I) 1 II
Ips deux tiers supérieurs. L'ovaire est libre an fond de la Heur, ovoïde-allongé, un peu comprimé, ù une seule loge qui contient un c^^ule remplissant exactement sa cavité, et attaché, par toute l'étendue d'un de ses côtés, à la paroi interne et latérale de l'ovaire. Le style est grêle, cylindri(iue, plus long (|ue les élamines, terminé par un stigmate simple et capitulé. Le fruit est une petite baie ovoïde, renfermant une seule graine. La Dirce croit dans les marécages ombragés de l'Amérique septentrionale.
DIRC.^A 00 DIRCAIA. bot. Synonyme de Circée.
DIRCÉE. Dircœa. ins. Genre rie Coléoptères hétéroméres, famille des Slénélytres, établi par Fabricius ( Syst. Eleuth.), et comprenant onze espèces qui toutes ont été dispersées dans les genres Mélandrye, Ualloraènc et Orchésie. L'espèce qui lui sert de type {Dircœa harbata) appartient elle-même au genre Serropalpe. U est donc clair que le genre Dircée, devenu inutile par le fait, doit être rayé de la nomenclature.
DIRCOËUM. BOT. Même chose que le Daucus de Crète des anciens.
DIRHAGUE. Dirhagus. im. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Eucnémides, institué par Eschschoitz, pour deux insectes des forêts de la Finlande. Caractères : antennes Irès-rapprochéesà leur naissance; troisième article et suivants jusqu'au dixième inclusivement de celles des mâles, jetant près de leur extrémité interne, un rameau velu, rétréci et linéaire inféricurement, élargi ensuite et arrondi au bout; celles des femelles sont simplement en scie; corps allongé, étroit et déprimé; pattes menues, à jambes presque cylindriques, à tarses allongés. Deux espèces constituent ce genre : Dirhagus minulus et Dirhagus pxg'iiœus; celle-ci est noire, profondément ponctuée et rugueuse, avec les jambes et les tarses pâles; les élytres sont faiblement striées.
DIRINE. Dirina. bot. Genre de Lichens, de la famille des Hyménothalames, établi par Fries qui le caractérise ainsi ; thalle crustacé, cartilagineux ; apothécies tiiberculiformes, se recouvrant d'écaillés, immergées dans le thallus, marginées par le rebord de la lame proligère , lequel est recouvert par une petite membrane très-mince, coloriée, à parenchyme sous-gélatineux et similaire. On trouve ces Cryptogames sur les écornes des arbres dans les régions ardentes du globe.
DIRKION. bot. Synonyme li'Jtropa Belladona, h. V. Belladone.
DIRUHINE. Dirrhinus. ins. Dalman a fondé ce genre d'Hyménoptères dans une famille qu'il appelle des Ptéromalins, et qui doit être fort voisine des Chalcides. U lui assigne pour caractères ; bouche droite; mandibules avancées, acuminées, bi ou tridentées à l'extrémité; antennes coudées, de dix ou onze articles, insérées au milieu du front, sous les yeux, dans un sillon profond, qui s'étend sur le vertex de la tête qui, par cela même, est horizontale et bifide; corps allongé; abdomen pétiole; cuisses postérieures très-grandes et épaisses. La seule espèce citée par Dalman est le Diruhike excavé, Dirrhinus excacatus, dont le corps est noir, Irèsponclué, les pieds postérieurs de la même couleur, les uulennes elles pieds antérieurs ferrugineux. 11 se trouve
dans l'Inde et à Sierra-Leone en Afrique. C'est du reste un insecte dont la taille atteint à peine trois lignes. DiRRniiSE DE L'iiE MkHKict,, Dirrhitiiis Mauritianus, Westw.; d'un noir bronzé, avec la tète et le corselet ponctués , plus deux petites cornes obtuses ou protubérances sur le dernier ; antennes noires, avec le premieret le dernier article bruns ; l'extrémité des quatre jambes antérieures et tous les tarses testacés; écusson lisse au milieu; quatre cotes longitudinales sur le métathorax et un angle aigu de chaque côté. Taille, deux lignes.
DISE. Disa. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L. Caractères : les trois divisions extérieures ou sépales inégales, l'intermédiaire, qui est la plus grande, se prolonge à sa partie postérieure et inférieure en une sorte d'éperon creux et conique plus ou moins allongé selon les espèces; les deux divisions latérales sont dressées et égales entre elles; les trois divisions intérieures ou pétales, sont plus petites que les externes; les deux latérales sont dressées, appliquées contre le gynostème , et soudées avec lui dans leur partie inférieure; le labelle, dont la figure varie beaucoup suivant les espèces, est assez généralement entier et toujours dépourvu d'éperon. Le gynostème est court; l'anthère est continue, à deux loges qui contiennent chacune une masse pollinique. ovoïde, terminée inférieurement par une petite caudicule qui aboutit à un rétinacle glanduleux, absolument comme dans le genre Orchis, dont le Disa ne diffère que par l'absence de l'éperon, et par la division supérieure du calice concave et creusé en forme de capuchon. 11 se distingue du Satyriiun, de Swartz, par le capuchon ou éperon unique du sépale supérieur, tandis que dans ce dernier genre il y a deux éperons.
Toutes les espèces de ce genre croissent au cap de Bonne-Espérance. La plupart d'entre elles avaient été décrites par Thunberg sous le nom de Salyritim. Leur racine se compose d'un ou de deux tubercules ovoïdes et entiers. Les fleurs sont quelquefois très-grandes, solitaires ou réunies en épis. On distingue ces espèces en deux sections, suivant que leur éperon est très-long ou suivant qu'il est court.
•{■ Éperon très-long.
Dise a long éperon. Disa porrecta, Swartz. Celte belle espèce a sa racine formée d'un gros tubercule ovoïd«; toutes ses feuilles sont radicales, étroites, lancéolées, aiguës, carénées, trois fois plus courtes que la tige. Celle-ci est grêle, cylindrique, haute d'environ deux pieds, portant, de distance en distance, des écailles aiguës et embrassantes, et terminée par un épi de Qeurs grandes et d'un rouge de feu. Chacune de ces fleurs est pédonculée, accompagnée à sa base d'une bractée plus courte que le pédoncule et colorée en rouge. La division supérieure du calice se prolonge à sa partie postérieuie en un éperon conique et recourbé, de près d'un pouce de longueur.
Dise a grandes fi.ecrs. Disa grandiflora, Swartz, Lanik., Illust., tab. 727, fig. 1. Sa tige est dressée, cylindrique; ses feuilles sont toutes radicales, linéaires cl lancéolées. Au sommet de la tige, qui a environ un pied de hauteur, on trouve une seule Heur, très-grande, d'un
rouge vif, dont réperon a près d'un demi-pouce de longueur.
tt Éperon court.
Dise SPATHULÉE. Disa spathitlata, Swarlz. La lige est cylindrique, simple, droite, terminée par un petit nombre de fleurs ; les feuilles sont linéaires, lancéolées ; le casque, ou division supérieure du calice, est dressé et terminé en pointe ; le labelle est longuement onguiculé, spathulé et trilobé à son sommet.
Dise tachetée. Disa maculata, L., Suppl. Ainsi nommée parce que sa lige, qui est dressée et cylindrique, est marquée de taches rouges, irrégiilières. Les feuilles sont radicales, allongées. Une seule fleur violacée termine la lige ; son casque est renversé, conique, obtus; les deux divisions latérales internes sont linéaires; le labelle est lancéolé, obtus. Ces quatre espèces, qui croissent au Cap, fleurissent quelquefois dans les serres.
DISANDRE. Disandra. bot. Famille des Scrophularinées de Brown, Heptandrie Monogynie. Ce genre, établi par Linné, a été ainsi caractérisé : calice à cinq ou huit divisions profondes ; corolle rotacée, régulière, dont le tube est court et le limbe à cinq ou huit découpures; cinq ou huit étamines; un seul stigmate; capsule ovale, biloculaire et polysperme. La Disandrecoichée, Disandra prostrata,'L.,Su\i\>\. 214, placée d'abord par Linné lui-même, parmi les Siblhorpia, sous le nom spécifique àe peregrina. Cette plante est indigène de l'Orient. Ses tiges sont couchées, grêles et pubescentes ; ses feuilles alternes, pétiolées, réniformes et crénelées. Elle a des Heurs qui naissent par deux ou par trois, dans les aisselles des feuilles. Une variété qu'on l'on a désignée sous la dénomination à'Jfricana, et qui a été élevée au rang d'espèce par quelques botanistes, croit dans l'île de Madère ; elle est remarquable par ses feuilles orbiculaires, très-entières, et par ses pédoncules uniHores.
DISARRHÈNE. Disarrhenum. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Polygamie Monœcie, établi par Labillardière {Nov.-Holland., 2, p. 82) qui le caractérise ainsi -. lépicène bivalve, triflore ; la fleur centrale hermaphrodite, les deux latérales mâles. Dans la fleur hermaphrodite, la glume est bivalve et mutique; il y a trois étamines, deux styles et une caryopse. Dans les fleurs mâles, la glume est aussi bivalve, et il y a trois étamines; mais la valve extérieure est aristée. Les caractères de ce genre ont été exposés par Brown (Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 208), sous le nom générique d'//ieroc/i/oe, antérieurement employé par Gmelin dans sa Flore de Sibérie, pour désigner un genre que le savant Anglais croit identique avec le Disarrhenum. D'un autre côté, Palisotde Beauvois (Agrostographie, p. 65) rapporte ce genre au Torezia de Ruizet Pavon, et fait un génie distinct de V Hierochloe de Gmelin.
DisARRBÈNE ANTARCTIQUE. DisorrhetiuiH ontavc- Ucum, Labill. (loc. cit., t. 255); Hierochloe antarctica, Brown, espèce du cap Van Diémen à la Nouvelle- Hollande, caractérisée par sa panicule lâche et penchée, ses enveloppes florales glumacées, lisses et uninervées; ses fleurs mâles arislées, pubescentes, velues sur le dos des valves, et ciliées sur leurs bords; sa fleur fertile,
terminée par une petite pointe; enlîn par ses feuilles planes, linéaires, aiguës, scabres des deux côtés, et striées.
h'Aira antarctica de Forster (Prodr., n° 41), que Labillardière a proposé, avec doute, de réunir à sa plante, en est très-différente, selon R. Brown qui a vu les échantillons de Forster, et qui en a fait une espèce d'Avoine. Ce même auteur indique la grande affinilé du Disarrhène avec YHolcus redolens de Forster {Prodr., n» 563), qu'il ne faut pas confondre avec la Graminée nommée ainsi par Vahl {Symbol., 2, p. 102). Endlicher n'admet pas le genre Disarrhène de Labillardière ; il le regarde comme l'analogue de celui publié par Gmelin sous le nom de Hierochlon.
DISAULACE. Disaulax. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, Iribu des Cérambycins, institué par Audinel-Serville qui le caractérise ainsi : palpes maxillaires plus courtes que les autres; dernier article cylindrico-conique; celui des palpes labiales trèsdilalé , presque sécuriforme ; mandibules courtes, presque triangulaires; antennes mutiques, de la longueur du corps au moins, composées de onze articles dont les premiers sont plus ou moins garnis de poils hérissés; corselet muli(iue, allongé, cylindrique, lisse , ayant deux sillons transversaux : l'un près du bord postérieur, l'autre près de l'antérieur; écusson petit, triangulaire ; élytres linéaires, presque parallèles, arrondies et mutiques à leur extrémité; corps assez étroit et allongé; pattes de longueur moyenne; cuisses brusquement en massue vers leur extrémité; articles des tarses presque égaux. La Disaulace hirseticorne, Disaulax hirsuticornis , Serv.; Saperda hirsuticornis, Kirby; Callichroma pliimicornis, Dej., est le type de ce genre nouveau. On la trouve au Brésil.
DISCARIE. Discaria, bot. Genre de la famille des Rhamnées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par le D"' Hooker, aux dépens du genre CoUetie. Caractères : calice coloré, court, campanule, à quatre ou cinq divisions ; quatre ou cinq pétales plus petits que les étamines; celles-ci au nombre de cinq, terminées par des anthères biloculaires, déhiscentes longiludinalement; ovaire presque supère, entouré à sa base par un disque patériforme, charnu, avec son bord rétréci, élevé, libre, presque entier; style court, trilobé. Les deux espèces dont Hooker compose son genre, sont la Dis- CARiE américaine, Discoria americana, dont le calice est ordinairement partagé en cinq segments réfléchis, et la Discarie australe, Discaria australis, qui n'a jamais que quatre segments dressés au calice.
DISCELIER. Discelium. bot. Bridel a formé sous ce nom un genre particulier, avec le iFeisia nuda d'Hedwigg, et 11 le place dans la famille des Bryacées, avec les caractères suivants : coiffe divisée jusqu'à près de la moitié de sa longueur; sporange terminal, renflé à sa base; opercule oblusément conique; dents du péristome au nombre de seize, simples, placées à égale distance, subconniventes, et bifides jusqu'au milieu. Le type de ce genre est une jolie petite mousse à tige trèscourte, à feuilles ovales, dressées, lisses et presque entières; elle habite toutes les parties septentrionales de l'ancien continent.
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DISCIIIDIE. Dischidia. bot. Ce genre, élabli par R. liiowii, apparliciit à sa famille des Ascl(^|iiad(5cs , Pentandiie Moiiouynic, L. Caracli^res : calice à ciiiii divisions; corolle urcéolée, <iiiiniiuéfide; le tuhe slaminifère présente extérieurement cinq appendices découpés chacun à leur sommet, en deux dénis subulées, étalées, recourbées. Les anthères sont terminées par une membrane; les masses poUiniques sont dressées et fixées par leur base. Le stigmale est muli(pie. Les follicules du fruit sont lisses, et les graines aigreltées.firown
I 11 décrit une espèce originaire de la Nouvelle-Hollande,
II qui croit aussi dans les Indes-Orientales où Rumph l'a observée et figurée (7/e>&. ^mb. S, lab. 175, fig. 2, et t. 176, fig, 1) sous le nom de Nummularia lactca minor. C'est une plante herbacée, vivant en parasite sur les arbres auxquels elle se fixe par des racines naissant des coudures inférieures de sa tige. Ses feuilles sont opposées, arrondies, épaisses, charnues; ses fleurs sont petiles et disposées en ombelles. Toute la plante est lactescente et couverte d'une farine blanchâtre.
DISCIIIDICM. BOT. F. Violette.
DLSCIIIRIE. Disckirius. iivs. Genre de Coléoptères pentamères, fondé par Bonelli, dans la famille des Carnassiers, tribu des Carabiqucs. Il a beaucoup d'analogie avec les divines dont il diffère essentiellement par les deux premières jambes, terminées par deux i>ointes très-fortes et longues, dont l'intérieure est articulée ù sa base, ou en forme d'épine. On doit rapporter à ce genre :
Le Scariles tlioracicus, Fabr., figuré par Panzer ( FauH. Ins. Germ. fasc. 83, fig. 1 ).
Le Scariles gihbtts, Fabr., représenté par Panzer {loc. cit., fasc. 5, fig. 1 ), et le Scarites bipnstulatiis, Fabricius.
DISCHISME. Dischisma. bot. Genre de la famille des Sélaginées, et de la Didynamie Angiospermie de Linné, établi par Choisi, aux dépens du genre Hében- .slreitie de Jussieu. Caiaclères : calice formé de deux pièces linéaires, placées de chaque coté de la corolle; celle-ci tubuleuse, allongée, terminée par un limbe en forme de lèvre à quatre lobes; quatre étamines didynames; un ovaire supérieur; un style surmonté d'un sligniate simple. Le fruit consiste en une petite capsule ù deux loges monospermes. Toutes les espèces habitent le cap de Bonne-Esi)érance. On trouve assez fréquemment dans les collections de plantes vivantes, le Disrliisma spicala, dont la tige est herbacée, les feuilles linéaires, dentées à l'extrémité; l'intlorescence forme une sorte d'épi dont les fleurs sont séparées par des i)raclées ovales et velues. Le Dischisma capitata est une autre espèce également herbacée, à feuilles linéaires, avec le sommet denté, mais glabres; les épis sont ovales, et les bractées ciliées.
OISCHITE oD DLSCITE. MOLi. Foss. On a quelquefois (li)nné ce nom aux valves à surfaces lisses des Peignes fossiles.
DISCIFÈRE. Disciferus. bot. On qualifie ainsi les organes végétaux pourvus d'un disque; telles sont les .il)olhécies des Lichens gymnocarpes.
DISCIFORME. Organe arrondi, presque circulaire.
DISCINE. Discina. mil. V. Okbicuie.
DISCIPLINE DE RELIGIEUSES, bot. Nom vuleaire
donne* par les jardiniers, aux Euphorbes Tirucalli et Tétc de Méduse, el à PAmaranthe à Heurs en queue.
DISCOBOLES. l'Ois. Troisième famille établie par Cuvier (Règne Anim. T. ii, p. 224) dans l'ordre des Malacoptérygiens subbrachiens,qui répond à celle des Plécoplères de Duméril , et dont les caractères consistent dans le disque que forment les ventrales. Elle ne renferme que les deux genres Lépadogastrc et Cycloptères.
DISCOCAPNOS. BOT. Genre de la Diadelphie Uexandrie, institué par Schlechtcnd , pour une seule espèce qui a été réunie au genre Fiiman'a, sous le nom de Fttmaria Mundlii.
DISCOCÉPHALE. Discocephala . iws. Hémiptères; genre de la famille des Penlalomiles, élabli par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes Aliformes, longues, insérées sur le bord de la Icle, formées de quatre articles dont le deuxième le plus long; tête transversale, arrondie en avant; yeux très-saillanls, placés a l'angle postérieur de la lêle; ocelles très-apparents; rostre grêle, logé dans un sillon pectoral; gaine du suçoir composée de quatre arlicles distincts; labre long, offrant des stries en dessus; corselet transversal, pres(|ue carré; écusson Irès-grand, allant presque jusqu'ù l'cxtrémilé de Pabdomen; celui-ci large, avec tousses anneaux échancrés au milieu; pattes médiocres; troisième article des tarses le plus long.
Disf.ocÉpHALE MARBRÉE. Discocepltalu niamiorea . Delap. Sa longueur est de cinq à six lignes ; tout le corps est d'un jaune sale, marbré de noirâtre; des taches noires, disposées en lignes sur le corselet; antennes el côtés de l'abdomen annelés de noir; abdomen et pattes ponctués de noir. Du Brésil.
DlScœLlE. Discœlius. iNS. Genre d'Hyménoptères, élabli par Lalreille qui le place dans la famille des Diploplères. Caractères : chaperon court, et s'élendanl autant ou plus en largeur qu'en longueur; mandibules fortement sillonnées en dessus et ne formant, par leur réunion, qu'un angle très-ouvert; corps étroit et allongé, avec le premier anneau de l'abdomen étranglé. Lobe terminal des mâchoires court et presque demicirculaire; palpes une fois plus longues que le lobe. Ce genre a pour type la Discoelie a zoues , Discœlius sonalis, ou la yespa zoiialis de Panzer (Faun. Ins. Genn. fasc. 81, fig. 18). Elle vit solitairement, et paraît faire son nid dans les vieux bois et dans le tronc des arbres.
DISCOÏDE. Discoideus. BOT. Ayant la forme d'un disque. Celle épithète s'applique à tous les organes orbiculaircs très-déprimés, relevés d'un bord légèrement saillant. C'est ainsi qu'on dit des graines, un fruit, etc.. Discoïdes. Suivant H. Cassini , le capitule des Synanlliérées est Discoïde , quand les fleurs de la couronne ne sont pas plus longues que celles du disque et qu'elles suivent la même direction. VArtemisia, le Sphœianthiis en offrent des exemples.
DISCOÏDES. MOLi,. Foss. On entend par ce mot toutes les CO(|uilles dont la spire s'enroule sur un plan horizontal, au lieu de s'enrouler sur un plan vertical. Les Am monilcs, les Nautiles, etc., sont des Coquilles Discoïdes.
DISCOLITE. Discolites, moll. Depuis longtemps Merlali { Metallotheca vaticana, p. 240) avait figuré un corps discoïde que l'on doit rapporter à ce genre. Guettard (Méni. sur les Se. et les Arts, T. m, pi. 13, tig. 31, 32) en avait aussi fait mention, le rapportant aux Camérines sous le nom d'Ilélicite. Burtin (Oryctograpliie des environs de Bru.xellcs) en a figuié une qui paraît semblable à celle de Grignon (pi. 20, lig. 1, a). Forlis (Journ. de Phys. T. lvii, p. 106, Lettre ù Hermann), qui avait recueilli sur les Discolites et les Nummulites lui grand nombre d'observations et qui les regardait comme des corps intérieurs, observations qu'il reproduisit dans ses Mémoires sur l'Italie, T. ii, fit mention d'une manière toute particulière de l'espèce que l'on trouve à Grignon. Faujas (Histoire de la montagne de Saint-Pierre de Maestriclit, p. 186, pi. 34, fig. 1-4), après avoir émis l'opinion des écrivains qui le précédèrent et après avoir observé que Lamarck avait séparé des Camérines de DeUic , de Fortis , de Guettard, etc., le corps aplati, qu'on y avait mis , pour en faire un Polypier, pense que le Fossile trouvé à Matstricht, ayant la même structure, devrait faire partie du nouveau genre de Polypiers de Lamarck. Celui-ci (Système des Anim. sans vert., 1801, p. 357 et 376) établit dans le tableau des Polypiers un genre, n» 19, sous le nom d'Oibulite, et (p. 376) dans l'exposition des caractères du genre, il lui donne le nom d'Orbitolite, dont le type est l'Orbitolite qui se trouve à Grignon. Lamarck sentit donc l'inconvénient de laisser avec les Nummulitcs, des corps qui s'en distinguent éminemment; on ne peut qu'approuver sa détermination, et la place que ce savant leur assigna. Les Discolites étant de véritables Polypiers auxquels Lamarck a donné le nom d'Orbulile et d'Orbitolite tout à la fois, ce sera à Orbitolite, dénomination la plus généralement admise, qu'il en sera question.
DISCOLORE. Discolor. bot. C'est-à-dire de deux couleurs. Se dit particulièrement d'une feuille ou rie tout autre organe foliacé, dont les deux faces otfrent une couleur différente.
DISCOMÈRE. Discomerus. ws. Hémiptères; genre de la famille des Phymatiles, créé par Delaporte, et qu'il a caractérisé ainsi qu'il suit : antennes courtes, reçues dans un sillon, avec le quatrième article moins long que tous les autres réunis, ovale et un peu renflé; ocelles visibles; gaine du suçoir composée de trois articles; corps ovalaire, aplati et membraneux; pattes antérieures ravisseuses, avec leurs cuisses très-dilatées; larses composés de tiois articles et armés de crochets sans membrane. Ce genre a pour type le Syrtis erosa de Fabricius, Discomèbe érailié. Il est noirâtre, avec l'abdomen jaune; il a les bords du corselet sinués et les jambes antérieures plus épaisses. Il habite Surinam, ainsi que plusieurs autres espèces du même genre.
DISCOPLEDRE. Discopleura. bot. Genre de la famille des Ombellifères , Penlandrie Digynie, institué par De Candolle. Caractères : les cinq dents du calice subulées, persistantes; pétales ovales, entiers, avec le sommet roulé; fruit ovale, presque didyme; valléculcs marquées d'une seule raie; carpophore bifide; semence presque cylindrique. Les deux espèces de ce genre
appartiennent à l'Amérique septentrionale; ce sont des plantes herbacées, à tiges cylindriques; à feuilles trèsdécoupées, à fleurs blanches.
DISCOPORE. Discopora. poltp. Genre de Tordre des Escharées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, à-petites cellules non garnies de lames, établi par Lamarck et offrant pour caractères : un polypier subcrustacé, aplati, étendu en lame discoïde, ondée, lapidescenle; à surface supérieure cellulifère, avec des cellules nombreuses, petites, courtes, contigués, presque campanulées ou favéolaires, régulièrement disposées par rangées subquinconciales. Il est difficile de se faire une idée exacte du genre Discopore qui semble lier les Polypiers pierreux aux Cellulifères, d'un côté par les Cellépores, de l'autre par les Rétéporeset les Eschares : il difîère constamment des Flustres toujours celluleuses sur les deux surfaces, lorsqu'elles ne sont point encroûtantes, tandis que les Discopores n'ont de cellules que sur une seule face. C'est avec les Cellépores que ces Polypiers ont le plus de rapports; les caractères que présentent les uns et les autres sont nombreux, et les différences peu tranchées. D'après Lamarck, ce genre est composé de neuf espèces; parmi les principales l'on remarque le Discopore verruqueux, décrit par les auteiu's sous le nom de Cellepora verrucosa, Gmel., Sj-st. Nat., p. 3791, n° 4. Il habile les mers d'Europe. — Le Discopore Crible, des mers Australes, que l'on rapporte à tort au Fluslra arenosa de Solander et d'Ellis. — Le Discopore petit ret, des mers d'Europe, Millepora reiiculum, Esper, tab. 11.
DISCORBEETDISCORBlTE.Discorfeis.Moii.Cegenre avait d'abord été constitué par Lamarck sous le nom de Planulite, dans le Système des Animaux sans vertèbres, p. 101; depuis, le nom de Planulite ayant été donné à d'autres corps, il imposa celui de Discorbe (Ann. du Mus. T. v, p. 183, n» 1, et T. vm, pi. 02, fig. 7) à ce genre même, qui a été conservé ainsi caractérisé : coquille discoïde, en siiirale multiloculaire, à parois simples; tous les tours apparents, nus et contigus les uns aux autres ; cloisons transverses, fréquentes, non perforées. Les Discorbes ne peuvent se placer que dans la famille des Nautilacées dont ils offrent les caractères; ils se distinguent pourtant des vrais Nautiles, par l'absence du siphon, ainsi que par l'apparence des tours qui se voient tous au dehors; les loges sont multipliées et marquées au dehors par des rétrécissements et des gonflements alternatifs.
Deux espèces composent ce genre ; l'une des environs de Paris, l'autre du Piémont. L'espèce fossile, Discorde vÉsictiLAiRE , Discorbis vesicularis, Lamk., Animaux sans vert., T. vu, p. 623; Discorbitis vesicularis (Ann. du Mus., T. v, p. 183, n» 1; et T. vm, pi. 62, fig. 7; Encycl., pi. 466, fig. 7, A, b, c), est une trèspetite Coquille discoïde, orbiculaire, dont toutes les loges sont marquées par autant de rcntlements subvésiculeux; la dernière loge est fermée le plus souvent; et Lamarck pense, à cet égard, que l'animal a péri avant que cette loge ne soit faite. Celte espèce, qui n'a qu'une ligne de diamètre, se trouve à Grignon.
DISCOSOME. Discosoma. acai. Genre de Zoophytes de la classe des Acalèphes de Cuvier, et qui appartient à
la division des Radiaires échinodeimes, section desFislulides de Laraarck. Il a élé institué par Ruppel pour une seule espèce, Discosovia nu m mi forme, qu'il a trouvée abondamment prùs de Tor, dans le golfe de Suez. Du reste, le genre Discosome ne diffère de celui des Actinies que par le défaut de tentacules.
DISCOVIER.X)/'sfor(»wi.iîoT. Ce genre de Crucifères, établi par Raffinesque (Journ. de Physique, ann. 1819, p. 96) , a été placé tomme trop peu déterminé, à la fin de la famille par De CandoUe (Proilr. S^st. yeget. 1 , pag. 23C). Son auteur le regarde comme Irès-voisin des genres Thlapsi, Àlyssiim et LepiiUum, et lui as- .signe pour caractères : un calice fermé, une silicule lenticulaire, ù cloison entière, à valves en carène et à loges polyspermes. Le style est persistant et le stigmate obtus. Le Discovium Ohiotense est l'unique espèce de ce genre. Celte plante, qui croît sur les bords de l'Obio, est pubesccnte, grêle et dressée; ses feuilles sont écartées, sessilcs, linéaires, obtuses et entières; ses fleurs ont des pétales jaunes, entiers, cunéiformes et guère plus longs que les sépales du calice.
DISCRASE. MIN. Même chose que Argent antimonial. y. Argent.
DISDÈRE. Disdera. V. Dtsdère.
DISEMJIE. Disemma. bot. Labillardière a établi, sous ce nom , un genre nouveau (Sert. Caled., t. 79) dans la famille des Passiflorées, auquel il a donné les caractères suivants : calice court et sillonné inférieurenient; son limbe est profondément divisé en cinq segments qui alternent avec les cinq pétales; sur l'orifice sont deux rangées circulaires d'organes lilamenteux ; l'une extérieure, composée de filaments distincis, l'autre intérieure où ces filaments sont soudés entre eux de manière qu'il en résulte une membrane entière ou dentée ; cinq étamines entourant le pistil et attachées à un axe central ou stipe grêle et cylindrique; anthères allongées, introrses, attachées par un conncctif dorsal, biloculaires et déhiscentes par un sillon longitudinal; ovaire libre, porté sur une columelle centrale; une seule loge contenant beaucoup d'ovules. Les plantes composant ce genre, sont jusqu'ici au nombre de trois et faisaient antérieurement partie du genre Passiflore ou Grenadille. Toutes trois, Disemma aurantia; Disemma Herbertiana et Disemma coccinea, Banks, sont originaires de la Nouvelle-Hollande et forment des arbrisseaux grimpants.
DISÊPALE. BOT. Le calice est Disépale quand il se compose de deux sépales distincts, par exemple dans les Fumeterres.
DISETTE. BOT. Nom vulgaire d'une variété de Betterave, dont la racine, qui acquiert un volume considérable, devient, par cette raison, un fourrage sain et précieux en temps de disette. F. Cette.
DISODÉE. Disodea. bot. On a ainsi abrégé le nom de Lxgodisodea, donné par Ruiz et Pavon à un genre de la famille des Rubiacées. 11 a pour caractères ; un calice (|uinquéfide ; une corolle beaucoup plus longue , en forme d'entonnoir, dont la gorge est couverte de poils et le limbe divisé en cinq parties; cinq étamines à anthères oblongues et presque sessiles; une capsule couronnée par le calice, ovoïde, de substance ténue et fra-
gile, «'ouvrant vers la base, et contenant deux graines comprimées, environnées d'un rebord membraneux et insérées ù un placenta filiforme, central. Ce genre ne renferme qu'une espèce, Disodea fcetida. C'est un arbrisseau du Pérou, à tige grimpante, à pédoncules axillaircs, chargés de plusieurs fleurs, exhalant une odeur fétide, d'où l'on a tiré son nom spécifique.
DISOMÊNE. BOT. Banks et Solander ont ainsi nommé une plante du détroit de Magellan, que Commerson avait, d'un autre coté, désignée sous le nom générique de Misandra; mais ces deux dénominations doivent être regardées comme non avenues, puisque la plante en question paraît rentrer dans le genre Gunnère.
DISOMOSE. MIN. Nom donné à une variété de Nickel arsenical.
DISOPE. Disopus. MAM. Genre de la famille des Chéiroptères insectivores, f. Dvsope.
DISOPHYLLE. BOT. Même chose que Dysopbylle.
DISPARAGO. BOT. r. DlSPERGE.
DISPERGE. Disparago. bot. Ce genre, de la famille des Synanthérées, Syngénésie séparée, a été établi par Giertner et adopté par De Candolle et Cassini. U présente pour caractères principaux : des calathides nombreuses réunies en un capitule non involucré sur un support globuleux. Chacune de ces calathides est entourée de bractées spathulées'et cotonneuses extérieurement. Elles ont dans leur centre une Heur régulière hermaphrodite, et ù leur bord, un demi-fleuron stérile et ligule; réceptacle nu ; akène oblong, surmonté d'une aigrette persistante, composée de cinq petites écailles en un seul rang, filiformes et barbées supérieurement. Cassini place ce genre dans la tribu des Inulées près des SenresSeriphium et Stœbe. Il ne lui paraît pas naturel de classer, comme l'a fait De Candolle (Ann. du Mus. vol. 19), le Disperge parmi les Labiatitlores douteuses, entre le Denekia et le Polyaclmrus, parce que, selon Cassini, les corolles du genre en question ne sont pas labiées, mais seulement biligulées. Cette distinction, quoii|ue appuyée sur d'autres considérations de structure dans les diverses parties de la fleur, pourra sembler à plusieurs botanistes, subtile et peu applicable peut-être à la classification. L'unique espèce du genre Disperge a été décrite par Bergius et Linné sous le nom de Stœbe ericoides. C'est une plante du Cap de Bonne- Espérance, ligneuse, rameuse, dont les branches rapprochées et subdivisées en rameaux filiformes, portent des feuilles éparses, sessiles, obtuses, mucronées et blanchâtres. Les capitules sont solitaires et composés de calathides à corolles bleues.
DISPÉRIDE. Dispcris. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi par Swartz. Caractères : des trois divisions externes du calice, les deux latérales sont étalées en forme d'ailes, concaves et semblables entre elles; la supérieure est dressée, très concave, et forme avec les deux divisions latérales internes, qui sont également concaves, une sorte de voûte ou de casque; le labelle est fort petit, il naît de la base du gynostème, est étroit inférieurement, dilaté dans sa partie supérieure, redressé et appliqué sur le gynostème et sur l'anthère qui le termine, et caché sous le casque. L'anthère est adnée au sommet
du gynostème qui est court; elle est tantôt dressée, tantôt inclinée en arrière ; elle offre deux loges portant un appendice linéaire, cartilagineux, tordu en spirale; chaque loge contient une masse de pollen , qui , selon Swartz et Salisbury, offre la même organisation que dans le genre Orchide. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces originaires du cap de Bonne-Espérance ou des îles australes d'Afrique. La plupart de ces espèces étaient auparavant placées dans le genre Arethusa dont elles diffèrent par des caractères fort tranchés, tels que la petitesse et la position du lahelle, le casque formé par les deux divisions latérales internes et la division supérieure externe; les deux appendices stamiiiaux roulés en spirale , etc.
DispÉRiDE DD Cap. Dispen's Capetisis, Swartz; Jrethusa Capensis, L., Sup., ïhunb. Sa racine se compose d'un ou de deux tubercules arrondis; sa tige est haute d'environ un pied, cylindrique, un peu velue, portant deux feuilles embrassantes, alternes, éloignées, lancéolées, aiguës et terminées par une seule fleur grande et purpurine, d'abord renfermée dans une bractée spa- Ihiforme, embrassante, à peu près de la même longueur que la fleur. Les deux divisions externes et latérales sont obliques, concaves, très-allongées, terminées par une longue pointe; leur face interne est verte, tandis <|ue l'externe est d'un rouge violacé, très-intense, mar- (|uée de lignes longitudinales. La division externe et supérieure est brusquement terminée par un long appendice filiforme. Les deux divisions latérales internes sont contiguès et forment, avec la précédente, un casque qui recouvre les organes sexuels et le labelle.
DispÉRiDE CNiLATÉRAiE. Dispeiis secutida, Swartz; .irethtisa secuncla, Thunb. ; Ophijs circum/lesa, L. Sa racine se compose de deux tubercules arrondis, pisiformes, pédicellés. Sa tige, haute de cinq à six pouces, est cylindrique, glabre, rougeâtre, portant deux feuilles engainantes, linéaires, lancéolées, aiguës. Les fleurs, au nombre de six ù huit , sont d'un jaune pâle et forment un épi unilatéral. Chacune d'elles est accompagnée d'une bractée foliacée, à peu près de la même longueur que les fleurs. Les deux divisions latérales externes sont comme tronquées et émarginées au sommet.
Le Dispen's cordata, Swartz, figuré par Du Pelit- Thouars (Orchidées des îles Austr. d'Afr., pi. 1), est originaire des îles de France et de Mascareigne. Sa tige, haute d'environ six pouces, porte, vers sa partie supérieure, deux feuilles cordiformes, sessiles, très rapprochées. Ses fleurs sont nombreuses et pédicellées, formant une sorte de sertule terminal.
DISPERMA. BOT. Due plante que Walter (Flor. Carol. p. leO) avait désignée sous le nom provisoire d'^HOiiymos, a été constituée en un genre particulier par Gmelin (Syst. Nat. 2, p. 892) qui l'a nommé Dispenna et a répété les caractères suiv'ants donnés par Walter : calice disépale, enveloppant une corolle tuhuleuse, à quatre découpures; quatre étamines didynames; deux akènes bordés, entourés par le calice, appliqués l'un contre l'autre, et convexes d'un côté. On a rapproché ce genre très-douteux et dont l'unique espèce croit en Caroline, du Diodia de la famille des Rubiacées.
DISPERME. Dispermus. bot. Un ovaire, un fruit ou une loge d'un fruit sont Dispermes quand ils ne contiennent que deux graines.
DISPORE. Disporum. bot. Genre de la famille des Mélanthacées, établi par Salisbury qui-lui assigne pour caractères : périgone ou périanlhe à six divisions colorées, carénées à leur base, un peu concaves, réunies inférieurement en tube anguleux et en cloche au sommet; six étamines insérées à la base des folioles du périanthe. avec leurs anthères extrorses; ovaire presque globuleux, renfermant deux ovules dans chacune des trois loges; style central et simple; trois stigmates roulés. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, à trois valves septifères par le milieu. Les Diaspores sont des plantes herbacées, originaires de l'Inde, à feuilles munies d'un très-court pétiole; les fleurs, peu nombreuses, sont portées sur des pédoncules axillaires. On a proposé de réunir les deux espèces connues ; Disporum paii'ifloruw et Disporum pilsutum, au genre Ucularia.
DISPORIER. Disporium. bot. Le genre de Champignons ainsi nommé par Léman est le même que V^mphisporium de Link.
DISPORUS. OIS. Illiger a donné ce nom à un genre dans lequel il a placé plusieurs espèces du genre Fou.
DISQUE. Discus. bot. Dans un très grand nombre de végétaux, il existe soit au-dessous de l'ovaire, soit sur les parois du calice, soit même sur le sommet de l'ovaire, un corps de nature glandulaire, ordinairement jaune ou verdàtre, distinct de tous les autres organes de la fleur, et auquel on donne avec A^lanson , qui le premier l'a bien observé, le nom de Disque. Quelques exemples éclairciront cette définition. L'ovaire de la Rue (Enta graveolens) est porté sur un corps verdâtre, épais, qui s'élève au-dessus du fond de la fleur; dans les Labiées, les Scrophulariées, on trouve autour ou sur un des côtés de l'ovaire , une sorte d'anneau ou de bourrelet plus ou moins saillant; dans le Cerisier, la Filipendule et un grand nombre d'autres Rosacées , la paroi interne du calice est tapissée par une substance glanduleuse, plus ou moins épaisse, et formant à la gorge du calice un bourrelet diversement lobé. Enfin . sur le sommet de l'ovaire des Ombellifères et d'un grand nombre d'autres végétaux, on trouve un corps plus ou moins saillant; c'est à cet organe si variable dans sa forme et sa position, que l'on a donné le nom àe Disque. Cet organe, quoique fort petit, joue cependant un rôle très-impoilant dans la coordination des plantes en familles naturelles. En effet, quand le Disque existe dans une fleur, il détermine toujours l'insertion des étamines.
Le Disque peut offrir trois positions principales, relativement à l'ovaire : il peut être placé, 1" sous l'ovaire; 2» sur la paroi interne du calice, et par conséquent autour de l'ovaire; ô" enfin, sur le sommet même de l'ovaire, ce qui n'a lieu que quand celui-ci est infère, c'est-à-dire soudé par tous les points de sa surface externe, avec la paroi intérieure du tube calicinal. De là les noms A'Hypogyne, Périgyne et Épigyne, donnés au Disque suivant sa position.
§ I. Le Disque hypogyne est celui qui est placé sous
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l'ovaire; il offre qualre moilificalions ou formes principales, auxquelles on a donné les noms de Podogyne, Pleurogyne , Ê|>ipode el de Péripliore.
1» On appelle Podogyne une saillie charnue et solide qui, dislinclc de la substance du pédoncule et du calice, sert de support à l'ova ire ; cet organe offre deux variétés ; le Podogyne continu et le Podogyne distinct. Le premier est celui (lui, ayant la même largeur que la base de l'ovaire, ne s'en distingue que difficilement, et seulement par une certaine diversité de couleur ou de tissu. Les familles des Convolvulacées, desSolanées, un grand nombre de Scropbulariées, en offrent des exemples. Le Podogyne distinct est en général fort tranché dans sa forme et sa couleur, et se distingue facilement de la base de l'ovaire; tel est celui du Cobœa, des Bruyères, des Rutacées, des Labiées, etc.
2" Le Pleurogyne consiste en un ou plusieurs tubercules, qui, s'élevant du même lieu que l'ovaire, ou naissant au-dessous de lui, le pressent latéralement, comme par exemple dans la Pervenche.
5" L'Épipode est formé d'un ou de plusieurs tubercules distincts, n'ayant aucune connexion immédiate, soit avec l'ovaire, soit avec le calice, et naissant en ijedans de celui-ci , sur le réceptacle. Les Crucifères et les Capparidées eu fournissent des exemples.
4" Enfin, la quatrième modification du Disque hypogyne a reçu le nom de Périphore. C'est un corps charnu, très-distinct de l'ovaire par sa nature, s'élevant audessus du fond du calice, et portant les pétales el les étaniines attachés longitudinalemcnt par leur base, à sa surface externe. Les véritables Caryophyllées en offrent des exemples dans les genres œillet. Silène, etc.
§ II. Le Disque périgyne est généralement formé par une substance jaunâtre, tapissant la paroi interne du tube du calice dont elle augmente très-notablemenl l'épaisseur. Quand la partie inférieure du calice est étalée, plane ou seulement un peu concave, le Disque s'y étend orbiculaireraenl et se termine par un contour légèrement protubérant , qui le dislingue du reste de la paroi interne. Un grand nombre de Rosacées et de Uhamnées offrent cette modification du Disque. Lorsque le calice est tubulé, le Disque en revêt en général tout le tube et se termine comme ci-dessus, plus ou moins près des incisions qui partagent le limbe. Les deux familles citées précédemment, l'Herniaire et plusieurs autres Paronychiées, sont dans ce cas.
§ 111. Le Disque épigyne ne se rencontre jamais que dans le cas où l'ovaire est infère, soit en totalité, soit partiellement. Dans le casd'iiiférilé partielle, le Disque forme une sorte de bourrelet ou une saillie quelconque, située, soit au point de jonction de l'ovaire et du calice, comme dans quelques Rubiacées, certaines Saxifragées; soit au-dessus, plus ou moins près des incisions du limbedu calice, comme dans plusieurs Mélaslomées, etc. ouand l'ovaire est complètement infère, le disque en occupe le sommet, ainsi qu'on l'observe dans les OmbcUifères, uu grand nombre de Rubiacées el d'Onagraires.
Telles sont les trois sortes de Disque, considéré quant ;i sa position relative avec l'ovaire; position qui détermine en général celle des étamines; ainsi, dans une
fleiu- pourvue d'un Disque liypogyne ou périgyne, l'insertion offre le même caractère, y. Iusertio?!.
DlSSACANTHE.i»(s«acofj//itts.ii^s. Coléoptères tétramèrcs; genre de la famille des Longicornes. tribu des Leplurèlcs, institué par Hopequi lui assigne pour caractères : antennes plus ou moins pubesccntes, mais jamais épineuses, composées de onze articles implantés dans une écliancrure des yeux; têle inclinée, séparée du corselet par un léger étranglement; palpes petites ; les labiales plus courtes que les maxillaires, el toutes ayant le dernier article sensiblement plus gros; corselel armé de deux épines; deux autres épines ù l'extrémité des élytres; corps allongé; pattes égales et de médiocre longueur. Toutes les espèces connues de ce genre appartiennent àl'.imérique méridionale.
DISSE M1N.\T10N DES GRAINES. bot. Lorsqu'un fruit est parvenu à son dernier degré de maturité, en général il s'ouvre, les différentes parties qui le composent se désunissent, et les graines qu'il renferme rompent bientôt les liens qui les retenaient encore dans la cavité où elles se sont accrues, et se répandent au dehors. On donne le nom de Dissémination à celte action par laquelle les graines sont naturellement dispersées à la surface delà terre. :\ l'époque de leur malurité. La Dissémination naturelle des graines est, dans l'état sauvage des végétaux, l'agent le plus puissant de leur reproduction. En effet, si les graines contenues dans un fruit n'en sortaient point, pour être dispersées sur la terre el s'y développer, on verrait bientôt des espèces ne plus se reproduire, des races entières disparaître; et, comme tous les végétaux ont une durée déterminée, il devrait nécessairement arriver une époque où tous auraient cessé de vivre et où la végétation aurait pour jamais disparu de la surface du globe.
Le moment de la Dissémination marque le terme de la vie des plantes annuelles. En effet, pour qu'elle ait lieu, il est nécessaire que le fruit soit parvenu à sa maturité, et qu'il soit plus ou moins desséché. Or, ce phénomène n'arrive, dans les herbes annuelles, qu'à l'époque où la végétation s'est entièrement arrêtée chez elles. Dans les plantes ligneuses, la Dissémination <i toujours lieu pendant la période du repos que ces végétaux éprouvent lorsque leur liber s'est épuisé à donner naissance aux feuilles el aux organes de la fructification.
La fécondité des plantes, c'est-à-dire le nombre immense de germes ou de graines qu'elles produisent, n'est point une des causes les moins puissantes de leur facile reproduction et de leur étonnante multiplication. Rai a compté trente-deux mille graines sur un pied de Pavot, et jusqu'à trois cent soixante mille sur un pied de Tabac. Or , qu'on se figure la progression toujours croissante de ce nombre, seulement à la dixième génération de ces végétaux, et l'on concevra avec peine que toute la surface de la terre n'en soit point recouverte. Mais plusieurs causes tendent à neutraliser en partie les effets de cette surprenante fécondité qui bientôt nuirait, par son excès même, à la reproduction des plantes. En effet, il s'en faut que toutes les graines soient mises par la nature dans des circonstances favorables pour se développer et croître. D'ailleurs un grand
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nombre d'anioiaux, et rilomme lui-même, trouvant leur principale nourriture dans les fruits et les graines, en détruisent une innombrable quantité.
Plusieurs circonstances favorisent la Dissémination naturelle des graines. Les unes sont inhérentes au péricarpe, les autres dépendent des graines elles-mêmes. Ainsi, il y a des péricarpes qui s'ouvrent naturellement avec une sorte d'élasticité, au moyen de laquelle les graines qu'ils renferment sont lancées à des dislances plus ou moins considérables. Par exemple, les fruits du Sablier {Hura crepitans), de la Fraxinelle, de la Dalsamine, disjoignent leurs valves rapidement, et, par une sorte de ressort, en projetant leurs graines à quelque distance. Le fruit de VEcbalUum Elaterium, à l'époque de sa maturité, se détache du pédoncule qui le supportait, et, par la cicatrice de son point d'attache , lance ses graines avec une rapidité étonnante.
Il y a un grand nombre de graines qui sont minces , légères et qui peuvent être facilement entraînées par les vents. D'autres sont pourvues d'appendices particuliers en forme d'ailes ou de couronnes, qui les rendent plus légères en augmentant par ce moyen leur surface. Ainsi, les Érables, les Ormes, un grand nombre de Conifères ont leurs fruits garnis d'ailes mem])raneuses, (|ui servent à les faire transporter par les vents, à des distances considérables. La plupart des fruits de la vaste famille des Synanthérées, sont couronnés d'aigrettes, dont les soies fines et délicates , venant à s'écarter par la dessiccation, leur servent en quelque sorte de parachute pour les soutenir dans les airs. 11 en est de même des Valérianes. Les vents transportent quelquefois à des distances qui paraissent inconcevables les graines de certaines plantes. VErigeron Canadense couvre et désole tous les champs de l'Europe. Linné pensait que cette plante avait été transportée d'Amérique par les vents. Les fleuves et les eaux de la mer servent aussi à l'émigration lointaine de certains végétaux. Ainsi, l'on trouve quelquefois sur les côtes de la Norwège et de la Kinlande des fruits du nouveau monde apportés par les eaux. L'Homme et les différents animaux sont encore des moyens de Dissémination pour les graines ; les unes s'attachent à leurs vêtements ou à leurs toisons au moyen des crochets dont elles sont armées, telles que celles des Graterons , des Aigremoines ; les autres, leur servant de nourriture, sont transportées dans les lieux qu'ils habitent et s'y développent lorsqu'elles se trouvent dans des circonstances favorables.
DISSÉQUEUR. ws. Syn. vulgaire de Dermeste.
DISSIVALVE. MOLL. Wontfort a proposé ce nom pour les Mollusques munis de plusieurs valves, mais non réunies et dissidentes entre elles.
DISSOLÈNE. Dissotena. bot. Loureiro, sous le nom de Dissotena verticillata , décrit un petit arbre de la Chine, qui paraît devoir prendre place dans la famille des Apocinées; ses feuilles, lancéolées , très-entières et glabres, sont opposées inférieurement, lernéesou vertieillées vers l'extrémité des rameaux; ses fleurs, blanches, disposées en grappes rameuses .et terminales, offrent un calice tubuleux, quinquéfide, et une corolle dont le limbe est à cinq divisions étalées, le tube allongé et composé de deux parties de forme différente, l'une
supérieure, cylindrique, l'autre inférieure, plus épaisse et pentagone ; c'est à cette dernière que s'insèrent les étamines au nombre de cinq ; le style filiforme est plus court qu'elles, et terminé par un stigmate renflé; le fruit est un petit drupe ovoïde, à noyau monosperme.
DISTACHYÉ. Distachym. bot. On donne ce nom aux plantes qui portent habituellement deux épis bien distincts.
DISTANDRE. bot. F. Disandre.
DISTASIDE. Distasis. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, établi par De Candolle qui lui applique les caractères suivants : capitule muItlHorc, hétérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles, et disposées sur un seul rang; celles du disque hermaphrodites, tubuleuseset à cinq dents; réceptacle étroit et alvéolé ; écailles de l'involucre presque égales, linéaires, aiguës, disposées sur deux ou trois rangs; anthères privées de queue; akènes un peu comprimés et légèrement velus; aigrette double : l'externe entourée de paillettes ovales et courles , l'interne de soies assez allongées et scabres. La Distaside modeste, Distasis modesta, est une plante herbacée, annuelle, trèstouffue, à feuilles caulinaires alternes, sessiles, linéaires, obtuses, très-entières, atténuées à leur base ; les capitules sont solitaires à l'extrémité des rameaux, composés de fleurs centrales jaunes et de rayons blancs. La plante est originaire du Mexique.
DISTEIRE. Disteira. rept. Genre établi par Lacépède (Ann. du Mus., tab. 4, pi. 57) et que Cuvier, qui ne l'a point adopté, place parmi les Hydres du sous-genre Hydrophls.
DISTÉNIE. Distenia. ws. Coléoptères fétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Leptiirèdes, institué par Lepelletler et Serville, ayant pour caraclères ; antennes sétacées, velues, rapprochées à leur base, beaucoup plus longues que le corps, insérées hors des yeux, composées de onze arlicles : le premier fort long, en massue allongée, le second très-court, cupulalre, les autres cylindriques, garnis en dessous d'une rangée de longs poils soyeux, à l'exception du dernier ; labre transversal ; mandibules courles, fortes, obtuses à l'extrémité; palpes grandes et inégales : les maxillaires trois fois plus longues que les labiales, composées de quatre articles, dont le premier court et menu, les deux suivants allongés, égaux et coniques, le dernier presque triangulaire; palpes labiales de trois articles, grossissant du premier au dernier; tète rétrécie en manière de cou inférieurement et après les yeux, avec une ligne enfoncée au front ; yeux réniformes ; corps rétréci en devant et à sa partie postérieure; corselet muni d'un tubercule latéral, épineux, inégal en dessus, plus étroit que les élytres qui vont en se rétrécissant vers l'extrémité armée d'une épine; écusson arrondi postérieurement. Ce genre a été formé sur une seule espèce : Disténie CHANOEAnTE, Distenia columbina, Lep.; elle est longue de huit à douze lignes; d'un brim (.estacé; les soies des antennes sont noires; les élytres ont des stries pointillées, elles sont crénelées, brunes, mêlées de vert, à reflets bronzés, avec une ligne de cette couleur près du bord; pattes testacées.
DISTÉPHANE. Distephuiivs. eot. Genre de la famille
des Synanlliérées et de la Syngéiiésie égale, L. , établi par Cassini aux dépens du Conyza de Lamarck-, et caractérisé de la manière suivante : involucre hémisphérique formé d'écaillés imbriquées, appliquées, coriaces, oblongues et appendiculées; calathides sans rayons, composées de Heurs nombreuses, régulières et hermaphrodites ; corolles dont les lobes sont longs et linéaires; réceptacle plan, large, hérissé de papilles charnues et coniipies; akènes cylindracés, cannelés, hispides, ù bourrelet basilaire, surmontés d'une aigrette double : l'extérieure plus courte, formée de dix petites écailles inégales, laminées, coriaces et denticulées; l'intérieure plus grande que la précédente, composée de dix écailles laminées, égales, flexueuses, linéaires et ciliées sur les deux bords seulement. Ce genre, que son auteur place dans sa section des Vernonicés-Protolypes, est très-voisin du yertionia dont il ne diffère que par la nature de l'aigrette. Le Distephanus populi/otius , Cassini, Conyza popiili/'olia, Lamk. , arbrisseau de l'Ile-de-France, est le type du genre.
DISTEnPTUS. BOT. ^. ELErOANTOPCS.
DISTIIÈNE. MiPi. Cxanit, W. ; Sappare de Saussure. .Substance en cristaux lamelliformes, allongés, bleus ou blanchâtres, divisibles par des coupes très-nettes dans un seul sens parallèle à l'axe. Pesanteur spécilîque, 3,3; dureté comparable ù celle du Quartz; électricité résineuse par le frottement dans certains morceaux, et vitrée dans d'autres. Quelquefois même les deux électricités se montrent sur les pans opposés d'un même cristal. Le Disthèneest infusible; il ne s'altère point à la chaleur rouge; mais, soumis à un feu très-ardent, il blanchit. Traité avec le Borax, il se dissout lentement en un verre transparent et sans couleur. Suivant Berzélius, c'est un Silicate simple, bialumineux. Analyse du Dislhènc du Saint-Gothard par Laugier (Ann. du Mus., t. V, p. 17) : Alumine, S3,50; Silice, 38,50; Chaux, 0,30; Oxide de Fer, ^,75; Eau et perle, 2,75 : total, 100. La forme primitive de ce minéral est, d'après Hatly, un prisme oblique irrégulier dont la base repose sur une arête horizontale , et s'incline sur le pan adjacent de 100» 35'; l'angle de deux des pans est de 100° G'. Les prismes des cristaux secondaires sont presque toujours octogones; souvent ils sont accolés deux à deux, et forment ainsi la variété à laquelle Hauy a donné le nom de Disthène double. Le plus ordinairement il se présente ti l'état bacillaire, lamelliforme ou fibreux. 11 offre quelquefois des teintes de jaunâtre, de verdàtre et de rougeâtre. Il estfasciolé, lorsqu'on voit sur sa surface une bande bleue entre deux bords blancs. Le Dislhène appartient aux terrains d'ancienne formation; il entre comme principe accidentel, dans plusieurs roches primitives, telles que le Micaschiste, le Schiste talqueux, le Gneiss, le Leplynile, l'Éclogile, et plus rarement le Granité. Au Sainl-Gothard, il a pour gangue un Schiste talqueux, qui renferme en même temps des Staurotides. Les principaux endroits où on le trouve sont le Ziller- Ihal, dans le Tyiol, d'où provient la variété en longues aiguilles blanchdlres, qui a porté le nom de Rhœtizile; les environs de Philadelphie et la Norwège. — Le Dislhène a été regardé anciennement comme un Scborl, puis comme une variété de Mica, à laciuclle on a donné
le nom de Talc bleu. Il a été étudié avec soin, par Saussure qui, ayant remarqué la propriété qu'il a d'être réfractaire à un haut degré, employait un filet détaché d'un de ses cristaux pour servir de support aux fragments d'un minéral qu'il voulait essayer au chalumeau. Il le nommait Sappare, nom qu'Hauy a remplacé par celui de Dislhène, qui fait allusion à la double vertu électri(|ue que ce minéral est susceptible d'acquérir à l'aide du frottement.
DISTICUIE. Distichia. bot. Ce genre de Mousses, de Bridel, a été fondu dans le genre Aeckera de Hedwich; il en forme l'une des principales divisions.
DISTICHIS. BOT. Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des îles Austr. d'Afrique, pi. 88) désigne sous ce nom une espèce qui rentre dans le genre Malaxis de Swartz. Cette plante, de la section des Épidendrcs et du genre Slichorchis, Du Pet. -Th., a des Heurs d'une couleur pourpre jaunâtre, disposées sur deux rangs, d'où le nom de Dislichis, et s'épanouissant une à une par année. Elle croît aux îles Maurice et de Mascareigne où elle fleurit en mars.
DISTICHOCÈRE. Distichocera. iNS. Coléoptères tétramères ; famille des Longicornes. Ce genre parait joindre celui des Cérambyx avec les Molorques, les Nécydales elles Rhagions; il a été institué par Macleay qui lui assigne pour caractères : antennes graduellement plus épaisses, de la longueur du corps, composées de douze articles : les deux premiers Irùscourts, les suivants fourchus au bout, c'est-à-dire, jetant chacun deux rameaux opposés, comprimés, arrondis au sommet, le gauche un peu plus long, le dernier simple el en massue; tête presque en cœur, velue, canaliculée, carénée de chaque côté, en avant des antennes; palpes filiformes ; labre transversal, tétragonc; lèvre membraneuse, à deux lobes divergents; mandibules trigones, inermes, aiguës, recourbées à l'extrémité ; mâchoires ouvertes à la base; menton transversal, trapéziforme; corselet mutique latéralement , un peu dilaté sur les côtés, très-lisse; écusson triangulaire et petit; élytrcs s'amincissant vers l'extrémité, tronquées en haut; corps presque cunéiforme. La Disticbocère a cob tacdeté, Distichocera maculicoUis, Kirby, Linn., Trans. xii, pi. 23, fig. 10, est longue de huit lignes; elle a le dessous du corps garni de poils argentés et brillants; le dessus est noir et terne; les yeux bruns; les antennes noires; le corselet orné de quatre taches dorsales, disposées en carré ; les élytres marquées chacune de trois lignes longitudinales, élevées, et de deux stries, une près de l'écusson et une autre plus grande vers le milieu de la suture; elles ont en outre des poils argentés; les cuisses sont brunes. De la Nouvelle-Hollande. La DisticiiocÈRE rERBBCiivEiJSE, Disticliocera fcrriigiuca, est noire, avec une tache frontale brune; les côtés du corselet et les élytres sont couverts d'un duvet fauve.
DISTICHOPORE. Distichopora. polyp. Genre de Milléporées, établi par Lamarck, et appartenant à la division des Polypiers entièrement pierreux et foraminés. Caractères : Polypier pierreux, solide, rameux, un peu comprimé ; cellules poriformes, inégales, disposées sur deux lignes latérales, opposées entre elles, longitudinales et en forme de suture; vcrrucosités stelllforracs.
ramassées par place à la surface des rameaux. Ce Polypier ne diffère des Millépores que par la silualion des pores qui offrent un caractère tellement particulier, que Lamarck a cru devoir en faire un genre à part, quoiqu'on ne connaisse qu'une seule espèce de ce Zoophyte aussi élégant que singulier. Il ressemble à un Millépore par la forme ; et si les pores n'existaient point, on le prendrait pour une des mille variétés du Millepora Millipora. L'irrégularité de ces pores sont des lacunes sériâtes, comme l'on en observe quelquefois dans d'autres Polypiers. Ces lacunes sont bordées souvent d'une ligne de trous irréguliers, de la même nature que les lacunes, mais trois ou quatre fois plus petits et communiquant souvent entre elles, de manière à en paraître un prolongement. La lame pierreuse qui sépare les lacunes, n'offre aucun des caractères des parois des cellules; elle varie beaucoup, tant dans son épaisseur que dans ses directions; toute la surface du Polypier est couverte de pores invisibles à l'œil nu, épars, à ouverture très-petite, souvent même oblitérée. Ce genre, tel que Lamarck l'a établi, n'est encore composé que d'une seule espèce, le Distichopore violet, très-bien figuré par Solander dans Ellis, tab. 26, I3g. ô, 4, et décrit p. 140, sous le nom de Millepora violacea; il est originaire des Indes, et n'est pas rare sur les côtes de Pile de Timor.
DISTIGMATIE. Disliymatia. bot. Deuxième ordre établi par le professeur Richard, dans la famille des Synanthérées. Il comprend tous les genres qui sont munis de deux stigmates distincts ou d'un stigmate à deux branches très-profondes.
DISTINCT. Distinctus. bot. Un organe est Distinct quand il n'a aucune connexion ou adhérence avec les organes voisins, semblables à lui ou de nature différente; ainsi, les étamines sont Distinctes, quand elles ne sont réunies entre elles par aucune de leurs parties ; les anthères sont également Distinctes quand elles n'ont entre elles aucune adhérence.
DISTIQUE. C'est-à-dire rangé en deuxséries opposées.
DISTOME. Disloma. intest. Genre de l'ordre des Parenchymateux de Cuvier, proposé pour la première fois par Retzius, adopté par Cuvier, Rudolphi, etc. Goèze l'avait nommé Platiaria. Gmelin, Bosc, Lamarck, etc., lui ont conservé le nom de Fasciola que Linné lui avait donné. La forme cylindrique de plusieurs Distomes nous a fait préférer la dénomination proposée par Retzius. Les caractères de ces animaux sont : corps mou, aplati ou presque cylindrique; pores solitaires : Pun antérieur et l'autre ventral. Le genre Distome, très-nombreux en espèces, puisqu'on en connaît déjà près de deux cents et qu'il en reste beaucoup à découvrir, est néanmoins très-naturel, et les coupes dont il pourrait être susceptible, ne sont basées que sur des caractères trop peu essentiels pour servir à établir d'autres genres. La position des pores ou suçoirs des Distomes les fait aisément distinguer des autres Trématodes. Leurs caractères spécifiques sont en général assez tranchés pour que l'étude des espèces soit moins difficile que ne sembleraient le faire croire leur très-grand nombre et leur grande affinité générique. Les Distomes sont de petits aniraau.x (le plus grand atteint à peine un pouce de
long) d'une consistance molle, d'une forme plus ou moins allongée, aplatie ou presque cylindrique, de couleurs variées ; susceptibles de s'étendre et de se raccourcir, soit en totalité, soit partiellement, à peu près comme les Sangsues. Leur organisation est assez simple ; c'est un corps parenchymateux, d'une consistance médiocre, contractile dans tous ses points, sans fibres musculaires apparentes, sans cavité viscérale, parcouru dans tous ses points par des vaisseaux ovifères et séminifères; recouvert d'une peau fine, intimement unie au tissu parenchymateux; présentant à l'extérieur deux ouvertures principales, appelées pores, dont un, placé à l'extrémité antérieure, sert d'orifice aux vaisseaux nourriciers, et Pautre, placé à la face inférieure, semblable à une ventouse, sert à Panimal à se fixer à la surface des organes dans lesquels il habite; de plus une sorte de mamelon nommé cirre, rétractile, d'une forme variable, presque toujours placé au-devant du pore ventral , parait être un des principaux organes de la génération. On donne le nom de col à la portion de l'animal placée entre les deux pores, quelles que soient sa forme et sa longueur; le reste prend le nom de corps. Dans quelques espèces la partie du col qui supporte le pore antérieur est distinguée par une rainure ou toute autre marque; X>n lui donne alors le nom de tête, et, dans ce cas, elle est toujours garnie d'une couronne d'aiguillons. L'extrémité postérieure du corps étant quelquefois plus rétrécie que celui-ci, prend le nom de queue. La surface de quelques Distomes est couverte partiellement ou en totalité de trois petits aiguillons dont la pointe se dirige en arrière; d'autres sont marqués de stries circulaires. Le pore antérieur est quelquefois tout à fait terminal ; souvent il est plus ou moins rapproché de la surface inférieure; on dit alors qu'il est infère. Il est formé par une sorte d'entonnoir musculeux, dont la petite extrémité s'abouche avec Porigine des vaisseaux nourriciers; l'extrémité la plus large, à ouverture tantôt circulaire, tantôt triangulaire, fait en dehors une saillie plus ou moins considérable.
Dans la plupart des espèces de Distomes , les vaisseaux nourriciers, remplis de liquides transparents, sont peu ou point visibles ; mais dans celles qui se nourrissent de sucs colorés, et notamment le Distome hépatique, on les observe assez souvent, et on peut assez bien en suivre la distribution, llest néanmoins bien plus avantageux de les injecter avec des liquides fortement colorés ; plusieurs grandes espèces pourraient être soumises à cette préparation. Le vaisseau nourricier, né du pore antérieur, se divise bientôt en deux branches qui circonscrivent le réceptacle du cirre et la portion des ovaires placée derrière le pore ventral. Ces deux branches se rapprochent l'une de l'autre, communiquent entre elles au moyen d'un rameau transversal, puis continuent de marcher voisines l'une de l'autre et à peu près parallèlement jusqu'à l'extrémité postérieure; depuis son origine jusqu'à sa terminaison, chaque branche donne en dehors un grand nombre de rameaux qui se divisent plusieurs fois et se terminent très près des bords de l'animal. Il est nécessaire de faire observer que ces vaisseaux sont placés à égale distance des surfaces inférieure et supérieure, et ([ue les dernières divi-
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sioiis onl un calibre presque égal à celui des premières. L'ensemble de tout cet appareil pourrait être appelé nvcc plus de justesse intestin ramcux ou ramifié. Quoi <iu'il en soit, il naît, tant des brandies que des subdivisions, une infinité de ramuscules très-fins, qui viennent se rendre presque tous à la surface supérieure où ils s'anastomosent de mille façons, et forment un réseau à mailles Irés-serrées. Ces petits rameaux se réunissent ù la manière des veines, et forment plusieurs branches ilirigées transversalement et s'ouvrant dans un vaisseau loniîitudinal, situé sur la ligne médiane. Celui-ci, plus ijrand que les autres, prend naissance au niveau du jiore ventral; il rampe sous la (leau, et chemine, en .nigmentant de volume, jusqu'à l'exlrémilé postérieure (lu corps, où il se termine par un orifice béant, qui laisse passer l'injection lorsqu'on continue de la pousser.
La surface inférieure ne présente que quelques petits vaisseaux épars, qui semblent se perdre dans les ovaires. Deux plus considérables que les autres et placés sur les côtés du pore ventral paraissent se distribuer aux parties environnantes.
Lorsqu'on observe une certaine quantité de Distomes !ié|)aliqucs, on en voit quelques-uns dont les vaisseaux nourriciers, tout à fait vides, ne sont nullement perceptibles, et d'autres dont les vaisseaux reraldis parla bile (nourriture de celle espèce) le sont de la manière la plus évidente, à l'exception toutefois des rameaux formant un réseau sous la peau, qui sont très-rarement appaienls et qui ne deviennent visibles que par l'injection arliticielle. Dans ce cas ces animaux rejettent par leur pore antérieur la matière bilieuse renfermée dans leurs vaisseaux, et ceux-ci cessent peu à peu d'être apparents à mesure que la matière nourricière est rejetée au dehors.
Maintenant, si l'on se rappelle la distribution analoraique établie jdus haut, la digestion et la nutrition des Dislomes s'expliciuent facilement. Les sucs animaux au milieu desquels ils sont plongés, absorbés parle pore antérieur, sont portés dans les vaisseaux dont le calibre est à peu près égal dans toutes leurs divisions; que ces sucs y éprouvent une élaboration ou non, leurs parties les plus ténues sont absorbées par les vaisseaux secondaires qui naissent de tous les points des premiers, et le résidu qui n'a pu être absorbé, est ensuite rejeté au dehors en parcourant à rebours les voies par les- (lucllesîl était entré. Les sucs absorbés par les vaisseaux secondaires parcourent leurs nombreuses ramifications , et fournissent dans ce trajet des molécules aux différents organes du Distome. Ce qui n'a pu être assimilé parvient bientôt aux branches réunies à la manière des veines ou des vaisseaux excréteurs, et sort enfin par l'ouverture béante du vaisseau longitudinal. Le porc ventral a une organisation qui ressemble à celle ilu pore antérieur, mais son fond n'est point percé, au moins on ne peut y faire passer aucune injection. Sa grandeur et sa forme varient suivant les espèces. Presque toujours son ouverture est circulaire, quelquefois elle est triangulaire ou ovale; dans un petit nombre d'espèces le pore est supporté par un pédicule, et sert ;i l'animal à se fixer en faisant le vide à la manière des ventouses de Sèches ; quelques espèces de Dislomes
adhèrent avec une telle force qu'on arracherait plutôt le pore lui même ou le corps sur lequel il est fixé, que de leur faire lâcher prise. — L'appareil génital est trèsconsidérable; chaque Distome est pourvu des deux sexes. Les ovaires varient de forme et de position suivant les diverses espèces; néanmoins dans toutes celles que l'on a étudiées avec quelque soin, on a toujours pu observer des œufs à peine ébauchés, cl d'autres tout à fait développés; les premiers sont presque toujours blancs, et les autres diversement colorés. Dans le Distome hépatique, on voit de chaque côté, depuis le col jusqu'à la queue et dans une largeur d'une à deux lignes, un nombre prodigieux de petits grains blancs, réunis par grappes allongées transversalement, et placées les unes au-dessus des autres; quebiuefois toutes les grappes sont mêlées et confondues ensemble ; un vaisseau blanc qui parait communiquer avec tous ces petits grains par des ramifications vasculaires, mais peu distinctes, règne de chaque côté le long de l'extrémité interne des petites grappes ; vers le tiers antérieur de l'animal ces deux vaisseaux envoient chacun une branche transversalement et en dedans; elles s'anastomosent entre elles, et du point de leur réunion naît un vaisseau d'un calibre plus considérable ; déjà celui-ci renferme des œufs bien formés, mais ils sont encore blancs. Il forme plusieurs replis en se dirigeant vers le pore ventral; il augmente encore de volume ; les œufs qu'il renferme dans le point prennent une teinte jaune-rougeâtre; bientôt il forme derrière le pore ventral et le cirre, plusieurs circonvolutions très-difficiles à développer; elles sont également remplies d'œufs colorés.
L'organe mâle est moins connu ; Rudolpbi n'en parle que d'une manière très-superficielle. On a vu que les ovaires aboutissent au cirre ou à ce mamelon allongé, placé presque toujours au-dessus du pore ventral; par sa base il communique avec une vésicule assez considérable placée derrière lui et le pore ventral. Cette vésicule est remplie d'une matière blanche demi-Suide qui probablement est de la matière spermatique destinée à féconder les œufs. Le cirre est susceptible de se rétracter comi>létement, de manière à ne laisser voir qu'une petite ouverture dans le lieu qu'il occupait. Rudolpbi pense ([u'il se lélracte dans la vésicule qu'il nomme réceptacle du cirre. Coêze ayant observé deux Dislomes hépati<iues accolés de manière que le cirre de l'un était introduit dans le pore ventral de l'autre, et réciproiiuement, avait cru que les Distomes étaient androgynes, et qu'ils avaient besoin d'un accouplement réciproque pour se reproduire. La plupart des helmin- Ihologistes onl adopté l'opinion de Goéze. Ceiicndant il est beaucoup plus probable que les Dislomes sont seulement hermaphrodites. La disposition anatomique du cirre et le défaut de communication du pore ventral avec les ovaires rendent cette opinion moins hypothétique que l'autre. L'observation de Gotze peut s'expliquer Irèsnaturellement d'une autre manière. On sait que les Distomes s'accolent par leur pore ventral à tous les corps qui se trouvent à leur portée, il est bien possible que deux Dislomes se soient accolés ainsi l'un à l'autre, sans que pour cela ils fussent véritablement accouplés.
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On ne sait rien de positif sur l'accroissement des Dislomes ; on le croit assez rapide. Le plus grand noml)re des Distomes habite l'intérieur des voies digestives, mais il s'en trouve aussi dans les voies aériennes, les cavités tiioracliiques, abdominales, dans l'intérieur du foie, de la vessie, des kystes accidentels, et même sous la conjective.
Rndolpbi a groupé ainsi qu'il suit les nombreuses espèces qui composent ce genre : 1" espèces incrines; 2» espèces armées; 5» espèces douteuses. Le premier groupe est partagé en deux divisions ; i'" Distomes à corps aplati; 2« Distomes ù corps cylindroïde. Chacune de ces deux divisions, est subdivisée de cette manière : a espèces dont le pore ventral est le plus grand; ^espèces dont le pore antérieur est le plus grand ; ■/ espèces dont les pores sont égaux. Ces divisions, surtout les tertiaires , ne sont pas toujours bien marquées , mais on doit se rappeler que ce sont des coupes tout à fait artificielles, faites pour rendre moins embarrassante l'étude pratique de ces singuliers animaux.
Parmi les cent soixante- douze espèces de Dislomes mentionnées dans l'ouvrage de Rudolphi, et dont trentesix sont douteuses, on remarque parmi les mieux constatées: le Distome hépatique, Encycl. mélliod., pi. 79, fig. 1-11, qui se trouve dans l'Homme et dans plusieurs Mammifères ; si connu sous le nom de Douve. — Le Distome A pores globclecx, Encycl. méth., pi. 79, f. 19. Il vit dans le tube intestinal de plusieurs Poissons. — Lé Distome simple, Encycl. méth., pi. 79, f. 15. Habite les intestins de l'^îîglefin. — Le Distome divergent, Encycl. méth., pi. 79, f. 16-18. Habile les intestins de plusieurs Poissons. — Le Distome ailé, commun dans les instestins du Loup et du Renard. — Le Distome Lime, Encycl. méth., pi. 80, f. 9-11. Habite les intestins de plusieurs espèces de Chauves-Souris. —Le Distome rude, Encycl. méth., pi. 70, f. 28-52. Se trouve dans l'estomac de la petite Morue fraîche.
A ces espèces qui sont figurées dans l'Encyclopédie, Deslongchamps, auteur du présent article, a ajouté deux espèces nouvelles-. \eDisloma Piistis, à col Irès-aplali, nrmé sur les côtés d'un rang d'aiguillons dont la pointe est dirigée en arrière; il se trouve dans les intestins du Marsouin; et le Distoma claUtratum, à ovaires remplis d'oeufs noirs, disposés en lignes qui forment en se croissant une sorte de réseau. 11 a été observé dans la vésicule du fiel du Martinet noir.
DISTOME. £)/sto?»a.POLYP. Genre fondé par Gœrtner dans ses Lettres à Pallas (Spicil. Zool. fasc. x, p. 40 ) aux dépens du grand genre Alcyon de Linné, et comprenant plus spécialement les Alcyons ascidioïdes qui se présentent sous forme de croûte tapissant divers corps sous-marins. Lamarck (Hist. des Anim. sans vert. T. m, p. 100) adopte ce genre et lui assigne pour calaclères : animaux biforés, séparés, vivant dans une masse subcoriace, étendue en croûte et chargée de verrues éparses; deux oscules sur chaque verrue, bordés de six dents. Personne avant Savigny ne connaissait d'une manière exacte l'organisation de ces animaux. Ce savant observateur adopte ou plutôt crée un genre Distoma qui répond à celui de Gœrtner, mais dont les caractères, fondés sur une étude attentive, ont toute la
précision désirable. Ces caractères sont : corps commun, sessile, demi-caililagincux, polymorphe, composé de plusieurs systèmes généralement circidaires; animaux disposés sur un ou sur deux rangs, à distances inégales de leur centre commun; orifice branchial s'ouvrant en six rayons réguliers et égaux ; l'anal de même ; thorax petit, cylindrique; mailles du tissu respiratoire pourvues de papilles? abdomen inférieur, longuement pédicule, plus grand que le thorax; foie nul ; ovaire unique, sessile, latéral, occupant tout un côté de l'abdomen. Savigny (Mém.surles Anira. sans vert., 2" partie, 1" fasc. Se Mém., p. 17G) range les Distomes parmi les Ascidies et dans la famille des Télhyes. Ce genre, étudié dans une des espèces qui le composent, Distoma rubrum, présente plusieurs particularités dignes de remarque; il diffère beaucoup d'un genre voisin, les Diazones, pour l'aspect général, quoique la conformation, la disposition même de ses petits animaux semblent l'en rapprocher infiniment. Les Distomes, dit Savigny, offrent des masses demi-cartilagineuses, irrégulières, aplaties, d'un rouge vineux, garnies sur les deux faces de cellules un peu proéminentes, que les animaux qu'elles contiennent colorent en jaune. Ces cellules se présentent à l'extérieur sous la forme de mamelons ovales, pourvus à chaque bout d'un oscule pourpré, fendu en six rayons. Elles sont tantôt très -pressées, tantôt moins; et l'on voit alors qu'elles se disposent par groupes circulaires, plus ou moins complets, mais dont la circonférence est toujours occupée par le gros bout et le grand oscule de chaque mamelon. — Les animaux sont grêles, composés d'un petit thorax auquel un abdomen, un peu plus grand et en massue, tient par un long pédicule quise recourbe communément en arrière; le thorax est cylindrique, oblique à sa base, surmonté d'un cou pyramidal, dont l'ouverture est ronde et découpée en six tentacules courts et obtus; la tunique a. de chaque côté, quelques nervures musculaires, longitudinales, fines et régulièrement espacées. Les vaisseaux du dos sont très ondulés , et le tubercule postérieur parait plus gros que l'antérieur. La mollesse el les sinuosités des parois de la cavité branchiale n'en laissent pas distinguer le tissu. C'est de sa base antérieure que descend l'œsophage; il est fort mince, cl parvient à un estomac charnu, simplement ovoïde. Audessous du pylore, l'intestin, d'abord un peu renflé, se dirige bientôt en arrière, en formant une autre poche oblongue, qui occupe le fond de l'abdomen ; il se relève ensuite, monte sur le côté droit de l'estomac, suit le pédicule ou l'œsophage, el va s'ouvrir un peu plu^ haut, sous un tube cylindri(|ue, dont l'ouverture et les tentacules imitent parfaitement ceux de l'orifice thoraciqne. L'ovaire est latéral comme dans le genre Diazone, mais il est placé à droite, et au lieu d'être compris dans l'anse intestinale, il la recouvre entièrement. Les œufs sont grands, au nombre de quinze à vingt, et disposés par lignes régulières. On en voit souvent de plus gros que les autres, qui sont déjà engagés dans la base de l'oviductus. Celui-ci monte avec le rectum, et le dépasse; son bout supérieur est presque toujours occupé par un de ces gros germes, qui fait saillie sur le devant du thorax au-dessus de l'anus. Savigny mentionne les
Si 2
lieux espèces suivantes : Distome rodge, Disloma rubrum, Sav., loc. cit., |)1. 3, tig. 1 , et pi. 13; Alcyoniiim rubriim , pulpositm , conicum plerttmque , Plane, Conch., Min. Aal., éd. 2. p. 113, cap. 28, 1. 10, fig. B, d. Celle espèce peut être considérée comme le type du genre; elle est décrite par .Savigny de la manière suivante : corps élevé en masse comprimée, d'un rouge violet, à sommités particulières, peu proéminentes, ovales, jaunâtres, éparses sur les deux faces, et groupées au nombre de trois à douze pour chaque système; orifices un peu écartés, tous deux à rayons obtus, teints de pourpre. La grandeur totale est de quatre à cinq pouces; l'épaisseur d'un demi-pouce, et la grandeur individuelle de deux lignes. Celte espèce babite les mers d'Europe. Son enveloppe très-colorée est parcourue par des vaisseaux peu apparents; sa tunique, d'un jaune vif ainsi que tous les viscères, est prolongée audessous de l'abdomen en un appendice tubuleux et recourbé. On n'a pu apercevoir de filets tentaculaires. L'estomac est comme tronqué aux deux bouts, lisse et sans feuillets visibles à l'intérieur; l'inleslin est peu glanduleux; l'ovaire se trouve situé à droite, et vraisemblablement du côté opposé à celui du cœur; les oeufs, au nombre de vingt, trente, et même cinquante, sont orbiculaires, à bords transparents.
Le DiSToaE variole, Distoma vaiiolosum, Sav.; Dislomiis rariolosus, papillis sparsis, osculis subdentalis, Gsertner; Alcyoniuin ascidioides , Pallas; loc. cit. fasc. 10, pag. 40, t. 4, f. a, a; Alcyonium distomum de Bruguière , Encycl. métbod.; il habite les cotes de l'Angleterre. Gaertner dit qu'il est commun, mais qu'il ne l'a jamais trouvé que sur le Fucus patmattts dont il enveloppe les tiges en entier.
DISTOMÉE. Dislomœa. bot. Dans sa Flore des environs de Fribourg, le docteur Spenner forme, sous le nom de Dislomœa, un genre nouveau dans la famille des Orchidées, pour les Ophris nidus-avis, ovata et cordala, que précédemment Richard, d'accord avec la grande majorité des botanistes, avait réunis aux Néot- TiES. F. ce mot.
DlSTR.iCTlLE. Distractilis. bot. Épithèle donnée au conneclif, quand il tient les loges de l'anthère sensiblement écartées, comme dans quelques Labiées, les Sauges, par exemple.
DISTREPTE. Distreptus. but. Genre de la famille des Synanihérées et de la Syngénésie séparée, L., établi par Cassini. Caractères : involucre cylindrique, formé de huit écailles lancéolées, acuminées, appliquées, inégales et disposées sur quatre rangs ; calathide sans rayons, composée de quatre fleurs hermaphrodites, dont les corolles ont une forme particulière, que l'auteur nomme pulinée; réceplacle très -petit, nu et convexe; akènes allongés, comjirimés, cannelés, hispides et glanduleux; aigrette plus courte que la corolle, composée de six petites écailles filiformes, cornées et disposées sur un seul rang : les deux latérales plus longues, plusépaisses, élargies et triquétres dans leur partie inférieure; lesdeux antérieures dont la partie inférieure est aussi élargie, mais laminée, paléiforme; les deux postérieures demiavortées ou plus souvent complètement avortées. Les ralathides sont réunies en capitules disposés en épis, et
chacun de ceux-ci est sessile dans l'aisselle d'une grande bractée squammiforme. Ce genre, de l'aveu môme de son auteur, pourrait n'être considéré que comme un sous-genre de VElephanthopus de Linné; néanmoins, la singulière structure de son aigrette minutieusement décrite par Cassini, lui a paru une considération assez importante pour le distinguer. D'un autre coté, Kuntli (Synopsis Plant, orb. novi, 2, p. 3G6) ne fait aucune difficulté de les réunir. Quoi qu'il en soit, H. Cassini indique comme type du genre, VElephanthopus spicatus, Gscrtn. et Lamk., plante des .\ntilles à laquelle il associe les Elephanthopus nudiflorus elaiigustifolius, L.
DISTRIGE. Distrigus. os. Coléoptères pentamères. Ce genre a été institué par Dejean dans la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, pour trois espèces nouvelles apportées de l'Inde. Caractères : dernier article des palpes allongé, presque cylindrique et tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure plane, en Carré moins long que large; mandibules peu avancées, légèrement arquées et assez aiguès; menton faiblement échancré; antennes filiformes; tête presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement; yeux arrondis et saillants; corselet presque carré, un peu convexe, arrondi sur les côtés, et presque coupé carrément en arrière, avec une strie longitudinale, profondément marquée, de chaque coté; élytres en ovale allongé, et assez convexes; les trois premiers articles des tai-ses antérieurs dilatés dans les mâles, plus longs que larges et légèrement triangulaires ou cordiformes. Le Distrige impressicoLLE, Distrigus impressicollis, Dej..peul être considéré comme le type du genre; il a quatre ou cin<| lignes de longueur; il est noir; son corselet est presque carré; ses élylres sont brillantes, oblongues-ovales, profondément striées, avec des points dans les stries et un poinl plus gros et plus profond sur chacune,
DISTYLE. Distylns. bot. Se dit d'ime fleur ou d'un ovaire muni de deux styles.
DISTYLIDE. Distylis. bot. Genre de la famille des Goodenoviées, de la Penlandde Monogynie, Lin., établi par Gaudicbaud, pour une plante de la Nouvelle -Hollande que l'on avait considérée d'abord comme devant faire partie du genre Goodenia. Caractères : calice uni à l'ovaire, persistant, avec son limbe libre, divisé en cinq segments; corolle décidue; son tube est divisé postérieurement; et son limbe, étalé, subbilabié, se partage en cinq segments plus minces vers le bord; cinq étamines distinctes; style bipartite; stigmate ceint d'une membrane ciliée, cupuliforme; capsule couronnée par le calice persistant, et semi-biloculaire ; cloison courte . parallèle aux valves; semences imbriquées, comprimées, orbiculées, enveloppées d'une membrane. La seule espèce connue jus(|u'ici est la Distylide de Béraru, Distylis Berardiana, Gaud., Bot. de l'Uranie, pi. 80. C'est une plante annuelle, pourvue de plusieurs tiges simples, garnies de feuilles alternes, dentées; les Heurs sont axillaires, solitaires, longuement pédonculées, disposées en grappe, et jaunes.
DISYNANTHE. Disynanthus. bot. Ce genre, établi par Raffinesque, dans la famille des Synanihérées, a été considéré comme identique du genre Aniennarin de
Gœrtner et apprécié de même, l-^oyez Antennaire.
DITA. BOT. Grand arbre des Philippines, nienlionné par Camelli; ses feuilles, longues de dix pouces, sont qualernées ou verticillées à chaque nœud. 11 rend un suc laiteux, dont les qualités vénéneuses sont fort actives.
DITASSE. Ditassa. bot. Genre de la famille des Asclépiadées.PenlandrieDigynie, fondéparBrown.Carac- I tères ; corolle presque rotacée; couronne staminale intérieure, penlaphylle, plus courte que l'extérieure et opposée aux anthères; niasses poUiniques ventrues, fixées près du sommet et pendantes ; stigmate ayant une petite léte obtuse. L'unique espèce de ce genre, à laquelle Schultes a donné le nom de Ditassa Banksii, est une plante suffrulescente, volubile et glabre, à feuilles planes et à fleurs disposées en ombellule naissant entre les pétioles. Elle a été recueillie par Banks dans le Brésil, près de Rio-Janeiro.
DIT.AXIDE. Dilaxis. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, qui présente pour caractères : des fleurs monoïques; un calice à cinq divisions profondes, avec lesquelles alternent cinq pétales; dans les mâles, dix étamines dont les filets sont inférieurement soudés en une courle colonne soutenant un rudiment de pistil, ^t supérieurement libres , verticillés sur deux rangs et chargés d'anthères tournées vers l'intérieur; dans les fleurs femelles, cinq petites glandes opposées aux divisions du calice; un style d'abord simple, puis divisé en trois parties qui se subdivisent elles-mêmes en deux, terminées chacune par un stigmate légèrement dilaté, aplati et crénelé sur son contour; un ovaire velu, à trois loges, contenant un seul ovule; une capsule environnée à sa base par le calice persistant, à trois coques globuleuses, qui s'ouvrent en deux valves et renferment chacune une graine lisse. La tige ligneuse est recouverte d'une écorce cendrée. Les feuilles alternes, solitaires ou fasciculées, surtout dans les jeunes rameaux, entières ou légèrement dentées, sont, ainsi que les fleurs, pénétrées d'une matière colorante, d'un rouge violacé. Les pédoncules axillaires portent un petit nombre de fleurs, savoir ; à leur sommet une femelle, unique, plus grande, au-dessous deux mâles ou rarement davantage, qui tombent de bonne heure, mais sont accompagnées de bractées persistantes. Les espèces connues de ce genre appartiennent aux régions équatoriales de l'Amérique.
DITIOLA. BOT. Pries a établi ce genre pour quelques Champignons rapportés, tantôt aux Pezizes ou aux Helvelles, tantôt aux Tremelles, auxLeotia ou aux Helatium. C'est du premier de ces genres qu'il se rapproche le plus, et surtout du genre Bulgaria de Pries, dont il a la consistance gélatineuse. Ses caractères essentiels sont de présenter un corps charnu , semblable à une Pezize cupuliforme,mais qui est enveloppée d'un tégument membraneux, floconneux et très-fugace ; du reste la structure de la membrane fructifère, qui couvre la face supérieure de la cupule, est absolument la même que dans les vraies Pezizes; les espèces sont peu nom- j breuses : elles croissent par groupes sur les bois morts j pendant l'hiver; elles font beaucoup de tort aux bois i coupés, en introduisant entre leurs fibres des filaments
radicaux, très-fins, qui finissent par les séparer par morceaux. Le type de ce genre, Ditiola radicata, de Pries, a d'abord été décrit comme une Pezize ou une Tuberculaire par les auteurs anciens. Schweinilz en a fait son Helatium radicatum; elle a été figurée dans le Flora Danica, sous le nom de Leotia tuberculata; enfin elle est décrite parPersoon, dans son Mycologia Europœa, sous le nom de Peziza Turbo ; les trois autres espèces de ce genre ne sont connues que plus nouvellement.
DITIQUE. INS. ^. Dytique.
DITMARIA. BOT. Sprengel a donné ce nom au genre Debrœa de Rœmer et Schultes, qui lui-même n'est qu'un double emploi de VErisma de Rudge. A'. Erisme.
DITOMA. IKS. Latreille (Considér. génér.) a substitué cette dénomination à celle de Bitome, que Herbst avait donnée à un insecte Coléoptère de la section des Tétraraères. y. Bitome.
DITOME. Dilomtis. ms. Coléoptères pentamères; famille des Carnassiers, genre de la tribu des Carabiques , institué par Bonelli et adopté par Dejean, avec les caractères suivants : menton articulé, concave et trilobé; lèvre supérieure légèrement échancrée; palpes labiales peu allongées, avec le dernier article presque cylindrique; antennes filiformes , à arlicles allongés et presque cylindriques; corselet cordiforme ou en croissant; jambes antérieures non palmées. Ce genre a été établi par Bonelli sur le Seau rus siilcattis et quelques espèces du genre Carabus de Fabricius, que Rossi et Olivier avaient placées parmi les Scarites. Les Ditomes sont des insectes de moyenne grandeur, qui paraissent habiter les parties méridionales de l'Europe, le nord de l'Afrique et les contrées occidentales de l'Asie. On les trouve sous les pierres, rarement sur les végétaux et toujours fuyant la vive lumière. On distingue parmi les quinze ou vingt espèces qui constituent ce genre le DiTOME CAiTDONiEN, Carobus calydonius, Fab.; Scarites calrdunius; Rossi; il est d'un noir de poix et trèsponctué en dessus; son corselet est un peu cordé, les élytres striées, avec des rangées de points entre les stries; les antennes et les pieds sont d'un roux brunâtre. La tête du mâle offre une corne avancée, échancrée ; celle de la femelle une simple corne aiguë, trèspetite.
DITOQUE. Ditoca. bot. Gaertner {de Fruct., 2, p. 196) appela ainsi, d'après Banks , le genre auquel Forster et Linné avaient déjù donné le nom de Mniariim.Ce changement n'a pasété admis, quelque grande que fût l'autorité de Gsertner, et son Ditoca tnuscosa n'est cité que comme synonyme du Mniarum biflorum , Porst. F. BIniàre.
DITOXIE. Diloxia. bot. Les Celsia Cretica, t., et betonicifolia, Desf., ont été réunis sous ce nom générique par Raffinesque (Journ. Bolan., 4, p. 270) qui les caractérise par un calice à cinq divisions inégales, dentées en scie; quatre étamines, les deux supérieures plus courtes , et une capsule à double cloison.
DITRACHYCÈRE. Ditrachyceros. intest. Genre de l'ordre des Parenchymateux de Cuvier, établi par Sultzer, adopté par Bosc, Laennec etLamarck; nommé Diceras par Rudolphi, et placé parmi les Cysticerques par
/.•lier. Il offre pour caraclfrcs : corps ovale, enveloppé ilans une tunique lûclic, à léle surmontée <le deux lirolonftements en forme de cornes, recouverte de filaments. L'animal sur lecpiel ce genre a été établi, est encore un objet de discussion parmi les naturalistes. La description et les fii;ures qu'en a données Sultzer ont paru suffisantes à quelques-uns d'entre eux qui n'ont point bésité à l'adopter et à le faire entrer dans la série des êtres naturels connus ; d'autres, plus difficiles, considérant, 1° sa très-grande rareté {il n'avait été vu qu'une seule fois) ; 2» que l'auteur n'avait point fait sa description sur l'animal ù l'état frais, mais conservédans l'esprit de vin; 3» que son organisation différait beaucoup de celle de tous les Enlozoaires coniuis; 4» enfin ((ue la description laissait plusieuis cboses ù désirer ; ces auteurs, disons-nous, ont regardé l'existence du Ditrachycère comme douteuse, et ont pensé qu'avant de l'admettre ou de la rejeter entièrement, de nouveaux faits devaient éclairer son liistoire. Tel est en particulier le sentiment de Rudolphi et Bremser, dont l'autorité est d'un si grand poids. L'observation de Sultzer était encore la seule connue, lorsque le liasard a offert de nouveau le Ditracliycère ù Le Sauvage, professeur à l'École de Médecine ù Caen. U y a quelques années, une malade confiée à ses soins rendit par les selles une très-grande quantité de ces animaux. La garde, maladroite, les jeta tous, excepté quatre que l'on conserva dans un peu d'eau, pour les faire voir ù Le Sauvage qui reconnut bientôt le Ditracbycère de Sultzer. Les Vers furent envoyés ù la Société de la Faculté de Médecine de Paris, qui en a fait mention dans le Bulletin de ses séances, l. VI, p. 115. L'oliservation de Le Sauvage ajoute peu de cliose à ce (|ue l'on savait sur le Ditracbycère, mais c'est un fait de plus, et s'il n'éclaire pas l'organisation de cet animal regardé comme douteux, il constate d'une manière positive son existence, et prouve que Sultzer ne s'était point mépris. L'observation de Le Sauvage détruit la supposition de Rudolpbi; il pensait qu'on avait pu prendre pour un animal particulier les ovaires d'un Tœw'a foliunt, détachés des articulations du Ver, et rendus par les selles. Le genre Ditracbycère n'est encore composé que d'une seule espèce que Sultzer a très-bien figurée et décrite, sous le nom de Ditracbycère rude, dans sa Dissertation sur un Ver intestinal nouvellement découvert, etc. Strasbourg, ISOl.
DITRIC. Ditrichum. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L. , établi par H. Cassini qui l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, composé de folioles peu nombreuses, disposées sur deux rangs : les extérieures très-courtes, inégales et étalées, les intérieures très-longues, inégales, appliquées, foliacées à leur sommet et acuminées; calatbide sans rayons, composée de plusieurs fleurs régulières et hermaphrodites; réceptacle plan, garni de paillettes terminées par un appendice snbulé et membraneux ; akènes comprimés, surmontés d'une aigrette formée de deux petites écailles ojiposées : l'une antérieure et l'autre postérieure, filiformes et munies de barbes presque imperceptibles. L'auteur de ce genre le place entre le Spilanlhus et le f^erbesina, dans la section des Hélianiliécs-Prototypes. Quoique très-voisin du Salmca de De
Candolle et du Petrobium de Brown , il diffère assez du premier par son réceptacle plan , et du second par ses calatbides hermaphrodites, pour qu'on admette leur distinction.
DITKICIIIE. Ditrichia. bot. f . Didymouos.
DITRIDACTVLES. ois. Qualification d'une tribu dans la méthode de Vieillot ; cette tribu renferme les Oiseaux pourvus de deux ou trois doigts devant et qui en soix dépourvus en arrière.
DITYLE. Ditylns. ms. Genre de Coléoptères hétéromères, établi par Fischer (Mém. des Natur. de Moscou,!. v,pag. 4G9, tab. 15, a). Caractères : antennes filiformes avec les deux premiers articles obconiqucs. les suivants cylindriques , le dernier filiforme et deux fois plus long que le pénultième; labre presque carré, subconique antérieurement, nu et incliné; palpes inégales : les antérieures deux fois plus longues que les postérieures, obconiques et obliquement tronquées; mandibules triangulaires, pointues, extérieurement sillonnées; niûchoires subuliformes; lèvre inférieure et menton formant une bosse. Ce genre offre pour caractère principal d'avoir deux bosses sur les deux côtés du corselet, et c'est de cette particularité qu'est tiré son nom. Fischer a présenté de nouveau les caractères des Dityles et en a donné de très-bonnes figures dans son Entomogra-, phie de la Russie. Ce genre comprend- les Œdemères de Latieille, à élylres parallèles. Fischer en décrit deux espèces : Ditïle uélopioïoe, Ditylas liclopioiiles, Fischer (Coléopt. T. v, fig. 1, a, b, et frontispice de l'ouvrage), qui est presque de la grandeur de VUpis Ceramboides de Fabricius, mais dont toutes les parties sont plus délicates. Il a été trouvé sur des Heurs, mais rarement, auprès de Barnaoul en Sibérie. Le Ditïie RODGE, Dilxliis ru/us, Fisch. (Coléopt., tab. 5, fig. 2, a, b). On pourrait le confondre au premier coup d'œil avec une Lepture ; mais les deux bosses du prothorax et le nombre des articles des tarses sufiîsent pour le distinguer. Il se trouve en Sibérie, dans le gouvernement de Tcliernigof, près de Potchep. Fischer observe, dans les Additions de la p. 201) du I" volume de son Entomographie, que le nom spécifique de ru/'its doit être converti en celui de melanunis, parce que cette espèce n'est autre chose que le Necydalis melamira de Fabricius et VOEdemeia melanura d'Olivier.
DIUCA. OIS. y. Gros-Bec bleu du Chili.
DIURELLE. Diiiiella. inf. Genre de Microscopi(iucs de la famille des Trichodiées, fermé aux dépens du genre Trichoda de MUUer pour placer les espèces dont le corps, plus ou moins cylindrique et toujours simple, est terminé par deux appendices caudiformes et inarticulés. Les Diurelles seraient de véritables Furcocerques si des cirrcs ne garnissaient leur partie antérieure el n'y indiiiuaicnt une sorte d'organe buccal. Elles diffè rent des Ratules de Lamarck en ce (pic celles-ci n'ont qu'une seule queue à l'extrémité d'un corps cylindrique. On ne peut les confondre avec les Furculines et les Trichocerques qui sont aussi des animaux munis de queues terminées par des appendices bifides, mais ofi tout appendice caudal indique, par des articulations, un ordre d'organisation beaucoup plus avancé. On ne connaît encore que deux espèces de Diurelles qui l'une
fl l'aulre sont assez rares et habitent les eaux pures lies marais où croît la Lenticule; 1» Diurelle Lunuline, Diurella Lunulina, Bory; Triihoda Lunulina, MUII., Inf. p. 204; — 2» Diurelle Tigre, Diurella Tirjris , Bory; Trichoda Tigris, MUU., Inf. p. 29, f. 8, Encyc. Vers. 111. pi. 15, f. 18.
DIORETICA. BOT. Synonyme d'Arnique.
DIDRIDE. Diiiris. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi par Swarlz, adopté par Smith et par R. Brown qui en ont chacun décrit plusieurs espèces nouvelles. Ses caractères consistent en un périanthe à six divisions étalées, dont deux, antérieures et externes, sont linéaires, étroites, appliquées sur le labelle qui est trifide et dépourvu d'éperon ; les deux divisions internes et latérales sont étalées, rétrécies en onglet à leur base; l'anthère est à deux loges , placée parallèlement au stigmate; le gynostème est membraneux, mince, dilaté et pétaloïde sur les deux côtés. Ce caractère générique, tel que nous venons de l'exposer d'après R. Brown (Prodr. Nov.- HoU. 1, p. 315), diffère de celui qui a été donné par .Smith et par Swartz. En effet, ces deux botanistes ont pris les lobes latéraux du labelle pour deux segments distincts du calice. II en est de même des bords membraneux et pétaloïdes du gynostènie, que Smith a également décrits comme deux lobes du calice. Toutes les espèces de ce genre, au nombre d'environ une dizaine, sont originaires des côtes de la Nouvelle -Hollande; leurs fleurs sont généralement jaunes, quelquefois pourpres ou blanches. Sur ce nombre, Brown en a mentionné sept nouvelles, dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande.
DIURNES. zooL. et bot. Ce mot signifie proprement (le jour. On l'a particulièrement appliqué aux Heurs (|ui, s'ouvrant à heure fixe, s'épanouissent pendant (|ue le soleil est sur l'horizon ; ce sont les plus nombreuses. Chez les Oiseaux , on l'a donné à l'une des grandes divisions desRapaces qui livrent la guerre aux autres animaux durant la journée. F. Rapaces. Chez les Insectes, on désigne sous ce nom une famille de Lépidoptères établie par Latreille ( Règn. Anim. de Cuv.) qui lui assigne pour caractères : ailes toujours libres ; point de frein ou de crin écailleux, roide et pointu, à la base du bord extérieur des inférieures , pour retenir dans le repos les supérieures ; les quatre ou celles-ci au moins élevées perpendiculairement , lorsqu'elles sont dans cet état; antennes grossissant insensiblement de la base à la pointe , ou terminées en bouton dans les uns, plus grêles ou crochues au bout dans les autres. Celte famille correspond au grand genre Papillon de Linné, et les individus qu'elle comprend, sont désignés vulgairement sous le nom de Papillons de jour. Les chenilles des Lépidoptères de la famille des Diurnes ont toujours seize pieds et vivent à découvert sur des feuilles. Les chrysalides, le plus souvent anguleuses, sont presque toujours nues, attachées par la queue et même soutenues par un fil soyeux, qui croise le milieu du corps en travers. L'Insecte parfait ne vole que pendant le jour. Les ailes présentent à leur surface inférieure des couleurs vives quelquefois éclatantes. La bouche se compose toujours d'une trompe munie de palpes maxillaires
fort petites. Latreille (/oc. cit.) partage cette famille de la manière suivante :
f Une paire d'ergots ou d'épines à leurs jambes, savoir celle de leur extrémité postéiieure; quatre ailes s'élevant perpendiculairement dans le repos; antennes tantôt renflées à leur extrémité, en manière de bouton ou de petite massue, tronquée ou arrondie à son sommet , tantôt presque filiformes ( l" section , Papilio-
NIDES).
Cette coupe peut être subdivisée de la manière suivante : 1" ceux dont le troisième article des palpes inférieures est tantôt pres(|ue nul, tantôt très-distinct, mais aussi fourni d'écaillés que le précédent; et qui ont les crochets des tarses très -apparents ou saillants. — Leurs chenilles sont allongées, presque cylindriques. Leurs chrysalides sont presque toujours anguleuses, quelquefois unies , mais renfermées dans une coque grossière. 11 y en a parmi eux qui ne marchent que sur les quatre pieds de derrière, les deux premiers étant beaucoup plus courts, et repliés ou courbés sur la poitrine en manière de palatine, soit dans les deux sexes, soit plus rarement dans les mâles seuls. Les ailes inférieures s'avancent ordinairement sous l'abdomen, l'embrassent et lui forment une gouttière ou un canal où il se loge. Leurs chrysalides sont, au moins dans la plupart, simplement attachées par l'extrémité postérieure du corps, et suspendues verticalement la tête en bas. — Tels sont les Nymphales et les sous-genres suivants qui s'y rattachent : Morpho, Satyre, Libythée, Biblis, Mélanile,Kymphale propre, Vancsse, Argynne, Mélithée. Tels sont encore les genres Céthosie, Danaïde, Héliconien, Papillon propre, Parnassien, Thaïs, Piéride, Coliade, etc.
2" Ceux dont les palpes inférieures ont trois articles distincts, mais dont le dernier est presque nu, ou bien moins fourni d'écaillés que les précédents, et dont les crochets des tarses sont très -petits, point ou à peine saiHants. Leurs chenilles sont ovales ou en forme de Cloportes. Leurs chrysalides sont courtes, contractées, unies et toujours attachées, comme celles des derniers genres précédents, par un cordon de soie qui traverse le corps. — Cette coupe comprend les genres Poliommate, Érycine, etc.
tf Jambes postérieures ayant deux épines , savoir une à leur extrémité et l'autre au-dessus; ailes inférieures ordinairement horizontales dans le repos; extrémité des antennes terminée fort souvent en pointe très-crochue (2e section, HESPÉniDEs).
Leurs chenilles, dont on ne connaît qu'un petit nombre, plient les feuilles, s'y filent une coque de soie trèsmince et s'y métamorphosent en chrysalides dont le corps ne présente aucune éminence angulaire. Ici viennent se placer les genres Uranie, Hespérie (Hesperiœ tirbicolœ, Fabr.), etc. y. ces divers mots.
DIVARIQUÉ. Divaricatus. zooi. et bot. Adjectif qui désigne une certaine distortion d'organes, quand ils s'étalent soit chez les animaux, soit dans les plantes, brusquement et sans direction fixe.
DIVERGENT. Divergens. C'est-à-dire qui s'écarte d'un centre commun.
DIVERGI-NERVÉE. bot. Quand toutes les nervures
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