DOC
liarteiU en divergeant de la base de la feuille vers les différents points de sa circonférence.
DIVERSIFLORE. dot. Cette expression s'emploie ponr les épis, les grappes on les ombelles composées de Heurs différentes entre elles.
DIVISION MÉCANIOUE. min. 11 est assez rare de trouver nn minéral sous sa forme primitive donnée immédiatement par la nature; il y a même un certain nombre d'esi)èces où celle forme n'est connue que par les résultais de la théorie et de la Dicision mécanique. La juste mesure d'actions susceptibles de la produire, n'est que comme un point qui échappe souvent à la cristallisation, au milieu de celle multitude de circonstances qui influent de tant de manières sur la marche de cette opération. Ainsi donc, lorsque la nature se refuse à nous montrer, dans les cristaux, le noyau ou forme primitive, lors(iu'eIIe a caché ce noyau sous un accroissement successif de lames parallèles à ses plans, ce qui donne des formes secondaires extrêmement diversifiées, l'art est obligé de venir au secours de l'observateur, pour opérer la Division mécanique. Celle opération consiste dans la recherche scrupuleuse des joints naturels du cristal , c'est-à-dire ceux qui forment la séparation du noyau avec les lames superposées , et dans la destruction de l'adhérence que ces lames avaient contractées avec le noyau. On obtient, par ce moyen, la vraie forme primitive, qui est le seul caractère invariable, celui qui n'est sujet à aucune altération de la part du mélange des matières hétérogènes. Les formes primitives adoptées vulgairement en minéralogie sont au nombre de six, savoir : le [larallélipipède, l'octaèdre, le tétraèdre, le prisme he.xaèdre régulier, le dodécaèdre à plans rhorabcs égaux et semblables, et le dodécaèdre il plans triangulaires, composé de deux pyramides droites réunies base à base.
DIX-CORS. MAM. Le Cerf de sept ans. /'. Cerf.
DIXE. Dixa. iNS. Diptères; genre de la famille des Némocères, tribu des Tipulaires, établi par Meigen qui en trace les caractères de la manière suivante ; antennes de moyenne longueur, avancées, sétacées, avec le premier article court, épais et cylindrique, le second un peu plus grand, épais, presque sphérique, les suivants très grêles, finement velus et peu distincts, surtout ceux de l'extrémité; palpes avancées, cylindriques, recourbées, de quatre articles : le premier très-petit, les deux suivants d'égale longueur, le dernier un peu plus long et plus grêle; tèle petite, assez aplatie en dessus, sans museau distinct; yeux ronds; corselet allongé, arrondi à ses extrémités ; prolliorax confondu avec le reste du corselet; ailes obtuses, couchées parallèlement sur le corps, dans le repos; balanciers découverts; abdomen cylindrique, de sept segments; pattes de longueur moyenne; jambes nues, terminées par deux épines. On trouve ces Insectes dans les bois humides où ils ne voltigent que vers le soir ; Meigen en décrit <piatre espèces, parmi les(|uelles nous choisissons la Dixe taruivE, Dixa seroUna ; elle est longue d'à peu près deux lignes, avec le corselet jaune, rayé de brun; l'abdomen est également brun, avec des bandes blanchàlres; les ailes sont jaunâtres.
DIZONIUM. BOT. Le genre que AVilldcnow a établi
sous ce nom, dans la famille des Synanthérécs , et qui n'a point été publié, est le même que le genre Geigetia dctiriesselich. l^. Geigerie.
DORERA. BOT. Synonyme de Tomex. /'. ce mol.
DOBINÉE. Dobinœa. bot. Genre de la famille des Acérénacées, Monœcie dicline, établi par Uamillon qui le caractérise ainsi : fleurs mâles ; calice campanule , quadridenté; corolle à quatre pétales; huit étamines inégales, en colonne. Fleurs femelles : calice et corolle nuls; un style; capsule ailée, monosperme. La Dobi<«ée viiLCAiRE est un arbrisseau du Népaul, à feuilles opposées, péliolées; à Heurs très petites, réunies en panicule portée sur un pédoncule velu.
DOBULE. pors. Espèce du genre Able.
DOCIIELA. bot. Synonyme de Teucrium Ica. r. Germandrée.
DOCIlOiV. BOT. Synonyme de Millet.
DOCIMASIE OD DOCIMASTIQUE. sii?(. C'est l'art de déterminer, par des essais variés, la nature et la proportion du Métal contenu dans une mine.
DOCIMIN ou DOCIMITE. min. Nom donné par Agricola,d'aprèsStrabon,à un Marbre calcaire, qui s'exploitait à Docimia , bourg voisin de Synnada; c'est la Docimile des Phrygiens, le Marbre synnadiquedes Romains.
DOCLÉE. Doclea. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Triangulaires ( Règne Anim. de Cuv.), établi par Leacli qui lui assigne pour caractères : antennes exlérieures, insérées sur les côtés du rostre, leur second article étant beaucoup plus court que le premier; troisième article des pieds-mûchoires extérieurs profondément échancrévers l'extréniilé de son côté intérieur ; serres de la femelle de la longueur du corps, moins épaisses que les autres pattes, ayant la main allongée, et les doigts minces et arqués, tous les deux dans le même sens; pieds cylindriques, non épineux et terminés par un grand ongle légèrement arqué; carapace velue, un peu épineuse latéralement, de forme presque globuleuse, terminée en avant par un rostre très-court, bifide; yeux médiocrement gros, mais d'un diamètre plus grand que celui de leur pédoncule; orbites ayant en dessus et en desj sous, à leur bord postérieur, une seule fissure.
Les Doclées ont le second article des pieds mâchoires extérieurs, presque carré, et se rapprochent par là des I genres Parlhenope. Maja, Eurynome, Pisa et Hyas; elles s'en distinguent cependant par la longueur de plusieurs ; de leurs pieds , et surtout celle de la seconde paire. Ce j développement excessif des pattes fait ressembler ces Crustacés à des Araignées; de là le nomd'-^>•o(■5rnée*</e »//e/■,appliqué à un groupe composé d'espècesanalogues sous ce rapport. Latreille réunit aux Doclées le genre Égérie de Leach , qui n'en diffère essentiellement que parce que les serres sont aussi épaisses ou plus grosses que les deux pieds suivants, tandis qu'elles sont plus grêles dans les Doclées. Ces dernières ont une carapace arrondie et avoisincntsous ce rapport les Leucosies; mais cette carapace se rétrécit en avant, et ce caractère, qui les range dans la section des Triangulaires, suffit pour les distinguer. Les Doclées paraissent habiter les mers de l'Inde. Leach (Zoot. Mise, T. ii, tab.74) n'en décrit 1 et n'en représente qu'une espèce.
DocLÉE DE Risso, Docleu Rissonii de Leacli , Mise. Zool., t. 74. Elle a une pointe derrière chaque orbite, deux autres, à distances égales de celle-ci, sur les côtés antérieurs de la caparace, une pointe peu élevée sur chaque région branchiale; les pattes cylindriques, avec le cinquième article de celles de la seconde et de la troisième paire un peu renflé au bout; carapace et pieds bruns, couverts d'un duvet très-fin ; une petite pointe tout à fait en arrière du têt. Longueur, un pouce trois lignes : celle des serres de la femelle , un pouce deux lignes; et celle des pattes de la seconde paire, quatre pouces. — Latreille rapporte au genre DocMeV Egeria Inclica de Leach, ainsi que les Inachus loiigipes, spinifer et Lar de Fabricius.
DODARTIE. DodartJa. bot. Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie, L., constitué par Tournefort. Caractères :calice campanule, court, anguleux et à cinq dents; corolle tubuleuse, à limbe bilabié; lèvre supérieure échaucrée, l'inférieure trifide, plus large et plus longue que celle-ci; stigmate bifide; capsule globuleuse, couverte par le calice persistant. DoDARTiE ORiEJiTAiE, Dodarliu onentolis, Lamarck, Illust., tab. 550; plante qui croit sur le mont Ararat et en Tartarie. Sa racine est longue et rampante; sa tige, ligneuse à la base, porte des feuilles rares, petites, linéaires, glabres, très-entières, distantes, les inférieures opposées, les supérieures allernes; elle a quelques petits rameaux axillaires; ses fleurs sont terminales, d'un pourpre foncé , disposées en grappes ou en épis lâches, et accompagnées de bractées. Une autre espèce, que Linné a nommée Dodartia Iiulica, parce qu'elle est indigène de l'Inde , complète ce genre ; ses feuilles sont ovales, dentées en scie et velues ainsi que les tiges; elle se distingue en outre de la précédente, par ses Heurs jaunes et autrement disposées.
DODÉCADE. Dodecas. bot. Ce genre , constitué par Linné fils, et placé dans la Dodécandrie Monogynie, a été rapporté aux Myrlinées par Jussieu, qui indique aussi ses rapports avec les Salicariées. Caractères : calice turbiné à quatre divisions profondes , muni de deux bractées à sa base ; quatre pétales ; douze étamines courtes; capsule serai-infère, uniloculaire, polysperme, recouverte par le calice entre les découpures persistantes duquel elle fait saillie et offre quatre valves s'ouvrant par le sommet ; semences extrêmement petites. L'unique espèce dont ce genre se compose, est un arbrisseau dont les feuilles sont opposées et obovalesoblongues, les pédoncules uniflores et axillaires. Linné fils lui a donné le nom de Dodecas Surinamensis, parce qu'il est indigène de Surinam.
DODÉCADIE. Dodecadia. bot. Dans sa Flore de la Cochinchine, Loureiro donne ce nom à un genre de ricosandrie Monogynie, Linné, dont on n'a pas encore déterminé les rapports naturels. 1! offre les caractères suivants : calice infère, étalé, à douze divisions obtuses et très -courtes; corolle campanulée, dont le tube est court et le limbe à douze divisions aiguës; trente étamines insérées sur le tube de la corolle et saillantes; style plus long que les étamines; stigmate simple; baie ovée, petite et polysperme. Ce genre, qui lire son nom du nombre des parties de la corolle et du
calice, ne renferme qu'une seule espèce : Dodecadia agreslis, grand arbre indigène des forêts de la Cochinchine, où on le nomme Cay-Chon Diing; ses feuilles sont lancéolées, très-entières et allernes ; ses Heurs sont petites, blanchâtres, disposées en grappes simples et axillaires.
DODÉCAÈDRE, ain. Solide à douze faces polygones, parallèles deux à deux par le nombre de leurs côtés. y. Cristallographie.
DODÉCAFIDE. bot. Organe, feuille, calice, corolle , etc., dont le limbe est divisé en douze segments plus ou moins profonds.
DODÉCAGYNE. BOT. Fleur pourvue de douze pislils.
DODÉCANDRIE. Dodecandria. bot. Onzième classe du système sexuel de Linné, contenant tous les végétaux qui ont de onze à vingt étamines libres. Cette classe se partage en six ordres, d'après le nombre des styles ou des stigmates. Ces six ordres sont : Dodécandrie Monogynie; Dodécandrie Digynie; Dodécandrie Trigynie; Dodécandrie Tétragynie; Dodécandrie Pentagynie ; Dodécandrie Polygynie.
DODÉC.\THÉE. Dodecatheon. bot. Selon Gesner, Pline appelait ainsi la Grassette. Anguillaria donnait le même nom à la Primevère ordinaire. Mais aujourd'hui ce nom s'applique à un genre de la famille des Primulacées, établi par Linné. Son calice est campanule, à cinq divisions aiguës et réfléchies ; la corolle est monopétale, rotacée, à cinq lobes tiès-profonds, fort longs, obtus et comme spathulés, d'abord étalés, puis brusquement rabattus vers le pédoncule , comme dans un autre genre de la même famille : le Cyclamen; les étamines sont au nombre de cinq, insérées à la gorge de la corolle ; les filets sont très-courts et monadelphes par leur base, les anthères sagittées, étroites, aiguës, dressées et rapprochées les unes contre les autres, de manière à former une sorte de cône; l'ovaire est libre, ovoïde, à une seule loge contenant un trophosperme central , globuleux, recouvert dans toute sa surface, d'une très -grande quantité d'ovules, et communiquant avec la base du style par un prolongement filiforme, qui se détruit peu de temps après la fécondation ; le style est grêle, capillaire, de la même longueur que les étamines, et se termine par un stigmate simple et fort petit ; la capsule est ovoïde, allongée, terminée en pointe et comme mamelonnée à son sommet , enveloppée par le calice qui est persistant; elle offre une seule loge, et s'ouvre seulement par son sommet au moyen de l'écartement des cinq petites dents qui forment son mamelon terminal, comme cela s'observe dans rcEillet et un grand nombre de Caryophyllées. Ce genre ne se compose que de deux espèces, qui l'une et l'aiilre sont originaires de l'Amérique septentrionale. Ce sont deux petites plantes herbacées, ayant leurs feuilles toutes radicales, étalées en rosette; leur lige nue ou hampe, est terminée par un sertule ou ombelle simple, à fleurs élégantes et bleuâtres, accompagné à sa base d'un involucre formé de plusieurs folioles. La plus commune et la seule ((ue l'on cuUive dans nos jardins, est la Dodécatdée de Virginie, /)0(/ecalheon Meadia, L., Lamk., 111., t. 99. Cette plante est aussi connue sous le nom de Gyroselle. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale. Sa racine est
vivace; ses feuilles radicales sont étalées, obtuses, irrégulièrement dentées, létrécics à leur liase en une sorte de pétiole; la hampe est dressée, cylindrique, haute d'environ un pied, se terminant par un sertule ou ombelle simple , à fleurs longuement pédonculées , réfléchies au sommet de leur pédoncule, ayant la corolle d'un bleu pâle, avec une tache verte à la base de chaque division; les anthères sont linéaires, rapprochées en cône et d'un jaune doré. Cette jolie plante , assez répandue dans les jardins dont elle fait l'ornement , se muKiplie soit de graines que l'on sème aussitôt qu'elles sont mûres , soit paria séparation des racines. La seconde espèce : Dodecalheon interjrifolium, L., Pluckn., Alm., t. 79, f. 6, croît sur le bord des ruisseau.x, dans les monts AUegany. Elle se distingue de la précédente par ses feuilles plus obtuses, entières, par ses ombelles composées d'un petit nombre de fleurs , et par son involucre dont les folioles sont linéaires.
DODO. OIS. V. Dronte.
DODONÉACÉES. Dodonœaceœ. bot. Troisième section établie par Kunlh (in Hitmb. Nov. Gen. 5, p. 130) dans la famille des Sapindacées, et qui peut-être forme une famille distincte. Voici ses caractères : les pétales sont presque dépourvus d'écaillés à leur base ou manquent entièrement; l'ovaire est à trois, plus rarement à deux loges, contenant chacune deux ovules; le fruit est vésiculeux ou dilaté en forme d'ailes; l'embryon est contourné en spirale, les cotylédons sont incombants. Celte section se compose d'arbustes non grimpants, dont les feuilles sont simples ou composées. Les genres qui y ont été réunis sont les suivants :
Kœlhreuteiia , Lamk. ; Llaguna, R. et P. (ytmfrola, Persoon); Dodonœa, Lin.; Alecliyon, Gaertn. A'. Sapindacées.
DODONÉE. Dodonœa. bot. Genre de la famille des Sapindacées, à l'une des sections de laquelle il peut servir de type et donne son nom. 11 est ainsi caractérisé : calice composé de trois, quatre, ou plus rarement cinq sépales à peu près égaux entre eux; corolle nulle; étamines à insertion hypogyni(iue, au nombre de cinq à huit, dont les filets sont extrêmement courts, les anthères fixées au sommet de ces filets, allongées, légèrement arquées, à deux loges qui s'ouvrent dans le sens de la longueur; style dressé, partagé à son sommet en deux ou trois lobes; ovaire qui n'est supporté par aucun disque, triquètre, à trois loges dont chacune contient deux ovules attachés vers le milieu d'un axe central; capsule de consistance membraneuse, relevée de deux ou trois ailes qui sont portées sur le dos d'autant de valves naviculaires, et partagée en deux ou trois loges par autant de cloisons qui alternent avec les ailes et restent fixées ù l'axe; graines dures, dont la forme est celle d'un sphéroïde comprimé, et dont l'embryon, contourné en spirale, a sa radicule située en dehors et dirigée vers le hile. Ce genre se compose d'arbrisseaux ordinairement visqueux, à feuilles alternes , simples, entières ou seulement marquées de quelques dents vers le sommet; à fleurs disposées en grappes terminales et axillaires , accompagnées de bractées , souvent polygames ou même dioïques par avortement. De Candolle (dans son Prodr. Syst. Ikgn. l'eijet.) en cite dix-sept
espèces, dont cinq moins connues et quelques-unes même rapprochées de ce genre avec doute; cinq sont originaires d'Amérique , les autres de la Nouvelle-Hollande, des îles Sandwich, des Indes-Orientales, de l'île de Mascareigne, etc.; la plus généralement connue est le Dodonœa riscosa, rencontré aussi dans le royaume d'Oware, et cultivé en orangerie dans quelques jardins. Il présente trois variétés complètement décrites par Kunth {Nora Gen. 5, pag. 133 ), qui en a fait connaître et figuré [loc. cit., tab. 442) une seconde espèce originaire de Cumana. On peut aussi consulter, pour les figures des diverses autres espèces de ce genre, les ouvrages suivants : Cavanilles, le. 327. — Lamk., lUustr., tab. 304. — Andrews, Reposit., tab. 230. — Rudge, in Tians. Lin. Soc. n, tab. 19-20, etc.
DŒLLINGERIE. Dœllingeiia. bçt. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, établi par De Candolle qui lui donne pour caractères : capitule radié, à fleurs du rayon femelles, ligulées et disjiosées sur un seul rang; celles du disque sont hermaphrodites et à cinq dents; réceptacle alvéolé; involucre imbriqué; stigmates des fleurs centrales courts, obtus au sommet et subhi.spides extérieurement; akènes anguleux, presque arrondis; aigrette bisériale, pileuse, garnie de soies âpres : les unes filiformes, les autres terminées en massue. Les deux espèces bien déterminées, Dœlliiigeria scabra, Jsler scaber, Thunb., et Dcellingeria trichocarpa, sont des plantes rhizocarpi(|ues, à feuilles alternes, entières ou dentées, et dont l'inflorescence ressemble en tout à celle des Astères. Elles sont originaires du Japon et de la Chine.
DOFAU. MOLL. La Coquille décrite sous ce nom par Adanson serait une espèce de Serpule, si l'on ne faisait attention qu'au test , tandis que par l'animal qu'elle renferme c'est une espèce de Vermet. F. ce mot.
DOFIA. BOT. Synonyme de Dirca. F. Diuce.
DOCLING OE DOGLINGE. mam. Le Cétacé désigné sous ce nom est trop peu connu pour (|u'on puisse savoir si l'on a voulu désigner une Baleine ou le Nord- Caper. On assure que sa chair et son lard sont d'une exécrable rancidilé, et que son huile est si pénétrante qu'elle passe à travers les tonneaux où on la renferme, et se communique à la peau des matelots qu'elle colore et rend infecte. Ces rapports paraissent exagérés.
DOGUE et DOGUIN. mam. r. CniEN.
DOGUE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Patience, Rumcx Palientia. V. Renobée.
DOGUETS. POIS. Les pêcheurs désignent sous ce nom la jeune et petite Morue.
DOIGTIER. BOT. Synonyme vulgaire de la Digitale pourprée.
DOIGT-MARIN. MOLi. Synonyme vulgaire de Solen.
DOIGTS, zooi. Organes composés de phalanges qui terminent les membres des animaux des trois premières classes, c'est-à-dire des Mammifères, des Oiseaux et des Reptiles. Dans les Mammifères, ils ne sont jamais audessus de cinq, et n'ont jamais plus de trois articulations; mais quelquefois ils n'en ont que deux, elle nombre des Doigts n'est pas toujours le même dans les membres antérieurs et dans les postérieurs. Les Doigls ont fourni d'excellents caractères quand on ne les a pas
pris pour base unique de classificalion. Klein, en fondant sa méthode exclusivemenl sur leur nombre , a rompu tant de rapports et formé des rapprochements si peu naturels, qu'il n'a pas vu adopter ses idées, tandis que Linné, qui ne vil dans les Doigts que des caractères génériques, subordonnés au reste de l'organisation, a mieux réussi. Le naturaliste de Kœnigsberg divisait les Mammifères en Ongulés, Ungulata, dont les Doigts sont environnés par l'ongle; et en Digités, Digitata, dont l'ongle n'environne pas les Doigts. Chacun de ces ordres contient des sections établies d'après le nombre des Doigts; ainsi, parmi les Ongulés, sont les Monochelons (Solipèdes) et les Dichelons (les Ruminants, moins les Chameaux et les Cochons). Parmi les Digités, l'on trouve les Dldactyles (Chameaux), les Tridactyles (les Fourmiliei's et les Paresseux) , les Tétradaclyles (les Tatous et les Cabiais) et les Pentadactyles (les Chiens, les Chats, la plupart des Rongeurs, etc.).
On a quelquefois appelé Wonodactyles les animaux qui répondentaux Monochelones de Klein, et Fissipèdes ceux qui sont ses Digités. Ces dénominations ne sont plus d'usage. Dans ceux des Mammifères où les Doigts sont munis d'ongles aigus et tranchants, ces Doigts deviennent de puissantes armes. Dans les Bimanes et dans plusieurs Quadrumanes, ils sont les parties du corps dans lesquelles le tact se développe au plus haut degré, et s'il n'est pas exact d'établir qu'alors ils contribuent entièrement à la perfection intellectuelle, il serait mal h propos de qualifier d'absurdes, les idées de ce philosophe qui vit, dans l'organisation de la main, la cause de la supériorité humaine. 11 y a indubitablement du vrai dans les idées d'Helvélius à cet égard, et conclure des assertions de ce grand homme qu'il a prétendu dire qu'un manchot de naissance ne serait qu'un animal, c'est prouver qu'on ne l'a pas compris. Quoi qu'il en soit, sans donner aux Doigts plus d'importance qu'ils n'en ont dans l'organisation animale, nous répéterons qu'ils fournissent d'excellents caractères génériques. Souvent ils s'oblitèrent de manière à former l'aile nonseulement dans les Oiseaux, mais encore dans les Mammifères, ainsi qu'on le voit dans les Vespertilionnées; d'autres fois , unis par une membrane solide et moins développéequecellequilesliedansla main delà Chauve- Souris, ils passent insensiblement à l'état de nageoires, comme dans les Phoques et les Cétacés.
Dans les Oiseaux, ils ne sont visibles qu'aux extrémités inférieures; aux supérieures, ils sont cachés sous la peau et servent d'attache aux principales rémiges. Les Doigts varient tellement dans le nombre, la longueur et la forme, qu'ils fournissent, comme chez les Mammifères, les meilleurs caractères pour les distinctions génériques; ils sont composés de deux, trois, quatre ou cinq phalanges, presque toujours terminées par un ongle dont la dimension et la courbure sont susceptibles aussi de grandes modifications ; ils sont les organes de la station, et la puissance musculaire y est si grande que la plupart des espèces restent inébranlablement perchées pendant la durée du sommeil, sur une très-faible branche autour de laquelle les Doigts s'enroulent; ils sont au nombre de quatre dans beaucoup ! d'Oiseaux, et alors leur position est susceptible de va- I
rier, c'est-à-dire qu'il peut s'en trouver trois devant et un derrière, ou deux devant et deux derrière : dans le premier cas, on distingue les antérieurs en interne, en intermédiaire et en externe ; le postérieur, que l'on nomme aussi pouce, surpasse quelquefois en longueur l'intermédiaire, quelquefois aussi il est presque nul ; dans le second cas, il ne peut y avoir que des internes et des externes, toujours respectivement à la position du corps; maison observe que dans la plupart des espèces, l'un des deux Doigts postérieurs est versatile , c'est-à-dire qu'il peut au besoin se porter en avant; cette même faculté est aussi accordée au pouce dans quelques espèces qui ont trois Doigts en devant. Enfin d'autres espèces ont naturellement les quatre Doigls en devant. Il est des Oiseaux chez lesquels le pouce est totalement oblitéré, où on n'en trouve pas le moindre vestige. Ceux-là n'ont que trois Doigts; il en est d'autres (mais les cas sont extrêmement rares et pourraient même tolérer l'idée d'un oubli de la part de la nature, où l'oblitération porte sur l'un des Doigts de devant; ceux-là ont deux Doigts devant et un derrière; une seule espèce, l'Aulruche, n'a que deux Doigts et tous deux en devant. Le Doigt intermédiaire s'articule sur la portion moyenne de l'extrémité du tarse, il est généralement composé de trois phalanges; le Doigt externe s'articule sur le bord extérieur de l'extrémité du tarse, souvent il n'a que deux phalanges, de même que le Doigt interne dont la position est semblable, mais à l'intérieur; l'articulation du pouce où le nombre des phalanges ne surpasse point deux, se trouve à une élévation plus ou moins grande, sur la partie postérieure du bord interne du tarse. Lorsque cet organe prend son attache sur le côté du tarse, il devient versatile et se porte facilement en devant. Les Doigts sont ou libres ou réunis par une membrane qui souvent les lie entre eux depuis l'articulalion jusqu'aux ongles ; cette membrane présente une forte rame dont l'Oiseau se sert admirablement à la surface comme au sein des eaux ; quelquefois les Doigts sont simplement garnis de chaque côté ainsi qu'au point d'articulation d'un prolongement membraneux plus ou moins large, souvent découpé régulièrement ou finement dentelé; enfin la plupart des Oiseaux, quoiqu'ils ne soient point destinés à nager, ont àl'origine des Doigts une petite membrane qui les soude entre eux à des articulations différentes ou à des hauteurs différentes de la même articulation. Les Doigts sont nus ou garnis totalement ou en partie de duvet et quelquefois de plumes sons lesquelles ils sont entièrement cachés; les Doigis nus ont assez souvent la peau lisse ; souvent aussi elle est écailleuse et même verruqueuse. Peu d'Oiseaux emploient les Doigts à la préhension ; néanmoins les Accipitres et les Perroquets principalement prouvent qu'ils peuvent en faire usage avec beaucoup d'adresse, et surtout les faire utilement tourner à leur défense à l'aide des ongles qui les terminent.
Dans les Reptiles, les Doigts, considérés isolément, ne peuvent , comme dans les deux classes précédentes, fournir des caractères de genres de première valeur; mais ils n'en méritent pas moins une sérieuse attention, parce qu'associés à d'autres caractères , ils complètent
juO
les moyens de bien isoler les groupes génériques. Dans quelc|ues-uns de ces animaux, lels que les Reinettes et les Geckos, ils sont munis de pelotes à l'aide desquelles ces Reptiles peuvent courir avec solidité et sécurité contre les surfaces les plus polies, aux(|uelles ils s'appli(iucnl par un mécanisme analogue à celui de la ventouse. Dans les Caméléons, les Doigts disposés à peu prés comme ceux des Perroquets ou des Pics, entre les Oiseaux, facilitent la préhension circulaire sur les rameaux des arbres qu'liabitent ces singuliers Reptiles. Comme dans les Mammifères, on voit quelquefois ces Doigts, munis de membranes, devenir des ailes dans les Ptérodactyles, ou des nageoires dans les Ichtbiosaures; mais la nature n'olîre de tels exemples que dans les monuments d'une antique création, dont il n'existe plus que des témoins pétrifiés. Fof. Ptérodactyle et
ICHTniOSACRE.
DOLABELLE. Dolabella. mou. Genre de l'ordre des Gastéropodes, établi parLamarck,Hist. des Ânim. sans vert. T. VI, '2" partie, p. 40. Caractères -. corps rampant, oblong, rétréci en avant, élargi à la partie postérieure, où il est tronqué obliquement par un plan incliné et orbiculaire, ayant les bords du manteau repliés et serrés sur le dos. Quatre tentacules demi-tubuleux, disposés par paires; opercule des brancbies renfermant une coquille, recouvert par le manteau et situé vers la partie postérieure du dos; anus dorsal, placé après les brancbies, au milieu de la facette orbiculaire; coquille oblongue, un peu arquée, en forme de doloire, plus étroite, épaisse, calleuse et presque en spirale d'un côté; de l'autre, plus large, plus aplatie et plus mince. Les Dolabelles ont tant de rapports avec les Laplysies, qu'on serait porté à réunir les deux genres. 11 existe cependant entre l'un et l'autre des différences assez considérables pour qu'on doive les conserver. En effet, toutes les Laplysies sont pourvues de nageoires, ou, poirr mieux dire, leur manteau, s'élargissant sur les côtés, devient par cette modification un moyen de natation dont les Dolabelles sont dépourvues : aussi sont-elles slationnaires, rampantes, et se cachent- elles le plus souvent sous une légère couche de sable ou de vase, ce (ju'elles peuvent faire avec d'autant plus de facilité qu'un tube assez allongé et saillant porte l'eau nécessaire à la respiration sur les brancbies. Un autre caractère distinctif , c'est la forme et la nature du rudiment de coquille ou de l'espèce de bouclier qui recouvre et qui protège les organes de la respiration; dans les Laplysies, la coquille est membraneuse ou cartilagineuse et non spirale; dans la Dolabelle, elle est calcaire et subspiralc. Quoi(iu'il n'y ait encore qu'un petit nombre d'espèces connues, il y a néanmoins sur elle de la dissidence. La Dolabella Rumphii de Cuvier et de Lamarck est pour Blainville la Dolabella Peionii, regardant la Dolabelle figurée par Rumph comme une espèce distincte et qui aurait été confondue par ces deux naturalistes avec celle figurée dans les Annales du Muséum (t. v, p. 435, pi. 29, fig. 1 à 4), rapportée par Pérou et décrite par Cuvier. La coquille figurée par Rumph {loc. cit., pi. 40, fig. 12) est calleuse au sonunet et moins en spirale ([ue la Dolabelle de Pérou ; il est vrai que celle figurée par Cuvier n'avait point encore acquis son
volume, ce qui rend la détermination plus difficile.
DoiAEEiLE DE PÉROîi. Dolabella Peionii, Blainville. Cuvier (Annales du Muséum, T. v, pi. 29, fig. 1 , 2, 3, 4) et Lamarck ont confondu cette espèce avec celle de Rumph. La Dolabelle de Péron n'a que trois ou quatre pouces de longueur; tout son corps est couvert de petits tubercules charnus. La coquille est toute calcaire, petite, et présente au moins un tour et demi de spire; son sommet n'est presque pas calleux. Cette Dolabelle a l'habitude de s'enfoncer un peu dans la vase et de s'y tenir en repos; c'est probablement le moyen de tromper sa proie qui l'approche sans défiance, et d'éviter de devenir celle d'autres animaux par la difficulté que l'on a à l'apercevoir, même dans les eaux les plus basses.
Dolabelle lisse. Dolabella lœvis, Blainv.; Dolabelle fragile, Dolabella fragilis, Lamk., Anim. sans vert. T. VI, 2« partie, p. 42, n°2. Celle-ci, que Blainville a observée au Muséum Britannique, se distingue facilement de la précédente d'abord [lar sa peau lisse, par la forme de son corps plus renflé, et surtout parsa coquille qui, au lieu d'être calcaire, est submembraneuse, ce qui est un motif de plus pour tenir voisins les genres Laplysie et Dolabelle. Cette coquille membraneuse est en forme de hache et semblable en cela à celles des Dolabelles calcaires.
Dolabelle calledse. Dolabella Rumphii, Lamk., Anim. sans vert. T. vi, 20 part., p. 41, n» 1. Rumph (Thés. imag. Fisc, etc., pi. 10, n» 5) nomme cet animal Limax marina, et donne la dénomination lïOperculus calloium à la Coquille, pi. 40, fig. 12 du même recueil, ne sachant pas probablement qu'elle appartenait à un Mollusque précédemment figuré par lui-même. Il serait difficile d'affirmer que la Coquille figurée par Rumph, pi. 40, appartient réellement à l'animal représenté pi. 10; pourtant cela parait probable , puisque ces deux corps ont été recueillis dans les mêmes eaux. Elle se distingue des précédentes, et surtout de la première, par une moins grande étendue du disque postérieur, par le manteau plus ample, par un tube respiratoire plus long et enfin par la coquille en forme de doloire, d'un tour de spire au plus, dont le sommet est terminé par une callosité quebiuefois fort grande. Ce rudiment de co(iuille est souvent revêtu à la face dorsale d'une couche cornée jaunâtre, qui s'amincit beaucoup vers les bords; le reste de la coquille est calcaire; elle a quelquefois plus de deux pouces de longueur.
DOLABRIFORME. Dolabriformis. bot. En forme de doloire. Les feuilles du Mesembryanthenium dolabiifoime offrent cette figure. Elles sont épaisses, charnues, d'abord cylindriques, puis aplaties au sommet qui est, recourbé en faucille.
DOLÈRE. Dolerus. ins. Genre d'Hyménoptères, famille des Porte-Scies, établi par Jurine aux déiiens des Tenlhrèdes de Latreille. Ce dernier observateur lui assigne pour caractères : antennes simples dans les deux sexes, filiformes ou sétacées, de neuf articles; deux cellules radiales et trois cellules cubitales. Jurine divise ce genre en deux sections, de la manière suivante :
t Deux cellules radiales égales; trois cellules cubitales; la première petite, arrondie; la deuxième très-
longue , recevant les deux nervures récurrentes ; la troisième atteignant le bout de l'aile; mandibules à (jualrc dents; antennes sétacées, composées de neuf anneaux. A cette section appartiennent VHxlotoma Efflanteriœ de Fabricius , et les Tenthredes Germaiiica, gonagra, opaca, tn'stis, nigra.
ff Cellules radiales; de même trois cellules cubitales; la première allongée, recevant la première nervure récurrente, et la seconde cellule la seconde nervure ; mandibules émarginées , légèrement bidentées ; antennes de même. Ici se placent les Tenthreilo rufa de Panzer, tristis de Fabricius, et plusieurs autres nouvelles.
DOLÉRINE. Min. Nom proposé par Jnrine, pour une Roche que l'on trouve en abondance au pied du Mont- Blanc, et qui paraît de nature analogue à celle de la Protogyne.
DOLÉRITE. MIN. Basalte granitoïde ; Roche composée essentiellement de Pyroxène et de Feldspath, à texture grenue ou porphyroide, à cassure raboteuse, d'une couleur noirâtre ou grisâtre , mêlée de points d'un blanc sale, et qui n'a été observée que dans les terrains ignés les plus anciens. Elle repose ordinairement sur le Basalte, auquel elle passe insensiblement, à mesure <|ue ses principes composants deviennent indiscernables à la vue simple. Les parties accidentelles qu'on y rencontre, sont le Fer titane, le Péridot, l'Amphibole, et plus rarement le Mica et l'Amphigène. Ou distingue deux variétés de Dolérite : a la Dolérite porphyroïde, formée d'une pâte de Feldspath gris, enveloppant des Cristaux de Pyroxène; elle fait partie du Grunstein de Werner; p la Dolérite granitoïde, composée de Cristaux de Feldspath et de Pyroxène, entrelacés les uns dans les autres. Cette dernière se trouve à la cime du mont Meisner, en Hesse, où elle recouvre le Basalte qui forme le plateau de cette montagne. Ménard de la Groye en a observé une qui présentait, selon lui, des indices de fusion et même de coulée, au volcan éteint de Beaulieu, près d'Aix en Provence.
DOLIC. Doliclios. BOT. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Bécandrie, confondu avec les Phaseolus par Tournefort, et distingué par Linné qui lui assigna les caractères suivants ; calice court, à quatre dents, dont la supérieure est bifide ; étendard de la corolle muni à sa hase, de deux callosités qui compriment les ailes par-dessous; carène non contournée en spirale comme dans les Haricots; légume ohlong, polysperme, de formes variées; semences réniformes ou presque arrondies, ayant un bile latéral très étendu. Dans la germination les lobes de l'embryon sont distincts des feuilles séminales. Les nombreuses espèces <|ue renferme ce genre sont herbacées et ressemblent beaucoup aux Phaseolus ou Haricots. La plupart sont volubiles, et portent des feuilles ternées, pétiolées, à stipules distinctes du pétiole, à folioles articulées et munies de barbes stipulaires. Les légumes du Dolic affectant des formes diverses, quelques auteurs se sont servis de cette diversité pour établir de nouveaux genres. Ainsi, Adanson a constitué le genre Dotor avec le Doliclios tetragonolobus de Linné. Wœnch a également formé deux génies particuliers avec les Doli-
chos Lablab tl Doliclios Soja. Lin., en employant comme génériques les noms de ces espèces. Du Petit- Thouars a fait connaître un genre Canavali, dont une espèce était le Doliclios gladiaius de Jacquin. Enfin le genre Stizolohium de Browne et Pcrsoon, renferme les Dolichosurens, Doliclios pruriens, Doliclios altissimus de Linné, et se trouve être le même ([ue le Muciina d'Adanson, ou le Negretia de Ruiz et Pavon. Quelques-uns de ces genres nouveaux, et principalement le dernier, paraissent devoir être adoptés; mais si l'on retranche des Dolics ceux dont Mcench a fait ses genres Lablab et Soja, il ne sera plus guère possible de dire quels sont les vrais types du genre. La plupart des Dolics sont indigènes des pays les plus chauds du globe. On en rencontre principalement dans les contrées orientales où quelques espèces sont cultivées pour des usages alimentaires.
DoLic d'Egypte. Doliclios Lablab, Linné. Tiges cylindriques, sarmenteuses et s'entortillant autour des supports qu'elles rencontrent; ses feuilles sont composées de trois folioles ovales -obrondes, acuminées, pétiolées, glabres sur leiir milieu, et pubescenles vers les bords. Au sommet du pétiole commun se trouvent deux filets stipulaires, plus longs quedans aucune autre espèce. Les fleurs sont disposées en grappes terminales et panachées de pourpre et de violet, quelquefois entièrement blanches; les légumes sont glabres, en forme de sabre recourbé, et contiennent un petit nombre de graines noires ou rougeâlres, et remarquables par leur ombilic allongé. Cette plante croît naturellement en Egypte, où les habitants mangent ses graines.
DoLic DU Japon. Doliclios Soja, Lin., figuré dans Kœmpfer {Amœti. exot., t. 858). Tige droite, non volubile, haute de dix-huit à vingt pouces, striée supérieurement et chargée de poils roussàtres; ses feuilles sont composées de trois folioles ovales, obtuses et molles; les fleurs, petites et purpurines, sont disposées en grappes courtes, droites et axillaires; les légumes sont pendants, comprimés, pointus, contenant un petit nombre de graines, et recouverts de poils roussàtres, fort nombreux. Cette espèce croît au Japon et dans l'Inde. Les Japonais préparent avec les semences de cette plante une sorte de bouillie qui leur tient lieu de beurre de vache, et qu'ils nomment l\Jiso; elle leur sert aussi à faire une sauce célèbre dans la cuisine de ces peuples, et à laquelle ils donnent le nom de Sooju.
DOLICHLASIER. Dolichlasiiiin. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale. Lin., établi par Lagasca. Caractères : învolucre obovoïde-oblong et formé de folioles nombreuses , lancéolées , imbriquées et étalées; capitule sans rayons, composé de plusieurs fleurs hermaphrodites, et dont les corolles sont labiées, avec la lèvre inférieure bipartite et roulée; anthères munies d'appendices basilaires, sétacés, extrêmement longs; réceptacle plan et sans appendices; akènes amincis supérieurement en un col que surmonte une aigrette formée de soies plumeuses. Ce genre a été rapporté par De CandoUe (Ann. du Muséum, vol. 17) au groupe des Labiatiflores, et doit être placé entre le Cliaptalia et le Penlicium. Selon Cassini, il fait partie de la tribu des Mutisiées. et doit aller près du Leria. Lagasca n'en a
fait connaître qu'une seule espèce, qu'il a nommée Dolichlasium glanduliferum, mais il n'en a pas indiqué la pairie. C'est une plante herbacée, couverte de filandes, et qui ressemble par son port au Mitlisia; ses feuilles sont alternes, pinnées ou profondément pinnaliBdes; ses fleurs sont très-grandes, solitaires et terminales.
DOLICHOCÉPHALE Dolichocephala. ins. Genre de Diptères , établi par J. Macquart dans la famille des Empidcs, avec les caractères suivants : tête allongée, inclinée; trompe courte; palpes couchées; les deux premiers articles des antennes courts, cylindriques et paraissant n'en faire qu'un; le troisième conique, terminé par une soie assez longue; corps fort étroit; pieds grêles et allongés; ailes étroites : cellule médiostène, Irès-peu distincte, et atteignant ù peine le tiers de la longeur des ailes; la stigmalique nulle; newure cubitale onduleuse; cellule marginale longue, bordant le côté extérieur des ailes dans presque toute leur longueur; trois autres cellules sont marginales, dont la première longue et parfaite, les autres petites et terminales; trois cellules discoidales, trois du bord postérieur et une anale; point de nervure axillairc. Le type de ce genre nouveau se trouve fré<|uemmen( dans nos bois; Macquart l'a nommé Dolichocéphale tachetée , Dolkhocephala maculata. Cet Insecte a la tête insérée au thorax par son bord supérieur légèrement convexe en avant et plan à sa partie postérieure, ce qui, joint au premier caractère, l'éloigné tout à fait des Empis; sa trompe est épaisse et conique, se distinguant peu de la lète et paraissant en être la continuité; ses ailes sont noires et tachetées.
Le genre Dolichocéphale de Macquart est confondu par Weigen parmi ses Hémérodromyies; nous pensons avec le premier de ces enlomologisles que l'espèce qu'il a décrite doit former un genre bien distinct.
DOLICllONEMIE. Dolichonemia. bot.
DOLICHOKVX. OIS. Swainson donne ce nom à un groupe d'Oiseaux, qui correspond au sous- genre des Oryzivores de Lesson, lequel a pour type le Fringilla pecoris, Cm.; Emberiza pecoiis, Wilson. r. Gav-
ZIVORE.
DOLICHOPE. Dolichopiis. iNS. Genre de Diptères, famille des Tanystomes, établi par Latreille, et dont les caractères sont : trompe courte, bilabiée et charnue; suçoir de plusieurs soies; palpes souvent plaies, saillantes et couchées sur la trompe; antennes de trois pièces, dont la seconde et la troisième ordinairement léunies et paiaissant n'en former qu'une; la dernière, la plus grande, globuleuse, ovale ou en fuseau, comprimée; une soie latérale ou apicale. Ces Insectes ont été rangés par Linné et Fabricius dans le genre Mouche. Degéer et Harris, les premiers, les en ont distingués. Degéer a placé la seule espèce qu'il a décrite dans ses Némotèles, et Harris en a fait une division dans le genre Mouche; il en a décrit et figuré sept espèces, lab. 47, Musca Oril., S, secl. 3, p. 157. Les Dolichopes ont le corps orné de couleurs assez brillantes; il est allongé et comprimé latéralement; leur tête est verticale, de la largeur du corselet, avec les yeux grands; leur corselet est élevé; les ailes sont grandes, horizontales, couchées l'une sur l'autre; leur abdomen est conique, al-
longé, courbé en dessous dans les mâles dont les organes générateurs sont souvent extérieurs; leurs pattes sont longues, menues et ciliées; les tarses ont trois petites pelotes.
Ces Insectes sont répandus partout : les uns se tiennent près des lieux humides, courant à terre et quelquefois sur la surface des eaux; les autres fréquentent les murs et les tiges des arbres; ils marchent avec vitesse pour chercher les petits Insectes dont ils font leur nourriture. Latreille a vu le Dolichope MuselierdUater singulièrement les lèvres de sa trompe pour avaler un Acarus vivant. Degéer a fait connaître la larve du Dolichope à crochets. Il l'a trouvée en mai dans la terre; elle est cylindrique, blanche, longue d'environ huit lignes, divisée en douze anneaux, et pointue ou conique en devant; sa tête est de figure variable, ordinairement enfoncée dans le premier anneau du corps; elle présente, lorsqu'elle est allongée, deux tubercules bruns et raboteux, se fermant et s'ouvrant comme des mâchoires, et communiquant à deux tiges internes; ces tiges s'étendent jusqu'au troisième anneau où elles s'élargissent et suivent le mouvement des mâchoires. On remarque unepetite pièce triangulaire, noire, au premier anneau, et une petite pointe entre les mâchoires. L'extrémité postérieure du corps est garnie de quelques plis , comme un peu renflée ; elle se termine par deux grandes pointes en forme de crochets courbés en dessous. A quelque distance des crochets sont deux éminences charnues, coniques, ayant au côté interne un point roux, que Degéer présume être les stigmates, puisqu'ils ont communication avec deux vaisseaux d'un blanc argenlé, qui s'étendent le long du dos, sous la peau, et que tout dénote être des trachées. Les anneaux ont en dessous des éminences charnues, qui remplacent peut-être les pattes. Le4 juin, une de ces larves se transforma en une nymphe d'un blanc un peu jaunâtre, longue de trois lignes, beaucoup plus courte et plus grosse que la larve. On lui distinguait la tête, le corselet, le ventre, les fourreaux des ailes et les pattes qui s'étendent sous le venlre. Cette nymphe paraissait être d'un naturel inquiet, ayant toujours l'abdomen en mouvement et se roulant sans cesse. L'Insecte parfait quitta • sa dépouille le 27 du même mois.
Les organes sexuels des mâles sont très-compliqués et varient pour la forme autant qu'il y a d'espèces. Les figures de Degéer pourront donner à cet égard une idée plus nette que ne le ferait une description. La forme des antennes varie aussi suivant les espèces et surtout suivant les sexes. Les mâles les ont communément plus longues. Ces considérations donnent le moyen de faciliter l'étude de ce genre, en y faisant les sections suivantes :
t Antennes de la longueur de la tète au moins; le dernier article fort allongé, avec une soie au sommet. — Les Platypèzes et les Callomyes de Meigen.
•\-f Antennes plus courtes que la tète : le premier article très-apparent, assez allongé; le troisième trigone avec une soie vers sa base.
f-j-f Antennes sensiblement plus courtes que la tête; I le premier article très-petit, peu distinct; le dernier I trigone, avec une soie apicale.
L'espèce que nous allons décriie apparlienl à la Iroisième division, c'est le Doiichope a crochet, Dolichopus angulatus; Musca ungulata, L., d. 156; la Némotèle bronzée, Degéer. Soie des antennes latérale; corps vert ou d'un vert bronzé; ailes sans taches; pattes en partie d'un rouge livide. Taille, trois à quatre lignes.
DOLICHOPODES. Volichopoda. iNS. Tribu de l'ordre des Diptères, famille des Tanystonies, établie par Latreille. Elle comprend les genres Doiichope, Platypèze, Callomye et Orthochile.
DOLICHOS. BOT. r. Donc.
BOLICHOSOUE. Voliclwsoma. ws. Genre de Coléoptères pcntamères, de la famille des Serricornes, tribu des Dasytes. Stéphens, qui a établi ce genre, lui assigne pour caractères distinctifs des autres genres de la même tribu : des palpes terminées par un article presque triangulaire; antennes légèrement dentées; crochets des tarses presque simples. Le type de ce genre est le Dolichosome linéaire, Rossi, Faim, elritsc. Mant. 2, 92. C'est un petit Insecte long et étroit, d'un vert un peu obscur, criblé de points nombreux, d'où sortent autant de petits poils qui le font paraître gris ou cendré. Ces poils sont moins nombreux sur les pattes et le ventre qu'à !a partie supérieure du corps; ses antennes sont brunes. Cet Insecte se fait remarquer par sa structure extrêmement rétrécie ; en effet, il n'a guère qu'un quart de ligne de largeur sur à peu près trois lignes de longueur. On le trouve dans toute l'Europe et particulièrement sur les fleurs des Ombellifères.
DOLICHURE. Dolichunis. ins. Genre d'Hyménoptères, famille des Fouisseurs, établi par Spinola et adopté par Latreille. Caractères : mandibules très-dentées ; mâchoires et lèvres ne formant pas de fausse trompe; palpes maxillaires sétacées, beaucoup plus longues que les labiales et presque en forme de soie; antennes insérées près de la bouche , à la base d'un chaperon très-court et fort large ; abdomen ovoïdoconique, court et tenant au tronc par un pédicule brusque, mais très-petit. Les Dolichures ressemblent aux Ponipiles par la forme des mâchoires, de la lèvre et des palpes ; mais ils s'en éloignent par leurs mandibules et parleur abdomen pédicule; sous ce rapport ils avoisinent les Sphex et les Ammophiles.
Spinola a le premier signalé l'espèce unique ; c'est le DoLiCHiRE TRÈs-NoiR,ZJo/ic/iM;Ms a/er. On le trouve en Italie et sur quelques points de la France.
DOLlCllliS. INS. Synonyme de Uolique.
DOLICOLITE. zooL. Foss. Bertrand, dans son Histoire des Fossiles, dit que ce nom a élé donné tantôt à des vertèbres de Poissons fossiles, tantôt à des articulations d'Encrines ou Crinoïdes également à l'état fossile.
DOLIOCARPE. Doliocarpiis. bot. Genre de la famille des Dilléniacées, et de la Polyandrie Monogynie. Caractères : calice formé de cinq sépales persistants, concaves et inégaux; corolle composée de trois à cinq pétales arrondis; étamines nombreuses; filets dilatés au sommet; ovaire globuleux, terminé par un style le plus souvent recourbé. Le fruit est une baie charnue, indéhiscente, à une seule loge qui contient deux graines arillées. Ce genre se compose de quatre espèces origi-» naires de l'Amérique méridionale. Ce sont des arbustes
ordinairement sarmenteux, ayant le port des Teliacera, genre auquel Willdenow les avait réunis. Ces quatre espèces sont : 1° Doliocarpus Solandri, DC. , Syst. 1, p. 405; il croit à Surinam et se distingue par sa tige grimpante, par ses feuilles oblongues, acuminées, dentées vers le sommet, par ses Heurs dont la corolle est tripétale et qui sont portées sur des pédoncules latéraux et uniflores; 2» Doliocarpus st rictus , DC. (lac. cit.); sa tige est dressée, roide, les feuilles ovales, lancéolées, dentées, réfléchies; les fleurs terminales et également à trois pétales. Elle croît aussi à Suiinam; ô" Doliocarpus Calinea, DC. {loc. cit.); Calinea scande lis , Aubl., Guian. 1 , p. 356, tab. 221. Sa tige est grimpante, ses feuilles oblongues, acuminées, très-entières, ses Heurs tripélales, portées sur des pédoncules latéraux et muUiflores. Elle est originaire des forêts de la Guiane; 4» Doliocarpus Soramia, DC; Soramia Guianensis, Aubl., Guian. 1, p. 352, tab. 219. F. So-
RAMIE.
DOLIOLUM. ÉCHiN. Ce nom a été quelquefois donné par des oryctographes, à des articulations cylindriques, de Crinoïdes ou Encrines fossiles.
DOLIQDE. Dolichus. iN9. Genre de Coléoptères pcntamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Bonelli. Leur corselet est plus étroit que les élytres; leurs palpes sont filiformes, et le troisième article des antennes est évidemment plus court que les précédents pris ensemble. Ce genre a pour type le Carabiis flacicornis de Fabricius. On doit y rapporter aussi son Carabus angusticollis , figuré par Panzer, Fauna Ins. Germ. fasc. 85, tab. 9.
DOLIQUE. BOT. r. Dcnic.
DOLIUM. MOLL. F. Tonne.
DOLOMÈDE. Dolomedes. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides ou Pileuses, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : yeux représentant, par leur ensemble, un quadrilatère un peu plus large que long, disjjosés sur trois lignes transverses , dont Pantérieure formée de quatre , et les deux autres de deux chacune; les deux postérieurs situés chacun sur une petite élévation ; la seconde paire de pieds aussi longue ou plus longue que la première. Walckeuaer (Tabl. des Aranéides, p. 15) place ce genre dans la division des Araignées coureuses, et le caractérise de la manière suivante : huit yeux inégaux entre eux, sur trois lignes occupant le devant et les côtés du corselet; lèvre courte, carrée, aussi large que haute; mâchoires droites, écartées, plus hautes que larges : pattes longues et fortes; la quatrième paire est la plus longue; la seconde l'est un peu plus que la première; la troisième est la plus courte.
Les Dolomedes, rangés parmi les Araignées-Loups, s'en éloignent sous plusieurs rapports; ils courent et chassent de même qu'elles leur proie. A l'époque de la ponte seulement, ils construisent alentour des plantes une toile, dans l'intérieur de laquelle ils déposent leur cocon et le gardent assidûment ainsi que leurs petits, longtemps après qu'ils sont éclos. Lorsqu'on les menace, ils emportent leur cocon fixé sous le corselet. Latreille partage ce genre en deux sections, que Walckenaer convertit en famille.
t Les RivERisES, Tî/por/co : corselet allongé; abilomen ovale, arrondi à son extrémité ; yeux de la ligne antérieure égaux ; mâclioires à côté interne convexe. A cette division appartiennent des espèces habitant le bord des eaux et courant à leur surface avec beaucoup il« vitesse et sans se mouiller. Les femelles fabriquent, pour leurs œufs, une toile irrégulière qu'elles placent entre les branches des végétaux situés près du lieu qu'elles habitent; elles y placent leur cocon et le gardent avec constance jusqu'ù ce que les petits soient éclos ; tels sont : DoLOMÈDE eobdé, Dolomeiles viaiginattis; Aranea marginata de Degéer (Méni. Ins. T. vu, p. '-'81, pi. IC, fig. 15-14) qui a figuré les yeux postélieurs beaucoup plus gros que les autres; mais c'est une erreur qui tient à ce que ces yeux sont effeclivement posés sur une éminence noire, (|uc le dessinateur aura prise pour les yeux mêmes. Cette espèce est la même que VAianea nuclala, Clerck (pi. 5, tab. 1). DoLOMÈDE EKTOtRÉ, Dolotiiedcs fuiibiialus ; Aranea /imhrialn , Linné; Aranea paludosa, Clerck (p. 106, pi. 3, tab. y), décrit et représenté par Degéer (Mém. T. VII, p. 278, pi. 10, fig. 9 et 10). DoLOMÈUE robx, Dolomeiles rtifiis ; Aranea riifa , Degéer ( Mém. T. vu, p. 510, n" 4, pi. 59, fig. G, 7). Cette grande espèce est originaire de l'Amérique septentrionale.
tt Les Sylvines, Sylvarice : corselet court, en cœur; abdomen ovale, allongé et terminé en pointe à son extrémité; yeux latéraux de la ligne antérieure plus gros que les autres; mâchoires à côté externe presque droit. Cette division ne comprend encore qu'une espèce, DoLojiÈDE ADMiRAniE, Dolomeiles mirabilis, Walck.; Aranea obscura, Fabr.; Aranea rufo-fasciata, Deg. (/ot. cit. T. VII, p. 209, n" 21, pi. 16, fig. 1-8), représentée par SchœfTer (/«s. Ratisb., pi. 187, fig. 5-6, et pi. 172, fig. 0), par Lister (p. 82, tab. 28, fig. 28), et par Clerck (p. 108, pi. 5, tab. 10). On trouve celte espèce dans les premiers beaux jours du printemps. La femelle établit, dans les buissons, un nid soyeux, en forme d'entonnoir; elle dépose dans son intérieur son cocon , et le transporte avec elle lorsqu'elle craint le danger.
DOLOMIE oc DOLOMITE, min. Bitterspath, Werner; Calcaire magnésien, Brongniart; Chaux carbonatée magnésifère, liaUy; formé d'un atome de bicarbonate de Chaux et d'un atome de bicarbonate de Magnésie, ou en poids de 47,20 d'Acide carbonique; 30,50 de Chaux, et de 22,18 de Magnésie. Ce minéral cristallise Irès-uetlcmcnt en rbomboïdes transparents, analogues à ceux du Spath d'Islande avec lesquels on les a confondus pendant longtemps, et dont ils diffèrent par la mesure de leurs angles; observés à l'aide du goniomètre à réflection, ils ont constamment donné 106» 15', au lieu de 103° 5' pour les angles obtus de deux faces situées vers un même sommet. La pesanteur spécifique de la Dolomie est égale à ô; sa dureté est un peu plus grande que celle d» Carbonate simple de Chaux. Son éclat est très-vif et approche du nacré dans les cristaux transparents; ceux-ci doublent les images ù travers deux faces parallèles, comme le fait le Spath d'Islande. Ses caractères pyrognosliques sont absolument les mêmes que ceux de celle dernière substance. Ses va-
riétés lamellaires et granulaires sont souvent phosphorescentes dans l'obscurité par le frottement d'un corps dur, ou par l'injection de leur poussière sur des Charbons ardents. La Dolomie est soluble lentement cl avec' une légère effervescence dans l'Acide nitrique. Ses formes cristallines les plus ordinaires sont le rhomboïde primitif, ou simple, ou légèrement modifié sur ses angles latéraux et sur ses sommets. Ses variétés massives sont la lamellaire, la yranulaire qui est grise ou blanche, et quia porté plus particulièrement le nom de Dolomie; la globuliforme , et la concrctionnéc psciutoéilrique quiesl un assemblage de corps terminés par des faces à peu près planes, et serrés étroitement les uns contre les autres. Ces faces planes paraissent être l'effet de la compression que ces corps ont exercée les uns sur les autres pendant leur formation dans le même espace. Cette variété curieuse, de couleur verdâtre,et qui provient du paysdeSzakowaczenSyrmie, peut être rai)portée à une autre variété cristallisée, d'un vert jaunâtre, qui se trouve près de Miemo en Toscane, et dont on a fait une espèce particulière, sous le nom de Miémite. D'autres cristaux d'un jaune' brunâlre, que l'on a trouvés à Tharand près de Dresde en Saxe, ont été pareillement décrits sous un nom spécial , celui de Tharandile. Quelques variétés de Dolomie à texture grenue, deviennent Qexibles lorsqu'on les réduit en lames minces, ce qui vient de ce que leur tissu esl assez lâche pour permettre à leurs particules de jouer jusqu'à un certain point sans perdre leur adhérence. L'Angleterre et les États-Unis ont offert ces variétés remarquables, qui constituent ce qu'on nomme vulgairement le Grès flexible.
La Dolomie existe en grandes masses dans la nature, et forme des couches étendues dans les terrains primitifs et secondaires, l'ne partie des marbres lamellaires blancs, surtout ceux du Levant, peuvent être rapportés à cette espèce. La Dolomie granulaire est disposée par grandes masses au S'-Golhard et dans plusieurs autres lieux. Ces masses renferment ordinairement des cristaux de Grainmalile, et quelquefois des lames de Mica, de Corindon rose et des petits cristaux de Fer sulfuré, de Cuivre gris et de Réalgar. Les cristaux rhoraboïdaux sont engagés dans un Schiste talqueux, verdâlre,au Tyrol; mais les plus parfaits que l'on connaisse viennent des filons du Mexique.
DOLOMIÉE. Dotomiœa. dot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cynarées, fondé par De Candolle pour une plante du Képaul, observée par Wallick qui l'avait d'abord placée dans le genre Cardiins, sous le nom spécifique de macroceplialus. Ce genre a été dédié à la mémoire de Déodat Dolomicu , l'un des géologues les pins distingués du siècle dernier. Caractères : capitule homogame, mullilîore; involucre ovale, formé de plusieurs rangées d'écaillés lancéolées, acuminées, droites et sans épines; réceptacle plan, chargé de fimbrillcs implantées dans les alvéoles; tube de la corolle grêle , un peu dilaté à la base, avec les lobes du limbe linéaires et égaux; anthères appendiculécs au sommet et munies d'une queue ciliée à leur base; ^lamenls glabres ; style velu, un peu épais au sommet ; stigmates libres cl prcscpie cylindriques à l'cxlréinité;
J)OMliF.YA REl'LEXA.
.('alico.a.l'istîl. 3 .F.laniiin' . -i. Pistil et ôtiimiiiesoTossis. S. Ovaire.
ovaiie glabre, sublétragone ; aigrette longue, séparée de l'akène par un anneau de soies dures. Ce genre est très-voisin du Sausstirea dont il ne diffère que par son aigrette garnie de soies. La Dolomiée à grosse tête, Dolomiœa macrocephala, est une petite plante herbacée et inenne, à feuilles radicales, découpées et pennées, dont les lobes oblongs, incisés, dentés et sinués, sont en dessous couverts d'une pubescence blanchâtre; les capitules sont portés sur des pédoncules courts, terminant une tige également courte; ils sont aussi groupés dans les aisselles des ramifications. La plante est originaire du Népaul.
DOLOPHRAGME. Dolophragma. bot. Genre établi par Meyer, dans la famille des Caryophyllées de Jussieu, Décandrie Trigynie de Linné, pour une plante du Népaul que Don avait proposé, dans son Prodromus Flor. Ne/)., de joindre au Cherleria sedohles de Linné. Le caraclère essentiel du genre de Meyer consiste dans un calice divisé en cinq segments; une corolle à cinq pétales entiers; dix étamines subhypogynes ; un ovaire oligosperme, ù trois loges peu apparentes, couronné par une sorte de colonne formée de trois styles opposés aux sépales externes; capsule trigone , subglobuleuse, imparfaitement triloculaire, déhiscente au sommet par trois valves. On pourrait ajouter à ce genre une seconde espèce, Arenariadensissima, de Wallich, qui, comme la précédente, a pour patrie le Népaul.
DOMANITE. MIN. Même chpse qu'Ampélite.
DOMBEYACÉES. Dombexaceœ. bot. Kunlh, dans sa Dissertation sur les familles des Malvacées et des Bytlnériacées, et dans le cinquième volume des Nova Gênera et Species de Humboldt , a divisé cette dernière famille en cinq sections , savoir : 1" les Sterculiacées; 2" les Bytlnériacées vraies; 3» les Lasiopétalées ; 4" les Hermanniacées ; S» les Dombeyacées. Chacune de ces cinq sections, dont quelques-unes étaient considérées auparavant comme des familles distinctes, offie des caractères assez tranchés pour pouvoir former autant de groupes bien distincts. Nous allons exposer ceux des Dombeyacées, tels qu'ils ont été donnés par Kunth ; leur calice est persistant, souvent accompagné de bractées ou d'un calicule extérieur. La corolle se compose de cinq pétales non soudés entre eux, plus grands que le calice, inéquilatères et persistants. Le nombre des étamines varie de vingt à quarante, dont cinq , ordinairement stériles, alternent avec les pétales. Les filets sont le plus souvent monadelphes, quelquefois tous sont libres. Les anthères sont biloculaires , sagittées et allongées, s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, sessile, à cinq ou à dix loges contenant chacune tantôt deux ovules superposés OH un grand nombre disposés sur deux rangées longitudinales, à l'angle interne. Du sommet de l'ovaire naissent cinq styles qui, quelquefois, se réunissent et se soudent plus ou moins étroitement. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, à cinq côtes saillantes et arrondies, à cinq loges qui, tantôt, s'ouvre en cinq valves , par la séparation des deux lames qui composent chaque cloison, tantôt, se sépare en cinq coques contenant une ou plusieurs graines réniformes ei quel<iuefois ailées. Ces graines renferment un em-
bryon recourbé au centre d'un endosperme charnu; l,i radicule est inférieure, les cotylédons sont condoublés. Les Dombeyacées sont des arbres, des arbustes ou trèsrarement des plantes herbacées, à feuilles alternes, simples, entières ou lobées, munies de deux stipules placées à la base du pétiole. Les fleurs sont axillaires, souvent disposées en corymbe.
Les genres qui appartiennent à cette section sont les suivants : Dombexa, Ca\ an.; Trochetia,MC.; Assonia, Cav.; Ruizia, CdMaa.; Astrapœa, Lindley; Penlapetes, L.; Plerospermum , Schreb., DC; Melliania, Forsk. Kunth rapporte encore à cette section, mais avec quelque doute, les genres Kydia, Roxhurgh ; Hugonia, L.; Broiera, Cavan. Il en rapproche aussi le genre Kleinliovia.
De Candolle (Synops. S/sl. Nat. 1, p. 501) rapproche aussi des Dombeyacées le genre Glu/a de Linné.
DOMBEYE. Dombeya. bot. Ce nom de plantes qui rappelle celui de Dombey, botaniste français qui a visité et exploré avec beaucoup de zèle le Chili, le Pérou et le Mexique, a été successivement donné à plusieurs genres de végétaux. Le premier qui l'ait employé est Lamarck qui a nommé Dombeya un arbre de la famille des Conifères, rapporté du Chili par Dombey et que Jussieu a appelé Araucaria , nom qui a été préféré. L'Héritier avait substitué le nom de Dombeya à celui de Tourretia déjà employé depuis longtemps, mais ce changement n'a pas été adopté. Enfin Cavanilles (Dissert. 3, p. 121), trouvant ce nom sansemploi, l'a appliqué à un genre qu'il a rangé dans la famille des Malvacées et dans la Monadelphie Dodécandric. C'est ce genre de Cavanilles qui est devenu le type du groupe des Dombeyacées.
Les Donibeyes, auxquelles il faut probablement réunir les espèces dont Forskahl a fait des Melliania, sont en général des arbres ou des arbrisseaux élégants, à feuilles alternes, péliolées, entières, ou diversement lobées , munies à leur base de deux stipules. Les fleurs, qui dans quelques espèces sont assez grandes, forment ordinairement des corymbes axillaires et pédoncules. Leur calice est à cinq divisions profondes et persistantes, accompagné d'un calicule triphylle et unilatéral , caduc. La corolle est formée de cinq pétales hypogynes, étalés, inéquilatères; les étamines sont au nombre de quinze à vingt, soudées et monadelphes par la base de leurs filets; cinq de ces filets sont stériles , plus longs et plus dilatés que les autres qui portent chacun une anthère à deux loges. L'ovaire est libre, à cinq côtes arrondies, saillantes, à cinq loges, contenant chacune deux ovules attachés à l'angle interne. Le style est simple et se termine par cinq stigmates linéaires. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, à cinq côtes et à cinq loges, se séparant à l'époque de la maturité en cinq coques dispermes, s'ouvrant en deux valves. Les graines sont ovoïdes ou réniformes, terminées en pointe àleursomniet. Les cotylédons sont condoublés et bifides. L'embryon est droit dans un albumen charnu.
Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces, qui croissent aux îles de France, de Bourbon, de Madagascar, et dans l'Inde. Le genre Melhania
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parait devoir être réuni au Dovibeya. En effet, il n'en (liffùre absolument que par ses étainines au nombre de quinze, dont les filets, fertiles, sont soudés deux à deux presque jusqu'à leur sommet; ce qui a fait dire à tous les auteurs qu'il n'y avait que dix étamines, cinq fertiles et cinq privées d'anthères. Le genre Dombeye diffère du Rtiisia par ses cinq étamines stériles ; du genre ylssonia par son calicule triphylle et caduc; du genre Pentapeics par ses cinq stigmates, son calicule et ses graines non ailées. Parmi les espèces de Dombeyes, nous signalerons les suivantes :
DoMDETE Amélie. i>OMi6e>-a^/«ic/('a?,Guill.;J[>owftc>'o rc/lexa, Drap.; Aslrapœa viscosa, Sweet. \ l'épociue où cette plante parut en Europe (1825), ses caractères n'avaient été tracés que d'une manière incomplète par le petit nombre de botanistes qui avaient été à même de l'étudier sur place, dans l'île de Madagascar, sa patrie; elle avait été considérée comme une Astrapée, et introduite sous ce nom générique dans diverses collections. En 1827, la Société royale d'Horticulture de Bruxelles tît l'acquisition d'un bel exemplaire de cette plante qui lui avait été offerte sous le nom d'JsIrapœa alba. Quoique très-grande et très-forte, la prétendue Astrapée resta cinq ans sans montrer aucune disposition à fleurir. Ce n'est qu'en 1832, que des boutons parurent à l'extrémité de la tige, et l'inflorescence eut lieu dans le mois de février. Comme elle fut bien complète, on put s'assurer que l'on s'était trompé sur le genre auquel ce végétal devait appartenir. On s'occupa particulièrement de son analyse, et on lui reconnut tous les caractères d'une Dombeye ; on la transporta conséquemment dans ce dernier genre, en lui donnant le nom spécificiue de reflexa, tiré de l'inclinaison des feuilles, inclinaison angulairemcnt opposée à la direction du pétiole. Il parait, d'après une note insérée dans les annales de Fromont, qu'en même lem|)s que celle plante fleurissait pour la première fois en Belgique, pour la première fois aussi elle se montrait en France; c'était à Neuilly , dans les serres de S. M. le roi des Français. Guillemin, qui en fut informé, se transporta au château pour y observer la plante nouvelle, qu'il jugea, ainsi que nous, devoir être placée dans le genre Dombeya; et comme, dans ce genre, il ne se trouvait aucune espèce dont les caractères pussent rigoureusement élre appliqués à sa plante, il la considéra comme nouvelle, et lui donna le nom lïAvieliœ. Guillemin nous ayant prévenu dans la publication de son observation , nous avons dû réformer le nom spécifique de rellexa, et adopter celui (VAmeliœ. La lige de noire plante a maintenant de quinze ù dixliuit pieds; elle est cylindrique, assez forte et marquée de cicatrices rugueuses qu'y laisse la chute successive des feuilles; celles-ci garnissent le sommet des rameaux (jui sont étalés et Irès-ouverls; elles ont trois nervures principales, qui les divisent en quelque sorte, en trois lobes aigus; du reste, elles sont cordiformes, dentées en scie sur leurs bords, marquées déveines transversales, ramuleuses, d'un vert pur sur les deux faces, et inclinées de manière à décrire un angle aigu avec le pétiole qui est aussi long qu'elles, étalé, ouvert, cylindrique, d'un vert blanchâtre et un peu tomenteux; sa
base est accompagnée de stipules caduques, verdàtres , sessiles, engainantes, cordées , avec une nervure intermédiaire. Toutes ces parties sont enduites d'une matière glulineuse. qui disparait ù mesure que la plante vieillit. Les fleurs sont réunies en ombelle terminale et sphérique; elles sont portées sur un long pédoncule garni de petites bradées lancéolées, aiguës et brunâtres; les pétales sont d'un blanc assez pur dans une grande moitié de leur étendue, et d'un rouge de carmin à leur base et sur les bords.
DoHBETE PALHËE. Dombeya palmala, Cavan., Disserl. 3, p. 122, tab. 38, fig. 1; DC, Prodr. Sjst. 1, p. 498. C'est un arbre originaire de l'ile de Bourbon , ayant sa tige rameuse, ornée de feuilles alternes, pétiolées, échancrées en cœur à leur base, palmées et divisées en sept lobes allongés, aigus, dentés en scie, presque glabres, munies à la base de leur pétiole qui est fort long, de deux stipules lancéolées, tomenteuses et caduques. Les fleurs forment des corymbes axiilaires, portés sur des pédoncules plus longs que les feuilles.
Dombeye acutangciée. Dombeya acutangula, Civan., /oc. c/<., p. 123, tab. 38, fig. 2; DC, /oc. ciV. Cette espèce est ligneuse et croit dans les mêmes contrées que la précédente. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, cordiformes, ù cinq lobes aigus et à peine marqués ; elles sont couvertes d'un duvet court et ferrugineux , qui disparaît par les progrès de l'âge. Les deux stipules sont également très-caduques. Les fleurs sont un peu moins grandes que dans l'espèce précédente. Le calice est ordinairement réfléchi.
Dombeye po^cTDÉE. Dotnbeya punctata , Cav., Dissert. 3, p. 123, t. 40, fig. 1; DC, loc. cit., p. 499. Arbre de moyenne grandeur, ayant ses jeunes rameaux couverts d'un duvet ferrugineux, ses feuilles ovales, oblongues , de trois à quatre pouces de longueur sur un demi-pouce de largeur, très-entières ou un peu crénelées, arrondies à leur base, marquées à leur face supérieure de points brillants qui sont autant d'écailles minces, sèches et étoilées, tomenteuses et d'une couleur roussâtre à leur face inférieure. Les fleurs forment de petits corymbes portés sur des pédoncules axiilaires, velus, beaucoup plus longs que les feuilles. Cette espèce croit également à l'île de Bourbon. Toutes les Dombeys ont une écorce très -tenace et très-liante; dans les contrées où elles croissent naturellement, on en fabrique des cordages et des liens.
DOMINICAIN. OIS. y. MoccderoileGilut.
DOMINO. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.
DOMITE. mis. Nom donné par De Buch à une roche d'origine volcanique, qui forme la masse principale du Puy-de-Dôme, en Auvergne, et qui appartient aux terrains ignés les plus anciens. Suivant Brongniard, elle est principalement composée d'Argilolile, et renferme quelquefois , mais comme principe accessoire, des cristaux de Feldspath vitreux. Sa texture est grenue, ù grain fin, ou terreuse et terne; son aspect est raboteux; elle est rude au loucher, friable, et de couleur blanchâtre ou gris cendré. Elle passe au Trachyte dont il est souvent difficile de la distinguer, y. Trachyte.
DOMPTE-VENIN, eot. Espèce du genre Cynanquc.
DONA^'E dca Canarda l.CAPSE du Brésil.
■IT.l.LI-NE Soleinp,-aiiL .
DON
DON. Bonus, ins. Coléoptères tétramères; famille tlesRhyncliopliores. Megerle a formé, sous ce nom, un genre qui n'a pas été adoi)Ié et que Schoonherr a réuni à son genre Phynotome.
DONACE. Donax. moll. Ce genre, établi par Linné et adopté par les contliyliologues ijui le suivirent, est un de ceux parmi les Conchifères, qui soit le plus facile à reconnaître : aussi éprouva-t-il peu de changements ou de modifications. Un seul genre en fut extrait par Lamarck, sous le nom de Capse. Mais Poli (Test, des Deux-Siciles), ne considérant que l'animal elle trouvant analogue à celui des Tellines, réunit les deux genres sous le nom de Peronœoderma ; bien auparavant, Adanson (Voy. au Sénég.), conduit par les mêmes motifs, avait laissé les Donaces parmi les Tellines. Cependant, ù considérer la coquille des Donaces, elle présente des caractères distinctifs, qui doivent porter à conserver ce genre, quand il ne servirait qu'à rapprocher un certain nombre d'espèces identiques qui sont, pour ainsi dire, des termes moyens entre la nombreuse famille des Tellines et celle plus nombreuse encore des Vénus. Aussi Bruguière et Cuvier, à l'exemple de Linné, laissèrent ce genre entre l'une et l'autre famille. — Lamarck, qui transporta le genre Maclre dans une autre famille, à côté des Crassalelles {l^. Mactracées), par ce seul changement, rapprocha plus encore les Donaces des Tellines et des Lucines. D'après les observations de Poli et celles relatives à la coquille, ce genre ne peut être mieux placé que dans la série où il se trouve dans l'ordre de ses rapports.
Une singularité remarquable dans les Donaces, c'est l'apparente transposition du ligament qui parait placé dans la lunule,au lieu de se trouver dans le corselet. Cette seule exception à une règle si générale a toujours occupé et embarrassé le conchyliologue. Blainville (Dict. des Se. nat.) a cherché à expliquer ce fait et à démontrer que ce que l'on prenait pour la lunule était réellement le corselet, de manière que ce n'est pas le ligament qui a changé dans sa position, mais plutôt l'animal luimême qui semblerait retourné. Ce qui a conduit Blainville à cela, c'est la direction de l'impression abdominale sur l'intérieur des valves; en effet, cette impression, par l'échancrure qu'elle offre, indique la présence des siphons qui sont toujours postérieurs; la tête et le pied sont du côté opposé; ici la tête occupe le côté le plus grand, comme cela a lieu également dans les Tellines, tandis que dans les Vénus et les Cylhérées, c'est l'inverse ; les siphons occupant le côté le plus grand, il n'y a donc de différence que dans une proportion relative des côtés. Un autre caractère aurait pu conduire au même résultat, si on ne s'était attaché à le regarder luimême comme une anomalie. Deshaycs a établi en principe que les crochets dans les Conchifères réguliers étaient généralement dirigés vers la lunule; ce principe, qui a ici sa rigoureu.se application, vient confirmer les observations deBlainville, observations très-judicieuses, qui rétablissent un fait important, détruisent une apparente exception dans une règle qui de générale doit être universelle. La voici : toujours le ligament est placé dans le corselet; une autre règle qui s'étend égak'ment à l'universalité des Conchifères réguliers, c'est
que les crochets sont toujours dirigés vers la lunule. Deshayes ne connaît aucune exception à ces deux règles. Il était nécessaire, après les observations précédentes qui rétablissent des faits mal fondés, de rappeler les principes généraux qui en découlent et de les perfectionner.
Parmi les Donaces de Linné et de Lamarck, on en observe un certain nombre qui n'ont pas, comme les autres, une forme en coin. Elles sont plus équilalérales, subovales, et se rapprochent beaucoup de certaines Cythérées ; elles n'ont pas d'ailleurs tous les caractères des Donaces; celles-ci doivent avoir deux dents latérales; celles-là n'en ont souvent qu'une, encore est-elle, comme dans les Cythérées, placée sous la lunule; c'est d'après ces considérations que Megerle proposa son genre Ciineus. Trompé par la manière dont les caractères du genre sont exprimés , Deshayes avait d'abord pensé qu'il devait se rapporter aux Cylhérées ( ^. Cc- NEDs); mais-depuis, ayant examiné avec plus d'attention lés indications de Megerle, il a reconnu son erreur et a rapporté le genre Ciineus à sa véritable place : deux motifs doivent empêcher d'admettre ce genre. Cependant le premier est le passage insensible que l'on remarque entre les Donaces les plus inéquilatérales et celles qui le sont le moins, ainsi que la disparition de la dent extérieure à mesure que l'on passe par des formes intermédiaires; le second, c'est que si les caractères tirés des animaux portent à penser que les Donaces devront peut-être se réunir aux Tellines, à plus forte raison un démembrement du genre, quelle que soit ensuite l'opinion que l'on se formera sur sa conservation ou sur sa réunion avec celles-ci. En voici les caractères distinctifs : animal semblable à celui des Tellines, conséquemment lamellipède et à siphons ; coquille transverse, équivalve, inéquilatérale, à côté postérieur le plus souvent très-court et très-obtus. Deux dents cardinales, soit sur chaque valve, soit sur une seule; une ou deux dents latérales plus ou moins écartées; ligament extérieur court. Blainville (Dict des Se. nat.), à l'occasion des Donaces, parle de deux ligaments dont le postérieur serait le plus fort et un autre antérieur plus faible. Puisque cette question se reproduit ici, c'est une occasion de la discuter et de faire voir ce que l'on doit entendre par ce ligament. Dans tous les Conchifères très -bâillants, dont les valves ne se touchenl que par deux points de leur circonférence, la charnière et une partiedes bords inférieurs, comme cela se remarque dans quelques Solens, la plupart des Myes, des Lutraires et des Glycimères , on remarque que la lunule, alors très- largement ouverte, est close pendant la vie de l'animal par une membrane décurrente sur le bord et qui s'épaissit avec l'âge; cette membrane, desséchée, devient friable et ne se voit à cause de cela que très-rarement dans les individus des collections. A mesure que les bords se rapprochent et tendent à se toucher dans les genres voisins , la lunule devient aussi moins bâillante et la membrane moins nécessaire pour la fermer; elle doit donc alors diminuer en proportion. C'est ainsi que dans les Glycimères et les Lutraires on la voit dans son plus grand développement; elle diminue dans les Solens et les Myes; elle est encore très -sensible dans
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les Tellinescl >|iiel(|iic$ Madrés, el n'est plus que rudimentaiie dans les Donaces, d"où l'apparence de deux ligaments, et finit par ne plus exister dans les genres de la famille des Conques, dont les Donaces forment le terme intermédiaire. Ce serait donc à tort que l'on donnerait le nom de ligament à ce rudiment membraneux, puisqu'il n'a aucune des fonctions du ligament véritable, qu'il n'a aucune élasticité; il est seulement destiné à clore la lunule; cela est si vrai qu'il arrive souvent que cette membrane est naturellement partagée en deux pour laisser aux valves la faculté de s'ouvrir davantage. On peut diviser les Donaces en deux coupes naturelles; celles qui sont cunéiformes et celles qui sont vénériformes. Les Coquilles de celte seconde section comprendront le genre Ciineusde Mergerle. •j- Coquilles cunéiformes.
Do?iACE PDDESCE!iiTE. Doiiox pubescetis, h., p. 3262, n" 2; Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 346, n» 2. La citation de la Eg. F de la pi. 42 de Rumph«a été faite à tort, même avec le point de doute ; 11 n'en est point ainsi delà figure de Cliemnitz, Concliyl. T. vi, p.231, t. 23, fig. 248, et de l'Encyclop. , pi. 2G0, fig. 1, a, b. Dans cette espèce le corselet est armé, comme dans la Cytliérée épineuse, d'une rangée d'épines assez longues qui le bordent; la coquille est triangulaire, striée longiludinaleinent et lamelleuse, suivant la direction des bords, mais seulement vers la moitié antérieure. Celle Coquille rare, qui habile l'océan Indien, est violette en dedans , surtout vers les crochets, grise ou d'un blanc cendré en dehors. Longueur, un pouce; largeur, un pouce et demi y compris les épines.
DoNACE Bec-de-flute. Dotiux scortum, L., loc. cit., n» 1; Lamk., loc. cit., n» 1; Chemnitz, Concliyl. T. vi, lab. 23, fig. 242 à 247; Encycl., pi. 2G0, fig. 2, a, b, c. Elle se trouve comprise parmi les Tellines de Lister (Conchyl., lab. 377, n" 220). Celle-ci se reconnaît facilement, quoiqu'elle ail bien des rapports avec la précédente; mais elle est toujours plus grande, constamment dépourvue d'épines au corselet, l'angle postérieur plus allongé, plus en bec; comme dans l'espèce précédente, le bord postérieur est tronqué, mais plus obliquement; elle est striée longitudinalement et transversalement; les stries transversales se relèvent en lames obtuses, qui s'atténuent postérieurement el diminuent en nombre antérieurement. La surface intérieure est violette, l'extérieure est d'un bljfllc grisâtre passant au violàlre vers les crochets. Longueur, un pouce et demi; sa largeur est de deux pouces et demi.
DoNACE RIDÉE. Donax rugosa, L., loc. cit., n» 3; Lamk., /oc. cit., p. 549, n» 17; Chemnitz, Conchyl. T. VI, lab. 23, fig. 230 ; Encyclop., pi. 262, fig. 5, a, b. La synonymie de cette espèce, donnée par Gmelin dans la treizième édition du Systema Nalurœ , paraît tout à fait mal faite; c'est ainsi qu'il y rapporte le Pamet d'Adanson, qui est certainement une espèce distincte; qu'il cite la planche 373, fig. 216 de Lister, qui ne représente pas non plus le Donax rugosa; qu'il y rapporte encore les fig. 37 cl 38 de Bonnani (Récr., 2), qui paraîtraient plutôt avoir des rapports avec la Donace des Canards. Quant à la fig. l de la pi. 22 de d'Argenville, il est douteux qu'elle appartienne à l'espèce
qui nous occupe, mais au moins s'en rapproche-(-elle plus que les trois précédentes. Pourtant cette Oonace ridée se reconnaît facilement. Elle est triangulaire, homliée, tronquée poslérieurement; troncature cordiforme, striée longiludinalement; le reste de la surface est couvert de siries multipliées. Celle Co(|uille est blanche en dehors, d'un violet peu foncé en dedans; son bord est crénelé. On la trouve dans l'océan d'Amérique où elle est assez commune. Elle présente quelques variétés qui viennent des mers de la Nouvelle- Hollande. Sa longueur est d'un pouce, et sa largeur d'un pouce el demi.
Doi^ACE AiLo:«GÉE. Donax elongala, Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 350, ii" 19; Lister, Conchyl. t. 373, fig. 216. C'est le Pamet d'Adanson (Voy. au Sénégal, lab. 18, fig. 1). Le Pamet, comme l'espèce précédente, est strié longiludinalement, mais les stries sont moins sensibles, son coté postérieur est tronqué, ce qui la rend triangulaire. Elle présente à l'exléricur deux largos bandes violettes ou d'un brun violàlre qui partent des crochels. Ce qui la dislingue le mieux, c'est un espace du corselet au-dessous du ligament dont les siries sont chagrinées; elle présente les mêmes dimensions que la précédente. On la trouve surtout sur les côtes d'Afrique et dans l'océan Atlantique.
DortACE ÉaotissÉE. Donax retusa, Lamk., Ann. du Mus. T. XII, pi. 41, fig. 1. Cette Coquille est cunéiforme, aplatie; sa section postérieure est presque perpendiculaire au bord supérieur; la surface extérieure est légèrement striée et présente un enfoncement sinueux, qui se voit depuis le crochet jusqu'au bord où il est marqué d'une manière très-sensible. Ses bords sont lisses; il y a deux dénis cardinales; les dents latérales sont obsolètes. Lamarck l'indique de Parnes ; on l'a recuellie à Valniondois, près l'Uc-Adam. 11 y a des individus qui ont environ un pouce de largeur. f-;- Coquilles vénériformes.
DoNACE A RËSEAC. Doiiax Mcioe, Lamk., Anim. sans vert. T. V, p. 531, n" 22; Feiius Meroc, L., p. 3274, n» 22. C'est une des Tellines de Lisler, Conchyl., t. 578, fig. 221; Encycl., pi. 201, fig. 1, a, b. Cette jolie Donace, qui est le Ciineus costattis de Megerle, se reconnaît à son aplatissement, à ses siries Iransverscs, à son corselet très- enfoncé, au fond duquel on aperçoit la suture qui est bâillante , à sa forme ovale, trigone, et enfin au joli réseau de couleur pourprée ou fauve sur son fond blanc; le bord inférieur est crénelé, son intérieur est violàlre; la dent latérale postérieure est rudimentaire dans les grands individus. Elle ne présente plus aucune trace du second ligament dont nous avons parlé précédemment. Cette Coquille, qui vient de la mer des Indes, a un pouce trois lignes de long sur un pouce neuf lignes de large.
DoNACE onoÉE. Donax scripia, Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 531, ii" 23; Lister, Conchyl., lab. 379, fig. 222, et lab. 380, fig. 223; Chemn., ConchyL, C, lab. 26, fig. 261 à 263 ; Encycl., pi. 261, fig. 2,4. Quoique celle-ci ait beaucoup de rapports avec la précédente, elle s'en dislingue pourtant avec facilité; d'abord elle est constamment plus petite; elle n'a point de siries. Son bord est plus finement dentelé; le corselet
est moins enfoncé, la suture n'est point bâillante. La dent latérale postérieure n'existe pas ; elle est d'un violet rosâtre en dedans, en dehors toute sa surface est couverte d'ondes ou de réliculations onduleuses d'un violet pourpré sur un fond blanc-grisâtre. On la trouve dans l'océan Indien où elle acquiert un pouce de long cl un pouce quatre lignes de large.
DONACE. Dona.v. bot. Genre de Graminées, fondé par Palisot de Beauvois (Agroslographie, p. 77, tab. 13, 16 et 19) aux dépens des genres Jrundo, Poa et Festuca. Caractères : fleurs disposées en panicules composées; lépicène membraneuse, renfermant de trois à sept fleurs ; glume inférieure à trois soies dont l'intermédiaire est la plus longue; glume supérieure tronquée, écliancrée ou bidentée; écailles lancéolées, entières ou tronquées et frangées; ovaire velu au sommet ou glabre; style à deux branches; stigmates plumeux et aspergilliformes; caryopse entière ou bicorne. Don ace ROSEAU, Donax arttndinaceus, Beauv.; Jrundo Dona.v, L.; cette belle plante est cultivée dans les jardins, et elle y atteint jusqu'à dix pieds de hauteur. Elle est très commune en Provence où on en forme des clôtures naturelles.
DONACIALE. Moi.i. Espèce du genre Cyrène.
DONACIE. Donacia. iivs. Genre de Coléoptères tétramères, établi par Fabricius aux dépens des Leptures de Linné, et rangé par Latreille dans la famille des Eupodes. Caractères : antennes filiformes , composées d'articles allongés et presque cylindriques; yeux sans échancrure bien sensible; mandibules bifides; languette entière un peu échancrée; cuisses postérieures trèsgrandes. Les Donacies sont encore remarquables par leur tète nuancée, peu inclinée, supportant des yeux distincts, arrondis, et des antennes de onze articles, guère i)lus longues que le corps; la bouche offre des mâchoires bifides et quatre palpes: deux maxillaires et deux labiales , filiformes ; le prothorax est presque cylindrique; les élylres sont coriaces et recouvrent des ailes membraneuses; les tarses ont quatre articles dont les deux premiers triangulaires et le troisième très-sensiblement bilobé. Les larves des Donacies vivent particulièrement dans la racine des Glayeuls. L'Insecte parfait, dont le corps offre un éclat métallique, se trouve sur cette plante, et très -communément aussi sur le Roseau , l'Iris, la Sagittaire, le Nymphéa, et d'autres plantes aquatiques. Le genre est assez nombreux en espèces.
DoNACiE CRASSiPÈDE. Dotiacia crassipes, Fabr., ou le Stencore doré de Geoffroy, et la Lepture aquatique de Degéer. Elle est très-commune sur les i)lantes aquatiques. Linné observe que la nymphe, enveloppée par une sorte de coque brune, se trouve sur la racine de la Phellandrie.
DoNACiE DE LA SAGITTAIRE. Donactu SarjUtaricB , Fabr.; Oliv., Coléoptères, T. iv, n°75, pi. 1, fig. 4. Elle est commune sur l'Iris aquatique et sur la Sagittaire. La Donacia collaris de Panzer ne parait en être qu'une variété.
DONACIER. MOLL. Animal des Donaces.
DONACILLE. Donacilla. sioii. Nom donné par Lamarck à un genre de Coquille bivalve, qu'il a depuis
(Ilist. natur. des Animaux sans vert. ) nommé Amphidesme. y. ce mot.
DONACODE. Donacodes. bot. Genre de la famille des Araomées, Monandrie Monogy nie, institué par Blurae (Enum. Pi. Javœ, 54). Caractères : calice double, l'extérieur mince et trifide au sommet, l'intérieur coloré, pétaloïde, profondément divisé en quatre parties dont l'inférieure plus grande; filet de l'étamine très-court, arrondi, très-entier et se prolongeant au-dessus de l'anthère. Les cinq espèces de Donacodes , décrites par Blume, sont originaires des forêts de Java ; ce sont des piailles herbacées et vivaces, à racines charnues et épaisses. Les feuilles sont lancéolées, glabres, acuminées; les fleurs forment des épis ou des panicules, au sommet de la lige.
DONATIE. Donatia. bot. Genre delà Triandrie Trigynie, établi par Forsler ( Charact. Gêner. 5, tab. 5 ) et que Jussieu a placé, avec doute, parmi les Caryophyllées. Ce genre, qui est éloigné maintenant de cette famille, puisque dans le Prodromus du professeur De Candulle il n'en est pas fait mention, était ainsi caractérisé : calice à trois divisions profondes ; neuf pétales entiers et quelquefois moins; trois styles.
DoNATiE PASciciLAiRE, Donatio fitsciculaiis. C'est une plante herbacée, à feuilles imbriquées, que Linné fils a rapportée au genre Polycarpon ; il en a fait son Polycarpvs Magellanicuiii; mais, selon Jussieu, elle diffère des Polycarpons par son port et le nombre de ses pétales. Elle croit à la Terre de Feu , où elle a été trouvée, formant d'épais gazons.
DONAX. HOLi,. y. DoNACE.
DONAX. BOT. F. DoNACE.
DONDIE. Dondia. bot. Genre de la famille des Omhellifères et de la Penlandrie Digynie, L., formé par Sprcngel aux dépens de V Astrantia de Linné, et ainsi caractérisé : ombelle ramassée en tête; involucre ù six folioles plus longues que l'ombelle; pétales entiers; fruits ovales, solides, à quatre côtes et à fossettes (valleculœ) convexes. Le Dondia Epipactis, Spreng., ou Astrantia Epipactis, L., est l'unique espèce de ce genre. Celle plante, dont les feuilles radicales sont longuement pétiolées et palmées, les fleurs jaunes, portées par une hampe anguleuse, croît dans les Alpes de la Carniole et du Tyrol.
DONDISIA. BOT. Necker appelait ainsi le genre Raphanislrum de Tournefort. F. Raphanistron.
DONIA. BOT. Brown sous ce nom, et Cassini sous celui à'Aurelia, avaient établi un genre nouveau de la famille des Synanthérées. Le premier a cru depuis devoir le réunir au Grindelia ; le second pense qu'il doit être conservé, quelque nom qu'on lui donne, y. Ac-