observe des Diaphragmes dans la structure anatomique des animaux de toutes les classes; il s'en présente plus souvent encore dans les diverses parties des végétaux et particulièrement dans le fruit. EnSn les minéraux offrent souvent, dans leurs cavités géodiqnes, des Diaphragmes cristallins, nés de la juxtaposition des molécules dans une direction continue.
DIAPHYLLE. Diaphyllum. bot. Genre établi par Hoffmann {Plant, umbcllif. Gênera, i, pag. 112) aux dépens du Buplevrum, et dont il fixe ainsi les caractères ; les involucres, général et partiel, d'une à cinq folioles ovales, aiguës, persistantes ; pétales infléchis au sommet, insérés sous le slylopode; akènes oblongs à cinq angles, marqués de fossettes {vallecHlœ), planiuscules ou légèrement creusés et striés. Les différences que ces caractères présentent avec ceux des Buplevrum sont si légères, qu'il n'est guère possible d'admettre le Diaphylluvi d'Hoffmann autrement que comme une simple section du genre Buplèvre. Elle comprendrait les Buplem-umlongifoliuèUjh., Buplevrum aureiimi Fischer (Hort. Gorenki), et Buplevrum triradiatum, Adams.
DIAPHYSISTÉES. Diaphysisteœ. bot. Gaillon donne cette qualification aux Hydrophytes filamenteuses, dont le tissu cellulaire ou le tégument, au lieu d'être continu intérieurement, se trouve renforcé transversalement de distance en dislance, par des cellules plus denses, ou par des sortes de cloisons, comme dans un grand nombre déplantes des genres Confervael Ceraminm de Rolh. Les Thalassiophytes et les Hydrophytes Diaphysistées sont celles que l'on appelle improprement articulées. Bonnemaison, dans son Mémoire sur ces végétaux, lésa nommées loculées. Celte dénomination ne donne pas une idée assez exacte de la physiologie de ces êtres. V. les mots Endochrohes, E^dophragmes et
HïDROPnVTES.
DIAPUliE OD DIAPUIE. Diapria. iNS. Hyménoptères; genre fondé par Latreille dans la famille des Pupivoies. Caractères ■. antennes insérées près du front, coudées, de quatorze articles dans les mâles, et de douze dans les femelles; mandibules ayant trois ou qnatre dentelures; palpes maxillaires filiformes, longues, de cinq articles, trois aux labiales, dont le dernier plus gros; les quatre ailes sans nervures. Le genre Diaprie de Latreille paraît correspondre à celui désigné par Jurine (Classification des Hyménoptères, p. 317) sous le nomdePsile. Les Insectes qui le comi)osent sont remarquables par des ailes grandes, n'offrant aucune nervure, et, par conséquent, point de cellules radiales ou cubitales; le corps est étroit; la tète, presque sphérique et verticale, supporte des antennes souvent de la longueur du corps, tantôt filiformes ou plus grosses à leur sommet, d'autres fois grenues ou même garnies de poils verticillés, composées de douze et de treize articles , dont le premier est long ; les mandibules sonl dentées et pointues ;
le thorax, rétréci en devant, est lisse en dessus, et présente un écusson assez saillant; il donne supérieuremenl attache aux ailes qui, transparentes et velues, n'ont aucune nervure, et dont le point à peine visible ne s'avance pas au delà du tiers de leur bord externe ou antérieur; les pattes sont généralement courtes, avec les cuisses grosses et en massue; l'abdomen, qui est pétiole, a une forme plus ou moins conique; celui de la femelle renferme une tarière tubulaire, sortant par l'extrémité postérieure et pointue du ventre. LesDiapries ont la démarche lente; on les trouve sur les plantes ou aux environs des habitations, sur les murs.
Diaprie rufipède. Diapria rufipes, Lalr.; Chalcis conica, Fabr. Elle est noire, avec le premier'segment du corselet duveteux. On la trouve communément en France.
Diaprie de Bosc. Diapria Boscii; Psilus Boscii, Jur. Cette espèce nouvelle el remarquable, que Jurine a trouvée dans le mois de juin, sur les Heurs en ombelle, et qu'il a décrite avec soin, est petite, noire et lisse ; du premier anneau de son ventre, s'élève une corne solide, faite d'une seule pièce inarticulée el arrondie à son extrémité, qui se recourbe dès sa naissance, pour se porter en avant, en se prolongeant même au delà de la tête : celle corne ne touche pas le corps de l'Insecte; mais lorsqu'il relève son ventre, mouvement qu'il exécute très-souvent, comme si celle corne était pour lui une arme défensive ou offensive, elle se loge alors dans une demi-gouttière assez profonde, creusée sur la parlie supérieure du corselet et de la tête, où elle s'adaple très -exactement. Jurine observe qu'il a examiné avec attention cet animal vivant, pour connaître les usages de celte corne, mais qu'il ne peut lui en assigner aucun. Sa fixité au corps ne permet pas de la considérer comme remplissant des fonctions analogues à celles de l'aiguillon.
Diaprie verticii.lée. Diapria verticillata, Lalr.; Psilus elegans, Jurine, loc. cit., pi. 13. Il est remarquable par ses antennes à articles en grains de chapelet, avec des bouquets de poils. Jurine dil avoir trouvé, dans plusieurs espèces de ce genre, des femelles aptères. On doit rapporter, suivant Latreille, au genre Diaprie, le Chrysis Hesperidum de Rossi , trouvé en France aux environs de Brives. Elle est noire, avec la tèle couronnée de tubercules sur le vertex, prolongée inférieuremenl en une sorte de bec court.
DIAPREPE. Diaprepes. iNS. Coléoplères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues, coudées, composées de douze articles dont le second plus long du double que le premier, et les autres beaucoup plus courts, obconiques; massue allongée, ovale; léle allongée en dessous des yeux, presque coni<iue; trompe presque cylindrique, marquée en dessous de trois sillons ; yeux arrondis, peu proéminents; corselet plus large que long postérieurement, un peu plus étroit anlérieurement, avec les côtés arrondis; élylres ovalaires , beaucoup plus larges que le corselet; épaules élevées, obtusément anguleuses, rétrécies vers l'extrémité et convexes en dessus; pieds allongés; cuisses faiblement renflées; jambes arquées.
Les Curculio Hohrii, festivus , mar/jinalus , afflnin, de Fabricius, et sept ou huit autres nouveaux, tous de l'Amérique méridionale, sont les espèces connues de ce genre.
DIARINE. Diarina. bot. Ce genre, créé par Raffinesqiic, est le même que Diarrliène. y. ce mot.
DIARIl'M. BOT. y. DIAIIDM.
DIARRIIKNE. Diarrhena. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Diandrie Digynie, établi par Palisol-dc-Beauvois (Afjrost., p. 142, pi. 26, fig. 2), et ainsi caractérisé : axe en panicule simple ; lépicénc et valve inférieure de la glume carénées et roides; valve inférieure de la lépicène i)lus courte que les Heurs; valve supérieure de la glume membraneuse, à bords larges, repliés en dedans et émarginés à la base; deux écailles ovales, entières et glabres; deux étamincs; ovaire en forme de coiffe; stigmates aspergilliformes; caryopse oblongue, canaliculée, lisse au sommet, coriace, luisante et libre. Beauvois n'a indiqué ([u'une seule espèce de Diarrhène, le Diarrhena Americana; FeslHca (tiandra, Micb. {FI. Boréal. Amer. 1, p. G7, tab. 10). Cette plante qui a le port de l' Uniola, dont les racines sont rampantes, et les fleurs au nombre de cinq à sept dans chaque épillet, habite les forêts antiques du Kentucky et de Tennassée aux Élats-l'nis d'Amérique. Rœmer et Scliultes (.">>■«/. l'eget. i,p. 289) ont ajouté à ce genre le Fesluca selacea de Poircl, d'après la simple indication de cet auteur qui pensait que cette plante pouvait être le type de la Festuca ilianclra.
DIAUUHENL'M. bot. r. IIierocdioé.
DIASCIE. Diascia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, Didynamie Angiospermie, établi par Link, aux dépens des Hémimérides, et au(|uel il assigne pour caractères : un calice à cinq divisions ; une corolle à cinq lobes concaves dans la partie inférieure, qui s'amincit insensiblement, et à deux lèvres renversées; quatre étamines didynames dont les anthères ont leurs loges écartées; capsule biloculaire, à deux valves ; stigmate obtus. Les quatre espèces connues sont originaires du Cap et forment des arbustes de médiocre grandeur, dont les feuilles sont alternes ou opposées, pétiolées, ovalaires ou lancéolées.
DIASIE. Diasia. bot. Le professeur De Candolle a établi ce genre dans la famille des Iridées, ignorant sans doute qu'il existait déjà sous le nom de Melasphœrula. K. Melasphérule.
DlASO.yE. Diasomus. iNS. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Lucassides, établi par Dalman, aux dépens du genre Synodendrum de Fabricius. Caractères ; antennes coudées, avec la massue composée de trois feuillets; labre exserte, élargi au sommet, à quatre dents; lèvre arrondie, entière, poilue à l'extrémité; mandibules courtes; corps allongé , cylindrique ; corselet séparé des élytres par un fort étranglement; premiers segments de l'abdomen contractés, plus grands que les postérieurs; pieds trèscourts, comprimés; cuisses sublenticulaires; jambes antérieures dilatées et dentées. Le type du genre nouveau est :
DiASOHE DiGiTÉ. Diasomus digitatus, Daim.; sytiodendrum digi/aliim , Fiibricius; Scaritcs rylindri-
cun, id., Ent. Syst.; Passants crlindric us, 1111b. " est en dessus d'un brun de poix et en dessous d'un roux testacé, avec les antennes et les pieds de cette dernière couleur; le corselet a des points épars. On le trouve dans l'Inde.
DIASPASIDE. Diaspasis. bot. Ce genre, établi par Brown, fait partie de sa famille des Goodénoviées ou Lobéliacées de Jussieu. Il est caractérisé par une corolle prcs(|ue régulière, hypocratériforme, dont le tube se divise en cinq parties ; des étamines cachées dans ce tube et à anthères libres; un ovaire iiniloculaire, renfermant deux ovules; un stigmate entouré d'un godet dont le limbe est nu. Le fruit est une noix monosperme par avortement. L'espèce jusqu'ici unique de ce genre, le Diaspasis filifolia , est une plante herbacée, de la iVouvelle-Hollande. Sa tige est dressée; ses feuilles sont alternes et légèrement eylindri(|ucs; ses pédoncules, axillaircs et uniQores, portent une double foliole vers le sommet.
DIASI'ORE. am. Alumine hydratée, Hauy. Ce Minéral, exposé ù la flamme d'une bougie, décrépite avec violence, et se dissipe en une multitude de parcelles blanches et brillantes. C'est de cette propriété que son nom a été tiré. Si l'on fait l'expérience en chauffant fortement la matière dans un petit ma Iras, on obtiendra une ([uanlité d'eau considérable. Le Diasporc analysé parVauqutlin,lui a donné sur 100 parties : Alumine, 80; Eau , 17, et Fer, 5. D'après cette analyse, ce serait un hydrate d'alumine; mais quelques essais chimiques ont fait présumer à Berzelius que ce Minéral contenait en outre un élément alcalin. On a longtemps ignoré quel était son gisement dans la nature; ses caractères n'avaient pu être étudiés qu'impaifaitement sur de petits moiceaux provenant d'un échantillon unique de cette substance, que Leiièvre avait rencontré chez un marchand de Minéraux. Mais Kammerer, de Pétersbourg, ayant reçu un fragment de Diaspore, fut trèssurpris de son analogie avec un Minéral qu'il possédait assez abondamment dans sa collection et qui lui venait des Monts-Ourals, où il n'est point rare, et où on le connaît sous les noms de Cyanite et d'Anthopliyllite ferrugineuse. D'après l'analyse faite par Hess du Diaspore de Sibérie, il est composé de 85,5li d'Alumine et 14,44 d'Eau, ce qui se rapporte assez bien avec l'analyse de Vauquelin, moins le fer que Berzelius a démontré n'y être qu'à l'état de mélange mécanique. Ordinairement le Diaspore est en petites masses composées de lames légèrement curvilignes, d'un gris tirant sur le verdàtrc, et faciles à séparer les unes des autres. Sa gangue est une roche argilo-ferrugineuse. Il se divise, suivant Uatly, parallèlement aux pans d'un prisme rhombotdal d'environ 1-50" et 50», lequel offre une sous -division dans le sens des petites diagonales de ses bases. H raye la Chaux phosphatée, et pèse spécifiquement, 5,43.
DIASTASE. BOT. Payen nomme ainsi, un corps blanc, opaque, soluble dans l'eau , qu'il considère comme le principe actif des graines céréales germées; c'est-à-dire comme celui qui jouit de la propriété d'activer la séparation des grains de Fécule d'avec la matière gommcuse qui l'accompag'nc toujours dans les graines céréales.
DIASTELLE. Diasiella. bot. Salisbury a proposé,
sons ce nom , l'érection d'un genre pour une espèce de Leucospeime, Leucospermus puber, qu'il appelle DiasMla Bryiflora. V. Leccosperme.
DIASTOPORE. Diastopora. poltp. Genre de l'ordre des Escharées ou Polypiers à réseau, établi par Lamouroux, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, à petites cellules non garnies de lames, et ayant pour caractères d'offrir un corps composé de lames planes et polymorphes, ou de rameaux fistuleux, couverts, sur une seule face, de cellules tubuleuses, isolées, (listantes les unes des autres, et saillantes. Ce genre de Polypiers semble intermédiaire entre les Phéruses, les EIzérines et les Eschares. Il ne renferme qu'une seule espèce : le Diastopore foliacé, fîguré et décrit dans la nouvelle édition d'Ellis et Solander, pag. 42, lab. 75, tîg. 1 , 2, S, 4. — Il se trouve dans le terrain à Polypiers des environs de Caen.
DIASTROPHIDE. Diastrophis. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Fischer qui le caractérise de la manière suivante ; calice dressé, bigihbeux à sa base; pétales i-gaux et entiers; glandules hypogynes et valvaires; quatre lilaments libres, édentulés ; silicule sessile sur le lorus, déhiscente, bilnculaire, disperme, à valves bombées en nacelle, carénées et ailées; semences solitaires, pendantes, sans rebords et lisses; cotylédons plans, indivis et couchés; radicule ascendante; cordons ombilicaux subulés, attachés par leur base à la cloison. Ainsi qu'on le voit, ce genre se distingue de tous ceux de la famille ; parmi le petit nombre d'espèces qui jusqu'ici le composent, on remarque le Diastrophis cristata, petit arbuste des montagnes de l'Arménie; ses tiges sont tortueuses; ses feuilles éparses, glauques, oblongues et petites; les fleurs sont disposées en grappes terminales, d'un rouge pâle, et de la grandeur de celles de VAlyssum maritimum.
DIATOMA. BOT. L'arbre décrit sous ce nom, par Loureiro, danssa Flore de la Cochinchine, parait avoir les plus grands rapports avec le genre Jlangium de la famille des Myrtacées, el devra probablement lui être réuni quand on en connaîlra'mieux l'organisation.
DIATOMACÉES. Diatomaceœ. bot. Famille instituée par Dumorlier, dans son analyse des familles des plantes; il lui assigne pour caractères essentiels : pas de système ligneux; sporules revêtues d'une couche visqueuse au lieu de derme; thalle directement sporifère; frondes formées d'articles très-étroits et se divisant, à la maturité, en fractions séparées. Dumortier a divisé cette famille en deux tribus : les Diatomées et les Frusluliacées; il a placé dans la première les genres à frondes filamenteuses : Dialoma, Fragillaria , Desmi- (lium, Meloseira, et Mycoderma; dans la seconde les genres à frondes dilatées : Frustulia, Echinelta.
DIATOME. Diatoma. bot. Genre de la tribu des Fragillaires, caractérisé par des segments ou lames formant d'abord un petit filament essentiellement simple et très-comprimé; ces lames, venant à se disjoindre dans leur longueur, et ne demeurant unies que par deux de leurs angles diagonalement opposés, présentent dans leur écartement la figure d'un zigzag. — Les Diatomes ' sont tous fort petits, ne se manifestant à l'œil nu que par ] le duvet roussàtre (pi'ils forment sur les plantes aqua- !
tiques, soit des fontaines, soit de la mer, duvet qui, par la dessiccation, devient d'un verdàtre argentin, fragile et brillant comme celui que produisent les autres Fragillaires. Tous diffèrent des Némaloplates, en ce que celles-ci n'affectent point, en se disjoignant, la disposition anguleuse, et des Achnantes qui ont la face antérieure de leur tranche convexe, tandis que la postérieure est concave.
DiATOME VULGAIRE. Diatonio Bulgafis, Bory. Cette petite espèce a ses segments de forme quadrilatère, solitaires ou se tenant de deux ù quatre ensemble après leur disjonction, brunâtres vers le centre où plusieurs sont marqués de deux points ronds, parfaitement transparents. Ces filaments, quand ils sont disposés en zigzag, atteignent une ligne de longueur, mais l'oeil désarmé n'y saurait distinguer aucune organisation. Ils recouvrent fréquemment l'extrémité des rameaux du Confena gloinerata , L. , surtout aux endroits où le courant de l'eau est fort rapide, comme dans les écluses de moulins.
DiATOME Danois. Diatoma Danica, B.; Diatome à flocons. De Candolle, loc. cit., n» 116; Diatoma (loccosa, Flor. Dan., pi. 1487, f. 1. Lyngbye et De Candolle rapportent comme synonyme de cette espèce, le Conferm flocculosa de Rolh (Cat. fasc. I, p. 192, pi. 4, f. ,4, et pi. 5, fig. 3). On le trouve en abondance sur, les Fucus, les Céramies et les Confervesde tout l'Océan.
DIATROPE. Diatropa. bot. Dumorlier a intioduit ce genre nouveau dans la famille des Ombellifères, et l'a formé aux dépens du genre Buplèvre dont il ne diffère que parce que les ombelles sont privées d'involucre. Dumoitier ne signale qu'une seule espèce : le Dia- TROPE PERCE-FEDiLLE, Dialiopa rotuiidifolia, Dum. ; Buplevrum rotundifolium, L. C'est une plante annuelle, qui" se fait remarquer par la manière dont ses tiges percent les feuilles supérieures; celles-ci sont ovales, arrondies, nervurées, glabres, avec une petite pointe à leur sommet; les fleurs sont réunies en une petite ombelle terminale, dont les collerettes partielles sont composées chacune de cinq folioles ovales, inégales, jaunâtres intérieurement et terminées par une petite pointe aigué. Celle plante se trouve en Europe, dans les champs et les terrains secs.
DIAZEU.XIDE. Diazeuxis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Mutisiacées, établi par Don qui lui assigne pour caractères : capitules dioïques, niultiflores et homocarpes; involucre sphéroïde, formé d'écaillés coriaces, acuminées, imbriquées et serrées; réceptacle alvéolé, avec les bords des alvéoles frangés. Les fleurs mâles ont la corolle cyliudracée et quinquéfide : celles du rayon sont ligulées, avec la lèvre intérieure simple, les filaments glabres, les anthères longuement biaristées à leur base et le stigmate pentagone. La corolle des fleurs femelle est filiforme dans celles du centre, et difforme dans celles du rayon; le style est bulbeux à sa base, les stigmates exsertes et souvent contournés en spirale; les akènes sont comprimés, linéairesoblongs et glabres. L'aigrelte n'a qu'une seule rangée de soies cendrées, aplaties, spinuloso-denlées dans les fleurs mâles; dans les fleurs femelles on compte trois rangées de soies très-serrées. Les Diazeuxides sont des
arbrisseaux de l'Amériiiue du Sud, dont les feuilles sont aUernes, Irès-enlièrcs, ou subdcnliculées, avec une triple nervure, lisses en dessus, laineuses en dessous; les Heurs sont purpurines. Les trois espaces décrites par Don portent les noms iXtlatifolia, inlermedia et trineiTia.
DIAZOME ou DIAZONE. Diazona. mou. Genre de la classe des Acéphales sans coquilles (Uègn. Anim. de Cuv.), établi par Savigny (Mém. sur les Anim. sans vert., 2e part., 1" fasc, ô= Mém., p. 174) qui le range parmi les Ascidies, dans la famille des Télhycs, et lui assigne pour caractères : corps commun, sessile, gélatineux, formé d'un système uni(|ue, orbiculaire; animaux très-proéminents, disposés sur plusieurs cercles concentriques; orifice branchial fendu en six rayons réguliers et égaux; l'anal de même; thorax ou cavité renfermant les branchies en cylindre oblong ; sac branchial non plissé, surnionlé de filets tentacHlaires simples; mailles du lissu respiratoire pourvues de papilles; abdomen inférieur, longuement pédicule, plus petit que le thorax; foie peu distinct; point de côte s'étendant du pylore à l'anus; ovaire unique, sessile et compris dans l'anse intestinale. Ce genre, que Cuvier réunit à celui de Polyclinum, ne contient encore qu'une espèce.
OiAzo:vE VIOLETTE. Diozotia violacea, de Savigny {loc. cit., pi. 2, fig. 3, et pi. 12). Le corps commun qui contient ces animaux, ressemble beaucoup à un Polypier qui serait gélatineux. Ce corps est cyalhiforme, avec la base commune, cylindrique, blanche, tirant sur le bleu; il naît de toute sa circonférence des sommités épanouies, d'un beau violet, à l'extrémité de chacune desquelles on aperçoit deux orifices coni(|ues, rapprochés, à rayons lancéolés et pourprés, dans lesquels sont contenus les animaux. La grandeur totale de ce corps marin est de quatre pouces; le diamètre en a six, et la longueur des animaux particuliers est deux pouces. Ceux-ci offrent une organisation fort curieuse et que Savigny a fait connaître en détail. Ce qu'il nomme l'enveloppe est pourvu à sa base d'une multitude de vaisseaux ramifiés, les derniers rameaux sont violets et renflés en fuseau par le bout. La tunique est cendrée, presque membraneuse dans sa partie abdominale, qui se prolonge en un appendice très-court. Les filets tentaculaires sont grêles, sélacés, au nombre de quinze à seize. Le réseau branchial offre des mailles subdivisées chacune par trois ou quatre petits vaisseaux. La veine branchiale est bordée de filets. L'estomac est petit, strié à l'extérieur, garni au dedans de feuillets peu saillants, nombreux, ondulés; le pylore est étranglé et muni d'une valvule annulaire. L'intestin forme d'abord une cavité non glanduleuse; il est garni ensuite, dans la portion descendante de son anse, de glaridules confuses dirigées en tout sens, et dans la partie ascendante de glandes plus distinctes, semblables à de petits tubes aveugles, simples ou divisés et pédicules. L'anus est crépu, l'ovaire se trouve placé à gauche et à l'opposilc du cœur. Les œufs sont entourés d'un bord transparent. Savigny accompagne cette description détaillée de dessins fort exacts. La Diazone violette habile la Méditerranée.
DIBOLIE. Dibolitt.\jts. Coléoptères télramèrcs; genre de la famille des Cycliques, tribu des Caléruciles, institué par Lalreille qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, à articles arrondis, insérées entre les yeux; palpes maxillaires, à article intermédiaire plus épais et le dernier sécuriforme et court ; tète en majeure partie retirée sous le corselet; corps ramassé, arrondi; jambes postérieures terminées par une épine fourchue, avec le premier article allongé, inséré au-dessus de l'extrémité inférieure de la jambe. Dibolie de la Vipérine, Dibolia echii , Alticaechii, Oliv.; antennes noires, fauves ù la base; tète, corselet et élytres d'un vert bronzé et pointillés; dessous du corps d'un noir bronzé; pattes fauves, avec les cuisses postérieures bronzées. L'.iltica occullans de Gyllenhal appartient encore à ce genre; il esl oblong-ovale, convexe, noir, irisé en bleu supérieurement; la tète est peu visible; les élytres très-finement striées et pointillées. L'un et l'autre se trouvent en Europe.
DlBOTimYORHYNQUE./J(6o(/i;ror/irnc/ii/«.iiiTEST. Genre de la famille des Tenioïdes, formé par Blainville, aux dépens du genre Tœnia, pour les espèces qui ont au sommet de la tête, deux petites trompes ou tentacules hérissés de crochets, ce qui les distingue des Botryocéphales. Quant aux autres caractères, ils ne diffèrent pas sensiblement de ceuxattribués au genre Tœnia. y. ce mot.
DICjILE. Dicœliis. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par BoncUi ( Observ. Entom., 2' partie ) qui lui assigne pour caractères : mandibules pointues et assez saillantes; quatrième article des palpes très- dilaté à l'exlrémilé et comme triangulaire; corselet inégal, plus large à la base, échancré antérieurement et postérieurement. Ce genre ne comprend que des espèces propres à l'Amérique septentrionale, et qui sont remarquables par leur forme assez large, pointue postérieurement à peu près comme dans les Carabus /'ligidiis, Carabus Cisteloidcs, etc., de Fabricius. Les élytres ne recouvrent point d'ailes et sont soudées entre elles. On voit à leur base une forte carène qui de l'angle extérieur s'étend obliquement jusque vers le milieu. Leur tête offre sur le devant deux enfoncements très-cdVisidérables et caractéristiques ; c'est de ces deux impressions que Bonelli a tiré le nom ([u'il doime à ce nouveau genre. Les Dicacles appartenaient (Règ. Anim. deCuv.) à la cinciuième division de la tribu des Carabi(|ues; ils font partie maintenant (Hist. nat. et Icon. des Coléopt., par Latreille et Dejean , l" livr. , p. 8G) de la division des Thoraciques. F. Caraejqdes. Ce genre a plusieurs points de ressemblance avec les Licines et les Badistes. Cette analogie consiste dans un labre profondément échancré, dans le bord antérieur et supérieur de la tête concave, formant une sorte de centre, et dans l'absence des dentelures à l'échancrure supérieure du menton; les principales différences consistent dans la forme des mandibules qui sont tronquées et très-obtuses dans les Licines et les Badistes.
DICjÏOMA. bot. Nées a proposé pour un petit Champignon ^u genre Puccinia, et que Strauss regarde comme un Uredo, la formation d» genre Dicœoma.
Ainsi le Puccinia Lychiiklearum de Liiik deviendrait le Dicœoina verrucosum , si ce dernier genre était adopté.
DICALICE. Dicalix. bot. Loureiro a nommé ainsi un arbre de la Cochincliine , i|u'il croit être le même que celui figuré par Rumph (Horl. Amboin., 3, lab. 104) sous le nom A\4ibor redicica. Il est grand, à feuilles alternes, glabres, lancéolées, légèrement dentées, à Heurs de couleur blanche, petites, disposées en grappes presque terminales, les unes hermaphrodites, les autres seulement femelles. Le calice court et quinquédenté est entouré, à sa base, par trois folioles qui simulent un autre calice e.xtérieur, et ont fait donner à ce genre le nom qu'il porte. La corolle est profondément divisée en cinq parties plus longues que le calice. De nombreux filets capillaires, qui la dépassent, s'y insèrent et sont chargés d'anthères arrondies et biloculaires. L'ovaire, à peu près globuleux, est infère, à trois loges renfermant plusieurs ovules; il est surmonté de deux styles épais, et d'un stigmate obtus, trigone. Il devient un petit drupe couronné à son sommet par les dents de ce calice, entouré à sa base par les trois folioles également persistantes, et contenant une graine unique ( les autres avortant toujours ), dont la forme est celle d'une bouteille. Les fleurs femelles ne diffèrent des hermaphrodites que par l'absence des étamines. Ce genre présente quelques rapports avec le Stiavadia, dont il se distingue principalement par le nombre quinaire, et non quaternaire, de ses parties. Suivant le docteur Blume qui en a observé dix espèces différentes, à Java, et qui les a décrites dans son Bydragen, les Dicalyces doivent prendre place dans la famille des Rosacées, malgré les affinités apparentes de leur fruit avec ceux des Ternstrœmiacées, des OléacinéesoudesSantalinées. Ce sont, en général, des arbres élevés, qui couronnent les monts dont se composent les chaînes nombreuses de l'île de Java.
DICARPJiLLE. Dicarpella. bot. Genre formé pour de petites plantes marines, et confondu d'abord par les algologues dans leur genre Ceramium , avec une foule d'autres Hydrophyles disparates, et par Lyngbye et Agardh, itarmi leurs Hulchinsia, dont les Uicarpelles ont à la vérité toute la contexture organique; mais elles diffèrent essentiellement de ces dernières, par la complication de leurs organes générateurs qui se présentent sous deux formes très-distinctes. Dans l'intérieur des rameaux, on découvre des corpuscules obronds, opaques, comme environnés d'un anneau translucide, et bientôt l'on voit se développer en outre extérieurement de véritables capsules, en tout semblables à celles des Hulchinsia. 11 existe d'ailleurs une tache de matière colorante au centre de chaque article, de sorte qu'une Dicarpelle semble être un amalgame de trois genres fort différents. — Les espèces bien constatées sont ; Dicarpella fastigiata, B. ; Hulchinsia (Lyngb., Tent., p. 108, pi. S.j); et Dicarpella violacea, Hulchinsia, Lyngb., loc. cit., p. 112, t. 53; Ceramium fucoides, Cand., Flor. fr., 2, p. 44.
DICARPHUS. BOT. Genre proposé par Raffinesque, pour un Champignon imparfaitement connu des Élatsl'nis. qui, intermédiaire entre les Téléphores et les
Hydnes, ressemblerait aux premiers par sa surface supérieure, et aux seconds par l'inférieure.
DICAUYER. Dicaryum. bot. Genre publié par Rœmer et SchnUes [Syst. Feget., vol. 4, p. 802), d'après quelques notes manuscrites de Willdenow, et caractérisé ainsi : calice persistant à cinq dents; corolle monopétale à cinq dents, ayant l'entrée du tube velue; cinq étamines; style épais subulé; stigmate obtus; drupe contenant un noyau biloculaire et une graine dans chaque loge. Ce genre, que Kunlh n'a rapporté à aucune des plantes qu'il a décrites dans l'ouvrage de Humboldt et Bonpland , renferme deux espèces recueillies par ces illustres voyageurs. Le Dicarfum subdentatum , Willd., croît sur le Pichincha; l'autre espèce, Dicarfum serrulatum, W., habite la montagne de Quindiu, dans l'Amérique méridionale. Les renseignements laissés sur ce genre par Willdenow, sont trop incomplets pour donner une idée exacte des plantes qui le composent.
DICÉE. OIS. Dénomination d'un genre de la méthode de Cuvier, et dont les espèces sont confondues parmi les Philédons de Temminek. y. Philédon.
DICÈLE. INS. A'. Dic^iE.
DICÉPHALE. BOT. Se dit d'un fruit qui a deux sommels, c'est-à-dire qui est terminé par deux pointes ou deux cornes, comme par exemple dans les Saxifragées.
DICÉRATE. Diceras. moll. Deluc découvrit le premier les singulières Coquilles qui ont servi à former ce genre. Ce fut dans les couches calcaires du mont Salève qu'il les trouva; et Saussure {Voyage dans les Alpes T. I, pag. 190, pi. 2, fig. 1, 2, ô, 4), en faisant la description de cette montagne curieuse, rapporta les obscr valions et les figures qui lui furent communiquées pa Deluc. Depuis, Gillet-Laumont eut occasion de relrou ver des Coquilles analogues et dans des circonstances semblables à Saint-Mihiel en Lorraine. En 1823, Des bayes, visitant celle localité intéressante, s'assura que les Coquilles de Deluc s'y retrouvaient avec les mèmei assemblages de corps marins pétrifiés, des Polypiers des Pinnigènes, des Térébratules, des Encritcs, etc. avec cette seule différence que la pâle calcaire qui les renferme, étant plus friable dans quelques -unes de ses parties, on en extrait plus facilement et plus nettement les corps pétrifiés; mais il n'a pu dire si la position géologique des couches qui renferment les Dicérates au mont Salève, est semblable à celle de Sainl-Mihiel. Dans d'autres parties de la France, dans les départements de la Sarthe, de l'Orne, et peut-être du Calvados, on observe une couche continue sur plus de vingt lieues d'étendue, où on trouve une Dicérale toujours plus petite, bien probablement d'une autre espèce, et dont on n'a eu jusqu'à présent que le moule intérieur accompagné , si ce n'est des mêmes Fossiles qu'au Salève et à Sainl-Mihiel, au moins de celui qui est le plus caractéristique, la Pinnigène. Ce qui est très-remarquable dans ce dernier gisement de Dicérales, c'est que la position géologique est la même que celle de Saint-Mihiel. Tels sont les trois endroits, les seuls connus, oij l'on ait remarqué des Dicérales; et ils n'appartiennent pas évidemment aux plus anciennes couches du globe.
Depuis longtemps Favanne avait figuré (pi. 80. fig. 3)
une Dicéralc, à laquelle Chemnilz seul fit altcnlion. Celui-ci la rapporta mal ù propos au Chaîna hicornis (le Linné, qui est une espi>ce vivante et certainement toute différente. Brugulère, ayant vu le type qui avait servi à la figure de Favanne, pensa que l'on pouvait en faire une nouvelle espèce dans le genre Came; ce fut sous le nom de Came bicorne. Chaîna hicornis, qu'il décrivit cette Coquille dans l'Encyclopédie, ne connaissant pas, sans doute, celle qu'avait décrite Deluc, et figurée par Saussure, trois années auparavant. Lamarck ne crut pas d'abord nécessaire de créer un genre particulier pour les Dicérates; aussi, il n'en est fait aucune mention dans le Système des Anim. sans vert.; mais un peu plus tard, il le créa, dans les Annales du Muséum (vol. C, pag. 500, pi. 55, fig. 2, a, b). Cuvier (Règne Animal) ne l'admit pas, pensant qu'il présentait trop peu de différence pour le séparer des Cames; cependant Scliweiger, Defrance, Férussac, le conservèrent. Voici les caractères de ce genre : coquille inéquivalve , adhérente, à crochets coniques, très-grands, divergents, contournés en spirales irrégulières; lame cardinale trèslarge, fort épaisse, portant postérieurement sur la valve droite une forte dent conique et devant une grande fossette profonde; sur la valve gauche, une fossette postérieure recevant la dent postérieure de l'autre valve, et devant elle, une grande dent épaisse, concave, subauriculaire, reçue dans la fossette de l'autre valve; des deux impressions musculaires, l'antérieure est le plus souvent subauriculiforme, et se continue en carène saillante jusqu'à re.\trémité des crochets. Les Dicérates, avec la forme générale des Isocardes, ont l'irrégularité des Cames, vivant, comme celles-ci, fixées aux corps sous-marins par un des crochets, le droit ordinairement qui est aussi le plus grand, le plus irrégulier, et sur le(iuel on aperçoit l'empreinte de l'adhérence qui fixait la Coquille.
DicÉRATE ARiÉTWE. Diceros orielitta, Larak., Anira. sans vert. T. vi, p. 91; Deluc. Saussure l'a comparée ù une corne de Bélier, d'où le nom d'Ariétine queLamarck lui a donné. Favanne l'a figurée dans sa Conchyliologie (pi. 80, fig. 5). Cette Coquille, grande et épaisse, a ses crochets tournés en spirale, non carénés sur une de leurs faces; la Coquille de Saint -Mihiel paraît être une variété de celle-ci; elle n'en diffère que par sa dent cardinale qui est moins grande, et par les crochets qui sont, dans un certain nombre d'individus, moins surbaissés que dans celle du mont Salève.
DicÉRATE GACCHE. Diceias sinistra ,^ .EUe esl ])his petite que la précédente; les crochets ne sont jamais plus saillants que les bords; ses valves, et surtout la plus petite, sont séparées en deux parties inégales par une carène assez aigué; elle esl à l'inverse de la Dicérateariétiuc; car si l'on met les grandes valves du même côté, les crochets de l'une vont de droite à gauche; ceux de l'autre vont de gauche à droite; c'est par le crochet de la grande valve qui, ici, est du coté gauche, que la Coquille est fixée. L'inverse a lieu dans la Dicératc ariéline , où la charnière de la valve gauche présente une grande dent, et à côté une fossette de peu de grandeur; dans la Dicérate gauche, la même valve présente deux dents cardinales, une très -grande, tronquée dans son
extrémité antérieure par une petite fossette, et qui suit la direction du corselet; l'autre est placée derrière elle, mais elle est bien plus petite; et derrière celle-ci une fossette conique profonde; la valve droite offre sous le corselet une grande fossette à l'extrémité de laquelle se trouve une dent isolée, arrondie en forme d'un petit mamelon; un peu postérieurement, se voit une petite fossette séparée de la première par une légère élévation; ces deux cavités sont destinées à recevoir les deux (lents cardinales de l'autre valve ; derrière elles, et sous la lunule, se trouve une grande dent pyramidale subtriangulaire, qui est reçue dans la fossette correspondante de la valve gauche.
DICERATELLE. Diceratella. inf. Genre de Microscopii|ucs de la famille des Trichodiées, dont les caractères consistent dans un corps simple, libre, muni de poils tout autour et même à sa surface, et armé de deux tentacules en forme de petites cornes ou de crochets à l'une des extrémités du corps. Ce genre est formé aux dépens des Cercaires et des Leucophres de MuUer. Il est peut-être un peu trop artificiel, cl chacune des deux espèces pourra devenir le type d'un genre distinct.
DicERATELiE TRiAUGUiAiRE. Diccratella triaiigularis, Bory; Leucophra coinuta, MUU., Inf., p. 157; Encycl., Vers. 111., pi. 11, fig. 5G-39. Cette espèce, qui se trouve vers le commencement de l'hiver dans l'eau des marais ou de certains fossés, et dont les individus varient beaucoup pour la taille, pourrait au premier coup d'oeil être confondue avec les Vorticelles polymor- I)hes et vertes de MuUer; comme celles-ci , on la voit changer de forme sous le microscope, mais les molécules qui la constituent ne sont point disposées en séries moniliformcs. Sa forme est aplatie, et quand l'animal prend toute son extension, elle devient exactement triangulaire, armée de cornes aux deux extrémités du côté antérieur qui est le plus petit du triangle; sa partie postérieure, atténuée, est tantôt aiguë, tantôt obtuse, et même se divise en deux ou trois lobes; sa couleur esl d'un vert foncé; on dislingue dans son intérieur trois ou quatre globules qui sont peut-être des propagules. Quand elle se contracte, tous les cils sont cachés, et l'on dirait un gros Volvoce dont la molécule s'agite en dedans. D'autres fois, prenant la figuBe d'un triangle équilatéral, sans montrer ni cornes ni poils, on dirait une espèce nouvelle du genre Gone. Mais dans la natation ordinaire, les poils s'agitent tout autour; ceux du côté antérieur sont droits, ceux des deux autres sont légèrement inclinés vers la partie postérieure. Tout le corps de ce singulier l'rolée se décompose en mourant, elles globules vasculaires dont il était un amas se dispersent et ressemblent à des couches de la matière verte de Priesley.
DICERATELLE OVOÏDE. Dicciatella ovulai B.; Cercalia oiata, MUller, liif., p. 128; Encycl., Vers. III., pi. 9, f. 17-18. Cette espèce marine est fort rare, obronde, comme couverte de petits poils courts, qu'on serait tenté de croire disposés par bandes, et qui rayonnent tout autour. Sa couleur est brunâtre; elle est fort distincte de la précédente, puisqu'elle change peu de forme, et que ses cornes ou tentacules sont situés postérieurement. Elle a aussi une façon denagertoule particulière.
DICERATIER. Diceratium. bot. Lagasca , dans son Catalogue du jardin de Madrid, publié en 1815, établit, sous cette dénomination, un genre qui avait déjà été constitué par R. Crown (in Hort Keic, édit. 1812, vol. 4, p. 117), et en avait reçu le nom de Notoceras. Le professeur De CandoUe (Prodr. Syst. reget., 1, p. 140) ayant encore ajouté au Notoceras une espèce dont les siliques étaient terminées par quatre cornes , a partagé ce genre en deux sections dont il a nommé la première Diceratium, et qu'il a ainsi caractérisée : siliques déhiscentes, bicorues; graines comprimées; cotylédons parallèles à la cloison; fleurs jaunes, très-petites; feuilles entières; poils nombreux, appliqués. Cette section ne leiiferme que le Notoceras Canariense de Crown, et le Notoceras Hispanicum, DC, ou Diceratium prostralum de Lagasca.
DICÈRE. Dicera. bot. Forsler a établi sous ce nom un genre très-voisin des Elœocarpus, auxquels il a été réuni par Vahl, mais que De CandoUe a de nouveau rétabli dans son Prodr. Systeinatis, 1, p. 520. Ce genre, encore fort obscur, fait partie de la nouvelle famille des Élœocarpées, et de la Polyandrie IVIonogynie. On lui donne pour caractères : un calice formé de quatre ou cinq sépales; une corolle d'un égal nombre de pétales; des étamines au nombre de douze à vingt, ayant les anthères linéaires, terminées par deux soies; le fruit est une capsule à deux loges polyspermes. Ce genre se compose de deux espèces originairesde la Nouvelle-Zélande, savoir : Dicera dentata, Forst., Geu., p. 80; Elœocarpus dentatus, Vabl , Symb. 3, p. 07; et Dicera serrata, Forst., loc. cit.; Elœocarpus Dicera, Vahl. De CandoUe pense que cette dernière espèce doit constituer un genre nouveau, ou rentrer dans son genre Friesia. Gmelin, dans son Systema, a réuui au genre Dicera le genre Craspedum de Loureiro, dont Poiret a fait une espèce A' Elœocarpus.
DICÈRE. Diceras. iktest. Nom que Rudolphi, dans ses ouvrages sur les Entozoaires ou Vers intestinaux, a donné à un genre que Zultzer avait appelé Ditrachyure.
DICÊRES. MOLL. Synonyme de Nudibranches.
DICERME. Dicerma. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Décandrie Diadelphie, institué par De Candolle aux dépens des Sainfoins. Caractères : calice bihractéolé, bilabié; lèvre supérieure entière ou à peine bidenlée vers l'exlrémilé, l'inférieure trifide, avec le lobe intermédiaire un peu plus grand; corolle papilionacée : étendard ovalaire; ailes de même longueur que la carène qui est obtuse ou obliquement tronquée; légume consistant, 2 ou 3-articuIé, terminé par une soie; semences orbiculaires et aplaties. Les trois espèces décrites par De Candolle : Dicerma pulchellum, elegans et biarticulatum, sont des arbrisseaux à feuilles composées de trois folioles ; à fleurs jaunes portées chacune sur un pédicelle axillaire, garni de bractée. Ces espèces, de la Chine et de l'Inde, ont été divisées en deux sections.
DICÉROGATE. rois. Sous-genre de Raies, établi par Blainville. F. Raie.
DICEROC.iRYER. Dicerocaryum. bot. Genre de la famille des Pédalinées, établi par le professeur Cojer, à l'île Maurice, pour une plante qu'il y a observée et que l'on retrouve sur plusieurs points de la côte orien-
tale de l'Afrique. Caractères : calice divisé en cinq sépales un peu en faux; corolle campanulato-ringente, gibbeuse à sa base, avec son limbe large, partagé en cinq lobes dont l'inférieur ovale, très-long et marqué de sept stiies; quatre étamines didynames; anthères oblongues, incombantes; ovaire globuleux, à deux cornes et pubescent; le style est surmonté d'un stigmate fourchu. Le fruit est une noix ovato-rectangulée, à deux cornes, et quadripartite; les noyaux sont uniloculaires avec une ou deux semences; l'embryon est très-petit. Le DicERocARTER siNiiÉ, Diccrocuryum sinuatum, est une plante grêle, couchée; sa racine est diffuse, lignosocharnue; sa tige est cylindrique, colorée et pubescente; les feuilles sont opposées, étalées, ovales, sin\iato-pinnatifides, à lobes ou tronqués ou aigus et quelquefois spinescents; les pédoncules sont axillaires, solitaires, arqués, plus courts que les feuilles, cylindriques et glabres. Les fleurs sont grandes , d'un rose assez vif avec les bords plus foncés; la face extérieure des pétales est hispide.
DICEROS. BOT. Genre de la Didynamie Angiospermie, établi par Loureiro (Elor. Cochinchin., p. 463), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions subulées. velues, droites et presque égales; corolle campanulée, dont le tube est velu intérieurement, et le limbe à quatre découpures obcordiformes, une beaucoup plus grande que les autres; quatre étamines didynames, ayant leurs anthères écartées et bicornes; capsule biloculaire, bivalve et polysperme. Willdenow, dans l'édition de Loureiro, a indiqué ce genre comme identique avec VAchimenes de Vahl, et Poiret l'a réuni au Columnea. Ainsi, le Diceros Cocliincliinensis, Lour., est le Columnea Cochinchinensis de l'Encyclopédie. C'est une plante herbacée, velue, à feuilles étoilées, ternées, lancéolées, charnues et glabres; elle croit dans les lieux humides de la Cochiuchine, où on la mange confite dans du vinaigre. En adoptant ce genre, Persoon y a réuni VAchiinenes sesamoides de Vahl, et l'a nommé Diceros loïKjifolius; mais cette plante que Burmann a décrite (Flor. Indica, p. 153) sous le nom de Sesamum Javanicum, appartient au genre Chelone. Le docteur Blume, dans son Bydragen lot Flora Java, a décrit quatre nouvelles espèces de Diceros ; Diceros lalif'olius ; Diceros montanus; Diceros glanduliferus; et Diceros cœspitosus, qu'il a découvertes dans les montagnes de la partie occidentale de l'île.
DICH^NE. Dichœna. bot. Genre de Champignons, de la famille des llyménoinycètes de Fries et établi par lui avec les caractères suivants : périthécies globuleuses, agglutinées, avec une base granuleuse et s'échappanl après la destruction du disque d'épiderme qui les recouvre. Thèques presque droites et persistantes. Les Dichicnes sont de petits Champignons qui s'élancent des parties dures des végétaux, passant à l'état de pourriture. Chevalier a donné à ces Cryptogames le nom de Lymorphum.
DICUANTHIUM. BOT. Syn. à'Jndropogon annulatus.
DICHAPÉTALE. Dichapetalum. bot. Genre de la famille des Térébintliacées et de la Penlandrie Monogynic. fondé par Du Petit- Thouars (Gênera Nofa
Mculagiiscariensis, p. 25), et ainsi caraolérisé : calice iiionopliylle, campanule, proforiilémeiit quimiuéfidc; cinq pétales linéaires à leur base, bifurques au sommet, et alternes avec les découpures calicinales; cinq élaniines allernes avec les pélales, périgynes, dont les filets sont oblonys, les anthères cordiformes; cinq peliles écailles à la base de l'ovaire; style simi)le, trifide au sommet ; fruit bacciforme , ayant un tégument cliarnu et divisé primordialement en trois loges monospermes, mais dont deux s'oblitèrent le plus souvent; graine épaisse, sans périsperme, à cotylédons épais, et à radicule petite et supérieure. Le Dichxpétale de Du Petit-Tdouaks, Dichapetalum Thoiiaisiaiimit {liœiner Cullect. ), est un petit arbrisseau dont les rameaux sont grimpants et presque aphylles; les feuilles sont alternes, entières, les Heurs petites et disposées en faisceaux axillaires. Il croit à Madagascar.
DICUÉE. Dichœa. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie de Linné, institué par Lindiey qui lui reconnaît pour caractères : sépales et pélales égaux, lancéolés, aigus et libres; labelle deltoïde, dépourvu d'éperons, nu, onguiculé, articulé au gynostème qui est cylindrique et aptère; anthère à deux loges renfermant quatre masses polliniques géminées , collatérales, portées sur une caudicule en forme de coin, accompagnée d'une très-petite glandule. Les espèces de ce genre sont américaines et des tropiques; elles consistent en plantes herbacées, épiphytes, caulescentes, rampantes; les feuilles sont petites et distiques; les fleurs, solitaires, sont d'une extrême petitesse.
DICIIELACHNE. Dichelachne. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Monogynie de Linné, dont la formation est due à Endlicher, qui l'a consigné dans le deuxième cahier de son Gênera (79(5). Caractères : épillets à une seule fleur, munie d'un stipe court et barbu; deux glumes membraneuses, acuminées, aussi longues que les fleurs : l'inférieure est un peu plus courte que la supérieure ; deux paillettes : l'inférieure membraneuse, scabre, bifide à l'exlrémité, avec une arête simple ou articulée, un peu tordue, courbée par le milieu et placée entre les deux segments ou lobes de la paillette; la supérieure est plus courte, nmins roide, linéaire, bidentée.au sommet; les bords des dents sont très-finement découpés; trois écailles un peu en faux; trois étamines avec les loges des anthères bien distinctes, imberbes et obtuses; ovaire sessile, surmonté de deux styles distincts, que couronnent deux stigmates plumeux , à poils simples; caryopse fiisiforme, libre entre ses paillettes. Ce genre est établi d'après une espèce rapportée de l'ile de Norfolk; les feuilles sont contournées et les panicules serrées.
DlCllELESTE oc DICUÉLESTIER. Dicheleslium. CRCST. Genre de Bralichiopodes, famille des Pœcilopes (Règn. Anim. de Cuv.), établi par Uermann (Mém. aptérologique, p. 13, 16, 125), qui le range dans la troisième famille des Aptères. Ses caractères dislinctifs sont : têt hexagone; antennes composées de sept articles; abdomen allongé, plus étroit que le tel; la paire de paltes.antérieures dirigée en avant; leurs ongles recouibés et se renconlranl, avec une petite dent vers
l'extrémité de l'arliele qui précède; la seconde paire allongée, mince, blHde à son extrémité ; le dernier article de la troisième paire très -épais, terminé par un ongle très fort; les quatrième et cinquième paires courtes cl bifides; la sixième ressemblant à des tubercules allongés; le bec qui prend naissance derrière les pattes antérieures, a de chaque côté une touffe de filets. — Les Dicliélestiers sont de petits Crustacés parasites, vivant sur les branchies de l'Esturgeon dont ils sucent le sang. On n'en connaît encore qu'une espèce, le Dichéleslier de l'Esturgeon , Dicheleslium 'J'iirsioitis (i'Uermam\ (Mém. Api., pi. V, fig. 7, 8) qui en a donné une description étendue et fort complète.
DICIIEROS. Dicheroa. iNS. Coléoptères pcnlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Céloniles, établi par Gory et Percheron qui lui assignent pour caractères: chaperon très-court, relevé latéralement en deux cornes droites, avancées, de même grosseur dans toute leur longueur; mâchoire plus longue que large, obtuse, avec le lobe terminal très-court, triangulaire, velu supérieurement; palpes courtes et grosses, dont le dernier article est plus long que les trois premiers réunis; lèvre en carré, échancrée antérieurement et latéralement; corselet demi circulaire, plus large que les élylres; celles-ci légèrement échancrées; écusson triangulaire, arrondi à son extrémité; sternum avancé, recourbé à son extrémité, vers la poitrine; tarses au plus de la grandeur des tibias.
Dicheros plarjiatns , Klug. ; Cetonia bicornula , Latr. Il est long de dix lignes, entièrement d'un noir brillant, avec une grande tache rouge-brique, qui occupe tout le milieu de l'élytre. On le trouve à Timor. Une seconde espèce est de Java , Dicheros decorus; elle a huit lignes de longueur, la tête noire, le corselet rouge , les élytres fauves, avec la suture noirâtre, les pattes rougeàtres.
DICUILE. Dichitus. bot. Genre de la famille des Légumineuses , Décandrie Munadelphie, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : calice atténué à sa base, profondément bilabié; lèvre supérieure bidentée, l'inférieure à trois dents toutes acuminées. Corolle papilionacée; étendard plus court que la carène qui est obtuse, et plus long que les ailes qui égalent le calice en longueur; étamines monadelpbes; la gaine fendue au sommet; style filiforme ; ovaire linéaire droit, renfermant huit ovules. Le Dicuile LebeckoÏde est un petit arbrisseau à rameaux cylindriques; à peine garni de quelques stipules; â feuilles composées de trois folioles courtement pétiolées, linéaires, aiguës. Les fleurs sont penchées, jaunâtres, portées sur des pédicelles uniBores, bibractés. Il est originaire du Cap.
DlCllLOSTO.ME. Dichlosloma. ac\l. Genre voisin de celui des Méduses, établi par Raffincs(|ue, pour un animal ((ui vit dans les mers de Sicile, et auquel il donne les caractères suivants ; corps gélatineux, plat; bouche inférieure, située à une des extrémités, et accompagnée de deux appendices. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce qui doit être examinée de nouveau avant d'être réputée suffisamment connue : le Dichlostome elliptique.
DlCHOBUiNES. Dicliuhuni. mam. Troisième division
formée par Ciivier (Oss. foss. T. ii!, p. 123) dans son {;eiire Anoplotheriuiu , et composée de (rois espèces : Jnoplolherinm Leporinum, caraclérisé par l'égalilé, aux quatre pieds, du doigt accessoire avec les intermédiaires. Sa taille et son port le rapprochent du Lièvre. J noplotheriiim Muiiiiiim, grand comme un Cochon d'Inde, connu seulement par une mâchoire. Jnoploilieihim obliqvum, de la même taille que le précédent, caractérisé par l'obliquité plus grande de la mâchoire. Ces trois animau.\ perdus sont du bassin de Paris.
DICHOG.^MIE. Dichogamia. bot. Ce nom dérivé des mots oi/a, séparément, etyst/ios, noce, a été donné par Sprengel à la fécondation qui a lieu sur les végétaux unisexués, quand les fleurs mâles et les fleurs femelles ne se développent pas en même temps. Ce botanisle pense que les Insecles déterminent alors une fécondation en transportant le pollen. 11 nomme Dichogamic androgyne, la fécondation qui a lieu toujours par l'intermédiaire des Insecles, lorsque le mâle ou l'étamine se développe le premier; et Dioholamiegynandre, celle qui a lieu lorsque la femelle ou le pistil se développe avant le mâle.
DICHOGLOTTIDE. Dichoglottis. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, établi par Fischer qui le caractérise ainsi : calice à cinq divisions; cinq pétales bifides au sommet ; de cinq à dix élamines; deux styles. Le fruit est une capsule à quatre valves et polysperme. Le DicHOGioTTiDE A rEciiiES iiisÉAiRES, Diclwglottis linearifolia, est une petite plante annuelle, couverte de poils articulés ; ses tiges sont dichotorao-rameuses, garnies de feuilles épaisses et linéaires; les pédoncules sont allongés, capillaires, terminés par une petite fleur blanche ou rougeâtre. On la trouve sur les bords de la mer Caspienne, non loin du lac salé d'Indersk.
DICHOLOPHUS. OIS. P\ Cariama.
DICHOMIKUM. BOT. F. Marchante.
DICHOMME. Dichomma. iivs. Coléoptères héléromères ; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Tentyrides, établi par Sollier avec les caractères suivants: antennes courtes, épaisses, subcylindriques, à articles ù peine coniques, aussi larges que longs, excepté le troisième qui est un peu moins court que les autres; le dernier pelit, ovalalre, comme tronqué obliquement; palpes maxillaires courtes et épaisses, allant en grossissant insensiblement vers leur extrémilé; dernier article court; subcylindrique, tronqué au bout; mandibules courtes, cachées presque en entier pendant l'inaction; leur dent supérieure peu sensible; labre court, arrondi à l'extrémité; menton milréforme, à angles latéraux recourbés en dedans, avec l'échancrure antérieure anguleuse et une petite dent au milieu; télé suborbiculaire, à épislome tronqué; yeux recouverts au milieu par le bord antérieur et postérieur de la tête, se réunissant au-dessus d'eux, ce qui les fait paraître au premier coup d'oeil comme longitudinaux el supérieurs; prolhorax subrectangulaire, à quatre angles saillants et prolongés, surtout les antérieurs, avec la base sinueuse, s'appliquanl contre les élytres dont le rebord marginal se termine brusquement aux angles huméraux, et ne borde pas la base; écusson un peu saillant, oblong, arrondi postérieurement; jambes antérieures
grêles, épaissies à l'extrémité ; tarses minces, avec les quatre premiers articles courts. Deux espèces : Dichomma Maillei et Dicliomiiia Duponti, constituent jusqu'à présent ce genre nouveau; toutes deux se trouvent en Orient.
DICHOJN'DRACÉES. Dichondracew. bot. Famille établie par Dumortier, dans son Analyse des familles des plantes, avec les caractères suivants : système ligneux recouvert par le système cortical; enveloppe florale double : l'intérieure monophylle; corolle monopélale, insérée sur le lorus; fleurs symétriques; placentaires funiculaires, attachés à l'axe; fruits oligospermes, partibles ; loges monospermes ; valves à borbs rentrants ; plusieurs styles. Les genres Dichondra et Falkia composent celle famille.
DICHONDRE. Dichondra. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, établi par Forster, et qui depuis a reçu différents noms. Ainsi Grertner l'a décrit et figuré (de Fruct., tab. 94) sous le nom de Steripha , qui lui avait été donné par Banks, et Waller en a fait son genre Demidofia. Le Dichondra se reconnaît à son calice ouvert, profondément quinquéfide; à sa corolle monopétale régulière et rolacée, découpée en cinq lobes, et à peine plus longue que le calice. Les élamines, au nombre de cinq , sont attachées à l'intérieur de la corolle. Les filets sont subulés, les anthères cordiformes, obtuses, à deux loges. On compte deux pistils dans chaque fleur. Ces deux pistils sont quelquefois soudés intimement, de manière à n'en former qu'un seul plus ou moins bilobé ; c'est ce que l'on observe, par exemple, dans le Dichondra Caroliniensis de Michaux. Chaque ovaire porle un style qui se termine par un stigmate capitulé et comme pelté. Le fruit, renfermé dans l'intérieur du calice qui persiste, se compose de deux akènes quelquefois un peu soudés entre eux par leur base. Chacun d'eux contient une ou deux graines qui partent de sa base et qui se composent d'un tégument épais, cruslacé, et d'un embryon très-grand, relativement au volume de la graine, dressé, ayant ses cotylédons contournés et enveloppés dans un endosperme assez mince et charnu. Les Dichondra sont de petites plantes étalées, rampantes, ayant le port des Siblhorpia. Leurs tiges sont rameuses, pubescenles; leurs feuilles entières, pétiolées, cordiformes ou réniformes; leurs fleurs pédonculées et solitaires à l'aisselle des feuilles.
On a décrit sept espèces de ce genre ; mais ce nombre peut facilement être réduit. En effet, plusieurs espèces, telles que les Dichondra sericea de Swartz, Dichondra Peniviana de Persoon, sont à peine des variétés du Dichondra repens de Forster. ([ui doit être considéré comme le type du genre. Cette espèce, qui croit à la Nouvelle-Zélande, à la KouvelIe-HoUande, aux Antilles, sur le conlinent de l'Amérique, et à l'île de Bourbon, est une petite plante vivace, pubescente : sa lige est étalée sur la terre, rameuse, portant de petites feuilles alternes, réniformes, émarginées ou rétuses à leur sommet; entières, pubescenles ù leur face inférieure. Ses flt'urs sont petites, portées sur des pédoncules axillaires et solitaires. Cette plante a été décrite sous différents noms. Ainsi Linné fils la nommait Siblhorpia evolvtilacea et Gœrtner Steripha reniformis. La Di-
ihondra Caroliniensis de Michaux est bien dislincte, par ses deux ovaires soudt-s ensemble, de manière à sembler ne former qu'un seul pislil plus ou moins profondément lobé.
DICHONÉMIE. Dichonemia. bot. Genre de la famille (les Confervées, établi par Blume et Nées (Nov. Act. cur. 1.3, t. 2), d'après une de ces productions végétales observées par le premier dans Pile de Java. Les caractères qu'offrent le fjenre sont : des membranes tomenteuse's, diversement colorées, et recouvertes de Hocons difformes, les uns très-tendres, ramuleux, articulés et pellucides, les autres simples, plus consistants, entremêlés de masses grumeuses et granuleuses, sans présenter de vestiges de sporidies. Ce genre que les auteurs placent près du genre Lciostroma de Frics, parait avoir beaucoup d'analogie avec celui que M^He Libert a publié sous le nom d' Inoconia ; il ne renferme encore qu'une seule espèce : Dichonémie jErcchvecse, Dichonemia wniginosa, Nées. Elle est entièrement velue, composée de membiancs suborbiciilaires, d'un bleu verdâlre, avec les bords frangés et plus pâles.
DICHOr.ISANDUE. Dichorisandia. bot. Genre de la famille des Commélinées, et de l'Hexandric Monogynie, L., qui a été institué par le professeur Mikan, de l'université de Prague, pour une plante d'un port très-élégant, trouvée dans les forêts vierges du Brésil, non loin de Rio- Janeiro. La disposition particulière des étamines a donné l'idée du nom générique, (|ui est composé des mots grecs Ais, deux fois, x^fs ■, séparément, et «vof:ij;, mari. Les Dicliorisandres à fleurs en tbyrse, que nous admirons, pendant tout l'automne, dans nos serres, sont tous provenus de graines introduites en Europe dans le courant de 1820. Depuis lors, trois autres espèces sont venues enricbir ce beau genre, et nous sommes redevables de leur connaissance au botaniste-voyageur le docteur Martius. Les caractères du genre, tels qu'ils ont été tracés par Milian , sont : un calice composé de trois sépales; une corolle à trois pétales; six étamines dont les filaments sont très-courts, et les anthères longues, divergentes et à deux loges; une capsule triloculaire, polysperme, entourée par la corolle qui acciuiert beaucoup d'épaisseur à sa base. Les espèces que renferme ce genre sont toutes originaires du Brésil. L'une «l'ellcs, que l'on peut regarder comme le type, Dichorisandra thyrsiflora, est remarquable par la beauté de son thyrse composé de fleurs bleues -azurées, portées (rois à cinq ensemble sur des pédoncules assez courts; sa tige est noueuse, articulée , garnie de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, très-glabres, luisantes, et engainantes à leur base. L'ovaire est supère, turbiné, à trois angles arrondis, surmonté d'un style cylindrique, plus court que les étamines, terminé par un stigmate à trois lobes. Le fruit est une capsule presque globuleuse, un peu trigone, à trois loges et à trois valves.
Les racines du Diciiurisandre a fleurs en thyrse, Dichorisandia thyrsiflora, Mik., sont des tubercules charnus, munis de petites fibres menues; elles produisent une ou plusieurs tiges cylindriques, noueuses, articulées, nues dans leur partie inférieure, divisées, dans la supérieure, en quelques rameaux garnis de feuilles alternes, oblongues, lancéolées, très glabres, luisantes.
rétrécics et engainantes ù leur base. Les fleurs sont d'une belle couleur bleue, portées, trois à cinq ensemble, sur des pédoncules assez courts, et disposées en une grappe terminale, longue d'environ trois pouces. La culture des Dichorisandres ne présente aucime difficulté; dès les premiers jours du printemps, on sème ses graines sur couche et sous châssis; et aussitôt que les jeunes plantes ont acquis assez de force pour être transplantées, on les enlève de la terrine et on les distribue dans des pots remplis de terreau de bruyère pur, que l'on enfonce dans la tannée; on les conduit, du reste, de la même manière que les plantes succulentes . modérant beaucoup les arrosements hors du temps de végétation.
DICHOSJU. BOT. y. DiOSMA.
DICHOSPOUIEU. Dichosporiiim. bot. Genre de la division des Champignons angiocarpesde Persoon, établi par Nées, caractérisé par un péridium membraneux, hémisphérique, renfermant des sporules globuleuses, opaques et conglobées. Le Dichosporium aggrei/atum a été trouvé par Nées sur l'écorce des Chênes; c'est une fongosité membraneuse, brune, parsemée de grains blanchâtres et de sporules noires. 11 a beaucoup de ressemblance avec le Sptiinaria physaroides de Persoon,
DICIIOSTYLIDE. Dichoslylis. «OT. Brown a distingué du genre Scirpus les espèces dépourvues de soies hypogynes, et en a formé un genre nouveau, sous le nom lïlsolepis. Parmi ces espèces, les unes ont un style trifiile, les autres un style bilide. C'est aux premières seulement que Beauvois conserve le nom générique de Crown , et il assigne aux secondes celui de Dichoslylis qui indique le double style par lequel il les caractérise.
DICHOTOMAIRE. Dichotomaria. polyp. Genre établi par Lamarck, dans la troisième division de ses Polypiers vaginiformes; il se compose des deux genres Galaxaura etLiagora de Lamx.;le premier fait partie des Corallinées, le second des Tubulariées; l'un et l'autre offrent des différences tellement tranchées que l'on ne peut qu'être étonné de leur réunion.
DICHOTOMIE. Dichotomia. bot. Mode de division par bifurcation. Ainsi une tige est divisée par Dichotomie lorsqu'elle se partage en deux branches principales, qui se subdivisent chacune en deux autres branches et ainsi successivement. Les feuilles sont Dichotomes lorsqu'elles vont en se bifurquant sans cesse. 11 en est de même des Heurs et de leurs bractées.
DICHOTOPUYLLE. Dichotophyllum. bot. Ce genre, établi par Dillen, dans la famille desCératophyllées,ne diffère pas assez du genre qui a donné son nom à cette famille, pour en être distingué. /-'. Cératophylle.
DICHROA. bot. Genre établi par Loureiro, d'après un arbuste qui habite la Chine et la Cochinchine. Ses feuilles sont opposées; ses fleurs disposées en corymbes terminaux. Elles présentent un calice globuleux, à quatre dents; cinq pétales plus longs que lui, épais, étalés; quinze étamines plus courtes, f) filets ténus et inégaux entre eux, à anthères ovoïdes et dressées; un ovaire renfermé dans le calice, surmonté de quatre styles épais, que terminent des stigmates échancrés. Le fruit est une baie à quatre loges polyspermcs. Ces caractères suffi-
seiil-ils pour fixer la place de ce genre? A-t-il quelques lapporls avec les Cercodicnnes ou avec VHrdrangea ? — Le nom de Dicliioa, qui, d'après son étymologie, signifie double couleur, est dû à celle des corolles, qui, blanches à l'extérieur, sont bleues au dedans, ainsi que les étamines. Loureiro a donné à son iini(|ue espèce le nom de febiifiiga, à cause des propriétés de cette plante, dont les feuilles et la racine sont employées, dit-il, avec succès, dans le traitement des fièvres intermillenles.
DICHROCÊPHALE. Dichroceplmla. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Astéroïdées, instilué par De CandoUe, avec les caractères suivants : capitule multiHore,bétéroganie, à fleurs tubuleuses, celles du rayon femelles, tri ou quadridentées, disposées sur plusieurs rangs; celles du centre hermaphrodites, quelques-unes mâles par avorlement et quadridentées; réceptacle nu, conique; involucre étendu, formé d'un seul rang d'écaillés ovales presque égales. Les fleurs femelles ont la corolle cylindrique, avec l'orifice en forme de cloche; le style est inclus; l'akène est comprimé, dépourvu de bec. Les sept espèces de ce genre, décrites jusqu'ici, appartiennent au cap de Bonne-Espérance, ù Madagascar ou aux Indes. Ce sont des plantes herbacées, annuelles, glabres ou faiblement velues, rameuses, ascendantes, à feuilles alternes, dentées, cunéiformes ou pétiolées; les capitules sont petits, globuleux, portés sur des pédicelles courts et glabres.
DICIIROCÈRE. A-v\ÉL. F. Dicrocère.
DICHROITE. m^. lolilh, W.; Cordiérite, HaUy. Substance qui ne s'est encore rencontrée qu'en cristaux réguliers, ou en masses vitreuses, à cassure inégale , d'un bleu violàlre par réflection, et offrant une double couleur par transparence, savoir ; celle de la surface, lorsqu'on dirige le rayon visuel parallèlement à l'axe des cristaux, et une couleur d'un jaune brunâtre, lorsque ce rayon est dirigé perpendiculairement à l'axe. C'est de là que vient le nom de Dichroïle donné à cette substance par Cordier, qui, le premier, en a fait une description exacte et complète. Elle a pour forme primitive un prisme he.xaèdre régulier, divisible pardes plans perpendiculaires à ses côtés, et dans lequel la hauteur est à l'arête de la base à peu près dans le rapport de neuf à dix. Suivant l'analyse de Bonsdorff , elle résulte de la combinaison d'un atome de Bisilicate de Magnésie avec quatre atomes de Silicate d'Alumine, et cette dernière base est souvent remplacée par le Fer; en poids , elle contient : Silice, 50,64; Magnésie, 7,88, et Alumine, 41,48. — La Dichroïle raye fortement le verre, et difficilement le Quartz. Elle pèse spécifiquement 2,16; elle est douée de la double réfraction. Un fragment de ce Minéral, exposé à l'action du chalumeau, se fond en émail gris nuancé de verdàtre. Les formes régulières observées et décrites par Uauy , présentent le prisme hexaèdre ou simple ou modifié sur les arêtes longitudinales et sur celles des bases. La Dichroïle appartient au sol primitif et aux terrains volcaniques anciens. Elle a été trouvée d'abord en Espagne, aux environs du cap de Gates et à Granatillo, près de iNijar, dans la baie de San- Pedro.EUe y a pour gangue un tuf formé d'une matière argileuse qui enveloppe des Grenats trapézoïdaux et des
lames de Mica noir. Cette variété a été désignée quelquefois sous le nom de Spanisher Lazulilh. On a Irouvé aussi la Dichroïte près de Bodenmaisen Bavière; elle a un aspect plus vitreux que celle d'Espagne; et sa gangue est composée d'Amphibole vert, de Chaux carbonatée lamellaire blanchâtre, de Fer ollgiste et de Fer oxidù brun. Werner a fait de cette variété une espèce particulière à laquelle il a donné le nom de Peliom. La Dichroïte existe aussi au Saint-Gothard , près de l'endroit nommé le Pont-du Diable; à Arendal, en Norwège, avec du Mica noir, et dans la mine de Cuivre d'Orijervi, près d'Abo en Finlande. La variété d'Orijervi, et celle de Sala en Suède, ont été décrites sous le nom de Stienheilite. Enfin on a trouvé la Dichroïte au Groenland dans un Granité, en Sibérie, au Brésil et à l'île de Ceylan. C'est de ce dernier endroit que provient principalement la variété que l'on débite dans le commerce, sous le nom de Saphir d'eau, et que l'on a mise au rang des pierres fines, susceptibles d'être taillées comme objets d'ornement. Cette variété a passé pendant longtemps pour un Quartz bleuâtre; mais Cordier a prouvé son identité avec l'Iolithe de Werner, de manière à ne laisser aucun doute sur ce rapprochement.
DICIIROME. Dicliroma. bot. Syn. de Dichromène et d'Ourisic.
DICHROMÈNE. Dichiomena. bot. Genre delà famille des Cypéracées, établi par Richard qui l'a composé d'espèces appartenant aux genres Schœnus et Scirpus , mais qui s'en distinguent surtout par un style simple A sa base qui est coriace et tuberculeuse, et par son akène lenticulaire, comprimé, rugueux transversalement, couronné par la base du style qui est persistante. Les Dichromènes sont des plantes ù tiges simples, sans nœuds et sans feuilles, ou plus rarement rameuses, couvertes de feuilles et noueuses. Ses Heurs foiment en quelque sorte des capitules ou des corymbes terminaux ou axillaires. Les épillets sont multiHores, composés d'écaillés imbriquées en tout sens, dont les plus extérieures, qui sont vides, ont une couleur différente et forment une sorte d'involucre. 11 n'existe pas de soies bypogynes à la base de l'ovaire. Presque toutes les espèces qui appartiennent à ce genre, sont originaires de l'Amérique méridionale.
DICHROMON. bot. Synonyme de Verveine.
DICKIA. BOT. Synon. de Moutabea. V. Vandei.iie.
DICKSONIA. BOT. Ebrhart avait donné ce nom à un genre de Mousses, ignorant qu'il était déjà donné à un genre de Fougères ; on lui a substitué celui de Schistostega. V. ce mol.
DICKSONIE. Dicksonia. coT. Ce genre, établi par L'Héritier, dans son Sertum Anylicum, appartient à la tribu des Polypodiacées ou Fougères à capsules entourées par un anneau élastique, complet; il se rapproche d'une part des DavalUa, par sou port et quelques-uns de ses caractères ; de l'autre, des Lindsea, par la structure et le mode de déhiscence de son tégument; c'est auprès de ces genres qu'on le place en général; cependant quelques-uns des caractères paraîtraient le rapprocher davantage des Cyathées auprès desquelles Brovvn l'a rangé ; mais dans ce cas il faudrait regarder les deux valves du tégument qui entoure les capsules, comme
.ipparlenanl toutes deux à un vrai léBumcnt. et ne pas l'tablir <iiie la valve marginale est l'extrémité rccourliée (les lobes de la fronde. En admettant cette structure, les Dicksonies ne différeraient des vrais Cyathécs que par la position complètement marginale des groupes de capsules, et par la déliiscence régulière du tégument qui les enveloppe. A l'extrémité de chaque lobe des frondes, on trouve un groupe arrondi de capsules; ces capsules sont insérées comme dans les Cyathées, sur une courte columelle ou sur une sorte de tubercule saillant; elles sont entourées de toutes parts comme ces dernières, par un tégument sphéroïdal , qu'on a regardé, en général, comme formé d'un côté par l'extrémité des lobes de la fronde recourbée ; et de l'autre, par un vrai tégument superficiel naissant de la partie inférieure de la fronde, et adhérent au pourtour du lobe recourbé de cette même fronde; la structure différente de l'extrémité de ces lobes, son analogie, au contraire, avec l'autre valve du tégument et leur union dans la jeunesse de la plante, paraissent cependant devoir faire regarder cette valve raaiginale, non comme l'extrémité de la fronde elle-même , mais comme un vrai tégument qui nait de son extrémité. 11 suffit pour cela d'examiner une véritable Dlcksonie avant son développement parfait. On voit alors que le tégument qui enveloppe de toutes parts les capsules, ne diffère en rien à la partie inférieure et à la partie supérieure. Plus tard , ces deux parties se séparent en deux valves; et alors, l'une d'elles, faisant suite à la fronde, a été regardée comme une partie même de cette fronde, quoiiiu'clle en diffère autant que le tégument des yJdiantIuiiH diffère de celui des Pteiis, qui naît également du bord de la fronde, et qu'elle ne ressemble pas pour la forme aux autres dentelures de la fronde. Il y a quelques espèces de Dicksonies, dans lesquelles, cependant, le tégument est formé par une véritable écaille ou membrane demi-circulaire, s'ouvrant en dehors, et s'appuyant sur un des lobes de la fronde, sans jamais y adhérer; ces espèces diffèrent beaucoup des vraies Dicksonies, et doivent en être séparées et former un genre distinct; plusieurs espèces d'Amérique et une espèce nouvelle du Népaul offrent ce caractère.
Les véritables Dicksonies sont, en général , des plantes de l'hémisphère austral, de Mascareigne, de Sainte-Hélène, de la Nouvelle-Hollande et des îles de la mer du Sud. Plusieurs ont, comme les Cyathées, des tiges arborescentes; tels sont le Dicksonia anlaictica, figuré par Labillardière; le Dicksonia squariosa ou Trichomanes squanosum de Forster; le Dicksonia arborescens de L'Héritier, etc. Les espèces d'Amérique sont, au contraire, plus délicates; et leur port se rapproche davantage de celui des Darallia; toutes ces plantes sont cependant très -remarquables par leur fronde très-profondément divisée, et parleurs pinnules à dents algues et obli(|ues, caractères (|ui les font distinguer facilement des autres Fougères et surtout des Davallies, dont elles ont un peu le port; mais dont la fronde est en général divisée en lobes obtus et tronqués.
DICLÉSIE. BOT. Ce nom. composé des mots Su, deux fois, et z/vjtÇw, je ferme, a été donné par Desvaux, aux fruits pseudocarpiens, simples, composés de la graine
soudée avec la base de la corolle persistante et endurcie , comme ceux des Belles-dcNuit. Ce sont les Scleranthes de Mœncli ; cette sorte de fruit peut être réunie avec V Akène de Richard.
DICLIDANTHÈRE. DicliJanthera. bot. Marlius a établi dans ses Aov. Gen. et Sp. pi. Brasil., ce genre qui doit appartenir à la famille des Ëbénacées de R. Brown,et à la Décandrie Monogynie de Lin.; il lui assigne pour caractères ; un calice quinquéparlite; une corolle infundibuliforme, à limbe quin<|uéfide ; dix anthères ovales biloculaires, sessiles, insérées sur la gorge du tube; un ovaire libre, globuleux, à cinq loges monospermes, un style filiforme; un stigmate simple, en tète; une baie globuleuse, à cinq semences qui sont quelquefois réduites à trois i)ar avortement. Les Diclidanthères sont des arbustes ou des petits arbres à tiges dures et roides, à rameaux allongés et souvent pendants, à feuilles éparses, pétiolées, entières, un peu épaisses, à fleurs bractéolées, assez petites, blanchâtres, réunies en panicules terminales; ils ont été trouvés dans les parties boisées et tropicales du Brésil.
DICLINES. EOT. On donne ce nom aux plantes Dicotylédones dont les fleurs sont unisexuécs et portées sur des individus différents. Jussieu a réuni les végétaux qui offrent cette disposition des sexes, pour en former la quinzième ou dernière classe de sa Méthode. Il y a placé cinq familles, savoir ; les Euphorbiacées, les Cucurbitacées, les Uiticées, les Amentacées. et enfin les Conifères. Mais il est évident que, par suite des progrès de la science, cette classe doit être supprimée. En effet, les cinq familles qu'elle réunit ont fort peu d'analogie entre elles et doivent être réparties dans les autres classes de la méthode. Malgré la séparation des sexes, il est encore possible de déterminer l'insertion relative des étamines dans les plantes diclines (F. I?tsEUTio:i des étamines), et dès lors ces cinq familles qui, aujourd'hui, en forment un plus grand nombre, par la division qu'on a fait subir à la famille des Amentacées, viennent se ranger dans les autres classes de la méthode. Ainsi les Eti|ihorbiacées seront placées dans les Apétales hypogynes non loin des Alriplicées, ou selon quelques autres parmi les Polypétales à cause du petit nombre de leurs genres qui sont munis d'appendices pélaloides. Les Urticées viennent aussi se ranger parmi les Apétales à étamines hypogynes. Quant aux Cucurbitacées, leur place n'est pas facile à déterminer. En effet elles ont des rapports avec les Monopétales à ovaire infère, telles que les Campanulacées, et d'une autre part elles se rapprochent des Polypétales, telles que les Grossulariées et les Combrétacécs. Les Conifères et les familles formées aux dépens des Amentacées trouvent également leur place parmi les Dicotylédons apétales à étamines hypogynes et ù étamines épigynes.
DICLIPTÈRE. Dicliptcra. bot. Genre de la famille des Acanthacées, établi par Jussieu (Ann. duMus.T. ix, p. 251, pi. 21, fig. 3) aux dépens des nombreuses espèces de Justicia de Linné. On y observe, comme dans ce dernier genre, un calice quinquéparli, une corolle irrégulière, bilabiée; deux étamines dont les anthères présentent deux lobes distincts ou soudés. Mais il se caractérise par la forme et la déhiscence de sa capsule;
Plie est en effet courle, comprimée, de la forme d'un cadre arrondi ou ovale dont le rebord est renflé et se partage en deux valves naviculaires, qui s'éloignent avec élasticité l'une de l'autre, et prennent une direction presque horizontale, par suile du redressement du rebord marginal, auparavant courbé en arc. Ce redressement ne peut avoir lieu sans que les côtés de la valve se détachent du rebord, depuis leur base jusqu'il leur sommel par lequel leur adhérence subsiste, de manière qu'après l'écartement ils ressemblent à deux' ailes tenant à l'exlrémilé supérieure d'un pivot. De ce sommet, entre les deux ailes, s'échappe un appendice solide, élargi, comprimé, recourbé en crochet, terminé inférleuremenl par une ou plus souvent deux dents relevées, contre la base extérieure desquelles est attachée une graine orbiculaire, aplatie. Cet appendice est une sorte de demi -cloison qui sépare la capsule en deux loges incomplètes et dispermes. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées ou plus rarement des sousarbrisseaux à feuilles opposées. Quant à l'inflorescence, elle varie et peut, suivant Jussieu, fournir un bon caractère d'après lequel plus de vingt espèces seraient distribuées en cinq sections. Les deux premières renfermeraient celles qui ont leurs fleurs disposées en verficilles axillaires et accompagnées chacune de deux bractées, grandes dans la première section, étroites dans la seconde. Dans les deux suivantes les fleurs sont en épis, mais dans l'une ils sont bien fournis, et on observe une bractée unique, plus large que le calice; dans l'aulrc ils sont lâches, et l'on trouve deux bractées plus étroites que le calice; enfin dans une cinquième seclion on remarque plusieurs fleurs sur des pédoncules axillaires di ou trichotomes, munis de petites bractées à leurs points de division. Robert Brown pense que le genre Dicliptère ne doit pas renfermer toutes ces espèces, mais se borner à celles des première, deuxième et cinquième sections que Solander avait déjù , dans ses manuscrits, séparées sous le nom de Dianthera. Il remarque que les espèces de la ([uatrième section, qui est le Juslicîa de Houston, se distinguent des autres par leur port et les lèvres indivises de leur corolle; et enfin que celles de la troisième paraissent devoir former un genre particulier à cause de leur corolle en masque, dont la lèvre inférieure est plus large et divisée, de leurs anthères dont les loges sont alternes, rapprochées, l'inférieure munie d'un petit appendice à sa base, mais surtout à cause de leur inflorescence. Outre la large bractée qui accompagne chaque fleur et renferme avec le calice deux bractéoles latérales, on observe d'autres bractées disposées sur un double rang, le long et sur le dos de l'épi, remarquables surtout dans une espèce à laquelle elles ont fait donner le nom de Pectinata.
DICLITERA. noT. F. Dicliptère.
DICLYTRE. Diclytra. eot. Famille des Fumariacées; Diadelphie Hexandrie. Confondu autrefois avec les Fumaiia de Linné, ce genre en a été d'abord séparé par Boerrhaave (Liigilun. Batav. Hort. i, p. 391) sous le nom de Capnorchis. Plus tard Borckhausen ( in Rcemer Archiv. i, p. 46), en outre de ce dernier genre, créa le Diclytra qui fut négligé par la plupart
ô DICT. DES SCIENCES HAT.
des botanistes; car 't^entenat, Willdenow, Nultal, Persoon le laissèrent encore parmi les Coiydalis, autre démembrement des Fumaria. Raffinesque, dans le .tournai de Botanique de Desvaux, 1809, ii, p. 1S9, rétablit ce genre sous le nom de Ciicullana qui ne put être admis, puisqu'il désignait déjà d'autres plantes. Enfin De Candolle (Syst. Feget. ii, p. 107), réunissant le Capnordiis de Boerrhaave au Diclytra de Borckhausen, a adopté ce dernier nom, et a fixé ainsi les caractères du genre : quatre pétales libres, caducs, disposés en croix, dont deux extérieurs égaux, bossus à leur base ou prolongés en éperons; six étamines, tantôt entièrement libres et simplement rapprochées en deux faisceaux opposés, tantôt soudées au sommet en deux masses, et libres à la base; siliques bivalves, déhiscentes, ovales, oblongues, comprimées et polyspermes. Les Diclylres habitent les contrées boréales de l'Amérique et de la Sibérie. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à racines tubéreuses ou fibreuses; elles ont des feuilles pétiolées, multifides , le plus souvent insérées seulement près du collet de la racine. Leurs Heurs sont blanches ou purpurines, disposées en grappes, et plus grandes que celles des autres plantes de la même famille. Huit espèces de ce genre sont décrites dans le Prodromus, par De Candolle.
DicLYTRE A CAprcDONS. Diclytra Cucullaria, DC; Fumuria Cucullaria, L. Sa hampe est nue; ses fleurs forment une grappe simple , et les deux pétales extérieurs sont munis de deux éperons droits et aigus. Elle a pour patrie les collines ombragées de l'Amérique du nord, depuis le Canada jusqu'en Virginie, ainsi que les monts Alleghanys. Andrews (Bot. Kcposit., t. 393) a figuré, sous le nom Diclytra formosa, une espèce tiès-voisine de la précédente, mais qui en diffère, selon De Candolle (loc. cit.), par ses feuilles, sa hampe rameuse au sommet, ses bractées plus longues, et ses bracléoles plus distantes de la fleur, par ses sépales plus longs, par ses Heurs plus touffues et d'un rouge clair, enfin par ses éperons plus courts, moins aigus et légèrement courbés à leur sommet. Elle est aussi de la Virginie.
DicLYTRE A GROSSES FLErRS. Diclytro spectabilis, DC; Fumaria spectabilis, L., Aniœn. , vu, p. 357, tab. 7. Sa tige, cylindrique et dressée, porte des feuilles glabres, glauques, caulinaires, alternes, biternées, à segments cunéiformes, trifides ou incisés au sommet. Les Heurs, au nombre de sept ou huit, sont d'une belle couleur purpurine, disposées en grappe terminale, dépourvues de bractées, dans la planle que Linné a eue sous les yeux, mais munies de petites bractées subulées, dans les échantillons rapportés de la Chine par le père d'incarville, et qui existent dans l'herbier de Jussieu. DicLYTRE A FEUILLES LINÉAIRES. Diclytra tetiuifolia, DC. Celte espèce est remarquable par ses éperons très-obtus , sa hampe nue ne portant qu'une ou un petit nombre de fleurs; par ses pédicelles plus courts que le calice , ses feuilles'multifides, à segments linéaires. Elle croît au Kamtscliatka.
DrcLYTRE A BELLES FLECRS. Diclytra foniwsa , DC; Fumaria formosa, Poir., Dict. encyc, Supp. 5, C84; Corydalis formosa, Pursh. FI. Am. 462. Le collet de
S.1 racine est une souche écaillcuse, couchée presque horizontalement sur hi terre; lie la partie supérieure naissent plusieurs feuilles trois fois ailées, portées sur de longs pétioles triangulaires, élargis à leur base; leurs folioles sont d'un vert dair, très-glabres, ainsi (pie toute la plante, cunéiformes, incisées ou dentées à leur sommet. Les fleurs sont roses, pendantes, disposées en une sorte de cyme ou de grappe sur des pédicclles particuliers, munis à leur base de bractées lancéolées-linéaires, et portées six à quinze ensemble sur de longs pédoncules qui naissent dans les aisselles des feuilles. Elle est originaire de l'Araérique septentrionale.
DICNEMON. BOT. Depuisla formation de son genre Leucodon, Schwagrichen en a séparé deu.x espèces de la Nouvelle-Hollande qu'il a érigées en genre particulier, sous le nom de Dicnemon. 11 lui assigne pour caractères : péristome à seize dents fendues en deux Jusqu'à la base; coiffe cauipanulée. Les Dicnemon calycinum et rugosuin sont des Mousses à rameaux cylindriques , à folioles engainantes, à capsules cylindriques et courbes.
DICŒLE. Dicœlus. iss. Même chose que Dicaele.
DICŒOMA. BOT. Nées ayant nommé Puccinia le genre l'kragmidiiim de Link, c'est-à-dire les Pucciiiics à plus de deux loges, telles que les Puccinia mucionata, Hiihi, Potenliltœ , elc, a donné aux vraies Puccinies à deux loges, le nom de Dicœoma , dont il ne fait qu'un sous-genre des Cœoma. La nomenclature de Link, étant plus ancienne, doit être conservée. y. PoccmiE.
DICOME. Dicoma. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale, établi par H. Cassini. Caractères : calathide sans rayons, composée d'un grand nombre de Heurs régulières et hermaphrodites; invohicre cylindracé, formé d'écaillés imbriquées, appliquées, ovales , lancéolées, coriaces, membraneuses sur les bords, surmontées d'une arête épineuse; réceptacle plan et sans appendices; ovaire court, cylindiacé et poilu; aigrette double, dont l'extérieure formée de petites écailles nombreuses, filiformes, et munie de petites barbes; l'intérieure a aussi des petites écailles lancéolées, membraneuses et en forme de paillettes; corolle dont le limbe est plus long que le tube, et divisé presque jusqu'à la base en cinq lanières longues, étroites et linéaires; étamines dont les filets sont glabres et les anthères munies de longs appendices tant au sommet qu'à la hase. Une seule plante rapportée du Sénégal par Adanson et conservée dans l'Herbier de Jussieu, constitue ce genre. Cette espèce, à laquelle Cassini a donné le nom de Dicoma tomentosa (Bull. Phil., mars 1818), a une tige herbacée et cylindrique, les feuilles alternes, sessiles, spathulées et laineuses.
DICONANGIA. BOT. Synonyme à'Itca virginica.
DICOQUE. Dicoccum. bot. Genre de Champignons, institué par Corda dans la famille des Gymnocètes, de Fries; dans celle des Tuherculariées ou .Urédinées de Nées. Les principaux caractères de ce genre consistent dans les sporidics qui sont ovales, agglomérées sur le disque, par un pédicellc presque nul. On trouve ces plantes sur les vieux troncs; on les reconnaît aux taches
noires qu'elles impriment sur l'écorcc où elles sont implantées.
DICOQUE (fruit). Fruclus Dicoccus. bot. Fruit formé de deux coques ou akènes accolés l'nn à l'autre par leur coté interne. Ce fruit est le même que le Diakène de Richard.
DICORYPHE. Dicorypha. bot. Du Petit-Thouars, dans son Histoire des Végétaux des iles d'Afri<|uc, a décrit sous le nom de Dicoiyplia Madagascamensis, (p. 15, tab. 7), un arbrisseau delà Télrandrie Digynie, qui croit à Madagascar où il s'élève à une hauteur de dix à douze pieds. Ses rameaux sont faibles et trèsallongés, ornés de feuilles alternes, courlement pétiolées, oblongues, aigués, entières, coriaces. Les Heurs sont pédonculées et forment des faisceaux terminaux. Le calice est luhulé, à quatre lobes caducs; la corolle formée de quatre pétales plus longs que le calice, alternant avec ses lobes. Les étamines sont au nombre de huit, dont quatre seulement sont fertiles et anthérifèies, et quatre stériles; leurs filets sont connivenls à leur base; les ovaires, au nombre de deux, sont adhérents entre eux et font corps avec la base du calice; le style est simple ou profondément biparti; les anthères sont sagiltées, à deux loges, s'ouvrant par une sorte de valve ou de panneau. Le fruit est une capsule adhérente avec la base du calice qui persiste, se terminant siipérieureinent par deux mamelons, s'ouvrant par le sommet, et contenant, dans chacune des deux loges qui le forment, une graine d'un noir luisant, dont l'embryon est renversé. Ce genre parait avoir de grands rapports avec l'Hamamélide.
DICOTYLE. WAM. V. Cocno?!.
DICOTYLÉDOiV. bot. Embryon pourvu de deux cotylédons ou feuilles séminales; tel est celui du Haricot, du Chêne, etc. F. Embryon et Graine.
DICOTYLÉDONS ou DICOTYLÉDONES, bot. L'embryon ayant été considéré comme l'organe le plus important en botanique pour la classification, c'est de sa structure qu'ont été tirés les caractères fondamentaux de la division des plantes en familles naturelles. Mais cet organe ne peut fournir de caractères que dans les plantes Phanérogames qui seules en sont pourvues. Or, dans ces végétaux, on a remarqué qu'il présente deux modifications essentielles. Tantôt son extrémité supérieure est parfaitement indivise, tantôt elle est plus on moins profondément divisée en deux lobes qu'on nomme Cotylédons; dans le premier cas, les plantes Phanérogames ont reçu le nom de Monocotylédones, tandis qu'on les appelle Dicotylédones dans le second. Cette différence dans l'embryon est loin d'être la seule qui existe entre les Monocotylédons et les Dicotylédons. Elle en eniraine d'autres dans le port et l'organisation intime de ces deux groupes. Il nous parait important de les signaler ici rapidement , en nous attachant plus spécialement aux caractères <|ui distinguent les Dicotylédons. En efïet, lorsque l'on veut connaître un végétal, il n'est pas loujours possible d'en observer l'embryon qui fournil le véritable signe distinctif entre les Jlonocotylédons et les Dicotylédons; il est donc utile d'avoir quelques autres caractères qui puissent servir à distinguer auquel de ces deux groupes il appartient.
En général les végélanx Dicélylédonés sont plus rameux que les Monocotylédons. Que l'on observe ceux (le ces derniers végétaux qui croissent dans nos climats ou que la culture y a naturalisés, et l'on verra que ce sont pour la plupart des plantes à liges simples, trèsrarement rameuses. Ainsi le Blé, l'Orge, l'Avoine et toutes les autres Graminées, les Laiches, les Scirpes, les Souclicls et toutes les autres Cypéracées, toutes les plantes bulbeuses, qui appartiennent aux familles des Liliacees, des Aniaryllidées, etc., qui toutes sont des Monocotylédons, présentent presque constamment une hampe ou tige simple. Il n'en est pas de même dans les Dicotylédons , et sous ce rapport, cette difféi'ence est surtout frappante entre les Monocotylédonés et les Dicotylédones arborescents. Quel contraste entre ces Palmiers dont le slipe élancé et cylindrique s'élève quelquefois à une hauteur décent pieds, sans donner aucune ramification, et qui se termine par un vaste faisceau de feuilles, et tous les arbres Dicotylédons, tels que les Chênes, les Charmes, les Peupliers, les Saules, etc., qui forment nos forêts européennes! Les feuilles ne sont pas moins différentes dans leur organisation, si on les observe dans chacun de ces deux groupes. Ainsi dans les Dicotylédons, les nervures ou faisceaux de vaisseaux qui se dessinent à leur face inférieure sous la forme de lignes plus ou n\oins proéminentes, sont irrégulièrement et en quelque sorte indéfiniment ramifiées et anostomosées entre elles. Observez au contraire celles des Monocotylédonés, et vous verrez que constamment les nervures et leurs ramifications sont toujours parallèles entre elles : tantôt elles y suivent la même direction que la côte ou nervure médiane, comme dans les Graminées, les Cypéracées, les Orchidées, Liliacees, etc.; tantôt elles sont perpendiculaires sur cette dernière, ainsi qu'on l'observe pour les Amoméesetles Musacées. Ce parallélisme et cette simplicité dans les nervures des feuilles, est un des caractères les plus faciles pour reconnaître une plante à un seul cotylédon. Ajoutez à ce caractère que presque constamment les feuilles .sont engainantes, ce qui est assez rare dans les plantes Dicotylédonées. L'organisation de la fleur nous offrira encore quelques signes dislinctifs qui ne sont pas à négliger. Ainsi, à l'exception d'un très-petit nombre de familles, les plantes à deux lobes séminaux sont pourvues d'un périanthe double, c'est-à-dire d'un calice et d'une corolle. Les Monocotylédons, au contraire, n'ont jamais qu'un périanthe simple, c'csta-dire qu'un calice, qui, très fréquemment, offre la délicatesse de tissu et les couleurs variées et brillantes qui font l'ornement de la corolle.
Si on coupe transversalement la tige d'une plante Dicotylédonée, annuelle ou vivace, on la voit composée de quatre parties emboîtées les unes dans les autres sous la forme de cercles concentriques. Le premier de ces anneaux, en procédant de la circonférence vers le centre, constitue l'écorce; le second forme la plus grande partie de la masse de la tige; il se compose de fibres longitudinales, entremêlées de tissu cellulaire ; le troisième qui est mince, constitue autour de la moelle, occupant le centre et formant la quatrième partie, un cercle composé de vaisseaux séveux, qui porte le nom
d'étui médullaire. Une tige de Monocotylédonéc est plus simple dans sa composition, c'est en quelque sorte une masse de tissu cellulaire, dans laquelle sont éparses quebiues fibres longitudinales. Mais ces différences sont encore plus grandes entre les végétaux ligneux de ces deux groupes. Le tronc du Chêne ou de tout autre Dicotylédon est formé d'une suite de cônes creux trèsallongés, emboîtés les uns dans les autres, offrant au centre un canal longitudinal rempli par la moelle, et ù l'extérieur une écorce bien distincte. Coupé en travers, ce tronc présente trois parties différentes ; 1» la moelle renfermée dans le canal médullaire; 2» les couches ligneuses, qui se composent intérieurement du bois proprement dit, dont le grain est plus dense et plus coloré, et de l'aubier formé par les couches les plus externes, qui sont d'un tissu plus pâle et plus lâche ; ô» de l'écorce qui se compose extérieurement de l'épiderrae et de l'enveloppe herbacée ou méduUe externe, des couches corticales et du liber. La médulle externe est analogue par sa structure anatomique avec la moelle qui occupe le centre de la tige et remplit le canal médullaire. Elle communique avec elle par le moyen des prolongements médullaires, qui se dessinent sur la coupe d'un arbre Dicotylédon comme des lignes partant en rayonnant du centre vers la circonférence. Tel n'est pas Paspect du sliiie d'un Palmier que l'on a coupé transversalement. Au lieu de présenter cette suite de cercles placés les uns dans les autres, un canal médullaire au centre et une écorce bien marquée à la circonférence, c'est une masse de tissu cellulaire, sans écorce distincte, sans canal médullaire, et dont les fibres ligneuses, au lieu d'être rapprochées et de former des couches ligneuses, sont éparses au milieu du tissu cellulaire.
Dans les Dicotylédons, le tronc présente deux surfaces d'accroissement, au moyen desquelles son diamètre augmente chaque année. Ces deux surfaces sont conliguês; Pune est placée à l'intérieur de l'écorce et Pautre à Pextérieur des couches ligneuses. Chaque année il se dépose entre ces deux surfaces un li(iuidc épais et visqueux qui, par les progrès de la végétation, s'organise et forme une nouvelle couche de bois et une nouvelle couche d'écorce. Les Monocotylédonés, au contraire , n'offrent qu'une seule surface d'accroissement. Ce n'est jamais que par le centre même que le stipe des Palmiers augmente en diamètre.
L'auteur du Gênera Planlarum a d'abord divisé les Dicotylédons en trois sections principales, savoir : 1" les Apétales qui sont tantôt entièrement dépourvues de vrai périanthe et dont les organes sexuels sont simplement enveloppés d'écaillés, tantôt accompagnées seulement d'un calice; 2° les Monopétales qui ont un périanthe double, dont l'intérieur ou la corolle est monopétale; ù" les Polj'pétales ou ceux qui offrent une corolle formée de plusieurs pièces ou pétales. Chacune de ces sections est ensuite partagée en trois classes d'après l'insertion des étamines, savoir : les Apétales épigynes, périgynes et hypogynes; les Monopétales hypogynes, périgynes et épigynes qui se subdivisent en deux, suivant que les anthères sont libres ou soudées entre elles; enfin les Polypétales épigynes, périgynes et hypogynes; ce qui fait dix classes pour les Dicotylé-
ISÎ
(Ions, auxquelles il faut ajouter les DIclines qui compreiineiil tous les végétaux à deux cotylédons qui ont des sexes séparés, sur deux Individus distincts. ^'. Méthode et Familles naturelles.
DICOTYLES ou DICOTYLIS. mam. /'. Cocnon tacni-
CATl.
DICR/EU. Dicrœia. bot. Selon Jussieu , le (jenre décrit par Du Pelit-Tliouars , sous le nom de Dicrœia , parait être le même que le Potlostemum de Micliaux. Néanmoins le premier de ces genres offre ((uelques caractères qu'on n'a pas signalés dans le sQcond.
DICRAKE. Dictanum. bot. Ce genre a été subdivisé par quel(|ues auteurs; une seule de ces subdivisions mérite peut-être d'être admise, si elle est fondée sur des caractères bien exacts; c'est le genre Camprlopiis de Bridel. I.e genre Dicrane parait devoir renfermer toutes les Mousses dont le périslome est simple, composé de seize dents larges, divisées en deux ù peu près jusqu'à moitié, et dont la coiffe est fendue latéralement ; les espèces qui forment le genre Campylopus de Bridel ont été placées tantôt parmi les Dicranes, tantôt parmi les Grimmia. En effet, elles réunissent au port des Dicranum et à un périslome ù peu près semblable, une coiffe campanulée, semblable à celle des Grimmia. Si les dents du [lérislome sont en effet bifides, ce genre mérite d'être conservé, sinon on doit le réunir aux Grimmia comme Uookcr l'a fait.
Les Dicranes présentent deux sections bien tranchées; la première, ou les Fissidens d'Uedwig, a les feuilles insérées sur deux rangs opposés, et placées verticalement; leur bord supérieur est divisé en deux lames qui embrassent la tige. Trois ou quatre espèces assez communes, et d'une forme très-éléganle, appartiennent à cette section qui mériterait certainement de former un genre particulier, si on trouvait des caractères autres que ceux de la végétation pour les distinguer ; ces plantes sont les Dicranum brxoiiles, adianthoides , taxifoliitm, etc., de De Candolle. Les autres i>if/-(7nMW( qui ont assez d'analogie par leur port, ont les feuilles insérées tout autour de la lige, mais souvent déjetées d'un seul côté; leur tige est presque toujours rameuse, à rameaux dressés et serrés. Ces plantes viennent en général par touffes serrées, ou forment des tapis d'un vert gai dans les bois et sur les berges sableuses; une (les plus remarquables est le Z)/ccnHHi« scoparium, espèce très-commune, el l'une des plus grandes du genre ; sa tige est simple ou à peine rameuse, droite et couverte de feuilles longues, déjetées toutes d'mi seul côté; les capsules qui naissent de l'extrémité de la lige sont ordinairement solitaires et portées sur un long pédicelle; elles sont arquées, et leiu' opercule est trèslong. Le JJicraiium ijlaucum, que les explorateurs des contrées méridionales de l'Améri(|ue du sud ont observé dans les forêts de la Guiane et du Brésil, et dont ils ont rapporté des échantillons bien con.statés, forme dans nos bois des touffes larges et très-serrées , d'un vert blanchâtre, composées de tiges rameuses, Irès-rapprocbées et couvertes de feuilles pres(|ue blanches et obtuses. Cctteespèce fructifie assez rarement; ses capsules, d'un brun foncé, sont petites et portées sur un pédicelle assez court et de même couleur. Les espèces de ce
genre el surtout de celte seconde section sont Irèsnombreuses; plusieurs présentent à la base de la capsule une apophyse unilatérale ou siruma, qu'on a comparée à un goitre; tels sont les Dicranum strumiferiim, virens, falcatum, Starkii, etc.
WCRA.ME. Dicraiiia. ins. Coléoptères penlamêres; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Lepelletier et Servillc, qui lui donnent pour caractères distinctifs : mandibules déprimées, comme divisées longitudinalement en deux parties : l'inlerne membraneuse, el l'autre cornée; l'extrémité supérieure n'offrant point de dentelures sensibles; labre caché, ou peu apparent; corps lisse, court, déprimé, large; écusson assez grand; élylres rélrécics postérieurement, aru côté extérieur; deux crochets égaux et bifides à tous les tarses : les deux antérieurs ont leur premier article prolongé inférieuremenl en une dent crochue; deux fortes épines ù l'extrémité des quatre jambes postérieures; le bout inférieur des deux dernières jambes dilaté. Ces Insectes , dont on connaît maintenant quatre espèces, appartiennent au Brésil. DicRANiE VELOUTÉE, Dicvattia velulina; d'un brun châtain; corselet couvert de poils jaunes, très-serrés; d'autres, plus longs et redressés, forment sur le milieu deux lignes longitudinales et une petite touffe élevée de chaque coté; élytres avec quelques petites stries longitudinales, irrégulières, et parsemées de petites taches blanches ; écusson, dessous du corps el pattes, couverts de poils jaunes; jambes antérieures bidentées au côté externe. Les autres espèces ont été nommées Dicraiiia rubricoltis ou tiiyra, hirlipes el flaro-scutellata, par Serville et Delaporle.
DICRAAOPTÉUIDE. Dicranopteris. V. Merte'^sie.
DICRANOURE. Dicranonra. ixs. Lépidoptères; genre de la famille des Nocturnes, tribu des Noctuo-Bombicites, institué par Godard qui lui assigne pour caractères : antennes pectinées, terminées par un petit lîlel simple et courbe; langue roulée sur elle-même, plus longue (jue la tête; palpes inférieures cylindracées; corselet laineux, sans crête; abdomen ovalaire; ailes en toit : les supérieures formant un triangle dont la longueur n'excède pas plusieurs fois la largeur; les inférieures ayant la cellule discoïdale fermée.
DICKÉPIDI. Dicrepidiits. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Scrricornes , tribu des lilaléridcs , formé par Eschschollz pour un insecte nouveau, originaire de Cayenne, et qui offre pour caractères : antennes simples, plus longues que la tête el le corselet, à articles allongés, le dernier presque linéaire, avec le faux article distinct; front terminé en devant par un chaperon beaucoup plus élevé que le labre, arrondi, à bords tranchants; corselet s'élargissanl de devant en arrière, sans rétrécissement marqué ; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures, dilatée vers l'exlrémilé interne et brusquement rétrécie en dehors; une palette sous les second et troisième articles des tarses; le quatrième très-petit. L'espèce qui constitue ce genre a été nommée DicrépiDiE HCFiPÉDE, Dicrepidius ni/ipes; elle est entièrement brune, à l'exception des pattes, qui sont fauves.
DICROBOTRYER. Dicrohohyum. bot. Une plante
des environs d'Anguslura, dans l'Amérique inéridionDle, rapporlée par Huml)Oldt el Bonpland , reçut le nom de DicrobotiyutH divaricatum, deAViUdenow qui laissa dans son Herbier une noie manuscriie sur ses caractères génériques. Ceux-ci ont élé publiés dans le Systemd Vcgelabitinm , T. ix, de Rœmer et Scbultes, sans aucune recbercbe qui puisse éclaircir l'bisloire de ce nouveau genre. Cependant Kunth, dans Vliulex qui termine le troisième volume de ses Nova Gênera, assigne pour synonyme du Dicrobolrier de Willdenow, son Guetlarda xyliostoides, dont il a donné une belle figure (loc. cit., p. 528, t. 292).
DICROCÈRE. Dicroceius. annél. Genre établi, en 1814, par Raffinesque-Scbmallz (Précis des Découvertes sémiologiques, p. 51 ) qui le range parmi les Vers {Hehninlosia) et lui reconnaît pour caractères : corps filiforme ; deux yeux et deux antennes sur la tête; flancs mutiques. 11 renferme une seule espèce, Dicrocèue rou- GEATBE, Dicroceius rubesceiis. 11 a la tète obtuse et la queue aiguË; les anneaux sont plus larges que longs. On le trouve dans les mers de Sicile. Une description aussi abrégée et aussi incomplète ne peut guère servir à reconnaître un genre, et surtout à en caractériser un nouveau. Toutefois on croit voir qu'elle se rapporte à une Annélide voisine des Néréides.
DICRURUS. OIS. r. Dkongo.
DICRYP-ÏE. Diciypta. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi par l.indley qui lui assigne les caractères suivants : périgone compose de folioles dressées et libres : les extérieures ou sépales , assez semblables aux intérieures ou pétales, seulement un peu plus larges; labelleoblong, trilobé, charnu , séparé par un disque calleux du gynoslème : ce disque forme en quelque sorte l'articulation; le gynoslème est la contiiuiation de l'ovaire; il est demi-cylindrique, plus épais un peu avant le point de jonction avec le labelle, et pourvu d'un clinandre convexe; l'anthère est incomplètement biloculaire; elle renferme quatre masses polliniques aplaties, couchées, dont la postérieure est plus petite; la caudicule est courte, linéaire, attachée à la glandule qui a la forme d'un croissant. On trouve les Dicryptes entre les tropii|ues du nouveau continent; ce sont des plantes herbacées, épiphyles, à feuilles coriaces, ligulées, distiques; les pédoncules sont axillaires, solitaires, trèscourts , en fourreau à leur base et ne portant qu'une fleur.
UICTAME DE CRÈTE, bot. Espèce du genre Origan. On a donné imi]ropremeut le nom de Diclame de Virginie au Pouliot, et de faux Dictame à un Marrube.
DICTAMNE. Dictamnus. bot. Ce genre, que l'on connaît aussi sous le nom vulgaire de Fraxinelle, fait partie de la famille des Rutacées, Ue la Décandrie IMonogynie, L. Un calice à cinq divisions profondes et caduques; une corolle de cinq pétales irréguliers et inégaux; dix étamines libres, déclinées, dont les filets sont couverts de glandes tuberculeuses; un style également décliné, offrant cinq sillons longitudinaux, ce qui annonce qu'il est formé de la réunion de cinq styles intimement soudés; un stigmate simple, un fruit composé de cinq capsules uniloculaires, bispermes, soudées
entre elles par leur côté interne, comprimées latéralement, s'ouvrant par leur partie supérieure : tels sont les caractères qui distinguent le genre Dictamne. Une seule espèce le compose, Dictamne blanc, Dictamnus albus, L., Lamk., Illust., tab. 344, fîg. 1 ; Diclamnus Fraxinella, Pers. C'est une plante vivace, à racine fibreuse, qui croit dans les lieux rocailleux des contrées méridionales de l'Europe, en Orient, etc. Sa tige est haute d'environ deux pieds, droite, cylindrique, rougeàtre dans la partie supérieure. Les feuilles sont alternes, imparipinnées, ayant beaucoup de ressemblance avec celles du Frêne ; de là le nom de Fraxinelle donné à ce genre par Tournefort et Cfcrtner. Les folioles sont ovales, aiguës, glabres, luisantes, dentées. Les Heurs sont blanches ou purpurines, pédicellées, obliques, et forment un long épi au sommet de la tige. Les pédou- ' cules de ces fleurs, le calice et la partie supérieure de la tige sont chargés d'une multitude de petites glandes pédicellées, qui sécrètent une huile volatile, très-abondante et d'une odeur très -forte. Aussi cette plante donne-telle lieu à un phénomène très-remarquable, et qui a été observé pour la première fois par la fille de l'immortel Linné ; à certaine époque de sécrétion, et ordinairement pendant les grandes chaleurs de l'été, chaleurs qui favorisent la plus forte production d'huile essentielle, il s'échappe des glandes ou des poils vésiculeux dont toutes les parties de la Fraxinelle sont couvertes, une grande quantité d'huile volatile, qui forme autour de cette plante une sorte d'atmosphère éthéréc. Si vers le soir on y plonge la flamme d'une bougie, l'huile volatilisée s'enHanime, brûle rapidement et produit un de ces éclairs de théâtre. On cultive assez fréquemment le Dictamne blanc dans les jardins; il y forme un très-bel eflfet par ses longs épis, et présente deux variétés : dans l'une les fleurs sont tout à fait blanches, tandis qu'elles sont purpurines dans la seconde. La racine de cette plante qui est amère et aromatique, était jadis employée comme sudorifique et vermifuge; mais les iiraticiens en ont abandonné l'usage.
DlCTEiMDIE.i>;c/e«îV/ia. iss. Diptères, genre de la famille des Tipulaires, établi par Brullé qui lui donne pour caractères : antennes du mâle pectinées, à deux peignes inégaux; celles de la femelle sont composée.s d'articles ovales presque globuleux. Quant aux autres caractères, ils sont absolument les mêmes que ceux du genre Eleuophora. Brullé cite deux espèces qui font partie du genre Tipula de Fabricius; ce sont ; Dictenidia biiiiaculata et Dictenidia paludosa. Toutes deux se trouvent en Europe.
DICTILÈ.ME. Dictilema. bot. Raffinesque a décrit sous ce nom, un genre de plantes marines, qu'il caractérise ainsi ; filaments anastomosés, réticulés, inarticulés, offrant à leur surface ou à leur point de contact, des tubercules séminifères. Ce genre, qui ne peut être adopté sans un nouvel examen, paraîtrait voisin des Hydrodiclyons.
DICTYARIA. BOT. Hill désigne sous ce nom le genre Phallus. V. ce mot.
DIGTYCIA. BOT. Rafiinesque appelle ainsi un genre de Champignons très-voisin du Clalhrus, et qui n'en diffère que par l'absence du volva. Une seule espèce
compose ce ceiirc , c'est le Dicljci'a clalhroklcs (lui croit dans l'Amérique sepLcntriunale.
DICTYDIER. Diclydium. bot. Ce genre, fondé par Scliradcr, ne parait pas méiiler d'être séparé du genre Ciibraria du même auteur; Persoon les a réunis avec raison. En effet, le Diclydium ne diffère du Cn'braria qu'en ce que tout son péridium se transforme, à l'époque de la dissémination des sporules, en un tissu réticulé, tandis que dans le Cribraria la moitié supérieure seule devient réticulée, et la moitié inférieure persiste sous forme de cupule. A ce genre appartiennent les Cribraria ccrnua, veiiosa, splendens, etc., de Persoon ; la i)lnpart ont été parfaitement figurés par Sclirader. Ce sont de petits Champignons très-élégants par leur forme et leur couleur souvent d'un beau rouge. Ils croissent sur les bois pourris.
DICTYE. /)(c<>-a. ipis. Genre de Diptères, établi par Latreille aux dépens de la grande division des Mouches de Linné, et réuni ensuite aux genres Tétanocère et Plalystome.
DICTYOLA. BOT. r. ZoiVARU.
DICTYOLOME. Dictyoloma. bot. Genre de la famille des Rulacées, de la Pentandrie Monogynic, établi par Adr. de Jussieu ( Mém. du Mus., 12, t. 24) qui lui assigne pour caractères : fleurs dioïques; calice court, à cinq divisions profondes; cinq pétales très-longs; les mâles ont cinq étamines longues, insérées autour de la base d'un gynophore globuleux, portant cinq ovaires grêles, plus courts que les élamines. Les fleurs femelles ont aussi cinq étamines, mais plus courtes que les autres et n'offrant que des rudiments d'anthères; les cinq ovaires sont disposés autour du gynophore, de manière ù présenter l'apparence d'un seul, ils sont cotonneux et chargés chacun de quatre ovules; les cinq styles sont soudés et terminés par un stigmate à cinq lobes. Les cinq capsules sont distinctes, comprimées, à deux valves, renfermant trois ou quatre semences. La seule espèce connue, Z)ic/j'o/oma ^'a/i(/eW(a;n/m,appartient au Brésil. C'est un arbuste à feuilles alternes, pinnées, à grappes terminales; les fleurs sont blanchâtres et tomentcuses.
DICTYONÈME. Dictyonema. bot. Agardh a proposé d'établir sous ce nom un genre particulier, pour VHjdrodictyon exccntricum , Rolh, auquel il a reconnu des caractères parfaitement distinctifs.
DICTYONOTE. Diclyonota. ms. Hémiptères; genre de la famille des Tingidites, institué par Curtis qui en a tracé les caractères ainsi qu'il suif : antejines courtes, cylindriques, à premier article arrondi, le second cordiforme et très-court, le troisième épais, très- long et cylindrique, le dernier court et ovale ; rostre reçu dans un sillon du corselet; gaine du suçoir n'offrant que deux ou trois articles distincts ; labre court, sans stries; corselet rebordé; pas d'écusson; hémélytres hétérogènes; corps entouré d'appendices membraneux et relevés; pattes assez fortes.
DicTYONOTE CRASsicoRNE. Dictyotiota crassicornis. Tète pres(|ue carrée, noire; corselet brunâtre; corps dun noir mât; antennes épaisses; pattes brunes. On le (rouve en Suède.
DlCTYOPIIOnE. Diclyoïjhora. bot. Desvaux appelle
ainsi un nouveau genre de Champignons, qu'il a formé pour le Phallus indusiatusde Ventenal(Mém.Insl. 1, p. 520, t. 7, f. 3). Ce Champignon, originaire de Surinam, se rapproche beaucoup du Phallus impudicus; mais il en diffère essentiellement par la présence d'un organe d'une structure tout à fait remarquable. Le chapeau et le pédicule sont réunis par un bourrelet frangé, qu'on prendrait d'abord pour une collerette; mais à mesure que ce bourrelet se développe, les fibres dont il est formé s'allongent, se déploient , et , semblable ù une sorte de filet, il recouvre tout le pédicule du Champignon. C'est la présence de cet organe, qui n'existe pas dans les vrais Phallus , qui caractérise essentiellement le genre Diclyophore.
DICTYOPTÈRE. Dictyoptera. ins. Coléoptères pentamères, genre de la famille des Malacodermes, tribu des Lampyrides, établi par Latreille, avec les caractères suivants : antennes comprimées, avec le troisième article plus long que le précédent; museau très-court; dernier article des palpes maxillaires renflé ; corps mou; corselet élargi, dilaté; articles intermédiaires des tarses en cœur renversé.
DiCTïoPTÈRESAivGtJi!v.Z)(c/>-oju;e/-asa«ji«;jea,Latr. Laiitpyris sanguinea, L. Noir, avec les côtés du corselet et les élytres d'un rouge de sang; ces élytres sont soyeuses et faiblement striées. En Europe, dans les bois.
DICTYOPTÉRIDE. Dicfyopteris. bot. Genre de plantes marines de la division des Dictyotées. Caractères : des feuilles simples ou divisées, souvent dichotomes, toujours partagées par une nervure qui s'évanouit vers leur extrémité ; leur substance est confusément et irrégulièrement réticulée; fructification : petites capsules formant des masses un peu saillantes, éparscs sur les feuilles, quelquefois sur deux lignes parallèles à la nervure, très-rarement en séries transversales. Les Dictyoplérides se distinguent des Amansics par l'irrégularité des mailles du tissu et par la fructification ; la forme de cette dernière partie les rapproche des Dictyoles dont elles diffèrent par la situation des capsules et par la nervure longitudinale. Ce dernier caractère ne s'observe jamais dans les genres Padiiia, Dictyota et Flabelluria de la même famille. La grandeur de ces plantes varie beaucoup : certaines espèces acquièrent à peine cinq à six lignes de hauteur, tandis que d'autres dépassent souvent un pied. Elles diffèrent également dans l'état de dessiccation et de vie; fraiches et au sortir de la mer, elles sont un peu charnues, roides, presque cassantes, et on y observe l'organisation réticulée avec la plus grande facilité; desséchées, elles deviennent très-minces, très-flexibles, et c'est dans cet état que plusieurs auteurs les ont décrites. Les Dictyoi)térides se trouvent dans les zones chaudes et tempérées; elles commencent à paraître vers le cinquantecinquième degré de latitude nord. Commîmes dans la Méditerranée, elles semblent devenir plus rares à mesure qu'on se rapproche de l'équateur; nulle part les espèces ne sont nombreuses. L'on n'en connaît encore que dix à douze, parmi lesquelles on doit citer le Diclyoplcris Justii, des Anlilles, remarquable p.nrsa grandeur; le Dirlyoplcris polypodioidcs, de la Méditer-
ranée, le Dicl/opteris scrnifata, de l'Aiistralasie; à bord carni de petites dentelures; les Dictyopleris ilelicatula et proliféra, des mers des Indes , parasites et très-petites, etc.
DICTYOSIPHON. Dictfosiphon. bot. Genre de la famille des Fiicacées, établi par Greville aux dépens des Scytosiphons d'Agardh. Les frondes sont également filiformes, membranacéo-coriaces ; mais elles en diffèrent en ce qu'elles sont tubuleuses et garnies d'une multitude de ramifications. Les apolhécies sont éparses à la surfacede toutes les parties de ces plantes Cryptogames, et l'on considère le Scytosiphon subtilis. Fucus subtilis, Turn., t. 234, comme le type du genre nouveau.
DICTYOTE. Diclyota. bot. Genre établi par Lamouroux, en 1809, aux dépens des Fucus et des Ulves de Linné. Il offre pour caractères ; des feuilles sans nervures, en général dichotoraes ou comme décbirées, à substance réticulée; capsules en petites masses éparses, rarement en lignes. C'est un des genres les plus naturels de la nombreuse famille des Hydropbytes, quoique les plantes dont il est composé aient été classées les unes parmi les Fucus, les autres parmi les Ulves. Leur substance est un réseau d'une finesse extrême, invisible à l'œil nu, soutenu par un autre réseau beaucoup plus grand que l'on peut quelquefois apercevoir sans le secours des instruments. Le premier est beaucoup plus irrégulier que le second dans lequel les mailles transversales sont moins fortes que les longitudinales. Les feuilles ou les frondes toujours sans nervures, rarement rameuses, presque toujours dichotomes, offrent ordinairement des formes linéaires comme les feuilles des Herbes; elles ne sont jamais velues; leur partie inférieure présente quel- <|ues poils plus nombreux sur la racine ([ui semble en être entièrement composée. Cette racine n'est jamais rameuse comme celle des Laminaires, ni en empalement comme celle des Floridées; elle a le caractère de la racine des Dictyotées. La fruclification est tiès-rarement en lignes bien trancbées; en général elle est éparse, Quelquefois des fructifications éparses sont contenues entre deux lignes d'autres fructifications parallèles aux deux bords de la feuille, ou bien ejitre des lignes en zigzag ou irrégulières et transversales. Cette fructification ist composée de capsules nombreuses, réunies en masses plus ou moins saillantes. Les feuilles de quebiues es|)èces, larges, planes inférieurement, se terminent quelquefois enlanièresfiliformes et cylindriques,sur lesquelles les fructifications forment des sortes de verrues; tels son t le Fucus rhizodesde Turner, T. iv, lab. 233, et ses congénères dont un botaniste a fait un genre particulier.—Les Dictyotes ont une couleur verdàtre, plus ou moins foncée, qui ne change presque point par la dessiccation ; exposées à l'action de l'air et de la lumière, elles prennent une teinte plus foncée, rarement une nuance fauve ou jaune-blanchâtre. Elles paraissent répandues dans toutes les mers, et sont plus communes dans le centre des zones tempérées que partout ailleurs. Parmi elles on remarque le Dictyota ciliala, des côtes de France, dont les fructifications sont éparses et eu lignes transversales, Irès-irrégulières; \e Dictyota dentala, nommé Fucus atomarius par Gmeliii; plante originaire des .Antilles, et que l'on confond encore avec
le Fucus dentatus, Floridée commune dans les mers du Nord; le Dictyota dichotoma, si variable dans ses formes et si répandu dans l'océan euroi)éen ; le Dictyota laciniata, à substance presque cornée dans l'état frais; le Dictyota penicellata, à divisions supérieures cylindriques; le Diclyota rhizodes et ses congénères entièrement cylindriques et filiformes, etc.
DICTYOTÉES. Dictyotece. mt. Ordre de plantes marines ayant pour caractères une organisation réticulée et foliacée, une couleur verdàtre ne devenant jamais noire à l'air. Cinq genres au moins composent cette famille qui se distingue de toutes les autres par son organisation réticulée, facile à observer dans toutes les espèces avec le secours de la loupe et même à l'œil nu. Ces plantes, pourvues d'une tige, de rameaux et de feuilles à nervures ou sans nervures, n'offrent dans leur organisation que du tissu cellulaire et un épiderrae trèsépais. Les mailles ou cellules, souvent irrégulières, présentent presque toujours une forme hexagone ou carrée. Elles sont remplies par une autre sorte de tissu cellulaire plus régulier, beaucoup plus petit et à peine visible avec les plus fortes lentilles des microscopes. Ce dernier tissu contient une substance mucilagineuse, dans laquelle réside le principe colorant des Dictyotées; le premier, que l'on pourrait peut-être considérer comme la partie ligneuse ou solide de ces plantes, paraît composé de membranes plus épaisses et plus fortes longitudinalement que transversalement. Dans les tiges et les nervures, les cellules, beaucoup plus allongées que dans les feuilles, ont les membranes transversales à peine sensibles, ce qui donne à ces parties un aspect fibreux. Les fructifications, très-nombreuses, jamais tuberculeuses, couvrent la surface des feuilles : ce sont des capsules granifères, innées dans la substance de la plante, recouvertes d'une légère pellicule épidermoïque, qui souvent se déchire et même se détruit avant la maturité des graines ; dans quelques espèces, elles deviennent saillantes, jamais elles ne sont isolées; elles forment par leur rapprochement, plutôt que par leur réunion, des taches polymorphes ou des figures linéaires, simples ou doubles, longitudinales, transversales, éparses, etc. La racine des Dictyotées diffère de celles des Fucacées et des Floridées. C'est une callosité entièrement formée de petites fibres, qui produit sur tous les points de sa surface une grande quantité de poils longs, très-fins et très-nombreux, de la même nature et de la même grosseur que les fibres de la callosité, d'une couleur blanchâtre quand la plante est vivante, et jaunissant, devenant même d'un fauve brun par la dessiccation et le contact de l'air. Ces poils couvrent ordinairement la partie inférieure des tiges; dans quelques espèces, ils se prolongent jusque sur les nervures; dans d'autres, ils s'étendent sur une des deux surfaces des feuilles; dans certaines, ils ne dépassent pas la racine, et même ils y sont en très-petit nombre; mais aucune Dictyotée n'en est entièrement dépourvue. La quantité de ces poils augmente avec l'âge; ils varient dans leur forme ainsi que ceux des plantes terrestres. Us disparaissent cependant et se développent à certaines époques, et ne persistent en général que sur les tiges ou les nervures. On peut comparer les Dictyotées aux feuilles
(les Gtiopliylcs ou plantes leneslres. elles leur ressemblent par une foule de rapports, surtout par l'action (liie les fluides atmosphériques exercent sur les uns comme sur les autres.— La couleur, moins olivâtre que celle des Fucacées, n'offre point les brillantes nuances des Floridées; c'est un vert plus ou moins vif, nuancé souvent de fauve, qui change peu par l'action de l'air et de la lumière, à l'exception des tiges ou des principales nervures qui prennent quelquefois une teinte noirâtre. — Il n'est pas rare de trouver des plantes terrestres dont les feuilles colorées en iou(;e ont plus d'éclat que les fleurs; les Tlialassiopliyles foliacées présentent le même phénomène; quelques espèces offrent une couleur rosaire, d'autres un brun fauve, plusieurs un olive rougeâlre; mais ces plantes ne forment pas la cinquième p:irtie des Dictyotées. On ne les observe point dans les Fucacées. Ces plantes vivent une ou plusieurs années; presque toutes celles qui sont pourvues de nervures paraissent vivaces, et sont particulières aux latitudes tempérées ou éi|uatoriales. Les Diclyolées sans nervures se trouvent dans toutes les mers et sont annuelles. Celte famille est composée des genres Amansie, Diclyoplère, Padine, Uiclyote et Flabellaire.
DICTYURE. Dictyurus. bot. Voyage de Bélanger au.x Indes-Orientales; Botani(|ue, 2» partie, p. 170, pi. 1, fig. 2 : » Encore que la fructification de cet extraoïdinaire et charmant végétal ne nous soit pas connue, dit Bory de S'-Vincent, nous n'hésitons pas â le prendre pour type d'un genre nouveau, dont le nom indiquera la conlexture et la forme générale. Mais sa beauté, qui nous a frappé dans un examen attentif, ayant échappé au premier coup d'œil de .M. Bélanger quand il découviit notre Dictyure, ce naturaliste n'en a malheureusement recueilli qu'un échantillon bien incomplet. Nous en recommandons la recherche aux voyageurs qui visiteront les mêmes parages!» On peut, d'après cela, se dispenser de rapporter les caractères provisoires du genre Dictyurus.
DICUTDALAGA. eût. Arbrisseau des Philippines, peu connu, bien qu'il ait été figuré par Camelli.
DICYPELLIER. Dkypetlium. bot. Genre de la famille des Thymélécs , établi par Nées qui lui assigne pour caractères : Heurs dioïqiies; les femelles composées d'un périgone profondément divisé en six parties étalées, planes, égales et persistantes; douze élamines stériles, disposées sur quatre rangs; et celles des trois rangs extérieurs pélaloïdées; ovaire uni-oculaire, uniovulé; style court; stigmate aigu. Le fruit consiste en une baie sèche, implantée sur le périgone épaissi, dont le disque s'est dilaté hexangulairemenl. La seule espèce connue est un arbre du Brésil, à feuilles alternes, penninervées, réticulées; les Heurs peu nombreuses sont réunies en grappes simples.
DIDACTYLE. OIS. Oualilication qui s'applique particulièrement ù l'Autruche qui n'a que deux doigts.
DIDELPIIE. Dideliihis. mam. F. Sarigue.
DlDELPHES.MAM.BlainvilIc, divisant les Mammifères en deux grandes classes, appelle la première celle des Monudelphes, et la seconde celle des Didelphcs qui renferme les Marsupiaux de Cuvier et les Monolrèmes de Geoffroy. A', ces mots.
DIUELTA. Didelta. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie frustranée, établi par L'Héritier (|ui lui donne les caractères suivants ; capitule rayonné; les fleurons du centre mâles; ceux de la circonférence hermaphrodites; les demi-Meurons de la circonférence, au nombre de douze, en languettes et femelles; involucre formé de folioles disposées sur deux rangs; trois extérieures très-grandes, cordiformes, les intérieures longues, lancéolées, au nombre de douze , alternativement plus grandes et plus petites; réceptacle central trigone, presque nu ou couvert de courtes soies, divisible en trois péricarpes osseux, Irigones, qui adhèrent chacun à la base de la foliole de l'invulucre externe, et qui sont entourés d'un autre côté par trois des folioles intérieures. Ces sortes de péricarpes renferment plusieurs loges dans lesquelles sont enchâssés autant d'akènes oblongs, et couronnés par une aigrette ciliée, roide et proéminente extérieurement. L'espèce décrite par L'Héritier sous le nom de Didelta letragoniœfolia est une belle plante herbacée, rameuse, pubescente au sommet, dont les feuilles sont alternes et charnues; les fleurs jaunes, terminales et solitaires. Alton (Uort. Kew., vol. 3, p. 2DG) et Persoon ont changé son nom spécifique en celui de carnosa. D'un autre coté, Thunberg et Linné fils l'ont décrite sous des noms de genre différents; ainsi, pour ce dernier, c'était une espèce de Polymnie, et Thunherg en faisait le type de son genre CVioMs/ea. Elle a été introduite dans les jardins d'Europe au moyen de graines venues du cap de Bonne-Espérance. Comme elle fleurit pendant tout l'été et l'autonme,que ses graines viennent à maturité, qu'elle peut passer à l'état frutescent si on la conserve dans une serre chaude, et qu'elle se multiplie facilement de boutures et de graines, cette plante mériterait d'être cultivée avec soin, si le nombre des belles fleurs composées n'était pas déjà extrêmement considérable dans les jardins. Alton (/oc. cit.) en a publié une seconde espèce sous le nom de Didelta spinosa, <jui correspond au Choristca spiiwsa de Tbiinberiî ou Faionium spinosuin de Gscrtner.
DIDEJ.INE ou DIDEMNON. Didemniim. polyp. Savlgny a établi, sous ce nom, un genre voisin des Alcyons, dont les caractères consistent dans une masse opaque, spongieuse, d'un blanc de lait, à la surface de laquelle se voient des mamelons disposés en quinconce. Les Didemnes incrustent les Madrépores et les Algues. Chaque mamelon contient un petit Polypier dont la bouche est en entonnoir et munie de six denticules. Le corps est comme étranglé vers le milieu. Savigny a figuré les deux espèces qu'il a observées sur les côtes d'Egypte, et que l'on retrouve sur les côtes de l'Europe méridionale ; l'une, DiDEUNE candide, Didemntim candidiim, 5Iém., p. l'Ji, pi. 20, f. 1, a le corps étendu encroûte mince, opaque, d'un blanc de lait, plan ou relevé çà et là de quelques gibbosités; orifices jaunes, à rayons trèspointus; enveloppe o|iaque, toute blanche; thorax d'un jaune safrané ainsi que les viscères de l'abdomen; tunique membraneuse, marquée de fines nervures musculaires; estomac presque globuleux, très simple; intestin éprouvant deux étranglements légers au-dessous de l'estomac, se repliant communément en avant; ovaire situé du côté gauche. L'autre, Uidebse visqueux, Di-
ilemntim viscosum , a le corps étendu en croule mince, un peu transparente, visqueuse, d'un blanc terne; les orifices grisâtres. De même que la précédente, son diamètre total est d'un à deux pouces ; la taille individuelle ne dépasse guère une demi-ligne.
DIDEKME. DUleriiia. bot. Ce genre, établi par Persoon, a été depuis limité par Link,aux espèces qui présentent les caractères suivants ; le péridium est globuleux ou irrégulier, sessileou stipité, formé, comme dans le genre Didymium, de deux membranes, l'une extérieure, dure et fragile; l'autre intérieure, plus mince; toutes deux se divisent irrégulièrement au sommet; on n'observe pas de columelle dans son intérieur, mais seulement quelques filaments assez rares, qui naissent du fond de ce péridium.
Les espèces de ce genre sont peu nombreuses; elles croissent , comme presque toutes celles des genres voisins, en automne, sur les tiges sèches et sur le bois mort.
DIDEROTA. BOT. V. OCHROSIE.
DIUliSME. DUlesmus. bot. Genre de la famille des Crucifères, de la Tétradynaraie siliculeuse, L., proposé par Desvaux pour le Myagrum /Egyplium de Linné, adopté par De Candolle (Syst. Nat.) qui y a ajouté deux autres espèces. Ses caiactères distinclifs consistent en une silicule partagée en deux articles contenant chacun une ou deux graines ; l'inférieur est tronqué à son sommet, le supérieur porte le style. Les graines contenues dans chaque article sont pendantes. Le Ditlesviiis j£(/Xptius, Desvaux, DC, Sj'St. Nat. u, p. C38; Delessert, Icon. Set., ii, t. 92, est une plante annuelle, qui croît en Egypte et dans les îles de l'Archipel. Ses feuilles inférieures sont entières, elliptiques ou pinnatitides et lyrées; les supérieures sont étroites, lancéolées et simplement dentées. De Candolle réunit aussi à ce genre le Simipis bipinnala de Desfontaines, et le Duniastenuil'olia de Smitli,/'ro(//owi. Flor.Grœcœ. Il y ajoute encore, mais avec doute, le Mxagrumpinnatutii de Kussel.
DIDICILIS ou DIDICLIS. bot. Synonyme de Gymno- (j/num.
DIDISQUE. Didisctis. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Penlandrie Digynie, formé par De Can. dolle aux dépens du genre Trachymène. Caractères : involucre composé de plusieurs folioles placées à la base de l'ombelle; pétales ovales, entiers, un peu obtus; styles divergents; fruit échancré à sa base, assez semblable à deux écussons accolés, comprimé, rugueux, ayant son raphé étroit et ses cotes longitudinales; semences comprimées. Des deux espèces connues de ce genre et qui toutes deux appartiennent à la Nouvelle- Hollande, l'une, Didiscus cœrulœus, est velue; elle a les feuilles pétiolées, tripartites, avec les segments divisés en deux ou trois lobes dentés; l'ombelle simple et les fleurs d'un bleu d'azur; l'autre, Didiscus albijlorus, est glabre; elle a les feuilles radicales longuement i>étiolécs, découpées, et les caulinaires beaucoup plus petites et presque sessiles ; les Qeurs sont blanches.
DIDRIC. OIS. Espèce du genre Coucou.
DIDUS. OIS. f^. Drome.
DIDYMANDR.i. bot. Willdenow nomme ainsi un arbre du Pérou, qui parait appartenir à la famille des Euphorhiaeées, et que Ruiz et Pavon ont décrit dans leur Flore péruvienne sons le nom généri<iue de SxnzygantUera.
DIDYME. Didymus. bot. Un organe est Didyme quand il est formé de deux parties arrondies et réunies entre elles par leur côté interne. Ainsi l'ovaire d'un grand nombre d'Ombellifères, les anthères d'un grand nombre de plantes sont Didymes.
DIDYiMÈLE. Didymeles. bot. Genre établi par Du Petit -Thouars (Hist. desVégét. d'Afriq., l^f liv., p. 23), sur une plante nouvelle, recueillie par lui à Madagascar. Il appartient à la Diœcie Diandrie, et sa place, dans les familles naturelles, n'est pas encore fixée. Caractères ; Heurs unisexuées et dioïques; fleurs mâles disposées en gr.ippe composée, formées de deux petites écailles, dans lesquelles sont deux anthères sessiles, cunéiformes, jointes à leur base et extrorses; fleurs femelles disposées en épi simple, situé un peu au-dessus de l'aisselle des feuilles, composées de deux petites écailles appliquées contre les pistils ; ceux-ci sont formés de deux ovaires monospermes, ovés et sillonnés par leur face interne; ils manquent de style et sont couronnés d'un stigmate bilobé. Aux ovaires succèdent des drupes, dont un avorte quelquefois dans chaque fleur, de formes semblables à celles des ovaires; leur noyau est solide, osseux et enveloppé d'une sorte d'arille charnu et réticulé; la graine est ovée et acuminée; son cordon ombilical est court, et descend du sommet; l'embryon qu'elle renferme est de même forme qu'elle, inverse, et n'est point accompagné d'un jiérispernie ; sa radicule est courte et ses cotylédons sont épais, semi-ellipliiiues etplansà leur face interne. Le nombre binaire de toutes les parties de la fleur caractérise assez bien ce genre, et lui a mérité son nom de Didymeles , qui sigpifie double membre. Le Didymeles Maduguscaiiensis , Du Petil-Thouars (loc. cit., tab. 3), est un arbre qui s'élève à une hauteur médiocre; ses fleurs sont peu apparentes; ses branches forment une cyme élégante; elles sont allongées, garnies de feuilles alternes, épaisses, très-grandes, ovales, lancéolées et acuminées.
DlDYiMlEK. Didymium. bot. Le genre décrit sous ce nom par Schraderse rapproche beaucoup des Didenna eldes Phy sa ru m de Persoon ; il est caractérisé par son péridium stipité ou rarement sessile , ordinairement siihérique, composé de deux membranes distinctes, l'extérieure plus dure et cassante , l'intérieure plus mince et transparente; dans son intérieur on observe une columelle ovoïde ou globuleuse ; c'est le seul caractère qui distingue ce genre des Didenna, dans lesquels il n'existe pas de columelle. Les sporules que renferme le péridium ne sont entremêlées que d'un petit nombre de filaments. Les espèces de ce genre sont assez petites et croissent sur les bois morts, sur les feuilles sèches, etc. DlDYiM0CAUPE.Z)i(/jw!0ca/7)î<s.B0T. Jackson, dans les actes de la société Linnéenne, a établi ce genre dans la famille des Bignoniacées, et dans la Didynamie Angiospermie, L., pour quelques végétaux de l'Archipel de l'Inde, offrant un calice quinquéfide, une corolle infundibuliforme, à cinq lobes irréguliers, et une capsule siliqueuse, à quatre loges. Jackson y a admis sept
espèces dont qualie herbacées, deux surti'ulesccntes et une frutcsccnlc. Aux quatre premières le D' Ilooker a cru pouvoir en ajouter une cin(|uièine à laquelle il avait donné le nom de Didymocarpus Rcxii; mais la différence qu'oïl a reconnue entre cette espèce et les autres Uidyraocarpes, par son calice divisé en cinq folioles jusqu'à sa base, par la forme de son stigmate, par la structure et la torsion spirale de sa capsule, a décidé Lindiey ù former de cette espèce un {jenre particulier qu'il a nommé Streplocarpus. y. ce mot.
DIDYMOCHITON. Didxmochitum. bot. Blume a institué ce genre dans la famille des Méliacées, Monadelphie Décandrie, pour un arbrisseau de Java, Diilymocltitum nutans, dont les feuilles imparipennées ont les folioles oblongues, lancéolées, pubesccnles en dessous. Les fleurs ont le calice 5-denté; cinq pétales libres et dix étamincs ; un style simple avec le stigmate trilobé; une capsule trivalve; elles forment des panicules axillaires et penchées.
DIDYMOCHLÈNE. Didxmochlœna. bot. Ce genre, ilécrit i)ar Desvaux, se rapproche beaucoup par ses caractères du Diplasium; aussi une plante à peine différente de celle que Desvaux a fait connaître, a-t-elle été décrite et figurée depuis par Raddi, sous le nom de Diplazium pnlchcnimum. Ce même genre a été également indiqué longtemps après la description qu'en a donnée Desvaux, par Langsdorff, sous le nom de Ilys- (erocarpos; le Dktymochlœna ne diffère du Diplazium, que par ses groupes de capsules, beaucoup plus courts et ovales; les capsules qui forment ces groupes sont également placées des deux côtés d'une nervure, de laquelle naissent deux téguments qui les recouvrent et s'ouvrent en sens opposés, et tous deux en dehors, par rapport à la nervure. Ces deux genres diffèrent par conséquent entre eux, comme les Athyrium des Asplenitim. La première espèce connue a été décrite sous le nom de Didyinochlœna siniiosa par Desvaux, qui la croyait originaire de l'Inde. Si cette localité était certaine, il n'y aurait pas de doute que la plante du Brésil ne dût former une seconde espèce; elle n'en diffère cependant que par ses frondes plus grandes, dont les pinnules sont plus larges et plus olituses ; dans l'une cl dans l'autre, les pétioles sont couverts d'écaillés rousses, les frondes sontbipinnées ; les pinnules, assez noralireuses, sont glabres, presque rhomboïdales et auriculées supérieurement; chaque nervure secondaire ne porte qu'un seul groupe de capsules, près de son extrémité.
DIDYMOCRATER. bot. Martius a établi ce genre dans sa Flore Ci yplogamique d'Erlangue. 11 a beaucoup d'analogie avec celui (ju'il a découvert depuis au Brésil, et i|n'il a décrit sous le nom de Diamphora. Caractères : filaments simi)les, droits, cloisonnés, très-délicats, rapprochés par touffes, portant à leur sommet deux péri- (liums vésiculeux, cylindri(|ues, géminés, qui s'ouvrent par un orifice arrondi; ces vésicules renferment des sporules nombreuses, globuleuses, sans mélange de filamenls. Martius en a observé une espèce sur les tiges des plantes mal desséchées et conservées dans les herbiers; ses péridiums sont de couleur cendrée; dans une autre espèce qu'il a décrite depuis, les péridiums sont bruns.
DIDYMODON. Didymodon. bot. On a donné ce nom ;> un genre de Mousses, voisin des Trichostomcs , et caractérisé par son péristome simple , composé de trentedeux dents filiformes, rapprochées par paires, et quelquefois même soudées par la base, et par sa coiffe qui se fend latéralement; dans ce genre viennent se ranger plusieurs plantes décrites par différents auteurs, et particulièrement par Bridel, sous le nom de Trichoslomtnii. On doit également lui réunir le Cyiiontodium et le Swartzia d'Iledwig, qui n'en diffèrent pas sensiblement; enfin, Ilonker y place même le Dicraiiuvipurpureum d'Hedwig, qui en a le port et dont le |>érisloine a une grande analogie avec celui des Didymodon , quoiqu'il en diffère par ses dents réunies en grande partie par des filaments transversaux.
L'espèce la plus remarquable de ce genre, el qu'on peut en regarder comme le type, est le Didymodon capillaceiim, ou Swartzia capitlacea d'Iledwig; cette espèce, très-abondante dans quehiues parties des Alpes, et en général sur les rochers , forme des touffes serrées, d'un beau vert pale, et d'un aspect soyeux; ses tiges sont assez longues, couvertes de feuilles sélacées, presque distiques; ses capsules sont droites el cylindriques. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses, el presque toutes croissent dans les montagnes; elles ont le port des Dicranum et des Torlula, el presque les caractères des Trichostomum , dont elles diffèrenl surtout par leur coiffe fendue latéralement.
DIDYMOGLOSSE. Didyiiwglossiim. bot. Ce genre deFougères, de la famille des Ilyménophyllées, institué par Desvaux et publié dans les Annales de la société Linnéenne de Paris, vi, 530, a été réuni par Endlicher au genre Tricbomane de Linné.
DIDYMOMÈLE. bot. r. Didymèle.
DIDYMOSPOUIER. Didymosporiiim. bot. Genre de la famille des Urédinées, établi par Nées qui lui assigne pour caractères : stroma convexe; sporidies didymes, à une seule cloison, non pédicellées, oblongues, réunies à un faux stroma. Deux espèces composent ce genre : l'une est le Slilbospora didyma de Link; l'autre, le Didymosporium hcdysaii, qui a élé observée parasite sur le Sainfoin du Maryland. Grewiller en a ajouté une troisième qui se trouve également en Angleterre comme en France et en Belgique, sur le bois mort du Bouleau, et qui d'après cela a reçu le nom de Didymosporier du }iou\e!iu, DidyinospoiiumBetuUnuin;Melanconium Betutinum, Kunze. Les groupes sont presque coniques, irréguliers; te stomate déi>rimé, élalé largement à sa base, d'un jaune de soufre; lessporidies sont compactes, ovoïdes, noires, à une seule cloison.
DIDYNAMES (étamines). bot. Lorsque dans une fleur il existe quatre étamincs, el que ces quatre étamines sont disposées par paires, de manière qu'une des paires est plus longue que l'autre, ces étamines sont appelées Didynames. Telles sont celles des Labiées, des Scrophulaircs, etc.
DlDYiN'AMlE. Didynamia, bot. C'est le nom de la quatorzième classe du Système sexuel de Linné, caractérisée par quatre étamines dont deux plus grandes et deux plus petites. A celle classe apparliennenl plusieurs familles naturelles, telles que les Labiées, les Scru-
liliiilara'es , les Verbénacées , elc. Linné y a établi deux ordres : 1" la Gymiiospermie qu'il caractérisait parqua- Ire graines nues au fond du calice, et 2» l'Angiospermie, renfermant toutes les plantes à étamines didynanies dont le fruit est une véritable capsule. Au premier de ces deux ordres appartient la famille des Labiées; au second les familles des Scrophulariées, des Khinanthacées, etc. Mais cette distinction est fondée sur une erreur. En effet il n'existe pas de graines nues, et le fruit des Labiées offre un véritable péricarpe , mais profondément partagé en quatre lobes qui, à l'époque de la maturité, se séparent les uns des autres. Richard, dans les modifications qu'il a faites au système sexuel de Linné, a autrement dénommé et caractérisé ces deux ordres. Il nomme le premier Tomogynic qui signifie ovaire fendu, et le second Atomogynie qui signifie ovaire entier.
DIDYIVAMISTE. Dkfynamisla. bot. Le genre auquel Tbunberg donnait ce nom, a été réuni au genre Thalic- Irum. F. PiGABON.
DIECTOMIDE. Diectomis. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Kunth qui lui assigne les caractère suivants : fleurs disposées en épis composés d'éjiillets géminés, uniflores, un des épillets hermaphrodite et sessile, le second neutre et pédicellé. Dans l'épillet hermaphrodite, la lépicène est formée de deux valves inégales, coriaces; l'extérieure est plus grande, carénée et terminée par une arête à son sommet. La glume se compose de deux paillettes minces et membraneuses; l'inférieure qui est plus grande, un peu carénée, porte à son sommet une arête coudée vers son milieu. Dans l'épillet neutre les deux valves de la lépicène sont inégales, planes et aristées; les deux paillettes minces, membraneuses et mutiques. Ce genre a les plus grands rapports avec Vylndroporjon, dont il a été séparé; il en diffère surtout par ses épillets uniflores, tandis qu'ils sont généralement à deux fleurs, dont une est rudimentaire dans les Andropogons, par la valve externe de sa glume qui est arislée à son sommet, et par la i)ailletté inférieure de sa glume, qui porte une arête, tandis que c'est la supérieure dans le genre Andropogon.
DiECTOMiDE FATiGiÉ. Diectoiius fastigiata, Beauv., Agrost., p. lûô; Kunth, in Hùmb. Noe. Gen. 1, p. 103, t. Cô; Andropogon fasligiaium, Sw. Plante vivace, <|ui croît à la Jamaïque et sur le continent américain, dans la province de Cumana. Son chaume est dressé, rameux, un peu comprimé, haut de deux à trois pieds, glabre; ses feuilles sont linéaires, acuminées, planes, striées, glabres, un peu rudes sur les bords. Les fleurs forment plusieurs épis allongés, fusiformes, disposés en panicule.
DIEFFENBACHIE. Dieffenbachta. bot. Genre de la famille des Aroïdées et de la Polyandrie Polygynie de Linné, institué par Schott qui lui donne pour caractères : spathe roulée; spadice pseudo- hermaphrodite inférieurement, où il est adhérent à la spathe, et mâle supérieurement où il est tout à fait libre; point d'appendice stérile ; étamines nombreuses ; trois ou quatre anthères biloculaires, oblongues, fixées en verticille sur un connectif tronciué, à loges parallèles, déhiscentes au sommet par un pore commun; plusieurs ovaires libres,
entourés chacun de trois étamines avortées, en massue et soudées entre elles par leur base; un seul ovule pariétal vers la base, orthotrope, s'élevant au moyen d'un court fanicule; stigmate discoïde, sessile ; baies uniloculaires et monospermes, semence subglobuleuse avec le test coriace, un peu épais et l'ombilic basilaire et large ; l'embryon est antitrope dans un axe d'albumine, l'extrémité radiculaire étant opposée à l'ombilic , et supère. Le type de ce genre est la Difîenbachie de Seguin, Calladium Seguinettm, Vent., dont la tige est épaisse, géniculée, recouverte des vestiges des anciennes feuilles engainantes et caduques; ces feuilles sont oblonguesovales, cuspidées, nervurées, ordinairement empreintes de maculalures colorées, surtout vers la côte; la spathe est verdàtre. Cette plante est originaire des Antilles.
DIENIE. Dieni'a. dot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Wonandrie, institué par Smith ((ui le caractérise de la manière suivante : périanlhe étendu; sépales linéaires et libres; labelle en forme de cornet, parallèle avec la colonne qui se termine en massue ailée; masses poUiniques semi-arrondies au nombre de quatre, disposées par paires. La Dienia conijesia (Lindl. Bot. Regist. 825 in textu) est une plante herbacée du Népaul, à feuilles caulescentes ovales-lancéolées; à pétioles engainants; la tige dépasse en longueur les feuilles; elle se termine par un épi cylindrique, épais, composé de fleurs très-petites, dont les sépales intérieurs sont filiformes.
DIERBACHIE. .D!e;iac/i('a. Sprengel ayant donné le nom de Dunalia à un genre dont l'espèce unique a été diversement nommée par les botanistes (Hedyotis iuberosa, Swartz), il devait en résulter quelque confusion de nomenclature, dès qu'il avait à mentionner le genre Dunalia de Kunth ; c'est ce qui lui a fait prendre le parti de substituer à ce dernier nom celui de Dierbachia que les botanistes n'ont point adopté.
DIERESILE. BOT. Dans sa classification carpologique, Mirbel nomme ainsi un genre de fruits formé de plusieurs parties qui, à l'époque de la maturité, se séparent les unes des autres. Il cite pour exemple les fruits des Galiiim , de la Capucine, etc., qui restent clos et ne contiennent qu'une seule graine; ceux des Blalvacées, du Tribttlus , etc., dont les coques s'ouvrent et contiennent fréquemment plusieurs graines. Une même dénomination ne peut comprendre des fruits dont la structure offre des différences aussi tranchées. Les uns, en effet, sont des akènes , les autres des coques et des capsules. F. ces différents mots.
DIERVILLE. Dieri-iUa. Ce genre de la famille des Caprifoliacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Tournefort, fut ensuite réuni au Lonicera par Linné. Dans son Gênera Plantarum , Jussieu, ayant de nouveau séparé celui-ci en plusieurs groupes et rétabli les genres de Tournefort, donna les caractères suivants au Diervilla: calice oblong, à cinq divisions, muni à sa base de bractées; corolle du double plus longue, infundibuliforme, à cinq divisions étalées; cinq étamines saillantes; stigmate capité; capsule oblongue, non couronnée, à quatre loges renfermant un grand nombre de graines très-petites. On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre qui a reçu les noms de Dier-
rilla Tournefottii,îlich\.; Diermlla Acadiensi», Dum., Cours. ; Diervilla huinilis , Persooii ; Dicrcilla littea, Hort. Paris., et Loniccra Diervilla, L. C'est un arbrisseau élégant dont les fleurs, d'un jaune paie, sont nombreuses et portées sur des pédoncules terminaux et axillaires. Il croit spontanément dans les lieux alpestres du Canada, de New -York et de la Caroline. La température de ces localités offre assez d'analogie avec celle de notre climat européen, pour que cet arbre soit susceptible de culture dans nos jardins d'agrément.
DIÉSIE. Diesia. iNS. Genre de Coléoptères hétéroraères, établi par Fiscber qui l'a ainsi caractérisé : antennes allongées, de onze articles distincts, dont le dernier, conique ou fusiforme, est plus ou moins allongé ; lèvre supérieure triangulaire, rétrécic à sa base, dilatée et émarginée au sommet; mandibules très -courtes, triangulaires, fortes, terminées par une pointe lisse et brillante; mâchoires courtes et courbées en forme de faux; palpes inégales, (ilifornies, les antérieures beaucoup plus longues et plus grosses que les postérieures; menton arrondi en avant, avec uneéchancrure triangulaire. Les Diésies ont le corps triangulaire, la Iftlegrande, inclinée, les yeux en croissant, le prolliorax annulaire, rétréci légèrement au milieu; les élylres sont un peu plus larges que le corselet, et ont une forme triangulaire avec les angles rebordés; les pattes sont allongées cl velues, et les jambes de devant sont subtriangulaires et dislinclemcnt dentées. Ce nouveau genre se rapproche des .ikis et des Plalyopes par les élytres rehordées; il a aussi quelipie analogie avec les Pimélies; mais il diffère des uns et des autres par plusieurs caractères, cl entre autres par les articles des antennes, ainsi que par les jambes antérieures, dentées dans toute leur longueur.
UiÉsiE \ SIX iiENTS. Diesia sexdentata, Fisch., t. 14, lig. S a, g). Tète grande, inclinée, velue, noire; la lèvre supérieure, les palpes et les antennes sont biunes; le dernier article en est long, fusiforme el de couleur ferrugineuse; le corselet est presque annulaire, un peu rétréci au milieu, cilié de jaune antérieurement et postérieurement; l'écusson est très-petit, pointu à la base, et plus large vers les élylres; celles-ci sont triangulaires et planes, garnies de points élevés et enfoncés; l'angle en c»1 caréné et la carène est crénelée ; la partie abdominale des élylres est rude à cause des points élevés qu'elle présente, et rchordée ; le corps est hérissé inférieurement de soies jaunes ; les pattes sont longues, couvertes de poils ; les jambes de devant ont une forme presque triangulaire, et sont pourvues intérieurement lie deux épines, et extérieurement de six ou plusieurs dents. Cette espèce se trouve en Russie dans les déserts des Kirguises, au midi d'Orcnbourg.
DiÈsiE QUAURiDEiVTÉE. Diesia quadridentata, Fisch. lab. 14, fig. 7. Têle grande, pointillée, brillante, avec les parties de la bouche brunes; le prothorax est cylindrique, rude, hérissé de poils, convexe et rétréci en arrière; l'écusson est petit, triangulaire, mais en sens inverse; les élylres sont convexes, rudes , couvertes de poils, à bord caréné, moins larges que le corselet; le corjis est couvert inférieurement de duvet brun ; les
paltcs sont poilues; les jambes de devant ont Intérieurement deux épines, et extérieurement quatre dents. La Diésie quadiidenlée, que l'on trouve aussi dans les steppes au midid'Orenbourg, s'éloigne de l'espèce précédente par des caractères assez tranchés.
Fischer observe que dans le genre Diésie et quelques autres plus ou moins voisins des Pimélies, on rencontre entic les espèces des différences telles, qu'il existe des passages insensibles d'un groupe à l'autre; celle circonstance indique la réserve qu'on doit apporter dans rélablissenienl des nouveaux genres.
OIÉTÉIUCE. Dielcricn. bot. Genre de la famille des Saxifragées, établi par Seringe qui lui donne pourcaraclères ; calice ample, décidu, à quatre ou cinq divisions; quatre ou cinq pétales onguiculés; huit ou dix étamincs insérées en dessous du disque, ù anthères arrondies ; ovaire libre, à deux ou trois loges , et huit ou dix écailles libres à sa base; deux ou trois styles persistants; capsule ovale oblongue, à deux becs, biloculaire , à deux valves renfermant une cinquantaine de semences oblongues et comprimées. La Diétérice paniculée forme un petit arbrisseau à feuilles opposées, simples, lancéolées, glabres, glauques, dentelées, à stipules linéaires el décidues. Les Heurs sont réunies en panicules axillaires.
DIETES. Diètes, bot. Salisbury a formé ce genre dans la famille des Iridées, Triandrie iMonogynic de Linné, aux dépens du genre Morœa de ce botaniste célèbre; ce genre n'a point été adopté parBellendcn Ker, dans sa Monographie des Iridées; il a laissé dans son genre Iris le Dieles Morœoides , qui formait le type du genre de Salisbury. Le Morœa calenulala de Lindley, Bol. Rcgist., 1074, qui constitue l'autre espèce du genre Dietès, ne présente i)as de grandes différences avec le Morœoides , quoiqu'elle soit originaire de Madagascar et celle-ci du cap de Bonne-Espérance.
DIETOPSIDE. Dietopsis. ins. Coléoptères hétéronières; genre de la famille des Sténélylres, tribu des Cislelèles, établi par Solier pour un Insecle de Cayenne, que l'on availd'abord rangé parmi les Allécules. Caiactères: antennes assez longues et grêles ; dernier article des palpes maxillaires très-gros, court, transverse et régulièrement triangulaire; labre saillant; yeux légèrement lunules, ne convergeant pas sensiblement antérieurement au dessus de la Lète; prolliorax oblong, plus étroit que la base des élytres; cuisses renflées dans le milieu et ovalaires; pénultième article de tous les tarses divisé en deux lobes profonds, très-étroils et linéaires, réunis en dessous par une pelote membraneuse ; troisième article des tarses antérieurs bilobé, avec pelote en dessous; les deux premiers courts, triangulaires, avec des pelotes peu sensibles.
DIETKICllIA. uoT. r. Frjvnciscea.
Dllitl M.VMTOU. jioiL. Synonyme vulgaire d'AMPULlAiRE luoLE, Ampullarius urceus. y. ce mot.
DIEVES. CÉOL. Les dépôts argileux qui se trouvent dans le terrain houillier portent ce nom, selon Oesmaresl, dans les déparlemenls du nord de la France.
DIFFLUGIE. DilJlugia. annéi.? Petit animal raicroscopiiiue, décrit par Léon Leclerc cl observé dans les eaux des environs de Laval. Ses caractères consistent
en tin corps Irès-petil, coiilraclile, gélatineux, pourvu (le lonlaciilcs irrégiiliers et rétractiles, coiileiui dans un fourreau ovoïde, formé de grains de sal)Ie agglutinés, et tronqué à l'extrémité par laquelle sortent les tentacules. 11 est fort difficile d'assigner la véritable place de cet animal encore imparfaitement connu, et qui n'est certainement pas infusoire, dans le sens jusqu'ici allaclié à ce mot.
DIFFOKMIÎS ou ANOMIDES. Famille d'Orthoptères, fondée par Duméril, et qui renferme les genres IMante, Pliyllie et Phasme.
DIFFUS. Diffusus. bot. Se dit des divers organes des plantes, lorsqu'ifs sont étalés sans direction fixe.
D1G.4ME. BOT. Suivant Cassini la calathide est Bigame, quand elle est composée de deux sortes de fleurs différant par le sexe; telles sont celles de VAsCer Chinensis, de VHelianthus anmius, etc.
DIGENÉE. Digenea. bot. Genre d'Algues de la famille des Floridées, établi par Agardh ([ui lui donne, pour caractères : fructilîcation tapissant des soies confervoïdes, articulées, appliqiiées sur un réceptacle cartilagineux, d'une couleur purpurine. Ces plantes ont la consistance des Fucus marins et se trouvent souvent mêlées et confondues avec eux.
DIGÈRE. Difjeia. bot. Genre de la famille desAmarantbacées et de la Pentandrie Monogynie de Linné, institué par Forskalil qui l'a ainsi caractérisé : fleurs hermaphrodites, ternées, à trois bractées, les deux latérales stériles, se changeant en créle horizontale, l'intermédiaire fertile; trigone pentaphylle; cinq élamines libres, à filaments subulés, à anthères biloculaires; ovaire uniloculaire, uniovulé; style court, surmonté de deux stigmates; caryopse tuberculée. Le Digéra arvensis est une plante de l'Inde; sa tige est couchée, rameuse, garnie de feuilles alternes, lancéolées, trèsentières, rugueuses, glabres; les pédoncules sont axillaires, portant des fleurs rouges. Jussieu, n'admettant pas le genre, réunit cette espèce aux Achyrantbes.
DIGESTION. ïooL. V. Nutrition.
DIGITAIRE. Digataria. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Haller, réuni par Linné aux Panicnm, distingué de nouveau par quelques botanistes modernes, et entre autres par Palisot de Beauvois, mais qui, en définitive, ne diffère des autres Panicum que par son inflorescence en épis unilatéraux, f. Panic.
DIGITAL BLANC. BOT. Synonyme vulgaire de Clavaria pistillaris. V. Clavaire.
DIGITALE. POIS. On nomme ainsi vulgairement les très-jeunes Saumons.
DIGITALE. Digitalis. bot. Genre de la famille des Scrophulariées, et de la Didynamie Angiospermie, qui se reconnaît à son calice persistant, à cinq divisions profondes et inégales, à sa corolle monopélale lubulée, irrégulièrement évasée, très-ouverte , à limbe oblique, offrant quatre ou cinq lobes inégaux. Les élamines sont didynames, incluses; les anthères à deux loges didy- j mes ; le style se termine par un stigmate bifide. Le fruit i est une capsule ovoïde, acuminéc, renfermée dans le ! calice et s'ouvrant en deux valves dont les bords ren- f Irants formaient les cloisons. Les espèces de ce genre, i au nombre d'environ vingt-cinq, sont des plantes her- 1
bacées. vivaces, à feuilles alternes, et à fleurs disposées en longs épis, souvent d'un aspect fort élégant, qui a mérité à plusieurs l'accès dans nos jardins.
Digitale pourprée. Digitalis purpurea , L., Bull. Ilerb. tab. 21 ; Rich., Bot. Méd., T. i, p. 236. C'est une des plus belles espèces du genre et une des plus communes en France. Ses feuilles radicales sont pétiolées. ovales, aiguës, un peu sinueuses, velues et blanchâtres sur leurs deux faces, mais surtout inférieurement. La tige est dressée, simple, de deux à trois pieds de hauteur, cylindrique, très-velue, et comme cotonneuse. Les fleurs sont d'une belle couleur pourpre, très-grandes, pédonculées, toutes tournées d'un même côté, pendantes, et formant un épi simple. La corolle est irrégulièrement évasée, presque campaniforme, à cinq lobes très-obtus et inégaux ; sa face interne est tigrée de petits points noirs entourés d'une auréole blanchâtre, et garnis de poils longs et mous. La Digitale pourprée fleurit vers le mois de juin. La beauté et l'éclat de ses Heurs la font rechercher et cultiver dans les parterres. Cette plante jouit d'une grande réputation comme médicament. Ses feuilles, qui sont la partie dont on fait usage, ont une saveur acre, amère et désagréable. A la dose d'un grain, elles excitent l'action sécréloire des glandes salivaires, occasionnent un sentiment pénible d'astriction dans la gorge et de malaise dans l'estomac. Si l'on augmente graduellement cette dose, il se manifeste une excitation générale; quelquefois le vomissement a lieu, ou les déjections alvines deviennent i)lus abondantes et plus fréquentes. Enfin, si la quantité du médicament est portée subitement à une dose élevée, il détermine alors tous les phénomènes de l'empoisonnement par les substances narcolico-âcres. Un des effets les plus remarquables de la Digitale pourprée , c'est l'action secondaire qu'elle exerce sur la circulation du sang. Le pouls qui d'abord avait été accéléré par l'usage de ce médicament, finit ordinairement, chez le plus grand nombre des sujets, par devenir plus lent et moins développé, et il n'est pas rare de le voir descendre assez rapidement de soixante ou soixante-dix pulsations par minute, à trente, ou même à vingt-cinq. Ce résultat, constaté par un grand nombre de praticiens, n'a cependant pas lieu chez tous les individus ; il en est au contraire dont le pouls bat constamment avec plus de force et de rapidité après avoir fait usage de la Digitale. C'est d'après cette action sédative de la Digitale sur le système sanguin que plusieurs auteurs ont recommandé l'usage de la Digitale dans les palpitations et les anévrismes du cœur et des gros troncs vasculaires. Une des maladies contre lesquelles on l'a employée avec le plus d'avantage, c'est l'hydropisie essentielle, soit du tissu cellulaire, soit des cavités splanchniques. L'excitation générale que ce médicament détermine, l'abondante sécrétion d'urine qu'il provoque, rendent assez bien compte des succès qu'on a olilenus dans cette circonstance. 11 n'en est pas de même dans la phlhisie pulmonaire; malgré les éloges qui lui ont été prodigués l)ar quelques ^nédecins anglais, les recherches de Bayle et de plusieurs autres praticiens recommandables, sont loin de les avoir justifiés. On a aussi employé la Digitale pourprée avec assez de succès dans les différents
symplumes de la maladie scrophulcuse. Les reuillcs de Digitale pourprée s'administrent ordiiiaircmenl eu poudre, à la dose d'un à deux grains, dose que l'on augmente progressivement. L'extrait aqueux est une préparation (rès-éncrgiqne, dont la dose est à peu près la même que celle de la poudre. Quant à la teinture alcoolique, on en donne de douze à vingt gouttes dans une polion. On l'emploie quelquefois ù l'extérieur pour frictionner les parties affectées d'infiltration séreuse. On prépare aussi une teinture étliérée de Digitale dont la dose est de iiuelques gouttes.
DiuiTALE \ GRANDES FLEURS. Digtlalis graniliflom, Lamk. Cette belle espèce, qui croît dans les lieux monlueux en Alsace, dans les Vosges, les Basses-Alpes, etc., se dislingue par ses feuilles lancéolées, pointues, erahrassantes, glabres en dessus, mais velues sur leurs bords. Les Heurs sont grandes, d'un jaune sale, tachetées de points pourpres.
DiUlTALE A PETITES FLEURS. Digitolis porviflofa,
Lamk. ; Vigilalis liilea, L. Elle se distingue facilement par ses feuilles lancéolées, étroites, algues, glabres; par ses fleurs petites, d'un jaune pûle , formant de longs épis dont toutes les fleurs sont tournées d'un même coté. Elle croit sur les coteaux pierreux dans la forêt de Fontainebleau.
Digitale rodceatre. Digilalis purpurasceîis, Roth. Elle parait être une hybride de la Digitale à grandes ou à petites fleurs, fécondée par la Digitale pourprée. Son port et son feuillage sont à peu près ceux de la Digitale à petites fleurs, mais ses feuilles sont un peu plus grandes et pubescentes. Sa corolle est plus ou moins évasée, diversement nuancée de jaune et de rougeâtre, toujours un peu barbue à sa lèvre inférieure. Elle a été trouvée en Auvergne, en Alsace, aux Pyrénées, en Bourgogne, etc., constamment dans des lieux où croissaient les espèces précédentes.
Digitale a feuilles de Molène. Digitalis Tliapsi, L. Elle croît en Savoie, en Espagne, etc. ; blanchâtre et cotonneuse, ses feuilles sont lancéolées, décurrentes surla tige, comme celles du Bouillon blanc {Ferbasctim TImpsus). De lu le nom spécifique sous lequel on la connaît. Ses fleurs sont grandes, purpurines, disposées en épi.
Digitale ferrugineuse. Digitalis ferriigiiiea, L. On reconnaît cette espèce à sa tige de quatie à cinq pieds de haut, entièrement glabre, ainsi que les autres parties de la plante. Ses feuilles sont sessiles, lancéolées, marquées de nervures très -saillantes à leur face inférieure. Ses fleurs forment un long épi trèsserré ; elles sont d'une grandeur moyenne et d'une couleur jaune-rougeùtre. On la trouve sur les collines en Piémont.
Digitale Sceptre. Digitalis Sceptrum, L. Elle est originaire de l'île de Madère. Sa tige est dressée , ligneuse inférieurement, rameuse et très-velue, surtout à sa partie sui)érleure. Ses feuilles sont sessiles, allongées, spathulées, très-rapprocliées, velues et blanchâtres à leur face inférieure. Les Heurs sont d'un jaune doré mêlé de rouge, pédonculées, pendantes et formant un long épi. —
Digitale amEtiRE. Digitalis minor, Lin., Tournef.
Inst., 105. Quoique naturelle à l'Espagne, celte Digitale ne s'y rencontre pas communément. Sa tige ne s'élève guère au delà de douze à quinze pouces, elle est légèrement velue, garnie de feuilles sessiles, oblongues, rétrécies vers leur base, imperceptiblement dentées ou crénelées, vers l'extrémité ; elles sont d'un vert assez intense, chargées de quelques poils rares et distants. Les fleurs sont d'une couleur de rose tendre, disposées en une grappe lâche et peu garnie, longue de cinq à six pouces et terminant la tige ; les segments du calice sont oblongs et pointus ; la corolle est moins longueque dans les espèces précédentes, ventrue, parsemée intérieurement de points d'un pourpre assez Intense ; la lèvre sul)érieure est courte, obtuse, faiblement bilobée, l'inférieure est également obtuse, mais un peu plus prolongée en avant. Les étamines sont terminées par des anthères jaunes.
Digitale duveteuse. Digitalis lanala, Wald., Bot. Mag., 1159. Il n'y a guère plus d'un demi-siècle, que l'on a observé cette espèce comme réellement distincte, et celte observation est due au comle de Waldcstein, qui l'a consignée dans la Flore hongroise. Sa tige est simple, droite, anguleuse, haute de trois à quatre pieds, terminée par un épi dense, composé d'un grand nombre de fleurs. Les feuilles sont de moyenne grandeur, lancéolées, presque Irinervurées, lisses, avec les bords cillés comme les angles de la tige. Les bractées ont en tout la forme des feuilles, mais sous des dimensions infiniment moindres. Le calice est sesslle, avec ses cinq divisions lancéolées et algues; la lèvre supérieure de la corolle est seulement dentée; l'inférieure est beaucoup plus longue, échancrée ou divisée en deux grands lobes arrondis; elle est en dehors d'un pourpre sale, picolé et tacheté de brun ; la couleur intérieure est le blanc bleuâtre , veiné et réticulé de pourpre. Les anthères sont d'un jaune très-vif.
Digitale tojieîsteuse. Digitalis tomentosa, Bot. Mag., 2194. Celle espèce parait cire originaire du Portugal. Sa tige a deux pieds et demi de hauteur; elle est lisse et glabre à sa base, velue au sommet, ainsi qu'à ses ramifications. Les feuilles sont alternes, ovales-oblongiies, pétiolées avec les bords du pétiole un peu décurrenls sur la tige, tomenteuses et un peu rugueuses en dessus, velues en dessous. Les fleurs constituent un grand et bel épi terminal; chacune d'elles est portée sur un pédoncule courbé et hispide, accompagné d'une bractée foliacée et algue; la corolle est tubuleusc, renflée, dilatée, d'un blanc rosé, avec la face supérieure presque cramoisie. Les lèvres sont légèrement découpées : la supérieure offre deux lobes à peine distincts et l'inférieure trois, dont l'intermédiaire beaucoup plus grand.
Digitale DES Canaries. Digitalis Canaiiensis, Lin. Bol. Rcgist., 48. Plukenet et Commclln sont, à ce qu'il paraît, les premiers botanistes qui aient fait mention de celte jolie espèce que l'on trouve sauvage aux îles Canaries.
Sa lige est haute de cinq pieds environ ; ligneuse , cendrée, ordinairement simple et nue vers sa base, bruue, herbacée et feullléedans sa partie supérieure où elle se divise quelquefois en plusieurs rameaux. Les
friiilles sont alternes, sessiles, longues de quatre ponces, lancéolées, aiguës, finement dentées, d'un vert agréable et lisses en dessus, plus pâles et duveteuses en dessous. Les fleurs sont réunies en épi assez dense, long de sept ou huit pouces; la corolle est d'un beau jaune orangé, avec la lèvre supérieure courbée et partagée en deux lobes au sommet; elle s'étend au delà de l'inférieure, qui a trois lobes aigus, dont l'intermédiaire plus long et réfléchi.
Digitale omt,fn\L^. Ufgitalis orientalis , Bot.Mag. 2255. Tourn., Cor. 9. C'est à tournefort que l'on doit la découverte de cette espèce qu'il a observée pendant son voyage au Levant. Ses tiges ont environ un pied et demi de hauteur; elles sont grêles, cylindriques, feuillécs, lisses inférieurement et pubescentes au sommet. Les feuilles sont alternes, sessiles, linéaires-lancéolées, trÈs-enliéres, glabres et d'un vert assez tendre. L'épi qui couronné la tige est lâche, allongé, composé de Meurs distantes, assez courtes et pédiculées; le pédoncule est cylindrique, accompagné d'une grande bractée foliacée; la lèvre supérieure delà corolle est beaucoup plus courte que l'inférieure, dont le lobe intermédiaire est très-grand et fort allongé, les latéraux se font à peine remarquer. La couleur générale de la corolle est le blanc rosé, pointillé et veiné de rouge purpurin ; toutes ses parties sont pubescentes, visibles et moins longues que les filaments slaminaux.
Les jardiniers nomment fausse Digitale le Dracoceplialiim yirgÎHicum.
DIGITALES. ÉCHI7I. et mou. foss. Plusieurs oryclographcs ont donné ce nom à des pointes d'Oursins fossiles, ainsi qu'à des Bélemnites, des Tul)uliles, des Dentales, et même des Solens également fossiles.
DlGlTALIFOr.ME. Digitaliformis. C'est-à-dire ressemblant à un dé à coudre.
DIGITALINE, inf. Genre de la classe des Psychodiées microscopiques, delà famille des Vorticellaires, formé aux dépens du genre Foilicella , trop considérable et composé par Wuller d'espèces incohérenles. 11 offre les plus grands rapports avec les véritables Vorticelles rameuses, mais ne présente pas, comme ces animaux, des cils ou organes cirrbeux, à l'orifice qui, d'ailleurs, n'a jamais ses pédicules partiels, contortiles, ni même rétracliles. Ses caractères consistent dans un stipe fisluleux, peu flexible, simple, ou le plus communément dendroïde, se divisant dans ce cas en rameaux rigides. Les pédicules supportent une urne cylindracée, oblongue, non campaniforme, unie à la gorge où elle est uniquement tronquée, de manière à présenter, dans sa troncature, la figure plus ou moins réguliêred'un cœur. Celte forme distingue aussi le genre dont il est question des Dendrelles avec lesquelles il présente d'autres affinités. Les Digitalines croissent ordinairement sur les petits' Crustacés aquatiques; des Cyclopes, des Monocles et des Daphnies en sont quelquefois couverts au point d'en souffrir et de ne pouvoir plus nager que difficilement. Comme on le voit aussi dans les autres Vorticellaires , il arrive une époque où les urnes se détachent, et, individualisées, voguent librement. Ce fait avait été fort bien saisi par Roésel et par Ledermuller. On connaît trois espèces de Digitalines ; 1° la Simple,
Digitaliria simplex, Bory, Lederm. pi. 78, m. — 2» La Digitaline de Roesel, Digitalina Jiœselii, B.; l'orlicella Digitalis, Muller, Inf. p. 527, pi. 4G, f. G; Encycl.. Vers. 111., pi. 23, f. 6. — 5» La Digitaline anastatique, Digitalina anastatica, B.; yorlicella anasfa- /ico, Muller, Inf., p. 226, pi. 4G, f. 5; Vorticelle rose de Jéricho, Encycl., Vers. III., p. 74, pi. 23, f. 5.
DIGITALIS. BOT. f^. Digitale.
DIGITARIA. BOT. Synonyme de Digitaire. F. Pamc.
DIGITÉE (feiulle). bot. Lorsqu'une feuille est composée de plusieurs folioles partant toutes du sommet d'un pétiole commun, cette feuille est dite Digitée; comme dans le Marronnier d'Inde, par exemple.
DIGITIGRADES, mam. On appelle ainsi la division des Mammifères, qui comprend les animaux Ongulés.
DIGITINERVÉ. Digitineivis. bot. Se dit ordinairement des feuilles, et quelquefois de tout autre organe ù surface étendue, où l'on remarque des nervures partant toutes de la base et se dirigeant vers le sommet sans éprouver de division.
DIGITI-PINNÉE (feuille), bot. Feuille décomposée portant au sommet d'un pétiole commun, deux ou plusieurs feuilles pinnées; telles sont certaines espèces de Minieuses.
DIGLIPHOSE. Digliphosa. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, formé par Blume (Dydrag. FI. Ind., ô-ïG). Caractères : sépales dressés, les intérieurs plus larges que les extérieurs ; labelle concave, adhérent par un onglet au gynostème, à limbe étalé, entier; gynostème recourbé supérieurement et obtus; anthère terminale, convexe, bifide, biloculaire ; masses poUiniques rarement au nombre de plus de deux, anguleuses, comprimées, palpeuses, céréeuses, attachées par le bord glanduleux du stigmate. Le DiclimosE A larges FEriLLES cst une plante herbacée, privée de bulbe; ses racines sont rampantes, fibreuses; sa tige est cylindrique, épaisse, monophylle au sommet; les feuilles sont membraneuses, nervurées, lancéolées et glabres; le pédoncule est radical, engainant à sa base; les fleurs, réunies en épi, sontpédicelléeset bractéatées.
DIGLOBICÈRE. Diglobicera. ipis. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricornes, tribu des Dasytes, établi par Lalreille. Ce genre se distingue de tous les autres de la même tribu, par le nombre des articles de ses antennes qui n'est que de dix, et par la forme des deux derniers qui sont plus gros que les autres et globuleux.
DIGLOSSE. Diglosstis. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini et présentant les caractères suivants : calathide composée d'un disque à fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, et d'une demi-couronne formée de deux ou trois fleurs en languette et femelles; involucre cylindracé, composé de cinq à six folioles disposées sur un seul rang, glandulifères, arrondies et mucronées au sommet; réceptacle nu, conique et alvéolé; aigrettes composées, les unes de paillettes courtes, et les autres d'écaillés filiformes et triquètres, alternant avec les premières. Ce genre est placé par son auteur dans la tribu des Uélianthées, section des
Tagélinées, près du genre Tagetes dont il ne diffOrc | essentiellement que par sa couronne à deux ou trois lleurs au plus, presque entièrement cachées dans l'involucre. Selon Cassini lui-même, le Dif/lossus pourrait n'être considéré ipie comme un simple sousgenre. Kuntli indiciuc la réunion de ce genre avec le Biebera de Willdcnow. Le Diglosse variable, Diijlossus variahilis, Cass., plante herbacée, recueillie au Pérou par Joseph de Jussieu, e; conservée dans l'herbier d'Ant. Laurent de Jussieu. est la seule espèce décrite.
DIGLOTTIDE. Oiglottis. bot. Nées et Marlius (Aor. .■Ict. Bonn., vol. xi, p. 170. t. 19) ont fondé ce genre dans la famille des Rulacécs. Caractères : calice campanule, quinquéfide; cinq pétales égaux, à limbe dressé, réunis jusque vers leur milieu, en une corolle tiibuleuse; cinq étamincs courtes, insérées sur la corolle; deux fertiles appendiculécs à leur sommet, les trois autres stériles; cinq carpelles uniovulés, entourés à leur base d'une cupule charnue; style très-court. On ne connait encore que le OigloUis oborata, espèce décrite par Nées et Martius. C'est un arbuste qui croît dans les forêts du Brésil, près du fleuve Dipolo; ses branches, réunies en uuccyme touffue, portent des feuilles éparses, simples, oblongues, obovées, parsemées de points glanduleux. Les Heurs sont disposées en une grappe courte et terminale; le calice est pubescent, et les pétales sont aigus, longs de trois lignes à peu près.
DIGLYPHOSE. Diglyphosa. bot. Genre de la famille des Orchidées, de la Gynandrie Monandrie de Linné, institué par le docteur Blume qui lui a reconnu pour caractères : sépales subringenls; pétales semblables, mais plus larges; labelle adhérant avec élasticité à la hase du gynostème, ascendant, concave, recouvert d'une membrane crétée à l'intérieur, avec son limbe entier et étalé; gynostème demi- cylindrique et fléchi au sommet; anthère hiloculaire, convexe et bifide antérieurement, renfermant deux masses polliniques, comprimées. La DiGLYPiiosE A LARGES FECULES, Diglyphosa latifolia, est une plante herbacée, dépourvue de bulbe ou de pseudobulbe qui est remplacé par un rhizome d'où s'échappent des racines fibreuses et rampantes; la (igeest cylindrique, un peu épaisse, monophylle au sommet, accompagnée d'une feuille membraneuse, nervurée, elliptique-lancéolée, glabre, engainante à sa base, se couronnant d'un épi composé d'une multitude de Heurs pourvues de bractées. Celte plante croit dans les forêts monlueuses de l'île de Java.
DIGNE-D.4ME. bot. Nom vulgaire du Maranla antndinucca.
DlGllAMME. POIS. Espèce du genre Labre.
DIGRAPHIDE. Digra/zltis. bot. Le Digraphide coloré, Trin., n'est aulre chose que le Plialaiis aruntlinacea, L., érigé en genre nouveau ainsi qu'on l'avait déjà fait dans la Flore wetteravienne sous le nom de Baldingcra. /'. Piialaride.
DIGYNE. Digrniis. noT. Une fleur est Digyne lorsqu'elle est pourvue de deux pistils distincts ou d'un seul pistil surmonté de deux sligmales. Telles sont celles des Ombellifères, des Saxifrages, etc.
DIGYNIE. Digynia. bot. Dans les treize premières classes du Système sexuel de Linné, où les caractères
de ces classes sont tirés du nombre des étamines. ceux des ordres sont fondés sur le nombre des pistils, ou simplement des stigmates, dans le cas d'unité de pistil, la Digynie est le second ordre, et compiend toutes les jilanles qui offrent deux pislils, ou seulement toutes celles qui présentent deux styles ou deux stigmates distincts.
DIKES. géol. y. Basalte.
DILATÉ. Vilatatus. bot. Organe qui s'élargit en lame de la base vers le sommet; les feuilles, le périanthe, les filaments des étamines sont surtout susceptibles de dilalalion.
DILATRIDE. Ditatris. bot. Genre de plantes Monocolylédonées, qui présenic pour caractères : un calice adhérent à l'ovaire, velu à l'extérieur, dont le tube est court et le limbe profondément partagé en six parties: trois extérieures el trois intérieures, alternes avec les premières, toutes égales entre elles, oblongues, caiialiculées, dressées, persistantes et portant chacune un filet inséré vers leur base. Les filets opposés aux trois divisions extérieures sont avorlés et très-courts; les trois autres pliis allongés et surmontés d'une anthère qui est plus longue dans l'un des trois. L'ovaire, qui est terminé par un style et un stigmate simples, devient une capsule environnée et couronnée par le calice, partagée en trois loges par autant de valves qui viennent, en se repliant, s'appuyer sur les angles d'un placenta central, trigone, aux faces duquel s'insèrent des graines solilalres dans chaque loge , aplaties et pellées. Les feuilles radicales sont engainantes, celles delà tige sessiles; les fleurs disposées en corymbes terminaux, accompagnées de spathcs simples. On en rencontre trois espèces au cap de Bonne-Espérance. Persoon y réunit en outre VHciiliera de Michaux, qui paraît plutôt congénère de VArgolasia. -,
Le genre Dilatris, placé d'abord à la suite des Iri- m dées.doll, suivant l'opinion de Jussieu, devenir le type d'une iu>uvelle famille à laquelle il donnerait son nom, el que caractériserait principalement la disposition des valves de la capsule. Elle répondrait en partie à celle que Brown a établie sous le nom d'ilœmodoracées.
DILËPIDE. bot. Organe formé de deux écailles.
DILEPYUE. Dilepyium. bot. Le genre de Graminées décrit sous ce nom dans la Flore de l'Amérique septentrionale, 1, p. 40, ne paraît pas dlR'érent du genre Mûhlenbergia de Schreber. H ne faut pas le confondre avec le genre Dilepyrium, de Raffiiiesque, qui fait aujourd'hui partie du genre Oryzopsis, de Richard.
DILIVAIUE. Dilivaiia. bot. Sous ce nom, Jussieu sépare une espèce d'Acanllie de Linné, VAcanlhus ilicifolius, dont il forme un genre distinct, ainsi caractérisé : calice à quatre divisions profondes, accompagné de trois bractées; ces divisions et ces bradées sont arrondies et comme imbriquées; corolle dont le tube court et rétréci est fermé par des écailles, et dont le limbe se partage en deux lèvres : la supérieure composée de petites dents extrêmement courtes, l'inférieure très-grande et découpée en trois lobes à sa terminaison. Les anthères et la capsule sont comme dans l'.Acanlhe. L'espèce citée est un arbrisseau armé ou dépourvu d'aiguillons, qui croît dans l'Inde et la Nouvellellollande;
ses feuilles oblongues, à dents épineuses, rappellent par leur forme celles du Houx, comme l'indique le nom spécifique; ses fleurs sont disposées en épis. Poiret y réunit deux autres espèces originaires également de l'Inde, l'une qui est VAcantIms ebracteatus de Valil (Symb., tab. 40), et dans laquelle chaque fleur est accompagnée d'une bractée unique; l'autre, qu'il nomme Dilwaria longifolia, se distingue par ses feuilles entières. Brown, ne reconnaissant entre les genres Acanthits et Dilivaria que des différences légères dans les parties de la fructification et dans le port, propose de les réunir de nouveau.
DILLENÉES. bot. Même chose que Dilléniacées.
DILLÉMACÉES. ViUeniaceœ. bot. Famille de plantes Dicotylédones, polypélales, hypogynes, établie par De Candolle avec les caractères suivants : périanthe double, à préfleuraison imbriquée; calice peisistant, à cinq divisions profondes, dont deux situées plus à l'extérieur. Les cinq pétales, qui sont caducs, forment une seule rangée, et s'insèrent, ainsi que les élamines, sous les ovaires. Quelquefois la corolle ne se compose que de trois pétales. Étamincs fort nombreuses ; elles ont tantôt leurs filaments libres, tantôt réunis en plusieurs faisceaux; dans deux genres ils sont tous insérés d'un seul côté des ovaires ; les anthères biloculaires sont adnées à la partie supérieure des filets qui les séparent; elles s'ouvrent par un sillon longitudinal qui est généralement placé sur leur face interne, quelquefois sur leurs côtéS', mais jamais sur leur face externe. Le nombre des pistils est sujet à varier. Le plus souvent on en compte de deux à cinq; quelquefois ils sont plus nombreux,comme on l'observe surtout danscertaines espèces de Dillenia; rarement on n'en trouve qu'un seul par suite de l'avoitement des autres. Quelquefois ces pistils restent distincts, d'autres fois ils se soudent plus ou moins entre eux par leurs côtés. Chacun des ovaires est à une seule loge, et contient plusieurs ovules attachés soit à sa base, soit à l'angle interne, le plus souvent disposés sur deux rangs. De son sommet nait un style court, épais,que termine un stigmate d'une forme variée, mais toujours simple; les ovaires deviennent autant de capsules uniloculaires, contenant une ou plusieurs graines, et s'ouvrant par leur coté interne au moyen d'un sillon longitudinal; quelquefois ces capsules se réunissent en une seule et restent indéhiscentes ; les graines sont souvent enveloppées en grande partie par un arille urcéolé et frangé; le tégument propre de la graine est dur et crustacé; il recouvre un endosperme charnu, dans lequel existe un petit embryon dressé, placé à la base de l'endosperme.
Les plantes de cette famille ont les feuilles alternes, rarement opposées, toujours simples, entières ou dentées, ordinairement coriaces et persistantes; les stipules manquent généralement; quand elles existent, elles sont roulées comme dans les Magnol lacées; les fleurs sont quelquefois extrêmement grandes et solitaires; plus souvent elles forment en quelque sorte des grappes ou des panicules.
Le nombre des végétaux réunis dans cette famille s'est accru d'une manière très -rapide. Du temps de Tournefort, par exemple, aucun n'était connu. Linné ô di(;t. des sciences nat.
en a décrit trois, WiUdenow vingt et un. Dans le premier volume de son Systema, De Candolle en mentionne quatre-vingt-seize, dont cin<|uanteet une croissentdans l'archipel Austral, vingt et une dans l'Inde et les contrées voisines, trois dans le midi de l'Afrique; vingt et ime dans l'Amérique méridionale. Aucune Dilléniacée n'a été observée dans l'hémisphère boréal; car, ainsi que l'a reconnu De Candolle, la plante décrite par Pursh sous le nom de Tigarea tridentata, et qui est originaire de l'Amérique septentrionale, n'appartient pas à cette famille. Elle forme un genre nouveau (Purshia, DC.) dans la famille des Rosacées.
La plupart des genres qui constituent aujourd'hui la nouvelle famille des Dilléniacées étaient autrefois placés en partie dans les Magnoliacées et en partie dans les Rosacées. Cette famille a beaucoup de rapports avec les Uenonculacées, les Magnoliacées, les Anonacées, les Cistes et même les Rosacées : 1" elle se distingue des Renonculacées par son port qui est fort différent, par son calice persistant et par ses anthères introrses; 2° dans les Magnoliacées et les Anonacées le nombre des parties de la fructification est ternaire, tandis qu'il est quinaire dans la famille des Dilléniacées; 3" dans les Cistes l'ovaire est constamment simple et uni(|ue, et les graines sont attachées aux bords rentrants des valves; 4" enfin l'insertion est hypogynique dans les Dilléniacées et périgynique dans les Rosacées. Cette famille tient donc le milieu entre les Renonculacées et les Magnoliacées.
De Candolle divise les Dilléniacées en deux tribus. l'" tribu : Délimacées.
Filaments des étamines manifestement dilatés à leur sommet et portant sur leurs parties latérales les deux loges de l'anthère écartées l'une de l'autre. — A cette première tribu appartiennent les genres suivants :
Telraceia, L., DC; Davilla, Vandelli, DC; Doliocar/îMs, Roland, DC; Delima, Juss.,DC.; Curaletla, L., DC; Trachytella, DC; Recchia, DC.
l\<! tribu ; DiLLÉNÉES.
Filaments des étamines non dilatés à leur sommet; loges de l'anthère très-allongées. Cette tribu comprend les genres : Pachynema, Brown, DC; Hemistemnia, •luss., DC; Plemandra, Labill., DC; Candollea, Labill., DC; Adraslœa, DC; Hibberlia, Andrews, DC; fformia, Rottb., DC; Colbertia, Salisb., DC; Dillenia, L., DC.
DILLÉNIE. Dillenia. bot. Genre de la famille des Dilléniacées. Caractères : calice à cinq divisions trèsprofondes, qui persistent ets'accroissent après la floraison. Pétales au nombre de cinq, persistant également; étamines fort nombreuses, disposées sur plusieurs rangées, libres et égales entre elles; ovaires au nombre de dix à vingt, soudés, et formant un péricarpe multiloculairc, à loges polyspermes, couronné par les styles et les stigmates qui sont persistants et rayonnes. Les espèces connues sont des arbres à feuilles pétiolées, ovales ou allongées, dépourvues de stipules; les fleurs, jaunes ou blanches et quelquefois extrêmement grandes, sont portées sur des pédoncules solitaires, uni ou muUiflores. Les Dillénies sont toutes originaires de rinde; les deux suivantes sont surtout remarquables par la beauté de leurs fleurs.
Diu.ÉNiB A GRANDES FiEiRS, DUlenin speciosa, Tliunl).,Smilh, Erot. Bot., t. 2. 5; ])C... Syst. 1. p. 430. Arbre très- élevé, croissant au Malal)ar, à Ceyian, Java, etc. Ses feuilles sont péliolées, coriaces, très-grandes, (l'un vert foncé, ovales, aigut's, dentées en scie, analogues ù celles du CluUalgnier, mais plus larges, marquées de nervures latérales. Les fleurs sont blanches, ayant environ cinq à six pouces de diamètre, portées sur des pédoncules solitaires, axillaires, d'un pouce de longueur. Le calice est à cinq divisions obtuses, concaves, devenant très-épaisses après la fécondation. Les pétales sont ol)ovales, obtus, plans. Les étamines sont excessivement nombreuses, très-serrées, ayant les anthères jaunes. Les pistils, au nomhie d'environ vingt, sont tous soudés, et leurs stigmates sont étalés et rayonnants.
DiLLÉNiE A FLEURS DORÉES. DilleHia auvca, Smith , Exot. Bot., t. 92, 93, DC. {loc. cit.) Les feuilles de cette belle espèce ressemblent aussi beaucoup à celles du Châtaignier, elles ne se développent qu'après la floraison. Les fleurs sont d'un jaune doré, portées sur des pédoncules dicholomes. Ces fleurs ont au moins trois pouces de diamètre. Les fruits se composent en général rie douze pistils soudés. Ces deux espèces sont cultivées dans les serres où elles fleurissent quelquefois.
DILLWEKIA. DOT. y. RoiniA.
DILLWiNELLE. Dillwinella. zooi.? bot. crypt.? (Arthrodiées.) Genre de la tribu des Oscillariées, qui jusqu'ici ne contient qu'une seule espèce, Dillwinella serpentina, B.; Conferva mirabilis, DMw.V. Arturo-
DIÉES.
DILLWYNIE. Dillwynia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, et de la Décandrie Monogynie de Linné, établi par Smith qui le caractérise ainsi : calice simple, à deux lèvres et ù cinq découpures; corolle papilionacée, dont l'étendard est très-élargi, obcordé, ou fortement échancré; carène formée de deux pétales soudés supérieurement et plus courts que les ailes; dix étamines libres, à anthères arrondies et didymes; ovaire ovale, portant un style recourbé supérieurement et surmonté d'un stigmate capité et pubescent; légume ovale, ventru, légèrement pédicellé, surmonté d'un style persistant, uniloculaire, et renfermant deux graines réniformes, dont une avorte souvent. Ce genre, dédié à Dillwyn, auteur d'un ouvrage estimé sur les Hydrophytes, a de grands rapports avec les Gompholobium, Daviesia, et autres Légumineuses de la Nouvelle- Hollande. Smith {loc. cit. et Exotic Botaiir, t. 25 et 2G) en a décrit et figuré plusieurs espèces; et LabiliaviiiÈre (Nov.-Iiolland., vol. 1, p. 109, t. 139 et 140) en a fait connaître deux espèces; mais selon Brown, la seconde de ces espèces, ou le Dythcynia obovata, doit en être séparée et constituer, avec le Dillwynia myrtifolia de Smith, le genre Eutaxia. V. ce mot.
DiLLWYNte LAKCÉoiÉE. DUlwytiia tanceolata. Arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur, dont la lige se divise en rameaux cylindriques, nombreux, trèsgrèles, glabres, garnis de feuilles alternes, lancéoléeslinéaires, aiguës, a peine péliolées, rapprochées les unes des autres, glabres, un peu creusées en gouttière
à Icnr face supérieure, traversées en dessous par un« côte longitudinale assez marquc-c. Les Heurs sont d'un beau jaune mêlé de rouge dans le centre, inodores, assez petites, solitaires sur des pédoncules axillaires, beaucoup plus courts que les feuilles. Les Dillwyiiia eiicifolia, ou Piiltetuea retorta, Vendl.; Dillwynia floiibunda et Dillwynia glaberrima de Smith, sont des arbrisseaux assez élégants, à tiges allongées, couvertes de feuilles simples, et portant des fleurs jaunes, terminales ou axillaires.
Sous le même nom de Dillwynia, un genre très-différent avait été constitué par Roth (Catalcct. Bot. 3, p. 71), et d'abord adopté par Persoon; cependant celuici a rectifié cette inadvertance à la fin du 2" volume de son Enchiridium, en nommant /<o//ifa le nouveau genre. F. Rothie.
DILOBEIA. bot. Genre fondé par Du Petit -Thouars {Nova Gênera Madagascariensis , p. 7), appartenant à la Tétrandrie Monogynie, mais dont les caractères sont trop incomplets pour qu'on puisse fixer sa place dans les ordres naturels. Son auteur, néanmoins, le colloque ù la suite des Dicotylédones apétales, et le décrit ainsi : calice à quatre folioles; corolle nulle; quatre étamines; ovaire unique; fruit inconnu. L'espèce unique qui le constitue, ù laquelle Rœmer et Schulles onl donné le nom de Dilobeia Thouarsi, est un arbre indigène de Madagascar, très-élevé, à feuilles alternes, bilobées ù leur sommet, anguleuses et portant une petite glande sur leur nervure principale, à fleurs petites et paniculées.
DILOBITARSE. Dilobitarsus.ms. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, Iribu des Élatérides, institué par LatreiUe qui lui a reconnu pour caractères : antennes en scie, se logeant dans des rainures présternales, avec le second article petit, le faux article ou le douzième très -court ou peu distinct; dessous du corselet n'offrant que deux fossettes transverses, plus ou moins ovales et plus ou moins profondes, situées, une de chaque côté, près du bord postérieur; le dessus, beaucoup plus long que large et lisse; écusson élevé, arrondi; corps long et étroit, presque cylindrique; les deux hanches postérieures fortement dilatées et presque demi-circulaires, rétrécies seulement à leur extrémité interne; troisième et quatiième articles des tarses, terminés en dessous par un prolongement membraneux, demi- transparent; le premier aussi long que les trois suivants pris ensemble.
DiLOBiTARSE TBBERCCLÉ. DUobitarsHS tubcrcutalus, Latr. Noir, très-ponctué et parsemé de poils gris; chaperon pourvu de deux élévations; corselet fortement échancré et déprimé à son extrémité antérieure, portant au milieu du dos, derrière cette dépression arquée, deux tubercules rapprochés et poilus; élytres striées et ponctuées; pattes d'un brun foncé. Taille, six lignes. Du Brésil.
DILOCIIIE. Dilochia. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie de Linné, établi parLindIey qui lui assigne pour caractères : sépales ou folioles extérieures du périanthe, libres ; les intérieures ou sépales n'offrant que de légères différences; labcllc adhérent au gynostème par sa base qui est
arrondie en fourreau , avec le limbe en capuchon , trilobé ou trilaniellé; gynoslème en massue, ailé, en capuchon, denté au sommet, surmontant l'ovaire dont il parait être une continuation; anthère ovale, crétée, à quatre loges renfermant autant de masses poUiniques. Lindiey n'en décrit qu'une espèce, sous le numéro 38 de sa Monographie des Orchidées ; c'est une plante herbacée, à tige entourée de feuilles coriaces, aiguës, distiques et faiblement marquées de côtes élevées; elle est terminée par une grappe de très-belles fleurs qu'accompagnent des bractées coriaces, distantes, divariquées et persistantes.
DILOPHE. OIS. Nom donné par Vieillot à l'un de ses genres qui ne renferme qu'une seule espèce, le Mainate porte-lambeaux, Graciila carunculata , Gmel. Il fait partie de notre genre Philédon. f^. ce mot.
DILOPHE. DilOjjhus. iî!S. Genre de Diptères, établi aux dépens des Bibions et réuni par Latreille à ce dernier genre; il appartient par conséquent à la grande famille des Némocères. Caractères : de petites dents en forme d'épines au pourtour du segment antérieur du tronc; des dents semblables au milieu du côté extérieur et à l'exlrémilé des deux premières jambes. Meigen (Descript. syst. des Dipt. d'Europe, T. i, p. 503) décrit cinq espèces, parmi lesquelles nous citerons ; le Dilo- POE VULGAIRE, DUoplitis vulgaHs, Meigen, ou la Tipula febrilis de Linné , et VHirtea febrilis de Fabricius, qui est le même, le Dilophus febrilis de Latreille.
DILUVION. GÉOL. Traduction du mot Diluvium que les géologues anglais emploient avec avantage pour désigner les terrains de transport dont la formation , quoique plus récente que celle des couches stratifiées les plus nouvelles, ne peut cependant pas être attribuée aux causes qui ont produit ce que les mêmes savants appellent spécialement AUuvimn et que nous comprenons dans l'expression trop élendued'^Wurjon, d'atlerrissemeiit. Le Diluvion, composé des fragments et des débris plus ou moins volumineux et plus ou moins roulés, de toutes les espèces de roches des divers terrains, d'amas de sable, de gravier et de couches meubles de marne et d'argile terreuse, recouvre tous les strates dont se compose l'écorce terrestre, et il n'est recouvert accidentellement que par des produits volcaniques modernes. Tout porte à croire qu'il est le résultat de l'une des dernières grandes révolutions générales, qui ont submergé et bouleversé la surface du globe terrestre, et la présence des dépôts de cailloux roulés et de sable sur le sommet des collines que séparent de profondes vallées, indique que les dépôts diluviens appartiennent soit à une époque antérieure à la formation de ces mêmes vallées, soit plutôt à l'époque de leur creusement; on ne peut en tout cas comparer les dépôts diluviens aux amas de matériaux semblables par leur nature, qui se forment encore aujourd'hui à l'embouchure des fleuves et sur leurs rives, par suite de l'accumulation des débris que leurs eaux charient sans cesse, ou qui se sont formés à une époque déjà éloignée, par l'effet d'une cause analogue, lorsque les mêmes fleuves étaient seulement plus considérables et que par conséquent leur lit avait plus d'étendue. Malgré les différences que nous venons d'indiquer entre ce que l'on peut entendre pai' Diluvion '
et AUnvion, il n'est pas toujours facile de distinguer, l'un de l'autre, ces dépôts différents par la cause qui les a produits, et même de ne pas les confondre avec les terrains meubles et de transport, qui appartiennent aux époques plus anciennes de la formation des divers conglomérats, Poudding et NagelHue, lorsque ceux-ci ne sont pas recouverts.
Quoique le Diluvion paraisse appartenir à un phénomène général, quant à l'époque de son dépôt, on ne peut attribuer son transport dans les divers lieux où il se rencontre, à une force unique qui aurait agi dans une même direction pour toute la terre; car si par l'examen des matériaux dont il est diversement composé, suivant les localités, on se reporte aux roches ou couches en place qui ont fourni ces matériaux, on voit que les montagnes ou sommités dont les débris ont donné lieu au Diluvion sont situées soit au nord soit au midi, à l'ouest ou à l'est de ces dépôts ; il parait plus ordinaire de retrouver, dans chaque grand bassin terrestre, un Diluvion formé aux dépens des sommités qui entourent ce bassin : c'est ainsi que les blocs énormes de roches anciennes, qui sont enfouis dans les plaines sablonneuses de l'Allemagne septentrionale et des côtes orientales de l'Angleterre, et dont on rapporte le déplacement aux temps des phénomènes diluviens, paraissent provenir des montagnes de la Scandinavie, situées encore au nord et au nord-est; que dans le grand bassin de la Tamise, le Diluvion semble provenir généralement du nord-ouest, tandis que dans le grand bassin de la Seine tout indique au contraire que les courants ont agi du sud -est au nord-ouest. Les fragments de roches primitives observés par Saussure, sur le flanc de la chaîne du Jura, qui regarde les Alpes, ont été arrachés à ces hautes montagnes dont ils sont séparés aujourd'hui par l'immense vallée du Rhône.
C'est avec l'époque de la formation du Diluvion que beaucoup de géologues font coïncider l'anéantissement de plusieurs races de grands animaux dont les nombreux individus paraissent avoir alors habité presque tous les points du globe. Tels sont les Éléphants, les Mastodontes, les diverses espèces d'Hippopotames, de Rhinocéros, etc., dont on retrouve les ossements enfouis dans le gravier Diluvion de presque toutes les parties du monde ; il semblerait aussi, d'après les savantes observations du professeur Buckland, que les amas considérables d'ossements d'Hyènes et de beaucoup d'autres espèces de Mammifères, trouvés dans les cavernes de Kirby et des environs de Plimouth, ont été recouverts par les dépôts diluviens. F. Géologie et Terrain.
DIMA. Dima. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatérides.
DIMACRIE. Dimacria. Genre de la famille des Géraniacées, formé par Lindiey, aux dépens du genre Pelargonium, avec les caractères suivants : cinq pétales inégaux, dont les deux supérieurs connivents sont divariqués à leur sommet; cinq étamines fertiles, plus courtes que les sépales : les deux inférieures du double plus longues, la supérieure extrêmement petite; cinq étamines stériles, presque égales et très-courtes. Celte tribu renferme huit espèces partagées en deux sous sections. Ce sont des plantes herbacées dont la racine est tube-
reuse, ana1of;ue à celle des Raves; les feuilles sont péliolées el découpées en lanières pinnées. De Candolle ne considère ce genre que comme une section de celui des l'élarRoniers.
DIMBOS ne WMBRIOS. iNS. La grosse Fourmi désignée par Knox comme formant à Ceylan de gros nids sur les troncs d'arbres, paraît être l'espèce de Termite connue à l'Ile-de-France sous le nom de Caria ou Karias. r. Termite.
DIMÉRÈDF.S. POIS. Famille établie par Duméril (Zool. Anal., p- 14.5) parmi ses Holobranches. Elle renferme les genres Chéilodactyle, Cirrhite, Polynème et Polydactyle.
Dl.MÉRES. Dimera. ins. Section établie dans l'ordre des Coléoptères, et qui se composait des Insectes auxquels on n'avait découvert que deux articles à tous les tarses. Des observations d'IUiger et de Iteichenbach ont appris qu'on comptait réellement trois articles à cbacun d'eux, mais que le premier était excessivement petit. Cette section rentre par conséquent dans celle des Trimères, oil elle constituera une famille comprenant de très-petits Insectes à élytres courtes, qui vivent à terre, sous les pierres et les débris des végétaux. Cette famille se compose des genres Psélapde, Cuennie, Cla-
VIGÈRE.
DIMEREZA. BOT. V. Diplopétaion.
DIMÉRIE. Diiiieiia. bot. Brown {Proili: Flot: A'OP.- Holl.\,\). 204) a établi, sous ce nom, un genre nouveau dans la famille des Graminées, très- voisin du Saccltarum, et qui peut être caractérisé ainsi ; tous les épiUets sont hermaphrodites, fertiles, disposés en épi sur un axe inarticulé et persistant. La lépicène est bitloie, à deux valves coriaces, barbues à leur base, naviculaires et carénées-, l'intérieure est un peu plus petite. Les deux fleurs sont renfermées dans la lépicène qui les recouvre entièrement. La Heur extérieure est neutre et univalve, l'intérieure est hermaphrodite, à deux valves, dont l'externe est aristée et l'interne très-petite. La glumelle se compose de deux paléoles hypogynes. Les étamines sont au nombre de trois; l'ovaire est surmonté de deux styles terminés chacun par un sligmale pluraeux. Le fruit est cylindracé, enveloppé dans la valve externe de la glurae. Une seule espèce compose ce genre, c'est le Dimeria acinacifonnis, petite plante annuelle, ayant le port d'un Andiopogon ou mieux encore du Chloriscruciata. Ses feuilles sont courteset poilues; son chaume est nu dans sa partie supérieure, portant deux épis, dont les épillets sont alternes et disposés sur deux rangs, allongés, lancéolés, très-barbus à leur partie inférieure. La valve intérieure de la lépicène est terminée à son sommet par un crochet. Cette plante croît à la Nouvelle-Hollande.
Le genre Dimeria de Rafïinesque, publié par lui dans le SO"" volume du .lournal de Physique, pi. 12, fig. 7, appartient aujourd'hui au genre ///eror/i/oa de Gmelin.
DIMÉROSTEMME. Dimcrostemma. bot. Genrede la famille des Synanthérées, Syngénésie égale, fondé par Cassini. Caractères : capitule sans rayons, composé de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites; involucre irrégulier, formé de folioles inégales, disposées sur un petit nombre de rangées, les extérieures plus
grandes, bractéiformes ; les Intérieures plus petites et en forme d'écaillés oblongues; réceptacle plan, garni de petites paillettes égales aux fleurs, oblongues et spinescentes au sommet; aigrette irrégulière, composée de deux petites écailles paléiformes, coriaces, très-grandes et découpées irrégulièrement. L'auteur de ce genre le place dans sa tribu des Ilélianthées, section des Héléniécs, près du Tiattinikia de Persoon. Il n'en a décrit qu'une seule espèce, sous le nom de Dimeroslemma Brasiliana, plante indigène du Brésil, ainsi que l'indique son nom spécifique, herbacée, très-velue, ù rameaux simples et dressés, à feuilles alternes, un peu décurrentes sur leur pétiole, et dont les capitules sont jaunes, terminaux et solitaires.
DIMÉTOPIE. Dimetopia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Penlandrie Digynie, institué par De Candolle. Caractères : un involucre à la base de l'ombclle ; pétales ovales, oblongs, entiers; styles courts; fruit didyme. La Dimétopie pusille , trouvée à la Nouvelle-Hollande par Lesson , du voyage de l'Astrolabe, est une petite plante annuelle, rameuse, garnie de quelques poils épais; ses feuilles sont triparlites, à lobes linéaires, oblongs, tronqués ; les pédoncules sont opposés aux feuilles et plus longs qu'elles; l'ombelle est simple, à cinq Heurs blanches.
DIMIDIÉ. Dimiiliatus. bot. Épitliète employée pour indiquer l'amoindrissement ou le retranchement naturel et invariable de la moitié de certains organes que l'on trouve intacts dans d'autres plantes. Ainsi l'on dit d'un verticille de Heurs qu'il est Dimidié, quand les fleurs n'entourent qu'à moitié l'axe qui les porte. La collerette ou l'involucelle de certaines Ombellifères, telle que celle de la Ciguë, est Dimidiée. On nomme Dimidié le chapeau de certains Champignons, qui ne se développe qu'à moitié. La couronne des Synanthérées est Dimidiée quand elle n'occupe qu'une des moitiés de la calathide.
DIMIDOFIA. bot. T. Demioofia.
DIMIE. Dimia. bot. K. D;EaiE.
DI.MOCAUPE. Dimocarpus. bot. Le genre donlLoureiio [Flor. Cocliinch., vol. 1, p. 280) décrit trois espèces sous les noms de Dimocarpus Litchi, Dimocarpus Longan et Dimocarpus crinita, est identique, selon De Candolle (Proilr. Sxst. l^eg., l,p.Cll), avec YEuphnria de Commerson et Jussieu. y. Eufdorie.
DIMORPHA. BOT. r. Parivoa.
DIMORPHANDRE. Dimorphandra. bot. Scott a institué ce genre dans la Pentandrie Monogynie, pour une Légumineuse qui se rapproche beaucoup du genre Prosope. C'est un arbre élevé, dont les feuilles sont bipinnées, à folioles oblongues, d'un vert brillant en dessus, velues en dessous. Les fleurs sont jaunes et réunies en épi terminal.
DIMORPHANTHES. Dimorphanlhes. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue de Linné, établi par H. Cassini aux dépens du genre Eriijeron. II est caractérisé de la manière suivante : calathide composée d'un disque à fleurs nombreuses, régulières, hermaphrodites ou mâles, et de rayons de fleurs femelles nombreuses, tubuleuses, tridentées et comme tronquées au sommet ; folioles de l'involucre
imbriquées, linéaires et aiguës; réceptacle planiuscule cl alvéblé; akènes oblongs, comprimés, légèrement hérissés d'aigrettes filiformes et légèrement plumeuses. Ce genre se dislingue des Eiigeron et des Conyza par la forme des fleurs de la couronne et par sou réceptacle nu; mais la différence d'avec le premier de ces genres est bien faible si l'on considère avec nous que la forme de ses corolles n'est qu'une modificalion des corolles liguléesde l'Érigéron. Au surplus, Cassini le place dans sa tribu des Astérées, et y rapporte les Erigeron Sien liim, Eiùjeroii Gouani, Erigeron ^gyptiacum, et Erigeron Chineuse de Linné, etc., plantes indigènes, pour la plupart, des régions voisines de la Méditerranée.
DIMORPHE. Dimorpha. ins. Genre d'Hyménoptères, établi par Jurine (Class. des Hyménopt.), et fondé antérieurement par Latreille, sous le nom d' Asiate, y. ce mot.
DIMORPHE. Dimorphtis. min. Substance dont la forme régulière cristalline appartient à deux systèmes différents de cristallisation, ou à un même système, mais avec de telles différences d'angles, qu'on ne saurait les dériver d'une forme fondamentale commune.
DIMORPHINES. moi.l. foss. Nom donné par D'Orbigny à des Céphalopodes fossiles, de la famille des Agathistègues.
DIMORPIIOTHÈQUE. Dimorphoteca. bot. Vaillant proposa l'établissement de ce genre qui fut rejelé par Linné et réuni à son CalenUiila. Mœnch (Mélhod., |). 585) le fit revivre, et lui assigna les caractères suivants : involucre et corolle semblables à ceux du Calendula; akènes difformes, dressés et d'égale longueur, ceux de la circonférence oblongs, marqués sur leurs angles; ceux du disque plans, comprimés, glabres, cordiformes et munis d'un rebord. Mœnch réunit dans ce genre les Calendula pluvialis et Calendula hybriUa de Linné. F. Souci.
DINjIBA. Dinœba. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Delile ( FI. Egypte), adopté par Beauvois, Kunlh et la plupart des autres botanistes, et qui se distingue par les caractères suivants : épillets unilatéraux, distincts, formant de petits épis ordinairement pendants, et dont l'axe dépasse quelquefois les épillels; ceux-ci contiennent de deux à quatre et cinq fleurs, nombre qui est fort variable dans les diverses espèces qui forment ce genre. La lépicène esl à deux valves lancéolées, aiguës, carénées , tantôt pres([ue égales ( Dinœba /Egyptiaca ) , tantôt très-inégales (Dinœba curtipenUuia). Ordinairement, on ne trouve qu'une seule fleur hermaphrodite dans chaque épillet , quelquefois il y en a deux : dans le premier cas, la fleur hermaphrodite est sessile et les autres sont pédicellées; dans le second cas, l'une des Heurs fertiles est sessile, et la seconde est pédicellée; la glume des fleurs hermaphrodites est à deux paillettes carénées, dont l'interne est généralement plus petite; toutes deux sont aiguës à leur sommet, qui est quelquefois mucroné dans la paillette externe, ou même tridenté; les paléoles de la glumelle sont au nombre de deux, et fort petites; les deux slyles se terminent par autant de stigmates pUimeux et glanduleux ; les fleurs
neutres ont les valves de leur glume terminées à leur sommet par une arête plus ou moins longue.
Ce genre est fort distinct. Les différentes espèces qui y ont été rapportées ont de nouveau besoin d'être analysées avec le plus grand soin. En effet, il est douteux qu'elles appartiennent toutes à un seul et même genre. Le type du Dinœba est le Dactylis paspaloides de Willdenow ou Cynosuriis retroflexus de Valil , qui présente les caractères suivants : lépicène subtriilore; valves lancéolées, aiguës, carénées, égales entre elles, mutiques, plus longues que les fleurons; ceux-ci sont au nombre de trois, deux hermaphrodites, dont un est sessile et l'autre pédicellé; la troisième fleur consiste simplement dans un petit pédicule qui part de la base du fleuron pédicellé ; la glume est à deux valves fortement carénées; l'extérieure, qui esl plus grande, est mucronée à son sommet. Les espèces rapportées à ce genre par Palisot de MtaiU\o\s,ion\.\'AristidaAmericana de Linné, qui forme le genre Heteroslheca de Desvaux, le Cynosuriis Lima de Linné, le Alelica curtipendula de Michaux; et enfin, le Cynosurus rétroflexus de Vahl. Kunlh ( in Hiimb. Nov. Gen. i ) décrit cinq espèces de ce genre, donl quatre sont nouvelles. Ces espèces sont : Dinœba curtipendula de Beauvois, qui est commune aux deux Amériques; Dinœba aristidoides, Kunih, loc. cit.; Dinœba bronwides, Kunlh, toc. cit., t. 51 ; Dinœba repens, Kunlh, loc. cit., t. 52; Dinœba chondrosioides , Kunlh, /oc. cit., t. 53. Ces cinq espèces ont été trouvées par Humboldt et Bonpland, dans le cours de leurs voyages en Amérique; les quatre dernières sont mentionnées sous le nom générique li' A ndropogon , dans le Systema de Rœmer et Schulles.
DINARDE. Dinarda. ins. Coléoptères penlamères? genre de la famille des Brachélylres, que Leach a formé aux dépens des Loméchuses de Gravenhorst dont il ne diffère en effet que par les caractères suivants : face intérieure des mâchoires armée vers l'extrémité d'un crochet simple; palpes maxillaires composées de trois articles dont le second un peu plus court; languette étroite et bifide; paraglosses larges, courts et arrondis; tète enfoncée jusqu'aux yeux, dans le corselet; antennes faiblement coudées, plus grosses vers l'extrémité; quatre articles aux tarses antérieurs, cinq aux posléiieurs, dont le premier allongé. Le Dinarda dentata , seule espèce connue, est noire, avec la tête , les élytres et les côtés du corselet brunâtres; le corselet, ainsi que les élytres, est criblé de petits points enfoncés. L'Insecte n'a pas plus d'une ligne et demie de longueur ; on le trouve en Europe, sur les fleurs.
DINASTE. Dinastes. iivs. Coléoptères penlamères, genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Macleay qui lui assigne pour caractères : labre profondément caché, presque réuni au naso; mandibules très-fortes, subtriquèlres, trigones, avec la base dilatée, le dedans couvert dune barbe tomenleuse, dense, et la molaire en demi-lune transverse, carénée, presque striée ; lèvre presque en cœur, avec l'extrémité rétrécie, barbue, à peine bilobée; languette rétractée; menton très court; mâchoires Iridentées au bout, avec les dents en forme d'épines, cl leur dessous
velu ; les deux premiers arlicles des palpes labiales ohconiquesje dernier le plus long, arrondi au bout; antennes de douze arlicles, dont le premier esl épais vers l'extrémité; les six suivants sont Irès-courls, presque monoliformes, la massue oblongue, formée de trois feuillets; corps oblong; tête du mâle armée d'une corne recourbée à l'extrémité; corselet enfoncé, avec un long appendice recourbé en dessous, et qui se prolonge au delà de la tête. Le type de ce genre est le DinASTïHER- CDiE, qui est généralement connu sous le nom de Scarabœus hercules. Lin., Fab.
DINCKLEUIA. DOT. K. JlUGERMANHE.
Dl.NDË. OIS. Femelle du Dindon.
DINDE SAUVAGE. OIS. Synonyme vnlgaire de Coucou.
DINDON. Melearjris, L. ois. Genre de Gallinacées. Caractères : bec court, robuste, avec la base recouverte d'une peau nue, et une caroncule làclie à la partie supérieure ; il est convexe en dessus, un peu courbé vers la pointe; narines obliques, ouvertes en dessus ; tête et cou garnis de mamelons nus, avec quelques poils roides; une membrane flottante sous la gorge; pieds robustes; tarses longs, armés d'un éperon faible , obtus ; quatre doigts, trois devant et un derrière, ne portant à terre que sur l'extrémité; ongles ovales, un peu émoussés; les trois premières rémiges étagées, la quatrième la plus longue; la plupart des plumes coupées carrément. Longtemps on n'a vu figurer dans ce genre qu'une seule espèce; mais depuis que le Musée de Paris a fait l'acquisition de l'Oiseau qui, pris vivant à Honduras, avait été amené en Angleterre et placé après sa mort dans le cabinet de Bulloch , Cuvier ayant pu examiner à loisir ce précieux Oiseau, en a fait une seconde espèce de Dindon. Toutes deux sont originaires de l'Amérique, et quoi qu'en ait pu prétendre Aldrovande, d'après ses recliercbes ou ses conjectures, ces Oiseaux n'étaient pas connus dans les autres parties du monde avant la découverte du nouveau continent. Il paraît que le premier de ces Oiseaux fut envoyé en Espagne trois ou quatre ans après la conquête du Mexique, vers 1524. Plus lard, des missionnaires, disciples ou sujets de Loyola, qui avaient entrevu la ressource qu'offrait pour nos bassescours un semblable animal, en firent des envois dans toute l'Europe où l'espèce se répandit sous le nom vulgaire d'Oiseaux des Jésuites.
Divers naturalistes ont fait l'histoire du Dindon à l'état sauvage; Hernandez, quoique le premier d'entre eux, est encore celui auquel on doit les renseignements les plus exacts sur les mœurs et les habitudes de ces Oiseaux qu'il a été à portée d'observer dans toutes les périodes de leur existence, de suivre dans tous les degrés de la familiarisation. Ils vivent en société,. par troupes peu nombreuses; on les aperçoit rarement dans les plaines, ils sont plus souvent retirés dans les bois et les forêts où ils passent les nuits perchés sur les branches les plus élevées de celles qui peuvent soutenir leur énorme corps. Dès l'aube matinale, ils semblent se saluer réciproquement par des gloussements réitérés; aux premiers rayons du soleil, ils descendent à terre, et là, pirouettant en signe de tendresse autour de leurs femelles , ils relèvent et développent en éventail les pennes de leur queue et les plumes brillantes qui les
recouvrent. Le sommeil paraît les absorber profondément, car ils y sont encore livrés lors même que depuis longtemps on les croirait éveillés; on profite de cette difficulté de sortir d'assoupissement pour leur faire la chasse. Alors susceptibles de surprise, mais non d'épouvante, ces Oiseaux regardent tranquillement l'arme à feu ou le bâton qui vient d'abattre à côté d'eux leur compagnon, et semblent dédaigner de se soustraire par la fuite ù une semblable destinée; mais sont-ils éveillés, c'est toute autre chose : ils ripostent hardiment aux attaques, et s'ils aperçoivent un danger imminent, une très-grande agilité dans la course qui leur est plus habituelle (|ue le vol, leur fait bientôt franchir l'espace qui les sépare d'une retraite salutaire. Leurs amours sont ordinairement entre eux le sujet de violents combats qui sont bientôt oubliés de même que le prix de la victoire. La femelle ne s'occupe guère des soins qui, chez la plupart des autres Oiseaux, précèdent la ponte : une fossette faiblement abritée et garnie de quelques légers brins d'herbe , reçoit les œufs dont le nombre indéterminé est le plus souvent de huit à douze; elle les couve avec constance, élève ses petits avec soin, mais rarement plus de deux ou trois arrivent à l'étal adulte. La ponte ne se renouvelle pas dans l'année. Le Dindon sauvage ne se nourrit que de fruits, de graines et particulièrement de diverses espèces de glands. On prétend que leur chair offre un mets plus délicat que celui que procurent ces mêmes Oiseaux élevés dans les basses cours. Ceux-ci ont aussi un caractère tout à fait différent et qui les a rendus pour le vulgaire injuste et ignorant, l'emblème de la stupidité ; il est vrai que c'est le faciès assez général de tous les animaux (|ui se sont soumis à l'esclavage; le Chien même, auquel dans cet état l'on se plaît à accorder tant de qualités, ne présente au fait qu'un raffinement de bassesse et de servilité. Le Dindon de nos basses-cours n'a que l'abattement qui naît de la captivité; sa fierté, son courage naturel reprennent de l'ascendant lorsqu'il s'agit de résister à de fatigantes importunités, de combattre des rivaux, de défendre une couvée; quoiqu'il soit moins passionné en apparence que le Coq, sa colère et son amour s'expriment néanmoins avec plus d'énergie par l'altération de ses traits : toutes les parties nues de la tête et du cou se gonflent et se colorent du plus vif incarnat, la caroncule du front s'allonge et retombe sur le bec, les plumes se hérissent, les ailes s'abaissent, la queue enfin se relève et s'étale. Le Dindon domestique ne parvient jamais à une taille aussi élevée, à une corpulence aussi grande que le Dindon sauvage. Comme son éducation forme une branche essentielle de l'économie rurale, elle a été l'objet de nombreuses recherches d'améliorations; en général on trouve qu'il est avantageux de ne point renfermer ces Oiseaux, mais bien de les tenir sous des hangars ; de ne donner à chaque niàle que cinq ou six femelles et d'obtenir de chacune d'elles deux pontes par année, l'une au mois de février, l'autre au mois d'août; de ne laisser que douze à quinze œufs à chaque couveuse, et de la bien surveiller après le trentième jour d'incubation , car il arrive souvent que par excès de tendresse, elle tue les Poussins en voulant faciliter leur sortie de la coquille ; il faut
SOÔ
t'galemcnt la garantir de rapi)roche du mâle qui a la cruelle liabilude de briser les œufs, sans doute pour empêcher la couvaison et ranimer dans les femelles l'amour qui fait toujours place à la tendresse maternelle. Les Poussins sont extrêmement délicats ; ils exigent beaucoup de soins; on doit les placer, aussitôt après leur naissance, dans un endroit dont la température soit élevée de vingt-cinq degrés environ, et leur donner pour premier aliment de la mie de pain à laquelle on ajoute par la suite du jaune d'œuf cuit dur et des feuilles d'Ortie hachées. Au bout d'un mois ils peuvent accompagner leur mère à la pâture, mais il faut ne les laisser sortir que par un temps convenable, car le froid, la grande chaleur, l'humidité et la rosée leur occasionnent des maladies auxquelles souvent ils succombent. On donne ordinairement aux femelles le nom de Dinde ou de Poule d'Inde.
DisDON SAUVAGE. Meleagiis sylveslris, Vieill. Tout le plumage d'un brun foncé avec les plumes du cou, de la gorge, du dos et les scapulaires bordées de reflets azurés; un pinceau de crins sur la poitrine; pieds d'un gris rougeàtre; ongles et bec noirs; iris rouge-brun. Taille, quaranle-six à quarante-huit pouces. De l'Amél'ique septentrionale. Le plumage de cette espèce , réduite à la domesticité (MeleagrisGalloPavo, L.,BufF., pi. enl. 97), est très -varié; tantôt il est noir, tantôt blanc; souvent orné de bandes alternatives blanches et grises avec des reflets assez éclatants. Sa taille aussi s'est insensiblement réduite dans nos basses-couis, on ne la trouve guère que de quarante pouces et bien souvent moindre encore.
DiDDON OEiLLÉ. Meleagfis ocellata, Cuv., Mém. du Muséum, T. VI, pi. l,Temra., Ois. color. pi. 112. Toutes les plumes sont d'un vert bronzé, terminées par deux bandes contiguës. l'une noire, l'autre d'un bronze doré; (letites lectrices alaires d'un vert d'émcraude, bordées d'un noir velouté; tectrices secondaires d'un cuivreux doré sur tonte la partie extérieure; rémiges d'un brun bronzé, bordées de blanc et coupées de lignes obliques et étroites de cette couleur; quatorze rectrices légèrement étagées, ce qui arrondit la queue; tectrices caudales supérieures brunes, vermiculées de noir, terminées par une tache œiUée d'un bleu bronzé éclatant, qu'entoure un cercle noir velouté; la pointe est large et d'un beau rouge cuivreux; pieds rouges; ongles et ergots noirâtres; bec et iris jaune orangé; des points caroncules sur le cou. Taille, trente-six pouces. Du Mexique.
DINDON DU BRÉSIL, ois. Synonyme vulgaire de Pénélope Yacou.
DIKDOiNKEAU. OIS. Nom vulgaire du jeune Dindon.
DINDOULETTE. OIS. Syn. vulgaire d'Hirondelle.
DINDOULO. BOT. Synonyme vulgaire de Jujubier.
DINE. MAM. Nom vulgaire de la femelle du Daim. y. Cerf.
DINÈBUE. Dinœbra. bot. V. Din^ba.
DINÈME. Dinema. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie de Linné, institué par le professeur Lindley, avec les caractères suivants : sépales et pétales constituant le périanthe, d'un aspect herbacé, étalés, presque égaux et semblables ; labelle
grand, membraneux, entier, onguiculé, soudé à la base du gynostème; celui-ci petit et garni de deux appendices en forme de cornes; anthère à deux loges renfermant chacune deux masses polliniques, réunies par un caudicule commun. Le Dinema polybulbon, Epidendium polybtilbon, Swartz,est une Orchidée herbacée, des Antilles et du Mexique, qui doit être rangée parmi lesÉpiphytes;son rhizome est rampant, annelé,pseudobulbifère, à feuilles coriaces, à fleurs terminales, solitaires, portées sur un pédoncule à fourreaux.
DINEMOURE. Dinemoura. crcst. Genre de l'ordre des Syphonostomes , famille des Caligides, établi par Leach. Caractères : deux antennes; quatorze pattes, dont les deux antérieures onguiculées, les deux suivantes se terminant par deux longs doigts, et les antres en forme de feuillets membraneux ; deux longs filets à l'anus, mais dont le siphon est apparent. Latreille n'a point adopté ce genre, et il a réuni la seule espèce qui le constitue, Dinemoura salmonea, Monocitlus salvioneus, Fabr. , à son genre Calige dont il forme la seconde division. F. Calige.
DINEMURE. Dinemura. année.? Raffinesque a plutôt indiqué qu'établi ce genre; Blainville croit, d'après la description, que Raffinesque aura pu prendre une larve d'Insecte hexapode pour un animal particulier qu'il décrit ainsi ; corps cylindrique, composé de dix anneaux deux fois plus longs que larges; tête unie, obtuse ; queue à deux filets latéraux. Habite les eaux douces de la Sicile.
DINÈRE. Dinera. iNS. Genre de Diptères de la famille des Museides, établi par Robineau-Desvoidy, aux dépens du genre Dexia de Meigen. Caractères : tête presque sphérique ; trompe un peu allongée, menue ; épistome saillant ; second article des antennes onguiculé; corps cylindrique; abdomen cylindrico-ovalaire, avec deux soies au milieu des segments, à première cellule postérieure des ailes fermée, souvent appendiculée à la courbure ; première nervure transverse ordinairement sitnée vis à-vis de l'extrémité de la cellule médiane. Les Dinères se divisent en deux sections distinguées entre elles par le style plus ou moins velu des antennes et par le pétiole plus ou moins allongé de la première cellule postérieure des ailes.
DisÈRE A CRÈTE, Diiieia cristata. Cendrée ; écusson rongeâtre; pieds noirs; jambes^ teslacées; première cellule postérieure des ailes à pétiole un peu allongé; la discoïdale, à nervure transverse fort arquée; style des antennes plumeux. Taille, cinq lignes. Europe.
DiNÈRE FLAVicoRPiE, Binera flacicornis. Cendrée; antennes et pieds fauves; première cellule des ailes à pétiole très court; la discoïdale, à nervure transversc, presque droite; style des antennes velu. Taille, quatre lignes. Europe.
DINÈTE. Dinetus. vu. Genre d'Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, fondé par Jurine (Nouvelle Méth. de classer les Hyménopt., p. 207), qui lui donne pour caractères : une cellule radiale largement appendiculée ; deux cellules cubitales, la première recevant la première nervure récurrente; la deuxième très-éloignée du bout de l'aile, petite et recevant la seconde nervure ; mandibules intérieurement ttidentécs, extérieurement
i'peronnéesj antennes roulées au bout, filiTormes dans les femelles et comiiosées de douze anneaux , muniliformes à leur base, filiformes ù leur extrémilt!, et coraposces de treize anneaux dans les mâles. Ce (jenre, établi aux dépens des Pompiles de Fabriclus, a été ranfié par Latreille dans la famille des Fouisseurs. Les Insectes qu'il comprend ont le port des Larres; les organes delà manducation sont les mêmes; mais leurs petits jeux lisses sont égaux, et constituent un triangle équilaléral. On ne connaît encore qu'une espèce, Diivète PEIPIT, Dinetus pictns, Jur. (loc. cit., pi. II ); Pompiliispiclus, Fab., Panzer (Fauna Iiis.Germ. Fasc.M, lab. 19, le mâle; Fasc. 72, tab. 10, la femelle ) ; la femelle diffère du mâle par les points jaunes de ses antennes, au lieu de bandes de même couleur, qu'on voit aux antennes de celui-ci; il existe aussi une diiîérence tranchée dans les couleurs de l'abdomen; la femelle creuse dans le sable un nid et y place, à côté de ses œufs, des cadavres de Diptères fort petits, qui doivent servir à la nourriture de la larve. En Europe, dans les endroits sablonneux.
DINÈTE. Dinetus. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, et de la Pentandrie Monogynie, L., institué par Hamilton (Sw. in Flow. gard., tab. 127), pour deux espèces nouvelles comprises par W'allich dans son Flora Intlica , sous les noms de Porana raccinosa et Porana paniculata. Caractères : calice persistant, à cinq divisions plus courtes que la corolle, plus grandes que le fruit sur lequel elles sont étalées; corolle infundibuliforme, avec son limbe partagé en cinq découpures aigués; style indivis; stigmate en tète, subbilobé; capsule membraneuse, monosperme; semences rugueuses, à cotylédons aigus et tridentés.
DINEURE. Dineiiia. IKS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, établi dans la famille des Térébrans, tribu des Tenthrédines, par Dahlberg. Caractères : antennes simples, longues, sétacées, composées de neuf articles l>resque égaux; mandibules échancrées; une cellule radiale très-grande ; quatre cellules cubitales. Ce genre qui diffère à peine des Némates, présente pour espèces les Tenlhreilo Deyeeri, silala, lestaceipcs, ttespecta, parvula, teptocera, alni, rufa, opaca el pallipes.
DINEUTE. Dineutes. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Cainassiers, tribu des Hydrocanlbares, institué |)ar Macleay qui lui assigne pour caractères : antennes arquées, plus grosses à l'extrémité que dans le reste de leur longueur; lèvre supérieure arrondie en demi-ovale ; languette carrée, un peu élargie en avant; dernier article des palpes labiales court, dilaté, mais non tronqué au bout.
DiNEUTE ÉCHANCRÉ. Ditieutes prœmorsus , Mac; Gjrinus prœmorsus, Fab. Il a de six à neuf lignes de longueur; sa couleur est, en dessus, le vert bronzé, assez brillant, et en dessous le brun assez clair, avec les pattes et les côtés de l'abdomen ferrugineux ; des reflets cuivreux ornent la lèvre supérieure, les côtés de la tête, la suture et les bords des élytres ; celles-ci ont leur surface parsemée de très-petits points enfoncés, et leur extrémité présente deux légères écliancrures qui disparaissent quelquefois presque entièrement. Cette espèce
se trouve au Cap de Bonne-Espérance, à rile-de-Francc et à la iN'ouvelie-Uollande.
Ce genre comprend encore le Dineutes potilus, Macleay, de Java ; les Gjrinus littalus, Germ.; grandis, œreus et subspinosus, Klug, du Brésil; Gyrinus siibtineatus, Chev., du Mexique, etc.
DINIDOR. Dinidor. ii^s. Hémiptères. Ce genre, que Latreille a établi dans la famille des Pentatomites, offre pour caractères : antennes assez épaisses, de quatre articles : le premier court et les suivants égaux; gaine du suçoir offrant quatre articles distincts; labre long, strié en dessus; tête arrondie; corselet transversal; écusson grand; hémélylres larges; abdomen mutique; pattes non épineuses, assez longues ; deuxième article des tarses le plus court; crochets portant une membrane. Ce genre, composé d'un certain nombre d'espèces, se partage en deux sections, d'après la longueur du rostre qui atteint celle des pieds postérieurs ou la dépasse. Toutes sont du Brésil ou de l'Inde.
DiNiDOB T.VCBETÉ. Dinidor maculalus, Delap. 11 est long de six lignes, d'un jaune pâle, pointillé et tacheté de noir ; l'abdomen est d'un brun ferrugineux ; les an tenues et les pieds sont annelés de noir. Brésil.
DINODE. Dinodes. i>s. Coléoptères pentamères; fa^ mille des Carnassiers, tribu des Carabiques, genre institué par Bunelli et adopté par Dejean qui le caractérise ainsi iju'il suit : dernier article des palpes peu allongi et légèrement sécuriforme; antennes filiformes et très faiblement comprimées; lèvre supérieure transverse coupée carrément; mandibules peu avancées, arquées et algues ; une dent bifide au milieu de l'échancrure du menton ; tète presque triangulaire, un peu rélrécie postérieurement; corselet presque carré ou arrondi; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mules. Ce genre se rapjiroche beaucoup des Chlénies, et c'est pour cela que Latreille ne s'est point montré disposé à l'adopter, quoiquedu reste il en diffère par des caractères assez prononcés pour autoriser la séparation. Dejean n'y admet que deux espèces :
DiNODE RCFipÈDE. Dinodes rufipes, Bonel. Il est en dessus d'un noir azuré, quelquefois verdàtre; la tête cl le corselet sont presque carrés et ponctués; les élytres striées avec de très-petits points entre les stries ; la base des antennes et les |iieds sont roux. On le trouve au midi de l'Europe. Taille, cinq lignes et demie.
Le DiNoDE A coc ROJiD, DÎHOdes rolundicottis, est la seconde espèce; tout le dessus du corps est d'un vert bronzé, avec des points sur la tête et le cou qui sont arrondis; les élytres sont striées et ponctuées; la base des antennes et les pieds sont roux. De l'Amérique septentrionale; un peu moins grand que le précédent.
DINOPS. Dinops. mam. Genre de la famille des Chéiroptères Insectivores, établi par Savi qui le caractérise de la manière suivante -. oreilles réunies et étendues sur le front; tête courte, obtuse; lèvres très-grosses, pendantes et plissées; deux dents incisives à la màclioire supérieure et six à la mâchoire inférieure; deux dents canines et dix molaires à chaque mâchoire; deux phalanges à l'index; ailes longues et étroites; queue comprise dans la membrane interfémorale seulement dans sa premièie moitié, et libre au delà; femelles ayant des
poches lattîrales pour loger leurs petits , quand elles nourrissent.
DiMOPS DE CESTom. Ditiops Ceslonii, Savi. Corps couvert de poils épais et doux, d'un gris brun, tendant légèrement au jaunâtre, un peu plus brun seulement sur le dos; ailes d'un brun noir; museau, lèvres et oreilles noirs: celles-ci sont grandes, arrondies, un peu échancrées sur leur bord externe; queue longue, d'un brun noir. En Italie, aux environs de Pise.
DINOTE. AivNÉi. y. SpinoRBE.
DIKOTHERIliM. mam. foss. Même chose que Deino- Ihérion. F. ce mot.
DIOCLÉE. Dioclea. bot. Genre de la famille des Borpaginées, Pentandrie Monogynie, institué par Sprengel qui lui assigne pour caractères ; calice à cinq divisions; corolle infundibuliforme, velue, à tube grêle, à limbe étalé ; étamiues aussi longues que la corolle, à anthères oblongues; style bifide, terminé par deux stigmates capilés; fruit de forme pyramidale, creusé à sa base, couvrant quatre semences nues. L'unique espèce, Dioclea hispidissima, est originaire de l'Egypte; c'est une plante de huit à neuf pouces, très-rameuse, très-poilue, à feuilles lancéolées, à épis feuilles, composés de Heurs dont la corolle d'un jaune sale, surpasse en longueur trois fois le calice. — Kunth et De Candolle ont aussi donné le nom de Dioclea à un autre genre qui est devenu l'Hymenospron.
DIOCTOPUYME. Dioctophyma. intest. Collet-Maigret a décrit et figuré sous ce nom, dans le Journal de Physique de 1805, un Ver intestinal, qu'il regardait comme devant constituer un genre particulier, et que l'on a reconnu n'être que le Slrongle Géant, observé depuis longtemps par Rédi et d'autres helminthologistes, dans les reins de l'Homme, du Chien, etc.
DIOCTRIE. Dioctiia. iss. Genre de Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Asiliques, fondé parLatreille. Caractères : antennes une fois plus longues que la tète, très-rapprochéesà leur base, insérées sur un tubercule frontal, et dont le troisième et dernier article est presque cylindrique, avec un petit stylet obtus, de deux articles et sans soies au bout; les Dioctries ressemblent aux Asiles, sous le rapport des tarses terminés par deux crochets et par deux pelotes ; mais ils en diffèrent par l'absence d'un stylet en forme de soies aux antennes. — Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces.
DioctrieCElandique. -Diociria OElandica,h.,Yih., Lalr., ou PAsile noire, lisse, à pattes et balanciers fauves, et ailes toutes noires de Geoffroy (Hist. des Ins., t. Il, p. 470, n» 8); espèce commune en Europe, ainsi que le Dioctiia rufipes ou YJsilus nifipes de Degéer ( Mém. Ins., t. vi , p. 97, n» G ); le Dioclria varipes, Meig., ou l'Asile noire, lisse, à pattes et balanciers fauves et ailés, veinés, de Geoffioy; le Dioctiia Reinhardi, Wied., figurée par Meigen (lib. 19, fig. 24), et le Dioctiia aniiulata, Rleig. (tab. 19, flg. 23).
DIODE on DIODIE. Diodia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Gronou, adopté par Linné et Jussieu, mais dont les caractères le rapprochent tellement du genre Spermacoce , que Kunth a cru devoir l'y réunii'. F. Spermacoce.
DIODESME. Diodesma. 1RS. Coléoptères tétramères;
genre de la famille des Xylopbages, tribu des Lyctées, institué par Megerle et adopté par Dejean. Caractères : antennes de la longueur du corselet, composées de onze articles distincts et filiformes; palpes filiformes; corselet presque demi-orbiculaire ; corps ovale, oblong, convexe;abdomenpresqueovalaire; jambes antérieures dentées; pénultième article des tarses bilobé. La seule espèce mentionnée par Dejean est le Diodesma siibteiianea, Lœna stibterranea, Ziegl., qui se trouve en Autriche.
DIODON. MAM. Espèce du genre Dauphin. Ce nom a aussi été donné au Narval, par Slorr.
DIODON. OIS. Espèce du genre Faucon , que Lesson a fait le type d'un sous-genre caractérisé de la manière suivante : bec court, épais, convexe, à mandibule supérieure à peine plus longue que l'inférieure; à bords très-feslonnés et munis de deux dents graduées et saillantes; narines ovales, peu apparentes, transversalement percées dans la cire : celle-ci garnie de poils courts; tarses minces, scutellés; ailes courtes, dépassant ù peine le croupion; queue longue et arrondie. F. FArcoN.
mODO^.Diodon. pois. Genre de la famille des Ostéodermes de Duméril, placé dans celle des Gymnodontes et parmi les Plectognathes de Cuvier, confondu par Arledi avec les Cottes Ostraciens. Leurs caractères consistent dans les mâchoires avancées, garnies d'une substance éburnée, divisée intérieurement en lames, et dont l'ensemble représente une sorte de bec de Perroquet, formé de deux pièces ; une en haut et l'autre en bas, avec la peau armée de toutes parts de gros aiguillons pointus, mobiles, nombreux et disséminés sur toute la surface. Les Diodons, d'une figure extraordinaire, manquent de ventrales, et leur appareil natatoire consiste dans cinq nageoires dont deux pectorales, situées en arrière et presque sur la ligne des yeux ; une dorsale et une anale opposées, fort rapprochées de la queue à la partie postérieure du corps qui est en général d'une forme à peu près sphérique. Leur squelette est pres(iue cartilagineux; les opercules et les rayons sont comme cachés sous l'épaisseur du derme qui ne laisse voir à l'extérieur qu'une petite fente branchiale. Ce sont des Poissons des mers équinoxiales, fort anciennementconnus et que leur figure bizarre fît rechercher de bonne heure par les curieux qui en suspendaient les peaux rembourrées aux plafonds de leurs cabinets. Leur chair est médiocre, on la croit même vénéneuse; leur fiel passe dans les colonies pour un poison fort dangereux, et l'on assure qu'oublié dans l'animal par d'imprudents cuisiniers, il a plus d'une fois causé la mort des personnes qui avaient mangé des Diodons. La plus grande confusion règne dans la détermination des espèces qu'on avait trop légèrement examinées, ainsi qu'il est arrivé de tous les genres tranchés et comme isolés dans la nature par des formes prononcées et singulières. Celles dont l'existence est certaine sont les suivantes : DiODON Ating'JA. DiodOH Aliiiga, L., Gniel., Lacép. Poiss., t. II, pi. 24, tab. 1 ; Diodon oblongtis, Bloch, pi. 123; Longue-Épine, Encycl. Pois., pi. 19, fig. CO; Guamajucu Atinga, Marcgr., Bras. 108. Cet animal est le plus allongé des Diodons; son dos rond et large
est d'une couleur brune, qui tire surlehIeuAtre ainsi que les côles; le ventre est blanc; les nageoires sont jaunes et bordées de brun ; de petites taches lenticulaires sont dispersées sur toute la surface; de forts piquants mobiles , trés-lonfîs , creux vers leur racine, partagés à leur base en trois pointes divergentes, variées de blanc et de noir, se hérissent en tout sens, et lui procurent de puissants moyens de défense. On dit les blessures qu'il fait très -dangereuses; les pêcheurs que l'Atingue parvient à blesser éprouvent des douleurs affreuses qu'accompagnent une sueur glaciale et des tremblements. On le prend dans les mers du Brésil où il est commun, soit au (îlct, soit à la ligne en amorçant avec quel(|ucs Crustacés dont l'animal est très-friand. La femelle est plus grande que le mâle (|ui atteint jusqu'à dix-buit pouces de longueur. Quand il se sent pris, il se gonfle et se défend en s'agitant avec une sorte de fureur, en essayant de piquer la main (|ui veut le saisir; on a soin de l'assommer avant de le toucher. Il se trouve également dans les mers de l'Inde et du Cap. On en mentionne une variété dont les piquants sont plus longs sur la tête et sur le cou. d. 14, 10, p. 21, 22, a. 14, 17, G. 9.
DioDON GOARA. Diodon Hystrix, Bloch, pi. 120; Diodon Atinga /3, Lin.; l'IIolocanIhc, Lacép., Pois., D. 11, p. II ; Courte-Épine, Encycl. Pois., pi. 19, f. 01. Moins allongé que le précédent, ce Poisson a aussi ses piquants plus rajjprochés et plus forts. Il en diffère surtout par sa queue qui est fourchue au lieu d'être arrondie. Il vit dans toutes les mers des tropiques où il fait la chasse aux Crustacés ainsi qu'aux Oursins. On le pêche jusqu'au Japon, et il est assez commun dans la mer Rouge. Lacépède rapporte d'après le père Dulcrtre qu'il omet de citer, que THolocanthe se livre à de violents et rapides mouvements lorsqu'il se sent pris à l'hameçon dont il s'approche d'abord avec précaution, mais sur lequel il finit par se jeter avec avidité quand il ne croit plus avoir de surprise à redouter. 11 se gonfle, se comprime, redresse et couche ses dards, s'élève et s'abaisse avec vitesse pour se débarrasser du crochet qui le relient. Dulerlre ajoute qu'enllé comme un ballon, il produit un bruit sourd comparable à celui que fait entendre le Dindon lorsqu'il glousse avant d'étaler sa queue en roue. Lorsqu'il reconnaît que ses efforts sont inutiles, il a recours à la ruse, se dégonfle, abaisse ses piquants et devient aussi flasque qu'un gant mouillé. Quand on veut le ressaisir, il se hérisse de nouveau, d. 14, p. 21, a. 17, c. 10.
Diodon Hérisson. Diodon orbicularis, Bloch, pi. 127, Encycl., Poiss., pi. 19, fig. 02; Diodon Hystrix, L., Gmel., Syst. Nat. xiii, T. i, p. 1448. Vulgairement le Poisson armé (Dutertre, Antil. T. ii, p. 209). Cette espèce, presque entièrement ronde, grisâtre sur le dos, avec quelques points blanchâtres et des taches noires, ordinairement au nombre de quatre autour des pectorales, est assez commune dans les mers des Antilles, du Brésil, du cap de Bonne-Espérance et des Moluques, si toutefois ces divers habitat n'indiquent pas diverses espèces. Ses piquants, courts et robustes, sont triangulaires à leur base, et leur forme est très-bien rendue dans la figure de l'Encyclopédie. 11 atteint jusqu'à dix
et douze pouces de diamètre; il est réputé le plus dangereux des Diodons par la qualité malfaisante de sa chair. D. 14, p. 21. 22, a. 0? 12, c. 10.
Ralïinesque, dans son Indice d'Ichthyologie Sicilienne, mentionne sous le nom d'Ecliinus, une autre espèce de Diodon qu'il dit être sphérique, brune, toute recouverte de piquants déliés, ronds, non triangulaires, et qu'il assure être fort différente du Diodon Hystrix.
DIODONTE. Diodotiles. iNs. Coléoptères hétéromères, de la famille des Mélastomes, tribu des Ërodites, institué par Sollier qui lui assi|;ne pour caractères: antennes de onze articles, les neuf premiers obconiques, le troisième plus long que les autres ; le pénultième court, plus gros que les précédents et à peine coni(|uc; le dernier très-court, emboilé dans le pénultième, mais cependant bien distinct ; dernier article des palpes maxillaires allongé, subcylindiique, fortement rétréci à sa base; celui des palpes labiales nvalaire, tronqué au bout ; mandibules bidentées à l'extrémité, avec une dent bien prononcée en dessus; labre petit, triangulaire, velu sur toute sa surface supérieure, se retirant en entier sous l'épislome qui est trapézoïde, tronqué antérieurement et recourbé presque verticalement; menton mitriforme, profondément échancré antérieurement, avec un sillon longitudinal dans son milieu; yeux enfoncés, courts, très-transverses et prolongés en dessous; prothorax rétréci antérieurement, à forme trapézoïde, prolongé en dessus et dans le milieu de sa base, en lobe triangulaire; flanc des élytres élargi à sa base, et très-étroit dans presque toute sa longueur; jambes terminées par des épines; tarses grêles, filiformes, à dernier article en massue, peu épais, surtout aux quatre postérieurs; crochets assez longs. Ce genre se compose de trois espèces originaires du Sénégal et du cap de Bonne-Espérance : Diodonles fossiilatus; Diodontes snlcatus et Diodontes porcntus. Ce dernier est long de trois à quatre lignes; il a le corps d'un rouge obscur, ovale, la tête fortement ponctuée, avec un sillon transverse antérieurement et un longitudinal, un peu arqué de chaque côté, venantjoindre l'antérieur; l'épistome est bordé antérieurement d'un bourrelet droit, transverse, assez prononcé; le prothorax est gibbeux, inégal, fortement ponctué , avec trois impressions vers la base ; les élytres sont inégales avec des fossettes irrégulières et sur chacune trois côtes assez saillantes et tuberculeuses entre la carène et la suture; les pattes sont à peu près de la couleur du corps, mais les antennes sont plus obscures, presque noirâtres, excepté le premier et le dernier article qui sont rougeàlres.
DIODYRHYNOUE. DiodyiUynchus. iks. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar, pour un Insecte que Dejean avait placé parmi ses Rhynchites, et auquel il reconnaît pour caractères : antennes atteignant la base du corselet, insérées vers le milieu de la (rompe, droites, composées de douze articles dont les huit premiers obconiques, grêles, presque égaux, les trois suivants turbines, épais et formant une massue terminée par le douzième qui est pointu; trompe un peu inclinée, de la moitié de la longueur du corps, cylindrique, un peu dilatée au bout;
lête courte, assez large et convexe; yeux latéraux petits, arrondis, assez proéminents; corselet un peu plus large que long, arrondi sur les côtés et postérieurement où il est sensiblement rétréci ; bord antérieur relevé et largement écliancré; dessus convexe; élytres plus larges que la base du corselet, ayant en longueur plus du double de la largeur, linéaires, échancrées antérieurement, avec les épaules obtusément anguleuses, et l'extrémité arrondie, cachant l'anus; pieds d'une médiocre longueur, presque égaux; cuisses renflées dans le milieu ; jambes comprimées, pourvues d'un très-pelit crochet; tarses longs; premier et deuxième articles triangulaires, le troisième court, large, fendu jusqu'à la base avec les deux lobes grands, elliptiques, le dernier court, obconique et biunguiculé. Le Rhyiichites austriatus, Oliv. Ent. v. 81 , p. 27, t. 2, fig. 38, est noir, couvert d'une pubescence grisâtre avec les antennes et les pattes rousses.
DIŒCIE. Diœcia. bot. Vingt -deuxième classe du système sexuel de Linné, comprenant tous les végétaux qui ont les Heurs unisexuées, portées sur deux individus différents. Celte classe se divise en quinze ordres dont les caractères ont été tirés spécialement des élamines considérées quant à leur nombre, quant à leur insertion, quant à leur réunion par les filets, par les anthères ou leur soudure avec le pistil. Le nom de ces ordres est le même que celui de la plupart des classes ])récédentes. Ainsi le l"' ordre est la Diœcie Monandrie; 2° la Diœcie Diandrie; 3= Diœcie Triandrie; 4<= Diœcie Tétrandiie; 3= Diœcie Penlandrie; G" Diœcie Hexandrie; 7" Diœcie Octandrie; S» Diœcie Ennéandrie; 9" Diœcie Décandrie; lO" Diœcie Dodécandrie; lie Diœcie Icosandrie ; 12= Diœcie Polyandrie; 15« Diœcie Monadelphie;14<= Diœcie Syngénésie; 13<: Diœcie Gynandrie.
DIOGGOT. BOT. On nomme ainsi l'Huile ou Goudron qu'on retire du Bouleau en le brûlant.
DIOIQUES. BOT. iVom collectif donné aux plantes de la vingt-deuxième classe du système sexuel de Linné.
DIOMÈDE. Diomedes. bot. Haworlh a proposé sous ce nom, un genre nouveau de la famille des Narcissées, formé aux dépens du genre Narcisse et comprenant surtout les espèces qui ont reçu les noms de Macleayi et Sabini. Ce genre nouveau ne paraît pas avoir été jusqu'ici adopté.
DIOMEDEA. OIS. r. Albatros.
DIOMÉDÉE. Diomedea. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L,, établi par Cassini et caractérisé ainsi : calathide radiée, dont le disque est composé de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, de rayons formés de fleurs en languettes femelles, et disposées sur un seul rang; folioles de l'involucre arrondies, inégales et formant un petit nombre de rangées; réceptacle plan, couvert de petites paillettes; akènes tétragones, glabres, non rétrécis au sommet, et surmontés d'aigrettes coroniformes, cartilagineuses et irrégulièrement découpées. Ce genre, indiqué déjà par Jussieu dans son Gênera Plantarum pour les Buphtalmum à tige ligneuse et à feuilles opposées, a été placé par son auteur dans la tribu des Hélianthées, section des Rudbeckiées, près de
VHeltopsis et du TVedelia. Il comprend les Btiphlalmiim frutescens, Lin.; ai boiescens , Lin.; Uneare, Willd., etc., plantes indigènes des Antilles et de l'Amérique boréale.
En adoptant ce genre, Ch. Kunlh (Nov. Gen. etSpeci'es Plant, œquin., vol. 4, p. 213) a fait d'utiles réformes dans son caractère générique, ainsi que dans les noms de deux espèces. Les akènes des fleurs centrales, selon ce savant botaniste, sont cunéiformes, comprimés et denliculés au sommet ; ceux des fleurs de la circonférence ont une autre forme, et ne présentent point de dents. Le Diomedea indentata de Cassini, Buphtaimniit aiborescens, L., a reçu de Kunlh le nom de Diomedea glabraia, et il a nommé Diomedea argentea le Buphtalmum Uneare de AVilldenow.
DIONE. kept. Espèce du genre Couleuvre.
DIONÉE. Dionœa. bot. Cette plante très-jolie et dont les feuilles présentent un phénomène extrêmement remarquable, forme à elle seule un genre particulier de la famille des Droséracées.
La DioNÉE Attrape-Mouche, Dionœa muscipula , L., Vent., Malm., t. 29, est une petite plante herbacée vivace, dont toutes les feuilles sont radicales et étalées en rosette. Leur pétiole est dilaté, spathuliforme, subitement rétréci à son sommet en un court appendice qui se termine par la feuille. Celte feuille offre une structure fori singulière; elle est orbiculaire, arrondie, émarginée à son sommet et à sa base; bordée de cils réguliers, épais et visqueux, ainsi que la face supérieure de la feuille. Celle-ci qui est épaisse et charnue, présente à sa face inférieure une côle longitudinale, très-saillanle,el peut se replier en deux moitiés qui s'appliquent exactement l'une contre l'autre par la face supérieuie, lorsqu'une cause quelconque vient à irriter un des points de cette face. Ainsi , dès qu'une Mouche ou un aulre Insecte vient à se placer sur cette feuille, les deux panneaux qui la composent se rapprochent rapidement, les cils dont ils sont bordés s'entrecroisent avec ceux du côté opposé, et l'Insecte se trouve enfermé dans une sorte de prison. Mais bientôt cette contraction cesse, et les choses reviennent dans l'état où elles étaient primitivement. Un phénomène à peu près semblable se remarque dans les feuilles des diverses espèces de Rossolis. 11 est à noter que, lorsque les deux moitiés de la feuille sont appliquées l'une contre l'autre, on ne saurait les éloigner sans les déchirer.
Du milieu de l'assemblage des feuilles s'élèvent une ou deux hampes, longues de six à huit pouces, cylindriques, glabres, divisées à leur sommet en un certain nombre de pédoncules simples, ou eux-mêmes bifurques, et se terminant chacun par une fleur; ces pédoncules, au nombre de six à huit, sont dressés et portent à leur base une petite foliole. Le calice est à cinq divisions profondes, étalées, lancéolées, aiguès, un peu concaves à leur base, et légèrement glanduleuses en dehors. La corolle se compose de cinq pétales deux fois plus longs que le calice, également étalés, blanchâtres, obovales, très-obtus, rétrécis à leur base. Le nombre des étamines varie entre dix et quinze; elles sont à peu près de la même longueur que le calice, étalées comme les autres parties de la fleur. Les filets sont capillaires.
gUmluleux; les aiiihères Ijlanclies, le plus snuvcnl extrorses, subcordiformes, éinarginées, à deux loges rapprochées el s'ouvrant par un sillon l0D(;itudinal.
L'insertion des pétales et des étamincs est manifestement hypocynlque ; elle a lieu sur une sorte de bourrelet charnu, qui supporte l'ovaire. Celui-ci est libre, très-dépriiné , sinueux et comme plissé dans son contour, et formant en général autant de côtes peu saillantes qu'il y a d'étamines dans la Heur. Le style est court et se confond insensiblement avec le sommet de l'ovaire. Le stigmate est terminal; il forme une sorte de houppe glanduleuse. L'ovaire est à une seule loge et contient un très-grand nombre d'ovules dressés, attachés à la face supérieure d'un trophospermc qui garnit tout le fond de l'ovaire. Le fruit est une cai>sule uniloculaire très déprimée, membraneuse, enveloppée par le calice, et même par les pétales qui sont persistants. Cette capsule finit à la longue par s'ouvrir circulairement à sa base, s'enlève d'une seule pièce et laisse les graines à nu. Celles-ci sont noires, luisantes, obovoïdes, dépourvues d'endosperme, suivant Nuttal, et attachées un peu obliquement par leur base.
Un profond observateur, Dutrochel, qui s'est spécialement occupé de la physique des végétaux, et surtout du mouvement spontané des feuilles chez quelques-uns d'entre eux, a remarqué qu'à la base du pétiole, dans ces feuilles dites articulées, comme très-vraisemblablement dans l'articulation qui tient réunis les deux lobes appendiculés aux feuilles de la Dionée Attrape-Mouche, se trouve un renflement ou bourrelet qui, dans les pétioles, se termine ensuite par un rétrécissement manifeste. Jusqu'à présent on avait pensé que les mouvements se passaient dans ce point rétréci, que l'on legardait comme semblable à l'articulation des membics chez les animaux ; les expériences de Dutrochet tendent à prouver que tous les mouvements ont lieu dans le bourrelet lui même, et qu'ils se réduisent à la flexion et au redressement; on verra qu'elles ont une application plus directe encore dans le Dionœa. Dutrochet a trouvé que le bourrelet est essentiellement composé d'un tissu cellulaire et délicat, garni d'une très-grande quantité de petits grains verts, que ce savant physiologiste considère comme autant de corpuscules nerveux; au centre se trouve un faisceau de vaisseaux nourriciers. C'est ce (issu cellulaire du bourrelet, qui est le siège des mouvements de l'organe, el l'on peut, à volonté, les anéantir en détruisant le tissu cellulaire. Ainsi, quand on enlève ce tissu cellulaire du côté inférieur du bourrelet, la feuille reste fléchie et ne peut se redresser; si, au contraire, on Ole la partie supérieure, la feuille conserve la faculté de se redresser, mais elle ne peut plus se fléchir. 11 résulte évidemment de celte expérience que la flexion de la feuille est produite par l'action du bourrelet supérieur, cl que son redressement est dû à celle du bourrelet inférieur. Ce sont, en quelque sorte, deux ressorts antagonistes, dont l'un devient alternativement plus fort que l'autre.
L'étude de l'organisation interne du bourrelet a conduit Dutrochel à une autre découverte : en coupant une tranche très-mince du tissu cellulaire du bourrelet sur le côté supérieur, il a vu sur-lechamp l'organe se ployer
en cercle dont la concavité est constamment tournée vers l'axe du bourrelet. En répétant la même opération sur le côté inférieur, la concavité du cercle s'est mise en regard avec le centre ; conséquemment les deux ressorts dont se compose le bourrelet tendent à se courber en sens inverse : l'inférieur redresse le pétiole, tandis que le supérieur le fléchit. L'auteur de la découverte donne le nom d'incurvation à celte propriété que possèdent les lames du bourrelet, de se rouler dans un sens ou dans un autre. La cause immédiate de ces mouvements d'incurvation réside, selon notre auteur, dans l'action nerveuse, mise en jeu par les agents du dehors. Il était naturel que Dutrochet, ayant attribué aux plantes un système nerveux analogue à celui des animaux, lui fit jouer, dans les phénomènes de la végétation, le rôle important que ce système remplit dans les actions de la vie animale. Ainsi donc l'action du système nerveux est la cause des mouvements visibles des végétaux, comme dans les animaux. Mais, s'il en est ainsi, ce système nerveux doit, comme dans ces derniers, être l'organe de transmission de ces mouvements, ou, en d'autres termes, la partie qui transmet le stimulus qui développe l'action de ce système. Or, c'est ce qui n'a pas lieu, du propre aveu de Dutrochet; car, d'après des expériences extrêmement délicates, il est parvenu à reconnaître que l'action nerveuse qui détermine les mouvements des feuilles, se transmet uniquement par les vaisseaux qui foiment l'étui médullaire, vaisseaux entièrement privés de tubercules nerveux. Conséquemment le système nerveux des végétaux serait l'agent de la puissance nerveuse, sans être l'organe de la transmission de cette puissance.
La théorie de Dutrochet n'explique point complètement, nous ne pouvons nous le dissimuler, le phénomène du mouvement des feuilles, mais les expériences qui y ont conduit son auteur, sont extrêmement importantes, et nous avons pensé qu'on ne les trouverait point déplacées dans cet article.
Si l'on compare les caractères que nous venons de tracer avec ceux des plantes qui forment la famille des Droséracées, on verra que le genre Dionœa ne saurait être placé dans cet ordre naturel , ainsi que l'ont fait tous lesbolanistesjusqu'àce jour. En effet, il en diffère par trois caractères extrêmement importants : 1" l'insertion ; 2» la structure de l'ovaire el du fruit; S» l'organisation de la graine.
1» Dans les véritables Droséracées, telles, par exemples, que le Drosera et le Parnassiu, l'insertion est périgynique; elle est au contraire hypogynique dans le genre qui nous occupe.
2» L'ovaire dans les Droséracées est également à une seule loge, mais les ovules sont attachés à trois ou à quatre trophospermcs pariétaux; le fruit s'ouvre en trois ou en quatre valves, emmenant chacune avec elles un des trophospermcs placé sur le milieu de sa face interne. Telle n'est pas l'organisation de l'ovaire et delà capsule du Dionjea. Ici il n'existe qu'un seul trophosperme remplissant tout le fond de l'ovaire, et portant les ovules attachés sur sa face supérieure. La capsule, au lieu de s'ouvrir en trois ou cjuatre valves, s'ouvre circulairement par sa base.
5» Enfin les graines sont pourvues d'un Irophosperme Irfs-manifcste dans toutes les Droséracées, et cet organe manque dans le Dionœa, d'après les observations du professeur Nuttal.
S'il est probable, d'après le simple énoncé de ces différences, que le genre Dionœa ne saurait rester parmi les Droséracées, puisque ces dernières sont réellement périgyniques, tandis que le Dionœa est hypogynique (y. Droséracées); il n'est pas très-facile de déterminer la véritable place de ce genre dans la série des ordres naturels. Richard pense qu'il se rapproche beaucoup plus des Hypéricinées que de toute autre famille.
DIONIUM. Mi!^. On pense que la pierre désignée sous ce nom, dans Pline, est la Sardoine.
DIONIX. Dionix. iNS. Coléoptères trimères; genre de la famille des Pselaphiens, formé par Dejean qui lui assigne pour caractères : troisième article des antennes et les quatre suivants très-petits, transversaux et grenus, le huitième ainsi que les trois derniers plus gros que les précédents, cylindriques, aussi longs que les sept premiers réunis, le onzième ou dernier et le plus gros de tous, est ovoïde, allongé et pointu; palpes maxillaires très-saillantes, plus courtes que la tète et le corselet pris ensemble, composées de quatre articles cylindriques; les labiales sont courtes, dirigées en avant de trois articles dont le dernier pointu; corps arrondi, court, recouvert en partie seulement par les élytres qui sont tronquées.
DIONYOUE.-DîOwrc/iMs.iJîs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar, aux dépens du grand genre Curculio d'Olivier et de Fabricius. Caractères : antennes médiocres, coudées, de douze articles dont le premier est plus allongé que le second et de forme conique; les suivants sont plus courts, mais s'élargissent insensiblement jusqu'au huitième qui, avec les derniers, forme une massue ovale et acuminée; trompe longue, forte, ar(|uée et un peu aplatie vers l'extrémité; yeux arrondis et médiocrement convexes; corselet transversal, bisinué à sa base, sensiblement rétréci à sa partie supérieure et tronqué postérieurement; les côtés sont faiblement arrondis; corps presque elliptique, médiocrement convexe, écaiUeuxet pourvu d'ailes; élytres à peine plus larges que le corselet à leur base, ovales-oblongues, un peu convexes et obtusément anguleuses aux épaules; pieds allongés et robustes. Le Rhynchœmis miliaiis de Fabricius est le type de ce genre où l'on compte six ou sept autres espèces encore, et toutes originaires du Brésil. Ce genre a été adopté par Sclioonberr.
D10NYS1.\, DYOMSIAS et DYONYSION. bot. Syn. de Lierre chez les anciens qui avaient consacré cet arbre à Bacchus. On étendait ces noms au Millepertuis qu'on disait être également utile contre l'ivresse et dont se couronnaient aussi les buveurs.
DIONYSIS. BOT. C'est ainsi que Du Petit-Thouars (Hist. des Orchidées des îles australes d'Afrique) désigne une Orchidée de la section des Satyrions, et qui fait partie du genre Diplecthrum de Persoon. Le Dionysis ou Diplecthrum Dionysii croît dans l'île de Mascareigne.
DIOPS. OIS. Synonyme de Gobe-Mouche double-œil.
I DIOPSIDE. MIN. HaUy avait anciennement réuni sous '' ce nom, pour en former une espèce à part, des Cristaux du Piémont, d'un gris verdàtre, les uns transparents et les autres plus ou moins opaques, auxquels Bonvoisin avaitappliqué les dénominations d'Alaliteet de Mussite. Mais il inséra bientôt après un Mémoire dans les Annales des Mines, pour prouver l'identité de cette prétendue espèce avec le Pyroxène. 1^. ce mot.
DIOPSIDE. Diopsis. iNS. Genre de Diptères, de la famille des Athérieères, division des Muscides, ayant pour caractères ; antennes à palette, insérées chacune sous un prolongement latéral de la tète, en forme de corne; yeux situés à l'extrémité de ces cornes; trompe membraneuse, bilabiée, rétractile. Ce genre curieux, que Fabricius mentionne {S/sl. antl. p. 201), ne comprend encore qu'une espèce bien déterminée : c'est le Dioîside icHNEcaonÉ, Diopsis ichneumonea, Fabr. Il a été pour la première fois décrit et figuré par Daahl dans une Dissertation ayant pour titre ; Bigas Insectonim, Upsal, 1775. Depuis, il a été représenté par Fuesly (ArcUio. Insect.) et par Donovan (Epit. of natur. Hist. Fasc. 9). On trouve cet Insecte dans la Guinée; La- Ireille l'a décrit d'après un individu rapporté de la côte d'Angole. Bory l'a retrouvé aux Canaries. DIOPTASE. Mm. y. CoiVRE.
DIOlîCHITE. Foss. V. Priapoiites.
DIORITE. MIN. ou GÉOl. /'. DUBASE.
DIORYGMA. Dioiygma. bot. Genre de Lichens, de la famille des Gasterolalames à verrues, d'après la méthode de Fries. Eschweiler lui donne pour caractères : thalle crustacé; noyau gélatineux, déliquescent, entouré d'une périthécie ou péricarpe linéaire-allongé et subramuleux. On trouve les Diorygmas sur les écorces des arbres des tropiques.
DIORYMÈRE. Diorymerus. \m. Coléoptères pentamères; genre delà famille des Rhynchophores, institué par Schoonherr qui lui donne pour caractères : antennes courtes, assez épaisses, composées de douze articles dont le premier est oblong, presque conique, et les suivants subturbinés, croissant en épaisseur à mesure qu'ils se rapprochent de la massue formée par les quatre derniers ; cetle massue est grande, allongée et ovalaire; trompe allongée, épaisse, convexe en dessus, canaliculée en dessous et médiocrement arquée; yeux distants, grands, ovales et déprimés; corselet prolongé antérieurement et rétréci vers l'extrémité postérieure qui semble tubulée; le dos est élevé et l'on voit souvent en dessous, vers la région pectorale, un sillon profond; écusson distinct, tronqué en arrière; élytres triangulaires, gibbeuses, arrondies vers l'épaule qui est un -peu dilatée, ainsi qu'ù l'extrémité où elles recouvrent complètement l'anus; pieds robustes; cuisses presque cylindriques et canaliculées en dessous ; jambes postérieures anguleuses extérieurement à leur base, et armées d'un crochet vers l'extrémité, au côté interne. Ce genre se compose d'une vingtaine d'espèces toutes originaires de l'Amérique méridionale.
DIOSBALANOS. bot. Synonyme de Châtaigne.
DIOSCOREA. BOT. F. Igrame.
DIOSCORÉES. Dioscoreœ. bot. Brown a divisé les genres qui formaient la famille des Asparaginées de
■lussieu en trois groupes. Le plus grand nombre a été réuni aux Asphodèles; quelques-uns ayant le genre Smilax à leyr lèle ont formé sa nouvelle famille des Smilacées; enfin il a fait du Dioscorca et du Hajania un petit ordre distinct sous le nom de Dioscorées. Brown n'a placé parmi ses Dioscorées que les genres de la famille des Asparaginées , qui, ayant l'ovaire infère et des fleurs diolques, ont pour fruit une capsule; mais on peut étendre ce caractère et comprendre dans le groupe tous les genres faisant partie de la famille des Asparaginées, qui ont l'ovaire infère, que leurs Heurs soient hermaphrodites ou unisexuées, et que leur fruit soit sec OH charnu. Cette famille peut donc être caractérisée de la manière suivante ; fleurs hermaphrodites OU unisexuées; ovaire toujours infère; périanihe adhérent par sa base avec l'ovaire; son limbe est divisé en six lobes égaux ; étamines au nombre de six, libres ou rarement monadelphes, ayant les anthères introrses; ovaire à trois loges contenant chacune un, deux ou un plus grand nombre d'ovules qui, tantôt sont ascendants , tantôt sont renversés. Le fruit est ou une capsule mince et comprimée, ou une baie globuleuse ou allongée, couronnée par le limbe calicinal, et offrant d'une a trois loges. Les graines contiennent un petit embryon renfermé dans l'intérieur d'un endosperme presque corné et placé vers le hile.
Les Discorées sont souvent des plantes sarmenleuses et grimpantes, leurs feuilles sont allernes ou quelquefois opposées.
Les genres qui forment cette famille sont les suivants : •}■ Fruit sec et capsulaire.
Genres -. Dioscorea, L.; Hajania, L.
ft Fruits charnu, fleurs dioïques.
Genre : Tamus, L.
■\Y! Fleurs hermaphrodites.
Genres : Fliujgea, Ricli.; Peliosaiitlies, Hort. Kevv.
DIOSCORIDÉES. bot. Même chose que Dioscorées.
DIOSIE. Diosia. iNS. Genre de Lépidoptères nocturnes, institué par Duponchel, dans sa famille des Pyralites, avec les caractères suivants : palpes inférieures aussi longues que la léte, larges et épaisses, avec le dernier article peu distinct et très-aigu ; trompe longue; antennes simples, épaisses et légèrement coudées à leur base, avec leur premier article très-distinct; abdomen assez gros dans les mâles, et dépassant très-peu les ailes inférieures lorsqu'elles sont étendues; celles-ci entièrement couvertes par les supérieures qui sont longues, étroites et plissées en éventail. Le type de ce genre est le Pyralitis marginalis de Linné.
DIOSWA. Dlosma. bot. Genre de la famille des Rulacées, qui se compose de près de quatre-vingts espèces, toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Ce sont en général de pelils arbustes élégants, ayant pour le port beaucoup de ressemblance avec les Bruyères, et dont les feuilles sont chargées de points glanduleux ; la structure de leurs Heurs , communément assez petites, n'a pas encore élébien exactement démontrée, malgré les travaux de Wendland, de Willdenow et de De Candolle. Le calice est à cinq divisions très-profondes, (jui persistent généralement, et accompagnent le fruit presque jusqu'à sa parfaite maturité; la corolle se compose de
cinq pétales réguliers, étalés et égaux entre eux, et alternant avec les deux lobes du calice. Chaque fleur contient des étamines, dont cinq seulement sont fertiles et antérifères; les cinq autres, dont les anthères avortent constamment, sont tantôt dilatées et sous forme d'appendices pétaloïdes, tantôt sous celle de filaments ou d'écaillés glanduleuses; les anthères sont toujours à deux loges et introrses; tantôt elles sont globuleuses ou didymes, tantôt elles sont plus ou moins allongées. Il existe constamment un disque, mais qui offre une structure et une i)osilion différentes dans les diverses espèces; le plus souvent le disque est hypogyne, épais, un peu plus large que la base de l'ovaire qui y est plus ou moins profondément implanté; dans ce cas, qui se remarque par exemple dans les Diosma hirla et Diosma ciliata, les étamines et les pétales sont placés en dehors et au pourtour de la base du disque, qui forme une sorte de godet, et ne contractent avec lui aucune adhérence; d'autres fois le disque est véritablement périgyne, c'est-à-dire qu'il tapisse la paroi interne et inférieure du calice, comme dans les /)ios»ia/i2>su/a, Diosma uui/lora; les étamines et les pétales sont alors insérés à la paroi externe du disque, c'est-à-dire qu'ils sont, comme lui, périgynes. Cette différence dans l'insertion et la position du disque, est bien remarquable dans un genre aussi naturel que le Diosma, et prouve que les caractères même les plus importants, peuvent être sujets à quelques anomalies dans certains genres. L'ovaire est libre, à cinq côtes quelquefois très-saillantes, se terminant assez souvent par cinq cornes à son sommet; il offre cinq loges qui contiennent chacune deux ovules suspendus; très-rarement on ne rencontre qu'un seul ovule, qui offre la même position; le style naît constamment d'une dépression qui existe au sommet de l'ovaire; il est simple, plus ou moins cylindrique, et se termine par un stigmate à cinq lobes peu marqués; le fruit est une capsule ovoïde ou globuleuse, à quatre ou cinq côtes, quelquefois à quatre ou cinq cornes, à autant de loges, se séparant en autant de coques ou carpelles uniloculaires, s'ouvrant parle côté interne au moyen d'une fente longitudinale et contenant une ou deux graines; celles-ci, suivant Gaîrtner, ont un embryon dont les cotylédons sont oblongs, plans du côté interne, convexes sur leur face externe. Toutes les espèces de Diosma sont des arbustes odorants, avec les feuilles généralement petites et alternes; les fleurs, blanches ou rosées, offrent différents modes d'inflorescence : tantôt elles sont solitaires, terminales ou axillaires; tantôt elles sont diversement groupées et constituent des sortes de corymbes.
Ce genre présente assez de modifications pour se prêter à des coupes naturelles, que quel(|ues auteurs ont considérées counne des genres distincts. Wendland le premier a divisé le genre Diosma en quatre groupes , que plus tard Willdenow a considérés comme autant de genres; ces quatre groupes sont, 1" Glandutifolia, Wendland, ou ^(/eHO/K/;a, Willdenow; 'î" Parapelalifeia , Wendl.; Barosma, \Vi\\<i.; ô" Biicco, Wendl.;./ya</iO.SHia,Willd.;4»£'(0««ia, Wend.,Willd. Un autre genre avait été fait antérieurement à ceux-ci, aux dépens des Diosma, par Solander, pour le Diosma
KM
vm'capsularis de Linné fils, sous le nom d'Empleurum. Le professeur De Candolle, dans le premier volume de son Synopsis Planlantni , n'a poinl adopté les genres de Willdenow; il les regarde simplement comme autant de sections dans le genre Diosma, et y en ajoule une cinquième, sous le nom de Dichosma. Comme onfullive dans lesjardins un très-grand nombre d'espèces, nous allons ici mentionner quelques-unes des plus intéressantes . en suivant l'ordre des cinq sections adoptées par le professeur De Candolle. et sans rien préjuger sur les décisions que pourront prendre ultérieurement les botanistes, quant aux nouveaux genres proposés.
t Ade;ïakdra, Willd., DC.
Étamines plus courtes que les pétales; les cinq stériles portant au sommet de leurs filets les rudiments de l'anthère; feuilles alternes et planes; fleurs grandes le plus souvent terminales. Le professeur De Candolle rapporte à cette section huit espèces, parmi lesquelles nous distinguerons la suivante :
Diosma unifiore. Diosma unifiera, L. Cette plante a porté différents noms; ainsi, Bergius (FI. Cap. 71) la décrit sous le nom d'tlartogia uniflora; Smith (/fées Cycl. 13, n» 4) la nomme Eriostemon unifiera, etc. C'est un petit arbuste dressé, rameux, d'un à deux pieds d'élévation, ayant ses feuilles petites, éparses, obovales, lancéolées, ciliées; ses fleurs sont grandes, d'un blanc légèrement lavé de rose, solitaires au sommet de chacune des ramifications de la tige; le disque et l'insertion des étamines et des pétales sont périgyniques; l'ovaire est globuleux, déprimé, tout couvert de tubercules.
tt Barosma, Willd., DC.
Étamines à peu près de la longueur des pétales : les Stériles, dilatées et pétaloïdes. — Fleurs axillaires pédicellées; feuilles opposées, glabres et planes.
Diosma a tediiles de.mées. Diosma serratifolia , Vent., Malm., t. 77. Cette jolie espèce a sa tige brune; ses rameaux rougeàlres; ses feuilles opposées presque sessiles, assez grandes, dentées en scie, ponctuées et glanduleuses sur les bords; ses fleurs sont assez grandes, blanches, généralement au nombre de deux, à l'aisselle des feuilles supérieures. Cette section contient cinq autres espèces, presque toutes cultivées dans uos jardins.
ttt Acathosma, Willd., DC.
Étamines de la même longueur que les pétales, ou un peu plus longues et saillantes au moment de la floraison : les cinq stériles sont dilatées et pétaliforraes; feuilles alternes; fleurs formant des sortes de corymbes terminaux. Cette section est une des plus nombreuses en espèces; elle en contient vingt-deux, parmi lesquelles nous ferons remarquer les deux suivantes :
Diosha velu. Diosma hirta, Vent., Malm., t. 72. Petit arbuste de deux à trois pieds, simple inférieurement, rameux et comme paniculé dans sa partie supérieure; rameaux simples, efiBlés et étalés; feuilles éparses, très-rapprochées et comme imbriquées, lancéolées, étroites, velues; fleurs purpurines, pédonculées, réunies au sommet des ramifications de la tige, et formant une sorte de petite ombelle terminale; ovaire
glabre, ù cinq côtes et à cinq cornes très-saillantes. Diosma a larges feoilles. Diosma latifolia , L., Andr. Rep., t. 33. C'est un arbuste de quatre à cinq pieds d'élévation, dont les feuilles, assez larges, relativement aux autres espèces, sont ovales, crénelées et pubescentes; les rameaux tomenteux, les pédicelles uniflores, se réunissant au sommet de la lige pour former une sorte de grappe; les fleurs sont assez grandes et d'un blanc pur.
tttt DiCBOSMA, DC.
Étamines presque égales aux pétales, saillantes au moment de la floraison ; les cinq stériles avortent complètement ; les pétales sont onguiculés et divisés en deux lobes linéaires ; une seule espèce compose celte section, c'est le Diosma bifide, Diosma bifida (Jacq. Coll. 5, p. 278, t. 20, f. 1); ses feuilles sont lancéolées, mucronées, glabres, ponctuées et imbriquées; ses fleurs sont pédonculées et réunies en une sorte de capitule terminal.
ttttt EUDIOSMA, DC. ; Diosma, Willd.
Étamines plus courtes que les pétales; les cinq stériles SMit presque nulles, ou sous la forme d'écaillés glanduleuses; les pétales sont sessiles et entiers; les fleurs terminales et généralement petites. — Dans cette section, qui comprend un très-grand nombre d'espèces, on trouve réunies les deux sortes d'insertion hypogynique et périgynique.
Diosma rocce. Diosma rubra, L. Ker. Bot. Reg., t.5C3. Cet arbuste peut s'élever à quatre ou cinq pieds; ses feuilles sont éparses, très-nombreuses, étalées, glabres, linéaires, lancéolées; ses fleurs sont très-petites, sessiles, solitaires, axillaires ou terminales; l'ovaire est terminé par cinq cornes; l'insertion est hypogynique.
Les Diosma doivent être rentrés en orangerie pendant l'hiver, ou mieux dans une bâche. On les plante en terre de bruyère, et on les multiplie, soit par boutures faites au printemps, soit par le moyen des graines qui doivent être semées aussitôt après leur maturité. Ces arbustes sont en général fort recherchés, à cause de leur port agréable," de leur odeur suave, et de leur feuillage toujours vert.
DIOSMÊES. Diosmeœ. bot. La famille des Rutacées est devenue dans ces derniers temps l'objet des recherches et des observations de plusieurs botanistes célèbres. Brown, le premier, dans ses Remarques générales, a proposé de diviser cette famille, telle qu'elle est présentée dans le Gênera Planlarum de Jussieu, en deux ordres naturels distincts, dont l'un, qui correspond à la première des trois sections établies par Jussieu, porterait le nom de Zygophyllées, et dont l'autre serait appelé Diosmées, et comprendrait les genres qui forment les seconde et troisième sections de la famille des Rutacées de Jussieu. Brown avait pensé que le nom de Rulacées devait être supprimé, parce que le genre dont il était tiré, ne donnait qu'une idée fort incomplète de l'organisation générale, propre à cette famille. L'exemple de Brown a été suivi par Kunlh (in Humb. Noi\ Gen. 6), qui divise aussi les Rutacées en Diosmées et Zygophyllées. Il réunit à la première de ces deux familles les genres Bonplandia, Willd.; et Monniera, Rich. Le professeur De Candolle, dans
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les Mémoires du Muséum, a proposé une nouvelle section dans la famille des liulacécs, composée de ces genres anomaux, dont U. Brown a, le premier, indiqué les véritables rapports, tels que Cusparia, Galipea, Monniera, J'icorea , etc. Dans son beau Mémoire sur le Gynobase, considéré dans les familles polypélales, Auguste Sainl-Uilaire, examinant avec un soin extrême la famille des Rutacécs, en a proposé une nouvelle distribution. 1" 11 y réunit comme une simple section la famille des Simanibacées du professeur Richard, adopte la séparation des ZyRopbyllées, et distingue aussi comme une simple section les Cuspariées de De Candolle, dont il fait connaître l'orffanisalion dans ses détails les plus minutieux; mais, à l'exemple de De Candolle, il rétablit pour celle famille le nom de Rnlacées.
Les Diosmées comprennent les genres fiitta, t.; Pegamtm, L.; Dictainnus , t.; Calotlendron , Tliunb.; Diosma, h.; Emptevrum, Soland.; Diplolœna, Brown, Desf.; Correa, Smith; Phebaliiiin, Xeidw.; Ciowea, Smith ; Eiiostemon, Smith; Pliilotheca, Rudge ; Boronia, Smith; Cymiiwsma, Gsertner; Zien'a, Smith; Melicopc, Forster; Elaphrium , Jacquin; Choisya, Kunth; Evodia, Forster; Zantoxyliim, Kunth; Pilocarpus, \ah\;Spiraiithera, Sainl-Hilaire; Almeidea, Saint-Iiilaire.
DIOSPOGON. BOT. Ce mot, chez les anciens, désignait le Cliiysocoma Linosyris des modernes, ou le Gnaphaliitm orientale.
DIOSPONGOLITHE. POIS. Foss. Ce nom, dans Aldrovande , parait désigner des vertèbres fossiles de Pois-
DIOSPORON. BOT. y. LiTHOSPERiira.
DIOSPYRÉES. BOT. y. ÉBÉNACÉES.
DIOSPYROS. BOT. F. Plaqceminier. Les anciens paraissent avoir désigné par ce nom, un tout autre végétal; leur Diospyrcs, Blé des Dieux, pouvait être le Phalaris Canariensis ou la Larme de Job. F. PiialARis et Coix.
DIOTIDE. Diolis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale,' f., établi par Desfon- (alnes (FI. yltlant. n, p. ICI ), avec les caractères suivants : calalhidesans rayons, composée de fleurons nombreux, tubuleux, hermaphrodites, resserrés dans le milieu de leur longueur, évasés à leur base , de manière à emboîter le sommet de l'ovaire, et se prolongeant des deux côtés, jus(|ue vers la moitié de sa hauteur; involucre hémisphérique, formé de folioles oblongues et serrées ; réceptacle convexe , garni de paillettes oblongues et concaves ; akènes oblongs et dépourvus d'aigrettes. Ce genre a été confondu par Gaertner avec les Gnaphaliiim, et en cela il a suivi la nomenclature de C. Bauhin et de Tournefort. Linné, dans son Species Plantarum, ii, p. 1182, en faisait un Alhanasia, et dans le même ouvrage, il reproduisait cette plante dans le genre Filago; enfin, pour Jussieu, Lamarck, Persoon, etc., ce genre était le même que le Santolina de Linné. Cassini le place dans la section des Anthémidées, dont plusieurs genres, .selon cet auteur, offrent aussi un prolongement inférieur de la corolle sur l'ovaire, ce qui tend à infirmer le caractère générique le plu.s saillant du Diotis.
DioTiDE coTOi^isEDSE. Diotis catididissima , Desf. et DC; Gnaphalium legitimum , Gxvl. , de Fiuct. ii, p. 391, t. 10. Plante herbacée dont toutes les parties sont couvertes d'un duvet cotonneux très-dense et d'une blancheur éclatante. Ses tiges, longues de deux à trois décimètres, cylindriques, se divisent à leur sommet en cinq rameaux courts, uniflores et disposés er^corymbes terminés par des fleurs jaunes. Elle croit abondamment sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan , à des latitudes assez septentrionales, puisqu'on la retrouve jusqu'en Angleterre.
Le nom de Diotis a été appliqué par Schreber, 'Willdenow et d'autres botanistes allemands , à un genre formé aux dépens des ylxyris et des J triplex de Linné. Ce même genre avait été primitivement nommé Eurolia par Adanson, Kraschenninikoria par Guldenstedt, Giildenstedia par Necker, et Ceralospermum par Persoon. Dans un tel conflit de dénominations, les unes déjà employées pour désigner des genres connus, les autres par trop difficiles à prononcer, il convient de s'en (enir à l'usage reçu, c'est-à-dire d'adopter la plus ancienne ou VEurotia d'Adanson. F. ce mot.
DIOTOSTEPHE. Diotoslephiis. bot. Le genre que Cassini a formé sous ce nom, dans la famille des Synanthérées, n'a point paru différer suffisamment du genre Chrysor/anutii de Linné pour en être distinct.
DIOTOTHÈOUE. Diotolheca. bot. Syn. de Morine.
DIOXYDE. Dioxys. ns. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, établi par Lepelletier. pour un Insecte du midi de l'Europe, dont les mœurs n'ont encore pu être parfaitement étudiées. 11 lui assigne pour caractères: antennes filiformes, brisées, de douze articles dans les femelles, et treize dans les mâles; mandibules étroites; palpes maxillaires trèscourtes, de deux articles; palpes labiales de quatre, les deux premiers venant bout à bout dans une direction longitudinale, le troisième inséré obliquement sur le côté extérieur du second, près de son sommet; trois petits yeux lisses, disposés en triangle très-obtus, sur le verlex; corps allongé; corselet court; écusson portant une dent de chaque côté; ailes supérieures ayant une cellule radiale, qui se rétrécit depuis son milieu jusqu'à son extrémité; celle-ci presque aiguë, écartée de la côte, et trois cellules cubitales, la première plus grande que la seconde qui est rétrécic vers la radiale, recevant les deux nervures récurrentes, la troisième incomplète n'atteignant pas le bout de l'aile; abdomen assez allongé, convexe en dessus et en dessous, composé de cinq segments; pattes médiocres uniépineuses; crochets bifides.
DioxYDE CEINTE. Dioxys cincta; Trachusa cincla, Jur. Elle est noire, avec quel(|ues poils blanchâtres; premier segment de l'abdomen ferrugineux, bordé inférieurement de poils couchés et blancs; les trois segments qui suivent ont aussi les bords velus et blancs; il en est de même du cinquième, mais dans les mâles seulement, les femelles n'ont de poils blancs que sur les côtés; ailes enfoncées. Taille, cinq lignes environ. Du midi de la France.
DIP. MOLi. C'est sous ce nom qu'Adanson (Voyage au Sénégal, p. 151, pi. 10, fig. 7) décrit un petit Buccin
mô
blanc, couvert de granulations rangées par lignes transversales ; il n'a que cinq lignes de long. Quoiqu'il soit fort commun à l'île de Corée, il n'a été mentionné par personne depuis l'auteur qui l'a fait connaître.
DIPCADI. BOT. Le Hyacintlnis Serolinus de Linné a été séparé par Mœnch, sous ce nouveau nom générique, autrefois employé pour désigner quelques espèces de Muscari, autre genre formé aux dépens des Jacinthes. Il offre pour caractères : un périgone à trois divisions intérieures, courtes, et trois extérieures profondes; mais ces différences sont bien faibles, selon Jussien, pour autoriser sa séparation en tant que genre distinct.
DIPERA. BOT. V. DisrÈRE.
DIPÉRIANTHÉS (vÉGÉTAEx). BOT. Lcs plantes Dicotylédones sont tantôt munies d'une seule enveloppe florale, tantôt elles en ont deux, c'est-à-dire qu'elles offrent un calice et une corolle; dans le premier cas, elles sont Monopérianthées, tandis qu'elles sont Dipérianthées dans le second. Les végétaux Dipérianlbés se divisent en deux grandes classes , savoir : les Dipérianthés monopétales et les Dipérianthés polypétales, y. Méthode. *
DIPÉTALE. bot: On donne cette épithète à la corolle quand elle n'est composée que de deux pétales, comme dans la Circée.
DIPHADNE. Di'phachms. ins. Hyménoptères. L'une des divisions du genre Nematus de T. Hartig, qui ne comprend qu'une seule espèce , le Nematus fuscicornis.
DIPHAQUE. Diphaca. bot. Loureiro (FI. CoclUnch., vol. 2, p. 534) est l'auteur de ce genre qui appartient à la famille des Légumineuses et à la Diadelpliie Décandrîe, L. Il lui a assigné les caractères suivants ; calice à cinq divisions persistantes, aiguës, l'inférieure plus longue; corolle papilionacée dont l'étendard est émarginé et ascendant; les ailes plus courtes et ovales; la carène en forme de croissant, composée de deux pièces, égales à l'étendard et munies d'ongles très-longs; dix étamines dont les filets sont soudés en deux lames planes; deux ovaires oblongs, comprimés, terminés par des styles subulés plus longs que les étamines, et par des stigmates assez gros. A ces ovaires succèdent deux légumes comprimés, droits, acuminés et composés d'articles ovales, striés, glabres et inégaux; semences ovales et comprimées. Si cette description est exacte, elle offre l'exemple assez rare d'un genre de Légumineuses dont le nombre des carpelles ne soit pas constamment réduit à l'unité, et on peut la regarder comme un des plus confirmatifs de la théorie établie par le professeur De CandoUe sur les fruits irréguliers où les cordons pistillaires sont unilatéraux, mais qui n'offrent cette structure que par suite d'avortenients prédisposés, r. Avor- TEMENT. Malgré celte anomalie, Willdenow et Persoon ont désigné le Diphaca Cochinchinensis , Loureiro, comme congénère du Dalhergia, et sans égard pour les différences que présentent ses légumes articulés , ainsi que Péloignement de leurs patries respectives, on a même indiqué comme identiques cette plante et l'^castaphyllum Brownci, Rich. Il semble plus convenable de regarder le genre de Loureiro comme distinct, en
attendant qu'on ait pu vérifier ses caractères sur la plante même.
DIPHIE. AC\l. V. DlPQYE.
DIPHISE. Diphisa. bot. K. Dipbyse.
DIPHRYLLE. Diphrylluni. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie, établi par Raffinesque-Smaltz , et ainsi caractérisé : périgone à six divisions, dont trois extérieures, linéaires, lancéolées, acuminées; deux intérieures latérales, dressées, bifides et sétacées; labelle divergent, obovale, aigu et entier; capsule filiforme. L'auteur se bornant à ce simple exposé, et omettant de décrire d'autres parties plus importantes, telles que les organes sexuels eux-mêmes, c'est-à-dire les masses poUiniques, le gynoslème, etc., ce genre doit être regardé comme très-douteux. Il ne contient qu'une seule espèce, le Diphiylhim bifolitim, qui a deux feuilles obovales et presque opposées dans le milieu de sa tige. Cette plante a été découverte dans les États de New-Jersey et de Pensylvanie.
DIPHTÊRIER. Diphteiium. bot. Genre de la famille des Lycoperdacées, établi par Ehrenberg, pour un Fungus que l'on trouve assez fréquemment sur les troncs pourris de Marronnier d'Inde. 11 lui donne pour caractères : un péridium membraneux et rigide, qui dégénère insensiblement en une sorte de roseau à travers lequel paraissent les sporules nues, adhérentes à la columelle. Le Diphteiium flavo-fascum est encore la seule espèce connue.
DIPHUCÉPHALE. Diphncephala. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Dejean pour quelques insectes propres à l'Australasie. Caractères : antennes composées de neuf articles; chaperon fortement et angulairement échancré; corselet presque carré; corps étroit; premiers articles des quatre tarses antérieurs, chez les mâles, et des deux, chez les femelles, courts et garnis en dessous de brosses, ces mêmes articles dilatés ou plus larges aux quatre premiers tarses des mâles ; tous les crochets bifides. Dejean place dans ce genre deux espèces : Diphucephala sericea et Diphucephala riigosa, auxquelles il faut ajouter, selon Latreille, le Mclolonlha colaspicloides de Schoonherr.
DIPHYE. Diphyes. acal. Genre fort singulier de la troisième classe des animaux rayonnes ou Zoopliytcs, établi par Cuvier. Ces Zoophytes sont composés d'une substance gélatineuse, ferme et très transparente; leur figure extérieure est une pyramide anguleuse dont la base a deux ouvertures : une petite, ronde, entourée de cinq pointes, regardée comme la bouche, et qui conduit dans un sac sans issue, lequel se prolonge jusque vers le sommet et sert d'intestin; l'autre, plus grande, donne dans une cavité moins prolongée, qui communique en arrière avec une seconde cavité de forme ovale. De celle-ci, sort une longue queue filamenteuse et flexible que l'on considère comme l'ovaire. Ce genre, très-remarquable, n'est encore composé que d'une seule espèce, qui avait échappé à tous les navigateurs et que Bory de Saint-Vincent a découverte, décrite et figurée dans son Voyage aux quatre principales îles des mers d'Afrique, sous le nom de Biphore biparti, pi. 6. Les Diphyes se tiennent ordinairement deux à deux et se
trouvent dans l'Océan, flottant dans les régions équaloi'iales.
La première espèce de Diphyc connue a été observée par Bory de Saint-Vincent, et décrite par lui sons le nom de Biphore biparti , Salpa biparlila. Voyage aux quatre principales îles des mers d'Afrique, pi. G, fig. 3. Il est entièrement transparent, au point qu'on ne peut le distinguer dans l'eau; quand on l'en tire il a l'air d'une lame de cristal, et ne présente aucune sorte d'organisation; son corps est oblong et comprimé latéralement; la partie antérieure présente cinq angles saillants; le côté dorsal étant caréné, l'inférieur est au contraire sillonné; on reconnaît dans cette partie deux cavités longitudinales : de la supérieure sort un filet souvent très-long etrarement entier; iisupporte, quand il existe, une foule de petits corps qui ressemblent aux glandes pédicelléesde plusieurs végéta^ix; la partie inférieure, amincie à son extrémité, ressemble assez par sa forme à celle d'un fer de lance; le côté supérieur est plat, de l'épaisseur d'une ligne et demie; dans celte épaisseur se trouve une cavité interne, dans laquelle entre une sorte d'éperon qui termine la partie antérieure, et c'est là même toute l'union apparente des deux parties de l'animal. H y a aussi une cavité inférieure dans la moitié de derrière, dont l'ouverture, échancrée au point de jonction des deux parties, forme un cran à leur union.
La description d'une autre espèce, Dipbve Bory, Diphyes Bor/i, fait partie de la relation du Voyage de rUranie. Enfin Lesson donne en trois planches (53, 50 et 57) de ses Centuries zoologi(|ues, les figures très-détaillées de la DipnvE jumelle, Diphyes tUspar, décrite successivement par Cbamisso et par yuoy et Gaymard ; sa substance est dense, rénitcnle. d'un blanc liyalin; mais on ne découvre aucune trace de nucléus coloré, ni de vaisseaux. Dans l'eau, le cordon musculaire, rouge intense, apparaît seul, à la manière des renflements vasculaires des pléthosomes, et les linéaments se dessinent vaguement, et au moindre clioc, les deux pièces du zoophyte se désarticulent; hors de l'eau, ces deux pièces sont denses, sillonnées ù leur surface, ayant à leur milieu une cavité large, séparée au centre de chaque portion du zoophyte, par un diaphragme vertical et mince, que personne n'a indiqué. Cette Diphye est abondante dans l'océan Atlantique ainsi que dans les mers de l'Inde.
DIPUYÈDE. Diphyes. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, établi par Bluine (Bydrag. FI. Ind. 310). Caractères -, sépales extérieurs plus grands que les intérieurs, légèrement cohérents à leur base ; les latéraux obliques à leur base et attachés à un onglet du gynostème qui est très-court; lahelle petit, entier, concave à sa base; anthère terminale, ù une ou deux loges; une ou deux masses pnUiniques, attachées au bord du stigmate. Les vingt-trois espèces décrites par Bkime sont divisées en huit sections; ce sont des plantes parasites, à feuilles engainantes; les fleurs sont solitaires ou en épis, aggrégées alors à la base de la feuille ou à l'extrémité du bulbe. Elles sont toutes de Java.
01PHYÈNE ET DIPHYITE ross. r. IIystérolites.
DIPHYLLE. BOT. Cest-àdirecomposédedeuxfeuilles. Ainsi, on dit spathe Dlpbylle, elc.
DIPHYLLÉE. Diphylleia. bot. Genre établi par le professeur Richard (m Michx. Flor. Dor. .4m., I. p. 30Ô, 1. 19 et 20) pour une planleoriginaire de l'Amérique septentrionale, et qui forme un genre distinct dans la famille des Bcrbéridées auprès du Leontice. La seule espèce (lui le compose , Diphylleia cymosa , Michx., loc. cil., llC, Syst., 2. p. 50, est une plante herbacée ayant le port du Poilophyllum pellatum. Elle croît dans les ruisseaux des raonlagnes élevées de la Caroline septentrionale. Sa souche est horizontale, noueuse, articulée de distance en distance; sa tige est dressée, cylindrii|ue. simple, glabre, haute d'un à deux pieds, portant constamment deux feuilles alternes, pétiolées, très-grandes, orbiculaires, presque palmées, ayant à leur sommet une échancrure profonde ; les lobes sont peu profonds, aigus et dentés en scie. Le pétiole est inséré à la face inférieure de la feuille, mais vers son bord, de manière néanmoins que celle-ci est pellée. Les fleurs forment une eyme terminale; leealice se compose de trois sépales ovales, concaves et décidus; la corolle de six pétales étalés, obovales, obtus, plus longs que leealice; les étamines, au nombre de six, sont 'lypogynes, plus courtes (|ue les pétales; les filaments sont plans, et les anthères s'ouvrent par le moyen d'une sorte de membrane qui s'enlève de la base vers le sommet; Povaire est libre, ovoïde, terminé par un stigmate sessile, et devient une baie globuleuse, uniloculaire, contenant de deux à trois graines arrondies.
DIPUYLLIDIE. Diphyllidia. moll. Genre de l'ordre des Gastéropodes, section des Inférobranches, établi par Cuvier, qui se compose de Mollusques dont les branchies sont à peu près celles des Phyllidies; mais le manteau est plus pointu en arrière; la tête en demicercle a, de chaque côté, un tentacule pointu et un léger tubercule; l'anus est sur le côté droit. Cette description est trop incomplète pour pouvoir comparer, admet! re ou rejeter ce genre.
DIPIIYLLUM. BOT. Même chose que Diphrylle.
DIPHY'SCIER. Diphysciitm. bot. Ce genre, séparé du Buxbaumia par Mohr, ne renferme qu'une seule espèce, le Buxbaumia foliosa des autres auteurs; les museologistes modernes ne sont pas encore d'accord sur la structure du péristome de celte Mousse, ainsi que sur celle du Biixhuumia. Quelques auteurs admettent dans ces deux genres un péristome double, dont l'extérieur très-court et Pintérieur membraneux; ils regardent alors les cils du Buxbaumia aphylla comme une simple dépendance du péristome intérieur; d'autres, tels que Hooker, ne regardent pas comme un péristome, ce que les botanistes allemands nomment péristome extérieur et qu'ils définissent sous le nom de Perislomum exterius subnulliim. Ils n'admettent alors qu'un seul péristome membraneux dans le Diphysciuin, et dans le Buxbaumia un péristome double, Pexlérieur composé de cils et l'intérieur membraneux. Il est facile de voir cependajit que c'est i)lutôt sur le nom qu'on doit appliquer à chaque partie, que sur leur existence, que la discussion existe; quelle que soit l'opinion qu'on adopte, il n'en est pas moins certain que le Diphyt-
ciuin doit former un genre distinct du Buxbatimia. La seule espèce connue est une petite Mousse qui croît sur la terre, dans les bois et les bruyères, surtout dans les montagnes. Sa tige est simple, très-courte; les feuilles inférieures sont linéaires, obtuses, entières; les feuilles périchœtiales sont lancéolées, aiguës, dentelées au sommet, et embrassent étroitement la capsule qui est sessile; celle-ci est oblique, renflée latéralement et vers sa base rélrécie supérieurement; son opercule est conique, la coiffe est campanulée ; le péristome est simple, formé d'une membrane plissée et conique.
DIPHYSE. Diphysa. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, établi par Jacquin (Amer., p. 208, t. 181, f. 51), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions inégales ; légume uniloculaire, polysperme, comprimé et ceint de toutes parts d'une très grande membrane longitudinale. Ce genre, adopté par Lamarck (lllustr., t. 605) et Persoon , ne contient que le Diphysa Carthaginensis , arbrisseau de dix pieds de liauteur, qui a le port des Mimoses et dont les feuilles sont imparipennées. 11 habile les forêts environnantes de Carthagéne en Amérique.
DIPLACHNE. BOT. Genre de la famille des Graminées, de la Triandrie Digynie , formé aux dépens du genre Festuca, par Bcauvois (Agrost., p. 80 et lab. 10, fig.9) qui lui assigne les caractères suivants : fleurs disposées en paniculcs dont les divisions sont allernes et filiformes; lépicène renfermant sept à neuf fleurettes, avec la valve supérieure mucronée; valve inférieure de la glume à deux découpures, entre lesquelles est une soie, la supérieure émarginée et comme tronquée; écailles obtuses; deux styles à stigmates plumeux; caryopse libre, non sillonnée. Ce genre, assez légèrement établi, se compose des Festuca fascicn/aris, Lamk.; Festuca polystachia, Micbx.; et Festuca aquatica, Bosc, Mss.
DIPLACRE. Diplacrum. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de la Monœeie Triandrie, L., formé par Brown (Proitrom. Flor. NovœHoUandiœ , p. 240) qui l'a caractérisé ainsi : fleurs réunies en épis fascicules androgyns; fleurs mâles latérales, avec leurs enveloppes scarieuses ; fleur femelle intermédiaire, munie d'un périanlhe bivalve, égal, marqué de nervures et persistant; un style; trois stigmates; le fruit consiste en une noix sphérique, dépourvue d'écaillés à sa base, et couverte par le périanlhe connivent. Le Diplacre caricin, Di/ilacium caricinum, Brown, est une trèspetite plante qui croît dans les lieux humides des contrées de la Nouvelle Hollande, situées entre les tropiques. Ses chaumes portent des feuilles à gaines enlières,Les fleurs sont disposées en faisceaux agglomérés, terminaux et solitaires. Les valvules du périanlhe des femelles sont acuminées et étroitement réunies en un utricule bicuspidé; d'où est venu le nom générique.
DIPLAKCHIAS. pois. Genre établi, par Rafifinesque, dans son Illhyologia Siciliana, et auquel il assigne pour caraclèies ; mâchoires osseuses, entières; point de ventrales, deux pectorales, une dorsale, une caudale et une anale libres; deux ouvertures branchiales de chaque colé. La seule espèce mentionnée sous le nom de Nasus, et vulgairement appelée /"este Tamburru, dépasse souvent quatre pieds; elle est brune en
dessus, blanchâtre en dessous; elle a de grands yeux allongés et obliques, avec un museau saillant. Cette espèce, du reste, de même que le genre, est encore trèsimparfaitement caractérisée.
DIPLANDRE. Diplandra. bot. Bertero a proposé la formation de ce genre dans la famille des Nayades, pour une plante dioique qu'il a nommée Diplandra potamogcton, et qui se caractérise par un calice tubuleux, Irès-large; une corolle à tube très-prolongé; douze anthères insérées à l'entrée du tube de la corolle et à la base de ses divisions, el qui, après la fécondation, se dilatent en une membrane pélaloïde. Depuis la description de celle planle, des échantillons vivants sont parvenus eu Europe, et avec leur secours on a pu s'assurer de l'identité, soupçonnée d'abord, avec VHeteranthera zosteiœfolia de Martius. F. Hêtéranthère.
DIPLANTHÈRE. Di/jUinlhera. bot. Genre de la Didynamie Angiospermie, L., établi par Robert Brown, d'après un arbre de la Nouvelle-Hollande. Son calice présente Irois divisions : une extérieure entière, deu.x latérales bifides; sa corolle est bilabiée, à gorge comprimée, la lèvre supérieure en forme de cœur renversé, l'inférieure partagée en trois lobes arrondis. Quatre élamines saillantes et à peu près égales , s'insèrent au bas de cette corolle ; leurs anthères ont deux loges distinctes, divergentes dans la fleur épanouie, réfléchies sur les côtés des filets dans la préfloraison. L'ovaire est à deux loges à chacune desquelles est adné un placenta qui porte plusieurs graines. Le fruit n'est pas connu. Les feuilles sont quaternécs, pétiolées, grandes, entières, munies sur leur face supérieure et vers la base d'une double glande; les fleurs, dont la couleur est jaune et la forme élégante, sont disposées en Ihyrses terminaux, dans lesquels les pédoncules sont verlicellés et les pédicelles tricholomes. R. Brown a placé ce genre à la suite des Solanées avec lesquels il a quelque rapport, ainsi qu'avec les Personées; mais cette plante est encore douteuse à cause de l'ignorance o£i l'on est de la structure du fruit. Du Petit-Thouars avait donné ce même nom de Diplaiithera, à une plante de Madagascar qu'il rapportait aux Nayades; planle dioique et dont la fleur mâle, seule connue, ofîre un filet chargé, à son sommet, de deux anthères inégales et bilobées, soudées par le dos. C'est une petite Herbe maritime, dont les feuilles, engaînanles à la base, sont semblables à celles du Zostera, mais plus petites.
DIPLARRHÈNE. /)!>/a;rAewa. bot. Dans l'expédition à la recherche de Lapeyrouse, Labillardière trouva sur la côte du sud de la Nouvelle-Hollande, au cap de Van- Diémen, une plante de la famille des Iridées, qui lui présenta les plus grands rappoils avec le genre Moiœa, mais que l'anomalie du nombre de ses élamines lui fit regarder comme génériquement distincte. Il en donna (Voyage à la recherche de Lapeyrouse, p. 257 et t. 15) une belle figure et une description assez étendue. Plusieurs fleurs renfermées dans une spathe à deux valves s'épanouissent successivement et sont très-éphémères. Elles ont un périgone à six divisions dont trois situées intérieurement, plus petites que les extérieures; la supérieure de ces divisions internes moins longue et plus renflée vers sa base que les deux autres. Le nombre des