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Herbst (Coirop., t. iv, p. 39, fif;. 8); Panzpr (Faim. Ins. Germ. fasc. 26, pi. 10 ). On la Iroiive en Suède, llejean (p. 40) en menlionne quatre antres désignée-s par les noms de Bovislœ , Schoonh., ftiibcns. Scli., Zusmeliausense , Slrum; Miiseorimi , Dejean. Les trois premières sont originaires de l'Allemagne ; laqua- | Irième a été rapportée de Cayenne.
DORÉ. POIS. r. Zée.
Ce nom a été donné aussi par Bloch, à un Cyprin du sous-genre Tanclie.
DORÉ-LE-COQ. POIS. Nom vulgaire du Zeus J'omer. r. Zée.
DORÉE. Doreus. rois. Cuvier a établi ce genre d'Acanllioptérygiens , de la famille des SconiI)éroïdes à dorsale unique et à dents en velours, aux dépens du genre Zeus de Linné. Caractères : corps très-comprimé de même que la queue; partie épineuse de la dorsale, séparée de la portion- molle par une forte écliancrure ; la même disposition se fait remarquer à l'anale; des écailles saillantes ou épineuses garnissent les bases des nageoires verticales et le dessous de l'abdomen, entre les ventrales et l'anus où les écailles sont fort petites; point d'aiguillon au-devant des nageoires anale et dorsale. On connaît une espèce de ce genre , dans la Méditerranée, d'où elle passe quelquefois dans l'Océan. C'est le Dorée forgeron, Doreus faber; Zeus faber, L. ; connu vulgairement sous le nom de Poisson Sl.- Pierre; ce Poisson offre des reflets métalliques, sur un fond grisâtre et jaunâtre; de cbaquecôté, vers la partie antérieure du dos, est une tacbe noire, arrondie; sa longueur est de quinze à dix-buit imuces; les buil premiers rayons de la dorsale se terminent en de très-longs filets nus, courbés élégamment en arrière, b. 7, d. 10-12, V. 12, v. 9, A. 5-21, c. 13. Ce Poisson est un bon comestible.
DORELLA. BOT. Synonyme de Caméliné.
DORELLÉ. BOT. L'un des noms vulgaires du Chrysocoma Linosyris. V. Chhysocome.
DORÈME. Dorema. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par Don qui lui assigne pour caractères : disque épigyne, cyalbiforme; akènes comprimés et marginés, avec trois côtes intermédiaires, distinctes et filiformes ; vallécules à une bande ; commissure à quatre bandes. Le Dorème ambonuque, Dorema ammoniacum, est une plante lierbacée , robuste, ayant l'aspect du Panais opopanax; ses feuilles sont amples, subbipinnées; l'ombelle est prolifère, un peu rameuse, composée d'ombellules globuleuses, légèrement pédonculées ; les fleurs sous sessiles et laineuses. La découverte de celte plante a fixé les incertitudes sur l'origine de la substance médicamenteuse connue de temps immémorial sous le nom de Gomme ammoniaque; la plante a été trouvée dans un district de la Perse, par le colonel Wrigbt qui l'offrit à la Société Linnécnne de Londres. L'échantillon était couvert de larmes résineuses, possédant tous les caractères de la Gomme ammoniaque, et cette circonstance suffirait pour lever tous lis doutes, si, en outre. Don n'avait soigneusement comparé la plante qu'on lui a remise, avec les fruits et les fragments de fleurs que l'on trouve mêlés à la Gomme ammoniaque du commerce, et qu'il a reconnus
ô DICT. DES SCIENCES NAT.
parfailemeiit identiques. Dioscoride fait dériver le nom â' Ammomacum , d'Ammon, province de la Libie où était situé un temple dédié à Jupiter et près du(|uel croissait, dit-on, la plante qui produisait la Gomme en question. Mais il est certain aujourd'hui que cette Gomme vient de la Perse et non de l'Afrique. Il se pourrait encore que le nom à'Ammoniacwn ou Armoniacum fût dérivé à' A rmeniacutii , tout aussi bien que d'Ammon ou Hammon qui est la véritable étymologie Jovienne. Fischer a découvert, dans les plaines désertes de l'Arménie, une autre espèce de ZJorcwio, qu'il a appelée glabra, parce qu'en effet toute la plante est Irès-glabre, avec la tige très-rameuse, écailleuse, â feuilles subtripinnées, dont les segments sont Irifides ou pinnatifides, oblongs et très-entiers; les autres caractères spécifiques diffèrent peu de ceux du Dorema ammoniacum.
DORÈNE. Dorœna. bot. Genre encore peu connu, établi par Thunberg pour un arbrisseau originaire du Japon, et appartenant à la Pentandrie Monogynie. Le DoRÈiNE DD Japon, Dorwna Japonica, Thunberg, Flor. Japon. 84, a cinq ou six pieds de hauteur; ses feuilles sont alternes, péliolées, petites, oblongues, aiguës, glabres. Ses fleurs sont petites, blanchâtres, et constituent des grappes axillaires et courtes. Elles se composent d'uu calice à cinq divisions concaves; d'une corolle monopétale, rotacée, à cinq lobes obtus; de cinq étaraines, dont les anthères sont presque sessiles. L'ovaire est libre, surmonté d'un style simple, que termine un stigmate échancré. Le fruit est une capsule ovoïde, de la grosseur d'un grain de Poivre, à une seule loge, contenant un grand nombre de graines.
DORIDE. Doris. moll. Ce genre, dont on doit la connaissance à Bohadsch (Anim. inar., t. 5, fig. S), sous le nom à'Argo, fut adopté par Linné, sous celui de Doris, et ce législateur y réunit tous les Mollusques marins, nus, qui rampent au moyen d'un disque ou d'un pied charnu placé sous le ventre. Il sentit cependant que le genre Doride ne pouvait les admettre tous, puisqu'ils présentaient des caractères variables, ce qui lui fit créer les genres Scyllée, Tritonte et Tlietis. Bruguière, conduit comme Linné par la considération de la place qu'occupe l'organe de la respiration, en sépara encore quelques espèces, pour former le genre Caroline; et enfin Cuvier, se fondant sur les mêmes caractères que ses prédécesseurs, proposa encore les genres Eolideet Tergipes. Linné plaça le genre Doride parmi les Mollusca pterotruchea, dont le corps est percé d'une ouverture latérale. Les Limaces et les Doris se trouvèrent dans la même famille. Bruguière suivit à peu près l'ordre de Linné ; il changea les familles en les fondant sur l'absence ou la présence de deux tentacules; c'est ainsi que les Laplysies, les Dorides et les Limaces furent encore en contact. Lamarck, dans le Système des Animaux sans vertèbres, 1801, après avoir séparé les Mollusques céphalés nus en deux ordres, plaça les Dorides encore avec les Limaces, parmi ceux qui rampent sur le ventre. Il est étonnant que jusqu'alors on n'ait pas senti qu'un animal qui vit dans l'air, et qui le respire, devait essentiellement différer de
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celui qui respire dans l'eau. Cuvier fui le premier qui, dans les Annales du Muséum, éloijjna, sur des caraclères évidents, les Dorides el les Laplysics des Limaces. Lamarck lui-même, reclifianl ses idées d'après les fails exposés par Cuvier. sentit que ces animaux étaient trop différents pour rester désormais voisins. Voici les caractères que les zoologistes donnent à ce genre : corps rampant, nageant quelquefois, oblong. tantôt planulé, tantùt convexe ou suliprismatique, bordé tout autour d'une membrane qui s'étend jusqu'au-dessus de la tétc; bouche antérieure el en dessous, ayant la forme d'une trompe; quatre tentacules : deux placés antérieurement sur le corps, rentrant chacun dans une fossette ou une sorte de calice; deux autres situés près de la bouche; anus vers le bas du dos, entouré par les branchies, qui sont saillantes, laciniées, frangées; ouverture pour la génération située au côté droit. Le dos des Dorides est presque toujours chargé de tubercules plus ou moins gros ; à la partie antérieure on aperçoit deux cavités destinées à contenir les tentacules antérieurs. Ces tentacules, variables dans leur forme, sont quelquefois composés d'une séiie de petits globules (|ue Boliailscli avait pris pour autant d'yeux, d'où le nom d'.lrgo qu'il avait proposé; mais le plus souvent ce sont de petites lamelles semblables des deux côtés ; les deux autres tentacules sont coniques, placés en avant, sous le rebord du manteau, sur les parties latérales de la bouche; elle est formée d'une petite trompe contractile dans l'intérieur de laquelle se trouve une petite langue cartilagineuse, munie de petits crochets; l'œsophage est assez long, replié sur lui-même ; il entre dans l'estomac non loin du pylore; l'estomac est membraneux, presque entièrement enveloppé par un foie très-volumineux, lobé, qui verse dans son intérieur, par plusieurs ouvertures, une quantité notable de bile; le canal intestinal est court, se dirigeant vers l'anus qui s'ouvre à la partie supérieure du corps, au milieu du disque branchial. Les Ooridessonlhermaphrodiles; elles ont undoubleaccouplement réciproque. Un ovaire contenu dans le foie, un ovidiicle «lui s'élargit en forme de matrice, voilà les organes générateurs femelles; un gros testicule, un canal différent, une verge fort longue, repliée sur ellemême, qui sort peu en arrière du vagin, voilà les organes générateurs mâles; une sorte de vessie qui s'adosse à la matrice, et qui y aboutit, est un organe sur l'usage duquel on n'a aucune donnée. Les organes de la respiration ou branchies, placés comme nous l'avons dit précédemment, se composent d'arbuscules de formes diverses, de nombre variable, mais toujours symétrii|ues, quelquefois nus à l'extérieur, d'autres fois cachés dans une poche (|ui a une ouverture extérieure arlondie. Ces branchies, comme tous les organes destinés à la respiration, sont composées de deux ordres de vaisseaux; les veines pulmonaires aboutissent à une oreillette qui verse le sang dans un cœur en forme de croissant, situé près de l'anus; il donne naissance à deux aortes. Les Dorides sont marines; elles habitent à diverses profondeurs, et surtout dans les lieux où il y a beaucoup de Varecs, dont elles paraissent faire leur nourriture. Cuvier a disposé les espèces d'après la forme du corps.
t Corps subprismatique , le manteau débordant à peine le pied.
DoRiDE A BORDS SOIRS. Doris atromnrfjinata, Cuv., Aun. du Mus. T. iv, p. 473,pl.2, fig. G; Doridc caudale, Lamarck, Anim. sans vert. T. vi, 1" part., p. 315, n» 13. Le corps est allongé, subprismatique, le dos élevé et marqué postérieurement d'une ligne d'un trèsbeau noir; le corps est terminé postérieurement jiar une pointe aiguéou une sorte de queue.
■f\ Corps subhémisphérique débordant le pied.
DoRiDE VERRtjQtEisE. Doris remicoso, L.. p. 3103, n" 1 ; Lamarck, Anim. sans vert. T. vi, l'" pari., p. 311, n» 3; Cuvier, Ann. du Mus. T. iv, p. 407, pi. 1, fig. 4, 5, 0. Le corps est ovale, oblong, convexe, chargé de tubercules hémisphériques, saillants, lisses, dont les plus gros sont à la partie la plus élevée du dos; les tentacules supérieurs sont placés entre deux feuillets charnus, et non dans une cavité cyathiforme comme dans la plupart des espèces. Longueur, un pouce. On la trouve à l'Ile-de-France.
•]-]-t Corps comprimé, le manteau dépassant beaucoup le pied.
DoRiDE Krgvs. Doris Jrgus, Lamk., Anim. sans vert. T. VI, 1" part., p. 310, n° 2; Doris ytrgo, L., Cmel.. p. 5107, n" i; Arqo, Bohadsch, Ânim. mar., p. 05, lab. o, fig. 4, 3; Encycl., pi. 82, fig. 18, 10. C'est une des espèces le plus anciennement connues, et que distinguent suffisamment la forme et la disposition de ses tentacules. En effet, ils présentent ce caractère singulier d'être formés d'une série de petits globules posés sur un pédicule ; son corps est ovale, oblong, déprimé, lisse, écarlate en dessus, bleuâtre en dessous; les branchies sont découpées au nombre de sixoubuilarbuscules, dans deux troncs latéraux; elles peuvent rentrer dans la cavité branchiale à la volonté de l'animal. Longueur, trois pouces et demi; largeur, deux pouces; épaisseur, six lignes. Elle vient des mers de Naples.
DORlDIElî. Doridium. MOLi. Ce genre, établi par Meckel pour les Acères pioprement dites de Cuvier, ne comprend du genre Acère ou des Bulléens de Lamarck que les seuls animaux dépourvus de coquille, quoique leur manteau en ait la forme. /'. Bcilîevs et Acère.
DORIE. Doria. bot. Adauson avait adopté ce mol, d'après Gesner, pour désigner le genre nommé Solidago par Linné et par d'antres botanistes modernes. D'un autre côté, Dillen.dans son Horlus Eltltamensis, avait formé un genre Doria avec les Séneçons, dont le nombre des fleurons n'était que de cinq ou six, caractère qui n'a pas paru suffisant à Linné; et en conséquence ce genre a été réuni à celui dts Séneçons. Or, la dénomination Doria étant devenue fibre, Lesson l'a appliquée à un démembrement du genre Othontia de Linné, qui lui a offert les caractères suivants : calathide radiée; disque mulliliore. régulariQore, masculillore; couronne unisériée , liguliQore, féminiBore; péricline cylindracé, inférieur, égal, ou supérieur aux fleurs du disque, formé de squammes unisériées, égales, appliquées, contiguês; clinanthe planiuscule, convexe, pointillé, à réseau papille, presque fimbrillé; Heurs de la couronne lubuleuses, tron(piées,.plus courtes que
l'involucre, non prolongées en languettes, ce qui conséquemmenl prive le capitule de rayons; ovaires courts, épais et cylindracés ; aigrette longue, droite, composée de plusieurs rangées d'écailles striées et d'inégale longueur. Ce genre se compose d'une trentaine d'espèces que De Candolle, au G"" volume de son Piodomus, page 409, répartit en deux groupes suivant qu'elles ont la lige frutescente ou herbacée.
DORINE. Chiysosplenhim. bot. Vulgairement Sa.xifrage dorée. Genre de la famille des Saxifragées et de la Décandrie Digynie, établi par Tournefort. Caractères : calice adhérent à l'ovaire, un peu coloré et à quatre ou cinq divisions inégales et persistantes; corolle nulle; huit ou dix étamines courtes; deux styles et deux stigmates; capsule uniloculaire, bivalve et surmontée de deux pointes, contenant un grand nombre de graines insérées au fond de cette capsule. Ces caractères sont aussi ceux du genre Suxifraga , à l'exception de la corolle absente ici, et toujours présente dans les Saxifrages; un port assez particulier nécessite en outre leur séparation. On ne connaît, dans ce genre, que deux espèces : elles croissent dans les lieux humides et couverts de l'Europe tempérée.
DoRi^E A FEOiLLES OPPOSÉES. Chrysospletiium oppositifolium, L. Tiges grêles, hautes de quatre à cinq pouces, un peu rameuses et portant des feuilles opposées, pétiolées, arrondies et un peu crénelées sur leurs bords. Ses fleurs sont jaunâtres , munies de bractées à leur base et portées sur de très-courts pédoncules. Europe. II rie faut i)as le confondre avec le Chrysosplenium oppositifolium de Walter, qui est VEriogonum tomenlosum de Michaux, ou plutôt de Richard.
DoRiNE A FEDILIES ALTERîîES. Chrysosplentum alternifolmm, L. Elle ressemble beaucoup à la précédente, mais en diffère surtout, comme son nom spécifique l'indique, par ses feuilles alternes. Il est à remarquer que cette plante préfère les endroits niontueux, tandis que l'autre espèce s'accommode des lieux bas et boisés; celle-ci se trouve par exemple sur le penchant des coteaux dans toute la France centrale et occidentale, et n'a pas été rencontrée dans les Alpes où, par opposition, le Chrysospleninm allernifolium est fort commun. Dans l'une et l'autre espèce, la plupart des fleurs ont toutes leurs parties en nombre quaternaire ou multiple de quatre ; la Heur centrale seulement a cinq divisions, tant à la corolle qu'au calice, et dix étamines ; ce qui a fait placer le genre dans la Décandrie du système sexuel.
DORIPHORUS. POIS. y. Qdebe-rdde.
DORIPPE. Dorippe. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Notopodes, établi par Fabricius et adopté par Latreille qui lui donne pour caractères : test en forme de cœur renversé, aplati, largement tronqué en devant ; yeux insérés à son extrémité antérieure et latérale, et portés chacun sur un pédicule presque cylindrique, courbe, et qui s'élend obliquement jusqu'à l'angle antérieur; second article des pieds-mâchoires extérieurs, étroit, allongé, allant en pointe; les deux serres courbes, les quatre pieds suivants longs, étendus, comprimés, terminés par un tarse allongé et pointu ; ceux de la troisième paire les plus longs de tous; les quatre derniers insérés sur le dos,